Mon Memoire Final
Mon Memoire Final
TRAVAIL
I
DEDICACES
Je dédie ce travail
A ma fille
GOTOM ZANKIA MAIRA
ROXANE
II
REMERCIEMENTS
III
TABLE DES MATIERES
................................................................................................................................................... 2
Historique ........................................................................................................................ 3
Sécurité ............................................................................................................................ 5
1- Historique ...................................................................................................................... 23
a- Le clinker(K) ................................................................................................................. 33
c- La pouzzolane(p) ........................................................................................................... 35
I- MATERIELS ................................................................................................................... 40
2. Etude de l’impact de ces additifs au broyage : étude économique avec variation du taux
de calcaire et pouzzolane ...................................................................................................... 50
b. Etude fait sur nos échantillons : variation du pourcentage des matières secondaires 52
V
2. Résultats des tests physico-mécaniques ........................................................................ 55
2. Résultat faite sur les échantillons de laboratoire : variation du taux des additifs ......... 59
Recommandations ................................................................................................................... 63
VI
LISTE DES ABREVIATIONS
VII
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 2: composition chimique en oxyde d'un ciment ordinaire et notation cimenterie [3]. ............................ 23
Tableau 8: Composition chimique du Calcaire Ref : norme camerounaise NC 234 : 2005 – 06 ....................... 37
Ainsi, par de nombreuses analyses effectuées sur nos échantillons, le tableau suivant est établi : Tableau 15 :
Résultat des tests .......................................................................................................................................... 55
Tableau 18: Résultats physico-mécaniques et chimiques obtenus sur nos échantillons ........................................ 59
VIII
LISTE DES FIGURES
Figure 10: Schéma du principe de deux types de circuits de broyage d'un tube-broyeur à boulets [Jankovic et al,
2004] ............................................................................................................................................................ 19
Figure 13: Schéma du procédé de fabrication du ciment Portland (Dreux et Festa, 1998) ................................... 25
Figure 14:Etape de l’extraction des matières premières aux niveaux de la carrière. ............................................. 25
Figure 18 : Modes de broyage d’un grain de poudre dans un broyeur à boulet .................................................... 29
IX
Figure 21: Le processus de fabrication du ciment Portland. ................................................................................. 31
Figure 24: Pression nécessaire pour provoquer la rupture par compression à l'air libre de quelques roches (d'après
KELLER, 2000). L'unité est le MPa (1 MPa = 106 Pa = 1 N/m2) ................................................................ 39
X
RESUME
XI
ABSTRACT
XII
INTRODUCTION GENERALE
1
CHAPITRE I : PRESENTATION DE
L’ENTREPRISE
Situation Géographique
L’entreprise Medcem Cameroun S.A est située dans la zone Sud du port autonome de Douala
à 1.65 km du carrefour dit « Messa Presse » suivant le parcours tel qu’indiqué sur la photo
satellitaire (Photo 1).
Logo
Historique
MEDCEM CAMEROUN S.A est une filiale du groupe Turc Eren Holding. Fondé en 1969, ce
groupe a débuté son activité dans le domaine du textile. De nos jours, Eren Holding et ses
filiales étendent leurs activités dans le ciment, l’énergie, le papier, les emballages, le
commerce de détail et le tourisme. Il est considéré comme étant l’un des plus grands groupes
en Turquie grâce à sa stratégie d’expansion basée sur l’équité. Le dynamisme interne, de
longues années d’expérience, l’approche managériale et la philosophie de qualité d’Eren
Holdings ont permis à ce groupe de connaitre un succès remarquable dans tous les secteurs
dans lesquels il s’est lancé.
C’est en septembre 2013 que Medcem Cameroun S.A « Mediterranean Cement » est créé
mais la construction de l’usine ne débutera qu’en juin 2014 pour être achevé le premier
décembre 2015. La filiale MEDCEM Global est spécialisée dans la cimenterie et est en pleine
expansion dans cinq (05) pays et compte neuf (09) cimenteries depuis la fin d’année 2016
dont : Deux (02) en Afrique, deux (02) en Amérique latine, un (01) au Moyen orient, et quatre
(04) en Europe. De nos jours, le groupe emploie 8500 personnes dans ses 38 entreprises dont
27 opèrent en Turquie et les 11 autres à l’étranger.
La cimenterie Medcem Cameroun est située dans la région du Littoral à Douala au Cameroun
et a une capacité de production de 600000 tonnes/an ce qui le classe troisième producteur de
ciment au cameroun qui pourrait augmentée de 1 000 000 Tonnes par an dans les années
avenir.
3
Figure 3: le groupe Turc Eren Holding
a- Objectifs
Medcem Cameroun dans le but d’accroitre son statut s’est fixé de nombreux objectifs :
b- Mission
MEDCEM s’est fixé comme mission de soutenir la croissance économique à long terme, la
stabilité sociale, la prospérité, et le progrès dans ses environs, ainsi que la protection de
l’environnement et assurer l’utilisation rationnelle des ressources naturelles.
Créer une valeur fondamentale durable pour tous les partenaires de MEDCEM Cameroun par
des standards de transparence, responsabilité et compétences élevées, l’innovation et le
leadership dans la production du ciment.
Sécurité
Environnement et développement
durable
a- Le respect de l’environnement
Est une priorité à Medcem Cameroun S.A ; de ce fait, nos objectifs sont les suivantes :
Pour marquer notre attachement à ces objectifs, l’entreprise a mis un accent particulier dès la
conception de l’usine sur le volet technologie propre ceci passe par :
5
Des filtres adsorbant de haut rendement et de dernière génération ;
Une technologie moderne de refroidissement à l’air, sans utilisation d’eau dans le
processus industriel ;
Un système de Récupération et de canalisation des eaux usées vers la station de
traitement.
b- Développement Durable
Organisation fonctionnelle
Direction Générale
A sa tête se trouve une responsable de Ressources Humaines travaillant en synergie avec les
services des différentes directions. Ces missions se déclinent comme suite :
Le Recrutement du Personnel ;
L’immatriculation du personnel à la CNPS ;
6
Le maintien d’un bon climat social entre Personnel au sein de Medcem ;
La médiation entre l’entreprise et les organismes et institutions qui lui sont
externe ;
L’archivage de tout document relatif à vie professionnelle de son personnelle.
Service Comptabilité
Le fait que le service comptabilité n’est utilisé uniquement comme service d’information
constitue une perte en ressource d’idée pour le management car la comptabilité peut-être un
outil d’aide à la prise de décision.
Crédit Controller
La fonction de crédit Controller au sein de Medcem peut-être justifié par ses missions
suivantes :
Les difficultés majeures sont liées aux délais de facturation en provenance de la commerciale
qui constitue un frein et aussi la perte de lien avec le logiciel AXPTA lié à des problèmes de
réseau internet.
7
Direction Technique
Le ciment Medcem est produit à partir des matières suivantes : clinker, gypse, pouzzolane,
calcaire et parfois des additifs. Les ciments produit actuellement par MEDCEM sont : le CEM
I 52.5, CEM II/A 42.5, CEM II/B 42.5, et CPJ 35.
Laboratoire
8
Cette direction est chapotée par un directeur entouré de trois autres collaborateurs qui sont :
Une assistante commerciale régionale pour le littoral et un assistant commercial. Les missions
de cette direction sont de :
Quelques difficultés rencontrées par cette direction sont : elle ne dispose pas d’une bonne
visibilité sur marché et ne dispose pas assez de moyen pour faire face aux compétiteurs tels
que Dangoté ; Une solution serait de convaincre d’avantage les clients sur terrain.
A la tête de cette direction se trouve un directeur qui a la charge de gérer et la logistique et les
services généraux avec l’assistance de ses collaborateurs. Les services généraux sont un
regroupement de plusieurs autres services comme les achats, stocks, informatique, magasins,
équipe de nettoyage et pont bascule.
Service Logistique
Ce service est chapoté par la générale service manager assistant qui en étroite collaboration
avec la direction commerciale, se charge de l’établissement des bon d’enlèvements et gère la
flotte des camions et transporteurs des ciments Medcem ainsi que de tout autre produit
nécessaire pour le fonctionnement de chaque processus au sein de l’entreprise.
