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Concepts de structures algébriques en mathématiques

Le document décrit les notions de loi de composition interne, de matrices carrées, de partie stable pour une loi de composition interne et de loi induite. Il présente ensuite les définitions de groupe, de sous-groupe, de morphismes de groupes et d'anneau.

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Concepts de structures algébriques en mathématiques

Le document décrit les notions de loi de composition interne, de matrices carrées, de partie stable pour une loi de composition interne et de loi induite. Il présente ensuite les définitions de groupe, de sous-groupe, de morphismes de groupes et d'anneau.

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0530516157 Résumé de cours Page 1 / 19
PARTIE I: Loi de composition interne:

1) Loi de composition interne

Définition :
On appelle LCI toute application f de E × E dans E.
f (x, y) s’appelle le composé de x et y dans cet ordre pour tout x, y de E.
Notation :
On note f (x, y) souvent par x + y, x × y, x Ty, x ⊥ y ou x ∗ y . . . et si E est muni d’une LCI ∗ notée (E, ∗).
Exemples :

1 La somme et le produit usuels sont des LCI dans chaque ensemble des ensembles N, Z, Q, R et C.
On note (E, +) et (E, ×) pour E ∈ {N, Z, Q, R, C}

2 Soit I un intervalle de R et F (I, R) l’ensemble des fonctions définies sur I et à valeurs réelles.
La somme et le produit dans F (I, R) sont des LCI telles que Pour tous x de I et f et g de F (I, R), on a :
(f + g)(x) = f (x) + g(x) et (f × g)(x) = f (x) × g(x)
On note (F (I, R), +) et (F (I, R), ×).

3 Soit n ∈ N \{1}. On a (Z/nZ, +) et (Z/nZ, ×) telles que : x̄ + ȳ = x + y et x̄ × ȳ = x × y

2) Les matrices carrées

Définition :
Soit n ∈ N∗ , on appelle matrice tableau de dimensions n × n sous la forme :
 carrée réelle d’ordre n tout
a11 a12 · · · a1n
 a21 a22 · · · a2n 
 · · · · · ·  ; a ∈ R, ∀i, j ∈ {1, 2, . . . , n}.
 · · · · · ·  ij
· · · · · ·
an1 · · · · ann
En particulier : n  o
M2 (R) = a b ; (a, b, c, d) ∈ R4
c d
( ! )
a b c
M3 (R) = d e f ; (a, b, c, d, e, f, g, h, i) ∈ R9
g h i

3) Partie stable pour une LCI - Loi induite

Définition 1 :
Soient (E, ∗) et H une partie de E.
On dit que H est une partie stable pour ∗ si pour tous x et y de H on a : x ∗ y ∈ H.
Définition 2 :
Soit H une partie stable de (E, ∗).
L’application g : H × H → H, (x, y) 7→ x ∗ y est une LCI dans H et elle s’appelle la loi induite de ∗ qui est définie sur E.

4) Propriétés d’une LCI

Soit (E, ∗).

■ Associativité : on dit que ∗ est associative ssi ∀x, y, z ∈ E; (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z).


■ Commutativité : on dit que ∗ est commutative ssi ∀x, y ∈ E; x ∗ y = y ∗ x.
■ L’élément neutre : on dit que ∗ possède un élément neutre e ssi ∀x ∈ E; x ∗ e = e ∗ x = x.(unicité)
■ Le symétrique d’un élément : on suppose que ∗ possède un élément neutre e dans E. On dit que x de E a un
symétrique dans (E, ∗) ssi il existe x′ de E tel que x ∗ x′ = x′ ∗ x = e.(unicité si ∗ est associative )
n
■ Un élément simplifiable : on dit que a est régulier dans (E, ∗) ssi : ∀(x, y) ∈ E 2 : x ∗a=y∗a⇒x=y
a∗x=a∗y ⇒x=y .
■ Un élément absorbant : on dit que a est absorbant dans (E, ∗) ssi ∀x ∈ E : x ∗ a = e et a ∗ x = e.

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5) Morphisme

Définitions :
Soient (E, ∗) et (F, T).

1 Toute application f : E → F telle que : f (x ∗ y) = f (x) T f (y) pour tout (x, y) de E s’appelle un morphisme de
2

(E, ∗) dans (F, T) (aussi appelé homomorphisme).

2 Si de plus f est bijective alors f s’appelle un isomorphisme de (E, ∗) dans (F, T).

3 Tout morphisme de (E, ∗) dans (E, ∗) s’appelle un endomorphisme.

4 Tout endomorphisme bijectif s’appelle un automorphisme.

Propriétés :
Soit f un morphisme de (E, ∗) dans (F, T).

1 f (E) est une partie stable de (F, T).

2 Si ∗ est associative dans E alors T est associative dans f (E).

3 Si ∗ est commutative dans E alors T est commutative dans f (E).

4 Si e est l’élément neutre de (E, ∗) alors f (e) est l’élément neutre de (f (E), T).

5 Si ∗ admet un élément neutre dans E et x est le symétrique de x dans (E, ∗) alors f (x) est symétrisable dans (f (E), T)
et son symétrique est f (x′ ).

Remarques :
Soit f un morphisme de (E, ∗) dans (F, T).

1 f transmit les propriétés de ∗ dans E à T dans f (E).

2 Si f est surjectif alors f (E) = F . Donc f transmit les propriétés de ∗ dans E à T dans F .

PARTIE II : Groupe - Anneau - Corps

1) Le groupe

Définition :
Soit G un ensemble non vide et soit (G, ∗). On dit que (G, ∗) est un groupe si :

1 La loi ∗ est associative.

2 La loi ∗ admet un élément neutre dans G.

3 Tout élément de G a un symétrique dans (G, ∗).

Si de plus ∗ est commutative, on dit que (G, ∗) est un groupe commutatif (ou abélien).
Si G contient un nombre fini d’éléments on dit que (G, ∗) est un groupe fini.
Propriétés :
Soit (G, ∗) un groupe et e son élément neutre.

1 Chaque élément de G a un unique symétrique x dans (G, ∗).
′ ′ ′
2 Pour tous x et y de G on a : (x ∗ y) = y ∗ x .

3 Tout élément de G est simplifiable.



4 Soient a, b ∈ G. L’équation a ∗ x = b admet une unique solution dans G. Cette solution est x = a ∗ b.

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2) Sous groupe

Définition :
Soient (G, ∗) un groupe et H une partie non vide de G.
On dit que (H, ∗) est un sous-groupe de (G, ∗) si (H, ∗) est un groupe.
Proposition :
( (
1)H 6= ∅ et H ⊂ G 1)H 6= ∅ et H ⊂ G
(H, ∗) est un sous-groupe de (G, ∗) ⇔ 2)H est stable par ∗ ⇔ 2)∀(x, y) ∈ H 2 , x ∗ y ∈ H
3)H est stable par passage au symétrique 3)∀x ∈ H, x′ ∈ H,

1)H 6= ∅ et H ⊂ G

2)∀(x, y) ∈ H 2 , x ∗ y ′ ∈ H

3) Morphismes de groupes

Proposition :
Soient (G, ∗) et (K, T) deux groupes et f est un morphisme de (G, ∗) dans (K, T)

1 Si e est l’élément neutre de (G, ∗) alors f (e) = e est l’élément neutre de (K, T).

2 (f (G), T) est un groupe.

3 Si de plus (G, ∗) est un groupe abélien alors (f (G), T) est groupe abélien.

4) Anneau

Définition :
Soit A un ensemble non vide.
Supposons que A est muni de deux LCI ∗ et T 
On dit que T est distributive sur ∗ ssi ∀(x, y, z) ∈ A3 ; (1) : x T(y ∗ z) = (x Ty) ∗ (x Tz)
(2) : (y ∗ z)Tx = (y Tx) ∗ (z Tx)
Remarque :
Si T est commutative alors l’une des (1) et (2) suffit.
Définition :
Supposons que A est muni de deux LCI ∗ et T.
(
1)(A, ∗) est une groupe abélien.
1 On dit que (A, ∗, T) est un anneau ssi 2)T est associative dans A.
3)T est distributive sur ∗

2 On dit que (A, ∗, T) est un anneau unitaire si (A, ∗, T) est un anneau et T possède un élément neutre.

3 On dit que (A, ∗, T) est un anneau commutative si (A, ∗, T) est un anneau et T est commutative.

Exemple :
(R, +, ×) est un anneau commutatif unitaire.
Proposition :
Soit (A, ∗, T) un anneau unitaire. On a, pour tout (x, y) ∈ A, les propriétés suivantes :

1 0A Tx = x T0A = 0A . 3 (−x)Ty = x T(−y) = −(x Ty).

2 (−1A ) Tx = x T (−1A ) = −x. 4 (−x)T(−y) = x Ty

Définition :
Soit (A, ∗, T) un anneau et x ∈ A\ {0A }.
On dit que x est un diviseur de zéro dans l’anneau A si il existe y ∈ A\ {0A } tel que : x Ty = 0A ou y Tx = 0A .
Remarque :

Un anneau (A, ∗, T) n’admet aucun diviseur de zéro veut dire que : ∀(x, y) ∈2 A : x Ty = 0A ⇔ x = 0A ou y = 0A
Définition :
On dit qu’un anneau (A, ∗, T) est intègre s’il n’est pas réduit à zéro et n’admet aucun diviseur de zéro.

