Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Ministère de l’enseignement supérieur République du M ali
Et de la recherche scientifique Un Peuple-Un But-Une Foi
Université des sciences, des techniques et de
technologies de Bamako
FACULTE DE PHARMACIE
ANNEE SCOLAIRE N°……………..
2021 - 2022
THESE
PLACE DE LA LIPASEMIE DANS LA CLASSIFICATION
DES STADES DE L’INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE
AU CHU DU POINT G
THESE
Présentée et soutenue publiquement le 06/07/2022 devant la
Faculté de Pharmacie
Par M. Hamza DIALLO
Pour obtenir le grade de docteur en pharmacie
(DIPLOME D’ETAT)
JURY
Président : Pr CISSE BAKARY
Membres : Dr YATTARA Hamadoun
Dr KONE Drissa
Co-directeur : Dr COULIBALY DJIBRIL MAMADOU
Directeur : Pr BAH Sékou
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
LISTE DES ENSEIGNANTS DE LA FACULTÉ DE PHARMACIE
ANNÉE UNIVERSITAIRE : 2021-2022
ADMINISTRATION
Doyen : Boubacar TRAORE / Professeur
Vice-doyen : Sékou BAH / Maitre de Conférences
Secrétaire principal : Seydou COULIBALY, Administrateur Civil
Agent comptable : Ismaël CISSE, Contrôleur des finances.
PROFESSEURS HONORAIRES
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Flabou Bougoudogo Bacteriologie-Virologie
2 Boubacar Sidiki CISSE Toxicologie
3 Bakary Mahamadou CISSE Biochimie
4 Abdoulaye DABO Malacologie-Biologie Animal
5 Daouda DIALLO Chimie Générale et Minérale
6 Moctar DIALLO Parasitologie Mycologie
7 Souleymane DIALLO Bactériologie-virologie
8 Kaourou DOUCOURE Physiologie
9 Ousmane DOUMBIA Chimie thérapeutique
10 Boulkassoum HAÏDARA Législation
11 Gaoussou KANOUTE Chimie analytique
12 Alou A. KEÏTA Galénique
13 Mamadou KONE Physiologie
14 Mamadou KOUMARE Pharmacognosie
15 Brehima KOUMARE Bactériologie/Virologie
16 Abdourahamane S MAÏGA Parasitologie
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO II
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17 Saibou MAIGA Législation
01 Elimane MARIKO Pharmacologie
8
19 Mahamadou TRAORE Genetique
20 Sékou Fantamady TRAORE Zoologie
PROFESSEUR DECEDES
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Mahamadou CISSE Biologie
2 Drissa DIALLO Pharmacognosie
3 Moussa ARAMA Chimie Analytique
DER: SCIENCES BIOLOGIQUES ET MÉDICALES
1. PROFESSEURS/ DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Noumirou BABY Hématologie
2 Mahamadou DIAKITE Immunologie-Génétique
3 Alassane DICKO Santé Publique
4 Abdoulaye DJIMDE Biologie / Parasitologie
5 Amagana DOLO Parasitologie-Mycologie
6 Akory Ag IKNANE Santé publique/ Nutrition
7 Ousmane KOITA Biologie-Moléculaire
8 Boubacar TRAORE Parasitologie-Mycologie
2. MAITRES DE CONFÉRENCES/MAITRE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOMS SPECIALITE
1 Aldjouma GUINDO Hématologie
2 Kasssoum KAYENTAO Santé publique/Bio statistique
3 Bourèma KOURIBA Immunologie chef de DER
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO III
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Almoustapha Issiaka MAIGA Bacteriologie-virologie
5 Issaka SAGARA Bio-statistique
6 Mahamadou soumana SISSOKO Bio-statistique
7 Ousmane TOURE Santé publique/ Santé environnement
3. MAITRES ASSISTANTS/ CHARGE DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Mohamed AG BARAIKA Bactériologie-Virologie
2 Charles ARAMA Immunologie
3 Boubacar Tietie BISSAN Biologie Clinique
4 Djibril Mamadou COULIBALY Biologie Clinique
5 Seydou Sassou COULIBALY Biologie Clinique
6 Antoine DARA Biologie Moléculaire
7 Souleymane DAMA Parasitologie-Mycologie
8 Djeneba Koumba DABITAO Biologie Moléculaire
9 Laurent DEMBELE Biotechnologie Microbienne
10 Kletigui Casmir DEMBELE Biochimie Clinique
11 Seydina S. A. DIAKITE Immunologie
12 Yaya GOITA Biologie Clinique
13 Ibrahima GUINDO Bactériologie-Virologie
14 Aminatou KONE Biologie Moléculaire
15 Birama Apho LY Santé Publique
16 Almoustapha Issiaka MAIGA Bactériologie-Virologie
17 Dinkorma OUOLOGUEM Biologie Cellulaire
18 Fanta SANGHO Santé publique/Santé communautaire
19 Oumar SANGHO Epidémiologie
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO IV
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4. ASSISTANTS/ ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Djénéba COULIBALY Nutrition/ Diététique
2 Issa DIARRA Immunologie
3 Fatou DIAWARA Epidémiologie
4 Merepen dit Agnes GUINDO Immunologie
5 Falaye KEITA Santé publique/Santé environnement
6 N’Deye Lallah Nina KOITE Nutrition
7 Djakaridia TRAORE Hématologie
DER : SCIENCES PHARMACEUTIQUES
1. PROFESSEURS/ DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Rokia SANOGO Pharmacognosie Chef de DER
2. MAITRES DE CONFÉRENCES/ MAITRE DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
- Néant - -
3. MAITRES ASSISTANTS/ CHARGÉ DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Loséni BENGALY Pharmacie hospitalière
2 Bakary Moussa CISSE Galénique
3 Yaya COULIBALY Législation
4 Issa COULIBALY Gestion
5 Balla Fatogoma COULIBALY Pharmacie hospitalière
6 Mahamane HAIDARA Pharmacognosie
7 Hamma Boubacar MAIGA Galénique
8 Adiaratou TOGOLA Pharmacognosie
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO V
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4. ASSISTANTS/ ATTACHÉ DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Seydou Lahaye COULIBALY Gestion Pharmaceutique
2 Daouda Lassine DEMBELE Pharmacognosie
3 Adama DENOU Pharmacognosie
4 Sékou DOUMBIA Pharmacognosie
5 Assitan KALOGA Législation
6 Ahmed MAÏGA Législation
7 Aïchata Ben Adam MARIKO Galénique
8 Aboubacar SANGHO Législation
9 Bourama TRAORE Législation
10 Sylvestre TRAORE Gestion Pharmaceutique
11 Aminata Tiéba TRAORE Pharmacie hospitalière
12 Mohamed dit Sarmoye TRAORE Pharmacie hospitalière
DER : SCIENCES DU MEDICAMENT
1. PROFESSEURS/ DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Benoit yaranga KOUMARE Chimie Analytique, Chef de DER
2 Ababacar I. MAÏGA Toxicologie
2. MAITRES DE CONFÉRENCES/ MAITRE DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Sékou BAH Pharmacologie
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3. MAITRES ASSISTANTS/ CHARGE DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Dominique Patomo ARAMA Pharmacie Chimique
2 Mody CISSE Chimie thérapeutique
3 Ousmane DEMBELE Chimie thérapeutique
4 Tidiane DIALLO Toxicologie
5 Madani MARIKO Chimie Analytique
6 Hamadoun Abba TOURE Bromatologie
4. ASSISANTS/ ATTACHÉ DE RECHERCHE
N° PRÉNOMS NOM SPÉCIALITÉS
1 Mahamadou BALLO Pharmacologie
2 Dallaye Bernadette COULIBALY Chimie Analytique
3 Blaise DACKOUO Chimie Analytique
4 Fatoumata DAOU Pharmacologie
5 Abdourahamane DIARA Toxicologie
6 Aiguerou dit Abdoulaye GUINDO Pharmacologie
7 Mohamed El Béchir NACO Chimie Analytique
8 Mahamadou TANDIA Chimie Analytique
9 Dougoutigui TANGARA Chimie Analytique
10 Karim TRAORE Pharmacologie
DER : SCIENCES FONDAMENTALES
1. PROSEFESSEURS/DIRECTEUR DE RECHERCE
N° PRENOMS NOMS SPECIALITE
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO VII
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2 MAITRES DE CONFERENCE/ MAITRE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOMS SPECIALITES
1 Lassana DOUMBIA Chimie Appliqué
2 Boubacar YALCOUYE Chimie Organique
3. MAITRES ASSISTANTS /CHARGE DE RECHERRCHE
N° PRENOMS NOMS SPECIALITE
1 Mamadou Lamine DIARRA Botanique-Biologie végétale
2 Abdoulaye KANTE Anatomie
3 Boureima KELLY Physiologie Médicale
4. ASSISTANTS/ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOMS SPECIALITE
1 Seydou Simbo DIAKITE Chimie Organique
2 Modibo DIALLO Génétique
3 Moussa KONE Chimie Organique
4 Massiriba KONE Biologie Entomologie
CHARGES DE COURS (VACATAIRES)
N° PRENOMS NOMS SPECIALITE
1 Cheick Oumar BAGAYOKO Informatique
2 Babou BAH Anatomie
3 Souleymane COULIBALY Psycologie
4 Yacouba COULIBALY Droit commercial
5 Moussa I DIARRA Biophysique
6 Satigui SIDIBE Pharmacie Vétérinaire
7 Sidi Boula SISSOKO Histologie-embryologie
8 Fana TANGARA Mathématiques
9 Djénebou TRAORE Sémiologie et Pathologie médicale
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO VIII
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10 Mamadou B TRAORE Physiologie
11 Boubacar ZIBEIROU Physique
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO IX
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DEDICACE
ET
REMERCIEMENTS
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO X
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Dédicace
Je dédie cette thèse :
A ALLAH, l’unique, celui dont nous implorons pour tout ce que nous désirons, qui
n’a pas enfanté et n’a pas été enfanté non plus et n’a nul semblable, nul pendant, nul
compagnon, nul auxiliaire, nul associé ; il n’est ni un corps car il serait touchable, ni
une substance car il serait perceptible et n’a ni de composition car il serait divisible, ni
d’organe car il serait représentable. Il est le créateur des mondes, le seigneur de
l’univers.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XI
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Ô mon seigneur louange à toi ! Louange à toi ! Louange à toi je te reconnais de
m’avoir créé et d’avoir fait de moi un musulman et cela dans la communauté de ton
bien-aimé, le prophète MOUHAMMAD paix et salut sur lui, daigne bénir ton
messager, le prophète ainsi que sa noble famille autant du nombre des pairs et impairs
Au messager d’ALLAH, le meilleur des créatures, maitre des humains, guide des
messagers, le dernier des prophètes MOUHAMMAD IBN ABDILLAH paix et salut
sur lui ;
A mon cher père ISMAILA DIALLO
Cher père merci d’avoir toujours été là pour moi, un grand soutien tout au long de mes
études. Tes conseils et tes bénédictions m’ont toujours accompagné. Des mots ne
pourront jamais exprimer la profondeur de mon respect, ma considération, ma
reconnaissance et mon amour éternel. Qu’ALLAH te préserve de tout malheur d’ici-
bas et dans l’au-delà.
A la mémoire de ma chère mère FATIMATA dite TOUTOU SOW
Je me rappelle encore quand j’avais 4-5 ans, une femme au chapelet, qui passait
presque toute sa journée dans les actes d’adorations ; chère mère rassure toi ! ton
benjamin a grandi dans le suivi de tes pas, en œuvrant toujours dans le bien comme tu
l’as si bien souhaité. Ton image ne m’a jamais quitté ; elle est le secret de ma force, de
mon courage et de ma grandeur. Tes bénédictions m’ont toujours accompagné et
aujourd’hui, elles ont payé. Puisse ALLAH tout-puissant, assurer le repos de ton âme
par sa sainte miséricorde
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A mes oncles Oumar SOW, Ahmadou SOW, feu Baba SOW, Marabata SOW,
Chérif SOW et leurs familles
Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma
considération pour les sacrifices que vous avez endurés pour mon instruction et mon
bonheur. Je tiens à vous remercier pour tout le soutien et l’amour que vous me porter
depuis mon arrivée dans la famille SOW et j’espère que vos bénédictions
m’accompagneront. Que ce modeste travail soit le fruit de vos innombrables vœux,
bien que je ne vous en acquitte jamais assez. Puisse ALLAH tout-puissant, vous
accorder santé, longue vie et le bonheur dans les deux mondes et faire en sorte que je
ne vous déçoive jamais ;
A ma grande sœur Djeneba DIALLO
Chère sœur tu as été pour moi non seulement une sœur, mais aussi une mère et cela
depuis du vivant de notre chère mère, tu m’as toujours réconforté et souhaité pour moi
ce que toute bonne mère rêve pour son enfant et tu as beaucoup œuvré pour que je
réussisse. Que ALLAH te protège, te récompense et t’accorde tout ce que tu désires
pour toi-même ;
A notre charifa, ma cousine, ma sœur de lait MAWLATY HAIDARA
Je te dédie ce travail en témoignage de mon amour et de mon attachement, je ne
pourrais d’aucune manière exprimer ma profonde affection et mon immense gratitude
pour ton soutien. Ton aide et ta générosité extrêmes ont été pour moi une source de
courage, de confiance et de patience. Que ALLAH vous bénisse ;
Une spéciale dédicace à une personne qui compte énormément pour moi, et pour qui je
porte une infinité d’affection et de tendresse. Je ne te remercierais jamais assez pour ta
patience, ta modestie, et ton amour
A toi ma femme chérie FATOUMATA dite ZAHRA SOW
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XIII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A mes deux perles Amina DIALLO & Mariam DIALLO
Chères filles, papa est fier de vous, et a en vous la joie des yeux ; ce travail est le vôtre.
Qu’ALLAH vous accorde une longue vie et vous assiste éternellement
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XIV
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REMERCIEMENTS
A mes oncles et tantes
Votre amour, vos conseils et vos encouragements ont été pour moi d’un grand
réconfort. Veuillez trouver dans ce travail, l’expression de mon amour et mon
affection indéfectible. Qu’ALLAH vous accorde longue vie et bonne fin
A mes frères et sœurs
L’union, l’amour et la solidarité sont la plus grande richesse de la famille. Vous avez
tous été d’un soutien inestimable tout au cours de mes longues années d’études.
L’occasion m’est offerte pour vous rappeler que les liens de sang sont sacrés. Puisse
ALLAH, nous aider à maintenir notre lien de parenté,
A mes cousins et cousines
Avec vous j’ai appris que l’altruisme, la solidarité, l’indulgence et l’esprit de partage
sont les moyens de renforcement des liens de sang. Vous êtes et vous serez toujours un
support moral. Grâce à vous cette joie qui fait l’harmonie de la vie en famille ne m’a
jamais manqué. Puisse ALLAH, nous accorder une bonne fin ;
A tous mes amis Mamadou KOUREICHY, Aboubacar SISSOKO, Mansour
THIOUNE, Oumar GUEYE, Abdoulaye DAOU, Issa Tiebakuy KONE,
Abdoulaye MAIGA, Oumar Djenfa DIARRA, Amadou SANOGO, Thierno
Bocar Sow, Abdoul-ghany DICKO, Lassana DIABATE,
Votre amour à mon égard, rien d’autre que pour la cause d’Allah, fait de moi un
homme courageux et me guide toujours vers la piété. Je prie ALLAH de nous accorder
son agrément. Ce travail est le vôtre, recevez ici ma profonde reconnaissance ;
A mes compagnons Aliou dit Sambourou SOW, Racine DIALLO, Ousmane
KALLOSSY, Aissata SOW, Mamadou SOW, Yahya SOW et les jumelles
Oumoulkhayri et Mariam SOW vous êtes ma force, ma grandeur, et la source du
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XV
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
respect auquel je me réjouis auprès des gens merci pour tout. Puisse ALLAH nous
compter au nombre de sa famille ;
A Dr Djibril Mamadou COULIBALY, Dr Drissa KONE, Dr DICKO
Merci pour l’aide précieuse que vous avez apporté à l’élaboration de ce travail, et pour
la qualité de la formation reçue ;
A ma chère tante Dr Aminata MAIGA et sa fille, ma chère sœur Djeneba KEITA
Merci pour l’affection et la tendresse dont vous me portez et de m’avoir considéré
comme un de vous. Je ne vous oublierai jamais incha’ALLAH !
A tout le personnel du laboratoire de biologie médicale du CHU du Point G
Merci à toutes et à tous pour tout vraiment, je m’excuse vraiment pour tout
A tout le personnel du Service de Néphrologie et d’Hémodialyse du CHU du
Point G
Merci pour l’accueil, la bonne compagnie et de m’avoir aidé tout au long de mon
séjour ;
A mes collègues internes Aissata SIDIBE, Oumou Daxe KONATE, Adam
DOUMBIA, Jonathan MIYO
Chers collègues, vous êtes les meilleurs collaborateurs, votre esprit critique m’a
permis de m’améliorer constamment. Soyez en remercier.
A toute la 12ème promotion du Numérus clausus
Je suis très fier de vous, ce travail est le fruit de votre accompagnant constant.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XVI
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
HOMMAGES
AUX MEMBRES
DE JURY
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XVII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A notre maitre et président du jury
Professeur Bakary CISSE
Professeur honoraire de biochimie à la faculté de pharmacie ;
Chevalier des Palmes Académiques de la République Française ;
Enseignant chercheur, à la retraite ;
Nous vous remercions de l’honneur que vous nous faites en acceptant de présider notre
jury de thèse.
L’opportunité nous est ainsi donnée de vous faire part de l’estime et l’admiration que
nous portons à votre égard.
Vos qualités d’homme de science éclairé, de praticienne infatigable, de pédagogue
averti font de vous un enseignant aimé et admiré de tous.
Soyez rassuré cher maitre de notre sincère reconnaissance et de notre profond respect.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XVIII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A notre maitre et juge
Docteur Hamadoun YATTARA
Chef du service de Néphrologie et d’Hémodialyse du CHU du point G ;
Médecin spécialiste en Néphrologie ;
Maitre-assistant en Néphrologie à la FMOS ;
Praticien hospitalier au CHU du point G
Cher maitre,
Nous vous remercions de l’intérêt que vous avez porté à ce travail. Votre simplicité,
votre désir de transmettre et votre modestie font de vous un maitre exemplaire.
Veuillez trouver ici le témoignage de notre profonde reconnaissance et de tout notre
respect.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XIX
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A notre maitre et juge
Dr Drissa KONE
Pharmacien-biologiste
Praticien Hospitalier au CHU du Point G
Secrétaire général du comité technique d’hygiène et de sécurité (CTHS) du
CHU du point G.
Cher Maître,
C'est un grand honneur pour nous que vous ayez accepté de siéger dans ce jury. Nous
avons eu le privilège de bénéficier de vos enseignements nous avons appris votre
humilité et votre ardeur au travail. Veuillez accepter ici l’expression de nos sentiments
les plus distingués.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XX
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A notre Maître et codirecteur :
Docteur Djibril Mamadou COULIBALY
Maitre-assistant en biochimie clinique à la FAPH ;
Pharmacien Biologiste ;
Praticien hospitalier au CHU du Point G ;
Membre fondateur du collège panafricain des jeunes Médecins et
pharmaciens Biologistes ;
Enseignant chercheur.
