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Exo RSE Complet

Le document présente plusieurs exercices sur les circuits linéaires en régime sinusoïdal établi, notamment sur les ponts, les valeurs efficaces, les déphaseurs et la méthode des trois ampèremètres.

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MPSI2, Louis le Grand Circuits linéaires en régime sinusoïdal établi Semaine du 19 décembre au 8 janvier

Exercice 4 : Ponts en régime sinusoïdal


On se placera en régime sinusoïdal établi dans l’ARQS. On s’efforcera d’utiliser au maximum On considère les deux types de pont représentés sur la figure ci-dessous. P et Q sont des résistances,
les constructions de Fresnel, des impédances ou des admittances. Z 0 une impédance complexe connue, constituée par exemple par une boité de capacités étalons et des
résistances montées en parallèle ou en série, Z est une impédance inconnue.
Exercices d’application : Valeurs efficaces, circuit bouchon, ponts.

Culture en sciences physiques : Circuit bouchon, ponts, méthode des trois ampère- 1. Écrire pour chaque montage la condition d’équilibre du pont en régime sinusoïdal ie une condition sur
mètres, déphaseur. les différentes impédances pour que les points B et D soient au même potentiel.

Corrigés en TD : Valeurs efficaces, impédance itérative, ponts, trois ampèremètres. 2. Montrer que le montage en « P/Q » permet de comparer des impédances de même nature (capacités
ou inductances) et que le montage en « PQ » permet de comparer une capacité et une inductance.
Exercice 1 : Valeurs efficaces 3. On a P = 1 kΩ et Q = 2 kΩ et la fréquence de la source est f = 1 kHz. Déterminer le dipôle d’impé-
dance Z si le pont en configuration < P Q > est équilibré avec un condensateur de capacité C0 = 1 µF
i pour Z0 . Même question si c’est le montage en configuration < P /Q > qui est équilibré avec le même
La tension excitatrice u(t) est sinusoïdale à la fréquence f . condensateur.
1. Représenter dans le plan complexe, en représentation de Fresnel des L iC (t)
intensités les courants i, iL et ic . Par convention, on choisira la phase B B
de u(t) nulle.
u(t)
iL (t)
C P Z0 P Q
2. Calculer les valeurs efficaces et les déphasages de ces courants.
R A C A C
On donne : Ueff = 220 V ; f = 500 Hz ; L = 0,3 H ; R = 600 Ω et C = 0,2 µF.

Exercice 2 : Circuit bouchon Z Q Z Z0


1. On considère l’association parallèle d’une bobine d’inductance L et d’un condensateur C aux bornes D D
de laquelle est branchée une source idéale de tension sinusoïdale de pulsation ω délivrant la tension
efficace Ueff .

(a) Déterminer l’intensité efficace Ieff délivrée par la source. Pour quelle valeur ω0 de ω est-elle mi-
nimale ?
E E
(b) Retrouver ce résultat par une construction de Fresnel. (a) <PQ> (b) <P/Q>

2. On considère maintenant l’association parallèle de la bobine, du condensateur et d’un résistor de résis-


tance R, alimenté par la même source. Exercice 5 : Déphaseur RC
(a) Pour quelle valeur de ω l’intensité Ieff délivrée par la source est-elle minimale ? Retrouver ce ré-
sultat par une construction de Fresnel. On réalise le circuit ci-contre dans lequel les résistances R sont couplées de R is
√ manière à rester toujours égales.
(b) Pour quelle bande de pulsation ∆ ω = [ ω1 ; ω2 ] a-t-on Ieff 6 2Ief f,min C C
1. Déterminer, en régime sinusoïdal permanent, la tension de sortie us (t)
R
Exercice 3 : Réponse d’un circuit soumis à deux excitations sinusoïdales si la tension d’entrée est ue (t) = U0 cos ωt lorsque la sortie est ouverte
(is = 0).
R1 ue (t) us (t)
2. Quelle peut-être l’utilité d’un tel montage ?
Déterminer la réponse u(t) du circuit ci-contre lorsqu’il est sou-
mis aux deux excitations sinusoïdales : e1 (t) = E0 cos( ωt) et
i2 (t) = I0 sin(2 ωt). i2 (t) R2 u(t) C e1 (t)
Exercice 6 : Impédance itérative

Julien Cubizolles, sous licence http ://[Link]/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/. 1/4 2019–2020


MPSI2, Louis le Grand Circuits linéaires en régime sinusoïdal établi Semaine du 19 décembre au 8 janvier

Iem L
1. Quelle valeur Z c faut-il donner à Z pour que l’impédance com-
plexe de ce réseau U m /I m soit égale à Z ?
Uem C C Z
2. Discuter la valeur de Z c en fonction de ω, pulsation du signal
appliqué en entrée.

