Mâts de forage : types et caractéristiques
Mâts de forage : types et caractéristiques
Module
F1
mai 2006
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TABLE DE MATIERES
Mats de forage………………………………………………………………………………………………………….3
Treuil de forage……………………………………………………………………………………………….……….9
Mouflage………………………………………………………………………………………………………………….18
Câble de forage……………………………………………………………………………………………………….21
Puissance installée………………………………………………………………………………………………….27
Garniture de forage………………………………………………………………………………………………..38
Equipement d’entraînement de la garniture de forage ………………………….……………55
Matériel de manœuvre………………………………………………………………… ……………………….66
Outils de forage………………………………………………………………………………………………………73
Tubage…………………………………………………………………………………………………………………….83
Cimentation…………………………………………………………………………………………………………….92
Tête de puits………………………………………………………………………………………………………….108
Equipements de pompage…………………………………………………………………………………….114
Circuit haute pression……………………………………………………………………………………………130
Obturateurs……………………………………………………………………………………………………………134
Fluides de forage……………………………………………………………………………………………………142
Appareils de mesures sur la boue……………………………..………………………………………….163
Circuit boue basse pression……………………………………………………………………………………176
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MATS DE FORAGE
Le mât de forage [mast] (figure 1) sert aux manœuvres des garnitures de forage ou des
tubages. Il a remplacé la tour [derrick] grâce à la rapidité de son montage et
démontage. Il peut être du type qui ne se démonte pas pour le déménagement
[moving], ou de celui qui se démonte en un petit nombre d'éléments. Il est dressé tout
monté sur la plate-forme de forage.
Il est composé de deux montants reliés par des entretoises et des croisillons qui
reposent sur une substructure.
Une plate – forme (figure 2) installée au sommet, comportant des traverses de forte
capacité, supporte le moufle fixe [crown block].
Figure 1 : Figure 2 :
Mât de forage Plateforme du moufle fixe
Une passerelle d'accrochage [monkey board] (figure 3) est installée à une hauteur de 26
mètres du plancher [rig floor] pour permettre l'accrochage des longueurs de tiges
[stands]. Elle est accrochée au mât par deux attaches, repose sur deux jambes de force,
et est maintenue en haut par deux câbles. Elle comprend deux rangées pour le stockage
des tiges [drill pipes] et masse – tiges [drill collars] de part et d’autre d’une partie
rabattable réservée à l’accrocheur [derrick man]. Les rangées de stockage sont divisées
en plusieurs autres rangées séparées par des traverses munies chacune d’un dispositif
de sécurité pour empêcher les tiges d’en sortir.
La longueur maximale d'une longueur de tiges à stocker dans le mât ne doit pas
dépasser 30 mètres, sinon les tiges risquent de se déformer de façon permanente.
A environ 9 mètres du plancher est montée une passerelle de tubages (figure 4) qui
permet le guidage de ces derniers lors de leur vissage. La hauteur de cette passerelle est
ajustable entre 6 et 12 mètres à l’aide d’un treuil à air.
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Figure 3 : Figure 4 :
Passerelle d’accrochage Passerelle de tubage
Plan incliné
Walk-way
Traîteaux
Tiges
Figure 5
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traverses. La face avant est ouverte. Les pieds de ces poutres pivotent autour
d’un axe fixé sur la substructure. La partie inférieure arrière des poutres repose
sur la chèvre tandis que la partie avant comporte les gerbiers pour supporter les
longueurs de tiges stockées. Le montage du mât se fait complètement au sol,
puis il est ripé sur des glissières inclinées jusqu’à ce que ses pieds atteignent les
axes sur les substructures. La chèvre est mise en place, et on dresse le mât grâce
au treuil, au mouflage et à une élingue qui passe sur la chèvre et est attachée sur
la face arrière du mât.
1.2. Les mâts fermés ou ouverts ayant une chèvre utilisée uniquement au levage du
mât et ne participe pas ensuite à la résistance de l'ensemble (type EMSCO). Ces
mâts comprennent deux poutres minces composées d’éléments en treillis soudés,
réunis entre eux par des broches goupillées. Ces poutres sont réunies par des
traverses à l’arrière et même à l ’avant pour les mâts de grande capacité. Chaque
poutre est terminée par deux pieds, dont celui arrière est monté sur un axe pour
permettre à la poutre de pivoter. Le calage des pieds sert à régler la verticalité du
mât. Le mât, après être totalement monté au sol, est dressé directement à l ’aide
d’une élingue et du mouflage, sans qu’il arrive au niveau de la substructure.
1.3. Les mâts ouverts reposant sur des jambes de force longues de 12 mètres qui
servent au levage du mât et participent à la résistance de l'ensemble (type
IDECO). Ces mâts sont constitués de deux poutres à section rectangulaire, en
treillis, reliées par deux articulations au niveau du moufle fixe, et des croisillons
amovibles à la partie supérieure. Sur une dizaine de mètres du moufle fixe, ces
poutres ne sont entretoisées que sur trois faces, augmentant ainsi l ’espace
disponible en laissant libre la face intérieure. Les éléments du mâts, entre 3 et 5,
sont réunis par des broches goupillées. Chaque poutre repose et pivote sur un
axe solidaire du plancher. Le mât est maintenu en position verticale par des
jambes de force qui prennent appui, d’un côté, sur des axes situés à l’avant et en
bas de la substructure, et de l ’autre, sur le mât à une dizaine de mètres du
plancher. Les paliers des axes de l’extrémité basse sont fixes mais permettent un
léger mouvement latéral, tandis qu’à l’autre extrémité, ils peuvent se déplacer
sur des glissières aménagées dans les poutres.
Le mât, après son montage au sol, est dressé grâce au mouflage et à une élingue
fixée au crochet. On commence par amener les pieds du mât au niveau de leurs
axes sur le plancher, le palier de l ’extrémité haute des jambes de force étant en
position haute des glissières. Le mât est ensuite mis en position horizontale, puis il
est soulevé. L ’extrémité supérieure des jambes de force glisse dans les glissières
et arrive, lorsque le mât est en position verticale, à la partie inférieure. Elle est
alors bloquée par un système d’enclenchement automatique secondé par un
dispositif de sécurité.
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Figure 6 :
Mât haubané
Les haubans, au nombre de 8 ou 12, sont inclinés de 45° et sont placés dans les plans
diagonaux du mât. Ils sont reliés au mât par des goussets et, au sol, à des points fixes,
situés à une distance du puits égale à la hauteur du mât.
Leur tension est de l'ordre de 0.5 à 1 tonne. Les tensions des haubans opposés doivent
être identiques
3.2. Capacité API : c'est la capacité maximale au crochet, pour un mouflage donné,
en l'absence de gerbage et du vent.
La relation entre la capacité API et celle au crochet est donnée par la formule suivante :
Cc = (CAPI - P) x N / (N + 4)
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4. Les substructures
Le mât repose sur une substructure [substructure] (figure 7) afin de disposer, sous le
plancher de travail, d'une hauteur suffisante pour installer les obturateurs. La
substructure est constituée de deux poutres horizontales en treillis de fers en I soudés,
placées suivant le sens de la longueur et réunies par des traverses assemblées par des
broches goupillées.
En plus du mât, la substructure supporte la table de rotation, le treuil [drawworks] et la
garniture de forage [drilling string]. Pendant la descente de tubage, elle supporte le
poids du tubage posé sur la table et celui de la garniture de forage stockée dans le
gerbier.
Pour la substructure, le constructeur donne la capacité de stockage des gerbiers en
fonction de la vitesse du vent et la capacité de l’assise de la table de rotation.
Figure 7 :
Substructure
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Il existe également des substructures permettant le déménagement sans démonter le
mât. Pour cela, on soulève la substructure, avec le mât dressé, et on la pose sur des
chariots à chenilles ou à roues, tirés ensuite par des tracteurs.
6. Précautions et entretiens
Durant le montage ou démontage du mât et afin de ne pas compromettre sa résistance,
il faut :
- éviter de tordre ou de monter tordus des éléments,
- tous les écrous doivent être munis de rondelles grower,
- éviter de monter le mât incomplet, et si un élément manque ou est détérioré, il
doit être remplacé,
- afin d’égaliser les tension internes, les écrous sont bloqués lorsque le montage est
terminé,
- lorsqu’une cornière est endommagée, il est nécessaire de changer l’élément
complet,
- il faut éviter de percer des trous dans les éléments du mât ou de la substructure
afin de ne pas compromettre leur résistance.
Durant le forage et suite aux vibrations engendrées, les écrous peuvent se desserrer et
les goupilles sortir de leur emplacement.
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LE TREUIL DE FORAGE
Le treuil de forage
[drawworks] (figure 1)
permet le levage de la
garniture de forage et
du tubage.
Les treuils doivent être capables de déplacer de lourdes charges à de grandes vitesses.
1. Le tambour de manoeuvre
Le tambour de manœuvre peut être lisse
ou cannelé.
Les tambours cannelés (figure 3)
permettent un enroulement correct, ce
qui réduit le risque d'écrasement du
câble si la charge est trop importante.
Le diamètre d'un tambour doit être égal
au moins à 20 fois le diamètre du câble.
La longueur minimale du fût d'un
tambour ne doit par permettre au brin
actif un angle de déflexion supérieur à
1°30' (figure 4). Au delà de cette valeur,
une usure prématurée du câble par
frottement et une fatigue du métal par Fut Jante
flexion latérale sont à craindre.
Après une coupe de câble, il faut Barre d’équilibrage Bande de frein
s'arranger pour que, le moufle mobile
étant en position basse (élévateur au
niveau de la table de rotation), il reste
au moins :
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− 5 à 8 spires sur un tambour cannelé,
− 1 rangée complète, plus 2 à 3 spires sur un tambour lisse.
Moufle fixe
Figure 4 : 1° à
Tambour cannelé 1°30
Treuil
Figure 5 :
Angle de déflexion
2. Le frein mécanique à bandes
Le frein mécanique à bandes (figure 6) contrôle l’avancement de l’outil pendant le forage
et stoppe complètement le treuil pendant la descente de la garniture.
Ce frein est constitué de deux bandes métalliques (figure 7) équipées de garnitures
intérieures fixées par des boulons en cuivre ou en aluminium à tête noyée.
Ces bandes sont reliées par une barre d'équilibrage qui répartit également la force de
freinage entre les deux bandes et réduit ainsi l'usure des patins.
Bande de frein
Barre d’équilibrage
Timonerie
Levier de frein
Figure 6 :
Frein mécanique à bandes
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Bande métallique
Patins en ferodo
Figure 7 :
Bande de frein
Chaque bande enveloppe une jante solidaire du tambour. Une extrémité de chaque
bande est fixe alors que l'autre est reliée par l'intermédiaire d'un jeu de cames et de
biellettes à un levier articulé (appelé frein) qui permet de démultiplier l'effort que l'on
exerce sur son extrémité.
Afin d’évacuer la forte quantité de chaleur provoquée par le freinage, les jantes sont
creuses et équipées d'un système de refroidissement à eau à circulation perdue ou à
circulation sous pression en circuit fermé.
Lors du freinage, les jantes fixées au tambour en tournant, appliquent une traction sur
chaque garniture de la bande de frein, traction qui s'ajoute à la tension donnée à la
bande lorsqu'une force est appliquée au levier de frein. Ainsi l'extrémité de la bande côté
point fixe est soumise à une tension supérieure à l'extrémité côté levier de frein. Le frein
du tambour de manoeuvre est donc appelé auto - serreur (figure 7) parce qu'une faible
force appliquée au levier de frein provoque une grande pression sur les jantes.
Figure 8 :
Bande de frein
100 kg
205 kg
25 kg
Les bandes de frein ne travaillent correctement que dans un seul sens de rotation des
jantes et sont montées de façon à donner leur meilleur freinage à la descente du moufle.
Quand le moufle remonte à vide, il faut appuyer fortement sur le levier du frein pour
stopper presque instantanément sa remontée, mais cet arrêt brusque peut provoquer un
choc du câble sur le tambour.
La capacité de freinage dépend de :
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− le rapport entre le diamètre de la jante et celui du tambour (d'environ 2/1 pour la
plupart des treuils),
− l'angle de contact entre la bande de frein et la jante, qui doit être le plus élevé
possible (entre 300° et 350° pour la plupart des treuils),
− l'amplification mécanique de l'articulation du levier,
− le coefficient de friction des garnitures.
L'amplification dans l'articulation du levier de frein est réalisée par biellettes ou cames.
La timonerie est conçue pour :
− donner de fortes démultiplications vers le bas de la course du levier de frein où
une grande puissance et une grande sensibilité sont nécessaires,
− donner de grands déplacements de l'extrémité mobile de la bande vers le haut de
la course du levier de frein pour que la bande se soulève parfaitement de la jante
lorsque le levier de frein est levé. Le déplacement de l'extrémité mobile de la
jante est de l'ordre de 8 à 12 cm.
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2.2. Jantes de freinage
Plus les jantes sont usées, moins elles peuvent absorber de chaleur, et plus rapidement
elles s'usent.
Il est donc important de vérifier le degré d'usure des jantes et de les remplacer dès que
la limite d'usure indiquée par chaque fabricant pour chaque type de frein est atteinte.
Pour vérifier l'usure d'une jante de frein, on pose une règle en travers de la jante et on
mesure, à l'aide d'un objet métallique pointu, la distance de la règle au sillon le plus
profond. Cette mesure doit être répétée en plusieurs endroits autour de la jante. L'usure
ainsi évaluée avec les normes données par le fabricant indiquera si la limite d'usure est
dépassée et si les jantes doivent être remplacées.
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de l'énergie engendrée par la descente de la garniture. Le frein à bandes ne sert alors
que pour l'immobilisation complète de la garniture au moment de la mise sur cales.
Carter (stator)
Figure 9 :
Frein hydraulique
Parkersburg
Le mouvement de rotation du rotor est freiné par le liquide brassé d'autant plus
violemment que la vitesse est plus grande. En plus de la régulation de la résistance du
frein auxiliaire, le liquide doit évacuer la chaleur produite par la descente de la charge. A
cet effet, le liquide contenu dans le carter circule à travers un dispositif de
refroidissement en circuit fermé.
Le système de refroidissement (figure 10) comporte un réservoir surmonté d'une tour de
refroidissement permettant de régler la hauteur du niveau du liquide à l'intérieur du
frein. La modification de ce niveau permet, à vitesse du rotor constante, de faire varier
la capacité de freinage depuis un minimum, au niveau le plus bas, jusqu'au minimum,
lorsque le frein est complètement rempli de liquide.
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Figure 10 : Tour de
Circuit de refroidissement Frein refroidissement
d’un frein hydraulique Robinet de
purge
Stator
Figure 11 :
Frein électromagnétique
4. Les cabestans
Situés de part et d’autre du tambour de curage, les cabestans servent aux blocage,
déblocage, vissage et dévissage de la garniture de forage, et à la manutention des
charges sur le plancher. Ils sont à commande pneumatique (figure 12).
Le cabestan est constitué d'un tambour coulissant et d'une poupée clavetée sur l'arbre.
La traction sur la clé est assurée par le tambour sur lequel est monté à demeure un
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câble métallique. La rotation du tambour est obtenue par un embrayage à air qui le
plaque sur un disque de friction.
Le nombre de vitesses des cabestans est le plus souvent égal à la moitié de ceux du
tambour du treuil.
Poupée
Arrivée d’air
Figure 12 :
Cabestan
5. Le tambour de curage
Le tambour de curage est généralement monté sur l'arbre des cabestans, au-dessus du
tambour de manoeuvre.
Sa conception est semblable à celle du tambour de manoeuvre et le freinage est assuré
par un frein mécanique à bandes dont la commande peut se faire à partir du poste du
maître sondeur.
Les diamètres des câbles de curage peuvent être : 1/2", 9/16", 5/8".
6. La boite à vitesses
Elle peut être indépendante sur certains appareils de grande puissance, mais en général,
elle est intégrée au treuil et est constituée de deux arbres dont les paliers de roulement
sont fixés sur le châssis même du treuil.
La boîte à vitesse représentée sur la figure 13 comprend, comme la plupart des boîtes
de vitesse de moyenne et grande puissance :
− Un arbre d'attaque (A) situé à l'arrière du châssis du treuil qui reçoit la puissance
des moteurs par l'intermédiaire de pignons, d'une chaîne et d'un embrayage
principal [master clutch].
− Un arbre intermédiaire (B) situé entre l’arbre d'attaque et l'arbre tambour.
3 2 4 1
A
6
B
5
3’ 2’ 4’ 1’
D
7’
6’
8
C Figure 13 :
7 5’ Boite à vitesses
9
E
8’
9’
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Avec une telle installation, il y aura, pour une vitesse déterminée à la sortie du
compound :
− pour le levage : six vitesses en marche avant et deux en marche arrière,
− pour les cabestans et le curage : trois vitesses en marche avant et une en marche
arrière,
− pour la rotation : trois vitesses en marche avant et une en marche arrière.
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LE MOUFLAGE
Le mouflage est un moyen de démultiplication des efforts simple utilisé sur les appareils
de forage pour lever de lourdes charges.
Le mouflage comprend un câble qui passe successivement sur les poulies d'un moufle
fixe [crown block] et sur les poulies d'un moufle mobile [traveling block] avant de
s'enrouler sur le tambour d'un treuil. L'autre extrémité du câble est fixée à un point fixe
ou réa.
Le nombre de brins du mouflage peut varier de 4 à 14. Le brin actif est la partie de câble
comprise entre le tambour du treuil et le moufle fixe. Le brin mort est la portion de câble
sortant du moufle fixe et allant directement au point fixe. C'est sur ce brin mort que sont
effectuées les mesures de tension du câble qui permettent de connaître le poids
suspendu au crochet. Au moufle mobile est lié un crochet indépendant ou intégré auquel
est suspendu la charge.
Le mouflage permet de :
− démultiplier l'effort de traction exercé sur le brin actif de façon à lever de lourdes
charges,
− répartir sur plusieurs brins de câble les charges considérables soulevées, d'où :
− dimensions de câble acceptables,
− effort réduit sur le brin actif,
− démultiplication moindre dans le treuil, d'où dimensions et capacités de
treuil acceptables,
− démultiplier la vitesse du moufle mobile.
Avec :
F : poids total au crochet (en tonnes),
ta : effort de traction sur le brin actif (en tonnes),
N : nombre de brins de mouflage,
ηm: rendement du mouflage.
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3. Le moufle fixe
Le moufle fixe (figure 1) a des poulies alignées sur le même axe. Cet axe est supporté à
ses extrémités par deux paliers montés sur des poutrelles fixées au sommet du mât.
L'axe du moufle fixe est perforé pour permette le graissage des différents roulements
des poulies.
Pour prolonger la durée de vie des poulies et assurer une usure uniforme, il est
recommandé d'intervertir la position des poulies tous les ans environ en interchangeant
le brin actif et le brin mort, ce qui est facilement réalisable avec les moufles fixes
symétriques, par rotation de 1 80°.
Figure 1
Moufle fixe
4. Le moufle mobile
Le moufle mobile (figure 2) comporte une poulie de moins que le moufle fixe
correspondant.
Figure 2
Moufle mobile
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Les poulies (figure 3) sont montées sur le même axe par l'intermédiaire de roulements à
rouleaux coniques.
