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M 15 RM 1 CB

Ce document contient les corrections d'un exercice de mathématiques portant sur les matrices. Il présente la résolution détaillée de plusieurs questions relatives aux propriétés des matrices, aux polynômes caractéristiques, aux valeurs et vecteurs propres.

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé

Exercice n°1

1. (a)On a J2 = nJ
(b) On a A = J + In donc (A − In )2 = n(A − In )
ainsi Le polynôme X2 − (2 + n)X + 1 + n est un polynôme annulateur de A du second degré
(c) On a donc A(A − (2 + n)In ) = −(n + 1)In donc A inversible
et A−1 = n+1
−1 −1
(A − (2 + n)In ) = n+1 J + In
 
n −1 · · · ··· ··· −1
−1 . . . ... .. 
. 

 .. ... ... ... .. 
 
1  . . 
donc A−1 = . ... ... . . . .. 
 ..
 
n+1 . 
 .. ... ...
 
 .

−1
−1 · · · ··· ··· −1 n
2. (a) La matrice A est symétrique réelle ; ainsi le théorème spectral nous fournit
une matrice Q ∈ On (R) et une matrice diagonale D telles que A = QDQ−1
(b) On sait que les valeurs propres de A sont racines du polynôme annulateur trouvé en en 1(b).
Ce polynôme admet 1 et n + 1 comme racines (1 évidente puis somme et racine)
Notons m et m0 les multiplicités respectives de 1 et n + 1 en tant que valeurs propres de A
On a m + m0 = n car A est diagonalisable de plus on a (D) = (A)
donc m × 1 + m0 × (n + 1) = 2n et m = n − m0
ainsi n + nm0 = 2n donc m0 = 1 et m = n − 1
 
n 0 ··· ··· 0
0 1 . . . .. 
.

. .
 .. . . . . . . . . . .. 
 
on peut prendre D = 
 .. ... ... 
 
. 0
0 ··· ··· 0 1

E ⊂ Mn (R) évident

 (i)
3. (a) Montrons (ii) E 6= ∅ vrai en prenant la matrice nulle
(iii) E stable par combinaison linéaire

Pour (iii) : Soit U et V ∈ E et λ ∈ R.
On a t UA = AU et t VA = AV
par combinaison linéaire on obtient : t (λU + V)A = A(λU + V)
donc λU + V ∈ E ce qui permet de conclure.
On a montré E est un sous-espace vectoriel de Mn (R)
(b) Soit U ∈ E . On a V = t QUQ.
D'après 2(a), on a Q−1 = t Q car Q orthogonale et D = Q−1 AQ
ainsi on a t VD = Q−1t UQQ−1 AQ = Q−1t UAQ
et DV = Q−1 AQQ−1 UQ = Q−1 AUQ
comme t UA = AU, on peut conclure que t VD = DV

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé


Mn (R) −→ Mn (R)
(c) On considère l'application bien ψ : est linéaire car le produit matriciel est
U 7−→ t QUQ
bilinéaire.
De plus cette application admet comme bijection réciproque V 7→ t (Q−1 )VQ−1 donc elle est bijective
D'après la question précédente, Ψ(E) ⊂ F et de façon analogue on a Ψ−1 (F) ⊂ E
donc Ψ(E) = F et Ψ est un automorphisme ainsi dim E = dim F
(d) On cherche alors la dimension de l'espace F . Soit V ∈ Mn (R)

On a V ∈ F ⇐⇒ t VD = DV
⇐⇒ t (DV) = DV car D est symétrique
⇐⇒ DV ∈ Sn (R)
donc dim F = dim Sn (R) car U 7→ DU est un isomorphisme ( D inversible)
n(n + 1) n(n + 1)
or dim Sn (R) = ainsi dim E =
2 2
4. (a) Soit x, y et z ∈ Rn de coordonnées respectives : X, Y et Z ∈ Mn,1 (R). Soit λ ∈ R.
(i) ϕ(x, y) ∈ R (forme)


ϕ(λx + y, z) = λϕ(x, z) + ϕ(y, z) (linéarité à gauche)



 (ii)
(iii) ϕ(x, y) = ϕ(y, x) (symétrique)


