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3.5.

5 - Le service des anges — Actes 1:10b-11


Les disciples regardent fixement vers le ciel et, en quelque
sorte, le Seigneur Jésus ne peut pas, pour ainsi dire, faire
autrement que de leur donner aussitôt une réponse ; et
celle-ci est très précieuse.
« Voici, deux hommes en vêtements blancs, se tinrent là à
côté d’eux, qui aussi dirent : Hommes galiléens, pourquoi
vous tenez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été
élevé d’avec vous dans le ciel, viendra de la même manière
que vous l’avez vu s’en allant au ciel » (1:10b-11).
D’abord quelques courtes remarques au sujet des anges et
de leur service ; car il semble que parfois nous n’avons pas
des idées bien saines à ce sujet.
Dans l’Ancien Testament Dieu avait envoyé de temps en
temps des anges aux hommes, comme par exemple les deux
anges qui ont fait sortir Lot de Sodome. Dans l’histoire
d’Israël les anges ont joué un rôle important, étant au service
de la providence de Dieu (1 Rois 19:5). La loi a également été
donnée par la disposition des anges (7:53 ; Gal.3:19). Dans le
Nouveau Testament nous les voyons en relation avec la
naissance, la vie, les souffrances et la résurrection du
Seigneur.

Lorsque Christ a été sur la terre, Dieu n’a jamais utilisé des
anges pour faire passer des messages. Les anges ont été des
porte-parole de Dieu à Sa naissance et à Sa résurrection. Au
sépulcre du Seigneur, l’ange a dit : « Pourquoi cherchez-vous
parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est point ici, mais il
est ressuscité » (Luc 24:5,6). Mais quand Christ exerça Son
service sur la terre, les anges durent obligatoirement se
mettre en retrait. Le service des anges est en rapport avec la
providence de Dieu, et non pas en rapport avec la
communication de vérités. Christ Lui-même était ici-bas Celui
qui est la vérité. Dieu a parlé dans le Fils, et non pas par des
anges (Héb. 1). Mais lors de la résurrection et de l’ascension
du Seigneur, les anges apparaissent avec une bonne nouvelle
que, bien sûr, ils ont entendue de la part de Dieu, et non pas
acquise par leurs propres recherches. Dieu leur avait dit ce
qu’ils devaient annoncer.
Dans le psaume 103 nous lisons au sujet des anges qu’ils sont
ceux qui exécutent Sa Parole, écoutant la voix de sa Parole
(Ps. 103:20) et qu’ils sont « ses serviteurs, accomplissant son
bon plaisir » (Ps. 103:21). Ces versets montrent ce qui
distingue les anges et ce qu’ils font. Ce sont des êtres
obéissants, — le contraire de nous les hommes,
malheureusement ! Les anges ont été également créés, ce
sont des créatures ; mais ils ne peuvent bénéficier d’aucune
rédemption quand ils sont tombés. Christ n’est pas mort pour
eux.

En Hébreux 1:14 nous apprenons sur les anges : « Ne sont-ils


pas tous des esprits administrateurs, envoyés pour servir en
faveur de ceux qui vont hériter du salut ? ». Encore
aujourd’hui les anges sont les serviteurs des croyants, mais ils
ne servent pas dans des affaires intérieures, seulement
lorsqu’elles sont extérieures. Le jour où tu seras affligé, Dieu
viendra te consoler, non pas par le moyen d’un ange, mais le
Saint Esprit le fera, Dieu Lui-même qui habite en toi. Il est
notre Consolateur, Celui qui nous relève et nous remet en
communion avec le Seigneur. C’est Lui, et non pas un ange,
qui place Christ devant notre cœur.
Dans les temps du Nouveau Testament où le Saint Esprit est
sur la terre et où la Parole de Dieu est complète, nous
n’avons généralement plus à attendre de tels messages par
des anges, comme lors de l’ascension du Seigneur Jésus. Je
répète, ils sont encore aujourd’hui des serviteurs de la
providence de Dieu. Pour caractériser le service des anges au
début de l’époque chrétienne, voici brièvement quelques
exemples tirés du livre des Actes :
Jean et Pierre sont en prison ; un ange vient, leur ouvre la
porte et leur dit d’aller annoncer l’évangile (5:19 et suiv.) —
un message de Dieu et pas plus.
Au ch. 10 nous avons un point très important : un ange
donne au centurion Corneille l’instruction d’envoyer à Joppé
pour faire venir Pierre qui lui dirait des paroles de salut.
L’ange lui-même ne prononce pas ces paroles, mais il donne
seulement la tâche de faire venir Simon. C’est de celui-ci qu’il
entendrait les paroles par lesquelles il serait sauvé.
Tandis que Pierre était gardé en prison, un ange du Seigneur
vient de nuit, le frappe à son côté, le réveille et le conduit
dehors (ch. 12). Les portes s’ouvrent, et Pierre va à la maison
où beaucoup sont réunis pour prier pour lui.
Lors de la traversée en bateau vers Rome, Paul communique
aux marins qu’un ange de Dieu est venu à lui pendant la nuit
et lui a parlé. Dieu l’amènerait sur le rivage, et lui donnerait
tous ceux qui naviguaient avec lui. Ils ne périraient donc pas
(27:23 et suiv.).
Ces exemples montrent clairement qu’au temps du Nouveau
Testament où l’Esprit de Dieu est sur la terre et habite dans
les croyants et dans l’assemblée, Dieu ne se sert pas d’anges
pour nous donner des communications sur la vérité divine. Il
les utilise dans Sa providence en rapport avec nos
circonstances extérieures. J’ai quelquefois pensé : là, c’est un
ange qui a placé sa main entre ma voiture et celle de l’autre.
Nous l’avons certainement déjà tous vécu.
D’ailleurs, les enfants n’ont pas « d’anges gardiens ». Cette
idée est dépourvue de tout support dans l’Écriture sainte. «
Leurs anges » (Matt.18:10) ne signale pas d’éventuels « anges
gardiens » que les enfants auraient, mais cette expression
désigne les âmes d’enfants morts en bas âge, avant l’âge de
responsabilité. Un « ange » signifie souvent un représentant.
La partie invisible et représentative des enfants, à savoir leur
âme, verrait en tout temps la face de Son Père s’ils devaient
mourir en bas âge. Le Seigneur Jésus est également mort
pour eux, car eux aussi sont perdus par nature.
Pour terminer sur ce point, remarquons que, dans le livre de
l’apocalypse, après l’enlèvement de l’assemblée, le service
des anges revient au premier plan. Ils seront les exécuteurs
des jugements de Dieu.
3.5.6 - Consolation céleste — Actes 1:10b-11
Les deux hommes en vêtements blancs apportent un
message merveilleux. Il s’agit d’une vérité extrêmement
bénie, à savoir qu’au moment où Christ s’en va et disparait
aux yeux des croyants, Il fait tout de suite transmettre par les
anges le message qu’Il revient. J’aimerais comparer ceci avec
Jean 14 où, après la cène, Il avait dit à Ses disciples qu’Il s’en
allait vers Son Père. Mais Il ajouta aussitôt : « Que votre cœur
ne soit pas troublé… Et si je m’en vais et que je vous prépare
une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi »
(Jean 14:1,3). C’est le même processus qu’ici. Le Seigneur
parle bien de Son départ, mais Il les console immédiatement
par la pensée bienheureuse de Son retour.