Service Achats
Le service Achats est conduit par un agent service achats dont la missions est d’acheté tout
objet, article ou produit qui serais demandé au sein de l’entreprise. Comme difficulté ce
service se plient : des procédures administratives qui sont très longues et de Contrainte sur les
9
délais d’achat d’un produit commandé de la part du demandeur qui est souvent inferieure au
nombre fixé (5 jrs)
Ce service comprend cinq (05) personnes dont un responsable service, trois (03) magasiniers
et une assistante. Ce service effectue les missions telles que : Contrôler le mouvement des
stocks, Anticiper sur les besoins de chaque processus de l’entreprise, Calculer et contrôler les
coûts.
La difficulté principale rencontrée par ce service concerne la gestion du gasoil sur le site.
Service Informatique
Ce service à un responsable informatique dont les missions sont déclinées en deux grandes
parties qui sont : le réseau et l’administration système.
En ce qui concerne la partie réseau, ce service s’occupe de Maintenir une liaison en continu
avec le siège en Turquie, de gérer et maintenir une couverture du réseau internet sur le site
industriel Créer, d’entretenir et sécuriser les adresses mail de tout le Personnel Medcem etc…
Département QHSE
10
S’agissant du volet l’hygiène, elle s’occupe de la propreté du site enlevant les ordures
qui sont présent.
Pour la sécurité elle responsable d’élaborer les fiches de sécurité ; de dispatcher les
équipements de protection individuelle ; de contrôler les chantiers ; de Former les
agents de sécurité sur les gestes de premier secours, sécurité incendie.
Et en ce qui concerne le volet santé, une infirmière y est présente pour administrer les
premiers soins avant toute évacuation.
Il est à noter que sur l’environnement elle a pour mission d’assurer de la veille réglementaire
et la gestion des déchets sur le site au travers leur élimination par les filiales spécialisées ;
11
12
Figure 4: organisation administratif de Medcem
Matières premières
L’usine de Medcem Cameroun située dans la zone portuaire de Douala est une station de
broyage des matières premières (clinker, gypse, pouzzolane et calcaire) pour obtenir du
ciment. A l’exception de la pouzzolane noire qui provient de la carrière de Djoungo dans
l’arrondissement de Mombo, département du Moungo dans la région du littorale, les autres
matières premières sont importées (Turquie, Maroc, Angola etc.). Le transport de ces
différents matières premières se fait par des bateaux spéciaux (minéralière à clinker, à gypse
et calcaire) et par camions (pouzzolane).
Fabrication du ciment
La fabrication du ciment à Medcem Cameroun est un processus qui regroupe en son sein un
ensemble d’opérations unitaires. Ainsi, chaque opération unitaire lié à un appareil précis
demande une consommation d’énergie (électrique et autres…) d’où la nécessité pour Medcem
de disposer une ligne électrique privée de moyenne tension (15 000 VA) directement
raccordée au point d’atterrissage du courant électrique à l’agence ENEO de Koumassi à
Douala.
Soit le process block Diagram présentant les différentes opérations unitaires impliquées dans
le processus de fabrication du ciment à Medcem Cameroun.
13
Mélange pouzzolane et calcaire
Concasseur à mâchoire
Concasseur conique
Stockage du produit
séché
Mélange
clinker et
Broyeur à boulets 1 (50 à 90
gypse
mm de diamètre)
Déchets 1
Elévateur à godets
Déchets 2
Séparateur dynamique et filtre
Tamisage
Déchets 3
Stockage silo
tampon
Livraison en Ensachage
vrac
Ciment
en sacs
Exemple de la pouzzolane : Masse livrée = Masse du camion plein – Masse à vide du camion
Il s’agit d’une étape primordiale donc le principe ici est mélangé à des proportions variables et
précises les différents constituants (gypse et pouzzolane) pour ainsi obtenir un mélange qui
sera introduit dans la trémie du concasseur primaire à mâchoire.
NB : le mélange clinker-gypse et parfois même calcaire est obtenu après introduction direct
de chaque matière dans une trémie spécifique située à l’intérieur d’un hangar à un
pourcentage bien précis.
Une foi la trémie du concasseur chargée à l’aide d’une pelle chargeuse, débute alors
l’opération de concassage qui consiste à réduire la taille des particules pour obtenir une
granulométrie moyenne à l’aide d’un concasseur à mâchoires de marque NACE entrainé par
un moteur de 75 kW à une vitesse de 1000 tr/min. Il est associé à un vibreur donc le but est de
faire descendre la matière plus rapidement pour être transporter par une bande transporteuse
vers un deuxième concasseur.
15
Figure 6: concasseur primaire à mâchoire
Dans le but d’optimiser la réduction des tailles des particules est installé un deuxième
concasseur (qui peut être utilisé comme palliatif) de marque MESTSO entrainé par un moteur
de marque GAMAK qui est alimenté par une tension de 400 V délivrant à la sortie une
puissance de 90 kW et une vitesse de rotation de 1480 tr/min avec débit nominal de 60 t/h ; à
la sortie de celui-ci, nous observons une matière avec une granulométrie plus petite qui est
acheminé à l’aide des bandes transporteuses jusqu’ au pied d’un élévateur à godets qui
transporte la matière vers une trémie située au déçu du séchoir rotatif.
Une foi le mélange calcaire-pouzzolane broyé est introduit dans la trémie, celui-ci passe sur
un tapis doseur donc le but est d’assurer le dosage de la matière en fonction des pourcentages
escomptés et entre dans un séchoir rotatif d’une longueur de 20 m et effectuant une rotation
de 2 tr\min assurée par un variateur de vitesse; cette rotation lente permet d’optimiser le
séchage.
L’air chaud utilisé dans le séchoir provient d’un bruleur donc le principe est de générer de la
chaleur issue de la combustion d’un combustible (le fuel ou HFO et le gasoil) entretenue par
un comburant qui est l’oxygène ; tout ceci enclenché de manière automatique ou à l’aide
d’une bougie. La chaleur produite ici est déplacée par convection forcée à l’aide d’un système
de ventilation réglable vers le séchoir pour ainsi réduire le taux d’humidité du mélange. Après
un temps de séjour variable selon l’humidité du mélange du départ et de la température généré
du bruleur, la matière séchée est expulsée hors du séchoir aidé par un vibreur vers le pied d’un
l’élévateur à godets qui l’achemine à son tour dans un silo de stockage temporaire.
16
Figure 7: séchoir rotatif
Ce broyeur est conduit par un moteur de 570 KW qui lui confère une capacité de production
de 20 t/h. après soutirage de la matière du silo de stockage celle-ci est transportée à l’aide
d’un convoyeur vers un mélangeur où viendra s’ajouter le mélange clinker-gypse
préalablement dosé à l’aide des tapis doseurs. Le mélange définitif est introduit dans un
premier broyeur qui est remplie avec des boulets métalliques en acier de différentes tailles (60
mm - 90 mm). Quand la barrique roule, les matières sont ramenées en hauteur, tombent avec
les boulets métalliques et le contact entre la matière et les boulets va réduire la granulométrie
de départ en plus faible granulométrie puis sera transportée vers l’extérieur par un courant
d’air produit à l’entrée de la chambre de broyage vers l’élévateur à codets par le biais d’un
aéroglisseur qui termine sa course dans le séparateur dynamique.
Le séparateur dynamique est un appareil qui utilise le flux d’air pour séparer le ciment broyé
en granulométrie différente. Il est dit dynamique parce qu’il créée une dépression à l’aide
d’un ventilateur de tirage et par différence de densité, la séparation s’effectue. Le séparateur
envoi les fines particules vers le filtre à manche par aspiration tout en renvoyant les rejets
dans un clapet qui définira ceux qui iront aux différents broyeurs (1 ou 2) pour être à nouveau
broyés.
La présence d’un séparateur dynamique à air (cyclone) des particules les plus fines conduit à une
économie de 10 à 15 % d’énergie électrique. Dans ce cas l’installation de broyage est dite à circuit
fermé, par opposition au circuit ouvert où aucun dispositif d’évacuation des plus fines particules
n’est présent (figure ;;;;). De cette manière, l'agglomération des particules et leur adhérence sur les
corps broyants et sur les parois du broyeur au cours du broyage est évitée [Beke, 1973]. Ceci est
permis grâce au recyclage constant des matériaux broyés dans un circuit fermé, qui améliore ainsi
le processus de fragmentation [Dombrowe et Scheibe, 1983].
