100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
382 vues17 pages

5-Physiologie Des Gonades

Le document décrit la physiologie des gonades féminines et masculines. Il aborde des sujets comme l'anatomie et la fonction des ovaires et des testicules, la folliculogenèse, la spermatogenèse, et les hormones sexuelles.

Transféré par

Nateche Nassira
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
382 vues17 pages

5-Physiologie Des Gonades

Le document décrit la physiologie des gonades féminines et masculines. Il aborde des sujets comme l'anatomie et la fonction des ovaires et des testicules, la folliculogenèse, la spermatogenèse, et les hormones sexuelles.

Transféré par

Nateche Nassira
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PHYSIOLOGIE DES GONADES

Docteur Merad M S

Merad M S
27/01/2020

Plan du cours :

I. Introduction
II. Gonades féminines
A. Aspects macroscopiques
B. Fonction ovarienne
C. Cycle menstruel

III. Gonades masculines


A. Embryologie
B. Structure histologique
C. La spermatogenèse
D. Caractéristiques spatio-temporelles de la spermatogenèse
E. La fonction endocrine du testicule
F. Effets des androgènes
G. Régulation des fonctions testiculaires
H. Les rétrocontrôles

Cours entrant dans le cadre de l’enseignement du module de physiologie pour les étudiants de deuxième année
de médecin. Email : mms4819@[Link]
PHYSIOLOGIE DES GONADES

Docteur Merad M S

Maitre Assistant en endocrinologie et diabétologie

Service d’endocrinologie et diabétologie CHU ORAN

Email : mms4819@[Link]

I. Introduction

Système endocrinien
Système de régulation de l’organisme ,fonctionne en synergie avec le système neurologique. Forme et
sécrète des hormones (hormân = exciter), Rôle principaux sur la reproduction,la croissance, le
développement, équilibre hydroélectrique, des nutriments, énergétiques.
Les hormones sont des molécules produites par des glandes ou des cellules endocrines
qui passent par le sang et qui vont modifier le fonctionnement d'autres cellules appelées cellules cibles.
A l'heure actuelle on découvre encore de nouvelles hormones.
L'endocrinologie est l'étude du système endocrinien c'est à dire de l'ensemble des glandes ou des cellules
endocrines, de leurs sécrétions (les hormones) et des effets de celles-ci sur leur(s) organe(s) cibles, ainsi
que des mécanismes de régulation de ce système.

Mode action hormone


Paracrine : régulation où la sécrétion d’un type de cellule va avoir un effet sur un autre type cellulaire
environnant
Autocrine : régulation d’une cellule sur elle-même.
Endocrine : régulation sur une cellule lointaine par voie sanguine.

Les gonades :
les organes reproducteurs sont appelés : les gonades.
homme = testicule. femme = ovaires
pour les 2 sexes, 2 fonctions des gonades :
Etre des cellules reproductrices & produirent des gamètes qui sont les spermatozoïdes et l’ovule
secréter les hormones sexuelles
homme : testostérone - femme : œstrogène et progestérone

Page 2
PHYSIOLOGIE DES GONADES

II. Gonades féminines


Appareil reproducteur féminin

A. Aspects macroscopiques

• À la naissance, l’ovaire est un organe aplati de 1,0 × 0,2 × 0,4 mm, pesant moins de 1 gramme.
Pendant l’enfance, son poids augmente pour atteindre 10 à 15 grammes à la puberté.
• Vers 11 à 12 ans, les ovaires droit et gauche sont de taille identique et leur morphologie est
semblable à celle de la femme adulte.
• Chez cette dernière, la taille moyenne des ovaires est d’environ 3 × 2 × 1 cm,, ils ont une forme
grossièrement ovoïde et leur face interne est recouverte par le pavillon de la trompe.
• De couleur blanc rosé, les ovaires sont lisses chez la petite fille, bosselés chez la jeune femme,
et de plus en plus ridés à l’approche de la ménopause.
• Leur vascularisation est assurée par les artères, ovarienne et utérine, qui pénètrent l’ovaire
par le hile, où les veines forment un plexus très développé.
• Les vaisseaux lymphatiques suivent les vaisseaux ovariens.
• Les nerfs viennent du plexus inter mésentérique et accompagnent l’artère ovarienne .
• Ils assurent deux fonctions essentielles :
- la production d'ovocytes matures (ovules), fonction assimilée à une fonction exocrine
- la sécrétion d'hormones stéroïdes (oestrogènes et progestérone), fonction endocrine.

