0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
245 vues124 pages

Suivi Performance Station Épuration

Transféré par

Salma Bahoumad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
245 vues124 pages

Suivi Performance Station Épuration

Transféré par

Salma Bahoumad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE

ET POPULAIRE
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique Université Echahid Hamma
Lakhdar – El Oued
Faculté de technologie Département d’hydraulique Et Génie Civil

MEMOIRE
Présenté en vue de l’obtention du Diplôme master en hydraulique
Option : Conception et Diagnostic des systèmes A.E.P et d’assainissement

THEME :
THEME
SUIVI DES PERFORMANCES DE FONCTIONNEMENT
D'UNE STATION D'EPURATION (CAS STEP 02)

Dirigé par : Présenté par :


Mr : GHEDEIR AMAR Hacen BELAID Zineb
AOUADI Halima

Promotion : Juin 2018


Remerciements

Avant tout nous remercions Allah de nous avoir donné le

courage et la sagesse pour pouvoir mener à terme ce modeste

travail.

Nous adressons notre vif remerciement à notre encadreurs

Mr. Ghedeir Amar Hacen pour ses compréhensions et ses

conseils et ses aides. Pour sa gentillesse et ses orientations

efficaces.

Un merci très spécial à Dr. OUAKOUAK Abdelkader et Mr

ZAIZE Issam pour son aide, ses explications, ses remarques, et

ses encouragements.

Aux membres de jury qui ont dieu voulu examiné ce travail et

de participer à son évaluation.

Nous voudrons remercier aussi l’ensemble des personnes de la

station HASSANI ABDELKERIM spécialement Melle Laila et

Mr Houri Yousef.

Enfin je voudrais remercier ma famille, mes amis, et tous qui

ont contribué de prés ou de loin au bon déroulement de cette

thèse, par leur conseil ou simplement par leur présence.

i
Résumé
La ville d’El Oued est exposée à la contrainte de rareté de l’eau par sa situation en milieu
désertique à climat aride. Ceci pousse les autorités à penser au traitement des eaux usées,
et ce pour son avantage de protection des ressources hydriques souterraines (seul apport
hydrique de la région).
La présente étude a pour déterminer le fonctionnement de la station de traitement des
eaux usées (station de HASSNI ABDELKRIM) de type lagunage aéré, avec le but de
vérifier son efficacité de traitement sur trois ans, et de s’assurer ainsi de la possibilité de
la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture. Cette étude a montré un abattement
moyen de l’ordre de 92% pour la DBO5, 90% pour les MES et 87% pour la DCO.
La qualité des eaux épurées est presque conforme aux normes algériennes de rejet des
eaux usées (pour la majorité des paramètres). On peut conclure que ce système peut être
utilisé comme une solution écologique et économique pour l’épuration des eaux usées
dans la région d'EL- OUED.
Mots clés : Traitement des eaux usées, fonctionnement , réutilisation, lagunage aéré, la
région d'El Oued.

/ . ‫ ت‬-. ‫ ا‬,"‫د‬ .‫ ف‬+ ‫خ‬ ‫ او ذات‬%& # !" ‫ه‬ ‫رة ا‬ ‫ا ادي‬ ‫ض‬
.( 7- ‫ ه "! ا‬. 6 ‫ ر ا‬1 ‫ " )ا‬0 ‫ه ا‬ ‫ارد ا‬ 6 !" 5 ‫ا‬3‫ وھ‬، !%1 ‫ ف ا‬1 ‫ه ا‬ 0 !"
‫; ( ذات > م‬ ‫!< ا‬ 6 -% ) !%1 ‫ ف ا‬1 ‫ه ا‬ 0 -% 8 ‫ ھ‬:‫ه ا را‬3‫ ھ‬9 ‫ ض‬8 ‫ا‬
‫ ام‬K :‫إ< دة ا‬ ‫ نإ‬I! ‫ و‬، ‫ ات‬: ‫ث‬FG ‫ى‬ C.< 0 ‫ ءة‬/B 9 @7% ‫ف ا‬ ، ‫ اض ا‬6‫أ‬
‫ ـ‬٪ 90 ،DBO5 ‫ ـ‬٪ 92 ! ‫ ا‬% M: ‫ "! ا‬I /K ‫ ا‬:‫ه ا را‬3‫ أظ ت ھ‬. <‫را‬5 ‫ "! ا‬0 ‫ ا‬. ‫ها‬ ‫ا‬
.DCO ‫ ـ‬٪ 87 ‫ و‬MES
. -% . !P ‫ ا "@ ا‬C.< ‫ رات‬R‫ ا‬Q +‫ أ‬، !P ‫ دة ا "@ ا‬+ 9 % +‫ أ‬9
‫ ج أن‬:‫ ا‬9 ‫ و‬.( ‫ا‬ ‫>; ا‬ ) ‫ ف‬1‫ه ا‬ T 1 P‫ا‬50 ‫ا‬ ‫ا‬, ً 7 0 ‫ها‬ ‫ دة ا‬+ @"‫ا‬
.‫ ا ادي‬7- !" . ‫ها‬ ‫ ا‬0 ‫ دي‬1 ‫! وا‬+ ‫ إ‬%B V ‫ ا‬K :‫ ا‬9 ‫ا ا > م‬3‫ھ‬
.‫ ا ادي‬7- ، ‫ اض ا‬6‫أ‬، ‫ ام‬K :‫ إ< دة ا‬، "، . ‫ها‬ ‫ ا‬0 : 6 / ‫ تا‬. ‫ا‬

ii
Abstract
The city of El Oued is exposed to the constraint of water scarcity by its situation in a
desert environment with arid climate. This pushes the authorities to think about the
treatment of wastewater, and this for its advantage of protecting the underground water
resources (only water supply of the region).
The purpose of this study is to determine the operation of the wastewater treatment plant
(HASSANI ABDELKRIM station) of aerated lagoon type, with the aim of verifying its
treatment efficiency over three years, and thus to ensure the possibility of reuse of treated
wastewater in agriculture. This study showed an average reduction of about 92% for
DBO5 for MES and 87% for DCO.
In order to improve the quality of the final effluent, tests were carried out on the final
effluent of the station.
The quality of treated water is almost in line with Algerian wastewater discharge
standards (for most parameters). It can be concluded that this system can be used as an
ecological and economical solution for wastewater treatment in the EL- OUED region.
Key words: Wastewater treatment, operation, reuse, aerated lagoons, the El-Oued
region.

iii
Liste d'abréviations

DBO5 : Demande biochimique en oxygène pendant 5 jours (mg/l).

DCO : demande biochimique en oxygène (mg/l).

pH : Potentiel hydrogène.

MES : Matière en suspension (mg/l).

MVS : Matière volatiles en suspension (mg/l).

MO : Matière organique (mg/l).

STEP : Station d’épuration.

ONA : Office national de l'assainissement.

FAO: Food and Agriculture Organization of the United Nations .

OMS: Organisation Mondiale de la santé.

Q max: Débit maximal.

UNESCO: United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization.

EE: Eau épurée.

EB: Eau brute.

iv
Liste des Figures

Figure II.1.exemple de transfert de matière et d énergie dans un écosystème lacustre.…..........19


Figure II.2.Exemple d’impact de l’introduction d’un polluant dans un lac…………….….......20
Figure II.3.Rivière en eutrophie ..................................................................................................21
Figure III.1.Grille manuelle ........................................................................................................27
Figure III.2.Schémas d’un décanteur primaire ...........................................................................30
Figure.III.3.Schémas du traitement biologique par lit bactérien.................................................31
Figure.III.4.Schémas du traitement biologique par disques biologiques.....................................33
Figure.III.5.Schémas du traitement biologique par boues activées.............................................34
Figure III.6.Schéma du traitement biologique par filtres plantés de roseaux …………............36
Figure III.7.Schéma du traitement biologique par les lits d'infiltration-percolation sur Sable..37
Figure III.8.Schéma du traitement biologique par Lagunage naturel..........................................38
Figure III.9.Schéma général de lagunage....................................................................................43
Figure III.10.Schéma de lagunage facultative.............................................................................44
Figure III.11.Schéma de lagunes microphytes............................................................................45
Figure III.12.Schéma de lagunes macrophytes...........................................................................45
Figure III.13.Schéma de lagunes composites (mixte).................................................................45
Figure VI.1.Courbe de la variation mensuelle de la température moyenne (2016)....................76
Figure VI.2.Courbe Variation mensuelle de pH (année 2016)....................................................76
Figure VI.3.Courbe de la variation mensuelle de l’oxygéne dissous (année 2016)....................78
Figure VI.4.Courbe de la variation mensuelle de la DCO (année 2016).....................................79
Figure VI.5.Courbe de la variation mensuelle de la DBO5 (année 2016)....................................80
Figure.VI.6.Courbe de la variation mensuelle de la MES (année 2016)......................................81
Figure.VI.7.Courbe de la variation mensuelle de rapport DCO/DBO5 (année 2016)..................83
Figure.VI.8.Variation mensuelle de la Conductivité (2016).........................................................84
Figure.VI.9.Variation saisonnière de la DBO5 (2015-2017).........................................................85
Figure.VI.10.Variation saisonnière de la DCO (2015-2017)........................................................86
Figure VI.11.Variation saisonnière de MES (2015-2017)............................................................87
Figure VI.12.Variation annuelle de la DBO5 (2015-2017)...........................................................87
Figure VI.13.Variation annuelle de la DCO (2015-2017).............................................................88

v
Figure VI.14.Variation annuelle de la MES (2015-2017)........................................................... 89

vi
Liste des photos

Photo IV.1.Schéma directeur du réseau d’assainissement en Souf .............................................49


Photo IV.2.Image générale de la station d'épuration (HASSANI ABDELKRIM). ……….......58
Photo IV.3.Dégrillage (station Hassani Abdelkrim)………………………...…………….......59
Photo IV.4.Dessableur (station Hassani Abdelkrim)……………………………………..…...60
Photo IV.5.Lagune aérée (station Hassani Abdelkrim)……………………………………......61
Photo IV.6.Lits de séchage des boues (station Hassani Abdelkrim)………………………......62
Photo V.1.pH mètre (Sensi ON 1) )-(ONA.2018)………………………………………....…..71
Photo V.2.Conductimètre (Sensi ON 5) )-(ONA.2018) …………………………….….....…...72
Photo V.3.Oxy-mètre (LDO HQ 30d )-(ONA.2018)………………………………….….........73
Photo V.4.Balance électrique (KERN)……………………………………………….…....... ...74
Photo V.5.Dessiccateur-(ONA.2018)……………………………………………….…….........74
Photo V.6.Etuve chauffée-(ONA.2018)…………………………………………….……….....75
Photo V.7.Ensemble de filtration………………………………………………….……….......75
Photo V.8.Réfrigérateur conservant)-(ONA.2018)……………………………….………........76
Photo V.9 .Spectrophotomètre…………………………………………………….……….......77
Photo V.10 .Thermo réacteur (LT 200)……………………………………………………......77

vii
Liste des Tableaux
Tableau I.1.Composants majeurs typique d'eau usée domestique..................................................4
Tableau I.2.Caractéristiques des eaux usées.................................................................................13
Tableau III.1.Avantages et Inconvénients du traitement biologique par lits bactériens...............31
Tableau III.2.Avantages et inconvénients du traitement biologique par disques biologiques.....32
Tableau III.3.Avantages et inconvénients du traitement biologique par boues activées..............34
Tableau III.4.Avantages et inconvénients du traitement biologique par filtres planté
de roseaux ..............................................................................................................35
Tableau III.5.Avantages et inconvénients du traitement biologique par les lits d'infiltration-
percolation sur sable..............................................................................................37
Tableau III.6.Les remèdes possibles pour des cas de dysfonctionnement du lagunage naturel..46
Tableau III.7.Avantages et Inconvénients du lagunage................................................................47
Tableau VI.1.méthode de conservation des échantillons..............................................................72
Tableau VI.2.Les normes de rejets des eaux usées urbaines.........................................................74
Tableau VI.3.Les normes des eaux destinées à l’irrigation...........................................................75
Tableau VI.4.Variation mensuelle de la température (année 2016)..............................................75
Tableau VI.5.Variation mensuelle du pH des eaux usées (année 2016).......................................76
Tableau VI.6.Variation mensuelle de l’Oxygène dissous des eaux usées (année 2016)..............77
Tableau VI.7.Variation mensuelle de la DCO (année 2016)........................................................78
Tableau VI.8.Variation mensuelle de paramètre de DBO5 (année 2016)....................................80
Tableau VI.9.Variation mensuelle de MES (année 2016)............................................................81
Tableau VI.10.Variation mensuelle de rapport DCO/ DBO5 (année 2016).................................82
Tableau VI.11.Variation mensuelle de la conductivité (année 2016)..........................................83
Tableau VI.12.Variation saisonnière de la DBO5 (2015-2017)....................................................84
Tableau VI.13.Variation saisonnière de la DCO (2015-2017)......................................................85
Tableau VI.14.la variation saisonnière de MES (2015-2017).......................................................86
Tableau VI.15.Variation annuelle de la DBO5 (2015-2017).......................................................87
Tableau VI.16.La variation annuelle de la DCO (2015-2017)......................................................88
Tableau VI.17.La variation annuelle de MES (2015-2017)..........................................................88
Tableau VI.18.Grille de la qualité (IPO).......................................................................................89
Tableau VI.19.Résultats du calcul de l’IPO et de CR...................................................................90

viii
Sommaire
Introduction générale………………………………………………………………………......1

CHAPITRE I : Les eaux usées : origine et caractéristiques


I.1.Introduction…………….…………………………………………………... ………………..2
I.2.Les différents types d’eaux usées ………………………………………………..….………..2
І.2.1.Les eaux usées domestiques ……………………………………………………….…….....2
І.2.2.Les eaux usées industrielles……………………………………………………….......….....2
І.2.3.Les eaux usées pluviales ……………………………………………... …………..…..........3
І.2.4.Les eaux usées urbaines………………………………..…………………..………..............3
І.2.5.Les eaux usées d’irrigation……………………...……..…………………..………..…....…3
І.2.4.Les eaux usées de drainage………………………………..………...……..…………......…3
I.3.Composition des eaux usées …………………………………………………..….……..........3
І.3.1.Les matières en suspension ………………………………..…………………………...…...4
I.3.2.Les micropolluants organiques et non organiques ……………………………...…….….....4
I.3.2.1.Elément traces ……………………………………………………………...…..……........5
I.3.2.2.Les micropolluants organiques………………………………………………….…...........5
I.3.2.3.Les substances nutritives ………………………………………….…………..……..…....5
I.3.2.3.1.L'azote ……..……………………………………………………………..…………......6
I.3.2.3.2.Le phosphore ….…………………………………………...……..…………………......6
I.3.2.3.3.Le potassium (K+)………………………………………………..……………..…….....6
I.3.2.3.4.Chlore et sodium………………………………………………………...…………....…6
I.4.Caractéristiques physiques des eaux usées ……………………………………………..…......7
I.4.1.Caractéristiques physiques …………………………………………………………..……...7
I.4.1.1.Température …………………………………………………………………….................7
I.4.1.2.Conductivité ……………………………………………………………………….......….7
I.4.1.3.Turbidité ……………………………………………………………….…….….…......….7
I.4.1.4.Salinité……………………………………………………………………….…..…...…....7
I.4.1.5.Matières en suspension (MES)……………………………………………………..….......8
I.4.1.6.Matières décantables……………………………………………………………….…........8
I.4.2.Caractéristiques chimiques……………………………………………………………....…...8

ix
I.4.2.1.pH………………………………………………………………………………………....8
I.4.2.2.Oxygène dissous…………………………………………………………………………..8
I.4.2.3.Demande biologique en oxygène (DBO5)……………………………………...…………8
I.4.2.4.Demande chimique en oxygène (DCO)…………………………………………………...8
I.4.2.5.Carbone organique total (COT)…………………………………………………………...9
I.4.2.7.Azote………………………………………………………………….…………………...9
I.4.2.8.Nitrites (NO2-)…………………………………………………….………………….........9
I.4.2.9.Nitrates (NO3-………………………………………..…...……………………………....10
I.4.3. Caractéristiques Bactériologiques………………………………………..………...……...10
I.4.3.1.Les coliformes…………………………………………………………………….…..….10
I.4.3.2.Les streptocoques fécaux et Enterococcus……………………………………………….11
I.4.3.3.Les bactéries sulfito-réductrices……………………………………………………...…..12
I.4.4.Caractéristiques microbiologique...........................................................................................12
I.5.Conclusion.................................................................................................................................13
CHAPITRE II : La pollution des eaux: Types, origine et risques
II.1.Introduction............................................................................................................................14
II.2.Les Origines de pollution.......................................................................................................14
II.2.1.La pollution domestique......................................................................................................14
II.2.2.La pollution industrielle.......................................................................................................14
II.2.3.La pollution agricole............................................................................................................14
II.2.4.La pollution des eaux pluviales............................................................................................14
II.3.Les types de la pollution..........................................................................................................15
II.3.1.Pollution physique................................................................................................................15
II.3.2.Pollution chimique................................................................................................................15
II.3.2.1.Pollution organique ...........................................................................................................15
II.3.2.2.Pollution minérale..............................................................................................................16
II.3.3.Pollution microbiologique ...................................................................................................17
II.3.3.1.Les virus ............................................................................................................................17
II.3.3.2.Les bactéries.......................................................................................................................17
II.3.3.3.Les protozoaires ................................................................................................................17
II.4.Nature de la pollution .............................................................................................................18

x
II.5.Degré de la pollution ..............................................................................................................18
II.5.1.Influence de la pollution sur la vie aquatique......................................................................18
II.5.2.Phénomène de l’eutrophisation............................................................................................20
II.6.Risques de la pollution par les eaux usées .............................................................................21
II.6.1.Risque sur l'environnement .................................................................................................22
II.6.2.Risque sur la santé humaine ................................................................................................22
II.6.3.La Règlementation................................................................................................................23
II.6.3.1.Les normes de L'OMS ......................................................................................................23
II.6.3.2.Les normes Européenne ....................................................................................................23
II..6.3.3.Les normes Algérienne.....................................................................................................23
II.7. Conclusion .............................................................................................................................24
CHAPITRE III : Epuration des eaux usées
II.1.Introduction.............................................................................................................................25
II.2. Epuration des eaux usées.......................................................................................................25
III.2.1.Définition de ......................................................................................................................25
III.2.2.Critères de choix du procédé d'épuration...........................................................................25
III.2.3.Rôle des stations d épuration..............................................................................................26
III.2.4.Etapes d'épuration des eaux usées......................................................................................26
III.2.4.1.Prétraitements..................................................................................................................26
III.2.4.1.1.Dégrillage.....................................................................................................................26
III.2.4.1.2.Dessablage....................................................................................................................27
III.2.4.1.3.Déshuilage- dégraissage...............................................................................................28
III.2.4.2.Traitement primaire.........................................................................................................29
III.2.4.2.1.Décantation primaire....................................................................................................29
III.2.4.3.Traitement secondaire ....................................................................................................30
III.2.4.3.1.Traitement biologique..................................................................................................30
III.2.4.3.1.A.Les procédés biologiques intensifs...........................................................................31
III.2.4.3.1.A.1.Procédé de lit bactérien..........................................................................................31
III.2.4.3.1.A.2.Procédé de disques biologiques.............................................................................32
III.2.4.3.1.A.3.Procédé de boues activées......................................................................................33

xi
III.2.4.3.1.B.Les procédés biologiques extensifs.........................................................................34
III.2.4.3.1.B.1.Procédé des filtres plantés de roseaux .................................................................34
III.2.4.3.1.B.2.Procédé des lits d'infiltration-percolation sur sable..............................................36
III.2.4.3.1.B.3.Procédé de lagunage.............................................................................................37
III.2.4.3.2.Décantation secondaire...............................................................................................39
III.2.4.4.Traitement tertiaires.......................................................................................................39
III.2.4.4.1.Elimination de l'azote et de phosphore.......................................................................39
III.2.4.4.1.A.Elimination de l'azote .............................................................................................39
III.2.4.4.1.A.1.Nitrification-dénitrification .................................................................................39
III.2.4.4.1.A.2.Les résine échangeuses d'ions .............................................................................40
III.2.4.4.1.B.Elimination de phosphore .......................................................................................40
III.2.4.4.1.B.1.La déphosphoration biologique............................................................................40
III.2.4.4.1.B.2.La déphosphoration physico-chimique ................................................................40
III.2.4.4.2. Adsorption..................................................................................................................41
III.2.4.4.3.Les procédés de désinfection.......................................................................................41
III.2.4.4.3.A.La chloration ...........................................................................................................41
III.2.4.4.3.B.L’ozonation .............................................................................................................41
III.2.4.4.3.C.Les rayons ultraviolets.............................................................................................41
III.3.Lagunage aérée.....................................................................................................................42
III.3.1.Définition de lagunage aéré ..............................................................................................42
III.3.2.Principe de fonctionnement...............................................................................................42
III.3.2.1.Le lagunage aéré strictement aérobie ...........................................................................43
III.3.2.2.Le lagunage aéré aérobie/anaérobie facultatif................................................................43
III.3.3.Classification des lagunes..................................................................................................43
III.3.3.1.Classification en fonction de l'environnement biologique..............................................43
III.3.3.1.1.Lagune aérobie.............................................................................................................43
III.3.3.1.2.Lagune anaérobie.........................................................................................................43
III.3.4.3.3.lagune facultative.........................................................................................................44
III.3.3.1.4.lagune de maturation....................................................................................................44
III.3.3.2.Classification selon les types de végétation....................................................................44

xii
III.3.3.2.1.Lagune à microphytes.................................................................................................44
III.3.3.2.2.Lagunes à macrophytes...............................................................................................45
III.3.3.2.3.Lagunes composites (mixte)........................................................................................45
III.3.4.Dysfonctionnement du lagunage aéré et remèdes.............................................................46
III.3.5.Avantages et inconvénients du lagunage aéré...................................................................47
III.3.6.Contraintes d’exploitation.................................................................................................47
III.3.7.Conclusion.........................................................................................................................47
CHAPITRE IV : Présentation de la station de Hassani Abdelkrim
IV.1.Introduction..........................................................................................................................48
IV.2.Présentation de la station......................................................................................................48
IV.3.Principe de fonctionnement de la STEP...............................................................................50
IV.3.1.Prétraitement de l’eau usée................................................................................................51
IV.3.1.1.Dégrillage........................................................................................................................51
IV.3.1.2.Dessablage.......................................................................................................................52
IV.3.1.3.Mesure du niveau d’eau et échantillonneur.....................................................................52
IV.3.2.Partie biologique du traitement d’eau usée........................................................................52
IV.3.2.1.Lagunes aérées-première étape (A1, A2 et A3)..............................................................52
IV.3.2.2.Lagunes aérées-deuxième étape (B1, B2 et B3)..............................................................53
IV.3.2.3.Lagunes de finition (F1, F2 et F3)...................................................................................53
IV.3.3.Décharge des boues............................................................................................................54
IV.3.3.1.Lits de séchage des boues................................................................................................54
IV.4.Dimension des ouvrages........................................................................................................55
IV.4.1.Prétraitement.......................................................................................................................55
IV.4.2.Lagunes d’aération (premier étage) A1,A2,A3...................................................................57
IV.4.3.Lagunes d’aération (Deuxième étage) B1, B2, B3.............................................................58
IV.4.4.Lagunes d’aération de finition F1,F2, F3...........................................................................59
IV.4.5.Racleur des boues de lagune...............................................................................................59
IV.4.6.Lits de séchage des boues....................................................................................................59
IV.5.Les données d'entrée de base et paramètres de l'eau brute.....................................................60
IV.6.Conclusion..............................................................................................................................61

