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Étude de cas : Projet Atelier 46 La Rochelle

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Encadré par Mme

CAVALLI et
M. AUBERNON
ACHARKI Romain
HOUYOUX Sébastien
PETIT Mattéo

Parcours BEC
Année 2022/2023

Sebastien Houyoux

ÉTUDE DE CAS
Atelier 46 - La Rochelle
I. Remerciements
Avant toutes choses, nous tenons à remercier l’entreprise Magalhaes qui nous a permis de
réaliser notre étude de cas, et nous a fait confiance en nous partageant les différentes pièces écrites
et graphiques du chantier de l’atelier 46.

De même pour le corps enseignant de l’IUT de La Rochelle, qui nous a offert leur aide et leur
soutien tout au long de notre projet, autant pour la réalisation et le bon déroulé de l’étude, que pour
la mise en forme et la rédaction de notre rapport. Plus particulièrement, nous souhaitons remercier
Mme CAVALLI et M. AUBERNON, nos deux tuteurs de projet, qui nous ont aiguillé sur toute la durée
de notre travail, et ont accepté volontiers de nous aider. De plus, un grand merci aussi à l’IUT qui
nous a permis d’avoir des postes informatiques avec tous les outils et licences au bon déroulement
du projet à notre disposition.

Enfin, nous donnons également nos sincères remerciements, à nos proches, amis et familles,
qui ont pris de leur temps pour relire et donner leurs avis sur notre rapport et sur notre étude.

2
II. Introduction
Pour clore notre seconde année du BUT GCCD, nous allons réaliser une étude de cas sur un
projet réel de notre choix. Étant donné que les trois membres du groupe font partie du parcours
Bureau d’Étude et Conception (BEC), notre projet contiendra une partie Travaux Publics, une partie
Bâtiment ainsi que du dimensionnement. Pour cela, notre choix s’est porté sur un chantier situé à La
Rochelle, au boulevard André Sautel et rue Basse Saint Eloi, visant à construire 88 logements,
séparés en quatre immeubles (A, B, C et D), l’Atelier 46. Notre étude se portera essentiellement sur
le bâtiment D, de type R+2 et composé d’un parking en sous-sol.

Grâce aux plans que l’entreprise Magalhaes a accepté de nous fournir, nous pourrons
modéliser le support, sur le logiciel Revit, afin d’importer la maquette dans le logiciel de thermique
Pléiades. Cela nous permettra de répondre aux compétences AC23.03 et AC21.02, en vérifiant que la
réglementation thermique soit respectée, et en modifiant les compositions pour la rendre apte à la
RE2020, permettant de faire une analyse multicritère. En parallèle, nous réaliserons une partie
Travaux Publics en dimensionnant une solution de récupération et de stockage des eaux pluviales
(EP), sur tout le projet. Nous traiterons également d’autres compétences tel que la production d’un
plan d’EXE ou encore la réalisation d’une analyse de cycle de vie.

De plus, nous savons que les études thermiques représentent un aspect important du
bâtiment de nos jours, comme le montre les nouvelles règlementations visant à protéger au mieux
notre planète, tout en améliorant le confort des habitants. En outre, la réalisation de notre étude
nous permettra de voir les modifications à faire pour mettre au niveau de la réglementation
environnementale actuelle un bâtiment certifié à une réglementation thermique antérieure. Par
ailleurs, l’analyse du cycle de vie que nous allons faire, nous montrera les moyens que nous
possédons pour réduire l’impact néfaste d’un bâtiment sur l’environnement.

Pour la partie des travaux publics, le dimensionnement de solutions de gestion des eaux
pluviales a pour objectif de nous montrer les différents obstacles qu’il est courant de rencontrer, tel
que la restriction pour le positionnement des équipements. Cela sera également l’occasion de voir
l’impact du placement d’un bassin de rétention sur le réseau, notamment avec les différentes pentes
à respecter, avec lesquelles il peut être difficiles de composer selon les altimétries du projet.

Ainsi, pour parvenir à nos objectifs, nous aurons l’occasion d’utiliser différentes
compétences acquises lors de nos deux premières années au sein de l’IUT de La Rochelle, que ce soit
la modélisation, la thermique ou le dimensionnement de bassins. Par ailleurs, nous pouvons aussi se
baser sur les logiciels que nous avons appris à utiliser, tel que Revit ou Google SketchUp pour les
maquettes, et Pléiades pour les réglementations thermiques et énergétiques.

3
III. Table des matières
I. Remerciements..............................................................................................................................2
II. Introduction...................................................................................................................................3
III. Table des matières.....................................................................................................................4
IV. Présentation du chantier...........................................................................................................6
A. Généralités................................................................................................................................6
B. Acteurs du projet.......................................................................................................................7
C. Contraintes................................................................................................................................7
D. Organisation du projet...............................................................................................................8
E. Modélisation du bâtiment D......................................................................................................9
1. R-1.........................................................................................................................................9
2. RDC......................................................................................................................................10
3. R+1.......................................................................................................................................10
4. R+2.......................................................................................................................................11
5. Toiture.................................................................................................................................11
F. Importation de la maquette dans Pléiades..............................................................................12
G. Organisation et orientation des volumes.................................................................................14
V. RT2012.........................................................................................................................................15
A. Conformité...............................................................................................................................15
1. Analyse des indices..............................................................................................................15
VI. RE2020.....................................................................................................................................16
A. Conformité...............................................................................................................................16
1. Analyse des indices..............................................................................................................16
2. Validation de l’article sur les parois vitrées.........................................................................18
B. Variante PAC air/eau par défaut..............................................................................................18
1. Analyse des indices..............................................................................................................19
C. Variante PAC air/eau certifié Atlantic......................................................................................20
1. Analyse des indices..............................................................................................................20
D. Variante panneaux photovoltaïques........................................................................................21
1. Analyse des indices..............................................................................................................22
E. Variante modification des parois en lien avec ACV..................................................................23
1. Analyse des indices..............................................................................................................23
VII. Analyse du cycle de vie............................................................................................................25
A. Variation des parois.................................................................................................................27
4
B. Analyses des résultats..............................................................................................................28
1. Référence : Bâtiment D........................................................................................................28
2. Variante...............................................................................................................................30
VIII. Compétence travaux publics....................................................................................................31
A. Dimensionnement du bassin de rétention...............................................................................31
1. Détermination des coefficients de Montana.......................................................................31
2. Découpage et type des surfaces..........................................................................................32
3. Emplacement des zones d’infiltration..................................................................................33
4. Zone non reprise..................................................................................................................35
5. Calcul du volume à stocker..................................................................................................35
6. Type de casier alvéolaire utilisé...........................................................................................36
7. Caractéristiques du bassin de rétention..............................................................................36
B. II/ Création du réseau d’eaux pluviales....................................................................................39
1. Détermination de la position des avaloires..........................................................................39
2. Création des réseaux aériens...............................................................................................41
3. Création de la tranchée principale.......................................................................................42
4. Caractéristiques du réseau d’EP..........................................................................................43
C. Dimensionnement des zones d’infiltration..............................................................................49
D. Conclusion partie travaux publics............................................................................................50
IX. Conclusion générale................................................................................................................51
X. Annexes.......................................................................................................................................52
A. Annexe n°1 : Liste des lots.......................................................................................................52
B. Annexe n°2 : Fiche technique Pompe à Chaleur Atlantic.........................................................53
C. Annexe n°3 : Fiche technique Comète 1500 Atlantic..............................................................56
.........................................................................................................................................................60
XI. Références...............................................................................................................................61

5
IV. Présentation du chantier
A. Généralités

Le chantier de l’Atelier 46, se situe au croisement du boulevard André Sautel et de la rue


Basse Saint Eloi, à La Rochelle en Charente-Maritime. Rendu en fin d’année 2022, ce projet vise à
construire 88 logements, réparti en 4 bâtiments, repérés sur le plan de masse ci-dessous.

Figure 1 : Plan de masse du projet

Cependant, pour notre étude, hormis la partie Travaux Publics pour laquelle nous pendrons
en compte l’ensemble du projet, nous nous intéresserons uniquement au bâtiment D. Celui-ci est
constitué d’un sous-sol, destiné à servir de parking aux habitants, et de trois niveaux (R+2)
accueillant 8 logements, un type T1 au Rez-De-Chaussée, trois types T2 et T3, ainsi qu’un type T4 au
dernier étage. Par ailleurs, chaque niveau possède un balcon sur la façade au Nord ainsi que des
loggias au Sud, on note que ces deux façades sont les seuls contenant des parois vitrées. L’accès
piéton se fait via la rue Basse Saint Eloi, tandis que le parking, commun aux quatre bâtiments, est
accessible par le boulevard André Sautel.