Exercice 7 : Méthode des trois ampèremètres


On cherche à caractériser un dipôle d’impédance Z quelconque I1eff I2eff Z
alimenté en régime sinusoïdal au moyen du montage présenté
ci-contre utilisant trois ampèremètres et une résistance étalon R.
Les ampèremètres utilisés en mode « alternatif » indiquent les va-
leurs efficaces des intensités des courants les traversant. On note R
I1eff , I2eff et I3eff leurs valeurs. I3eff

1. Tracer la construction de Fresnel des admittances du montage. En déduire géométriquement la valeur


de cos ϕ, avec ϕ l’argument de Z.

2. Que faudrait-il mesurer en plus pour déterminer le module de Z ?

3. Proposer un montage permettant de déterminer l’impédance Z utilisant des voltmètres.

Julien Cubizolles, sous licence http ://[Link]/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/. 2/4 2019–2020


MPSI2, Louis le Grand Circuits linéaires en régime sinusoïdal établi Semaine du 19 décembre au 8 janvier

Correction de l’exercice 1 Correction de l’exercice 3


On utilise le théorème de superposition, en éteignant successivement chacune des sources idéales.
0,2
e1 éteint (ie remplacé par un fil): On reconnaît un diviseur du courant i2 entre R1 R2 et le condensateur.
Icm Les amplitudes complexe du courant traversant le condensateur et la tension à ses bornes sont alors :
On a Um = jCω
, soit Ic eff = 0,14 A et ϕiC = 90°. De 0,15
Um Ueff Ic j2Cωi2 I0 R 1 R 2 i2
même ILm = , soit ILeff = = 0,2 A et I2m = soit une tension: U2m = = .

Im(Im )(A) (ou B)


p
R+jLω R2 +L2 ω 2
0,1
1/R1 + 1/R2 + j2Cω j2Cω R1 + R2 + R1 R2 j2Cω
tan ϕiL = −L ω/R avec cos ϕiL > 0, soit ϕiL = −58°. En-
fin, Im = IC m + ILm = 1 − LCω 2 + jRCω ILm , soit, après Il La tension réelle est alors :
calculs Ieff = 0,11 A et ϕi = −15°. 0,05
La figure ci-contre représente ces intensités dans le plan com-
  
R 1 R 2 I0 2R1 R2 Cω
plexe, elle peut également être lue comme la construction de u2 (t) = q sin 2ωt − arctan .
0 (R1 + R2 )2 + (R1 R2 C2ω)2 R1 + R2
l’admittance du circuit, somme des admittances complexes du
dipôle de chaque branche. I

-0,05
-0,1 -0,05 0 0,05 0,1 i2 éteint (ie remplacé par un interrupteur ouvert): On reconnaît un pont diviseur de tension entre R1 et
Re(Im )(A) (ou G) l’association parallèle R2 //C d’impédance équivalente Z eq = R2 /(R2 + jC ω). La tension complexe
est donc :
Correction de l’exercice 2 Z eq E0 R2 E0
U1m = = .
R1 + Z eq R1 + R2 + jR1 R2 Cω
1. (a) En utilisant un pont diviseur de courant, on obtient :
   
1 1 On en déduit :
Im = + jCω Um soit Ieff = Cω 1 − 2
U eff
,
jLω LCω   
R2 E0 R1 R2 Cω
nulle pour ω = ω0 = √ 1 . On est en effet à la pulsation propre du circuit LC pour laquelle un u1 (t) = q cos ωt − arctan
LC (R1 + R2 )2 + (R1 R2 Cω)2 R1 + R2
courant et une tension peuvent osciller « dans la maille » du LC, sans qu’aucun courant ne « sorte »
de la maille.
(b) En formant la somme d’une admittance inductive d’argument −π/2 et d’une capacitive d’argu- La tension totale vaut :
ment +π/2, on peut obtient une admittance nulle si les modules sont les mêmes, ce qui correspond   
R1 R2 I0 2R1 R2 Cω
à LC ω 2 = 1. u(t) = q sin 2ωt − arctan
(R1 + R2 )2 + (R1 R2 2Cω)2 R1 + R2
2. (a) Toujours en utilisant un diviseur de courant, on obtient maintenant :   
R2 E0 R1 R2 Cω
cos ωt − arctan
 