xiii
CHAPITRE V : Procédure expérimentale
1.Introduction................................................................................................................................62
V.2.But principale.........................................................................................................................62
V.3.Prélèvement et échantillonnage..............................................................................................62
V.4.Matériels et méthodes d'analyses............................................................................................63
V.4.1.Paramètres étudiés................................................................................................................63
V.4.2.Détermination du pH et de la Température.........................................................................63
V.4. 3.Détermination de conductivité électrique............................................................................64
V.4. 4.Détermination de l'oxygène dissous....................................................................................65
V.4. 5.Détermination des matières en suspension (MES)..............................................................66
V.4.6.Détermination de la demande biochimique en oxygène (DBO5).........................................68
V.4.7.Détermination de la demande chimique en oxygène (DCO)................................................69
V.5.Conclusion...............................................................................................................................70
CHAPITRE VI : Etude de fonctionnement de la station de Hassani Abdelkrim
VI.1.Introduction............................................................................................................................71
VI.2.Prélèvement et conservation des échantillons........................................................................71
VI.3.Paramètres à analyser.............................................................................................................72
VI.4.Normes relatives aux eaux usées............................................................................................73
VI.5.Résultats de l’étude de la variation spatiotemporelle.............................................................77
VI.5.1.Variation mensuelle de la température................................................................................77
VI.5.2.Variation mensuelle du pH..................................................................................................78
VI.5.3.Variation mensuelle de l’oxygène dissous..........................................................................78
VI.5.4.Variation mensuelle de la DCO..........................................................................................80
VI.5.5.Variation mensuelle de la DBO5.........................................................................................81
VI.5.6.Variation mensuelle de MES..............................................................................................82
VI.5.7.Variation mensuelle de l’indice de biodégradabilité DCO/DBO5......................................83
VI.5.8.Variation mensuelle de la Conductivité.............................................................................84
VI.5.9.Variation saisonnière de la DBO5 (2015-2017)..................................................................85
VI.5.10.Variation saisonnière de paramètre DCO (2015-2017)....................................................86

xiv
VI.5.11.Variation saisonnière de MES (2015-2017)......................................................................87
VI.5.12.Variation annuelle de la DBO5 (2015-2017)....................................................................88
VI.5.13.Variation annuelle de la DCO (2015-2017)......................................................................89
VI.5.14.Variation annuelle de MES (2015-2017)..........................................................................90
VI.6.Indice de la pollution organique (IPO) et indice de la contamination(Cr).............................91
VI.7.Recommandations..................................................................................................................92
VI.8.Conclusion..............................................................................................................................92
Conclusion générale......................................................................................................................93

xv
Introduction générale

Introduction générale

Au cours de ces dernières décennies, l'Algérie a connu un développement exponentiel


touchant tous les secteurs : démographique, économique et touristique, ce qui a causé
plusieurs problèmes socio-économiques et surtout environnementaux liés à la rareté des
précipitations, aux risques sanitaires, à la carence du pouvoir réglementaire et
d’assainissement.
Parmi les villes affectées par ces problèmes, la ville d'El Oued, surtout en raison de la rareté
des précipitations. Pour palier ces problèmes , les autorités d'El Oued ont pensé à la
réalisation des stations de traitement des eaux polluées (STEP) pour remédier le problème de
la remontée des eaux, parmi ces stations, on cite la station de HASSANI ABDELKERIM.
Dans le cadre de notre projet de fin d’études, nous avons eu l’occasion d’effectuer un stage
dans cette station de traitement des eaux usées , afin de suivre les divers traitements que
subissent les eaux usées et les problèmes rencontrés au cours de ces traitements.
Le présent projet consiste à évaluer la performance du traitement biologique de la station de
HASSANI ABDELKERIM. Le mémoire comporte six chapitres :
- CHAPITRE I : Les eaux usées : origine et caractéristiques.
- CHAPITRE II : La pollution des eaux: Types, origine et risques.
- CHAPITRE III : Epuration des eaux usées.
- CHAPITRE IV : Présentation de la station de Hassani Abdelekrim.
- CHAPITRE V : Procédure expérimentale.
- CHAPITRE VI : Etude de fonctionnement de la station de Hassani Abdelekrim.

1
Les eaux usées : origine et
caractéristiques
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

I .1. Introduction
Une eau usée, appelée encore eau résiduaire ou effluent, sont des eaux chargées des résidus
de matière organique ou minérale, solubles ou non, provenant de l’activité humaine,
industrielle et agricole. Ce sont les eaux évacuées résultant de toutes les activités humaines
journalières. Elle représente une fraction du volume des ressources en eaux utilisable mais
leur qualité très médiocre exige une épuration avant leur rejet dans le milieu naturel (Taradat
M.H., 1992) .
La plus part des eaux usées sont pathogènes, elles peuvent être à l’origine de graves
problèmes de santé publique. On peut distinguer selon leurs origines. Les substances
dangereuses indésirables et toxiques, un peu biodégradables dans le milieu aquatique telles
que les hydrocarbures les microorganismes apportés par les matières fécales (Benslimane R.,
2001).
Généralement on parle d’eaux grises pour toutes les eaux de lavage et d'eaux noires pour les
eaux fécales des WC que l’on appelle aussi eaux vannes. Cette différence de couleur traduit
le niveau du risque sanitaire.
I.2.Les différents types d’eaux usées
I.2.1.Eaux usées domestiques
Elles proviennent des différents usages domestiques de l'eau, des établissements et services
résidentiels, elles sont essentiellement porteuses de pollution organique, produites
essentiellement par le métabolisme humain et les activités ménagères, ces eaux usées
comprennent les eaux ménagères, et des eaux de toilettes (eaux des vannes).
-Les eaux ménagères contiennent des matières en suspensions (terre, sable, déchets,
Végétaux et animaux, matières grasses plus ou moins émulsionnées, fibres diverses) et des
matières dissout (sels minéraux et substances organiques déverses) (Thomas O.,1955).
-Les eaux vannes contiennent des matières minérales, de la cellulose, des lipides, des
protides de l’urée, de l’acide urique, des aminoacides, des acides gras, des alcools, des
glucides (Thomas O.,1955).
I.2.2.Eaux usées industrielles
Elles sont très différents des eaux usées domestique. Leurs caractéristiques varient d'une
industrie à l'autre. Tous effluents ou rejets industrielles obtenus lors de l'extraction et de la
transformation des matières premières en produits industriels (Mekhlaliff ,2009).
Elles contiennent des matières organiques et minérales et éventuellement des matières
toxiques qui peuvent entraîner un déséquilibre écologique des milieux récepteurs et
nécessitent un traitement spécial selon la nature de polluant et des composés des eaux usées

2
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

de la part des industrielles avant d’être rejetées dans les réseaux de collecte (Benslimane R.,
2001).
I.2.3.Eaux usées pluviales
Les eaux issues du ruissellement qui sont rejetées après la pluie, la neige fondue.
La composition des eaux de pluies météoriques est très variable d’une zone géographique à
l’autre car elle dépend fortement des émissions de gaz et de particules dans l’atmosphère.
I.2.4.Eaux usées urbaines
Elles comprennent les eaux usées domestiques et les eaux de ruissellement (eaux pluviales,
eaux d’arrosage et de lavage des voies publiques). Les eaux qui ruissellement sur les toitures,
les cours, les jardins, les espaces verts, les voies publiques et les marchés entraînent toute
sorte de déchets minéraux et organiques de la terre, des limons, des boues, des sables, des
déchets végétaux (herbes, pailles, feuilles, graines, etc.) et toutes sortes de micropolluants,
hydrocarbures, pesticides, détergents, etc (Thomas O .,1955).
I.2.5.Eaux usées d’irrigation
L’utilisation massive des engrais chimique en agriculture peut donner lieu à une pollution des
nappes souterraines par suite de l’entrainement dans le sol des constituants les plus
habituellement contenus dans les engrais tels que les nitrates, et le potassium. Aussi, la
pollution des eaux par les pesticides, en particulier par les herbicides consécutifs au
ruissellement et au lessivage des terres cultivées environnantes, peut ralentir ou même inhiber
le développement de la microflore (Belkhiri D., 1999)
I.2.6.Eaux usées de drainage
C’est l’eau de lessivage récupérée après irrigation grâce à un système de drainage. Les
pollutions dues aux activités agricoles sont de plusieurs natures. Apport aux eaux de surface
de nitrates et de phosphates utilisés comme engrais, par suite de lessivage de terre perméable.
Les fuites d’eau dans les réseaux de distribution et de collecte des eaux usées, la restitution à
partir des colatures, contribuent à l’alimentation de la nappe phréatique (Boujelal et Djoudi
.,2003)
I.3. Composition des eaux usées
La composition des eaux usées (Tableau 1), est extrêmement variable en fonction de leur
origine. Elles peuvent contenir de nombreuses substances, sous forme solide ou dissoute, ainsi
que de nombreux microorganismes. En fonction de leurs caractéristiques physiques,
chimiques, biologiques et du danger sanitaire qu'elles représentent, ces substances peuvent
être classées en quatre groupes : les matières en suspension, les micro-organismes, les
éléments traces minéraux ou organiques, et les substances nutritives (Baumont et al., 2004).

3
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

Tableau I.1. Composants majeurs typique d'eau usée domestique. (Mémoire, Melle. Dekhil
Soror Wahiba. ,2012).

Constituants Concentration (mg/l)

Fort Moyen Faible

Solides totaux 1200 700 350

Solides dissous (TDS) 850 500 250

Solides suspendus 350 200 100

Azote (en N) 85 40 20

Phosphore (en P) 20 10 6

Chlore1 100 50 30

Alcalinité (en CaCO3) 200 100 50

Graisses 150 100 50

DBO5 300 200 100

Le DBO5 est la demande biochimique en oxygène à 20°C pendant 5 jours, c'est une mesure de
la matière organique biodégradable dans les eaux usées. Selon (Faby,1997), elle dépend de :
L'activité humaine et la nature des effluents industriels éventuellement rejetés dans le
réseau urbain.
La composition des eaux d'alimentation en eau potable, et la nature des matériaux des
canalisations d’eau.
I.3.1. Matières en suspension
Les matières en suspension sont en majeure partie de nature biodégradable. La plus grande
part des microorganismes pathogènes contenus dans les eaux usées est transportée par les
MES. Elles donnent également à l'eau une apparence trouble, un mauvais goût et une
mauvaise odeur. Cependant, elles peuvent avoir un intérêt pour l'irrigation des cultures (Faby,
1997).
I.3.2.Micropolluants organiques et non organiques
Les micropolluants sont des éléments présents en quantité infinitésimale dans les eaux usées.
La voie de contamination principale, dans le cas d'une réutilisation des eaux usées épurées, est
l'ingestion. C'est la contamination par voie indirecte qui est généralement préoccupante.
Ainsi, certains micropolluants, comme les métaux lourds ou les pesticides, peuvent
s'accumuler dans les tissus des êtres vivants, et notamment dans les plantes cultivées.

4
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

Il peut donc y avoir une contamination de la chaîne alimentaire et une concentration de ces
polluants dans les organismes. (Baumont et al.,2004).
I.3.2.1. Éléments trâces
Les métaux lourds que l'on trouve dans les eaux usées urbaines sont extrêmement nombreux,
les plus abondants (de l'ordre de quelques µg/l) sont le fer, le zinc, le cuivre et le plomb.
Les autres métaux (manganèse, aluminium, chrome, arsenic, sélénium, mercure, cadmium,
molybdène, nickel, etc.) Sont présents à l'état de traces. (Cauchi,1996).
Certains éléments traces, peu nombreux, sont reconnus nécessaires, en très faibles quantités,
au développement des végétaux : le bore, le fer, le manganèse, le zinc, le cuivre et le
molybdène. L'irrigation, à partir d'eaux usées, va apporter ces éléments (Faby, 1997).
I.3.2.2. Micropolluants organiques
Les micropolluants d'origine organique sont extrêmement nombreux et variés, ce qui rend
difficile l'appréciation de leur dangerosité. Ils proviennent de l'utilisation domestique de
détergents, pesticides, solvants, et également des eaux pluviales : eaux de ruissellement sur les
terres agricoles, sur le réseau routier, etc.
Ils peuvent aussi provenir de rejets industriels quand ceux-ci sont déversés dans les égouts ou
même des traitements de désinfections des effluents par le chlore (Xanthoulis,1993).
Les principales familles de la chimie organique de synthèse sont représentées :
Hydrocarbures polycycliques aromatiques, chlorophénols, phtalates, avec une concentration
de l'ordre de 1 à 10µg/l dans les effluents. Dans le sol, ces micropolluants restent liés à la
matière organique ou adsorbés sur les particules du sol. Cependant, quelques composés
ioniques (pesticides organochlorés, solvants chlorés) peuvent être entraînés en profondeur.
En raison de la faible solubilité de ces éléments organiques, on les retrouvera concentrés dans
les boues et c'est surtout lors de l'épandage de ces dernières que leurs teneurs devront être
contrôlées (Faby, 1997).
Les pesticides sont les éléments traces les plus surveillés, et une étude d'impact et de
métabolisme est obligatoire avant leur mise sur le marché. Par contre, le danger représenté par
tous les autres polluants organiques est encore mal apprécié actuellement. Les contrôles de
routine ne permettent pas de repérer toutes les toxines (Baumont et al., 2004).
I.3.2.3.Substances nutritives
L'azote, le phosphore, le potassium, et les oligo-éléments, le zinc, le bore et le soufre,
indispensables à la vie des végétaux, se trouvent en quantités appréciables, mais en
proportions très variables par rapport aux besoins de la végétation, dans les eaux usées
épurées ou non. D'une façon générale, une lame d'eau résiduaire de 100 mm peut apporter à

5
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

l'hectare :
de 16 à 62 kg d'azote,
de 2 à 69 kg de potassium,
de 4 à 24 kg de phosphore,
de 18 à 208 kg de calcium,
de 9 à 100 kg de magnésium,
de 27 à 182 kg de sodium (Faby, 1997).
I.3.2.3.1. Azote
L'azote se trouve dans l'eau usée sous forme organique ou ammoniacale dissoute. Il est
souvent oxydé pour éviter une consommation d'oxygène (O2) dans la nature et un risque de
toxicité par l'ammoniaque gazeux dissous (NH3), en équilibre avec l'ion ammoniac (NH+4)
(Martin, 1979).
La nitrification est une transformation chimique de l'azote organique par l'intermédiaire de
bactéries et passe par les étapes :
N organique à NH4+ : ammonification
NH4+ NO2- : nitratation par Nitrosomonas
NO2- NO3- : nitratation par Nitrobacter (Chellé et al. 2005).
I.3.2.3.2. Phosphore
La concentration en phosphore dans les effluents secondaires varie de 6 à 15 mg/l (soit 15 à
35 mg/l en P2O5) .Cette quantité est en général trop faible pour modifier le rendement (FAO,
2003). Mais s'il y a excès, il est pour l'essentiel retenu dans le sol par des réactions
d'adsorption et de précipitation; cette rétention est d'autant plus effective que le sol contient
des oxydes de fer, d'aluminium ou du calcium en quantités importantes. On ne rencontre pas
en général de problèmes liés à un excès de phosphore (Asano, 1998).
I.3.2.3.3. Potassium (K+)
Le potassium est présent dans les effluents secondaires à hauteur de 10 à 30 mg/l (12 à 36
mg/l de K2O) et permet donc de répondre partiellement aux besoins (Faby, 1997).
I.3.2.3.4. Chlore et sodium
Leur origine est :
Naturelle (mer : 27g/l Na Cl, et terrains salés)
humaine (10à 15g/l Na Cl dans les urines/j).
industrielle (potasse, industrie pétrolière, galvanoplastie, agroalimentaire) (Gaujous, 1995).
Les chlorures et le sodium peuvent également poser problème, notamment en bord de mer,
quand les réseaux d'égout drainent des eaux phréatiques saumâtres (Faby, 1997).

6
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

I.4.Caractéristiques des eaux usées


I.4.1. Caractéristiques physiques
I.4.1.1. Température
La température est un facteur écologique important du milieu. Elle permet de corriger les
paramètres d'analyse dont les valeurs sont liées à la température (conductivité notamment). Il
est important de connaitre la température de l'eau avec une bonne précision, en effet celle ci
joue un rôle dans la solubilité des sels et surtout des gaz, dans la dissociation des Sels dissous
donc sur la conductivité électrique, dans la détermination du pH, pour la connaissance de
l'origine de l'eau et des mélanges éventuels. Elle agit aussi comme un facteur physiologique
agissant sur le métabolisme de croissance des micro-organismes vivant dans l'eau (Rodier et
al., 1996).
I.4.1.2. Conductivité
La conductivité est la propriété que possède une eau de favoriser le passage d’un courant
électrique. Elle est due à la présence dans le milieu d’ions qui sont mobiles dans un champ
électrique. Elle dépend de la nature de ces ions dissous et de leurs concentrations.
(REJSEK, 2002). La conductivité électrique d’une eau est la conductance d’une colonne
d’eau comprise entre deux électrodes métalliques de 1 cm2.
L’unité de conductivité est le siemens par mètre (S/m).
1 S/m = 104 µS/cm = 103 mS/m. (RODIER, 2005).
I.4.1.3. Turbidité
La turbidité représente l'opacité d'un milieu trouble. C'est la réduction de la transparence d'un
liquide due à la présence de matière non dissoutes. Elle est causée, dans les eaux, par la
présence des matières en suspension (MES) fines, comme les argiles, les grains de silice et les
micro-organismes. Une faible part de la turbidité peut être due également à la présence des
matières colloïdales d'origine organiques ou minérale (Rejsek, 2005).
I.4.1.4. Salinité
La salinité désigne la quantité de sels dissous dans un liquide, notamment l'eau qui est un
puissant solvant pour de nombreux minéraux. Nous ne faut pas confondre la salinité avec la
dureté de l'eau qui est relative à son dosage en calcium et magnésium. Ces derniers
officiellement mesurée à partir de la conductivité électrique. La salinité n'est plus présentée
comme un rapport de masse. Elle s'exprime sans unité, comme le pH, mais on trouve encore
des salinités exprimées en ‰, en g/kg ou en PSU (pratiquas salinité unité).

7
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

I.4.1.5. Matières en suspension (MES)


Les MES représentent les matières qui ne sont ni à l'état dissous ni à l'état colloïdales, donc
filtrable. Elles sont organiques et/ou minérales et permettent une bonne évaluation du degré
de pollution d'une eau.
I.4.1.6. Matières décantables
De nombreuses particules peuvent constituer des impuretés d'une eau. Les techniques
analytiques nécessaires à leurs déterminations dépendent des dimensions de ces particules.
Les impuretés présentes dans l'eau ont pour origine soit des substances minérales, végétales
ou animales.
Les matières décantables sont les matières des grandes tailles, entre 40 micromètres et 5
millimètre et qui se déposent sans traitement physique et chimique.
I.4.2. Caractéristiques chimiques
I.4.2.1. pH
Le pH d'une eau représente son acidité ou son alcalinité dont le plus important est
habituellement la concertation en an hydrique de carbone liée à la minéralisation totale. .
(Mémoire, Melle. Dekhil Soror Wahiba. ,2012).
I.4.2.2. Oxygène dissous
La concentration en oxygène dissous est un paramètre essentiel dans le maintien de la vie, et
donc dans les phénomènes de dégradation de la matière organique et de la photosynthèse.
Une eau très aérée est généralement sursaturée en oxygène (torrent), alors qu'une eau chargée
en matières organiques dégradables par des micro-organismes est sous-saturée. En effet, la
forte présente de matière organique, dans un plan d'eau par exemple, permet aux
microorganismes de se développer tout en consommant de l'oxygène. . (Mémoire, Melle.
Dekhil Soror Wahiba. ,2012).
I.4.2.3. Demande biologique en oxygène (DBO5)
Exprime la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation des matières
organiques présentent dans les eaux usées par les microorganismes du milieu.
Mesurée par la consommation d'oxygène à 20°C à l'obscurité pendent 5 jours d'incubation
d'un échantillon préalablement ensemencé, temps qui assure l'oxydation biologique des
matières organiques carbonées (Xanthoulis, 1993).
I.4.2.4. Demande chimique en oxygène (DCO)
C'est la mesure de la quantité d'oxygène nécessaire qui correspond à la quantité des
matières oxydables par oxygène renfermé dans un effluent. Elles représentent la plus part des

8
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

composés organiques (détergents, matières fécales). . (Mémoire, Melle. Dekhil Soror


Wahiba. ,2012).
I.4.2.5. Carbone organique total (COT)
Le carbone organique est constitué d'une grande diversité de composés organiques à plusieurs
états d'oxydation, dont certains sont susceptibles d'être oxydés par des procédés chimiques ou
biologiques. Ces fractions sont caractérisées par la demande chimique en oxygène (DCO) et
la demande biologique en oxygène (DBO).
Certaines matières organiques échappent à ces mesures, dans ce cas, le dosage du COT est
mieux adapté. Il est indépendant de l'état d'oxydation de la matière organique et ne mesure
pas les éléments inorganiques tels que l'azote et l'hydrogène qui peuvent être pris en compte
par la DCO et la DBO.
La détermination porte sur les composés organiques fixés ou volatils, naturels ou
synthétiques, présents dans les eaux résiduaires (celluloses, sucres, huiles, etc.). Suivant que
l'eau a été préalablement filtrée ou non, on obtiendra le carbone dissous (DCO) ou le carbone
organique total (COT). Cette mesure permet de faciliter l'estimation de la demande en
oxygène liée aux rejets, et d'établir éventuellement une corrélation avec la DBO et la DCO.
(Tarmoul, 2007).
I.4.2.7. Azote
Dans les eaux usées domestiques, l'azote est sous forme organique et ammoniacale, on le dose
par mesure du N-NTK (Azote Totale Kjeldahl) et la mesure du N-NH4.
Azote Kjeldahl = Azote ammoniacal + Azote organique (Gaujous. 1995).
L'azote organique, composant majeur des protéines, est recyclé en continu par les plantes et
les animaux.
L'azote ammoniacal est présent sous deux formes en solution, l'ammoniac NH3 et
l'ammonium NH4+, dont les proportions relatives dépendent du pH et de la température.
L'ammonium est souvent dominant , c'est pourquoi, ce terme est employé pour désigner
l'azote ammoniacal , en milieu oxydant, l'ammonium se transforme en nitrites puis en nitrates,
ce qui induit une consommation d'oxygène (Tarmoul., 2007).
I.4.2.8. Nitrites (NO2-)
Les ions nitrites (NO2-) sont un stade intermédiaire entre l'ammonium (NH4+) et les ions
nitrates (NO3-). Les bactéries nitrifiantes (nitrosomonas) transforment l'ammonium en nitrites.
Cette opération, qui nécessite une forte consommation d'oxygène, est la nitratation.
Les nitrites proviennent de la réduction bactérienne des nitrates, appelée dénitrification.
Les nitrites constituent un poison dangereux pour les organismes aquatiques, même à de très

9
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

faibles concentrations. La toxicité augmente avec la température (Rodier., 2009).


I.4.2.9. Nitrates (NO3-)
Les nitrates constituent le stade final de l'oxydation de l'azote organique dans l'eau. Les
bactéries nitratâtes (nitrobacters) transforment les nitrites en nitrates.
Les nitrates ne sont pas toxiques ; mais des teneurs élevées en nitrates provoquent une
prolifération algale qui contribue à l'eutrophisation du milieu. Leur potentiel danger reste
néanmoins relatif à leur réduction en nitrates (Rodier, 2009).
I.4.3. Caractéristiques Bactériologiques
Les bactéries sont ubiquitaires dans la nature car il s’agit probablement des premiers êtres
vivants apparus sur la terre (archéobactéries). Seules quelques dizaines d’espèces sont
adaptées à l’homme : la plupart sont inoffensives ou même utiles, étant commensales et
faisant partie des flores cutanées, digestive, buccale, génitale ; certaines sont pathogènes,
opportunistes ; une minorité est régulièrement pathogène. (RODIER, 2005).
Vu leur rôle dans le processus, il nous a paru utile l’étude de quelques bactéries les plus
rencontrées :
I.4.3.1. Coliformes
Sous le terme de « coliformes » est regroupé un certain nombre d’espèces bactériennes
appartenant en fait à la famille des Enterobacteriaceae La définition suivante a été adoptée par
l’Organisation Internationale de Standarisation (ISO) :
« Bacille à Gram négatif, non sporogène, oxydase négative, facultativement anaérobie,
capable de croître en présence de sels biliaires ou d’autres agents de surface possédant des
activités inhibitrices de croissance similaire, et capable de fermenter le lactose (et le
mannitol) avec production d’acide et d’aldéhyde en 48 h, à des températures de 35 à 37
C° ». (REJSEK, 2002).
Les coliformes comprennent les genres : Echerichia, Citrobacter, Enterobacter, Klebsiella,
Yersinia, Serratia.
Le terme de « coliformes fécaux » ou de « coliformes-tolérants » correspond à des
coliformes qui présentent les mêmes prorpriétes (caractéristiques de coliformes) après
incubation à la température de 44 C°. Le groupe des coliformes fécaux comprend les espèces
suivantes : Citrobacter freundii, Citrobacter diversus, Citrobacter amalonaticus, Entrobacter
aerogenes, Entrobacter cloacae, Echerichia coli, Klebsiella pneumonia, Klebsiella oxytoca,
Moellerella wisconsensis, Salmonella (sous genre III Arizona), Yersinia enterocoltica.

