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Guide Accréditation Bactériologie Animale

Ce document établit des recommandations pour les essais en bactériologie animale afin de guider les laboratoires dans la mise en œuvre des exigences de la norme NF EN ISO/IEC 17025. Il couvre des sujets tels que le personnel, les installations, les équipements, la sélection des méthodes, la gestion des échantillons, les contrôles qualité et la production des rapports.

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Guide Accréditation Bactériologie Animale

Ce document établit des recommandations pour les essais en bactériologie animale afin de guider les laboratoires dans la mise en œuvre des exigences de la norme NF EN ISO/IEC 17025. Il couvre des sujets tels que le personnel, les installations, les équipements, la sélection des méthodes, la gestion des échantillons, les contrôles qualité et la production des rapports.

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Essais en bactériologie animale

I
LAB GTA 36 - Révision 02 FO
I T
F A
U E
I Q
N
R O
C T
L E
E
N
I O
R S
V E
LA

Comité Français d’Accréditation - 52 rue Jacques Hillairet, 75012 PARIS - Site internet : [Link]
Essais en bactériologie animale

SOMMAIRE

1. OBJET ....................................................................................................................................... 3
2. REFERENCES ET DEFINITIONS.............................................................................................. 3
2.1. Références ........................................................................................................................... 3
2.2. Abréviations et définitions .................................................................................................. 4
3. DOMAINE D’APPLICATION ..................................................................................................... 4
4. MODALITES D’APPLICATION ................................................................................................. 5
MODIFICATIONS APPORTEES A L’EDITION PRECEDENTE ................................................ 5
5.
I
FO
6. EXPRESSION DE LA PORTEE D’ACCREDITATION ............................................................... 6
7. GUIDE DE LECTURE DES EXIGENCES D’ACCREDITATION ET RECOMMANDATIONS ..... 6

I T
7.1. Personnel ............................................................................................................................. 6
7.2. Installations et conditions ambiantes ................................................................................ 7
F A
7.3. Equipements – Traçabilité métrologique ........................................................................... 8
7.3.1.
U E
Enceintes thermostatées ....................................................................................................................8
7.3.2.
7.3.3. I Q
Micropipettes et automates de pipetage et de distribution .................................................................8
Autoclaves ..........................................................................................................................................9
7.3.4. N
Balances .............................................................................................................................................9
7.3.5.
R O
Pieds à coulisse, systèmes de caméra utilisés pour la lecture des diamètres des zones d’inhibition
et densitomètres .................................................................................................................................9
T
7.4. Produits et services fournis par des prestataires externes ........................................... 10
C
7.4.1.
7.4.2.
L E
Exigences spécifiques concernant les milieux de culture ............................................................... 10
Sérum .............................................................................................................................................. 10

E
7.5. Revue des demandes, appels d’offres et contrats .......................................................... 10

N
7.6. Sélection, vérification et validation des méthodes ......................................................... 11
7.6.1.
I O
Méthodes reconnues ....................................................................................................................... 12
7.6.2.
S
Méthodes non reconnues ................................................................................................................ 12

R
7.7. Manutention des objets d’essai........................................................................................ 15

V E
7.8. Assurer la validité des résultats ....................................................................................... 15
7.8.1. Contrôles qualité interne .................................................................................................................. 15

LA
7.8.2. Contrôles qualité externe ................................................................................................................. 16
7.9. Rapport sur les résultats .................................................................................................. 16
8. BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................................... 17

LAB GTA 36 – Révision 02 2/17


Essais en bactériologie animale

1. OBJET
La norme NF EN ISO/IEC 17025 définit les exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d'étalonnages et d'essais.
Au regard de certains documents internationaux (par exemple, EA-4/02, ILAC P9 etc.) le Cofrac
s’attache à développer dans des guides techniques d’accréditation (GTA) qu’il publie, des
recommandations spécifiques au(x) domaine(s) technique(s) considéré(s), en vue de guider les
organismes dans la mise en œuvre des exigences du référentiel d’accréditation et en vue
d’harmoniser les approches.
Ce document vise à établir les recommandations issues des bonnes pratiques admises dans le
domaine et de la normalisation en vigueur. Il constitue un guide de lecture des exigences de ladite
norme pour les essais (ou analyses) en bactériologie animale. I
Il ne se substitue pas aux exigences réglementaires et/ou aux normes applicables au sein du
FO
laboratoire. Les recommandations qu'il contient et que le laboratoire est libre d’appliquer sont celles
I T
reconnues comme étant les plus appropriées par le Cofrac pour répondre aux exigences de la

F A
norme NF EN ISO/IEC 17025 et notamment du document LAB REF 02. Dans tous les cas, il
appartient au laboratoire de démontrer que les dispositions qu'il prend permettent de satisfaire
pleinement les exigences de la norme citée ci-dessus.