Cet axe est monté sur des paliers situés sur des flasques, en tôle très épaisse, qui
reçoivent à leur partie inférieure le crochet ou l'attache du crochet. L'axe est percé pour
permettre le graissage des roulements.
Un carter entoure complètement les poulies, laissant seulement passer les brins du
mouflage.
Les moufles sont simples et robustes. L'entretien principal est le graissage régulier des
roulements. Il est aussi nécessaire, de temps en temps, de vérifier l'état d'usure des
gorges des poulies pour éviter les dommages que cette usure peut causer au câble.
Figure 3
Poulie
5. Les poulies
La forme des gorges des poulies doit permettre le développement du câble avec le
minimum de frottements, même lorsque les brins de câble ne sont pas dans le plan de la
poulie, ce que se produit par suite du balancement du moufle mobile, et réduire au
minimum le tassement du câble au fond de la gorge, en lui laissant épouser une forme
qui se rapproche autant que possible de sa forme extérieure. Le tassement pourrait
provoquer une usure des fils du câble par glissement des uns sur les autres.
En outre, cette adaptation de la forme de la gorge à celle du câble permet de réduire au
minimum les pressions de contact entre câble et poulie, ce qui diminue l'usure de la
gorge de la poulie.
Il faut veiller à ce que le câble ne soit pas pincé par les flancs des gorges des poulies.
Malgré les précautions prises, les gorges s'usent sur le fond. Si cette usure est produite
par une série de câbles, la nouvelle gorge ainsi réalisée peu pincer un câble neuf.
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LE CABLE DE FORAGE
1. Constitution
Un câble est constitué de plusieurs torons disposés en spirale autour d’une âme. Chaque
toron est lui-même constitué de plusieurs fils calibrés également disposés en hélice sur
plusieurs couches.
1.2.2. Filler
Appelé aussi Seal Lay à fils de remplissage ou Seal Lay-filler. Il est employé de
préférence au toron Seal Lay lorsque l'utilisation réclame un nombre de fils plus
important par toron. Le toronnage dans les différentes couches se fait au même pas.
Filler 25 fils
2. Modes de câblage
2.1. Sens du câblage
Les câbles métalliques peuvent être câblés:
− à droite : les torons s'enroulent de la gauche vers la droite (dans le sens des
aiguilles d'une montre),
− à gauche : les torons s'enroulent de la droite vers la gauche.
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− câblage inverse (ou Lang) : le sens d’enroulement des fils et des torons est le
même.
Le câblage inverse (ou Lang) donne plus de souplesse au câble que le câblage normal,
mais il n'est par équilibré et a tendance à se détordre. Il ne peut donc être utilisé que s'il
est solidement maintenu à ses deux extrémités.
En forage on trouvera donc seulement :
− câble normal à droite : torons enroulés à droite, fils enroulés à gauche,
− câble normal à gauche : torons enroulés à gauche, fils enroulés à droite.
4. Résistance à la traction
L’API a standardisé trois qualités d'acier :
− plow steel, acier de haute qualité (PS),
− improved plow steel, acier traité de haute qualité (IPS),
− extra improved plow steel, acier traité de très haute qualité ([Link]).
Pour chacune des qualités, l’API donne les charges de rupture minimales et maximales
qui varient suivant le diamètre des fils.
5. Coefficients de sécurité
Coefficient de sécurité = Charge de rupture/Traction exercée sur le câble.
Pour un câble de forage, la traction est considérée au niveau du brin actif qui supporte
l'effort le plus important.
Les coefficients de sécurité minimaux API sont les suivants :
− forage, carottage et manœuvre de la garniture de forage : 3,
− descente de tubage et instrumentations : 2.
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− il y a des tiges sur toute la hauteur du trou, sorties ou introduites "longueur" par
"longueur",
− le supplément de poids dû aux masse – tiges et à l’outil est rassemblé à la base
de la garniture au niveau de l'outil.
La relation qui permet de calculer le travail transmis par un câble pour une manoeuvre
complète (montée et descente) est la suivante :
Avec :
Tm = travail (103 [Link]),
L = profondeur au début de la manoeuvre (m),
l = longueur d'une "longueur" (m),
d = supplément de poids dans la boue du aux masse – tiges (kg),
p = poids moyen au mètre des tiges (tool – joint compris) dans la boue (kg/m),
P = poids du moufle, crochet et accessoires (kg),
Exemple de calcul
En forage en 8"1/2, quel est le travail effectué par le câble pour une manoeuvre aller –
retour à 2500m, sachant que :
− tiges : 5", gr. E, 19.5 #
− 220m de masse – tiges 6"3/4 x 2"1/4
− poids moufle et accessoires = 9 tonnes
− densité de la boue = 1.30.
Solution
d = (161.1 - 31.06) x 0.834 x 220 = 23860 kg,
Tm = 0.981 [31.06 x 2500 x 0.834 (2500 + 27) + 4 x 2500 (9000 + 0.5 x 23860)] x 10-
6
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− l'augmentation de la fragilité des fils par échauffement.
NB : ce tableau est donné pour un câble IPS à âme centrale métallique. L’utiliser pour
les câbles EIPS veut dire que la coupe se fait avant d’avoir atteint le travail maximal, ce
qui représente une sécurité supplémentaire.
En plus, ce tableau est donné pour un coefficient de sécurité de 5. Une courbe donne le
facteur de correction en fonction du facteur de sécurité utilisé dans le forage (2 ou 3,
selon l’utilisation).
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8.3. Procédures de filage et de coupe
Le filage et la coupe doivent se faire au sabot (sauf à la première phase, avant la
descente du tubage, où on doit le faire avec l’outil au jour).
Exercice1
. Hauteur du mât : 142 ft
. Diamètre tambour du treuil : 28"
. Câble : diamètre: 1"1/4 type : 6 x19 IPS
. Difficultés forage : très dures
Exercice 2
Avant la manœuvre vous avez mis un câble neuf. Vous avez foré avec le même outil de
1400 à 2400 m. Vous remontez l'outil pour descendre le tubage
Calculez la longueur de câble à filer.
Données
Hauteur du mât : 142 ft
. Diamètre tambour du treuil : 28"
. Câble : diamètre: 1"1/4 type : 6 x19 IPS
. Difficultés forage : très dures
Garniture :
- 33 m DC 9"1/2 x 3"
- 58 m DC 8" x 3"
- 55 m HW 5" 50# R2
- 2254 m DP 5" E 19.5 # Cl.1
Poids du moufle et accessoires : 10t
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Densité boue = 1.26
Solutions
Exercice 1
1) - Travail effectué avant 1ére coupe : (Voir Formulaire du foreur page 272)
Facteur pour le coefficient de sécurité de 3 = 0.58
Travail effectué avant 1ére coupe = 1432.103 x 0.58 = 830.103 [Link]
2) - Travail effectué pour coupes suivantes : (Voir Formulaire du foreur page 272)
Travail effectué pour coupes suivantes = (1432 - 286) 103 x 0.58 = 665.103 [Link]
Exercice 2
Travail du câble en forage :
Tf = 3(Tm2400 - Tm1400)
Tm = 0.981 [pL (L + l) + 4 L (P + d/2)] 10-6
d = Ff [(Lmt1 x pmt1) + (Lmt2 x pmt2) + (Lhw x phw) - pdp (Lmt1 + Lmt2 + Lhw)]
d = 0.839 [33 x 323.2 + 58 x 218.8 + 55 x 73.4 - 31.06 x (33 + 58 + 55)]
d = 19178 kg
Filage :
Câble neuf : première coupe à 830 x [Link]
Filage : 830/25.7 = 32 x 103 [Link] par mètre filé
On doit filer : 768/32 = 23.8m, soit : 4 filages de 6 m.
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PUISSANCE INSTALLEE
Injecteur Soupape
Chambre de combustion
Piston
Chemise
Bielle
Figure 1 :
Cylindre de
Vilebrequin
moteur diesel
1.2. Fonctionnement
1.2.1. Cycle Diesel à deux temps (figure 2)
En A, l'air est insufflé dans le cylindre, chassant les gaz brûlés.
En B, le piston monte et compresse l'air.
En C, le carburant est injecté, enflammé par l'air chaud et pousse le piston vers le bas.
En D, la soupape d'échappement s'ouvre pendant que le piston continue sa descente.
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Figure 2 :
Cycle diesel à deux temps
Admission Compression
Combustion Echappement
Figure 3 :
Cycle diesel à quatre temps
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1.3. Caractéristiques d'un moteur Diesel
L'avantage majeur du Diesel est son rendement thermique : il transforme en énergie
utile un plus grand pourcentage de pouvoir énergétique du carburant.
L'absence de système d'allumage élimine la majeure partie des pannes.
Cependant, le système d'injection est l'origine de nombreuses difficultés si le carburant
n'est pas d'une propreté absolue. L'usage de carburant Diesel de grande qualité
constitue un impératif.
Le carburant est introduit dans le cylindre par injection mécanique dans laquelle on
utilise une buse de pulvérisation. Un grain de sable qui s'introduirait dans le carburant
peut endommager ce système. Le jet de carburant produit par cette injection est si fin
qu'il passerait aisément à travers un pore de notre peau.
Les filtres sont obligatoires dans les circuits de carburant Diesel.
Figure 4 :
Le compound
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Figure 5 :
Le compound
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2.2. Les embrayages
Les embrayages sont classés en 2 catégories : les embrayages non progressifs et les
embrayages progressifs.
Figure 8 :
Embrayage pneumatique à disques
Figure 9 :
Embrayage pneumatique à surface de
friction cylindrique
Jante
Chambre annulaire Sabots de friction
Arbre entraîné
Tambour
Arbre moteur
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2.3. L’air comprimé
L'air comprimé est fourni par un ou deux compresseurs entraînés par la transmission. Le
débit de ceux-ci doit permettre le fonctionnement de tous les appareils de commande.
L'air comprimé est généralement utilisé à des pressions inférieures à 10 kgf/cm². Il faut
donc une autre source d'air comprimé pour le démarrage des moteurs Diesel qui
demandent une pression de 25 à 40 kgf/cm² pour le lancement. Un réservoir tampon est
également nécessaire, car le besoin en air n'est pas régulier au cours des manœuvres.
Pompe Turbine
Figure 10 :
Accouplement hydraulique
L’emploi d'un accouplement hydraulique assure :
− l'absorption d'une partie des chocs et des vibrations,
− le démarrage progressif de l'organe entraîné,
− l'élimination par glissement automatique du calage du moteur, même si l'arbre de
sortie est accidentellement bloqué,
− l'équilibrage des charges dans le cas de commande à moteurs multiples.
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La puissance mécanique fournie par le moteur est transmise intégralement à l'élément
moteur ou pompe du convertisseur de couple qui la transforme en flux hydraulique.
L'élément récepteur ou turbine du convertisseur de couple, solidaire de l'organe
entraîné, reçoit l’action du flux hydraulique qu'il transforme à nouveau en puissance
mécanique transmise à l'organe entraîné (puissance de sortie caractérisée par un couple
de sortie et une vitesse de sortie).
A la sortie de la turbine, le flux hydraulique est redressé dans un élément de réaction
avant une nouvelle entrée dans la pompe pour un nouveau cycle. Cet élément de
réaction, modifiant la vitesse et l'orientation du flux, assure une multiplication à la sortie.
C'est là que réside la différence entre un convertisseur de couple et un accouplement
hydraulique.
Le convertisseur de couple est donc un organe de transmission hydraulique qui peut
restituer à l'organe entraîné soit un couple supérieur au couple d'entrée sous une vitesse
inférieure, soit un couple inférieur au couple d'entrée sous une vitesse supérieure. Il
ressemble à une boîte de vitesse automatique dont le nombre de vitesses, sélectionnées
automatiquement en fonction de la charge, serait infini entre deux valeurs :
− vitesse de sortie nulle si l'élément entraîné est calé par suite d'une trop forte
résistance. Le couple de sortie atteint dans ce cas une valeur 4 à 5 fois supérieure
à celle du couple fourni par le moteur,
− vitesse de sortie limite si l'élément entraîné s’emballe par suite d'une résistance
nulle. Le couple de sortie du convertisseur est dans ce cas nul.
Cn Cn
Nn Vitesse Nn Vitesse
Figure 11 : Figure 12 :
Caractéristique des moteurs Caractéristique des moteurs
d’entraînement thermiques
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La transmission électrique est constituée de :
− un moteur thermique,
− une génératrice transformant l'énergie mécanique du moteur thermique en
énergie électrique,
− un moteur électrique effectuant la transformation inverse.
Ainsi, on obtient une gamme de couples et de vitesses très étendue qui répond au
problème posé.
Puisque dans la plupart des cas, la source primaire d'énergie est un moteur diesel, on
appelle ce dispositif : transmission diesel-électrique.
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Moteurs diesel
Génératrices à
courant continu
Armoire électrique
Moteurs électriques
Machines de forage
Figure 13 :
Boucle Ward Leonard
Le fonctionnement à puissance constante n'est pas utilisé d'une façon continue. On agit
sur le courant d'excitation moteur d'une manière discontinue, en particulier lorsque l'on
désire obtenir une vitesse élevée à couple réduit.
En agissant sur les rhéostats d'excitation, le foreur fera varier l’intensité et la tension de
la génératrice et par-delà le couple et la vitesse de son moteur.
Une génératrice ne pouvant alimenter qu'un moteur à la fois, le nombre et la puissance
des génératrices à courant continu est déterminé par le nombre et la puissance des
moteurs électriques.
Afin d'assurer la sécurité du système, une armoire de distribution permettra de choisir
l'affectation d'un moteur par rapport à une génératrice.
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Pour éviter cet inconvénient, il est indispensable de constituer une centrale d'énergie
dans laquelle les puissances fournies par les différents groupes soient mises en commun.
Le nombre de groupes en fonctionnement doit être tel que la puissance disponible soit
supérieure à la puissance totale absorbée d'une valeur qui représente la puissance de
réserve.
Cette puissance de réserve doit être suffisante pour permettre une manœuvre d'ajout de
tige et éventuellement un changement de régime des machines de forage. Le nombre de
groupes diesel – générateurs est uniquement fonction de la puissance totale absorbée
par l'ensemble de l'installation. Un dispositif de répartition automatique des charges
permet de charger uniformément tous les moteurs diesels.
L'énergie peut être produite sous forme de courant continu à intensité constante ou de
courant alternatif à tension constante.
Figure 14
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Moteurs diesel
Alternateurs
Courant alternatif
Ponts de thyristors
Courant continu
Moteurs à courant continu
Machines de forage
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LA GARNITURE DE FORAGE
Le forage rotary exige l'utilisation d'un arbre de forage creux appelé garniture, qui a
pour principales fonctions :
- d'entraîner l’outil en rotation,
- d'y appliquer un certain effort,
- d'y apporter l’énergie hydraulique nécessaire à l'évacuation des déblais.
1. Les tiges
1.1. Rôles
Les tiges de forage (figure 1) permettent la transmission de la rotation de la table à
l’outil et le passage du fluide de forage jusqu’à ce dernier.
Joint femelle
Corps
Figure 1 :
Tiges de forage
Joint mâle
Elles doivent travailler en tension pour éviter leur frottement contre les parois du puits,
qui peuvent causer leur usure et les éboulements des parois, et la déviation.
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1.2. Caractéristiques
1.2.1. Le diamètre nominal
C’est le diamètre extérieur du corps de la tige, exprimé en pouces.
1.2.2. Le grade
Détermine la qualité de l'acier et donne la résistance de la tige à la traction et la torsion.
Lorsqu'une tige subit un effort de traction, elle s'allonge (figures 2) ; si on ne dépasse
pas une certaine valeur et si on relâche la force, la tige revient à sa position initiale : on
dit que l'acier a travaillé dans le domaine élastique.
La limite élastique (contrainte maximale admissible) est le rapport de la traction
maximale (au delà de laquelle on sort du domaine élastique) sur la section du corps de
la tige.
Les grades [grades] d'acier normalisés sont : D55 - E75 - X95 - G105 - S135.
1.2.3. La gamme
Caractérise la longueur des tiges. Il existe 3 gammes [ranges] de longueur de tige :
- gamme 1 : 5,50 m à 6,70 m (18' à 22'),
- gamme 2 : 8,25 m à 9,15 m (27' à 30'),
- gamme 3 : 11,60 m à 13,70 m (38' à 45').
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Contrainte
Limite élastique
Zone conseillée
% allongement
S135
G105
X95
E75
135
D55
105
95
75
55
% allongement
Figure 2 :
Limite élastique
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1.3. Fabrication
Les tiges de forage sont des tubes d'acier au carbone étirés sans soudure. Leurs
extrémités sont refoulées (figure 4) :
- soit intérieurement (internal upset ou IU)
- soit extérieurement (external upset ou EU)
- soit de manière mixte (internal - external upset ou IEU).
IU EU IEU
Figure 4 :
Limite élastique
Des joints sont raccordés à ces extrémités soit par vissage, soit par soudage.
1.4. Classification
La classe d'une tige définit son degré d'usure après utilisation, donc la diminution de sa
section qui entraîne celle de ses caractéristiques mécaniques.
L'API a défini les classes de tiges comme suit :
1.4.1. Classe 1
Marquée d’une bande blanche.
Les tiges de cette classe sont neuves (aucune trace d’usure).
1.4.3. Classe 2
Marquée d’une bande jaune.
L'usure est caractérisée par :
- réduction uniforme de l'épaisseur de 20%,
- réduction excentrique de l'épaisseur de 35%,
- la section est calculée en fonction de la réduction uniforme de l'épaisseur de 20%.
1.4.4. Classe 3
Marquée d’une bande orange.
L'usure est caractérisée par :
- réduction uniforme de l'épaisseur de 37.5%,
- réduction excentrique de l'épaisseur de 45%,
- la section est calculée en fonction de la réduction uniforme de l'épaisseur de 37.5%.
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1.4.5. Classe 4
Marquée d’une bande verte.
Plus usée que la classe 3.
Remarques :
− Une tige fissurée doit être marquée d'une bande rouge et ne peut plus être
utilisée.
− Une usure excentrique est une usure donnant une surface externe
cylindrique dont l'axe est excentré par rapport à l'axe du cylindre intérieur.
Figure 5 :
Tool-joints
Remarque : c'est sur les tool-joints que sont placées les clés de forage pour les
opérations de vissage et de dévissage.
Full Hole (FH) : se monte sur des tiges IU (ou IEU pour les dimensions les plus élevées).
Le passage intérieur est sensiblement égal à celui du refoulement intérieur.
Les tool-joints FH ont été pratiquement abandonnés pour les tiges depuis l'apparition des
tool-joints internal flush (IF), sauf en dimension nominale 4" qui est apparu en dernier et
où le filetage a le même profil, même conicité et même pas que le filetage IF.
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Par contre, le filetage FH a été conservé pour les masse tiges et les outils de forage.
Internal Flush (IF) : le plus utilisé actuellement, il se monte sur des tiges EU (ou IEU
pour les dimensions les plus élevées). Le passage intérieur des tool-joints est
sensiblement égal à celui des tiges.
26 2"3/8 IF
31 2"7/8 IF
38 3"1/2 IF
40 43 FH
46 4" IF
50 4"1/2 IF
La seule différence entre le filetage des connexions numérotées et celui de l’IF réside
dans le fait que les fonds des filets du premier ne sont pas tronqués mais arrondis d’un
rayon de 0,038 pouce.