10
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

Le terme « E. coli présumé » correspond à des coliformes thermotolérants qui


produisent de l’indole à partir de tryptophane, à 44 C°.
Le terme « E. coli » correspond à des coliformes thermotolérants qui produisent de
l’indole à partir du tryptophane et ont les caractères biochimiques propres à cette
espèce. (RODIER, 2005).
I.4.3.2. Streptocoques fécaux et Enterococcus
Sous la dénomination générale de « streptocoques fécaux », il faut entendre l’ensemble des
streptocoques possédant la substance (acide teichoïque) antigénique caractéristique du groupe
D de Lancefield, c'est-à-dire essentiellement : Enterococcus faecalis, E .faecium, E .durans, E.
hirae, Streptococcus bovis, S. suis et S. equinus. Ces streptocoques du groupe D sont
généralement pris globalement en compte comme des témoins de pollution fécale, car tous ont
un habitat fécal.
Toutefois, d’une façon générale, les concentrations en streoptocoques fécaux sont, dans les
milieux naturels autres que ceux spécifiquement pollués par le bétail, inferieurs à celles des
coliformes fécaux. Il faudra tenir compte de cette différence des concentrations ( que l’on peut
évaluer à un rapport de 1 à 2 ou 4) dans le choix des prise d’essai.(RODIER ,2005).
Le genre Streptococcus est vaste et divers, de sorte qu’il est dificile de classer ces bactéries de
façon satisfaisante. Les 29 espèces du genre Streptococcus sont subdivisées en 5 groupes
principaux :
Les streptocoques pyogènes hémolytiques .
Les streptocoques oraux .
Les entérocoques .
Les streptocoques lactiques.
L’application à ces bactéries des techniques de biologie moléculaire a donné un nouveau
système de classification. Le genre unique original est maintenant séparé en 3 genres
différents :
Streptococcus : comprend la plupart des espèces pathogènes pour l’homme .
Enterococus : correspond au précédent groupe des enterocoques .
Lactococcus : correspend aux streptocoques lactiques.
La norme ISO 7899-2 donne la définition suivante :
« Microorganismes se développant à 37 C° sur un milieu de Salnetz et Bartley, donnant une
réaction positive à 44 C° sur une gélose biliée à l’esculine et qui, de plus, donnent une
réaction négative dans l’essai à la catalase ».

11
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

Dans la norme française NF EN 7899-2 les enterocoques sont définis comme « Bactéries
Gram positif, sphériques à ovoïdes, formant des chaînettes, non sporulées, catalase négative,
possédant l’antigène de groupe D, cultivant en anaérobiose à 44C°, et à pH 9,6 et capables
d’hydroliser l’esculine en présence de 40% de bile ». (REJSEK,2002).
I.4.3.3. Bactéries sulfito-réductrices
Les Clostriduim sulfito-réducteurs sont souvent considérés comme des témoins de pollution
fécale. La forme spore, beaucoup plus résistante que les formes végétatives des coliformes
fécaux et des streptocoque fécaux, permettrait ainsi de déceler une pollution fécale ancienne
ou intermittente.
Sans débattre de l’intérêt réel d’une telle indication concernant la date de pollution ,il faut
cependant considérer que si les Clostridium sulfito-réducteurs peuvent certes être des germes
fécaux, ce sont également des germes telluriques et que, de ce fait, aucune spécificité
d’origine fécale ne peut être attribuée à leur mise en évidence.
Dans une telle optique d’interprétation, il y a intérêt à ne rechercher que les espèces les plus
susceptibles d’être d’origine fécale : c’est le cas en particulier de Clostridium perfringens.
(RODIETR, 2005).
Selon REJSEK (2002), les spores des bactéries anaérobies sulfito-réductrices et celles de
Clostrodium perfringens peuvent être intéressantes en tant qu’indicateurs de traitement. Ainsi,
elles peuvent montrer l’efficacité d’un traitement de filtration, où elles se comportent comme
des kystes de parasites, aussi bien au niveau d’une station de traitement qu’au niveau du sol :
signe d’efficacité de la filtration naturelle. De plus, Clostridium perfringens, sous sa forme
sporulée, est très résistant à la chloration et va donc se comporter comme les microorganismes
plus difficiles à mettre en évidence.
Donc la nomenclature sulfito-réducteurs est attribuée à ces germes car ils ont comme point
commun de réduire le sulfite de sodium en sulfure selon la réaction suivante :
SO3-2 + 6 H+ + 6 e- → S2- + 3 H2O
I.4.4. Caractéristiques microbiologique
La détermination de la flore aérobie mésophile totale, des coliformes totaux, coliformes
fécaux, staphylocoque, streptocoque, salmonelles et les shigelles, ainsi que certains
pathogènes peuvent donner une indication sur les risques liés à l'utilisation de certains types
d'eaux (Baumont et al., 2004).

12
Chapitre I Les eaux usées : origine et caractéristiques

Tableau .I.2. Caractéristiques des eaux usées.

Caractéristiques physiques Température, Conductivité, Turbidité, Matières en suspension (MES), Matières

décantables…

Caractéristiques pH, Oxygène dissous, Demande biologique en oxygène (DBO5), Demande

chimiques chimique en oxygène (DCO), Carbone organique total (COT), Azote, Nitrites

(NO2-), Nitrates (NO3-)…

Caractéristiques Les coliformes, Les streptocoques fécaux et Enterococcus, Les bactéries sulfito-

Bactériologiques réductrices.

Caractéristiques La détermination de la flore aérobie mésophile totale, des coliformes totaux,


microbiologique coliformes fécaux, staphylocoque, streptocoque, salmonelles et les shigelles

I.5. Conclusion
Les eaux usées de différentes compositions et de diverses origines constituent un problème
pour la nature lors du rejet sans subir de traitements au préalable. Afin de montrer l’intérêt de
leur épuration, nous avons présenté dans ce chapitre les origines et caractéristiques des eaux
usées.

13
La pollution des eaux: types,
origine et risques
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

II.1. Introduction
Depuis le milieu du 18eme siècle, le monde connait une forte croissance économique due en
partie à l'industrialisation. Mais ce changement a fait augmenter le taux de pollution dans l'air,
dans les sols et dans l'eau. Cette dégradation peut avoir un impact important sur la planète en
modifiant les écosystèmes et sur la santé.
Nous traiterons dans ce chapitre le sujet de la pollution liée à l'eau, L'eau présente deux
problèmes : l'un quantitatif, à savoir sa disponibilité, l'autre qualitatif c'est-à-dire sa pureté, ou
plutôt son degré de pollution.
II.2. Les Origines de pollution
La provenance des eaux usées à l'égout est multiple.
II.2.1. Pollution domestique
Les eaux usées domestiques se composent:
Des eaux vannes d'évacuation des toilettes.
Des eaux ménagères d'évacuation des cuisines, des salles de bain,….
Les polluants présents dans ces eaux sont constitués par des matières organiques dégradables,
des matières minérales, et des germes pathogènes (Mr Coulay).
II.2.2.Pollution industrielle
Les caractéristiques de ces eaux sont directement liées au type d'industrie concernée.
Une épuration commune des eaux usées industrielles avec les eaux domestiques peut
s'envisager à condition que la nature des pollutions soit identique et exempte de substances
toxiques (Mr Coulay).
II.2.3. Pollution agricole
En milieu rural, les pluies provoquent le lessivage des terres agricoles, entraînant engrais et
pesticides vers les cours d'eau ou les nappes. Elles ont un caractère fertilisant très important.
II.2.4. Pollution des eaux pluviales
Ces eaux peuvent être fortement polluées, en particulier en début de pluie, du fait:
De la dissolution des fumées dans l'atmosphère;
Du lavage des chaussées grasses et des toitures chargées de poussière;
Du lessivage des zones agricoles.
Les polluants présents dans ces eaux peuvent être des matières organiques biodégradables ou
non, des matières minérales dissoutes ou en suspension, ou des éléments toxiques (Mr
Coulay).

14
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

II.3. Les types de la pollution


II.3.1. Pollution physique
Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés avec les matières fécales. Cette
flore entérique normale est accompagnée d'organismes pathogènes. L'ensemble de ces
organismes peut être classé en quatre grands groupes, par ordre croissant de taille : les virus,
les bactéries, les protozoaires et les helminthes (Baumont et al. 2004).
pollution mécanique
Elle résulte des décharges de déchets et de particules solides apportés par les eaux résiduaires
industrielles, ainsi que les eaux de ruissellement. Ces polluants sont soit les éléments grossiers
soit du sable ou bien les matières en suspension MES (Galaf., 2003).
Pollution thermique
Les eaux rejetées par les usines utilisant un circuit de refroidissement de certaines
installations (centrales thermiques, nucléaires, raffineries, aciéries..), l'élévation de
température qu'elle induit diminue la teneur en oxygène dissous. Elle accélère la
biodégradation et la prolifération des germes. Il se trouve qu'à charge égale, un accroissement
de température favorise les effets néfastes de la pollution (Galaf., 2003).
Pollution radioactive
La pollution des eaux par des substances radioactive pose un problème de plus en plus grave,
a un effet direct sur les peuplements aquatiques en raison de la toxicité propre de ses éléments
et des propriétés cancérigènes et mutagènes de ses rayonnements.
II.3.2. Pollution chimique
Elle résulte des rejets chimiques, essentiellement d'origine industrielle, domestique et
agricole. La pollution chimique des eaux est regroupée dans deux catégories:
Organique (hydrocarbures, pesticides, détergents..).
Minérale (métaux lourds, cyanure, azote, phosphore...).
II.3.2.1. Pollution organique
C'est les effluents chargés de matières organiques fermentescibles (biodégradables), fournis
par les industries alimentaires et agroalimentaires (laiteries, abattoirs, sucreries...), et par les
effluents domestique (déjections humaines, graisses,...etc.).
La première conséquence de cette pollution consommation d'oxygène dissous de ces eaux.
Les polluants organiques ce sont principalement les détergents, les pesticides et les
hydrocarbures.

15
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

Les détergents
Sont des composés tensioactifs synthétiques dont la présence dans les eaux est due aux
rejets d'effluent urbains et industriels. Les nuisances engendrées par l'utilisation des
détergents sont :
- L'apparition de goût de savon.
- La formation de mousse qui freine le processus d'épuration naturelle ou artificielle.
- Le ralentissement du transfert et de la dissolution de l'oxygène dans l'eau.
Les pesticides
On désigne généralement comme des produits utilisés en agriculture les conséquences
néfastes dues aux pesticides sont liées aux caractères suivants :
- Rémanence et stabilité chimique conduisant à une accumulation dans les chaines
alimentaire.
-Rupture de l'équilibre naturel.
Les hydrocarbures
Provenant des industries pétrolières et des transports, qui sont des substances peu solubles
dans l'eau et difficilement biodégradables, leur densité inferieure à l'eau les fait surnager. En
surface, ils forment un film qui perturbe les échanges gazeux avec l'atmosphère
(Encyclopédie., 1995).
II.3.2.2. Pollution minérale
La pollution minérale des eaux peut provoquer le dérèglement de la croissance végétale ou
trouble physiologique chez les animaux. Le polluant minéral ce sont principalement les
métaux lourds et les éléments minéraux nutritifs (Mayet., 1994).
Les métaux lourds
Sont essentiellement le mercure (Hg), le cadmium (Cd), le plomb l'argent (Ag), le cuivre
(Cu), le chrome (Cr), le nickel (Ni) et le zinc (Zn). Ces éléments, bien qu'ils puissent avoir
une origine naturelle (roches du sous-sol, minerais), proviennent essentiellement de la
contamination des eaux par des rejets d'activités industrielles diverses. Ils ont la particularité
de s'accumuler dans les organismes vivants ainsi que dans la chaine trophique (Kecket al,
2000).
Les éléments minéraux nutritifs
(Nitrates et phosphates) : provenant pour l'essentiel de l'agriculture et des effluents
domestiques (Mayet., 1994), il est à l'origine du phénomène d'eutrophisation c'est-à-dire la
prolifération excessive d'algues et de plancton dans les milieux aquatiques.

16
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

II.3.3. Pollution microbiologique


Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés avec les matières fécales.
Cette flore entérique normale est accompagnée d'organismes pathogènes. L'ensemble de ces
organismes peut être classé en quatre grands groupes, par ordre croissant de taille : les virus,
les bactéries, les protozoaires et les helminthes (Baumont et al. 2004).
II.3.3.1. Virus
Ce sont des organismes infectieux de très petite taille (10 à 350 nm) qui se reproduisent en
infectant un organisme hôte. Les virus ne sont pas naturellement présents dans l'intestin,
contrairement aux bactéries. Ils sont présents soit intentionnellement (après une vaccination
contre la poliomyélite, par exemple), soit chez un individu infecté accidentellement.
L'infection se produit par l'ingestion dans la majorité des cas, sauf pour le coronavirus où elle
peut aussi avoir lieu par inhalation (CSHPF, 1995).
On estime leur concentration dans les eaux usées urbaines comprise entre 103 et 104 particules
par litre. Leur isolement et leur dénombrement dans les eaux usées sont difficiles, ce qui
conduit vraisemblablement à une sous-estimation de leur nombre réel.
Les virus entériques sont ceux qui se multiplient dans le trajet intestinal , parmi les virus
entériques humains les plus importants, il faut citer les entérovirus (exemple : polio), les
rota virus, les rétrovirus, les adénovirus et le virus de l'Hépatite A (Asano, 1998).
II.3.3.2. Bactéries
Les bactéries sont des organismes unicellulaires simples et sans noyau. Leur taille est
comprise entre 0,1 et 10 µm. La quantité moyenne de bactéries dans les fèces est d'environ
1012 bactéries/g (Asano, 1998).
Les eaux usées urbaines contiennent environ 106 à 107 bactéries/100 ml dont 105 proteus et
entérobactéries, 103 à 104 streptocoques et 102 à 103 clostridiums. Parmi les plus
communément rencontrées, on trouve les salmonelles dont on connaît plusieurs centaines de
séro types différents, dont ceux responsables de la typhoïde, des paratyphoïdes et des troubles
intestinaux. Des germes témoins de contamination fécale sont communément utilisés pour
contrôler la qualité relative d'une eau ce sont les coliformes thermo tolérants (Faby, 1997).
II.3.3.3. Protozoaires
Les protozoaires sont des organismes unicellulaires munis d'un noyau, plus complexes et
plus gros que les bactéries. La plupart des protozoaires pathogènes sont des organismes
parasites, c'est-à-dire qu'ils se développent aux dépens de leur hôte.
Certains protozoaires adoptent au cours de leur cycle de vie une forme de résistance, appelée
kyste. Cette forme peut résister généralement aux procédés de traitements des eaux usées

17
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

(Baumont et al., 2004). Parmi les protozoaires les plus importants du point de vue sanitaire, il
faut citer Entamoebahistolytica, responsable de la dysenterie amibienne et giardialamblia
(Asano, 1998).

II.4. Nature de la pollution


Diverses formes de pollution affectent les ressources en eau. La pollution « thermique » est
la conséquence du déversement dans le milieu aquatique « fleuves, eau littorales) de
quantités considérables d’eau utilisées pour le refroidissement, surtout lors de la production
d’énergie électrique par les centrales thermiques ou nucléaires. L’élévation excessive de la
température de l’eau fluviale, surtout en période d’étiage, peut modifier l’équilibre
biologique des eaux au regard des espèces piscicoles et faciliter le développement d’amibes
libres, pathogènes pour les baigneurs (FESTY et TRICARD, 1989).
Il est très difficile de changer complètement les effets de la pollution de l’eau. Les processus
naturels qui nettoient l’eau peuvent prendre des années, des décennies ou même des siècles.
Les processus technologiques coûteux nécessitent des années avant d’enlever complètement
tous les polluants nuisibles dans l’eau. Il y a 2 aspects, lors de contamination, qui est
important de traiter. Premièrement, la source de la pollution de l’eau doit être enlevée pour
que la contamination supplémentaire ne se produise pas.
Nombre de micropolluants parviennent dans les eaux par le biais des effluents de stations
d’épuration. Ils constituent alors une charge permanente dans l’environnement et risquent
(lorsque l’effluent n’est pas suffisamment dilué) de porter atteinte aux organismes aquatiques
et dès lors à tout l’écosystème. Pour réduire l’apport de micropolluants, des mesures
s’imposent à différents niveaux, mais seule une optimisation ciblée des stations d’épuration
permettra de réduire sensiblement l’apport d’une vaste palette de substances.
II.5. Degré de la pollution
II.5.1. Influence de la pollution sur la vie aquatique
• L’oxygène diffuse à travers l’interface air-eau pour se dissoudre dans l’eau.
• Les végétaux aquatiques, les algues, récupèrent le gaz carbonique, les sels minéraux de
l’eau, utilisent la lumière pour la photosynthèse et rejettent de l’oxygène dans l’eau.
• Les poissons consomment l’oxygène qu’il y a dans l’eau et mangent les plantes, les algues,
les insectes, et les gros poissons … mangent les petits poissons.
• Les micro-organismes (des bactéries, par exemple) utilisent la matière organique et
minérale et l’oxygène présent dans l’eau pour se développer et se multiplier.

18
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

Comme cette matière organique est présente en faible quantité, ils ne se multiplient que très
lentement et donc, ne consomment que peu d’oxygène … ce qui en laissera au poisson pour
respirer.
• La lumière qui traverse le volume d’eau va servir aux algues, aux plantes aquatiques pour
produire de l’oxygène qui servira lui aussi, aux poissons, aux bactéries… Et tout cela vit
dans un certain équilibre et tout s’arrange tranquillement, et tout va pour le mieux dans le
meilleur des mondes…

Figure II.1. Exemple de transfert de matière et d’énergie dans un écosystème lacustre


( René Moletta,2011).
Le problème va arriver quand on va introduire, en quantité significative, de la matière
organique ou minérale, dans ce lac. Elle va entraîner une modification des caractéristiques de
cet équilibre même si elle est d’origine naturelle. Cette matière est polluante car elle devient
un nouveau substrat pour les microorganismes qui vont la consommer très rapidement .
En même temps, ils vont, consommer plus d’oxygène (qui est dissous dans l’eau).
Ils peuvent consommer tellement d’oxygène qu’il n’y en aura plus assez pour les poissons.
Ils vont mourir par asphyxie.
La prolifération des micro-organismes va rendre l’eau plus opaque et va empêcher la lumière
d’atteindre les algues et diminuer ainsi la production d’oxygène dans l’eau ce qui va
amplifier l’asphyxie des poissons. Alors quel sont les principaux facteurs introduits qui

19
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

peuvent modifier l’équilibre d’un écosystème ?


• Les matières organiques ou minérales, d’origines naturelles ou non.
• Des produits dit «toxiques » car de petites concentrations ont de grands
grands impacts.
impacts
• Des particules ou des colorants qui vont empêcher la lumière d’atteindre les algues.
algues
• Une température élevée ou très basse qui va détruire les être vivants qui ne sont pas
adapté.
• L’introduction d’un organisme prédateur peut générer un nouvel écosystème (poisson
vorace par exemple, ou une algue qui s’installe à la place de toutes les autres).

Figure II.2. Exemple d’impact de l’introduction d’un polluant dans un lac


( René Moletta,2011).
,2011).
L’effet de ces pollutions conduit à la modification, voir plus souvent, à une réduction
importante de la bio-diversité.
diversité.
Un produit naturel, composé de matière facilement consommable par les microorganismes
(comme le sucre par exemple) peut donc devenir un polluant si elle est rejetée en grande
quantité dans le milieu naturel.
II.5.2. Phénomène de l’eutrophisation
L’eutrophisation est un processus naturel et très lent, par lequel les plans d’eau reçoivent une
grande quantité d’éléments nutritifs (notamment du phosphore et de l’azote), ce qui stimule
la croissance des algues et des plantes aquatiques. Ce processus, se
se déroule normalement sur
une période allant de plusieurs milliers à quelques dizaines de milliers d'années. Cependant,
les activités humaines l'ont accéléré dans de nombreux lacs en augmentant la quantité

20
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

d’éléments nutritifs qui leur parviennent, provoquant des changements dans l’équilibre de
ces écosystèmes aquatiques.
Au delà de la conséquence sur les concentrations en oxygène dans l’eau, la pollution
organique a pour effet majeur d’eutrophiser les milieux aquatiques, c’est-à-dire de les
enrichir en nutriments (azote, phosphore). Ces conditions favorisent le développement
surabondant de certaines espèces d’algues, modifiant complètement le fonctionnement de
l’écosystème. On parle de dystrophisation. Ces déséquilibres provoquent une diminution de
la biodiversité et entraînent un risque de production de toxines par certaines algues.
L’eutrophisation des eaux entraîne le développement surabondant de certaines algues.

Figure II.3. Rivière en eutrophie (ANDRE H, 2002).


Le phénomène d’eutrophisation se manifeste par une augmentation de la biomasse
phytoplanctonique dans la colonne d’eau qui, en se décomposant peut entraîner une
désoxygénation des eaux. Parmi cette biomasse algale se développent des algues
phytoplanctoniques, en majorité non siliceuses, donc certaines émettent des toxines qui
peuvent être dangereuses pour la faune marine (poissons, coquillages,...) et pour les
consommateurs.
II.6. Risques de la pollution par les eaux usées
La pollution de l'eau est une altération qui rend son utilisation dangereuse et perturbe
l'écosystème aquatique et l'environnement. Elle peut concerner les eaux superficielles ou
souterraines, aussi il est risqué sur la santé publique.

21
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

II.6.1. Risque sur l'environnement


• Diminution de la teneur en oxygène dissous.
• Présence de produits toxiques.
• Prolifération d’algues.
• Modification physique du milieu récepteur.
• Présence de bactéries ou virus dangereux (Yahiaoui, 2015).
A- Effets sur le sol
Ces impacts sont d'importance particulière pour les agriculteurs puisqu'ils peuvent réduire la
productivité, la fertilité et le rendement de leurs terres. Le sol doit rester à un bon niveau de
fertilité, afin de permettre une utilisation durable à long terme et une agriculture
rentable. Les problèmes prévus au niveau du sol sont :
• La salinisation.
• L’alcalinité et la réduction de la perméabilité du sol.
• L’accumulation d'éléments potentiellement toxiques.
• L’accumulation de nutriments (FAO, 2003).
B- Effets sur les eaux souterraines
Dans certaines conditions, les effets sur les eaux souterraines sont plus importants que les
effets sur le sol. La pollution des eaux souterraines avec des constituants de l'eau usée est
possible par l'infiltration des ces dernières. (FAO, 2003)
C- Effet sur les eaux superficielles
Les rejets directs des eaux non épurées posent des problèmes d’eutrophisation des cours
d’eau, de qualité de l’eau destinée à la production d’eau potable et de contamination
microbiologique des zones de conchyliculture (Baumont et al., 2004).
II.6.2. Risque sur la santé humaine
Les eaux usées peuvent contenir des pesticides, des micro-organismes pathogènes (virus,
bactéries, parasites), et des éléments toxiques. Ils sont dangereux pour la santé humaine.
L'organisation mondiale de la santé (OMS) considère que 80% des maladies qui affectent la
population mondiale sont directement véhiculées par l'eau : des dizaines, voire des centaines
de millions de personnes sont atteintes en permanence de gastro-entérites, 160 millions de
paludisme et 30 millions d'onchocercose. Malgré les apparences, la transmission des maladies
par une eau polluée n'est pas l'apanage des pays en voie de développement, et l'élaboration
des normes sur les eaux de consommation vise à fournir aux consommateurs une eau qui ne
constitue par un risque pour la santé (OMS, 2005).