U E
2. REFERENCES ET DEFINITIONS
I Q
N
La liste des documents ci-dessous constitue une base non exhaustive de données. Il appartient au
O
laboratoire d’assurer la veille documentaire (normative et réglementaire).
R
2.1. Références
C T
L E
Le présent texte fait référence aux documents en vigueur suivants :
• Norme NF EN ISO/IEC 17025 « Exigences générales concernant la compétence des
E
laboratoires d’étalonnages et d’essais » ;
• LAB REF 02 « Exigences pour N l’accréditation des laboratoires selon la norme
I O
NF EN ISO/IEC 17025 : 2017 » ;
S
• LAB REF 05 « Règlement d’accréditation » ;
R
• LAB REF 08 « Expression et évaluation des portées d’accréditation » ;

V E
• LAB REF 16 « Politique relative à la participation des Laboratoires de Référence au système
d’accréditation dans le champ d’application du Règlement (UE) 2017/625 » ;

LA
• GEN REF 10 « Traçabilité des résultats de mesure – Politique du Cofrac et modalités
d’évaluation » ;
• GEN REF 11 « Règles générales pour la référence à l’accréditation et aux accords de
reconnaissance internationaux » ;
• LAB INF 36 « Nomenclature et expression des lignes de portées d'accréditation pour les essais
en bactériologie animale ».
• LAB GTA 90 : « Guide technique d’accréditation – étalonnage des instruments volumétriques à
piston » ;
• LAB GTA 95 : « Guide technique d’accréditation – étalonnage d’instruments de pesage à
fonctionnement non automatique ».
• Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres de l’OMSA.

LAB GTA 36 – Révision 02 3/17


Essais en bactériologie animale

2.2. Abréviations et définitions


Les abréviations suivantes sont utilisées :
• AFNOR : Association Française de NORmalisation, [Link]
• COFRAC : Comité Français d'Accréditation, [Link]
• EA : European co-operation for Accreditation ; [Link]
• EIL : Essais interlaboratoires
• EMT : Erreur Maximale Tolérée
• ISO : International Standard Organisation, [Link]
• IVAP : Instrument Volumétrique à Piston
I
FO
• LNR : Laboratoire National de Référence
• OCIL : Organisateur de Comparaisons Inter-Laboratoires
• OMSA : Organisation Mondiale de la Santé Animale, [Link] I T
• PSM : Poste de Sécurité Microbiologique
F A
• SI : Système International d’unités
U E
Définitions :
I Q
N
Développeur : organisme en charge de la validation de la méthode (Cf. paragraphes [Link] et
[Link])

R O
Laboratoire utilisateur : laboratoire qui adopte une méthode validée (Cf. paragraphes 7.6.1, [Link]
et [Link])

C T
E
Définition de l’encart « Pistes de réflexion » :

L
Pistes de réflexion
E
N
Certains paragraphes du présent document sont accompagnés de questions pratiques ou pistes de
réflexion pour aider le laboratoire dans sa démarche de mise en œuvre des exigences
I O
d’accréditation, en s’appuyant notamment sur une approche basée sur l’analyse de risques.

R S
Ces pistes ne sont pas exhaustives, elles sont données à titre informatif pour guider les
laboratoires afin de se mettre en conformité vis-à-vis de l’ensemble des exigences du référentiel.

V E
LA
3. DOMAINE D’APPLICATION
Ce guide technique d’accréditation s’adresse aux :
• laboratoires d’essais accrédités ou candidats à l'accréditation selon la norme
NF EN ISO/IEC 17025 pour le domaine cité en objet ;
• évaluateurs du Cofrac, pour lesquels il constitue une base d'harmonisation pour l’évaluation ;
• membres des instances décisionnelles du Cofrac : Comité de Section Laboratoires,
Commission d'Accréditation Biologie Agro-Alimentaire, structure permanente ;
• clients des laboratoires d’essais accrédités sur ce domaine ;
• instances officielles concernées par ce domaine.
Le champ du présent guide couvre notamment les techniques basées sur la culture, l'isolement et
l’identification ou la mise en évidence (par exemple par immuno-fluorescence) des espèces

LAB GTA 36 – Révision 02 4/17


Essais en bactériologie animale

bactériennes, ainsi que les techniques de détermination de la sensibilité d’une espèce bactérienne
aux anti-infectieux.
Les essais nécessitant d’autres principes de mesure (exemple spectrométrie de masse (MALDI-
TOF) ne sont pas traités dans ce guide. Toutefois, les laboratoires peuvent se rapprocher du Cofrac
qui étudiera la recevabilité de tels types de demandes.
Le champ du présent guide ne couvre pas la partie échantillonnage / prélèvement au sens de la
norme NF EN ISO/IEC 17025. En effet, en Santé Animale, l’acte de prélèvement relève de la
médecine vétérinaire et est donc de la responsabilité des services vétérinaires officiels. Cependant,
dans le cadre de certains essais (cas de la norme NF U47-101 par exemple), l’action qui consiste à
prélever un organe de l’échantillon reçu (c'est-à-dire l’animal) est nécessaire pour constituer l’objet
soumis à essais.
Les aspects d’hygiène et sécurité sont couverts en France par la législation et ne relèvent pas de la
mission du Cofrac. Le laboratoire est néanmoins tenu de respecter la réglementation en vigueur. I
FO
Ce guide s’applique de manière équivalente aux laboratoires œuvrant dans le cadre des contrôles
officiels (au sens du règlement UE 2017/625) ou aux laboratoires intervenant hors contrôle officiel.

I T
4. MODALITES D’APPLICATION
F A
Ce document est applicable à compter du 16 janvier 2023.
Ce document contient à la fois des exigences et des recommandations. U E
I Q
Le terme « doit » est utilisé pour exprimer une exigence. Les exigences correspondent à la
N
retranscription des exigences de la norme d’accréditation, du prescripteur ou de la réglementation,

R O
ou relèvent des règles d’évaluation et d’accréditation du Cofrac.
Dès lors que le texte reprend des exigences, elles sont identifiées en grisées dans le corps du texte.