Mais ce n’est pas tout. Il leur dit, pour ainsi dire (en Jean 14) :
« J’aimerais vous avoir auprès de moi, et c’est la raison pour
laquelle je viens et je vous prendrai auprès de moi. Je vous
aime, et je ne voudrais pas passer l’éternité seul dans le ciel.
J’aimerais vous avoir auprès de moi ». Pendant le temps de
Son absence où nous ne pouvons pas le voir physiquement
de nos yeux, peut-il y avoir une consolation plus grande que
le fait qu’Il reviendra ?
3.5.7 - Le retour de Christ — Actes 1:11b
Il me semble qu’ici les anges ne parlent pas du même aspect
de Son retour que celui dont parle le Seigneur en Jean 14. Le
retour du Seigneur se déroule en deux phases différentes, ou
est présenté sous un double caractère dans l’Écriture.
D’abord le Seigneur va venir et enlever au ciel Son épouse, à
savoir la multitude croyante des chrétiens depuis la
Pentecôte et tous ceux qui sont du Christ à Sa venue. C’est 1
Thessaloniciens 4, Jean 14 et quelques autres passages qui en
parlent. Peu d’années plus tard, accompagné des croyants, Il
reviendra du ciel sur la terre et instaurera ici-bas Son
royaume (Apoc.19). La Bible n’appelle pas cet événement «
l’enlèvement » qui est plutôt une expression de la grâce de
Dieu, mais elle l’appelle « apparition », « révélation », «
manifestation », « jour du Seigneur » ou « la venue du jour
de Dieu ».

On peut bien supposer que les anges qui ont délivré ici ce
message céleste ignoraient tout de l’enlèvement et n’en
parlaient pas. Je sais bien que C.H. Mackintosh voit cela
pourtant dans son commentaire. Mais sur ce point, je ne
peux pas suivre ce commentateur et serviteur du Seigneur
très béni. Ici le Saint Esprit n’a certainement en vue que
l’aspect général de Sa venue.
« Ce Jésus » reviendra, notre Seigneur, que nous
connaissons. Il reviendra Lui-même. Merveilleuse grâce ! Un
enfant de Dieu s’en réjouit. « Souviens-toi de Jésus Christ,
ressuscité d’entre les morts » (2 Tim. 2:8). Souvenons-nous
aussi qu’Il va revenir ! Nous pouvons L’attendre à chaque
instant.
Ici il s’agit de l’aspect extérieur de Sa venue en puissance et
en gloire. Cela ressort entre autres de ce que premièrement
les anges ne connaissent pas les mystères [ou : secrets] de
Dieu, et que deuxièmement les anges disent que les disciples
Le verraient revenir de la même manière qu’ils L’ont vu s’en
allant au ciel. Les disciples L’ont vu corporellement monter
au ciel, et c’est justement de cette même manière que le
peuple d’Israël Le verra lorsqu’Il reviendra. « Voici, il vient
avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux qui l’ont percé »
(Apoc.1:7). D’un point de vue prophétique, les disciples ici
représentent le résidu juif des jours futurs.

Le fait qu’Il est monté au ciel depuis la montagne des oliviers,


et qu’Il reviendra justement sur la montagne des oliviers, et
que celle-ci se fendra par le milieu (Zach.14:4) est très
significatif. À vrai dire, cela montre clairement que les anges
ne parlent pas ici de Sa venue pour enlever l’ensemble de
ceux qui constituent l’Épouse, mais de Sa venue officielle, si
je peux m’exprimer ainsi. Mais le point essentiel est le fait
comme tel, le fait qu’Il reviendra. Ainsi il y a quelque chose
de merveilleux dans l’expression « ce Jésus » et dans le fait
qu’Il reviendra. Tous ne sont pas capables de distinguer les
différents côtés de la vérité sur Sa venue. Mais le plus jeune
et le plus faible peut saisir que ce Jésus, Celui qui est mort
pour lui, reviendra.
Après la mort du Seigneur Jésus, rien n’est désormais trop
grand pour Dieu pour ne pas être offert à ceux qui croient en
Son Fils. Le Seigneur Jésus verra un jour le « fruit du travail de
son âme » (És. 53:11) et « il se reposera dans son amour »
(Soph.3:17). Dieu se reposera dans Son amour lorsqu’Il verra
Son conseil accompli dans la personne de Son Fils. Le
Seigneur Jésus se reposera dans Son amour lorsqu’Il verra,
glorifiés autour de Lui, l’ensemble des Siens qu’Il a rachetés
par Son propre sang, et lorsqu’Il verra les pensées de Dieu
accomplies. Depuis que Christ est mort pour nous, Dieu nous
donne tout ce qu’Il peut enfin donner. Le Seigneur nous
introduira dans la maison de Son Père où est le bonheur
éternel.

