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MEMOIRE

Ce projet présente une étude de réhabilitation de deux constructions (un ancien hôpital militaire colonial et une gare ferroviaire) dans le cadre de l'expertise du bâti ancien de la ville de Skikda située dans le quartier Napolitain. L'étude comprend une revue bibliographique sur le patrimoine bâti de Skikda, une description des ouvrages et une analyse des pathologies. Des techniques de renforcement sont proposées pour la réhabilitation.

Transféré par

KARIM GARAH
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MEMOIRE

Ce projet présente une étude de réhabilitation de deux constructions (un ancien hôpital militaire colonial et une gare ferroviaire) dans le cadre de l'expertise du bâti ancien de la ville de Skikda située dans le quartier Napolitain. L'étude comprend une revue bibliographique sur le patrimoine bâti de Skikda, une description des ouvrages et une analyse des pathologies. Des techniques de renforcement sont proposées pour la réhabilitation.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Université L’arbi Ben Mhidi d’Oum El Bouaghi
Faculté Des Sciences Et Des Sciences Appliquées - Ain Beida -
Département Génie Civil

Mémoire pour l’obtention du diplôme


De Master II en génie civil
Option : Structure

Thème :
ETUDE DE REHABILITATION DU QUARTIER NAPOLITAIN
En exemple : réhabilitation d’un hôpital et un gare ferroviaire

- Wilaya de Skikda-

Présenté en juin 2018 par :

BERHAILI Kamel

Devant le jury composé de :

Mr BOUCHABOUB Moussa

Mr BENNACER Med akram.

Mr BOUDJEDIR Abd elhakim.

Mr FERHOUNE Noureddine Encadreur


me
M BOUABDALLAH .F Co - Encadreur

Année universitaire 2017-2018

Université Larbi Ben Mhidi , Route de Constantine BP 358 ,Oum El Bouaghi -04000-
Tel : 032424212/032424213, Site Web : http://www.univ-oeb.dz
Présentation

L'objectif de ce mémoire "Réhabilitation des structures " est d'établir des

recommandations pour guider dans le choix du mode de réhabilitation le mieux

adapté pour une structure présentant des dégradations, et ceci en fonction de

critères tels que le processus de dégradation concerné, les caractéristiques du

béton armé, le milieu environnant, les contraintes et sujétions rencontrées, etc.

Ce document s’adresse aux gestionnaires, maîtres d’ouvrages, maîtres d’œuvre,


architectes, confrontés à des problèmes de dégradation des structures ainsi

qu’aux entreprises de réparation, laboratoires de contrôle, applicateurs et

fournisseurs de produits concernés par la mise en œuvre de méthodes ou

produits de réhabilitation.
RESUME

Ce projet présente une étude de réhabilitation de deux construction (un ancienne

hôpital militaire colonnaire et un gare ferroviaire) dans le cadre de l’expertise de vieux bati

de la ville de skikda situer dans quartier Napolitain, situé au wilaya de skikda. Cette étude se

compose de six parties :

La première, des notions générales sur la réhabilitation des ouvrages.

La deuxième partie, Les causes générales des dégradations des défirent type de structure.

La troisième partie, englobe une recherche bibliographie sur le patrimoine bâti à


skikda avec une présentation des typologies et techniques de construction de la ville,
Ensuite les risques menaçant les constructions et état des lieux du patrimoine de cette ville.

La quatrième partie a été consacrée à la description de notre projet (les deux ouvrages)
avec établissions d’un pré diagnostic et diagnostique sur le bâtiment.

La cinquième partie diagnostic et analyse de la première et deuxième ouvrage et


présentation d’un état de lieu et présentation des plans aménagement avec des photo, ainsi que une
vérification statique et dynamique de la structure a été entamée par logiciel ROBOBAT structure
afin de détermine les différentes sollicitations qui affects.

La sixième partie comprend les techniques de renforcement proposé pour réhabiliter


des deux ouvrages.

Mots clés : patrimoine, pré diagnostic, diagnostique, pathologie, remède.


‫الملخص‬

‫هذا المشروع هو عبارة عن دراسة ال عادة تأهيل حي نابولتان ونأخذ منه كمثال لدراسة‬
‫مستشفي عسكري مكون طابق ارضي زائد طابقين ومحطة نقل السكة الحديد مكون طابق ارضي‬
‫زائد طابق علوي بمدينة سكيكدة‪.‬‬

‫هذه الدراسة تشمل على ستة أقسام‪.‬‬


‫القسم األول مفاهيم عامة عن إعادة تأهيل البنايات‪.‬‬
‫القسم الثاني الحاالت العامة المسبب لنحططاط البنايات‬
‫القسم الثالث يتضمن بحثًا عن الببليوغرافيا على التراث المبني في سكيكدة مع عرض لتصاميم‬
‫وتقنيات البناء للمدينة ‪ ،‬ثم المخاطر التي تهدد بناء وجرد تراث هذه المدينة‪.‬‬
‫القسم الرابع خصص لوصف مشروعنا (للمستشفي والمحطة) مع إنشاء تشخيص للمبنى‬
‫القسم الخامس تشخيص وتحليل للمستشفي و المحطة مع اإلدالء بقبل التشخيص و‬
‫التشخيص‪.‬مراجعة سكون و تحريكات المبني بواسطة روبوبات ستريكتور لتوضيح التأثيرات‬
‫البناية‪.‬‬
‫القسم السادس تشمل طرق التعزيز و التقوية المقترحة إلعادة تأهيل المستشفي و المحطة‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ .‬اإلرث العمراني‪.‬قبل التشخيص‪ ,‬التشخيص‪,‬األعراض‪,‬العالج‬


Table des matières
CHAPITRE I

Notions et considérations générales


I.1. Introduction……………………………………………………………………….. 1
I.2 Notions de réhabilitation ………………………………………………………….. 2
I.3 Réparation et renforcement des structures ……………………………………... 3
I.4. Conclusion …………………………………………………………………………. 11

CHAPITRE II
Causes générales des dégradations des structures
II.1. Introduction………………………………………………………………………. 12
II.2. Structures en béton armé ………………………………………………………. 12
II.2.1. Déplacements des coffrages ……………………………………................... 12
II.2.2. Ségrégation du béton frais …………………………………………………. 12
II.2.3. Décoffrage prématuré …………………………………………………........ 13
II.2.4. Retrait lors du durcissement ………………………………………………... 13
II.2.5. Contraintes thermiques …………………………………………………….. 14
II.2.6. Absorption d'eau par le béton ……………………………………………… 15
II.2.7. Corrosion des armatures …………………………………………................ 15
II.2.8. Réactions chimiques………………………………….................................. 19
II.2.9. Altération atmosphérique …………………………………………………… 19
II.2.10. Ondes de chocs…………………………………………………………….. 19
II.2 .11. Tassements ………………………………………………………………... 20
II.2 .12. Désordres dus à un défaut de conception..………………………………… 21
II.3. Structures métalliques……………………………………………………………. 25

II.3. 1. La corrosion………………………………………………………………… 25
II.3. 2. L'érosion par abrasion………………………………………………………. 26
II.3. 3. La prise de jeu des assemblages……………………………………………. 26
II.3. 4. L'effet de fatigue……………………………………………………………. 26
II.3. 5. L'effet d'impact……………………………………………………………... 27
II.4. Structures en pierre……………………………………………………………… 27
II.5. Structures en bois………………………………………………………………… 28
II.6.Conclusion…………………………………………………………………………. 28
CHAPITRE III :
Revue bibliographique sur les bâtis de la période coloniale.
III.1 ville de Skikda ……………………...………………………………...................................29
III.1.1. Histoire de la ville de Skikda ………………………………………........................29
III.1.2. Typologie des systèmes constructifs dans la ville de skikda ………........................30
III.1.3. Le développement du tissu urbain de l’environnement de l’ouvrage.......................32
III.1.4. Techniques de construction ……………………………………….........................34
III.1.5. Etat des lieux du Patrimoine de la ville de Skikda ………………...........................36
III.1.6. Identification des agents responsable des pathologies ……………………………..38
III.2. Quelque désordres structurels pouvant les rencontrée dans les bâtiments ancien:
Évolution de l’état de la rue Didouche Mourad ………………………………………………40

CHAPITRE IV :
Description de L’ouvrage
IV.1. Identification de l’immeuble ……………………………………………………………..51
IV.1.1. Historique de l’ouvrage ……………………………………….................................51
IV.1.2. Définition urbain.............................................................. ………………………….52
IV.2. Présentation de la première « 1ere » structure existante ………………………………..56
IV.2.1. Description de l’ouvrage ….……………………………………………………….56
IV.2.2. Description architectural ……………………………………….............................56
IV.2.3. Description structurelle et des matériaux de construction de l’ouvrage…………..59
IV.3. Présentation de la deuxième 2eme structure existante…………………………………..64
IV.3.1. Description de l’ouvrage ………………………………………………………….64
IV.3.2. Description architectural ………………………………………............................64
IV.3.3. Description structurelle et des matériaux de construction de l’ouvrage…………..67

CHAPITRE V :
Diagnostique et Analyse
V.1. Etude de diagnostic des cas pathologiques de la première 1ere cas ……………………71
V.1.1. Investigations in situ ………………………………………………………………71
V.1.2. Relevé pathologique ……………………………………………………………….71
V.1.3 Méthodologie des Inspections et essais …………………………………………...71
V.1.3.1 Inspection de l’ouvrage …………………………………………………...71
V.1.3.2 Relève Topographique ……………………………………………………………….71
V.1.3.3 Auscultations et essais…………………………………………………… 71
V.1.4 Résultats des inspections et essais …………………………………………………72
V.1.4.1 Résultats D’inspection…………………………………………………... 72
V.1.5 Court terme…………………………………………………………………………. 75
V.1.6 Moyen terme ………………………………………………………………………..75
V.1.7 Résultas Des Auscultations Et Essais………………………………………………..76
V.1.8 Relevé topographique ……………………………………………………………….77
V.1.9 Sondages géotechniques……………………………………………………………. 77
V.1.10 Carottages du béton………………………………………………………………..78
V.1.11 Essais sur les matériaux non effectué………………………………………………78
V.1.12 Réseaux D’assainissement + AEP………………………………………………….78
V.1.13 Analyses Et Discussions ……………………………………………………………79
V.1.14 Recommandations…………………………………………………………………..79
V.1.14.1 Recommandations Par Elément…………………………………………..79
V.1.14.2 Interventions Recommandées…………………………………………...80
V.2. Etude de diagnostic des cas pathologiques de la deuxième 2eme cas…………………...81
V.2.1. Investigations in situ……………………………………………………………….81
V.2.2. Relevé pathologique………………………………………………………………..81
V.2.3. Les causes des désordres……………………………………………………………86
V.3. Modélisation numérique de la structure ……………………………...............................87
V.3.1 Objectif de l’étude dynamique ………………………………….. ….........................87
V.3.2 Le logiciel ROBOBAT ………………………………………………......................87
V.3.3 Modélisation de la structure……………………………………………....................87
V.4 Modélisation de la structure de la deuxième 2ieme cas……………………………………88
V.4.1. Combinaisons d'actions……………………………………………………………...88
V.4.2. Descente des charges………………………………………………………………...88
V.4.3. Application du RPA 99 v 2003 ……………………………………..........................90
V.4.4. Vérifications spécifiques pour l’ensemble de la structure ……………......................100
V.4.5. Résultante des forces sismiques a la base vt : (art. 4.3.6 RPA 99)………………….101
V.4.6. Vérification des déplacements………………………………………………………101
V.4.7. Justification de l’effet P-
V.4.8. Vérification de la poutre ……………………………………………………………103
V.4.9. Vérification des poteaux……………………………………………………………..104
V.5 Modélisation de la structure de la première 1ere cas ……………………………….......105
V.5.1 Vérification de la période……………………………………………………………107
V.5.2. Résultante des forces sismiques a la base vt : (art. 4.3.6 RPA 99)………………….107
V.5.3. Vérification des déplacements………………………………………………………107
V.5.4 Justification de l’effet P- 

CHAPITRE VI :
Travaux et Technique de Réhabilitation
VI.1. Synthèses et réflexions sur l’analyse...........................................................................109
VI.2. Techniques de réhabilitation de la premier 1ereet la deuxième 2eme cas……………. 110
VI.2.1. Intervention sur les semelles et longrines porteuses de la structure de la 1ere cas. 110
ere
VI.2.2. Intervention sur les murs porteurs de la structure (pour la 1 cas)………………. 111
VI.2.3. Drainage (pour le 1ere et 2ieme cas) ……………………..............................................116
VI.2.4. Interventions sur les planchers ………………………………..................................116
VI.2.5.Interventions sur les poteaux pour la 1ere cas …………............................................117
VI.2.6.Etanchéité (pour le 1ere et 2ieme cas) ……………………………................................118
VI.2.7. Intervention sur la menuiserie (pour la 2ieme cas)……………….................................118
VI.2.8. Intervention sur les murs porteurs de la structure (pour la 1ere cas) ….. …………….119
VI.2.9. Interventions sur les planchers pour (1ere cas) ………………………………………120
VI.2.10. Interventions sur les poteaux (un seul poteau du 1ere cas) ………………………..121
VI.3.11. Sanitaire (pour la 1ere cas)………………………………………… ………………122
VI.3.12. Cage d’escalier (pour la 2ieme cas)………………………………………………… 122
VI.3.13. Intervention sur la menuiserie……………………………………………………..124
VI.3.14. Faux plafond………………………………………………………………………125
VI.3.15. Revêtements de sol (pour le 1ere et 2ieme cas)……………………………………..125
VI.3.16. Peinture……………………………………………………………………………126

Conclusion générale…………………………………………………………………..........127
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1 : Procédure d'élaboration d'une étude de réhabilitation ………………………...........08
Figure II.1 : Fissuration à 45° d'une dalle ; dispositions préventives du ferraillage……………..14
Figure II.2 : Processus de corrosion ……………………………………………………………..16
Figure II.3 : Déformation du béton autour de l'acier, après formation de fissures internes……… 16
Figure II.4 : Avancement du front de dépassivation en fonction du temps……………………….17
Figure II.5 : Evolution de la dégradation d'une structure en béton armé………………………….17
Figure II.6 : Fissurations dues à la corrosion ……………………………………………………..18
Figure II.7 : Fissures de perte d'adhérence ………………………………………………….........21
Figure II.8 : Fissure à l'extrémité du corbeau …………………………………………………….22
Figure II.9: Disposition de ferraillage pouréviter la dégradation du corbeau ……………………22
Figure II.10: Fissures en tête de poteau servant d'appui aux poutres préfabriquées…….………...23
Figure II.11: Détail des armatures ………………………………………………………………..24
Figure II.12: Fissures des parois d'un basin rectangulaire ………………………………………..24
Figure II.13: Ferraillage à prévoir à la partie inférieure des balcons ……………………………..25
Figure III.1 : ville Skikda …………………………………………………………………………29
Figure III.2 : Skikda centre ville ……………………….................................................................30
Figure III.3 : La Grande Poste de skikda …………………………………....................................31
Figure III.4 : Plans de masse en 1869……………………………………………………………..32
Figure III.5: Plans de masse en 2010……………………………………………………………...33
Figure III. 6 : Plancher à ossature en bois ………………………………………………………..34
Figure III.7 : Plancher à voutain avec brique creuse et faux plafond …………………………….34
Figure III.8: Plancher à poutrelle en béton armé encastrée dans le mur ………………… ............35
Figure III.9 : Système d’assemblage en structure métallique …………………………………….35
Figure III.10 : pathologie des enceins bâtis …………………………………................................37
Figure III.11 : carte de sismicité du nord algérien………………………………………………...38
Figure III.12 : Fissure sur les murs des maisons ………………………………………………….40
Figure III.13 : Fissure dues à des charges ponctuelles ……………………………………………41
FigureIII.14 : Fissure dues à des manques de rigidité…………………………………………….41
Figure III.15 : Fissure dues à des différences de charges……………………………………….. 42
Figure III.16 : Fissure des murs mixtes…………………………………………………………...42
Figure III.17 : Fissure dues au tassement différentiel ……………………………………………43
Figure III.18: Fissure dues au Séisme…………………………………………………………….43
Figure III.19: Fissure dues au Fractures verticales……………………………………………….44
Figure III.20 : Fissure dues au s’écrasements et bombements des façades………………………44
Figure III.21: Fissure dues a la déformation des planches………………………………………..45
Figure III.22 : Fissure dues a la déformation des planches ………………………………............45
Figure III.23 : Les attaques biotiques …………………………………………………………….46
Figure III.24 Renforcement provisoire des poteaux …………………………………………….46
Figure III.25 Poteaux fissurés …………………………………………........................................47
Figure III.26 Immeuble partiellement effondré …………………………………………………..47
Figure III.27 Sous-sol gorgé d’eau, humidité très élevée…………………………………………47
Figure III.28: niveau de dégradation ……………………………………………………………..48
Figure III.29: état juridique………………………………………………......................................49
Figure III.30 : densité des logements……….…………………………………………………..50
Figure IV.1 : le bâti avant 1994……………………………………………………………………51
Figure IV.2 : après 1994 …………………………………………………………………………..51
Figure IV.3 : aujourd’hui (inoccupé)………………………………………………………………51
Figure IV.4 : Vue en plan de la ville SKIKDA…………………………………………………...52
Figure IV.5 : Vue en plan d’occupation du sol a SKIKDA ………………………………………52
Figure IV.5 : : Pathologie sur les façades …………………………………………………………63
Figure IV.6 : Cour pour visiteurs ………………………………………………………………...53
Figure IV.7 : l’ancienne daïra de SKIKDA ……………………………………...........................53
Figure IV.9 : Chemin de faire …………………………………………………………………..53
Figure IV.10 : La minoterie ………….........................................................................................53
Figure IV.11: hôpital militaire ………………………………………………………………….53
Figure IV.12 : Rue Mohamed Boudiaf ………………………………………………………...54
Figure IV.13 : Rue platanes ………………………………………………….............................54
Figure IV.14 : Chemin de faire………………………………………………………………….54
Figure IV.15 : façade latirale de hôpital …… …………………………………………………54
Figure IV.16 : façade hôpital ……………………………………………………………………54
Figure IV.17 : plan de La composition urbaine de l’environnement de l’ouvrage………………55
Figure IV.18 Plan état des lieux ……………………………………………………………..57
Figure IV.20 Plan daminagement …………………………………………………………….58
Figure IV.21: Vue sur déformation par rotation du mur de soutènement ……………………….59
Figure IV.22: Vue sur végétation à proximité des blocs ………………………………………...59
Figure IV.23: Soulèvement des bordures et dallage (trottoirs)…………………………………. 59
Figure IV.24 : Fissure verticale du mur extérieur du bloc ……………………………………….59
Figure IV.25 : Fissure du mur extérieur ………………………………………………………….60
Figure IV.26: Fissure du mur extérieur ………………………………………………………….60
Figure IV.27:Déplacement vertical……………………………………………………………… 60
Figure IV.28 : Fissure de l’acrotère …………………………………….......................................60
Figure IV.29: Affaissement du plancher …………………………………………………………60
Figure IV.30: Vue sur joint (Soulèvement ou affaissement entre blocs)………………………….60
Figure IV.31: Vue sur joint (Soulèvement ou affaissement entre blocs) …………………………60
Figure IV.32: Fissure d’un témoin en plâtre ……………………………………………………...60
Figure IV.33: Fissure d’un témoin en plâtre……………………………………………………...61
Figure IV.34: Fissure au niveau des cloisons de séparation……………………………………....61
Figure IV.35: Fissure d’un témoin en plâtre ……………………………………………………..61
Figure IV.36: Fissure d’un témoin en plâtre …………………………………………………….. 61
Figure IV 37: Témoin en plâtre non fissuré……………………………………………………… 61
Figure IV.38: Déboîtement des carreaux de faïence …………………………………………… ..61
Figure IV.39: Fissure au niveau des cloisons de séparation …………………………………… ..61
Figure IV.40: Fissure au niveau des cloisons de séparation …………………………………….. 61
Figure IV.41 : Fissure au niveau des cloisons de séparation ……………………………………..62
Figure IV.42 : Fissure au niveau des cloisons de séparation…………………………………….. 62
Figure IV.43 : Fissures au niveau des nervures du plancher et infiltration d’eau ………………...62
Figure IV 44 : Fissure au niveau des cloisons de séparation ……………………………………62
Figure IV.45 : Fissure au niveau des cloisons de séparation …………………………………... 62
Figure IV.46: Fissure au niveau des cloisons de séparation …………………………………….. 62
Figure IV.47 : Fissure au niveau des murs ……………………………………………………….62
Figure IV.48 : Fissure au niveau des murs ………………………………………………………..62
Figure IV.49 : Les deux types des murs …………………………………………………………. 67
Figure IV.50 : Le type de mortier ………………………………………………………………...68
Figure IV.51 : Les ouvertures …………………………………………………………………….68
Figure IV .52 : Plancher en bois …………………………………………………………………. 69
Figure IV .53 : Plancher mixte ……………………………………………………………………69
Figure IV.54 : Cage escalier ………………………………………………………………………70
Figure V.1: Fissure au niveau du plancher ………………………………………………………..72
Figure V.2: fissures diagonales au niveau des cloisons ………………………………………….72
Figure V.3: repérage des emplacements des témoins en plâtre …………………………………..73
Figure V.4: Pose d'un témoin en plâtre sur des carreaux de fiance éclatés ………………………73
Figure V.5: Mise à nu les regards intérieurs ……………………………………………………...74
Figure V.6: Ouverture des tranchées pour la réalisation des caniveaux ………………………….74
Figure V.7: Vue d'un regard lors des travaux de réhabilitation …………………………………..74
Figure V.8 : Pathologie sur les murs et les plafonds……………………………………………82
Figure V.9 : Pathologie sur les façades …………………………………………………………83
Figure V.10 : Pathologie sur la cage d’escalier …………………………………………………84
Figure V.11 : Pathologie d’étanchéité ………………………………………………………….. 85
Figure V.12 : Pathologie de sanitaire ……………………………………………………………86
Figure V.14 : Spectre de calcul avec RPA99 version 2003 ……………………………………..95
Figure V.15 : L’effet P-δ ……………………………………………………………………….102
Figure V.15: Spectre calcul avec RPA99 version 2003 Dir. - masses_X....................................106
Figure V.15: Spectre calcul avec RPA99 version 2003 Dir. - masses_Y ...................................106
Figure V.15: Spectre calcul avec RPA99 version 2003 Dir. - masses_Z ....................................107
Figure V.18 : mode 01 …………………………………………………………………………109
Figure V.19 : mode 02 …………………………………………………………………………109
Figure V.20 : mode 03………………………………………………………………………….109
Figure VI.1 pose de ferraillage longrine ………………………………………………………..110
Figure VI.2 pose ferraillage sous murs porteurs ………………………………………………...110
Figure VI.3 coffrage des longrines ……………………………………………………………...110
Figure VI.4 décoffrage des longrines…………………………………………………………….110
Figure VI.5 chemisage des semelles……………………………………………………………..110
Figure VI.6 gros béton sous semelle……………………………………………………………..110
Figure VI.7 décoffrage libage sous mur………………………………………………………….111
Figure VI.8 décapage sous semelles……………………………………………………………..111
Figure VI.9 coffrage sous murs porteuses ………………………………………………………..111
Figure VI.10 coulage des longrines et libage sous murs ……………………………………….111
Figure VI.11 : Renforcement un mur par injection du coulis …………………………………...112
Figure VI.12 : Traitement des fissures…………………………………………………………...113
Figure VI.13 : Traitement des arcs et linteaux…………………………………………………...115
Figure VI.14 : Rejointoiements …………………………………………………………………116
Figure VI.15 : Drainage …………………………………………………………………………116
Figure VI.16 coulage voile ………………………………………………………………………117
Figure VI.17choumisage des semelles et gainage des poteaux………………………………….117
Figure VI.18 ferraillage voile …………………………………………………………………….117
Figure VI.19 coffrage ferraillage des murs de renfores …………………………………………117
Figure VI.20 ferraillage des murs de renfore …………………………………………………...117
Figure VI.21 : Réfection d’étanchéité …………………………………………………………..118
Figure VI.22 : Elimination de la végétation sur un mur ………………………………………...119
Figure VI.23: Ajout d’éléments métallique ……………………………………………………...120
Figure VI.24 : enduits de renfort (treillis métalliques) …………………………………………..121
Figure VI.25 : chemisage ………………………………………………………………………..121
Figure VI.26 : Les sanitaires …………………………………………………………………….122
Figure VI.27 : réparation de la toiture …………………………………………………………..122
Figure VI.28 : changement des escaliers ………………………………………………………...123
Figure VI.29: travaux de menuiserie……………………………………………………………. 124
Figure VI.30: faux plafond ……………………………………………………………………..125
Figure VI.31 : revêtement de sol ……………………………………………………………….125
Figure VI.32 : Application de peinture ………………………………………………………….126
LISTE DES TABLEAUX

