Pour pouvoir évaluer les qualités techniques et mécaniques d'un arc, on se doit de le mesurer.
Les mesures les plus essentielles sont le travail (énergie emmagasinée dans les branches), l'énergie
cinétique (Ec) propulsée par l'arc et bien sûr la combinaison des deux : " LE RENDEMENT "
qui nous apportera l'évolution générale.
Un arc peut emmagasiner de l'énergie sous forme "d'énergie de déformation" (ou de contrainte)
dans ses branches, c'est ce que l'on appelle : "le fonctionnement mécanique de l'arc"
La principale caractéristique est que cette énergie, délivrée relativement lentement par le corps
humain, peut être retransmise par l'arc, d'une manière extrêmement rapide à une flèche,
sur une très courte poussée.
Voici quelques éléments de compréhension pour l'évaluation d'un arc :
Il implique une force (la tension de la corde) en livres # et un déplacement en pieds (1 pied =
12 pouces)
Le travail ( W ) est égal à l'aire sous la courbe du graphique de la force en fonction de son
déplacement (la courbure du travail des branches).
Son unité est le lb.pi.
Le travail est aussi appelé "énergie emmagasinée" : en clair, c'est l'énergie induite par le tireur
en armant son arc jusqu'à l'ancrage. Elle apparaît en calculant la surface sous les courbes
des graphiques ci-dessous.
L'élaboration de ces graphiques est donc indispensable pour mesurer l'énergie emmagasinée.
Bien entendu, les courbes diffèrent suivant les arcs et leur conception.
L'élaboration des courbes de travail s'effectue à l'aide :
- d'un peson (dynamomètre)
- d'une flèche de mesure d'allonge (graduée en pouces)
Il ne reste plus qu'à tracer la courbe, pouce par pouce, en prenant pour repère la norme AMO :
repère 1,75 pouces en avant du point pivot de l'arc (la plupart du temps = extérieur fenêtre d'arc)
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C'est l'énergie d'un corps en mouvement. Elle est calculée en connaissant la masse de la flèche
(en grains) et en mesurant sa vitesse (en pied/seconde). Son unité est le lb.pi.
Il est important que la flèche soit correctement adaptée à la tension de l'arc pour qu'elle n'absorbe
pas plus d'énergie qu'elle ne doit dans la mécanique du paradoxe. Choisir un bon spine est donc
primordial (un spine trop faible aurait pour effet un flambage exagéré de la flèche)
La mesure de l'Ec est indispensable pour vérifier si le maximum de l'énergie emmagasinée a été
transmise à la flèche, car elle rentre dans le calcul du rendement.
C'est le rapport entre le travail utile (énergie totale développée) et la quantité d'énergie réellement
transmise à la flèche (Ec)
ENERGIE TOTALE = ENERGIE TRANSMISE + ENERGIE RESIDUELLE
L'énergie résiduelle est l'énergie absorbée par les branches, la corde, celle dissipée en vibrations
non utilisée pour la propulsion. La quantité d'énergie restituée est fonction de la conception de
l'arc.
Pour un arc droit, par exemple, la corde n'est jamais en contact avec les branches. L'arc à
courbures lui, intègre le concept d'enroulement de la corde lors du retour des branches, ce qui
réduit l'énergie résiduelle et par la même augmente le rendement. Ce facteur est encore plus
augmenté pour les arcs à poulies.
En supplément de l'énergie propre des branches, "l'enroulement" est en réalité une réduction
de la longueur de corde durant la propulsion donnant une vitesse de retour de corde
plus grande.
Seule une partie de l'énergie emmagasinée dans l'arc est transmise à la flèche. Pour évaluer
l'efficacité de cette transmission en %, nous devons faire appel au calcul du rendement.
Le rendement est défini comme le rapport énergie cinétique sur l'énergie emmagasinée.
En clair, plus le rendement est important et plus l'arc restitue l'énergie du tireur armant son
arc.
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