18
Figure 10: Schéma du principe de deux types de circuits de broyage d'un tube-broyeur à
boulets [Jankovic et al, 2004]
Il s’agit ici d’appareil constitué des manches filtrantes donc le rôle est de retenir les grosses
particules indésirables pour le ciment par aspiration de la matière dans le séparateur à l’aide
d’un ventilateur tout en laissant les fines particules traversés. Ces manches sont nettoyés à
l’aide de l’air comprimé suivant un ordre de rinçage géré par un séquenceur pour les rejeter
dans le second broyeur tandis que les fines particules continuent leur chemin grâce à une vis
sans fin, un clapet ou un aéroglisseur situés la sortie de la trémie sous le filtre propulsé dans
les silos de stockage (de capacité 230 tonnes) grâce à une pompe à pression.
19
Figure 11: Filtre à manche
j- Conditionnement et livraison
Le ciment Medcem est conditionné en sac Craft et polypropylène de 50 kg et livré soit en ces
sacs soit en vrac par le biais des citernes pulvérulentes.
A ce qui concerne le ciment en sacs, leur conditionnement est possible grâce au Rotatory
Packaging machine, de capacité 120 t/h constituée de pompe, de 16 becs de remplissage muni
de détecteur de sac et d’un cône de récupération de ciment. Le bec dispose d’un moteur
entrainant la turbine de propulsion du ciment après la détection et le pincement du sac.
Lorsque le sac est à 45 kg, la guillotine située après le corps de pompe ferme le grand débit, et
à 50 kg, c’est la fermeture du petit débit. Le poids atteint, le siège éjecte le sac au passage de
la bande d’évacuation après retour de la pince sacs, puis revient en position initiale sous
l’action d’un vérin.
Une foi sur la bande d’évacuation, celui-ci amorce une encamionneuse au bout du quel est
placé un camion et des opérateurs pour le chargement ; ceux-ci sont alors prêt à être livrés.
Pour ce qui est de la livraison en vrac, celle-ci se fait par remplissage des citernes
pulvérulentes appelées des bananes à la sortie des silos reliés jusqu’à ces camions par des
manches.
20
Figure 12: conditionnement et livraison et vrac et en sac kraft
21
CHAPITRE II : REVUE DE
LA LITTERATURE
Ici, il sera question pour nous de présenter de manière plus ou moins détaillée les différents
textes, arrêtés, revues, articles et ouvrages qui nous ont édifiés lors de la réalisation de cette
étude. En plus de ces documents, il sera question pour nous de visiter les différentes
définitions renseignant sur les termes clés et donner les cadres juridiques sur la fabrication du
ciment au Cameroun et dans le monde.
Les constituants ou matières première secondaires : ceux sfyyont des constituants donc l’on
pourrait s’en passer de leur utilisation dans l’élaboration du ciment mais qui possède un rôle
dans l’optimisation de la production et donc la teneur n’excède généralement pas 5%.
22
A completer
1- Historique
Les Romains furent probablement les premiers à fabriquer des liants hydrauliques. En effet,
ils mélangeaient de la chaux et des cendres volcaniques de la région de Pozzuoli au pied du
Vésuve donnant naissance au ciment « Pouzzolanique » ; matériau capable de fixer la chaux
en présence d’eau. Cependant, ce n’est qu’au XVIIIème siècle que fut inventé le ciment
artificiel.
En 1817, les travaux du Français Louis Vicat ont permis de déterminer les proportions de
calcaire et de silice nécessaire pour constituer le mélange qui après cuisson à la température
adéquate et broyage, donnera un véritable liant hydraulique fabriqué industriellement.
Quelques années plus tard, en 1824, l’Ecossais Aspdin dépose un brevet pour la fabrication
d’une chaux hydraulique à prise rapide qu’il appelle commercialement le ciment « Portland »
(car la couleur de son produit ressemble aux célèbres pierres de la péninsule de Portland
située dans la Manche).
2- Principaux constituants
Tableau 2: composition chimique en oxyde d'un ciment ordinaire et notation cimenterie [3].
23
3- Principe de fabrication
La fabrication de ciment Portland comporte les trois opérations que sont : la préparation du
cru, la cuisson et broyage-conditionnement.
Ainsi, il existe quatre méthodes de fabrication du ciment Portland qui dépendent
essentiellement de la matière première (Dreux et Festa, 1998; Dupain, 2000) :
- fabrication par voie humide (la plus ancienne) ;
- fabrication par voie semi-humide (en partant de la voie humide) ;
- fabrication par voie sèche (la plus utilisée) ;
- fabrication par voie semi-sèche (en partant de la voie sèche).
24
Figure 13: Schéma du procédé de fabrication du ciment Portland (Dreux et Festa, 1998)
4- Le processus de fabrication du
ciment portland
La fabrication du ciment est un procédé complexe qui exige un savoir-faire, une maîtrise des
outils et des techniques de production, des contrôles rigoureux et continus de la qualité. Ce
procédé comporte les étapes de fabrication suivantes :
25
Les matières premières sont extraites de carrières. Dans la plupart des cas, l'usine est implantée
près de la carrière essentielle de calcaire plus au moins marneux, vu l'importance de ce dernier
dans la production du ciment.
Pour l'extraction de calcaire dur on utilise des explosifs, et pour le calcaire tendre on utilise des
engins comme le bulldozer, scrapeur.....etc. Et pour l'argile on utilise l'excavateur ou pelle
mécanique.
b- Le concassage
Les matériaux sont réduits par le concasseur à une taille maximum de 80mm. La roche est ensuite
échantillonnée en continu pour déterminer la quantité des différents ajouts nécessaires (oxyde de
fer, alumine, silice) et arriver ainsi à la composition chimique idéale.
Le transport de ces matières à l'usine est assuré le plus souvent par des grands camions où à l'aide
de convoyeurs à bandes. L'ensemble des matières premières après leurs concassages, sont
stockées dans des réserves. Le mélange est ensuite stocké dans un hall de pré homogénéisation où
la matière est disposée en couches horizontales superposées puis reprise verticalement.
c- Le broyage et le séchage
Les matières premières sont ensuite séchées et broyées très finement. On obtient la farine. Celle-ci
sera plus tard introduite dans le four sous forme pulvérulente ou préalablement transformée en
Granules.
d- Le préchauffage
Avant introduction dans le four, la farine est chauffée à environ 800°C dans un préchauffeur à
grille ou à cyclones.
e- La cuisson
26
Quel que soit la technique élaborée pour la préparation du cru, les installations de cuisson sont
similaires et il existe Cinque zones comme suivant :
- La zone de préchauffage
- La zone de cuisson
- La décarbonatation
- La zone de clinkerisation
- La zone de refroidissement
Sous l'effet de la chaleur, les constituants de l'argile (silicates d'alumine et d'oxyde de fer) se
combinent avec la chaux provenant du calcaire pour donner des silicates et aluminates de chaux.
- À 1220°C
2 CaO + SiO2 ⎯⎯⎯→ 2 CaO, SiO2 C2S: Bélite
- À 1220 °c
3 CaO + SiO2 ⎯⎯⎯→ 3 CaO, SiO2 C3S: Alite
- À 1450 °c
3 CaO + Al2O3 ⎯⎯⎯→ 3 CaO, Al2O3 C3A: Célite
- À 1450 °c
4 CaO + Al2O3 + Fe2O3 ⎯⎯⎯→ 4 CaO, Al2O3, Fe2O3 C4AF: Célite
La cuisson est une opération forte consommatrice d'énergie. La source de chaleur est apportée par
une tuyère qui peut brûler différents combustibles : gaz naturel, fuel, charbon, coke de pétrole.
27
f- Refroidissement du clinker
A la fin de la cuisson en aval du four, le clinker obtenu sort à une température comprise entre
1200 et 1450°C et tombe dans le refroidisseur. Ce refroidissement à l’air du clinker fige les
phases formées à hautes températures (silicates et aluminates de calcium).
g- Broyage de clinker
A la sortie du four et après la trempe, les grains de clinker se présentent sous forme de granules
allant de quelques millimètres à quelques centimètres de diamètre. A cette finesse, ces granules ne
peuvent constituer un liant hydraulique efficace. Le clinker est donc broyé de manière à obtenir
des particules de taille plus fines inférieures à 50μm. Cette étape est donc très importante dans la
fabrication du ciment car elle permet d’activer les propriétés physico-chimiques du matériau.