Tab V.1 : Essais A L'auscultateur Dynamique ……………………………………………..77


Tab V.2 : Combinaisons d’action …………………………………………………………...88
Tab V.3 : Charges de la terrasse……………………………………………………………..89
Tab V.4 :Charges de la terrasse……………………………………………………………...89
Tab V.5 : Charges d'étage courant …………………………………………………………. 89
Tab V.6 : Charges de mur…………………………………………………………………...90
Tab V.7 : Charge des cloisons………………………………….............................................90
Tab V.8 : La force sismique………………………………………………………………….92
Tab V.9 : La force horizontale……………………………………………………………….93
Tab V.10 : L’effort tranchant……………………..................................................................93
TabV.11 : Résultante des forces sismiques à la base………………………………………100
Tab V.12 : l’excentricité d’étage…………………………………………………………..107
TabV.13 : Résultante des forces sismiques à la base………………………………………108
Tab V.14 : déplacements …………………………………………………………….…….108
Tab VI.1. Cheminement à suivre pour traiter des fissures ………………………………..114
Chapitre
tre I I Notions et considérations générales

I.1. Introduction :

L'évolution du secteur de l'habitat en Algérie reste incontestablement marquée par


l'histoire du pays. Une grande partie de ce parc immobilier est édifiée durant la période
coloniale, sur un modèle européen ou mélangé avec le style traditionnel local. En effet
c’est suite à la colonisation française (militaire puis civile) qu’un paysage urbain inédit
commence à se dessiner avec l’apparition d’éléments typologiques nouveaux (façades sur
rue richement décorées, balcons, etc.) tout en conservant quelques techniques anciennes et
des procédés ornementaux du répertoire traditionnel du pays. Oscillant entre continuité
d’un héritage ancien et rupture de tradition avec la modernité, la production constructive en
Algérie de l’époque coloniale témoigne d’un grand renouvellement artistique et de la
présence d’influences croisées.
L’Algérie a hérité d’un patrimoine architectural et urbain (habitat) qui date de la période
coloniale 19ème et 20ème siècle, cette tranche de patrimoine riche et diversifiée localisée
beaucoup plus dans la plupart des centres urbains occupe une place importante dans le
parc national d’immobilier et se trouve actuellement dans un état de dégradation très
avancé. Vue cet état vétuste dans lequel se trouve ce cadre bâti, des interventions urgentes
telles que des opérations de réhabilitation sont nécessaires afin d’améliorer en premier lieu les
conditions de vie des occupants et en fin assurer sa pérennité dans le temps pour le
transmettre aux générations futures. Nous estimons que la réussite d’une opération de
réhabilitation ne peut se concrétiser que lorsque les occupants des espaces sont associés et
consultés.
Le patrimoine de la ville de Skikda particulièrement les vieux quartiers, connaît une
situation inquiétante et alarmante, par le fait de la vétusté très avancée.
La réhabilitation est une opération qui nécessite la gestion de situation très complexe, car
lorsqu’on décide de réhabiliter il faut savoir pourquoi et pour qui réhabiliter, il est en effet
apparu que la réhabilitation soulevait des enjeux très différents selon les contextes.
Parfois, les enjeux sont d'ordre démographique et social : il s'agit d'offrir de bonnes
conditions d'habitat à une population attachée à son bien, et dont le déplacement risquerait de
fragiliser son équilibre social. Cette mobilité est alors recherchée, dans un objectif de
mixité sociale et de régulation du marché du logement.

L’intérêt de ce mémoire est de présenter les étapes d’intervention sur un édifice patrimonial
sur la base d’une méthodologie qui nous permettra d’établir un prédiagnostic et un diagnostic
sur l’état des lieux de ce patrimoine.

1
Chapitre
tre I I Notions et considérations générales

Dans le secteur du bâtiment, il existe plusieurs interventions de réhabilitation, de


maintenance, de réparation et de renforcement, correspondant à des métiers différents. Mais
dans tous les cas, il est indispensable de bien connaître l’existant, d’être « réactif » aux gens et
aux choses et de mesurer l’enjeu véritable de chaque opération envisagée.
Toutefois, il faut noter que les domaines d’action auxquels correspondent ces
interventions, bien que comportant une partie commune qui est bien sûr le
diagnostic, doivent être distingués l’un de l’autre.
I.2 Notions de réhabilitation :
A. Définitions générales :
 Conservation:
Englobe l'ensemble des actions destinées à prolonger le temps de vie d'un bâtiment.
Elle implique la prise de mesures destinées à sauvegarder et à empêcher la dégradation, y
compris les opérations de maintenance nécessaires au bon fonctionnement de toutes les
parties et éléments d'un édifice [BER 10] .
 Restauration:
Englobe l'ensemble des actions nécessaires à la conservation d'un édifice et à la récupération
de son image qu'il s'agisse de sa conception originale ou du moment historique où il a
atteint son apogée, en maintenant la plus grande fidélité possible aux techniques et
matériaux de construction de l'époque [JOF 99].
 Revitalisation:
Englobe les opérations destinées à relancer la vie économique et sociale d'une partie de la
ville en décadence. Cette notion proche de la réhabilitation urbaine s'applique à toute zones de
la ville, sans ou avec identité et caractéristiques marquées [BER 10].
 Rénovation urbaine :
Englobe les actions qui s'attaquent à un tissu urbain dégradé, en l'éliminant pour le
remplacer par une occupation nouvelle et actuelle, attribuant à la zone une nouvelle structure
urbaine et fonctionnelle généralement avec ou sans lien avec la préexistante , [JOF 99] .
 Entretien et maintenance :
Travaux ayant pour but de maintenir dans leur état initial le bon fonctionnement des ouvrages
existant, en luttant contre leur vieillissement et leur usure naturelle, sans changer leur usage ni
la nature de prestations qu'ils peuvent offrir [GIS 77], [PER 97].

2
Notions et considérations générales
Chapitre I

 Réhabilitation:
Englobe l'ensemble des actions en vue de récupérer et d'améliorer un édifice en l'adaptant à un
usage de confort moderne [PER 97].
L'objectif fondamental consiste à éliminer les anomalies constructives ou fonctionnelles
accumulées au cours du temps, à moderniser installations, équipements et organisation des
espaces, améliorant ainsi son fonctionnement et le préparant à une utilisation actuelle[BER 10].
 Réhabilitation urbaine :
C'est une stratégie de gestion urbaine qui cherche à requalifier la ville existante à travers des
interventions multiples destinées à mettre en valeur des potentialités socio-économiques et
fonctionnelles afin d'améliorer la qualité de vie des populations résidentes. Cela exige
l'amélioration des conditions physiques du parc bâti par sa réhabilitation et l'établissement
d'équipements, d'infrastructures et d'espaces publics tout en maintenant l'identité et les
caractéristiques de la zone de la ville concernée [JOF 99].
Selon le degré de vétusté des ouvrages, on peut classer la réhabilitation en trois
catégories[LAR 94] :
 Réhabilitation légère :
Elle concerne les bâtiments sous équipés dont la structure porteuse ne présente pas de
faiblesse particulière. Elle consiste à une réorganisation des espaces ou à une amélioration du
confort thermique et acoustique. Elle touche :
• Les enduits ;
• Le nettoyage ;
• Le remplacement de la menuiserie.
 Réhabilitation moyenne :
Elle concerne les immeubles qui demandent l'amélioration de certain confort et le
renforcement des structures porteuses ainsi que le changement de certains équipements :
• Réfection de l'électricité et des peintures ;
• Amélioration du confort acoustique ;
• Installation des pièces d'eau ou d'ascenseur.
 Réhabilitation lourde :
Elle concerne les bâtiments dont la structure porteuse est sérieusement endommagée et l'état
d'usure est très avancé. Il s'agit dans ce cas de renforcer la structure ou de la remplacer.

3
Notions et considérations générales
Chapitre I

La restauration et la réhabilitation se distinguent par leur rapport à la continuité et au


changement. L'une est dévolue au maintien de la forme bâtie, sans égard particulier pour
l'évolution éventuelle de son contenu ; l'autre transforme un bâtiment pour en actualiser à la
fois le programme et la construction. Cette modification d'un lieu existant impose des
arbitrages entre les exigences patrimoniales, sociales et économiques, qui nécessitent la
médiation d'un acte architectural fortement empreint de culture [JOF 99].
B. Pas de bonne réhabilitation sans le diagnostic :
Améliorer un bâtiment, c'est organiser son passage entre deux états : ce qu'il est et ce qu'il
sera. Cette opération nécessite donc des idées aussi précises sur ce que sera le bâtiment après
les travaux que sur ce qu'il est avant sa transformation.
A défaut de pouvoir disposer de plans préétablis, le premier acte de diagnostic consiste à
établir un relevé dimensionnel du bâtiment existant qui permettra non seulement de disposer
des éléments cotés indispensables mais aussi de repérer les observations effectuées lors de la
visite des locaux. Il est complété par un constat méthodique et général des divers
éléments du bâti tant au niveau des structures que de second œuvre. La recherche de tous
ces indices d'appréciation ne peut être confiée qu'à une personne ayant de bonnes
connaissances des divers systèmes constructifs et de leur pathologie ainsi qu'une certaine
expérience pratique [BOR 85], [JOF 99].
En ce qui concerne les structures, il s'agit de déterminer les emplacements et les
caractéristiques des éléments principaux (mur, poteaux, poutres, chaînages… ), les
détériorations apparentes ou cachées (fissurations de murs et de cloisons, décollement
d'enduit, affaissement de plancher, déversement de mur de façade… ) de repérer les ouvrages
spéciaux ayant une incidence sur la stabilité du bâtiment (cheminées, conduits divers,
chevêtres…).
Pour le second œuvre et les équipements, il est nécessaire de recueillir toutes les informations
sur leur constitution, leur état, leur aptitude à assurer le service ou la fonction pour laquelle ils
sont prévus, compte tenu des exigences actuelles dans ce domaine.
Cette recherche sera effectuée en faisant appel à l'observation visuelle de toutes les parties
visibles, à l'auscultation par des moyens non destructifs, de zones sensibles ou à des sondages
ponctuels aux points délicats.
Dans cette phase, le responsable du diagnostic sera amené à utiliser divers appareils qui lui
permettront [BOR 85] , [ROU 94]:
 d'affiner ses observations visuelles, ou de les compléter;

4
Notions et considérations générales
Chapitre I

 de détecter les pièces métalliques incluses dans les ouvrages ou les canalisations diverses
desservant les bâtiments ou les locaux;
 de repérer les parois ou les ambiances humides;
 d'évaluer la qualité de l'isolation thermique ou acoustique;
 de préciser les caractéristiques de résistances, de dureté superficielle de certains éléments
ou l'épaisseur de film de peinture.
C. Décider de réhabiliter :
Les critères qui rentrent en jeu dans la conservation des bâtiments sont nombreux et
subjectifs: pour l'habitant, la localisation est prioritaire ; pour l'historien, la mémoire prime ;
pour l'architecte, la qualité d'élaboration l'emporte ; pour les associations, l'image du quartier
domine. La décision de réhabiliter peut être emportée sur des critères économiques,
patrimoniaux ou sociaux [JOF 99].
Cependant, les enjeux techniques et économiques en présence ramènent le plus souvent
l'équation à quelques paramètres [LEB 82], [JOF 99] :
 La valeur patrimoniale du bâtiment (au sens culturel, qui comprend l'ancienneté, la rareté
et la beauté ), ou son appartenance à un ensemble dont la cohérence doit être conservée ;
 La surface qu'il occupe, comparée au droit à construire en cas de démolition /
reconstruction, ainsi que les servitudes d'éclairement et de prospect qui ont pu également
évoluer; ces critères sont souvent déterminants pour les bâtiments situés en ville;
 L'adéquation de sa typologie ( épaisseur construite, trame de structure, éclairement ) à
l'évolution souhaitée pour son occupation, et l'importance des travaux à engager pour
l'atteindre;
 La présence des occupants et l'incidence sur leur vie quotidienne des scénarios de
réhabilitation ou de reconstruction envisagés
 La possibilité ou non d'interrompre l'activité du bâtiment;
 La comparaison en coût global - c'est- à –dire travaux + accompagnement social éventuel
+ coût d'entretien ou d'exploitation après travaux – entre la réhabilitation de l'édifice et sa
démolition / reconstruction.
D. Entretenir / réhabiliter / reconstruire :
Il appartient au diagnostic d'analyser ces paramètres et de motiver le choix du mode
d'intervention sur le bâtiment.
Dans certaines situations, mieux vaut l'entretenir davantage ou augmenter son coût de
fonctionnement que le réhabiliter. C'est le cas, par exemple, de certaines défaillances
thermiques ou d'un défaut qui rend les façades salissantes : l'installation d'une chaudière plus

5
Notions et considérations générales
Chapitre I

puissante ou un nettoyage plus fréquent seront mis en balance avec l'option d'une réforme
complète. Dans d'autres cas, à l'inverse, mieux vaut reconstruire que réhabiliter : les
réhabilitations " lourdes" engagées sur des bâtiments en mauvais état, ou peu réappropriables,
entraînent des restructurations plus chères que la construction neuve, et un déficit qualitatif en
termes d'usage et de gestion. Ce type de travaux devrait être réservé à des édifices ayant des
qualités rares ou une situation urbaine exceptionnelle.
Une qualité spécifique de la réhabilitation tient dans l'exploitation des particularités d'un
bâtiment. Les aménagements qui remettent en cause profondément le parti structurel ou
distributif d'origine et ne conservent, par exemple, qu'une façade, ignorent l'intérêt que
représente ce dialogue entre les époques, et portent préjudice à la cohérence d'un édifice
généralement pensé comme tout. Ils engagent des budgets élevés et ont des
conséquences importantes pour les usagers qui doivent déménager ou subir de longs
travaux [BER 82], [JOF 99].
E. Déroulement du processus de réhabilitation :
L'expérience acquise, au cours du déroulement de plusieurs opérations de réhabilitation, nous
conduit à proposer la prise en compte d'éléments qui nous paraissent fondamentaux dans
l'exercice d'une ingénierie spécifique [BER 10]:
 Etablissement d'un cadre de programmation :
Les résultats des diagnostics préalables et de la collaboration avec les différents responsables
doivent permettre de définir les objectifs et les orientations du programme et de fixer certaines
exigences.
 Esquisse d'avant-projet de conception :
Sur la base de ces orientations il est souhaitable de demander aux concepteurs d'explorer
différentes possibilités de transformation et de faire des propositions visant à compléter,
préciser le cadre de programmation qui leur été fourni, mais susceptible également d'être en
partie réorientée.
 Vérification de la faisabilité :
Une pré-consultation restreinte des entreprises peut alors permette de s'assurer de la faisabilité
des avant-projets, de les ajuster en fonction des difficultés de réalisation qu'ils risquent de
susciter.
 Information et consultation des locataires :
Le cadre de programmation et les avant-projets peuvent être ensuite présentés aux habitants
afin de les informer, de connaître les réactions suscitées et recueillir leurs suggestions.

6
Notions et considérations générales
Chapitre I

 Elaboration du programme provisoire :


Ces explorations permettent de réaménager le programme provisoire, de l'affiner et de
l'enrichir en y intégrant les éléments générés par les phases précédentes.
 Elaboration du projet de conception :
En tenant compte des données recueillis, les concepteurs peuvent établir leur projet de
conception sans risquer de le voir remis en cause ou dénaturé :
• Par le maître d'ouvrage estimant qu'ils ont mal interprété le programme ;
• Par les entreprises considérant que sa faisabilité est problématique ;
• Par les habitants et les autres partenaires qui n'y retrouvent pas leurs préoccupations.
 Présentation du projet retenu aux partenaires :
Le projet définitif doit faire l'objet d'une large information auprès des partenaires afin qu'ils se
rendent compte des modifications apportées en explicitant les raisons pour lesquelles certaines
demandes n'ont pas pu être intégrées.
 Expérimentation sur un bâtiment test :
L'expérimentation sur un bâtiment test correspond à la mise au point d'un prototype dans
l'industrie et permet d'identifier les difficultés concrètes de réalisation, de trouver de
nouvelles solutions, de recueillir et d'analyser les réactions des usagers.
C'est aussi un processus d'apprentissage de la collaboration entre maître d'ouvrage,
concepteurs et entreprises, de rodage des méthodes et des techniques qui permet d'améliorer
l'efficacité des responsables avant qu'ils ne se lancent dans la réalisation de l'ensemble du
programme.
 Mise en point du programme définitif en cours de lancement de l'opération :
Les renseignements tirés de l'opération test amènent à modifier encore une fois certains
éléments de programme et peuvent infléchir le mode de conduite de l'opération.
Le programme doit en effet ménager des possibilités de modifications en cours de réalisation
en laissant une marge d'incertitude quant à l'état réel du bâti, la faisabilité de certains travaux,
la pertinence des choix effectués.
 Rectification lors de la réception des travaux :
Lors de la réception des travaux il convient de faire une évaluation de l'opération et de
recueillir les avis des locataires afin de procéder à certains ajustement.
Des oublis ou des erreurs apparemment mineures peuvent entraîner l'insatisfaction des
locataires ou produire rapidement des dégradations du bâti.

7
Notions et considérations générales
Chapitre I

 Programme post réhabilitation et ajustement un an après la remise en service :


L'achèvement de la réhabilitation ne doit pas se traduire par un retrait brutal de ses
promoteurs. Ceux-ci doivent suivre l'évolution du quartier pendant au moins un an et réagir
rapidement à tout nouveau signe de dégradation.
Au bout d'un an il est souhaitable de faire le point de la situation, de recueillir à nouveau les
avis des habitants et de procéder aux ajustements nécessaires.

Pré-diagnostic:
 Etat des lieux
 Relevés dimensionnels du
bâtiment existant
 Inventaires des désordres

Démolition Décision de la faisabilité Réhabilitation

Diagnostic détaillé :
 Essais et sondages
 Relevés dimensionnels
détaillés
 Investigation et localisation
des insuffisantes

Prise de décision définitive

Confortement de la structure :

 Différents remèdes
 Réaménagement

Dossiers d'exécution

Programme de réhabilitation
Figure I.1: Procédure d'élaboration
Choix de l'entreprise d'une étude de réhabilitation.