Page 3
PHYSIOLOGIE DES GONADES

B. Fonction ovarienne

1) Mise en place de l’axe gonadotrope à la puberté

La puberté normale, période charnière entre l’enfance et la vie adulte, débute généralement entre l’âge
de 8 et 10 ans chez la petite fille.

Elle aboutit au développement des caractères sexuels secondaires et des organes génitaux, à
l’accélération de la vitesse de croissance et à l’acquisition de la faculté de procréer.

La puberté est sous la dépendance de la mise en place de l’axe gonadotrope. Cet axe est fonctionnel chez
le fœtus en milieu de gestation et connaît une période d’activation de quelques mois après la naissance.

La sécrétion des gonadotrophines diminue ensuite après la première année de vie pour atteindre un
niveau bas mais détectable pendant l’enfance.

L’augmentation progressive de la sécrétion pulsatile de gonadotrophin-releasing hormone (GnRH) par


l’hypothalamus constitue la première étape initiant la puberté.

Elle est à l’origine d’une stimulation de la libération pulsatile des gonadotrophines contrôlant la
maturation du follicule et les sécrétions ovariennes.

2) Folliculogenèse

Elle désigne la succession des étapes de croissance et de maturation des follicules ovariens depuis le
stade de follicule primordial jusqu’à l’ovulation. Il s’agit d’un processus très long, qui dure au total plus
de 6 mois pour que le follicule franchisse tous les stades de maturation.

La maturation débute au cours de la vie intra-utérine. Sur les 7 millions de follicules primordiaux
présents in utero, contenant chacun un ovocyte, seulement 400 ovulent.

La folliculogenèse peut être divisée en quatre étapes : l’initiation , la croissance basale, la sélection et la
maturation.

L’étape d’initiation dans l’espèce humaine dure environ 180 jours et conduit les follicules primordiaux
quiescents aux stades primaire puis préantral.

La croissance basale, d’une durée de 70 jours, est caractérisée par le développement de l’antrum et par
la prolifération autour de l’ovocyte des cellules de la granulosa (CG) dont la différenciation s’arrête à
ce stade.

Page 4
PHYSIOLOGIE DES GONADES

La sélection finale se fait lors des cinq premiers jours du cycle au sein d’une cohorte d’une dizaine de
follicules et permet l’émergence du follicule dominant. Le follicule dominant est le plus sensible à la
FSH.

Cette phase est également marquée par l’acquisition de l’activité aromatase, permettant le passage d’un
statut androgénique à un statut oestrogénique.

La phase de maturation, d’une durée de huit jours, permet au follicule préovulatoire de terminer son
développement sous l’action de la FSH.

L’acquisition par les CG des récepteurs de l’hormone lutéinisante (LH) permet d’aboutir à l’ovulation.

Après l’ovulation, le reliquat folliculaire se réorganise en corps jaune dont la persistance, pendant 14
jours, nécessite un soutien en LH.

3) FSH, LH et stéroïdogenèse folliculaire

Chez les mammifères, la régulation de la stéroïdogenèse folliculaire obéit à la règle : deux tissus, deux
gonadotropines.

La LH régule la stéroïdogenèse thécale, tandis que la FSH régule la stéroïdogenèse de la granulosa.

La FSH ne contrôle que l’expression de l’aromatase, enzyme qui permet l’aromatisation des
androgènes d’origine thécale en oestrogènes.

4) Réserve ovarienne et entrée en croissance des follicules au repos

Les follicules au repos, follicules primordiaux, intermédiaires et petits primaires, constituent la réserve
ovarienne.

Ces trois types folliculaires (A, B, C) diffèrent par la proportion de cellules de la granulosa aplaties ou
cuboïdales, mais ont en commun un diamètre proche de leur ovocyte et de son noyau ;Ils constituent
entre 91 et 98 % de la population folliculaire.