Tool-joints spéciaux non API : tels que les tool-joints frettés seal grip (de Hughes), super
shrink grip (de Reed), et straight grip (de American Iron).
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Pour retarder le rebut des tool-joints dû à l'usure extérieure, différents procédés sont
utilisés.
Nota : Un tool-joint 4"1/2 XH possède le même filetage qu'un tool-joint 4" IF.
Un tool-joint 5" XH possède le même filetage qu'un tool-joint 4"1/2 IF.
Figure 6 :
Tool-joint stellité
Anneaux de
stellite
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- établir une rotation périodique des tiges situées au-dessus des masse-tiges ;
- éviter de débloquer les tiges à la table de rotation (surtout si le poids de la
garniture de forage est faible) ;
- éviter de créer des amorces de rupture en faisant des entailles avec les cales et
les clés ;
- placer les tool-joints à débloquer à une hauteur correcte au-dessus de la table de
rotation pour éviter de tordre la tige au-dessus des cales ;
- examiner les tiges périodiquement ou après une instrumentation au sonoscope ;
- utiliser un raccord d'usure de tige d'entraînement en bon état ;
- nettoyer et graisser soigneusement les filetages et les portées planes d'étanchéité
avec une graisse contenant en suspension un métal malléable (plomb, zinc,
cuivre) qui s'interpose entre les filets et les portées en contact pour éviter le
grippage ;
- éliminer les bavures sur les portées des tool-joints avec un outil adapté ;
- bloquer les filetages au couple recommandé ;
- au cours des manœuvres, éviter le choc du bas du filetage mâle contre la portée
du tool-joint femelle ;
- rompre régulièrement les longueurs formées (sinon, risque d'ennuis pour
débloquer les joints qui n'ont pas été débloqués depuis longtemps) ;
- ne pas déplacer une tige stockée dans le mât en tapant sur la portée du tool-joint
mâle ;
- éviter, lors du rangement d’une longueur dans le gerbier, de cogner le filetage du
tool-joint de la longueur à stocker contre la portée d’une autre déjà stockée ;
- mettre systématiquement des protecteurs de filetage (figure 7) pour le transport
et le stockage ;
- éliminer les tiges dont les tool-joints ont atteint la cote d'alerte ;
- les tiges à joints stellitées au droit du tubage doivent être munies de protecteurs
de tubage en caoutchouc (figure 8) ;
- ne pas tirer sur les tiges au-delà de la limite élastique en utilisant un coefficient de
sécurité qui tient compte de l'état des tiges ;
- les filetages des tool-joints doivent être nettoyés intérieurement et
extérieurement au moyen du jet d'eau ;
- le filetage femelle doit être nettoyé et graissé au moment de la remontée pendant
la descente de l'élévateur à vide, le filetage mâle est nettoyé avec le jet d'eau une
fois la tige gerbée. Au cours de la descente, on a ainsi un filetage femelle déjà
nettoyé et graissé et un filetage mâle nettoyé qu'il faut graisser à nouveau à la
descente.
Tous les membres de l’équipe doivent inspecter les tiges durant la remontée, pour
détecter une éventuelle anomalie. Cette opération exige que les tiges soient propres, ce
qui nécessite leur nettoyage durant la remontée.
Ce nettoyage se fait soit à l’eau, soit en utilisant un essuie tiges.
Parfois, l'eau est interdite parce qu’elle agit sur les caractéristiques de la boue.
La graisse pour filetages de tool-joints est un matériau d'entretien et de protection
essentiel. Elle doit être conservée à l'abri de la boue, des poussières, etc..., dans des
récipients munis de couvercles. Elle doit être bien répartie sur le filetage et en quantité
suffisante, mais sans exagération.
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Figure 7 : Figure 8 :
Protecteurs de filetage Protecteurs de tubages
2.1. Formes
Les diamètres extérieurs des tool-joints sont surdimensionnés par rapport à ceux des
tool-joints des tiges (figure 9). Elles comportent en plus un renflement central dont le
diamètre est généralement égal à celui des tool-joints diminué de 3/4 à 1". Comme pour
les tiges, l'épaulement du tool-joint femelle est carré ou conique à 18°. Le diamètre
intérieur est généralement intermédiaire entre le diamètre des tool-joints et celui des
masse-tiges.
Figure 9 :
Tige lourde
2.2. Fabrication
Les tiges lourdes peuvent être obtenues par usinage d'une masse-tige, ou à partir d'un
ou deux éléments tubulaires laminés à chaud qui constitueront la partie centrale. Les
tool-joints sont soudés aux extrémités.
L'acier utilisé est le même que celui des masse-tiges et des tool-joints. La partie centrale
peut être un acier à plus bas carbone traité pour obtenir une résistance comparable à
celle des masse-tiges.
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Les tool-joints et le renflement central sont généralement protégés contre l'usure par le
dépôt de plusieurs bandes de rechargement dur (hard facing).
Figure 10 :
Masse tiges
3.2. Caractéristiques
Une masse-tige est caractérisée par :
- ses diamètres extérieur et intérieur. Le diamètre intérieur est normalisé par l'API
en fonction du diamètre extérieur. Lorsqu'il y a un choix possible, il est
avantageux de choisir le plus petit diamètre intérieur de façon à augmenter la
résistance de la connexion filetée ;
- son type et son diamètre de connexion filetée (Reg - FH - IF - NC) ;
- son profil : lisse, spiralé ou carré.
3.3. Filetages
Les filetages des masse-tiges sont coniques pour deux raisons :
- un filetage conique a une plus grande résistance,
- un filetage conique offre de grandes facilités et une plus grande rapidité de
vissage ou de dévissage (bon alignement non nécessaire, obtention du blocage
sans avoir à effectuer autant de tours que le filetage comporte de filets).
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Les filetages des masse-tiges sont épaulés et les contraintes qui passent d'une masse-
tige à une autre sont transmises pour 60 % environ par les épaulements et 40 % par les
filetages.
Masse tiges à rétreints : deux retreints sont usinés dans la partie supérieure (figure 12)
pour permettre l’utilisation de la cale et l’élévateur sans collier de sécurité.
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Rétreints pour
l’élévateur
Figure 11 : Figure 12 :
Masse tige lisse Masse tige à
rétreints
Rétreints pour
la cale
La partie supérieure est réduite pour permettre le repêchage par l'extérieur avec un
overshot standard et l'utilisation de filetages courants, donc de couples de serrage
acceptables.
On peut utiliser trois masse tiges de ce type si la différence entre partie centrale et
extrémité réduite est grande et entre six et neuf si la différence est moins importante.
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Profil Shell
Figure 13 :
Masse tige
spiralées
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Le même raisonnement s'applique également si la graisse est polluée (boue, gravier,
limaille, etc...) ou de mauvaise qualité. La meilleure graisse pour masse-tiges est la
graisse à base de plomb métallique.
La pression des épaulements l'un sur l'autre est de plusieurs milliers de kgf/cm², c’est
pourquoi il y a grippage lorsque le lubrifiant n'est pas de bonne qualité. Ainsi apparaît
toute l'importance du repolissage des épaulements qui enlève la rouille et les
irrégularités. On sera ainsi certain que le couple de serrage appliqué se traduira bien par
une pression suffisante des épaulements l'un sur l'autre et ne se perdra pas en
frottements parasites.
4. La poussée d’Archimède
Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée de bas vers le haut, égale au poids
du liquide déplacé.
Dans le cas d'un tube creux comme la garniture de forage dans le puits, la poussée
d'Archimède est : Pa = π x (D² - d²) x h x ρ/4
Dans le cas d'un tube bouché comme la colonne de tubage descendue dans le puits sans
remplissage, la poussée d'Archimède est : Pa = π x Dc² x h x ρ / 4
L'indicateur de poids indique le poids de la garniture de forage ou la colonne de tubage
réel augmenté du poids du moufle et ses accessoires et diminué de la poussée
d'Archimède.
Afin d'éviter de calculer le poids de la boue déplacée pendant la descente de la garniture
de forage ou la colonne de tubage, il a été introduit la notion de facteur de flottabilité qui
est : Ff = (7.85 - d)/7.85
Avec :
Pa = poussée d'Archimède D = diamètre extérieur de la tige
d = diamètre intérieur de la tige Dc = diamètre extérieur du tubage
r = masse volumique de la boue Ff = facteur de flottabilité
7.85 = densité de l'acier d = densité de la boue
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5. Les stabilisateurs
On appelle forage vertical, par opposition au forage dirigé, tout forage implanté à la
verticale de son objectif, la déviation maximale admissible étant limitée pour atteindre la
cible. C'est le cas de la plupart des forage d'exploration.
Un outil n'a pas normalement tendance à forer verticalement. Afin de limiter et de
contrôler la déviation d'un puits, on intègre dans la garniture de forage des stabilisateurs
dont on choisit le nombre, le dimensionnement et la position pour répondre au mieux
aux problèmes posés.
5.1. Technologie
Un stabilisateur [stabilizer] (figure 14) est une pièce comportant un corps cylindrique
équipé de trois lames à sa périphérie. Dans le puits, les lames prennent appui sur les
parois et permettent ainsi d'assurer un meilleur guidage et un meilleur centrage de la
garniture.
Il existe de nombreux types de stabilisateurs dont l'efficacité dépend de la nature des
terrains plus ou moins tendres sur lesquels les lames doivent prendre appui et de la
surface de contact de ces lames avec les parois.
Les constructeurs proposent toute une gamme de stabilisateurs qui diffèrent
essentiellement par la forme des lames et leur mode d'assemblage sur le corps :
- ces lames peuvent être droites et verticales, droites et obliques ou hélicoïdes,
- elles peuvent être soit directement fraisées (intégral blades), soit soudées
(welded), soit solidaires d'une chemise amovible (interchangeable sleeve).
- les surfaces extérieures peuvent être soit rechargées avec un alliage au carbure
de tungstène, soit munies de pastilles (inserts) de carbures de tungstène, soit
dans certains cas comporter des patins d'usure vissés.
Il existe également :
- des stabilisateurs à chemise en caoutchouc non rotative utilisés dans les terrains durs,
- des stabilisateurs à surfaces de contact importantes utilisés en stabilisateur d'outil
(near bit),
- des stabilisateurs sous dimensionnés utilisés en forage dirigé, présentant un
recouvrement maximal des lames.
Stabilisateur à Stabilisateur à
chemise en lames droites et
caoutchouc non obliques
rotative
Stabilisateur à
lames
hélicoïdales
Figure 14 :
Stabilisateurs
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5.2. Stabilisation en trou vertical
Le but d'une bonne stabilisation en trou vertical est de :
- maintenir un angle de déviation le plus faible possible,
- permettre un certain poids sur l'outil,
- garantir un diamètre correct du trou,
- éviter le collage par pression différentielle des masse-tiges.
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5.3. Stabilisation en forage dirigé
Dans le cas du forage dirigé, les stabilisateurs en plus de leur rôle de centrage et de
guidage supportent le poids de la garniture.
Puisqu'on ne dispose pas de stabilisateurs non rotatifs mécaniquement satisfaisants, on
choisira en forage dirigé des stabilisateurs qui soient aussi peu agressifs que possible,
afin d'éviter l'érosion des parois. Les stabilisateurs utilisés présentent donc en général de
grandes surfaces de contact (recouvrement ou élargissement des lames).
La position des stabilisateurs dans le train de masse-tiges ainsi que leurs diamètres est
prépondérant. Il existe toute une série d'assemblages de fond choisis en fonction du
résultat que l'on veut obtenir, c'est à dire :
- soit augmenter l'angle de déviation (build up),
- soit le maintenir (lock up),
- soit le diminuer (drop off).
-
Les modèles de simulations permettent d'aider à définir les assemblages de fond les
mieux adaptés.
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Figure 1 :
Table de rotation
Coins de retenue
Roulement à billes ou Plaques de garde et
à rouleaux Fourrures carters
Cliquet
Pignon d’attaque
Arbre d’entraînement
Ouverture centrale
Corps ou bâti Pignon conique Paliers à roulement
Partie tournante
Figure 2 :
Table de rotation
Le corps repose sur la substructure à laquelle il est solidement fixé. La partie tournante
repose sur le bâti par l'intermédiaire d'un roulement à billes ou à rouleaux qui assure en
même temps sa rotation.
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L'arbre d'entraînement muni à une extrémité d'un pignon est entraîné, soit à partir du
treuil de forage, soit par un moteur indépendant ; l'arbre est monté sur des paliers à
roulements à billes ou à rouleaux. A son autre extrémité, un pignon conique engrène
sur une couronne dentée taillée ou rapportée sur la partie tournante et entraîne celle-ci
en rotation.
Le tout est entièrement recouvert de plaques de garde et des carters qui empêchent
l'entrée de la boue et de l'eau dans le bâti et protègent le personnel.
Le bâti fait également fonction de carter pour l'huile de graissage, qui se fait par
barbotage.
Un système de cliquets permet d'immobiliser la table quand on le désire.
L'ouverture au centre de la partie tournante permet le passage des outils, et par un jeu
de fourrures appropriées et de coins de retenue, de supporter la garniture de forage.
C'est le diamètre en pouces de cette ouverture qui désigne la dimension de la table
(exemple : table de 27.5 signifie ouverture de 27"1/2).
1.2. Caractéristiques
1.2.1. Dimension nominale
La dimension nominale d'une table de rotation est le diamètre intérieur de l'ouverture
centrale de la plaque tournante (fourrure enlevée). Cette dimension détermine le
diamètre maximal des outils ou tubages pouvant être introduits au travers.
Les tables les plus courantes ont les diamètres nominaux suivants :
49"1/2 - 37"1/2 -27"1/2 - 20"1/2 - l7"1/2 - 12"1/2.
La distance entre le centre de la table et le pignon d'entraînement de l'axe a été
normalisée pour permettre l'interchangeabilité entre treuils et tables. Cette dimension
est de 1,38 m (54"1/4) pour les tables 20"1/2 et 27"1/2 et de 1,22 m (44") pour les
tables de l7"1/2 et 12"1/2.
1.2.3. Capacités
La capacité de la table de rotation est définie par la capacité de la butée principale.
Certains constructeurs indiquent une capacité à l'arrêt et une capacité à une certaine
vitesse (125 tr/mn par exemple).
1.2.4. Entraînement
Généralement les tables de rotation sont commandées (figure 3) par chaîne à partir du
treuil.
La commande par arbre à cardans est plus coûteuse et demande plus d'entretien parce
qu'elle possède des roulements et des engrenages à angle droit, mais elle est plus
robuste et plus basse et peut souvent être encastrée sous le plancher.
La table de rotation peut être à commande indépendante, ce qui a l'avantage d'arrêter le
treuil pendant la rotation et d'utiliser les moteurs de la transmission uniquement pour
l'entraînement des pompes à boue.
L'entraînement de la table de rotation peut être obtenu par un moteur électrique
encastré sous le plancher et relié par cardan à la table.
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Entraînement par
arbre à cardan
Entraînement par
chaîne Commande
indépendant
Figure 3 :
Entraînement de la
table de rotation
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Figure 4 :
Le carré
d’entraînement
Tige d’entraînement
Carré d’entraînement
Figure 5 :
Les rouleaux
Rouleau cylindrique
Figure 6 :
Entraînement des carrés
d’entraînement
Figure 7 :
Fourrures principales
Pour l'entraînement par broches les fourrures disposent de quatre alésages à leur
périphérie dans lesquels sont engagées les broches du carré d'entraînement.
Pour toutes ces fourrures un système de verrouillage permet de les bloquer dans la table
de rotation, et d'éviter leur éjection lors des manoeuvres de remontée de la tige
d'entraînement.
Leur choix dépend de la dimension nominale de la table de rotation :
- pour les tables 20"1/2, elles sont d'une seule pièce et comportent 4 alésages ou
un profil intérieur carré selon le mode d'entraînement,
- pour les tables 27"1/2, des fourrures intermédiaires sont nécessaires pour le
guidage et l'entraînement du carré,
- pour les tables 37"1/2, elles sont articulées (figure 8) et comportent une fourrure
intermédiaire pour l'entraînement ou le guidage du carré.
Figure 8 :
Fourrures articulées
Les fourrures pour table 27"1/2 peuvent être utilisées en intercalant un adaptateur
27"1/2 - 37"1/2 pour les adapter à l'ouverture centrale de la table,
- pour les tables 49"1/2, les fourrures utilisées sont articulées et requièrent
l'utilisation d'une fourrure intermédiaire.
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- de 2"3/8 à 8"5/8
- de 9"5/8 à 10"3/4
- de ll"3/4 à 13"3/8
- 16"
- de 18"5/8 à 20".
En pratique, les gros diamètres correspondent en général aux diamètres des tubages
pour lesquels on utilise un dispositif de calage spécifique.
Tige hexagonale
Tige carrée
Figure 9 :
Tige d’entraînement
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Elle est par contre plus vulnérable sur ses angles qu'une tige carrée, sa durée de vie est
en général plus courte (usure entraînant la rotation de la tige dans les rouleaux du carré
d'entraînement).
3.1.2. Longueur
Une tige d'entraînement est caractérisée par sa longueur utile (longueur occupée par le
profil carré ou hexagonal). Cette longueur doit être suffisante pour permettre de forer
entre chaque ajout, une tige complète. Les tiges d'entraînement normalisées par l'API
ont une longueur utile de 11,28 m et une longueur totale de 12,19 m.
3.1.3. Filetages
Les tiges d'entraînement comportent en général un filetage 6"5/8 femelle à gauche à
leur partie supérieure pour le raccordement sur la tête d'injection (le filetage situé
toujours au-dessus de la table de rotation est à gauche pour éviter le dévissage à droite
pendant le forage), un filetage mâle à droite à leur partie inférieure dont le type (IF ou
FH) et la dimension nominale sont choisis pour faciliter la liaison avec la garniture de
forage.
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Figure 10 : Figure 11 :
Vanne supérieure Vanne inférieure
La vanne inférieure peut par ailleurs être fermée pendant les ajouts pour éviter les
écoulements de boue de la tige d'entraînement.
Le principe de ces vannes est simple : un boisseau sphérique ou cylindrique comportant
un orifice central est commandé extérieurement par une clé à profil hexagonal ; un quart
de tour est suffisant pour en assurer la fermeture ou l'ouverture.
Figure 12 :
Kelly spinner
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5.1. Principe de fonctionnement
Une tête d'injection comprend les parties suivantes :
5.1.1. Suspension
Elle est assurée par un arbre d'injection creux fileté à sa partie inférieure pour être
raccordé à la tige d'entraînement. Cet arbre possède une partie plus large en forme de
plateau qui, par l'intermédiaire d'un roulement à billes ou à rouleaux, repose sur un
autre plateau support, support du corps, à travers lequel il passe. Le corps est suspendu
au moyen d'une anse au crochet du moufle mobile. L’ensemble constitue le dispositif qui
assure la suspension du train de tiges, aussi bien en rotation qu'à l'arrêt.
5.1.2. Injection
La boue arrive dans l'arbre d'injection par un tube coudé appelé col de cygne relié au
corps. Entre le col de cygne fixe et l'arbre d'injection tournant, qui sont dans le
prolongement l'un de l'autre, il y a un raccord tournant faisant joint, qui assure
l'étanchéité à la boue. L'étanchéité peut être obtenue soit sur l'arbre d'injection (l'arbre
tourne et le joint est fixe), soit sur le col de cygne (le joint tourne et l'arbre autour du col
de cygne est fixe).