Démarrage et suivie de chantier

Réception
8
Notions et considérations générales
Chapitre I

I.3 Réparation et renforcement des structures :


A. Définitions:
 Réparation:
La réparation d'une structure est une opération qui consiste à lui restituer, par des travaux
appropriés, un niveau de service perdu, la baisse du niveau de service peut résulter de
toutes sortes de causes ; les plus fréquentes sont la dégradation progressive des matériaux
(agressions atmosphériques, modification des propriétés des matériaux), l'utilisation
intensive (effet de répétition des charges) voire abusive (utilisation au delà des charges
prévues), les accidents et sinistres (incendies, choc ,séisme, …) [CGS1 92 ] , [CGS2 92].
 Renforcement:
Le renforcement est une opération qui consiste à augmenter le niveau de service et en
particulier (augmentation de la ductilité, de la résistance) d'une construction pour en
permettre l'utilisation dans des conditions non prévues à l'origine ou de lui procurer une
protection suffisante contre des sollicitations dont il n'a pas été tenu compte dans les
calculs [CGS1 92 ] ,[CGS2 92]. Un renforcement peut être associé à une réparation.
B. Préparation d'une opération de réparation ou de renforcement :
Pour savoir si une structure est réparable, il faut donc commencer par dresser un état détaillé
et précis des désordres qui sont apparus, s'efforcer d'en déterminer les causes, estimer
l'intensité des charges que la structure est encore en état de supporter (dans le but de prendre
le plus rapidement possible d'éventuelles mesures de protection) et enfin procéder à l'étude
des moyens propres à lui restituer ses caractéristiques de résistance initiale.
Quand la cause de dégradation a été déterminée et que l'on a vérifié la résistance de l'ouvrage
il faut décider :
 Soit de laisser la dégradation se poursuivre ;
 Soit de renforcer la construction ;
 Soit de reprendre des mesures pour conserver l'ouvrage dans son état actuel sans essayer
de le renforcer ;
 Soit – si la dégradation est exceptionnellement avancée – de reconstruire ou
éventuellement d'abandonner l'ouvrage.
Cette décision est prise en fonction de facteur de sécurité, d'économie et d'esthétique.
Le choix d'une méthode de réparation n'est pas facile ; il s'agit de choisir le procédé le moins
coûteux qui atteigne efficacement le but poursuivi. Il convient de tenir compte des
considérations suivantes [SID 69 ] , [CHA 83]:

9
Notions et considérations générales
Chapitre I

1. Le coût n'est pas représenté par la seule mise de fonds initiaux : il faut considérer
l'ensemble des frais, qui comprend la première mise de fonds, les frais d'entretien et
l'intérêt produit par les sommes non dépensées immédiatement.
2. Le travail doit être fait à temps, sans attendre qu'il y ait urgence.
Une réparation, pour être bien faite, demande réflexion et soin, ce qui prend du temps.
En outre le coût de la réparation s'accroît à mesure que la situation se dégrade.
3. Si les dégâts sont relativement peu nombreux et isolés, des réparations partielles sont à
préconiser. Si les dégâts sont étendus, il faut envisager de reprendre l'ouvrage dans son
ensemble.
4. Il faut s'assurer que la réparation empêchera les dégâts de s'étendre, si non il faut essayer
de prendre une marge de sécurité supplémentaire lors de la réparation pour tenir compte
de la persistance du phénomène de dégradation ou de l'apparition d'une autre sorte
d'altération.
5. Si l'ouvrage a été dangereusement affaibli, la réparation doit lui rendre sa résistance
initiale et ne pas se borner à empêcher que la dégradation se poursuive.
6. L'esthétique pose-t-elle un problème ? Si tel est le cas, les types de réparation possibles
sont en nombre limité, et il peut être nécessaire de cacher la réparation par quelques
procédés d'architecture (ce camouflage ne doit pas dissimuler de dégradations profondes
ou permanentes, ni barrer l'accès à l'ouvrage qu'il cache.
7. Il faut s'assurer que les réparations, pendant leur exécution, ne gêneront pas l'utilisation de
l'ouvrage. Dans le cas contraire, il est nécessaire de prendre des mesures pour que
l'ouvrage reste en service.
8. Une réparation implique souvent l'accroissement de section d'un élément. Ceci augmente
la rigidité de l'élément, modifie la distribution des efforts et des moments résultants des
surcharges soulageant certains autres.
Ces changements peuvent être importants, il faut s'assurer qu'ils n'endommagent pas
d'autres ouvrages ou d'autres parties du même ouvrage.

Après avoir choisi un procédé de réparation convenable et envisagé les conséquences diverses
de son exécution, la dernière étape consistera à établir les plans, à rédiger le cahier des
charges, et à commencer le travail.

10
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

I.4. Conclusion :
Ce chapitre a présenté les différentes terminologies existantes dans le domaine de
réhabilitation, de réparation et de renforcement des ouvrages existants. Chaque terme
correspond à un cas d’espèce, seul un expert peut déterminer le mode d’intervention envisagé
en fonction du problème posé.

12
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.1 Introduction :
Lorsque nous constatons une dégradation sur un ouvrage en service, il est actuellement
difficile de dire si celle-ci est apparue pendant la construction, peu après, ou longtemps après.
Or , à l’analyse, il apparaît le plus souvent qu’une dégradation n’a pas une cause unique et
qu’elle est favorisée par un grand nombre de paramètres, relatifs tout autant à la nature du
matériau qu’à la conception de l’ouvrage ou à la technologie de son exécution.

II.2. Structures en béton armé :


Les signes apparents extérieurs des désordres d'un ouvrage en béton sont souvent des fissures,
des désagrégations et des épaufrages. Les causes de ces problèmes sont multiples, les plus
fréquemment rencontrées sont :
II.2.1. Déplacements des coffrages :
Les coffrages sont dimensionnés pour résister au poids de béton frais, mais ils sont toujours
déformables. La déformation provoquée par le béton frais peut alors entraîner, dans les parties
déjà durcies mais encore jeunes, l'apparition de fissures importantes.
Pour empêcher l'apparition de telles fissures il faut :
 Vérifier que le coffrage est bien conçu ;
 Revêtir la surface du bois utilisé pour le coffrage afin d'empêcher l'absorption qui induit
un gonflement du bois;
 Vérifier périodiquement les montages et l'exécution pendant le coulage.
II.2.2. Ségrégation du béton frais :
Entre la fin du bétonnage et le début de prise se produit un phénomène de sédimentation
( tassement ) : par gravité, les grains lourds en suspension sont attirés vers le bas. L'eau qui
reflue (ressuage) entraîne à son tour une partie des grains les plus fins vers la surface de
l'élément. Il en résulte, dans la zone inférieure de l'élément, une concentration plus élevée en
gros grains et, dans la partie supérieure, une concentration plus forte en pâte de ciment.
Les conséquences du phénomène se traduisent par la cassure du béton frais avec des fissures
visibles qui suivent le tracé des armatures les plus proches [SID 69].
Pour colmater les fissures superficielles, il suffit de différer le réglage des surfaces et de
commencer la cure du béton le plutôt possible après sa mise en place ; ce traitement retarde en
effet la prise, cela réduit la différence entre la ségrégation en surface et celle en pleine masse.

13
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2.3. Décoffrage prématuré :


La vitesse et l'économie actuellement recherchées dans la construction ont pour conséquence
que le coffrage est retiré avant que le béton ait acquis une résistance suffisante .
Le décintrement et le décoffrage prématurés d'un béton peuvent entraîner:
 des déformations excessives de pièces minces fléchies;
 une fissuration des parties tendues;
 une microfissuration préjudiciable au niveau de la durabilité de la structure.
Pour éviter ces problèmes, il faut laisser les étais et les coffrages en place jusqu'à ce que le
béton soit assez résistant.
Le durcissement du béton en cours de prise est influencé par un certain nombre de paramètres
liés au béton et aux conditions thermiques dans lesquelles il est placé:
 Le dégagement de chaleur du béton en cours de prise et un facteur prépondérant; il est
évidemment relié à la chaleur d'hydratation et au dosage du ciment constituant le béton; la
connaissance du degré d'avancement des réactions ou degré de maturation du béton, peut
être appréciée par la mesure du dégagement de chaleur et , après calibrage, elle devient un
outil non destructif permettant d'estimer la résistance du béton au jeune âge;
 Les conditions climatiques dans lesquelles est placé le béton jouent également un rôle non
négligeable; à cet effet, le coffrage constitue une enveloppe de protection plus ou moins
efficace suivant sa nature: un coffrage constitué par un matériau isolant génère un
traitement thermique passif du béton;
 Lorsque les conditions climatiques sont trop sévères pour permettre un décoffrage dans les
délais souhaités, le béton peut être soumis à un traitement thermique actif.
II.2.4. Retrait lors du durcissement :
Le retrait thermique peut être la cause de préfissuration du béton. La prise puis le
durcissement du béton se font avec un dégagement de chaleur ; le matériau se contracte au
cours de son refroidissement. A ce phénomène viennent s'ajouter des effets de masse, la
température d'hydratation pouvant être plus élevée au sein d'une pièce massive et plus faible
au voisinage des parois par échange thermique avec l'extérieur.
L'expérience montre que le retrait gêné, hydraulique et / ou thermique, peut provoquer la
fissuration dans tous les éléments, mais particulièrement dans les murs et les dalles en
fonction de la longueur, l'épaisseur, le ferraillage, l'hygrométrie ambiante et les conditions
climatiques (ensoleillement, vent, pluie…) [CHO 92], [DAV 97].
Le retrait hydraulique s'effectue sous l'action de l'évaporation d'une partie de l'eau de gâchage.

14
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

Dans le cas d'une dalle, cette évaporation se produit inégalement sur les deux faces : alors
qu'en partie basse le coffrage de la dalle rend cette évaporation malaisée, la face supérieure,
au contraire, est en contact avec l'atmosphère et la dessiccation sera d'autant plus rapide que
l'air sera chaud (ensoleillement ) et, surtout, en mouvement.
Les deux faces de la dalle sont ainsi soumises à un retrait différentiel, et, dans certains cas
(béton trop liquide, absence de produit de cure), il peut en résulter un soulèvement de la dalle
au droit des angles.
Ce phénomène de soulèvement des angles, empêché par les liaisons avec les poutres ou les
murs périphériques, explique certaines fissures à 45° que l'on voit parfois apparaître dans les
angles des dalles.
Pour éviter ces fissures qui sont sans gravité, il est nécessaire de prévoir un quadrillage
d'armatures supérieures obtenu par le croisement des chapeaux ( Figure II.1.a ), ou , à la
rigueur, des armatures disposées dans le sens perpendiculaire à la fissure (Figure
II.1.b) [BUI 76 ], [DAV 97].

Fissure Fissure
d'angle d'angle

(a) (b)

Figure II.1: Fissuration à 45° d'une dalle ; dispositions préventives du ferraillage:


a. croisement des chapeaux
b. armatures en renfort

II.2.5. Contraintes thermiques :


La prise du ciment provoque un dégagement de chaleur. Le béton est mauvais conducteur et
dans les pièces massives , cette chaleur s'accumule au cœur, ce qui élève la température et
accélère la réaction. De plus, le cœur des pièces refroidit moins vite que la surface. Dans le
cas des pièces constituées de parties d'épaisseur différentes, des cisaillements apparaissent
dans les zones de transition.

15
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

En conséquence, il faut limiter les variations brusques d'épaisseur, les angles vifs. Dans
certains cas, le choix d'un ciment à chaleur d'hydratation modérée peut, en outre, s'avérer
nécessaire. Très souvent une protection thermique même légère diminue nettement les
gradients de température [DAV 97].
II.2.6. Absorption d'eau par le béton :
On constate souvent que parmi les différentes parties d'un même ouvrage construit avec les
même matériaux, certaines sont saines tandis que d'autres sont gravement détériorées. Cela est
dû à la différence de quantité d'eau absorbée par le béton.
Il n'est pas possible d'empêcher le gonflement du béton dû à l'augmentation de la teneur en
eau. Le remède est soit de tenir compte de la dilatation du béton dans des ouvrages soumis à
des cycles de séchage et d'humidification, soit de maintenir le béton humide en le gainant
dans une sorte d'épais manchon de bois empêchant la dessiccation de la masse [SID 69].
II.2.7. Corrosion des armatures :
II.2.7.1. Déroulement du processus de corrosion :
Le mécanisme comprend deux phases :
La première, dite phase d'incubation, dépend en grande partie des processus assurant le
transport des éléments agressifs jusqu'à l'armature, mais aussi des réactions chimiques se
produisant au sein du béton et des réactions électrochimiques à l'interface [AFG 03].
La seconde phase est la période de croissance pendant laquelle la corrosion se produit avec
une certaine vitesse, conduisant à la formation de la rouille et aux états ultimes de
dégradation.
La pénétration des agents agressifs ( Figure II.2 ) s'effectue sous forme gazeuse ( molécules
d'air ou de CO2 ) ou ionique. Les processus de transport font intervenir les phénomènes de
diffusion et de convection ou de capillarité.
Les fissures du béton ont un rôle à part ( Figure II.3 ). Ce sont en effet les passages
préférentiels pour le milieu ambiant. Dans le cas où elles pénètrent jusqu'à l'armature, le
temps d'initiation est très court. Il se produit tout d'abord une perte d'adhérence locale,
pouvant se propager suivant le profil de l'acier, pour dépassiver localement le métal ( Figure
II.4 ). Parallèlement, le front de progression des agents agressifs se modifie et il est possible
que la microfissuration joue un rôle dans ce domaine ( Figure II.5 ) [BLA 93], [MAM2 96].

16
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

Pluie Pollution Milieu marin


condensation atmosphérique et routes

CO2 SO2, NO2 Air


Action Eau
mécanique Eau Eau
pure carbonatée Oxygène Eau de mer ou
agressive embrun marin

Sels - Ouverture des


expansif fissures
- Eclatement et mise
Dissolution Dépassivation Oxydation des Rouille à nu des armatures.
des sels des armatures armatures

1er stade 2ème stade 3ème stade


- Fissures fines - Agrandissement des fissures - Eclatement entre fissures
- Efflorescence - Epaufrures sur les angles - Eclatement le long des aciers
- Traces de rouille - Gonflement des bétons - Aciers corrodés

Figure II.2: Processus de corrosion.

Microfissure

Figure II.3 : Déformation du béton autour de l'acier, après formation


de fissures internes.

17
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

Fissure

Position du front de dépassivation à diverses


périodes
Corrosion

Figure II.4: Avancement du front de dépassivation en fonction du temps.

Figure II.5 : Evolution de la dégradation d'une structure en béton armé.

18
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2.7.2. Conséquence de la corrosion:


la corrosion de l'acier provoque la réduction de la section de l'armature (partiellement,
localement ou en totalité). De plus, la réaction chimique de formation de la rouille (mélange
d'oxydes et d'hydroxyde de fer ) s'effectue avec une expansion ( le volume de l'acier devient 3
à 4 fois supérieur). Ce gonflement provoque dans le béton des contraintes d'expansion
importantes, supérieures à la résistance à la cohésion du béton. La manifestation visuelle qui
en résulte se présente sous forme de fissures en surface qui s'amorcent à partir de l'acier
(Figure II.6) [ACI 06].
Des fissures internes reliant les armatures peuvent aussi disloquer le béton. La décohésion
peut présenter des pustules ou des plaques de béton. Les manifestations diffèrent selon
l'épaisseur du béton, l'écartement et le diamètre des aciers. Il en résulte que l'élément en béton
armé ne fonctionne plus , au point de vue de la résistance des matériaux, comme il avait été
calculé primitivement [CHO 92], [MAM2 96].

O2
Pénétration des chlorures et de l'oxygène

O2

Fissuration

Formation d'épaufrures

Fissures internes parallèles au parement


et reliant les armatures

Figure II.6: Fissurations dues à la corrosion.

19
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2.8. Réactions chimiques :


Il existe deux sortes de milieux agressifs vis à vis du béton :
 Les milieux fluides : eaux douces, eau de mer, liquides organiques, gaz…
 Les milieux solides : produits de stockage , sols, …
En fonction de la concentration de l'agent agressif, de la mobilité de son milieu, de la
température ambiante et de la durée d'exposition, ces milieux peuvent attaquer le béton et
provoquer des dégâts irréversibles si des précautions de protection ne sont pas prises à temps.
La vitesse de dégradation du béton dépend également de plusieurs facteurs dont notamment :
 La nature des différents constituants (ciment, agrégats…)et composition minéralogique
 La composition du béton
 Le mode de sa mise en œuvre
 De l'âge du béton et des conditions climatiques
Les symptômes d'attaque chimique sont la désagrégation et l'épaufrage des surfaces,
l'agrandissement des fissures et des joints [SID 69].
Pour éviter ces désordres il faut utiliser un béton dense de bonne qualité car il empêche la
pénétration des solutions chimiques, il résiste mieux et plus longtemps aux attaques
chimiques qu'un béton ordinaire [BUI 76], [SID 69].
II.2 .9. Altération atmosphérique :
Si l'eau absorbée par le béton est exposée à des températures inférieures à zéro degré celsius,
elle gèle en augmentant le volume ; la pression résultante fissure le béton. Au moment du
dégel la surface fissurée s'épaufre.
La meilleure protection à prendre est [SID 69], [GEO 96]:
 De diminuer la porosité en utilisant un béton dense et de bonne qualité (le rapport eau-
ciment est inférieur à 0.5) ;
 Utilisation des adjuvants pour accroître la résistance aux agents atmosphériques ;
 L'emploi d'un revêtement de coffrage absorbant pour accroître la densité de la surface du
béton pour des ouvrages partiellement enterrés ou placés en eau peu profonde.
II.2.10. Ondes de chocs :
Le béton est susceptible de s'épaufrer quand il est soumis à des ondes de choc. Ceci est dû aux
différentes vitesses de propagation des ondes dans les différents matériaux ( les agrégats, le
liant et les armatures ).
La résistance aux chocs peut être améliorée par l'emploi pour la confection du béton,
d'agrégats anguleux et rugueux et par l'utilisation de sections fortement armées [SID 69] .

20
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2 .11. Tassements:


II.2.11.1 Tassement uniforme :
Lorsque les tassements sont uniformes, ils ne provoquent pas de désordres dans les
constructions, si ces dernières possèdent une certaine raideur.
Ce type de tassements se rencontre principalement lorsque les fondations assez rigides
reposent sur une importance couche de sol compressible ou un bi-couche.
Généralement, dans le cas de sol compressible dont la couche est importante toutes les
mesures nécessaires sont prises au moment de la conception.
Il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit d'un bi-couche constitué d'une couche très compressible
surmontée d'une autre couche relativement résistante mais de faible épaisseur ; la force
portante à la partie supérieure de la couche compressible est alors fonction de la valeur du
rapport H/B ( H étant l'épaisseur de la couche résistante et B étant la largeur de la semelle )
qui conditionne la répartition des charges au travers de la couche résistante. Cette répartition
des charges peut alors être différente de la répartition à 45° et les tassements uniformes
peuvent être plus importants que prévu.
Dans les deux cas, si l'amplitude du tassement doit être importante, la seule solution consiste à
surélever le plancher du rez de chaussée et de prévoir des canalisations suspendues et très
flexibles au moment de la construction [BUI 76].
II.2.11.2 Tassements différentiels :
Lorsqu'un sol tasse d'une façon inégale sous les différents points d'une fondation, on dit qu'il
y a un tassement différentiel.
Il se manifeste soit par un basculement soit par de graves désordres dans les éléments non
structuraux et parfois dans la structure elle-même si les efforts sont incompatibles avec la
sécurité des matériaux.
Les causes des tassements différentiels sont multiples, mais les plus fréquemment rencontrés
sont :
 Les sols compressibles
 Les remblais récents
 Les remblais d'épaisseurs
 La non homogénéité du sous-sol de fondations
 L'emploi des fondations hétérogènes
 Les affouillements du sol sous les fondations
 La modification du volume de certains sols en fonction de la teneur en eau…

21
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2 .12. Désordres dus à un défaut de conception :


Si certains schémas de fissuration correspondent à un type de sollicitations bien défini,
on peut aussi, à partir du relevé des fissures, essayer de comparer l'état d'une structure
à celui prévu par le calcul, dans le but de déceler des anomalies de fonctionnement. Si le
tracé des fissures est conforme au schéma prévu, une indication sur le risque de
dépassement d'un chargement normal est donné par la valeur de l'ouverture des fissures
et sa variation [SID 69], [DAV 97].
Des fissures correspondant à un schéma non prévu constituent, aussi, une indication de
fonctionnement anormal.
La plupart du temps, les fissures résultent d'une insuffisance consécutives à des oublis ou à
des impasses au niveau des études, parfois aussi d'un manque de coordination entre le bureau
d'études et le chantier.
II.2.12.1. Fissures de perte d'adhérence:
Des fissures longitudinales le long d'une barre ( Figure II.7 ), si elles sont provoquées par une
mise en traction de cette barre, révèlent une rupture d'adhérence, qui peut être due, par
exemple, à un recouvrement insuffisant; ces fissures constituent un danger grave de corrosion
et correspondent à un fonctionnement défectueux.

Coupe transversale

Eclatement Fissure par rupture


Fissure primaire secondaire d'adhérence
de rupture d'adhérence
(b)

Fissure de
Flexion

Figure II.7: Fissures de perte d'adhérence:


Vue de dessous a. Poutre large, barre isolée
b. Poutre étroite, nombreuses barres
(a)

21
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2.12.2. Fissures typiques des corbeaux:


Dans le cas d'une charge localisée P appliquée à faibles distance du nez de la console, il existe
un risque de fissuration presque à la verticale ( Figure II.8 ).
On constate que la stabilité du nez de la console dépend de la position correcte d'armatures ,
qui est fonction du rayon de courbure [DAV 97].
Il est donc conseillé de compléter le ferraillage principal par des aciers en forme de boucle, de
faible diamètre, et disposés à plat ( Figure II.9 ).

Fissure

Figure II.8 : Fissure à l'extrémité du corbeau.

Eventuellement

Boucles à plat

Figure II.9: Disposition de ferraillage pour


éviter la dégradation du corbeau.