C T
Le terme « devrait » exprime une recommandation de bonne pratique. L’organisme est libre

L E
de ne pas suivre la recommandation s’il peut démontrer que les dispositions alternatives qu’il
met en œuvre satisfont les exigences d’accréditation.
E
Le terme « peut » exprime une permission ou une possibilité. La possibilité est généralement
N
employée pour indiquer des moyens de satisfaire une exigence donnée, que l’organisme est libre
d’appliquer ou non.
I O
5. R S
MODIFICATIONS APPORTEES A L’EDITION PRECEDENTE

V E
Du fait de la refonte du document et par souci de lisibilité, les modifications n’y sont pas repérées.

LA
Les principaux changements concernent :
• la suppression de toute référence à la version 2005 de la norme NF EN ISO/IEC 17025 et
l’alignement du contenu de ce guide aux exigences de la nouvelle version 2017 de la norme ;
• La reformulation des recommandations en pistes de réflexion ;
• le retrait des exemples d’expressions de portées d’accréditation qui sont transférés dans le
document Cofrac LAB INF 36 ;
• la mise à jour des références du document et des définitions ;
• des précisions concernant la traçabilité métrologique des équipements, la sélection, la
vérification et la validation des méthodes et l’assurance de la validité des résultats ainsi que
l’ajout du chapitre concernant la revue des demandes, appels d’offres et contrats.

LAB GTA 36 – Révision 02 5/17


Essais en bactériologie animale

6. EXPRESSION DE LA PORTEE D’ACCREDITATION


La portée d’accréditation est définie par le laboratoire, conformément aux principes décrits dans le
document LAB REF 08 (Expression et évaluation des portées d’accréditation).
Le laboratoire définit le niveau de flexibilité qu’il revendique. Pour établir sa portée, le laboratoire se
reporte aux tableaux qui listent les différents types d'essais les plus couramment rencontrés et
pratiqués dans le domaine de la bactériologie animale présentés dans le document LAB INF 36.

7. GUIDE DE LECTURE DES EXIGENCES D’ACCREDITATION ET


RECOMMANDATIONS

7.1. Personnel
I
FO
NF EN ISO/IEC 17025 § 6.2
LAB REF 02

I T
Le laboratoire doit disposer de personnels ayant des connaissances générales en bactériologie,

laboratoire exécutées. F A
sur les maladies animales et sur la réglementation en vigueur, en fonction des activités de

U E
Afin d’assurer que son personnel possède les compétences nécessaires pour accomplir les
activités de laboratoire qui lui sont attribuées, le laboratoire doit autoriser son personnel selon des
dispositions prédéfinies.
I Q
N
Il n’est pas imposé d’autoriser une personne pour l’ensemble d’une méthode. Cette autorisation
O
peut être délivrée pour une ou certaines étapes d’une méthode.

R
Pistes de réflexion :

C T
• Quelles sont les tâches définies par le laboratoire nécessitant une autorisation ? Par exemple :
- la préparation des échantillons ;
L E
- la mise en œuvre de l’essai ;
E
-
N
l’approbation des résultats ;
-
I O
l’émission d’avis et d’interprétation ;
-
S
la sélection, vérification et validation des méthodes.

R
• Quels sont les éléments pris en compte par le laboratoire pour autoriser son personnel à

- V E
exécuter les tâches prédéfinies ? Ces éléments peuvent par exemple inclure :
les différentes méthodes de culture, d’isolement et d’identification mises en œuvre ;

LA
- la connaissance des principes des milieux de culture ;
- la connaissance des principes et points critiques des méthodes ;
- les caractéristiques des espèces bactériennes recherchées et/ou utilisées ;
- la connaissance des pathologies (dont la connaissance de l’anatomie des organes et des
lésions lorsque c’est nécessaire) et de l’environnement réglementaire.
• Quels sont les éléments pris en compte par le laboratoire pour s’assurer que les compétences
de son personnel sont maintenues ? Par exemple :
- la fréquence de réalisation de la tâche (incluant l’approbation des rapports) ;
- la représentativité des essais (positifs, négatifs, variation des types de prélèvements et de
phénotypes bactériens, …) ;
- l’exploitation des données de surveillance de la validité des résultats ;
- la formation.

LAB GTA 36 – Révision 02 6/17


Essais en bactériologie animale

7.2. Installations et conditions ambiantes


NF EN ISO/IEC 17025 § 6.3

Les conditions environnementales doivent permettre la bonne application des normes d’essais, ne
pas modifier l’intégrité de l’échantillon soumis à l’essai et ne pas avoir d’influence sur la validité des
résultats.
Les locaux dans lesquels sont réalisés les autopsies et les prélèvements sur animaux vivants
possèdent les caractéristiques d'un local d’essai et sont nettoyés et désinfectés par des moyens
appropriés selon la réglementation en vigueur. Ils permettent la réception, la réalisation et le
conditionnement des prélèvements dans des conditions qui n'altèrent pas la qualité de ceux-ci.
L'agencement de la salle d'autopsie permet la réception et l'élimination des cadavres sans risque de
contamination entre cette salle et les autres locaux.
I
FO
Pistes de réflexion :
Pour maitriser les risques de contaminations croisées liés à l’organisation des flux, le laboratoire
s’interroge sur les éléments suivants :
I T
contaminations croisées ? Par exemple : F A
• Quelles tâches réalisées au laboratoire sont à prendre en compte pour maîtriser les risques de

- la réception, le tri et le stockage des échantillons ;


