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Analyse critique d'Olympe de Gouges

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Composition du dossier

— Lectures linéaires :

- LLN°1 : Préambule (rappels et synthèse)

- LLN°2 : Début du postambule (rappels et synthèse)

- LL N°3 : Fin du postambule (complète)

— Aide à la dissertation

- Thèmes de l’oeuvre + citations (exemples)



- Réservoir d’arguments 

- Articles commentés

- Corrigés

LL1 PRÉAMBULE
Texte critique et programmatique, le « préambule » de la Déclaration fait suite à la lettre à la reine
Marie-Antoinette. Il sert d’introduction aux dix-sept articles des droits et des devoirs de la femme et
de l’homme.

>> il pastiche la DDHC en critiquant son caractère inachevé.


>> il est logique et structuré, à l’image du projet égalitaire de l’auteure.
>> il rétablit, par la féminisation du texte, la présence des femmes.

LL2 POSTAMBULE P1

Texte davantage polémique, O. De Gouges propose dans la première partie du


postambule une triple critique :

>> De l’Ancien Régime, comme organisation des pouvoirs visant à soumettre les femmes.
>> Des révolutionnaire eux mêmes, ayant pris le parti d’exclure les femmes de la
Révolution.
>> Des femmes qui, quoiqu’étant la minorité défendue par l’auteure, ont joué de passivité
et ont contribué à leur invisibilité.

Ce triple constat vise, in fine, à porter aux lumières de la raison cet état de fait, et de
mobiliser les femmes grâce à cette prise de conscience.

LL3 POSTAMBULE P2
Premier mouvement L1 à 11 : Olympe de Gouges commence par dresser un état des
lieux critique de l’Ancien Régime.
Sous l’Ancien Régime, tout était vicieux, tout était coupable ; mais ne pourrait-on pas
apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ?

La première phrase signale d’emblée la critique de la société de l’Ancien Régime. Elle en donne
une image dépréciative sur le plan MORAL : « vicieux », « vices » sont les termes relatif à ce
mode de gouvernement. Cette critique est aussi politique et juridique comme l’indique le terme
« coupable ».
Tous ces mots sont connotés négativement. En outre, elle précise que rien n’est épargné par les
travers de l’Ancien Régime, en répétant le pronom indéfini « tout » dans « tout était vicieux, tout
était coupable ».

La première interrogation peut être considérée comme une question rhétorique et en fait une
portée argumentative : l’autrice utilise ici l’interrogation pour un acte de langage* déclaratif et
affirmatif. Elle répondra d’ailleurs à sa propre question en apportant une solution, à la fin de
l’extrait étudié.

* définition : un acte de langage est une action exercée par la parole

Olympe de Gouges fait ensuite le portrait de la femme, telle que celle-ci est
considérée sous l’Ancien Régime.

Une femme n’avait besoin que d’être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux
avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds.

Les qualités requises pour une femme étaient d’être « belle » et « aimable ».
La femme était uniquement considérée à travers ses atouts physiques et psychologiques dont elle
pouvait, devait, tirer profit. La femme est bien sous-estimée et non reconnue à sa juste valeur
comme le souligne la négation restrictive « ne…que ».
Attention il ne faut pas penser que l’actrice parle ici à proprement parler de prostitution, du moins
tel qu’on le définirait aujourd’hui, mais plutôt de « femmes entretenues », de femmes entretenant
des liaisons avec des amants riches et profitant de leur richesse. Ceci étant dit, la métaphore ici
renvoie bel et bien à l’image de la courtisane.

Si la femme ne se conforme pas à ce qu’on attend d’elle, elle est mal vue.

Si elle n’en profitait pas, elle avait un caractère bizarre, ou une philosophie peu
commune, qui la portait au mépris des richesses ; alors elle n’était plus considérée que
comme une mauvaise tête. La plus indécente se faisait respecter avec de l’or. Le
commerce des femmes était une espèce d’industrie reçue dans la première classe, qui,
désormais, n’aura plus de crédit. S’il en avait encore, la Révolution serait perdue, et sous
de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus.
On retrouve dans ces premières lignes de lexique dominant de l’argent avec les termes « fortunes
», « richesses », « or » qui sont employés par Olympe de Gouges : par extension au caractère des
femmes, celles-ci sont définie comme des êtres dont la valeur est associée à la valeur de l’or.