Montrons que :
 (iv) (linéarité à droite)
 (v) ϕ(x, x) > 0 (positive)



(vi) ϕ(x, x) = 0 =⇒ x = 0 (dénie)


pour (i) oui en utilisant l'identication M1,1 (R) = R
pour (ii) On a ϕ(λx + y, z) = t (λX + Y)AZ = λt XAZ + t YAZ = λϕ(x, z) + ϕ(y, z)
pour (iii) On a ϕ(x, y) = t ϕ(x, y) car ϕ(x, y) ∈ R
donc ϕ(x, y) = t (t XAY) = t Yt AX = t YAX car A est symétrique.
d'où ϕ(x, y) = ϕ(y, x)
pour (iv) conséquence de (iii) et (ii)
pour (v) On a ϕ(x, x) = t XQDt QX = t (QX)D(QX)
 
x1
On note QX = X0 =  .. 
 .
xn
donc ϕ(x, x) = t
X0 DX0 = nx21 + x22 + · · · + x2n
ainsi ϕ(x, x) > 0
pour (vi) On suppose que ϕ(x, x) = 0 avec les notations précédentes on a nx21 + x22 + · · · + x2n = 0
comme les termes de la somme sont tous positifs : x1 = x2 = · · · = xn = 0
donc X0 = 0 d'où QX = 0
comme Q est inversible on a X = 0
ainsi x = 0
Ainsi on a bien montré que ϕ est un produit scalaire
(b) Par dénition de u, u est un endomorphisme de Rn .
Soit x, y ∈ Rn . Montrons ϕ(u(x), y) = ϕ(x, u(y)).
On note X et Y comme précédemment.
On a ϕ(u(x), y) = t (UX)AY = t Xt UAY = t XAUY = ϕ(x, u(y))
On a bien montré que l'application linéaire u est symétrique pour le produit scalaire ϕ

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé

(c) Soit U ∈ E . On lui associe u comme en (a)


Comme u est un endomorphisme symétrique pour ϕ, il existe une base orthonormée B0 = (e01 , . . . , e0n ) pour
ϕ dans la quelle u admet une matrice diagonale ∆.
On note B = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Rn
Soit B la matrice de passage de la matrice canonique de B vers B0 , on a B−1 UB = ∆
donc U = B∆B−1 .
On note avec des majuscules les colonnes comme c'est l'usage dans l'énoncé.
Pour i et j ∈ [[1, n]], on a E0i = BEi car B = (E01 |E02 | · · · |E0n ) (écriture en colonnes)
et en utilisant le symbole de Kronecker et comme B0 orthonormée pour ϕ
on obtient : δi,j = ϕ(e0i , e0j ) = t (BEi )A(BEj ) = t Ei (t BAB)Ej
comme ceci est vrai pour tout (i, j) et que pour M = (mi,j ) on a mi,j = t Ei MEj
U = B∆B−1

on a bien montré que t
BAB = In

Exercice n°2

a1 −X b1 0 ··· 0 0

. ... . .

a2 −X . . .. ..

b1
... ... ...


1. On a Pn+1 (X) = (−1)n+1 det(An+1 − XIn+1 ) = (−1)n+1 0 0 0
.. ... ...

.

an−1 −X bn−1 0

0
··· 0 bn−1 an −X bn
0 ··· ··· 0 bn an+1 −X
On développe ce déterminant par rapport à la dernière colonne puis par rapport à la dernière ligne celui où
gure encore bn
On obtient Pn+1 (X) = (−1)n+1 (an+1 − X) det(An − XIn ) − b2n det(An−1 − XIn−1 )


Ce qui donne : Pn+1 (X) = (X − an+1 )Pn (X) − b2n Pn−1 (X) car (−1)n+1 = (−1)n−1
2. (a) D'après le théorème spectral : La matrice An est diagonalisable car symétrique réelle
n−1
(b) Le déterminant de la matrice extraite vaut (−1)n−1 bi (matrice triangulaire inférieure)
Y

i=1

(c) Soit λ ∈ Sp(An ). La matrice λIn − A est non inversible.