U E
- la préparation et la stérilisation des milieux de culture et du matériel ;
- les prélèvements sur animaux vivants ;
I Q
- les autopsies ;
N
- la décontamination et la laverie. R O
- la préparation des échantillons et la réalisation des essais ;

T
• Quelles autres activités réalisées au laboratoire sont à prendre en compte ?
C
E
• Quelles sont les modalités mises en œuvre pour limiter ce risque ? Par exemple :
L
E
- la séparation spatiale des tâches ;
- la séparation temporelle des tâches ;
N
- l’utilisation de système de transport étanche ou convenablement protégé ;
I O
- les plans de nettoyage/désinfection ;

R S
- le programme de contrôle des surfaces et de l’environnement dans la zone de travail
(fréquence, modalités) ;

V E
- les dispositions de décontamination à suivre en cas d’incidents ;
- le principe de traitement de l’air des locaux d’essais, ainsi que sa maintenance et son

LA
niveau de performance ;
- l’utilisation des PSM.
Concernant l’utilisation des PSM :
• Comment le laboratoire s’assure-t-il que les utilisateurs connaissent les limites d’utilisation (y
compris les risques de perturbation des flux) du PSM ?
• Comment et à quelle fréquence sont assurés le nettoyage et la décontamination ?
• Ces fréquences de nettoyage et de décontamination sont-elles adaptées aux différentes
parties de l’appareil (dessus et dessous du plan de travail, surfaces intérieures et extérieures,
vitre, etc.) en fonction du risque de contamination ?
• Comment le laboratoire s’assure-t-il de la performance de ses PSM ?

LAB GTA 36 – Révision 02 7/17


Essais en bactériologie animale

7.3. Equipements – Traçabilité métrologique


NF EN ISO/IEC 17025 § 6.4 et 6.5
GEN REF 10

Le laboratoire doit identifier les équipements ayant une influence sur la validité des résultats et
s’assurer de leur maintien en bon état de fonctionnement (propreté, maintenance, contrôle).
Ces équipements doivent faire l’objet d’un raccordement métrologique conformément aux
dispositions décrites dans la norme NF EN ISO/IEC 17025 et le document Cofrac GEN REF 10.

7.3.1. Enceintes thermostatées

Pour toute enceinte thermostatée ayant une influence sur la validité des résultats (exemples :
enceinte destinée à maintenir une température d’incubation, réfrigérateurs assurant le stockage I
FO
des réactifs, …), une cartographie doit être réalisée préalablement à la mise en service et en cas
d’intervention importante (par exemple : déplacement, réparation).

I T
Le laboratoire peut, par exemple, suivre le fascicule FD V08-601 ou la norme FD X15-140 pour
effectuer les cartographies des enceintes.

F A
Il n'est pas exigé de réaliser une cartographie des congélateurs dont la température est inférieure

fonctionnement de l'équipement.
U E
ou égale à -40°C. Le suivi par une sonde raccordée au SI est suffisant pour garantir le

I Q
Le contrôle effectif de la température est réalisé, par exemple, par enregistrement en continu (avec
un intervalle d’acquisition des données adapté aux durées d’incubation) ou par l’utilisation d’un
thermomètre mini-maxi. N
O
Lorsque l’enrichissement de l’atmosphère en CO2 est nécessaire dans une enceinte thermostatée,
R
T
la validation des témoins réalisés à chaque série d’épreuve suffit à garantir la concentration en CO2.

C
Pistes de réflexion :

L E
Pour la caractérisation des enceintes thermostatées ayant une influence sur la validité des
E
résultats, le laboratoire tient-il compte des éléments suivants ?

N
• les modalités de la cartographie (en conditions réelles d’utilisation, à mi-charge ou charge
pleine) ;
I O
R S
• la nécessité de matérialiser les zones acceptables ;
• la fréquence des cartographies et les éléments à prendre en compte pour définir cette

V E
fréquence, par exemple : l’influence sur les résultats (température sélective, durée
d’incubation), le type d’équipements (stabilité, historique, convection d’air forcé ou autre) ; les

LA
réparations et/ou les déplacements,…
• les différentes températures de cartographie selon l’utilisation de l’enceinte (cas par exemple
des incubateurs programmables) ;
• le(s) moyen(s) mis en œuvre pour le contrôle effectif de la température ;
• la fréquence d’étalonnage des sondes de suivi.

7.3.2. Micropipettes et automates de pipetage et de distribution

Les exigences des normes de la série 8655 ne sont pas systématiquement opposables, en
particulier pour ce qui concerne les critères de conformité des EMT. Ces derniers y sont décrits
dans un but d’émission d’un certificat de conformité par un fabricant et non pour être
systématiquement pris en compte par un laboratoire réalisant des essais de bactériologie.

LAB GTA 36 – Révision 02 8/17


Essais en bactériologie animale

Le guide technique d’accréditation LAB GTA 90 « Etalonnage des instruments volumétriques à


piston » précise des recommandations de bonnes pratiques relatives à l’étalonnage des instruments
volumétriques à piston. Ce document peut servir de guide aux laboratoires pour mettre en place
une procédure adaptée à leur utilisation.
Les points suivants doivent être pris en compte pour les équipements ayant une influence sur la
validité des résultats :
• le raccordement au Système International d’unités est exigé ;
• la fréquence de raccordement doit être définie et argumentée ;
• la justesse (ou erreur systématique selon les normes 8655) et la fidélité (ou erreur aléatoire
selon les normes 8655) doivent être vérifiées. Le nombre de répétitions pour vérifier ces
caractéristiques doit être défini et argumenté ;

I
• pour les IVAP multicanaux, la justesse et la fidélité doivent être vérifiées pour chaque canal

FO
indépendamment des autres ;
• les critères de performance (EMT) attendus doivent être définis et argumentés par le
laboratoire en fonction des besoins des méthodes ;
I T
F A
• pour les IVAP à volume variable, l’étendue et le mode d’utilisation (par exemple : mode
répétitif) doivent être pris en compte. Ainsi, pour une utilisation sur une gamme de volumes, le

un seul volume, la vérification de ce seul point est acceptable.