C’est un grand plaisir d’avoir accepté de codiriger ce travail malgré vos multiples
occupations. Vos qualités scientifiques, votre disponibilité, votre modestie, votre
sympathie vous font admirer par tous. Nous avons pu bénéficier de vos formations.
Veuillez accepter l’expression de notre profonde gratitude.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXI
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
A notre Maître et Directeur de thèse :
Professeur Sékou BAH
Titulaire d’un PhD en pharmacologie ;
Maitre de conférences de pharmacologie à la FAPH
Titulaire d’un master en santé communautaire internationale
Membre de la société Fraisais de pharmacologie et thérapeutique
Membre du comité de pharmacovigilance
Chef de service de la pharmacie hospitalière du CHU Point G
Vice doyen de la faculté de pharmacie.
Cher Maître, permettez-nous de vous remercier pour l’honneur que vous nous faites
en acceptant de diriger ce travail. Vous nous avez reçus avec beaucoup d’amabilité.
Votre simplicité et votre caractère scientifique élevé font de vous un Maître
exemplaire. Veuillez accepter ici, Maître l’expression de notre profonde
reconnaissance et de nos sincères remerciements.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Table des matières
1. INTRODUCTION ................................................................................................... 1
2. Objectifs................................................................................................................... 3
2.1 Objectif général ..................................................................................................... 3
2.2 Objectifs spécifiques ............................................................................................. 3
3. GENERALITES ...................................................................................................... 5
3.1 L’INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE ...................................................... 5
3.1.1 Définition : .......................................................................................................... 5
3.1.2 Classification de l’IRC ....................................................................................... 6
[Link] Classification ANAES et KDOQI ................................................................... 6
[Link] Classification KDIGO .......................................... Erreur ! Signet non défini.
[Link] Autre classification : ........................................................................................ 7
3.1.3. Données épidémiologiques ................................................................................ 8
[Link] Fréquence......................................................................................................... 8
[Link] Epidémiologie étiologique............................................................................... 9
[Link] Facteurs de risque ............................................................................................ 9
[Link] Prévention ..................................................................................................... 10
3.1.4. Physiopathologie de l’IRC .............................................................................. 10
[Link] Rappels sur les reins ...................................................................................... 10
[Link] Physiopathologie ........................................................................................... 13
[Link].2.2 Potassium ................................................................................................. 14
3.1.5. Evaluation de la fonction rénale : mesure du DFG ......................................... 17
[Link] Rappels théoriques......................................................................................... 17
[Link] Mesure par marqueur exogène ...................................................................... 17
[Link] Mésure par marqueur endogène : la créatinine ............................................. 18
[Link] Estimation de la fonction rénale : protéinurie et albuminurie ....................... 23
3.1.6. Les manifestations de l’IRC ............................................................................ 25
[Link]. Manifestations cardio- vasculaires ............................................................... 25
[Link] Manifestations hématologiques ..................................................................... 27
[Link] Troubles du métabolisme minéral et atteinte osseuse ................................... 28
[Link] Manifestations cutanées................................................................................. 28
[Link] Manifestations neurologiques ........................................................................ 29
[Link] Manifestations digestives .............................................................................. 30
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXIII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link] Manifestations endocriniennes ...................................................................... 32
3.1.7. Traitement de l'IRC ......................................................................................... 33
[Link] Les médicaments ont pour but de corriger .................................................... 33
[Link] L'épuration extra-rénale ................................................................................. 34
[Link] Les principales méthodes d'EER sont : ......................................................... 35
3.2 LIPASES ............................................................................................................. 36
3.2.1 Définition et Historique .................................................................................... 36
3.2.2 Identification ..................................................................................................... 37
3.2.3 Rôles ................................................................................................................. 37
3.2.4 Origines et Classifications ................................................................................ 37
3.2.5 Variations physiopathologiques : ..................................................................... 43
3.2.6 Méthodes de dosage ......................................................................................... 44
4. METHODOLOGIE : ............................................................................................. 48
4.1 Type et période d’étude ....................................................................................... 48
4.2 Cadre d’étude ....................................................................................................... 48
4.3 Population d’étude : ............................................................................................. 49
4.4 Echantillonnage : ................................................................................................. 49
4.4.1 Critères d’inclusion : ........................................................................................ 49
4.4.2 Critères de non inclusion : ................................................................................ 49
4.5 Saisie et analyse des données : ............................................................................ 49
4.6 Matériels de laboratoire : ..................................................................................... 50
4.7 Les variables étudiées : ........................................................................................ 51
4.8 Critères de définition : ......................................................................................... 52
4.9 Méthodes de dosage ........................................................................................... 53
4.10 Considérations éthiques : ................................................................................... 62
5. RESULTATS : ...................................................................................................... 64
5.1 Caractéristiques socio-professionnelles : ............................................................ 64
5.2 Antécédents médicaux : ....................................................................................... 66
5.3 Données cliniques :.............................................................................................. 66
5.4 Traitement :.......................................................................................................... 67
5.4 Biologie : ............................................................................................................. 68
6. DISCUSSION : ..................................................................................................... 79
6.1 Données sociodémographiques : ......................................................................... 79
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXIV
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
6.2 Antécédent médicaux : ........................................................................................ 80
6.3 Données cliniques :.............................................................................................. 80
6.4 Examens urinaires : ............................................................................................. 81
6.5 Les résultats biochimiques .................................................................................. 81
7. CONCLUSION : ................................................................................................... 86
8. RECOMMENDATIONS : .................................................................................... 87
9. REFERENCES : .................................................................................................... 89
Annexes : ................................................................................................................... 99
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXV
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Liste des figures
Tableau I : Classifications ANAES et KDOQI de maladie rénale chronique et de
sévérité de l’IRC. ............................................................................................................ 6
Tableau II : Classification KDIGO ...................................... Erreur ! Signet non défini.
Tableau III : Equation CKD-Epi. ................................................................................. 21
Tableau IV : Dosage de la créatinine ............................................................................ 54
Tableau V : Mode opératoire n° 1 du dosage de l’urée ................................................ 55
Tableau VI : Mode opératoire n°2 du dosage de l’urée ................................................ 56
Tableau VII : Mode opératoire du dosage de l’acide urique ........................................ 57
Tableau VIII : Mode opératoire du dosage de la calcémie ........................................... 58
Tableau IX : Mode opératoire du dosage de la phosphorémie ..................................... 59
Tableau X : Mode opératoire du dosage de la microalbuminurie ................................ 62
Tableau XI : Répartition des patients selon les tranches d’âge .................................... 64
Tableau XII : Répartition des patients selon leur profession :...................................... 65
Tableau XIII : Répartition des patients selon les antécédents médicaux...................... 66
Tableau XIV : Répartition des patients selon les stades de l’IRC et le DFG ............... 66
Tableau XV : Répartition des patients selon le type d’anémie :................................... 67
Tableau XVI : Répartition des patients selon la prise de médicaments augmentant la
lipasémie (M.A.L) ......................................................................................................... 67
Tableau XVII : Répartition des patients selon le nombre de dialyse effectué.............. 67
Tableau XVIII : Répartition des patients selon le nombre de poches de sang reçu ..... 68
Tableau XIX : Répartition des patients selon les résultats de l’ECBU
(Aspects/sédiment urinaire) .......................................................................................... 68
Tableau XX : Répartition des patients selon les résultats de l’ECBU (Germes).......... 68
Tableau XXI : Répartition des patients selon la diurèse ............................................... 69
Tableau XXII : Répartition des patients selon le résultat de la microalbuminurie ....... 69
Tableau XXIII : Répartition des patients selon la protéinurie des 24h ......................... 69
Tableau XXIV : Répartition des patients selon l’ionogramme .................................... 70
Tableau XV : Répartition des patients selon les déchets azotés ................................... 70
Tableau XXVI : Répartition des patients selon la lipasémie ........................................ 71
Tableau XXVII : Répartition des patients selon la créatininémie ................................ 71
Tableau XXVIII : Répartition des patients selon le taux d’hémoglobine .................... 71
Tableau XXIX : Répartition des patients selon les paramètres de l’hématologie ........ 72
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXVI
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Tableau XXX : Relation entre la lipasémie et les tranches d’âge ................................ 72
Tableau XXXI : Relation entre la lipasémie et le sexe ................................................. 73
Tableau XXXII : Relation entre la lipasémie et le stade (en fonction du DFG) .......... 73
Tableau XXXIII : Relation entre la lipasémie et la créatininémie ............................... 73
Tableau XXXIV : Relation entre la lipasémie et les types d’anémie ........................... 74
Tableau XXXV : Relation entre la lipasémie et la diurèse ........................................... 74
Tableau XXXVI : Relation entre la lipasémie et la microalbuminurie ........................ 74
Tableau XXXVII : Relation entre la lipasémie et la protéinurie des 24H .................... 75
Tableau XXXVIII : Relation entre la lipasémie et la prise de M.A.L .......................... 75
Tableau XXXIX : Relation entre la lipasémie et le nombre de dialyse ........................ 75
Tableau XXXX : Relation entre la lipasémie et la calcémie ........................................ 76
Tableau XXXXI : Relation entre la lipasémie et la phosphorémie .............................. 76
Tableau XXXXII : Relation entre la lipasémie et la natrémie ...................................... 76
Tableau XXXXIII : Relation entre la lipasémie et la kaliémie .................................... 77
Tableau XXXXIV : Variation de la lipasémie en fonction du statut sérologique et le
traitement ARV pour le VIH......................................................................................... 77
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO
XXVII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Liste des figures
Figure 1 : Classification en fonction du DFG et de l’albuminurie .......................... 8
Figure 2 : Représentation anatomique des reins et de leur vascularisation ......... 11
Figure 3 : Schéma d’une coupe longitudinale de rein ............................................ 12
Figure 4 : Un néphron et sa vascularisation ............................................................ 12
Figure 5 : Représentation tridimensionnelle de la lipase pancréatique ................ 41
Figure 6 : Entrée principale du C.H.U du Point G ................................................. 48
Figure 7 : Répartition des patients selon le sexe ...................................................... 64
Figure 8 : Répartition des patients selon la résidence ............................................. 65
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO
XXVIII
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Liste des sigles et abréviations
ACR Ratio albuminurie / créatininurie
ADH Hormone antidiurétique
AINS Anti-inflammatoire non stéroïdien
AMaNA anémie macrocytaire normochrome arégénérative ;
AMHA anémie microcytaire hypochrome arégénérative ;
AMNA anémie microcytaire normochrome arégénérative ;
AMP Adénosine monophosphate
ANAES Agence nationale d’accréditation et d’évaluation de la santé
ANNA anémie normocytaire normochrome arégénérative ;
ANNR anémie normocytaire normochrome régénérative ;
CG Cockcroft et Gault
CKD-EPI Chronic kidney disease epidemiology collaboration
CMC Concentration micellaire critique
DFG Débit de filtration glomérulaire
DFGe Débit de filtration glomérulaire estimé
DPCA Dialyse péritonéale continue ambulatoire
EC Commission des Enzymes
EDTA European Dialysis and Transplantation Association
EER Epuration extra rénale
EPO Erythropoïétine
FAV Fistule artério-veineuse
FGF23 Fibroblaste Growth Factor 23 (Facteur de croissance des fibroblastes)
HDC Hémodialysé chronique
HDL Lipoprotéine de haute densité
HGV Hypertrophie ventriculaire gauche
HPL La lipase pancréatique humaine (Humain Pancreatic Lipase)
HTA Hypertension artérielle
IDMS Spectrométrie de masse avec dilution isotopique
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXIX
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IR Insuffisance rénale
IRC Insuffisance rénale chronique
IRCT Insuffisance rénale chronique terminale
KDIGO Kidney disease improving global outcomes
KDOQI Kidney Disease Outcomes Quality Initiative
LPL Lipoprotéine lipase
MAL Médicaments augmentant la lipasémie
MDRD Modification of diet in renal disease
MRC Maladie rénale chronique
NKF National Kidney Foundation
OA Ostéopathie adynamique
ODR Ostéodystrophie rénale
OF Ostéite fibreuse
OM Ostéomalacie
OMI Œdème des membres inférieurs
Pmh Par million d’habitants
SRAA Système rénine angiotensine-aldostérone
UGD Ulcère gastroduodénal
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXX
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Introduction
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO XXXI
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
1. INTRODUCTION
La maladie rénale chronique est une pathologie fréquente dans le monde. En 2015,
plus de 353 millions soit 5% de la population mondiale souffraient d’une insuffisance
rénale chronique [1]. L’insuffisance rénale chronique (IRC) se définit par la
diminution plus ou moins importante du débit de filtration glomérulaire (DFG). C’une
perte progressive et inexorable de la fonction rénale [2, 3].
Aux états unis, la prévalence estimée de tous les stades de la maladie rénale chronique
est voisine de 13% et concerne près de 20 millions d’américains [4]. En France, l’IRC
terminale a une incidence annuelle évaluée à 120 par millions d’habitant [5]. En côte
d’Ivoire, elle est de 5,8% en milieu hospitalier dont 5% des patients ont accès à la
dialyse [6]. Au Mali, sa fréquence hospitalière au CHU du point G est passée de 8,6%
à 20,1% entre 1999 et 2006 [7, 8]. Ainsi l’IRC constitue un souci majeur de santé
publique dont l’exploration peut être clinique, biologique, ou radiologique [9].
Le rein est le principal organe excréteur de l’organisme ; il élimine les déchets
d’origines métaboliques. Le plus important déchet du métabolisme des protéines est
l’urée [10]. Du fait de la baisse du DFG, le syndrome urémique représente plusieurs
manifestations biologiques [11]. Ainsi l’élévation des enzymes du pancréas (amylases,
lipases…) est fréquemment observée, en l’absence de maladies pancréatiques, chez
l’hémodialysé chronique (HDC) asymptomatique. Les altérations hémodynamiques,
biochimiques et physiologiques de l’urémie chronique ainsi que la baisse de la
clairance rénale expliquent cette élévation [11, 12].
La lipase est une glycoprotéine principalement secrétée par le pancréas et existe en
faible quantité dans la muqueuse gastrique, les leucocytes et les érythrocytes. Elle
hydrolyse les liaisons esters des triglycérides en présence d’une Colipase et de sels
biliaires, et est libérée par le tractus digestif pour la digestion des graisses [13, 14].
Sachant que la lipase peut s’élever au cours des pathologies autres que pancréatiques,
notamment dans les maladies rénales, nous avons trouvé intéressant d’entreprendre ce
travail pour explorer la biopathologie liée à la lipase. Notre but est de déterminer la
sensibilité de la lipase dans les insuffisances rénales chroniques en termes de
dépistage, de diagnostic positif, et/ou de surveillance. Ainsi nous avons défini pour
cette étude les objectifs suivants :
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Objectifs
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 2
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
2. Objectifs
2.1 Objectif général
Etudier la lipasémie au cours de l’insuffisance rénale chronique
2.2 Objectifs spécifiques
1. Déterminer les caractéristiques socio-professionnelles des patients
2. Evaluer le débit de filtration glomérulaire des patients
3. Déterminer les troubles ioniques liés à l’insuffisance rénale chronique
4. Analyser les résultats de la lipasémie en fonction des marqueurs d’atteintes
rénales
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 3
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Généralités
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 4
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
3. GENERALITES
3.1 L’INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE
3.1.1 Définition :
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est définie par la diminution irréversible du
débit de filtration glomérulaire (DFG) qui est le meilleur indicateur du fonctionnement
rénal. Elle résulte soit de l’évolution d’une maladie rénale chronique (MRC), soit de la
non-récupération après une agression rénale aiguë.
Conformément à un consensus international, les MRC sont définies par l’existence
depuis plus de 3 mois :
-d’une insuffisance rénale définie par un DFG inférieur à 60 ml/ min/1,73 m2
-et/ou d’une anomalie rénale morphologique ou histologique à condition qu’elle soit «
cliniquement significative »,
-et/ou d’une anomalie dans la composition du sang ou de l’urine secondaire à une
atteinte rénale [15].
Le caractère chronique de l’IRC peut être affirmée devant les critères suivants :
-Anamnestiques : antécédent de maladie rénale, dosages anciens de créatinémie
élevée ;
-Morphologiques : diminution de la taille des reins (< 10cm à l’échographie ou <3
vertèbre s sur un cliché d’abdomen sans préparation) en cas de maladie rénale sévère ;
ou reins de taille normale mais mal différenciés en cas de maladie rénale modérée ;
-Biologiques présents en cas d’IRC évoluée :
Anémie normochrome normocytaire arégénérative (secondaire au défaut de
production d’érythropoïétines (EPO) par le tissu rénal normal)
Hypocalcémie (Entre autre du fait de la mauvaise absorption intestinale des
Ca2+)
Hyperphosphorémie (liée à la diminution de l’excrétion rénale des ions
phosphates) [16].
Mais ces critères peuvent être pris à défaut et ils ne sont pas utilisables en cas
d’insuffisance rénale modérée.
Cependant, il existe des exceptions dans certains cas :
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 5
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
-l’IRC sans atrophie rénale observée dans le cas du diabète, de l’amylose, de
l’hydronéphrose bilatérale, ou de la polykystose rénale autosomique dominante.
-l’IRC sans hypocalcémie dans le cas du myélome, métastase osseuse ou dans le cas
d’IRC plus effet d’hypercalcémie surajouté ;
-l’IRC sans anémie dans le cas de la polykystose rénale autosomique dominante [16].
3.1.2 Classification de l’IRC
On peut classer l’insuffisance rénale suivant le niveau de filtration glomérulaire. Cela
permet de mieux comprendre les anomalies biologiques et d’harmoniser la prise en
charge.
Plusieurs classifications ont été proposées parmi lesquelles :
[Link] Classification ANAES et KDOQI
Le diagnostic et le degré de sévérité se fondent actuellement sur les classifications de
l’IRC adoptées en 2002 par l’ANAES et le NKF/KDOQI.
Très longtemps latents, les signes initiaux de l’IRC restent en général ignorés. Les
patients qui présentent une IRC stade 1-2 ANAES (1-3 KDOQI) sont généralement
asymptomatiques et les anomalies urinaires sont cliniquement silencieuses.
En l’absence de signes cliniques, le diagnostic de l’IRC reposera donc sur les résultats
des analyses biologiques : le DFG ou son estimation et/ou la présence de marqueur
d’atteinte dont la protéinurie [17,18].
Tableau I : Classifications ANAES et KDOQI de maladie rénale chronique
et de sévérité de l’IRC [18].
DFG
ANAES (2002) NKF/KDOQI (2002)
(mL/min/1,73 m2)
Stade 1 : Atteinte rénale avec DFG
≥ 90
normal ou↑
60-89 Stade 1 : Maladie rénale Stade 2 : Atteinte rénale avec légère ↓
chronique* (DFG > 60) du
DFG
Stade 2 : Insuffisance rénale
30-59 Stade 3 : Diminution modérée du DFG
modérée
Stade 3 : Insuffisance rénale
15-29 Stade 4 : Diminution sévère du DFG
sévère
Stade 4 : Insuffisance rénale
< 15 Stade 5 : Défaillance rénale
terminale†
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 6
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
* anomalies rénales biologiques et/ou histologiques et/ou morphologiques
† le caractère terminal de l’insuffisance rénale se définit par une clairance de la créatinine estimée < 15
mL/min/1,73 m² indépendamment du début du traitement de suppléance (dialyse ou transplantation)
Pour les premiers stades de la maladie, le DFG seul ne suffit pas à affirmer le
diagnostic. La définition du stade 1 (ANAES) requiert la persistance de marqueurs
d’atteinte rénale.