Les modes de broyage utilisés en cimenterie sont adaptés au caractère dur, fragile et abrasif du
clinker.
Le broyage par percussion est réalisé à partir de l’énergie cinétique dans le milieu de broyage. Le
choc réalisé entre les grains de clinker et les parois ou les projectiles présents dans le broyeur
(boulets) permet de fragmenter les grains. Le broyage par frottement (ou attrition) s’effectue entre
les grains de clinker présents dans le broyeur. Les forces appliquées sont généralement
tangentielles à la surface de la particule.
Ce type de broyage permet d’obtenir de fines particules suite à l’érosion progressive des grains.
28
Figure 18 : Modes de broyage d’un grain de poudre dans un broyeur à boulet
Le broyeur le plus répandu en cimenterie pour le clinker est le tube-broyeur à boulets (Figure18).
Il permet d’utiliser une combinaison des différents modes de broyage. Cet appareil est constitué
d’un tube en acier divisé en deux parties, la première est chargée avec des granules de clinker (entre
10 et 20 mm) et des boulets en acier de tailles échelonnées (ø = 80mm, ø = 60mm et ø = 50mm).
Les particules les plus fines passent alors au travers d’un diaphragme séparant les deux
compartiments. Dans la seconde, un broyage plus fin est réalisé grâce à des boulets de dimensions
plus petites (ø < 25 mm).
NB : à Medcem l’on utilise deux broyeurs chacun ayant une seule chambre mais pour une
amélioration de rendement de production, un séparateur a été installé
29
Figure 20 : Ecoulements possibles dans un broyeur à boulets
Il existe une vitesse dite critique, à partir de laquelle l’état de centrifugation se produit. L’équation
ci-dessous permet d’estimer cette vitesse critique. Habituellement, les cimentiers travaillent avec
des vitesses de rotation de l’ordre de 75% de la vitesse critique, ce qui permet un mouvement de
cascade, plus efficace pour le broyage du clinker.
Ωc=32/√𝐷𝑖
Avec :
Ωc, vitesse de rotation du broyeur (tr/min)
Di, diamètre intérieur du broyeur (m)
La large gamme de produits obtenus est stockée dans des silos avant d’être expédiée en vrac (par
Route, fer par voie fluviale) pour 70% de la production ou en sacs pour les 30% restant
Les pilotes de la salle de contrôle conduisent l'usine depuis leurs écrans où s'affichent toutes les
Informations.
A chacune des étapes de la transformation de la matière, des échantillons sont automatiquement
prélevés et analysés de façon très rigoureuse.
30
Figure 21: Le processus de fabrication du ciment Portland.
5- LE CIMENT : CADRES
JURIDIQUES NATIONAL ET
INTERNATIONAL
a. Types de ciments
D’après la norme camerounaise NC 234 : 2005 – 06 sur la fabrication du ciment, il existe cinq
types de ciments énumérés dans le tableau3. Les ciments conformes sont :
- Ciment Portland (CEM I) contient entre 95 et 100% de clinker (CPA - dans la notation
française), le reste étant du filler,
- Ciment Portland composé (CEM II et CPJ 35) contient entre 65 et 94% de clinker, le
reste étant l’un ou plusieurs des constituants énumérés dans le tableau3
- Ciment de haut fourneau (CEM III ou CHF) contient entre 36 et 95% de laitier, le
reste des constituants étant du clinker, avec éventuellement un filler dans la limite de
5% de l’ensemble des constituants,
31
- Ciment pouzzolanique (CEMIV ou CPZ) contient entre 45 et 89% de clinker, le reste
étant de la pouzzolane, des fumées de silice, des cendres volantes avec éventuellement
un filler dans la limite de 5% de l’ensemble des constituants.
- Ciment au laitier et aux cendres (CEM V ou CLC) contient entre 20 et 64% de clinker,
18 et 50% de cendres volantes siliceuses ou de pouzzolane naturelle et, 18 et 50% de
laitier, avec éventuellement un filler dans la limite de 5% de l’ensemble des
constituants.
a- Le clinker(K)
Produit constitué en majeure partie de silicates et d’aluminates de calcium anhydres, obtenu par
cuisson jusqu’à fusion partielle (clinkérisation) d’un mélange dosé et homogénéisé de matières
crues ayant principalement comme composants de la chaux (CaO), de la silice (SiO2), et en
proportions moindres, de l’alumine (Al2O3) et de l’oxyde de fer (Fe2O3), le clinker est un
matériau hydraulique qui doit être constitué d’au moins deux tiers, en masse, de silicates de
calcium [(CaO)3, SiO2] et [(CaO)2, SiO2], la partie restante contenant de l’oxyde d’aluminium
(A12O3), de l’oxyde de fer (Fe2O3) et d’autres oxydes. Le rapport en masse (CaO)/SiO2) ne doit
33
pas être inférieur à 2,0. La teneur en oxyde de magnésium (MgO) ne doit pas dépasser 5,0% en
masse. Soit le tableau présentant la composition du clinker :
(%) (%)
Clinker 21.69 4.46 4.54 65.51 1.84 0.86 0.83 1.86 2.77 0.32
NB : le clinker à lui seul constitue le ciment mais pour des raisons technologiques, économiques
et environnementales nécessite l’addition des additifs secondaires et du gypse.
Produit incorporé aux ciments (4,5% de SO3 en poids) généralement en petites quantités, sous
forme de gypse ou d’anhydrite, pour réguler la prise.
Le sulfate de calcium peut être du gypse (sulfate de calcium hydraté CaSO4, 2H2O), de
l’hémihydrate (CaSO4, 1/2H2O), de l’anhydrite (sulfate de calcium anhydre CaSO4), ou tout
mélange de ceux-ci. Le gypse et l’anhydrite se trouvent à l’état naturel. Le sulfate de calcium
est aussi obtenu comme sous-produit de certains procédés industriels.
Eléments SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O P.F CL
(%)
Gypse 1,98 0,45 0,17 32,08 2,88 39,4 0,1 0 24,12 0,01
34
Le gypse a pour rôle principal de contribuer à la résistance à 02 jours, de régulariser la prise et
d’aider le broyage de ciment.
c- La pouzzolane(p)
La norme [ASTM C 618-3, 2003] la décrit comme étant un matériau siliceux et alumineux qui ne
possède par lui-même aucune valeur liante mais qui sous forme de poudre très fine et en présence
d’humidité, réagit chimiquement avec l’hydroxyde de calcium à des températures ordinaire pour
former des composés possédant des propriétés liantes.
Ils ont comme avantage de participer au renforcement de la résistance aux attaques chimiques
et d’améliorer la durabilité du ciment.
Caractéristiques chimiques :
- Réaction pouzzolanique :
La réaction pouzzolanique signifie formation dans la réaction de liaison ; L’action pouzzolanique
se caractérise donc par deux aspects distincts qui sont :
la quantité totale de chaux (la chaux utilisée est une chaux éteinte ayant pour formule
chimique Ca(OH)2 (Portlandite ou hydroxyde de calcium) qu’une pouzzolane est capable
de fixer
la rapidité de fixation de la chaux par la pouzzolane (la réactivité de la pouzzolane), cette
réaction est lente c’est-à-dire se manifeste après 28 jours.
35
{C3S + H2O ⎯⎯⎯→ C-S-H + CH (Réaction rapide)
Ainsi le comportement observé du ciment avec ajout minéral est déterminé par trois
caractéristiques de la réaction pouzzolanique de l'ajout :
- La réaction est lente, le dégagement de chaleur et le développement des résistances seront
également lents et par conséquent la fissuration d’origine thermique du béton.
- Au lieu de fournir de la chaux, comme dans le cas du ciment Portland, la réaction
pouzzolanique en consomme et améliore la résistance du béton en milieu acide.
- Les produits d'hydratation remplissent les pores capillaires et augmentent la résistance et
l'imperméabilité des bétons par affinage de ces pores capillaires et par transformation des
gros cristaux de CH en un produit d'hydratation faiblement cristallisé (affinage des grains)
Élément (%) SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O CaO P.F
libre
(%)
(%)
Pouzzolane 43,30 17,65 10,29 8,15 3,56 0,12 1,38 3,50 0,012 5,46
La Pouzzolane naturelle est un produit d'origine volcanique (verre volcanique, pierre ponce,
zéolite….) ou sédimentaire (terre à diatomées, trass…..), composé essentiellement de silice
alumine et fer formée d'une phase mal cristallisée, amorphe et de grande surface spécifique. [29].