22
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

II.6.3. Règlementation
La règlementation exige des niveaux de qualité pour les eaux usées épurées, déterminés par
les taux de concentration des divers composants de ces eaux.
II.6.3.1. Normes de L'OMS
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est considérée comme la plus haute autorité dans
le domaine de la santé et donne des recommandations au niveau mondial en 1989. Elle
propose des normes sanitaires depuis des décennies et elle est en passe de les modifier pour
les rendre plus sévères et diminuer les risques sanitaires. Pourtant, ces normes sont
aujourd’hui extrêmement loin d'être appliquées en monde.
Les normes concernent uniquement les quantités de micro-organismes. Les protozoaires ne
sont pas inclus directement car il est considéré qu’ils sont éliminés en même proportion que
les helminthes. Les virus ne sont pas considérés non plus, leur présence étant difficile à
détecter lors des contrôles de routine. Ces normes sont destinées à une utilisation
internationale, et sont donc adaptées aux pays en voie de développement (voir tableau annexe
II.1) (Rotbardt, 2011).
II.6.3.2.Normes Européenne
La directive européenne du 19 mars 1991, relative au traitement des eaux résiduaires, impose
la collecte et le traitement de la globalité des eaux urbaines résiduaires dans des délais qui
s’échelonnent entre fin 1998 et fin 2005.
- Le traitement correspond à un traitement biologique :
DBO5: 25 mg/L ou 70 à 90 % de réduction
DCO : 125 mg/L ou 75 % de réduction
MES : 35 mg/L ou 90 % de réduction
Les niveaux de rejet ou les pourcentages de réduction sont à respecter 95 % du temps. La
transcription de cette directive européenne en droit français a été prise en compte dans les
arrêtés du 22 décembre 1994 et du 12 mai 1995 (voir tableau annexe II.2) (Gaïd,2007).
II..6.3.3. Normes Algérienne
La règlementation algérienne est assez succincte concernant des eaux usées épurées. Les
caractéristiques techniques des systèmes d’épuration des eaux usées sont fixées par voie
réglementaire en prenant en compte notamment les critères relatifs aux agglomérations, aux
possibilité d’utilisation des eaux épurées, aux risques de contamination et de pollution.
L’eau est le fluide vital de la vie sur terre et constitue un aliment fondamentale, assez rare
dans notre pays, qu’il faut protéger contre toute forme de pollution. La préservation de ce
facteur exige un contrôle continu pour le comparer avec les normes nationales (voir tableau

23
Chapitre II La pollution des eaux: types, origine et risques

annexe II.3) (Djeddi, 2007).


II.7. Conclusion
La question relative à la pollution de l’eau est capitale et la responsabilité de chacun à tous les
niveaux est importante. L’eau, patrimoine commun fragile et limitée, dont la dégradation,
depuis dizaines d'années de politiques, de protection et de gestion reste une préoccupation
dans tous les secteurs, exige maintenant la mobilisation de tous. Conserver les ressources, la
distribution d’eau potable, collecter et nettoyer l’eau sale et la prévention des risques requiert
la participation de nombreux intervenants.

24
Epuration des eaux usées
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.1. Introduction
L’objectif d’épuration des eaux usées est l’obtention d’une eau épurée qui satisfait aux
normes de rejets édictés par la législation, et pouvant par suite être évacuée sans danger du
point de vue du risque pour la santé humaine et l'environnement.
Selon la nature et l’importance de la pollution, différents procèdes peuvent être mis en œuvre
pour l’épuration des eaux résiduaires en fonction des caractéristiques de celles-ci et du degré
d’épuration désiré.
Au cours de ce chapitre nous nous sommes intéressés à l’étude les différents procédés
d’épuration de ces effluents avant les rejetés dans le milieu naturel et l’épurations des eaux
usées par lagunage aéré .
III.2. Epuration des eaux usées
III.2.1.Définition
En assainissement, l'épuration constitue le processus visant à rendre aux eaux résiduaires
rejetées la qualité répondant aux exigences du milieu récepteur il s’agit donc d’éviter une
pollution l’Environnement et non de produire de l'eau potable (SAGGAI, 2003).
III.2.2. Critères de choix du procédé d'épuration
Selon la nature et l'importance de la pollution, différents procédés peuvent être mis en œuvre
pour l’épuration des eaux résiduaires en fonction des caractéristiques de celles-ci et du degré
d’épuration souhaité. Le choix d'une procédé par rapport à une autre repose sur :
Le degré de pollution et nature des eaux à traiter (DCO, DBO5, MES….)
La facilité d'exploitation, de gestion et d'entretien.
La disponibilité du terrain et du site récepteur, la nature du sol, les facteurs
climatologiques….
Le coût d’investissement, et d'exploitation.
Qualification du personnel d’exploitation.
Le rapport DCO/ DBO5 est une indication très importante pour le choix du procédé de
traitement à effectuer.
Le rapport DCO/ DBO5 donne une estimation de la biodégradabilité des matières présentes
dans l’eau usée, (la biodégradabilité est la capacité d’une substance, ou son aptitude à être
décomposée par les bactéries) .

25
Chapitre III Epuration des eaux usées

III-2-3- Rôle des stations d épuration


Ce rôle peut être résumé dans les points suivants :
Traiter les eaux.
Protéger 1’environnement.
Protéger la santé publique.
Valoriser éventuellement les eaux épurées et les boues issues du traitement (BENZAOUI et
ELBOUS, 2009).
III.2.4. Etapes d'épuration des eaux usées
Les eaux usées peuvent être traitées par divers procèdes qui reposent sur des processus
physique, chimiques et biologiques. D’une façon générale, une station d’épuration des eaux
usées comprend les étapes suivantes:
Prétraitements.
Traitements primaire.
Traitements secondaire.
Traitements tertiaires ou de finition.
III.2.4.1. Prétraitements
III.2.4.1.1. Dégrillage
Le dégrillage consiste à débarrasser l'effluent des matières les plus volumineuses, et amener
des risques de bouchage dans les différentes unités de l'installation.
L’eau brute passe à travers d'un grilles composées de barreaux placés verticalement ou
inclinés a un angle sur l’horizontale. La vitesse moyenne de passage entre les barreaux est
comprise entre 0,6 et 1 m/s (Gaid, 2007). Selon l'espacement entre les barreaux de la grille
on distingue :
Un pré dégrillage: l'espacement des barreaux varie de 30 à 100mm.
Un dégrillage moyen: l'espacement des barreaux varie de 10 à 25mm.
Un dégrillage fin: l'espacement des barreaux varie de 3 à 10mm.
Il existe différents types de grilles selon la conception des fabricants, la nature de l’effluent à
traiter et le mode de nettoyage des grilles .On cité :
A-Grilles manuelles
Grilles manuelles composées par de barreaux droits en acier. Elles peuvent être verticales
mais le plus souvent inclinés de 60 à 80° sur l’horizontale. Dans les petites stations
d’épuration rurales, les grilles sont quelquefois remplacées par des paniers perforés
relevables, lorsque les collecteurs d’arrivée sont très enterrés (Laurent, 1994). Elles sont
réservées à la petite station.

26
Chapitre III Epuration des eaux usées

Figure III .1.Grille manuelle.


B-Grilles mécaniques
Cette mécanisation est indispensable afin d’éviter un colmatage rapide des canalisations.
Elles se classent en deux catégories :
Grille droite: elle est inclinées à 80° sur l’horizontale, et qui sont conçues avec
différents dispositifs de nettoyage tels que : râteau alternatif à commande par
crémaillère pour hauteur moyenne de relèvement des détritus, râteau ou 5 grappin
alternatif, à commande par câbles. Permettant d‘obtenir une grande hauteur de
relèvement des détritus, brosses montées sur chaînes sans fin. pour dégrillage fin
(Laurent, 1994).
Grille courbes: Ce type de grille est très bien adapté aux stations de petite ou
moyenne importance. Ces grilles très robustes sont installées sur des collecteurs peu
enterrés, prévues pour des profondeurs d’installation inférieures à 2 m par rapport au
sol, leur largeur peut atteindre jusqu’à 3 m (Laurent, 1994).
III.2.4.1.2. Dessablage
Le dessablage c’est un procédé consiste a l’élimination des sable présents dans l’effluent
brute est indispensable pour protéger les conduites et les pompes contre l’érosion et le
colmatage.
Le dessablage s’effectue sur des particules de dimensions supérieures à 200 mm, la vitesse de
sédimentation se calcule par la loi de Stokes (chute libre). La section du dessableur calculée
de manière que la vitesse de l’eau ne descende pas au-dessous de 0,30 à 0,20 m/s, et éviter
ainsi que les matières organiques se déposent en même temps que les sables (Gaïd, 2007).

27
Chapitre III Epuration des eaux usées

Les types des dessableurs à prévoir pour obtenir une vitesse d’écoulement de 0,30 m/s sont :
A-Les dessableurs couloirs, dont la vitesse d’écoulement est variable ou constante.
B-Les dessableurs circulaires, à alimentation tangentielle ou à brassage mécanique ou à
insufflation d’air.
C-Les dessableurs rectangulaires à insufflation d’air. L'insuffle de l’air provoque une
rotation de liquide et crée une vitesse constante de balayage du fond, perpendiculaire à la
vitesse du transit (Gaïd, 2007).
Le sable est extrait soit mécaniquement par raclage vers un poste de réception, puis repris par
pompage, soit directement par pompe suceuse montée sur pont roulant.
III.2.4.1.3. Déshuilage- dégraissage
Les graisses et les huiles étant des produits de densité légèrement inférieure à l'eau issues non
seulement des habitations, mais aussi des restaurants, des garages, des chaussées, des
usines,…etc.
Le déshuilage-dégraissage se rapporte à l’extraction de toutes les matières flottantes d’une
densité inférieure à celle de l’eau. Ces matières s’estiment par la mesure des «matières
extractibles par solvants». La teneur des eaux usées en matières extractibles est de l’ordre de
30 à 75 mg/L. Le temps de séjour dans cet ouvrage est de 5 à 12 min. Le débit d’air insufflé
est de l’ordre de 0,2 m³/h (Gaïd, 2007).
Il existe différents dispositifs de déshuilage-dégraissage conçus suivant la nature de l’eau à
traiter parmi lesquels :
A-Dégraisseur-déshuileur aéré: Ce type d’ouvrage comprend une zone aérée (avec
insufflation par le bas) suivi d’un compartiment de sédimentation latéral calculé pour une
vitesse ascensionnelle de 15 à 20m/h (Boumediene, 2013).
B- Déshuileur longitudinal: C’est un bassin de forme rectangulaire équipé de racleur de
surface de fond. L’ouvrage et calculé pour :
une vitesse d’écoulement horizontal de 20 à 50 m/h.
une longueur de 2 à 6 m.
une hauteur d’eau de 1 à 3 m (Boumediene, 2013).
Le plus souvent, les fonctions de dessablage et de déshuilage sont combinées dans un même
ouvrage qui met en œuvre les principes de fonctionnement cités précédemment.

28
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.2.4.2. Traitement primaire


III.2.4.2.1. Décantation primaire
La décantation primaire à pour objet de parfaire la qualité des prétraitements notamment par
la capture des matières en suspension ‘MES’ naturellement décantables et par élimination
poussé des flottants (huile et graisse) (Aouabed, 2009).
Elle consiste en une séparation des éléments liquides et des éléments solides sous l’effet de la
pesanteur, les matières solides se déposent dans le fond d’un ouvrage appelé décanteur pour
former les boues primaire.
En moyenne elle élimine jusqu’ a 80% de MES et 30% à 40% de la DBO5. La décantation
primaire s’impose généralement pour les stations d’épuration des grandes agglomérations
(Aouabed, 2009).
Pour avoir une bonne qualité d’eau décantée, une sédimentation efficace et un épaississement
correct des boues, différentes zones horizontales de l’ouvrage sont déterminées : la zone d’eau
claire est comprise entre 0,5 et 1 m de haut, la zone de sédimentation entre 1,5 et 2,5 m et
enfin la zone d’épaississement entre 0,5 et 1,5 m (Gaid,2007). Il y a plusieurs types de
décantation parmi lesquels on distingue :
A-Décantation classique
Le paramètre de dimensionnement pour les ouvrages de décantation classique est
essentiellement la vitesse ascensionnelle V (m/s). Il existe de nombreux types de décanteurs
classiques, selon le sens d’écoulement des eaux et, d’après les dispositions adoptées pour
l’évacuation des boues on trouve (Gaid, 2007):
• décanteur horizontal avec raclage des boues .
• décanteur cylindro-conique ordinaire.
• décanteur circulaire avec raclage des boues.
B-Décantation lamellaire
De conception plus moderne, le principe de la décantation lamellaire consiste à utiliser des
plaques proches les unes des autres pour accroître la surface de décantation disponible par
volume d’ouvrage. Afin d’assurer l’évacuation des boues, les plaques sont inclinées d’un
angle par rapport à l’horizontale (Gaid, 2007).

29
Chapitre III Epuration des eaux usées

Figure III.2. Schéma d’un décanteur primaire (Laurent, 1994).


III.2.4.3.Traitement secondaire
III.2.4.3.1.Traitement biologique
L’épuration biologique a pour but d’éliminer la matière polluante biodégradable contenue
dans l’eau domestique (décantée ou non) en la transformant en matières en suspension
microorganismes et leurs déchets, plus facilement récupérables.
Le traitement biologique peut être, soit libre, c’est-à-dire intimement mêlée au milieu aqueux
à épurer (boues activées, lagunage), soit fixée ; elle est alors accrochée sur un support solide à
la surface duquel percole l’eau à traiter (lits bactériens, disques biologiques) (Gaïd, 2007).
Plusieurs procédés existent à ce stade du traitement biologique parmi lesquels, on distingue
les procédés biologiques extensifs et les procédés biologiques intensifs.
A. Procédés biologiques intensifs
Les techniques les plus développées au niveau des stations d'épuration urbaines sont des
procédés biologiques intensifs. Le principe de ces procédés est de localiser sur des surfaces
réduites et d'intensifier les phénomènes de transformation et de destruction des matières
organiques que l'on peut observer dans le milieu naturel (Perera et Baudot, 1991). Parmi ces
procédés on distingue :
A.1. Procédé de lit bactérien
L’utilisation des lits bactériens en traitement des eaux usées est très ancienne, les premiers
systèmes étant apparus en Grande-Bretagne il y a plus d’un siècle, le procédé a fait l’objet de
nombreuses adaptations technologiques (Alexandre et al., 1997).

30
Chapitre III Epuration des eaux usées

Principe de fonctionnement
Le principe de fonctionnement d'un lit bactérien consiste à faire ruisseler les eaux usées,
préalablement décantées sur une masse de matériaux poreux ou caverneux qui sert de support
aux micro-organismes (bactéries) épurateurs. Une aération est pratiquée soit par tirage naturel
soit par ventilation forcée. Il s'agit d'apporter l'oxygène nécessaire au maintien des bactéries
aérobies en bon état de fonctionnement. Un lit bactérien se présente comme une colonne
circulaire pouvant atteindre 4 à 5 mètres de hauteur. Les matières polluantes contenues dans
l'eau et l'oxygène de l'air diffusent, à contre courant, à travers le film biologique jusqu'aux
micro-organismes assimilateurs.
Le film biologique comporte des bactéries aérobies à la surface et des bactéries anaérobies
près du fond (Perera et Baudot, 1991).
Le tableau III.1 qui suit donne les principaux avantages et inconvénients de traitement
biologique par lits bactériens.
Tableau III.1.Avantages et Inconvénients du traitement biologique par lits bactériens.

Avantages Inconvénients
• Plus faible sensibilité aux variations de • Coûts d'investissement assez élevés.
charge et aux toxiques que les boues • Source de développement d'insectes et
activées. d'odeurs.
• Faible consommation d'énergie. • Sensibilité au colmatage et au froid.
• Bonne décantabilité des boues. • Boues fermentescibles.
• L’exploitation d’une station à lits
bactériens reste très simple.

Figure III.3.Schéma du traitement biologique par lit bactérien.

31
Chapitre III Epuration des eaux usées

A.2. Procédé de disques biologiques


Les disques biologiques ou biodisques sont des disques enfilés parallèlement sur un axe
horizontal tournant. Ces disques plongent dans une auge, où circule l'eau à épurer ayant subi
une décantation, ils ont un diamètre de 1 à 3 m, sont espacés de 20 mm et tournent à une
vitesse de 1 à 2 tr/mn (Dhaouadi, 2008). Les disques biologiques c'est un procédé biologique
à cultures fixées.
Principe de fonctionnement
Ce procédé consiste à alimenter en eau, préalablement décantée, un ouvrage dans lequel des
disques fixés sur un axe sont mis en rotation à vitesse lente. Sur ces disques biologiques en
plastique se développe alors un film bactérien. Lors de leur émersion, ces bactéries prélèvent
l'oxygène nécessaire à leur respiration et lors de l'immersion, elles absorbent la pollution
dissoute dont elles se nourrissent.
Dès que le film biologique dépasse une épaisseur de quelques millimètres, il se détache et est
entraîné vers le décanteur final où il est séparé de l'eau épurée. Les boues ainsi piégées sont
renvoyées par pompage périodique vers l'ouvrage de tête pour y être stockées et digérées
(Aouabed, 2009).
Le tableau III.2 qui suit donne les principaux avantages et inconvénients de traitement
biologique par disques biologiques.
Tableau III.2.Avantages et inconvénients du traitement biologique par disques biologiques.
Avantages Inconvénients

• Résistance au froid (les disques sont – • Très sensibles à la qualité des eaux à
toujours protégés par des capots ou par un traiter.
petit bâtiment). • La sensibilité au gel et aux huiles et
• L'exploitation de ce procédé est graisses.
relativement simple ne nécessitant pas de • Coûts d'investissement assez élevés.
recyclage. • Ce procédé pose des problèmes dans la
• Généralement adaptés pour les petites construction.
collectivités.
• Faible consommation d'énergie.

32
Chapitre III Epuration des eaux usées

Figure III.4.Schéma du traitement biologique par disques biologiques


(Perera et Baudot, 1991).
A.3. Procédé de boues activées
Le procédé à boues activées a été découvert en 1914 à Manchester. Les boues activées
constituent la référence des traitements biologiques aérobies en cultures libres.
Principe de fonctionnement
Le principe des boues activées réside dans une intensification des processus d'autoépuration
que l'on rencontre dans les milieux naturels. Le procédé à boues activées consiste donc à
provoquer le développement d'un floc bactérien dans un bassin alimenté en eau usée à traiter
(bassin d’activation).
Afin d’éviter la décantation des flocs dans ce bassin, un brassage vigoureux est nécessaire. La
prolifération des micro-organismes nécessite aussi une oxygénation suffisante.
Le bassin d’activation peut être précédé d'un décanteur primaire dans le but d'éliminer les
matières décantables et suivi d'un clarificateur pour la séparation de l’effluent épuré et des
boues, une partie des boues est renvoyée dans l'aérateur pour le réensemencement permanent
ou réinjectée en tête de station, l'autre en excès, est éliminée et doit faire l'objet d'un
traitement séparé (Boeglin, 1998).
Le tableau III.3: qui suit donne les principaux avantages et inconvénients de traitement
biologique par boues activées.

33
Chapitre III Epuration des eaux usées

Tableau III.3. Avantages et inconvénients du traitement biologique par boues activées.


Avantages Inconvénients

• Bonne élimination de l'ensemble des • Décantabilité des boues pas toujours aisées
paramètres de pollution (MES, DCO, à maîtriser.
DBO5, N par nitrification et • Consommation énergétique importante.
dénitrification). • Nécessité de personnel qualifié et d'une
• Adapté pour toute taille de collectivité surveillance régulière.
(sauf les très petites). • Sensibilité aux surcharges hydrauliques.
• Adapté pour la protection de milieux
récepteurs sensibles
• Boues légèrement stabilisées.

Figure III.5.Schéma du traitement biologique par boues activées.


B. Procédés biologiques extensifs
Les procédés extensifs sont souvent préférés aux traitements conventionnels pour assurer
l'épuration des eaux usées des petites et moyennes collectivités. La raison de cette préférence
est leur fiabilité, la simplicité de leur gestion et la modestie des coûts de fonctionnement.
Parmi ces procédés on distingue :
B.1. Procédé des filtres plantés de roseaux
Les filtres plantés de roseaux c'est un procédé biologique à cultures fixées sur supports fins
(gravier, sable), rapportés et alimentés à l’air libre. Les filtres sont des excavations, étanchées
du sol, remplies de couches successives de gravier ou de sable de granulométrie variable selon
la qualité des eaux usées à traiter (Perera et Baudot, 1991).

34
Chapitre III Epuration des eaux usées

Principe de fonctionnement
Le principe épuratoire repose sur le développement d'une biomasse aérobie fixée sur un sol
reconstitué. L'oxygène est apporté par convection et diffusion. L'apport d'oxygène par les
radicelles des plantes est, ici, négligeable par rapport aux besoins.
La vitesse d'alimentation en eaux usées brutes doit être supérieure à la vitesse d'infiltration
pour bien répartir l'effluent. Théoriquement, plusieurs espèces de plantes peuvent être
utilisées, mais les roseaux (de type Phragmites australs), par leur résistance aux conditions
rencontrées, et la rapide croissance du chevelu de racines et rhizomes, sont les plus souvent
utilisés dans les climats tempérés (Perera et Baudot, 1991).
La caractéristique principale des "Filtres plantés de roseaux" réside dans le fait que les filtres
du 1er étage de traitement, dont le massif filtrant actif est constitué de graviers fins, peuvent
être alimentés directement avec des eaux usées brutes (sans décantation préalable).
Les processus épuratoires sont bien sûr assurés par des micro-organismes fixés, présents dans
les massifs filtrants mais aussi dans la couche superficielle de boues retenues sur la plage
d’infiltration. Les filtres du 2ème étage, dont le massif filtrant est majoritairement à base de
sable, complètent le traitement de la fraction carbonée de la matière organique,
essentiellement dissoute, ainsi que l’oxydation des composés azotés (Alexandre et al., 1997).
Les principaux avantages et inconvénients de traitement biologique par filtres plantés de
roseaux sont cité dans le tableau suivent :
Tableau III.4.Avantages et inconvénients du traitement biologique par filtres planté de
roseaux.
Avantages Inconvénient

• Facilité et faible coût d'exploitation. • Risque de présence d'insectes ou de


• Aucune consommation énergétique si la rongeurs.
topographie est suffisant • Exploitation régulière, faucardage annuel
• Possibilité de traiter des eaux usées de la partie aérienne des roseaux
domestiques brutes. • Désherbage manuel avant la prédominance
• Gestion réduite au minimum des boues. des roseaux.
• Bonne adaptation aux variations • Nécessité d'un dessaleur en tête sur réseau
saisonnières de population. unitaire.