22
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.2 .12.3. Fissures d'éclatement dans les zones de béton comprimé:


Un cas particulier intéressant de correspondance entre la fissuration et l'état limite ultime est
la formation de fissures d'éclatement de béton dans une zone comprimée. C'est le signe de
l'épuisement de la résistance en compression du béton et donc, si la charge est maintenue ,
d'un risque immédiat d'effondrement s'il s'agit d'un poteau uniformément comprimé ou de la
face comprimée d'une poutre fléchie [GEO 96], [DAV 97].
II.2 .12.4. Fissures en tête des poteaux servant d'appuis aux poutres préfabriquées:
Ces désordres ont pour cause les moments produits par les gradients thermiques, ignorés ou
sous- estimés dans les justifications.
La différence de température entre le dessus et le dessous du plancher entraîne un
allongement différentiel qui tend à " bomber " la poutre côté chaud ( terrasse ). Dans le cas
des poutres continues, cette déformation, bloquée par le clavetage, donne naissance à des
moments positifs générant des tractions très importantes au droit des appuis des poutres sur
les poteaux avec le risque d'une fissuration de la tête du poteau et du clavetage ( Figure II.10 )
Pour éviter cette fissuration, il faut [DAV 97]:
 poser les poutres sur un bain de mortier de manière à éviter tout point dur pouvant
produire des épaufrures au droit des poteaux,
 prévoir une isolation en partie supérieure de la dalle,
 disposer des armatures pour assurer la continuité des poutres et renforcer la tête des
poteaux ( Figure II.11 ).

Clavetage

Fissures

Poteau

Figure II.10: Fissures en tête de poteau servant d'appui


aux poutres préfabriquées.

23
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

Poutre préfabriquée

Extrémité de l'armature de la poutre


Mortier

Poteau

Figure II.11: Détail des armatures.

II.2.12.5. Fissures dues à l'adoption d'hypothèses de calcul ne tenant pas compte des
liaisons réelles:
A. Parois d'un bassin rectangulaire calculées en consoles verticales encastrées dans le
radier:
Si l'hypothèse apparaît comme justifiée dans la partie centrale, aux extrémités, les liaisons
avec les parois en retour modifient le transfert des efforts.
A défaut de prendre en compte les liaisons réelles, des fissures inclinées affectent les faces
extérieures des parois ( Figure II.12. a ) ainsi que les angles côté intérieur ( Figure II.12.b ).
En réalité , il aurait fallu calculer les parois en question comme des plaques soumises à la
pression hydrostatique et encastrées sur trois côtés [DAV 97] , [BER 10].

Fissure
Fissures en face extérieure

(a) (b)

Figure II.12: Fissures des parois d'un basin rectangulaire.

24
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

B. Balcons reposant par leurs rives latérales sur des éléments porteurs:
En partie centrale, la dalle du balcon est calculée comme une simple console. En cas d'appuis
aux extrémités, le fonctionnement est celui d'une dalle appuyée sur deux côtés, en angles
droit, avec une fissuration se développant en sous face.
Pour éviter cette fissuration, il faut prévoir soit des armatures perpendiculaires à la fissure,
soit des armatures sous forme de quadrillage, à la partie inférieure de la dalle ( Figure II.13 ).

Poutre secondaire

Fissure en sous face Balcon

Poutre principale

Poutre en console

Armatures en diagonale à la Quadrillage à la


partie inférieure partie inférieure

Figure II.13: Ferraillage à prévoir à la partie inférieure des balcons.

II.3. Structures métalliques :


Il existe cinq types fondamentaux de dégradations à examiner en ce qui concerne les ouvrages
métalliques. Ce sont la corrosion, l'abrasion, le jeu d'assemblages, les efforts de fatigue et les
efforts d'impact.
Les symptômes et les principales causes de ces détériorations sont les suivants:
II.3. 1. La corrosion :
On peut définir la corrosion comme la transformation des métaux en composé divers sous
l'action de phénomènes naturels.
La dégradation causée par ce phénomène est facile à déceler. Les symptômes en sont une
surface oxydée, piquée, laissant apparaître en général des plaques et écailles d'oxydes
facilement détachables, d'aspect rouge brun, typique.
Dans le cas de l'acier, ce composé adhère mal au métal d'où il est issu et se détache facilement
en écailles ; la surface de la section se trouve réduite [SID 69].
La réduction de la section et l'augmentation de contrainte qui en résulte diminuent la
résistance de l'élément.

25
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

II.3. 2. L'érosion par abrasion :


L'abrasion des constructions métalliques est liée au travail de parties mobiles en contact ;
elle se produit sur des éléments qui subissent l'action des vagues ou sur des parties d'élément
immergées dans un liquide en mouvement.
En fait, sur une plage de sable, le continuel mouvement des vagues qui contiennent un taux
important de particules en suspension peut percer une section d'acier d'un centimètre
d'épaisseur ou plus en quelques années.
Dans les zones désertiques l'acier nu peut, à la suite d'une tempête, se trouver poli par
l'abrasion des poussières et des débris transportés par le vent.
La dégradation des sections en acier sous l'effet de l'abrasion peut également s'identifier sans
difficulté et peut être facilement distinguée de la détérioration due à la corrosion en raison de
l'aspect usé et lisse des surfaces ainsi endommagées. Aux endroits où l'agent abrasif ne se
manifeste plus et a été supplanté par un agent corrosif il est moins facile de déceler l'abrasion
mais habituellement la surface abrasée formant généralement une dépression se distingue des
sections voisines [SID 69].
II.3. 3. La prise de jeu des assemblages :
Le jeu d'assemblage occasionne des glissements dans les joints, provoque la déformation de
l'ouvrage, crée des zones d'accumulation de contraintes très élevées, et accroît la possibilité
de rupture par fatigue.
Les assemblages des ouvrages et éléments en acier qui supportent des charges transitoires
doivent être vérifiés régulièrement au moyen des procédés d'inspection habituellement
utilisée pour vérifier les ouvrages neufs.
Les rivets desserrés doivent être arrachés et remplacés, soit par des rivets neufs, soit par des
boulons à forte résistance et les boulons desserrés doivent être remplacés ou resserrés.
II.3. 4. L'effet de fatigue :
On peut définir cet effet comme la rupture d'un élément de l'ouvrage sous des
efforts répétés et variables engendrant des contraintes égales ou inférieures à celles prises
comme valeurs admissibles dans le projet. Les symptômes en sont de petites stries
perpendiculaires à la direction des contraintes et représentant un grave danger, du fait,
surtout, que les fractures qui en résultent risquent d'être très difficile à déceler. Si les fissures
de fatigue ne sont pas décelées, elles peuvent provoquer l'effondrement de l'ouvrage sans
aucun signe précurseur [CHA 83], [SID 69].

26
Chapitre II Causes générales des dégradations des structures

La réparation d'éléments laissant apparaître des fissures de fatigue consiste à leur rendre la
résistance perdue ; on obtient ce résultat dans la plupart des cas par le renforcement à l'aide
de plaque.
II.3. 5. L'effet d'impact :
Les structures en acier exposées souffrent plus de l'impact d'objets en mouvement que les
structures en béton. Ceci est dû à l'utilisation pour les ouvrages en acier de sections ayant des
semelles et autres saillies d'assez faible épaisseur.
Les dommages dus aux impacts se caractérisent par des déformations localisées des éléments
affectés, qui présentent une courbure ou une ondulation de faible longueur d'onde.
On peut remédier à ce problème en renforçant l'élément à l'aide de plaque ou par gainage.
Si les impacts sont susceptibles de se reproduire et si le poids et l'encombrement le
permettent, la mise en place d'une gaine est la meilleure solution [SID 69].

II.4. Structures en pierre


Les principaux problèmes rencontrés dans les murs construits en pierre proviennent de la
dégradation du matériau de construction ou de la construction dans son ensemble. La
dégradation est essentiellement due à la décomposition de la pierre elle-même, aux dégâts
affectant les angles et fréquemment la totalité de la surface visible, et à l’altération de la
nature compacte de la pierre. La pierre se lézarde parfois à des endroits où les éléments
métalliques utilisés pour relier des structures en bois sont rouillés. Dans certains cas, ces
fissures peuvent être dues à la surcharge de la partie supérieure du linteau en pierre des
fenêtres et des portes.
Les autres problèmes rencontrés dans les constructions en pierre sont l’affaissement d’un mur,
sa séparation du reste de la construction et son effondrement. Les murs perpendiculaires ont
parfois tendance à se séparer, de même que les deux faces d’un mur. Enfin, dans les
constructions en pierre, la formation de fissures, la dégradation et le décollement des enduits
et mortiers peuvent amener les pierres à se détacher et à tomber.
Les principales causes de dégradation (décomposition, érosion, fissures) de la pierre sont les
suivantes :
a. Humidité provenant de la pluie ou d’autres causes. L’humidité apparaît généralement dans
la partie inférieure du mur et, dans une moindre mesure, dans les parties situées à mi-hauteur
(voire dans les parties supérieures du mur). La présence d’eau et d’humidité peut avoir des
répercussions sur les éléments en argile de la pierre et conduire à la cristallisation des sels ;

27
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

b. Les causes chimiques et l’influence des facteurs biologiques et de la pollution


atmosphérique peuvent entraîner l’altération des éléments de la pierre ;
c. Les causes mécaniques (charge et pressions), qui forcent la solidité des éléments en pierre.
II.5. Structures en bois
Les principaux dégâts constatés sur certaines parties de la structure en bois sont la pourriture,
les fissures et la perte de solidité. Ils sont dus aux variations de température et d’humidité, à
des causes biologiques et à des problèmes structurels. En outre, les insectes, les champignons
ainsi que d’autres processus biologiques peuvent causer des dégâts et provoquer la
dégradation des parties en bois, dont la pourriture se produit généralement dans les parties
affectées par l’eau et en particulier celles qui sont encastrées dans le mur.
Les causes biologiques de la détérioration du bois sont néfastes. En effet, certains
champignons et insectes qui se développent dans le bois peuvent, dans certaines conditions
d’humidité (supérieure à 20 %) et de température (20 à 30 ºC), faire pourrir le bois. Les
fissures longitudinales existant dans les parties en bois réduisent sa solidité et fournissent des
espaces pour les nids des insectes. Les problèmes survenant dans les structures en bois
peuvent également provenir de la contraction physique du bois lorsqu’il sèche et de la perte
non uniforme d’humidité. L’utilisation de parties en bois n’ayant pas séché correctement et
sous contrôle ou provenant d’arbres coupés à des périodes inappropriées –avec pour
conséquence la conservation des sucs (liquides) dans le bois– peut avoir des répercussions
désastreuses.
La plupart des parties en bois ne présentent pas de forme permanente, même si elles ont été
coupées plusieurs années auparavant. En effet, le changement des conditions d’humidité et de
température entraîne l’expansion ou la contraction du bois, qui peut se courber, voire se
déformer en cas de charge permanente.
II .6.Conclusion
Les désordres existants dans le gros œuvre se manifestent généralement par des fissures, des
déformations et flèches excessives, des traces d'écrasement ou de cisaillement, de flambement
ou de gonflement. Ils peuvent être causés par l'insuffisance de résistance des matériaux,
relativement aux charges appliquées, l'insuffisance des dimensions des pièces métalliques ou
des armatures, leur mauvaise disposition. Mais ils peuvent être dus à des surcharges
excessives, des vibrations ou des changements des sens répétés des efforts, des tassements
différentiels, l'attaque des matériaux par l'humidité et les agents extérieurs.

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Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

III.1. ville de Skikda :


Skikda par son caractère, sa nature, sa situation géographique, occupe une position
privilégiée. Elle est en effet située au carrefour de (03) grandes wilayas que sont Jijel
(au nord est), Constantine et gahlma (au sud), et Annaba (au sud ouest).
La problématique du vieux bâti de la ville après des opérations de diagnostic et expertises a
été lancée par les services techniques (le CTC région Est) en ciblant les habitations
présentant des signes de vétusté due a l’absence d’entretient.
III.1.1. Histoire de la ville de Skikda :

Skikda, quelques temps après l'incursion de 1835, l'autorité militaire d'Oran décida
l'implantation d'un poste militaire à Skikda, le 23 janvier 1850, le général pelissier
commandant de la province d’Annaba, décide de l’établissement à « Skikda » d’un
centre de 300 feux. Le capitaine maurandry qui succéda au capitaine safrané eut la
charge de créer le centre de Skikda, suite au décret signé par louis napoléon le 26
décembre 1851, sur une superficie de 402600 ha.

En 1869, le petit village français accède au rang de commune, et très vite avec une
démographie paradoxale, la ville de skikda au début du XXeme siècle, devenait un
« modèle » de la colonisation française en Algérie

En 1974 qu’elle accède au statut de wilaya.


….

Figure III.1 : ville Skikda

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Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

III.1.2. Typologie des systèmes constructifs dans la ville de skikda :


La ville de skikda est composée des différents immeubles qui sont classés d’une façon
générale selon la période de construction ainsi que leur système structural en trois
catégories : [6]
1 ère catégorie :
Édifier de grande partie durant la première période de développement de construction en
particulier a partir de 1880 ils se situent notamment sur les grandes artères, ces bâtiments
sont généralement réalises en pierres avec planchers et escalier en bois en poutrelles
métallique ou en hourdis en terre cuite. C’est à partir de 1930 qu’apparaissaient les premiers
bâtiments d’aspect architectural moderne. Ces immeubles sont construit traditionnellement
(structures en béton arme et maçonnerie en briques) ces constructions sont biens insère dans
la trame urbaines existante et constituent des ensembles homogènes regroupent parfois plus
de 100 logements.

Figure III.2 : Skikda centre ville

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Chapitre III la période coloniale

2eme catégorie :
Les premiers grand ensembles sociaux ont été réalise a la périphérie de la ville (1948-1969).
Les ensembles de part de la solidité de leur construction elles ont bien résiste au temps et
sont bien intègres au tissu urbain.

Figure III.3 : La Grande Poste de skikda

3eme catégorie :
Les nouvelles zones d’habitat qui présentent la plus grandes partie de patrimoine publique
existant a été initiée depuis 1969 et dont l’objectif visait surtout l’amélioration du confort de
logement notamment au plan des surfaces a fin de mieux répondre au besoin induit par la
taille des ménages .Sur ces statistiques il figure bien que l’Age de construction peut nous
donné des idées sur les matériaux de construction utilisés et le système structural.

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Chapitre III la période coloniale

III.1.3. Le développement du tissu urbain de l’environnement de l’ouvrage :

Période coloniale:
Philippe Ville - 1869

Le quartier
Napolitain

Citernes
d’eau

Figure III.4 : Plans de masse en 1869

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Chapitre III la période coloniale

Figure III.5: Plans de masse en 2010

33
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Chapitre III la période coloniale

III.1.4. Techniques de construction :


Afin d’intervenir sur le patrimoine de la période coloniale et établir un diagnostic correct de
l’état de préservation de ce dernier, il est indispensable de disposer de connaissances
étendues sur les techniques de construction utilisées, en effet le patrimoine colonial bâti a
connu une multitude de périodes de construction caractérisées par des systèmes constructifs
différents et diversifiés :
 On retrouve des structures traditionnelles avec des murs porteurs en maçonnerie et des
planchers en bois (figure II1.6)

Figure III. 6 : Plancher à ossature en bois.

 Plancher à voutain avec solives en profilé métallique

Figure III.7 : Plancher à voutain avec brique creuse et faux plafond.

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Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

 durant l’année 1955 la naissance des Structures en béton armé avec des fondations en
béton armé et des planchers monolithes sous forme de dalle pleine ou plancher
préfabriqué avec hourdis et poutrelles préfabriquées en béton armé.

Figure III.8: Plancher à poutrelle en béton armé encastrée dans le mur.

 aussi on retrouve des structures métalliques ou bien mixte acier-béton.


Ces structures sont différentes des précédentes, vu leur mode d’assemblage qui
s’effectue dans la grande partie en atelier avec des techniques de d’assemblage tels que
les boulonnages, les rivetages et les soudages.

Figure III.9 : Système d’assemblage en structure métallique

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Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

III.1.5. Etat des lieux du Patrimoine de la ville de Skikda :


Le patrimoine de la période coloniale présente des signes inquiétant de vieillissement qui
nécessite une intervention urgente. L’ensemble des immeubles de cette période se trouve
dans un état alarmant de dégradation tel que le montre les différentes photos ; on remarque:

 Prolifération de végétation par manque d’entretien engendrant la fragilisation des


murs par des fissures.
 Partie commune (escalier) dans un état de dégradation avancé ;
 Décollement des revêtements suite à la corrosion des aciers ;
 Fuites aux joints et aux assemblages : cela résulte du vieillissement des
matériaux et à leur dégradation, à des désemboîtages dus à des chocs, des
descellements de support ou des mouvements du bâtiment ou des canalisations ;
 Façades en état délabrés nécessitant un ravalement ;
Humidité permanente et suintements de condensation entraînant une corrosion
externe et décollement des enduits
 Les désordres observés sur les balcons en béton correspondent à des fissures, des
épaufrures et des zones d'éclatement accompagnées de la mise à nu des fers
 Toitures qui doivent garantir l’étanchéité à l’eau est complètements défectueux
 La stagnation des eaux potables ou usées dans les caves, où les pompes à eaux
perdent de l’eau ;

36
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

(1) (2) (3)

(5)

(4) (6)

(7) (8) (9)

Figure III.10 : pathologie des enceins bâtis.

37
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Chapitre III la période coloniale

III.1.6. Identification des agents responsable des pathologies :


a) Agents extrinsèques

 Séisme

Le Mercredi 11 Avril 1999, à 10h 19 mn, un séisme d'une amplitude de 6.3 sur l'échelle
de Richter a frappé la ville de skikda et les villages environnant de Sidi Ben Adda, Ain
Tolba et Ain Lâalem faisant 28 morts et 150 blessés dont 50 dans un état grave.
Tout le reste de la Wilaya à aussi été touché mais sans dégâts importants et sans perte en vie
humaine. Ce séisme à été ressenti dans tout l'Ouest algérien (Oran, Tlemcen, Mascara...)
jusqu'au Maroc (Oujda). L'épicentre de ce tremblement de terre a été localisé qui est situé à
25 km du centre de skikda, a laissé des Degas sur le vieux bâti de la ville dans environs de
Filfila.
Au niveau de la ville, c'est dans la partie sud: le vieux de skikda, où se concentre le vieux
bâti, que les dégâts ont été les plus importants.
On dénombre 2000 habitations touchées dont 39% durement touchées et 15% à démolir.
En ce qui concerne le secteur public, on a recensé 17 administrations publiques plus ou
moins touchées dont le tribunal, l'O.P.G.I, le siège de la Wilaya, la B.E.A, etc...

Figure III.11 : carte de sismicité du nord algérien

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Chapitre III la période coloniale

 Le climat

La Wilaya de skikda a un climat méditerranéen, caractérisé par un été chaud et un


hiver tempéré. Le régime climatique se caractérise par des vents qui n’apportent
généralement que peu d’humidité (vents de direction Nord - Ouest, Sud - Est ),

b) Agents intrinsèques :

 Actions mécaniques :

Des sollicitations non prises en compte dans les hypothèses de calcul (Surcharges
exagérées, tassement de fondations, poussées et tractions au niveau d'éléments structurels,
des moments de flexion exercés dans les murs par la rotation des planchers aux appuis, des
longueurs de flambement des poteaux portant des planchers superposés).

 Actions hygrothermiques :

L’eau, sous ses trois aspects : vapeur, liquide et glace, a une très grande influence en
pathologie.
Les ouvrages sont soumis à des variations de température qui se traduisent par des
dilatations et des rétractions(les matériaux augmentent de volume avec l’augmentation de
leur teneur en eau et leur température et diminuent de volume dans le cas contraire). Lorsque
ces mouvements sont gênés ou empêchés par des éléments de structure raides, ou lorsque les
joints de dilatation sont trop espacés, les raccourcissements s'effectuent au prix de fissures.

Le béton est sensible à l’eau pure et aux eaux acides :Infiltration des eaux dans le béton,

dissoudre les composés instables, et rendre le matériau poreux


 Actions chimiques et biologiques :

L’humidité accompagnée de la chaleur favorise le développement d’organismes végétal,


animal ou microbien (bactéries, algues et lichens, arbres et plantes, micro-organismes,
excréments d’animaux…).
Ce phénomène entraîne pour certains matériaux des dégradations.
Le bois subit un pourrissement et les calcaires peuvent se désagréger en milieux nitrurés.
*les champignons de moisissures, de bleuissement et les lignivores, dont l’impact sur le bois
est essentiellement esthétique pour 1et2 et dégradent les constituants de paroi cellulaire du
bois pour le 3.
*les insectes à larves xylophages, tels que les capricornes, et les termites qui, comme les

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Chapitre III la période coloniale

III.2. Quelque désordres structurels pouvant les rencontrée dans les bâtiments ancien:
Évolution de l’état de la rue Didouche Mourad.

 Pathologie due à une trop forte compression sur une large partie du mur.

Figure III.12 : Fissure sur les murs des maisons

40
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

 Désordres dues à des charges ponctuelles.

Figure III.13 : Fissure dues à des charges ponctuelles

 Pathologie due à des manques de rigidité des éléments collaborant.

les fissures dues, à un linteau déformable en bois provoquant la décompression d'une partie
du mur et la formation de fissures suivant un arc de décharge, puis l’effet de la charge
ponctuelle de la poutrelle, en fonction de la taille des baies et de la ductilité des matériaux
du mur.

FigureIII.14 : Fissure dues à des manques de rigidité

41
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

 Pathologie due à des différences de charges entre les murs transversaux.

Figure III.15 : Fissure dues à des différences de charges


 Pathologie due à des différences de rigidité entre les matériaux composant les
murs mixtes.

F
E
G
U
R
E

1
Figure III.16 : Fissure des murs mixtes

42
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale
 Pathologie due aux mouvements différentiels des fondations.

Figure III.17 : Fissure dues au tassement différentiel

 Pathologie due aux mouvements sismiques.

Figure III.18: Fissure dues au Séisme

43
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

 Fractures verticales au niveau des sections internes des murs.

Figure III.19: Fissure dues au Fractures verticales

 Écrasements et bombements des façades.

Figure III.20 : Fissure dues au s’écrasements et bombements des façades

44
Revue Bibliographique sur les bâtis de
Chapitre III la période coloniale

 Pathologie des planchers faits de poutres et de poutrelles.

Les déformations de la dalle qui fléchit au plafond prennent appui sur la cloison sous-jacente
et risque de l’écraser, soit par cisaillement des briquettes, soit par flambement d’ensemble.

Figure III.21: Fissure dues a la déformation des planches

 La présence de fissures.