La tête d’injection comporte par ailleurs un roulement à sa partie supérieure pour éviter
que l'arbre d'injection ne se déplace vers le haut lorsqu'on appuie sur le train de tiges et
deux roulements latéraux de part et d'autre du roulement principal pour assurer le
guidage de l'arbre d'injection. Les roulements sont enfermés dans un carter (le corps de
la tête d'injection), qui comporte des joints d'huile à ses parties inférieure et supérieure.
Anse
Col de cygne
Joints
Tube d’usure
Roulements principaux
Corps
Roulements de guidage
Arbre d’injection
Figure 13 :
Tête d’injection
Au niveau du joint tournant qui assure l'étanchéité entre le col de cygne et l'arbre
d'injection, il se produit une usure due à la rotation des pièces les unes par rapport aux
autres et à l'abrasivité de la boue. On prolonge donc le col de cygne par un tube d'usure
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court [wash pipe] (figure 14), vissé à son extrémité. L'étanchéité est alors assurée par le
joint tournant (presse-étoupe) solidaire de l'arbre d'injection.
Circlips
« O » ring et son
logement
Bague et garniture
Tube d’usure
Bague et garniture
Figure 14 :
Tube d’usure
D'autres modèles prévoient un joint fixé au col de cygne, le tube d'usure étant solidaire
de l'arbre d'injection.
5.2. Caractéristiques
Les têtes d'injection sont caractérisées par :
- leur capacité : certains constructeurs indiquent la capacité à l'arrêt, d'autres la
capacité pour une certaine vitesse de rotation (très souvent 100 ou 125 tr/mn).
Cette capacité est définie par la capacité de la butée,
- les dimensions et caractéristiques des filetages du col de cygne et du raccord à
gauche de la partie tournante,
- le diamètre intérieur de passage,
- la pression maximale de service,
- la contenance approximative en huile. Le bouchon de remplissage comporte un
petit robinet, appelé reniflard. Il permet l'échappement des vapeurs d'huile dues à
l'échauffement, pour ne pas créer à l'intérieur du carter une surpression qui
pousse l'huile à s'écouler par les joints.
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Les commandes peuvent se trouver sur un panneau placé sur l'installation ou bien
constituer un ensemble séparé que l'on peut monter à distance.
La tête d'injection hydraulique comporte comme les têtes d'injection conventionnelles un
col de cygne à sa partie supérieure pour le raccordement du flexible d'injection, un
raccord fileté mâle à sa partie inférieure pour y connecter la garniture.
Pendant le forage, elles sont en général suspendues au crochet ; l'appareil de forage
peut dans certains cas être muni de rails verticaux pour en assurer le guidage.
Ces têtes sont caractérisées par :
- leur capacité statique ou dynamique,
- leur pression maximale de service (en général 5000 psi),
- les débits et pressions requis pour obtenir les vitesses de rotation et couples
voulus,
- la vitesse minimum de rotation (en général 150 à 160 tr/mn),
- le couple maximum pouvant être fourni en rotation.
7. Le top drive
Le top drive (figure 15) est une tête d’injection motorisée qui, en plus de l’injection,
assure la rotation de la garniture de forage.
Ainsi, on n’a besoin ni de la tige d’entraînement ni de la table de rotation pour faire
tourner la garniture, c’est le top drive qui s’en charge. En plus, pendant le forage, au lieu
de faire les ajouts simple par simple, on peut les faire longueur par longueur.
Plusieurs autres options existent dans cet équipement : les bras de l’élévateur sont
articulés hydrauliquement pour faciliter le travail de l’accrocheur et il possède une clé
automatique et même une coulisse intégrées.
Des rails placés tout le long du mât le guident dans ses déplacements.
Figure 15 :
Le top drive
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LE MATERIEL DE MANŒUVRE
Pour les manoeuvres de changement d'outils, de descente de tubage, ainsi que pour les
ajouts de tiges en cours de forage, on utilise du matériel de plancher que l'on appelle
matériel de manoeuvre, ce sont :
- les clés,
- les cales ou coins de retenue,
- les élévateurs,
- les colliers de sécurité.
Figure 1 :
Clé à mâchoires
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Levier ou manche
Verrou
Petite mâchoire
Mâchoire de verrouillage
Traction
Poignée
Figure 2 :
Clé de tiges
Une clé de ce modèle peut être placée et faire prise sur un grand nombre de dimensions
de tiges grâce à :
- la possibilité de changer la mâchoire de verrouillage, les autres mâchoires et le
manche restant les mêmes. Les diamètres d'utilisation sont indiqués sur la
mâchoire,
- l'adaptation, dans certaines limites, de l'ensemble des mâchoires au diamètre de
la tige par suite du déplacement des axes quand on agit sur le manche.
La clé fait prise sur la tige ou le tube par l'intermédiaire de peignes insérés dans les
rainures des mâchoires et retenus par des goupilles.
Les axes qui retiennent les mâchoires sont retenus en place par des ressorts circulaires
et sont munis de graisseurs. Ces axes ne dépassent pas le plan des mâchoires, de sorte
que deux clés superposées ne peuvent pas s'accrocher par les axes, ce qui risquerait de
les casser. Le verrou possède deux ressorts, pour le cas où l'un casse, l'autre garde le
verrou en place.
La clé est pourvue d'un support de suspension, muni de deux poignées, qui se fixe au
manche par des boulons et qui est réglable de façon à permettre l'équilibrage de la clé.
L'extrémité du manche est munie de deux crochets dans lesquels on peut placer la
boucle du câble ou du cordage de traction qu'un boulon empêche de sortir.
Il existe des clés de puissances différentes, pour exercer des couples de serrage
différents. Elles se distinguent les unes des autres par la longueur de leur manche et la
résistance (donc les dimensions) de leurs parties constituantes et par la qualité de l'acier
dont elles sont constituées.
Les Clés B : permettent de saisir de 2"3/8 à 10"3/4 avec six mâchoires de verrouillage
différentes.
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Les Clés C : permettent de saisir de 2"3/8 à 10"3/4 également, mais comme elles sont
plus faibles il est préférable de ne les utiliser que pour des tiges de plus de 3"1/2.
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- Le remplacement des peignes doit être fait avec des chasse peignes qui évitent la
projection de métal et nettoient et reconditionnent les rainures. L'utilisation des
lunettes est indispensable.
- La table de rotation doit être couverte pour éviter la chute d'un peigne dans le
puits.
- Les axes des mâchoires doivent être graissés à la graisse consistante.
- Les axes sont retenus dans la clé par des goupilles fendues dont les extrémités
doivent être ouvertes et repliées.
Figure 3 :
Clé automatique
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Si on utilise une clé trop puissante sur une pièce à parois minces, donc peu résistante,
elle risque de se déformer.
Figure 4 : Figure 5 :
Coins pour tiges Coins pour masse - tiges
ou tubages
La partie intérieure qui agrippe la tige est composée de plusieurs peignes
interchangeables, enfilées dans une rainure en queue d'aronde, et bloquées vers le haut
par une plaque fixée au corps du coin par une vis.
Figure 6 :
Collier de sécurité
Figure 7 :
Collier de sécurité en prise sur une
masse – tige lisse
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Ils sont placés sur le tube à retenir à quelques centimètres au-dessus des coins de
retenue avant de décrocher l'élévateur.
Si les coins de retenue cèdent, la tige descend de quelques centimètres puis le collier
vient poser avec force sur les coins ce qui les fait serrer plus fort ; d'autre part, sous
l'effet de ce choc, les petits coins du collier se déplacent légèrement sur leur rampe et
serrent plus fort le tube.
Ce collier peut également servir à la manutention de toute pièce cylindrique en la
saisissant au moyen d'élingues passées dans ses poignées.
Figure 8 :
Elévateur à ouverture
centrale
L'élévateur à ouverture latérale [side-door elevator] (figure 9) est constitué d'un corps
muni d'une porte latérale à charnière portant une poignée et un loquet. Cette porte peut
être munie intérieurement d'un doigt qui provoque automatiquement la fermeture de
l'élévateur lorsqu'on lance la tige dedans. Un ressort tend à maintenir la porte ouverte.
Figure 9 :
Elévateur à ouverture
latérale
Tous ces élévateurs sont construits en acier très résistant (au chrome molybdène) et les
portées, sur lesquelles vient reposer le tool-joint ou le manchon, sont spécialement
durcies pour réduire leur usure.
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5. Elevateurs a coins [spider]
Lors de descente de tubages (figure 10) ou de tubings et pour éviter des efforts de
tractions risquant d'endommager les manchons avec des élévateurs classiques, on utilise
des élévateurs à coins qui prennent directement sur le corps du tube. Les coins sont
actionnés par un jeu de biellettes sur lesquelles on agit soit manuellement avec un
levier, soit à l'aide d'un vérin pneumatique.
L'ouverture est centrale pour les élévateurs à tiges ou à tubings et latérale pour ceux à
tubages. L'avantage de ces élévateurs réside dans l'emploi d'un seul corps sur lequel on
peut ajuster n'importe quelle dimension de coins de prise voulue.
Figure 10 :
Elévateur à coins pour
tubage
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Filetage
Creux d’épaule
Épaule Soudure
Emplacement pour
duse
Bras
Portée
Surface alésée
Molettes
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Sous l’effet de la compression, la dent pénètre dans la roche et l’éclate. En tournant sur
elle-même sous l’effet de la rotation, la molette ripe la roche et arrache le copeau.
L’effet d’éclatement et de ripage sont complémentaires et varient en fonction du terrain :
le ripage dans le cas d’un terrain tendre est plus important que dans un terrain dur,
tandis que l’éclatement dans un terrain dur est plus grand que dans un terrain tendre.
Pour cela, les axes des molettes des outils pour terrains tendres sont décalés par rapport
à l'axe de l’outil d’un angle de l’ordre de 5 à 6° pour qu’elles ne tournent pas bien,
favorisant ainsi le ripage, tandis que ce décalage [off set] devient égal à 3° pour les
outils pour terrains moyennement durs et nul pour les outils pour terrains durs.
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Les rangées de dents, sur chaque molette, sont décalées pour permettre un balayage
complet du front de taille. En plus et afin d’éviter le déséquilibre de l’outil, les molettes
possèdent à peu près le même nombre de dents ; ce nombre est calculé de telle sorte
que le travail de chaque dent soit le même que celui des autres, en tenant compte de sa
position dans la molette.
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1.2.2. Outil à duses :
L’outil à duses comporte des duses interchangeables situées sur ses
côtés, entre les molettes. Le jet de boue est dirigé sur le front de
taille et crée une turbulence qui refoule instantanément les déblais,
pour laisser un fond propre devant l'outil.
Dans les terrains tendres, le jet de boue sortant des duses aide à la
destruction de la roche, ce qui augmente l'avancement. Ces outils
forment des déblais de dimensions plus grandes que ceux obtenus
par des outils conventionnels.
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Le premier caractère :
- un chiffre de 1 à 3 : tricône à denture fraisée,
- un chiffre de 4 à 8 : tricône à pastilles.
Le second caractère :
Un chiffre de 1 à 4 qui désigne la dureté de chaque groupe de formations. C’est une
sous – classification de la dureté des formations dans chacune des 8 classes déterminées
par le 1er chiffre.
Le troisième caractère :
Un chiffre de 1 à 9 qui désigne les caractéristiques du tricône.
A : toutes la surface/rangées
M : rangées intermédiaires
Tricônes :
N : rangées du nez
M : rangées intermédiaire
H : rangées arrières
A : toutes le rangées
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[Link]. Profil parabolique :
Court ou long, ce type de profil présente une surface importante sur laquelle un grand
nombre de taillants est fixé.
Le profil court ou moyen a l’avantage de réduire le couple résistant durant le forage, ce
qui permet d’appliquer davantage de poids sur l’outil et, par conséquent, augmenter la
vitesse d’avancement.
En outre, le profil parabolique est plus facile à diriger avec un moteur de fond dans un
puits dévié.
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3.5. Diamant synthétique haute température :
Le TSD (Thermally Stable Diamond) se compose de diamant synthétique sans cobalt et
sans le substrat de carbure de tungstène.
Ce type d'outil travaille d'une façon optimale tant qu'il peut conserver son angle
d'attaque. Par la suite, son usure augmente et sa surface de contact devient moins
efficace.
Ayant une bonne stabilité thermique (environ 1200°C), ces outils sont utilisés dans des
formations moyennement dures à dures à abrasivité faible.
2ème caractère : Profil d'outils : les profil d'outils sont codifiés à l'aide de neuf chiffres
de 1 à 9 qui représentent les formes usuelles des outils diamants.
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LE TUBAGE
1. Rôle du tubage [casing]
Une fois foré, le puits est couvert par des tubes appelés « tubages » pour empêcher les
parois de s’effondrer et pouvoir continuer le forage sans problèmes.
Le choix des tubages, aussi bien en ce qui concerne leur diamètre que leur résistance,
est conditionné par plusieurs facteurs, dont les principaux sont :
- la profondeur prévue,
- les pressions attendues,
- le type d'effluent attendu : huile ou gaz,
- les risques de corrosion.
La profondeur et le nombre des colonnes techniques dépend, entre autres, des pressions
rencontrées dans la phase suivante. La résistance des formations au droit de son sabot
doit être suffisante pour résister à ces pressions.
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Le choix des tubes et des connexions sera déterminé en fonction du type d'effluent
attendu (huile ou gaz).
Tube guide
Colonne de surface
Colonne technique
Colonne de production
Figure 1 :
Colonnes de tubage
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1.2. Diamètre
Le diamètre nominal d'un tube correspond à son diamètre extérieur exprimé en pouces.
La tolérance admise est de ±0,75 %.
Le jeu entre corps de tube et trou varie généralement de 1"1/2 pour les petites
dimensions à 4"1/2 pour les plus grandes.
1.3. Epaisseur
Pour un même grade d'acier, l'épaisseur peut être différente en fonction des efforts à
subir.
La tolérance maximale admise par l'API sur l'épaisseur des tubes est de 12,5 %.
La plus grande dimension d'outil pouvant être descendue dans un tube est égale au
diamètre du mandrin, qui est inférieure au diamètre intérieur du tube.
1.4. Poids
Le poids nominal exprimé en lb/ft est uniquement donné dans un but d'identification.
A chaque épaisseur dans une dimension de tube donnée correspond un poids nominal
qui ne peut par servir pour le calcul car il ne prend pas en charge le poids des
manchons.
2. Types de filetages
2.1. Filetages API
L'API a normalisé trois types de filetages :
− rond,
− buttress,
− extreme – line.
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3.2. Marquage
Les tubes et manchons sont marqués par le fabricant comme suit :
3.2.1. Marques au poinçon
A moins de 305 mm du manchon et dans l'ordre suivant :
− nom ou marque du fabricant,
− monogramme API,
− poids par pied (ou par mètre),
− grade,
− procédé de fabrication :
− sans soudure : S,
− soudé électriquement : E,
− soudé par recouvrement : L.
− type d'acier,
− symbole U pour les tubes à refoulement intérieur.
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A partir de 610 mm du manchon :
− longueur du tube,
− poids total du tube.
Les bandes sont marquées à une distance du manchon femelle n'excédant pas 0,60 m.
Elles même encercler le milieu du manchon, ou couvrir toute la surface du manchon.
3.4. Calibrage
Les tubes doivent être calibrés avec un calibre qui correspond aux normes API.
Chaque épaisseur de casing a son calibre correspondant. Les calibres eux-mêmes
doivent être vérifiés parce qu'ils s'usent et perdent du diamètre assez rapidement.
Le calibre doit passer dans tous les tubes, car un seul tube oublié peut conduire à la
catastrophe. Par conséquent, cette opération est supervisée par un responsable (en
général : le second de poste).
Il arrive que le calibre ne passe pas dans un tube, simplement parce que celui-ci est sale
; dans ce cas, il faut nettoyer le tube et recommencer l’opération.
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3.6. Rangement des tubes sur le rack
Les tubes doivent« être stockés sur le pipe rack rangée par rangée, dans l'ordre de
descente.
Entre les rangées, ils sont calés en quatre points pour le range 3 et en trois points pour
range 2, de préférence avec des madriers de 20 cm de largeur. Les tubes sont
déconseillés pour le calage des tubages surtout si l'on stocke plusieurs rangées les unes
sur les autres, parce que la surface portante est insuffisante.
4. Vissage et descente
4.1. Manutention et vissage
Les tubes doivent être manipulés avec précaution. On utilise des protecteurs pour les
filetages mâles appelés klampon. Ces protecteurs sont mis en place sur le pipe rack,
avant que le tube ne soit monté au plancher ; ils sont équipés d'un système de
verrouillage rapide. Si l'on ne dispose pas de protecteurs klampon, on peut utiliser les
protecteurs métalliques.
Les tubes sont amenés sur le plan incliné avec un treuil à air, disposé de manière à ce
que la personne qui opère ce treuil à air puisse voir le pipe rack et le bas du plan incliné.
Le klampon
Le tube est posé sur le plan incliné, puis est pris au moufle avec l'élévateur de
manœuvre, relié au moufle par une élingue de 5/8’’ de diamètre munie d'un émerillon.
Cette élingue est fixée au crochet du moufle ; elle doit avoir une longueur suffisante
pour que, lorsque l'élévateur est à quatre ou cinq mètres au-dessus du plancher, on
puisse accrocher le tube qui est sur le plan incliné avec l'élévateur de manoeuvre sans
difficultés.
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Le tube est ensuite monté avec le moufle, en position verticale, une corde de retenue est
installée en haut du plan incliné pour éviter que le tube percute la table de tubage sur le
plancher.
Le tube est amené à la verticale de celui qui est déjà engagé dans la table ; le protecteur
est enlevé à ce moment là.
Au début de la descente tant qu'il n'y a pas beaucoup de poids, il est recommandé de
mettre un collier de sécurité sous le manchon du tube calé dans la table de tubage (pour
les huit ou dix premiers tubes).
Le tube est descendu lentement pour engager le filetage mâle dans le femelle sans à
coups.
La clé de retenue est placée sous le manchon du tube calé dans la table. Ne jamais
mettre la clé de retenue sur le manchon parce qu'il arrive que celui-ci se bloque en
même temps que le tube.
L'accrocheur saisit les poignées de l'élévateur de manoeuvre, puis le maître sondeur
descend le moufle pour relâcher la tension sur l'élévateur de manoeuvre. A ce moment
là, l'accrocheur doit tenir le tube en position verticale et ne plus bouger pendant le début
du vissage. L'opérateur de la clé hydraulique ne doit commencer le vissage que lorsque
l'accrocheur lui a fait signe qu'il pouvait le faire. Le début du vissage se fait lentement en
observant l'indicateur de couple ; si celui-ci ne monte pas quand le tube a fait deux ou
trois tours, c'est qu'il est bien engagé, on peut alors visser en grande vitesse. Le blocage
se fait en petite vitesse jusqu'à ce que soit obtenu le couple suffisant. Lorsque le blocage
est terminé, l'accrocheur doit avoir déjà décroché l'élévateur de manœuvre, puis il
accroche le tube avec l'élévateur principal.
Elévateur principal
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Quand le maître sondeur dégage la colonne, la table de tubage doit être ouverte ; il n'y
a plus qu'à descendre le tubage.