Le dosage de l’urée sanguine n’a aucun intérêt dans le diagnostic positif de
l’insuffisance rénale [19].
L’absence de signes initiaux de l’IRC peut conduire à une découverte parfois très
tardive, au stade d’IRC terminale (stade 4 ou 5) : en 2008, un malade sur trois a
commencé son traitement en urgence par une hémodialyse [17,20].
[Link] Autre classification :
Un autre système de classification plus récent qui repose sur la mesure ou l'estimation
du DFG et sur un modèle conceptuel de progression des maladies rénales avec, à
chaque stade, un risque variable de progression vers soit le stade suivant soit une
complication cardiovasculaire ou le décès :
– Normalité,
– Risque augmenté d’atteinte rénale (diabète, hypertension),
– Atteinte rénale avérée (protéinurie),
– Insuffisance rénale (réduction du DFGe < 60 mL/min/1,73 m2),
– Insuffisance rénale terminale (traitement de suppléance par dialyse ou transplantation).
Cette classification des MRC prend en compte 3 types de paramètres dont le plus
important est le débit de filtration glomérulaire estimé par la formule de MDRD
simplifiée à 4 variables (la formule de Cockcroft disparaissant progressivement des
recommandations). Elle prend en compte :
– Le diagnostic de la maladie rénale sous-jacente (ex. diabète, hypertension,
glomérulonéphrites, autres, etc.),
– Le DFG estimé avec 6 stades de gravité (G1 : > 90 mL/ min/1,73 m2 ; G2 : 60-89
mL/min/1,73 m2 ; G3a : 45-59 mL/ min/1,73 m2 ; G3b : 30-44 mL/min/1,73 m2 ; G4 :
15-29 mL/ min/1,73 m2 : G5 < 15 mL/min/1,73 m2. Le stade G3 est maintenant divisé
en 2 sous-stades, G3a et G3b, en raison d’un risque associé très différent. De plus, le
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 7
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
stade G5 est affecté d’un suffixe G5D si le patient est dialysé et pour le transplanté
d’un suffixe G1T à G5T selon la fonction rénale ;
– L’albuminurie, exprimée en rapport mg/gramme de créatinine urinaire, avec 3 stades
de gravité : A1 < 30 mg/g (normal) ; A2 : 30-299 mg/g (microalbuminurie); A3 > 300
mg/g (“macroalbuminurie” ou protéinurie, incluant les valeurs néphrotiques) [23, 24]
Figure 1 : Classification en fonction du DFG et de l’albuminurie [23]
Grille colorée bidimensionnelle (heatmap) du risque relatif d’IRT en fonction des stades de classification.
L’augmentation de risque est en fait progressive plutôt que par paliers, mais l’utilisation d’une échelle de couleur
facilite l’estimation visuelle du risque
3.1.3. Données épidémiologiques
[Link] Fréquence
La fréquence de l’IRC reste toujours inconnue. En 2008, en France l’IRC terminale a
une incidence annuelle évaluée à 147 pmh. Cette incidence est en augmentation
régulière d’environ 4% par an. La prévalence de l’IRC terminale est évaluée à 68000,
dont 37000 traitée par dialyse et 31000 par transplantation. Tous les ans près de 9000
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 8
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
patients débutent un traitement de suppléance ou greffe. La fréquence de l’IRC est 3
fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes et est estimée 3300 cas pmh ;
elle augmente de façon linéaire avec l’âge. [20,25,26]
Aux Etats-Unis, en 1999-2004, la prévalence d’IRC non traitée par suppléance
atteignait 13% de la population âgé de plus de 20 ans [27].
En Afrique, la prévalence et l’incidence dans la population générale ne sont pas
connues ; les données concernent l’insuffisance rénale chronique en milieu
hospitalier : en Afrique du Sud l’incidence était de 10% en 2003 ; en Afrique du Nord
l’incidence de l’IRC terminale varie de 30 à 186,5 pmh par an ; en Algérie, elle est
estimée à 100 nouveaux cas pmh et la prévalence est passée de 313,32 pmh à 478,26
pmh soit une augmentation de près de 52,7% [5,28].
Au Mali, l’incidence est passée : de 1,9% à 8,6% entre 1990 et 1999 ; de 8,6 à 20,1%
entre 1999 et 2006 ; de 20,1% à 23,65% entre 2006 et 2008 [11]
[Link] Epidémiologie étiologique
Les causes de l’IRC sont nombreuses et très variées. On peut citer : le diabète,
l’hypertension artérielle, les glomérulonéphrites primaires, la polykystose rénale, la
pyélonéphrite et autres causes indéterminées. [29]
Selon le registre européen de l’European Dialysis and Transplantation Association
(EDTA), entre 1977 et 1992 l’incidence de l’IRCT due :
-aux glomérulonéphrites primitives et aux pyélonéphrites chroniques décroît
respectivement de 35 à 20 % et de 20 à10 % ;
-aux problèmes vasculaires et au diabète croît respectivement de 7 à14% et de 3,8
à17%
- aux causes indéterminées ou inconnues passe de 10 à 18 % [5]
[Link] Facteurs de risque
Parmi les facteurs de risque de l’IRC on peut citer :
-les facteurs sociodémographiques (âge, sexe, race, éducation, classe sociale)
-les facteurs liés aux modalités de prise en charge médicale (qualité, précocité)
- les facteurs génétiques,
-l’hypertension artérielle et le diabète,
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 9
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
-les facteurs de risque exogènes, exposition d’origines iatrogéniques, professionnelles,
ou environnementale, consommation de tabac [16]
[Link] Prévention [5]
La prévention de l’insuffisance rénale terminale repose sur une connaissance
approfondie des facteurs de risque qui déterminent sa fréquence.
On distingue 3 niveaux de prévention de l’IRC :
-la prévention primaire qui a pour objectif la diminution de l’incidence des maladies
rénales.
-la prévention secondaire qui a pour objectif de dépister précocement les maladies
rénales afin d’éviter ou de ralentir leur évolution vers l’insuffisance rénale terminale.
-la prévention tertiaire vise à améliorer la qualité de vie ou la survie des patients traités
et à diminuer la comorbidité
3.1.4. Physiopathologie de l’IRC
Pour mieux comprendre la physiopathologie de l’IRC, il est nécessaire de faire un
rappel sur les reins.
[Link] Rappels sur les reins
[Link].1 Anatomie
Les reins sont des organes rétropéritonéaux situés dans la paroi postérieure de
l’abdomen dans la région lombaire. Leur taille moyenne et approximative est de 12 cm
de hauteur, 6 cm de largeur et 3 cm d’épaisseur. Ils sont typiquement vascularisés par
une artère rénale provenant de l’aorte abdominale. Toutefois, il existe très souvent des
artères rénales accessoires, témoins de l'ascension du rein dans la paroi postérieure lors
du développement embryonnaire ; durant cette ascension, la vascularisation s'adapte et
on assiste donc à une série de genèse et d'atrophies successives d'artères et de veines
rénales. Le drainage veineux se fait vers la veine cave inférieure au moyen des veines
rénales. Le rein possède une capsule fibreuse riche en terminaisons nerveuses.
Le rein a une forme de haricot, la partie concave comprend le sinus rénal, un espace
rempli de graisse contenant les calices, et le bassinet qui se prolonge en uretère.
L'uretère permet l'écoulement de l'urine fabriquée par le rein vers la vessie [30].
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 10
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Figure 2 : Représentation anatomique des reins et de leur vascularisation
[30]
[Link].2 Histologie
La structure interne du rein est organisée en cortex (extérieurement) et médulla
(intérieurement). Le cortex contient la majorité des glomérules, structures vasculaires
responsables de la filtration du sang. On compte environ un million de glomérules par
rein. La médulla est composée d'un ensemble de tubules permettant une modification
active et passive de la composition en solutés et en eau de l'ultrafiltrat.
Un néphron est l'unité fonctionnelle de base du rein, comprenant un glomérule et un
tubule divisé fonctionnellement et structurellement en plusieurs segments [30].
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 11
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Figure 3 : Schéma d’une coupe longitudinale de rein [30]
Figure 4 : Un néphron et sa vascularisation [30]
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Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link].3 Physiologie
Le rein est un organe central dans la régulation de l'homéostasie où il assure plusieurs
fonctions. Premièrement, il ajuste la composition du plasma en électrolytes et en soluté
permettant ainsi un contrôle des volumes d'eau dans le corps. Le rein contrôle
également la formation de substances modulant le degré de vasoconstriction et par
cela participe à la régulation de la pression artérielle. Ensuite, il évalue le transport
d'oxygène par le sang et, s’il est trop faible, il peut stimuler l'érythropoïèse en sécrétant
de l'érythropoïétine et ainsi améliorer les capacités de transport. Notons également que
le rein est essentiel dans la balance acide-base du corps.
Finalement, le rein permet l'élimination active ou passive de molécules (déchets,
métabolites, etc.) [30].
[Link] Physiopathologie
Au cours de l’IRC, la néphropathie causale entraîne une destruction progressive d’un
nombre significatif de néphrons. La réduction du nombre de néphrons est compensée
par l'augmentation de l'activité des néphrons sains restants. C'est grâce à cette
adaptation que l'homéostasie du milieu intérieur peut être maintenue, tout au moins
dans certaines limites. Cette adaptation freine les désordres métaboliques jusqu'à un
stade avancé de l'IRC, par élimination des déchets. Cette adaptation se produit pour les
quatre fonctions d'émonctoire du rein. Il faut une destruction de 70 % du capital
néphronique pour voir apparaître les premiers signes du syndrome urémique. La survie
devient impossible lorsque 95 % des néphrons sont détruits [31]
[Link].1-Excrétion de l’eau
Lors de l'IRC, la diminution de l'eau filtrée est compensée par une réduction de la
réabsorption tubulaire dans les néphrons restants grâce à la diurèse osmotique induite
par l'augmentation du taux plasmatique des produits de déchets, en particulier l'urée.
Ceci entraîne une polyurie isotonique non influencée par l'hormone antidiurétique
(ADH) [31].
[Link].2 Excrétion des électrolytes
[Link].2.1 Sodium
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 13
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
L’insuffisant rénal chronique est capable de maintenir une excrétion urinaire sodée
adaptée aux entrées jusqu’à un débit de filtration glomérulaire de 10 mL/min mais cela
n’est valable que pour des charges sodées ne dépassant pas certaines limites. À
l’inverse, il n’est pas capable de conserver le sodium en dessous de 20 à 30 mmol/jour
d’apport. Ceci s’explique par les mécanismes de compensation qui favorisent la
réabsorption du sodium dans le tube proximal ou son élimination par le tube collecteur
(facteur atrial natriurétique) [31].
[Link].2.2 Potassium
En l’absence d’une charge en potassium endogène ou exogène, l’hyperkaliémie
survient rarement chez des patients ayant une filtration glomérulaire supérieure à 5
ml/mn. La balance potassique est maintenue chez la majorité des patients par
l’intermédiaire d’une sécrétion tubulaire augmentée de potassium médiée en partie par
l’aldostérone et l’augmentation des pertes fécales de potassium. Dans la mesure où ces
mécanismes d’adaptation fonctionnent au maximum lorsque l’insuffisance rénale
avance, il y a plusieurs circonstances au cours desquelles l’hyperkaliémie peut
survenir. L’inhibition compétitive des récepteurs de l’aldostérone par la spironolactone
ou l’inhibition de la sécrétion distale de potassium par des médicaments comme
l’amiloride (Modamide ®) ou le triamtérène (Teriam ®) peuvent induire une
hyperkaliémie sévère. Une autre cause d’hyperkaliémie est l’augmentation de l’apport
alimentaire en potassium, ainsi qu’une acidose métabolique aiguë qui favorise le
transfert du potassium intracellulaire vers le secteur extracellulaire. Ainsi pour chaque
diminution d’environ 0,1 unité pH, la kaliémie augmente d’environ 0,6 mmol/l. Même
lorsque la fonction rénale est peu altérée, l’hyperkaliémie peut survenir plus
précocement au cours de certaines néphropathies altérant les mécanismes de sécrétion
tubulaire du potassium. Ceci s’observe tout particulièrement au cours du diabète et des
néphropathies interstitielles (uropathies obstructives, drépanocytose) au cours
desquelles un hypoaldostéronisme hyporéninémique ou une résistance tubulaire à
l’action de l’aldostérone peuvent s’observer respectivement [31].
[Link].2.3 Calcium
Au cours de l’insuffisance rénale chronique, on observe un défaut de synthèse de la
vitamine D active, l’activité de l’enzyme impliquée dans l’hydroxylation en position 1
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 14
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
alpha de la 25 OH D3 (calcidiol), métabolite actif de la vitamine D, diminue
progressivement ce qui conduit à une diminution du taux de calcitriol circulant. Les
mécanismes en cause sont la réduction de la masse néphronique, l’augmentation du
phosphore intracellulaire et l’acidose métabolique [31].
[Link].2.4 Phosphore.
L’excrétion fractionnelle du phosphore augmente proportionnellement à la diminution
du débit de filtration glomérulaire sous l’effet de l’hormone parathyroïdienne
(parathormone) dont la sécrétion est stimulée par l’augmentation de la phosphorémie
due à l’insuffisance rénale chronique. En conséquence, la phosphorémie n’augmente
de façon durable qu’à un stade avancé de l’insuffisance rénale chronique [31] ;
[Link].3 Excrétion des déchets azotés
[Link].3.1 Urée
L’urée représente 80 % de l’azote urinaire chez le sujet normal et la production
quotidienne d’urée est directement proportionnelle aux apports de protéines
alimentaires (100 g de protéines produisent 30 g d’urée). Chez l’urémique, le taux de
l’urée sanguine dépend du débit de filtration glomérulaire mais également des apports
protéiques, du catabolisme azoté et de la réabsorption tubulaire qui augmente quand le
débit urinaire diminue [31].
[Link].3.2 Créatinine
La créatinine plasmatique est très peu influencée par les apports protéiques et le
catabolisme azoté. Elle dépend essentiellement de la masse musculaire du sujet et de
sa filtration glomérulaire. Chez l’urémique, l’élimination urinaire quotidienne de la
créatinine est identique à celle observée chez le sujet normal jusqu’à 6 mL/min de
clairance de la créatinine [31].
[Link].3.3 Acide urique
L'acide urique est le produit ultime du catabolisme purique. L'uricémie reste normale
jusqu'à une diminution du taux de la filtration glomérulaire inférieure à 20 ml/mn. Il
existe dans les mécanismes d'adaptation de l'excrétion de l'acide urique une
augmentation de la sécrétion tubulaire. Ceci justifie l'augmentation tardive de
l'uricémie au cours de l’IRC [31].
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 15
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link].4 Maintien de l’équilibre acido-basique
Une acidose métabolique n’est observée que lorsque le débit de filtration glomérulaire
devient inférieur à 25mL/min. Les mécanismes du défaut d’élimination des ions H+
sont une réduction de l’excrétion urinaire d’ammoniaque et un défaut de réabsorption
des bicarbonates. Les néphrons restants sont pendant longtemps capables de
compenser cette anomalie en augmentant leur capacité à éliminer les ions acides sous
forme d’acidité titrable. Par ailleurs, les ions H+ en excès sont tamponnés par les bases
osseuses [31].
[Link].5 Perturbation du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
La rénine est une enzyme sécrétée par l'appareil juxtaglomérulaire sous l'influence de
trois stimuli :
_la pression de perfusion rénale,
_la teneur en sodium de l'urine tubulaire au niveau de la macula dansa,
_le système neuro-adrénergique.
La rénine transforme l'angiotensinogène sécrétée par le foie en angiotensine I, qui est
transformée en angiotensine II grâce à l'enzyme de conversion. L'angiotensine II ainsi
formée, a une double action : une vasoconstriction artériolaire intense et une
stimulation de la sécrétion de l'aldostérone qui intervient dans la régulation du sodium.
La vasoconstriction artériolaire intense peut entraîner à son tour une augmentation de
la pression artérielle. Le SRAA est un des mécanismes par lequel le rein intervient
pour contrôler la pression artérielle [31].
[Link].6 Perturbation dans la production d’érythropoïétine
L’érythropoïétine est synthétisée par le parenchyme rénal. La réduction de la masse
néphronique s’accompagne d’une diminution de la synthèse d’érythropoïétine donc
d’une diminution de la production érythrocytaire. Cette diminution, expliquant
l'anémie normochrome normocytaire arégénérative, est très variable d’un patient à
l’autre et dépend du type de néphropathie. L'hyperparathyroïdie secondaire et
l'hyperhémolyse secondaire liée à l'accumulation des toxines urémiques expliquent
aussi l'anémie multifactorielle observée.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 16
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
En dehors de l'anémie, il faut signaler les troubles de l'hémostase lorsque l'urémie est
majeure (urée 50 mmol/L) ou la créatinine 1000 umol/L. Le trouble de l'hémostase est
surtout dû à des anomalies qualitatives des fonctions plaquettaires II existe aussi chez
ces malades, des anomalies leucocytaires qualitatives et quantitatives [31].
3.1.5. Evaluation de la fonction rénale : mesure du DFG
Compte tenu de sa prévalence, le dépistage ou le diagnostic précoce de l’IRC
constitue un enjeu de santé publique pour tous les pays. Alors que la Société
internationale de néphrologie recommande le dépistage chez tous les individus, la
Société de néphrologie britannique recommande un diagnostic précoce pour les
diabétiques et les hypertendus. L’ANAES le recommande pour des populations à
risque par une estimation du DFG et la recherche de marqueurs d’atteinte rénale
[17,32].
[Link] Rappels théoriques
La clairance rénale d’une substance est le volume de sérum totalement épuré de cette
substance lors de son passage par le rein. C’est la somme des clairances par filtration
glomérulaire et par sécrétion tubulaire. Elle est exprimée en mL par min [33].
La clairance de cette substance est égale au DFG si cette substance n’est pas sécrétée,
ni réabsorbée dans les tubules. Le débit filtré est alors égal au débit excrété.
[Link] Mesure par marqueur exogène
Les marqueurs exogènes les plus fréquemment employés sont l’inuline, des
radiopharmaceutiques ou l’iohexol. Ces traceurs sont librement filtrés à travers les
glomérules, ils ne sont ni sécrétés, ni réabsorbés par les tubules, et ne sont pas
métabolisés. Leur clairance rénale est donc égale au DFG.
L’étude de la clairance de ces marqueurs est la méthode de référence pour déterminer
le DFG.
Cependant, ces méthodes sont complexes et nécessitent une infrastructure spécifique.
Elles sont réservées à des situations cliniques particulières qui nécessitent une
évaluation précise du DFG, notamment quand la production endogène de créatinine
peut être modifiée [17] :
-Dénutrition sévère et obésité, nutrition parentérale prolongée ;
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 17
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
-Augmentation ou diminution de la masse musculaire, quelle qu’en soit l’étiologie
(Corticothérapie, maladies musculaires squelettiques, para et tétraplégie,
amputation…)
-Insuffisance hépatocellulaire sévère.