Qu’il s’agisse de la révélation des anges, ou de l’explication


du Sauveur Lui-même en amour, la première chose qui se
trouve dans le cœur du Seigneur pour nous est qu’Il
reviendra. Le don du Saint Esprit durant le temps de Son
absence et pendant l’éternité est certes quelque chose
d’immense, mais l’espérance de l’Assemblée est avant tout
de voir le Sauveur — de Le voir Lui comme Il est.
« Maranatha », c’était la parole des premiers chrétiens
lorsqu’ils se rencontraient l’un l’autre (1 Cor. 16:22). « Le
Seigneur vient ». Est-ce aussi notre langage lorsque nous
nous rencontrons l’un l’autre ? Quelle certitude
extrêmement consolante :
« Ce Jésus reviendra ».
S’Il venait aujourd’hui, irais-tu avec la foule des rachetés ?
« Quel bonheur d’être racheté
Seigneur Jésus par ton sang » (cantique)
Est-ce aussi l’expression de ton cœur ? Sinon, dépêche-toi de
t’abriter auprès du Seigneur Jésus qui veut être aussi ton
Rédempteur ! Il ne va pas te mettre dehors ; car voici Ses
Paroles : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi ; et je
ne mettrai point dehors celui qui vient à moi » (Jean 6:37).
4 - Le choix du douzième apôtre — Actes 1:12-26
« Alors ils s’en retournèrent à Jérusalem, de la montagne
appelée des Oliviers, qui est près de Jérusalem, le chemin
d’un sabbat. Et quand ils furent entrés [dans la ville], ils
montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et
Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et
Matthieu, Jacques [fils] d’Alphée et Simon Zélote, et Jude
[frère] de Jacques. Tous ceux-ci persévéraient d’un commun
accord dans la prière, avec les femmes, et avec Marie, la
mère de Jésus, et avec ses frères (1:12-14).
4.1 - Un temps d’attente unique
Lors de la méditation sur le passage précédent, nous avons
vu que le Seigneur Jésus, avant de s’en aller au ciel, a donné
une mission importante à Ses disciples : ils devaient être Ses
témoins dans ce monde. Nous nous sommes posé la
question, nous qui confessons Lui appartenir, si nous
sommes réellement Ses témoins. Nous avons également
admiré la grâce de Dieu : justement au lieu où Christ a été
rejeté et crucifié, c’est là qu’ils devaient commencer leur
témoignage : à Jérusalem. En effet, Jérusalem est la ville la
plus coupable sur la terre. Nulle part ailleurs le Fils de Dieu
n’a autant été manifesté en grâce, et c’est justement là qu’Il
a été mis à mort. Pourtant c’est dans cette ville qu’ils
devaient commencer à annoncer l’évangile de la grâce,
ensuite en Judée, puis en Samarie, et même jusqu’au bout de
la terre.
4.1.1 - Le témoignage commence chez soi — Luc 24:47b
Permettez de faire une certaine application de ce passage.
Dieu désire que nous aussi nous commencions notre
témoignage pour ainsi dire « à Jérusalem », c’est-à-dire chez
nous. Ce n’est pas l’art et la manière de faire de Dieu de nous
utiliser directement au pôle nord ou en Amérique du sud,
mais Il veut bien plutôt que nous commencions notre
témoignage à la maison. Il est important d’y penser.
Une fois où le Seigneur Jésus avait guéri un démoniaque, Il lui
a dit : « Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu
t’a fait » (Luc 8:39). Le témoignage d’un chrétien doit d’abord
commencer à « Jérusalem », au lieu où est notre chez nous,
là où nous sommes le mieux connus. Ceux qui vivent sous le
même toit que nous devraient être les premiers à être
témoins oculaires de ce que nous sommes chrétiens.
Je le dis spécialement pour les jeunes croyants et pour les
enfants de foyers chrétiens. Vous gagnerez beaucoup en
grâce et en force si, à la maison, vous montrez et confessez
qui vous êtes. L’étape suivante est la Judée. Je crois que nous
pouvons en faire l’application à notre parenté. Ils sont les
plus proches ensuite chez qui nous allons et qui devraient
voir que nous sommes des témoins du Seigneur Jésus. Quant
à la Samarie, elle est une image de nos connaissances. Les
cercles s’étendent, jusqu’à ce qu’ils atteignent finalement
tout le monde, et cela peut aller jusqu’au bout de la terre, si
Dieu nous y conduit.
4.1.2 - L’attente du Seigneur au ciel — Héb. 5:10
Dieu a salué le Seigneur monté au ciel (Héb. 5:10) et Lui a
dit : « Assieds-toi à ma droite ». Depuis ce moment-là le
Seigneur Jésus est assis et attend. Qu’attend-Il ? d’aller
chercher Son épouse pour l’amener à la maison ? — C’est
certainement vrai, mais l’Écriture ne l’exprime pas ainsi. Il
attend, jusqu’à ce que Ses ennemis soient mis pour
marchepied de ses pieds (Hébr. 10:12,13). Il faut nous
rappeler que le Seigneur Jésus n’agira pas toujours en tant
que Sauveur. Il le fait actuellement, et Il s’offre comme
Sauveur à toi aussi, à ton âme. Mais un jour Il ne sera plus
pour toi le Sauveur. Si nous taisons qu’un jour le Seigneur
Jésus sera le juge, nous n’annonçons pas un bon évangile, un
évangile complet, nous n’annonçons pas toute la vérité.
Pour beaucoup de personnes, c’est une pensée un peu
étrange que ce « cher Sauveur » — comme bien des
personnes L’appellent — puisse devenir un juge. Et pourtant
l’Écriture nous montre que Dieu mettra les ennemis du
Seigneur sous Ses pieds à Lui, Son Fils, et que Celui-ci les
foulera aux pieds. Dans une parabole le Seigneur dit : « Mais
ceux-là, mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur
eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi » (Luc 19:27).
Chers lecteurs, le temps de grâce est limité. C’est une époque
particulière des voies de Dieu avec les hommes, mais ce
temps a des limites, comme chaque époque en a. Seule
l’éternité n’a pas de limites. Le bonheur éternel et les
tourments éternels n’ont pas non plus de limites. C’est
effectivement inimaginable !
4.1.3 - Retour à Jérusalem — Actes 1:12
Les disciples, consolés par le message des anges,
retournèrent à Jérusalem « de la montagne appelée des
Oliviers, qui est près de Jérusalem, le chemin d’un sabbat »
(1:12). Il est peut-être instructif de dire quelque chose sur les
2000 coudées même s’il s’agit d’une forme extérieure.
Pourtant Dieu ne dit jamais quelque chose pour rien. Qu’est-
ce que « le chemin d’un Sabbat » (voir Ex. 16:29) ? On
considère qu’il s’agit de 2000 coudées, c’est-à-dire environ 1
km. Dans la traversée du désert, il fallait respecter une
distance de 2000 coudées entre l’arche et le peuple qui
marchait derrière (Josué 3:4).
On sait également — et c’est peut-être ce qui est le plus
important ici — qu’autour des villes dans lesquelles des