6
Figure 2 : Prévisualisation du bâtiment D de la rue Basse Saint Eloi (via
logineuf.com)
Pour ce qui est des grandes dates, la phase d’appel d’offre s’est produite au courant de
l’année 2019, avec une date limite fixée au 30 janvier 2020. Le début prévisionnel du chantier a été
prévu pour le 4 mai 2020, avec une livraison programmée le 17 novembre 2021. Cependant, à cause
de la pandémie de COVID19 à cette période, les délais de livraisons et l’approvisionnement des
matériaux ont été compromis. Ainsi, la livraison du projet de l’atelier 446 s’est finalement réalisée en
fin de second semestre de 2022.

B. Acteurs du projet

Avant tout, il faut noter que la maitrise d’ouvrage est représentée par REALITES et S.C.C.V.
BASSE SAINT ELOI, mais que le maitre d’ouvrage délégué est REALITES Ingénierie, basé à Saint
Herblain.

Figure 3 : Logo REALITES

De plus, de nombreuses entreprises ont fait partie du projet. Tout d’abord du côté de la
maitrise d’œuvre, on retrouve un cabinet d’architecte rochelais, Arcature, et un maitre d’œuvre
d’exécution ainsi qu’un économiste de Saint Herblain, du groupe REALITES-SINK. Ensuite, cette
même entreprise a aussi la charge de l’étude thermique. Pour ce qui est du BET Fluide, il s’agit de
FT2E, basé à La Rochelle, tout comme General Acoustics, le BET Acoustique. On retrouve ensuite le
BET Compétence Géotechnique Atlantique, en charge de la géotechnique.

Enfin, pour la bonne réalisation du projet, le chantier a été séparé suivant différents lots. En
effet, on retrouve 22 lots, en plus du lot n°00, les dispositions communes à chacun. La liste de ceux-ci
est à retrouver en Annexe n°1.

C. Contraintes

La réalisation du projet engendre aussi des contraintes. Effectivement, le sol est de type
calcaire argileux et marne, ce qui en fait un seul très peu perméable. Sachant ceci, il faudra gérer un
volume d’eaux pluviales plus importants, car peu d’infiltrations par le sol naturel. Par ailleurs, notre
chantier est aussi contraint par la proximité avec d’autres bâtiments, par exemple le bâtiment D que
nous allons étudier, est mitoyen sur ses façades Est et Ouest. Ainsi, aucune ouverture ou parois
vitrées n’est possible sur celles-ci, afin de respecter l’intimité de chacun. La mitoyenneté apporte des
contrainte aussi sur les fondations des bâtiments, pour le maintien des bâtiments existants et les
nouveaux du projet des fondations spéciales ont été mis en place, des parois berlinoises de
cinquante centimètres d’épaisseur en béton armée sur les limites de propriétés.

7
D. Organisation du projet

Pour mener à bien notre étude de cas, dans la durée impartie, il est nécessaire de se répartir
correctement les tâches. Ainsi, nous avons essayé de se répartir les grandes tâches, en grande partie
selon les compétences de chacun, afin de produire un travail le plus sérieux possible. Cependant,
nous nous sommes majoritairement entraidés sur toutes les tâches, ce qui nous as permis d’avancer
avec des points de vue différents.

Figure 4 : Planning de Gantt et répartition des tâches du projet

Juste ci-dessus, on retrouve notre planning de Gantt de notre étude de cas, permettant
d’avoir un ordre d’idée de la répartition des tâches effectuées. De plus, on peut aussi retrouver

8
l’organisation suivie, avec la durée des principaux travaux produit, afin de mieux comprendre le
déroulement de notre projet.

E. Modélisation du bâtiment D

Tout d’abord, afin de réaliser notre étude du bâtiment D, il faut premièrement modéliser le
bâtiment. Ainsi, nous avons décidé de faire une maquette 3D avec le logiciel Revit. De plus, la
réalisation de cette maquette permet de faire la compétence AC21.01, qui consiste à élaborer un
plan d’EXE dans le domaine des bâtiments.

Pour cela, nous avons pu nous appuyer sur les plans que l’entreprise Magalhaes nous a
fourni au lancement de notre étude de cas. Nous avons aussi utilisé les différents CCTP afin d’obtenir
les matériaux, les épaisseurs, la localisation des éléments, les types de menuiseries ou encore les
résistances thermiques des parois et menuiseries. Pour les informations manquantes, nous avons pu
se baser sur la base Inies, notamment pour obtenir les caractéristiques thermiques des matériaux.

Figure 5 : Modélisation 3D du bâtiment D

1. R-1
Tout d’abord, pour la réalisation du plan du sous-sol, servant de parking, nous avons dû
délimiter la surface puisque le sous-sol est commun à tout le projet. Nous l’avons donc délimité de
même longueur que les étages supérieurs. Cela n’a que peu d’impact pour notre étude étant donné
que le parking sera considéré comme un local non-chauffé. Cet étage ne représentait pas de
difficultés particulières, hormis les différentes épaisseurs de murs à ne pas confondre, et la non-
orthogonalité du projet.

9
Figure 6 : Plan d'étage R-1

2. RDC

Ensuite, pour la modélisation du rez-de-chaussée, il a fallu distinguer les différentes


compositions de murs grâce aux CCTP. En effet, sur cet étage on retrouve de nombreux types de
murs, que ce soit parpaing ou en béton, les épaisseurs varient. De plus, il est important de bien placé
les gaines techniques afin qu’elles correspondent avec les niveaux suivants. On notera qu’on a laissé
des planchers dans celle-ci car nous allons simplifier le plan par la suite sur Pléiades.

Figure 7 : Plan d'étage RdC

3. R+1
Pour le premier étage, la difficulté principale a été de correctement superposer les murs,
afin qu’ils correspondent au RdC réalisé juste avant. De plus, les types de murs différents encore du
niveau 0, avec ici une majorité de murs extérieurs en blocs de maçonneries. Il a également été
nécessaire de faire correspondre la zone en bas de l’écran avec les poteaux placés au rez-de-
chaussée, puisqu’il n’y avait pas encore de pièces.

10
Figure 8 : Plan d'étage R+1

4. R+2
Enfin, pour le dernier niveau, il n’y a pas eu de difficultés particulières. Effectivement, celui-ci
est très ressemblant au R+1. Il fallait donc surcout veiller à bien superposer les niveaux encore une
fois, afin d’éviter tout problème lors de l’implantation de notre maquette sur Pléiades plus tard.

Figure 9 : Plan d'étage R+2

5. Toiture
L’étage le plus compliqué de la maquette était finalement au niveau de la toiture, puisque
chaque partie est à une altitude différente. Pour la réaliser, nous avons dû créer de nouveaux
niveaux d’étage, afin de construire chaque partie avec une contrainte supérieure différente. Ensuite,
au lieu de faire la toiture en un seul bloc, comme à notre habitude, nous l’avons fait en plusieurs
morceaux, pour affilier les contraintes supérieures à chacun, et ainsi obtenir le plan de toiture tel
que réalisé sur le projet. Cependant, le fait que la toiture soit décomposée ne pose aucun souci de
thermique. D’ailleurs nous avons appris par la suite que la toiture serait à supprimer lors de
l’implantation sur Pléiades. Ainsi, pour notre étude, elle permet uniquement d’obtenir un rendu
visuel plus conforme à la réalité.

11
Figure 10 : Plan de toiture

Finalement, nous avons réussi à produire une maquette très proche et très ressemblante du
bâtiment D existant. Cependant, les résistances thermiques des parois et des menuiseries n’ont pas
été mises, ce qui sera réalisé en suivant, lors des calculs thermiques. En effet, maintenant que nous
disposons de notre maquette, nous pouvons importer celle-ci dans un logiciel de thermique, pour
commencer la vérification à la RT2012 puis l’analyse multicritère en modifiant les éléments, pour le
rendre admissible à la RE2020.

F. Importation de la maquette dans Pléiades

Désormais, nous devons importer la modélisation produite précédemment dans le logiciel de


thermique Pléiades. Pour cela, nous allons simplifier les plans d’étages ainsi que les balcons et
loggias. En effet, le bâtiment présente de nombreuses gaines techniques, qui deviennent des pièces
à part entière sur Pléiades. Nous supprimons donc toutes les parois des gaines et des placards,
augmentant ainsi la surface des pièces principales (chambres, séjour, etc).

Ces modifications sont possibles car les balcons sont des pièces non chauffées, et ouvertes
sur l’extérieure, les supprimer des étages n’engendre donc aucun changement sur le point de vue
thermique du bâtiment. De plus, le sous-sol est également grandement simplifié puisqu’il est ouvert
sur l’extérieur pour la majorité de la surface. De même, pour le Rez-De-Chaussée, le mur et les
poteaux présents pour supporter les niveaux supérieurs sont aussi négligé puisqu’ils ne sont pas au
contact de l’intérieur de l’ouvrage.

12
Figure 11: Exemple de la simplification au RdC

Il a fallu ensuite modifier les menuiseries et parois afin d’avoir les mêmes caractéristiques
thermiques que sur le projet réel. Par ailleurs, nous avons mis en place les scénarios de chauffage,
de ventilation et d’éclairage, en insérant les éléments nécessaires tel que les bouches de ventilation
et les chaudières à gaz. De plus, nous avons positionné l’orientation du bâtiment, tel que défini sur
les plans à notre disposition.