[Link] Mésure par marqueur endogène : la créatinine
[Link].1 Introduction
La créatinine est un produit de la dégradation de la créatine du muscle squelettique.
Elle est essentiellement éliminée par voie rénale par filtration glomérulaire mais aussi
par sécrétion tubulaire.
La fonction rénale peut être estimée par sa clairance rénale ou à partir de son dosage
sanguin grâce à des formules permettant d’estimer le DFG [34].
[Link].2 Méthodes de dosage de la créatinine sérique
Différentes méthodes de dosage de la créatinine coexistent [17]. En pratique, deux
méthodes sont actuellement réalisées dans les laboratoires : les méthodes
colorimétriques avec la réaction de Jaffé (80 %) et les méthodes enzymatiques (20 %)
[35].
La standardisation de la calibration des méthodes de dosage de la créatinine sérique
par les laboratoires ne semble pas acquise et génère de la méfiance vis-à-vis des
résultats rendus.
Méthodes colorimétriques :
Méthode de Jaffé : en milieu alcalin, la créatinine forme avec le picrate un complexe
jaune orangé. La vitesse de formation de la coloration est proportionnelle à la
concentration en créatinine dans l’échantillon. Toutefois, des substances «
pseudochromogènes » peuvent perturber les résultats en donnant des concentrations de
créatinine plus élevées que la réalité. Des méthodes Jaffé « corrigées » sont proposées
et tiennent compte de l’impact de ces substances sur le résultat du dosage.
Méthodes enzymatiques :
La méthode la plus répandue consiste en la dégradation enzymatique de la créatinine
qui aboutit en fin de chaîne à la production d’eau oxygénée. Cette production d’eau
oxygénée est ensuite quantifiée par une dernière réaction enzymatique [36].
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 18
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Spectrométrie de masse avec dilution isotopique :
La spectrométrie de masse est une technique de détection extrêmement sensible qui
permet de déterminer des structures moléculaires. Le composé organique est ionisé et
l’ion obtenu permet la détermination de la masse molaire du composé. Il s’agit d’une
méthode de référence très complexe développée pour affecter des valeurs à des
matériaux de référence. Elle est disponible dans quelques laboratoires hautement
spécialisés répartis à travers le monde.
[Link].3 Estimation de la fonction rénale à partir de la créatininémie
Une estimation de la fonction rénale est également réalisée à partir de la créatinine
sérique et le recours à différentes formules. Les deux principales formules utilisées
sont la formule de Cockcroft et Gault (CG), proposée en 1976, et la formule issue de
l’étude Modification of diet in renal disease (MDRD) en 1999 et simplifiée par Levey
en 2000. Une nouvelle formule a été développée en 2009 par Levey, appelée CKD-
Epi (pour Chronic kidney disease epidemiology collaboration).
[Link].3.1 Equation de Cockcroft et Gault
Pour obtenir des résultats de clairance de la créatinine plus rapidement qu’avec le
recueil des urines des A heures, Donald COCKCROFT et Henri GAULT ont
développé une formule permettant d’estimer la clairance de la créatinine à partir d’un
simple dosage de la créatinine sérique [37].
Les paramètres pris en compte dans cette formule sont la créatinine sérique, le poids et
l’âge :
Clairance (140-âge) x poids (kg)
= x K
(mL/min) PCr (µmol/L)
Avec :
K = 1,23 pour les hommes
K = 1,04 pour les femmes
Âge exprimé en années
PCr : créatinine sérique
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 19
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Cette formule a été validée par comparaison avec des clairances mesurées dans les
urines des 24 heures. Elle n’estime donc pas un DFG mais la clairance de la
créatinine.
Cette formule est recommandée par l’ANAES depuis 2002 [17].
[Link].3.2 Equation MDRD
Une étude a été menée pour évaluer l’effet d’un régime pauvre en protéines sur la
progression de la maladie rénale. Cette étude dite « MDRD » (modification of diet in
renal disease) [38] a permis d’établir en 1999, à partir de 1 070 patients, une nouvelle
formule pour estimer le DFG à partir de la créatinine sérique [39] :
DFG = 170 x PCr-0,999 x âge-0,176 x 0,762 (si ♀) x 1,180 (race noire) x U-0,170 x
Alb+0,318
Avec : PCr : créatinine sérique (mg/dL) ; Alb : albuminémie ; U : urée sanguine ;
Âge en années
En 2002, l’ANAES n’a pas retenu cette formule car elle nécessite, en plus du dosage
de la créatinine sérique, le dosage sanguin de l’urée et de l’albumine, ce qui augmente
les risques de biais. De plus, elle n’est pas validée dans une population autre que celle
de l’étude MDRD [17]. Cette formule MDRD à six variables ne serait pas utilisée en
pratique.
En 2000, Levey, dans le but d’en faciliter son utilisation clinique, a simplifié cette
équation en supprimant les variables urémie et albuminémie. En 2006, Levey modifie
cette nouvelle formule à quatre variables pour des dosages de créatinine standardisés
[40,41].
Pour un dosage de créatinine raccordé à un échantillon de référence quantifié par
spectrométrie de masse avec dilution isotopique (IDMS) :
DFG = 175 x PCr-1,154 x âge-0,203 x 0,742 (si ♀) x 1,212 (race noire)
En l’absence d’étalonnage IDMS :
DFG = 186 x PCr-1,154 x âge-0,203 x 0,742 (si ♀) x 1,212 (race noire)
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 20
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link].3.3 Equation CDK-EPI
La formule MDRD (quatre variables) manquerait de précision à des valeurs au-delà de
60 mL/mn.1,73m2, et Levey en 2009 a proposé une nouvelle formule qui augmenterait
la précision dans les valeurs de DFG supérieures à ce seuil.
Cette formule a été élaborée à partir de 8 254 participants et vérifiée sur 3 896
patients. Elle ne s’applique que pour des dosages enzymatiques raccordés à l’IDMS
[42].
Tableau III : Equation CKD-Epi. [42]
Race et Sexe Créatinine (µmol/l) Equation
Noire
Femme ≤ 62 DFG = 166 x (Scr/0.7)-0,329 x (0.993)Âge
> 62 DFG = 166 x (Scr/0.7)-1,209 x (0.993)Âge
Homme ≤ 80 DFG = 163 x (Scr/0.7)-0,411 x (0.993)Âge
> 80 DFG = 163 x (Scr/0.7)-1,209 x (0.993)Âge
Blanche
Femme ≤ 62 DFG = 144 x (Scr/0.7)-0,329 x (0.993)Âge
> 62 DFG = 144 x (Scr/0.7)-1,209 x (0.993)Âge
Homme ≤ 80 DFG = 141 x (Scr/0.7)-0,411 x (0.993)Âge
> 80 DFG = 141 x (Scr/0.7)-1,209 x (0.993)Âge
La formule peut être exprimée par une équation unique :
GFR = 141 x min(Scr/К,1)α x max(Scr/К,1)-1,209 x 0,993Âge x 1,1018 (si♀) x 1,159 (race
noire)
Avec :
Scr : créatinine sérique
К : 0,7 pour les femmes et 0,9 pour les hommes ;
α : -0,329 pour les femmes et -0,411 les hommes
min indique le minimum de Scr/К ou 1
max indique le maximum de Scr/К ou 1
[Link].4 Quelle confiance accorder à l’estimation du DFG ?
[Link].4.1 Variation inter-individus de la créatininémie
La créatinine est un produit de dégradation du muscle squelettique. Sa concentration
sérique est donc très dépendante de la masse musculaire des individus. En
conséquence, la créatininémie peut être modifiée même en l’absence de maladie
rénale en fonction :
- Du sexe, de l’âge, de l’ethnie, du poids… ;
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 21
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
- De l’existence d’une pathologie entraînant un déficit musculaire ;
- Du régime alimentaire végétarien, végétalien ou riche en viande (bodybuilders).
La créatinine n’est pas seulement éliminée par filtration glomérulaire mais également
par sécrétion tubulaire. Or, cette sécrétion tubulaire est très variable d’un individu à
l’autre. Elle peut être stoppée par la prise de certains médicaments entraînant une
augmentation de la créatininémie sans modification du DFG.
Chez un insuffisant rénal sévère, il semblerait que l’élimination de la créatinine ne soit
plus exclusivement rénale, et la créatininémie de patients en IRCT serait moins élevée
qu’attendu [36].
Toutefois, à la différence de l’utilisation des marqueurs exogènes, le dosage sanguin
de la créatinine constitue une méthode simple pour estimer la fonction rénale à partir
du seul prélèvement sanguin [17,43,44].
[Link].4.2 Influence de la méthode de dosage de la créatinine
Des différences sont observées dans les résultats des dosages entre ces deux méthodes
utilisées (Jaffé ou enzymatique) et parfois à l’intérieur d’une même méthode selon les
automates employés [36].
Il semble dès lors souhaitable d’harmoniser et de standardiser les méthodes de dosage
de la créatinine d’autant plus que la relation entre le DFG et la créatinine sérique n’est
pas une relation linéaire, et à des valeurs normales de DFG (>90), il faut une réduction
importante du DFG pour observer une augmentation significative de la créatininémie
[36].
Recommandations de l’AFSSaPS :
L’AFSSaPS, afin de garantir une cohérence entre les résultats des dosages de
créatinine et les recommandations d’action thérapeutique, a émis des
recommandations à destination des fabricants de réactifs et des biologistes sur
l’utilisation des méthodes de dosage de la créatinine sanguine [45].
[Link].4.3 Les limites des formules d’estimation
Les formules servant à estimer la fonction rénale sont très simples d’utilisation en
pratique, mais elles manqueraient de précision dans certaines situations cliniques,
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 22
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
notamment chez les sujets jeunes ou âgés, les patients avec une IMC extrême (< 20 ou
> 30) et chez des patients avec une fonction rénale peu altérée [18]. Ainsi, la formule
de CG sous-estimerait la fonction rénale du sujet âgé alors que la formule MDRD (à
quatre variables) sous-estimerait le DFG chez les patients maigres et les diabétiques
de type 1. Par ailleurs, ces deux formules sont très dépendantes des méthodes de
dosage de la créatinine [44].
Ces formules ont été élaborées à partir de biais moyens constatés sur une population,
elles peuvent donc manquer de précision à l’échelon individuel.
[Link] Estimation de la fonction rénale : protéinurie et albuminurie
L’atteinte de la fonction rénale peut être estimée, en cas de DFG normal, par le dosage
de l’albuminurie et de la protéinurie.
[Link].1 La microalbuminurie
La microalbuminurie, terme quantitatif, désigne une albuminurie peu importante et
non détectée par les méthodes traditionnelles de mesure ou de dépistage (bandelette)
de la protéinurie. Le dosage peut être effectué sur les urines de 24 heures (résultat en
mg/24h) ou sur les urines de 4 heures ou sur les urines de la nuit (résultat en µg/min)
ou sur un échantillon d’urine, exprimé en rapport de concentration albuminurie /
créatininurie en mg/mmol ou en mg/g [17].
[Link].2 La protéinurie
Elle peut être recherchée avec une bandelette urinaire. En cas de positivité, elle est
confirmée et quantifiée sur les urines de 24 heures (résultat en mg/24h), ou lorsque le
recueil des urines sur 24 heures n’est pas possible, sur un échantillon urinaire prélevé
à n’importe quel moment de la journée et par le rapport protéinurie / créatininurie
(résultat en mg/g ou en mg/mmol) [17].
[Link].3 Recommandations
[Link].3.1 Diagnostic et bilan initial de la maladie rénale ou d’insuffisance rénale
Selon l’ANAES, une estimation du DFG et une recherche de marqueurs d’atteinte
rénale sont recommandées chez les patients à risque de maladie rénale chronique et
d’IRC. Selon les classifications ANAES et KDOQI, la recherche de la protéinurie
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 23
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
permet d’établir le diagnostic de maladie rénale lorsque le DFG est supérieur à 60
mL/min/1,73 m2 [17].
La protéinurie sera recherchée pour évaluer le risque de progression de l’IRC. La
correction de la protéinurie et de l’hypertension artérielle étant les principaux facteurs
modifiables qui permettent de ralentir la progression de l’IRC, elles doivent être
évaluées pour définir la stratégie thérapeutique [46].
Selon l’ANAES, la protéinurie sera recherchée lors du bilan étiologique de la maladie
rénale, lors du suivi et pour l’estimation du risque cardio-vasculaire [17].
Une microalbuminurie peut également être recherchée pour le diagnostic étiologique
ou pour l’évaluation de la sévérité [17].
[Link].3.2 Estimation de la fonction rénale en cas d’HTA
Les recommandations professionnelles sur la prise en charge des patients adultes
atteints d’hypertension artérielle essentielle recommandent, lors du bilan initial, la
recherche d’une protéinurie sur bandelette et une quantification en cas de positivité.
La recherche d’une microalbuminurie peut être effectuée pour évaluer une atteinte des
organes cibles et stratifier le niveau de risque cardio-vasculaire [18].
[Link].3.3 Estimation de la fonction rénale en cas de diabète
Le guide ALD indique la recherche de microalbuminurie lors du bilan initial et du
suivi du diabète pour évaluer une atteinte des organes cibles et estimer le risque
cardio-vasculaire [18].
[Link].3.4 Albuminurie et risque cardio-vasculaire
Récemment, les travaux du KDIGO ont montré une association entre un rapport
albuminurie / créatininurie (ACR) divisé en trois strates (moins de 30 mg/g, de 30 à
299 et plus de 300) et le niveau de risque de mortalité, d’IRCT et de complications
cardiovasculaires indépendamment du niveau de DFG [21]. Selon ces travaux, le
rapport ACR apparaît non seulement comme un élément important du diagnostic de la
maladie rénale, mais également un élément pronostique de la progression de la
maladie et des complications cardio-vasculaires.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 24
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
3.1.6. Les manifestations de l’IRC
L’urémie représente l’ensemble des manifestations cliniques et biologiques associées à
l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT). Ces manifestations ne sont
généralement pas observées avant la survenue d’une réduction importante de la
fonction rénale ; c’est-à-dire en dessous de 25% de la normale. Ces manifestations sont
entre autre : cardiovasculaires, hématologiques, osseuses, neurologiques, digestives,
endocriniennes et cutanées
Avant ce stade, la plupart des patients ont peu ou pas de symptômes et les anomalies
biochimiques sont peu démonstratives [16]
[Link]. Manifestations cardio- vasculaires
Les manifestations cardiovasculaires représentent la principale cause de décès chez les
patients en insuffisance rénale chronique avancée. [16]
[Link].1 Hypertension artérielle
Etant un facteur majeur de progression de l’IRC, l’HTA est le plus souvent une
complication de l’IRC
L’HTA est parfois la cause mais le plus souvent une complication de l’IRC.
L’élévation tensionnelle au cours de l’IRC est la conséquence de 2 phénomènes :
- Une hypervolémie engendrée par la rétention hydrosodée. Cette hypervolémie
entraîne initialement une augmentation du débit cardiaque qui par la suite va activer un
mécanisme d’auto régulation qui va baisser le débit et élever la résistance artériolaire
responsable de l’HTA.
- La persistance d’un taux d’angiotensine normal alors que compte tenu de la
rétention hydrosodée, la sécrétion d’angiotensine devrait être nulle. En effet l’IRC du
fait de la glomérulosclérose entraîne une ischémie rénale provoquant une sécrétion
permanente de la rénine. [5]
[Link].2 La péricardite urémique
Deux types de péricardite peuvent être schématiquement décrits :
- Une péricardite inflammatoire en rapport avec l’accumulation de toxines
urémiques non identifiées. Cette péricardite serait favorisée par des taux d’urée
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 25
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
supérieurs à 60 mmol/ml ; elle pourrait s’accompagner d’un épanchement
hémorragique dû en partie au dysfonctionnement plaquettaire de l’IRC.
- Une péricardite par surcharge en rapport avec l’inflation hydrosodée de l’IRC.
Cette péricardite s’accompagnerait plus volontiers d’un épanchement séreux.
La péricardite peut être rencontrée chez les patients en IRC terminale non encore
dialysés. Dans ce cas, elle représente un signe de mauvaise tolérance de l’IRC et
représente une indication formelle de débuter la dialyse. Elle peut être également
rencontrée chez des patients en dialyse ; dans ce cas elle représenterait un critère de
dialyse insuffisante ou inadéquate. [16]
[Link].3 La cardiomyopathie urémique
C’est l’ensemble des modifications structurales et fonctionnelles du cœur qui
surviennent en association avec l’IRC. [16]
Au début, une hypertrophie ventriculaire gauche (HVG) est observée habituellement
associée à une fonction systolique normale, une augmentation de l’index cardiaque et
une augmentation du volume d’éjection. En absence de cardiopathie sous-jacente, cette
HVG est dûe principalement à la présence chronique d’une surcharge volémique et
d’une augmentation du débit cardiaque [11].
A un stade supérieur, il peut s’associer une perturbation de la contractilité
myocardique conduisant à une réduction de la fraction d’éjection (dysfonction
systolique) ou par une diminution de la compliance ventriculaire gauche en diastole
(dysfonction diastolique).
La cardiomyopathie peut être cliniquement silencieuse au début puis s’accompagner
des signes d’insuffisance cardiaque congestive à savoir des dyspnées d’effort, des
épisodes d’œdème pulmonaire. [11]
D’autres manifestations incluent l’arythmie qui peut être exacerbée par l’ischémie
ventriculaire et par les perturbations ioniques induites par la dialyse.
Enfin, les patients atteints de cardiomyopathie urémique au stade terminal peuvent
développer une hypotension chronique liée à la dysfonction systolique. [5]
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 26
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link] Manifestations hématologiques
[Link].1 L’anémie
De type normocytaire normochrome arégénérative, l’anémie survient dès que la FG est
inférieure à 40ml/min. Cette anémie est due à la conjonction de facteurs tels que :
- La diminution de la durée de vie des globules rouges : du fait de l’hémolyse
modérée provoquée par les toxines urémiques ;
- Et une insuffisance médullaire relative en rapport avec la diminution de
sécrétion de l’érythropoïétine par le parenchyme rénal détruit. [11
[Link].2 Les troubles de l’hémostase primaire
Il existe une tendance au saignement au cours de l’IRC. Elle se manifeste par des
hémorragies cutanées et par des saignements traumatiques ou post chirurgicaux.
Le saignement urémique semble corrélé avec l’allongement du temps de saignement
qui est dû en premier lieu au dysfonctionnement des plaquettes. Ce dysfonctionnement
touche l’agrégation et l’adhésion des plaquettes. [11]
[Link].3 Les manifestations thrombotiques
Il existe au cours de l’urémie un état prothrombotique qui est caractérisé par les
éléments suivants : une augmentation du taux de fibrinogène, une diminution des taux
d’antithrombine III chez certains patients, une augmentation de la formation de
thrombine.