35
Chapitre III Epuration des eaux usées

Figure III.6.Schéma du traitement biologique par filtres plantés de roseaux


(Alexandre et al., 1997).
B.2. Procédé des lits d'infiltration-percolation sur sable
Les lits d'infiltration-percolation sur sable d'eaux usées est un procédé d'épuration par
filtration biologique aérobie sur un milieu granulaire fin. L'eau est successivement distribuée
sur plusieurs unités d'infiltration (Perera et Baudot, 1991).
Principe de fonctionnement
L'infiltration-percolation consiste à infiltrer les eaux usées issues de traitements primaires ou
secondaires dans des bassins de faible profondeur creusés dans le sol en place ou remplis de
massifs sableux rapportés. Les matières en suspension sont arrêtées à la surface du massif
filtrant, leur accumulation entraînant un colmatage qui doit être géré en alternant phases
d'infiltrant et phases de séchage. L'épuration nécessite une infiltration en milieu poreux non
saturé et le renouvellement de la phase gazeuse par l'air atmosphérique qui apporte l'oxygène
indispensable à l'oxydation des matières organiques et de l'azote (Faby, 1999).
Les principaux avantages et inconvénients de traitement biologique par les lits d'infiltration
percolation sur sable sont cités dans le tableau suivant:

36
Chapitre III Epuration des eaux usées

Tableau III.5.Avantages et inconvénients du traitement biologique par les lits


d'infiltration-percolation sur sable.
Avantages Inconvénients

• Procédé simple à gérer en alimentation • Nécessité d'un ouvrage de décantation


gravitaire (pas d’éléments primaire efficace.
électromécaniques). • Risque de colmatage à gérer.
• Rendements importants sur la dégradation • Nécessité d'avoir à disposition de grandes
de la matière organique : 90 à 95 % sur quantités de sable, ce qui peut engendrer
DCO, DBO5 et MES. des investissements importants.
• Capacité de décontamination intéressante • Adaptation limitée aux surcharges
• Nitrification importante des composes hydrauliques.
azotés.
• Superficie nécessaire bien moindre que
pour un lagunage naturel.

Figure III.7.Schéma du traitement biologique par les lits d'infiltration-percolation sur


Sable (Alexandre et al., 1997).
B.3. Procédé de lagunage
Le lagunage est un procédé de traitement biologique, en cultures libres. Les procédés par
lagunage sont les méthodes de traitement les plus communes lorsque on dispose de grandes
surfaces de terrain, et lorsqu’on ne désire pas assurer en permanence une haute qualité de
l’effluent.
Principe de fonctionnement
Le lagunage est un procédé d'épuration qui consiste à faire circuler des effluents dans une
série de bassins pendant un temps suffisamment long pour réaliser les processus naturels de
l'autoépuration. Il est pratiqué dans les régions très ensoleillées, dans des bassins de faible
profondeur.

37
Chapitre III Epuration des eaux usées

Le principe général consiste à recréer, dans des bassins, des chaînes alimentaires aquatiques.
Le rayonnement solaire est la source d'énergie qui permet la production de matières vivantes
par les chaînes trophiques.
Les substances nutritives sont apportées par l'effluent alors que les végétaux sont les
producteurs du système en matière consommables et en oxygène.
Les bactéries assurent la part prépondérante de l'épuration et la microfaune contribue à
l'éclaircissement du milieu par ingestion directe des populations algales et des bactéries
(Dhaouadi, 2008). Il y a plusieurs types de lagunage parmi lesquels on distingue :
Lagunage aéré
Le lagunage aéré est un procédé de traitement biologique principalement aérobie, en cultures
libres qui se différencie des boues activées par l’absence de recirculation de la culture
bactérienne séparée par décantation avant rejet des eaux traitées (Alexandre et al., 1997).
En fournissant l’oxygène par un moyen mécanique (aérateurs de surface), on réduit les
volumes nécessaires et on peut accroître la profondeur de la lagune. La concentration en
bactéries est plus importante qu'en lagunage naturel (Dhaouadi, 2008).
Lagunage naturel
Le lagunage naturel est un procédé rustique de traitement des eaux usées domestiques. Les
effluents sont dirigés dans des bassins étanches, à l’air libre (Gaïd, 2007).
L’épuration par lagunage naturel repose sur la présence équilibrée de bactéries aérobies en
cultures libres et d’algues. L’oxygène nécessaire à la respiration bactérienne est produit
uniquement grâce aux mécanismes photosynthétiques des végétaux en présence de
rayonnements lumineux (Alexandre et al., 1997).

Figure III.8.Schéma du traitement biologique par Lagunage naturel.

38
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.2.4.3.2. Décantation secondaire


A l'issue des traitements, une ultime décantation permet de séparer l'eau épurée et les boues
ou résidus secondaires issus de la dégradation des matières organiques. Cette décantation est
opérée dans des bassins spéciaux, les clarificateurs. L'eau épurée peut alors être rejetée dans le
milieu naturel.
Les boues récupérées en fond d'ouvrage sont pour partie renvoyées vers le bassin d'aération
pour y maintenir la concentration voulue en micro-organismes épuratoires et, pour partie,
extraites et envoyées sur la ligne de traitement des boues (lits de séchage, silos)
(Boumediene, 2013).
Le bon fonctionnement de cet ouvrage implique le respect des règles de conception, une
gestion rationnelle de la production de boue ainsi que la maîtrise de sa décantabilité.
III.2.4.4.Traitement tertiaires
L’expression « traitement tertiaire » peut désigner plusieurs types de traitements ou
différentes fonctions en vue d’atteindre un niveau de traitement de qualité supérieure à ce que
l’on pourrait normalement attendre d’un traitement secondaire.
Les traitements tertiaires souvent considérés comme facultatif ou complémentaire permettent
d'affiner ou d'améliorer le traitement secondaire. De telles opérations sont nécessaires pour
assurer une protection complémentaire de l'environnement récepteur ou une réutilisation de
l'effluent en agriculture ou en industrie.
Pour satisfaire aux normes de rejet en zones sensibles, des traitements complémentaires ou
tertiaires doivent être mis en place. On y distingue généralement les opérations suivantes :
III.2.4.4.1. Elimination de l'azote et de phosphore:
A. Elimination de l'azote
Les stations d'épuration classiques, prévues pour éliminer les matières carbonées, n'éliminent
que des quantités réduites d'azote présent dans les eaux usées. L'élimination de l'azote est, le
plus souvent, des traitements biologiques, de "nitrification-dénitrification" ou par échange
d'ions (traitements physico-chimiques).
A.1. Nitrification-dénitrification
Nitrification
La nitrification consiste en la transformation (l’oxydation) de l’ammoniaque en nitrite puis en
nitrate, elle est réalisée de façon biologique par les bactéries nitrifiantes. Le temps de
rétention des eaux dans le bassin d’aération doit donc être assez long (Servais, 2006).
La nitrification s’effectue en deux stades par micro-organismes autotrophes :

39
Chapitre III Epuration des eaux usées

Nitritation: Oxydation de (NH4+) en (NO2-) par les bactéries des germes


Nitrosomonas.
-Nitratation: Oxydation de (NO2-) en (NO3-) par les bactéries aux germes Nitrobacter.
Dénitrification
La dénitrification est le processus par lequel les bactéries dénitrifiantes anaérobies
convertissent le nitrate en azote gazeux (N2).
Cette relation est réalisée par le fait que, en absence d’oxygène, ces bactéries sont capables
d’utiliser immédiatement l’oxygène des nitrates comme un oxydant. En pratique, cette étape
sera réalisée grâce à un bassin tertiaire anaérobie (Servais, 2006).
A.2. Résine échangeuses d'ions
Cette technique s’applique aux formes minérales de l’azote et du phosphore, et la présence de
M.O dans l’eau rend complexe l’utilisation des résines. En effet une partie de ces résines tend
à se fixée irréversiblement sur les résines et à diminuer progressivement leur capacité
d’adsorption, il importe donc de les éliminer avant le passage de l’effluent sur les résines
(Boumediene, 2013).
B. Elimination de phosphore
L'élimination du phosphore, ou "déphosphatation", peut être réalisée par voies
physicochimiques ou biologiques.
B.1. Déphosphoration biologique
Repose sur l'accumulation de phosphore à l'intérieur des bactéries, qui, sont évacuées avec les
boues en excès. La biomasse est exposée à une alternance de conditions anaérobies et aérobie
Les bactéries déphosphatates sont des bactéries aérobies strictes obtenant l'énergie seulement
à partir de l'oxygène, ou bien des bactéries aérobies facultatives, tirant l'énergie en priorité de
l'oxygène, puis des nitrates en absence d'oxygène. Les mécanismes de la déphosphatation
biologique relativement complexe (Boumediene, 2013).
B.2. Déphosphoration physico-chimique
C'est la voie d'élimination du phosphore la plus pratiquée. Il s'agit d'une précipitation des
phosphates par des sels de fer ou d'aluminium, ou encore par de la chaux. L'injection des
réactifs peut s'opérer de plusieurs manières. Facilement mise en œuvre et ne nécessitant pas
de surveillance particulière, la déphosphoration physico-chimique est une technique fiable et
les rendements obtenus sont supérieurs à 80 % (Boumediene, 2013).

40
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.2.4.4.2. Adsorption
L'adsorption est le processus où des molécules d’une espèce appelée adsorbat (gaz ou liquide)
viennent se fixer sur la surface d’un solide, appelé adsorbant.
L’adsorption est largement utilisée pour la dépollution et la purification dans des domaines
très variés, par exemple les industries pétrolières, pétrochimiques et chimiques, aux
applications environnementales et pharmaceutiques.
Le charbon actif est souvent utilisé comme adsorbant, c’est un matériau obtenu par pyrolyse
du bois, noix de coco, charbon, lignine, et en général tout composé organique.
L’utilisation de filtres à charbon actif en grains dans les installations de traitement à été mis
en œuvre dans le but de retenir, par adsorption, une partie de la pollution organique qui n’a
pas pu être éliminée par les premières étapes de traitement.
III.2.4.4.3. Procédés de désinfection
Pour les zones sensibles, il est primordial de rejeter une eau épurée ne contenant pas de
concentration élevée en pathogènes. C’est pourquoi un traitement supplémentaire est parfois
réalisé : la désinfection. Cette dernière peut s’effectuer par différentes méthodes, notamment
par la chloration, les rayons ultraviolets et l’ozonation.
A. Chloration
Le chlore est un oxydant puissant, leur utilisation est plus ancienne mais elle présente des
contraintes de transport et de manutention. Pour agir correctement, le chlore impose d’une
part que l’eau soit préalablement bien épurée et, d’autre part, qu’un temps de contact de 30
min soit respecté. Le chlore se combine à l’ammoniac contenu dans l’eau pour former des
chloramines qui deviennent alors l’agent désinfectant.
B. Ozonation
L’ozone est un procédé de désinfection utilisé aux quelque pays, il est très efficace dans
l’élimination des micro-organismes.
L’ozone offre un large spectre d’action. Il est efficace aussi bien contre les virus que contre
les bactéries et agit avec un temps de contact de courte durée (10 min). Produit sur site, il
nécessite pour son exploitation du personnel qualifié. (Gaïd, 2007).
C. Rayons ultraviolets
Le traitement par rayons ultraviolets utilise des lampes à mercure disposées parallèlement ou
perpendiculairement aux flux d'eau. Leur rayonnement s'attaque directement aux
microorganismes (Metahri, 2012).
Le principe d’action des UV repose sur le fait que les rayons ultraviolets sont des ondes
électromagnétiques qui correspondent à une gamme de longueur d’onde comprise entre 100 et

41
Chapitre III Epuration des eaux usées

400 nm. L’absorption de ces rayons par les micro-organismes provoque une modification de
leur ADN qui bloque toute réplication du matériel génétique et engendre leur mort (Gaïd,
2007).
A côté de ces procédés, le traitement tertiaire pouvant comporter autres procédés pour élimine
et traite les boues final (mise en décharge, valorisation) et les odeurs (La technique le plus
souvent appliquée utilise l’absorption gaz liquide).
III.3. Lagunage aérée
III.3.1. Définition de lagunage aéré
Un lagunage aéré, un étang aéré ou un bassin aéré est un traitement de l'eau artificiel à travers
une aération forcée pour favoriser l'oxydation biologique des eaux usées (B.Méot et
Z.Alamy,1990).
III.3.2. Principe de fonctionnement
Le lagunage aéré est une technique d'épuration biologique par culture libre avec un apport
artificiel d'oxygène. Dans l'étage d'aération, les eaux usées sont dégradées par des
microorganismes qui consomment et assimilent les nutriments. Le principe de base est le
même que celui des boues activées avec une densité de bactéries faible et l'absence de
recirculation.
L'oxygénation est assurée par un aérateur de surface ou une insufflation d'air. La
consommation électrique de chacun de ces deux procédés est similaire à celle d'une boue
activée. Dans l'étage de décantation, assuré principalement par une ou deux simples lagunes,
les matières en suspensions (amas de micro-organismes et de particules piégées)
s'agglomèrent lentement sous forme de boues. Ces dernières doivent être régulièrement
extraites. Le curage est facilité en présence de deux bassins qu'il est possible de by-passer
séparément. La floculation des boues est peu prononcée (lagune de décantation à
surdimensionné).
Le lagunage aéré se différencie des boues activées par l'absence de maintien d'une
concentration fixée de micro-organismes (pas de recirculation). Cela conduit à prévoir des
temps de séjour plus longs, plus favorables à une bonne adaptation du système aux variations
de qualité de l'effluent à traiter. Ce procédé à un bon comportement vis-à-vis des effluents
dilués ou si les débits ne sont pas bien écrêtés (Achouri, 2003).
Il existe deux formes de lagunage aéré :

42
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.3.2.1. Lagunage aéré strictement aérobie


il faut une aération suffisante pour maintenir le bassin en aérobiose et l'ensemble des
particules en suspension.
III.3.2.2. Lagunage aéré aérobie/anaérobie facultatif
il y a formation de dépôt qui évolue en milieu anaérobie Le premier cas est très peu utilisé car
il est grand consommateur d'énergie.
La seconde solution est rencontrée plus fréquemment : elle s'apparente au lagunage naturel
par l'épuration des eaux usées par échange eau/sédiment.

II-3- Définitions types de lagunage aéré :


On distingue deux types de lagunes aérées :

Figure III.9.Schéma général de lagunage.


III.3.3. Classification des lagunes
Il y a plusieurs type des bassins de lagunage sont classés en fonction de l'environnement
biologique prédominant existe ou selon leur type de végétation.
III.3.3.1. Classification en fonction de l'environnement biologique
En fonction de l'environnement biologique on distingue les types de lagune suivent :
III.3.3.1.1. Lagune aérobie
Les étangs aérobies servent à accélérer la décomposition des matières organiques par les
bactéries aérobies et facultatives, et favoriser la croissance des algues pour éventuellement
produire des protéines. Dans ce type de bassins, la profondeur est très faible (0.2 à 0.5m) afin
de permettre à la lumière du soleil de pénétrer dans toute la profondeur et d'avoir de l'oxygène
dissous dans toute colonne d'eau. L'utilisation des étangs aérobies se limite généralement aux
régions ensoleillées et chaudes, là où il n'y a aucun risque de couverture glacée (L'UNESCO,
2008).
III.3.3.1.2. Lagune anaérobie
Les lagunes anaérobies sont utilisées en tête d'installation dans le cas d'un effluent concentré,
qui en plus d'une décantation primaire, sont le siège d'un traitement bactérien anaérobie
d'autant plus efficace que la température est élevée (Achouri, 2003).

43
Chapitre III Epuration des eaux usées

La lagune anaérobie bassin profond (profondeur de l'ordre de 3 à 4 m) dans lequel s'établit un


processus de fermentation anaérobie allant jusqu'à la méthanisation et entraînant un
abattement partiel de la matière organique soluble. Le temps de séjour de l'eau y est de l'ordre
de 3 à 10 jours sous nos climats selon les objectifs (Racault, 1997).
III.3.4.3.3. Lagune facultative
La lagune facultative est un bassin peu profond (1 à 1,5 m localement) comportant une zone
anaérobie en fond de bassin et une zone aérobie en surface dont l'épaisseur varie en fonction
des conditions météorologiques et suivant la saison. Le temps de séjour est de 15 à 30 jours
(Racault, 1997).

Figure III.10.Schéma de lagune facultative.


III.3.3.1.4. Lagune de maturation
La lagune de maturation concerne un bassin peu profond (environ 1 m) où la faible charge
organique appliquée permet, en période diurne, l'établissement d'une zone aérobie couvrant
une large fraction de la hauteur d'eau. L'objectif de cette lagune est de détruire les
microorganismes pathogènes. Leur temps de séjour varie entre 4 à 12 jours(Racault, 1997).
III.3.3.2. Classification selon les types de végétation
On peut classer les lagunes selon leur type de végétation a :
III.3.3.2.1. Lagune à microphytes
Ce sont des bassins à biomasse végétale constitue par des algues microscopique nommer des
phytoplanctons ces algues bleues, vertes ou brunes produisent l’oxygène dissous O2, leur
peuplement varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que la profondeur de l’eau, la
température, la charge organique,...., etc. Ce type de bassin est caractérisé par une faible
profondeur et un long temps de séjour (Achouri, 2003).

44
Chapitre III Epuration des eaux usées

Figure III.11.Schéma
chéma de lagunes microphytes.
microphytes
III.3.3.2.2.
.2.2. Lagunes à macrophytes
Les lagunes à macrophytes se situent généralement en position finale d’un système
d’épuration par lagunage. Il est caractérisé par la présence
présence de plantes visibles à l’œil nu, il est
constitué de plantes immergées ou émergées, enracinées ou non telles que les roseaux, les
massettes, les joncs, les scirpes, les laîches, les lentilles d'eau ou les jacinthes d'eau... Les
bassins sont alors généralement
lement de plus faible surface et moins profond (0,6 à 0,8 m) où la
charge polluante est plus faible .

Figure III.12.Schéma
chéma de lagunes macrophytes.
III.3.3.2.3.
.3. Lagunes composites (mixte)
Ce type des bassins fait associer une partie composée des microphytes et une partie plantée
en macrophytes, pour pouvoir assurer un faucardage régulier des végétaux il faut bien
Achouri, 2003).
dimensionner, aménager et localiser les zones de plantées (Achouri, 2003)

Figure III.13.Schéma
chéma de lagunes composites (mixte).
(mixte

45
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.3.4. Dysfonctionnement du lagunage aéré et remèdes possibles


Un suivi technique plus approfondi permettra de bien cerner les causes de dysfonctionnement
et donc de déterminer les solutions les mieux adaptées. Le tableau suivent fournit une aide au
diagnostic et résume les remèdes possibles.
Tableau III.7.Les remèdes possibles pour des cas de dysfonctionnement du
lagunage naturel.

Phénomènes observés Causes Remèdes possibles

-Odeurs quasi permanentes; -Surcharges Augmentation de capacité


-Couleur grise ou rose; permanents
-Virage rose. Surcharge saisonnière -Prétraitement pendant la période de
-Odeurs en été ou début surcharge
automne. -Mise en place d'un traitement
primaire
-Augmentation de capacité
- Prolifération de lentilles - Faible charge - Traitement préventif
(grave à partir 2 / 3 de - Faible vent * chimique
couverture) * sédentarisation de canards
- Odeurs - Mauvaise entretien -Extraire plus fréquemment les
localisées du dégraisseur ou du graisses
perceptibles en été piège à flottants - -Extraire 1 ou 2 fois par an les boues
Forte accumulation en tête du bassin
de boues en tête de
bassin
Bassins vides -Infiltrations dues à -Réaliser une étude de sol sérieuse.
-Remplissage difficile une étanchéité -Respecter une marge de20 cm au
-Pas de débit en sortie insuffisante moins entre le niveau le plus bas du
-Baisse notable du niveau -Interaction avec la terrassement et le niveau haut de la
en période sèche nappe phréatique nappe en sous-sol
-Présence -Imperméabiliser le fond des bassins
récupérée d'un (argile, géomembrane,…)
ancien drainage -Ajouter un apport d'eau claire .
-Dégradation des berges -Erosion du à l'absence -Ne pas utiliser de désherbants pour
de gazon l'entretien des berges.

46
Chapitre III Epuration des eaux usées

III.3.5.Avantages et inconvénients du lagunage aéré

Tableau.III.6. Avantages et Inconvénients du lagunage.

Avantages Inconvénients

• Fiabilité et facilité d’exploitation. • Nécessité de surfaces importantes en


• Bonne adaptation aux à-coups des flux terrains.
polluants. • Contraintes de sous-sol : terrains
• Investissement modéré si l’on dispose de imperméables (protection de la nappe).
surfaces en terrains importantes dont la • Risques de prolifération de moustiques et
nature, la structure et la topographie sont d’odeurs (pour les bassins anaérobies).
adaptées. • Curage périodique indispensable.
• Coût d’exploitation limité et ne nécessite
pas la qualification du personnel.
III.3.6. Contraintes d’exploitation
Contraintes de la nature du sol et d'étanchéité.
Faucardage des roseaux tous les ans (hiver), s'ils sont présents.
Passage de l'exploitant une à deux fois par semaine.
Matière en suspension importante en rejet (organismes planctoniques)
problématique pour de petits milieux récepteurs.
Curage contraignant et coûteux des boues tous les 1 à 5 ans dans le bassin de
tête, tous les 10 à 20 ans dans tous les bassins.
III.3.7. Conclusion
A partir d'une eau usée et grâce aux procédés de l'épuration, il est possible d'obtenir toute une
gamme des eaux de qualités différentes. Il y a plusieurs procédés de traitements des eaux
usées qui sont très différents au principe de fonctionnement, mais tout fait le même objectif
de protéger le milieu récepteur par réduire les concentrations de toutes les charges polluantes,
à des niveaux qui sont actuellement considérés comme non dangereux.
Le système d'épuration des eaux usées par lagunage aéré est d'une grande simplicité, lorsque
les terrains nécessaires sont disponibles, l'établissement d'un ensemble des bassins de
stabilisation présente des nombreux avantages, par rapport à une station conventionnelle, le
processus biologique d'épuration par lagunage dépend de plusieurs facteurs (température,
vent éclairement,…, etc), et le non contrôle de ces facteurs d'épuration et leurs variations dans
le temps rend la qualité d'épuration variable suivant la saison.

47
Présentation de la station de
Hassani Abdelkrim
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

IV.1. Introduction
Dans la wilaya d’El oued, il existe quatre stations d’épuration par lagunage aéré (STEP
01,STEP 02, STEP 03, STEP 04) ont été réalisées par la société allemande Dywidag pour le
compte de l’ONA. Ces stations ont été raccordées à un réseau, Parmi ces dernières, la station
de Hassani Abdelkrim qui a été dimensionnée pour desservir les communautés de : Debila,
Hassani Abdelkrim, Guemmar et Teghzout. La station d’épuration de HASSANI
ABDELKRIM est de type lagunage aéré.
La population totale de ces communiâtes actuellement d’environ 139772 habitants. La pleine
capacité de la station d’épuration sera atteinte en 2030.
Le processus de traitement des eaux usées se base sur des lagunes aérées, et comprend les
étapes principales ci-après :
Prétraitement avec dégrilleur et dessableur longitudinal .
Bassin d’activation primaire (étape 1 avec 3 lagunes aérées parallèles) .
Bassin d’activation secondaire (étape 2 avec 3 lagunes aérées parallèles) .
Lagune de traitement de finition (3 lagunes de post-traitement parallèles) .
Traitement des boues (10 lits de séchage des boues).
IV.2. Présentation de la station
La station d'épuration des eaux usées n° 2 à Oued Souf est celle de type lagunage aéré. Qui
est composée de six lagunes aérées réparties en deux étages de traitement et de trois lagunes
de finition (3éme étage), d'un ouvrage de prétraitement (Dégrillage, dessablage), de 10 lits de
séchage des boues d’épuration et de bâtiments d'exploitation, ainsi que des équipements
hydromécaniques et électriques montés.

48
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Photo IV.1.Schéma directeur du réseau d’assainissement en Souf (ONA, 2015).


Notre étude permettra notamment de déterminer le pouvoir épurateur physico-chimique et
biologique des eaux usées des villes de Guémar, Taghzout, Hassani Abdelkerim et Debila par
la station d'épuration de Hassani Abdelkrim nommée (STEP 2).
Cette station occupe une superficie de l'ordre de 20 hectares environs, permet de répondre aux
besoins fonciers.
La forme géométrique du site s'apparente à un rectangle, orienté sud – nord, dont les
dimensions sont :
- longueur : 570 à 515 m.
- largeur : 370 m.