Cependant, lors de l’importation sur Pléiades, nous avons rencontré des difficultés avec la
toiture du projet. En effet, étant donné que Pléiades affecte automatiquement un toit au bâtiment,
nous avions la toiture et les acrotères tel que réalisés sur Revit, plus un second toit, placé par
Pléiades. Nous avons donc supprimé le toit et les acrotères de notre maquette, afin qu’il ne reste
que le toit placé par le logiciel. Cette suppression est possible car elle n’a pas d’impact sur le volume
intérieur, étant donné que la hauteur sous plafond est la même, bien que la toiture soit à différents
niveaux.

Figure 12 : Modélisation du bâtiment sur Pléiades

G. Organisation et orientation des volumes

13
Ainsi, puisque nous avons définie l’orientation du projet, nous pouvons maintenant analyser
l’organisation des volumes du bâtiment D. Tout d’abord, nous savons qu’il est recommandé d’avoir
les pièces de vies au Sud, pour un maximum d’apport solaires, que ce soit lumineux ou thermiques.
Cependant, sur notre projet la façade orientée au Sud est mitoyenne, il est donc impossible d’y
implanté des parois vitrées. Les pièces de vies des différents logements ont donc été placées sur les
façades Sud-Est et Nord-Ouest, là où des parois vitrées sont présentes. Le choix de l’orientation
parait pertinent puisqu’il est impossible dans notre cas, d’appliquer les recommandations

Figure 13 : Exemple orientation du R+1

Contraint par la mitoyenneté de deux des quatre façades du bâtiment, il est également
compliqué d’optimiser l’organisation des volumes. Malgré cela, la majorité des chambres sont
placées du côté nord, ce qui permet de limiter le taux d’inconfort en été dans celles-ci, dû à une
surexposition au soleil la journée. Par ailleurs, les chambres au sud, hormis la chambre 1.3 et 2.5,
possèdent des protections solaires, via des loggias, permettant aussi de réduire la surchauffe en été.

Figure 14 : Localisation des chambres 1.3 et 2.5

14
V. RT2012
A. Conformité

Maintenant que nous avons paramétré notre bâtiment de base sur Pléiades, nous pouvons
commencer à lancer les premiers calculs. Étant donné que nous savons que le projet était soumis à
la RT2012, notre premier calcul a pour objectif de vérifier que notre maquette est conforme à cette
réglementation. Cependant, sur les études thermiques réalisées pour le projet, on a pu voir que le
bâtiment n’était pas conforme, notamment l’article 20, qui stipule que la valeur de surface vitrée
doit être supérieure à 1/6 de la SHAB (Surface Habitable).

Figure 15 : Résultats de la RT2012 Base

Finalement, après avoir réalisé la première simulation, on obtient les résultats ci-dessus. On
peut voir que tous les indices sont validés, c’est-à-dire les Besoins Bioclimatiques (Bbio), la
Consommation d’énergie primaire (Cep) et la Température Intérieure Conventionnelle (TIC). Ajouté
à cela, on observe dans la partie inférieure de la figure 5 que l’ensemble des articles sont aussi
vérifiés, hormis l’article n°20. Cet article n’étant pas vérifié sur le projet réel non plus, nous pouvons
dire que notre simulation est validée, puisque qu’elle correspond aux résultats réellement obtenus.

1. Analyse des indices


Pour la situation initiale, on remarque les besoins bioclimatiques sont en grandes parties dus
au chauffage du projet. En effet, étant donné que la surface de parois vitrées est faible, nous avons
peu d’apport gratuits, donc une grande part de besoins en chauffage.

15
Figure 16 : Décomposition du Bbio et du Cep (RT2012)

Pour la consommation d’énergie primaire, on observe que le chauffage et l’eau chaude


sanitaire (ECS) représentent près de 90% de cette utilisation. Effectivement, ces deux systèmes
requièrent l’emploi de gaz, et donc d’énergie primaire pour chauffer les logements et les
approvisionner en ECS.

Par ailleurs, la TIC maximale étant de 31,2°C, notre projet est conforme avec 27,5°C.
Cependant, cette température reste tout de même élevée, et risque de provoquer de l’inconfort
chez les habitants, notamment sur la période estivale.

VI. RE2020
A. Conformité

En plus de la vérification à la RT2012, on effectue une seconde simulation avec les


caractéristiques de bases, mais cette fois à la RE2020, afin d’avoir un ordre d’idée des modifications
à faire pour que notre bâtiment soit conforme à cette réglementation environnementale.

Figure 17 : Résultats de la RE2020 Base

D’après les résultats obtenus à la RE2020, on peut voir que si on laisse le bâtiment dans sa
configuration initiale, cela ne permet pas d’être conforme à la RE2020. Effectivement, on peut voir
que la valeur de Consommation d’énergie primaire non renouvelable est supérieure au maximum
imposé, de même que pour l’indice bioclimatique. Ainsi, dans l’optique de faire valider le projet à
cette réglementation, nous allons devoir modifier des caractéristiques. Par exemple, le système de
chauffage, actuellement à gaz, qui produit de nombreux gaz à effets de serres et utilise
principalement des énergies non renouvelables en tant qu’énergie primaire.

1. Analyse des indices

16
Maintenant, regardons de plus près les indices de la RE2020. D’abord, le Bbio est à nouveau
principalement composé de chauffage, comme vu lors de la simulation RT2012. On remarque aussi

que l’éclairage représente 15% de ces besoins.


Figure 18 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_0)

De même, le Cep est également semblable aux résultats à la RT2012, avec une principale
consommation d’énergie dû à l’ECS et le chauffage.

La consommation d’énergie primaire non renouvelable, quant à elle, est égale au Cep,
puisque aucune énergie utilisée n’est renouvelable. Cependant, la valeur maximale autorisée est
plus faible. Ainsi, cet article n’est pas validé, il faudra donc réduire la quantité d’énergie non

renouvelable, utilisée, notamment en modifiant les systèmes de chauffage et de production d’ECS.


Figure 19 : Décomposition du Cep,nr et de Ic énergie (RE2020_0)

En ce qui concerne le DH, on peut voir que notre projet est conforme à cet indice avec
environ 900°C.h pour un maximal fixé à 1250°C.h Cela parait cohérent puisqu’une grande partie des
parois vitrées exposée au Sud, possède des loggias servant de protection solaire. Ainsi, l’inconfort
est réduit, et permet de rentrer dans les critères de la RE2020.

Pour finir, sur la décomposition de l’Ic énergie, on lit que notre projet utilise une quantité de
gaz bien trop grande, avec près de 650 kg eq CO2/m². Ainsi, sans même prendre ne compte

17
l’électricité, le projet dépasse déjà la valeur maximale autorisée de 630 kg eq CO2/m². Pour pallier ce
problème, il faut remplacer le système de chauffage du bâtiment, puisqu’il utilise actuellement 8
chaudières à gaz individuelles, qui sont à l’origine de cette problématique.

2. Validation de l’article sur les parois vitrées

Le bureau d’étude thermique a dû négliger le manque de parois vitrées, en certifiant les


bâtiments de la résidence Atelier 46 à la RT2012. Pour être en accord avec les normes
réglementaires (RT2012/RE2020), nous allons ajouter ou agrandir les fenêtres existantes. Les
façades mitoyennes, c’est-à-dire les façades Est et Ouest ne contiennent aucune fenêtre pour le
respect de la vie privé des habitation déjà existantes. Il ne reste qu’à agrandir la largeur des fenêtres
des façades Sud et Nord. Pour atteindre les 1/6 de la SHAB, il manque environ six mètres carrés de
surface vitrées Nous avons changé la largeur de toutes les fenêtres du type PF01 qui faisait 0.9m de
large à la base, par une largeur de 1.1m. À l’exception de quelques-unes par souci d’espace entre les
murs intérieurs les fenêtres des chambres 2 des logements D-202 et D-101. D’autre quant à elles
auront une largeur de 1.4m. Ce sont les fenêtres exposé Sud-Est des chambres 2 des logement D-102

et D-201. Pour donner suite à ces modifications, la surface des parois vitrées est de 78.75m².
Figure 20 : Articles de la RE2020 après modification des parois vitrées

En effectuant ces premières modifications, on peut voir qu’elles permettent de rendre le


bâtiment D conforme à la RE2020. Effectivement, les cinq indices sont validés, de même que les
différents articles. En plus de valider le projet à cette règlementation, la consommation d’énergie
primaire, et les Degrés Heures ont été amélioré. Quant à eux, les besoins Bioclimatiques ont été
légèrement augmentés.

B. Variante PAC air/eau par défaut

Pour cette première variante, nous avons donc modifié le système de chauffage, puisque les
chaudières à gaz ne permettent pas de rendre le bâtiment conforme à la RE2020. Ces chaudières
individuelles sont donc remplacées par des pompes à chaleur (PAC) de type air/eau. Nous avons
choisi d’essayer dans un premier temps de prendre la PAC air/eau par défaut, donnée par le logiciel
Pléiades.