donc rg(λIn − An ) < n ainsi rg(λIn − An ) 6 n − 1
De plus de λIn − A, on a extrait une matrice carrée de taille (n-1) de déterminant non nul en (b)
Cette matrice extraite est donc de rang n − 1
En rajoutant une colonne puis une ligne on obtient rg(λIn − An ) > n − 1
Ce qui permet de conclure rg(λIn − An ) = n − 1
(d) Comme An est diagonalisable, on a Pn (X) =
Y
(X − λ)mλ
λ∈Sp(An )
où mλ est la dimension de Eλ (An ) sous-espace propre de A associé à la valeur propre λ.
Or Eλ (An ) = ker(An − λIn ) et d'après le théorème du rang dim ker(A − λIn ) + rg(λIn − An ) = n
donc soit λ ∈ Sp(AYn ), on a mλ + n − 1 = n
Ainsi Pn (X) = (X − λ) or deg Pn = n
λ∈Sp(An )

donc le polynôme caractéristique Pn (X) admet n racines distinctes

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé

3. (a) Soit x ∈ R. On a ∆n (x) = P0n+1 (x)Pn (x) − Pn+1 (x)P0n (x).


D'après 1 : on a Pn+1 (x) = (X − an+1 )Pn (X) − b2n Pn−1 (X)
donc P0n+1 (x) = Pn (X) + (X − an+1 )P0n (X) − b2n P0n−1 (X)
d'où ∆n (x) = (Pn (X) + (X − an+1 )P0n (X) − b2n P0n−1 (X))Pn (x) − ((X − an+1 )Pn (X) − b2n Pn−1 (X))P0n (x)
ainsi ∆n (x) = P2n (X)+(X−an+1 )P0n (X)Pn (x)−b2n Pn (x)P0n−1 (X)−(X−an+1 )P0n (x)Pn (X)+b2n Pn−1 (X)P0n (x)
donc ∆n (x) = P2n (X) + b2n (Pn−1 (X)P0n (x) − Pn (x)P0n−1 (X))
on a bien ∆n (x) = P2n (X) + b2n ∆n−1 (x)
(b) On a P1 (X) = X − a1 et P2 (X) = (X − a1 )(X − a2 ) − b21 donc P01 (X) = 1 et P02 (X) = 2X − a1 − a2
Soit x ∈ R. On a ∆1 (x) = (2x − a1 − a2 )(x − a1 ) − 1((x − a1 )(x − a2 ) − b21 ) = (x − a1 )2 + b21
Comme b1 6= 0, on a bien ∆1 (x) > 0
Puis par récurrence immédiate sur n : on montre : ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ R, ∆n (x) > 0
Pn+1 (x)
4. étape 1 On note f : x 7−→ dénie sur R \ Sp(An )
Pn (x)
P0 (x)Pn (x) − Pn+1 (x)P0n (x) ∆n (x)
f est dérivable sur R \ Sp(An ) et f 0 : x 7−→ n+1 2
= 2
Pn (x) Pn (x)
Ordonnons les valeurs propres de An (zéros de Pn ) : λ1 < λ2 < · · · < λn .
On suppose n > 2. (sinon il n'y a rien à faire)
Soit i ∈ [[1, n − 1]].
On a ∀x ∈]λi , λi+1 [, f 0 (x) > 0.
donc f est strictement croissante sur ]λi , λi+1 [.
étape 2 Montrons ∀k ∈ [[1, n]], Pn+1 (λk ) 6= 0
Par l'absurde, si on avait Pn+1 (λk ) = 0, on aurait ∆n (λk ) = 0 car Pn (λk ) = 0
ce qui est en contradiction avec 3(b)
ainsi lim+ |f (t)| = +∞ = lim− |f (t)|
t→λi t→λi+1
étape 3 Par l'absurde on suppose maintenant que Pn+1 ne s'annule pas sur l'intervalle ]λi , λi+1 [.
donc Pn+1 ne s'annule pas sur l'intervalle [λi , λi+1 ]
Ainsi f ne s'annule pas sur l'intervalle ]λi , λi+1 [ or f y est continue
donc f garde un signe strict constant sur l'intervalle [λi , λi+1 ] par contraposition du théorème des valeurs
intermédiares
ainsi lim+ f (t) = lim− f (t) ∈ {−∞, +∞}
t→λi t→λi+1
ceci est contradictoire avec le fait que f soit strictement croissante sur ]λi , λi+1 [
En conclusion l'application x 7→ Pn+1 (x) s'annule entre deux zéros consécutifs de Pn