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Proposition :
Soit (A, ∗, T) un anneau et x ∈ A.
Si x est inversible dans (A, T), alors x n’est pas un diviseur de zéro dans l’anneau (A, ∗, T).

5) Corps

Définition :
On appelle corps tout anneau unitaire (K, ∗, T) non réduit à zéro tel que tout élément autre que zéro est inversible pour la
loi T.
Un corps est dit commutatif si la deuxième loi est commutative.
Exemples :
(Q, +, ×), (R, +, ×) et (C, +, ×) sont des corps commutatifs.
Proposition :
Soit (K, ∗, T) un ensemble muni de deux LCI. (
(1)(K, ∗) est un groupe commutatif.
(K, ∗, T) est un corps ssi on a les trois axiomes : (2) (K\ {0K } , T) est un groupe.
(3) La loi T est distributive par rapport à la loi ∗ .
Proposition :
Soit (K, ∗, T) un corps. On a les propriétés suivantes :

1 Tout élément de K\ {0K } est régulier pour T.

2 (K, ∗, T) est un anneau intègre.



3 Pour tous (a, b) ∈ K\ {0K } × K, on a : a Tx = b ⇔ x = a Tb et x Ta = b ⇔ x = b Ta′ .

PARTIE III : Espace vectoriel

1) Loi de composition externe - Espace vectoriel

Définition :
Soient K un corps et E un ensemble.
Toute application de K × E dans E s’appelle une loi de composition externe (L.C.E) de K sur E.
Si λ ∈ K et x ∈ E, on note en général l’image de (λ, x) par λ · x ou λx.
Remarque :
Dans de nombreux cas on prend K = R ou K = C
Dans la suite on prend K = R.
Définition :
Un espace vectoriel réel ( ou R-espace vectoriel ) est un triplet (E, +, ·) dans lequel E est un ensemble non vide muni :

1 d’une LCI notée "+", telle que (E, +) est groupe commutatif d’élément neutre 0E .

2 d’une L.C.E de R sur E appelé produit externe ou le produit par un scalaire notée "." et possèdent les propriétés suivantes
 
: ∀(λ, µ) ∈ R2 ∀(x, y) ∈ E 2
a (λ+µ)·x = λ·x+µ·x. b λ·(x+y) = λ·x+λ·y c (λµ) · x = λ · (µ · x). d 1 · x = x.

Notation :
Les éléments d’un espace vectoriel sont appelés des vecteurs. En absence d’informations sur la nature de ces éléments, on les
note par ⃗·(⃗
x, ⃗
a, . . .). Avec cette notation la définition précédente devient:
Définition :
Un espace vectoriel réel ( ou R-espace vectoriel ) est un triplet (E, +, ·) dans le quel E est un ensemble non vide muni :


1 d’une LCI notée "+", telle que (E, +) est groupe commutatif d’élément neutre 0E .

2 d’une L.C.E de R sur E appelé produit externe ou le produit par un scalaire notée "." et possèdent les propriétés suivantes
 
: ∀(λ, µ) ∈ R2 ∀(⃗ ⃗) ∈ E 2
x, y
a (λ+µ)·⃗
x = λ·⃗
x +µ·⃗
x b λ·(⃗
x +⃗
y ) = λ·⃗
x +λ·⃗
y. c (λµ) · ⃗
x = λ · (µ · ⃗
x) d 1·⃗
x=⃗
x

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Proposition :
Soit (E, +, ·) un R-e.v. Alors :

1 Tout vecteur de E est un élément régulier (simplifiable) dans (E, +).




x ∈ E, on a : 0 · ⃗
2 Pour tout ⃗ x= 0.

− −

3 Pour tout λ ∈ R, on a : λ · 0 = 0 .

− −

x) ∈ R × E, on a : λ · ⃗
4 Pour tout (λ, ⃗ x = 0 ⇔ λ = 0 ou ⃗
x= 0.

Proposition :
Soit (E, +, ·) un R-e.v. Alors :

x) ∈ R × E, on a: (−λ) · ⃗
1 Pour tout (λ, ⃗ x = λ · (−⃗
x) = −(λ · ⃗
x).

2 Pour tout (⃗ v ) ∈ E 2 , l’équation ⃗


u, ⃗ x+u
⃗ =⃗
v admet une unique solution qu’est x = ⃗
v + (−⃗ v−u
u) = ⃗ ⃗

3 Pour tout (λ, µ), (⃗ ⃗ ) ∈ R2 × E 2 , on a: λ · (⃗


x, y x−y
⃗) = λ · ⃗
x−λ·y
⃗ et (λ − µ) · ⃗
x=λ·⃗
x−µ·⃗
x

2) Sous-Espace vectoriel

Définition :
Soit (E, +, ·) un R-e.v. On dit que F est un sous-espace vectoriel de E si :

1 F 6= ∅ et F ⊂ E. 3 F est stable par le produit externe.

2 F est stable par l’addition. 4 (F, +, ·) un R-e.v.

Exemples :

− →

1 { 0 } et E sont des sous-espaces de E.{ 0 } est appelé le sous-espace nul de E.


⃗ ∈ E\{ 0 }, alors R⃗
2 Si u u = {λ · u
⃗ /λ ∈ R} est un sous-espace vectoriel de E, appelé la droite vectorielle dirigé par u
⃗.

Proposition :
Soient (E, +, ·) un R-e.v. et F une partiede E. On a :
F 6= ∅  
(F est un sous-espace vectoriel de E) ⇔ ∀(λ, µ) ∈ R2 ∀(⃗ ⃗) ∈ E 2 : λ · ⃗
x, y x+µ·y
⃗ ∈ F.

3) Familles libres ou génératrices - Bases

Combinaisons linéaires

Définition :
Soient −
→, −
x → −

1 x2 , . . . , xn n vecteurs d’un R-e.v. (E, +, ·) avec n ∈ N

on appelle combinaison linéaire des vecteurs x1 , x2 , . . . , xn (ou combinaison linéaire de la famille −



→ −
→ −
→ →, −
x → →

1 x2 , . . . , xn tout
X
i=n
vecteur de la forme : λi · −

xi = λ1 · −
→ + ... + λ · −
x1 n xn
→ avec λ , . . . , λ ∈ R
1 n
i=1
Les réels λ1 , . . . , λn sont appelés les coefficients de cette combinaison linéaire.

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Familles libres - Familles liées

Définition :
Soient −
→, −
x → −

1 x2 , . . . , xn n vecteurs d’un R-e.v. (E, +, ·) avec n ∈ N


→ −→ −→
1 On dit que la famille x1 , x2 , . . . , xn est libre de E si pour tous (λ1 , . . . , λn ) ∈ R on a :
n

X
n


λi · →

xi = 0 ⇒ λ 1 = . . . = λ n = 0
i=1

Dans ce cas, on dit que les vecteurs −


→, −
x → −

1 x2 , . . . , xn sont linéairement indépendants.

2 Toute famille, qui n’est pas libre, est dite une famille liée.


Autrement, il existe une combinaison linéaire de cette famille de coefficients non tous nuls qui vaut 0 . Dans ce cas,

→ −
→ −

on dit que les vecteurs x1 , x2 , . . . , xn sont linéairement dépendants.

Proposition :
Soit E un R-e.v.


1 La famille (⃗ x 6= 0 .
x) est libre si et seulement si ⃗

2 Les éléments d’une famille libre sont deux à deux distincts.

3 Toute sous famille d’une famille libre est libre.

4 Toute famille contenant une sous famille liée est liée.

5 Une famille est liée si et seulement si l’un de ces vecteurs s’écrit comme combinaison linéaire des autres vecteurs.

Familles génératrices

Définition :
Soient −
→, −
x → −

1 x2 , . . . , xn n vecteurs d’un R-e.v. (E, +, ·) avec n ∈ N

x) est engendré par la famille −


→, − → →

1 On dit que (⃗ x 1 x2 , . . . , xn s’il peut s’écrire comme combinaison linéaire de cette
famille.
X
→
n

→ − → − x ∈ E) (∃ (λ1 , . . . , λn ) ∈ Rn ) λi · −

2 On dit que la famille x1 , x2 , . . . , xn est génératrice si : (∀⃗ : ⃗
x= xi
i=1
Dans ce cas, on dit que cette famille engendre E.

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Bases

Définition :
Soient − →, −
x → −

1 x2 , . . . , xn n vecteurs
 d’un R-e.v. (E, +, ·) avec n ∈ N∗

→ −
→ −→
La famille x1 , x2 , . . . , xn est dite base de E si elle est libre et génératrice. i.e
Xn
(∀⃗x ∈ E) (∃! (λ1 , . . . , λn ) ∈ Rn ) : ⃗ x= λi · −

xi
→
i=1
Dans ce cas, on note cette famille B et on écrit B = − →, −
x → −
1 x2 , . . . , xn .
λ1 , . . . , λn s’appellent les composantes (ou coordonnées) de ⃗ x dans la base B et on note ⃗ x (λ1 , . . . , λn )B .
Remarque :
Si un R-espace vectoriel admet une base B, alors cette base n’est pas unique ( 2B est aussi une base).
Proposition :
Soient R-e.v. (E, +, ·) et B = − →, −→ →
− ∗
x 1 x2 , . . . , xn avec n ∈ N une base de E.