18
Figure 21 : Résultats de la variante 1 (RE2020)

Sur les résultats obtenus ci-dessus, on peut voir que ce changement a permis de valider l’Ic
énergie, puisqu’il n’y a plus d’utilisation de gaz pour chauffer les logements. En revanche, cette
modification a augmenté la consommation d’énergie primaire.

1. Analyse des indices


Pour cette PAC par défaut, on remarque que le chauffage et l’éclairage représente de
nouveau plus de 90% du Bbio. Les valeurs sont approximativement les mêmes que pour le système
de chauffage initial. Même si elles ont légèrement augmenté, le Bbio reste inférieur au maximum.

Figure 22 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_1)

En revanche, le Cep a grandement augmenté, puisqu’il est passé d’environ 80 à 135


kWhEP/m².an. Cela s’explique par le fait que la PAC air/eau par défaut est prévue un équipement
collectif, tandis que nous souhaitons avoir 8 éléments, afin que chaque logement ait son propre
chauffage. Dans cette simulation on a donc 8 pompes collectives, ce qui engendre une grande
consommation. A cause de cela, le Cep ainsi que le Cep nr ne sont plus validés.

19
Figure 23 : Décomposition du Cep nr et du Ic énergie (RE2020_1)

Pour le DH, on peut noter une amélioration, bien qu’elle soit très légère. Cette amélioration
représente un meilleur confort pour les habitants en été, puisque la température est plus faible.

L’indice qui subit le plus gros changement est l’Ic énergie. Effectivement, nous avons
auparavant que ce critère était presque en totalité dû à l’utilisation de gaz, par les chaudières
individuelles. Or, dans cette variante, nous les avons remplacées par des PAC air/eau, qui n’utilise
plus de gaz. Logiquement, l’Ic énergie a donc considérablement baissé, puisqu’il est désormais
dépendant seulement de l’électricité. Ainsi, cet article est maintenant conforme, avec près de 170kg
eq CO2/m² pour une limite fixée à 630kg eq CO2/m².

C. Variante PAC air/eau certifié Atlantic

Pour cette seconde variante, nous gardons le nouveau système de chauffage, c’est-à-dire des
PAC air/eau. Cependant, contrairement à la première variante, nous choisissons cette fois-ci des PAC
certifié Atlantic, au lieu de valeurs par défauts.

Figure 24 : Résultats de la variante 2 (RE2020)

Finalement, grâce à ces nouvelles pompes à chaleurs air/eau Atlantic, on observe que le
bâtiment D devient conforme à la RE20220. Les articles restent tous validés, et les deux indices de
consommation d’énergie primaire qui n’étaient pas conforme, le sont désormais.
20
1. Analyse des indices
Tout d’abord, regardons le Bbio. Comme pour la première variante, le Bbio est à nouveau 5
points en dessous du maximum autorisé par la réglementation. On retrouve aussi une
décomposition de celui-ci avec 82% de chauffage et 13% d’éclairage. Les besoins sont les mêmes que
précédemment puisque l’on garde le même système de chauffage.

Figure 25 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_2)

Ensuite, pour l’indice de Cep, on remarque que l’ECS et chauffage sont toujours les plus
grandes sources de consommation d’énergie. Cependant nous avons réduit ces consommations
comparées à la variante précédente, en passant de 42 à 27 kWhEP/m² pour le chauffage et de 29 à
21 kWhEP/m² pour l’eau chaude sanitaire. Cela semble cohérent puisque nous n’utilisons plus de
gaz, ce qui réduit le Cep. Cette analyse est valable également pour le Cep nr, puisque le gaz est une
énergie non renouvelable, contrairement à l’air.

Figure 26 : Décomposition du Cep nr et du Ic énergie (RE2020_2)

Le DH reste sensiblement le même que la situation 1, puisque la consigne de température


intérieure est inchangée, tout comme la surface de parois vitrées, et les protections solaires. Cet
indice reste donc validé avec près de 850°C.h. Il s’est tout de même légèrement amélioré, grâce aux
meilleures performances de la PAC Atlantic.

21
Quant au dernier indice, l’Ic énergie reste le même que la variante précédente, étant donné
qu’il y a à nouveau plus de gaz utilisé. L’indice est donc uniquement égal à l’électricité du projet, soit
74 kg eq CO2/m².

D. Variante panneaux photovoltaïques

Figure 27 : Résultats de la variante 3 (RE2020)

Dans cette troisième variante, nous souhaitons améliorer les critères, bien que notre projet
soit déjà conforme à la RE2020. Pour cela, on ajoute des panneaux photovoltaïques sur la partie au
Sud de la toiture du bâtiment D.

Avec l’ajout de ces panneaux, on peut voir que le projet reste conforme à la RE2020, puisque
tous les articles et indices sont toujours validés.

1. Analyse des indices


Pour cette nouvelle variante, on peut voir que le Bbio est le même que sans les panneaux
photovoltaïques, avec exactement la même décomposition. En effet, cet ajout de change pas les
besoins des habitants, mais permet d’utiliser des ressources renouvelables pour répondre à ces
besoins.

22
Figure 28 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_3)

Pour l’indice du Cep, celui-ci s’est légèrement amélioré, notamment sur le point de l’eau
chaude sanitaire. En effet, grâce aux panneaux photovoltaïques, nous pouvons chauffer de l’eau à
l’aide des apports solaires, ce qui réduit l’utilisation d’énergie primaire. Pour cette même raison, le
Cep nr baisse également, puisque l’énergie solaire est une énergie renouvelable. Le DH est
également inchangé, puisque l’ajout des panneaux ne modifie pas la température intérieure du
bâtiment.

Figure 29 : Décomposition du Cep nr et de l'Ic énergie (RE2020_3)

Pour l’Ic énergie, on peut noter une légère amélioration, puisque les panneaux produisent
un peu d’électricité. Cependant, l’amélioration reste faible (3 kg eq CO2), car les nombre de
panneaux n’est pas suffisant pour alimenter le bâtiment et les 8 logements qu’il contient.

E. Variante modification des parois en lien avec ACV

Pour cette dernière variante, nous avons modifié les parois, en remplaçant leur composition
par les matériaux trouvé en réalisant notre ACV, que l’on retrouve juste après. Ces changements
sont donc censés améliorer les indices, puisqu’ils ont été trouvés dans le but d’améliorer les
performances thermiques et environnementale du projet. On notera que nous avons retiré les
panneaux photovoltaïques, afin de comparer cette variante avec la variante PAC air/eau certifié
Atlantic.

23
Figure 30 : Résultats de la variante ACV (RE2020_ACV)

Comme attendu, on peut voir que les nouvelles parois permettent de certifier le bâtiment D
à la RE2020. En effet, tous les articles et indices sont à nouveau conforme. Mais, cette variante ne
fait pas que valider le projet, elle permet aussi de l’optimiser puisque tous les indices ont été
amélioré.

1. Analyse des indices


Premièrement, le Bbio s’est légèrement amélioré, notamment du point de vue du chauffage.
Cela semble cohérent puisque les nouvelles parois possèdent une meilleure résistance thermique
que les précédentes. Ainsi, il y a une meilleure conservation de chaleur au sein du bâtiment, ce qui
réduit les besoins en chauffage.

Figure 31 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_ACV)

Pour la consommation d’énergie primaire, en suivant le même raisonnement que les besoins
bioclimatiques, elle a également été réduite, à nouveau sur la partie chauffage. En effet, étant donné
que les besoins en chauffage sont réduits, logiquement il y a aussi une baisse de consommation.
Cette baisse est valable aussi pour la consommation d’énergie primaire non renouvelable.

24
Figure 32 : Décomposition du Cep nr et de l'Ic énergie (RE2020_ACV)

Enfin, l’Ic énergie est aussi légèrement amélioré, puisque le système de chauffage est moins
souvent utilisé. Ainsi, la PAC air/eau utilise moins fréquemment de l’électricité, ce qui réduit donc
l’impact de l’électricité dans l’Ic énergie.

25
VII. Analyse du cycle de vie
Pour notre étude de cas, en lien avec les compétences des solutions techniques en phase
préparatoire ou d’exécution en Bâtiment, nous allons utiliser la compétence AC21.02 qui est
d’utiliser une démarche d’analyse multicritère pour justifier des choix techniques en effectuant une
ACV (Analyse du Cycle de Vie) du bâtiment D étudié grâce à la base INIES qui regroupe les données
sur le cycle de vie de plusieurs matériaux.

Notre analyse ne comporte pas le bâtiment en entier, nous nous sommes concentrés sur la
superstructure de celui-ci. C’est à dire les murs extérieurs et intérieurs du rez-de-chaussée et des
étages supérieurs ainsi que leur plancher respectif. Les fondations, le sous-sol et les menuiseries
n’ont pas était pris en compte.