L’état prothrombotique de l’urémie s’accompagne exceptionnellement de
complications thrombotiques à type de phlébite ou d’embolie pulmonaire. Les
complications les plus fréquentes concernent les thromboses de l’accès vasculaire pour
hémodialyse. [11]
[Link].4 Le déficit immunitaire
La réponse immunitaire est altérée chez la majorité des patients ayant une insuffisance
rénale avancée. La susceptibilité vis à vis des infections est augmentée comme
l’indique la grande fréquence de patients séropositifs pour le virus de l’hépatite B ou
de l’hépatite C. Bien que la plupart de ces patients ne manifestent pas de signes
cliniques d’hépatite, ils deviennent des porteurs chroniques d’hépatite B ou C et
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 27
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
peuvent développer des complications sévères de l’hépatite en cas de transplantation
rénale. La positivité chronique de l’hépatite B ou C a été associée à des concentrations
plasmatiques basses d’interféron chez les patients urémiques. [16]
[Link] Troubles du métabolisme minéral et atteinte osseuse
L’insuffisance rénale chronique induit des troubles du métabolisme des minéraux
conduisant à des lésions osseuses et des calcifications métastatiques qui grèvent son
pronostic vital et fonctionnel.
L’atteinte osseuse est caractérisée par des lésions histologiques regroupées sous le
nom d’ostéodystrophie rénale (ODR) : altération du niveau du turnover qui peut être
élevé (ostéite fibreuse OF) ou effondré (ostéopathie adynamique, OA), troubles de la
minéralisation (ostéomalacie, OM) et perte osseuse.
L’hyperparathyroïdie secondaire liée à la rétention précoce de phosphate (qui induit
une augmentation de la synthèse de FGF23 par l’os), à la diminution de la synthèse
rénale de calcitriol et à l’hypocalcémie est associée à l’OF [47].
L’acidose, l’inflammation chronique et des troubles de la nutrition auxquels se
surajoutent les complications iatrogènes s’associent également à l’hyperparathyroïdie.
On décrit trois types de calcifications métastatiques :
-les calcifications vasculaires pouvant affecter n’importe quelle artère de moyen
calibre de l’organisme et causant parfois une insuffisance vasculaire ischémique avec
une gangrène des extrémités, des ulcérations ischémiques de la peau,
-les calcifications des tissus mous se caractérisant par une limitation des mouvements
articulaires et une sensation d’irritation des yeux,
-et les calcifications viscérales survenant au niveau des poumons, du muscle
squelettique et du myocarde [48]
[Link] Manifestations cutanées
[Link].1 Le prurit urémique
Le prurit demeure l’un des symptômes les plus fréquents et les plus désespérants chez
les patients urémiques. Il est d’intensité variable et est souvent généralisé mais il
prédomine parfois au niveau du dos. Aucune étiologie spécifique n’a pu être identifiée
mais un grand nombre de facteurs ont été impliqués dans sa genèse :
l’hyperparathyroïdie secondaire, la sécheresse cutanée (provoquée par l’atrophie des
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 28
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
glandes sudoripares), l’hyperphosphorémie (responsable de dépôts cutanés de
phosphate de calcium), l’insuffisance de dialyse, l’anémie, la neuropathie périphérique
et le dysfonctionnement immunitaire. [16]
[Link].2 La sécheresse cutanée
Il s’agit d’une manifestation présente chez la plupart des patients dialysés. La cause de
cette sécheresse est mal comprise. Une anomalie de fonctionnement des glandes
sudoripares et des glandes sébacées pourrait jouer un rôle. Le traitement comprend des
émollients mais la sécheresse est très souvent réfractaire.
[Link].3 Les changements de pigmentation cutanée
La peau des patients en IRC a un aspect gris pâle ou jaune brun, en fonction de la
pigmentation initiale du patient. La pigmentation urémique est attribuée à la rétention
de pigments et à une augmentation de la production de mélanine. Sur le plan
thérapeutique, la dialyse est inefficace sur la pigmentation urémique de la peau.
Il peut avoir aussi la présence de givre urémique qui provient de la cristallisation de
l’urée avec la sueur sur la peau.
[Link].4 La nécrose cutanée
Des nécroses cutanées ont été rapportées chez les patients IRC traités par dialyse. Ces
nécroses ont été attribuées à un déficit en protéine C ou en protéine S. Les
anticoagulants oraux de type warfarine sont également connus pour donner des
nécroses cutanées chez les patients porteurs de déficit en protéine C. [16]
[Link] Manifestations neurologiques
[Link].1 Périphériques
La polynévrite urémique est liée à une démyélinisation et à une dégénérescence
axonale. Cette neuropathie est attribuée aux toxines urémiques mais dans certains cas,
l’étiologie de l’insuffisance rénale est incriminée. Il s’agit du diabète, du lupus
systémique, du myélome et de l’amylose.
C’est une neuropathie sensitivomotrice dont l’atteinte sensitive précède l’atteinte
motrice.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 29
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L’atteinte sensitive peut prendre la forme de plusieurs syndromes : le syndrome des
jambes sans repos, les brûlures de la plante des pieds, la sensation paradoxale de
chaleur
L’atteinte motrice peut entraîner une atrophie musculaire, des myoclonies et
finalement une paralysie. [16]
[Link].2 Centrales
Les premiers symptômes neurologiques de l’IR sont une asthénie, un manque
d’attention, une irritabilité suivie par une confusion, des hallucinations, des troubles de
la vigilance, des tremblements, une astérixis, voire une hémiparésie. A un stade encore
plus évoluée apparaissent fréquemment des myoclonies, voire des convulsions. Ces
dernières sont facilement maitrisables par les traitements antiépileptiques usuels. Cette
encéphalopathie peut apparaitre lorsque la créatininémie dépasse 500 mmol/L. Une
pléiocytose et une hyperprotéinorachie modérées du liquide céphalorachidien semblent
assez fréquentes. Le contexte de survenue est généralement évocateur : patient
insuffisant rénal connu en cours de décompensation, facteur déclenchant évident (état
de choc, intoxication, hypovolémie). Les autres éléments du diagnostic sont la
surcharge hydrique, l’acidose, l’hyperkaliémie. En l’absence d’œdème cérébral,
l’origine de cette encéphalopathie relève probablement d’un désordre biochimique, qui
est d’ailleurs souvent plurifactoriel, en raison de troubles hydro-électrolytiques
associés. La physiopathologie précise n’est pas connue [49].
[Link] Manifestations digestives
Les manifestations digestives sont courantes chez les patients urémiques. Nausées,
vomissements et anorexie sont d’autant plus fréquentes que l’IRC est avancée. Ces
symptômes participent à l’amaigrissement et à la dénutrition. [11]
[Link].1 Œsophagite, gastrite, duodénite
Au niveau des voies digestives supérieures, les anomalies sont marquées par une
fréquence accrue d’œsophagite, de gastrite et de duodénite. En revanche, la fréquence
de la maladie ulcéreuse gastro duodénale n’est pas plus élevée que dans la population
générale. La pathogénie de cette maladie n’est pas déterminée et les AINS ne semblent
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 30
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
pas plus toxiques pour la muqueuse digestive que dans la population générale. Il est
fort probable que certaines toxines urémiques pourraient jouer un rôle. [11]
[Link].2 Saignement du tractus gastro-intestinal supérieur
Les causes de saignement sont superposables à celles observées dans la population
générale dont la première est l’ulcère gastroduodénal (UGD). Les œsophagites
érosives et les angiodysplasies représentent une cause particulièrement fréquente chez
l’urémique. Le traitement est le même que dans la population générale ; en revanche la
tendance au saignement liée au dysfonctionnement plaquettaire de l’urémique peut
justifier une prise en charge spécifique.
[Link].3 La gastroparésie
Elle consiste en un retard de la vidange gastrique. Il s’agit d’une manifestation
fréquemment associée à l’urémie et qui constitue une indication pour débuter les
dialyses chez un patient en IRCT.
[Link].4 La colite ischémique
Elle est favorisée par le terrain des patients urémiques : âge avancé, athérosclérose
généralisé, épisodes hypotensifs fréquents au cours des séances d’hémodialyse.
[Link].5 L’angiodysplasie
Les lésions d’angiodysplasie représenteraient 30% des causes d’hémorragies
digestives basses chez les patients âgés dialysés. Ces angiodysplasies peuvent
entraîner des hémorragies ou être responsables de saignements occultes. Elles peuvent
siéger sur l’ensemble du tube digestif et sont parfois difficiles à mettre en évidence. La
survenue plus fréquente des lésions d’angiodysplasie chez les insuffisants rénaux n’est
pas bien connue ; une explication pourrait être le risque de saignement plus élevé de
ces patients en raison du dysfonctionnement plaquettaire.
[Link].6 La stomatite urémique
Il s’agit de lésions ulcératives, multiples, de petites tailles et rouges framboisées. Elles
proviennent de hautes concentrations d’ammonium formées à partir des uréases
bactériennes et en raison de la teneur en urée de la salive.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 31
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link].7 La parotidite
Il s’agit de l’inflammation des glandes salivaires et elle est le plus souvent associée à
la stomatite urémique.
[Link].8 Le pancréas
Les enzymes pancréatiques peuvent être augmentées chez les patients urémiques en
l’absence de maladies pancréatiques cliniquement symptomatiques. Cette élévation est
en partie liée à l’absence d’élimination rénale mais lorsque cette valeur dépasse plus
de deux fois la limite supérieure de la normale, une pancréatite doit être évoquée. [16]
[Link] Manifestations endocriniennes
[Link].1 Hormones thyroïdiennes
L’excrétion d’iode est diminuée au cours de l’IRC. Il en résulte une augmentation de
la captation de l’iode par la thyroïde et une augmentation de l’iode corporel. Cette
augmentation est susceptible de bloquer la production d’hormone thyroïdienne. Cela
peut expliquer une augmentation modérée de la fréquence des hypothyroïdies au cours
de l’IRC. [16]
[Link].2 La prolactine
La sécrétion de prolactine est habituellement sous le contrôle d’un signal inhibiteur
permanent provenant de l’hypothalamus.
Au cours de l’IRC, l’hyperprolactinémie est attribuée à une diminution de la
dégradation et à une augmentation de la production de la prolactine. Il existe
également au cours de l’IRC une diminution de l’effet suppresseur de la dopamine sur
la sécrétion de la prolactine. Ces anomalies suggèrent un dysfonctionnement
hypophysaire.
Sur le plan clinique ; chez la femme, l’hyperprolactinémie entraîne une galactorrhée,
une aménorrhée et une stérilité. Chez l’homme, une diminution de la libido et une
dysérection peuvent survenir.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 32
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
[Link].3 L’insuline
Il existe au cours de l’urémie une résistance à l’insuline mais aussi une anomalie de
sécrétion de l’insuline comme en témoigne la réduction de la réponse de la cellule bêta
du pancréas à l’hyperglycémie.
Cette anomalie de sécrétion est compensée par une diminution du catabolisme de
l’insuline par les voies rénales et extrarénales. [16]
3.1.7. Traitement de l'IRC
Le traitement de l'IRC a 2 buts :
Ralentir la progression de l'IR.
Traiter le stade décompensé.
La diminution de la ration protidique, sans entraîner de dénutrition, est estimée à 0,8
g/kg/ jour. Elle diminue la phosphorémie, l'urémie, la kaliémie.
La diminution des apports potassiques alimentaires (chocolat, fruits…). Les apports
hydro-sodés sont fonction du type de néphropathie causale e et/ou du stade de
l'insuffisance rénale :
-diminués en cas de syndrome néphrotique, d'I.R. dépendante de l'EER,
-normaux, régulés par la soif tant que la natriurèse est conservée.
-augmentés en cas de néphropathie interstitielle avec perte de sel [50].
[Link] Les médicaments ont pour but de corriger
L'hypocalcémie et l'hyperphosphorémie avec recours aux apports de sels de calcium
ou aux résines (Renagel®) en première intention+/- vitamine D soit simple (stérogyl
®) ou préalablement activée avec hydroxylation en 1 Alpha (Un alpha ®) ou en 1 et
25 Alpha (ROCALTROL®) en l'absence d'hyperphosphorémie sévère (supérieure ou
égale à 2 mmol/l) ; en évitant les gels d'alumine (ostéomalacie aluminique).
L'hypertension artérielle : toutes les classes thérapeutiques sont utilisables (sauf
thiazidiques et anti-aldostérones) mais les inhibiteurs de l'enzyme de conversion et
sartans nécessitent une adaptation posologique, (risques d'IRA anurique par
diminution de la filtration glomérulaire, majoré en cas d'association avec les
diurétiques, AINS, et de majoration de l’hyperkaliémie).
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 33
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Seuls les diurétiques de l'anse de Henlé sont efficaces sur la diurèse et comme
potentialisateurs du traitement antihypertenseur en cas d’IRC. Les thiazidiques sont
donc contre-indiqués au profit de LASILIX® et BURINEX®.
L'hyperuricémie n’est pas constante. Elle doit faire rechercher des erreurs diététiques
ou un hypercatabolisme (infection, dénutrition, cancers). Elle ne se traite que si elle est
symptomatique par des hypouricémiants (ex. ZYLORIC ®) et /ou uricase en situation
aiguë. Les urico-éliminateurs sont contre indiqués.
L'anémie : Le traitement doit corriger les carences éventuelles (notamment en Fer).
Depuis août 1991, les érythropoïétines recombinantes humaines ou leurs dérivés
(ARANESP®) peuvent être utilisés par voie SC ou IV à raison de 1 à 3 injections
bimensuelles en moyenne, (50 U – 0.01 µg/kg/semaine) pour atteindre au moins 110
g/l Hb ou 33% hématocrite. Elle n'est utilisée qu'après s'être assuré des causes
surajoutées d’anémie (hémolyse, carences martiales et vitaminiques, spoliation
sanguine). Le traitement peut être démarré tôt au stade de la pré-dialyse, une fois les
autres causes d’anémie éliminées, surtout chez les sujets âgés ou fragiles (âge, diabète,
insuffisance cardiaque).
Les transfusions sont volontairement limitées vu les risques classiques liés aux
transfusions et le risque d'immunisation avec développement d'anticorps anti-HLA
dans l'hypothèse de transplantation ultérieure. Elles ne sont effectuées qu'en cas
d'anémie mal supportée (chez les angineux pour maintenir 100 g/l d'Hb) et/ou si
l'hémoglobine est inférieure à 70 g/l dans les autres cas) [50].
[Link] L'épuration extra-rénale
La phase de préparation comporte :
-la protection vis à vis de l'hépatite B avec vaccination précoce pour obtenir une
réponse efficace.
-la création d'un abord vasculaire.
Celle-ci nécessite un capital vasculaire initialement sain donc préservé par des
ponctions limitées aux veines périphériques du dos des mains.
Le principe d'une fistule artério-veineuse (FAV) est de créer chirurgicalement un
court-circuit entre une artère et une veine pour que, sous l'effet du courant artériel, la
veine augmente de volume, ait un débit suffisant pour alimenter un circuit extra-
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 34
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
corporel, ait une paroi artérialisée pour supporter les ponctions itératives liées aux
séances répétées d'hémodialyse. Une FAV a pour conséquence une hypoperfusion
artérielle d'aval avec risque d'ischémie et un retour veineux précoce avec risque
d'insuffisance cardiaque.
L'indication d'épuration extra-rénale est basée sur :
-Créatininémie : > 800 mcmol/l
-Clairance de la créatinine : < 0,15 ml/s/1,73 m²
-Urée sanguine : > 40 mmol/l
-Toujours en fonction de la tolérance clinique.
En France, il n'existe plus de contre-indication à la prise en charge en EER en dehors
de cas très rares (démence, pronostic vital < 6 mois).
Note : il faut savoir que l'EER n'apporte qu'une suppléance exocrine incomplète et une
suppléance endocrine nulle [50].
[Link] Les principales méthodes d'EER sont :
L’hémodialyse : méthode discontinue qui utilise un générateur de dialysat, une
circulation extra-corporelle sous la dépendance de pompes à sang et un module de
contrôle de paramètres par les alarmes de sécurité. Le sang est mis au contact du
dialysat au travers d'une membrane ou dialyseur. Les échanges se font par gradient de
concentration et de pression. Cette technique peut se faire en centre, en auto-dialyse ou
à domicile.
C'est une technique coûteuse (>30.000 euros/an/patient) dont les complications
essentielles sont liées aux manipulations de sang (infections) et à son caractère
discontinu (retentissement cardiaque).
La dialyse péritonéale : essentiellement la DPCA ou dialyse péritonéale continue
ambulatoire. Il s'agit d'une méthode d'épuration douce car continue, dont la membrane
permettant le contact entre le sang et le dialysat est le péritoine, de grande surface et
richement vascularisé. Le dialysat disponible sous forme de poches prêtes à l'emploi
est infusé dans la cavité abdominale par un cathéter spécifique. La complication
principale de cette technique est la péritonite de diagnostic biologique avec le retour
d’un liquide de dialysat trouble (100 éléments/ml dont plus de 50 % de
polynucléaires). Tardivement surviennent douleurs abdominales et fièvre. Le
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Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
traitement consiste en une antibiothérapie in-situ injectée par le cathéter. Au long
cours, les limites de la méthode sont la dénutrition et la perte d’efficacité des échanges
péritonéaux [50].
3.2 LIPASES
3.2.1 Définition et Historique
Les lipases sont des enzymes capables d'hydrolyser les triglycérides à longues chaînes
d'acides gras en glycérol et en acides gras correspondants. Elles ont été mises en
évidence, dès 1901, chez certaines bactéries. Cependant, ce n'est qu'à partir de la fin
des années 1950 que l'étude des lipases a réellement pris son essor, notamment avec
les travaux de l'équipe de Desnuelle à Marseille sur la lipase pancréatique de porc.
Les lipases constituent une classe particulière d'estérases capables d'hydrolyser des
esters carboxyliques agrégés en phase aqueuse. La réaction de catalyse nécessite une
molécule d'eau et se déroule à l'interface eau / substrat insoluble. Cette particularité
catalytique a été démontrée en représentant les vitesses initiales d'hydrolyse en
fonction de la concentration en substrat. En solution moléculaire vraie, c'est-à-dire en
dessous de la concentration micellaire critique du substrat (CMC), les vitesses
d'hydrolyse sont faibles. Par contre, au-dessus de cette concentration critique, les
molécules de substrat prennent la forme de micelles, d'une émulsion ou d'un film
mono-moléculaire aboutissant à la formation d'une interface eau / huile. La formation
de cette interface a pour conséquence une augmentation brutale de la vitesse de
lipolyse. De ces observations a émergé la notion de phénomène d'activation
interfaciale. Ce critère a longtemps servi de critère de discrimination entre les lipases
et les estérases. Malheureusement, il s'est montré par la suite insuffisant pour bon
nombre d'enzymes lipolytiques en raison des profils de vitesse initiale très variables et
difficiles à interpréter. Dès lors, les lipases ont été redéfinies comme étant des
carboxyl-estérases catalysant l'hydrolyse d'acylglycérides à longues chaînes d'acides
gras. Le fait que les lipases montrent une activité particulièrement élevée sur des
lipides riches en triglycérides (huile d'olive, beurre, graisses animales et végétales,
etc.) a conduit au choix du terme triacylglycérol acyl-hydrolase (E.C.[Link]) comme
dénomination officielle. Les lipases sont également couramment dénommées
triglycérides lipases ou tributyrases [51].