Page 5
PHYSIOLOGIE DES GONADES

Chez la femme, cet épuisement se produit à une vitesse probablement variable d’un individu à l’autre.
L’effectif de la réserve, qui est d’environ 250 à 500 000 follicules sains par ovaire à la naissance, chute
à environ 100 000 à l’âge de 20 ans, à moins de 10 000 à 40 ans, et lorsque la ménopause survient, vers
l’âge de 50 ans, il ne reste plus que quelques dizaines dans chaque ovaire.

Quand les follicules entrent en phase de croissance, leur diamètre augmente à la fois par prolifération
des cellules de la granulosa et par augmentation de la taille de l’ovocyte qui s’entoure d’une enveloppe,
la zone pellucide.

C’est pendant le début de la croissance folliculaire que la croissance de l’ovocyte est la plus rapide.
Chez la femme, son diamètre passe d’environ 40 μm dans le grand follicule primaire à environ 100
μm dans le follicule à antrum débutant

Petit follicule à antrum ou follicule


Grand follicule primaire Follicule à antrum débutant
préovulatoire

À partir de ce stade, l’accroissement de la taille de l’ovocyte est beaucoup plus lent puisque son diamètre
atteint environ 140 μm dans le follicule préovulatoire.

Lorsqu’il entre en croissance et que le diamètre de son ovocyte augmente, le petit follicule © primaire
devient grand follicule primaire (D) .

Progressivement, par multiplication des cellules de la granulosa, il devient secondaire (F).

Chez la femme, le follicule secondaire devient préantral (G), lorsqu’il atteint 120 à 150 μm et que les
premières cellules de la thèque interne apparaissent. On peut, dès lors, distinguer les thèques externe et
interne.

Page 6
PHYSIOLOGIE DES GONADES

5) Début du développement folliculaire : croissance basale

La thèque externe est formée d’une couche épaisse de myofibroblastes fusiformes,. Elle est traversée
par de nombreux capillaires sanguins formant un réseau artérioveineux qui alimente un réseau capillaire
dense situé dans la thèque interne au voisinage de la lame basale.

La thèque interne, séparée de la granulosa par la lame basale, est constituée de cellules cubiques, à
noyau central rond .

Tandis que le follicule préantral se développe, des minicavités, remplies de liquide produit par la
granulosa, apparaissent dans le follicule (Fig I). Progressivement, ces cavités convergent pour former
LA CAVITÉ ANTRALE, remplie de liquide folliculaire (Fig J), dont la composition est proche de
celle du plasma sanguin.

Ce follicule est appelé follicule à antrum ou tertiaire ; des appellations comme « follicule
cavitaire » ou « follicule kystique » sont fréquemment utilisées dans la littérature française.

Lors de la formation de l’antrum, l’ovocyte se retrouve inclus dans un massif de cellules de la granulosa
: LE CUMULUS OOPHORUS qui fait saillie dans l’antrum .

Ainsi, au début de la croissance folliculaire, l’ovocyte se développe, les cellules de la granulosa


prolifèrent, et les cellules de la thèque interne apparaissent puis se multiplient en formant des couches
concentriques autour du follicule.

Les différents compartiments d’un follicule à antrum


(follicule tertiaire)

Page 7
PHYSIOLOGIE DES GONADES

6) Follicules sélectionnables et sélection du follicule destiné à ovuler

chez la femme, les follicules sélectionnables, entre 2 et 5 mm, correspondent à une étape clé du
développement folliculaire. C’est à ce stade que, l’un d’entre eux est sélectionné pour devenir ovulatoire.

7) Atrésie folliculaire

L’atrésie frappe toutes les catégories de follicules, mais au plan quantitatif, ce sont les follicules de la
réserve qui sont les plus affectés. Il y en a entre 500 000 et un million à la naissance, on peut estimer
que 100 à 200 000 d’entre eux entreront en croissance, tandis que seulement 400 ovuleront.

Les follicules en début de croissance sont peu affectés par l’atrésie, ce qui n’est pas le cas pour les
follicules de diamètre supérieur à 2 mm, puisque lors de chaque cycle seul l’un d’entre eux est
sélectionné pour devenir préovulatoire.