1 Si ⃗ ⃗ (µ1 , . . . , µn )B et α ∈ R, alors
x (λ1 , . . . , λn )B et y

x+y
⃗ (λ1 + µ1 , . . . , λn + µn )B et α·⃗
x (αλ1 , . . . , αλn )B

2 Toutes les bases de E ont le même cardinal qu’on appelle la dimension de E noté dim E et on écrit dim E = n.

Proposition :
Soit R-e.v. (E, +, ·) et B une base de E.

1 Si dim E = 2 et B = (⃗i, ⃗j) :


Soit B ′ = (⃗ v (a′ , b′ )B ). Alors on a :
u(a, b)B , ⃗

a′ =
B est une base de E ⇔ B est génératrice de E ⇔ B est libre de E ⇔ a
′ ′ ′
6 0.
b b′

2 Si dim E = 3 et B = (⃗i, ⃗j, ⃗


k) :
Soit B ′ = (⃗ v (a′ , b′ , c′ )B , w
u(a, b, c)B , ⃗ ⃗ (a′′ , b′′ , c′′ )B ). Alors on a :

a a′ a′′
′ ′ ′
B est une base de E ⇔ .B est génératrice de E ⇔ B est libre de E ⇔ b b′ b′′ 6= 0.
c c′ c′′

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0530516157 SÉRIE D’EXERCICES Page 8 / 19

Exercice N◦ 1 2 a Montrer que la loi ∗ est commutative.


  b Montrer que la loi ∗ est associative.
On rappelle que C, +, × est un corps commutatif et que
  c Montrer que la loi ∗ admet un élément neutre.
M2 (R), +, × est un anneau unitaire de zéro la matrice: d Montrer que (v2 , +, ∗) est un anneau commutatif uni-
   
taire.
O= 0 0 0
0 et d’unité la matrice I = 1 0 .
0 1
Soit ⋆ la loi de composition interne définie sur C par: ⃗ ∈ v2 \{0} . On note Eu
3 Soit u ⃗ = {λ⃗
u/λ ∈ R}.
Pour tout (x, y, a, b) ∈ R4 on a: a Montrer que (Eu ⃗ , +) est un sous-groupe du groupe
(x + yi) ⋆ (a + bi) = xa + (x2 b + a2 y)i (v2 , +).
1 a Montrer que la loi ⋆ est commutative sur C b Montrer que (Eu⃗ , +, ) est un sous-espace vectoriel de
(v2 , +; ).
b Montrer que la loi ⋆ est associative sur C c Montrer que : Eu⃗ stable pour ∗ .
c Montrer que la loi ⋆ admet un élément neutre e que ∗
l’on déterminera ⃗ ∗u
4 On suppose que (∃αϵR ) ; u ⃗ = α⃗
u.
x
d Soit (x, y) ∈ R⋆ × R. Montrer que le nombre com- On considère l’application : φ : R∗ 7→ Eu
⃗ x 7→ u
⃗.
1 y a
plexe x + yi admet le nombre complexe + 4i
x x a Montrer que φ est un isomorphisme de (R∗ , x) vers
comme symétrique pour la loi ⋆ ⃗ , ∗)
(Eu
2 On considère le sous-ensemble E de C définie par : b ⃗ , +, ∗) est un corps commutatif.
En déduire que (Eu
n o
E = x + yi / x ∈ R⋆+ ; y ∈ R Exercice N◦ 3
On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et
a Montrer que E est stable pour la loi ⋆ dans C (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire dont le zéro est la ma-
 
trice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I et que
b Montrer que E, ⋆ est un groupe commutatif
(M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel.  
x y
Pour tout couple (x, y) ∈ R2 , on pose M (x, y) = 0 x
3 On considère le sous-ensemble G de E définie par : 
n o On considère l’ensemble E = M (x, y)/(x, y) ∈ R2 .
G = 1 + yi / y ∈ R
  1 Montrer que E est un sous-groupe du groupe (M2 (R), +).
Montrer que G est un sous-groupe de E, ⋆
2 a Montrer que E est un sous-espace vectoriel de l’espace
4 On considère l’ensemble : vectoriel (M2 (R), +, ·).
n   o b Montrer que dim E = 2.
x y
F = M (x, y) = 0 x / x ∈ R⋆+ ; y ∈ R
3 a Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×).
a Montrer que F est stable pour la loi × dans M2 (R) b Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif.
b Soit φ l’application définie par :
4 On définit sur M2 (R) la loi de composition interne ">" par:
φ : E 7−→ F  
y x2 Pour tout (x, y, x′ , y ′ ) ∈ R4 on a: M (x, y)>M (x′ , y ′ )
x + yi −→ M (x , y) =
2
x2 0 = M (x, y)>M (x′ , y ′ ) − M (y, 0)>M (y ′ , 0)
  Soit φ l’application de C∗ vers M2 (R) définie par:
Montrer que φ est un isomorphisme de E, ⋆ dans 
  ∀(x, y) ∈ R2 − {(0, 0)} ; φ(x + iy) = M (x, y).
F, × a Montrer que E est une partie stable de (E, >).
 
c En déduire que F, × est un groupe commutatif b Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers
(M2 (R), ×)
c En déduire que (E ∗ , ×) est un groupe commutatif.
Exercice N◦ 2
5 a Montrer que la loi ">" est distributive par rapport à
On considère l’espace vectoriel de dimension 2, noté (v2 , +, )
⃗ ⃗
Soit (i, j) une base de v2 . la loi "+" dans E.
1 1 1 1 Montrer que (E, +, >) est un corps commutatif.
On pose − e1 = ⃗i + ⃗j et −
→ → b
e2 = ⃗ı − ⃗j.
2 2 2 2
Soit ∗ la loi de composition interne définie sur v2 par: Exercice N◦ 4
′ ′
Pour tout (x, y, x , y ) ∈ R on a:4
On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et
(x⃗ı + y⃗ȷ) ∗ (x′⃗ı + y ′⃗ȷ) = (xx′ + yy ′ )⃗ı + (xy ′ + yx′ ) ⃗
ȷ (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire dont le zéro est la ma-
trice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I et que
1 a Montrer que (− →
e1 , −

e2 ) est une base de v2 . (M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel. Pour
  tout couple

→ →
− →
− →
− →
− →
− x −2y
b Vérifier que : e1 ∗ e1 = e1 , e2 ∗ e2 = e2 et (x, y) ∈ R , on pose M (x, y) =
2


− →
−  y x + 2y
e1 ∗ −
→e2 = − →e2 ∗ −
→e1 = 0 On considère l’ensemble E = M (x, y)/(x, y) ∈ R2

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1 Montrer que E est un sous-groupe du groupe ( M2 (R), +) 1 Montrer que E est un sous-groupe de (M3 (R), +).

2 a Montrer que E est un sous-espace vectoriel de l’espace 2 On définit sur M3 (R) la loi de composition interne "T " par:
vectoriel (M2 (R), +, ·).
Pour tout (a, b, c, d) ∈ R4 on a:
b On pose J = M (0, 1) . Montrer que (I, J ) est une
base de l’espace vectoriel réel (E, +, ·). M (a, b)T M (c, d) = M (a, b) × A × M (c, d)
a Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×) Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), T ).
3

b Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif. 3 On considère l’application φ de C vers E définie par:


4 Soit φ l’application de C vers M2 (R) définie par: ∀(x, y) ∈ R ; φ(x + iy) = M (x, y)
2

Pour tout (x, y) ∈ R2 − {(0, 0)} on a: Et on pose E ∗ = E − {M (0, 0)}.


 
φ(x + iy) = M (x + y, −y) = x−y +y 2y a Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers
x−y (E, T ) et que φ (C∗ ) = E ∗ .
a Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers b En déduire que (E ∗ , T ) est un groupe commutatif
(M2 (R), ×) dont on déterminera l’élément neutre J .
b On pose E ∗ = E − {0}. Montrer que : φ (C∗ ) = E ∗
4 a Montrer que la loi T est distributive par rapport à la
c En déduire que (C∗ , ×) est un groupe commutatif.
loi + dans E.
5 Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif. b En déduire que (E, +, T ) est un corps commutatif.

Exercice N◦ 5
Exercice N◦ 7
On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et
(M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire non commutatif et non On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et
intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la (M3 (R), +, ×) est un anneau unitaire non commutatif et non
matrice identique I et que (M2 (R), +,·) est un espace vectoriel intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la
 matrice identique I et que (M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel
réel. On pose I = 1 0 0 −3
0 1 ,J = 1 0 et pour tout

réel.
−3y Pour tout nombre complexe z = x + iy avec (x, y) ∈ R2 , on
couple (x, y) ∈ R2 , on pose M (x, y) = y x .  x + 2y 0 5y 
 x pose : M (z) = 0 1 0 .
On considère l’ensemble E = M (x, y)/(x, y) ∈ R 2
−y 0 x − 2y
1 Montrer que E est un sous-espace vectoriel de On considère l’ensemble E = {M (z)/z ∈ C}.
(M2 (R), +, ·) de dimension 2.
1 On définit sur E la loi de composition interne ∗ par:
2 a Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×) Pour tout z ∈ C et z ′ ∈ C on a:
b Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif uni- M (z) ∗ M (z ′ ) = M (z) + M (z ′ ) − M (0)
taire.