Nous avons donc réalisé une ACV du bâtiment D pour déterminer son impact sur six principaux
indicateurs environnementaux qui sont :

 Le réchauffement climatique (kg CO2 eq)


 La pollution de l’eau (m3)
 La pollution de l’air (m3)
 L’utilisation de ressources d’énergie primaire non renouvelable utilisées en tant que matières
premières (MJ)
 La consommation d’eau (m3)
 Les déchets dangereux éliminés (kg)

Dans un premier temps, il nous fallait le quantitatif des murs et des planchers, grâce à la fonction
nomenclature du revit réaliser pour notre étude, nous avons pu extraire les surfaces que nous
cherchions ainsi que le type de mur ou plancher, qui nous a facilité la tâche de repérage de ces
derniers. Après extraction des données, le métré des éléments analysés :

26
Figure 33 : Récapitulatif des surfaces

Ensuite, nous avons cherché dans les différents CCTP pour connaitre la composition des
différentes parois et le nom des différents matériaux qui les composaient. Pour ce faire, nous nous
sommes dirigés vers les lots suivants :

 Lot n°03 : Soutènement – Gros-Œuvre


 Lot n°04 : Étanchéité
 Lot n°06 : Bardages bois
 Lot n°12 : Doublages – Cloisons sèches
 Lot n°13 : Revêtements de sols scellés
 Lot n°14 : Revêtements de sols souples

À la suite de ces relevages, la plupart des éléments sont présents dans la base INIES, néanmoins
pour certains éléments comme le béton dont nous n’avions pas d’information sur les fournisseurs,
nous avons pris quelques hypothèses, en choisissant les mêmes matériaux qu’un autre projet se

27
situant à La Rochelle comme pour notre bâtiment. Voici la synthèse de nos recherches dans les
CCTP :

Figure 34 : Compositions de référence des parois

Nous avons un septième indicateur important que nous avions pris en compte lors de l’analyse,
la résistance thermique. En effet le but de cette étude est de trouver des matériaux plus respectueux
pour l’environnement tout en ayant une meilleure résistance thermique. Les éléments retenus ont
servi pour une variante de la RE2020 pour réduire l’indicateur du Bbio.

Nous avons dû faire attention lors du repérage dans la base INIES, pour comparer les différents
matériaux, ceux-ci doivent avoir la même unité fonctionnelle qui est d’un mètre carré et de la même
durée de vie qui est de cinquante ans pour les bâtiments neufs. Nous avons dû respecter d’autres
principes en ce qui concerne les isolants, en respectant le type d’isolant (rigide/souple) notamment
pour les planchers. Pour les murs, tous les isolants sont acceptés.

A. Variation des parois


a) Mur en béton 20 + isolant 14

Pour l’isolant, nous sommes passé d’un PSE « doublissimo performance » d’une résistance
de 4.1 m²K/W pour une laine de roche de ROCKWOOL France, le « rockplus premium kraft » d’une
résistance thermique de 4.35 m². Tous les indicateurs choisis sont en dessous de l’isolant de base
sauf deux qui sont le réchauffement climatique et la consommation d’eau, mais de peu, nous
compenserons avec les autres matériaux.

Pour le béton, la tâche fut plus dure, car nous n’avions pas la valeur de la résistance
thermique du béton, nous nous sommes rapprochés du béton d’origine tout en ayant des valeurs en
dessous sur tous les indicateurs environnementaux. Le béton choisi pour la variante, est un mur en
béton d'épaisseur 0.20 m, CEM II/A.

b) Brique 21.5 + isolant 14 / Brique 21.5

Les briques bio’bric Bgv’costo th+ sont les briques les plus résistantes thermiquement de la
marque Bio’Bric. Dans la base INIES, aucune brique en terre cuite avait de meilleurs résultats. Du
coup, nous avons gardé les briques d’origines. L’isolant est le même que pour le mur en béton.

c) Mur béton 20/18 intérieur

Béton équivalent au mur béton 20 + isolant 14

d) Mur béton 20/18 intérieur + isolant 10

Béton équivalent au mur béton 20 + isolant 14. L’isolant d’épaisseur 10 cm, est produite par
ROCKWOOL France. L’isolant choisi fait partie de la même gamme de l’isolant 14, le « rockplus
premium kraft ». Celui-ci a une résistance thermique de 3.25 m²K/W

e) Cloison de distribution 72/85 mm

28
Aucun changement n’a été effectué

f) Planchers
Le béton de tous les planchers a été modifié avec le béton utiliser pour les parois verticales

pour les mêmes raisons.


Figure 35 : Composition des parois de la variante

B. Analyses des résultats


1. Référence : Bâtiment D

Figure 36 : Indices de la référence

Voici le tableau récapitulatif de l’analyse du cycle de vie du bâtiment D, il est difficile de


comparer le bâtiment vu que l’on ne possède aucuns éléments de comparaison.

29
Pour faire notre analyse, nous allons comparer les différentes parois selon les six indicateurs pour 1
m² de surface.

Figure 37 : Diagramme des parois verticales sur le réchauf. Climatique et la pollution de l’eau

Commençons par le réchauffement climatique, on constate que les parois comportant du


béton ont un plus grand impact sur le réchauffement climatique par rapport aux parois contenant de
la brique ou les cloisons de distributions. Produire du ciment contenu dans le béton relève d'une
industrie lourde et complexe, qui consiste à transformer le calcaire et l'argile dans des fours
puissants. La chaleur qui en résulte dégage d'importantes quantités de dioxyde de carbone. Le
transport et l'extraction de ces matières premières sont également sources de rejet de CO2 dans
l'atmosphère. Ce gaz est responsable à lui seul de 75 % de l'effet de serre qui participe au
réchauffement climatique.

Les parois en béton sont les plus polluant au niveau de l’eau, cela est dû à la production du
béton qui consomme énormément d’eau pour nettoyer les granulats.

Figure 38 : Diagramme des parois verticales sur la pollution de l’air et les ress. Non renouvelables

Pour la pollution de l’air, nous constatons que les rôles sont inversés, la brique est plus
impactant que le béton. C’est au début de la cuisson de la terre cuite, lors de la montée en
température dans le four, que les émissions sont les plus importantes.

30
Pour l’utilisation d’énergie primaire non renouvelable, ce sont les parois comportant l’isolant
« doublissimo performance » qui sont les plus impactant, car ce polystyrène expansé consomme à
lui-même 103 MJ d’énergie surtout dans les premières étapes du cycle de production

Figure 39 : Diagramme des parois verticales sur la consommation d'eau et les déchets dangereux

Pour la consommation d’eau, nous retrouvons une similarité avec la pollution d’eau, le béton
est le matériau qui consomme les plus d’eau notamment sur la première étape de son cycle, la
fabrication du béton.

Enfin pour les déchets dangereux, c’est le mur extérieur en ITE qui est le plus impactant, en
effet, le Pare pluie anti UV DELTA de DORKEN, ce pare-pluie hautement perméable à la vapeur d’eau
(HPV) durablement résistant aux UV est non-tissé blanc en polyester associé à une enduction en
résine polyacrylique noire.

2. Variante

Figure 40 : Diagramme de comparaison entre la variante et la référence

Nous pouvons constater que tous les indicateurs ont été réduit par rapport au bâtiment de
référence. Nos recherches ont été fructueux, les indicateurs que nous avons réduits le plus sont
l’utilisation des ressources non renouvelable notamment grâce au changement du doublissimo par
de la laine de roche, le Rockplus utilise six fois moins d’énergie non renouvelable que le PSE. Suivi du
réchauffement climatique et de la pollution d’air. Tous les matériaux trouvés dans cette variante
devaient avoir une résistance thermique supérieur à l’origine, afin de réduire les indicateurs de la

31
première partie Pléiade, notamment le Bbio. Lors de la réalisation des CCTP et des choix des
matériaux, la maitrise d’œuvre avait choisi dans sa globalité, les meilleurs matériaux possibles, cela
s’est révélé lors des choix de la variante, et la validation du Bbio de la RE2020 de base, dans Pléiades.

VIII. Compétence travaux publics

Pour la compétence numéro trois du parcours Bureau d’étude études et conception, nous
devions étudier un sujet de travaux public. Notre choix c’est porter sur la création et la conception
du réseau de récupération des eaux pluviales de la résidence. Actuellement, la gestion des EP se fait
avec un bassin de rétention avec limiteur de débit qui se situe au niveau des fondations du bâtiment
D.

Dans cette partie, nous allons dans un premier temps effectuer tous les calculs relatifs au
dimensionnement du bassin de rétention, ensuite nous imaginerons le réseau de récolte d’eaux
pluviales.

Avant de commencer la création et le dimensionnement du réseau de récupération des eaux


pluviales de la résidence « Atelier 46 » de La rochelle, nous avons regardé les différentes contraintes
imposées sois par le cahier des clauses technique particulière, sois par l’aménagement du projet en
lui-même, ou encore du sol sur le quelle nous allons devoir travailler.