L’atrésie des follicules ovariens résulte de ce qu’on appelle aujourd’hui l’apoptose, résultat d’une
cascade d’évènements comprenant trois étapes.

 Une perturbation physiologique (défaut de FSH) ou un signal de mort constitue la phase


d’initiation qui enclenche la cascade apoptotique.

 La phase suivante, au cours de laquelle la décision de mort est prise, est dite « phase effectrice
». Cette décision résulte d’un équilibre entre signaux antiapoptotiques et signaux
proapoptotiques, et conduit à l’activation de caspases effectrices qui sont des enzymes
protéolytiques.

 La mitochondrie peut jouer un rôle central au cours de cette phase puisque son altération induit
la libération de molécules responsables de l’activation des caspases effectrices.

 Enfin, la phase de dégradation, irréversible, conduit à la destruction d’éléments vitaux de la


cellule et finalement à sa mort. Les caspases effectrices détruisent des protéines de structure et
de fonction.

8) Maturation préovulatoire avant la décharge ovulante

C’est pendant le milieu de la phase folliculaire que le follicule sélectionné devient dominant. Ce terme
correspond à une réalité physiologique : le blocage du développement des plus grands follicules dès que
le follicule préovulatoire est présent. Deux thèses s’affrontent toujours pour expliquer cette dominance.

L’oestradiol produit par le follicule préovulatoire ramène rapidement les taux circulants de FSH au-
dessous du seuil nécessaire à la sélection, en conséquence les autres follicules sélectionnables sains
encore présents ne peuvent plus se développer et entrent rapidement en atrésie .

La seconde thèse suggère que le follicule préovulatoire exerce sa dominance de façon directe, en
produisant une ou plusieurs molécules inhibitrices de la croissance des plus petits follicules . Toutefois,
en dépit d’observations concordantes, ce facteur inhibiteur n’est toujours pas identifié.

Page 8
PHYSIOLOGIE DES GONADES

9) Ovulation

L’ovulation conduit à libération de l’ovocyte après rupture du follicule ovulatoire dans une zone de
moindre résistance, l’apex ou stigma.

Rupture folliculaire. Elle résulte d’une réaction inflammatoire. Les modalités de la destruction de
l’apex et la présence de nombreuses cytokines dans le liquide folliculaire ont conduit à la conclusion
que l’ovulation résulte d’une réaction inflammatoire localisée.

Destruction de l’apex folliculaire. L’endothéline, produite par les artérioles apicales mais aussi le
système prorénine-rénineangiotensine, est responsable de la vasoconstriction conduisant à une ischémie
totale de l’apex

10) Corps jaune

Après expulsion de l’ovocyte, les tissus folliculaires forment une glande endocrine, LE CORPS
JAUNE.

Lorsque l’ovocyte n’est pas fécondé, le « corps jaune cyclique » régresse lors de la dernière semaine du
cycle, régression suivie de la sélection d’un nouveau follicule qui ovule 2 semaines plus tard.

Si l’ovocyte est fécondé, le « corps jaune de grossesse » se maintient pendant les 5 premiers mois de la
gestation, soutenu par l’hCG produite par le placenta

C. Cycle menstruel:
De la puberté à la ménopause, l’ovaire a une fonction cyclique dont la régularité est le reflet direct de
l’intégrité de l’axe gonadotrope féminin.
Ainsi, le cycle, qui débute par convention au 1er jour des règles, a une durée normale moyenne de 28
jours (entre 25 et 32 jours), déterminée par la croissance folliculaire et par la durée de vie fixe du corps
jaune.
Chaque cycle se divise en deux phases :
 la phase folliculaire : s’étend du 1er jour des règles au pic préovulatoire de LH .
 la phase lutéale: allant du pic de LH au jour précédant les prochaines règles.
Pendant le cycle, la GnRH, libérée par l’hypothalamus, est sécrétée de manière pulsatile toutes les 90
minutes en début de cycle, toutes les 60 minutes à mi- cycle et toutes les 4 heures lors de la phase lutéale.
La GnRH contrôle la sécrétion antéhypophysaire également pulsatile des gonadotrophines.