La présence de fissures, causés en rapport avec le processus de séchage du bois ou aux


cycles d’humidité ambiante.

Figure III.22 : Fissure dues a la déformation des planches.

45
Chapitre IV Description de l’ouvrage

 Les attaques biotiques.


La putréfaction du bois due à la présence de champignons ou d'insectes xylophages tels que
les termites ou les vrillettes entraîne une diminution de la surface utilisable.

Figure III.23 : Les attaques biotiques.

51
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure III.24 Renforcement provisoire des poteaux

Figure III.25 Poteaux fissurés Figure III.26 Immeuble partiellement


effondré

Figure III.27 Sous-sol gorgé d’eau, humidité très élevée

52
Chapitre IV Description de l’ouvrage

NIVEAU DE DIGRADATION

Figure III.28

53
Chapitre IV Description de l’ouvrage

ETAT JURIDIQUE

Figure III.29

54
Chapitre IV Description de l’ouvrage

DENSITE DES LOGEMENTS

Figure III.30
55
Chapitre IV Description de l’ouvrage

IV.1. Identification de l’immeuble :


L'étude initiée dans ce mémoire est basée sur l'approche en termes de capacité de résistance et
de déformabilité de la structure. Elle comporte plusieurs phases d'analyse à la suite de laquelle
des décisions doivent être prise pour la sécurité de l'ouvrage.
L'analyse exige, comme préliminaire, la connaissance et la collection de plusieurs données liées
au bâtiment et à son environnement, telles que les critères de sécurité désirés, les plans
d'architecture et de génie civil, le type, la fonction et la nature des matériaux constitutifs de la
structure.
IV.1.1. Historique de l’ouvrage :
Datant de la période coloniale vers le début des années quarante (1940), dessinés par des
architectes d’État, édifiés avec l’autorisation de l’administration française, avec les techniques
de construction de l’époque. L’ouvrage a été conçu à l’origine comme un hopitale militaire
pour la première ouvrage et pour la deuxième ouvrage un gare ferroviaire. Vers l’année 1950,
cet ouvrage a subit une réhabilitation et le bâtiment est resté inoccupée à ce jour.

Figure IV.1 : le bâti avant 1994 Figure IV.2 : après 1994

Figure IV.3 : aujourd’hui (inoccupé)

56
Chapitre IV Description de l’ouvrage

IV.1.2. Définition urbain


a) Situation :
L’ouvrage objet de cette thèse se situe au centre ville de la commune de skikda à proximité
de la gare ferroviaire Daïra de Skikda Wilaya skikda.

Figure IV.4 : Vue en plan de la ville SKIKDA

Figure IV.5 : Vue en plan d’occupation du sol a SKIKDA

57
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure IV.5 : plan de masse

52
Chapitre IV Description de l’ouvrage

b) La composition urbaine de l’environnement de l’ouvrage :


Puisse que le bâtis a été une gare son terrain est de forme longitudinale, constitue une bande
désert coupant la ville en deux parties, l’une au sud le vieux skikda, où se concentre le vieux
bâti, l’autre au nord la nouvelle ville.

Figure IV.6 : Cour pour visiteurs Figure IV.7 : l’ancienne daïra de SKIKDA

Figure IV.9 : Chemin de faire

Figure IV.10 : La minoterie Figure IV.11: hôpital militaire

53
Chapitre IV Description de l’ouvrage

c) Nœuds et flux :
Le site du bâti est bordé par cinq axes : les trois premiers sont des axes principaux dont le flux
mécanique et piéton est important, le premier est constitué de deux routes (boulevard Mohamed
Boudiaf, rue platane).
Le deuxième est le boulevard 1 Novembre, le troisième c’est la rue Khemisti.
Les deux autre sont des flux soit mécanique soit piéton dont le premier est la vois ferroviaire et
l’autre et une vois piétonnes (une passerelle) qui Mènever le nord de la ville.

Figure IV.12 : Rue Mohamed Boudiaf Figure IV.13 : Rue platanes

Figure IV.14 : Chemin de faire

Figure IV.15 : façade latirale de hôpital Figure IV.16 : façade hôpital

54
Chapitre IV Description de l’ouvrage

A: fontaine monumentale G: Grandes citernes


B: temple C: thermes H: forum I: basilique
D: salles voûtées J: cirque K: quais M: nécropoles
E: statue colossale F: théâtre L: bassin circulaire

Figure IV.17 : plan de La composition urbaine de l’environnement de l’ouvrage.

55
Chapitre IV Description de l’ouvrage

IV.2. Présentation de la première « 1ere » structure existante :


IV.2.1. Description de l’ouvrage :
la première immeuble objet de cette étude est composé d’un seul bâtiment en R+2, d’une
surface moyenne de c i n q c e n t q u i n z e (515.25m²) mètres carrés et dotée d’un. Elle abrite
au rez-de-chaussée une cuisine, dépôt, les sanitaires et le hall de circulation et baiendrie. Au
1er étage, deux grandes salles d’opération, maternité et deux bureaux, le couloir de
circulation et une terrasse accessible, Et en deuxième étage quatre chambres et cinq bureaux.
IV.2.2. Description architectural :
Il s’agit d’une architecture classicisante (Style néo-classique militaire), d’appartenance
européenne, qui trouve origine en 1950.
Notre constructions est de formes parallélépipédiques de trois niveaux (R+2).
Une terrasses accessible au premier niveau avec des acrotères sur leur périmètre et pour la
terrasse du troisième niveau est inaccessible avec des acrotères décoré et une horloge planté au
dessue
-la corniche est tout en tour des quatre façades, un port a faux en métal est sellait au premier
niveau de la façade principale
Donnée géométrique de l'ouvrage :
Notre bâtiment est de la forme rectangulaire en vue plan dans les dimensions suivent :
Longueur total -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.L = 25m.
Largeur total -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.B = 22.45 m.
Hauteur totale -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.Ht = 12m.
Hauteur de l’acrotère -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.Ha = 0.5 m.
Hauteur d’étage -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.Hé = 4.00m.
Hauteur du RDC -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-. HRDC = 4.0m.
Portées dans le sens longitudinal d’une travée : -.-.-.-.-.-.7.70m.
Portées dans le sens transversal d’une travée : -.-.-.-.-.-.-.5,9 m.

56
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure IV.18 Plan état des lieux

57
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure IV.20 Plan état des lieux

58
Chapitre IV Description de l’ouvrage

IV.2.3. Description structurelle et des matériaux de construction de l’ouvrage :


a) Fondations :
Les soubassements utilisés sont traditionnels, formés avec des semelles continues en
maçonnerie, rigides en périphérique qui assurent l'équilibre même de l’ouvrage, peu
profonds avec une épaisseur de 50 à 10 cm, et de même largeur ou sensiblement supérieurs à
ceux du mur et des semelles isoles en béton arme en milieux .
b) Murs :
Les murs de ce bâti sont mélange entre brique creuse de 15 cm d’épaisseur et des murs épais
d’une épaisseur de 50 cm qui peuvent travailler seulement en compression, construit ont
moellons (pierres sèches sorties brutes de la carrière, ou juste un peu arrangées) posés sur un lit
de mortier, bien serrés, de façon à ce que le mortier reflue en surface.
b) structure poteau poutre :
Les dimensions d’état des lieux:
Semelle isole -.-.-.-.S1(1.4x1.6x0.3x0.3) : S2(1.1x1.1x0.2x0.2) m.
Longrine -.-.-.-.-.-.-.-.(0.2x0.35) m.
Poteaux.-.-.-.-.-.-.-.-.(0.5x0.25) :(0.5x0.4) ;(0.3x0.3) m.
Poutre -.-.-.-.(0.5x0.55):(0.35x0.2) :(0.25x0.6) :(0.25x0.30) ;(0.25x0.40) ;(0.3x0.6) m.
Plancher dalle pleine -.-.-.-.-.-.H = 0.20 m
Mur en pierre sèches d’épaisseur de 50 cm.

Figure IV.21: Vue sur déformation par rotation Figure IV.22: Vue sur végétation
a du mur de soutènement à proximité des blocs

Figure IV.23: Soulèvement des bordures Figure IV.24 : Fissure verticale du mur
a et dallage (trottoirs). extérieur du bloc.

59
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure IV.25 : Fissure du mur extérieur Figure IV.26: Fissure du mur extérieur

Figure IV.27:Déplacement vertical (Soulèvement ou affaissement)


de la cage d’escalier extérieur Figure IV.28 : Fissure de l’acrotère.

Figure IV.29: Affaissement du plancher. Figure IV.30: Vue sur joint (Soulèvement ou
a affaissement entre blocs)

Figure IV.31: Vue sur joint (Soulèvement


a ou affaissement entre blocs)

Figure IV.32: Fissure d’un témoin en


plâtre.

Figure IV.33: Fissure d’un témoin en plâtre. Figure IV.34: Fissure au niveau des cloisons de séparation.

60
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure IV.35: Fissure d’un témoin en plâtre.

Figure IV.36: Fissure d’un témoin en plâtre.

Figure IV 37: Témoin en plâtre non fissuré Figure IV.38: Déboîtement des carreaux de faïence.

Figure IV.39: Fissure au niveau des Figure IV.40: Fissure au niveau


cloisons de séparation des cloisons de séparation

Figure IV.41 : Fissure au niveau des Figure IV.42 : Fissure au niveau


cloisons de séparation. des cloisons de séparation

61
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Figure IV.43 : Fissures au niveau des nervures Figure IV 44 : Fissure au niveau des
a du plancher et infiltration d’eau cloisons de séparation

Figure IV.45 : Fissure au niveau des cloisons Figure IV.46: Fissure au niveau des cloisons
a de séparation de séparation

Figure IV.47 : Fissure au niveau des murs Figure IV.48 : Fissure au niveau des murs
extérieurs à proximité de la cheminée.

c) Mortier :
C’est un mélange liant + sable + eau, qui sert à monter les murs de maçonnerie. En théorie, le
mortier n’est pas là pour caler les pierres: il supprime les courants d’air, augmente les forces de
frottement entre les pierres, et empêche les forces imposées au mur de « pousser au vide. »
Certains murs en galets ont un comportement mécanique plus proche du pisé.
Dans notre bâti on trouve mortier en ciment utilisé pour les murs porteurs du bâtiment, et les
nouvelles cloisons.
d) Ouvertures :
Elles sont réalisées avec des linteaux de forme ARC surbaisse elliptique, travaillent uniquement
en compression qui doivent transmettre leur charge à la terre par le biais de la maçonnerie.
e) Les enduits :
Deux types d’enduits sont utilisés, le premier est constitué en (ciment + sable + eau),
utilisé
pour la finition des façades et l’intérieur des murs, le deuxième enduit de plâtre pour la
finition des arcs des ouvertures.
f) Plancher :
Le plancher joue un rôle structurel très important car l’ensemble de ses fonctionnements à
une
influence décisive sur la stabilité de la structure. Il agit comme un diaphragme horizontal
qui assure la transmission et la répartition des charges horizontales entre les éléments
participant au contreventement et, par-delà, aux fondations.
Dans notre bâtiment on trouve un seul type de plancher en corps creux (16+4) cm.

g) Cage Escalier :
62
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Les escaliers reposent sur quatre poteaux murs porteurs sur les côtés latéraux de la cage
Le choix des escaliers dans cette époque a été tombé sur les escaliers en béton arme avec de
garde- corps en acier.
IV.3. Présentation de la deuxième 2eme structure existante :
IV.3.1. Description de l’ouvrage :
la deuxième immeuble objet de cette étude est composé d’un seul bâtiment en R+1,
d’une surface moyenne de deux cents cinquante (250m²) mètres carrés et dotée d’un sous-
sol partiel d’une surface moyenne de trente (30 m²) mètres carrés. Elle abrite au rez-de-
chaussée une grande salle d’exposition, deux petites salles aussi pour exposition, trois
bureaux, les sanitaires et le hall de circulation. Au 1er étage, une grande salle d’exposition,
deux bureaux, le couloir de circulation et deux terrasses accessible, la première située côté
EST et la deuxième située côté OUEST. La partie constituant le sous-sol se compose de deux
pièces communicantes.
IV.3.2. Description architectural :
Il s’agit d’une architecture classicisante (Style néo-classique), d’appartenance européenne, qui
trouve origine en 1750 dans les références gréco-romaines pour devenir l’architecture officielle
de l’empire français pendant 70 ans.
Notre constructions est de formes parallélépipédiques de deux niveaux (R+1), avec des
ouvertures larges et régulières (symétrie et rythmicité des ouvertures, ouvertures en hauteur)
sur toutes les façades, il s’agit de grandes fenêtres et ports en ARC surbaisse façonnier en
bois, qui font le tour de deux façades.
Deux terrasses accessible au premier niveau avec des acrotères sur leur périmètre et pour la
terrasse du deuxième niveau est inaccessible avec des acrotères décoré et une horloge planté au
dessus.
-la corniche est tout en tour des quatre façades, un port a faux en métal est sellait au premier
niveau de la façade principale
-Le rez- de- chaussée (RDC), borde une esplanade (cour des visiteurs) participent à
l’animation de la façade
A l’intérieur en trouve deux grande et trois petites sale de l’exposition et cinq petits bureaux
administratifs, un sanitaire et une cage d’escalier.

Donnée géométrique de l'ouvrage :


Notre bâtiment est de la forme rectangulaire en vue plan dans les dimensions suivent :
Longueur total -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.L = 32m
Largeur total -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.B = 10,8 m
Hauteur totale -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.Ht = 7.20m
Hauteur de l’acrotère -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.Ha = 0.6 m
Hauteur d’étage -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.Hé = 3,6m
Hauteur du RDC -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-. HRDC = 3,6m
Portées dans le sens longitudinal d’une travée : -.-.-.-.-.-.5,40m
Portées dans le sens transversal d’une travée : -.-.-.-.-.-.-.5,25m

63
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Surface utiles

espace activitees surface observations photos


désignation
(m2)

Cour
Esplanade stationnements 2500
des
visiteurs

Planchée
sous-sol cave administrative 30
à
voutain

Salles de
rectangulaire exposition 120
l’expositio
n
Bureaux
administrati rectangulaire administrative 15
f

Accès a
hall rectangulaire circulation 8.6
la
terrasse

sanitaire publique 22

Cage Accès au 1er


cubique circulation 12
d’escalie étage
r

Terrasse
Terrasses carré 160
inaccessibl
e

64
Chapitre IV Description de l’ouvrage

Ouverture et décore

geometrie
designation formes observations photos
(m)

Charpente
Port à faux (14,8 x 2,5) Encré au mur
métalliqu
e

Ports 1 Arc Sur baissé (1,5 x 3 ) En bois

Arc (1,1 x
ouverture
Sur 2,1) (2,1
baissé x 2,5)

Arc
Fenêtres 1 ( 1,5 x 2,5) En bois
Sur

baissé

Décore sur
la façade

65
Chapitre IV Description de l’ouvrage

IV.3.3. Description structurelle et des matériaux de construction de l’ouvrage :


a) Fondations :
les soubassements utilisés sont traditionnels, formés avec des semelles continues en
maçonnerie, rigides qui assurent l'équilibre même de l’ouvrage, peu profonds avec une
épaisseur de 80 à 120 cm, et de même largeur ou sensiblement supérieurs à ceux du mur.
b) Murs :
La majorité des murs de ce bâti sont des murs épais d’une épaisseur de 55cmqui peuvent
travailler seulement en compression, construit ont moellons (pierres sèches sorties brutes de la
carrière, ou juste un peu arrangées) posés sur un lit de mortier, bien serrés, de façon à ce que le
mortier reflue en surface.
Les chaînages verticaux servent à nouer les murs qui se rencontrent, ou à nouer deux
parements d’un mur qui court sur une grande longueur. Les pierres d’angle qui forment le
chaînage sont harpées, de manière à enchâsser les petits rangs de moellons dans les dents
formées par les grandes pierres de taille (boutisses), qui solidifient le mur dans son épaisseur,
en formant des accroches entre les deux parements.
D’autre murs été utilisé récemment dans cet ouvrage, l’ors qu’il a subi des transformations en
musée on trouve des cloisons construite en briques creuses qui ne joué pas le rôle de porteur.

Ep=55cm

Ep=15cm

Figure IV.49 : Les deux types des murs

66
Chapitre IV Description de l’ouvrage

c) Mortier :
C’est un mélange liant + sable + eau, qui sert à monter les murs de maçonnerie. En théorie, le
mortier n’est pas là pour caler les pierres: il supprime les courants d’air, augmente les forces de
frottement entre les pierres, et empêche les forces imposées au mur de « pousser au vide. »
Certains murs en galets ont un comportement mécanique plus proche du pisé.
Dans notre bâti on trouve mortier en ciment utilisé pour les murs porteurs du bâtiment, et les
nouvelles cloisons.

Figure IV.50 : Le type de mortier

d) Ouvertures :
Elles sont réalisées avec des linteaux de forme ARC surbaisse elliptique, travaillent uniquement
en compression qui doivent transmettre leur charge à la terre par le biais de la maçonnerie.

Figure IV.51 : Les ouvertures

67
Chapitre IV Description de l’ouvrage

e) Les enduits :
Deux types d’enduits sont utilisés, le premier est constitué en (ciment + sable + eau), utilisé
pour la finition des façades et l’intérieur des murs, le deuxième enduit de plâtre pour la finition
des arcs des ouvertures.
f) Plancher :
Le plancher joue un rôle structurel très important car l’ensemble de ses fonctionnements à une
influence décisive sur la stabilité de la structure. Il agit comme un diaphragme horizontal qui
assure la transmission et la répartition des charges horizontales entre les éléments participant au
contreventement et, par-delà, aux fondations.
Dans notre bâtiment on trouve trois types de plancher :
1) Plancher en bois constitué de solives encastré au mur après calage pausée sur des
poutres en profilé métallique et bardeaux jointifs en bois pausée sur les solives plus
remplissage au-dessus des bardeaux.
2) Plancher mixte poutres et poutrelles en IPE plus une dalle en béton faiblement armé
entre ces poutrelles.
3) Plancher mixte comme 2 renforcé par gainage (grille métallique + béton)par injection
sur toute la partie inferieur de la surface du plancher

Figure IV .52 : Plancher en bois

(2) (3)

Figure IV .53 : Plancher mixte

69
Chapitre V Diagnostic et analyse

g) Cage Escalier :
Les escaliers reposent sur deux murs porteurs sur les côtés latéraux de la cage
Le choix des escaliers dans cette époque a été tombé sur les escaliers en bois avec de
garde- corps en acier

Figure IV.54 : Cage


escalier

71
Chapitre V Diagnostic et analyse

V.1. Etude de diagnostic des cas pathologiques de la première 1ere cas :


V.1.1. Investigations in situ :
Dans cette partie, nous nous intéresserons sur L’état général et aux principales
pathologies apparaissant dans La structure. Ces pathologies ont des causes et
conséquences variables. Elles sont décrites dans la suite.
V.1.2. Relevé pathologique :
Les principaux dommages et dégradations relevés lors des visites d'inspection se présentent
comme suit :
V.1.3 Méthodologie des Inspections et essais :
V.1.3.1 Inspection de l’ouvrage :
a) Examen visuel et mesurages:
Afin d’étudier l’évolution des fissures; il a été procédé à l’emplacement de témoins en plâtre au
niveau des fissures des murs et cloisons.
b) Sondage des parties en béton:
Aucun désordre n’a été relevé au niveau de la structure en béton armé.
c) Relevé des déficiences et dommages:
- Fissures obliques et horizontales apparentes sur les murs intérieurs et extérieurs du bloc à
tous les niveaux. (Voir photos).
- Décollement de la cheminée.
- Fissuration des plates-formes.
- Fissures au niveau des nervures.
V.1.3.2 Relève Topographique :
La topographie du terrain fait apparaître que le bloc, objet de la présente expertise, se trouve
au point bas du terrain.
V.1.3.3 Auscultations et essais :
a) Carottage du béton et essai de résistance à la compression :
b) Sondages géotechniques
- un sondage carroté a été effectué par le laboratoire LNHC.
- une expertise des réseaux d’eau potable et assainissement a été effectuée par le
Bureau d’Etudes spécialisé en hydraulique.

V.1.4 Résultats des inspections et essais :


V.1.4.1 Résultats D’inspection :
a) Eléments d’infrastructure :
Aucun sondage n’a été effectué sur les fondations, par contre; il est constaté des fissures et
déformation du dallage des blocs : cuisine et chaufferie:
b) Eléments de superstructure verticale :
Aucun signe de déformation ou d’éclatement de béton n’a été observé au niveau des poteaux.
72
Chapitre V Diagnostic et analyse
c) Eléments de superstructure horizontale :
- Aucun signe de fissures ou d’éclatement de béton n’est apparent; par contre; nous signalons
des dénivellements du plancher au niveau des joints et de la façade Ouest du bloc.
- Fissuration des hourdis et nervures apparente sus les plafonds.

Figure V.1: Fissure au niveau du plancher.


d) Maçonnerie
Les témoins en plâtre placés au niveau des fissures de la maçonnerie en date du 24/06/2010,
n’ont pas subit de dégradation lors de notre visite effectuée en date du 15/10/2010 mis à part
ceux au niveau du préau à l’étage coté Ouest.

Figure V.2: fissures diagonales au niveau des cloisons.

Figure V.3: repérage des emplacements des témoins en plâtre par (le 24/06/2010).
e) Corps d’Etat Secondaires liés aux gros œuvres :
Notre visite du 15/10/2010 nous a permis de constater des ouvertures de quelques portes.
- La déboîtement et détérioration de carreaux de faïence.
 Joint de dilatation
Les joints de dilatation entres les blocs ont subit des dénivellements et écartements mais sans
évolution constatée après l’exécution partielle des travaux recommandés à court terme.
 Etanchéité :
Elle est défectueuse pour le bloc surtout les terrasses inaccessibles au niveau des blocs
services (services Orthopédie ; Maternité…) ainsi que les acrotères sont détériorés par
endroit.
-Les appuis de fenêtres sont mal exécutés (défaut de pente +jets d’eaux non fonctionnels)
engendrant une détérioration de la menuiserie en bois.
 C.E.S
73
Chapitre V Diagnostic et analyse
Vu l’état de dégradation de l’ensemble de Corps d’Etat Secondaires ; on n’a pas pu recenser
les désordres excepté l’éclatement par endroits des carreaux de faïence.