A. Dimensionnement du bassin de rétention


1. Détermination des coefficients de Montana
Dans un objectif de créer la solution la plus adapter à la situation dans laquelle celle-ci va
s’insérer, il nous faut d’abord déterminer la période de retour avec laquelle nous allons effectuer
tous les calculs. Dans l’Extrait de la norme NF EN 752-2 ci-dessous, il est dit que pour les centres
villes / zones commerciales ou industrielle, le dimensionnement doit s’effectuer avec une période de
retours T=30ans.

Figure 41: NF EN 752-2

32
Avec cette donnée, on peut facilement déterminer quelles sont les coefficients de Montana à
utiliser.

Figure 42 : Coefficients de Montana utilisés

2. Découpage et type des surfaces


Maintenant que l’on est en possession des informations de base, on peut commencer à
dimensionner le bassin de rétention. La première étape de ces calculs est la découpe des différentes
surfaces du projet afin de déterminer le coefficient de ruissellement moyen de la résidence. Au total,
avant quelconque modification, le projet compte sept types de surfaces différentes à prendre en
compte, tout d’abord il y a quatre toitures différentes, les toitures en pentes ou les acrotères qui
font s’écouler l’eau directement, les toitures terrasses accessibles ou les balcons, les toitures
terrasse inaccessible sauf pour entretien et maintenance et pour finir les toiture terrasse végétalisé.

Ensuite il existe deux types de matériaux utilisés sur les voiries, le premier étant un béton
drainant au niveau de l’entrée du bâtiment A situé dans le cours de la résidence et le second étant
du simple béton balayé.

Enfin, tout le reste des surfaces non prise en compte seront considérer en espaces verts.
Cependant, dans le CCTP il est dit qu’une bande de 5m le long du projet coté boulevard Sautel sera
restitué à la ville de La Rochelle, les eaux pluviales de cette bande de 5m sur 96m de long ne sont
donc plus à gérer sur notre parcelle, mais sont désormais à la charge de la ville. On obtient alors le
schéma suivant représentant toutes les surfaces du projet.

33
Figure 43 : Découpage des surfaces du projet

3. Emplacement des zones d’infiltration


Afin de réduire le cout des travaux pour la mise en place de la solution choisi pour le projet,
nous avons décidé que certaine zone ne seront pas reprise par le réseau relié aux bassins. Les plus
importante de ses zones étant les deux zones d’espaces vert qui ne sont pas sur le parking du sous-
sol, en effet, n’étant pas contrainte par une infrastructure, on peut faire l’hypothèse que les eaux
s’infiltreront, cette hypothèse fera l’objet d’une vérification ultérieurement dans ce rapport.

34
Figure 44: Emplacement de la zone d'infiltration n°1

Figure 45: Emplacement de la zone d'infiltration n°2

35
4. Zone non reprise
Les balcons et terrasse qui se trouvent sur le boulevard Sautel ainsi que les terrasses et
balcons du bâtiment B ne seront pas reprise puisque celle-ci rejette leurs eaux sois directement sur
le boulevard Sautel ou dans les espaces verts qui sont des zones considérées comme non reprises.

Finalement, la surface totale à reprendre est de 2761m² avec 661 m² non repris par le
bassin. On obtient alors le plan suivant montrant tous les zones à reprendre :

Figure 46: Zone non reprise par le bassin de rétention

5. Calcul du volume à stocker


Maintenant que les surfaces sont identifiées, nous allons pouvoir calculer le coefficient de
ruissellement moyen sur les zones reprises du projet. Pour arriver à un résultat, il faut comme nous
l’avons déjà fait, identifier les surfaces et les quantifier afin de pouvoir attribuer à chaque zone un
coefficient de ruissellement compris entre 0 et 1, une surface avec une valeur de 1 fera ruisseler
100% de l’eau qui se déversera dessus, à l’inverse, une valeur de 0 infiltrera et ne fera pas ruisseler
l’eau mais la fera pénétrer dans le sol. En ville, avec la densification des zones urbaines, ses
coefficients moyens ont tendance à être élevé et c’est pour cela qu’il est important de bien réfléchir

36
a qu’elle type de surface l’on implante et a qu’elle endroit. Les calculs et valeurs des coefficients
choisis sont détailler en ANNEXE 4. La valeur de ruissellement moyen que l’on obtient est alors de
0.75 avec une valeur maximale a 0.87 et une valeur minimale a 0.70.

Grace a la méthode des pluies, nous allons maintenant pouvoir déterminer le volume d’eau
à stocker pour nos surfaces. Cette méthode se découpe en 5 étapes. La première étape et la
recherche du débit de fuite admissible à l’aval, notre solution étant un bassin de rétention, et donc
par définition étanche, C’est donc à nous de le déterminer. Cependant, dans le CCTP du projet il est
indiqué que la ville limite le débit à rejeter sur le réseau de la ville a 3 litres par seconde par unité de
surface du projet. En effectuant un rapide calcul, on détermine alors que le débit de fuite est de 0.82
l/s.

La seconde étape de la méthode des pluies et de calculer la surface active en ha du projet,


celle-ci correspond à la surface théorique participant au ruissellement, on le calcul en multipliant la
surface de bassin versant (ou ici de zone reprise par le bassin de rétention) par le coefficient de
ruissellement. La valeur de surface active est alors de :

Surface active=0.75∗2761=2067 m2 ou 0.21 ha

Ensuite il faut calculer la hauteur d’eau théorique, la formule est la suivante :

' −b
Hauteur d eau (mm)=i∗t =a∗t ∗b

Avec a et b les coefficients de Montana et t la durée de la pluie en heures. L’étude pour le


dimensionnement s’effectue sur l’intervalle des coefficients de Montana, c’est-à-dire entre 6min et
6h. La valeur à retenir une fois les calculs effectuer est la valeur maximale sur les 6h, pour notre
projet, la valeur obtenue est 86m3. Les calculs sont détaillés en ANNEXE 5.

6. Type de casier alvéolaire utilisé


Nous connaissons désormais le volume d’eau à stocker pour une période de retour de 30ans,
il nous faut maintenant choisir une marque de casier alvéolaire afin de pouvoir concevoir le bassin.
Après quelque recherche, notre choix c’est porté sur la solution française « Nida Plast EP », la fiche
technique du produit est en ANNEXE 6. Les casiers choisis ont les dimensions suivantes, 0.52m de
hauteur, 1.2m de largeur sur 2.4m de longueur, de ce fait, il a un volume brut de 1.5m3. En revanche
pour obtenir le volume utile d’un casier, c’est-à-dire le volume que le casier pourra réellement
stocker, il faut multiplier sont volume par son indice des vides qui est ici de 95%. On obtient alors un
volume utile par casier de 1,44m3.

7. Caractéristiques du bassin de rétention


Il faut maintenant déterminer le nombre de casier qui sera nécessaire pour stocker
l’intégralité du volume d’eau. Pour cela on divise le volume totale d’eau par le volume utile d’un

37
casier et ont arrondi au supérieur pour se mettre en sécurité. En sachant que le volume a stocké est
de 86m3 et que le volume utile est de 1.44m3, on détermine qu’il faut 60 casiers pour notre projet.
Le nouveau volume de stockage est donc de 90m3

Ensuite, nous allons pouvoir proposer un agencement de casier, mais il va falloir tenir
compte de plusieurs paramètres. Tout d’abord, les dimensions d’un seul casier afin de pas avoir un
bassin trop long ou trop profond, puis, il y a aussi les altitudes des zones du sous-sol, on ne peut pas
mettre le bassin trop haut, sinon il pourrait y avoir des problèmes pour acheminer les eaux de
certaines zones éloignées. Et pour finir le critère le plus contraignant, la place disponible au niveau
des fondation. Après réflexion nous avons repérer deux emplacements qui pourrait être
envisageable. :

Figure 47: Emplacement potentiel des bassins de rétention

Avant de pouvoir faire un choix d’emplacement, proposons un agencement. En sachant que


l’on doit placer 60 casiers, nous avons décidé deux faire trois couches de 20 casiers. On a alors une
hauteur de bassin de 1.56m, ensuite pour ce qui est de la des dimensions d’une couche, elles feront
du 4.8m par 12m.

Maintenant, il nous suffit de tracer le bassin en vue dessus sur Autocad dans le plan des
fondations pour voir si rien ne rentre en collision.

38
Figure 48:Emplacement retenue pour le bassin de rétention

On remarque sur l’emplacement numéro deux, le bassin est trop proche des fondations, on
retiendra alors l’emplacement numéro un.

Figure 49: Position du bassin dans les fondations en perspective

39
Le bassin alvéolaire sera entouré d’un géotextile extérieur avec un recouvrement de 20%,
une membrane EPDM de 3mm avec un recouvrement de 20% et un géotextile intérieur sur la
surface intérieur basse afin de permettre une étanchéité.