Montrer que (E, ∗) est un groupe commutatif.
3 On pose E = E −{M (0, 0)} et on considère l’application

φ de C vers E ∗ définie par :

2 On considère l’application φ de C vers E définie par:
  (∀z ∈ C); φ(z) = M (z) et on pose:
 y
∀(x, y) ∈ R ; φ(x + iy) = M x, √
2
E ∗ = E − {M (0, 0)}.
3
a Montrer que φ est un isomorphisme de (C∗ , ×) vers a Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers
(E ∗ , ×). (E, ×) et que φ (C∗ ) = E ∗
b En déduire que (E ′′ , ×) est un groupe commutatif. En déduire que (E ∗ , ×) est un groupe commutatif.
 √ 
b
c Montrer que J 2017 = φ 31088 3 puis déterminer
3 En déduire que (E, ∗, ×) est un corps commutatif.
l’inverse de J 2017 dans (E ∗ , ×).

4 Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif. Exercice N◦ 8


On rappelle que ( C, +, × ) est un corps commutatif et
Exercice N◦ 6 (M3 (R), +, ×) est un anneau unitaire non commutatif et non
On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la
(M3 (R), +, ×) est un anneau unitaire non commutatif et non matrice identique I et que (M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel
intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la réel.
matrice identique I et que (M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel On pose :
0 0 0 
réel.  1 0 0  ! A= 0 1 0 et pour tout couple (x, y) ∈ R2 :
a b −b 0 0 0
On pose A = 1 1 0 et M (a, b) = 0 0 0  x + y 0 −2y 
1 1 1 b −a a M (x, y) = 0 0 0
et pour tout couple (a, b) ∈ R2 . y
 0 x − y
On considère l’ensemble E = M (a, b)/(a, b) ∈ R2 . On considère l’ensemble E = M (x, y)/(x, y) ∈ R2 .

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Pour tout x ∈ R on pose : M (x) = 1−2x −x x
1 Montrer que E est un sous-groupe de (M3 (R), +). 1 + 2x .
  On considère l’ensemble E = {M (x)/x ∈ IR}.
2 Vérifier que: ∀(x, y) ∈ R
2
∀ (x, y ′ ) ∈ R2 on a: E est muni de la loi de composition interne ”T ” définie par:
M (x, y)T M (x, y ′ ) = M (xx′ − yy ′ , xy ′ + yx′ ) (∀x ∈ R)(∀y ∈ R); M (x)T M (y) = M (x + y + 1)

3 On considère l’application φ de C vers E définie par: 1 On considère l’application φ de R vers E définie par:

∀(x, y) ∈ R2 ; φ(x + iy) = M (x, y) (∀x ∈ R); φ(x) = M (x − 1) et on pose :
Et on pose E ∗ = E − {M (0, 0)} E ∗ = E − {M (0, 0)}.
a Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers a Montrer que φ est un homomorphisme de (R, +) vers
(E, ×) (E, T )
b En déduire que (E ∗ , ×) est un groupe commutatif b En déduire que (E, T ) est un groupe commutatif.
dont on déterminera l’élément neutre J .
a Montrer que: (∀x ∈ R)(∀y ∈ R) on a:
4 Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif. 2
M (x) × M (y) = M (x + y + xy)
5 a Calculer A × M (x, y) pour tout M (x, y) de E
b En déduire que E est une partie stable de (M2 (R), ×)
b En déduire que tout élément de E n’admet pas de et que la loi ”×” est commutative dans E.
symétrique dans (M3 (R), ×). c Montrer que la loi ”×” est distributive par rapport á
la loi ”T ” dans E.
Exercice N◦ 9 d Montrer que M (−1) est l’élément neutre dans (E, T )
Partie : I l’ensemble R est muni et que la matrice identique I est neutre dans (E, ×).
 d’une loi de composition
interne ∗ définie par: ∀(x, y) ∈ R2 ; x ∗ y = x + y − ey + 1
3 a Vérifier que: (∀x ∈ R − {1}) on a:
 
1 a Montrer que la loi ∗ est commutative dans R. −x
M (x) × M = I.
b Montrer que la loi ∗ admet un élément neutre qu’on 1+x
déterminera. b Montrer que (E, T, ×) est un corps commutatif.
2 Sachant que l’équation: (E) : 3 + x − e
2x
= 0 admet
deux solutions distincts dans R Montrer que la loi ∗ n’est Exercice N◦ 11
pas associative. On pose J =] − 1, 1[.
Partie: II On rappelle que (C, +, ×) est un corps commu- Partie: I Soient a et b deux éléments de l’intervalle J, on pose :
tatif et (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire dont le zéro est la a+b
matrice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I et que a∗b=
(M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel. 1 + ab
! 
x −2y
1 Vérifier que ∀(a, b) ∈ J ; 1 + ab > 0, en déduire que
2
Pour tout (x, y) ∈ R2 , on pose M (x, y) = y .
x ∗ est une loi de composition interne dans J .
 2
On considère l’ensemble F = M (x, y)/(x, y) ∈ R2 a Montrer que la loi ∗ est commutative et associative
2
1 Montrer que F est un sous-espace vectoriel de l’espace dans J .
(M2 (R), +, ·) b Montrer que la loi ∗ admet un élément neutre dans J
qu’on déterminera.
2 Montrer que F est une partie stable de (M2 (R), ×) c Montrer que (J, ∗) est un groupe commutatif.


3 Soit φ l’application de C vers F définie par: Partie: II On considère l’application f définie sur R par :
 ex − 1
∀(x, y) ∈ R2 ; φ(x + iy) = M (x, y). f (x) = x
e +1
a Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers
(F, ×). 1 Montrer que la fonction f est une bijection de R vers J .
b On pose F ∗ = F − {0}. Montrer que : φ (C∗ ) = E ∗ 2 Soit g la bijection réciproque de l’application f ( la déter-
c En déduire que (F ∗ , ×) est un groupe commutatif. mination de g n’est pas demandé).
Quel que soient x et y de J , on pose :
4 Montrer que (F, +, ×) est un corps commutatif.
x ⊥ y = f (g(x) × g(y)).
Montrer que f est un homomorphisme de (R∗ , ×) vers
Exercice N◦ 10
(J ∗ , ⊥) tel que J ∗ = J − {0}
On rappelle que ( R, +, × ) est un corps commutatif et

(M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire non commutatif et non 3 On rappelle que (R , ×) est un groupe commutatif et on
intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la admet que la loi ⊥ est distributive par rapport à la loi ∗
matrice identique I et que (M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel dans J .
réel. Montrer que (J, ∗, ⊥) est un corps commutatif.

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Exercice N◦ 12 b Vérifier que A2 − A + I (A + I) = I.
En déduire que la matrice (A + I) admet un inverse
On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et dans (M3 (R), +) qu’on déterminera.
(M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire dont le zéro est la ma-
trice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I et que 2 Démontrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel et donner
(M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel. une base de cet espace.
Pour tout couple (a, b) ∈ R2 , on pose : 
M (a, b) = a a−b .
Exercice N◦ 14
b a + b
On considère l’ensemble E = M (a, b)/(a, b) ∈ R2 . On rappelle que (Z, +, ×) est un anneau commutatif unitaire
intègre.
1 Montrer que E est un sous-groupe du groupe (M2 (R), +)
  1 On définit dans Z la loi de composition interne ∗ par:
1 1 
2 On pose : J = 0 1 . Calculer J = J ×J en déduire
2
∀(x, y) ∈ Z2 ; x ∗ y = x + y − 2
que E n’est pas une partie stable de (M2 (R), ×) a Montrer que la loi ∗ est commutative et associative.
3 On définit sur M2 (R) la loi de composition interne ”∗” par: b Montrer que la loi ∗ admet un élément neutre qu’on
déterminera.
(∀A ∈ M2 (R)) (∀B ∈ M2 (R)) ; A ∗ B = A × N × B c Montrer que la loi (Z, ∗) est un groupe commutatifs
 
1 −1 et soit φ l’application de C∗ vers
avec N = 0 1 2 On définit dans Z la loi de composition interne T par:
M2 (R) définie par: 
 ∀(x, y) ∈ Z2 ; x T y = xy − 2x − 2y + 6
∀(a, b) ∈ R2 − {(0, 0)} ; φ(a + ib) = M (a, b)
et on considère l’application f définie de Z dans Z par:
a Montrer que φ est un homomorphisme de (C∗ , ×) vers ∀x ∈ Z; f (x) = x + 2
(M2 (R), ∗) a Montrer que l’application f est un homomorphisme
On pose E ∗ = E − {0}. Montrer que : φ (C ∗ ) = E ∗
b bijectif de (Z, ×) dans (Z, T ).

c En déduire que (E ∗ , ×) est un groupe commutatif. b Montrer que : ∀(x, y, z) ∈ Z3 on a:
 (x + y)T z = (xT z) + (yT z)
4 Montrer que ∀(A, B, C) ∈ E on a:
3