À l’époque, la femme est considérée comme étant respectable lorsqu’elle sait profiter
suffisamment de ses charmes pour se faire entretenir par un homme. Il s’agit d’une véritable
convention sociale. Une femme qui agirait hors de ces principes « n’était plus considérée que
comme une mauvaise tête ». La négation restrictive souligne l’image négative donnée par une
femme dont le comportement ne serait pas conforme à ces règles tacites. Notez bien que :
« mauvaise tête » et un terme familier renvoyant à l’idée de rébellion : l’auteure le connote,
implicitement, de façon méliorative.

L’auteure précise : si la femme « n’en profitait pas elle avait un caractère bizarre, ou une
philosophie peu commune, qui la portait aux mépris des richesses ». Ici, elle dresse ironiquement
le portrait de la femme affranchie des codes indécents de l’ancien régime. Olympe de Gouges se
considère évidemment comme l’une des femmes décrites par cette citation. Elle substitue au
charme et aux atouts physiques des femmes un « caractère » et une « philosophie » et montre
que s’opposent deux conceptions morales et politiques des femmes. Elle souligne également l’idée
que le respect envers une femme était proportionnel à sa relation avec les hommes et
l’argent comme le montre l’emploi du superlatif : « la plus indécente se faisait respecter avec de
l’or. »

Dans toute cette partie, il faut prêter attention aux effets produits par le lexique : sans
donner directement son opinion et en employant des termes très péjoratifs, elle mélange
les jugements produits par l’ancien régime et ceux qu’elle porte elle même. Il en résulte
deux portraits mais unis par la même idée : les femmes sont jugées, opprimées et privées
de leur liberté existentielle.

L’expression « commerce des femmes » (l. 156) est complexe et ambigüe :

Le « commerce » désigne, outre la définition classique, les relations humaines (sociales, amicales,
affectives) et l’expression est donc à comprendre avant tout comme « les relations affectives,
charnelles avec des femmes », le fait de « fréquenter » des femmes. « fréquenter » peut être
entendu donc à la fois comme « avoir une relation », mais aussi au sens second de « recourir à la
prostitution ».

L’argent étant au centre des préoccupations, la femme apparait finalement comme une simple
marchandise. Olympe de Gouges parle ici de « commerce des femmes » et « d’industrie », pour
renforcer l’idée défendue précédemment que les femmes sont finalement considérées comme des
objets.

L’autrice modalise* son discours en utilisant en particulier un lexique dépréciatif. Elle revient
plusieurs fois sur les vices, à travers un champ lexical omniprésent : « tout était vicieux, tout était
coupable » (l. 148), « vices » (l. 150), « vice » (l. 177), « perdue » (l. 159) et « corrompus » (l. 160).

>>> le vice est finalement porté non pas par les femmes elle même mais par le système social et
politique dans lequel tout est réductible à l’argent, y compris les femmes qui deviennent
équivalentes à cette valeur.

L’auteure porte ainsi un regard moral et moralisateur sur le comportement des femmes sous
l’Ancien Régime et montre son espoir pour cette nouvelle ère introduite par la Révolution.
2ème mouvement des lignes 11 à 23 : Description de la condition des femmes à
l’époque de l’auteur avec plusieurs exemples

Olympe de Gouges présente la situation des femmes comme une fatalité

Cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à
la femme que l’homme achète, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique ?

L’adverbe « Cependant » (l. 160) crée une rupture et introduit le deuxième mouvement du texte.
L’autrice montre que les femmes sont tributaires de leur apparence et donc de leur jeunesse. La
beauté est périssable et vieillir rend les femmes précaires : prenant différentes situations comme
exemples, elle montre que les femmes sont dépendantes de leur beauté et que la perdre les
conduit à être rejetées par les hommes.
D’autre part, tout comme le premier, le second mouvement du texte est lui aussi introduit par une
question rhétorique. Là encore, l’acte de langage (voire définition) vise à produire une
déclaration et non à poser une question : l’autrice suggère qu’il faudrait être dépourvu de raison et
de lucidité pour ne pas admettre que les femmes n’ont aucune chance de posséder des biens et
de l’argent sans user de leur charme.