B. Création du réseau d’eaux pluviales

Nous disposons maintenant des données et informations suivantes, nous connaissons les
surfaces à reprendre et leurs emplacements ainsi que les dimensions du bassin et sa position, il ne
nous reste plus qu’à imaginer le réseau de récoltes des eaux pluviales.

1. Détermination de la position des avaloires


Avant de commencer, il est important d’expliquer la démarche que nous avons utilisé pour
concevoir ce réseau. Dans un premier temps nous avons établi un plan de la technique à utiliser pour
acheminer les eaux, celle-ci seront récolter par des avaloirs disposés un peu partout sur la parcelle a
des points stratégiques que l’on peut observer sur ce schéma :

Figure 50 : Schéma de convergences des eaux sur le projet

Une fois entrée dans les avaloirs, l’eau sera acheminée par des canalisations aérienne
installer au plafond du sous-sol avant de rejoindre des colonnes pour être amenée jusqu’au bassin.

En analysant la figure 40, on peut déterminer le meilleur emplacement ou positionner les


avaloirs, on obtient alors la carte suivante :

40
Figure 51: Emplacement des exutoires

2. Création des réseaux aériens


Il faut maintenant relier les exutoires entre eux et trouver des emplacements ou faire
descendre les réseaux du plafond du sous-sols jusqu’à niveau des fondations, cependant il ne suffit
pas de faire des lignes entre les différents points, en effet, il y a certaines règles à respecter. Il ne
faut par exemple, pas de coude à 90° qui pourrait crées des bouchons dans la canalisation. De plus il
faut respecter des angles de raccords qui puissent être trouver dans le commerce. Pour ce projet,
nous avons essayé autant qu’il était possible de ne faire les raccords qu’avec des embranchement de
45°. Ensuite, pour l’emplacement des colonnes descendante, nous les avons disposés le long des
murs pour ne pas perturbé le trafic routier ou bien bloquer des places de parking potentiel. On arrive
alors sur le plan suivant :

41
Figure 52: Plan des réseaux aériens du sous-sol

Pour finir, il suffit de relier toutes les colonnes descendantes à un réseau de tranchées pour
les acheminée aux bassins. Nous avons choisi de faire passer la trancher principale au centre de la
circulation du sous -sol en prenant soin de placer des grilles à des emplacements stratégiques pour
éviter toute stagnation d’eau dans le sous-sol.

3. Création de la tranchée principale


Il ne reste plus qu’à placer les regards de visite à tous les changements de directions des
tranchées, et le tracer du réseau est maintenant terminer.

42
Figure 53: plan des réseaux du sous-sol

4. Caractéristiques du réseau d’EP


La création du réseau d’eau pluviale est maintenant bientôt finie, en effet il ne nous reste
plus qu’à déterminer les sections de tous les tronçons ainsi que la profondeur du bassin.

Avant de pouvoir donner un diamètre pour les différents tronçons enterré du réseau, il va
falloir déterminer et calculer plusieurs paramètres. Vous retrouverez en ANNEXE 7 les
dénominations des tronçons.

On cherche dans un premier temps le coefficient de Strickler qui correspond à une


estimation de la vitesse moyenne d’un liquide s’écoulant sur une surface. Notre choix s’étant porté
sur un réseau en PVC, on peut estimer ce coefficient à K = 85 [m(1/3)/s].

Ensuite, il faut calculer les caractéristiques du réseau, c’est-à-dire la longueur cumulée de


chaque tronçon ainsi que la pente moyenne sur les segments, prenant l’exemple des tronçons A, B, C
et D. Sur le schéma ci-dessus on observe dans quelle sens s’écoule les liquides dans le réseau :

43
Figure 54: Schéma de l'écoulement des fluides dans les tranchées du sous-sol

Pour calculer la longueur du tronçon A on prendra la longueur propre du segment en y


ajoutant le plus long trajet pour y accéder, de la même manière, pour le segment B, on additionne la
longueur B à la longueur A, et ainsi de suite. Il faut néanmoins veiller à ajouter des segments qui se
suivent et dans lesquelles l’eau peut circuler jusqu’au bassin (c’est-à-dire aucune contre pente).
Toutes les longueurs son répertorié en ANNEXE 8.

Maintenant pour déterminer la pente moyenne, on effectue une moyenne pondérée des
pentes sur chaque segment par la longueur de chacun. Toutes les pentes son répertorié en ANNEXE
8.

Pour pouvoir donner des sections à notre réseau, il faut calculer le débit à transiter dans les
canalisations, sa formule est la suivante :

S∗i∗C
Qp ( m3/ s )=
360

Commençons par déterminer les surfaces reprise par les différents segments du réseau,
pour ce faire, nous allons regrouper les avaloirs qui passent dans la même colonne pour rejoindre la
tranchée du sous-sol. On obtient les regroupements suivants :

44
Figure 55: Regroupement des exutoires

Ensuite il ne reste plus qu’a regardé quelle zone sont reprise par ses regroupements. Le
résultat est le suivant : (Toutes les surfaces son répertorié en ANNEXE 8.)

Figure 56: Découpage des zones reprises par les regroupements d'exutoire

45
Calculons maintenant l’intensité de pluie, pour ce faire on doit d’abord calculer le temps de
concentration. Nous avons choisi d’utiliser la formule de Kirpich dont la formule est :

( )
0.77
L
Tc(min)=0.0195⋅ F ⋅
√I
Avec F=1

Tous les résultats de temps de concentration son répertorié en ANNEXE 8.

On peut désormais calculer l’intensité de pluie avec ma formule qui suis :

i (mm /h)=a∗t −b
En faisant attention de prendre les coefficients dont l’intervalle correspondent à la valeur du
temps de concentration obtenu plus haut. Tous les résultats des intensités de pluie son répertorié en
ANNEXE 8.

Et pour finir, il ne reste qua calculer le Coefficient moyen de ruissellement de toute les zones
avant d’obtenir des valeurs de débits à transiter. La méthode est identique à celle évoquée plus
haut. Tous les résultats des coefficients moyens de ruissèlement son répertorié en ANNEXE 9.

On peut désormais calculer les débits, les valeurs obtenus selon le tronçon, tous les résultats
se trouve en ANNEXE 8 :

Pour déterminer les sections de canalisation dans le segment du réseau, il faut utiliser la
formule de Colebrook et de Maning-Strickler, en effet on observe dans la formule suivante que la
surface apparait comme composante :
2/3 1 /2
Q=Ks∗S∗Rh ∗I
On isole la surface S et on détermine le Diamètre sur le segment :

( )
5
∗Qp
3
4
D(mm)= 1 3
∗1000
2 8
K∗I ∗π

Les résultats obtenus sont en ANNEXE 8.

Cependant, afin de ne pas avoir des changements de diamètre sur tous les segments, nous
avons décidé d’uniformiser les sections sur l’ensemble du réseau, la valeur commerciale la plus
proche du diamètre le plus élevée est de 125 mm, se sera donc le diamètre du réseau.

Dans l’optique d’implanter le mieux possible le bassin de rétention, nous souhaitons


connaitre à quelle profondeur il sera positionné. Pour cela on doit déterminer jusqu’à quel niveau les
canalisations dans les tranchées descendrons.

Il y a trois entrées différentes dans le bassin, les segments S, Y et R, pour connaitre leur
altitude, il faut calculer les hauteurs des files d’eaux de tous les segments avant eux. La méthode est
la suivante :

Dans un premier temps on détermine les altitudes de file d’eau des points d’entrées dans la
tranchée, nous avons fait l’hypothèse que ceci était à 1 m sous le niveau de la grille. Ensuite on

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regarde la longueur du segment et on applique une pente pour trouver le dénivelé, et donc l’altitude
d’arriver du fil d’eau. Alors, deux cas s’offrent à nous, sois l’altitude du fil d’eau d’arrivé calculer est
plus bas que l’altitude de la grille d’arrivée moins 1 m, et dans ce cas on garde l’altitude calculé, ou
alors le point est plus haut, et donc on choisit comme valeur la hauteur de la grille moins 1m.

Figure 57: Schéma d'explication du calcul des pentes

On répète cette opération jusqu’au point S, Y et R. on trouve alors ses valeurs :

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Figure 58: Altitude des files d'eau à l'entrée du bassin

C’est donc le point Y qui arrive le plus bas, on détermine alors l’altitude du bassin à partir de ce
point.

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Figure 59 : détermination de l'arase supérieur du bassin

C. Dimensionnement des zones d’infiltration

Maintenant que le bassin de rétention est dimensionné, il faut vérifier l’hypothèse faite plus
haut, pour rappel, afin de réduire les coups de la solution, nous avions fait l’hypothèse que l’eau qui
tombait sur les espaces verts qui ne sont pas sur le parking s’infiltrait dans le sol.

Pour la vérifier, il nous faut connaitre la composition du sol pour déterminer le coefficient de
perméabilité du sol. Dans l’étude géotechnique fourni par le bureau d’étude, on apprend que le sol
est composé d’une alternance de calcaire argileux et de Marne. On peut attribuer à ce type de sol un
coefficient K de 0.036 mm/h.