A ∗ (B + C) = A ∗ B + A ∗ C 3 En déduire de tout ce qui précède que (Z, ∗, T ) est un an-


neau commutatif unitaire.
5 Montrer que (E, +, ∗) est un corps commutatif. a Montrer que: x T y = 2 ⇔ (x = 2 ou x = 3)
4
Exercice N◦ 13 b En déduire que l’anneau (Z, ∗, T ) est intègre.
Les parties I et II sont indépendants.
c l’anneau (Z, ∗, T ) est-il un corps ? justifier la réponse.
Partie: I Pour tous x et y éléments de G =]1, 2[ , on pose :
2(x − 1)(y − 1) + (x − 2)(y − 2) Exercice N◦ 15
x∗y = .
(x − 1)(y − 1) + (x − 2)(y − 2) Les parties I et II sont indépendants.
Partie: I Pour tous a et b éléments
√ de
√ I = [1, +∞[, on pose :
1 Montrer que ∗ est une loi de composition interne dans G. a ⊥ b = ( a + a − 1)2

2 On rappelle que (R+ , ×) est un groupe commutatif et on 1 Montrer que ⊥ est une loi de composition interne dans I.
considère l’application f de R∗+ dans G tel que :
2 Montrer que la loi ⊥ est commutative et associative dans
x+2 I.
f (x) = .
x+1
3 Montrer que la loi ⊥ admet un élément neutre dans I qu’on
a Montrer que f est un homomorphisme de (R∗ , ×) vers déterminera.
(G, ∗).
Partie: II On rappelle que (M2 (R), +, ×) est un anneau
b Montrer que (G, ∗) est un groupe commutatif et déter- unitaire non commutatif et non intègre dont le zéro est la matrice
miner son élément neutre. nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I.
On considère l’ensemble;
n   o
Partie: II On rappelle que (M3 (R), +, ×) est un anneau 2(x − 1) /x ∈ R
unitaire non commutatif et non intègre dont le zéro est la ma- E = M (x) = x 0 1
trice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I et que
(M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel. 1 Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×)
 0 3 2   1 0 0 
On pose A = 0 0 1 et I = 0 1 0 et pour tout ∗
0 0 0 0 0 1 2 On considère l’application φ définie de R dans E par:
couple (x, y) ∈ R2 M (x, y) = xI + yA. ∀x ∈ R∗ ; φ(x) = M (x)
On considère l’ensemble E = M (x, y)/(x, y) ∈ R2 .
a Montrer que l’application φ est un homomorphisme
1 a Vérifier que A3 = 0, en déduire que A est un diviseur bijectif de (R∗ , ×) dans (E, ×)
de zéro dans (M3 (R), +) b En déduire la structure de (E, ×)

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c On pose : b On considère l’application φ définie de H dans I par :
    1
H = M (x) = 2n 2 n+1
−2 /n ∈ Z f (x) = Montrer que φ est un homomorphisme
0 1 x+1
de (H, ×) vers (I, ∗) En déduire que (K, ∗) est un
Montrer que (H, ×) est un sous-groupe de (E, ×).
sous-groupe de (I, ∗).

Exercice N◦ 16 Exercice N◦ 18
Partie : I On rappelle que (M3 (R), +, ×) est un anneau Les parties I et II sont indépendants.
unitaire non commutatif et non intègre dont le zéro est la matrice Partie: I On rappelle que (M3 (R), +, ×) est un anneau uni-
nulle 0 et dontl’unité
√ est la matrice identique
 I. taire non commutatif et non intègre dont le zéro est la matrice
5−1  1 0 0  nulle 0 et dontl’unité est la matrice identique
 I.
 0 0  √ √  1 0 0 
On pose A =  2  et I = 0 1 0 √2/2 √2/2 0
0 −2 −1 0 0 1 On pose A =  2/2 − 2/2 0  et I = 0 1 0 .
0 1 1 0 0 1
0 0 1
1 Calculer: I − A et A
2 On pose : A = I, A = A, A = A × A, en général :
0 1 2

An+1 = An × A.
2 En déduire que la matrice A admet un inverse dans 1 Montrer que: ∀k ∈ N; A2k = I.
(M3 (R), +) qu’on déterminera. −1
2 Montrer que la matrice A admet un inverse A qu’on
Partie : II pPour tous a et b éléments de I =]1, +∞[, on déterminera.
pose : a ∗ b = ( a2 b2 − a2 − b2 + 2)2 . Partie : II Soit α un nombre réel strictement positif.
 1 Pour tout x et y de l’intervalle I =]α, +∞[, on pose :
1 Vérifier que : ∀(x, y) ∈ R on a:
2

  x ∗ y = (x − α)(y − α) + α
x2 y 2 − x2 − y 2 + 2 = x2 − 1 y 2 − 1 + 1 a Montrer que ∗ est une loi de composition interne dans
I.
2 Montrer que la loi ∗ est une loi de composition interne dans b Montrer que la loi ∗ est commutative et associative
I. dans I.

c Montrer que la loi ∗ admet un élément neutre dans I
3 On rappelle que (R+ , ×) est un groupe commutatif. qu’on déterminera.

d Montrer que (I, ∗) est un groupe commutatif.
4 On considère l’application φ définie de R+ dans I par: ∗
√ 2 On considère l’application φ définie de I dans R+ par :
∀x ∈ R∗+ ; φ(x) = x + 1
1
∀x ∈ I; φ(x) =
Montrer que x−α
a
 l’application
 φ est un homomorphisme

bijectif de R+ , × dans (I, ∗) a Montrer que l’application
 φ est un homomorphisme

bijectif de (I, ∗) dans R+ , × .
bEn déduire la structure de (I, ∗).
√ b Résoudre dans l’ensemble I l’équation x(3) = α3 + α
5 On pose H = { 1 + 2m /M ∈ Z}, Montrer que (H, ×) avec x(3) = x ∗ x ∗ x
est un sous-groupe de (I, ∗)
Exercice N◦ 19
Exercice N ◦
17 On rappelle que (M3 (R), +, ×) est un anneau unitaire non
commutatif et non intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et
Pour tout éléments x et y de l’intervalle I =]0, 1[, on pose : dont l’unité est la matrice identique I. !
xy 1 0 0
x∗y = . x 1 0 , soit
xy + (1 − x)(1 − y) On pose pour tout x réel, M (x) =
x2 2x 1
1 a Montrer que ∗ est une loi de composition interne dans l’ensemble: E = {M (x)/x ∈ R}.
I. 1 Montrer que E est une partie stable de (M3 (R), ×).
b Montrer que la loi ∗ est commutative et associative
dans I. 2 a Montrer que l’application φ définie pour tout x réel
c Montrer que la loi ∗ admet un élément neutre dans I par φ(x) = M (x) est un isomorphisme de (R, +)
qu’on déterminera. vers (E, ×).
d Montrer que (I, ∗) est un groupe commutatif. b Montrer que (E, ×) est un groupe commutatif.
c Déterminer M −1 (x) l’inverse de M (x) pour x ∈ R
2 On considère les deux ensembles : 5
  3 Résoudre dans l’ensemble E l’équation A X = B avec
1 A = M (2) et B = M (12).
H = {2n /n ∈ Z} et K = /n ∈ Z
2n + 1 n o

  4 Soit l’ensemble F = M (ln x)/x ∈ R+ . Montrer que
a Montrer que H est un sous groupe de R∗+ , × est un sous-groupe de (E, ×).

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Exercice N◦ 20 1 a Montrer que F est une partie stable de (M2 (R), ×)


Les parties I et II sont indépendants. b Montrer que (F, ×) est un groupe non commutatif.
Partie: I l’ensemble I =]0, +∞[ est muni de la loi ∗ telle que :
 2 Soit G l’ensemble des matrices M (x, 0) de F tel que
∀(a, b) ∈ I 2 ; a ∗ b = eln(a) ln(b)
x ∈ R∗ Montrer que (G, ×) est un sous-groupe du groupe
1 Montrer que ∗ est commutative et associative dans I. (F, ×).