lévites habitaient, il fallait leur réserver une banlieue
délimitée par une distance de 2000 coudées dans toutes les
directions, mesurée depuis le mur de la ville (Nomb. 35:2-5).
Le jour du sabbat, qui avait une place importante sous la loi,
les Juifs avaient interdiction de travailler et de quitter le lieu
où ils étaient (Exode 16:29). Nous pouvons bien supposer
qu’ils pouvaient se déplacer à l’intérieur des limites données
par Dieu, c’est-à-dire à l’intérieur des 2000 coudées. Ici, les
disciples revenaient à la ville depuis la montagne des oliviers
qui se trouve à l’extérieur de Jérusalem, le chemin étant
d’environ 2000 coudées. C’est pour cela que cela s’appelle le
chemin d’un sabbat, car c’est, je n’en doute pas, ce qu’on
avait le droit de parcourir un jour du sabbat. Cependant le
chrétien ne se trouve pas sous une telle loi. Si nous devions
courir un chemin de 10 kilomètres le jour du Seigneur pour
prêcher la Parole ou pour l’écouter, ce serait un privilège.
4.1.4 - Un temps d’attente pour les disciples
La section de ce chapitre que nous considérons maintenant,
nous dépeint un temps tout à fait particulier qui, sous cette
forme-là, n’a jamais existé auparavant et ne se reproduira
jamais. C’est le temps pendant lequel les disciples,
extérieurement abandonnés par leur Seigneur et laissés seuls
à eux-mêmes, attendaient que le Saint Esprit vienne sur la
terre à la Pentecôte. Combien a duré ce temps ? Exactement
dix jours. Dans l’Écriture sainte, le chiffre « dix » est le chiffre
de la responsabilité (par exemple dix commandements, dix
vierges, etc.).
Ces disciples se trouvaient sur la terre ; leur Maître était
monté au ciel, et d’un point de vue extérieur ils étaient une
poignée de minables. Ils se voyaient en face de l’incrédulité
et de l’inimitié juives, qui allait bientôt se faire puissamment
jour avec la lapidation d’Étienne. Une grande haine s’était
accumulée chez les conducteurs religieux contre les disciples
du Seigneur. Ils n’étaient qu’une petite troupe qui avait été
réunie autour du Seigneur Jésus, et maintenant Celui-ci ne se
trouvait plus au milieu d’eux ! C’était un temps très grave, et
pourtant très significatif, comme souvent un « temps mort »
précède un temps de riche bénédiction.
Nous ne voyons pas les disciples se livrer à aucune activité
particulière, mais ils faisaient ce que le Seigneur Jésus leur
avait dit : « Mais vous, demeurez dans la ville », c’est-à-dire
Jérusalem, « jusqu’à ce que vous soyez revêtus de puissance
d’en haut » (Luc 24:49). Ils attendaient, et c’était vraiment un
temps tout à fait particulier. J’aimerais insister là-dessus, car
il sera important d’en tenir compte dans la suite de notre
étude de ce livre.
C’est un principe général que nous ne pouvons tirer un
enseignement correct de l’Écriture que si nous laissons tout
dans le contexte dans lequel cela nous est donné. Nous
pouvons tomber dans des erreurs incroyables si nous sortons
des passages de l’Écriture sainte de leur contexte pour étayer
des constructions doctrinales qui ne sont plus en accord avec
ce contexte. C’est pourquoi les événements qui sont devant
nous ont un caractère particulier, et bien qu’ils soient riches
en instruction pour nous, nous ne pouvons pas les imiter
dans tous les points.
C’était un temps d’attente, et le temps de l’Assemblée dont
nous voulons nous occuper dans ces méditations n’avait pas
encore commencé parce que le Saint Esprit n’était pas
encore venu. Les disciples montèrent dans la chambre haute
où ils demeuraient. Le texte original grec utilise ici le temps
du verbe à l’imparfait, ce qui signifie : « où ils avaient
l’habitude d’être ».
Dans la chambre haute à Jérusalem se trouvait donc un bon
nombre de croyants, et la lecture de ce passage réchauffe
toujours mon cœur. Ils étaient méprisés du monde, aux yeux
duquel ils étaient comme quelques flocons de neige qui
allaient fondre sous les rayons du soleil. Qu’allait-il advenir
de cette petite troupe ? Que devaient faire les disciples
privés de la présence de leur Maître ? Ce petit groupe faible
pouvait-il espérer subsister en face de l’inimitié acharnée des
autorités établies et de la masse du peuple ? Pas
d’inquiétude ! Jusqu’à aujourd’hui le Maître dans le ciel a Son
œil fixé sur ceux qui veulent Le suivre. Même s’ils n’avaient
pas de force, néanmoins ils avaient du discernement comme
nous le verrons tout de suite. En outre, ils avaient vu le
Seigneur Jésus en résurrection, ce qui n’avait pas été accordé
au monde. Ils possédaient aussi une espérance bénie que les
Juifs ne connaissaient pas, et qui allait très bientôt
s’accomplir : l’effusion du Saint Esprit.
4.1.5 - Dans la chambre haute — Actes 1:13
Mais jetons un regard dans la chambre haute, « où
demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques… ». Il s’agissait de la
même chambre haute où ils étaient et demeuraient et où le
Saint Esprit allait descendre sur eux (2:1).
D’ailleurs, c’est la dernière énumération des onze apôtres
dans la Parole de Dieu, ce qui est certainement remarquable.
Au début du livre des Actes les onze apôtres sont encore une
fois cités nommément. Ils étaient dans la chambre haute,
mais pas tous seuls. C’était une réunion « hétérogène » :
d’autres personnes étaient présentes, y compris des femmes.
Cette juxtaposition de « Pierre et Jean » est absolument
nouvelle. Nous pouvons la comparer aux énumérations des
apôtres dans les évangiles : nulle part ailleurs ces deux
hommes, très opposés dans leur caractère, ne sont nommés
ensemble. Je trouve cela extrêmement touchant. Le Saint
Esprit met deux frères de capacités entièrement différentes,
comme nous aussi sommes ensemble très différents. Il utilise
Pierre en tant que Pierre, et Jean en tant que Jean ; il se sert
de toi tel que tu es, et de moi tel que je suis. Il ne faut pas
essayer d’être comme l’autre. Laissons cela de côté ! Reste
comme tu es, mais tu dois seulement suivre le Seigneur
Jésus. Moi, je reste comme je suis, et c’est ainsi que je
voudrais suivre mon Seigneur. Ainsi nous marchons tous les
deux ensemble. — Remarquons déjà que quelque chose de
nouveau est en train de faire son chemin. Pierre et Jean sont
cités en bloc : Bien qu’ils eussent des caractères totalement
différents, ils étaient pourtant un en Christ. Plus tard nous
trouvons ces deux hommes d’un commun accord dans le
service et le témoignage pour leur Seigneur.