Maintenant, calculons à l’aide de la méthode des pluies le volume d’eau a infiltrés. Tout
d’abord il nous faut calculer la surface active du bassin. La surface d’espace vert qui n’est pas sur le
parking est de 186 m², étant des espaces végétalisés, leur coefficient de ruissellement vaut 0.15. La
surface active est donc de 28m².

On peut estimer le débit de fuite des bassins en multipliant la surface dédiée au bassin et le
coefficient de d’infiltration du rapport géotechnique. La valeur calculer est de 1.86E*10-6 m3/s. On
remarque que le débit est très faible.

Ensuite on calcul la hauteur équivalente avec le débit de fuite et la surface active. On obtient
0.24mm/h.
49
Il nous faut maintenant déterminer la hauteur équivalente ha des bassins. Pour cela on
effectue les mêmes calcule que pour la hauteur équivalente du bassin de rétention. On a alors le
graphique suivant :

Figure 60: Graphique de la méthode des pluies

On retient la valeur suivante, ha=57.3mm.

Pour finir on utilise la formule suivante afin de calculer le volume utile :

V ( m3 )=1.2∗10∗ha∗Sa
On obtient un volume utile de 1.9 m3, le détail des calculs est en ANNEXE 10. Finalement,
pour savoir si l’on peut faire infiltrer l’eau sur ces espaces verts, il faut vérifier que le temps de
vidange soit inférieur à 12h. On divise alors le volume utile par le débit d’infiltration. Dans notre cas
l’on obtient un temps de 286.5h de temps de vidange. Cette valeur est nettement supérieure à 12h,
en revanche compte tenu de la surface d’infiltration et du volume d’eau à infiltrer, on peut négliger
le temps de vidange et considérer qu’aucun bassin n’est nécessaire.

D. Conclusion partie travaux publics

Pour conclure, la gestion des eaux pluviales sur le projet « Atelier 46 » sera assurée par un
assemblage de deux solutions, la première est un bassin de rétention enterrer au niveaux des
fondations ayant un volume utile de 89m3 étant dimensionner pour une période de retour de 30ans,
les eaux recueillies par ce bassin seront rejetées dans les égouts avec un débit limité à 3l/s/m². La
seconde est l’utilisation des espaces verts situé aux extrémités du projet pour infiltrer une partie des
eaux. La combinaison de ces deux méthodes permet une gestion optimale des d’eaux pluviales.

IX. Conclusion générale


Finalement, dans un premier temps cette étude de cas nous aura permis de se mettre dans
la peau d’un bureau d’étude, sur un cas concret, puisqu’il a vu le jour en 2022. En effet, nous avons
50
pu produire une modélisation du projet, grâce aux plans et données à notre disposition. Grâce à
celle-ci, ainsi qu’au logiciel Pléiades, nous avons eu la capacité de vérifier la conformité d’un
bâtiment à la Réglementation Thermique 2012. Dans un second temps, nous nous sommes servis de
la base de données Inies, afin de comparer des matériaux, du point de vue environnementale, dans
le but de proposer une variante du projet conforme à la RE2020, tout en assurant un meilleur
confort aux habitants. Avec cette variante, nous avons analysé le cycle de vie du bâtiment. Ainsi,
nous avons produit une étude environnementale plutôt complète de notre support.
D’un autre côté, ce projet nous aura également permit de dimensionner une solution
de récupération et de gestion d’eaux pluviales, sur projet un projet assez conséquent, d’environ
3000m². Pour se faire, il a été nécessaire de faire des hypothèses, tel que pour les zones concédées
ou encore pour le positionnement du bassin de rétention. Nous avons ainsi créé un réseau d’eaux
pluviales complet, du dimensionnement du bassin de rétention, à la création du réseau avec les
emplacements des avaloirs et la pente du réseau, et le dimensionnement des zones d’infiltration.

Pour parvenir aux résultats obtenus lors de notre étude, nous avons pu appliquer les
compétences acquises lors de nos deux premières années au sein de la formation à l’IUT.
Effectivement, sans les connaissances que l’équipe d’enseignants nous ont transmises, ce projet
n’aurait pas été possible, en respectant la date butoir fixée.

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X. Références
Figure 1 : Plan de masse du projet......................................................................................................... 6
Figure 2 : Prévisualisation du bâtiment D de la rue Basse Saint Eloi (via logineuf.com) ........................6
Figure 3 : Logo REALITES........................................................................................................................ 7
Figure 4 : Planning de Gantt et répartition des tâches du projet ........................................................... 8
Figure 5 : Modélisation 3D du bâtiment D............................................................................................. 9
Figure 6 : Plan d'étage R-1..................................................................................................................... 9
Figure 7 : Plan d'étage RdC.................................................................................................................. 10
Figure 8 : Plan d'étage R+1.................................................................................................................. 10
Figure 9 : Plan d'étage R+2.................................................................................................................. 11
Figure 10 : Plan de toiture................................................................................................................... 11
Figure 11: Exemple de la simplification au RdC................................................................................... 12
Figure 12 : Modélisation du bâtiment sur Pléiades............................................................................. 13
Figure 13 : Exemple orientation du R+1.............................................................................................. 13
Figure 14 : Localisation des chambres 1.3 et 2.5................................................................................. 14
Figure 15 : Résultats de la RT2012 Base.............................................................................................. 14
Figure 16 : Décomposition du Bbio et du Cep (RT2012)...................................................................... 15
Figure 17 : Résultats de la RE2020 Base.............................................................................................. 16
Figure 18 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_0).................................................................. 16
Figure 19 : Décomposition du Cep,nr et de Ic énergie (RE2020_0) ...................................................... 17
Figure 20 : Articles de la RE2020 après modification des parois vitrées .............................................. 17
Figure 21 : Résultats de la variante 1 (RE2020) ................................................................................... 18
Figure 22 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_1).................................................................. 18
Figure 23 : Décomposition du Cep nr et du Ic énergie (RE2020_1) ...................................................... 19
Figure 24 : Résultats de la variante 2 (RE2020) ................................................................................... 19
Figure 25 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_2).................................................................. 20
Figure 26 : Décomposition du Cep nr et du Ic énergie (RE2020_2) ...................................................... 20
Figure 27 : Résultats de la variante 3 (RE2020) ................................................................................... 21
Figure 28 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_3).................................................................. 22
Figure 29 : Décomposition du Cep nr et de l'Ic énergie (RE2020_3) .................................................... 22
Figure 30 : Résultats de la variante ACV (RE2020_ACV) ...................................................................... 23
Figure 31 : Décomposition du Bbio et du Cep (RE2020_ACV) .............................................................. 23
Figure 32 : Décomposition du Cep nr et de l'Ic énergie (RE2020_ACV) ............................................... 24
Figure 33 : Récapitulatif des surfaces.................................................................................................. 25
Figure 34 : Compositions de référence des parois ............................................................................... 26
Figure 35 : Composition des parois de la variante............................................................................... 28
Figure 36 : Indices de la référence....................................................................................................... 28
Figure 37 : Diagramme des parois verticales sur le réchauf. Climatique et la pollution de l’eau .........29
Figure 38 : Diagramme des parois verticales sur la pollution de l’air et les ress. Non renouvelables ..29
Figure 39 : Diagramme des parois verticales sur la consommation d'eau et les déchets dangereux . .30
Figure 40 : Diagramme de comparaison entre la variante et la référence .......................................... 30
Figure 41: NF EN 752-2........................................................................................................................ 31
Figure 42 : Coefficients de Montana utilisés........................................................................................ 32
Figure 43 : Découpage des surfaces du projet..................................................................................... 33
Figure 44: Emplacement de la zone d'infiltration n°1.......................................................................... 34
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Figure 45: Emplacement de la zone d'infiltration n°2.......................................................................... 34
Figure 46: Zone non reprise par le bassin de rétention ....................................................................... 35
Figure 47: Emplacement potentiel des bassins de rétention ............................................................... 37
Figure 48:Emplacement retenue pour le bassin de rétention ............................................................. 38
Figure 49: Position du bassin dans les fondations en perspective ....................................................... 38
Figure 50 : Schéma de convergences des eaux sur le projet ................................................................ 39
Figure 51: Emplacement des exutoires................................................................................................ 40
Figure 52: Plan des réseaux aériens du sous-sol .................................................................................. 41
Figure 53: plan des réseaux du sous-sol.............................................................................................. 42
Figure 54: Schéma de l'écoulement des fluides dans les tranchées du sous-sol ................................. 43
Figure 55: Regroupement des exutoires.............................................................................................. 44
Figure 56: Découpage des zones reprises par les regroupements d'exutoire ...................................... 44
Figure 57: Schéma d'explication du calcul des pentes......................................................................... 46
Figure 58: Altitude des files d'eau à l'entrée du bassin ........................................................................ 46
Figure 59 : détermination de l'arase supérieur du bassin .................................................................... 47
Figure 60: Graphique de la méthode des pluies.................................................................................. 48

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