L’estradiol (E2) et la progestérone (P) qui sont des hormones stéroïdiennes, et l’inhibine A et B
produites par les CG et par les cellules de la thèque, sont les principaux régulateurs ovariens de la
sécrétion des gonadotrophines.

En effet, l’E2 exerce pendant la majeure partie du cycle un rétrocontrôle négatif prédominant sur la
sécrétion de FSH mais également sur celle de LH sauf en milieu de cycle où il existe une inversion du
rétrocontrôle de l’estradiol sur la LH.

En effet, le pic de LH en milieu de cycle et donc l’ovulation résultent d’un rétrocontrôle positif de l’E2
mais aussi de l’élévation de la P en phase folliculaire tardive .

La P lors de la phase lutéale est responsable du décalage thermique, lié à son effet thermogène

Page 9
PHYSIOLOGIE DES GONADES

La chute d’E2 est le signal clef qui permet l’augmentation de la FSH pendant la transition
lutéofolliculaire , autorisant l’initiation d’un nouveau cycle.

Un des tissus cibles du cycle ovarien est l’endomètre. Il connaît des remaniements morphologiques et
structuraux, le faisant passer d’un état prolifératif à sécrétoire après l’ovulation.

L’implantation de l’embryon peut survenir lors d’une courte fenêtre comprise entre le 20e et le 24e jour
du cycle, appelée fenêtre d’implantation. Pendant cette période sont exprimées des intégrines, protéines
nécessaires à l’implantation.

Le cycle endométrial aboutit finalement à la menstruation, conséquence de la chute de l’E2 et de la P,


par un mécanisme de destruction tissulaire.

Pour le clinicien, l’endomètre est un témoin physiologique facilement accessible de la sécrétion


ovarienne.

Page
10
PHYSIOLOGIE DES GONADES

III. Gonades masculines


A. Embryologie

Chez l’être humain, la migration des testicules dans le scrotum s’effectue pendant la vie fœtale entre la
7ème et la 12ème semaine de gestation.

Lors de cette migration on distingue deux phases :

Une première phase de descente transabdominale. Initialement les testicules sont situés au niveau du
rein, ils vont descendre dans une position appelée position inguinale. Cette phase est sous la dépendance
d’un facteur qu’on appelle ILF3 pour l’Insulin Like Factor 3.

Une deuxième phase de descente testiculaire appelée phase transinguinale, qui est la migration des
testicules en position inguinale jusqu’au scrotum. Cette phase est sous la dépendance de la testostérone
(hormone stéroïde mâle principale) . Chaque testicule est dans une poche individuelle.

Elles sont dans la paroi postérieure de l’abdomen en début de vie embryonnaire et descendent dans le
e
scrotum vers le 7 mois de la grossesse.

Cette localisation, un peu particulière, joue un rôle physiologique très important. Au niveau du scrotum
la température est inférieure de 3 degrés par rapport à la température corporelle. Cette différence de
température est due à une irrigation particulière au niveau du scrotum. Cette diminution de température
est fondamentale pour la fonction des testicules et de la reproduction .

il y a un certain nombre de petits garçons qui naissent avec les testicules non descendues, et s’ils ne sont
pas opérés, au moment de la puberté il n’y aura pas de mise en route de la spermatogenèse donc ces
individus seront stériles.

B. Structure histologique

Le testicule est englobé d’une capsule conjonctive appelé l’albuginé[Link] le long de ce testicule, on a
une structure qui le recouvre appelé l’épididyme. Cet épididyme va être un lieu de stockage et surtout
un lieu de maturation pour les cellules sexuel mâles (les spermatozoïdes).

Cette capsule outre le fait de protéger cet organe, contient également des cellules musculaires lisses qui
se contractent régulièrement et qui contribuent à propulser les fluides testiculaires notamment vers
l’épididyme. Ces contractions sont rythmiques chez l’homme (4 à 5 fois par heure).

Ce testicule est composé de lobules et au sein de ces lobules on distingue des structures appelées tubes
séminifères. Ces tubes séminifères débouchent dans un réseau appelé le Rete testis. Ce réseau lui-même
débouche dans l’épididyme qui a des canaux efférents. A la sortie de l’épididyme, on a les canaux
déférents.