Figure V.4: Pose d'un témoin en plâtre sur des carreaux de fiance éclatés.

Figure V.5: Mise à nu les regards intérieurs. Figure V.6: Ouverture des tranchées pour la
réalisation des caniveaux
Nous à vous orienter lors de notre visite de chantier en date du 24/06/2010 :
-Branchement des descentes des eaux pluviales au réseau extérieur et prise en charge de toutes
les recommandations préliminaire.
- Evacuation de la cuve à Mazout.
- Désherbage au voisinage des blocs constituant l’ouvrage.
- Réalisation des regards avec un fond armé et cimenté pour éviter toutes infiltrations d’eaux.
-Vérification du bon fonctionnement et de l’étanchéité des anciens réseaux extérieurs.

Figure V.7: Vue d'un regard lors des travaux de réhabilitation


f) Remarques diverses
Le mur de soutènement extérieur, partie nord, a subit un déplacement au niveau du joint
(voir photo).

V.1.5 Court terme :


74
Chapitre V Diagnostic et analyse
1. Dégager la cuve à mazout et la remplacer par des remblais en tuf, par couche de 30 cm
arrosées et bien compactées afin d’éviter la constitution de poches d’eau.
2. Assurer une étanchéité efficace de la bâche à eau se trouvant au niveau bas du minaret.
3. Eliminer les végétations à proximité des blocs.
4. Vérifier, assurer l’étanchéité et réparer le réseau d’assainissement intérieur et son
branchement au réseau extérieur; cette remarque est valable pour l’ensemble des blocs.
5. Vérifier, assurer l’étanchéité et réparer les réseaux d’A.E.P intérieur et extérieur de
l’ensemble des blocs.
6. Assurer le drainage superficiel des eaux pluviales par la création de nouveaux tronçons
avec avaloirs et regards.
7. Assurer l’étanchéité des alentours des blocs par la réalisation d’un dallage (trottoirs)
périphérique large de : 1.50 m minimum.
8. Assurer une évacuation étanche des eaux des terrasses, ainsi que la fixation tous les 2.00
m maximum, de toutes les descentes des eaux pluviales et leur branchement étanche au
réseau d’évacuation.
V.1.6 Moyen terme :
1. placer des témoins en plâtre au niveau des fissures des murs et cloisons à l’intérieur du
bâtiment afin de suivre l’évolution des déformations jusqu’à la stabilisation des phénomènes.
2. reprendre l’étanchéité défectueuse des terrasses, patio central et chaufferie.
Entretien préventif (à long terme) :
Après stabilisation des phénomènes (gonflement –retrait –tassement) et reprise des
réseaux, entamer dans l’ordre suivant les travaux de réparation:
2. Réalisation et réparation des joints de dilatation.
3. Reprise et colmatage des fissures à l’aide d’un mortier à base de colle.
4. Reprise et remise à niveau les revêtements endommagés.
5. Entretien permanant et maintenance des réseaux.
V.1.7 Résultas Des Auscultations Et Essais

Essais A L'auscultateur Dynamique


Epaisseur CONTRAINTE
Désignation Lecture (µs) Vitesse (km/s Indice sclero
(cm) (MPA)
Poteaux RDC
B2 26 90.4 4073 34 24.3
B4 26 90.2 4057 34 24
C2 26 90.2 4081 34 24.3
C4 25 95.25 3884 30 17.5
E4 31 87.7 4105 36 26.5

75
Chapitre V Diagnostic et analyse
E3 31 88.25 4079 34 24.5
D5 32 86.45 4164 37 28
D4 32 93.7 3842 29 15.8
D3 32 89.7 4013 33 22.5
E5 31 92.7 3991 33 22.2
Poutres RDC
Axe 3 file B-C 32 88.05 3980 30 19
Axe 3 file E-F 30 85.50 3978 30 19
Axe 2 file C-D 31 82.65 4113 30 22.8
Axe 2 file G-F 31 89.36 3916 30 17
Axe 2 file I-H 32 86.15 3947 30 18
Axe 3 file G-H 34.5 87.9 3925 30 17.9
Poteaux 1ier étage
B2 26 85.3 4220 39 31.1
B4 26 83.85 4270 40 33
C2 26 85.85 4193 39 30.9
C4 25 82.55 4336 40 34.1
E4 31 83.00 4156 37 28
E3 31 85.45 4096 36 26.5
D5 32 88.15 4084 34 24.3
D4 32 86.15 4062 34 24
D3 32 92.95 3765 26 10.9
E5 31 87.50 4091 36 26.5
Poteaux 2ième étage
B2 26 90.55 3920 31 19
B4 26 91.60 3930 31 19
C2 26 91.30 3866 29 16
C4 25 86.20 3944 31 19
E4 31 89.20 3980 32 20.9
E3 31 84.20 4157 37 28
D5 32 91 3846 29 15.8
D4 32 91.05 3790 27 12.7
D3 32 89.30 3975 32 20.9
¨Poutres 1er étage
Axe 4 file E-F 34 78.95 4306 40 33.4
Axe 3 file F-G 34 79 4303 40 33.4
Axe 5 file G-H 34 87.05 3905 30 17.7

Tab V.1 : Essais A L'auscultateur Dynamique

76
Chapitre V Diagnostic et analyse
V.1.8 Relevé topographique
D’après l’examen visuel ; le bloc se situ dans la partie basse de l’assiette du terrain; cela est
confirmé par l’étude du réseau d’assainissement établie par le bureau d’étude hydraulique.
V.1.9 Sondages géotechniques
Dans le cadre de l’expertise, le LNCHC a effectué un sondage géotechnique en carottage
continu d’une profondeur de 10.00 mètres au voisinage du bloc. Il a révélé que le sol est
composé des couches suivantes :
1. une couche de remblais,
2. une marne très calcaire brun jaune,
3. une marne brun–jaune à brun–verdâtre d’aspect schisteux,
4. Une marne très compacte brun chocolat,
5. Marne brun jaune plus ou moins indurée.
Les essais du laboratoire ont donné ce qui suit :
a) Essais physiques :
1. densité sèche γd : 1.65≤ γd ≤1.85.
2. densité humide γ : 2.00≤ γ ≤2.25.
3. teneur en eau w % : 20.59≤ w ≤23.07
4. degré de saturation Sr% : 88.50≤ w ≤100
Les échantillons rencontrés sont dans un état détrempé à saturé.
b) Essais chimique : non effectués :
c) Essais mécaniques: pour l’évaluation des déformations sous les contraintes appliquées, un
essai de compressibilité à l’oedomètre qui a montré que les sols en question sont :
 Sur consolidés : Pc = 1.06 bars
 Peu consolidé : Pc = 20.10 bars
 Indice de gonflement : Cg = 7.14 %.
La valeur du cœfficient de gonflement est assez importante ,ce qui montre la marne rencontrée
est expansive et ceux-ci est due au variation de l’humidité du milieu (périodes seiche et
humide).
Conclusion : le laboratoire LNHC a conclu ce qui suit :
La variation de l’humidité du milieu fait varié le volume des vides qui se trouve dans la marne
sous les fondations qui engendre des déformations dans l’édifice (phénomène : gonflement
retrait).
Pour se prémunir de ce phénomène, revoir tout le système d’évacuation des eaux:
d’assainissement; de l’eau potable détourner toutes les eaux qui vienne de la partie haute et les
acheminer vers des avaloirs et rendre étanche le sol aux alentours du bâtiment, mettre des

77
Chapitre V Diagnostic et analyse
témoins sur les joints pour pouvoir suivre l’évolution du phénomène jusqu’à stabilisation et
procéder par la suite au confortement nécessaire.
V.1.10 Carottages du béton : non effectué
V.1.11 Essais sur les matériaux non effectué :
V.1.12 Réseaux D’assainissement + AEP :
L’analyse de l’expertise des réseaux d’évacuation des eaux fait ressortir :
- le système du réseau est unitaire,
- les canalisations sont fonctionnelles nécessitant simplement: réparation des tronçons et regards
défectueux et une vigilance et entretien permanents.
- les descentes des eaux usées sont en mauvais état et connectées dans des regards colmatées.
- les deux (02) petits avaloirs des eaux pluviales ne sont pas fonctionnels
Le BET d’Hydraulique a conclu que :
« Quand au relevé fait par nos soins au début du mois de Décembre 2010 ; nous avons constaté
que le niveau d’eau était à -3.02 m et que le tube piézométrique a cassé à -4.75m. Ceci est du
aux eaux pluviales qui s’infiltrent et que le tube a subit une deuxième cassure causée par
l’expansion de la marne ».
V.1.13 Analyses Et Discussions
a.1 Etat Général :
Les désordres apparus qui ont touchés la partie centrale de l’ouvrage n’ont subit aucune
progression ; au niveau de la maçonnerie (cloisons intérieures et extérieures); ni les dénivelées
constatées au niveau des plates-formes et des planchers.
a.2 Capacité Structurale :
La structure, en poteaux poutres avec des planchers en corps creux n’a subit aucun
désordre; mis à part les dénivelées déjà signalées. Par conséquent; cette dernière s’est bien
comportée depuis le début d’apparition des désordres (dernier constat visuel du 15/10/2010).
a.3 Comportement Parasismique :
La structure du bloc l’objet de l’expertise ne répond pas aux normes parasismiques actuelles.
a.4 Parties Et Composantes Du Bâtiment:
Les mêmes anomalies sont constatées au niveau de toutes les parties et composantes du
bâtiment.
V.1.14 Recommandations
V.1.14.1 Recommandations Par Elément
 S’assurer de la bonne fonctionnalité et l’étanchéité des réseaux (essais de mise en services
des réseaux).
 Déracinement de toutes les plantes avoisinantes aux blocs.

V.1.14.2 Interventions Recommandées :


Pour une meilleure tenue du bloc nous vous recommandons les reprises en sous-œuvre du
bloc qui consiste en :
 Protection du bloc de toute venue d’eaux.
 Mise à nue de toutes les semelles de fondation.
 Charger un BET spécialisé pour l’établissement d’un état des lieux de l’infrastructure et établir
les détails de confortement des éléments à renforcer.
 Les solutions de confortement des fondations; amorces poteaux et plate forme seront dégagées
par un BET d’ingénierie; une fois les semelles mises à nu.
 Tous les réseaux (Cuisine ; buanderie et chaufferie) doivent être repris en réseaux étanches
résistants aux différentes agressivités du milieu.
Les réparations des désordres survenus au niveau de la superstructure seront effectuées après
l’achèvement des travaux en sous-œuvres dont on peut recommander:
 Stabilisation de la cheminée.
78
Chapitre V Diagnostic et analyse
 Stabilisation des escaliers.
 Traitement des fissures obliques.
 Traitement des dénivelées entre planchers.
 Traitement des joints de dilatation.
 Traitement des descentes des eaux pluviales et acrotères.
V.2. Etude de diagnostic des cas pathologiques de la deuxième 2eme cas:
V.2.1. Investigations in situ :
Dans cette partie, nous nous intéresserons sur L’état général et aux principales
pathologies apparaissant dans La structure. Ces pathologies ont des causes et
conséquences variables. Elles sont décrites dans la suite.
V.2.2. Relevé pathologique :
Les principaux dommages et dégradations relevés lors des visites d'inspection se présentent
comme suit :
a) Murs et plafonds :

- Fissure structurelles traversantes (passives) occasionnées par le fait du séisme sur la


structure sur les murs et les planchées leur épaisseur se varie entre (1 et 3)mm et de longueur
variante.

- fissuration perpendiculaire et éclatement d’enrobage sur les deux poteaux


-Apparition de fissures par endroits du mortier de crépissage
-Epaufrures de longueur variant sur les murs et les planchées,
-Décollement partiel de l’enduit de ciment qui protège le béton des planchées et la
maçonnerie des murs,
Fissuration sur et au-dessus des arcs et les linteaux
-Dégradation du revêtement de carrelage
-Oxydation très avancée des profilés métalliques en IPE de la dalle.
-Corrosion avancée des éléments métalliques entraînant des dégradations importantes des
éléments en béton armé.
- Vieillissement des joints de mortier des murs
-Enduit et peinture défectueux par l'effet de l'humidité et infiltration deseaux pluviales à
travers les terrasses, murs en maçonnerie
- remontées capillaires sur les murs
- Mise à nu des armatures du planchées, qui, selon les cas, apparaissent très corrodées
- Grand partie des faux plafonds de plâtre est tombé.
Sanitaire complètement défectueux.
- Éclatement d’enduit de mortier sur certains endroits : au niveau des plancher, mur , les
arcs.
Appareilles d’électricités détériorée et câble sortie de leur gaine.
-Oxydation très avancée des profilés métalliques en IPE des porta faut avec l’apparition de la
corrosion

79
Chapitre V Diagnostic et analyse

Figure V.8 : Pathologie sur les murs et les plafonds

80
Chapitre V Diagnostic et analyse

b) Façades :

-faïençage présente sur les murs des façades


-Ecaillage de la peinture et présence de taches humide.
-Décollement d’enduit sur certains endroits de la façade
- Apparition de fissures sur les corniches, bandeaux, acrotères et tous les éléments décoratifs
des façades.
-Végétations un peu partout sur les façades.

Figure V.9 : Pathologie sur les façades

81
Chapitre V Diagnostic et analyse

c) Cage d’escaliers :

-Fissuration du mur porteur


-Endommagement de la rampe et des marches
-pourrissement
-Conséquences dommageables des variations de teneur en eau
Fissures en intérieur:
Interaction cisaillement / fissures de séchage
Pièces de Toiture en zinc partiellement en levé

Figure V.10 : Pathologie sur la cage d’escalier

82
Chapitre V Diagnostic et analyse

d) Etanchéité:

L’étanchéité de la terrasse est défectueuse avec une dégradation avancée laissant apparaître le
support par endroit.
- Infiltration des eaux pluviales
- fissuration éparse facilitant l’infiltration des eaux de pluie.
- dégradation par vieillissement du liant de liaison.
-végétation sur la terrasse
Obstruction des gargouilles et des siphons des terrasses, dégradation des avaloirs sur les
terrasses. Dégradation de l’étanchéité des terrasses et dégradation totale des matériaux
constitutifs des joints.

Figure V.11 : Pathologie d’étanchéité

83
Chapitre V Diagnostic et analyse

e) Sanitaire :

Figure V.12 : Pathologie de sanitaire

V.2.3. Les causes des désordres :


Les résultats de différentes consultations nous ont permis de dégager les causes des
dégradations résumées ci-après.
On constate que les pathologies de ce bâtiment sont lié a le bâtiment lui-même par le fait de
la vétusté et les dommages laissé par le séisme.
L’humidité est l’une des principales causes de pathologie qui affecte le bâtiment ; elle est le
signe de la mauvaise santé et c’est un souci à assumer dès le départ. Elle peut menacer la
bonne conservation des structures et les matériaux du bâti.
Les infiltrations d’eau de pluie :
Les infiltrations des eaux ont deux causes principales, l’absence d'entretien et de maintenance,
conduisant à la dégradation des descentes d’eaux pluviales, des avaloirs et l’obstruction des
gargouilles et des siphons…,la défectuosité de l’étanchéité des terrasses et les murs des
bâtiments qui sont presque pas étanches ; les matériaux poreux ainsi que les fissures laissent
pénétrer l’eau de pluie. Les principales causes d’infiltration d’eau de pluie sont :
- Les fissures :
L’origine des fissures remarque dans ce bâtiment sont sismique.
- Les points de jointure entre les différents matériaux :
Les ossatures en maçonnerie sont particulièrement sensibles aux infiltrations d’eau. Les
points de construction particuliers de structure (poteau, linteaux, appuis) sont fréquemment
sources de fissures.
- Les joints de mortier :
Les joints de maçonnerie en pierre se dégradent avec le temps, elle perte de rigidité
- Le vieillissement des enduits :
Les enduits se détériorent au fil des ans, des fissures causées par des phénomènes de retrait et
de faïençage apparaissent.

84
Chapitre V Diagnostic et analyse
- Les défauts de menuiserie :
Un mur contre terre subit des infiltrations latérales qui sont apparemment très
proches des
remontées capillaires. Il faut néanmoins les connaître car leur remèdes
différent. On reconnaîtra l’humidité causée par des infiltrations latérales par le fait que
le taux

V.3 Modélisation numérique de la structure


:
V.3.1 Objectif de l’étude
dynamique :

Les actions sismiques sur un bâtiment sont des actions dynamiques


complexes.
Elles se manifestent par des mouvements essentiellement horizontaux imposés
aux fondations.
Les constructions résistent à ces mouvements par des forces d’inertie dues à leur
masse qui s’opposent aux mouvements. Ce qui entraîne bien entendu des efforts dans
les structures.
Le but de l’étude sismique est la détermination des efforts induits et leur distribution
dans le système de stabilités.
Dans cette partie nous allons analyser l'effet des deux sens parasismiques qui
définies:
-sens I:perpendiculaire à la façade
principale
- sens II : parallèle à la façade
principale
La détermination de la réponse de la structure et son dimensionnement peuvent se
faire par les deux méthodes suivantes :
 Méthode statique
équivalente.
 Méthode d’analyse modale spectrale.
Les résultats de l’analyse statiques et dynamique sont obtenus après la modélisation
de la structure en utilisant le logiciel ROBOBAT.

V.3.2 Le logiciel ROBOBAT


:

ROBOBAT : est un logiciel de calcul et de conception des structures adapté aux


bâtiments et ouvrages de Génie Civil. Il offre de nombreuses possibilités d’analyse
statiques et dynamiques avec des compléments de conception et de vérification des
structures, ainsi il facilite considérablement l’interprétation et l’exploitation des
résultats et la mise en forme des notes de calcul et des rapports explicatifs.
V.3.3 Modélisation de la Structure :

Le bâtiment doit être vérifié vis-à-vis l'action dynamique du séisme, elle est
supposée être appliquée au centre de masse des planchers rigides. Pour simplifier les
calculs on suppose que les masses sont concentrées au centre de masse de chaque étage.
L'action dynamique du séisme est calculée par la méthode modale spectrale. L'action du
85
Chapitre V Diagnostic et analyse
séisme est représentée par un spectre de réponse introduit comme donnée au programme
de calcul. Ce dernier est défini par les règles parasismiques algérienne RPA99/2003 en
fonction de la zone sismique, du type d'ouvrage, la classe de site,….comme suit :
V.4 Modélisation de la structure de la deuxième 2ieme cas :
Selon le RPA99V2003 l’action sismique est représentée par le spectre de calcul
suivant :
  T  Q 
 1.25 A1   2.5  1  0  T  T1
  T1  R 
 Q
 2.5 1.25 A  T1  T  T2
Sa  R
 2/3
 Q  T2 
2.5 1.25 A  
g 
T2  T  3.0s
  R  T 
 2/3 5/3
 2.5 1.25 A T2   3   Q  T  3.0s
  3  T   R 
Dans notre cas nous avons les données suivantes :
-Site meuble S3.
-Zone sismique : zone IIa.
-Ouvrage d'importance moyenne (Groupe 1B).
Coefficient accélération de zone : A = 0,20.
Valeur d'amortissement : ζ = 10%

-Facteur qualité : = 1.1


de

V.4.1. Combinaisons d'actions :


Les combinaisons de charges prises en compte dans les calculs sont celles définies par les
règles CBA93, BAEL91 et les règles parasismiques algériennes RPA99/2003.
COMB 1 ELU 1.35G+1.5Q
COMB 2 ELS G+Q
COMB 3 GQEX G+Q±1.2EX
COMB 4 GQEY G+Q±1.2EY
COMB 5 0.8GEX 0.8G±EX
COMB 6 0.8GEY 0.8G±EY
Ou : Tab V.2 : Combinaisons d’action
G : Charges permanentes
Q : Charges d'exploitation
E : Action sismique
V.4.2. Descente des charges :
Pour le calcul des charges et surcharges des différents éléments du bâtiment nous utilisons
le (DTR B. C2 .2).

Les charges permanentes sont obtenues à partir des dimensions géométriques des
éléments et des ouvrages, déduites des plans et du poids volumique des matériaux les
constituant.