Pouzzolane artificielle
A l'état frais
A l'état durci
Les calcaires sont des roches sédimentaires, facilement solubles dans l’eau, composées
majoritairement de carbonate de calcium CaCO3 qui forment le calcaire mais aussi de
carbonate de calcium et de magnésium CaMgCO3 qui forment les dolomies. Le calcaire
utilisé dans les essais est celui employé comme matière première dans la fabrication du
ciment par l’entreprise Medcem Cameroun; ce calcaire vient de la Turquie il est broyé à une
finesse d’environ 3400 g/cm2.
Le résultat d’analyse chimique de ce calcaire est donné dans le tableau8.
37
La procédure de détermination de l’adsorption de bleu de méthylène est décrite en détail dans
la norme homologuée. Pour cet essai, le calcaire doit être broyé à une finesse d’environ 5000
cm2/g (aire massique).
La procédure de détermination de la teneur en matières organiques (TOC) des calcaires est
décrite en détail dans la norme homologuée.
Résumé :
D’une manière générale, la connaissance sur les caractéristiques physico-chimique des
différentes matières première est très primordiale dans l’élaboration du ciment car elle permet
d’avoir les idées plus nettes pendant l’opération de broyage. Ainsi, les travaux sur
l’établissement de la dureté des roches nous ont permis d’évoluer dans cette optique.
Soit le tableau suivant présentant la classification des roches selon leur dureté :
38
Ce tableau classifiant les roches en fonction de leur dureté peut être justifié par les travaux de
de KELLER qui, classe en fonction de la résistance à la compression. Soit le tableau de
classification de KELLER :
Figure 24: Pression nécessaire pour provoquer la rupture par compression à l'air libre de
quelques roches (d'après KELLER, 2000). L'unité est le MPa (1 MPa = 106 Pa = 1 N/m2)
Résistance à la
Roches
compression (MPa)
GRANITE 100-280
GRES 40-110
CALCAIRE 50-60
QUARTZITE 150-600
MARBRE 100-125
D’après ces différents tableaux, vu que le quartz est l’élément à proportion élevé dans la
pouzzolane apparait, nous pouvons donc ranger la pouzzolane au rang 7 dans le tableau de
Mohs avec une résistance à la compression de 150-600 ; ceci nous permet donc conclure que
la pouzzolane à une dureté plus élevée que le calcaire.
Conclusion
Un des arguments souvent avancé en faveur de l'utilisation des ajouts minéraux est qu'ils
permettent d'économiser de l'énergie et de préserver les ressources naturelles comparées au
ciment Portland. Cet argument est en partie juste, mais le principal argument en faveur de
l'incorporation de ces matériaux dans les mortiers et bétons est en réalité qu'ils apportent des
avantages techniques considérables. En effet, ils affectent la cinétique de la réaction
d'hydratation, améliorent les caractéristiques physiques des mortiers et bétons à l'état frais et
contribuent positivement aux résistances mécaniques des mortiers et bétons à l'état durci et
ceci en raison de leur composition chimique, de leur réactivité, de leur granulométrie ainsi
que de la forme de leurs éléments.
39
CHAPITRE III :
MATERIELS ET
METHODES
Dans ce chapitre, il sera question pour nous de présenter les différents outils qui nous ont aidés
à obtenir les résultats lors de la réalisation de notre travail avec à l’appui leur méthodologie.
I- MATERIELS
Les travaux élaborés à Medcem pour déterminer les paramètres physico-chimiques dans le but
de confirmer la qualité du produit fini sont un ensemble d’opérations qui nécessite pour leur
bonne réalisation une panoplie d’outils. Ainsi, ceux utilisés dans le cadre de notre travail sont
les suivantes :
figure23 : micro-onde
40
Figure 24 : Le four
L’appareil à choc
C’est un appareil donc la fonction est d’obtenir différents mortiers tout en les compriment dans
des moules destinés aux tests de compression.
41
Le perméabilimètre de blaine
C’est un appareil utilisé pour déterminer la finesse du ciment ou encore surface spécifique
(Cm2/g).
La tamiseuse
Il s’agit d’un appareil donc la fonction est de déterminer le taux de refus contenu dans le ciment
en fonction du diamètre des tamis (celui de 45 ou 90µ).
L’appareil de compression
Le dispositif ici est un ensemble constitué d’un appareil de compression assisté d’un ordinateur
pour la lecture des résultats.
42
Figure 30: l’appareil de compression
L’appareil de VICAT
Il s’agit d’un outil inventé par VICAT dans le but de déterminer la consistance du ciment, le
début et la fin de prise.
L’armoire de conservation
C’est un appareil qui permet de conserver les échantillons de mortier pour les tests de
compression à 1, 2,7 et 28 jours.
43
Figure 32 : l’armoire de conservation
La balance :
Elle pour but de peser soit la masse de : ciment, bétons, matières première (pouzzolane, calcaire,
gypse et clinker)
Figure 33 : La balance
Le moule de fabrication
Ils aident dans la préparation des bétons tout en les conférant une forme prismatique 40×40 mm
Un malaxeur
Il permet d’obtenir une patte homogène ou béton utilisé dans les analyses ultérieures tels que la
compression, la prise et autres…
44
Figure 35 : le malaxeur
Le four
Il d’agit d’un appareil utilisé lors de la réalisation des analyses chimiques des matières
premières et des produits finis ou semi-finis tels que la perte au feu, la détermination de la
teneur en silice et du SO3.
Les verreries
Il s’agit ici de la fiole jaugé, bécher etc…
II- METHODES
Dans le cadre de notre travail, une série de méthodes ont permis de nous édifier dans le but
d’obtenir des résultats. Ici, nous avons effectué deux expériences : la première portant sur la
variation de la teneur en pouzzolane pour observer les paramètres physico-mécaniques et
chimiques dans le ciment et l’autre sur la variation en proportion des additifs (calcaire et
45
pouzzolane) pour observer leur impact lors du broyage ; ce dernier test est inspiré de la
production du ciment de Medcem Cameroun.
Ces expériences nous ont permis à réaliser une troisième expérience pour ainsi effectuer une
étude économique.
Nos échantillons de ciments ont été obtenus avec les différentes matières premières (Clinker,
Pouzzolane et Gypse) après broyage et tamisés à l’aide d’un tamis de 1mm. Ainsi la
composition pondérale de ces échantillons est la suivante :
C1 C2 C3 C4
Pouzzolane (%) 0 10 20 30
Clinker(%) 95 85 75 65
Gypse(%) 5 5 5 5
Dans cette étude, nous avons fait varier le pourcentage de la pouzzolane dans le ciment par la
méthode de substitution (remplacement partiel du clinker par pouzzolane) afin d’étudier son
effet sur les propriétés physico-chimiques du ciment confectionné avec l'addition minérale et le
comportement mécanique du mortier.
NB : l’additif utilisé ici est uniquement la pouzzolane
Les mortiers élaborés ici sont soumis à une série d’essais physiques, et mécaniques dans le but de
déterminer la qualité de ces derniers par rapport aux normes nationales et internationales. Ces
essais sont effectués dans le laboratoire de contrôle qualité de Medcem suivant les conditions
suivantes:
Une salle maintenue à une température de 20 °C ± 2 °C
Une humidité relative supérieure ou égale à HR 50 %.
Ainsi l’obtention de ces mortiers passe par plusieurs méthodes parmi lesquelles :
- 2e étape : broyage
Il est fait pendant 35 minutes dans un mini broyeur de laboratoire. Ce mini broyeur n’accepte
que les matières premières qui ont une granulométrie ≤ 5 mm, et une capacité de broyage de 5
Kg au maximum.
- 3e étape : conservation
Une foi nos échantillon élaborés, ceux-ci sont conservés soit dans des seaux plastiques en
polystyrènes ou des emballages plastiques en polyéthylène.