[Link] - Persévérer d’un commun accord dans la prière —


Actes 1:14
« Tous ceux-ci persévéraient d’un commun accord dans la
prière… ».
C’était certainement l’occupation convenable et la meilleure
à faire avant la venue du Saint Esprit. Certes elle ne
conditionnait pas la venue de l’Esprit, mais lorsque Dieu est
sur le point de faire quelque chose de grand, Il touche les
cœurs de Son peuple dans la prière afin qu’ils soient dans
l’état intérieur approprié pour recevoir la bénédiction. En
outre la tâche qui leur avait été confiée était si grande,
tellement en dehors de leurs capacités qu’ils ne pouvaient
que détourner leurs regards de leurs propres ressources et se
tourner vers les ressources de Dieu. Souvenons-nous des
paroles de la première épître de Jean (2:24) : « Pour vous,
que ce que vous avez entendu dès le commencement
demeure en vous ». Nous avons ici quelque chose du
‘commencement’. Persévérons-nous encore aujourd’hui d’un
commun accord dans la prière ? Connait-on encore dans la
chrétienté quelque chose de ce qu’est une réunion de prière
en commun où les enfants de Dieu fléchissent les genoux
pour exprimer leur dépendance de Lui ? Combien cela est
devenu rare ! On vient bien encore écouter une prédication,
mais ployer les genoux ensemble devant Dieu est quelque
chose qui, au fond, ne peut être fait que par de vrais
croyants, et c’est là ce qui fait que les esprits divergent. Mais
même de vrais croyants ne réalisent pas toujours
l’importance de la prière en commun. Quand nous arriverons
à la méditation du ch. 2, nous serons amenés à entendre
davantage sur ce sujet.
[Link] - D’un commun accord — Actes 1:14
Ensuite quelle belle expression : « d’un commun accord » !
Nous la retrouverons encore souvent dans le livre des Actes,
par exemple au ch. 4. Les apôtres venaient de subir leur
première persécution. Ils avaient été en prison et rentraient
maintenant vers les leurs. Alors il est dit : « ils élevèrent d’un
commun accord leur voix à Dieu » (4:24). C’est quelque chose
d’extrêmement grave et triste si, dans la prière, nous ne
sommes pas d’un commun accord. Car si la prière est
l’expression de notre désaccord, elle devient vite un fouet,
une verge de discipline, une arme avec lesquelles on règle
des divergences de pensées. Or la prière ne devrait et ne doit
jamais être cela. Nous ne devrions jamais oublier que nous
parlons à Dieu quand nous prions. Alors nous n’avons pas
besoin de prières apprises par cœur, mais nous parlons selon
que l’Esprit de Dieu le produit. Mais, comme déjà dit, ce doit
être d’un commun accord.
Si nous perdons occasionnellement le ‘commun accord’ ou le
‘parler un même langage’, comment faire pour les
retrouver ? Seulement en abandonnant notre propre volonté
et en ayant le cœur rempli du Seigneur Jésus — non pas par
des arrangements humains ni en concluant des compromis. Il
n’y a rien de plus triste que de faire des compromis en
rapport avec la vérité de Dieu. Rien ne détruit davantage la
vérité et le commun accord. Non, les compromis ne sont pas
le chemin de Dieu. Ils sont bons pour le monde sans Dieu.
Lorsque de grands politiciens débattent de quelque chose et
n’arrivent à aucun résultat tangible (ce qui arrive souvent),
alors ils rédigent un communiqué. Celui-ci inclut ce sur quoi
ils n’ont pas pu se mettre d’accord. Et on écrit ainsi de belles
paroles afin que tout le monde soit content, et puisse à
nouveau parler de rencontre au sommet réussie. Ce n’est pas
ainsi qu’on doit agir dans les choses de Dieu. Sinon, nous
détruisons ce qui est vrai. Un commun accord vrai provient
de l’obéissance. Si nous obéissons au Seigneur Jésus et à ce
qu’Il a dit, nous serons forcément d’un commun accord.
Lorsque nous nous retrouvons pour prier ensemble, que nous
puissions rester d’un commun accord et y persévérer. Prier
ensemble est un privilège particulier, et il me semble que
Pierre a été ici (4:24) la bouche des autres.
Encore quelque chose d’important : lorsque nous prions
ensemble nous ne parlons pas tous à la fois comme cela
arrive malheureusement ici ou là. Dieu ne le veut pas, car ce
n’est rien d’autre que du désordre (1 Cor. 14:33). Non, un
seul prie, et il est la bouche des autres. Les autres ajoutent «
Amen », et cela est selon Dieu. Mais Dieu ne veut jamais
qu’une femme soit la bouche de ceux qui sont assemblés,
quand des hommes sont présents. Car elle exercerait alors de