U E
laboratoire vérifie au moins les volumes minimum et maximum utilisés ; pour une utilisation à

7.3.3. Autoclaves
I Q
N
O
Si des contrôles qualité des milieux de culture (aspect, couleur, fertilité, stérilité, essais de
performance) sont effectués après la stérilisation, l’étalonnage des sondes de température des
R
autoclaves n’est pas indispensable. Cela n’exclut pas la vérification systématique des cycles
d’autoclavage (temps, température, pression, etc).
C T
7.3.4. Balances
L E
E
Les balances ayant une influence sur la validité des résultats doivent être raccordées au Système
International d’unités.
N
I O
Les diluteurs gravimétriques ou autre système équivalent peuvent ne pas être raccordés au

R S
Système International d’unités selon leur mode d’utilisation : par exemple, lors de la préparation de
l’échantillon pour la recherche de salmonelles avec un rapport de dilution compris entre 10 et 20%.

V E
Le guide technique d’accréditation LAB GTA 95 « Etalonnage d’instruments de pesage à
fonctionnement non-automatique » précise des recommandations de bonnes pratiques relatives à
l’étalonnage des instruments de pesage à fonctionnement non automatique. Ce document peut

L A
servir de guide aux laboratoires pour mettre en place une procédure adaptée à leur utilisation.

7.3.5. Pieds à coulisse, systèmes de caméra utilisés pour la lecture des


diamètres des zones d’inhibition et densitomètres

L’étalonnage de ces équipements n’est pas exigé dans la mesure où l’incertitude de mesure affecte
peu la validité du résultat (catégorisation clinique). En effet, d’autres facteurs impactent beaucoup
plus significativement le résultat, en particulier des facteurs biologiques.
Le laboratoire doit néanmoins s’assurer du bon état de fonctionnement de ses équipements.

LAB GTA 36 – Révision 02 9/17


Essais en bactériologie animale

7.4. Produits et services fournis par des prestataires externes


NF EN ISO/IEC 17025 §. 6.6
LAB REF 02

Ce paragraphe n’a pas vocation à présenter une liste exhaustive des réactifs ayant une influence
sur la validité des résultats.

7.4.1. Exigences spécifiques concernant les milieux de culture

La préparation des milieux de culture dans un local réservé à cet usage est privilégiée ; toutefois la
préparation de milieux à préparation extemporanée peut être réalisée dans les locaux destinés à
l'ensemencement dans la mesure où le laboratoire garantit l’absence de contamination.

I
FO
Pistes de réflexion :
Pour les milieux prêts à l’emploi (y compris les milieux prêts à couler) :
• Le certificat de contrôle du fournisseur répond-il aux besoins du laboratoire ?
I T
(contrôles de performance, ...) F A
• Dans le cas contraire, quels sont les moyens de contrôles mis en œuvre par le laboratoire ?

suppléments sont ajoutés) : U E


Pour les milieux à préparation extemporanée (milieux finis prêts à l’emploi auxquels des

I Q
• Le certificat de contrôle du fournisseur répond-il aux besoins du laboratoire ?
N
• Dans le cas contraire, quels sont les moyens de contrôles mis en œuvre par le laboratoire ?
(contrôles de performance, ...)
R O
Pour les milieux préparés par le laboratoire : C T
• Le laboratoire a-t-il prévu un contrôle qualitatif ?

L E
• Quels sont les critères vérifiés par le laboratoire en fonction des spécifications des milieux
E
préparés (exemples : fertilité, stérilité, sélectivité et productivité des milieux) ?

N
• A quelle fréquence sont réalisés ces contrôles ? (changement de lot de milieu déshydraté, …)

I O
• Comment le laboratoire s’assure-t-il de respecter les exigences du fournisseur en matière de
qualité de l’eau ?

R S
• Comment le laboratoire garantit-il une conservation adéquate des boites de Pétri ?

V E
7.4.2. Sérum

LA
Le laboratoire vérifie la performance des sérums, sauf si la vérification est réalisée par le
fournisseur et que le laboratoire respecte les préconisations du fournisseur.

7.5. Revue des demandes, appels d’offres et contrats


NF EN ISO/IEC 17025 § 7.1

La revue de contrat peut être effectuée, selon les cas, directement avec les clients ou les
représentants des clients : des organismes à vocation sanitaire (par exemple, groupement de
défense sanitaire) et des organisations vétérinaires à vocation technique (par exemple, groupement
de vétérinaires).
Elle peut être réalisée sur des documents tels que l’ordonnance du vétérinaire, un formulaire de
demande interne au laboratoire ou tout autre document accompagnant les prélèvements.

LAB GTA 36 – Révision 02 10/17


Essais en bactériologie animale

Ce processus de revue permet notamment d’identifier le (ou les) destinataire(s) des rapports
d’essais ainsi que les informations associées qui leur seront transmises (résultat, déclaration de
conformité).