Il est très important que le câble de retenue de la clé de vissage ait une longueur
adéquate ; il faut que lorsqu'il est en tension, il forme avec le manche de la clé un angle
de 90°. Sinon, l'indicateur de couple donnerait de mauvaises indications.
Lorsque, en début de vissage l'indicateur de couple monte anormalement, c'est que le
tube est mal engagé, il faut lé dévisser jusqu'à ce qu'un à-coup soit perçu ; ça signifie
qu'il est complètement dévissé.
On examine alors le filetage, si rien d'anormal n'est constaté, c'est que le tube n'était
pas tout à fait en position verticale ou que les filets avaient chevauché ; on recommence
l'opération en s'assurant que le tube est bien vertical. Pour cela, il faut regarder le
nombre de filets engagés en quatre points opposés ; s'il est le même partout, on peut
refaire une tentative de vissage.
Si au bout de plusieurs essais, le tube refuse toujours de se visser, c'est que
probablement il est légèrement ovalisé ; il faut le remplacer.
4.2. Descente
Une bonne descente de tubage doit se faire sans vitesse excessive mais d'une façon
régulière. La vitesse de descente est souvent conditionnée par l'état du puits.
L'essentiel est d'être prudent pour amener le tubage au fond dans de bonnes conditions.
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lourdes quand le poids devient important, même si l'on est encore loin du
découvert.
− Le retour de boue dans les bassins doit être surveillé ; si des pertes sont
constatées, il faudra ralentir la vitesse de descente. La tête de circulation doit
toujours être sur le plancher, prête à être vissée si nécessaire. En cas de
circulation en cours de descente, on utilisera le flexible d'injection de secours, ou
un flexible 2" haute pression prévu pour cela ; les chiksans sont déconseillés,
parce qu'ils sont peu pratiques pour manoeuvrer la colonne.
− Si la colonne est équipée d'un dispositif à remplissage différentiel, il faut surveiller
le remplissage. Il arrive que ces équipements se bouchent, le remplissage ne se
fait plus, on peut collapser la colonne par pression différentielle entre l'extérieur et
l'intérieur.
− Il faut établir des courbes de poids avant la descente, avec différents
pourcentages de remplissage ; le maître sondeur pourra ainsi se rendre compte si
le système fonctionne normalement.
− Quand la colonne arrive au fond, sauf s'il est nécessaire de circuler avant de
toucher le fond, il faut compléter le remplissage pour éviter de piéger de l'air dans
la colonne, puis on installe la tête de cimentation. On peut mettre les bouchons
dans la tête à ce moment là ou après la circulation ; on branche les liaisons de
surface.
Le démarrage de la circulation se fait lentement tant que la boue est gelée pour éviter
de fracturer les formations fragiles. Le débit est augmenté progressivement jusqu'à une
valeur raisonnable pour ne pas détériorer les équipements ; on s'en tiendra au débit
choisi pour la chasse. Circuler ainsi tout le volume annulaire et noter les pressions ; s'il y
a du gaz il faut circuler jusqu'à ce qu'il soit complètement évacué.
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LA CIMENTATION
Cimenter une colonne de tubage consiste à mettre en place un laitier de ciment dans
tout ou partie de l'espace annulaire entre le tubage et le trou foré.
Le ciment, en faisant prise, assurera la liaison entre la colonne de tubage et le terrain.
Une opération de cimentation nécessite donc de :
- définir les objectifs de la cimentation
- calculer le volume de laitier de ciment à injecter
- calculer le volume de chasse
- préparer le trou avant l'injection
- utiliser les ciments et les additifs
- réaliser la cimentation
- tester la colonne après cimentation.
Selon les formations, on applique un coefficient K variant de 1,05 à 1,30 et plus, pour
majorer le volume de l'espace annulaire, car le trou n'est pas exactement calibré au
diamètre de l'outil (caves).
VL = (VT - VE) H. K + VS
VL = Volume de laitier
VT = Volume du trou et volume intérieur de l'avant dernier tubage
VE = Volume extérieur du tubage ,
H = Hauteur d'espace annulaire à cimenter
VS = Volume de sécurité = volume intérieur tubes entre sabot et anneau.
Des tableaux donnent en fonction du volume de laitier désiré et de sa densité, le volume
d'eau nécessaire ainsi que le poids de ciment.
Le laitier doit remonter dans l'annulaire de 150 à 200 mètres au-dessus de la zone à
isoler.
Généralement le volume du trou est donné directement par le calibrage du trou (caliper
ou BGT).
Sur certains enregistrements, on peut lire le volume total du trou et le volume annulaire
entre trou et tubage, tandis que sur d'autres, seul le volume du trou est donné.
Dans ce deuxième cas, il convient de déduire le volume de déplacement du tubage.
Quand on dispose du BGT, il n'y a pas lieu de tenir compte du coefficient K.
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Pour les tubages de surface, on ne dispose généralement pas de BGT, il est conseillé
d'appliquer un coefficient K égal à 2.
Dans le cas d'une cimentation avec un sabot duplex et un stinger, on peut se permettre
de pomper du laitier jusqu'à observation de son retour en surface. On arrête l'injection
du laitier quand on estime que celui-ci est de bonne qualité et que la pollution avec la
boue est devenue négligeable.
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Le remplacement de la boue par le laitier se ferait d'autant mieux que la différence entre
densité laitier et densité de boue sera grande et que les caractéristiques rhéologiques de
la boue seront bonnes.
Quand la boue est gelée, le laitier est mal réparti dans l'annulaire, il a tendance à passer
par les zones de moindre résistance, on dit qu'il y a phénomène de "channeling".
Les ciments sont choisis en fonction de leur faible, modérée ou haute résistance aux
sulfates.
Le temps de pompabilité est le temps pendant lequel le laitier peut être pompé en toute
sécurité ; l'A.P.I considère que ce temps est celui au bout duquel le laitier atteint une
viscosité de 100 poises.
L'augmentation de la température et de la pression diminue le temps de pompabilité.
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6. Réalisation de la cimentation
Les conduites servant à l'injection du laitier et à la chasse, sont testées à l'eau claire, en
fonction de la pression finale de refoulement, et l'on procède ensuite à :
- les sabots
- les anneaux de retenue pour les bouchons
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- les bouchons
- les centreurs de tubage
- les racleurs de parois.
Sabot à soupape et
Sabot ordinaire à jets tourbillonnaires
biseau
Sabot à soupape
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7.1.4. Sabot ordinaire à biseau [plain casing shoe]
Dans ce type, l'extrémité inférieure a simplement été biseautée vers l'intérieur pour
éviter les accrochages des tool-joints lors des manoeuvres de remontée du train de
sonde. Ce sabot est assez peu utilisé.
Ce sabot comporte un anneau ayant une surface supérieure S et une surface inférieure
s. La face S supporte la pression due à la colonne de boue située à l'intérieur du tubage.
F = S x hd/10
La face s supporte la pression due à la boue située dans l'espace annulaire trou-tubage.
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Cependant, il existe des anneaux à soupape double femelle et dans ce cas il y a lieu de
s'assurer qu'il n'y a pas eu d'erreur au montage.
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Cependant il est déconseillé de descendre des centreurs dans des trous de mauvaise
tenue ou si le jeu entre tubage et trou foré est très faible. Si la colonne est munie de
centreurs, ne pas hésiter à établir la circulation lorsque la colonne éprouve de la
difficulté à descendre. Dans ce cas, reprendre la circulation avec prudence au départ
pour éviter les surpressions.
Inconvénients
- doivent être poussés ou tirés dans le trou au départ pour vaincre les frottements
(starting force)
- pas de force de restitution définie.
- temps de descente allongé dû aux frottements croissants.
- peuvent être endommagés/cassés pendant la descente et/ou la cimentation
(réciprocation, rotation).
Les centreurs flexibles doivent être toujours placés au-dessus (à cheval) d'un stop collar
(= stop ring) pour les diamètres ³ 9-5/8", ou entre 2 stop collars pour les diamètres #
7".
La force de restitution et par conséquent le stand-off dépendent de l'espacement entre
centreurs.
Le nombre de centreurs flexibles est très dépendant de la sévérité des doglegs.
Une charge latérale trop importante sur un centreur peut l'écraser, et l'augmentation de
charge résultante sur les centreurs avoisinants va diminuer le standoff du casing. A
l'extrême cela peut conduire à un écrasement en chaîne d'autres centreurs.
Au moment de la cimentation, puisque l'on pompe successivement des fluides de
densités différentes, on aura donc une variation des facteurs de flottabilité, et par
conséquent une variation des charges latérales sur les centreurs.
Ceci doit être pris en compte au moment de l'élaboration du programme de
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centralisation du tubage (simulateur 3D).
Les centreurs Weatherford ST2 et ST3M sont recommandés pour centrer dans les
sections over-gauged. Le type ST3M a été spécialement adapté pour les puits
horizontaux avec l'adjonction d'une bague de bronze à chaque extrémité, permettant au
tubage de tourner librement (cimentation en rotation).
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7.5.2. Racleurs Rotatifs [rotating wall scratchers]
Ils sont constitués de lattes métalliques de 5 pieds de longueur chacune garnies de
piquants (2"1/2 ou 4"1/2 de longueur). Ces lattes sont soudées sur le tube en quinconce
bout à bout, généralement à 120°.
Ces racleurs présentent l'avantage de laisser intacte la partie supérieure du trou et
d'éliminer le cake seulement dans la zone à cimenter . Par contre, ils nécessitent la mise
en rotation du tubage, d'où l'obligation d'employer une tête de circulation rotative. De ce
fait, ils sont moins souvent utilisés que les racleurs rectilignes.
NB
Il existe des variantes aux deux types de racleurs précités, où les piquants sont
remplacés par des morceaux de câble bandés.
Dans ce cas, on leur donne le nom de "turbo bonder" au lieu de "scratcher".
On distingue :
- le "Hammer-lok turbobonder" correspondant au racleur rectiligne,
- le "Rotating turbobonder" correspondant au racleur rotatif.
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2 1 Bouchon d'ouverture
Fait coulisser la chemise A qui permet le
passage des fluides
2 Bouchon de fermeture
Fait coulisser la chemise B qui ferme et
obstrue le passage des fluides
L'avantage du DV type BAKER est la protection de
la chemise de fermeture B par la chemise A
lors du reforage des bouchons
B Chemise
A Chemise
Corps du DV
1
Fonctions
L'utilisation de ce matériel offre la possibilité de cimenter séparément deux ou plusieurs
sections d'une même colonne de tubage en intercalant dans la colonne un (ou plusieurs)
collars de cimentation étagée (stage cementing collar) que l'on appelle également
"deverter valve" ou DV.
Les avantages d'une cimentation étagée sont multiples et en particulier :
moins de risques de contamination du laitier en se déplaçant dans l'espace annulaire
puisque, pour chaque tronçon à cimenter, entre en jeu un volume plus faible de laitier
- réduction du risque de craquage des formations accompagnée de pertes de
circulation pouvant résulter de la pression élevée exercée par une longue colonne
de laitier à laquelle s'ajoutent les pertes de charges d'une circulation à débit plus
ou moins élevé,
- réduction de la pression finale de refoulement,
- parfois soustraction d'une partie du laitier à l'influence de la pression et de la
température plus élevées régnant au fond du trou,
- possibilité de cimenter deux zones distinctes très éloignées l'une de l'autre,
- possibilité d'isoler les réservoirs.
Il devra toujours être en très bon état de marche et parfaitement adapté. Pour cette
raison, un contrat direct avec la Société de Service est toujours préférable de façon à
pouvoir définir le matériel type et avoir la faculté d'agir directement sur le personnel.
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9. Les unités de cimentation
9.1. Définition
Les unités de cimentation permettent d'effectuer simultanément :
- le mixage du ciment et des additifs afin d'obtenir un laitier correspondant aux
caractéristiques désirées pour chaque type particulier d'opération,
- le pompage du laitier obtenu avec une grande flexibilité de vitesse et pression de
pompage.
Ces unités de pompage sont composées de deux pompes Triplex à grand débit et haute
pression montées soit sur camion soit sur skid.
La source d'énergie actionnant ces pompes et l'équipement auxiliaire de ces unités est
assurée par deux moteurs diesel. Parmi les plus courants :
La transmission est assurée par des boîtes délivrant de 300 à 620 ch.
Les pompes Triplex sont de trois types principaux :
DOWELL :
modèle DR - 20 . 32 cm (8 pouces) de course
modèle GR - 12 . 7 cm (5 pouces) de course
HALLIBURTON
modèle HT.400
Suivant l'alésage des pistons, la capacité de ces pompes peut permettre un débit minute
allant jusqu'à 1 700 litres et de fonctionner sous des pressions de travail atteignant 1035
bar (15000 psi).
Les unités de pompage les plus courantes actuellement sont :
le J 515 Twin Cementer (DOWELL).
le HT 400 Cementing Truck (HALLIBURTON).
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9.2. Le mixage [mixing]
Il existe deux systèmes différents de mixage du laitier :
9.2.1. système jet mixer
Chaque unité de pompage peut être équipée avec un mixer à jets pour effectuer le
mixage ciment- eau- additifs donnant le laitier de composition désirée. Dans le cas du
mixage haute pression, l'eau de mixage est fournie au bol par l'une des pompes Triplex
tandis que l'autre refoule le laitier dans le puits. Par contre, dans le cas du mixage basse
pression, l'eau est amenée au bol par la pompe centrifuge, le laitier étant refoulé par les
deux pompes Triplex.
De toute manière, l'approvisionnement du ciment se fait soit à partir d'un container type
décharge par pression d'air soit à partir de ciment en sacs ouverts par l'intermédiaire
d'une table coupe- sac.
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Vanne de
Fill Hopper
Depotage
Trou d’homme
Ligne de
Depotage
Cellule de poids
Articulation
Articulation
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LA TÊTE DE PUITS
La tête de puits est utilisée pour :
− suspendre les colonnes de tubage et de
tubing,
− assurer l’étanchéité autour de ces colonnes,
− supporter les obturateurs.
1. Différents constituants
1.1. Tête de tubage de base
C'est le premier élément raccordé au tubage de
surface. Le raccordement se fait soit par vissage
(mâle ou femelle), soit par soudure.
Le raccordement par vissage, s’il est plus sûr,
présente par contre l'inconvénient d'imposer la côte
exacte du filetage supérieur de la colonne pour
permettre l'empilage des suspensions et des
obturateurs.
En cas de coincement de la colonne au cours de la
descente, le raccordement ne pourra être effectué
que par coupe du tubage et soudure soit d'un bout
fileté, soit de la tête de tubage à souder.
Dans ce dernier cas le raccordement doit être fait très soigneusement en respectant
l’horizontalité de la bride supérieure. Les soudures, intérieure et extérieure, doivent être
testés à l'aide d'une pompe par un orifice de test situé entre les deux soudures.
Système de
suspension et
Bride d’étanchéité
Tubage
Selon les marques et modèles, l’alésage de la partie supérieure peut être cylindrique ou
conique pour recevoir les coins de suspension et la garniture d’étanchéité du tubage
suivant. Deux sorties latérales, taraudées ou à brides permettent le contrôle de l'espace
annulaire.
C'est donc la colonne de surface et la tête de tubage de base qui supporteront tous les
tubages prévus selon le programme, en plus des obturateurs. Dans les puits à grande
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profondeur, le poids des colonnes mises en tension est très élevé et l'on sera amené à
utiliser une tête de tubage avec une plaque de base circulaire, ce qui augmente la
stabilité de la tête de puits et assure une meilleure répartition des charges sur le fond de
la cave, à condition de prévoir une cave plus profonde et de bétonner ensuite l'espace
entre le fond de la cave et la plaque de base. On ajoute, en général, des goujons de
scellement.
La colonne suivante viendra se suspendre dans l'alésage par l'intermédiaire des coins
d'ancrage. L'étanchéité est assurée par le gonflage d'une garniture en néoprène entre
les colonnes.
Les connexions des sorties latérales des têtes de tubage et de tubing peuvent être à
brides, à goujons ou filetés intérieurement.
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Dans leur mouvement, ils entraînent la bride et les goujons. La garniture d’étanchéité
est comprimée et s'applique contre le tubage d'une part, et la tête de tubage d'autre
part. Les coins supérieurs glissant sur leurs supports viennent mordre sur le tubage.
Le relâchement complet de la tension appliquée à la colonne entraîne les coins
supérieurs et inférieurs vers le bas.
Le mouvement des coins supérieurs par rapport aux segments d'acier immobiles
provoque l'écrasement complet de la garniture d’étanchéité, puis des supports de
garniture et des supports de coins supérieurs, empêchant toute expulsion de la garniture
dans la vie future du puits.
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1.6. Têtes de puits compactes [compact well heads]
Cette tête en acier coulé ou forgé d'une seule pièce peut être
à double ou triple étage suivant le programme de tubage
établi.
Elle est vissée ou soudée sur le tubage de surface et la partie
supérieure se termine par une bride normalisée API, ou à
liaison par clamps.
A l'intérieur on trouve deux ou trois alésages coniques ou
cylindriques recevant les dispositifs de suspension des
tubages.
Entre chaque suspension, des sorties latérales permettent le
contrôle des différents annulaires et des orifices de test
permettent de vérifier l'étanchéité des joints.
Ce type de tête simplifiée permet un gain de temps très
appréciable.
L'une des sorties latérales, en général de plus petit diamètre, est reliée à un circuit de
pompage à haute pression, appelé kill line. Un clapet anti-retour est intégré dans ce
circuit.
L'autre sortie, appelée choke line, est reliée au manifold de duses.
Chaque circuit est contrôlé par deux vannes juxtaposées, dont l'une sur la choke line est
à commande hydraulique.
La croix de circulation sert à :
− contrôler une venue en circulant par les tiges, obturateur fermé, le retour se
faisant par le manifold de duses,
− tuer le puits en pompant sous pression par la kill line,
− effectuer des circulations inverses par la kill line.
On utilise parfois les sorties latérales des obturateurs à la place de la croix de circulation.
2. Les brides
On désigne une bride par 3 groupes de chiffres et de lettres :
Par exemple, la bride 6BX - 13"5/8 – 5000 veut dire :
− type : 6BX,
− dimension nominale : 13"5/8,
− pression de service en PSI : 5000.
Ces indications sont marquées au poinçon sur le côté de la bride.
2.1. La série
Il y a deux types de brides : 6B et 6BX.
Chaque type comprend 4 séries et dans chaque série l'API a normalisé un certain
nombre de dimensions.
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2.2. Identification des brides
Connaissant le nombre de trous, l'entraxe des trous et le diamètre extérieur de la gorge,
on peut identifier la bride grâce au formulaire du foreur.
Par exemple : la bride possédant 16 trous et un entraxe de 23"1/4 est une bride 13"5/8
- 5000 psi - 6BX.
3. Le joint torique
Il assure l’étanchéité entre deux brides de même
dimension nominale et de même série. Il est fabriqué
en fer doux, acier doux ou acier inox.
Chaque joint tore est identifié par : Joint tore type RX
− 1 ou 2 lettres indiquant le type : R – RX – BX,
− un numéro qui est un repère correspondant à
une dimension nominale mais pouvant être
utilisé pour plusieurs séries (exemple: 57). Ce
numéro peut être suivi d'une lettre indiquant la
nature de l'acier et sa dureté.