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 36
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
3.2.2 Identification
La nomenclature EC (Enzyme Commission numbers ou la Commission des Enzymes)
est une classification numérique des enzymes, adoptée depuis 1961 par l’union
internationale de biochimie basée sur la réaction qu’elles catalysent. Les enzymes sont
identifiées par 4 chiffres précédés d’EC. Le premier chiffre désigne la classe de
l’enzyme (type de réaction catalysée) ; le deuxième, la sous-classe (mécanisme de
réaction) ; le troisième, la nature des molécules impliquées et le quatrième désignant le
numéro d’ordre de l’enzyme [52,53]
La dénomination des lipases (EC.[Link]) repose donc essentiellement sur la nature
des substrats hydrolysés préférentiellement. Toutefois, on peut distinguer d'une part les
lipases au sens strict, présentant une activation interfaciale et d'autre part, les carboxyl-
ester hydrolases, très peu actives sur les triglycérides à longues chaînes, ne nécessitant
pas d'activation interfaciale mais capables d'hydrolyser une large gamme de substrats
lipidiques. En plus de leur capacité d'hydrolyser les graisses, les lipases peuvent
catalyser bon nombre de réactions allant de l'hydrolyse à l'estérification sans oublier
les réactions d'alcoolyse et d'acidolyse [51].
3.2.3 Rôles
Les lipides constituent pour les mammifères une source énergétique essentielle et
avantageuse de par leur faible densité. Chez l'homme, ainsi que chez d'autres
vertébrés, les lipases interviennent dans le contrôle de la digestion, de l'absorption et
de la reconstitution des graisses [54].
3.2.4 Origines et Classifications
Les lipases de mammifères peuvent être classées en trois groupes. Le premier est
constitué par les lipases associées à la digestion, telles que les lipases linguale,
pharyngale, gastrique et pancréatique. Le second groupe correspond aux lipases
présentes dans le cerveau, les muscles, les artères, les reins, la rate, la langue, le foie et
les tissus adipeux. Le troisième groupe correspond aux lipases produites par les
glandes galactogènes produisant le lait maternel. En effet, les lipases jouent un rôle
important dans la digestion chez le nouveau-né dont l'alimentation est riche en lipides
[55]. Les tissus adipeux contiennent également une lipase hormono-sensible qui est
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 37
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
activée par les hormones lipolytiques, telles que le glucagon, via un mécanisme de
phosphorylation et déphosphorylation spécifique dépendant de l'AMP cyclique [56].
En circulation, on retrouve la lipase pancréatique, gastrique et hépatique, dont on
mesure l’activité sérique totale. Des études de la structure de leurs gènes suggèrent
qu’elles dérivent d'un ancêtre commun. Leur élimination et activation se produit au
niveau des reins. Les autres lipases comme la LPL et la lipase hormono-dépendante
sont produites par les adipocytes et les myocytes. Elles restent en surface de cellules
endothéliales mais ne se retrouve pas en circulation [57, 58]
[Link] La lipase hépatique
Synthétisée par les hépatocytes et exprimée dans le compartiment vasculaire, la lipase
hépatique exerce son activité à la fois sur les lipoprotéines riches en triglycérides
(VLDL, IDL, et remnants de chylomicrons) et sur les HDL. Elle est capable
d'hydrolyser les glycérides, les phospholipides et les esters de cholestérol. Elle peut
aussi catalyser la trans-estérification entre glycérides. La lipase hépatique joue un rôle-
clé dans les phénomènes d’interconversion des sous-fractions de HDL et, notamment,
dans la formation des pré-b HDL, accepteurs privilégiés du cholestérol cellulaire. Par
ailleurs, la lipase hépatique est impliquée dans la captation hépatique du cholestérol
des HDL et des remnants de chylomicrons. Les observations menées chez des patients
déficitaires en lipase hépatiques confirment ces données métaboliques, sans qu’une
susceptibilité particulière vis-à-vis de l’athérosclérose ait pu être établie avec certitude.
L’organisation génique de la lipase hépatique est maintenant connue et plusieurs
éléments cis-régulateurs ont été mis en évidence. Dans la séquence de la lipase
hépatique se dégagent différents domaines fonctionnels, pour l’activité catalytique, la
liaison aux héparinoïdes ou les sites de N-glycosylation importants pour la sécrétion de
l’enzyme. Les outils moléculaires permettent également de suivre l’expression de
l’enzyme dans les organes stéroïdoformateurs (ovaires et cortex surrénal). Les taux
d’activité de la lipase hépatique mesurés in vivo dans le plasma post-héparine, ainsi
que son niveau d’expression dans des modèles cellulaires sont dépendants du statut
hormonal (stéroïdes sexuels, hormones thyroïdiennes) et des variations de
l’homéostasie du cholestérol hépatocytaire. Diverses situations pathologiques, comme
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Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
le diabète, l’insuffisance rénale chronique, l’athérosclérose coronaire s’accompagnent
d’altérations de l’activité lipase hépatique, toujours associées à des modifications de
distribution des sous-fractions de HDL [59]
[Link] La lipase gastrique :
Sécrétée par les cellules principales de l’estomac, la lipase gastrique hydrolyse les
lipides alimentaires dans l'estomac. Elle ne nécessite pas la présence de cofacteurs
pour être active. Notre organisme en sécrète jusqu’à 25mg par jour ; elle est stable et
active à des valeurs de pH proches de 1 et elle est résistante à la pepsine ainsi qu'aux
protéases gastriques [60, 61].
Même si la digestion des lipides a principalement lieu au sein de l’intestin grêle,
l’estomac amorce leur dégradation notamment via la lipase gastrique. Le rôle de cette
enzyme a donc longtemps été sous-estimé, elle intervient pourtant dans de nombreux
processus physiologiques essentiels au bon fonctionnement du système digestif :
-dans le processus gastrique d’émulsification des lipides en générant des acides gras et
des monoglycérides ;
-dans la régulation de la lipase pancréatique : la formation d’acides gras dans
l’estomac grâce à la lipase gastrique stimule la sécrétion d’une hormone, la
cholécystokinine, qui induit le ralentissement de la vidange gastrique et active ainsi la
sécrétion des enzymes pancréatiques ;
-dans le métabolisme énergétique : la lipase gastrique apporte en effet une source
d’énergie rapidement disponible via les acides gras qu’elle forme en prédigérant les
lipides [62]
L’activité de cette lipase est donc essentielle dans l’amorce de la digestion des lipides.
Cependant il semblerait que son activité diminue avec l’âge [63].
Par ailleurs, l’efficacité de cette enzyme est très inférieure à celle de sa cousine, la
lipase pancréatique [62].
[Link] La lipase pancréatique :
La lipase pancréatique est le principal enzyme responsable de la digestion des lipides
alimentaires. Elle est issue du gène PNLIP se retrouvant sur le chromosome 10 chez
l'humain [64]. Beaucoup d'études ont été réalisées sur la lipase pancréatique humaine
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 39
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
(HPL). Selon les diverses publications, son poids moléculaire varie de 46 000 à 56 000
Da [65]. Des points isoélectriques de 5,8 ; 6,0 ; 6,4 ; 7,0 et 7,4 lui ont été attribués,
mais des recherches ont montré que, entre autres, les différents isoformes de cette
enzyme en étaient responsables [66]. La HPL est composée d'une seule chaîne
peptidique de 465 acides aminés dont 16 correspondent au peptide signal. À
maturation, cette enzyme est donc composée de 449 acides aminés. Son pH optimal se
situe entre 6,5 et 9,0 selon le substrat et le milieu réactionnel utilisés lors de
l'évaluation [67].
Le calcium est un effecteur de la HPL et contribue de manière significative à
l'augmentation de son activité catalytique quoiqu'il ne soit pas un cofacteur absolu de
celle-ci, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire à son activation. En effet, plusieurs
mécanismes ont été proposés pour expliquer le rôle du calcium pouvant augmenter la
lipolyse de plus de 87 %. Il a été aussi montré que le calcium permettrait la diminution
de la phase latente de l'activité enzymatique ainsi qu'il faciliterait l'adsorption de la
HPL aux micelles formées de triglycérides et des sels biliaires. D'autres ions tels le
Sr2+ et le Mg2+ sont également aptes à activer l'enzyme, mais d'une manière moins
efficace [65].
Par cristallographie aux rayons X, il a été possible d'observer la structure
tridimensionnelle de la lipase humaine ainsi que les interactions du complexe lipase
humaine/colipase porcine. La HPL possède deux domaines structuraux : le domaine N-
terminal comportant les résidus 1 à 336 et le domaine C-terminal des résidus 337 à
449.
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Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Figure 5 : Représentation tridimensionnelle de la lipase pancréatique [65]
Le domaine N-terminal est construit sur un repli alpha/beta comportant un feuillet β
parallèle central. La HPL utilise un mécanisme d'action proche de celui des sérines
protéases : une triade catalytique. Celle-ci est composée des résidus sérine (Ser) 153
comme nucléophile, aspartate (Asp) 177 et histidine (His) 263. Cette triade est partie
prenante du site actif de l'enzyme et se retrouve dans le domaine N-terminal. Dans
cette section, il se retrouve également une boucle composée d'un pont disulfure entre
les cystéines (Cys) 238 et 262 qui recouvre le site catalytique de l'enzyme et forme des
liens Van der Waals avec les boucles β5 (résidus 76-85) et β9 (résidus 204-224) du
même domaine. Cette boucle est nommée le domaine Lid et bloque l'accès du site actif
au substrat, inactivant l'enzyme. Lors de la présence de micelles de sels biliaires,
l'interface huile/eau entraîne un changement de la conformation de l'enzyme, éloignant
le domaine Lid et la boucle β5 permettant ainsi l'accès au site actif et activant
l'enzyme. Ce changement de conformation crée également un plateau hydrophobique à
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la surface de l'enzyme, ce qui engendre la création d'une région propice à l'interaction
avec le substrat hydrophobe [68]
Il est également soupçonné que le domaine Lid jouerait un rôle dans la sélectivité de
l'enzyme pour le substrat [67].
Le domaine C-terminal possède une structure en β-sandwich et constitue
essentiellement le site de liaison du cofacteur colipase. En effet, grâce à des
interactions polaires, à un pont salin et aux liens hydrogène, la colipase va s'attacher à
la partie C terminale de la lipase par deux de ses boucles en épingle composées des
doigts 2 et 3 (résidus 44 à 46), ainsi que 3 et 4 (résidus 65 à 87), en plus de l'Asp 89.
La partie C-terminale de la HPL joue également un rôle au niveau des interactions
entre le substrat et la HPL. Les résidus 405 à 414 forment une boucle, la β5', qui
possède de larges régions hydrophobes. Cette région se retrouve dans l'axe du plateau
hydrophobique du domaine Lid ouvert. Ensemble, ces deux régions vont permettre la
liaison de l'enzyme aux lipides.
La lipase pancréatique donne au fluide pancréatique sa capacité à hydrolyser les gras.
Cette enzyme catalyse l'hydrolyse à la position alpha des diglycérides et de
triglycérides, possédant différentes longueurs de chaînes acyl. Par contre, la vitesse
d'hydrolyse varie sensiblement entre les chaînes Cl4 et C22 et peut atteindre une
différence de plus de 6 fois. Cette différence de vitesse est contrée par la grande
quantité de lipase sécrétée par le pancréas, ce qui permet à l'action catalytique d'avoir
lieu sur toutes les chaînes. Il a été également démontré que la HPL pouvait hydrolyser
les rétinyl esters in vitro et des études se poursuivent quant à son efficacité in vivo
[68].
Par contre, la HPL ne peut accomplir au niveau optimal son activité catalytique sans
l'aide de ses cofacteurs : les sels biliaires et la colipase. En effet, les sels biliaires
contribuent à l'émulsification et la solubilisation des lipides pour permettre leur
dégradation par la HPL. Une autre de leurs fonctions est de désorber les protéines
ayant adhérées à l'interface huile/eau par des liaisons hydrophobes non spécifiques. Ce
mécanisme est non spécifique et engendre la désorption de la HPL de son substrat
également. Donc, malgré le rôle nécessaire des sels biliaires à l'action de la lipase, un
autre cofacteur est nécessaire pour contrer le rôle inhibiteur de ceux-ci : la colipase. La
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 42
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colipase est un coenzyme protéique de la HPL issu du chromosome 6, plus
précisément de la région 6p21.1-pter. Cette protéine hydrosoluble riche en cystéine est
sécrétée par le pancréas sous forme de procolipase dans une concentration équivalente
à celle de la lipase. Elle est activée par clivage d'un oligopeptide de sa partie N-
terminale par la trypsine. D'un poids moléculaire d'environ 10 kDa, elle est composée
d'une seule chaîne polypeptidique de 84 acides aminés possédant 5 ponts disulfure. La
colipase, liée à la HPL par ses doigts 2, 3 et 4, interagit avec les micelles de sels
biliaires/triglycérides par une de ces boucles qui contient les résidus 70 à 85. Elle sert
donc d'ancrage à la HPL pour se lier à son substrat. Un autre rôle lui est également
attribué, soit celui de stabilisateur de forme active de la HPL en contribuant à garder le
domaine Lid ouvert [67, 71]
3.2.5 Variations physiopathologiques :
Plusieurs causes peuvent faire varier le taux de la lipase sérique. Elles peuvent être
d’origines physiologiques, pathologiques ou médicamenteuses.
[Link] Variations Physiologiques et médicamenteuses
Certains auteurs ont observé une légère augmentation de la lipasémie en fonction de
l’âge après 60 ans [13].
Aux premiers mois de la grossesse, une diminution du taux de la lipase sérique est
fréquente chez la femme enceinte [69].
[Link] Variations pathologiques :
Une augmentation de la lipasémie (au moins 3 fois supérieure à la limite supérieure
des valeurs usuelles) est un bon argument diagnostique en faveur de pancréatite aiguё.
Cependant, la lipasémie s’elève au cours d’autres pathologies bien que cette élévation
ne soit un bon argument diagnostique en faveur de ces maladies. Elles sont :
-Pancréatites chroniques
-Pathologies abdominales obstructives, inflammatoires ou d’origine traumatique ou
inflammation d’organes proches du pancréas : perforation ulcéreuse, occlusion
intestinale haute, infarctus mésentérique, obstructions des voies biliaires, péritonites…
-Insuffisance rénale aiguё ou chronique.
-Sujets alcooliques.
-Patients souffrant de diabète acidocétosique [13].
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Par contre, une hypolipasémie s’exprime fréquemment au cours des maladies
infectieuses (Tuberculose) et au cours de l’évolution du diabète [69].
[Link] Origines médicamenteuses :
Certaines substances ont une influence sur la lipase. Les opiacés comme la morphine
ou la codéine, certains anesthétiques et diurétiques ou encore les pilules contraceptives
peuvent causer une hyperlipasémie [13].
Un médicament anti-obésité, au nom d’orlistat, dont la fonction première est
d’empêcher l’absorption des graisses alimentaires est un bloqueur des lipases gastro-
digestives [70]
3.2.6 Méthodes de dosage
Le taux de la lipase sérique peut être dosé par des méthodes directes ou indirectes :
[Link] Méthodes directes : elles consistent à mesurer les acides gras libérés sous
l’action hydrolytique de la lipase (titrimétrie) en utilisent une méthode
potentiométrique basée sur le changement de pH. Ce titrage acide-base serait difficile
à réaliser à l'aide d'un indicateur coloré vu la turbidité et l'opacité du substrat utilisé
(huile d'olive/gomme arabique). La détection potentiométrique du point de virage est
donc avantageuse. Lorsqu'un titrage potentiométrique est exécuté, les changements
observés, dans un échantillon inconnu, lors de l'ajout d'un titrant de concentration
connue sont mesurés par une cellule électrolytique. Cette méthode peut être appliquée
à toutes les réactions titrimétrique à condition que la concentration d'au moins une des
substances en cause peut être suivi au moyen d'une électrode. La courbe de titrage peut
être suivi point par point en traçant une courbe du pH en fonction du volume
correspondant de titrant ajouté. Lors du titrage potentiométrique pour le dosage de la
lipase, une électrode au calomel (chlorure mercureux) saturée en chlorure de
potassium est utilisée. Cette électrode est basée sur le couple redox Hg2Cl2 (s)/Hg et
l'équilibre suivant :
2 Hg → Hg22+ + 2 e ̶
Hg22+ + 2 Cl ̶ = Hg2 Cl2 (s)
2 Hg + 2 Cl ̶ = Hg2Cl2 (s) + 2 e ̶
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Le potentiel pris par cette électrode dépend uniquement de la concentration en ions
chlorures. Le potentiel de l'électrode au calomel est donc fixé par la concentration de
la solution de KCl dans laquelle elle baigne : concentration molaire, décimolaire, ou
saturée. Lors d'une variation de la concentration en ion H+ dans une solution, un
changement dans la composition de la membrane de verre se produit due à un
processus d'échange d'ions impliquant la solution et la membrane. Un changement
correspondant dans la membrane de potentiel, proportionnel au pH, est ce qui est
mesuré. Chaque électrode de verre étant différente due à la difficulté de reproduire la
membrane de verre, il est nécessaire d'uniformiser le pH mètre et l'électrode contre au
moins deux solutions de pH connu avec précision. Ce dosage de la lipase nécessite
également l'utilisation d'un substrat composé d'une émulsion de triglycérides d'acides
gras à chaîne longue. Cette émulsion, réalisée à partir de l'huile d'olive, a également
besoin d'être stabilisée par un agent émulsifiant. L'utilisation de gomme arabique est
donc suggérée dans la préparation de ce substrat. La grandeur de la surface de
l’interface huile/eau est également un aspect important dans l'évaluation de l'activité
enzymatique de la lipase et donc, l'impact de l'aire des gouttelettes de substrat devient
un facteur à prendre en compte et à standardiser. La grosseur de ces gouttelettes doit
pouvoir être réalisée de manière reproductible et bien caractérisée. Plusieurs appareils
tels le sonicateur ou le mélangeur à lame peuvent être employés pour obtenir un
substrat correspondant au standard pour l'émulsion de substrat (90%de moins de 2
µm). Les acides gras libérés sous l'action lipolytique sont mesurés par dosage
titrimétrique, soit la quantité de NaOH nécessaire pour garder le pH constant. Ce
NaOH vient neutraliser la charge acide causée par la libération d'acides gras dans le
milieu réactionnel. L'unité enzymatique d'activité de la lipase définie par la
Pharmacopée américaine correspond à la quantité d'enzyme qui libère 1 µEq d'acides
gras par min à pH 9.0 et 37 oc. Quoique cette méthode soit précise et simple, elle
demande une grande quantité de matériels et de temps (exemple : 5 h de préparation de
substrat). De plus, plusieurs méthodes ont des sensibilités beaucoup plus importantes
que la méthode titrimétrique. Une méthode chromogénique, connue pour sa grande
sensibilité, offrirait également plusieurs avantages tels le fait que le substrat soit
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commercial et déjà préparé, que les équipements nécessaires se résument
principalement à un spectrofluorimètre, etc. [13, 65]
[Link] Méthodes indirectes, selon différents modes opératoires :
-Mesure de la vitesse de dégradation du substrat par néphélémétrie ou turbidimétrie.
-Méthodes fondées sur le dosage du glycérol libéré ou du dimercaptoéthanol produit
lors de la réaction lipasique (colorimétrie, réflectométrie) [13].