Pistes de réflexion :
• Quelles sont les informations que le laboratoire transmet à son client lors de la revue de
contrat ?
- les critères d’acceptation des échantillons à réception tels que quantité/volume,
température, délai entre le prélèvement et la réception, intégrité, etc ?
- les délais d’analyse, en accord avec les exigences normatives ou réglementaires le cas
échéant ?
- les prestations éventuellement confiées à un prestataire externe ?
- la méthode retenue, notamment lorsque le laboratoire utilise plusieurs références pour unI
même principe de mesure ?
- les délais et les modalités de conservation des échantillons ? FO
I T
- la nécessité d’émettre ou non une déclaration de conformité et le cas échéant, la règle de
décision convenue avec lui ?
- la nécessité d’émettre ou non des avis et interprétations ? F A
- les modalités de transmission des résultats ?
U E
7.6. Sélection, vérification et validation des méthodes I Q
N
RO
NF EN ISO/IEC 17025 § 7.2
LAB REF 08

C T
De manière générale, les principes relatifs à la validation des méthodes, tels que décrits dans les

E
chapitres correspondants du manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux
terrestres et du manuel des tests de diagnostic pour les animaux aquatiques de l’OMSA, doivent
L
être respectés.
E
Le document LAB REF 08 précise la définition d’une méthode reconnue :
N
I O
• Les méthodes décrites dans les normes AFNOR sont considérées comme reconnues
lorsqu’elles décrivent une analyse spécifique et si elles ne se limitent pas à donner des lignes
S
directrices pour la mise en œuvre des méthodes.
R
V E
• Les méthodes du manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres et
aquatiques de l’OMSA peuvent être considérées comme reconnues lorsqu’elles sont
suffisamment décrites pour être mises en œuvre et qu’elles sont utilisées pour l’usage prévu

LA
dans le manuel.
• Les méthodes rendues d’application obligatoire, si elles sont décrites, ou référencées dans un
texte réglementaire, dès lors que ces méthodes sont utilisées dans le contexte d’application
obligatoire.
En dehors des cas cités ci-dessus, les méthodes sont considérées comme non reconnues et sont
exprimées en méthodes internes dans les portées d’accréditation (portée de type fixe ou flexibilité
de type FLEX 3). Une détermination des caractéristiques et une validation préalable conformément
au document LAB REF 08 sont alors nécessaires.

LAB GTA 36 – Révision 02 11/17


Essais en bactériologie animale

7.6.1. Méthodes reconnues

Dans le cadre de la mise en œuvre de méthodes reconnues, le laboratoire doit appliquer


strictement les méthodes décrites dans les documents publiés ou les normes techniques.
Il n’est pas demandé au laboratoire utilisateur de déterminer les caractéristiques de la méthode.
Le laboratoire doit toutefois s’assurer de sa capacité à appliquer la méthode retenue avant de la
mettre en œuvre, conformément au document LAB REF 08.
Le laboratoire établit un dossier de confirmation qui comporte, pour une méthode donnée, les
éléments suivants :
• adéquation des performances de la méthode par rapport au besoin de ses clients ;
• données de répétabilité et de reproductibilité intra laboratoire (fidélité intermédiaire) ;
I
• vérification de la concordance des résultats qu’il obtient sur un panel d’échantillons de statut
connu (positif et négatif).
FO
Pistes de réflexion : I T
F A
• Le laboratoire a-t-il documenté dans son système de management des dispositions relatives à
la vérification de la mise en œuvre de la méthode ?

U E
• Les dispositions de gestion documentaire mises en œuvre permettent-elles d’assurer la

I Q
traçabilité des modifications apportées au dossier de confirmation ?
• Le laboratoire a-t-il identifié les critères de performances de la méthode requis ?
N
exemple :
R O
• Quels sont les moyens mis en œuvre pour atteindre les critères de performance définis ? Par

C T
- le choix du panel d’échantillons (EIL, matériaux de référence externes, échantillons
analysés avec une autre méthode reconnue, etc) ;

L
- l’évaluation de l’incertitude de mesure.
E
- l’identification et la maîtrise des facteurs ayant une influence sur les résultats,

E
• Le laboratoire a-t-il conclu sur l’adéquation de la méthode par rapport à l’emploi prévu et sur
son autorisation d’emploi ? N
I O
R S
7.6.2. Méthodes non reconnues

V E
Quel que soit le principe de la méthode, un dossier de validation doit être constitué, conformément
aux exigences de la norme NF EN ISO/IEC 17025 et du document LAB REF 08.

LA
[Link]. Détermination des caractéristiques

Les caractéristiques suivantes sont prises en compte dans le dossier de validation. Si certaines
d’entre elles ne sont pas prises en compte, le laboratoire justifie son choix dans son dossier.
• sensibilité analytique : plus petite quantité de substance caractérisable ou la plus faible
réaction décelable avec un niveau de confiance défini ;
• sensibilité diagnostique : proportion d’animaux de référence connus comme infectés et
présentant un résultat positif à l’analyse. Les animaux infectés pour lesquels le résultat est
négatif sont considérés comme des « faux négatifs » ;
• spécificité analytique : faculté du test à distinguer entre les analytes cibles et les autres
substances de la matrice ;