Le testicule a deux grandes fonctions :

Fonction de production des hormones stéroïdes mâles (dont la principale est la testostérone) :
stéroïdogenèse

Page
11
PHYSIOLOGIE DES GONADES

Fonction de production de cellules sexuelles mâles (les spermatozoïdes) : spermatogenèse

Dans une coupe de tubes séminifères, il y a présence de différentes cellules :


 cellules a l'intérieur du tube séminifère :
– les spermatogonies : cellules germinales qui donneront des spermatozoïdes.
– Cellules de Sertoli : cellules de soutien, nutritive, et qui secrètent des hormones.
 cellules a l'extérieur du tube séminifère :
– Cellules de Leydig : elles entrent en activité a la puberté et secrète la
testosterone.
Avec l'âge, il y a une diminution de la sécrétion de testosterone mais cette sécrétion reste présente toute
la vie de l'individu (diffèrent de la femme qui a une activité génitale finissant a la ménopause).

C. La spermatogenèse

Divisions goniales

Le but de l’étape de division goniale est double.

Elle sert à d’avoir la possibilité de multiplier, de façon considérable, le nombre de cellules sexuelles
formées.

Une fois qu’une cellule souche sort de son statut de cellule souche de réserve, elle va entrer en
spermatogenèse. Et on va avoir des spermatogonies (il existe une nomenclature en fonction des
caractéristiques histologiques et autres : Ap, Ad, B).
Ces spermatogonies se multiplient. Et le but de cette multiplication est de produire un nombre
considérable de spermatozoïdes (variables chez les individus mais en moyenne un homme produit 200
millions de spermatozoïdes par jour, soit 2500 par seconde).

Page
12
PHYSIOLOGIE DES GONADES

Ce grand nombre de spermatozoïdes permet de pallier à une perte massive qui a d’abord lieu dans les
voies génitales mâles et une autre qui a lieu dans les voies génitales femelles.

Méiose :

Cette étape est fondamentale pour le brassage de l’information génétique. Au départ de cette étape, on
a des spermatogonies souches de renouvellement, cependant on ignore comment les spermatogonies
entrent en différenciation, on sait juste qu’à un moment donné ces cellules vont entrer en différenciation.

a partir des spermatogonies, cellules germinales souches diploides (2n chromosomes), aboutit a la
formation des spermatozoïdes, cellules haploides (n chromosomes).

La première division méiose permet la séparation des chromosomes homologues : c’est la division
réductionnelle. Cette division aboutit à la formation de spermatocytes II (secondaires).

Ensuite, on va avoir tout de suite la deuxième division de méiose qui est une division équationnelle au
cours de laquelle on va avoir séparation des chromatides soeurs. Après la deuxième division de méiose
on aboutit à des spermatides. Ces spermatides sont des cellules rondes, haploïdes, à N chromosomes et
une chromatide par chromosome

Spermiogénèse :

Pour passer d’une cellule bien ronde à un spermatozoïde, il va avoir d’abord une réorganisation du
noyau.

il va avoir la mise en place, à partir d’éléments du Golgi, d’une structure qui va jouer un rôle
fondamentale lors de la fécondation : c’est l’acrosome.

Il va aussi y avoir mise ne place d’une structure locomotrice : c’est le flagelle. Et pour avoir de l’énergie,
il va y avoir migration de toutes les mitochondries à la base du flagelle : ce qui va former le manchon
mitochondriale.

Il reste ensuite à éliminer tout le cytoplasme, éliminé sous forme de corps résiduels qui vont phagocytés
par les cellules de Sertoli.

Page
13
PHYSIOLOGIE DES GONADES

D. Caractéristiques spatio-temporelles de la spermatogenèse

La durée de la spermatogenèse en fonction de l’espèce est une constante. Chez l’homme, cette durée
totale est de 74 jours. Et si la durée de la spermatogenèse est une constante, c’est que chacune des étapes
est elle-même une constante.

Chez l’homme, sans que l’on sache ce qui déclenche, on sait que tous les 16 jours, des spermatogonies
souches vont entrer en différenciation. Ces spermatogonies entrent en spermatogenèse en groupes. Et
les cellules d’un même groupe sont liées entre-elles par des ponts cytoplasmiques pour assurer le
synchronisme de l’évolution du groupe.