Le test de compression
Il s’agit d’une analyse physique sur des éprouvettes de forme prismatiques (160×40×40mm) ;
il permet de déterminer la résistance à jeune âge (R) et à âge élevé (L) et les étapes de réalisation
sont les suivantes :
- Positionner le moule dans la machine à choc et serrer
- Une foi le béton obtenu par la méthode de préparation des bétons, introduire une
première quantité dans le moule et activer l’appareil ; celui-ci effectuera des chocs
pendant 60 secondes.
- Une foi ce temps passé, ajouter une seconde quantité dans le moule et enclencher
l’appareil pour la dernière foi pour 60 secondes.
- Une foi notre béton introduit dans le moule et nos éprouvettes ainsi obtenues, les
conserver à 20°C ± 1 dans une armoire ou appareil à froid pendant 24 heures ± 30
minutes.
- Les réintroduire dans l’eau froide générée dans cette armoire pendant les temps
nécessaires pour réaliser les différents tests.
- Après 1, 2, 7, 28 jours de conservation, réaliser des tests de compression sur l’appareil
de compression et noter les résultats obtenus qui doivent respecter la norme
Camerounaise obtenu en MPa.
Le test de tamisage :
Le principe ici est de faire passer une quantité de ciment (m=10g) à travers les mailles d’un
tamis (soit 45 ou 90µ) pour déterminer le taux de refus contenu dans le ciment. Son mode
opératoire est le suivant :
- Peser 10g de ciment et déposer sur le tamis de la machine
- Tamiser pendant 3 minutes et récupérer le refus restant sur le tamis
- Peser ce refus pour déterminer sa masse et la multiplier par 10 ; selon les normes, elle
doit être comprise entre 0-3 car son but est de montrer si le broyage est bon.
Soit la formule :
Mesure de la finesse :
- Une foi la densité du ciment trouvé, introduire dans l’appareil cette valeur ainsi que
d’autres paramètres tels la porosité (e), la constate (K) etc…
- Déterminer la masse du ciment à introduire dans le cylindre
Le but ici est de déterminer la consistance normalisée sur une patte normalisée, le début et la
fin de prise.
Consistance normalisée :
Elle est réalisée comme suite :
- Prélever 500g de ciment qu’on introduit dans un malaxeur
- Mesurer 250 ml (V1) fixé comme plafond
- Introduire dans le malaxeur une quantité d’eau V2 (fixée à partir des tests précédents
et par expériences)
- Introduire ensuite notre ciment tout en notant le temps T0 et enclencher le malaxage ;
observer attentivement la texture (pour une patte normalisée ressemblant au bout de
notre oreille) et noté la quantité d’eau introduite.
48
- Une foi la patte obtenue, introduire dans le moule et approcher le bout de l’aiguille (il
s’agit de l’aiguille indiquée pour la consistance) de VICAT à fleur de la patte et la
stabilisé à l’indication 40 mm.
- Une foi stabilisée, laissé descendre l’aiguille pendant quelques secondes et lire le
résultat. Si nous sommes dans la marge de 4± 2 alors le résultat est bon respectant la
norme européenne.
- Enfin calculer le pourcentage d’eau par la formule suivante :
Une foi la consistance déterminé, conservé le mortier à 100% humidité et commencé les tests
de prise. Ces tests sont effectués à l’aide de l’appareil de VICAT qui différencie le début et la
fin de prise en fonction de la forme des aiguilles et du temps de réalisation.
- Le début de prise se mesure avec l’aiguille moyenne toutes les 30 minutes pendant
environ de trois heures et une fois descendue à 6 ou 6+1, nous sommes dans le début
de prise que nous notons T2
- La fin de prise se mesure avec la plus petite aiguille à partir du temps T1 toutes les 30
minutes pendant environ de trois heures. Il est certifié lorsque cette aiguille ne laisse
pas de cercle sur notre mortier.
La perte au feu :
C’est un test réalisé sur le produit fini qu’est le ciment. Les étapes sont les suivantes :
- Peser un creuset à vide que l’on notera la masse m1
- Prélever une quantité de ciment et l’introduire dans notre creuset que l’on notera la
masse m2
- Passer au four à 550oC pendant 2 heures et laisser refroidir dans un dessiccateur
- Ensuite peser à nouveau notre creuset contenant le ciment calciné à 550oC et noter la
masse m3
- Réintroduire notre creuset dans le four dans le four mais cette foi à 950 ou 1000oC
pendant 20 minutes
- Enfin peser notre creuset et noter la masse m4
C’est un test réalisé pour déterminer la teneur en SO3 contenue dans le ciment. Le procédé de
réalisation est le suivant :
- Peser un papier filtre moyen préalablement séché à la microonde et noté sa masse
- Prélever 90ml d’eau distillée et introduire 10ml d’acide chloridrique (HCl) à 37oC le
tout dans un bécher de 500ml
49
- Introduire dans le mélange 1g de ciment et homogénéiser à l’aide d’une baguette en
verre
- Chauffer sur une plaque chauffante pendant quelque secondes jusqu’à ébullition du
mélange.
- Ensuite filtrer à l’aide d’un papier filtre fin et récupérer le filtrat
- Chauffer le filtrat jusqu’à ébullition et introduire 10ml de chlorure de baryum (BaCl)
goutte à goutte tout en homogénéisant
- Laisser précipiter pendant environ 3 heures ou 1 jour et faire la filtration
- Peser le creuset à vide que l’on note la masse et introduire notre résidu obtenu lors de
la filtration
- Calciner à 950 ou 1000oC dans le four pendant environ 30 minutes
- Enfin peser à nouveau notre creuset et introduire les données dans un tableau qui
générera automatiquement les résultats.
Test de silice
Il permet de déterminer la teneur en silice contenu dans notre produit fini. Le procédé de
réalisation de ce test est le suivant :
- Peser le papier filtre préalablement chauffé dans la microonde
- Prélever 196ml d’eau distillée que l’on introduira 4ml d’acide chloridrique à 37oC
- Laisser homogénéiser sur un agitateur magnétique
- introduire 1g de ciment et laisser homogénéiser
- filtre à froid à l’aide d’une pompe à vide par le biais de notre papier filtre moyen
- récupérer le résidu avec le papier que l’on introduira dans la microonde à 105oC
pendant environ 2 heures
- enfin peser le résidu tout en soustrayant le poids du papier filtre : ceci nous donnera le
taux de silice contenu dans un gramme de ciment.
Le but de cette quantification est de nous guider en ce qui concerne d’entré de jeux l’impact de
ces matières lors du broyage.
Il s’agit ici de prélever une quantité par échantillonnage du déchet obtenu auprès du broyeur1
et de déterminer le taux de matières (calcaire, pouzzolane, clinker et gypse) par un lavage, tri
et conversion ; le comparé à la composition initiale avant broyage du 16 octobre (qui est de
74,6% de clinker ; 4,28% de calcaire et 17,11pouzzolane et 4,01% de gypse).
L’opération consiste ici à prélever une masse de 100 g de rebu comptant 198 graines totale
pour un pourcentage de 100% et de faire les décomptes ; ainsi nous avons dans ces rebuts :
- 4 graines de pouzzolanes pour un pourcentage de 2,02%
- 9 graines de calcaires pour 4,55%
- 93,43 % de clinker à raison de 185 graines
- 0 % de gypse
50
Après cette quantification, nous constatons que ces déchets sont constitués en majeur parti de
clinker, calcaire et en petite quantité de pouzzolane ; ainsi, nous constatons que le taux de
clinker et de calcaire dans les déchets est supérieur à celui de la formulation du 16 septembre
d’où nous pouvons conclure que ces derniers ont un très grand impact pendant le broyage d’où
l’importance de déterminer les causes.
Il s’agit ici des études faites par observation direct sur les différents ciments élaborés à
Medcem donc celui prêté à notre travail est principalement du 42.5R. La méthode utilisée
pour l’obtention de ces ciments est celle décrite plus haut (Figure 5 : Process block Diagram
de la Fabrication du Ciment Medcem).
Soit le tableau suivant présentant les différents taux de productions avec des proportions
variées des matières premières et des différents paramètres à des dates différentes.
51
Au sorti de ces observations, nous pouvons émettre les hypothèses selon lesquelles le rendement
de production à l’entreprise Medcem dépend de plusieurs paramètres que sont :
- La variation de formulation pour la production
- L’usure des boulets.