86
Chapitre V Diagnostic et analyse

Terrasse inaccessible :
Charges permanentes Poids volumique Epaisseur Charges
(KN/m3) (m) (KN/m2)
-Dalle pleine 25 0.14 3.50
-Gravillon de protection 17 0.05 0.85
d'étanchéité
-béton projetée 22 0.03 0.66
-Etanchéité multicouches 02 0.05 0.10
-Forme de pente 22 0.10 2.20
-Isolation thermique 04 0.04 0. 16
- Faux plafond de plâtre 10 0.02 0.20
G 7.67
Q 1.00
Tab V.3 : Charges de la terrasse

Terrasse accessible :
Charges permanentes Poids Epaisseur Charges
volumique (m) (KN/m2)
-Dalle pleine (KN/m
25 3) 0.14 3.50
- Carrelage 22 0.02 0.44
- Mortier de pose 20 0.02 0.40
- Lit de sable 18 0.02 0.36
- Faux plafond de plâtre 10 0.02 0.20

G 4.90
Q 1.50
Tab V.4 :Charges de la terrasse

Plancher courant :
Charges permanentes Poids Epaisseur Charges
volumique (m) (KN/m2)
- Carrelage (KN/m
22 3) 0.02 0.44
- mortier de pose 20 0.02 0.40
- lit de sable 18 0.02 0.36
- faux plafond de plâtre 22 0.02 0.2
- poutrelle en bios 6.9/3 0.15 0.345
- bardeaux jointifs 5.6 0.02 0.112
- remplissage en béton 22 0.08 1.76
légèrement armée
G 3.617
Q 2.50
Tab V.5 : Charges d'étage courant

89
Chapitre V Diagnostic et analyse

Murs porteurs :
Charges permanentes Poids volumique Epaisseur Charges
(KN/m3) (m) (KN/m2)
-Enduit extérieur 20 0.02 0.4
(en ciment)
-moellons. 23 0.5 11.5
-Enduit intérieur 20 0.02 0.4
(en ciment)
G 12.3
G Murs (20% d'ouverture) 9.84
Tab V.6 : Charges de mur

Cloisons :

Charges permanentes Poids volumique Epaisseur Charges


(KN/m3) (m) (KN/m2)
-Enduit extérieur 20 0.02 0.40
-Briques creuses 14 0.10 1.40
-Enduit intérieur 20 0.02 0.40
G 2.20
G Murs (20% d'ouverture) 1.76
Tab V.7 : Charge des cloisons

Acrotère:
S= (0.55x0.6) + (0.6x0.2) = 0.45 m2

Pour terrasse accessible G= 0.45  23 =10.35 KN/m

Pour terrasse inaccessible (20% d'ouverture) G =8.28 KN/m

V.4.3. Application du RPA 99 v 2003 :

Notre structure est soumise au règlement en vigueur, qui exige que le nombre de niveaux ne
dépasse pas 2 niveaux ou 8 m pour les bâtiments auto stables avec remplissage en maçonnerie
en zone IIa (Art.3.4).
Nous notons que cette condition n’est pas vérifiée
a. La méthode statique équivalente
Si la structure répond aux conditions d'application de la méthode statique équivalente citée
par le RPA99, Art.4.1.2.
La force sismique totale V, appliquée à la base de la structure, doit être calculée
successivement dans deux directions horizontales orthogonales selon la formule
La force sismique totale V, appliquée à la base de la structure, doit être calculée
successivement dans deux directions horizontales orthogonales selon la formule :
A D Q
V W
R

90
Chapitre V Diagnostic et analyse

avec :
A : Coefficient d'accélération de zone
D : Coefficient d'amplification dynamique moyen
Q : facteur de qualité
R : Coefficient de comportement global de la structure
W : poids total de la structure.
Zone IIa A = 0.20
Groupe d’usage 1B

Facteur d’amplification dynamique moyen D


D : facteur d’amplification dynamique moyen, fonction de la catégorie de site, de facteur
de correction d’amortissement (η), et de la période fondamentale de la structure (T).

2.5 0  T  T2

 2
  T2  3
D  2.5   T2  T  3.0sec
 T 
 2 5
2.5  T  3  3.0  3

2
   T  3.0sec
  3.0   T 
avec :
T2 : période caractéristique, associée à la catégorie du site donnée par le Tableau 4.7 art
4.2.3 des RPA 99/Ver.2003.On a pour un site meuble (S3)  T2 = 0.5 sec.
 : facteur de correction d’amortissement donné par la formule :
7
  0.7
2
pour  = 10% on a = 0.76

La méthode empirique à utiliser selon les cas est la suivante :

T = CT . hN3/4
 hN : hauteur mesurée en mètres à partir de la base de la structure jusqu’au dernier
niveau
 CT : coefficient, fonction du système de contreventement, du type de remplissage. Il
est donné par le tableau 4.6 (RPA 99)

91
Chapitre V Diagnostic et analyse

Contreventement assuré par les murs porteurs


Remplissage en maçonnerie : CT = 0.050
D’où : T = 0.05 x 7.73/4 = 0.23 sec
On remarque que la période est inférieure à T2=0.5 sec, donc on est sur le palier du spectre
Donc : D = 2.5 η = 2.5 x 0.76 = 1.9

R : coefficient de comportement de la structure, donné par le tableau 4.3 (RPA 99)


Maçonnerie porteuse chainée : R = 2.5
· Q : facteur de qualité, donné par la formule (4-4) :

Pq : la pénalité qui dépend de l’observation ou non du critère de qualité q, donnée par le


tableau 4.4 (RPA 99)
Donc Q=1.1

· W poids de la structure.
W= Ʃwi avec : Wi = WGi + WQi .
WGi : poids du aux charges permanentes est aux équipements fixes solidaires de la structure.
WQi : poids du aux charges d’exploitation.
: Coefficient de pondération fonction de la nature de la durée de la charge d’exploitation est
donné par le tableau 4-5 du RPA99.
Pour notre cas, on utilise autres locaux non visés ci-dessus :  =0,60.
Donc à chaque niveau : Wi = WGi + 0,6 WQi
· Poids revenant au niveau terrasse inaccessible :

Wt =Plancher terrasse+ 1/2poteau +1/2murs+1/2cloisons +acrotère+0.6Qter.


= 122.6 +0.542 +99.64 +2.28+40.57 +9.59 Wt =275.22 t
· Poids revenant au niveau terrasse accessible :

Wt ac1= Plancher terrasse +murs+acrotère +bion drée + 0.6 (Qter).


= 38.5 + 120.85 + 31.86 + 11.26 + 7.07 Wtac 1 =209.54 t
Wt ac2= Plancher terrasse +murs+cloisons +acrotère +biondrée en charpente + 0.6 (Qter).
= 34.87 + 120.85 + 3.25 + 31.86 + 1.5 + 6.40 Wtac2 = 198.73 t
· Poids revenant au niveau RDC;
WEc=Plancher+poteau+murs+0.6 (QEC).
= 57.81 + 1.08 +199.27 + 23.97 Wrdc =282.13 t

· Poids total du bâtiment : Wtot = 965.62 t


Donc la force sismique globale agissant à la base est :
V = (0.2x 1.9x1.1x9656.2)/2.5 = 1614.52 KN

Règlement Zone Groupe A D Q R W(t) Vs(KN)


RPA99V2003 II 1B 0.20 1.9 1.1 2.5 965.62 1614.52
Tab V.8 : La force sismique
Distribution de la résultante des forces sismique selon la hauteur :
La résultante des forces sismiques à la base est distribuée sur la hauteur de la structure selon
la formule suivante :
V = Ft + Σ Fi (art 4.2.5 RPA99)

92
Chapitre V Diagnostic et analyse

Ft=0.07TV si T≥0,7s
Avec :
Ft=0 si T≤0,7s

On a : T =0,23s ≤ 0,7s Ft=0

La partie restante de V soit (V – Ft) doit être distribuée sur la hauteur de la structure suivant
la formule :
(V  Ft ) Wi hi
Fi  n
W j h j
j 1

avec :
Wi : poids du niveau i
hi : niveau de plancher (à partir de la base) où s'exerce la force Fi.

niveau Wi (kN) V-Ft (KN) hi ( m) Wihi ΣWihi Fi (kN)


1 2752.2 7.2 19815.84 716.2
1614.52 44670.24
RDC 6904 3.6 24854.4 898.37
Tab V.9 : La force horizontale

F1= 716.2 KN M1=275.22 t

FRDC=898.37KN MRDC=690.4 t

Figure V.13: distribution de la résultante des forces sismiques selon la hauteur

Distribution de la résultante des forces sismiques selon la hauteur :


L’effort tranchant au niveau de l’étage k :

(Art 4.2.6 RPA99)

Les résultants sont représentés dans le tableau suivant :

Niveau Ft(t) Fi(KN) VK(KN)


1 716.2 716.2
0
RDC 898.37 1614.57
Tab V.10 : L’effort tranchant

93
Chapitre V Diagnostic et analyse

 Calcule centre de masse de la structure :


Les coordonnées du centre de masse GG (XG, YG) sont données par la formule suivante:

Les coordonnées du centre de masse sont données par :


 Mi Xi  M iYi
XG = et YG =
 Mi  Mi
Avec :
Mi : la masse de l’élément i,
Xi , Yi : coordonnées du CDG de l’élément i par rapport au repère global

XG=14m
Plancher terrasse :
YG = 5.5m

XG =14.5m
Plancher courant +RDC:
YG =5.4m

- L’excentricité accidentelle :
Dans notre cas, il est procédé à une analyse tridimensionnelle, donc en plus de l'excentricité
théorique calculée, une excentricité accidentelle (additionnelle) égale à 0.05 L, (L étant la
dimension du plancher perpendiculaire à la direction de l’action sismique) doit être
appliquée au niveau du plancher considéré et suivant chaque direction.
Sens X : e acc = 0.05 x 32 = 1.6 m
Sens Y : e acc = 0.05 x 10.8 = 0.54 m

b. La méthode dynamique modale spectrale :


La structure a été modélisée à l’aide du logiciel de calcul ROBOBAT en prenant en
considération toutes les données recueillies lors de la phase diagnostic.
Nous avons considéré pour notre modélisation, un modèle tridimensionnel encastré à la base,
où les masses sont concentrées au niveau des centres de gravité des planchers avec trois (03)
DDL (2 translations horizontales et une rotation autour de l'axe vertical).
Dans notre cas nous avons un bâtiment en maçonnerie la rigidité des éléments porteurs doit
être calculée en considérant les sections non fissurées.
Cette analyse compte essentiellement à représenter l’action sismique par un spectre de calcul,
comme il est indiqué dans l’article 4.3.3 du RPA 99/2003 ; le spectre de calcul défini
précisément est représenté ci-dessous :

94
Chapitre V Diagnostic et analyse

Figure V.14 : Spectre de calcul avec RPA99 version


2003
Combinaison des modes
La méthode la plus conservatrice utilisée pour estimer une valeur maximale d'un déplacement
ou d'une force dans une structure est la méthode ¨ABS¨ (la somme des valeurs absolues des
réponses modales). Cette méthode suppose que toutes les valeurs modales maximales se
produisent en même temps.
Une autre approche très commune, c'est d'utiliser la méthode ¨SRSS¨ (la racine carrée de la
somme des carrées) avec les valeurs modales maximales des déplacements ou des forces.
Cette méthode suppose que toutes les valeurs modales maximales sont statiquement
indépendantes. Pour des structures en trois dimensions, où plusieurs fréquences sont
identiques, cette supposition n'est pas justifiée.
Une autre méthode très recommandée, c'est la méthode ¨CQC¨ (Combinaison quadratique,
complète), qui est basée sur la théorie des vibrations aléatoires. La valeur d'une force est
estimée à partir des valeurs modales maximales par la formule [Réf.] :

fn : la force modale associée au mode n ;


ρmn: coefficient modal de CROSS pour la méthode ¨CQC¨avec un amortissement constant
donné par [Réf.] :

r = ωn/ωm : doit être inférieur ou égal à 1


C'est important que la matrice des coefficients modaux de CROSS soit symétrique et que tous
les termes soient positifs

95
Chapitre V Diagnostic et analyse

Sélection des modes utiles :


Après l’étape de recherche des modes, on dispose d’un certain nombre de modes propres de la
structure, mais en pratique, seule une partie de ces modes va apporter une contribution
significative à la réponse de la structure.
Pour un bâtiment courant, seul les deux ou les trois premières réponses ont une influence
significative sur la réponse vis-à-vis d’une direction donnée du séisme et parmi eux le premier
mode appelé mode fondamental qui est largement prépondérant.
En aucun cas, donc le nombre de modes retenus ne doit être inférieur à 3.
À ce titre et afin d'éviter de négliger un mode important, on doit se servir d'un des critères de
sélection des modes. Le critère le plus généralement pratiqué est celui des masses modales
effectives de telle sorte qu’une obtention d’une somme de masses modales d’au moins 90%
de la masse totale représente une vérification efficace.
Les résultats obtenus sont récapitulés dans le tableau suivant :
∑ ∑
MODES PERIODE α i x (%) αi y (%) CUMULEE CUMULEE
Sens x Sens y
1 0.25379 85.07 0.022 85,07 0,022

2 0.22684 0.028 86.398 85,098 86,42

3 0.14178 0.336 0.079 85,434 86,499

4 0.13671 0.0045 0.062 85,439 86,561

5 0.12258 0.023 0.006 85,462 86,567

6 0.11680 0.012 0.106 85,474 86,673

i) La somme des masses modales effectives est supérieure à 90 % de la masse totale de la


structure (RPA99 v 2003, Art 4.3.4). Condition non vérifiée

ii) Dans le cas où les conditions décrites ci-dessus ne peuvent pas être satisfaites à cause de
l’influence importante des modes de torsion, le nombre minimal de modes (K) à retenir doit
être tel que :
K 3 √2 et TK 0.20 sec (4-14)

K 4.24 on prend K=6

96
Chapitre V Diagnostic et analyse

Les figures (V.8 jusqu’ à V.13) représentent les déformées modales correspondant aux six (06)
modes de vibrations.

Mode 01

α i x (%) = 56.928 % T = 1.11239 s αi y (%) = 0.027 %

Mode 02

α i x (%) = 20.659 T = 0.7474 s αi y (%) = 0.97


% %

97
Chapitre V Diagnostic et analyse

Mode 03

αi x (%) = 0.005 % T = 0.6295 s αi y (%) = 82.000 %

Mode 04

α i x (%) = 12.788 T = 0.4226 s αi y (%) = 0.98


% %

98
Chapitre V Diagnostic et analyse

Mode 05

αi x (%) = 0.090 % T = 0.2812 s αi y (%) = 0.009 %

Mode 06

αi x (%) = 0.1796 % T = 0.2315 s αi y (%) = 10.053 %

99
Chapitre V Diagnostic et analyse

V.4.4. Vérifications spécifiques pour l’ensemble de la structure :


a) Vérification de la période :
Selon l’article 4.2.4 du RPA 99 (version 2003).
Pour maintenir à la vérification delà période par rapport à leur valeur empirique avec la
condition : TN < 1.3.Te
Où TN est la Période numérique (obtenue par ROBOBAT).
Te : Période empirique
Il faut d’abord l’estimer par la formule suivante:
Te = CT (hN) 3/4
Te = 0.23 s
TN = 0.25379 s 1.3x0.23= 0.299 donc TN < 1.3.Te condition vérifiée.

V.4.5. Résultante des forces sismiques a la base vt : (art. 4.3.6 RPA 99)
Suite à l’application du spectre de calcul dans les deux sens de la structure, les résultats sont
comme suit :
Effort sismique dans le sens X, Fx = 1005.53 KN
Effort sismique dans le sens Y, Fy = 1005.53 KN
La résultante des forces à la base F obtenue par combinaison des valeurs modales ne doit pas
être inférieure à 80 % de la résultante des forces sismiques déterminée par la méthode statique
équivalente V. (RPA99, Art. 4.3.6). Condition non vérifiée.

V (KN) 0,8 V (KN) Fx (KN) Fy (KN) 0.8 V < Fx 0.8 V < Fy

1614.52 1291.16 1005.53 1005.53 Non Non

TabV.11 : Résultante des forces sismiques à la base

La résultante des efforts sismiques à la base n'est pas vérifiée pour les deux sens
F < 0.8 V, il faudra augmenter tous les paramètres de la réponse (forces, déplacement
moments, …) dans le rapport 0.8V/F. (RPA99 v2003, Art. 4.3.6)

V.4.6. Vérification des déplacements :


Les déplacements relatifs latéraux d’un étage par rapport aux étages qui lui sont adjacents, et
tels que calculés selon le paragraphe 4.4.3 (RPA 99 v 2003), ne doivent pas dépasser
1.0 % de la hauteur de l’étage. (RPA99 v2003, Art. 5.10).
Le déplacement horizontal à chaque niveau "k" est calculé comme suit : k = R ek
ek : déplacement dû aux forces sismiques Fi (y compris l’effet de torsion)
R : coefficient de comportement
Le déplacement relatif au niveau "k" par rapport au niveau "k-1" est égal à :
k = k - k-1

100
Chapitre V Diagnostic et analyse

Les résultats de calcule sont présentée dans le tableau suivant :


 Sens longitudinal

niveau ek (m) k (m) k (m) 1% Hj Vérification

RDC 0.0084 0.0021 0.0021 0.036 oui

1er 0.0174 0.0435 0.0414 0.036 non

 Sens transversal

niveau ek (m) k (m) k (m) 1% Hj Vérification

RDC 0.0076 0.0019 0.0019 0.036 Oui

1er 0.0139 0.03475 0.0349 0.036 Oui

V.4.7. Justification de l’effet P- :


L’excentricité des charges verticales résultant des déplacements relatifs des étages provoque
dans les murs et les poteaux des efforts axiaux additionnels, ce phénomène est appelé « effet
P- ».

Les effets P- peuvent être négligés dans le cas au la condition suivante est satisfaite à tous
les niveaux :  = Pk  k / Vk hk  0.10
Pk : poids total de la structure et des charges d’exploitation associées au-dessus du
niveau k, 

Pk   W
n
Gi    W qi 
i k
Vk : effort tranchant d’étage au niveau "k" : n
V k   Fi
i k

k : déplacement relatif du niveau k par rapport au niveau k-1.


hk : hauteur de l’étage k.

101
Chapitre V Diagnostic et analyse

L’effet P-δ: au niveau des éléments. La figure b- schématise cet effet.

Figure V.15 : L’effet P-δ


Les résultats sont présentés dans les tableaux suivants :

 Sens longitudinal
niveau k (m) Vx (KN) M (t) g W(KN) Pk (KN) h(m) 

RDC 0.0021 1005.53 690.4 9.81 6772.824 13545.648 3.6 0.0078

1er 0.0414 938.44 275.22 9.81 2699.91 2699.91 3.6 0.033

 Sens transversal
niveau k (m) Vy (KN) M (t) g W(KN) Pk (KN) h(m) 

RDC 0.0019 1005.53 690.4 9.81 6772.824 13545.648 3.6 0.0078

1er 0.0349 938.44 275.22 9.81 2699.91 2699.91 3.6 0.0033

Remarque

D’après les résultats donnés dans les tableaux ci-dessus, nous pouvons conclure que l’effet P-
 peut être négligé dans les calculs ( < 0.10) dans les deux sens transversal et longitudinal.

V.4.8. Vérification de la poutre (IPE240) :


 Les caractéristique de profilée IPE240 :

DESIGNA Poids Section Dimension Caractéristique


TION
abrégée
G A h b a Ix Iy Wy Wz ix iy
Kg/m cm2 mm mm mm cm4 cm4 cm3 cm3 cm cm

RDC 30.7 39.1 240 9.8 6.2 3892 284 324 47.3 9.97 2.69

 Les poutres IPE240 :


102
Chapitre V Diagnostic et analyse

 Vérification à la flexion :
M sd M pl. rd
M pl,rd =Mplrd.fy/Gm0 d’où Wpl,y=Mplrd.Gm0/ fy

Ms,d = 63.43 KN.m

γ =1.1m Mplrd.Gm0/ fy = 1.1x69.48x103/285 = 293.9 cm3

Wpl.y = 367 cm3

M pl.rd = ( 8 6 7 . 2 8 5 / 1 . 1 ) 1 0
-3
= 78.40 KN.m.
63.43 78.40 (vérifiée) Donc le profilé est admis

 Vérification au cisaillement
Ay.Fy
V pl.rd = avec Av = A -2 b. tf + (tw + 2r) tf
Gm0√8
Av = 3910 -2 x120 x 9.8 + (6.2+2x15) x 9.8 = 19.12 cm2

V pl.rd =236 KN

La vérification de à l’effort tranchant est satisfaite car

Vsd Vpl.rd

93.18 KN 236 KN

D’après l’article 5.4.8 EC3 l’influence de l’effort tranchant est ignorée si celui-ci
n’excède pas 50% de la résistance plastique de la section au cisaillement.
VSd/VPL = 0.39<0.50.
 Vérification au déversement

Wpl.y = 367 cm3. 0.5

β౭ WPLY.FY
=
M cr

M cr =115.85 KN.m donné par logiciel SAP 2000


βw =1 pour une section de classe 1 ou2

λLT =0.27 < 0.4 il n’y a pas un risque de diversement.

V.4.9. Vérification des poteaux :


Caractéristiques de l’HEA 240 :

103
Chapitre V Diagnostic et analyse

caractéristique A Wply Wplz Iy Iz iy Iz Classe


profile (cm²) (cm²) (cm²) (cm4) (cm4) (cm) (cm) 01

HEA 240 76,8 745 352 7763 2769 6.00 10.1

fy =235 N/mm2 = 23.5 KN/cm2


Z
Chargement ou sollicitations
Nsd =519.33 KN
G+Q+1.2Ey  Msd =39.20 KN.m Y

Npl=A ×fy = 76.8× 23.5 =1804.8 KN


Mply = Wply× fy =745 × 23,5= 175.07KN.m
Aw
a= min (0.5 , A
) = 0.25

Aw= A-2b tf
Mnyrd = 142.5 KN.M
Donc Msd MN y,rd
a) Flambement sous compression simple :

Facteur de distribution 1
K1

K11 K12

K
c
Facteur de distribution 2

- Plan portique (inertie Iyy)

N1 = k0+k1/k0+k1+k11+k12 = k11=k12 =1.51/L (rayon de giration).

K11 =k12 =0.58

N2 = 1 encastement

Lky= 0.707 x 3.60 = 2.54 m.

Lky : Longueur de flambement


Ly= π [E / fy] 0.5 = 93.90
Nsd<Ba.A.Fy/Gm0 donc 519.33< 1607.90 KN.
Flambement par flexion
Xmin = 0.92
X= Xz = 193.25 KN. X : coefficient de réduction de flambement.
104
Chapitre V Diagnostic et analyse

Mcr = 193.25 KN.m


Lt = 0.94 > 0.40 donc XଵLt=0.83. ǡ ଵ

Remarque

Ces vérifications concernent les éléments du RDC ou les efforts à prendre en charge sont les plus
défavorables.

