0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
287 vues6 pages

Additions Électrophiles et Règle de Markovnikov

Le document décrit plusieurs réactions d'addition électrophile sur les doubles liaisons carbone-carbone, notamment l'hydrohalogénation, l'hydratation, l'addition de NBS et la dibromation. Ces réactions suivent généralement la règle de Markovnikov et sont souvent stéréospécifiques.

Transféré par

Axelle
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
287 vues6 pages

Additions Électrophiles et Règle de Markovnikov

Le document décrit plusieurs réactions d'addition électrophile sur les doubles liaisons carbone-carbone, notamment l'hydrohalogénation, l'hydratation, l'addition de NBS et la dibromation. Ces réactions suivent généralement la règle de Markovnikov et sont souvent stéréospécifiques.

Transféré par

Axelle
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thème Chimie 5 

: Chimie Organique réactionnelle

Chapitre 2 : Additions électrophiles sur les doubles-liaisons


C=C

I) Présentation des dérivés éthyléniques


1) Définition
Un alcène est un hydrocarbure à chaîne ouverte qui possède une double-liaison carbone-
carbone.
Un dérivé éthylénique est une molécule qui possède une double-liaison carbone-carbone.
 Revoir la « nomenclature » pour savoir nommer ou représenter les composés à
double-liaison carbone-carbone.

2) Structure

 La liaison π donne à la double-liaison une structure plane (localement).

Quelques données :
 lC-C = 154 pm tandis que lC=C = 134 pm
 2 EC-C = 670 kJ/mol tandis que EC=C = 620 kJ/mol
 La liaison π est moins forte que la liaison σ

3) Propriétés physiques
Dans les conditions normales de température et de pression, les alcènes qui comportent
jusqu’à 4 atomes de carbones sont gazeux, ceux qui comportent de 5 à 18 atomes de
carbone sont liquides et ceux qui comportent plus 18 atomes de carbone sont solides

4) Spectroscopies
 En IR : σ = 1600-1650 cm-1
 En RMN : δ = 5-6 ppm pour les H liés à C=C

5) Réactivité
La liaison π est moins forte que la liaison σ et les électrons π sont plus polarisables que les
électrons σ donc cette liaison est plus fragile. C’est donc elle qui donnera la réactivité à
cette double liaison.
La présence d’électrons σ et π fait que la double-liaison est un site de forte densité
électronique. D’où les réactions ioniques possibles suivantes :
- Réactions d’additions électrophiles (vues dans ce chapitre)
- Réactions d’oxydations (cf Chapitre Oxydoréduction en Chimie Organique)
Thème Chimie 5 : Chimie Organique réactionnelle

II) Additions électrophiles d’un composé H-Z sur une double-


liaison C=C
1) Réaction d’hydrohalogénation
a) Synthèse d’halogénoalcane

Observation : la réaction est régiosélective.

Hydrohalogénation :

Données :
- En solvant polaire (ce que l’on choisira tout le temps), la réaction est d’ordre 2 :
v=k[alcène][HX]
- Le mécanisme est ionique
- Des observations expérimentales (RMN dans SbF6) ont montré que le mécanisme
passait par un carbocation

b) Mécanisme limite
Thème Chimie 5 : Chimie Organique réactionnelle

c) Régiosélectivité selon Markovnikov


L’hydrohalogénation d’un alcène est une réaction d’addition électrophile régiosélective
selon Markovnikov.

Règle de Markovnikov généralisée:
Lors d’une addition électrophile d’un composé de type H-Z sur un alcène dissymétrique, le
produit majoritaire formé est issu du carbocation le plus stable (en général le plus
substitué).

Justification de cette règle :


- Profil énergétique réactionnel
- Postulat de Hammond ici : ET tardif, on raisonne sur les stabilités des IR
Par effet d’hyperconjugaison, les carbocations les plus substitués sont les plus stables.

d) Compléments
- Il y a absence a priori de stéréosélectivité pour cette réaction : l’attaque des deux
côtés de la double-liaison est a priori équiprobable et l’attaque des deux côtés du
carbocation aussi car la double-liaison et le carbocation sont localement plans (sauf
encombrement d’une partie de la molécule un peu « plus loin » dans la molécule)
- La vitesse de la réaction croit quand on passe de HCl à HBr puis à HI
- Attention : la présence d’un solvant nucléophile peut entraîner des réactions
compétitives
- Il y a parfois des réactions parasites de transposition.

2) Réaction d’hydratation
Il s’agit d’un cas particulier d’addition électrophile de type H-Z. effectuée dans le sens
inverse, cette réaction est la réaction de déshydratation des alcools.

a) Synthèse d’alcool

b) Mécanisme limite
Thème Chimie 5 : Chimie Organique réactionnelle

Commentaires :
- Au cours de la première étape, on forme le carbocation le plus stable : en l’absence
d’effets mésomères, c’est le carbocation le plus substitué qui est formé donc le
proton est fixé sur le carbone le moins substitué
- Le proton peut être fixé aussi bien par le dessus ou le dessous par l’alcène dans la
première étape
- L’attaque de l’eau peut se faire aussi bien par au-dessus que par au-dessous du
carbocation qui est localement plan

c) Régiosélectivité et stéréosélectivité
 Cette réaction est régiosélective : elle suit la règle de Markovnikov.
 Absence de stéréosélectivité a priori

III) Autres réactions d’halogénation


1) Addition de la NBS sur un alcène
a) Bilan

 Le N-bromosuccinimide (NBS) est une source de « Br+ ». L’autre atome ou


groupement d’atome qui s’additionne dépend du milieu.

b) Mécanisme
 Première étape : formation d’un ion ponté bromonium (ECD) :
Thème Chimie 5 : Chimie Organique réactionnelle

Formation de l’ion ponté par au-dessus ou en dessous (aucune importance sur l’exemple
mais important dans le cas général)

 Deuxième étape : ouverture par un nucléophile de l’ion ponté bromonium.

Attaque par le nucléophile en anti ; possibilité d’attaquer ici sur chacun des deux carbones
(car exemple symétrique)

 Troisième étape : étape acido-basique

c) Stéréospécificité de la réaction

 Cette réaction est stéréospécifique anti (diastéréospécifique anti)


Thème Chimie 5 : Chimie Organique réactionnelle

d) Régiosélectivité
Sur un alcène dissymétrique, on s’aperçoit que le nucléophile attaquera
préférentiellement le carbone le plus substitué, ce qui conduit à l’obtention de produits
majoritaires où le nucléophile est fixé sur le carbone le plus substitué.
e) Autres utilisations du NBS

2) Réaction de dibromation « classique »


a) Bilans

b) Mécanisme

 Formation de l’ion ponté par au-dessus ou en dessous


 Attaque par le nucléophile en anti ; possibilité d’attaquer ici sur chacun des deux
carbones (car exemple symétrique)

c) Diastéréospécificité anti
Résultats expérimentaux :
 Le mélange « (Z)-hex-3-ène + Br2 » conduit exclusivement au mélange (R,R) et (S,S)
du 3,4-dibromohexane 
 Le mélange « (E)-hex-3-ène + Br2 » conduit exclusivement au composé méso (R,S)
du 3,4-dibromohexane 

 La réaction est stéréospécifique anti (diastéréospécifique pour être précis)

Vous aimerez peut-être aussi