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé

Exercice n°3

sin x
1. La fonction x 7→ est continue sur ]0, +∞[.
x
sin x
Sur ]0, 1] On a lim =1
x→0 x
sin x
donc la fonction x 7→ est prolongeable par continuité en 0
x Z 1
sin x
donc intégrable sur [0, 1] d'où l'existence de dx
0 x
Sur [1, +∞[ Soit A > 1
On eectue une intégration par parties avec des fonctions de classe C 1 sur le segment [1, A] :
A
− cos x A
Z   Z A Z A
sin x + cos x cos A cos x
On obtient (1) : dx = − 2
dx = cos(1) − − dx
1 x x 1 1 x A 1 x2
cos A
Or lim = 0 (2)
A→+∞ A
cos x
et la fonction x 7→ 2 est continue sur [1, +∞[
cosxx 1
et ∀x ∈ [1, +∞[, 2 6 2
x x
1
Or la fonction x 7→ 2 est intégrable sur [1, +∞[ car 2 > 1
x
cos x
Par comparaison à une fonction positive x 7→ 2 est intégrable sur [1, +∞[
Z +∞ x
cos x
d'où l'existence de dx
1 x2
Z +∞
sin x
Par passage à la limite dans (1) (avec (2)) on obtient l'existence de dx
1 x
Z +∞
sin x
En conclusion L'intégrale dx existe
1 x
2. (a) Quand t −→ 0, on a αt −→ 0
donc cos(αt) = 1 − α 2t + o(t2 )
2 2

ainsi 1 − cos(αt) = α 2t + o(t2 ) ∼ car α 6= 0


2 2 α2 t2
2
1 − cos(αt) −itx α2 t2
donc e ∼ 2t2 1
t2
1 − cos(αt) −itx 1
donc lim e =
t→0 t2 2
1 − cos(αt) −itx
donc l'application t 7→ e est prolongeable par continuité en 0
t2
1 − cos(αt) −itx
(b) L'application t 7→ e ainsi prolongée est continue sur R.
t2
1 − cos(αt) −itx 1 + | cos(αt)| −itx 2
Sur [1, +∞[ on a pour t > 1, 2
e 6
2
|e |6 2
t t t
1 − cos(αt) −itx
Comme en 1., on obtient l'intégrabilité de t 7→ e sur [1, +∞[
t2
1 − cos(αt) −itx
Sur ] − ∞, −1] de façon analogue t 7→ e est intégrable sur ] − ∞, −1]
t2
1 − cos(αt) −itx
Le prolongement par continuité de t 7→ e est intégrable sur R
t2