49
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Photo IV.2.Image
Image générale de la station d'épuration (HASSANI ABDELKRIM).
IV.3. Principe de fonctionnement de la STEP
Le processus de traitement des eaux usées se base sur des lagunes aérées, et comprend les
étapes principales ci-après :
Prétraitement avec dégrilleur et dessableur longitudinal.
Bassin d’activation primaire (étape 1 avec 3 lagunes aérées parallèles).
Bassin d’activation secondaire (étape 2 avec 3 lagunes aérées parallèles).
Lagune de traitement de finition (3 lagunes de post-traitement
traitement parallèles).
Traitement des boues (10
( lits de séchage des boues).

50
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

IV.3.1. Prétraitement de l’eau usée


IV.3.1.1. Dégrillage
Construit en béton, avec deux chambres et dégrilleur grossier dans le courant principal de
l’eau usée ainsi qu’une chambre pour le by-pass de secours lors des pannes du dégrilleur.
Les eaux usées au travers d’une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les
éléments le plus grossiers, après les grilles nettoyer par un système à racleur motorisé dont
l’action automatisée est déclenchée par un capteur de niveau d’eau en amont et en aval sur la
grille.
Une fois que les débris ont été recueillis et soulevés par le racleur, ils sont chargés dans une
cuve horizontale, au moyen d’un transporteur à vis horizontal et sans arbre, ces débris sont
ensuite déposés dans un conteneur à débris.

Photo IV.3.Dégrillage (station de Hassani Abdelkrim).

51
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

IV.3.1.2. Dessablage
Construit en béton, avec trois chambres. Dans cette zone, le sable contenu dans l’eau usée est
décanté grâce à la force gravitaire. Ces particules sont ensuite aspirées par un pont racleur
avec moteur électrique et des pompes d’aspiration avec suspension flexible, le mélange sable
eau s’écoule par les conduites en acier du pont racleur vers le conduit en acier, monté sur la
paroi extérieure de dessableur et puis vers le classificateur à sable pour la déshydratation.

Photo IV.4.Dessableur (station de Hassani Abdelkrim).


IV.3.1.3. Mesure du niveau d’eau et échantillonneur
A .Débit mètre : pour une mesure continue du débit de l’eau usée d’entrée, le système de
mesure comprend un canal du type venturi et un transmetteur du niveau à ultrasons est
installé derrière le dessableur longitudinal.
B .Préleveur : à proximité directe du canal venturi, un échantillonneur fonctionnant manuelle
pour l’échantillonnant ponctuelle et automatiquement proportionnellement à la quantité et à
temps intégré, ce dispositif assure dans une période de 24 heures un mélange de jour
représentatif pour l’entrée de la station de lagunage, on a autre préleveur à la sortie.
IV.3.2. Partie biologique du traitement d’eau usée
IV.3.2.1. Lagunes aérées-première étape (A1, A2 et A3)
Suite à l’alignement des vannes des conduites du répartiteur, l’eau usée à traiter
biologiquement s’écoule par les conduites et répartie de manière homogène. Le traitement
biologique d’eau usée consistant des trois lagunes aérées (A1, A2 et A3) de la même taille et
conception, ainsi que les conditions de processus de base. Pour assurer une réduction efficace

52
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

de la pollution biologique (DBO5) et chimique (DCO) à l’intervention des micro-organismes


et l’oxygénation que fournir par 08 aérateurs dans chaque lagune, pour attendre dégradation
de la pollution organique 75%. Selon le bilan global suivant :
Eau + pollution organique + micro-organismes + O2 CO2 + H2O
+Biomasse .

Photo IV.5.Lagune aérée (station de Hassani Abdelkrim).


IV.3.2.2. Lagunes aérées-deuxième étape (B1, B2 et B3)
Le fonctionnement de la deuxième étape d’aération est identique à la première. Mais pour la
dégradation de la charge restante 25% par 03 pièces d’aérateurs ont été installées dans chaque
lagune.
IV.3.2.3. Lagunes de finition (F1, F2 et F3)
Les lagunes de finition ont été conçues et construites selon le même système que les lagunes
aérées 1 et 2.
Les lagunes de finition ou de traitement final, ont été construites pour améliorer la qualité de
l’eau usée traitée biologiquement, la majeure partie des matières dégradables est retenue dans
les lagunes de l’étape 1 et 2.Voilà pourquoi, le dépôt des boues dans les lagunes de traitement
de finition augmente juste lentement. Les écarts de temps jusqu’au raclage des boues peuvent
ainsi être prolongés par rapport aux lagunes aérées. Selon une estimation approximative, on
peut assumer une fréquence de raclage de 8-10 ans. L’eau usée clarifiée biologiquement est
dirigée vers l’émissaire.

53
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

IV.3.3. Décharge des boues


IV.3.3.1. Lits de séchage des boues
On a construit 10 lits de séchage en ligne en sont remplis des graviers de granulométrie
unique (gravier concassé Ø50) enveloppés par un Géotextile couverts par un sable comme
couche de couverture. Conçues comme bâches terrestres avec revêtement en feuille, tuyaux
de drainage pour la déshydratation et des rampes d’accès pour la décharge de la boue sèche.
Pour le raclage de la boue déposée au fonds des lagunes d’eau usée, un racleur de boue
nommé radeau de curage avec une pompe à piston rotatif aspire le mélange boue-eau et le
transmet par une canalisation flexible vers les lits de séchage.
La boue stockée dans les lits de séchage est déshydratée dans les conditions naturelles. Dans
les conditions climatiques locales on peut assumer un temps de séjour d’environ 13-22 jours.
Ainsi, on atteint un taux de la matière sèche de 400-450 Kg/m3.

Photo IV.6.Lits de séchage des boues (station de Hassani Abdelkrim).

54
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

IV.4. Dimension des ouvrages


IV.4.1. Prétraitement
Dégrillage
Ouvrage
- Nombre des canaux principaux du dégrilleur automatique : 2 pièces
- Nombre des canaux de circulation du manuel : 1 pièce
- Largeur- chambre du dégrilleur : 1.2 m
- Profondeur- chambre du dégrilleur : 1.5 m
- Longueur –chambre du dégrilleur : 3.7 m
Dégrilleur à contre –courant
• Marque : Emo
• Largeur de grille : 1.09 m
• Hauteur de grille : 4.6 m
• Espacement entre barreaux : 15 mm
• Epaisseur des barreaux : 10 mm
Profondeur d’eau au canal de dégrillage :
Devant de grille/derrière la grille : 1.88/1.8 m
Commande de montée-décente –Moteur-réducteur
Marque : NORO
Puissance moteur : 0.56 kW
Réglage du râteau
Type : Mécanique
Raccordement : Cable métallique
Presse à tamis hélicoïdal
• Marque : STI
• Débit du refus de dégrillage : 5.00 m3/h
• Largeur –auge de transport : 260 mm
• Hauteur –auge de transport : 300 mm
• Longueur –auge de transport : 4.140 mm
• Diamètre extérieur de vis : 210 mm
• Diamètre intérieur de vis : 70 mm
• Epaisseur du matériau de vis : 15 mm
• Angle de montage : 5 degré
• Couple de vis : 15 Upm

55
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Mesure du débit d’eau et échantillonnage


Ouvrage
Largeur du collecteur : B =0.650 m
Profondeur du collecteur : T =0.750 m
Longueur pour L’installation du canal venturi : L=2.161 m
Mesure du débit d’eau
Canal venturi

Marque : AQUALYSE
Débit d’eau usée : Q max 1.621 m3/h
Rétrécissement : 0.35 m
Hauteur des parois latérales : 0.705 m
Largeur des parois latérales : 0.30 m
Longueur des parois latérales : 7.229 m
Matériau : Résine Polyester armée
Capteur à ultrasons
o Marque : Endress +Hauser
o Plage de mesure : 00 – 0.705 mm
o Température d’environnement et ambiante : - 40 ….+80 °C
o Fréquence de service : 50 kHz
o Alimentation : 24 V DC
o Boitier de protection : Acier inoxydable 340
o Matériaux :
o Boitier : PP-GF
o Folie : Acier inoxydable
o Etanchéité membrane : EPDM
Transducteur de mesure à ultrasons
Marque : Endress +Hauser
Entrée : impulsion à ultrason
Sortie : Analogique 4.-20mA
Température ambiante : -20 +60 °C
Alimentation : 230 V/50 Hz
Boitier de protection : IP 66
Matériaux-corps du boitier : PC/ABS

56
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Echantillonneur automatique
Marque : Enress+Hauser
Volume d’échantillon : 20…200 ml (réglable)
Précision de dosage : 4 ٪ de la quantité réglée
Plage de dosage maximale : 30 m
Température ambiante admissible : -20…+40°C
Température de stockage admissible : +5…+40°C
Alimentation : 230 VAC/50 Hz
Puissance : 0.35 kW
Matériaux :-cuve de stockage : PMMA
Cuve de collection /Bouteilles : PE
Boitier : Acier inoxydable
Répartiteur d’eau usée (RP1, RP2, RP3)
Vanne sur la conduite du déversoir
• Marque : ORBINOX
• Etanchéité à l’eau : au sens d’écoulement
• Dimensions : Largeur : 3.1 m
Hauteur : 2.1 m
Profondeur d’installation : 2.1 m
• Fonction : Ouverture /Fermeture
• Service : par volant à main
Matériaux :-Plaque de vanne, cadre et tige : Acier inoxydable 340 L
- Joint : NBR
IV.4.2. Lagunes d’aération (premier étage) A1,A2,A3
Ouvrage
Nombre de lagunes : 3 pièces
Dimensions :-Longueur : 3.11 m
- Largeur : 1.59 m
- Profondeur de bassin :
*Coté entrée : 4.50 m
*Coté sortie : 4.20 m
- Profondeur d’eau : 3.60 m
- Volume de lagune : 28574 m3
- Volume des trois lagunes : 85722 m3

57
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Conduite d’entrée : DN 600


Entrée d’eau en moyen : 497.6 m3/h
Nombre d’aérateurs par lagune : 8 pièces
Temps de séjour d’eau usée dans les lagunes : 6 jours
Demande en oxygène spécifique : 1.5Kg O2/Kg DBO5
Matériaux :
-1er couche : Géotextile p50
-2ieme couche : Géogrille
-3ieme couche : Géomembrane bitumineuse
Aérateurs de surface flottante
Marque : Fuchs, Allemagne
Type : OS 15.0
Entrant d’oxygène spécifique : 0.9…1.05 KgO2/kW
Dimension d’aérateur : -Longueur totale : 2.40 m
-Profondeur d’immersion : 1.20 mm
-Puissance moteur : 11kW
-Tension/Fréquence : 400 V/50 Hz
-Protection/Isolement : IP 65/F
Batardeaux
- Marque : IBS, Allemagne
- Dimensions des batardeaux : 3.1x1.58x1.00 m
- Hauteur d’eau maximale devant batardeaux : 0.9 m
- Matériaux :-Profile : Al Mg Si 05F25
- Cadre de guidage : Acier inoxydable 1.4301
IV.4.3. Lagunes d’aération (Deuxième étage) B1, B2, B3
Ouvrage
Dimension (Surface d’eau)
Longueur : 115 m
Largeur : 66 m
Profondeur de l’eau : 2.9 m
Volume par lagune : 19091 m3/ lagune
Volume des lagunes-total : 57273 m3

58
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Entrée d’eau en moyen


Temps de séjour d’eau usée dans les lagunes : 4j
Nombre d’aérateurs par lagune : 6 pièces
IV.4.4. Lagunes de finition F1,F2, F3
Ouvrage
Dimension (Surface d’eau)
- Longueur : 154 m
- Largeur : 66 m
- Profondeur du bassin : 2.5 m
- Coté entrée : 3.5 m
- Coté sortie : 2.5 m
- profondeur de l’eau : 1.50 m
- Volume par lagune : 14272 m3/ lagune
- Volume des lagunes-total : 42816 m3
IV.4.5. Racleur des boues de lagune
Marque : PAIS, Portugal
Dimensions :
Longueur : 5.10 mm
Largeur : 3.1 mm
Hauteur : 0.80 m
Poids : 1800 Kg
Nombre de pontons latéraux : 2 pièces
Nombre de pontons de stabilisation : 6 pièce
Matériau : Aluminum + bois
IV.4.6. Lits de séchage des boues
Nombre de lits de séchage : 10 pièces
Dimensions totales : 397m x 61.4 m
- Longueur de fond : 48.5 m
- Largeur de fond : 32.5 m
- Profondeur des boues maximale : 0.40 m
- Hauteur de la couche des graviers : 0.7 m
Volume effectif des lits de séchage-
- Par lit : environ 1550 m3
- Total : environ 15500 m3

59
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

Diamètre des tuyaux de drainage : DN200


Marque : ITP, Algerie
Nombre de pompes : 2 pièces
Débit de refoulement : 22 m3/h
Hauteur de refoulement : 12 m
Couple de rotation : 2500 tr/min
Puissance nominale du moteur : 1.8 kW
Tension/Fréquence : 400 V/50 Hz
Protection/ Isolement : IP68/F
Manchon de refoulement : DN60/PN 16
Matériaux :
- Boitier et enveloppe intermédiaire : fonte ductile GG40 (JL 1040)
- Arbre : Acier inoxydable 1.4021
- Joints : Perbunan (NBR)
- Etanchéité d’arbre : garniture mécanique SiC/SiC
IV.5. Les données d'entrée de base et paramètres de l'eau brute
La station d’épuration de HASSANI ABDELKERIM a été dimensionnée sur les bases de
données suivantes :
Total-Equivalent habitant en 2015 : 79620 EH
Habitants raccordés : 39700 EH
Débits d’eau usée
Débit journalier : 11943 m3/j
Moyen horaire : 497.6 m3/h
DBO5-concentration dans l’eau usée : 250 mg/l
DCO-concentration dans l’eau usée : 500 mg/l
MES matière en suspension dans l’eau usée : 361 mg/l
Charge organique par jour DBO5 : 3583 Kg/j
Charge quotidienne en DCO : 7166 Kg/j
Matière en suspension par jour : 5175 Kg/j
Les paramètres suivants pour l’eau usée traitée sont à accepter à la sortie de l’installation :
DBO5- concentration : 40 mg/l
DCO-concentration : 125 mg/l
Matière en suspension : 40 mg/l
Critères microbiologiques : ... mois de 1oeuf d’helm/l
Nb : helminthes c’est un parasite

60
Chapitre IV Présentation de la station de hassani abdelkerim

IV.6. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons donné des informations sur tous les ouvrages formant le système
d’épuration ainsi que leur chaine de fonctionnement, en se basant sur l'estimation du nombre
d’habitant et l’augmentation des débits des eaux usées évacuées.
Nous avons détaillé la conception tous les équipements formant le système d’épuration, et on
a insisté également sur dimensionnement, la capacité et le fonctionnement de ces ouvrages.

61
Procédure Expérimentale
Chapitre V Procédure Expérimentale

V.1. Introduction
Dans toute station d'épuration des eaux usées il est nécessaire d'effectuer des analyses de l'eau
brute et de l'eau traitée afin de déterminer les différents paramètres physicochimiques et
bactériologiques permettant d'évaluer le niveau de pollution dans chaque phase de traitement
et le rendement d'élimination du pollution pour donner une bonne appréciation des
performances épuratoires de la STEP. , nous allons identifier les principaux analyses fait sur
les échantillons des eaux usées pour connu les caractéristiques de ces eaux, et nous avons
défini les différents appareils utilisés.
V.2. But principal
Le but principal de ce travail est de faire les analyses des eaux usées assurées au niveau de la
station d'épuration de HASSANI ABDELKRIM pour connaître les paramètres de ces eaux
usées, et savoir est ce que le système de lagunage aéré convenable pour ce type des eaux
usées.
V.3. Prélèvement et échantillonnage
Cette étape nécessite des précautions particulières. Elle conditionne les résultats d’analyses
et donc les conclusions de démarches techniques et scientifiques.
Pour les différentes étapes d’une opération d’échantillonnage : l’homogénéisation
mécanique, la nature et le nettoyage des matériaux spécifiques, les blancs de prélèvement,
l’utilisation d’échantillonneurs automatiques déjà en place.
L’échantillon doit être homogène, représentatif et obtenu sans modifier les caractéristiques
physico-chimiques de l’eau (gaz dissous, matières en suspension, etc.).
Les objectifs de cette étape sont:
• Assurer la représentativité de l’échantillonnage.
• Préserver l’intégrité de l’échantillon et éviter les contaminations.
• Assurer la fiabilité de l’opération et réduire les aléas.
• Assurer la comparabilité des résultats dans le temps et l’espace.
• Diminuer au maximum les erreurs et les incertitudes.

62
Chapitre V Procédure Expérimentale

V.4. Matériels et méthodes d'analyses


V.4.1. Paramètres étudiés
Afin de déterminer la qualité des effluents à traiter, des analyses seront effectuées à l'entrée et
sortie de la station, les paramètres considérés sont les suivants :
Température et le potentiel hydrique (pH) de l’eau.
La conductivité électrique.
L'oxygène dissous.
Les matières en suspension (MES).
Demande biochimique en oxygène (DBO5).
Demande chimique en oxygène (DCO).
V.4.2. Détermination du pH et de la Température
A. Principe
La température influence sur la décomposition de la matière organique, le développement des
parasites responsables de certaines maladies, et la prolifération d'algues bleues qui libèrent
des toxines.
Le potentiel hydrogéné (pH) est en relation avec la concentration des ions hydrogéné présent
dans l'eau ou les solutions.
B. L'appareil utilisé : PH mètre( Sensi ON 1).

Photo V.1.pH mètre (Sensi ON 1) )-(ONA.2018).

63
Chapitre V Procédure Expérimentale

C. Mode Opératoire
Pendre environ = 100 ml d'eau à analyser.
Allumer le pH mètre.
Rincer l'électrode avec de l'eau distillée.
Tremper l'électrode de pile dans la solution tampon pH=7.
Laisser stabiliser un moment jusqu'à affichage du standard.
Enlever l'électrode et la rincer abondamment avec l'eau distillée.
Etalonner dans la même manière avec les solutions tampon pH =10 ou pH = 4.
D. Expression des résultants : La valeur est lire directement sur l'écran de l'appareil.
V.4.3. Détermination de conductivité électrique
A. Principe
La conductivité est la propriété que possède une eau de favoriser le passage d'un courant
électrique, elle est due à la présence dans le milieu d'ions qui sont mobiles dans un champ
électrique, elle dépend de la nature de ces ions dissous et de leurs concentrations.
La température et la viscosité influent également sur la conductivité car la mobilité des ions
augmente avec l'augmentation de la température et diminue avec celle de la viscosité. La
conductivité électrique d'une eau s'exprime généralement en micro-siemens par centimètre
(µS/cm).
B . L'appareil utilisé : Conductimètre (Sensi ON 5).

Photo V.2.Conductimètre (Sensi ON 5) )-(ONA.2018) .

64
Chapitre V Procédure Expérimentale

C. Mode opératoire
Vérifier le calibrage de l'appareil suivant la procédure ci-jointe.
Plonger l'électrode dans la solution a analysé.
Lire la conductivité et la salinité et la température des stabilise de celle-ci.
Bien rincer l'électrode après chaque usage et conserve l'électrode toujours dans l'eau
déminéralisée.
D. Expression des résultants : La valeur est lire directement sur l'écran de l'appareil en
milli-siemens par centimètre(mS/cm).
V.4.4. Détermination de l'oxygène dissous
A. Principe
La concentration réelle en oxygène dépend en outré de la température, de la pression de l'air,
à des processus microbiologique de décomposition ou une production d'oxygène, par
exemple, les algues. Actuellement, la mesure électrochimique est la méthode reconnue par les
différentes normes pour déterminer la concentration en oxygène des eaux.
B. L'appareil utilisé :Oxy-mètre (LDO HQ 30d).

Photo V.3.Oxy-mètre (LDO HQ 30d )-(ONA.2018).

65
Chapitre V Procédure Expérimentale

C. Mode opératoire
Allumer l'oxymétrie.
Rincer l'électrode avec de l'eau distillée.
Prendre environ 100 ml d'eau à analyser.
Tremper l'électrode dans le bécher.
Laisser stabiliser un moment.
Lire la concentration de l'oxygène dissous.
Rincer bien l'électrode après chaque usage avec l’eau distillée.
D. Expression des résultants: Le résultat est donné directement en mg/l.
V.4. 5. Détermination des matières en suspension (MES)
A. Principe
L'eau est filtrée, la vaporisation de l’échantillon à une température de 150° pendant 2 heures,
détermination des matières en suspension par pesée différentielle. Dans les eaux d’une faible
concentration en MES, on utilise des filtres.
B. Matériel utilise
Papier filtre en verre diamètre 47 mm .
Rampe de filtration sous vide .
Pompe à vide .
Etuve chauffé (105°C).
Balance (0.001 g de précision).
Le dessiccateur.

Photo V.4.Balance électrique (KERN). Photo V.5.Dessiccateur-(ONA.2018).

66
Chapitre V Procédure Expérimentale

Photo V.6.Etuve chauffée-(ONA.2018). Photo V.7.Ensemble de filtration.


C. Mode opératoire
Mouiller le filtre avec de l’eau distillée .
Mettre le filtre pendant quelque minute dans l’étuve chauffée à 105°C
préalablement.
Laisser refroidir les filtres dans dessiccateur quelque minute après l’étape
précédent.
Peser le filtre sur la balance (soit P0 en mg).
Placer le filtre dans la rampe de filtration et la connecter à pompe à vide.
Filtre un volume(V ml) de l’échantillon, puis rincer l’éprouvette graduée avec
environ 20 ml d’eau distillée, et rincer les parois internes de l’entonnoir avec
un autre volume de 20 ml d’eau distillée .
Retirer avec précaution de filtre de l’entonnoir à l’aide de pinces à extrémités
pltes.si nécessaire. Le filtre peut être pile .
Placer le filtre dans l’étuve à (105+2) °C pendant 2 heures .
Laisser s’équilibre à température ambiante dans le dessiccateur sans le
contaminer et le peser comme précédemment (soit Pi en mg).
D. Expression des résultats
On calculer la teneur de la Matière En Suspension d’après l’expression :

MES (mg/l) = (Pi-P0/V)*1000

Ou: P0: Poids du filtre sec avant filtration (en mg).


Pi: Poids du filtre sec après filtration (en mg).
Pi-P0 : Poids de la matière retenue par le filtre sec.
V : Volume de la prise d'eau en (ml).

67
Chapitre V Procédure Expérimentale

V.4.6. Détermination de la demande biochimique en oxygène (DBO5)


A. Principe
L'échantillon est placé sous agitation dans un flacon incubateur hermétiquement relie à
manomètre à mercure. Lors de la biodégradation des matières organiques. Les micros
organismes consomment l'oxygène de l'aire contenu dans le flacon provoquant une
diminution de la pression au-dessus de l'échantillon. Cette dépression sera enregistrée par une
OXI TOP.
B. Matériel utilise
Réfrigérateur conservant à une température de 20C°.
Flacons d'incubation à bouchons rodés de 510ml.
Barrou-magnétique.
Pastilles de KOH.

Photo V.8.Réfrigérateur conservant)-(ONA.2018).


B. Mode opératoire
Mettre le Barrou-magnétique dans la bouteille de DBO.
Mettre le volume (V) dans la bouteille de DBO.
Mettre le support d’alcalin (caoutchoute) sur la bouteille.
Ajouté 3 ou 4 pastilles de KOH sur le support d’alcalin en évitant la chute d’une
masse de KOH dans l’eau a analysée.
Fermé bien la bouteille par Oxito.
Appuyer sur le bouton (S) et (M) au même temps jusqu’à l’affichage de (00).
On introduit la bouteille dans un incubateur DBO mètre à 20 C°.
Expression des résultants: Lecteur de la valeur après 5 jours.
DBO5 (mg/l) = Lecteur × Facteur.