- La matière première mouillée
- Le mauvais pilotage du système de production
- Le système de séparation et filtration
- L’entreposage de la matière première dans la pluie
- Les problèmes électriques : les coupures d’électricité et variation de la tension électrique
qui peuvent impacter sur la variation de la température de séchage (qui influence sur
l’humidité relatif des matières premières),
- Le mauvais dosage au sol des matières
- Le mauvais concassage des matières
- La variation de l’originalité de la matière première
Soit la classification de ces paramètres selon le diagramme d’Ishikawa :
Entreposage de la l’originalité de la
matière première matière première
dans la pluie
Matière première
mouillée
Milieu
Matières
Les études faites précédemment sur le ciment produit à Medcem par observation directe nous
montrent une étroite relation entre la variation des matières secondaires et le taux de production.
52
Ceci peut être démontré par les caractéristiques physico-chimiques et même mécaniques tel que
la dureté de ces constituants qui lors des opérations de concassages et de broyage impactent
considérablement sur le rendement de production (voir tableau de classification de Mohs et
tableau10)
Ainsi l’expérience suivant commence par l’élaboration des échantillons et bétons par la
méthode décrite en (1-a) avec des proportions différentes de calcaire et de pouzzolane dans le
but de montrer leur impact au niveau du broyage ; ainsi, nous avons obtenu quatre échantillons
de ciment nommés ech1, echt2, echt3 et echt4 pour une masse finale de 5 kilogramme. Soit le
tableau suivant :
Une foi élaborés, ces échantillons sont soumis à des travaux suivant :
II- Déterminer la masse de l’échantillon (M) obtenue à l’aide d’une
balance pour trouver le rendement du broyage ce qui n’est pas
évident avec le broyeur du laboratoire qui occasionne le plus
souvent des pertes.
III- Prélever une quantité de masse m1 (2 kg) que l’on passera à
travers les mailles d’un tamis de 1 mm (qui se comporte ici
comme filtre de production et séparateur) à raison de 1kg par
tamisage pour chaque échantillon et noté le temps de tamisage.
NB : la vitesse de tamisage doit être constant et avec un mouvement constant
IV- Déterminer la masse m2 de l’échantillon obtenu après séparation
et celle des déchets m3 (ces déchets seront assimilables aux
déchets produits lors de l’élaboration du ciment à Medcem)
V- Ramener ces masses au tonnage normale car la capacité de
production du broyeur est estimée à 30t/h
VI- Faire la séparation à 45µ de tout l’échantillon pour les analyses
ultérieures telles que la compression, la prise etc…
Une fois ces travaux terminés, il sera important pour nous de voir le rapprochement qu’il existe
entre les déchets produits pendant le broyage à l’unité de production et le taux de refus obtenu
après tamisage de nos échantillons au laboratoire.
53
CHAPITRE III: RESULTATS
ET DISCUSSION
Dans cette partie, il sera question pour nous de présenter les différents résultats obtenus lors de
la mise en pratique des expériences et des méthodes élaborées dans le chapitre II.
D’après la Norme Européenne EN 196-2 : 2005, nous avons déterminé par les méthodes des
analyses chimiques la composition en éléments chimiques de nos échantillons. Soit le tableau
suivant :
Pouz SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O Cl PAF
(%)
C1 0% 20,87 5,10 3,42 62,36 1,88 2,92 0,68 0,11 0,017 1,80
C2 24,83 5,77 4,89 56,55 2,02 2,82 0,90 0,61 0,016 2,20
10%
C3 27,10 6,80 5,60 51,20 2,48 2,85 0,92 0,72 0,015 2,89
20%
C4 28,00 6,96 5,85 50,10 2,53 2,89 0,98 0,78 0,018 3,21
30%
54
variation de la teneur en éléments chimiques
70
60
50
40
30
20
10
0
SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O Cl PAF
C1 0% C2 10% C3 20% C4 30%
Discussion
Ainsi, par de nombreuses analyses effectuées sur nos échantillons, le tableau suivant est établi :
Tableau 14 : Résultat des tests
55
Compression prise refus Dens Surface consis Chaleur
DP FP 45µ 90µ ité du spécifiq tance d’hydra
2jrs 28jrs cime ue ou tation
7jrs nt blaine
C1 27,50 44,80 58,80 140 200 12, 1,2 3,17 3850 26,8 296
0% 2
C2 22,30 38,70 47,80 160 230 9,1 0,7 3,15 4050 27,5 286
10%
C3 21,10 38,40 44,10 165 235 8,4 0,8 3,08 4200 28 280
20%
C4 20,10 37,90 43,30 170 240 8,1 0,7 3,05 4430 28,5 270
30%
Discussion
Les différents tests portés sur la variation en pourcentage de la pouzzolane de Djoungo sur
nos échantillons présentent des résultats suivants :
L'addition de la pouzzolane au ciment portland entraîne un accroissement du temps de
prise attribuable en partie à l'effet de dilution et en partie à l'augmentation de la teneur
en eau nécessaire pour préparer la pâte de ciment.
L’introduction de la pouzzolane conduit au développement des résistances mécaniques
faibles aux jeunes âges. Cette diminution dans les résistances mécaniques est
expliquée par la réaction pouzzolanique qui est ralentie au début de la réaction
d’hydratation du ciment. Au moyen terme ces résistances commencent a développé
des résistances assez importante à cause du déclenchement de la réaction
pouzzolanique retardé. Ces résistances atteignent ou dépassent à long termes les
résistances des mortiers de contrôle.
L'utilisation de la pouzzolane dans le ciment entraîne une augmentation de la surface
spécifique Blaine en diminuant ainsi la porosité du mélange sec.
L'essai de prise effectué sur pâte pure et sur pâte de liant a confirmé un retard de prise
conséquence de la floculation des grains. Aux très jeunes âges, cet effet se limite
essentiellement à une décélération du processus d'hydratation.
Nous constatons ici qu’à chaque composition de ciment, correspond une qualité particulière et
ceci est dû principalement à l’ajout du constituant secondaire à des proportions différentes.
Ainsi, la substitution d’une partie du clinker par cet ajout (pouzzolane) entraîne une
conservation et un maintien des performances mécaniques et par conséquent présente un intérêt
économique.
De ce fait, nous remarquons que pour une bonne qualité de ciment, le pourcentage de
pouzzolane requis se trouve dans l’intervalle [18-22].
Vu son influence sur la qualité du ciment, quel sera alors son impact au niveau du broyage
combinée avec du calcaire et son impact sur l’aspect économique ?
56
II. RESULTAT SUR l’IMPACT DE CES ADDITIFS AU
BROYAGE ET SUR L’ETUDE ECONOMIQUE :
VARIATION DU TAUX D’ADDITIFS
Il s’agit ici des résultats obtenus par observation direct sur les échantillons de ciment prélevés
lors de la production de la journée du 16 septembre au 18 septembre 2019.
Soit le tableau suivant représentant les résultats de ces productions
Discussion :
En observant ce tableau, nous constatons qu’il existe une étroite relation entre les différents
paramètres de production tels que : la capacité de production, la Blaine, le système filtration-
séparation ; mais plus encore une très forte relation avec la composition de la matière première.
L’analyse de ce résultat nous permet d’avoir les arguments auxquels les caractéristiques
physico-mécaniques tels que la dureté, la ténacité ou la résilience, la fragilité mais aussi d’autres
paramètres des roches (calcaires et pouzzolane) sont à l’origine de ces différents résultats.
D’après ces résultats, nous pouvons affirmer que certaines hypothèses de ceux émises (en II-2-
a) sont à l’origine de la variation de la production ; nous pouvons citer :
- L’usure des boulets : qui génèrera d’avantages des rebuts à 45µm due à la dureté de la
pouzzolane.
- La matière première mouillée : qui impactera sur la qualité final du ciment mais aussi
principalement lors l’opération de filtration et séparation par colmatage des mailles du
filtre due au calcaire.
- Le mauvais concassage des matières : qui génèrera d’avantage des déchets lors du
broyage.
58
- La variation de la formulation de production : qui impactera sur le tonnage avec une
production de déchets.
Une fois ces causes établies, il sera important pour nous de travailler sur la variation du taux
des additifs dans le but de confirmer ces résultats.