La comparaison suivant cet argument est très importante (voire les thèmes de l’oeuvre sur la
convergence des engagements chez Olympe de Gouges) :

Les femmes sont comparées explicitement à des esclaves, comme le souligne la


comparaison « la femme que l’homme achète, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique ». Cette
comparaison dépréciative souligne que la femme est dépendante de l’homme comme
l’esclave l’est de son maître. La femme a paradoxalement besoin de l’homme, comme
l’esclave de son maître. L’auteure va même jusqu’à montrer que sans le maître et sans l’homme,
l’esclave et la femme seraient perdus.

Plus encore, c’est la nécessaire reconnaissance du statut commun d’oppressés qui guide cette
comparaison.

De plus, le champ lexical de l’esclavage est formé par les mots « achète », « esclave », répété
trois fois et « maître » repris deux fois.

L’auteure cherche à démontrer que le rapport fondé par la société entre hommes et femmes
menacent la vie de ces dernières.

La différence est grande ; on le sait. L’esclave commande au maitre ; mais si le maitre lui
donne la liberté sans récompense, et à un âge où l’esclave a perdu tous ses charmes, que
devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes mêmes de la bienfaisance lui
sont fermées. Elle est pauvre et vieille, diton ; pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ?
Elle a besoin de lui, surtout lorsque ses « charmes » ne pourront plus être un atout pour elle. Il
vaut donc mieux qu’elle reste avec son « maître » si elle ne veut pas être malheureuse. Olympe de
Gouges énonce finement cette idée en utilisant un raisonnement par analogie :

Elle emploie tout d’abord le mot « esclave » en lieu et place du mot « femme ». Ainsi procède-t-elle
par effet de substitutions en utilisant le nom commun « charmes », normalement relatif aux
femmes, pour parler de l’esclave et évoque le sort de ce dernier en posant une question
rhétorique : « que devient cette infortunée ?» : le substantif « infortunée » a la marque du
féminin et est précédé du déterminant démonstratif féminin « cette ». L’auteure parle donc bien
de la femme et non de l’esclave mais elle agit ainsi pour insister sur l’analogie de leur situation.

Selon l’autrice, les femmes sont toujours menacées car lorsqu’elles vieillissent et qu’elles perdent
leurs charmes, elles deviennent « le jouet du mépris ».

« Le jouet du mépris » : de même que les femmes sont un équivalent de l’argent dans le système
de valeur de l’Ancien Régime, elles sont ici réduite au rang d’objet. L’auteure recoure à un procédé
de réification (consistant à ramener un humain au statut d’objet, procédé à visée critique).

« les portes même de la bienfaisance lui seront fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi
n’a-t-elle pas su faire fortune ? »

On note ici une inversion des valeurs. La femme, n’ayant pas tiré profit de ses charmes
(comportement que la raison jugerait à priori immoral) se trouvera privée de « bienfaisance »,
terme à connotation morale, récompensant les bons comportements. En rendant visible cet
illogisme, l’auteure en démontre l’absurdité du point de vue de la raison.

« elle est pauvre et vieille, dit-on, pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ? ».

L’auteure use d’un lexique péjoratif, amplifié d’une question rhétorique marquant la progression
d’un raisonnement démontrant l’absurdité et la cruauté de la condition des femmes.

Olympe de Gouges, sans parler en son nom propre, montre tout de même qu’elle est
impliquée dans le discours, à travers l’usage du pronom personnel « on », globalisant, et
créant une communauté avec le lecteur dans l’expression : « on le sait ».

Enfin, Olympe de Gouges joue sur les effets pathétiques produits par
l’exemplification de son propos.

D’autres exemples encore plus touchants s’offrent à la raison. Une jeune personne sans
expérience, séduite par un homme qu’elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ;
l’ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus
son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l’abandonnera de même. S’il est
riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelque
engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S’il
est marié, tout autre engagement perd ses droits.
Olympe de Gouges rend ici plus claire la dimension argumentative de son discours : d’une part
elle rend visible sa construction par une transition qui rend visible la démonstration « d’autre
exemples (…) s’offrent à la raison » d’autre part elle lui donne une dimension pathétique. De ce
fait, elle convainc et persuade le lecteur.