Exemple : RX 57 S :
R 57 : un joint pouvant être utilisé pour les brides de
dimension nominale 13"5/8 série 2000 et 3000,
R 54 ne peut être utilisé que pour la série 11"-5000, Joint tore type R
S : acier doux.
Il existe 3 types de joints tores :
− Type R (3000 psi max) : de section ovale ou
octogonale, peut être utilisé sur des brides de
même dimension nominale du type 6B, la Joint tore type BX
gorge de la bride ayant le même profil,
− Type RX (5000 psi max) : de section octogonale mais asymétriques par rapport à
l'axe. Ce type, comme le R, est utilisé sur les brides de type 6B (Ex : une bride
6B-13"5/8-3000 peut recevoir un joint R57 ou RX57).
Pour ces 2 types l'assemblage laisse apparaître un jeu entre les brides, le joint supporte
le poids des éléments placés au dessus, et les vibrations. Il est recommandé de
contrôler périodiquement le blocage des boulons.
Sur des brides clamp, on utilisera de préférence le type RX. En effet, sa hauteur, plus
grande que le type R, assurera une meilleure étanchéité au serrage.
− Type BX (10000 et plus) : de section octogonale à profil symétrique avec trou
d’égalisation des pressions. Ce type de joint est uniquement utilisé sur des brides
6BX, dont les gorges comportent un léger chanfrein extérieur. Pour ce type de
joint, l'assemblage ne laisse pas de jeu, les brides viennent en contact au
blocage. Il est recommandé de bloquer les goujons au couple.
Recommandations d’utilisation
− un joint tore ne doit jamais être ré – utilisé,
− les gorges des brides doivent être parfaitement propres (faire disparaître toute
trace de graisse ou d’huile de stockage),
− le joint doit être inspecté avant sa mise en place et ne doit porter aucune trace de
choc,
− le montage peut se faire à sec ou à l'huile légère. Ce dernier procédé ayant
l'avantage de protéger les gorges contre l'oxydation,
− lors du désassemblage il est impératif de graisser les gorges non inox pour éviter
leur oxydation,
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− surveiller le parallélisme des brides au serrage des goujons,
− sur les brides du type 6B, l'API donne un jeu qui varie de :
− 1/8 à 7/32 pour les types R,
− 12/32 à 27/32 pour le type RX,
− les joints RX et BX sont déformables par la pression qui tend à augmenter les
diamètres extérieurs et du fait qu'ils réalisent leur étanchéité sur la partie
extérieure (angle de 23°) augmentent ainsi leur pression de contact et
maintiennent leur étanchéité.
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Aspiration
Figure 1 :
Pompe de forage
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Système bielle - manivelle
Sur le vilebrequin sont montées deux ou trois bielles selon le type de pompe (duplex ou
triplex). Les têtes des bielles sont montées sur le vilebrequin, les pieds sur les crosses.
L'articulation des têtes de bielle sur le vilebrequin et des pieds sur les crosses se fait par
l'intermédiaire de roulements.
Cet ensemble forme un système bielle - manivelle qui transforme le mouvement de
rotation de l'arbre petite vitesse en un mouvement alternatif de l'extrémité de la bielle
articulée à la crosse ; celle-ci coulisse dans une glissière et est prolongée par la rallonge
de crosse sur laquelle vient se fixer la tige du piston.
La fixation des rallonges de crosses aux tiges de pistons se fait par l'intermédiaire de
colliers de serrage pour les pompes triplex, ou par vissage pour les pompes duplex.
Figure 2 :
Moteur électrique
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Figure 3 :
Poulies et courroies
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Figure 4 :
Pompe duplex à double effet
Refoulement Refoulement
Aspiration Aspiration
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Figure 6 :
Pompe triplex à
simple effet
Refoulement
Aspiration
Le débit instantané de la pompe est la somme des débits instantanés des cylindres, mais
il dépend du mode de calage des pistons l'un par rapport à l'autre : 90° pour les pompes
duplex et 120° pour les pompes triplex.
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On appelle cycle d'une pompe, la loi de variation de son débit instantané pendant une
révolution de l'arbre petite vitesse.
Pompe duplex
Pompe triplex
Les variations des débits instantanés dans les cylindres entraînent des fluctuations
importantes et relativement irrégulières du débit instantané de la pompe. L'importance
de ces variations provoque souvent, aux vitesses élevées, des cognements hydrauliques.
Ces cognements sont plus importants pour les pompes duplex tandis qu’elles le sont
moins pour les pompes triplex, du fait que le débit varie régulièrement. Ces cognements,
qui se traduisent par des vibrations importantes de tout le circuit de refoulement,
impose l’utilisation d’amortisseurs de pulsations.
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- Faible poids et encombrement.
Inconvénients :
- Suralimentation nécessitée par le mauvais remplissage (sièges et clapets très
petits et battements très rapides). Il est donc indispensable d'avoir une pompe
centrifuge de suralimentation.
- Nécessité de refroidissement et lubrification de la chemise et de l'arrière des
pistons.
Circlips
Figure 9 : Le piston
Les garnitures de piston doivent être stockées debout sur un support pour ne pas être
déformées ou abîmées.
La tige de piston est en acier traité. L'étanchéité entre le piston et sa tige résulte du
contact des surfaces coniques des deux pièces réalisé par l'écrou de serrage.
A l'autre extrémité de la tige se trouve un filetage qui permet de la connecter à la
rallonge de crosse. Au niveau de cette connexion, un déflecteur assure la protection de
la partie mécanique des projections éventuelles de la boue.
Les tiges de piston haute pression comportent une gorge de décharge avant la partie
conique. De ce fait, le piston pénètre plus en avant sur la tige, ce qui donne une
meilleure étanchéité.
Le corps de piston possède une gorge d'usure qui signale le moment de son
changement.
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Ces garnitures sont logées dans un boîtier interchangeable qui est lui-même une pièce
d'usure. Il y a toujours un joint d'étanchéité entre ce boîtier et le corps de la pompe.
Garnitures d’étanchéité
Chapeau
Bague de fond
Tige de piston
Boîtier
Anneaux de serrage
Figure 10 : Le presse-étoupe
En plus des garnitures d’étanchéité, le presse étoupe comprend une bague de fond et un
ou plusieurs anneaux de serrage. Toutes ces pièces sont en bronze.
Le chapeau et l'anneau de serrage est muni d'orifices permettant la circulation de fluide
pour le refroidissement de la tige de piston.
Les joints sont généralement fendus en biais de façon à pouvoir être placés sur la tige
sans les enfiler par les extrémités, pour éviter de les abîmer par passage sur les
filetages.
Les tiges de piston s'échauffent en passant dans le presse-étoupe ; on les refroidit et on
les nettoie en permanence en faisant couler un filet d'eau ou d'huile, juste au point de
sortie.
Quand il s'agit d'huile, elle circule en circuit fermé grâce à une pompe de circulation.
Remarques :
- Lorsque l'on change un presse-étoupe, il est préférable de changer le jeu de
garnitures complet.
- La bague de fond et l’anneau de serrage sont des pièces d'usure en bronze qui
doivent être changés dès que le jeu sur la tige est trop important.
- Le refroidissement et la lubrification de la tige de piston et du presse-étoupe sont
réalisés soit avec un mélange de 10 parts de gasoil ou 20 parts d'eau et 1 part
d'huile SAE 40.
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Guide supérieur
Clapet
Garniture de
clapet
Guide inférieur
Figure 12 :
Clapet et son siège
6.4. Le clapet [valve] et son siège [seat]
L’ensemble comprend le siège et le clapet composé du corps, de la garniture et de son
système de fixation, un ressort de rappel et deux guides, l’un en haut et l’autre en bas
(figure 12). Le guide inférieur du clapet est à une ou plusieurs branches, ou simplement
cylindrique en fonction du type de siège.
L'étanchéité est assurée par une portée conique du clapet et du siège ; une garniture en
caoutchouc complète l'étanchéité. Cette garniture se trouve soit sur le clapet, soit sur le
siège. Le fonctionnement du clapet se fait par la différence de pression. Le ressort
facilite le retour du clapet sur son siège.
Les sièges sont engagés dans leur logement dans le corps de la pompe, avec un jeu et
une conicité très faibles, ce qui permet d'assurer leur étanchéité sans l'utilisation de
joints ; cet emmanchement conique nécessite, pour arracher le siège, d'exercer des
efforts considérables (plusieurs tonnes), ce qui nécessite l’utilisation d’un arrache-siège,
conçu de façon à permettre d'exercer ces efforts sans risquer d'abîmer les logements des
sièges. Ils peuvent être à coins ou à vérin hydraulique.
Le siège neuf doit, avant sa mise en place, être très légèrement graissé extérieurement
avec de la graisse au plomb que l'on répartit uniformément en faisant tourner le siège
dans son logement.
Avant de placer les clapets d'aspiration, il faut remplir le corps de la pompe avec de l'eau
(ou mieux avec de la boue) jusqu'au niveau des sièges. Une fois ces clapets mis en
place, on remplit jusqu'au niveau des clapets de refoulement, on place alors ces derniers
et on finit de remplir complètement la pompe avant de placer les couvercles pour éviter
les poches d'air qui causeraient des difficultés au démarrage.
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Un système d'arrosage permet la lubrification et le refroidissement de l'arrière du piston
et de la chemise.
9. Anomalies de fonctionnement
9.1. Les cognements
Correspondent à des chocs de pièces métalliques. Ils peuvent entraîner la rupture de
diverses pièces ou même du bâti.
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Remède
Vérifier que :
- la pompe est bien amorcée,
- les pièces changées sont correspondantes et montées correctement,
- le jeu des clapets est correct,
- le serrage des chemises, qui doit se faire dès la mise en marche de la pompe avec
le côté du fond de cylindre sous pression, est correct,
- la fixation de la tige du piston sur la rallonge de crosse et le serrage du contre-
écrou correspondant sont corrects,
- la fixation du couvercle du presse-étoupe et le serrage de sa garniture sont
corrects,
- la fixation du piston sur sa tige, le serrage de l'écrou et l'état de son filetage sont
corrects.
Remède
Les coups de bélier sont généralement dus au mauvais remplissage des cylindres. Dans
son mouvement dans un cylindre partiellement vide, le piston a tendance à accélérer et
il vient cogner contre le liquide en fin de course. I1 faut vérifier l'aspiration et le
refoulement.
Quand le flexible de refoulement fouette exagérément, c'est généralement du côté
refoulement qu'il faut d'abord chercher.
Les vannes et crépines d'aspiration et de refoulement peuvent être partiellement
bouchées et créer ce phénomène.
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Remède
Si la pression de refoulement est anormalement basse et il n'y a pas de cognements,
mais des sifflements : ceci est dû généralement à des fuites à l'intérieur de la pompe
(clapets, piston) ; on les décèle à l'oreille. Si le sifflement est continu il s'agit
probablement d'une fuite à la garniture du piston. La boue passe alors d'un côté à l'autre
du piston.
Si on n'entend aucun sifflement, cela peut être dû soit à la crépine de refoulement
partiellement bouchée (le manomètre sur lequel on se base étant situé après la crépine)
soit à des fuites dans le train de tiges.
Si La pression de refoulement a des variations très amples ou irrégulières : si ces
variations dépassent 10 bar, ceci est dû, en général, à des fuites aux pistons et se
reconnaît aux sifflements. Si ce n'est pas le cas, il faut vérifier s'il y a des sifflements aux
clapets.
Pompe triplex : q = π D² L /4
Avec :
n = nombre de coups par minute,
L = course du piston en pouces,
D = diamètre de la chemise en pouces.
d = diamètre de la tige de piston en pouces.
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10.3. Les rendements
10.3.1. Le rendement volumétrique
Le débit pratique est inférieur au débit théorique à cause du mauvais remplissage et des
fuites dans le circuit d'aspiration.
Le rendement volumétrique d'une pompe est le rapport entre les débits pratique et
théorique.
Puisqu'il varie en fonction de plusieurs facteurs liés aux caractéristiques du circuit et du
fluide de forage, il doit être mesuré chaque fois que jugé nécessaire. Cela consiste à
aspirer la boue d'un bac et la refouler dans un autre durant une certaine durée. Le
volume refoulé divisé par cette durée donne le débit pratique. En divisant le débit
théorique calculé par ce débit, on obtient le rendement volumétrique.
Avec :
PH = puissance hydraulique en chevaux
PR = pression de refoulement en kgf/cm²
QR = débit réel en l/mn.
PM = puissance mécanique en chevaux
ηm = rendement mécanique de la pompe.
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Manomètre
Robinet de
précharge azote Couvercle
Corps
Plateau en aluminium Membrane
remplie
d’azote
Entrée de la boue
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11.2.2. Sur l'aspiration
Le mouvement des clapets d'aspiration crée une variation très rapide de la pression de la
boue dans la conduite d'aspiration des pompes triplex. On installe un amortisseur de
pulsation sur l'aspiration pour réduire ce phénomène. Cet amortisseur comprend une
membrane séparant la boue en dessous de l'air au-dessus comprimé à 40 psi. En
fonctionnant normalement, le dessus de la membrane apparaîtra dans l'axe du regard de
contrôle.
Air
Trou de contrôle
Membrane
Conduite
d’aspiration
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Certaines conduites sont parfois remplacées par des chiksans (tubes line-pipe sur les
extrémités desquels sont vissés des embouts spéciaux comportant des paliers à billes
qui permettent le déplacement dans toutes les directions) (figure 3) ou des flexibles
haute pression. Ces conduites sont repérées par leur série qui définit les pressions de
service et les dimensions des brides et des filetages.
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Figure 3 : chiksans
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souple) qui assurent la résistance dans le sens de la longueur. Au-dessus on trouve
l'armature (carcasses primaire et secondaire) destinée à assurer la résistance à
l'éclatement tout en conservant la souplesse nécessaire. Elle peut être formée de
plusieurs couches de fils d'acier ou de petits câbles, enroulés en spirales de sens inverse,
noyés dans le caoutchouc. Extérieurement le tuyau est recouvert de couches de
protection en toile caoutchoutée (garniture extérieure).
Les points les plus sujets à détérioration en service et les plus difficiles à construire sont
les deux extrémités. Elles sont munies d'un embout fileté (figure 6) dont il faut assurer
l'étanchéité et la solidité.
6. Les raccords
Le raccordement des diverses pièces d'une canalisation fixe se fait soit par soudure, soit
au moyen de manchons vissés, soit par des brides assemblées par boulons et écrous,
soit par des raccords-union (figure 7).
Figure 7 : raccord-union
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7. Les vannes [valves]
7.1. Vannes à haute pression
Installées sur les conduites de refoulement, elles existent en plusieurs types. Les plus
répandues sont les vannes à opercule munies d'un siège en caoutchouc (figure 8). Il
peut être en acier pour les vannes qui risquent le sifflement (comme les vannes du
manifold de duses). D'autres sont équipées d'un boisseau sphérique ou cylindrique.
Une vanne est caractérisée par sa dimension nominale en pouces et sa série en psi.
Pour ne pas la détériorer, une vanne doit être totalement ouverte ou fermée et ne doit
pas être manoeuvrée sous pression. En outre, elle ne doit jamais être bloquée en
position fermée.
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LES OBTURATEURS
1. Rôles
− L’obturateur et ses accessoires servent à assurer la fermeture du puits en cas de
venue de fluides de formations et permettre la circulation sous pression contrôlée
pour reconditionner la boue et évacuer l'effluent ayant pénétré dans le puits.
3. Obturateurs à mâchoires
3.1. Obturateurs Cameron type U
Il est constitué d'un corps comprenant :
− un alésage central vertical pour le passage des outils et du matériel tubulaire,
− un alésage horizontal dans lequel se déplace un jeu de deux mâchoires de forme
ovale.
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− la bride intermédiaire entre corps et porte dans laquelle coulisse la tige de piston
est munie d'un joint à lèvres du côté puits et d'un "O" ring côté chambre de
manoeuvre du piston. Entre ces deux joints se trouve une mise à l'atmosphère
ainsi qu'un système supplémentaire d'étanchéité par injection de graisse
plastique. Ceci pour éviter, en cas de fuite au joint à lèvre, que la pression du
puits ne vienne contrecarrer la course du piston.
Pour ouvrir, après manoeuvre de la vanne à quatre voies, le fluide sous pression est
envoyé par l'orifice d’ouverture. Il passe par la tige du piston plein et arrive dans le
cylindre de manoeuvre à l'arrière du piston de commande. Le retour du fluide de
fermeture s'effectue suivant le trajet inverse.
La pression hydraulique de fermeture des mâchoires est utilisée pour l'ouverture des
bonnets lors du changement des mâchoires.
Le système hydraulique est conçu pour travailler sous une pression de 1500 psi. Des
pressions de 300 à 500 psi sont normalement suffisantes pour le fonctionnement. En cas
de nécessité, on pourra admettre dans le circuit des pressions allant jusqu'à 5000 psi.
Comme pour tous les obturateurs, la pression régnant dans le puits aide à la fermeture
des mâchoires.
Il est possible de poser un train de tiges à tool – joints avec épaulement de 90° ou 18°
sur les mâchoires.
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3.2. Obturateur Shaffer Type LWS Autolock (ou Poslock)
Comme pour tous les obturateurs à mâchoires, il peut être à simple, double ou triple
étage.
L’étage est constitué d'un corps goujonné ou bridé avec :
− un alésage central vertical pour le passage des outils et du matériel tubulaire,
− un alésage horizontal dans lequel se déplacent les mâchoires,
− deux blocs cylindres de manoeuvre, situés à chaque extrémité du corps, fixés par
des goujons mais s'articulant par charnières pour permettre le changement des
mâchoires ; l'étanchéité entre bloc cylindre et corps se fait par un seul "O" ring et
le fluide de manoeuvre passe au travers de l'axe des charnières.
Pour la fermeture :
Le fluide de manoeuvre arrive sur l'arrière du piston, le pousse vers l'avant pour fermer
les mâchoires. Le fluide pénètre également à l'intérieur de ce piston et tend à déplacer le
petit piston vers l'avant : celui-ci pour l'instant reste bloqué, retenu par les quatre
clavettes.
Dès que le piston de manoeuvre est à fond de course (mâchoires fermées), les quatre
clavettes sont en face de l’alésage le plus grand. Le petit piston toujours soumis à la
pression du fluide de manœuvre, peut alors effectuer sa course en écartant les quatre
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clavettes, verrouillant ainsi le piston de manoeuvre et par conséquent les mâchoires. Le
ressort se détend et bloque le petit piston à fond de course. Il est possible maintenant
de supprimer la pression du fluide de manoeuvre.
Pour l’ouverture :
En inversant le sens d'arrivée du fluide de manœuvre par la vanne à quatre voies, la
pression s'exerce sur l'avant des pistons, l'arrière étant à la pression atmosphérique
(retour du fluide vers le réservoir de l'accumulateur). Le grand piston, toujours verrouillé
par les clavettes, ne peut pas se déplacer. Mais le fluide, pénétrant à l'intérieur par les
lumières, déplace le petit piston en comprimant le ressort, libérant ainsi les quatre
clavettes et, par suite, le piston de manoeuvre.
L'ensemble des pistons, tiges et mâchoires se déplace vers le fond du cylindre de
manoeuvre.
4. L’obturateur annulaire
C'est un obturateur à garniture élastique permettant la fermeture sur n’importe quel
équipement ou sur un trou vide (non recommandé).