l’autorité sur l’homme, ce qu’elle ne doit pas faire (1 Tim.
2:12).
[Link] - Avec les femmes — Actes 1:14
Il y a encore quelque chose d’intéressant rapporté sur ceux
qui étaient réunis dans la chambre haute : « … avec les
femmes, et avec Marie, la mère de Jésus… ». En Luc 8 et
Marc 15, on a une très belle mention des femmes. Nous
avons vu à l’instant que Dieu ne veut pas que les femmes se
mettent publiquement en avant soit dans la prière soit dans
l’enseignement. Dieu n’a jamais envoyé des femmes prêcher.
Pourtant nous savons que ça se fait aujourd’hui. Mais nous
voulons revenir à ce qui était dès le commencement. Nous
voulons regarder dans le miroir de Dieu, et y discerner ce qui
est vrai et juste devant Lui. Dieu n’utilise pas de femmes
quand il s’agit d’annoncer publiquement la vérité. Il ne l’a
jamais voulu, ni n’a jamais dit de le faire ; nous ne le trouvons
pas dans toute la Parole de Dieu.
Néanmoins, nous pouvons voir des femmes qui ont accompli
un service, un très beau service. Les sœurs n’ont pas à être
tristes comme si aucune mission de leur était confiée. Elles
ont un service que je crois encore plus beau et plus intime
que les frères. Le service des frères se tourne davantage vers
l’extérieur, et celui des sœurs vers l’intérieur. C’était des
sœurs, des femmes, qui ont suivi le Seigneur Jésus depuis la
Galilée, et qui L’assistaient de leurs biens. Je me suis souvent
dit combien cela a dû être touchant pour le cœur du Seigneur
Jésus. Quelques femmes peu nombreuses — certaines
devaient avoir été riches — Le suivaient et L’assistaient de
leurs biens. Dans Sa grâce le Seigneur Jésus est devenu si
pauvre, qu’Il ne possédait rien ici-bas. Il s’est rendu
dépendant du service des autres. Ces femmes sont restées
auprès de la croix même quand les hommes « vaillants »
s’étaient tous enfuis depuis longtemps. Certes, Jean est
revenu à la croix un peu plus tard, mais les femmes y étaient
restées. Et elles sont aussi restées près du sépulcre où le
corps du Seigneur Jésus avait été déposé. C’est une femme,
Marie de Magdala, à qui le Seigneur Jésus ressuscité est
apparu en premier.
[Link] - Avec Marie — Actes 1:14
Ici nous trouvons plusieurs femmes avec Marie, la mère — de
Dieu ? La mère de Dieu ? Est-ce écrit ici ? Tu peux prendre
n’importe quelle traduction de la Bible, tu ne le trouveras
jamais écrit dans la Bible. Non ! Dieu n’a pas de mère. Mais le
Seigneur Jésus en tant qu’homme avait une mère (1:14, la
mère de Jésus), et elle est aussi appelée la « mère du
Seigneur ». J’aimerais attirer l’attention du lecteur sur la
manière de la présenter de l’Écriture ; car la manière dont
Dieu parle est admirable. Cette Marie n’est pas considérée ici
comme une femme dont émanent des moyens de grâce.
Nous ne voyons pas non plus que d’autres personnes aient
prié Marie ou lui aient demandé son aide. Non, elle prie elle-
même, elle prie avec les onze dans la chambre haute, et
persévère dans la prière avec les autres femmes et hommes.
Personne n’est là pour lui offrir une vénération divine. Sur ce
point, aussi, s’il est besoin, revenons à ce qui était dès le
commencement ! Marie, la mère de Jésus était une créature
comme les autres, et elle a eu besoin d’un Rédempteur
comme toi et moi. Et s’il lui a été accordé de mettre au
monde le Seigneur Jésus — Dieu l’a fait hautement jouir de
Sa faveur, et elle a été bénie entre les femmes (Luc 1:28) —
elle n’a pourtant jamais été rien d’autre que ce qu’elle dit
d’elle-même : « Voici l’esclave du Seigneur » (Luc 1:38). Elle
n’était pas une divinité, ni un être intermédiaire ni une
médiatrice, mais l’esclave du Seigneur.

Je ne le dis pas pour faire de la peine à quiconque, mais nous


voulons simplement apprendre par la Parole de Dieu les
choses comme elles sont, comme Lui les voit. Et il est très
significatif que c’est la dernière fois où nous voyons Marie
apparaître. C’est d’ailleurs une manière de considérer les
choses que nous pouvons souvent utilement appliquer :
réfléchissons quand la Parole de Dieu dit quelque chose pour
la première fois, quand une personne apparaît pour la
première fois sous nos yeux, ou alors quand est-ce que cela
se produit pour la dernière fois. N’est-ce pas très révélateur
que Marie, la mère du Seigneur Jésus, est nommée et
mentionnée ici pour la première fois dans le livre des Actes et
pour la dernière fois dans toute la Bible.