Les différents tests réalisés dans le cadre de notre devoir nous ont permis d’obtenir les résultats
suivant consignés dans le tableau18
(%)
Le tableau ci-dessous nous permet d’observer et d’analyser les résultats obtenus des tests qui
confirment les hypothèses formulées plus haut ; l’analyse de ces tests est la suivante :
Le test de tamisage à 45µm :
Au tamisage de 1mm, nous remarquons que le taux de refus augmente avec le pourcentage de
calcaire ce qui vient confirmer le fait que le calcaire est plus ductile que la pouzzolane.
59
A 45µm nous observons une baisse de refus avec une augmentation du taux de calcaire et une
baisse du taux de pouzzolane ; ceci revient à confirmer le fait que la pouzzolane est plus dure
au broyage que le calcaire.
Le temps de tamisage :
Nous observons ici que le temps de tamisage augmente avec le taux de calcaire ; ceci est due
aux propriétés physico-chimiques du calcaire (tel que sa teneur élevée en CaO) qui lui confère
une aptitude à colmater les mailles du filtre et de favoriser le phénomène d’agglomération de la
matière.
La conséquence étant alors l’abaissement de la capacité de production qui se traduit par une
augmentation des déchets (principalement au second broyeur) car la toile filtrante du séparateur
se trouvant ainsi saturée et obstruée. Ceci se justifie par le retour dans le broyeur de la matière
issue du séparateur en grande quantité qui impactera sur ce dernier et réduira la capacité de
production.
En ce qui concerne les déchets obtenus au broyeur 1, leur taux élevé est principalement due à
la ductilité des matières telles que le calcaire et le clinker. Plus ces deux composants sont
abondant dans la formulation avec des tailles élevées, plus l’on obtiendra des déchets.
La compression :
La surface spécifique :
Nous constatons ici que la finesse augmente avec le taux de calcaire ce qui revient à confirmer
le fait qu’il y a de moins en moins de rebuts dans nos échantillons.
La consistance :
3. ETUDE ECONOMIQUE
Si l’on veut produire avec un rendement de production optimal (moins de déchets possible), il
faudra voire le taux de clinker à la baisse (par exemple entre 72 à 74%), opter pour le taux de
pouzzolane entre 17 et 21%, le calcaire entre 3,5 et 4,5% et le gypse entre 3 et 5%. La
formulation proposée sera 73 - 19,5 - 3,5 - 4 %. Le tableau suivant est le résultat de l’ensemble
des tests réalisés sur cet échantillon
Echan Masse des Temps Test de Compression blain kk SO3 Paf Den
tillon déchets de VICAT e sité
5 tamisag
e
60
A A Tamis à co dp fp 2jrs 7jrs 28jrs 2,90
1mm 45µ 1mm
m
(%)
Echan 12,74 13,9 3min20 25,9 33,7 4205
tillon 5
5
Les résultats obtenus avec cet échantillon nous permet d’affirmer que le volet qualité et
optimisation est respecté. A l’aide du tableau 19, Il sera plus aisé pour nous de réaliser une
étude économique par une comparaison de deux formulations : celle de la production du 18
septembre (74,09-17,53- 4,37- 4,01) et celle réalisée au laboratoire de formulation 73-19,5 - 3,5
–4%
NB : la capacité de production du broyeur est de 30 t/h
Ainsi, le tableau 20 nous présente cette étude économique :
61
Formulation Quantité Prix Prix total Cout total Capaci
(%) unitaire de té au
(Fcfa) productio tonnag
n (Fcfa) e (t/h)
Clinker 73 44 363 32 385 Estimé
Pouzzolane 19,5 14 437 2 815 à 27
Echantillon 41 058
Calcaire 3,5 37 282 1 305
5
Gypse 4 29 135 1 165
Electricité 52,12 65 3 388
Production Clinker 74,09 44 363 32 869 26
de 18 Pouzzolane 17,53 14 437 2 531
41 612
septembre Calcaire 4,37 37 282 1 629
Gypse 4,01 29 135 1 168
Electricité 52,54 65 3 415
NB : l’estimation de la capacité de production vient du fait que notre broyage au laboratoire est
dans un système batch et qu’en le projetant à l’unité de production de Medcem qui est un
système continu, l’on se retrouve à une capacité de production de 27 tonne par heure.
Conclusion :
D’après le tableau, nous remarquons que l’échantillon 5 à un gain de 554 Fcfa par heure par
rapport à la formulation de 18 septembre pour ce qui est du cout de production tandis que la
différence dans le temps de tamisage (qui baisse avec la teneur en calcaire) nous donne une
capacité au tonnage élevée ; le travail moins poussé des broyeurs par rapport à la formulation
du 18 septembre permet de nous montrer un gain en énergie au cours de la production.
62
Recommandations
63
NB : il est à noter que le coût du produit ne doit pas surpasser celui de l’énergie économisée
pendant le broyage. De plus, l’agent de mouture peut affecter des propriétés du ciment telles
que le temps de prise ou la résistance mécanique
L’étude de l’impact de ces derniers lors du broyage a permis de comprendre qu’il existe trois
modes d’action d’agent de mouture :
Les modes d’action des agents de mouture habituellement cités sont l’effet Rehbinder, et le
mécanisme de Westwood. L’effet Rehbinder se fonde sur l’adsorption de l’agent de mouture
sur les surfaces nouvellement créées au cours du broyage. Cela entraîne une diminution de
l’énergie de surface du matériau broyé ce qui favorise la propagation des fissures, donc sa
fragmentation est facilitée [Rehbinder et Shchukin, 1972]. Le mécanisme de Westwood est
aussi fondé sur l’adsorption de l’agent de mouture sur la surface du matériau. Celle-ci induit le
blocage du mouvement des dislocations à la surface des grains qui les fragilise [Westwood et
al, 1981].
L’utilisation de produits organiques tels que les glycols et la triéthanolamine (TEA) dans le
broyage du clinker, diminue les forces d’adhésion entre les particules, ce qui contribue à
augmenter la fluidité de la poudre dans le broyeur. Lors du broyage à sec de calcaire, la TEA,
l’acide oléique ou le glycérol, améliorent l’écoulement de la matière dans le broyeur
[Moothedath et Ahluwalia, 1992]. Ce phénomène augmente la probabilité que des grains de
poudre soient présents dans la zone effective de broyage, et favorise l’opération.
D’autres mécanismes cités récemment se fondent sur la capacité des agents de mouture à
diminuer les phénomènes d’agglomération des grains entre eux d’une part, et d’autre part,
l’adhésion des grains sur les surfaces des corps broyants et du broyeur. Le phénomène de
réagglomération est dû à la présence de sites chargés électriquement sur les surfaces
nouvellement créées lors du broyage. Les charges électriques peuvent être neutralisées par les
64
ions présents dans le broyat ou par des électrons libres arrachés lors des frottements de corps
broyants entre eux. Si elles restent non neutralisées, elles favorisent la réagglomération de
grains entre eux. Des molécules polaires s’adsorbant sur les sites chargés électriquement
éliminent les forces électriques de surface et favorisent la désaggloméartion des grains [Rao et
Forssberg, 1997].
À la sortie de ces études, il en ressort que le mode d’action le mieux adapter est l’action de
désaglomeration de la matière dans l’enceinte du broyeur et l’agent de mouture le plus
efficace pour cette tâche est celui renfermant de la triéthanolamine (TEA) à cause son
moment dipolaire asymétrique ; De plus la formulation contient de l'eau, qui joue elle-même
un rôle d’agent de mouture dans le broyage du clinker. En effet, cette molécule améliore le
broyage lorsqu’elle est ajoutée en faible quantité, en véhiculant les charges libres (électrons)
libérées pendant les chocs, et en évacuant la chaleur de l’air produite par l’opération de
fragmentation [Venuat, 1983]. Cette vapeur d’eau évite la formation d’électricité statique sur
les très fines particules de poudre, qui auraient tendance à s’agglomérer en atmosphère sèche :
on obtient des ciments plus stables dans le temps et moins « mottables » [Venuat, 1983].
65
66
Conclusion et perspectives
67
Références bibliographiques
ANNEXES :
NF P18-308 ,1965
References bibliographiques :
https://www.a2bpouzzolanes.com › caracteristiques-de-la-pouzzolane
https://www.memoireonline.com/11/12/6476/Etude-de-l-influence-de-l-ajout-de-la-
pouzzolane-sur-les-caracteristiques-physico-chimiques-des-ci.html
69
https://tel.archives-ouvertes.fr › tel-00012209 › document
1.
2.
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00012209/document
70