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Méthodologie
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 47
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4. METHODOLOGIE :
4.1 Type et période d’étude
C’était une étude prospective, analytique transversale allant du 13 juin au 16
décembre 2021.
4.2 Cadre d’étude
Cette étude s’est déroulée dans le laboratoire de Biologie médicale et d’hygiène
hospitalière, et au service de Néphrologie et d’Hémodialyse du CHU du point G situé
sur la colline de Koulouba à huit (8) kilomètres de Bamako (centre-ville). Il est le plus
vaste hôpital du Mali avec quatre (4) services de chirurgie et treize (13) services de
médecine.
Figure 6 : Entrée principale du C.H.U du Point G [72]
Présentation du laboratoire :
Le laboratoire du CHU du Point G est composé de :
Des bureaux ; une salle de réception, une salle de prélèvement, un secrétariat, une
chambre froide, une unité d’hématologie, une unité de microbiologie (parasitologie-
mycologie et la bactériologie), une unité de biochimie ; une unité d’immuno-sérologie,
une unité de biologie moléculaire, des magasins ; une salle de conservation des
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produits chimiques, et des toilettes. Toutes les paillasses sont exploitées par des
spécialistes, des techniciens supérieurs, des agents de soutien...
Présentation du service de Néphrologie et d’Hémodialyse :
Créé en 1981, le service de Néphrologie et d’Hémodialyse de CHU du point G est
composé de deux unités d’hospitalisation d’une capacité de 34 lits et d’une unité
d’Hémodialyse d’une capacité de 40 générateurs.
4.3 Population d’étude :
Notre étude a porté sur 61 patients souffrant d’une insuffisance rénale chronique suivis
au service de Néphrologie et d’Hémodialyse du CHU du point G.
4.4 Echantillonnage :
Il a été non probabiliste et exhaustive sur l’ensemble des patients suivi.
4.4.1 Critères d’inclusion :
A été inclus tout patient souffrant d’une insuffisance rénale chronique, hospitalisé ou
pris en externe dans le service de Néphrologie et d’Hémodialyse au CHU du point G
quelques soit le stade.
4.4.2 Critères de non inclusion :
N’a pas été inclus :
- tout insuffisant rénal présumé chronique ayant dans ses antécédents une maladie
pancréatique.
- tout patient insuffisant rénal éligible n’ayant pas voulu participer à l’étude.
4.5 Saisie et analyse des données :
Les données ont été portées sur des fiches d’enquête individuelles puis traitées et
analysées sur le logiciel SPSS IBM 21 version française, le logiciel Excel 2016. La
rédaction a été faite sur Word 2016.
Le test statistique utilisé a été celui du khi-deux avec un seuil de signification pour
les valeurs de p ≤ 0,05.
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4.6 Matériels de laboratoire :
4.6.1 Les équipements de laboratoire
Pour les analyses des échantillons nous avons eu recours à :
Une centrifugeuse ;
Des automates comme KENZA 240, ABX Pentra, RAPIDPoint 500 permettant de
faire les bilans biochimiques ;
D’automate de type CELL DYN Emerald pour l’hémogramme ;
Mindray BS-480, analyseur de chimie clinique qui a permis de faire la lipasémie et la
microalbuminurie.
4.6.2 Les consommables :
- Tubes pour prélèvement (sec et EDTA) ;
- Aiguilles de prélèvement ;
- Garrots
- Alcool 70°
- Coton hydrophile
- Boites de sécurité
- Pipettes et embouts…
4.6.3 Technique de prélèvement veineux : [73]
Identifier et positionner le patient correctement
Choisir le site de ponction
Demander au patient d’étendre son bras
Appliquer le garrot (+/- cm au-dessus de site de ponction, ne pas trop serrer,
maximum 2 mn pour éviter l’hémoconcentration)
Demander au patient de serrer le poignet sans pomper
Sélectionner le site de ponction
Désinfecter de manière circulaire (de l’intérieur vers l’extérieur)
Laisser sécher à l’air
Ancrer la veine en étirant la peau, ne pas toucher le site de ponction
Insérer rapidement l’aiguille (angle 15-30°)
Lorsque le sang coule, desserrer le garrot
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Lorsque tous les tubes sont remplis, retirer l’aiguille
Compresser le site de ponction avec une gaze une fois que l’aiguille est retirée
Eliminer les matériaux contaminés dans des conteneurs adaptés
Mélanger et étiqueter tous les tubes aux chevets du patient
Livrer les échantillons rapidement au laboratoire
4.6.4 Collecte des urines : [74]
Objectifs :
Recueillir toutes les urines pendant 24h afin de faire le dosage de certains constituants
chimiques présents dans les urines.
Procédure :
Pour la collecte des urines de 24H (protéinurie des 24H ou clairance de la créatinine
par exemple) : il faut, au réveil noté l’heure du début de la collecte (par exemple 7H du
matin) et faire vider la vessie. Jeter les premières urines. Collecter ensuite toutes les
urines émises dans un récipient avec couvercle jusqu’au lendemain à la même heure
(7H). A ce moment, on demande au patient d’uriner, qu’il en ait envie ou non, et
ajouter ces dernières urines aux précédentes avant de les acheminer rapidement au
laboratoire.
4.7 Les variables étudiées :
Les données socio démographiques, les données cliniques et l’ECBU ont été recueillis
à partir des dossiers médicaux individuels des patients.
- Données sociodémographiques : sexe, âge, profession, résidence, ethnie
- Données cliniques :
HTA, Diabète, UGD, OMI, VIH
- Données biologiques :
- Analyse du sang :
Ionogramme sanguin, Créatininémie, Urémie, Uricémie, Lipasémie, NFS ;
- Analyse des urines :
ECBU, Diurèse, Protéinurie des 24H, Microalbuminurie.
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- Débit de filtration glomérulaire : Il a été déterminé par la formule MDRD
simplifiée à l’aide du logiciel Medicalcul version 1.39 et a permis de classer l’IRC en
4 stades :
Stade 3a : DFG = 59 - 45 ml /min/1,73 m2 de surface corporel
Stade 3b : DFG = 44 - 30 ml /min/1,73 m2 de surface corporel
Stade 4 : DFG = 29 - 15 ml /min/1,73 m2 de surface corporel
Stade 5 : DFG < 15 ml /min/1,73 m2 de surface corporel
4.8 Critères de définition :
4.8.1 Critères hématologiques :
- Le taux d’hémoglobine : a été dosé à la recherche d’une anémie. Ainsi un taux
d’hémoglobine :
- Inférieur à 11g/dl a été considéré comme anémique
- Entre 11-16,5 g/dl a été considéré comme normal
- Supérieur à 16,5 g/dl a été considéré comme une polyglobulie
- Le nombre de globules blancs : a été dosé à la recherche d’une leucopénie :
nombre de globules blancs < 4100/mm3
- Le nombre de plaquettes : a été déterminé à la recherche d’une trombocytopénie :
nombre de plaquettes < 150.000/mm3
- Le volume globulaire moyen (VGM) : il est augmenté quand les globules rouges
sont plus gros que la normale > 97 fL (macrocytose) comme par exemple lors des
anémies macrocytaire (déficit B12 ou B9) ; et lorsqu’il diminue les globules rouges
sont plus petits que la normale ˂80 Fl (microcytose) cas principale des anémies dites
microcytaires (carence en fer ou thalassémie).
- La teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH) : Valeur normale
28-32 picogrammes
- TCMH = [28-32] Pg : Normochromie
- CCMH < 28 Pg : Hypochromie
- Taux de réticulocytes :
- < 120 g/l Anémie arégénérative
- >120 g/l Anémie régénérative
Ainsi, les types d’anémies retrouvés ont été :
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ANNA, AMHA, AMNA, ANNR, AMaNA
4.8.2 Critères biochimiques :
- La créatininémie qui est un dosage biologique très fréquemment réalisé
quotidiennement pour évaluer la fonction rénale plus précisément la fonction
glomérulaire. Sa valeur de référence est 53-120 µmol/l.
- Urée sanguin (valeur normale : 2,5-7,5mmol/l)
- Acide urique (valeur normale : 180-420 µmol/l) ont été déterminé pour évaluer
l’hyperazotémie.
- L’ionogramme sanguin a permis de déterminer les troubles ioniques associés.
Calcémie : Valeur normale : 2,2-2,6 mmol/l
Kaliémie : valeur normale : 3,5-5,5 mmol/l,
Natrémie : valeur normale : 135-145 mmol/l
Phosphorémie : valeur normale : 0,8-1,61 mmol/l
- La lipasémie : valeur normale : 7 – 60 U/l.
Ainsi la lipasémie a été classifiée comme suit :
N : normale ;
] N–3LSN] : supérieur à la normale sans dépasser 3 fois la limite supérieure normale ;
> 3LSN : supérieure à 3 fois la normale.
4.8.3 Critères immunologiques :
- La microalbuminurie (MALB) est le dosage de l’albumine dans les urines
permettant de rechercher précocement une atteinte rénale.
Valeur de référence : < 30 mg/24 heures
4.9 Méthodes de dosage [75]
4.9.1 Créatininémie :
Principe :
Cette méthode est basée sur une modification de la réaction d’origine au picrate
(Jaffé). La créatinine en milieu alcalin réagit avec les ions picrate formant un
complexe rougeâtre. Le taux de formation du complexe mesurée par l’augmentation de
l’absorbance dans un intervalle de temps prédéfini, est proportionnel à la concentration
de créatinine dans l’échantillon.
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pH > 12
Créatinine + Acide picrique Complexe rouge
37°C
Réactifs :
Réactif 1 (R1) :
- Phosphate disodique : 6,4 mmol/L
- Hydroxyde de sodium : 150 mmol/L
Réactif 2 (R2) :
- Dodécylsulfate de sodium : 0,75mmol/L
- Acide picrique : 4,0 mmol/L
Réactif 3 (R3) :
- Etalon : 20 mg/L (177µmol/L)
Mode opératoire (technique manuelle) :
Porter les réactifs et spécimens à température de mesure.
Tableau IV : Dosage de la créatinine
Réactif de travail (R1 + R2) 1000µL
Spécimen (3) 100µL
Bien mélanger. Réaliser un test cinétique à 37°C (température constante).
Après 30 sec lire l’absorbance A1 et exactement 120 sec après lire l’absorbance A2
à 490 nm (490-510) contre de l’eau déminéralisée. Procéder tube par tube en
utilisant comme spécimen de l’eau, puis le calibrant, les contrôles et enfin les
patients.
4.9.2 Urée :
Principe :
Méthode enzymatique basée sur la réaction décrite par Talke et Schubert et optimisée
par Tiffany et al. Le schéma de la réaction est le suivant :
Uréase
Urée + H2O ⸺⸺⸺⸺⸺⸺⸺› 2NH3 + CO2
GLDH
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NH3 + Oxoglutarate + NADH + H+ ⸺⸺⸺⸺› Glutamate + NAD+ + H2O
La diminution de l’absorbance due à la conversion du NADH en NAD+, mesurée
pendant un temps donné à 340 nm, est proportionnelle à la concentration en urée dans
le spécimen.
Réactifs :
Flacon R1 : tampon tris
- Tris pH 7,9 + ou ̶ 0,1 à 30°C 80 mmol/L
- Oxoglutarate 5 mmol/L
- Conservateur
Flacon R2 : enzymes coenzyme
- NADH ≥ 0,2 mmol/L
- Uréase 20000 UI/L
- GLDH ≥ 1200 UI/L
Flacon R3 : Etalon
- Urée 0,40 g/L (6,66 mmol/L)
Mode opératoire n°1 :
Faire le zéro du spectrophotomètre sur de l’eau déminéralisée à 340 nm.
Tableau V : Mode opératoire n° 1 du dosage de l’urée
Mesurer dans une cuve thermostatée (30°C ou 37°Cà) Etalon Dosage
Réactif 1 Ml 1 Ml
Etalon 5 µL
Spécimen (Remarque) 5 µL
Mélanger. Lire les absorbances à 340 nm.
1ère lecture A1 à 30 secondes, 2ème lecture A2 à 90 secondes.
Mode opératoire n°2 :
Faire le zéro du spectrophotomètre sur de l’eau déminéralisée à 340 nm.
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Tableau VI : Mode opératoire n°2 du dosage de l’urée
Mesurer dans une cuve thermostatée (30°C ou 37°Cà) Etalon Dosage
Réactif 1 Ml 1 mL
Etalon 10 µL
Spécimen (Remarque) 10 µL
Mélanger. Lire les absorbances à 340 nm.
1ère lecture A1 à 30 secondes, 2ème lecture A2 à 90 secondes.
4.9.3 Acide urique :
Principe :
L’uricase agit sur l’acide urique pour produire de l’allantoïne, du dioxyde de carbone
et du peroxyde d’hydrogène. En présence de peroxydase, le peroxyde d’hydrogène
réagit avec un chromogène (dichloro-hydroxybenzène sulfonate et amino-antipyrine)
pour former une quinonéimine, complexe de couleur rouge. L’absorbance mesurée à
505 nm (495 – 505), est proportionnelle à la quantité d’acide urique dans le spécimen.
Réactifs :
Réactif : Enzymes
- Hexacynoferrate (II) de potassium 42 µmol/L
- Péroxydase ≥ 450 U/L
- Amino-antipyrine 0,150 mmol/L
- Uricase ≥ 120 U/L
Réactif : Tampon
- Dichloro-hydroxybenzène sulfonate 2 mmol/L
- Tris pH 8,0 à 25°C 50 mmol/L
- Conservateur
Réactif : Etalon
- Acide urique 100 mg/L (595 µmol/L)
Mode opératoire (Technique manuelle) :
Ramener les réactifs et échantillons à température ambiante.
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Tableau VII : Mode opératoire du dosage de l’acide urique
Réactif 1000 µL
Blanc, Etalon, Contrôle ou spécimen (1) 25 µL
Mélanger. Laisser reposer 5 minutes à 25 °C.
Lire les absorbances à 505 nm (495 – 505) contre le blanc réactif.
La coloration est stable 30 minutes.
4.9.4 Calcémie :
Principe :
La méthode CPC (O-Crésol Phtaléine Complexon) dérivée de Moorehead et briggs
permet la détermination du calcium total dans le sérum, le plasma ou les urines.
En milieu alcalin, le CPC réagit avec le calcium pour former un complexe coloré
rouge foncé dont l’absorbance, mesurée à 570 nm, est proportionnelle à la
concentration en calcium dans le spécimen.
Réactifs :
Réactif 1 : Tampon
- Amino-2-méthyl-2-propanol-1 1,70 mol/L
- pH 11,0 à 20°C
- Acide chlorhydrique 210 mmol/L
Réactif 2 : Chromogène
- O-Crésol Phtaléine Complexon 78 µmol/L
- Hydroxy-8-Quinoléine 3,36 mmol/L
- Acide chlorhydrique 25 mmol/L
Réactif 3 : Etalon
- Calcium 100 mg/L (2,5mmol/L)
Mode opératoire :
L’adaptation détaillée Kenza 240 TX est disponible sur demande
Longueur d’onde : 570 nm ; Température : 37°C
Ramener les réactifs et spécimens à température ambiante. L’intensité de la coloration
varie avec la température. Maintenir la température constante pendant toute la série
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 57
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Tableau VIII : Mode opératoire du dosage de la calcémie
Analyseur Procédure
Automatique manuelle
Réactifs 120 µL R1
WR : 1000 µL
120 µL R2
Etalon, Contrôle ou spécimen 6 µL 25 µL
Bien mélanger. Incuber 5 minutes à température ambiante.
Lire les absorbances à 570 nm (550 – 590) contre le blanc réactif.
La coloration est stable une heure à l’abri de la lumière.
4.9.5 Phosphorémie :
Principe :
Méthode sans déprotéinisation décrite par Daly et al modifiée par Gamst O.K. et Try
K.
En milieu acide, les ions phosphates forment avec le molybdate d’ammonium un
complexe phospho-molybdique. L’absorbance mesurée à 340 nm, est proportionnelle à
la concentration en ions phosphate dans le spécimen.
Réactifs :
Réactif 1 : Réactif molybdate
- Molybdate d’ammonium 0,63 mmol/L
- Acide sulfurique 210 mmol/L
- Tensio-actif
Réactif 2 : Etalon
_ Phosphore 50 mg/L (1,61mmol/L)
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Mode opératoire (Technique manuelle) :
Tableau IX : Mode opératoire du dosage de la phosphorémie
Mesurer dans des tubes à essais bien identifiées :
Blanc
Blanc Etalon Dosage
spécimen
Réactif 1 Ml 1 Ml 1 Ml
Solution NaCl 9 g/L 1 Ml
Eau déminéralisée 20 µL
Etalon 20 µL
Spécimen 20 µL 20 µL
Bien mélanger. Incuber 2 minutes à température ambiante.
Utiliser une cuve de lecture de 1 cm de trajet optique et lire l’absorbance de l’étalon
et du dosage à 340 nm (334 – 366) contre le blanc réactif.
Lire le blanc spécimen contre la solution NaCl 9 g/L
4.9.6 Dosage de sodium, potassium, et chlore :
Principe :
Le module ISE est constitué de quatre électrodes dont trois sélectives, chacune étant
munie d'une membrane sélective perméable à l'ion à doser. La quatrième est une
électrode de référence. La solution de référence traverse l'électrode de référence et
rejoint l'échantillon en aval des électrodes sélectives, fermant par conséquent le circuit
électrique entre l'électrode sélective et celle de référence. Le potentiel électrique
mesuré entre ces électrodes est fonction de la concentration en ions, selon l'équation de
Nernst :
E = Eo + SlogC
E potentiel mesuré
Eo = potentiel de référence constant
S = pente de l'électrode
C = concentration de l'ion
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Les pentes des électrodes, déterminées à partir des deux solutions standards de
concentrations connues, sont mémorisées au niveau du microprocesseur. Lors de
chaque mesure d'échantillon, le potentiel de référence Eo est déterminé au moyen de la
solution standard.
Selon l'équation de Nernst, la concentration de l'ion est :
𝐄 ̶ 𝐄𝐒
C = CS x 10
𝐒
Cs = concentration connue du standard
E = potentiel de l'échantillon mesuré
Es = potentiel du standard.
Les réactifs utilisés sont : le standard 1 et le standard 2 composés de KCI, de NaCl,
d'acétate de Na et d'acétate de Mg. L'électrolyte de référence est composé de K Cl.
4.9.7 Lipasémie :
Méthode :
Test colorimétrique enzymatique.
Un substrat de synthèse de la lipase (ester de l’acide 1,2-o-dilauryl-rac-glycéro-3-
glutarique (6-méthylrésorufine) est ajouté à une microémulsion qui est spécifiquement
hydrolysée par la lipase en présence de colipase et d’acides biliaires. La combinaison
lipase / acides biliaires permet d’obtenir une bonne émulsion spécifique de la lipase
pancréatique sans aucune réaction due aux enzymes lipolytiques ou aux estérases. La
composition du réactif a été optimisée avec précision afin qu’il n’y ait aucun effet de
la matrice sérique. L’ester de la méthylrésorufine généré est spontanément dégradé en
méthylrésorufine. La valeur de l’absorbance générée par ce colorant rouge est
directement proportionnelle au taux de lipase dans l’échantillon.