68
Chapitre V Procédure Expérimentale

V.4.7. Détermination de la demande chimique en oxygène (DCO)


A. Principe
Dans des conditions définies, certaines matières contenues dans l’eau sont oxydées par de
dichromate de potassium, (K2Cr2O7) en milieu acide et en présence de sulfate d’argent (Ag+)
comme catalyseurs d'oxydation et de sulfate de mercure (Hg2+) permettant de complexer les
ions chlorures. L’excès de dichromate de potassium est dosé par le sulfate de Fer et
d’ammonium car la quantité de matière oxydable est proportionnelle à la quantité de
dichromate réduit.
B. Matériel utilisé
Thermo réacteur (LT 200).
Spectrophotomètre(DR 2800).
Réactifs : Produit chimie de la DCO sur une bouteille (tube de réactif DCO).

Photo V.9.Spectrophotomètre Photo V.10.Thermo réacteur (LT 200)


C. Mode opératoire
Agiter le tube à essai pour amener le résidu en suspension.
Ajouter 2 ml d’échantillon en tube de réactif DCO.
Boucher hermétiquement le tube avec le bouchon fileté.
Mélanger énergiquement le contenu de tube. Toujours saisir le tube par son bouchon.
Chauffer le tube pendant 120 minutes à 148°C dans le thermo réacteur portoir.
Retirer le tube brulant du thermo réacteur et le laisser refroidir dans un portoir.
Au but de 10 minutes, agiter le tube et le remettre dans le portoir jusqu’à
refroidissement à température ambiante (temps de refroidissement au moins 30
minutes).
Ne pas refroidir à l’eau froide.

69
Chapitre V Procédure Expérimentale

Mesurer l’échantillon dans le photomètre (la valeur mesuré est longtemps stable).
V.5. Conclusion
comme conclusion, on dit que le choix de la place appropriée de prélèvement des échantillons
et leur conservation dans les conditions idéales jouent un rôle important dans les analyses
pour obtenir des bons résultats .Donc, les analyses des paramètres polluantes sont nécessaires
pour connaitre le dégrée de pollution et son risque à l’aide des appareilles à technologie
moderne.

70
Etude du fonctionnement de la
station de Hassani Abdelkerim
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.1. Introduction

L'analyse expérimentale permet d'identifier, et d'évaluer les différents paramètres de pollution


d'une eau usée.
En effet si l'observation permet de détecter le mauvais fonctionnement d'une station ou d'un
ouvrage, seul l'analyse et la mesure permettant de saisir les causes de ce mauvais
fonctionnement et de mettre en œuvre les moyens adéquats d'y remédier.
Dans ce chapitre nous allons étudier le fonctionnement de la station d'épuration de hassani
abdelkerim, d'une part, et d'autre part d’examiner le pouvoir épuratoire et de suivre l’efficacité
d’élimination de différents paramètres de pollution (charge organique, oxygène dissous,
conductivité …, etc.) à la sortie de la station.
VI.2. Prélèvement et conservation des échantillons
Le prélèvement de l'échantillon et sa conservation conditionnent les résultats des analyses et
l'interprétation qui en sera donnée, ainsi l'échantillon prélevé doit être homogène et
représentatif de l'effluent, il convient donc que la quantité prélevée soit proportionnelle au
débit d'eau usée.
Par ailleurs, l'échantillon prélevé doit être conservé dans des bonnes conditions, à défaut, ses
caractéristiques subiront une transformation entre le moment du prélèvement et celui de
l'analyse ce qui induit à une falsification des résultats.
Il est donc indispensable d’arrêter ou de ralentir toute évolution biologique, chimique ou
physique qui peut avoir lieu entre le moment du prélèvement et celui de l'analyse. Les modes
de conservation sont donc donnés dans le tableau ci- dessous:

71
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

Tableau VI.1.méthode de conservation des échantillons échantillons(SKOOG, HOLLER,


NIEMAN, 2003).
Type d’analyses Technique ou produit à utiliser Temps maximum de non évolution
DCO 2ml/L H2SO4 Concentré 7j
DBO5 Réfrigération à 4°c 6h
Acidité- Réfrigération à 4°c 24 h
alcalinité
calcium Pas de recommandation 24 h
chlorures Pas de recommandation 7j
couleur Réfrigération à 4°c 24 h
Oxygène dissous A déterminer sur place ---
fluorures Pas de recommandation 7j
dureté Pas de recommandation 24 h
Métaux totaux 5ml/L de HNO3 Concentré Plusieurs semaines
Métaux dissous Filtrer et additionner 3ml/L de Plusieurs semaines
Azote NH4 HNO40mg/L
concentré
HgCl2 ou réfrigération à 7j
Azote Kjeldahl 4°c Réfrigération à 4°c 7j
Nitrite Réfrigération à 4°c 7j
Nitrate Réfrigération à 4°c 7j
Huile et graisse 2ml/L H2SO4 Concentré ou 24 h
COT réfrigération à 4°c
2ml/l H2SO 4 à PH 2 7J
Cyanures HaOH jusqu’à PH = 10 24 h

Dans le cas de notre étude portant sur le calcul de performances de la station de lagunage
aéré de HASSANI ABDELKERIM, des prélèvements, à l'entrée et la sortie de la station, ont
été réalisés hebdomadairement à 10 heures durant les douze mois de l'année 2016 et par retour
à l'archive de deux années (2015 et 2017) concernant les paramètres organiques.
Ces prélèvements ont été effectués dans des bouteilles en polyéthylène rincées préalablement
avec de l'eau à analyser.
Il conviendrait de signaler que le nombre de prélèvement et la variabilité des paramètres
analysés ont été conditionnés par les moyens dont dispose du laboratoire de l’ONA et par le
temps consacré à la réalisation de cette étude.
VI.3.Paramètres à analyser
Les prélèvements sont réalisés au niveau des ouvrages de la station à l'entrée et à la sortie de
la station, les paramètres que nous avons suivis sont : T°, pH, DBO5, DCO, O2, MES,
Conductivité et le rapport DCO/DBO5.

72
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

Pour les paramètres chimique pH, et physique température (T°C), les mesures ont été
réalisées sur site, par contre l'analyse des autres paramètres effectuée au laboratoire de la
station (laboratoire de l’O.N.A), tout en tenant compte du mode de conservation de
l'échantillon (voir tableau VI.1).
VI.4. Normes relatives aux eaux usées
Pour une meilleure protection de l'environnement, aquatique, l'eau traitée doit satisfaire
certaines normes de rejet; qui sont données dans le tableau suivant:

73
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

Tableau VI.2.Les normes de rejets des eaux usées urbaines (Journal officiel algérien
N°41,2012)..

74
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

Tableau VI.3.Les normes des eaux destinées à l’irrigation (MAROC – RAPPORT


NATIONAL 2009)..
PARAMETRES VALEURS LIMITES
PARAMETRES BACTERIOLOQUES
1 Coliformes fécaux 1000/100ml35
2 Salmonelle Absence dans 5l

3 Vibrions Cholérique Absence dans 450 ml

PARAMETRES PARASITOLOGIQUES
4 Parasites pathogènes Absence

5 Œufs, Kystes de parasites Absence


6 Larves d'Ankylostomidés Absence
7 Fluococercaires de Schistosoma hoematobium Absence

PARAMETRES TOXIQUES
8 Mercure Hg mg/l 0,001
9 Cadmium Cd mg/1 0,01

10 Arsenic As mg/l 0,1


11 Chrome total mg/l 0,1
12 Plomb Pb mg/l 5
13 Cuivre Cu mg/l 0,2

14 Zinc Zn mg/l 2
15 Sélénium Se mg/l 0,02
16 Fluor F mg/l 1

17 Cyanures Cn mg/l 1
18 Phénoles mg/l 3
19 Aluminium Al mg/l 5
20 Berylium Be mg/l 0,1
21 Cobalt Co mg/l 0,05
22 Fer Fe mg/l 5
23 Lithium mg/l 2,5
24 Manganèse Mn mg/l 0,2
25 Molybdène Mo mg/l 0,01
26 Nickel Ni mg/l 0,2
27 Vanadium v mg/l 0,1
35 1.000 CF/100ml pour les cultures consommées crues

75
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

PARAMETRES VALEURS
LIMITES
PARAMETRES PHYSICO-CHIMIQUES
SALINITE
28 Salinité totale (STD) mg/l36 7680
Conductivité électrique (CE) mS/cm à 25°C* 12
29 Infiltration
le SAR** du = 0 – 3 et CE = <0,2
3 - 6 et CE = <0,3
6 - 12 et CE = <0,5
12 - 20 et CE = <1,3
20 - 40 et CE = <3

IONS TOXIQUES (affectant les cultures sensibles)


30 Sodium (Na)
Irrigation de surface (SAR37) 9
Irrigation par aspersion (mg/l) 69
31 Chlorures (Cl)
Irrigation de surface (mg/l) 350
Irrigation par aspersion (mg/l) 105
32 Bore (B) (mg/l) 3

EFFETS DIVERS (affectant les cultures sensibles)


33 Température (°C) 35
34 pH 6,5 - 8,4
35 Matières en suspension mg/l
Irrigation gravitaire 2000
Irrigation par aspersion et localisée 100
36 Azote nitrique (N-NO -) en mg/l) 30
3
-
37 Bicarbonate (HCO ) Irrigation par aspersion (mg/l) 518
3
2-
38 Sulfates (SO 4
) en mg/l 250

36 A partir d’une conductivité électrique de 3 mS/cm, une eau nécessite des restrictions
sévères pour l’irrigation, mais des rendements de 50% du rendement potentiel peuvent
être réalisés avec des eaux de 8.7 mS/cm (cas de l’orge).
37 SAR = sodium absorption ratio (coefficient d’absorption du sodium) CE = conductivité
électrique

76
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.5. Résultats de l’étude de la variation spatiotemporelle


Les résultats des paramètres physico-chimiques analysés sont regroupés dans des tableaux, et
nous présentons ensuite ces résultats sous forme des courbes.
VI.5.1. Variation mensuelle de la température
Les résultats de la variation de la température au cours de l'année 2016 sont présentés dans le
tableau suivant et la figure.
Tableau VI.4. Variation mensuelle de la température (année 2016).

Mois (2016) Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
T°C (EE)* 14,45 13,17 16,98 21,93 25,9 27,5 27,7 30,49 28,84 25,07 19,11 15,34
T°C (EB)* 17,34 17,07 18,91 23,93 25,9 28,8 28,8 31,07 30,16 28,41 18,76 18,41
EB : eau brute, EE : eau épurée.
La température de l’eau conditionne le taux de la solubilité de l’O2 et la formation de la
biomasse bactérienne. Elle est essentiellement en relation avec la température de
l’atmosphère.
À l'entrée de la station les températures enregistrées durant ce suivi oscillent entre 17,07 et
31,07° C et entre 13,17 et 30,49°C après épuration (année 2016). D’une façon générale, la
température de l’eau pour le mois de Février était faible et elle est de l’ordre de 13,17°C.
Comparées aux normes qui fixent la valeur maximale de température à 30°C, nous avons pu
observer que toutes les mesures sont conformes aux normes sauf le mois de aoȗt.

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre

32
28
24
20
16
12
8
4
0
Eau brute (T°C) Eau épurée (T°C)
Figure VI.1.Courbe de la variation mensuelle de la température moyenne (2016).

77
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.5.2. Variation mensuelle du pH


Les résultats de pH au cours de l'année 2016 sont illustrés dans le tableau et la figure:
Tableau VI.5.Variation mensuelle du pH des eaux usées (année 2016).
Mois (2016) Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
pH (EE) 7,69 7,59 8,11 7,51 7,96 7,68 7,70 7,85 7,92 7,89 7,72 7,89
pH(EB) 8,61 7,24 8,50 9,07 9,28 9,50 7,51 7,56 7,75 7,60 7,45 7,71

Le pH de l’eau mesure la concentration des protons H+ contenus dans l’eau. Il résume la


stabilité de l’équilibre établi entre les différentes formes de l’acide carbonique.
Les pH des eaux usées testées sont légèrement basiques et assez proches de la neutralité. La
valeur de pH des eaux usées que ce soit brutes ou épurées varie entre 7,24 et 9,50.

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
Eau brute (PH) Eau épurée (PH)

Figure VI.2.Variation mensuelle de pH (année 2016).


VI.5.3.Variation mensuelle de l’oxygène dissous
Les résultats de la variation de l'oxygène dissous au cours de l'année 2016 sont regroupés dans
le tableau.
L’oxygène constitue un excellent indicateur de la qualité de l’eau. Sa valeur nous renseigne
sur le degré de pollution et par conséquent sur le degré de l’autoépuration d’un cours d’eau.
Tableau VI.6.Variation mensuelle de l’Oxygène dissous des eaux usées (année 2016).
Mois (2016) Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
O2 dissous
6,84 6,58 6,28 6,93 7,16 5,04 6,25 6,39 5,39 6,34 6,49 6,59
(EE)mg/l
O2 dissous
0,27 0,26 0,22 0,20 0,18 0,16 0,19 0,26 0,25 0,21 0,21 0,21
(EB)mg/l

78
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

L’évolution du paramètre oxygène dissous durant la durée d'étude et dans les deux sites
d’étude (l'entrée et la sortie de la station) a montré :
À l'entrée de la station les résultats obtenus montrent que les teneurs en oxygène dissous sont
très faibles (0.16 à 0.27). Par contre, des concentrations élevées entre 5.04 et 7.16 mg/l à la
sortie de la station sont observées.
La diminution de l’oxygène dissous pour les eaux brutes est due à la consommation de ce
dernier par les bactéries pour dégrader la forte charge organique présente à l’entrée de la
station. De plus, la couleur de l'eau indique également le faible développement de la biomasse
algal qui libère de l’oxygène par le mécanisme de la photosynthèse.
Alors que, l’augmentation de ce paramètre pour les eaux épurées résulte de la diminution des
matières organiques, à la faible température de l’eau et au mouvement du vent qui entraine un
brassage des eaux.
Les résultats relatifs à la variation de l'oxygène dissous sont représentés sur la figure suivant:

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
8
7
7
6
6
5
5
4
4
3
3
2
2
1
1
0
Eau brute (O2diss mg/l) Eau épurée (O2 diss mg/l)

Figure VI.3 .Courbe de la variation mensuelle de l'oxygène dissous (2016).

79
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.5.4. Variation mensuelle de la DCO


La DCO correspond à la teneur de l'ensemble des matières organiques biodégradable et non
biodégradable. Les résultats de la variation de la DCO au cours de l'année 2016 sont montrés
dans le tableau VI.7 et sur la figure VI.4.
Tableau VI.7. Variation mensuelle de la DCO (année 2016).
Mois
Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov. Déc.
(2016)
DCO
1041,4 1130,56 1150,89 983,22 855,06 847,91 890,22 1169,44 956,56 1039,72 748,25 1140,11
(EB) mg/l
DCO 127,3 128,00 147,11 131,8 126,1 125,1 120,1 110,84 138,4 123,78 110,9 145,44
(EE) mg/l

L'évolution de la charge organique totale exprimée en DCO a enregistré des valeurs


maximales dans la période humide entre Décembre et Mars pour les eaux brutes. Cependant,
ces valeurs sont totalement supérieure à la valeur référence d’un rejet direct des eaux usées
qui est 500 mg/l.

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre

1200

1000

800

600

400

200

0
Eau brute (DCO mg/l) Eau épurée (DCO mg/l)

Figure VI.4.Courbe de la variation mensuelle de la DCO (année 2016).


Par ailleurs, les mesures de la DCO effectuées durant toute la période d’observations à la
sortie de la station montrent que ces valeurs ne respectent pas les normes définies (120 mg/l).
En comparant les mesures enregistrés avant traitement (entre 748.25 et 1169.44 mg/l) et à la
sortie de la station (entre 110.84 et 147.11 mg/l), nous pouvons dire que les rendements
d’élimination de la DCO sont très importants, ceci s’est traduit par une élimination
considérable de la matière oxydable.

80
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.5.5.Variation mensuelle de la DBO5


La demande biochimique en oxygène exprime la fraction biodégradable de la matière
organique.
La dégradation des composés glucidiques, lipidiques et protéiques des matières organiques
commence immédiatement et dure environ 20 jours à la température de 20°C.
Tandis que, le début de la transformation des matières azotées n'apparaît qu'après une dizaine
de jours et demande ainsi beaucoup du temps. Dans ces conditions, il a été
conventionnellement retenu d'exprimer la DBO5 en milligrammes d'oxygène consommé
pendant 5 jours à 20°C.
D'après les résultats obtenus (tableau VI.8), le maximum de la matière organique
biodégradable est observée au mois de septembre, ceci est expliqué par la variation des
conditions climatiques (température de l'air,...,etc.). Cependant, nous remarquons qu’il y a
quelques mesures des eaux traitées qui ne sont pas conformes aux normes des eaux épurées
sur une période de huit mois (> 40 mg/l).

Tableau VI.8.Variation mensuelle de paramètre de DBO5 (année 2016).

Mois (2016) Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
DBO5 (EB)
550 613,8 569,3 558,3 563,3 573,3 555 621,6 639,8 544,3 591 604,4
mg O2/l
DBO5 (EE) 37,5 41,7 44,1 43,7 41,4 40,7 41,6 40,8 39,3 39,7 41,1 37,7
mg O2/l

L’abattement de la DBO5 dans les lagunes aux autres mois peut être s'expliquer par
l’élimination d’une fraction de la DBO5 via l’étape de la décantation d’une part, et par la
dégradation biologique par la biomasse bactérienne de l’autre part.
Toute fois l’apparition des bulles de gaz à la surface des bassins qui dégagent des mauvaises
odeurs, prouvent le fonctionnement anoxique dans les tranches d’eau dépourvues d’oxygène.
Les valeurs de la DBO5 enregistrées pour les eaux brutes (entre 544.3 et 639.8 mg/l) et pour
les eaux épurées (entre 37.5 et 44.1 mg/l) révèlent une bonne réduction de la fraction
biodégradable de la matière organique.

81
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
650
600
550
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
Eau brute (DBO5 mg/l) Eau épurée (DBO5 mg/l)

Figure VI.5.Variation mensuelle de la DBO5 (année 2016).


VI.5.6. Variation mensuelle de MES
Les MES expriment la matière en suspension décantable et non décantable, et d’origine
organique ou minérale. La teneur et la composition des matières en suspension dans les eaux
sont très variables selon les cours d'eau (sable, boues, particules organiques, plancton, etc.).
Les résultats de MES au cours de l'année 2016 sont regroupés dans le tableau VI.9, el figure
VI.6 représente l’histogramme des taux de MES a l’entrée et à la sortie de la station.
Tableau VI.9.Variation mensuelle de MES (année 2016).

Mois (2016) Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
MES(EB)
361,2 384,1 583,4 427,9 254,1 313,2 481,7 421 330 285,2 288,7 348,5
mg/l
MES(EE)
28,3 21,1 34,3 26,3 33,8 25,5 33,4 29,3 31,2 24 26,7 30,5
mg/l

Au vu de ces résultats, et en comparant les valeurs moyennes enregistrées de MES des eaux
brutes à celles des eaux traitées nous pouvons observer une élimination appréciable de MES
et toutes les concentrations de MES pour les eaux traitées répondent aux normes indiquées
par le journal officiel (40 mg/l).

82
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juill Aout Sep Oct Nov Déc
600
575
550
525
500
475
450
425
400
375
350
325
300
275
250
225
200
175
150
125
100
75
50
25
0
Eau brute (MES mg/l) Eau épurée (MES mg/l)

Figure VI.6.Variation mensuelle de MES (année 2016).


VI.5.7. Variation mensuelle de l’indice de biodégradabilité DCO/DBO5
Le rapport DCO/DBO5 a une importance pour la définition de la chaine d’épuration d’un
effluent. En effet, une valeur faible du rapport DCO/DBO5 implique la présence d’une grande
proportion de matières biodégradables et permet d’envisager un traitement biologique.
Inversement, une valeur importante de ce rapport indique qu’une grande partie de la matière
organique n’est pas biodégradable et, dans ce cas, il est préférable d’envisager un traitement
physico-chimique.
Selon la valeur de cet indice, on peut distinguer en générale :
Effluent facilement biodégradable lorsque le rapport DCO/DBO5 < 2.
Effluent est moyennement biodégradable lorsque le rapport 2 < DCO/DBO5< 3.
Effluent est difficilement biodégradable lorsque le rapport DCO/DBO5 > 3.
Les résultats de l’indice de biodégradabilité lors de l'année 2016 sont récapitulés dans le
tableau suivant:
Tableau VI.10. Variation mensuelle de rapport DCO/ DBO5 (année 2016).
Mois (2016) Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
DCO/DBO5(EB) 1,90 1,86 2,03 1,79 1,53 1,50 1,63 2,06 1,52 1,95 1,25 1,89
DCO/DBO5(EE) 3,52 3,09 3,33 3,01 3,04 3,07 2,90 2,77 3,50 3,12 2,74 3,92

Les résultats de cet indice nous donnent une indication sur la biodégradabilité des substances
organiques des eaux usées. A l’entrée de la STEP, la majorité des valeurs de ce rapport se

83
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

trouve autour de 2, ce qui nous laisse de penser que l’effluent testé est généralement
facilement biodégradable.
A la sortie de la station, nous avons constaté qu’il y a une augmentation dans les valeurs de
l’indice de biodégradabilité. Ceci peut s’expliquer par la diminution de la partie
biodégradable de la matière organique.

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
4,00
3,60
3,20
2,80
2,40
2,00
1,60
1,20
0,80
0,40
0,00
Eau brute (DCO/DBO5 ) Eau épurée (DCO/DBO5 )

Figure VI.7.Courbe de la variation mensuelle de rapport DCO/DBO5 (année 2016).


VI.5.8. Variation mensuelle de la Conductivité
La conductivité électrique traduit le degré de la minéralisation globale, et elle nous renseigne
sur le taux de la salinité des eaux. Les résultats de la conductivité au cours de l'année 2016
sont regroupés dans le tableau suivant:
Tableau VI.11.Variation mensuelle de la conductivité (année 2016).
Mois (2016) Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept Oct. Nov. Déc.
Cond (EB)
4,63 9,64 4,92 5,42 6,15 6,44 6,20 6,74 6,55 5,88 5,36 5,06
µS/cm
Cond (EE)
4,19 4,63 4,57 5,21 6,62 6,74 6,25 6,70 6,76 5,92 5,43 4,53
µS/cm

Les résultats obtenus montrent une très forte minéralisation des eaux brutes (jusqu'au 9.24
ms/cm). Ceux-ci pourraient être expliqués par l'utilisation des eaux de la nappe phréatique
dont la salinité peut atteindre 5 g/l.
La comparaison des valeurs de la conductivité électrique au niveau des eaux usées analysées
avec les normes de qualité des eaux destinées à l'irrigation permet de déduire que ces eaux
usées ne peuvent pas être utilisé pour l'irrigation.
Les résultats relatifs à la variation de la conductivité sont représentés sur la figure VI.8:

84
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

janvier Févier Mars Avril Mai Juin


Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
10,00
9,00
8,00
7,00
6,00
5,00
4,00
3,00
2,00
1,00
0,00
Eau brute (µS/cm) Eau épurée (µS/cm)

Figure VI.8. Variation mensuelle de la Conductivité (2016).

VI.5.9. Variation saisonnière de la DBO5 (2015-2017)


Les résultats de la variation saisonnière (trimestrielle) de la DBO5 pendant six ans (2015-
2017) sont regroupés dans le tableau VI.12, et la figure VI.9 montre la courbe de la variation
saisonnière.
Tableau VI.12.Variation saisonnière de la DBO5 (2015-2017).
T1/2015

T2/2015

T3/2015

T4/2015

T1/2016

T2/2016

T3/2016

T4/2016

T1/2017

T2/2017

T3/2017

T4/2017
Trimestre
558,33

476,67

441,00

625,33

611,00

718,33

795,00

538,89

563,89

580,56

575,56
500

DBO5 mg O2/l (EB)


35,00

41,33

43,33

38,33

45,67

41,33

37,67

39,78

42,78

43,33

40,83

40,55

DBO5 mg O2/l (EE)

D’après tous ces résultats, nous avons observé que les valeurs de la DBO5 à l’entrée de la
station sont un peu loin de la norme relative aux eaux des rejets, et qu’il y a un dépassement
de la valeur limite dans quelques valeurs moyennes trimestrielles.
A la sortie de la STEP, la majorité des valeurs de la DBO5 sont inférieures à la valeur limite
ce qui nous indique la bonne élimination de la fraction biodégradable de la matière organique
lors du traitement biologique.