LAB GTA 36 – Révision 02 12/17


Essais en bactériologie animale

• spécificité diagnostique : proportion d’animaux de référence connus comme non infectés et


présentant un résultat négatif lors d’une épreuve. Les animaux de référence non infectés pour
lesquels le résultat est positif sont considérés comme des « faux positifs ». Les modalités
d’établissement des seuils d’interprétation sont documentées ;
• valeur de fidélité (répétabilité, reproductibilité inter laboratoire ou à défaut intra laboratoire :
fidélité intermédiaire) ;
• données de robustesse si possible. (Degré de concordance entre les analyses réitérées d’un
même échantillon avec un même réactif au sein du même laboratoire, dans les conditions
opératoires limites prévues par le protocole).
Le dossier de validation établi par le développeur présente les résultats obtenus pour ces
paramètres ainsi que la description des conditions de leur obtention (nature, origine, nombre
d’échantillons utilisés) et est accessible au laboratoire utilisateur.
I
Le laboratoire utilisateur doit s’assurer de la pertinence des conditions d’obtention des résultats vis-

FO
à-vis de ses propres objectifs et compléter le dossier de validation si ces conditions ne répondent
pas à son besoin (cf. tableau paragraphe [Link]).
I T
a.
[Link].

Généralités
Validation et autorisation d’emploi

F A
U E
La validation est la confirmation que les caractéristiques de la méthode conviennent pour l’emploi
prévu.
I Q
Le laboratoire doit apporter les éléments de vérification suivants, pour chaque matrice revendiquée
et pour chaque variante opératoire : N
R O
Paramètres à vérifier et/ou
à connaître
T
Données bibliographiques /
C
Données du développeur *
Données acquises pour
l’évaluation de la performance
d’une méthode par le

L E laboratoire utilisateur **
Spécificité Diagnostique Oui
E Non
Sensibilité Diagnostique
N Oui Non
Fidélité (répétabilité et
reproductibilité) I O Oui Oui
S
ER
Robustesse Oui Oui (si possible)
Concordance avec une
V
méthode de référence ou
Oui Oui (si possible)

LA
avec une méthode déjà
utilisée
Détectabilité (sensibilité et
Oui Oui
spécificité analytiques)
Evaluation de l’incertitude de
Oui Oui
mesure
* Les items mentionnés dans cette colonne sont applicables lors de la détermination des caractéristiques
par le développeur
** Les items mentionnés dans cette colonne sont applicables lors de l’autorisation d’emploi par le laboratoire
utilisateur

LAB GTA 36 – Révision 02 13/17


Essais en bactériologie animale

b. Recommandations permettant la validation d’une méthode

Spécificité/Sensibilité Diagnostique :
En fonction des données communiquées par le développeur et des exigences, pour la validation
des méthodes, décrites dans le manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux
terrestres et dans le manuel des tests de diagnostic pour les animaux aquatiques de l'OMSA, le
laboratoire évalue la nécessité de compléter les données et dans ce cas, il justifie les modalités
mises en œuvre et les résultats obtenus. Pour ce faire, le laboratoire se référe aux tables
statistiques des manuels OMSA évaluant le degré de confiance de ces paramètres en fonction du
nombre d’échantillons testés.

Fidélité (répétabilité et reproductibilité) :


• Répétabilité
I
FO
L’évaluation de la répétabilité consiste à effectuer l’analyse d’un même échantillon positif dans des
conditions standardisées : même opérateur, même(s) lot(s) de réactif(s), même(s) instrument(s),
mêmes conditions d’analyse. Le laboratoire devrait obtenir au moins 10 valeurs pour un même
échantillon. En pratique, ces essais sont réalisés au cours d’une même série. I T
• Reproductibilité intra-laboratoire (fidélité intermédiaire)
F A
E
L'évaluation de la reproductibilité (interne au laboratoire) consiste à effectuer l'analyse d'un (ou
plusieurs) échantillon(s) dans des conditions différentes (à titre d’exemples : variation d’opérateur,
de jour de réalisation, des lots de réactifs, des instruments…). U
I Q
Lorsque c’est possible, le laboratoire obtient au moins 15 valeurs indépendantes en faisant varier le
N
maximum de paramètres représentatifs de l’activité de routine prévue.

R O
Comparaison avec une méthode déjà utilisée au laboratoire

C T
Cette comparaison ne peut intervenir qu'après la vérification de la répétabilité et de la
reproductibilité.

L E
Pour comparer deux méthodes entre elles, le laboratoire utilise au moins 15 échantillons positifs et
E
autant de négatifs de statut connu et judicieusement choisis.

N
Ces échantillons sont analysés en parallèle par les deux techniques dans des conditions

O
opératoires aussi proches que possibles afin de limiter l’introduction de sources de variabilité.
I
Détectabilité
R S
Le laboratoire s’assure qu’il atteint le niveau de détectabilité requis au moyen de matériaux de statut
connu.
V E
LA
c. Constitution du dossier de validation
Les informations et les résultats collectés au cours du processus de validation font l’objet d’un
document cohérent et clair, qui mentionne une acceptation formelle par le laboratoire de la validité
de la méthode, c'est-à-dire une décision ou une déclaration :
• quant à la détermination des caractéristiques de la méthode,
• quant à l’autorisation d’emploi de la méthode.
Ce dossier de validation est géré dans le système de management du laboratoire.