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Hydril type GK
Cet obturateur Il se compose d'un corps dans lequel peut coulisser verticalement un
piston. Ce piston est guidé extérieurement par le corps et le couvercle vissé sur ce
corps, et intérieurement par un guide cylindrique portant à sa partie inférieure des
ouvertures permettant le passage des fluides pour la fermeture et l’ouverture.
Sur la partie supérieure intérieure conique du piston vient reposer la garniture élastique
en caoutchouc à armature métallique. Cette garniture est guidée à sa partie inférieure
par le guide intérieur. Des garnitures d'étanchéité complètent cet ensemble.
L'envoi du fluide de manoeuvre par l'orifice bas pousse le piston vers le haut,
comprimant la garniture élastique qui, guidée en haut et en bas, ne peut que s'étendre
vers l'intérieur de l'appareil. L'élasticité de la garniture lui permet de faire étanchéité sur
n'importe quelle section de tubulaire.
L'envoi du fluide de manoeuvre par l'orifice du haut repousse le piston vers le bas,
décomprimant la garniture qui reprend sa forme initiale.
Une vis d'arrêt marque le verrouillage maximal du chapeau.
En cas de venue, le fluide du puits, sous pression, aide à la fermeture en passant par
des orifices situés à la base du guide intérieur.
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5.3. Choke line
La choke line est connectée aux obturateurs ou à la mud – cross par l'intermédiaire de
deux vannes, dont l’une est, de préférence, à commande à distance de façon à
permettre une ouverture rapide du circuit de contrôle. Cette vanne est généralement à
commande hydraulique, commandée par le chef de poste à partir du plancher. Cette
vanne peut être fermée et bloquée manuellement par le volant de manoeuvre.
Le diamètre de la choke line doit être le plus grand possible (supérieur ou égal à 3"),
parce que des diamètres plus faibles conduisent à des vitesses de fluide importantes qui
entraînent une usure excessive et des pertes de charges trop élevées. Il est également
nécessaire que la choke line ne comporte pas de courbe vive (coudes et tés à 90°).
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FLUIDES DE FORAGE
Les fluides de forage doivent avoir des propriétés telles qu'ils facilitent, accélèrent le
forage, favorisent ou tout au moins ne réduisent pas d'une manière sensible et
permanente les possibilités de production des sondages.
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Le cavage est causé par des éboulements, par la dissolution du sel, par la dispersion des
argiles, par une érosion due à la circulation de la boue au droit des formations fragiles,
etc...
Les resserrements ont souvent pour cause une insuffisance de la pression hydrostatique
de la colonne de boue qui ne peut équilibrer la pression des roches.
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1.13. Corrosion et usure du matériel
La boue peut accélérer l'usure du matériel de sondage, par une action mécanique, si elle
contient des matériaux abrasifs.
Elle peut aussi être corrosive par une action électrolytique due à un déséquilibre
chimique.
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3. Principaux produits a boue : rôle et utilisation
Un très grand nombre de produits sont employés dans les fluides de forage. Certains ont
un rôle particulier, d'autres ont un rôle multiple.
Les principaux produits employés dans les boues vont être examinés.
Les bentonites sont livrées en sacs papier 6 plis dont 1 bituminé. Poids net : 25 ou 50
kg.
Les attapulgites sont livrées en sacs papier 6 plis dont 1 bituminé. Poids net : 50 kg.
3.2.1. L'amidon
Les amidons pour boues de forage sont extraits des pommes de terre, du riz, du maïs,
du blé et traités spécialement pour gonfler rapidement même dans l'eau froide et non
alcaline.
L'amidon est ajouté dans les boues douces ou salées pour réduire le filtrat. Son emploi
exige cependant que l'une des trois conditions suivantes soit satisfaite
- pH >12
- présence anti-ferment
- salinité supérieure à 200/250 g/l.
Un bon amidon doit réduire le filtrat sans trop augmenter la viscosité de la boue et il doit
résister à une température de 150 °C.
Présentation : les amidons sont livrés en sacs papier multi-plis dont 1 traité pour résister
à l'humidité. Poids net :25 kg. L'amidon se passe au mixer, le sac de 25 kg en 10 à 15
mn.
3.2.2. La C.M.C.
La C.M.C., abréviation de carboxyméthyle cellulose, est un colloïde organique
infermentescible à longue chaîne.
Les C.M.C. sont classées en trois catégories, fonction de la viscosité qu'elles confèrent au
fluide :
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- basse viscosité
- moyenne viscosité
- haute viscosité
Présentation : sacs papier multi plis doublés polyéthylène. Poids net : 25 ou 40 kg.
Tout comme les C.M.C et les amidons, les tanins se dégradent lorsque la température
atteint 150 °C. Les tanins deviennent très vite inefficaces lorsque la concentration en
calcium atteint 300 à 400 mg/1 ou lorsque la concentration en Na Cl atteint 15 à 20 9/1.
On a donc fabriqué des lignines chromées qui s'emploient en association avec les
lignosulfonates et accroissent les propriétés de ces derniers.
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Présentation : paillettes blanches livrées généralement en fûts métalliques. Poids net :
50 ou 200 kg.
La soude s'ajoute rarement au mixer (danger de projection) et le plus souvent par le fût
de traitement chimique en solution aqueuse associée aux dérivés ligneux éventuels.
Présentation : poudre blanche livrée en sacs jute. Poids net 50 à 100 kg.
Présentation : poudre blanche livrée en sacs papier multi-plis. Poids net 50 kg.
Le gypse se passe au mixer.
Présentation : poudre blanche livrée en sacs papier multi-plis avec souvent une
enveloppe extérieure en jute. Poids net 50 kg.
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Présentation : écaille blanches livrées en fûts métalliques. Poids net : 50 ou 200 kg.
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Doses d'emploi : 1 à 4 % par rapport à la boue. Les additifs sont liquides ou en poudre,
selon les fabricants.
On a aussi signalé des augmentations de vitesse d'avancement sans qu'il soit facile
d'expliquer pourquoi. Il semble cependant que le phénomène soit lié aux propriétés
tensio-actives de ces additifs. Les doses d'emploi sont de 2 à 5 % par rapport à la boue.
Présentation : sac papier multi plis dont un bitumé. Poids net : 50 kg.
La baryte se passe au mixer à la cadence maximale de 25 t/h ou plus en cas d'urgence.
A l'aide de Ca C03, on peut alourdir une boue jusqu'à une densité de 1,20 - 1,[Link] Ca
C03 se passe au mixer comme la baryte.
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3.6.4. Les oxydes de fer (par ex : Ferobar)
Ils sont peu utilisés à cause de leur forte abrasivité.
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Cependant, occasionnellement, des traitements supplémentaires pourront être faits avec
des phosphates, de la C.M.C., du tanin ou du F.C.L. Ceci ne constitue pas à proprement
parler de nouveaux types de boues puisque ce sont des traitements strictement curatifs,
s'appliquant sur une argile déjà dispersée.
De plus, ce genre de traitement est limité dans le temps en efficacité et en rentabilité et
permet surtout d'atteindre la cote de conversion en un type de boue plus élaboré.
Fabrication :
Eau : 1 000 l
Soude/carbonate : 2 à 4 kg
Bentonite : 50 à 80 kg
4.1.2. Caractéristiques
Densité : 1,03
Viscosité : 40 à 70 secondes MARSH
Filtrat : 20 cm3
(pour une eau de fabrication de dureté moyenne).
4.1.4. Entretien
Dans le cas le plus fréquent on recherche en boue de démarrage les caractéristiques
suivantes :
− viscosité et surtout gels élevés pour tenir les terrains non consolidés de surface et
limiter les pertes par infiltration. Ceci sera obtenu par augmentation de l'alcalinité
à la soude ou à la chaux. Celle-ci a l'inconvénient dans ces conditions d'augmenter
aussi le filtrat
− densité augmentée spontanément par apport du terrain et diminuée par dilution
et dessablage.
− filtrat en général non contrôlé ; cependant un dessablage, et un désiltage efficaces
permettront d'améliorer la qualité du cake.
Caractéristiques et conversion :
Suivant la réactivité de l'argile forée des densités de 1,20 à 1,25 sont les maxima
recommandés si un alourdissant n'est pas utilisé.
Les valeurs de filtrat stables et économiques sont normalement : 20 à 25 cm3 avec la
bentonite seule, 15 cm3 avec ajout de tanin/soude, 8 à 10 cm3 avec ajout de C.M.C.
Le prix unitaire du mètre cube de cette boue est par définition très faible. Le
pourcentage d'argile à très bas rendement est par contre élevé. Il y aura donc presque
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toujours intérêt à se débarrasser du volume maximal de cette boue, lorsqu'elle devra
être convertie en un type plus complexe et plus cher au mètre cube.
Entretien :
La particularité de ce type de boue est qu'un excès de chaux est gardé dans la boue de
façon, d'une part, à favoriser l'échange Na -- Ca (calcium soluble) et, d'autre part, à
permettre l'absorption d'une partie de la chaux sur l'argile et améliorer ainsi les
caractéristiques rhéologiques.
4.5.1. Composition
Eau : 1 000 l
Sel : 350 kg
Amidon : 25 à 35 kg
Chaux : 5 à 10 kg
(Attapulgite : 50 à 80 kg).
4.5.3. Entretien
La viscosité sera contrôlée par maintien d'un excès de chaux (Pb) qui sera fonction de la
teneur en solides (diagramme ternaire). Un surtraitement en chaux sera résorbé par
ajout de bicarbonate de soude qui annula le Pf et rétablira les caractéristiques de
filtration. La viscosité sera augmentée par ajout d'attapulgite.
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4.5.4. Conversion
L'argile étant sodique en milieu salé saturé, la saturation d'une boue sera d'autant plus
difficile que l'argile est calcique dans la boue initiale. C'est en particulier le cas des boues
à la chaux et surtout au gypse. La conversion ne pourra se réaliser correctement que par
dilution avec 50 à 70 % de saumure, la saturation étant ensuite atteinte par ajout de sel
au mixer.
N.B. - La C.M.C. peut être utilisée en boue salée si la teneur en Ca++ est très faible et
si l'amidon doit être exclu (température de fond 150'C par exemple).
4.6.3. Entretien
Les F.C.L et les L.C ont un rôle préventif et curatif; leurs concentrations, ainsi que
l'équilibre chimique de la boue, devront être ajustés avant l'entrée dans les argiles
réactives, qui ont motivé le choix de ces types de boues.
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4.7.1. Boue de démarrage
Eau de mer : 1000 l
Soude ou carbonate : 2 à 4 kg
Attapulgite : 80 à 100 kg
Bentonite : 50 kg
Chaux : 1 à 5 kg (augmentation de la viscosité)
4.7.3. Entretien
Comparable à celui des boues douces au F.C.L./L.C.
N.B. : La plus grande attention devra être apportée à la teneur en magnésium y compris
en boue salée saturée. En effet, la pratique a montré une grave instabilité du filtrat dans
ce type de boue comme dans les boues à base d'eau douce lorsque la teneur en Mg
dépassait trop 0,3 g/l.
- les réducteurs de filtrat, ont pour but de réduire la quantité d'huile qui filtre aux
parois du puits
- les viscosifiants, utilisée pour augmenter la viscosité de la boue par utilisation des
Bentones qui sont des bentonites rendues mouillables à l'huile par remplacement
des cations échangeables par le radial amine (NH2+).
- les agents mouillants, ce sont des tensio-actifs utilisés pour favoriser la
mouillabilité à l'huile des solides.
Entretien
La viscosité est diminuée par addition de fuel léger et augmentée par du fuel lourd et du
concentré.
Cette boue résiste à 10-12 % d'eau et peut être alourdie jusqu'à densité 2,00.
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5.2. Boue à émulsion inverse
Cette boue présente à peu près les mêmes avantages que la boue à l'huile, puisque l'eau
s'y trouve sous forme d'émulsion et n'entre pas en contact, en principe, avec l'argile.
Ceci n'est pas absolument rigoureux, puisque par exemple en forage dans le sel, la
phase eau de la boue se sature progressivement. De toute façon, ce contact eau argile
est limité et ne peut se réaliser que très lentement. Comparée avec celle constatée en
boue à l'eau, l'hydratation de l'argile en boue à l'huile sera extrêmement réduite ; ceci
sera particulièrement sensible sur les déblais qui n'ont qu'un temps de séjour réduit
dans la boue.
5.2.1. Composition
− huile de base
− émulsifiants primaires
− émulsifiant secondaire
− réducteur de filtrat
− viscosifiant
− chaux vive ou éteinte
− eau douce ou saumure simple ou mixte
− alourdissements simple ou mixte
5.2.2. Entretien
Rhéologie et filtrat seront ajustés par variations du rapport eau-huile et par ajout des
concentrés adéquats.
Des additifs supplémentaires peuvent être utilisés pour certains cas particuliers (agent
mouillant, etc ...).
6. Contaminations
L'équilibre réalisé entre, d'une part, le filtrat de la boue et, d'autre part, l'argile dispersée
dans la boue et celle des parois peut être perturbé par des contaminants rencontrés
dans le puits :
- soit sous forme gazeuse (C02 - H2S)
- soit sous forme solide (Ca S04 - Na Cl - Ciment)
- soit en solution (eau Ca Cl2)
Anhydrite - Gypse
Sel
Ciment
Gaz carbonique
Hydrogène sulfuré
Eau
Huile
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- carbonate de soude
- carbonate de soude et soude
- polyphosphate, puis carbonate et soude en partant du principe que
− les traitements par produits couplés sont plus efficaces qu'un produit isolé
− il n'est pas rentable de chercher à faire disparaître toute dureté
− il n'est, bien entendu, pas possible d'éliminer les chlorures.
Finalement, il faut noter que, si la dureté et la salinité de l'eau sont excessives, il peut
être jugé plus économique de ne pas chercher à améliorer ces conditions et d'employer
alors un type de boue mieux adapté au problème, tel qu'une boue type "eau de mer".
Avantages :
Dès le début de l'incorporation, la boue usée en excès est stockée ou évacuée, et il n'est
ainsi traité que le volume minimal.
Inconvénients :
La boue est traitée assez brutalement sur un seul cycle. Pendant le reste du temps la
boue n'est souvent même pas brassée, la plupart des chantiers n'ayant pas plusieurs
pompes de brassage disponibles.
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Avantages :
Traitement régulier et adapté sans cesse aux conditions momentanées. Celles-ci en effet
évoluent vite et peuvent rendre caduque, au moment de l'emploi, la composition
déterminée pour une solution traitante.
Inconvénients :
Rendement plus médiocre des produits ajoutés qui se dispersent et agissent mal,
d'autant plus que la boue est déjà chargée en solides. Méthode rapidement impraticable
lorsque le nombre et la quantité des produits à passer augmentent trop (boue lourde en
particulier).
En pratique un compromis peut être trouvé d'après l'importance et la variété des
traitements à effectuer et surtout en fonction du but cherché.
8. Barytage
Si la tenue du puits l'exige on peut être amené à augmenter la densité de la boue en
circulation.
La quantité de baryte à utiliser est déterminée comme suit :
X = tonnes d'alourdissant à ajouter par m3 de boue à alourdir
Df = densité finale souhaitée
Di = densité initiale de la boue à alourdir
Da = densité de l'alourdissant
X = Df - Di x Da
Da - Df
Exemple :
Volume en circulation puits + bac V = 150 m3
Densité initiale Di = 1,30
Densité finale Df = 1,40
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Avant d'entreprendre le "barytage", il est nécessaire de s'assurer qu'il y a suffisamment
de place dans les bassins pour supporter l'augmentation de volume dÛe à la baryte :
Soit : volume de baryte = (22,240) / 4,3 = 5m3 environ
Remarques
a. Lorsque les ajouts de baryte se font par sacs il y a toujours lieu de majorer la
quantité théorique d'au moins 10 % correspondant aux pertes de produits en
cours d'alourdisse ment, où à la mauvaise qualité du contenu de certains sacs.
Elles se manifestent par une baisse du niveau de boue dans les bassins, c'est-à-dire par
un débit de boue à la sortie du puits inférieur au débit de pompage dans les tiges.
Si cela se produit, il y a lieu avant tout de vérifier que les pertes de boues ne
proviennent pas d'une fausse manœuvre en surface
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dispersion dans la boue, sans risque d'obstruer les duses du trépan. Il est conseillé
d'utiliser en les alternant les produits granuleux, fibreux et lamellaires, lesquels forment
une trame s'il s'agit de pertes par fissures ouvertes.
Dans la mesure du possible, il est préférable de ne pas "by-passer" les vibrateurs, pour
les raisons suivantes :
a. les colmatants qui remontent sont ceux qui n'ont pas été retenus pour le
colmatage en raison de leur calibre ou de leur nature. En observant ceux-ci, on se
fait une idée plus précise des colmatants "utiles" dans le cas considéré.
b. la surveillance géologique est particulièrement précieuse dans la traversée des
zones à pertes, il est donc intéressant d'avoir des déblais à examiner.
c. le "by-pass" des vibrateurs provoque le retour des déblais dans les bassins, ce qui
est à éviter (nettoyage ultérieur des bassins ... )
Si la nature de la boue, son prix de revient, le stock des produits de fabrication sur le
chantier, et la vitesse de fabrication ne permettent pas de maintenir un volume suffisant
dans les bassins pour poursuivre le forage, voici ce que l'on peut proposer :
1. remonter le trépan au jour, et descendre les tiges nues au droit des pertes,
2. fabriquer un petit volume de boue (10 m3) contenant 100 kg/m3 de
colmatants de toutes natures, par exemples :
- 30 kg de colmatants fins des trois catégories : granuleux, fibreux,
lamellaires.
- 30 kg de colmatants moyens des trois catégories
- 40 kg de colmatants grossiers des trois catégories
3. injecter avec les tiges le volume ainsi préparé, chasser avec un volume de
boue correspondant au volume des tiges.
4. remonter les tiges au-dessus de la cote présumée des pertes et établir une
circulation tout en surveillant les niveaux des bassins.
Si les niveaux sont stables, descendre un outil et forer. Sinon, répéter la dernière
opération de colmatage ou mettre en oeuvre l'un des procédés dont on parlera plus loin.
Remarques
a. s'il s'agit de pertes de surface - (moins de 500 m), où l'on a affaire à des terrains
non consolidés, il est recommandé de conserver une densité aussi basse que
possible, une viscosité et des gels élevés.
b. s'il s'agit de pertes à profondeur moyenne ou élevée, on peut penser qu'il est
préférable de ne pas abaisser la densité de la boue afin de ne pas modifier l'état
d'équilibre de pression créé entre les zones forées et la colonne de boue
(possibilité de présence d'argiles plastiques).
Dans certains cas on peut aussi penser qu'une boue fluide est souhaitée pour les raisons
suivantes :
- pertes de charge plus faibles, donc moins de risques de craquage de la
formation.
- meilleur entraînement des matériaux colmatants dans les zones à pertes.
- a majorité des colmatants étant d'origine végétale, l'incorporation de ceux-
ci provoque presque toujours une fluidification de la boue.
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- arrêter de pomper dans les tiges pour ne pas perdre de boue inutilement
- dégager l'outil du fond aussi haut que possible
- observer si le puits est plein de boue, sinon essayer de le remplir par l'annulaire
en mesurant aussi exactement que possible le volume pompé. En divisant ce
volume par le volume du puits au mètre foré, évaluer approximativement le
niveau statique de la boue.