105
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

V.5 Modélisation de la structure de la première 1ere cas :


a. La méthode dynamique modale spectrale :
Zone : IIa
Usage : 1B
Assise : S3
Coefficient de qualité : 1.100
Coefficient de comportement : 3.500
Amortissement : x= 7.00 %
Paramčtres du spectre:
Correction de l'amortissement : = [7/(2+)]0,5 = 0.882
A = 0.200
T1 = 0.150 T2 = 0.500
Nombre de modes :6
Nombre d'itérations : 40
Amortissement : 0.070
A ccélération(m /s^2)
3.0

2.0

1.0

P ér iode ( s)
0.0 0.0 1.0 2.0 3.0

Figure V.15 : Spectre calcul avec RPA99 version 2003 Dir. - masses_X
A ccélération(m /s^2)
3.0

2.0

1.0

P ér iode ( s)
0.0 0.0 1.0 2.0 3.0

Figure V.16 : Spectre de calcul avec RPA99 version 2003 Dir. - masses_Y

109
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation
A ccélération(m /s^2)
3.0

2.0

1.0

P ér iode ( s)
0.0 0.0 1.0 2.0 3.0

Figure V.17 : Spectre de calcul avec RPA99 version 2003 Dir. - masses_Z
Sélection des modes utiles
:
Période [sec]

Tot.mas.UX

Tot.mas.UY

Tot.mas.UZ
Modale UX

Modale UY

Modale UZ
Fréquence
Cas/Mode

Cumulées

Cumulées

Cumulées
UX [%]

UY [%]

UZ [%]
Masses

Masses

Masses

Masse

Masse

Masse
[Hz]

[kg]

[kg]

[kg]
[%]

[%]

[%]
1 1,56 0,64 0,00 47,27 0,00 0,00 47,27 0,00 379805,92 379805,92 379805,92
2 1,99 0,50 0,04 47,56 0,00 0,04 0,30 0,00 379805,92 379805,92 379805,92
3 2,40 0,42 0,30 48,26 0,00 0,26 0,70 0,00 379805,92 379805,92 379805,92
4 2,48 0,40 47,33 48,26 0,01 47,03 0,00 0,01 379805,92 379805,92 379805,92
5 2,83 0,35 47,36 48,27 0,02 0,03 0,00 0,01 379805,92 379805,92 379805,92
6 3,30 0,30 47,42 49,51 0,02 0,05 1,25 0,00 379805,92 379805,92 379805,92
- L’excentricité accidentelle :
Etage Nom Masse G (x,y,z) [m] R (x,y,z) [m] Ix Iy Iz ex0 ey0 ex2 ey2
[kg] [kgm2] [kgm2] [kgm2] [m] [m] [m] [m]

1 Etage 1 192250 11,89 12,0 4 12,31.13,31 2 7954290 10789276 18743566 0,43 1,31 1,23 1,11

2 Etage 2 105131 13,95 8,35 8 12,45 8,67 7,3 2845992 4465742 7311734 1,50 0,33 0,87 0,81
3 Etage 3 82424,21 13,94 9,94 12 12,45 8,67 11 1730555 2561344 4291900 1,49 1,26 0,87 0,81

Tab V.12 : l’excentricité


d’étage

V.5.1 Vérification de la période :


Selon l’article 4.2.4 du RPA 99 (version 2003).
Pour maintenir à la vérification delà période par rapport à leur valeur empirique avec la
condition : TN < 1.3.Te
Où TN est la Période numérique (obtenue par ROBOT BAT).
Te : Période empirique
Il faut d’abord l’estimer par la formule suivante:
Te = CT (hN) ¾ Te = 0.32 s
TN = 0.064 s 1.3x0.32= 0.0.42 donc TN < 1.3.Te condition non vérifiée
V.5.2. Résultante des forces sismiques a la base vt : (art. 4.3.6 RPA 99)
Suite à l’application du spectre de calcul dans les deux sens de la structure, les résultats sont
comme suit :
Effort sismique dans le sens X, Fx = 350.12 KN

110
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation
Effort sismique dans le sens Y, Fy = 340.81 KN
La résultante des forces à la base F obtenue par combinaison des valeurs modales ne doit pas
être inférieure à 80 % de la résultante des forces sismiques déterminée par la méthode
statique équivalente V. (RPA99, Art. 4.3.6). Condition non vérifiée.

V (KN) 0,8 V (KN) Fx (KN) Fy (KN) 0.8 V < Fx 0.8 V < Fy


TabV.13 : Résultante des forces sismiques à la
984.25 787.4 350.12base 340.81 Non Non

V.5.3. Vérification des déplacements :


MAX UY [cm]

MIN UX [cm]

MIN UY [cm]
MAX UX

Verification
dr UX [cm]

dr UY [cm]
[cm]

1% Hj
Etage 1 0,0 0,3 0,0 0,3 0,0 0,0 0.0001 oui

Etage 2 0,0 1,2 0,0 1,2 0,0 0,0 0.0051 oui


Etage 3 0,0 2,2 0,0 1,4 0,0 0,8 0.0078 oui

Tab V.14 : déplacements


V.5.4 Justification de l’effet P- :
L’effet P- peut être négligé dans les calculs (< 0.10) dans les deux sens transversal et
longitudinal.

Figur
e
V.18 :

mode 01

Figure V.19 : mode 02

Figure V.20 : mode 03

111
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.1. Synthèses et réflexions sur l’analyse :

La réhabilitation des structures existantes pose un problème très complexe, ainsi on se


trouve dans le cas de deux approches extrêmes qui d’un coté ceux qui considèrent que le
problème de réhabilitation d’une structure existante peut être résolu par une analyse
sophistiquée en utilisant des moyens de calcul adéquats tel un ouvrage à projeter (ouvrage
neuf), et d’un autre coté ceux qui considèrent que le renforcement d’une structure
existante relève de l’art, de l’intuition et de l’expérience de l’ingénieur.
Les deux approches se rejoignent sur un seul point qui est la bonne connaissance des
critères d’une bonne conception parasismique, qui est insuffisante car l’ingénieur est
limité par les conditions du code.
A partir des résultats de la vérification des éléments structuraux que nous avons entamés
dans le chapitre précédent, nous avons noté des insuffisances au niveau de la rigidité de
l’ensemble éléments de la structure de ce fait, nous pouvons affirmer que ce bâtiment est
vulnérable. Afin d’améliorer le comportement du bâtiment vis à vis du séisme et la
vétusté, il a été procédé au réhabilitation de la structure par le planning des taches à
entreprendre suivant :
- état des lieux de la structure existent.
- aménagement de la future structure avec leur renforcement.
- intervention les murs porteurs de la structure et les semelles des fondations.
- intervention sur les planchers.
-chemisage en B.A des poteaux.
- stabilisation des murs porteurs.

112
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.2. Techniques de réhabilitation de la premier 1ereet la deuxième 2eme cas.


Après avoir passé en revue les désordres importants observés nous avons exposons
dans ce chapitre les étape techniques de réhabilitation de cette structures :
4.2.1. Intervention sur les semelles et longrines porteurs de la structure de la 1ere cas :
Cette technique consiste à chemisage des semelles des fondations (éléments travaillant en
flexion) et gainage des longrines (éléments travaillant en compression traction).

Figure VI.1 pose de ferraillage longrine Figure VI.2 pose ferraillage sous mur
A porteuses

Figure VI.4 décoffrage des longrine


Figure VI.3 coffrage des longrines

Figure VI.5 chemisage des semelles Figure VI.6 gros béton sous semelle

113
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.2.2. Intervention sur les murs porteurs de la structure (pour la 1ere cas) :
Cette technique consiste à renforcé la rigidité des murs et à accroître la résistance des
ouvertures (éléments travaillant en compression).

Figure VI.7 décoffrage libage sous mur Figure VI.8 décapage sous semelles

Figure VI.9 coffrage sous murs porteuses Figure VI.10 coulage des longrines et
a libage sous murs

a) Eliminer la végétation sur un mur :


- Dans un premier temps, on procède à un sciage du tronc à la base, proche du niveau du sol.
Coupée de son « cordon ombilical » vital, la plante meurt et se détache.
- La racine de la plante coupée est ensuite traitée afin de la tuer. Elle peut être injectée à la
seringue dans le tronc, avec un désherbant ou équivalent ou percée en biais vertical jusqu’en
son centre avec une perceuse ou un poinçon, reproduit étant versé dans le trou. Ce produit
détruit en profondeur les racines qui ont pénétré dans la maçonnerie.

114
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

b) Renforcer un mur par injection du coulis (pour le 1ere et 2ieme cas) :


La consolidation des maçonneries par l’injection de coulis consiste à Nettoyer les joints
et les regarnir avec un mortier à base de ciment dosé. La granulométrie peut varier en
fonction de la largeur des joints. Le mortier sera plus dosé en liant pour les joints minces,
qui sont moins sujets au retrait. Après humidification, on injecte la maçonnerie avec un
coulis à grande fluidité

1. Nettoyages des joints 2. Humidification l’eau

3. Injection du colis par partie

Figure VI.11 : Renforcement un mur par injection du coulis

115
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

c) Traitement des fissures (pour le 1ere et 2ieme cas) :


Les fissures stables de formes diverse et variées, ces fissures qui ne sont plus évolutives
peuvent être soit traiter par injection de résines époxydes ou acryliques à l’aide
d’aiguilles d’injection, ou également être réparées avec un joint de mastic au pistolet pour
les petites fissures.

Piochon
Enduit
fissure
Ciseau ou burin

1. Décroûtage de la zone fissurée 1. Dégagement et Nettoyage des joints

Eau

4. Humidification 5. Rebouchage du creux de la Fissure

Figure VI.12 : Traitement des fissures

Injection de coulis

116
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

Programme de traitement
des fissures

Ouverture inférieure à 0.2 mm: colmatage par injection de :

- Polyester à faible retrait ou époxyde très fluide sans solvant,

- Liant acrylamide.

Ouverture comprise entre 0.2 et 0.6 mm: colmatage par injection de :

- Liant époxyde fluide sans solvant,

- Liant acrylamide.

Ouverture comprise entre 0.6 et 3mm: colmatage par injection de :

- Liant époxyde pur ou chargé sans solvant,

- Liant acrylamide

Ouverture supérieure ou égale à 3mm: colmatage par injection de:

- Liant époxyde pur ou chargé sans solvant,

- Coulis de ciment à retrait compensé,

- Coulis de ciment portland additionné d'époxyde.

Tableau VI.1. Cheminement à suivre


pour traiter des fissures.

117
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

d) Traitement des arcs et linteaux (pour le 1ere et 2ieme cas):


Renforcement avec utilisation des enduits de renfort à base de mortier armé.
Cette technique consiste à augmenter la section du mur endommagé ou sous-dimensionné
en incorporant aux parements des épaisseurs de matériau –mortier – après la pose de
treillis métalliques, solidarisés entre eux dans le mur. La mise en œuvre du matériau de
renfort peut se faire en disposant des coffrages parallèles aux parements et en y coulant
ensuite la préparation, ou bien par simple projection sur les parements avec le treillis déjà
en place ou encore par gunitage en choisissant la procédure selon l’épaisseur requise et le
supplément de résistance attendu du renfort. Cette qualité la rend tout spécialement
appropriée pour renforcer des bâtiments quelles mouvements sismiques auront abîmés, en
augmentant la rigidité des parties du bâtiment qui l’exigent et, au besoin, celle de
l’ensemble du bâti.

Figure VI.13 : Traitement des arcs et linteaux [4]

e) Rejointoiements :
C’est de restitue la résistance initiale avec rejointoiement les joints de mortier les parties
détériorées par l’érosion ou par les racines de plantes qui ont poussé entre les pierres.

Figure VI.14 : Rejointoiements

118
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

f) Réparation des enduits sur murs en maçonnerie :


Ce dommage n’affectant pas la tenue structurelle de l’ouvrage, mais portant atteinte à
l’esthétique, nous avons préconisé ce qui suit :
1) Enlèvement de toute la partie endommagée de l’enduit jusqu'à atteindre la partie saine.
2) Procéder à la mise en place d’un enduit classique.

VI.2.3. Drainage (pour le 1ere et 2ieme cas) :

1 s'agit de canalisations enterrées soit en poterie, en béton de ciment, en fibrociment ou en


plastique perforé du côté supérieur, elles permettent de recueillir les eaux et de les évacuer
hors du périmètre à aménager.
L'évacuation des eaux captées par les drains est assurée par des canalisations qui collectent
successivement chaque file de drain, conduisent les eaux en dehors du terrain à assainir

mur en maçonnerie de pierre


zone détériore
croute noire

1. barrière étanche
2. produit imperméabilisant
3. entonnoir

4. évaporation de l’eau
5. gros et moyens cailloux
6. drain en pvc 10’’

Figure VI.15 : Drainage

VI.2.4. Interventions sur les planchers :


Pour les planchers on enlève les enduits

Utilise des enduits de renfort à base de béton armé Commençons par la pose de treillis
métalliques et on la fixe avec les planchers, en suite appliquer par projection un micro béton
richement dosé par couches successives jusqu’à atteindre une épaisseur de 8cm minimum.

119
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.2.5. Interventions sur les poteaux pour la 1ere cas :

Dans notre cas nous avons des poteaux en béton arme de section 25x50 et 30x30 et 25x30
nous conduit a proposé d’enlever les enduits endommagé et le remplacé par la technique de
chemisage en béton armés.

Figure VI.16 coulage voile Figure VI.17choumisage


a des semelles et gainage des poteaux

Figure VI.18 ferraillage voile Figure VI.19 coffrage ferraillage des


a murs de renfores

Figure VI.20 ferraillage des murs de


renfore

117
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation
VI.2.6. Etanchéité (pour le 1ere et 2ieme cas) :

Réfection totale du complexe d’étanchéité des terrasses,


 Remettre en état les gaines techniques.
 Reprendre toutes les conduites et les descentes d’eaux pluviales et usées.
 Réparer les revêtements des terrasses, ainsi que les avaloirs et gargouilles.

Collage au bitume chaud Soudage au chalumeau Eliminé les bulles d’air


Figure VI.21 : Réfection d’étanchéité
VI.2.7. Intervention sur la menuiserie (pour la 2ieme cas):

Installe des nouveaux ports.

Pour les fenêtres on doit les réparé commençons par Le remplacement des éléments
disparus est essentiel pour remettre les éléments de menuiseries dans leur état d'origine.

en suite amélioration de l’étanchéité des menuiseries à l’air et a l’eau avec l’utilisation


des oints « sur ouvrants » ou « sur dormants » qui améliorent considérablement
l’étanchéité à l’air des menuiseries, et le changement des vitres cassée,

118
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.2.8. Intervention sur les murs porteurs de la structure (pour la 1ere cas) :
Cette technique consiste à renforcé la rigidité des murs et à accroître la résistance des
ouvertures (éléments travaillant en compression) :
a) Eliminer la végétation sur un mur :
- Dans un premier temps, on procède à un sciage du tronc à la base, proche du niveau du sol.
Coupée de son « cordon ombilical » vital, la plante meurt et se détache.
- La racine de la plante coupée est ensuite traitée afin de la tuer. Elle peut être injectée à la
seringue dans le tronc, avec un désherbant ou équivalent ou percée en biais vertical jusqu’en
son centre avec une perceuse ou un poinçon, reproduit étant versé dans le trou. Ce produit
détruit en profondeur les racines qui ont pénétré dans la maçonnerie.

végétation profonde végétation superficielle

percer le tronc coupe dans Pulvérisation par un


lequel sera verse un produit herbicide
désherbant
couper le tronc a la base
Figure VI.22 : Elimination de la végétation sur un mur

119
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

f) Réparation des enduits sur murs en maçonnerie (pour 1ere et 2ieme cas) :
Ce dommage n’affectant pas la tenue structurelle de l’ouvrage, mais portant atteinte à
l’esthétique, nous avons préconisé ce qui suit :
1) Enlèvement de toute la partie endommagée de l’enduit jusqu'à atteindre la partie saine.
2) Procéder à la mise en place d’un enduit classique.
VI.2.9. Interventions sur les planchers pour (1ere cas) :

Pour les planchers du RDC, la solution est tombée sur l’ajout d’éléments métallique parallèle
aux poutrelles et qui vont collaborer à l’absorption des efforts jouant sur les poutrelles.

L’humidité combinée à certaines conditions climatiques favorise la croissance des micro-


organismes au niveau du bois, générant la pourriture de ce dernier. Cette pourriture se
caractérise pour le bois par la perte de sa masse et de sa résistance.
Pour la réparation, il faut procéder à l’élimination de la cause de l’altération du bois.
1. Assurer l’évacuation des eaux loin du bois, en supprimant ainsi une des causes majeures du
développement de ces parasites.
2. séché le bois humides
3. Traiter le bois par la pulvérisation dans les trous des insectes des produits insecticides et
fongicides.
4. Traiter ensuite toute la surface du bois au créosote, au chlorure de zinc ou au sulfate de
cuivre, afin d’améliorer sa résistance aux attaques des insectes et des champignons.
5. ajout d’éléments métalliques aux planches ;

Figure VI.23: Ajout d’éléments métallique

Pour les autres planchers on enlève les enduits


Utilise des enduits de renfort à base de béton armé Commençons par la pose de treillis
métalliques et on la fixe avec les planchers, en suite appliquer par projection un micro béton
richement dosé par couches successives jusqu’à atteindre une épaisseur de 8cm minimum.

120
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

Figure VI.24 : enduits de renfort (treillis métalliques)

VI.2.10. Interventions sur les poteaux (un seul poteau du 1ere cas):

Dans notre cas nous avons deux poteaux en profilés métallique de type HEA 240,
couverte béton qui rende le poteau circulaire, la présence des fissures verticale sur ces
poteaux nous conduit a proposé d’enlever les enduits endommagé et le remplacé par la
technique de chemisage en béton armés.

Figure VI.25 : chemisage

121
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.3.11. Sanitaire (pour la 1ere cas):

Pour les sanitaire la recommandation et de rénové toute les accessoires avec


implantation des gaine de ventilation.

Figure VI.26 : Les sanitaires

VI.3.12. Cage d’escalier (pour la 2ieme cas):

Toiture :

Réinstallation des pièces de la toiture enlevée et changement des vitres cassées, à


l’intérieure on doit sécher et nettoyer le bois humides et le repeindre.

Figure VI.27 : réparation de la toiture

122
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

Escalier :

Pour les escaliers le choix et tombé sur le remplacement avec de nouveau escalier on garde
les mêmes dimensions et le garde de corps

Figure VI.28 : changement des escaliers

123
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.3.13. Intervention sur la menuiserie :

Les porte d’entré son en bonne état sauf il faut les repeindre et refaire les serrures et les
vachettes, pour les ports de l’intérieure en doit installes des nouveaux ports.

Pour les fenêtres on doit les réparé commençons par Le remplacement des éléments disparus
est essentiel pour remettre les éléments de menuiseries dans leur état d'origine.

en suite amélioration de l’étanchéité des menuiseries à l’air et a l’eau avec l’utilisation des
joints « sur ouvrants » ou « sur dormants » qui améliorent considérablement l’étanchéité à
l’air des menuiseries, et le changement des vitres cassée,

EVACUATION DES EAUX

Figure VI.29: travaux de menuiserie

124
Chapitre VI Travaux et technique de réhabilitation

VI.3.14. Faux plafond :

On utilise des faux plafonds en plaques de plâtre

Pose de l'ossature métallique fixée sur Pose de plaques du plâtre


le
plafond existant
Figure VI.30: faux plafond

VI.3.15. Revêtements de sol (pour le 1ere et 2ieme cas):

Le choix de revêtements et tombée sur Carreaux de céramique à cause de leur


disponibilité sur le marché algérien et le savoir faire

La chape Mortier de pose


Figure VI.31 : revêtement de sol

Pose scellée

1- La chape.
La chape est réalisée au mortier maigre : mélange chaux/ciment et sable naturel lavé
(granulométrie 0,2/0,4). Une fois la forme réalisée, nous commençons la mise en place.

125
2- L'adhérence.
Pour sceller le carreau sur la chape, on doit réaliser un poudrage de chaux sur la
chape

VI.3.16. Peinture

Application de peinture : la dernière étape d’une opération de réhabilitation consiste à


rénover la peinture

L’application de chaque couche de peinture doit permettre d’obtenir un feuil


d’épaisseur uniforme: on doit appliquer chaque couche en autant dépasses croisées que
nécessaire.

 Tout défaut doit être corrigé avant l’application de la couche suivante.

 Entre chaque couche, on doit respecter le délai de séchage « sec pour recouvrir

Figure VI.32 : Application de peinture


CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale

Arrivant à la fin de ce modeste travail, qui nous a donné une occasion pour appliquer et
approfondir toutes nos connaissances acquises durant le cursus de formation.

Cette expérience nous a permis aussi de mieux comprendre le domaine de la


réhabilitation des bâtiments qui nous a permis d’un coté de connaitre les différentes
techniques et d’un autre coté logiciel de calcul ainsi que la réglementation régissant les
principes de réhabilitation et de calcul des ouvrages dans ce domaine, et développée les
idées à partir de la lecture des déférentes références bibliographiques et surtout grâce au
côtoiement d’ingénieurs et de chercheurs dans le domaine de génie civil.

Notre étude a mis en évidence les conséquences d'une mauvaise maintenance du bâti
existant sur les désordres relevés dans la structure, la solution proposée consiste, d'une
part, à réparer les éléments endommagés, et d'autre part, à renforcer l'ouvrage par
l'introduction des nouveaux éléments.

Il faut noter que l'opération de renforcement ou de réparation n'est efficace que si


l'adhérence entre les nouveaux et les anciens éléments est convenablement réalisée, ainsi
que les dispositions constructives faisant partie d'un ensemble de règles de
dimensionnement.
L'application de la stratégie de renforcement provenant d'une philosophie de travail, ses
moyens définis selon deux aspects principaux :

Aspect sécuritaire : la solution a eu comme but d'assurer un niveau de sécurité adéquat


aux nouvelles sollicitations générées par l'action sismique définie selon le règlement
adopté (RPA99-V. 2003),

Aspect économique : qui s'impose comme un critère majeur pour la détermination de la


solution envisagée et par la suite du niveau de service à atteindre.

Mais cela n'exclut pas d'avoir d'autres possibilités de résoudre ce problème, en se référant
toujours à la même approche : solution sécuritaire et économique
Cette étude nous a permis d'approfondir nos connaissances dans le domaine des
expertises et du renforcement et de les mettre en application par l'étude d'un cas réel.
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