Et comment nous la voyons ? À genoux en toute humilité


d’esprit, en prière avec les frères et les autres femmes,
attendant le don du Saint Esprit. C’est le dernier coup d’œil
que le Saint Esprit nous laisse avoir sur Marie, et c’est ainsi
qu’elle disparaît pour toujours de notre champ de vision :
Marie n’a vraiment aucunement participé à l’œuvre de
Rédemption du Seigneur Jésus. C’est pourquoi les épîtres ne
la mentionnent jamais. Certes, elle était pieuse, craignant
Dieu ; elle a été la mère du Seigneur et est ainsi un modèle
pour nous ; mais quant à l’œuvre de la Rédemption et à la
vérité chrétienne, elle n’a vraiment aucune place particulière.

[Link] - Et avec ses frères — Actes 1:14


« …et avec ses frères ». N’est-ce pas aussi un ajout
intéressant — « avec ses frères » ? Y avons-nous déjà réfléchi
? Comment, là, dans la chambre haute, il y avait les frères du
Seigneur Jésus ? A-t-Il vraiment eu des frères ? Oui, nous le
lisons dans les évangiles de Matthieu et Marc. Ils sont cités
nommément : « Celui-ci n’est-il pas … le frère de Jacques et
de Joses et de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles
pas ici auprès de nous ? » (Marc 6:3). Nous lisons également
que, pendant que le Seigneur Jésus parlait dans une maison,
sa mère et ses frères vinrent pour Lui parler. Mais ce qui est
étonnant, c’est que ses frères n’ont pas cru au Seigneur Jésus
pendant Son séjour sur cette terre. En Jean 7:5 il est dit
expressément : « Car ses frères ne croyaient pas en lui non
plus ». Et soudain nous lisons ici, où les croyants
persévéraient dans la prière dans la chambre haute : « et
avec ses frères » ! N’est-ce pas merveilleux de voir combien
la grâce de Dieu a opéré !

En 1 Cor. 15 nous apprenons que le Seigneur Jésus est apparu


à Jacques. C’est probablement Son frère dans la chair, et non
pas l’apôtre Jacques. D’ailleurs l’épître de Jacques a été écrite
par ce frère du Seigneur, et non pas par l’apôtre. L’apôtre
Jacques a été déjà très tôt exécuté (12:2), mais le frère du
Seigneur a vécu encore longtemps. Il était un témoin de Dieu
à Jérusalem, et était considéré par les croyants comme une
colonne (Gal. 2:9). Il était encore très lié avec la loi, comme
nous le verrons plus tard. Combien il est réjouissant que la
mort et la résurrection de Christ aient produit quelque chose
chez les frères dans la chair du Seigneur Jésus, les ayant
amenés à la conversion, de sorte que maintenant ils se
trouvaient dans la communion des croyants. Le Seigneur
Jésus ressuscité s’est fait reconnaître personnellement à l’un
de ces frères — justement à ce Jacques (1 Cor 15:7).
Peut-être que toi aussi tu as encore un frère dans la chair qui
ne croit pas en Christ ? As-tu un père, une mère, qui ne sont
pas encore convertis ? As-tu une épouse qui est encore dans
le monde, as-tu un mari qui ne veut rien savoir de la Parole
de Dieu ? Ou as-tu des enfants qui ne sont pas sur le bon
chemin ? N’oublie pas que les frères du Seigneur en étaient
aussi là ! Prions, persévérons dans la prière pour ceux des
nôtres qui sont encore dehors, afin que le Seigneur Jésus les
sauve et qu’ils n’aillent pas à la perdition éternelle ! Au
geôlier de Philippes qui lui demandait : « Que faut-il que je
fasse pour être sauvé ? », Paul répondit : « Crois au Seigneur
Jésus, et tu seras sauvé… » — toi tout seul, et personne
d’autre ? Non, Dieu soit béni, le verset continue : « toi et ta
maison ». Dieu voit le chrétien et sa maison toujours comme
formant une unité.

Bien sûr que chacun doit se convertir personnellement, mais


l’intention de Dieu est de sauver lui et toute sa maison. On en
trouve déjà l’esquisse dans l’Ancien Testament avec Rahab.
Elle a été sauvée, elle et toute sa maison, même si c’était
dans un sens temporel. Si aujourd’hui, au temps de la grâce,
quelqu’un est amené, par la miséricorde de Dieu, des
ténèbres à Sa merveilleuse lumière, Dieu laisse entendre par-
là qu’Il ne veut pas seulement le sauver lui seul, mais aussi
toute sa maison. Merveilleuse promesse ! Tenons-la
fermement dans la foi !
[Link] - Prière pour recevoir le Saint Esprit ? — Actes 1:14
Au début j’ai déjà fait remarquer que ce paragraphe est
unique dans l’histoire. Nous savons que ces hommes et
femmes ont persévéré dans la prière, et que, bien sûr, ils
attendaient la promesse du Père, le Saint Esprit. J’aimerais
faire remarquer au passage qu’il ne nous est pas rapporté
s’ils ont positivement prié pour cela. Je pense qu’ils ne l’ont
pas fait, car le Seigneur Jésus avait dit que l’Esprit
descendrait sur eux. Ils n’avaient pas besoin de prier pour
qu’Il vienne ; mais il me semble qu’ils voulaient être
pratiquement dans un état spirituel tel que, quand le Saint
Esprit viendrait, Il pourrait opérer au milieu d’eux sans
empêchement. Et nous savons que c’est ce qui eut lieu.

Cela clarifie autant que possible le fait qu’aujourd’hui nous


n’avons pas besoin d’aménager des réunions de prière
spéciales dans le but de prier que le Saint Esprit soit répandu.
Si des personnes priaient pour que le Saint Esprit soit de
nouveau répandu, cela témoignerait d’une compréhension
tout à fait erronée de l’Écriture sainte. Cela n’aura pas lieu,
car Il est venu depuis longtemps. Dans ce sens, cette réunion
de prière de l’époque n’est pas à répéter, car les chrétiens ne
pourront jamais se retrouver dans l’état où le Sauveur est au
ciel et le Saint Esprit pas encore sur la terre. C’est pour cela,
comme je l’ai déjà fait remarquer au début, qu’il s’agit d’un
état d’exception, un état transitoire que nous ne revivrons
jamais. Un chrétien n’a jamais besoin de prier pour que le
Saint Esprit vienne sur lui. Il Le possède s’il croit au Seigneur
Jésus et à Son œuvre accomplie. Quant à un incrédule, il ne
Le recevra jamais. Il faut qu’il commence par croire au
Seigneur Jésus, et qu’il vienne au Sauveur avec ses péchés.
Ensuite il sera scellé du Saint Esprit (Éph. 1:13). Nous l’avons
déjà vu.