Elle utilise, dans le but de toucher le lecteur, un lexique propre à montrer l’innocence des femmes
et leur vulnérabilité « une jeune personne sans expérience », « victime ».

En parallèle, elle emploie un vocabulaire péjoratif et hyperbolique, visant à critiquer les hommes,
et montrant leur responsabilité : celui-ci est « ingrat » son attitude comme « inhumaine ».

>> ainsi femme et homme sont ici victime et bourreau.

Olympe de Gouges expose ensuite les conséquences des rapports sociaux entre hommes et
femmes, en donnant des exemples de ce qui pourrait se produire :

Ces exemples sont présentés sous la forme de quatre systèmes hypothétiques, présentant
différentes situations :

Chaque situation est présentée par une proposition subordonnée circonstancielle de


condition introduite par la conjonction de subordination « si » :

« si elle a des enfants »


« s’il est riche »
« si quelque engagement le lie à ses devoirs »
« s’il est marié »

À chacune de ces situations, la principale propose une situation défavorable à la femme :

« il l’abandonnera de même »
« il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes »
« il en violera la puissance »
« tout autre engagement perd ses droits ».

Le caractère structuré et énumératif de ces situations permettent d’exprimer un sentiment de


fatalité, et de susciter la compassion du lecteur.

D’autre part, cette structure, fondée sur l’énumération et le parallélisme, permet de montrer que les
qualités féminines - beauté et charme - sont la condition du soutien matériel des hommes et se
monnaient.

Cette idée est augmentée par le thème de l’abandon associé à la perte de la jeunesse des
femmes (>> champ lexicaux)

3ème mouvement : l.23-24 : Olympe de gouges propose des solutions.

L’auteure sort de la rhétorique fataliste visant à prouver le sort inextricable des


femmes, en montrant qu’il existe, en fait, un voie de sortie de leur condition
misérable. En l’espèce, grâce à la loi.
Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du
partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l’administration publique.

Le connecteur « donc » introduit le dernier mouvement du texte, et signale l’aboutissement de la


démonstration.

On trouve à nouveau une question rhétorique (comme dans premiers mouvements du texte), qui
permet d’introduire des solutions pratiques et réalistes du point de vue de la société et de la loi.

Le caractère évident de cette solution est souligné par l’emploi d’une phrase nominale (sans
verbe) et d’un démonstratif qui place cette solution comme unique et providentielle.

C’est donc l’égalité du point de vue économique et l’accès aux professions publiques qui
permettraient aux femmes de s’émanciper du critère de la beauté comme valeur proprement
féminine, qui est demandé par Olympe de Gouges : solution non philosophique mais véritablement
politique.

—————————————————————————————————-

AIDE À LA DISSERTATION

THÈMES - CITATIONS

I. Union des femmes :

>> Les femmes sont une force par leur nombre, peuvent et doivent se
rassembler, se représenter comme groupe social. 


« Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent


d’être constituées en Assemblée nationale. » (Préambule)

II. Sur la notion d’équité et d’égalité :

>> lutte pour l’égalité des droits, contre l’inégalité sociale


« La femme nait libre et demeure égale à l’homme en droits »

« La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui
de monter sur la tribune. »

« [...] toutes les citoyennes et tous les citoyens, étant égaux à ses yeux,
doivent être également
admissibles à toutes dignités, places et emplois publics [...]. » (Art. 6)

« Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés : elles sont pour
chacun un droit inviolable et sacré »

III. Oralité, rhétorique et expressivité

>> but : entrainer, attaquer, déclarer, proposer, convaincre, persuader.


>> outils : force de la parole, organisation du discours, expressivité

« Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout


l’univers ; reconnais tes droits. » (Postambule)

«  Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la
question »

« ce sexe autrefois méprisable et respecté, est depuis la Révolution,


respectable et méprisé »

IV. Convergence des luttes

>> La lutte des femmes rejoint la lutte contre l’esclavage

« Tout autre chemin à la fortune, est fermé à la femme que l’homme achète,
comme l’esclave sur les côte d’Afrique »

V. La nature / les droits naturels

>> l’égalité et les droits des femmes appartiennent aux droits naturels

« l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie


perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par
les lois de la nature et de la raison »

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