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé
3. (a) On a I ∈ C.
+∞   Z +∞
1 − cos(αt) −itx 1 − cos(αt) itx
Z
Et I = 2
e dt = e dt
−∞ t −∞ t2
On eectue le changement de variable ane u = −t ; −du = dt (C 1 , bijectif, strictement décroissante)
Z −∞ Z +∞
1 − cos(−αu) −iux 1 − cos(αt) −itx
ainsi I = − 2
e du = e dt = I
+∞ (−u) −∞ t2
Ce qui prouve que I est réelle
(b) On eectue un changement de variable ane t = Bx ; dt
B = dx à partir d'une intégrale convergente
+∞ +∞ +∞
B2 cos(t)
Z Z Z
cos(Bx) dt cos(t)
Ainsi dx = =B dt
A x2 AB t2 B AB t2
On eectue ensuite une intégration par parties (sous réserves d'existences) avec des fonctions de classe C 1
+∞
cos(t) t→+∞
Z   Z +∞
cos(Bx) + sin(t)
ainsi dx = B − −B dt
A x2 t t=AB AB t
Comme l'intégrale de gauche existe bien ainsi que l'expression entre crochets
Z +∞ Z +∞
cos(Bx) cos(AB) sin(t)
on peut conclure à l'existence 2
dx = −B dt
A x A AB t
(c) On suppose B > 0.
+∞
1 x→+∞
Z  
1 1
Soit A > 0. On a 2
dx = − =
A x x x A
Z +∞ Z +∞
1 − cos(Bx) 1 − cos(AB) sin(t)
donc 2
dx = +B dt
A x A AB t
1 − cos(AB)
Par un calcul asymptotique comme en 2(a), on a lim =0
Z +∞ A→0 A
sin(t) π
à l'aide de 1 on a lim dt =
u→0 u t 2
Z +∞
1 − cos(Bx) π
et donc par passage à la limite on obtient 2
dx = B
x 2
Z +∞ Z +∞0
1 − cos(Bx) 1 − cos(−Bx) π
si B < 0, on a dx = dx = −B
x2 x2 2
Z0 +∞ 0
1 − cos(Bx)
si B = 0, on a dx = 0
0 x2
Z +∞
1 − cos(Bx) |B|π
donc dans le cas général on a 2
dx =
0 x 2
Z +∞
1 − cos(αt)
(d) Comme I est réelle, on a I = <(I) = cos(tx)dt
−∞ t2
Z +∞
cos(tx) − cos(tx) cos(αt)
puis par parité I = 2 dt
−∞ t2
En utilisant la formule 2 cos(a) cos(b) = cos(a + b) + cos(a − b)
Z +∞
2 cos(tx) − cos(t(x + α)) − cos(t(x − α))
on obtient I = dt
−∞ t2
Z +∞
1 − cos(Bt) |B|π
Pour utiliser : ∀B ∈ R, 2
dt =
0 t 2
Z +∞
(1 − cos(t(x + α))) + (1 − cos(t(x − α))) − 2(1 − cos(tx))
on écrit I = dt
−∞ t2
Z +∞
1 − cos(αt) −itx |x + α| + |x − α| − 2|x|
donc I = 2
e dt = π
−∞ t 2

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé
Exercice n°4

1. On a 1 − p = P(b0 = 0 | b = 1) ; q = P(b0 = 0 | b = 0) et 1 − q = P(b0 = 1 | b = 0)


2. (b = 1) et (b = 0) forment un système complet d'évènements
donc P(b0 = 1) = P(b0 = 1 | b = 1)P(b = 1) + P(b0 = 1 | b = 0)P(b = 0) donc P(b0 = 1) = pα + (1 − q)(1 − α)
P(b0 = 1|b = 1)P(b = 1)
3. Selon la formule de Bayes : P(b = 1|b0 = 1) = si P(b0 = 1) 6= 0
P(b0 = 1)
si on avait P(b0 = 1) = 0 on aurait pα = (1 − q)(1 − α) = 0
On est obligé de supposer p > 0 et 0 < α < 1 vu le contexte.
Sachant que l'on a reçu le bit 1,

la probabilité qu'un 1 ai été envoyé est de P(b = 1|b0 = 1) =
pα + (1 − q)(1 − α)
4. Si un 1 est envoyé, les éventuels perturbations sont indépendantes les unes des autres a priori.
On note Y la variable aléatoire correspondant au nombre de 1 envoyés
de sorte que P(X = k|b = 1)) = P(Y = k)
On répète n fois de façon idendépendante la même expérience de Bernoulli dont les deux issus sont
- 1 avec une probabilité de p

- 0 avec une probabilité de (1 − p)

Y compte le nombre de 1
Par conséquent Y suit la loi de binomiale B(n, p) ; Y ,→ B(n, p)
donc pour k ∈ [[0, n]], P(Y = k) = nk pk (1 − p)n−k


En notant Z tel que P(X = k|b = 1)) = P(Z = k) on a Z ,→ B(n, (1 − q))


donc pour k ∈ [[0, n]], P(Z = k) = nk (1 − q)k q n−k


Ensuite la formule des probabilité totales donne P(X = k) = P(Y = k)P(b = 1) + P(Z = k)P(b = 0)
Ainsi pour k ∈ [[0, n]], on a P(X = k) = nk αpk (1 − p)n−k + (1 − α)(1 − q)k q n−k
 