4.1.6 - Pierre au milieu de ses frères — Actes 1:15


« Et en ces jours-là, Pierre se levant au milieu des disciples (le
nombre de ceux qui étaient réunis était d’environ cent vingt),
dit : ».

Les cent vingt n’étaient sûrement pas le nombre total des


croyants avant la Pentecôte. En 1 Cor. 15 il est parlé de cinq
cent frères à qui le Seigneur est apparu en une fois. Il semble
qu’à Jérusalem, cette ville privilégiée, il ne se trouvait que
cent vingt disciples du Seigneur (hommes et femmes), tandis
que dans la « Galilée des nations » voisine, on trouvait cinq
cent frères. Il est intéressant de voir que ce n’était pas dans
la ville sainte où le Seigneur Jésus avait fait beaucoup de
miracles, que se trouvait la majorité des disciples. Cela est
d’autant plus frappant que trois mille âmes à la fois se sont
converties lorsque Pierre a tenu sa première prédication
après la venue du Saint Esprit, la première prédication
chrétienne (2:41).
Le Seigneur Jésus était-Il moindre que Pierre ? Bien sûr que
non ! Comment donc expliquer cette disproportion ? C’est
que le Saint Esprit était venu entre temps ; de plus le
Seigneur Jésus avait dit : « Celui qui croit en moi … fera de
plus grandes œuvres que celles-ci » (Jean 14:12). Donc ce
n’est pas parce que le Seigneur Jésus ne pouvait pas le faire
ou en était incapable que les choses se sont passées ainsi,
mais c’était selon la pensée de Dieu qu’après
l’accomplissement de l’œuvre de la Rédemption par Son Fils
et après la venue du Saint Esprit sur la terre, de nouveaux
effets fussent produits qui dépasseraient les miracles qu’avait
faits le Seigneur Jésus sur la terre.

Pour la période de temps des douze premiers chapitres des


Actes, Pierre devait prendre la direction, car il avait reçu les «
clés du royaume des cieux » (Matt. 16:19). Le Seigneur Jésus
n’a confié ces clés qu’à Pierre, et depuis lors, personne
d’autre ne les a jamais de nouveau possédées. D’ailleurs on
ne gouverne pas avec des clés. Une clé sert seulement à
ouvrir quelque chose, rien de plus. Pierre avait la mission
d’ouvrir — ouvrir quoi ? l’église ? l’assemblée ? Bien sûr que
non ! L’assemblée n’a pas besoin d’être ouverte par
quelqu’un. Alors, le ciel ? C’est tout aussi faux ! Pierre ne
peut accorder à quelqu’un d’entrer ni dans l’assemblée ni
dans le ciel. Non ! Pierre devait ouvrir le royaume des cieux.
Nous verrons plus tard plus clairement ce que cela signifie.
Or Pierre paraît maintenant devant nous tel que nous ne le
connaissons pas encore. Il nous surprend assez. N’avait-il pas
renié son Sauveur peu de temps auparavant : « Je ne le
connais pas » ; et n’avait-il pas juré cela sous serment ? Le
mot grec pour « je ne le connais pas » signifie : « Je n’ai
aucune relation d’aucune sorte avec lui ». Ces paroles de
Pierre allaient très loin ! Ne s’était-il pas ensuite enfui devant
une femme ? Or voilà maintenant ce même Pierre qui se lève
au milieu des frères et prononce des paroles qui nous
étonnent, et que nous voulons regarder maintenant de plus
près.

Dieu se sert de Pierre, et celui-ci dit des choses que nous


n’aurions jamais attendues de lui. D’un coup cet homme
possédait une intelligence spirituelle des Écritures qui, à bien
des égards, dépasse de loin notre intelligence à nous, nous
qui pourtant possédons le Saint Esprit. Aurais-tu su que le
psaume 69 parle de Judas ? Moi non. Aurions-nous pensé
que le psaume 109 est une prophétie sur Judas Iscariote ? Je
pense que personne parmi nous ne l’aurait su, mais Pierre le
comprenait maintenant. Comment cela est-il arrivé ? Nous
avons déjà vu que la possession de la vie de résurrection
donne du discernement.

En outre, comme nous le savons, le Seigneur Jésus ressuscité


avait parlé avec les disciples sur les choses du royaume de
Dieu, et certainement ils avaient beaucoup appris par-là, de
sorte que maintenant ils connaissaient les Écritures. De la
même manière que le Seigneur avait ouvert les Écritures aux
deux disciples sur le chemin d’Emmaüs, et avait fait brûler
leur cœur, de la même manière il avait ouvert l’intelligence
de ceux qui étaient réunis à Jérusalem, afin qu’ils
comprennent les Écritures (Luc 24:32,45). Le Seigneur Jésus
ouvre les Écritures et ouvre l’intelligence, et Il le fait encore
aujourd’hui. Grâces lui soient rendues pour cela ! Nous ne
pouvons pas comprendre les Écritures si le Saint Esprit ne
nous y fait pas pénétrer. Le Seigneur doit ouvrir le cœur et
aussi les Écritures. Il se peut que tout ce que tu lis ici te passe
complètement au-dessus de la tête. Pourtant le Seigneur
Jésus veut travailler dans ton âme, Il veut l’ouvrir, que tu sois
déjà sauvé ou non. Il veut ouvrir ton cœur et le réchauffer
pour Sa Personne. Personne ne peut le faire, sinon Dieu Lui-
même.

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