2 Montrer que ∗ admet un élément neutre dans I, qu’on déter- 3 Soit E = R × R.
minera. L’ensemble E est muni d’une loi de composition interne ⊥
définie par: (∀(x, y) ∈ E)(∀(a, b) ∈ E) on a:
3 a Montrer que (I − {1}, ∗) est un groupe commutatif.  
y
b Montrer que J =]1, +∞[ est un sous-groupe du (x, y) ⊥ (a, b) = ax, bx +
a
groupe (I − {1}; ×)
On considère l’application φ de (F, ×) vers (E, ⊥) définie
4 l’ensemble I =]0, +∞[ est muni de la loi × . ( × est le par: φ(M (x, y)) = (x, y)
produit des nombres sur R)
a Calculer: (1, 1) ⊥ (2, 3) et (2, 3) ⊥ (1, 1)
aMontrer que la loi ∗ est distributive par rapport à la
loi ×. b Montrer que φ est isomorphisme.
b Montrer que la loi ∗ est un corps commutatif. c En déduire la structure de (E, ⊥).
 1 1 −2 
Partie: II On considère la matrice A = −1 −1 2 Exercice N◦ 23
−2 −2 0
L’ensemble R est muni de la loi de composition interne ∗
2 3 définie par : x ∗ y = x + y − 3xy.
1 Calculer A et A .
1 a Vérifier que :
2 En déduire que la matrice A n’a pas de matrice inverse. 
∀(x, y) ∈ R2 ; (1 − 3x)(1 − 3x) = 1 − 3(x ∗ y)
Exercice N◦ 21    
1
b Montrer que R − , ∗ est un groupe commu-
On rappelle que (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire non 3
commutatif et non intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et tatif.
dont l’unité est la matrice identique I, et que (M2 (R), +, ·) est
un espace vectoriel réel.   2 aMontrer que l’application φ définie pour tout x
a b , soit
On pose pour tous réels a et b, M (a, b) =
 4b a rel
 par φ(x) = 1 − 3x est un isomorphisme de
1
l’ensemble: V = M (a, b)/(a, b) ∈ R2 . R− , ∗ vers (R∗ , ×).
3
1 Montrer que V est un sous-espace vectoriel de    
−1 ∗ 1
(M2 (R), +, ·) et déterminer une base de V . b Montrer que φ R+ = −∞, vers est un
3
groupe commutatif.
2 a Montrer que V est une partie stable de (M2 (R), ×)   
1
b Montrer que (V, +, ×) est un anneau commutatif uni- c Montrer que −∞, , ∗ est un sous-groupe du
taire.     3
    1
1 −1 1 1 groupe R − ,∗ .
3 a Calculer M , ×M , . 3
2 4 2 4  
l’anneau (V, +, ×) est-il un corps? 1
b
3 Pour tout x de R − et pour tout n de N on pose :
  3
a b x(0) = 0 et (∀n ∈ N); x(n+1) = x(n) ∗ x.
4 Soit X une matrice de V telle que X = 4b a avec
(a, b) ∈ R2 . a Montrer que :
     
a Montrer que X − 2aX + a − 4b
2 2 2
I=0 1
∀x ∈ R − (∀n ∈ N); φ x(n) = (φ(x))n .
3
b On suppose que a − 4b 6= 0. Montrer que X admet
2 2

un inverse dans V qu’on déterminera. b En déduire x(n) en fonction de x et de n

Exercice N◦ 22 4 L’ensemble R est muni de la loi de composition interne T


On rappelle que (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire non 1
commutatif et non intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et définie par : x T y = x + y − .
3
dont l’unité est la matrice identique I.  
x y
On pose pour tout (x, y) ∈ R∗ × R :, M (x, y) = 0 1/x . a Montrer que (R, T ) est un groupe commutatif.
Soit l’ensemble: F = {M (x, y)/(x, y) ∈ R∗ × R} b Montrer que (R, T, ∗) est un corps commutatif.

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Exercice N◦ 24 b Déterminer les deux valeurs de α pour lesquelles


l’application ψ est un isomorphisme de (C, ×) vers
On rappelle que (R, +, ×) est un corps commutatif et (F, ×).
(M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire non commutatif et non
intègre dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la c On prend α = −1 + i. Écrire la matrice J 2007 dans
matrice identique I et que (M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel la base et montrer que J 2 = −2(I + J ).
réel.  √ 
  0 3 Exercice N◦ 26
On pose I = 1 0 ,J = 1 .
 
0 1 −√ 0 1
3 Partie : I Soit l’ensemble E = R − √ .
Pour tout couple (a, b) ∈ R2 ,on pose : √  2 √
a b 3 On pose pour tout couple (a, b) de E: a ⊥ b = a + b − ab 2
M (a, b) =  b .
−√ a a Montrer que pour tout couple (a, b) de E:
3 1

On considère l’ensemble E = M (a, b)/(a, b) ∈ R2 . 1 1 √ √
a ⊥ b − √ − √ (a 2 − 1)(b 2 − 1)
a Montrer que E est un sous-espace vectoriel de
2 2
1
b Montrer que la loi ⊥ est une loi de composition interne
(M2 (R), +, ·).
dans E.
b Montrer que (I, J ) est une base de l’espace vectoriel
E. 2 Montrer que (E, ⊥) est un groupe commutatif.

2 On pose E = E −{M (0, 0)} et on considère l’application Partie: II On rappelle que ( M2 (R), +, ×) est un anneau
φ de C vers E ∗ définie par:
∗ unitaire dont le zéro est la matrice nulle 0 et dont l’unité est la
 matrice identique I et que (M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel
∀(a, b) ∈ R2 ; φ(a + ib) = M (a, b) réel.
Pour tout couple a ∈ E, on  pose
√: 
a Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×). 1 2−a a
M (a) = √ √ .

b Montrer que φ est un isomorphisme de (R , ×) vers
2 a 2−a
On considère l’ensemble F = {M (a)/a ∈ R}.
(E ∗ , ×).
 √ 
Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif. a On pose : A = 2−a √ a .
3 1
a 2−a
a
4 Résoudre dans l’ensemble E l’équation J × x = I avec
3
Vérifier que A2 = −2A et que M (a) = I + √ A.
2
x3 = x × x × x.
b Montrer que F est une partie stable de (M2 (R), ×).

Exercice N◦ 25
2 Soit φ l’application de (E, ⊥) vers (F, ×) définie par:
On rappelle que (C, +, ×) est un corps commutatif et (∀a ∈ E); φ(a) = M (a)
(M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire dont le zéro est la ma-
trice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique I et que a Monter que φ est un isomorphisme.
(M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel.
Pour tout couple (a, b) ∈ R2 ,on pose:
b En déduire la structure de (F, ×).

M (a, b) = a 5b +b −b
 a − 3b . Exercice N◦ 27
On considère l’ensemble F = M (a, b)/(a, b) ∈ R2 .
On rappelle que : (R, +, ·) et (M  +, ×) deux anneaux.
 n (R),
On pose I = M (1, 0), J = M (0, 1) et 0 = M (0, 0). 1
On considère l’ensemble E = R − . Pour tout a et b de E
1 a Montrer que (F, +, ·) est un espace vectoriel réel. 3
on pose: a ∗ b = a + b − 3ab
b Montrer que (I, J ) est une base de l’espace vectoriel
réel (F, +, ·), en déduire sa dimension. 1 Montrer que ∗ est une loi de composition interne dans E.

2 a Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×) 2 Montrer que (E, ∗) est un groupe commutatif.
b Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif. ∗ (n)
3 On pose: ∀n ∈ N a | ∗ a ∗{z· · · ∗ a}
=a
3 Soit α un nombre complexe n’appartenant pas à R. Mon- nf ois

trer que (1, α) est une base de l’espace vectoriel (C, +, ·) 1 1


Montrer que a (n)
= − (1 − 3a)n
réel. 3 3
4 Soit ψ l’application de C vers F définie par: 4 Pour tout a de R on considère la matrice:

∀(m, n) ∈ R2 ;  1 − 2a 
  a a
m+n −n M (a) = a 1 − 2a a
ψ(m + in) = M (m, n) = 5n m − 3n a a 1 − 2a

a Vérifier que J 2 = −2(I + J ) et ψ(α) = J . a Montrer que: M (a) × M (b) = M (a ∗ b)

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b On considère l’ensemble: G = {M (a)/a ∈ E} et φ 2 Pour tout x ∈ Z, on pose f (x) = A(x).
une application définie par:
φ: E −→ G
a Montrer que f est un isomorphisme de (Z, +) vers
a 7−→ M (a) F, ×.
b En déduire la structure de (F, ×) et préciser son élé-
Montrer que φ est un morphisme bijectif de (E, ∗)
ment neutre et l’inverse de la matrice A(x) pour tout
vers (G, ×).
x ∈ Z.
c Déduire la structure de (G, ×), puis déterminer
M −1 (a) le symétrique de M (a). Exercice N◦ 30
d Déterminer la matrice M (a) pour tout n de N .
n ∗  
on rappelle que M2 (R), +, × est un anneau unitaire et que
 
Exercice N◦ 28 M2 (R), +, . est un espace vectoriel réel .
  n   o
1
I: On considère l’intervalle I = −∞; . On pose E = M (a, b) = a−b +b 4b
a−b / (a, b) ∈ R 2
.
3
Et pour tout (x, y) ∈ I 2 , on pose : x ∗ y = x + y − 3xy
1 Montrer que (E, +, .) est un sous-espace vectoriel de
 
1 a Vérifier que: M2 (R), +, . .

∀(x, y) ∈ I 2 , 1 − 3(x ∗ y) = (1 − 3x) · (1 − 3y)
b En déduire que ∗ est une loi de composition interne 2 On pose I = M (1, 0) et J = M (0, 1).
sur I Montrer que (I, J ) est une base de (E, +, .) , puis en dé-
duire dim(E).
2 Démontrer que (I, ∗) est un groupe commutatif.  