Résultat conforme à 2. pour n = 1 = k


n n n
On a l'espérance E(X) =
X X X
5. kP(X = k) = α kP(Y = k) + (1 − α) kP(Z = k)
k=0 k=0 k=0
donc E(X) = αE(Y) + (1 − α)E(Z) = αnp + (1 − α)n(1 − q) (Y et Z suivent des lois binomiales)
ainsi E(X) = n (αp + (1 − α)(1 − q))
6. Si le bit envoyé est 1 ( c'est à dire b = 1) alors si Y désigne le nombre de bits 1 reçus alors Y ,→ B(n, p)
la famille ((X = j))06j6n forme un système complet d'événements
On peut encore appliquer la formule de Bayes
P(X = k|b = 1)P(b = 1) P(Y = k)
P(b = 1|X = k) = = P(b = 1)
P(X = k) P(X = k)
n k
p (1 − p)n−k

ainsi P(b = 1|X = k) = α n k k
n−k + (1 − α)(1 − q)k q n−k )
k (αp (1 − p)
pk (1 − p)n−k
donc P(b = 1|X = k) = α
αpk (1 − p)n−k + (1 − α)(1 − q)k q n−k
αpk (1 − p)n−k
7. (a) L'hypothèse canal symétrique donne P(b = 1|X = k) =
αpk (1 − p)n−k + (1 − α)(1 − p)k pn−k
(1 − α)(1 − p)k pn−k
donc P(b = 0|X = k) =
αpk (1 − p)n−k + (1 − α)(1 − p)k pn−k

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E3A MP 2015 Mathématiques 2 un corrigé

donc P(b = 1|X = k) > P(b = 0|X = k) ⇐⇒ αpk (1 − p)n−k > (1 − α)(1 − p)k pn−k
2k  n
p p 1−α
ainsi P(b = 1|X = k) > P(b = 0|X = k) ⇐⇒ >
1−p 1−p α
comme p > 1/2 alors p/(1 − p) > 1 donc ln(p) − ln(1 − p) > 0
n(ln(p) − ln(1 − p)) + ln(1 − α) − ln(α)
donc le 1 est le plus probable si et seulement si k >
2(ln(p) − ln(1 − p))
(b) Si α = 1/2 le 1 est le plus probable si et seulement si 2k > n (résultat rassurant)
8. (a) Les hypothèses α = 1/2 et p = q donnent
pk (1 − p)n−k
P(b = 1|X = k) =
pk (1 − p)n−k + (1 − p)k pn−k
(1 − p)k pn−k
donc P(b = 0|X = k) = k
p (1 − p)n−k + (1 − p)k pn−k
et P(X = k) = 2 k p (1 − p)n−k + (1 − p)k pn−k
1 n
 k 

La formule des probabilités totales donne


X X
f (n) = P(b = 0|X = k)P(X = k) + P(b = 1|X = k)P(X = k)
n/2<k6n 06k<n/2
   
1 n 1 n k
(b) donc f (n) =
X X
(1 − p)k pn−k + p (1 − p)n−k
2 k 2 k
n/2<k6n 06k<n/2

(c) On fait comme vue ne classe : on calcule de façon récursive n ∈ N∗ étant donné, la liste des n
pour

k
k ∈ [[0, n]]
def tab_bin(n):
if n<2: return (n+1)*[1]
else:
coefs=tab_bin(n-1)
[Link](1)
for i in range(n-1,0,-1):
coefs[i]+=coefs[i-1]
return coefs
def binome(n,k):
if k>n:
return 0
else:
return tab_bin(n)[k]
(d) Là c'est classique, il est préférable de calculer avec la fonction précédente tab_bin.
p=0.95
def f(n):
somme=0
coefs=tab_bin(n)
for k in range(n+1):
if 2*k>n:
somme+=coefs[k]*((1-p)**k)*(p**(n-k))
if 2*k<n:
somme+=coefs[k]*(p**k)*((1-p)**(n-k))
return somme/2

8/8

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