LAB GTA 36 – Révision 02 14/17


Essais en bactériologie animale

7.7. Manutention des objets d’essai


NF EN ISO/IEC 17025 § 7.4

En fonction du contexte et de la réglementation en vigueur, la réception, le transfert, le déballage, la


manipulation et le stockage des échantillons reçus peuvent nécessiter la mise en œuvre de
dispositions de confinement adaptées au niveau de risque correspondant.
Lorsque la réglementation et/ou les méthodes ne définissent pas les conditions d’acceptation des
échantillons (type, nombre, conditions d’acheminement et de conservation, informations
nécessaires au traitement de l’échantillon…), le laboratoire doit établir ses propres critères et les
tenir à disposition des clients.
Le laboratoire doit documenter les dispositions prises pour éviter toute contamination lors des
dépôts des échantillons par les clients et au moment de la circulation dans le laboratoire des
I
FO
prélèvements et des documents potentiellement souillés les accompagnant.
Le laboratoire assure la traçabilité des échantillons tout au long du processus de traitement et
d'analyse.
I T
En fonction des besoins du laboratoire et de ses clients, du contexte et de la réglementation, les

F A
produits soumis à analyse sont conservés au moins jusqu'à la validation finale des résultats puis
éliminés selon des modalités qui évitent toute contamination Dans tous les cas, le laboratoire définit
et justifie ses choix.

U E
Sauf mention particulière dans les référentiels externes applicables, le laboratoire définit ses
conditions de stockage.
I Q
7.8. Assurer la validité des résultats N
R O NF EN ISO/IEC 17025 § 7.7

C T LAB REF 02

L E
Tels que précisés dans les chapitres 7.7.1 et 7.7.2 de la norme NF EN ISO/IEC 17025, le
laboratoire doit surveiller d’une part, la validité de ses résultats par l’intermédiaire des contrôles «
E
internes » qu’il a mis en place et d’autre part sa performance via des contrôles « externes ».

N
La mise en œuvre de ces contrôles « internes et externes » doit être planifiée et revue par le
laboratoire.
I O
R S
La fréquence de ces contrôles doit être définie et justifiée, par exemple, par une analyse des
risques et des opportunités liées aux activités concernées.

V E
7.8.1. Contrôles qualité interne

LA
Les témoins positifs décrits dans la méthode d’essai doivent être mis en œuvre et conduire aux
résultats attendus.
Le laboratoire dispose de souches de référence ou de souches correctement identifiées pour
assurer la qualité des résultats. Le laboratoire met en œuvre les moyens nécessaires pour la
conservation de ses souches, en particulier des souches mères, et s’assure du maintien de leur
caractéristique.
En fonction de son activité et de leur pertinence, le laboratoire réalise des « essais à blanc »
(exemple : analyse d’un milieu de dilution pour mimer une suspension mère) et des contrôles
positifs, à des fréquences définies.

LAB GTA 36 – Révision 02 15/17


Essais en bactériologie animale

7.8.2. Contrôles qualité externe

Le laboratoire doit participer aux essais d’aptitude appropriés pour démontrer sa performance.
Ces essais peuvent être organisés par un LNR (dans le cadre de l’obtention/maintien des
agréments ministériels) ou par un autre organisateur de comparaisons inter-laboratoires.
Lorsqu’aucun essai d’aptitude n’existe, le laboratoire doit ses résultats avec ceux d’autres
laboratoires pour assurer la cohérence de ses résultats.

Pistes de réflexion :
• La surveillance de la performance est-elle planifiée et la périodicité est-elle justifiée (exemple :
analyse de risque) ?
• Le plan de participation couvre-t-il l’ensemble des compétences et matrices de la portée I
FO
d’accréditation ?
• En cas de résultats non conformes, la procédure relative aux travaux non conformes (§ 7.10)
est-elle mise en œuvre ?
I T
F A
• Le laboratoire a-t-il mis en place un dispositif permettant de statuer périodiquement sur la
pertinence de son choix et de revoir la planification de la surveillance de la validité de ses
résultats, si nécessaire ?
U E
• Le laboratoire évalue-t-il la performance de l’OCIL en adéquation avec ses besoins ? (cf § 6.6
de la norme NF EN ISO/IEC 17025) ?
I Q
N
7.9. Rapport sur les résultats
R O
C T NF EN ISO/IEC 17025 § 7.8
LAB REF 02

L E
La date d'exécution de l'essai exigée sur le rapport d'essai peut être la date de début ou de fin de
E
l'essai en fonction du contexte et des analyses à condition que la traçabilité tenue par le laboratoire
permette dans tous les cas de démontrer que les exigences techniques ou réglementaires ont été
strictement respectées. N
I O
Les « conclusions » émises par le laboratoire et imposées par le donneur d’ordre (interprétations

REF 02.
R S
SIGAL) ne relèvent ni de la déclaration de conformité ni des avis et interprétations au sens du LAB

E
Elles sont considérées comme étant hors champs d’accréditation.
V
LA

LAB GTA 36 – Révision 02 16/17


Essais en bactériologie animale

8. BIBLIOGRAPHIE
• FD X15-140 « Mesure de l'humidité de l'air - Enceintes climatiques et thermostatiques -
Caractérisation et vérification ».
• FD V08-601 « Microbiologie des aliments – enceintes thermostatiques, caractérisation,
vérification et suivi quotidien ».
• NF EN ISO 8655-2 « Appareils volumétriques à piston - Partie 2 : pipettes à piston ».
• Arrêté du 16/07/2007 fixant les mesures techniques de prévention notamment de confinement,
à mettre en œuvre dans les laboratoires de recherche, d’enseignement, d’analyses, d’anatomie
et cytologie pathologique, les salles d’autopsie et les établissements industriels et agricoles où
les travailleurs sont susceptibles d’être exposés à des agents biologiques pathogènes.
• Antibiogramme Vétérinaire du Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de I
FO
Microbiologie.

I T
F A
U E
I Q
N
R O
C T
L E
E
N
I O
R S
V E
LA

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