3 Montrer que ∀k ∈ N , J k = (−3)k .I puis en dé-
II: On considère l’intervalle J =]0, +∞[.
Et pour tout (x, y) ∈ J 2 on pose : duire les cordonnées,dans la base (I, J ), de la matrice:
xT y = ln ((ex − 1) · (ey − 1) + 1) Sn = I + J + J 2 + · · · + J 2n où n ∈ N∗
 
1 Vérifier que T est une loi de composition interne sur J 4 a Montrer que ∀(a, b, x, y) ∈ R4 on a:

2 Pour tout x ∈ I, on pose : f (x) = ln(2 − 3x). M (a, b) × M (x, y) = M (ax − 3ay, ay + bx)
 
a Montrer que f est un isomorphisme de (I, ∗) vers
b En déduire E que est stable dans M2 (R), × .
(J, T ) √
bEn déduire la structure de (J, T ) (en précisant son 5 a Montrer que (1, i 3) une base de l’espace vectoriel
élément neutre et le symétrique de tout x ∈ J i réel (C, +, .) .
 −n
 b Pour tout (a, b) ∈ R2 , on pose :
3 On pose : H = ln 1 + 2 /n ∈ Z . Montrer que H √
est un sous-groupe de (J, T ) f (a + ib 3) = M (a, b).
Montrer que f est un isomorphisme de (C, ×) vers
(E, ×) , puis
nen déduire
o la structure de (E ∗ , ×) où
Exercice N◦ 29 0 0

E =E−
On rappelle que : M2 (R, +, ×) est un anneau unitaire et que 0 0
M2 (R, +, .) est unn espace vectoriel
 réel.  o
6 Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif .
I- On pose : E = M (a, b) = a + b
b b
a+b /(a, b) ∈ R 2
.
1
1 Montrer que : (E, +, .) est un espace vectoriel réel. 7 On considère la matrice A = .(I + J ).
2
    Déterminer tous le entiers naturels p tel que Ap = I.
1 0 1 1
2 On pose : I = 0 1 et J = 1 1
Exercice N◦ 31
a Montre que (I, J ) est une base de (E, +, .), puis en
déduire dim(E). 
On considère l’ensemble :
E = M (a, b) = aI + bA, (a, b) ∈ R2
b Vérifier que : J 2 = 2J , puis montrer que E est stable  1 0 0   0 1 1 
dans (M2 (R), ×). où I = 0 1 0 et A = 1 0 1
0 0 1 1 1 0
c Montrer que (E, +, .) est un anneau unitaire non in-
tègre. a Montrer que: A2 = A + 2I
1
d Montrer que la matrice M (a, b) est inversible dans
(E, +, .) si et seulement si a ∈
/ 0 et a ∈
/ −2b. En déduire que la matrice A et inversible et donner
b
son inverse A−1 .

II- On considère l’ensemble :  c Déterminer deux suites (un ) et (vn ) telles que:
3x − 1
F = A(x) = I + J /x ∈ Z . An = un A + vn I pour tout n ∈ N.
2
n
αn = 2un + vn
1 Montrer que F est une partie stable de (M2 (R), ×). 2 On pose βn = un − vn , pour tout n ∈ N.

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a Déterminer la nature de chacune des suites (un ) et 3 a Vérifier que: J 2
= −I; puis déduire que J est in-
(vn ). versible et déterminer J −1 .
b Donner le terme général de chacune des suites (αn ) et Soient 2 2
(βn ).
b
h M (α; β)B et N (α ; β )B deux éléments de
E. (α; β) et (α2 ; β 2 ) sont les coordonnées de M et
c En déduire An en fonction de n. i
N dans la base B
3 Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif unitaire.
Montrer que M × N ∈ E
4 a Montrer que (E, +, ×) est un anneau intègre.
4 On considère l’application φ définie de C dans Epar :
b (E, +, ×) est-il un corps? (∀(x; y) ∈ R × R), φ(x + iy) = M (x; y)B où (x; y)
les coordonnées de la matrice M dans la base B.
Exercice N◦ 32 a Montrer que φ est une bijection de C dans E.
Soit J =] − 1, 1[ et on considèrela loi T telle que: b Montrer que φ est un homomorphisme de (C; ×) vers
x+y 2n − 1 (E; ×)
xT y = et on pose I = /n ∈ Z .
1 + xy 2n + 1 c En déduire la structure de (E ∗ ; ×) avec :

1 a Montrer que ∀(x, y) ∈ J 2 , 1 + xy 6= 0. E ∗ = E− {M (0; 0)B }.
b Montrer que T est une loi de composition interne dans 5 Montrer que (E; +; ×) est un corps commutatif.
J.
2 Montrer que T est associative dans J . Exercice N◦ 34
Soient x et y deux réels on pose x T y = xy − 3(x + y) + 12
3 On considère l’application:
1 a Démontrer que la loi T est commutative, associative
f : R⋆+ → J
x−1 et admet un élément neutre dans R.
x → f (x) = b Déterminer les éléments symétriques dans (R, T ).
x+1
a Montrer que f est bijective de R⋆+ dans J et déter- 2 posons G = R − {3}.
miner sa réciproque f −1
 a Démontrer que G est une partie stable dans (R, T ).
b Montrer que f est un morphisme de R⋆+ , × vers
(J, T ) puis déduire la structure de (J, T ) b Démontrer que (G, T ) est un groupe commutatif.

4 a Montrer que I est une partie stable dans (J, T ). 3 On considère l’application φ de G dans R définie par
φ(x) = x − 3
b Montrer que (I, T ) est un sous-groupe de (J, T )
Démontrer que φ est un morphisme bijectif de (G, T ) dans
5 On pose x
(n)
= xT
| xT .{z
. . . . . T x}. (R∗ , ×)
n fois
(1 + x)n − (1 − x)n Exercice N◦ 35
Montrer que (∀n ≥ 2), x(n) =
(1 + x)n + (1 − x)n On rappelle que (M2 (R), +, ×) est anneau unitaire et que
(M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel.
Exercice N◦ 33 
On considère l’ensembleE des matrices carrés de la forme
M (a, b) = a −b
3b a − 2b où (a, b) ∈ R
2
On rappelle que (M2 (R); +; ·) est un espace vectoriel réel et
que (M2 (R); +, ×) est un anneau unitaire dont la zéro est la
matrice nulle 0 et dont l’unité est la matrice identique 1 a Montrer que (E, +) est groupe abélien.

I= 1 0
0 1 . Montrer que (E, +, ·) est espace vectoriel et déter-
b
 miner sa dimension.
1 2
On pose: J = −1 −1 et on considère l’ensemble :  
   0 −1
 ln(ab) 2
 2 On pose : J = 3 2
  ln(b  )
E=  1 a  /(a, b) ∈ R∗+ × R∗+
Montrer que J 2 = −3I + 2J , en déduire que J est in-
 ln ln 
b b versible dans (M2 (R), ×) et déterminer J −1
1 a Montrer que (E; +; ·) est un espace vectoriel réel. 3 Calculer M (a, b) × M (c, d) où (a, b, c, d) ∈ R
4

b Vérifier que: I ∈ E et J ∈ E.
4 On considère l’application f définie de E dans C par :
c Montrer que la famille B = (I; J ) est une base de √
(E; +; ·). f (M (a, b)) = (a − b) + ib 2

2 Montrer que: a Montrer que f est une application bijective et déter-


 miner sa bijection réciproque.
(∀(M ; N ) ∈ M2 (R) × M2 (R)) ∀(α; β) ∈ R 2
on a: b Montrer que f est un morphisme de (E, ×) dans
(α · M ) × (β · N ) = (αβ) · (M × N ) (C, ×)

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0530516157 SÉRIE D’EXERCICES Page 17 / 19
c En déduire la structure de (E, +, ×) 3 Déterminer le symétrique de (a, 1)T (a, 1)T . . . T (a, 1)
| {z }
d Déterminer l’inverse de M (a, b) où (a, b) 6= (0, 0) n fois
dans (R × R∗ , T ) avec a ∈ R et n ∈ N où n ≥ 2
e Résoudre dans E l’équation: X 4 = M (1, 0) où
X4 = X × X × X × X
Exercice N◦ 38
Exercice N◦ 36 Soit E l’ensemble des matrices !
:
a −c −b
Partie A : On considère  2dans l’anneau unitaire b a −c tels que (a, b, c) ∈ R3 .
−1 0 
M (a, b, c) =
c b a
(M3 (R), +, ×) la matrice A = −1 2 0 . On pose :
0 0 1
I = M (1, 0, 0), A = M (0, 1, 0) et B = M (0, 0, 1)
1 Calculer A et montrer que A = 4A − 3I. (On rappel multiplication
2 2 On munit l’ensemble E de l’addition des matrices et de la
d’une matrice par un nombre réel.
que (M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel) .
−1
1 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel sur R.
2 Déduire que A est inversible et déterminer A .
2 Montrer que la famille (I, A, B) est une base de l’espace
Partie B : On définie sur R la loi interne T définie par:
vectoriel E.
∀(x, y) ∈ R2 , xT y = x + y − 2016
3 a Vérifier que: A2 = B, B 2 = A et AB = BA = −I.
1 a Montrer que T est commutative et associative dans R. 
b Montrer que: ∀(X, Y ) ∈ E 2 , XY = Y X et
b Montrer que (R, T ) est un groupe commutatif. XY ∈ E