Il y a à la fois une différenciation dans l’espace puisque les cellules les moins différenciées sont toujours
au niveau basal et les plus différenciées se trouvent au niveau apical (lumière du tube). Puis il y a une
différenciation temporelle puisque tous les 16 jours, un groupe de spermatogonies entre en
spermatogenèse.

Cette double évolution (différenciation) va faire qu’en un point donné du tube séminifère, on va observer
plusieurs générations de cellules germinales qui sont superposées (4 à 5 générations). Cette
superposition correspond à ce que l’on appelle des stades de l’épithélium séminifère. Ces stades sont
donc des associations histologiques de différentes générations de cellules germinales en un point du tube
séminifère.

Page
14
PHYSIOLOGIE DES GONADES

E. La fonction endocrine du testicule

les cellules stéroïdogènes ne sont pas spécifiques au testicule, c’est juste une cellule qui est capable de
produire des hormones stéroïdes.

La caractéristique d’une cellule capable de produire des hormones stéroïdes est d’avoir un certain
nombre de structure histologique particulière et d’avoir une activité enzymatique, qui est capable de
transformer le cholestérol en prégnénolone.

Cette activité enzymatique est appelé l’activité P450scc -side chain cleavage-, c’est l’enzyme de coupure
de la chaine latérale du cholestérol.

C’est un complexe enzymatique, qui contient un cytochrome P450, d’où le nom du complexe. Il y a
deux voies : la voie dite des Δ5 et celle des Δ4.

on va avoir des activités enzymatiques que ce soit par les voies Δ5 ou Δ4, ça va être le même type de
modification :

 une 17-hydroxylation
Ce qui va aboutir dans la voie des Δ5 à la DHEA -Déhydroépiandrostérone-, qui est l’hormone du
vieillissement.

pour la voie des Δ4, à l’androsténédione, ou Δ4A. Elle sera transformée par l’action de la 17-β-
hydroxystéroïde-dehydrogenase en testostérone

La testostérone est le principal androgène fabriqué par le testicule. 95% de la testostérone plasmatique
provient du testicule, les 5% restant proviennent soit d’une transformation au niveau de la peau soit des
androgènes surrénaliens.

Cette testostérone circule sous forme lié à des protéines de transport, qui peuvent être plus ou moins
spécifique, seulement 5% circule sous forme libre, et c’est cette fraction libre qui est active
biologiquement.

Les protéines de transport peuvent être très spécifiques comme la testostérone-binding-globulin, mais
aussi beaucoup moins spécifique, mais présente en très grande quantité comme l’albumine.

Parmi toutes ces hormones stéroïdes, la DHT et la testostérone sont reconnu par un récepteur.

Les récepteurs aux hormones stéroïdes qui sont intracellulaire, on parle de récepteur nucléaire, mais
ils ne sont pas forcément dans le noyau.

F. Effets des androgènes

Au niveau périphérique.

La testostérone permet le fonctionnement et le développement du tractus génital, qui est la voie génitale
des glandes annexes.

L’épididyme et les glandes annexes ont un fonctionnement sous la dépendance des androgènes. Elle
permet le bon fonctionnement des glandes annexes. Elle permet aussi le maintien des caractères

Page
15
PHYSIOLOGIE DES GONADES

sexuelles secondaires, ceux sont ceux qui apparaissent a la puberté : chez l’être humain, la pilosité, la
gravité de la voix, le développement musculaire, la libido.

Tous ceux-ci dépendent de la testostérone. Chez l’animal, ceux sont tous les éléments du dimorphisme
sexuel, par exemple la crête chez le coq, le plumage chez les autres oiseaux ou le bois des cerfs, qui sont
des caractères sexuels secondaires.

Au niveau du système hypothalamo-hypophysaire, la testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur ce


système.

Mode d’action cellulaire des androgènes.

Il y a fixation sur un récepteur nucléaire des androgènes. Et il y a trois cas de figure :

Soit on a un effet direct via ce récepteur. C’est le cas au niveau du testicule, du muscle et de l’épididyme.
C’est la testostérone qui agit directement.