1 1 +q .
Im = + jCω + Um (R1 + R2 )2 + (R1 R2 Cω)2 R1 + R2
jLω R
s s
R 2 ω0 2
   
Ueff Ueff ω
soit Ieff = 1 + RCω − = 1 + Q2 − , Correction de l’exercice 4
R Lω R ω0 ω
1. Il suffit de comparer les tensions UBC et UDC pour comparer les potentiels des points B et D. On
avec, comme d’habitude ω0 = √ 1 , mais Q = R/(L ω0 ) = RC ω0 : le facteur de qualité est ici
LC utilise pour cela des ponts diviseurs de tension. Dans le montage P /Q on obtient par exemple :
croissant avec R. On minimise à nouveau la conductance en annulant la susceptance, pour ω = ω0 .
(b) La valeur minimale du courant est alors : UAC Q QE Z0 UAC Z0 E
UBC = = UDC = = .
" s s # P +Q P +Q Z + Z0 Z + Z0
U √ 1 ω0 1 ω0
Ieff min = eff et Ieff 6 2 × Ieff min pour ω ∈ ω0 1+ − ; ω0 1+ + ,
R 4Q2 2Q 4Q2 2Q
Le pont est alors équilibré si VB = VD , soit UBC = UDC , d’où on déduit : QZ = P Z0 . On obtient de
en effectuant les mêmes calculs que pour la résonance en puissance d’un RLC série. la même manière la condition d’équilibre dans l’autre montage : P Q = ZZ0 .

Julien Cubizolles, sous licence http ://[Link]/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/. 3/4 2019–2020


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2. Ces deux montages ne permettent pas de comparer les mêmes impédances. En effet, dans le montage Correction de l’exercice 7
« P /Q » les réactances de Z et Z0 devront être de même signe pour réaliser l’équilibre car les résistances 1. L’égalité de la tension aux bornes de Z et R permet de déter-
P et Q sont toujours positives. Z I3 I1eff I2eff
miner R
= I2
. L’argument de Z est donc également celui de
En revanche, dans le montage < P Q >, les réactances de Z et Z0 seront opposées à l’équilibre, I3 par rapport à I2 . Sur la construction de Fresnel ci-contre

puisque : arg Z + Z0 = arg Z + arg Z0 = arg P Q = 0. de la loi de nœuds, le théorème d’Al-Kashi assure que :
3. Avec un pont P Q, on a : 2
I1eff 2
= I2eff 2
+ I3eff − 2I2eff I3eff cos (π − (−ϕ)) ,
Z −ϕ
PQ = → Z = jωP QC. 2 2 2
jC0 ω I1eff −I3eff −I2eff
d’où cos ϕ = cos(−ϕ) = 2I2eff I3eff
.
L’impédance inconnue Z a donc un argument égal à π/2, il s’agit d’une bobine d’auto-inductance L =
P QC = 2 H. 2. Il suffit de mesurer la valeur efficace U2eff de la tension aux I3eff
Dans le cas du montage < P /Q > on a désormais : bornes de Z, le module de Z sera alors Z = U2eff /I2eff .
3. Cette méthode s’adapte au cas où on dispose de trois voltmètres : il suffit alors de mettre les dipôles
P P
= QZ → Z = . Z et R en série et de brancher un voltmètre aux bornes de chacun et le troisième au bornes de leur
jC0 ω QjC0 ω association série. Un construction de Fresnel des tensions permet alors de déterminer la phase.
L’impédance inconnue Z a un argument égal à −π/2, il s’agit d’un condensateur de capacité C0 Q/P =
2 µF. On constate que dans ces deux cas la fréquence n’intervient pas.

Correction de l’exercice 5
1. Des diviseurs de tension permettent de calculer la tension aux bornes du condensateur de droite :
1 jRCω
UCdm = 1+jRCω Uem et celle aux bornes de la résistance « d’en bas » : URb = 1+jRCω Uem . On
1−jRCω
en déduit la tension Usm = −URbm + UCdm = U
1+jRCω em
= Uem e−2jϕ , avec ϕ = arctan RC ω.

2. Le réglage de R, au moyen par exemple d’un potentiomètre, permet ainsi de déphaser arbitrairement
un signal entre 0 et −π sans modifier son amplitude.

Correction de l’exercice 6
1. On veut avoir U m /I m = Z. On détermine l’impédance équivalente Z e par associations successives :
Z Z0
L ↔ Z//C : Z 0 = jL ω + 1+jCωZ et Z e = 1+jCωZ . La condition Z e = Z s’écrit alors :
0
 
jCωZ Z
Z (1 + jCωZ 0 ) = Z0 → Z 1 − LCω 2 + = jLω +
1 + jCωZ 1 + jCωZ
Z 1 + jCωZ − LCω 2 − jLC 2 ω 3 Z + jCωZ = jLω − LCω 2 Z + Z


L 1
2jCωZ 2 − jLC 2 ω 3 Z 2 = jLω → soit Zc 2 =
C 2 − LCω 2

2. • Pour ω 6 2 ω0 , avec ω0 = √1 , Zc 2 est réelle positive donc l’impédance est la résistance :
q LC
L 1
Rc = C 2−LCω 2
.

• Pour ω > 2 ω0 Z 2c est réelle négative, l’impédance est donc une inductance ou une capacité
q
L 1
donnée par Z c = ±j C LCω 2 −2
.

Julien Cubizolles, sous licence http ://[Link]/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/. 4/4 2019–2020

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