Exemple de calcul
Profondeur de forage au moment des pertes : 1.500 m
Densité de la boue : 1,40
Diamètre de forage : 12111/4
Volume au mètre foré en 12111/4 = 76 litres
Avec une densité de boue de 1.25, le puits restera normalement plein. La densité en
circulation se situera entre 1.20 et 1.25 en tenant compte des pertes de charge dans
l'annulaire. A ce moment, il sera peut-être possible de colmater les pertes par l'un des
moyens étudiés précédemment (pertes partielles).
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- descente des tiges nues et injection au droit des pertes d'un bouchon de boue à
100 kg/m3 de colmatants, suivi d'un GEL-CIMENT placé environ à 20 mètres au-
dessus des pertes.
- fabrication et injection d'un BDO (Bentonite-diesel-oil) au droit des pertes, puis
BOUCHON DE CIMENT (type de ciment choisi suivant la profondeur des pertes),
placé 20 m au-dessus de la cote des pertes.
Remarques :
Suivant les résultats obtenus, il peut être nécessaire de renouveler plusieurs fois ces
opérations et de compléter le colmatage par l'introduction de colmatants plus ou moins
grossiers dans tout le circuit boue.
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1. on pompe dans les tiges un bouchon de tète de gas-oil
2. on pompe ensuite le mélange BDO
3. un autre bouchon de queue de 400 à 500 1 de gas-oil est injecté
4. on chasse ce mélange avec de la boue à l'eau ou de l'eau jusqu'à ce que le BDO
arrive au bas des tiges, soit :
VOLUME CHASSE = volume tiges - (vol. BDO + vol. bouchon de queue)
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1.3. Étalonnage
L'appareil est étalonné avec de l'eau pure et les temps trouvés doivent être les suivants
946
1 500 26 + ou - 0,5
(1/4 de gallon)
1000
1 500 28 + ou - 1
1 500 500 14
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- Mesure inexacte de la durée d'écoulement : un chronomètre est
- indispensable.
2. Densimètre [densimeter]
Analogue à celui de la balance romaine
2.2. Etalonnage
- Remplir le godet d'eau pure.
- Placer le curseur sur la densité 1,00 ou le poids volumique correspondant à celui
de l'eau pure.
- Si l'horizontalité n'est pas obtenue, ajuster en modifiant la tare prévue à cet effet
à l'extrémité du bras du fléau.
- Cet étalonnage nécessaire n'est pas suffisant. Il est indispensable de renouveler
l'opération précédente avec un liquide de densité connue (contrôlée sur une
balance au laboratoire par exemple) d'une valeur égale ou supérieure à 1,50.
Si le premier étalonnage est correct et que le second ne l'est pas, il faut renvoyer ce
densimètre au laboratoire, l'étalonnage devant s'avérer délicat ou impossible.
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Ce sont des appareils de chantier robustes, permettant de mesurer des densités de 0,95
à 2,20.
Les résultats ne sont pas affectés par les changements de température (étant donné la
précision requise).
3. Le viscosimètre fann
3.1. Principe
C’est un appareil à cylindres coaxiaux. Les modèles les plus couramment commercialisés
comportent :
- Soit deux vitesses de rotation (600 - 300 T/mn). Dans ce cas, le rotor est
entraîné à la main (viscosimètre mécanique) ou à l’aide d’un moteur électrique
(viscosimètre électrique).
- Soit six vitesses de rotation (600 - 300 - 200 - 100 - 6 - 3 T/mn). Dans ce cas, le
rotor est entraîné par un moteur électrique.
- Soit un appareil à vitesse variable entraîner par un moteur électrique.
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- Prendre de la boue, tamiser sur le tamis de l’entonnoir Marsh, agiter 5 mn à l’aide
d’un agitateur, puis remplir le godet du viscosimètre.
- Immerger les cylindres coaxiaux (l’appareil est muni d’un système de coulisse
avec une molette de blocage) jusqu’à ce que le trait repère du rotor affleure la
surface de la boue.
- Faire tourner le rotor à 600 T/mn en choisissant la position convenable du bouton
de changement de vitesse et de l’interrupteur. Lire la déviation sur le cadran.
- Sans arrêter l’entraînement du rotor, régler la vitesse de rotation à 300 T/mn.
Lire la déviation de la graduation.
- Faire de même pour les autres vitesses.
Remarques
3.3. Nettoyage
Retirer le rotor en donnant à la main un léger tour à gauche et en tirant vers le bas.
Laver à l’eau rotor et stator. Sécher. Remonter le rotor en le faisant glisser dans
l’encoche à baïonnette et en donnant une légère rotation à droite.
- d'une embase percée d'un trou et dotée d'un ajutage par lequel s'écoule le filtrat.
Cette embase supporte un tamis métallique de 60 à 80 mesh sur lequel est placé
le papier filtre de 90 mm de diamètre (surface de filtration 7 pouces carrés) du
type WHATMAN no 50 dont l'équivalent est le type DURIEUX bleu no 3.
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- L'ensemble tamis et papier est placé entre deux joints plats qui assurent
l'étanchéité entre l'embase et le cylindre.
- d'un cylindre de diamètre intérieur 3 pouces (76,2 mm) et de hauteur 5 pouces
(128 mm). L'A.P.I recommande au moins 2 1/2 pouces de hauteur (64 mm).
- d'un couvercle muni d'une arrivée de gaz comprimé dont l'étanchéité avec le
cylindre est assuré à l'aide d'un joint plat du même type que ceux placés sur
l'embase.
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5. Sable
5.1. Concentration en sable
En terminologie boues de forage, on désigne par sable les particules qui ne passent pas
au tamis de 200 mesh, c'est-à-dire les particules dont la section est supérieure à 0,074
mm.
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Elutriomètre
6. Mesure du pH
6.1. Par les indicateurs
Pour déterminer le pH, la première méthode mise à notre disposition est celle des
indicateurs colorés, basée sur la décoloration de certaines substances organiques. Elle
est peu précise mais souvent suffisante sur chantier.
Cette méthode consiste à mettre au contact de la boue ou du filtrat une bande de papier
qui prend rapidement une certaine teinte qu'il faut comparer avec une gamme
calorimétrique étalon pour obtenir la valeur du pH.
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C'est un appareil fonctionnant sur pile ou secteur. On lit directement sur un cadran la
valeur du pH de la solution (boue ou filtrat).
Il existe un grand nombre de types d'appareils sur le marché; il est nécessaire de se
référer à la notice du fournisseur pour l'utilisation de chacun d'eux.
Le principe consiste à immerger une ou deux électrodes dans la solution à mesurer.
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7.2. Variation des mesures
Les variations de niveaux peuvent avoir des causes très diverses.
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De plus, malgré l'utilisation de tout ces instruments de mesure en continue des niveaux
des bassins à boue, l'accrocheur devra prendre les niveaux et les consigner ainsi que
toute variation de ceux-ci sur le cahier rapport accrocheur et en faire part à son chef de
poste. Toute variation doit être explicable et analysée pour éviter ou traiter dans les plus
brefs délais toutes pertes ou venues dans le puits.
Toute négligence dans la surveillance des niveaux des bacs à boue peut entraîner des
conséquences graves.
Capteur de niveau
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Il devra sans faute signaler à son chef direct ou éventuellement au divers responsable
toute anomalie constatée sur le circuit boue ou des variations dans les mesures dont il
est en charge, dans les plus brefs délais. Ceci pour des raisons de sécurité.
La fréquence des mesures systématiques, ou tout autre consigne spéciale de fabrication,
d'entretien ou de traitement de la boue lui seront indiquées par écrit par les
responsables en temps utile.
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L'étude du schéma type d'installation (cf. figure 2) doit permettre de vérifier que toutes
ces fonctions sont remplies de manière satisfaisante.
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Fig. 2. Schéma type d'installation boue
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Après les vibrateurs, la boue va circuler par gravité de bassin en bassin, soit par une
goulotte en position haute à section rectangulaire ou trapézoïdale, soit par des conduites
cylindriques en position basse.
Fig. 3. Le tamisage
Vibrateur à alimentation arrière
1. mud box
2. moteur
3. élément vibrant
4. cadre
5. tamis
6. décharge des déblais
7. boue tamisée vers circuit actif
8. bâti
9. amortisseurs
1. mud box
2. distributeur
3. tamis
4. élément vibrant
5. décharge des déblais
6. boue tamisée vers circuit
actif
7. amortisseurs
8. bâti
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3. Décantation
En général aujourd'hui, la décantation n'est effectuée que dans un petit bassin de 4 à 5
m3, appelé "sablière" et situé sous les vibrateurs ou juste en aval de ceux-ci.
Ce bassin ne doit pas être équipé de moyens de brassage, ni de ligne d'aspiration. Il est
par contre muni d'un dispositif de vidange rapide afin de faciliter son évacuation et son
nettoyage : ceci est également favorise par l'inclinaison à 450 du fond du bassin.
Pendant les phases de démarrage, cette sablière (ou "sand trap'') est nettoyée au moins
à chaque manoeuvre et même à chaque ajout de tige lors d'avancement très rapide
dans les sables par exemple.
Un bon usage de la sablière permet de soulager les appareils d'élimination des solides,
placés en aval.
Pour certaines opérations (changement de boue), il est nécessaire de pouvoir by passer
cette sablière.
4. Dégazage
Suivant l'importance de la venue de gaz, deux types de circuit peuvent être établis à la
sortie du puits.
4.2. Dégazeur
Dans le cas où la teneur en gaz n'est pas trop élevée, soit parce que la venue de la
formation est faible, soit parce qu'il s'agit de gaz résiduel après séparateur ou de gaz
recyclé, etc.... le boue gazée est passée dans un dégazeur installé en parallèle sur le
circuit.
La boue est injectée dans une enceinte où elle est en général soumise à un vide partiel.
La boue se dégaze par ruissellement sur des chicanes et retourne dans le circuit (SWACO
- WELCO - SWECO - etc ...).
Pour l'appareil le plus ancien et encore le plus fréquent SWACO (cf. figure 5), une pompe
à air créée le vide dans l'enceinte et aspire la boue gazée. Une pompe centrifuge
annexe, circulant de la boue propre, éjecte par effet venturi la boue dégazée.
D'autres degazeurs (DRILCO - BAROID - PIONEER) fonctionnent à la pression
atmosphérique.
Le bassin d'aspiration du dégazeur doit être de faible volume de façon à traiter en
priorité la boue la plus gazée. Si le bassin est de grande dimension, l'aspiration doit être
réglable en profondeur afin d'aspirer de préférence la boue gazée surnageante. (cf.
figure 6).
Le bassin de rejet de la boue dégazée doit être distinct du bassin d'aspiration, un retour
vers ce dernier bassin doit être prévu en partie haute, pour permettre un nouveau
dégazage de la boue insuffisamment dégazée.
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Le dégazage doit être poussé au maximum avant d'aller plus loin dans le circuit : en
effet le rendement d'une pompe (centrifuge ou à piston) devient très mauvais si la boue
aspirée est gazée. Toutes les opérations ultérieures : hydrocyclonage, mixing,
suralimentation, etc. s'effectueront donc dans de très mauvaises conditions si le
dégazage a été incomplet. Il est de plus très dangereux de recycler dans le trou de la
boue encore partiellement gazée.
Les dégazeurs sont des matériels assez élaborés dont le rendement ne sera correct que
si les recommandations d'utilisations fournies par le fabricant, sont soigneusement
respectées. Il s'agit en particulier des pressions de refoulement des pompes "éjecteur
par effet Venturi".
L'entretien et le nettoyage doivent être réalisés avec soin après chaque utilisation et
notamment après chaque essai de fonctionnement.
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Ces essais périodiques sont nécessaires pour vérifier le bon état de l'appareil et la
non-obstruction des conduites d'aspiration et de refoulement par de la boue sédimentée.
La capacité de traitement du dégazeur est supérieur au débit de boue utilisée : la boue
subit donc plusieurs dégazage consécutifs.
L’aspiration, réglage en hauteur, est bien positionnée à mi-bassin.
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5. Hydrocyclonage
5.1. Principe (cf. figure 7)
La boue chargée en solides forés est injectée tangentiellement dans la partie haute d'un
cyclone à corps conique ou cylindro-conique. Dans ce corps, par effet centrifuge, il y a
séparation partielle des solides qui se rassemblent et sont éjectés à la sortie basse du
cyclone, munie en général d'une duse réglable. La boue épurée et allégée se retrouve
par contre dans l'axe du corps et sort à la partie haute : elle est alors récupérée dans les
bassins alors que l'effluent lourd chargé en solides est éjecté au bourbier.
Habituellement on distingue :
- les dessableurs [desanders], cyclones de 8 à 12", qui éliminent les "sables",
c'est-à-dire les particules supérieures à 74 microns.
- les désilteurs [desilters], cyclones de 4", avec une séparation théorique de l'ordre
de 20 microns.
- les CLAYJECTORS, cyclones de 2", séparant en principe jusqu'à 10 microns.
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Les batteries sont installées en passerelle sur le circuit et sont alimentées par une
pompe centrifuge qui doit être soigneusement dimensionnée.
L'aspiration de la boue chargée et le rejet de la boue épurée doivent se faire dans deux
bassins consécutifs. Un retour doit être prévu en partie basse de bassin pour compenser
le surdimensionnement de la batterie par rapport au débit de forage. Les batteries sont
installées dans l'ordre décroissant de diamètre des cônes. Un brassage par gun de fond
ou hélicomélangeur doit être en service dans chaque bassin.
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5.3. Fonctionnement (cf. figure 9)
Il faut tout d'abord vérifier que le manomètre à l'entrée de la batterie affiche la pression
recommandée par le fabricant pour la densité de la boue à traiter. Si cette pression n'est
pas respectée, l'installation doit être vérifiée : obstruction dans l'aspiration ou le
refoulement, mauvais état de la pompe, détérioration des hydrocyclones, etc ...
L'effluent lourd doit s'écouler en "ombrelle" et une légère succion d'air doit être
constatée sous la duse. Cet écoulement correspond à la meilleure séparation des solides,
en quantité et en finesse de particules. Un écoulement en "corde" élimine moins de
solides et uniquement les plus grossiers. Un jet de boue continu sous le cône est la
preuve d'un mauvais fonctionnement de l'appareil qui doit être aussitôt vérifié
démontage et vérification de l'état des cônes.
La densité de l'effluent lourd est aussi une bonne indication sur le réglage correct des
hydrocyclones. Cette densité, pour une boue non alourdie, doit être voisine des valeurs
suivantes :
- pour les dessableurs : 1,40 - 1,50
- pour les désilteurs : 1,30 - 1,35
Cette densité est assez instable et doit être mesurée sur un volume important.
Pour régler ce genre de problèmes, il faut utiliser des appareils ou des associations
d'appareils particuliers.
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coûteuse. Ces appareils sont cependant beaucoup plus utilisés que ceux à axe vertical,
car leur fonctionnement en continu en facilite l'utilisation sur chantier. ([Link] 12)
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Fig. 10 Le Mud cleaner.
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Fig. 12 Centrifugeuse à vis convoyeuse.
7.2. Matériel
Les bassins de fabrication ou d'entretien sont équipés de mixer, c'est-à-dire d'un
entonnoir avec un jet basse pression alimenté en boue (ou en eau) par une
pompe centrifuge.
Certains produits à boue doivent être ajoutés au circuit à cadence très régulière
et en faible quantité : soude caustique, ou chaux en solution, anti-mousse, etc...
Ces ajouts peuvent se faire à l'aide d'un fût de traitement muni d'un robinet et
d'un petit hélicomélangeur. Les boues salées saturées sont parfois diluées avec
un fût à saumure.
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Hormis le bassin de décantation ou sablière, tous les bassins sont équipés d'un
dispositif de brassage par jets de fond ou hélicomélangeur. Les jets de fond (ou
"gun" peuvent être orientables depuis la surface ou rotatifs (tourniquet). Ils
permettent surtout d'éviter l'accumulation de baryte ou de sédiment dans les
angles morts des bassins en boue alourdie.
Les hélicomélangeurs à pales d'hélice ou, plus souvent, à plateau assurent une
agitation régulière et autonome, puisqu'il n'y pas besoin d'une pompe
d'alimentation comme pour les jets. La puissance du moteur doit être adaptée à
la densité de la boue à brasser.
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Fig. 13. Bac de manœuvre [trip tank]
Les silos doivent être aérés au minimum une fois par semaine avec de l'air sec;
les refoulements doivent être nettoyés très soigneusement après chaque
utilisation pour éviter les mélanges de produit
8. Transfert -suralimentation
8.1. Pompe centrifuge
L'installation boue basse pression comporte de nombreuses pompes centrifuges
dont les fonctions sont multiples :
- alimentation des appareils d'élimination mécanique des solides et
éventuellement du jet-venturi du dégazeur ;
- alimentation des mixers et des jets de brassage dans les bassins
- transfert entre bacs de fabrication, de circulation et de réserve, avec les
cas particuliers du transfert vers le bac de manoeuvre et vers l'unité de
cimentation
- suralimentation des pompes de forage.
Une pompe centrifuge comprend une partie mobile : la roue ou impulseur, et une
partie fixe : la volute qui utilise l'énergie cinétique fournie par la roue pour élever
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le liquide à une hauteur appelée "Hauteur Manométrique Totale". Cette H.M.T.
est exprimée en mètre (ou pied) d'eau et est égale à la somme :
- des Pertes de charge dans les conduites d'aspiration et du refoulement,
- des pertes de charge dans l'appareil alimenté (dessableur, jet, etc ...),
- de la surpression provoquée par la différence de niveau entre la boue
dans le bassin d'aspiration et la sortie de l'appareil. Cette surpression
peut être importante sur les appareils "offshore" où le matériel est
parfois installé sur des ponts différents.
8.3. Circuits
Certaines pompes centrifuges ont un usage spécifique : hydrocyclones,
suralimentation, d'autres peuvent être utilisées sur plusieurs circuits : pompes de
transfert. En général, l'installation est conçue avec une certaine redondance afin
que la mise hors service d'une pompe n'entraîne pas l'arrêt de la fonction.
Le personnel de chantier doit être familiarisé avec tous les circuits possibles et
être capable de les optimiser lorsque cela est nécessaire. Le meilleur circuit est le
plus direct et surtout le plus sûr, c'est-à-dire comportant le minimum de vannes
basse pression pouvant entraîner des fuites et donc des pollutions ou des erreurs
de volume par mélange de fluides : boue de circulation, solution traitante,
réserve d'eau industrielle, etc...
Ce problème doit être étudié de très près en particulier lors d'une cimentation de
tubage, où l'unité de cimentation doit être alimentée par le chantier en eau,
eau + additifs boue pour la chasse etc...
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8.4. Mesures
L'accrocheur est chargé de la surveillance de la boue et des bassins. Il dispose en
général d'un local sur les bassins près des vibrateurs, équipé de l'appareillage
nécessaire.
A intervalles de temps réguliers, fixés par le responsable du chantier, il effectue
les mesures suivantes :
- Densité avec une balance à boue
- Viscosité avec le viscosimètre Marsh et un chronomètre
- Filtrat avec le filtre Presse basse pression
- Teneur en sable avec un tamis et une éprouvette standard
- Mesure des niveaux sur la boue en circulation.
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