Soit un effet indirect, en passant par une transformation en DHT par la 5-α-réductase, et c’est elle qui
va agir, au niveau des vésicules séminales, de la prostate et de la peau.

soit un effet indirect par transformation en oestrogène, au niveau hypothalamique par exemple, tout
comme ce qui se passe chez la femelle, la testostérone va être transformé en oestrogène parce qu’il y a
une aromatase dans ces neurones, et ce sont donc eux qui vont agir ensuite.

G. Régulation des fonctions testiculaires

A) Contrôle de la stéroïdogenèse.

Rôle de la LH.

chez le mâle, la régulation est assez claire : La fonction stéroïdogenèse est régulée par la LH, et la
spermatogenèse est régulée par la FSH. Il y a donc deux hormones pour deux fonctions.

Il y a une sécrétion pulsatile de testostérone, avec un pic toutes les 3 heures, qui correspond à la sécrétion
pulsatile de LH, qui correspond elle-même a la sécrétion pulsatile de GnRH.

La LH agit à différents niveaux

À court terme : -Quelques minutes-

fixation sur des récepteurs membranaire ,Ça a pour effets d’augmenter l’endocytose des LDL, pour
faire plus d’hormone. Le but étant d’avoir plus de cholestérol pour avoir plus d’hormone.

La LH a aussi pour action de faire entrer le cholestérol dans la mitochondrie

À moyen terme : -Quelques heures- elle agit sur la transcription des gènes qui agissent dans la
stéroïdogènes, notamment sur la transcription du complexe P450scc et la StAR qui a un rôle pour faire
entrer le cholestérol dans la mitochondrie.

À plus long terme : -plus de 24h- la LH augmente la taille et la multiplication des cellules de Leydig,
on a un effet hypertrophique -augmentation de la taille- et hyperplasique -augmentation du nombre-
.

Page
16
PHYSIOLOGIE DES GONADES

B) Contrôle de la spermatogenèse.

Rôle des cellules de Sertoli.

Leur premier rôle est architectural. Les cellules de Sertoli englobent totalement les cellules germinales,
ce qui reflète leur totale interdépendance

créer la barrière hémo- ou hémato-testiculaire. Cette barrière est indispensable àla méiose, elle
permet la constitution d’un microenvironnement indispensable.

ils confèrent une protection immunitaire des cellules germinales haploïdes qui pourraient être alors
reconnue comme des cellules étrangères

contribuent également à la fabrication de la membrane basale

Elles ont aussi un rôle dans la production de facteurs sertoliens. Ces facteurs peuvent être des facteurs
de croissance.

Elle produit aussi l’inhibine et l’AMH –Hormone antimüllérienne- .

Et enfin, elles vont faire la phagocytose des corps résiduels dans la spermiogénèse. Pour former les
spermatozoïdes, il va falloir éliminer des bouts de cytoplasme

H. Les rétrocontrôles

A) LH

La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH, on parle de feedback négatif.
C’est une boucle régulatrice simple, où la grandeur à réguler, ici la testostérone, commande elle-même
le niveau de son propre régulateur.

La testostérone peut agir à 3 niveaux : le système neveux centrale, l’hypothalamus où elle régule la
fréquence et la quantité de pulse de GnRH, ou au niveau hypophysaire, en modulant la réponse de
l’hypophyse au GnRH ou en jouant sur la quantité de LH et FSH produit. On module la réponse de
l’hypophyse au GnRH en jouant sur le nombre de récepteur.

B) FSH

L’inhibine, qui est une glycoprotéine constituée de deux chaines, α et β. Elle régule spécifiquement la
sécrétion de FSH.

Les hormones hypophysaires sont constituées de deux sous-unités : α et β, la sous-unité α est la même
pour la LH et la FSH, ce qui donne la spécificité à l’hormone c’est la sous-unité β.

Elle bloque aussi la libération de FSH induite par le GnRH. Cette sécrétion est elle-même régulé par la
FSH, qui stimule la sécrétion de l’inhibine et la synthèse d’une de ses sous-unités de l’inhibine. Il y aussi
une boucle de rétrocontrôle.

Page
17

Vous aimerez peut-être aussi