85
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

(EB (mg O/l (EE(mg O/l NORMES EB NORMES EE


900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
T1/15 T2/15 T3/15 T4/15 T1/16 T2/16 T3/16 T4/16 T1/17 T2/17 T3/17 T4/17

Figure VI.9.Variation saisonnière de la DBO5 (2015-2017).


VI.5.10.Variation saisonnière de paramètre DCO (2015-2017)
Les résultats de la variation saisonnière de la DCO au cours de la durée de trois ans (2015-
2017) sont mentionnés dans le tableau VI.13 et sur la figure VI.10.
Tableau VI.13.Variation saisonnière de la DCO (2015-2017).
T1/2015

T2/2015

T3/2015

T4/2015

T1/2016

T2/2016

T3/2016

T4/2016

T1/2017

T2/2017

T3/2017

T4/2017
Trimester
1057,42

705,67

756,67

784,00

1149,33

1038,50

1031,89

1192,92

1136,11

942,22

1227,67

1166,39
DCO en mg/l (EB)
115,33

126,67

126,67

143,33

114,67

136,75

143,78

138,55

131,12

130,05
136

118

DCO en mg/l (EE)

Nos résultats indiquent que la totalité des valeurs de la DCO pour les eaux brutes sont
supérieures aux normes des rejets. Malgré ça, nous avons pu observer l’efficacité de
traitement lors de cette période.
Comparées aux normes qui fixent la valeur maximale de la DCO à 120 mg/l pour les eaux
épurées, nous avons remarqué que la majorité des mesures de la DCO sortant sont supérieures
à la valeur limite durant les trois ans étudiées.

86
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

EB (mg/l) Normes EB EE (mg/l) Normes EE


1400
1200
1000
800
600
400
200
0
T1/15 T215 T315 T415 T1/16 T2/16 T3/16 T4/16 T1/17 T2/17 T3/17 T4/17

Figure VI.10.Variation saisonnière de la DCO (2015-2017).


VI.5.11. Variation saisonnière de MES (2015-2017)
Les résultats de la variation saisonnière de MES au cours de la durée de trois ans (2015-
2017) sont présentés dans le tableau VI.14 et sur la figure VI.11.
Tableau VI.14. la variation saisonnière de MES (2015-2017).
T1/2015

T2/2015

T3/2015

T4/2015

T1/2016

T2/2016

T3/2016

T4/2016

T1/2017

T2/2017

T3/2017

T4/2017
Trimestre
387,96

109,63

228,00

168,22

515,74

396,29

448,55

427,34

425,07

489,44

556,36

327,00
MES mg/l (EB)
37,33

36,83

39,47

25,67

27,67

26,33

33,00

29,31

18,78

22,56

21,56

26,28
MES mg/l (EE)

Au vu de tous ces résultats, nous avons observé que pour les eaux brutes, la majorité des
valeurs de MES sont supérieures aux normes des eaux brutes. Par contre, pour les eaux en
aval de la station, la totalité des mesures de MES se trouvent autour de la valeur limite des
eaux traitées.

87
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

EB (mg/l) Normes EE EE (mg/l) Normes EB


600

500

400

300

200

100

0
T1/15 T215 T315 T415 T1/16 T2/16 T3/16 T4/16 T1/17 T2/17 T3/17 T4/17

Figure VI.11. Variation saisonnière de MES (2015-2017).


VI.5.12. Variation annuelle de la DBO5 (2015-2017)
La variation annuelle de la DBO5 pendant une durée de trois ans (2015- 2017) a été étudiée.
Cette variation est mentionnée dans le tableau VI.15 suivant et la figure VI.12.
Tableau VI.15. Variation annuelle de la DBO5 (2015-2017).
Année DBO5 en mg O2/l (EB) DBO5 en mg O2/l (EE)
2015 525,33 39,50
2016 665,81 41,11
2017 555,00 41,87

Le suivi de la DBO5 a montré des valeurs très élevées dans les trois ans, ce qui s’explique par
la dominance de matières organiques biodégradables. Cependant, la variation de la DBO5 à la
sortie de la STEP a confirmé l'efficacité du traitement dans cette station.

EB (mg/l) Normes EE EE (mg/l) Normes EB


720
660
600
540
480
420
360
300
240
180
120
60
0
2015 2016 2017

Figure VI.12.Variation annuelle de la DBO5 (2015-2017).

88
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.5.13.Variation annuelle de la DCO (2015-2017)


Les résultats de la variation annuelle de la DCO au cours de la période considérée (2015-
2017) sont illustrés dans le tableau VI.16 et sur la figure VI.13.
Tableau VI.16. La variation annuelle de la DCO (2015-2017).
Année DCO en mg/l (EB) DCO en mg/l (EE)
2015 850,94 126,17
2016 1103,11 121,77
2017 1118,10 135,88

Les résultats des analyses de la DCO reflètent une fluctuation de la charge organique totale
sur toute la période étudiée. En effet, toutes les valeur de la DCO dépasse la valeur limite des
eaux brutes. Par contre, les eaux épurées sont conformes aux normes des eaux traitées.

EB (mg/l) Normes EE EE (mg/l) Normes EB


1200
1100
1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
2015 2016 2017

Figure VI.13.Variation annuelle de la DCO (2015-2017).

89
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.5.14.Variation annuelle de MES (2015-2017)


Les résultats de la variation annuelle de MES au cours de la durée de trois ans (2015- 2017)
sont présentés dans le tableau VI.16 et sur la figure VI.14.
Tableau VI.17. La variation annuelle de MES (2015-2017).
Année MES en mg/l (EB) MES en mg/l (EE)
2015 223,45 34,83
2016 446,98 29,08
2017 449,47 22,29

Le suivi des analyses de la matière en suspension montre que les valeurs de celle-ci sont
supérieures aux normes des eaux brutes à l’entrée de la station. Pour les eaux traités, les
résultats de MES enregistrés sont très proches de la norme des eaux épurées sur toute la
période considérée.

EB (mg/l) Normes EE EE (mg/l) Normes EB


480
440
400
360
320
280
240
200
160
120
80
40
0
2015 2016 2017

Figure VI.14. Variation annuelle de MES (2015-2017).

90
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

VI.6. Indice de la pollution organique (IPO) et indice de la contamination(Cr)


L'indice de pollution organique est un indice utile pour le traitement de données relatif au
suivi des paramètres de pollution. L’indice de pollution organique IPO établis par Leclercq et
Maquet , 1987.La classification des paramètres organiques des eaux se fait selon cinq classes.
Tableau VI.18 . Grille de la qualité (IPO)( BAHROUN. S., 2011).
Paramètres DBO5 Ammonium Nitrites Phosphates
mg-O2/l mg-N/l µg-N/l µg-P/l
Classes
5 <2 < 0,1 5 15
4 2–5 0,1 – 0,9 6 – 10 16 – 75
3 5,1 – 10 1 – 2,4 11 – 50 76 – 250
2 10,1 – 15 2,5 – 6 51 – 150 251 – 900
1 > 15 >6 > 150 > 900

IPO = moyenne des numéros des classes des 04 paramètres, on distingue :


IPO = 5,0 – 4,6 : pollution organique nulle. IPO = 4,5 – 4,0 : pollution organique faible.
IPO = 3,9 – 3,0 : pollution organique modérée. IPO = 2,9 – 2,0 : pollution organique forte.
IPO = 1,9 – 1,0 : pollution organique très forte.
L’indicateur de contamination CR est un nombre adimensionnel calculé pour chaque
échantillon (j) et sur chaque élément (i) :
Crij = (Mmes)ij / (Mref)ij Avec Mmes et Mref, les teneurs mesurées et de référence.
On a utilisé les normes Marocaines qui donnent pour la DCO: 500 mg/l, la DBO5 :100 mg
O2/l et les MES: 50 mg/l.
Le calcul des rapports se fait comme suit : DCO/DCO0,DBO5/ DBO5 0 et MES/MES0.
La classification des eaux sur la base de la valeur de CR se fait selon 4 classes :
CR<1 faible facteur de contamination, 1<CR <3 facteur de contamination modéré
3<CR <6 facteur de contamination considérable, CR >6 facteur de contamination élevé.
Les résultats trouvés sont pour les deux indices sont récapitulés dans le tableau suivant:
Tableau VI.19 . L’indice de la pollution organique (IPO) et indice de la
Contamination (Cr)
Paramètres Cr
Type d'eau IPO
DCO DBO5 MES
Eau brute 2 2,36 5,55 8,98
Eau épurée 2 0,27 0,41 0,44

D’après les résultats obtenus, nous avons observé que les eaux usées se situent à la classe 2
(pollution organique forte) en utilisant l’indice de l’IPO.

91
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

Selon la valeur de CR, les eaux usées à l’entré ont présenté un facteur de contamination qui
varie entre le modérée , le considérable et l'élevé pour tous les paramètres organiques.
Néanmoins, les eaux épurées ont un faible facteur de contamination.
VI.7. Recommandations
Au cour de réalisation de l'opération de traitement des eaux usées, des problèmes ont apparu
qui empêchent le bon déroulement de l'opération, parmi eux:
 les traces visibles des algues dans les lagunes de finition ( eaux épurées ) et lagunes aérées
(A) ,à cause de la diminution de débit entré à la station, pour résoudre ce problème, il faut
augmenter le débit entré pour augmenter les rendements d'abattement dès MES.
Généralement nous recommandons:
 Ajouter un traitement primaire (décantation) pour fournir une bonne élimination des
matières colloïdales et en suspension pour faciliter les traitements ultérieurs.
 Prendre en charge les analyses parasitologiques pour un meilleur contrôle de la qualité
microbiologique des eaux épurées.
 Un traitement tertiaire est indispensable (désinfection) pour une épuration entière des eaux.
VI.8. Conclusion
Dans ce chapitre, on a établi les différentes variations des paramètres disponibles qui devient
pour la totalité conforme aux normes de rejet qui rend ces eaux utilisable dans l'irrigation.

92
Chapitre VI Etude du fonctionnement de la station de hassani abdelkerim

CONCLUSION GENERALE
D’un point de vue qualité des eaux, la gestion intégrée du système d’assainissement (réseau
d’assainissement, station d’épuration et milieu naturel récepteur) permet d’optimiser le
traitement des effluents. En effet, connaître la qualité des eaux sortant du réseau c’est
connaître la qualité des eaux entrant dans la station d’épuration et c’est indispensable à la
détermination des filières de traitement ainsi qu’à leur dimensionnement, de même connaître
les objectifs de qualité du milieu récepteur permet de définir des normes de rejet en sortie de
station d’épuration, ce qui conditionne les choix des types d’ouvrage d’assainissement à
mettre en place en amont.
Par conséquent, dans le cadre de cette étude, un effort préliminaire consiste à acquérir un
maximum de connaissance dans chaque discipline impliquée. Cette adaptation au système
étudié permettra, dans un premier temps, de situer les problématiques posées afin d’apporter
une contribution efficace pour une solution adéquate. Nous avons donc tenté dans la première
partie de ce manuscrit, de mettre en relief les principaux concepts de l’épuration biologique en
abordant brièvement des thèmes comme la pollution, les filières d’épuration et les problèmes
liés au traitement dans les procédés de dépollution.
En entreprenant cette étude, une évaluation de l’efficacité du traitement des eaux usées au
niveau de la station d’épuration de HASSANI ABDELKERIM (système à lagunage aéré) a
été mise en évidence.
Après une description détaillée de la STEP, les résultats obtenus nous ont permis de tirer les
conclusions suivantes:
• Le traitement naturel des eaux usées par lagunage aéré représente une solution de
choix pour la dépollution de l’eau dans la région d'EL OUED en raison de résultats
des analyses effectuées qui montre la dominance des matières non dégradables dans
les eaux usées.
• Les analyses physico-chimiques des eaux traitées sont conformes aux normes de rejets
dans les milieux naturels.
Au terme de cette étude, on peut dire que l’épuration des eaux usées à la STEP 02 de
HASSANI ABDELKERIM est généralement efficace et satisfaisante.
L’eau traitée au niveau de la STEP ne représente aucun danger pour l’environnement mais
inacceptable pour l'irrigation des périmètres.

93
Références Bibliographiques

Références Bibliographiques

Achouri. F., Mémoire d'Etude des performances épuratoires de la station d’épuration par
lagunage naturel de l'oued Béni-Messous W. d'Alger en vue de L'obtention du diplôme
d'ingénieur d'état en hydraulique, Alger (2003).
Alexandre O., Boutin C., Duchène P., Lagrange C., Lakel A., Liénard A., Orditz D.,
Filières d'épuration adaptées aux petites collectivités (1997).
André Hade, Nos Lacs :Les connaître pour mieux les protéger Éditions FIDES,(2002), 359 p.
Aouabed., Les différents procédés de traitement des eaux usées, (2009).
Asano T, Wastewater reclamation and reuse. Water quality management library,(1998),
1475p.
BAHROUN S., KHERICI BOUSNOUBRA H.,Evaluation de l’indice de pollution
organique dans les eaux naturelles cas de la région d’El Tarf (Nord-Est Algerien), Larhyss
Journal, ISSN 1112-3680, n° 09, Décembre, (2011),171-178.
BANZAOUI N et ELBOUZ F. , Epuration des eaux usées par les procédés des boues
activées au niveau de la commune de Touggourt. Mem.Ing. chimie.Univ. de Annaba,(2009).
Baumont S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A, Réutilisation des eaux usées: risques
sanitaires et faisabilité en Île-de-France. Rapport ORS,(2004), 220 p.
BELKHIRI D.,Traitement des eaux usées urbaines (Aspect environnemental). Mém. Ing.
Eco et Env. Eco. Forestier Université de Sétif,(1999), 115 p.
Benslimane R.,Contribution à l’étude des eaux résiduaires de la ville de Skikda et sa
périphérie, Mém. Ing. Eco et Env. Patho. Des écosystèmes,Université de Annaba,(2001), 95p.
Boeglin J.C., Traitements biologiques des eaux résiduaires (1998).
BOUDJELAL et DJOUDI,Pollution de l’oued Bousellem par les eaux usées urbaines et
industrielles et impact de leur utilisation dans l’irrigation. Mém. Ing. Eco et Env. Patho des
écosystèmes. Université de Sétif,(2003), 112 p.
Boumediene M.A., Mémoire Bilan de suivi des performances de fonctionnement d'une
station d'épuration à boues actives : Cas de la step Ain el Houtz, Diplôme de licence en
hydraulique, Tlemcen (2013).
B.Méot et Z. Alamy, Les eaux usées urbaines, réglementation des rejets urbain,(1990).

94
Références Bibliographiques

Cauchi, Hyvrard, Nakache, Schwartzbrod, Zagury, Baron, Carre, Courtois, Denis,


Chellé F., Dellale M., Dewachter M., Mapakou F., Vermey L., L'épuration des eaux :
pourquoi et comment épurer Office international de l'eau,(2005) 15p.
Cours de réutilisation des eaux industrielles (par Mr Coulay).
Cshapf, Recommandations sanitaires relatives à la désinfection des eaux usées urbaines,
(1995) 22 p.
Dernat, Larbaigt, Derangere, Martigne, Seguret.., Dossier : la réutilisation des eaux usées
après (1996) .
Dhaouadi H., Etude Traitement des eaux usées urbaines (les procédés biologiques
d'épuration) Tunis, (2008).
Directive Européenne du 21 mai 1991(91/271/CEE) relative au traitement des eaux urbaines
résiduaires.
Djeddi H, Mémoire d'Utilisation des eaux d'une station d'épuration pour l'irrigation des
essences forestières urbaines, diplôme de Magistère en Ecologie et Environnement, (2007).
Encyclopedia.,Industrial chemistry, Water in Ull man's, Wiley-VCH Verlags, vol.8.
épuration . Techniques, Sciences et Méthodes, 2 .(1995): 81-118p.
Faby J.A et Brissaud, L’utilisation des eaux usées épurée en irrigation. Office International
de l’Eau, (1997),76 pages.
Faby J.A., l'utilisation des eaux usées épurée en irrigation. Office International de l’Eau,
(1999).
FAO. L'irrigation avec des eaux usées traitées : Manuel d'utilisation. FAO Irrigation and
Drainage paper ,(2003), 65p.
Festy B., Pollution atmosphérique et épidémiologie en France : une longue maturation.
Pollution Atmosphérique, (1989).
Gaïd A., Traitement des eaux usées urbaines, France (2007).
Galaf F et S. Ghanna M, « Contribution à l'élaboration d'un manuel et d'un Site Websur la
pollution du milieu marin ». Mémoire d'ingénieur d'état. Université, (2003).
Gaujous D., La pollution des milieux aquatiques : aide-mémoire, 2émé édition, revue et
augmentée (1995) .
Gaujous D.,La pollution des milieux aquatiques. Edit. Lavoisier Techniques et
documentation Paris, (1995), 217p.
Identification et Elimination des Goulets d’Etranglement pour l’Utilisation des
Eaux Usées dans le Cadre de l’Irrigation ou autres Usages , MAROC – RAPPORT
NATIONAL ,2009.

95
Références Bibliographiques

Keck G. et Vernus E, « Déchets et risques pour la santé », Techniques de l'Ingénieur, Paris,


(2000),2450p
LADJEL F., Exploitation d'une station d'épuration à boue activée niveau 02. Centre de
formation au métier de l'assainissement. CFMA-Boumerdès. (2006),p80.
Laurent J.L., L'assainissement des agglomérations: Technique d'épuration actuelles et
évolutions, France (Avril 1994).
LECLERCQ L, MAQUET B. Deux nouveaux indices chimiques et diatomiques de qualité
d’eau courante. Application au Samson et ses effluents (Bassin de la Meuse belge).
Comparaison avec d’autres indices chimiques, biocénotiques et diatomiques. Institut Royal
des sciences naturelles de Belgique. Document de travail, (1987), 28, 113p.
L'UNESCO: Fiche Technique: traitement des eaux usées par lagunage, (Aout, 2008).
Martin, Rapport Le problème de l'azote dans les eaux. Ed technique et documentation, Paris
(1979).
Mayet J., « La pratique de l'eau, Traitements aux points d'utilisation, le Moniteur » 2ème
Edition, Paris,(1994), p382.
Mekhlaliff., Réutilisation des eaux résiduaires industrielles épurées comme eau d’appoint
dans un circuit de refroidissement ,Université du 20 Août 1955 SKIKDA,(2009).
Mémoire, Melle. Dekhil Soror Wahiba ., Traitement des eaux usées urbaines par boues
activées au niveau de la ville de Bordj Bou Arreridj effectué par la station d'épuration des
eaux usées ONA ,(2012),P 10.
Mémoire, Mr Ghedeir Amar Hacen, Suivi des performanaces de fonctionnement d’une
station d’épuration (cas STEP 01) ,2016.
Metahri., Thèse d'Elimination simultanée de la pollution azotée et phosphatée des eaux usées
traitées, par des procédés mixtes cas de la step Est de la ville de Tizi-Ouzou, Diplôme de
doctorat, Spécialité Agronomie (Juil, 2012).
OMS., Etude Parasitologie médicale : technique de base pour le laboratoire, (2005) 119 p.
Perera P et Baudot B., Procédés extensifs d'épuration des eaux usées, France (mai, 1991).
Racault Y, Le lagunage naturel (Les leçons tirées de 15 ans de pratique en France) (1997).
Rejesk, F, « Analyse des eaux ; aspects réglementaires et techniques » ; centre régional de
doucumentaires techniques pédagogique d'aquitaine, (2002).
Rejesk, F, « Analyse des eaux ,aspects réglementaires et techniques » ; centre régional de
documentaires techniques pédagogique d'aquitaine (2005) .
René Moletta :La méthanisation,(2011), 552 p.

96
Références Bibliographiques

Rodier J et al. ,« L'analyse de l'eau : eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer ». 8ème
édition. DUNOD. PARIS, (1996).
RODIER,J . L'analyse de l'eau. Ed Dunod, Paris,(2005).
Rodier J, « (L'analyse de l'eau » 9éme édition, Dunond, Paris, (2009).
Rotbardt A., Rapport final: Réutilisation des eaux usées traitées-perspectives opérationnelles
et recommandations pour l'action, (Février, 2011)
SAGGAI M, M., Contribution à l'étude d'un System d'épuration à plantes macrophtes pour
les eaux usées de la ville de Ouargla. Mem. Mgister. Univ. Ouargla, (2004),64p.
Servais., Etude comparative de l'efficacité des traitements d'épuration des eaux usées pour
l'élimination des micro-organismes pathogènes, Diplômé d'Etudes Spécialisées en Gestion de
l'Environnement (2006).
SKOOG, HOLLER, NIEMAN,Principe d’analyse instrumentale, 5 éme edition.
Edition de Boeck université. Paris, 2003. 938p. ISBN : 2-7445-0112-3.
Taradat M.H .,Chimie des eaux. Première, le griffon d'argile inc, canada. (1992), 537p.
Tarmoul F, Sodi M ., Mémoire « Détermination de la pollution résiduelle d'une station
d'épuration par lagunage naturel ». Tribune de l'eau n° :563/3. Ed. CEBEDOC, (2007) pp: 27-
32.
Thomas O ., Météorologie des eaux résiduaires, Tec et Doc, Ed Lavoisier, Cedeboc ,(1955),
135-1 p.
Xanthoulis D.,Valorisation agronomique des eaux usées des industries agroalimentaires
(1993),

97
Tableau des matières des Annexes

ANNEXE II.1 Tableau des normes de l'OMS des eaux rejeté.

ANNEXE II.2 Tableau des normes européenne des eaux rejeté.

ANNEXE II.3 Tableau des normes algérien des eaux usées rejeté.

I
ANNEXE II.1.Tableau des normes de l'OMS des eaux rejeté.

Caractéristiques Normes Unités

PH 6,5-8,5

Température <30 °C

DBO5 <30 mg/l

DCO <90 mg/1 mg/l

MES <20 mg/1 mg/l

NH4+ <0,5 mg/1 mg/l

NO2 1 mg/1 mg/l

NO3 <1 mg/1 mg/l

P2O5 <2 mg/1 mg/l

Couleur Incolore

Odeur Inodore

II
ANNEXE II.2.Tableau des normes européenne des eaux rejeté.

Paramètre Normes Unités

pH 5,5 <pH<9,5

Température < 30 °C, un écart de 5°C est toléré °C

DBO5 25 mg/l

DCO 125 mg/l

MES 35 mg/l
15 mg/l pour une charge brute de
pollution entre 600 et 6 000 kg/jour.
Azote 10 mg/l pour une charge brute de Mg/l
pollution > 6 000 kg/jour.

2 mg/l pour une charge brute de


pollution entre 600 et 6 000 kg/jour.
Phosphore 1 mg/l pour une charge brute de mg/l
pollution
> 6000 kg/jour.
Plomb 0,1 g
Hydrocarbures
5 g/jour
totaux
Composées
5 g/jour
phénoliques

III
ANNEXE II.3.Tableau des normes algérien des eaux usées rejeté.

Paramètre
Normes Unités
Température
30 ( C° )
pH
6,5-8,5 -
O2
5 mg/l
DBO5
30 /
DCO
90 /
MES
30 /
Chrome
0,1 mg/l
Zinc
2 /
Azote
50 /
Phosphates
2 /
Huiles et graisses
20 /
Détergents
1 /
Hydrocarbures
10 /

IV
5

Vous aimerez peut-être aussi