2 Soit ⊥ la loi définie sur R par : 4 On considère la matrice Q = M (0, −1, 1).
 1
∀(x, y) ∈ R2 , x ⊥ y = x + y − xy a Montrer que la matrice D est inversible.
2016
b Montrer que D 2 − D − 2I = M (0, 0, 0)
et on considère l’application f définie de R dans R par:
f (x) = 2016(1 − x) c En déduire D −1 , la matrice inverse de la matrice D
et montrer que D −1 ∈ E.
a Montrer que f est un isomorphisme de (R, ×) vers
(R, ⊥).
Exercice N◦ 39
b Déduire que (R, T, ⊥) est un corps commutatif. n  a a  o
On pose : A = Ma = e0 ae e a /a ∈ R ,
Exercice N◦ 37 n   o  
B = Mα = 0 1 ln α /α ∈ R ∗
et I = 1 0
1 + 0 1
Rappel: (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire.
Partie A : Soit G l’ensembledes matrices
 de M2 (R) qui
1 0 1 Vérifier que I ∈ A ∩ B
s’écrient sous la forme: M(a,b) = a b
2 Montrer que ∀ (Ma , Mb ) ∈ A , Ma × Mb = Ma+b
2

1 Démontrer que G est une partie stable de (M2 (R), ×)


3 a Montrer que (A, ×) est un groupe commutatif.
2 (G, ×) est-il un groupe commutatif?
b Montrer que l’ensemble E = {Ma ∈ A/a ∈ Z} est
un sous-groupe de (A, ×)
3 Soit H l’ensemble des matrices M(a,b) de G tel que
(a, b) ∈ R × R∗
0
c Pour tout Ma ∈ A on pose : (Ma ) = I,
h in
Démontrer que H est un sous-groupe de (G, ×) n+1 −n −1
(Ma ) = Man × Ma et (Ma ) = (Ma )
  pour tout n de N.
1 0
4 Soit A un élément de G tel que A = a 1 où a ∈ R.
Calculer Mak pour tout k ∈ Z.
On pose :
4 a Montrer que B est stable dans l’ensemble (M2 (R), ×)
A1 = A et A2 = A × A et (∀n ∈ N∗ ) , An+1 = An × A  
Calculer An en fonction de a et n tel que (n ∈ N∗ ) b Montrer que R∗+ , × et (B, ×) sont isomorphes et
Partie B : On considère dans R×R∗ la loi de composition interne en déduire la structure de (B, ×)
T définie par : (∀(x, y) ∈ R × R∗ ) (∀(a, b) ∈ R × R∗ ) :
(a, b)T (x, y) = (a + bx, by) 5 L’ensemble A ∪ B est-il stable par la multiplication de
Soit φ l’application définie de G dans R × R∗ par: M2 (R) ?
∀(a, b) ∈ R × R∗ , φ M(a,b) = (a, b)
Exercice N◦ 40
1 Démontrer que φ est un homomorphisme bijectif de (G, ×) Soit E l’ensemble des matrices!de M3 (R) qui s’écrivent sous
dans (R × R∗ , T ) a b b
∗ forme : M (a, b) = b a b où (a, b) ∈ R2
2 Déduire la structure de (R × R , T ) b b a

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′′ ′′
1 Déterminer deux matrices I et A de M3 (R) indépendantes 1 Montrer que la composition des applications notée ◦ est
de a et b telles que : une loi de composition interne dans E.
∀(a, b) ∈ R2 , M (a, b) = aI + bA 2 On considère l’application
2
2 Montrer que A = A + 2I et déterminer son inverse dans φ: R → E
a 7 → Ta
E.
a Montrer que φ est un isomorphisme de (R∗ , ×) dans
3 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel et déter- (E, ◦)
miner sa dimension.
b En déduire l’élément neutre de (E, ◦)
4 Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif et non −1
intègre.
c Déterminer (Ta ) dans (E, ◦) pour tout a ∈ R

5 On pose A = I et ∀n ∈ N, A
0 n+1
= An × A. Exercice N◦ 43
n   o
Montrer par récurrence qu’il existe (αn , βn ) ∈ R2 tel que Soit : E = M (a, b) = a + b −2b /(a, b) ∈ R 2
b a−b
An = α n A + β n I
n
Un+1 = 2αn+1 + βn 1 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel
6 Pour tout n de N, on pose Vn+1 = αn+1 − βn+1
2 Soient I = M (1, 0), J = M (0, 1). Montrer que B =
a Déterminer la nature de (Un ) et (Vn )
(I, J ) est une base de E et déduire dim(E)
b Déterminer Un , et Vn , en fonction de n
2
n
3 Déterminer les coordonnées de J dans la base B = (I, J )
7 Déterminer les coordonnées de A en fonction de n dans
la base B = (I, A) 4 Calculer M (a, b) × M (c, d). conclure .
∗ ∗
Exercice N◦ 41 5 Montrer que l’application f : C → E , z = a + ib 7→
M (a, b) est un isomorphisme de (C∗ , ×) vers (E ∗ , ×)
On rappelle que (M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel sur R
et (M3 (R), +, ×) est un anneau unitaire.
 1 0 0   0 0 3  6 Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif
On pose I = 0 1 0 et A = 1 0 0 ∗
7 Résoudre dans E l’équation: J X = −I
3
0 0 1 0 1 0
2

1 Montrer que la famille I, A, A est libre dans
Exercice N◦ 44
(M3 (R), +, ·) . ( ! )
a b c
∗ /(a, b, c) ∈ R 3
2 a Calculer A , A et A en fonction de n ∈ N .
2 3 n On pose : E = M (a, b, c) = 0 a b
0 0 a
(Discuter suivant le reste de la division de n par 3 )
b Vérifier que A admet un inverse A−1 que l’on déter- 1 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel dont on
minera. déterminera une base B.
3 On considère l’ensemble : 2 Soient les matrices: A = M (−1, 2, 0), B = M (1, 0, 4)
 et C = M (2, −1, 3)
E = M ∈ M3 (R)/∃(a, b, c) ∈ R , M = aI + bA + cA
3 2

Montrer que la famille B′ = {A, B, C} est une base de


a Montrer que (E, +) est un sous groupe de
E.
(M3 (R), +)
b Vérifier que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel.
3 Déterminer les coordonnées de M = M (2, 1, 7) dans la
base {A, B, C}
c Déterminer une base de E.

a Montrer que (E, +, ×) est un anneau unitaire com-


4 On pose: F = {M (a, b, c)/a + b = c}, montrer que F
4 est un sous-espace vectoriel de (E, +, ·)
mutatif.

b Calculer le déterminant de la matrice − 3.A + A
3 2
Exercice N◦ 45
c (E, +, ×) est - il un corps? Justifier votre réponse.
I-
 
1 −1 . Calculer A2 , A3 et A6
Exercice N◦ 42 1 Soit la matrice A = 1 0
On munit le plan P d’un repère (O, ⃗i, ⃗j). et déduire A−1 en fonction de An .
Pour tout a ∈ R, on considère l’application Ta définie par :
2 On pose : G = {A /n ∈ N}. Montrer que (G, ×) est un
n

Ta : P → P  groupe commutatif
M (x, y) 7→ ′
M (x , y ) :′ ′ x′ = x + a  2 3 4 5

y ′ = xea 3 Montrer que : G = I, A, A , A , A , A

On considère l’ensemble E = {Ta /a ∈ R} II- On pose : E = {M ∈ M2 (R)/A × M = M × A}

Structures algébriques 18 PROF JAMMOUA MED


PROF JAMMOUA MED Mathématiques
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2BAC SM-F Structures algébriques
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0530516157 SÉRIE D’EXERCICES Page 19 / 19
√ √
1 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel 5 On pose: g1 = f1 + 2f2 et g2 = 2f1 + 2f2 . (g1 , g2 )
est-elle une base de (E, +, ·) ?
2 Montrer que : ∀M ∈ E ∃!(a, b) ∈ R
2
M = aI + bA.
Déduire une base de (E, +, ·) Exercice N◦ 47
On note (D2 , +, ·) l’espace vectoriel des fonctions 2 fois dériv-
Exercice N◦ 46 ables sur ]0, +∞[
On pose :
On note (D2 (R), +, ·) l’espace vectoriel des fonctions 2 fois dériv- E = {f ∈ D2 /xf ′′ (x) − (x + 1)f ′ (x) + f (x) = 0}
ables sur R et a ∈ R

On pose : E = f ∈ D2 (R)/f ′′ + 2af ′ + a2 f = 0
1 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel

1 Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel 2 On pose : v(x) = x + 1, u(x) = e tel que x ∈ R.
x

−αx Montrer que (u, v) ∈ E 2 et que (u, v) est une famille libre
2 On pose: f1 (x) = e et f2 (x) = xe−αx tel que x ∈ R.
′′′ ′′
Montrer que (f1 , f2 ) ∈ E 2 et que (f1 , f2 ) est une famille 3 Soit f ∈ E montrer que ∀x ∈]0, +∞[; f (x) = f (x),
libre dans (E, +, ·) en déduire que : ∃(a, b, c) ∈ I 3 f (x) = aex + bx + c

3 Soit f ∈ E, on pose g(x) = e f (x). Montrer que : 4 Montrer que (u, v) est un base de (E, +, ·)
ax

g ′′ = 0
5 Déterminer l’élément f de E tel que (Cf ) admet en A(1, 2)
4 Déterminer une base de E une tangente parallèle à la droite (∆) : y = 3x

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