La lipase catalyse la réaction :
Ester d’acide 1,2-o-dilauryl-rac-glycéro-3-glutarique (6-méthylrésorufine)
𝐋𝐢𝐩𝐚𝐬𝐞/𝐂𝐨𝐥𝐢𝐩𝐚𝐬𝐞
1,2−o−dilauryl−rac−glycérine + ester d’acide glutarique (6−méthylrésorufine)
Ester d’acide glutarique (6-méthylrésorufine)
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𝐃é𝐠𝐫𝐚𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐩𝐨𝐧𝐭𝐚𝐧é𝐞
Acide glutarique + méthylrésorufine
Réactifs :
Réactif 1 :
- Tampon de Good pH 8,0 50 mmol/l
- Taurodésoxycholate 4,3 mmol/l
- Désoxycholate 3,25 mmol/l
- Chlorure de calcium 15 mmol/l
- Colipase 1,2 mmol/l
- Détergent
- Conservateur
Réactif 2 :
- Tampon tartrate pH 4,0 7,5 mmol/l
- Taurodésoxycholate 17 mmol/l
- Substrat coloré 0,65 mmol/l
- Emulsifiant
- Stabilisant
- Conservateur
4.9.8 Microalbuminurie :
Principe :
Mésure photométrique du trouble amené par la réaction antigène-anticorps en méthode
point final à 340 nm.
Réactifs :
Réactif 1 : Tampon
- Solution NaCl 9 g/L
- Accélérateur
- Azide de Sodium 0,95 g/L
Réactif 2 : Anti-Albumine
- Tampon phosphate, NaCl
- Anti-albumine humaine polyclonale (chèvre) (variable)
- Azide de Sodium 0,95 g/L
Réactif 3 : Calibrant Super Haut
Pool de plasmas humains, liquide et stabilisé (azide 0,95 g/L)
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La concentration du calibrant est spécifique du lot
Mode opératoire : (Méthode manuelle)
Ramener les réactifs, calibrants, contrôles et spécimens à température ambiante.
Avant l’emploi, remettre en suspension le réactif R2 par retournements.
Réaliser la courbe de calibration.
Tableau X : Mode opératoire du dosage de la microalbuminurie
Mesurer dans des tubes à essais bien
Blanc Calibration Dosage
identifiées :
Tampon (R1) 900 µL 900 µL 900 µL
NaCl 9 g/L 60 µL
Calibrants 60 µL
Spécimen 60 µL
Mélanger. Lire les absorbances A1 à 340 nm contre le blanc.
Anti-MAL (R2) 150 µL 150 µL 150 µL
Mélanger. Laisser reposer exactement 5 minutes à température ambiante.
Lire les absorbances A2 à 340 nm contre le blanc.
4.10 Considérations éthiques :
Après l’autorisation du responsable du service de Néphrologie et d’Hémodialyse cette
étude a été menée dans le strict respect des normes en matière de considération éthique
notamment dans la confidentialité, le secret professionnel et les droits humains.
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Résultats
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5. RESULTATS :
5.1 Caractéristiques socio-professionnelles :
Cette étude transversale nous a permis de recruter 61 patients dont l’âge moyen était
de 42,9 ±17,34 ans, avec des extrêmes de 8 et 76 ans.
Tableau XI : Répartition des patients selon les tranches d’âge
Âge Effectif Pourcentage
< 20 8 13,1%
[20-40[ 17 27,9%
[40-60[ 22 36,1%
> 60 14 23%
Total 61 100%
La classe modale était représentée par les 40 – 60 ans soit 36,1% des cas.
Homme
43%
Femme
Femme
57% Homme
Figure 7 : Répartition des patients selon le sexe
Le sex ratio était de 0,75 en faveur des femmes.
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Tableau XII : Répartition des patients selon leur profession :
Profession Effectifs Pourcentage
Ménagère 20 32,8%
Commerçant 16 26,2%
Elève et Etudiant 9 14,8%
Ouvrier 6 9,8%
Retraite 6 9,8%
Enseignant 3 4,9%
Militaire 1 1,7%
Total 61 100%
Les ménagères représentaient 32,8% des patients
KAYES
SIKASSO 5% SEGOU
7% 2%
KOULIKORO
11%
BAMAKO
KOULIKORO
SIKASSO
BAMAKO
75% KAYES
SEGOU
Figure 8 : Répartition des patients selon la résidence
La plupart des patients résidaient à BAMAKO soit 75% des cas.
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5.2 Antécédents médicaux :
Tableau XIII : Répartition des patients selon les antécédents médicaux
Antécédents médicaux Effectifs Pourcentage
HTA 45 48,4%
OMI 20 21,5%
UGD 12 13%
VIH 10 10,7%
Diabète 3 3,2%
Drépanocytose 3 3,2%
Total 93 100%
L’antécédent médical restait dominé par l’HTA soit 48,4%.
5.3 Données cliniques :
Tableau XIV : Répartition des patients selon les stades de l’IRC et le DFG
Stades de l’IRC/ DFG Effectifs Pourcentage
(ml/min/173 m2)
Stade 3a (59-45) 1 1,6%
Stade 3b (44-30) 4 6,6%
Stade 4 (29-15) 7 11,5%
Stade 5 (< 15) 49 80,3%
Total 61 100%
Quarante neufs patients, soit 80,3% étaient au stade terminal.
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Tableau XV : Répartition des patients selon le type d’anémie :
Type d’anémie Effectifs Pourcentage
ANNA 41 67,2%
AMHA 8 13,1%
AMNA 7 11,5%
ANNR 4 6,6%
AMaNA 1 1,6%
Total 61 100%
L’anémie normocytaire normochrome arégénérative était présente dans 67,2%.
5.4 Traitement :
Tableau XVI : Répartition des patients selon la prise de médicaments
augmentant la lipasémie (M.A.L)
Médicament Effectifs Pourcentage
Prise de M.A.L 26 42,6%
Non prise de M.A.L 35 57,4%
Total 61 100%
Vingt-six patients soit 42,6% ont reçu de M.A.L.
Tableau XVII : Répartition des patients selon le nombre de dialyse effectué
Nombre de dialyse Effectifs Pourcentage
0 46 75,4%
1 10 16,4%
2 4 6,6%
>3 1 1,6%
Total 61 100%
Quarante-six des patients soit 75,4% n’avaient reçu aucune séance de dialyse.
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Tableau XVIII : Répartition des patients selon le nombre de poches de sang
reçu
Nombre de poche Effectifs Pourcentage
0 33 54,1%
2 4 6,6%
3 7 11,5%
4 17 27,9%
Total 61 100%
Vingt-quatre patients sur 61 soit 39,3% ont été transfusés.
5.4 Biologie :
Tableau XIX : Répartition des patients selon les résultats de l’ECBU
(Aspects/sédiment urinaire)
ECBU Effectifs Pourcentage
Leucocyturie 24 42,1%
Hématurie-Leucocyturie 15 26,3%
Normale 15 26,3%
Hématurie 3 5,3%
Total 57 100%
Le sédiment urinaire était pathologique chez 42 patients, soit 73,7% des cas.
Tableau XX : Répartition des patients selon les résultats de l’ECBU
(Germes)
ECBU Effectifs Pourcentage
Stérile 38 66,7%
Bacilles Gram Négatif 15 26,3%
Cocci Gram Positif 3 5,3%
Levures 1 1,7%
Total 57 100%
Les bacilles Gram négatif étaient les germes les plus fréquents, soit 26,3%.
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Tableau XXI : Répartition des patients selon la diurèse
Diurèse ML Effectifs Pourcentage
(millilitre)
< 500 8 14,5%
[500-1500] 42 76,4%
> 1500 5 9,1%
Total 55 100%
Huit patients soit 14,5% des cas était en oligo-anurie.
Tableau XXII : Répartition des patients selon le résultat de la
microalbuminurie
Microalbuminurie(mg/24H) Effectif Pourcentage
< 30 0 0,0%
[30-300] 29 52,7%
> 300 26 47,3%
Total 55 100%
Un cas sur deux présentait une microalbuminurie.
Tableau XXIII : Répartition des patients selon la protéinurie des 24h
Protéinurie des 24h Effectif Pourcentage
(g/24H)
<1 32 58,2%
[1, 3] 19 34,5%
>3 4 7,3%
Total 55 100%
Trente-deux patients soit 58,2% des cas avaient une protéinurie minime.
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Tableau XXIV : Répartition des patients selon l’ionogramme
Ionogramme Calcémie Phosphorémie Kaliémie Natrémie
sanguin (mmol/L) (mmol/L) (mmol/L) (mmol/L)
Diminuée 51 (83,6%) 6 (9,8%) 2 (3,3%) 23 (37,7%)
Normale 8 (13,1%) 13 (21,3%) 25 (41%) 30 (49,2%)
Augmentée 2 (3,3%) 42 (68,8%) 34 (55,7%) 8 (13,1%)
Total 61 (100%) 61 (100%) 61 (100%) 61 (100%)
L’hypocalcémie était présente chez 51 patients soit 83,6%,
Quarante-deux patients sur 61, soit 68,8% avaient une hyperphosphorémie,
Trente-quatre patients sur 61 soit 55,7% avaient une hyperkaliémie,
Plus d’un tiers des patients soit 37,7% avait une hyponatrémie,
Tableau XV : Répartition des patients selon les déchets azotés
Déchets Urémie (mmol/L) Uricémie (µmol/L)
azotés Effectifs Pourcentage Effectifs Pourcentage
Diminuée 0 0% 1 1,6%
Normale 2 3,3% 14 23%
Augmentée 59 96,7% 46 75,4%
Total 61 100% 61 100%
Cinquante-neuf patients sur 61, soit 96,7% avaient une hyperazotémie,
L’hyperuricémie était présente chez 46 patients soit 75,4%.
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Tableau XXVI : Répartition des patients selon la lipasémie
Lipasémie (U/l) Effectifs Pourcentage
Normale 6 9,8 %
] N – 3LSN [ 37 60,7 %
> 3LSN 18 29,5 %
Total 61 100%
Cinquante-cinq patients sur 61, soit 90,2% avaient une hyperlipasémie.
La classe modale était représentée par l’intervalle] N – 3LSN [, soit 60,7% des cas,
La moyenne était 254,94, l’écart type 272,03 avec des extrêmes allant de 13 à 1087.
Tableau XXVII : Répartition des patients selon la créatininémie
Créatininémie (µmol/L) Effectifs Pourcentage
]120-300] 8 13,1%
[300 – 800] 19 31,1%
> 800 34 55,7%
Total 61 100%
Plus de la moitié avait une créatininémie supérieure à 800µmol/L.
La moyenne était 952,85 et l’écart type était 530,33 avec des extrêmes de 129 à 1911.
Tableau XXVIII : Répartition des patients selon le taux d’hémoglobine
Hémoglobine (g/dl) Effectifs Pourcentage
<5 4 6,6%
[5-8[ 33 54,1%
[8-11[ 22 36,1%
> 11 2 3,3%
Total 61 100%
Plus de 95% de nos patients avaient une anémie.
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Tableau XXIX : Répartition des patients selon les paramètres de
l’hématologie
Paramètres Diminuée Normale Augmentée Pourcentage
hématologiques
Hématies 60 (98,4%) 1 (1,6%) 0 (0,0%) 100%
Hémoglobine 59 (96,7%) 2 (3,3%) 0 (0,0%) 100%
(g/l) 59 (96,7%) 2 (3,3%) 0 (0,0%) 100%
Hématocrite 17 (27,9%) 43 (70,5%) 1 (1,6%) 100%
VGM 14 (23%) 39 (63,9%) 8 (1,3%) 100%
TCMH 6 (9,8%) 44 (72,1%) 11 (18%) 100%
CCMH 7 (11,5%) 31 (50,8%) 23 (37,7%) 100%
Leucocytes 0 (0,0%) 30 (49,2%) 31 (50,8%) 100%
Neutrophiles 49 (80,3%) 11 (18%) 1 (1,6%) 100%
Eosinophiles 56 (91,8%) 3 (4,9%) 2 (3,3%) 100%
Basophiles 20 (32,8%) 37 (60,7%) 4 (6,6%) 100%
Lymphocytes 2 (3,3%) 35 (57,4%) 24 (39,3%) 100%
Monocytes 5 (8,2%) 40 (65,6%) 16 (26,2%) 100%
Plaquettes
Total 61 61 61 100%
Ce tableau nous résume les différentes perturbations hématologiques observées chez
les patients au cours de notre étude.
Tableau XXX : Relation entre la lipasémie et les tranches d’âge
Lipasémie Tranche d’âge Total
(U/l) < 20 [20-40[ [40-60[ > 60
N 1 (16,7%) 3 (50%) 2 (33,3%) 0 (0%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 4 (10,8%) 10(27%) 14(37,8%) 9 (24,3%) 37(100%)
> 3LSN 3 (16,7%) 4 (22,2%) 6 (33,3%) 5 (27,8%) 18(100%)
Total 8(13,1%) 17(27,9%) 22(36,1%) 14(22,9%) 61(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la tranche d’âge (p=0,767).
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Tableau XXXI : Relation entre la lipasémie et le sexe
Lipasémie Sexe Total
(U/l) Homme Femme
N 1 (16,7%) 5 (83,3%) 6 (100%)
] N – 3LSN [ 16 (43,2%) 21 (56,8%) 37 (100%)
> 3LSN 9 (50%) 9 (50%) 18 (100%)
Total 26 (42,6%) 35 (57,4%) 61 (100%)
La lipasémie était supérieur à deux fois la LSN chez 34,4% des femmes comparées
aux hommes.
La valeur de la lipasémie n’a pas varié en fonction du sexe (p= 0,357).
Tableau XXXII : Relation entre la lipasémie et le stade (en fonction du
DFG)
Lipasémie Stades Total
(U/l) Stade 3a Stade 3b Stade 4 Stade 5
N 0(0,0%) 1 (16,7%) 2 (33,3%) 3 (50%) 6(100%)
] N – 3LSN] 1(2,7%) 3 (8,1%) 3 (8,1%) 30(81,1%) 37(100%)
> 3LSN 0(0,0%) 0 (0,0%) 2 (11,2%) 16(88,9%) 18(100%)
Total 1 (1,6%) 4 (6,6%) 7 (11,5%) 49(80,3%) 61(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de stade de l’IRC (p=0,507).
Tableau XXXIII : Relation entre la lipasémie et la créatininémie
Lipasémie Créatininémie (µmol/L) Total
(U/l) [120 – 300[ [300 – 800] > 800
N 1 (16,7%) 2 (33,3%) 3 (16,7%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 6 (16,2%) 15 (40,5%) 16 (43,2%) 37(100%)
> 3LSN 1 (16,7%) 2 (11,1%) 15 (83,3%) 18(100%)
Total 8 (13,1%) 19 (31,1%) 34 (55,7%) 61(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la créatininémie (p=0,091).
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 73
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Tableau XXXIV : Relation entre la lipasémie et les types d’anémie
Lipasémie Types d’anémie Total
(U/l) AMHA AMaNA ANNA ANNR AMNA
N 1(16,7%) 0(0,0%) 5(83,3%) 0(0,0%) 0(0,0%) 6(100%)
] N – 3LSN] 4(10,8%) 1(2,7%) 22(59,5%) 3(8,1%) 7(18,9%) 37(100%)
> 3LSN 3(16,7%) 0(0,0%) 14(77,8%) 1(5,6%) 0 (0,0%) 18(100%)
Total 8(13,1%) 1(1,6%) 41(67,2%) 4(6,6%) 7(11,5%) 61(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction du type d’anémie (p=0,538).
Tableau XXXV : Relation entre la lipasémie et la diurèse
Lipasémie Diurèse (ML) Total
(U/l) < 500 500-1500 > 1500
N 1(16,7%) 4(66,6%) 1(16,7%) 6(100%)
] N – 3LSN] 5(15,1%) 27(81,8%) 1(3%) 33(100%)
> 3LSN 2(12,5%) 11(68,7%) 3(18,7%) 16(100%)
Total 8(14,5%) 42(76,4%) 5(9,1%) 55(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la diurèse (p = 0,653).
Tableau XXXVI : Relation entre la lipasémie et la microalbuminurie
Lipasémie Microalbuminurie (mg/24H) Total
(U/l) [30 – 300] > 300
N 4(66,7%) 2(33,3%) 6(100%)
] N – 3LSN] 18(54,5%) 15(45,4%) 33(100%)
> 3LSN 7(43,7%) 9(56,3%) 16(100%)
Total 29(52,7%) 26(47,3%) 55(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la microalbuminurie (p=0,598).
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Tableau XXXVII : Relation entre la lipasémie et la protéinurie des 24H
Lipasémie Protéinurie de 24 H (mg/24H) Total
(U/l) <1 [1 – 3] >3
N 3(50%) 3(50%) 0(0,0%) 6(100%)
] N – 3LSN] 19(57,6%) 12(36,4%) 2(6,1%) 33(100%)
> 3LSN 9(56,3%) 3(4,9%) 2(12,5) 16(100%)
Total 31(56,4%) 20(36,4%) 4(7,3%) 55(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la protéinurie des 24H (p = 0,472)
Tableau XXXVIII : Relation entre la lipasémie et la prise de M.A.L
Lipasémie Prise de M.A.L Total
(U/l) Non prise de M.A.L Prise de M.A.L
N 6 (100%) 0 (0,0%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 24 (64,9%) 13 (35,1%) 37(100%)
> 3LSN 5 (27,7%) 13 (72,2%) 18(100%)
Total 35 (57,4%) 26 (42,6%) 61 (100%)
La lipasémie a varié de façon significative (p= 0,006) en fonction de la prise de
médicament influençant la lipase.
Tableau XXXIX : Relation entre la lipasémie et le nombre de dialyse
Lipasémie Nombre de dialyse Total
(U/l) 0 séance 1 séance 2 séances >3séances
N 3 (50%) 2 (33,3%) 1 (16,7%) 0 (0,0%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 29(78,4%) 5 (13,5%) 2 (5,4%) 1 (2,7%) 37(100%)
> 3LSN 14 (77,8%) 3 (16,7%) 1 (5,5%) 0 (0,0%) 18(100%)
Total 46(75,4%) 10(16,4%) 4 (6,6%) 1 (1,6%) 61(100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction des séances de dialyse (p=0,745)
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 75
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Tableau XXXX : Relation entre la lipasémie et la calcémie
Lipasémie Calcémie (mmol/L) Total
(U/l) Diminuée Normale Augmentée
N 6 (100%) 0 (0,0%) 0 (0,0%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 29(78,4%) 6 (16,2%) 2 (5,4%) 37 (100%)
> 3LSN 16(88,9%) 2 (11,1%) 0 (0,0%) 18 (100%)
Total 51 (83,6%) 8(13,1%) 2 (3,3%) 61 (100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la calcémie (p=0,767)
Tableau XXXXI : Relation entre la lipasémie et la phosphorémie
Lipasémie Phosphorémie (mmol/L) Total
(U/l) Diminuée Normale Augmentée
N 0 (0,0%) 0 (0,0%) 6 (100%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 6 (16,2%) 9 (24,3%) 22 (59,5%) 37 (100%)
> 3LSN 0 (0,0%) 4 (22,2%) 14 (77,8%) 18 (100%)
Total 6 (9,8%) 13 (21,3%) 42 (68,8%) 61 (100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la phosphorémie (p=0,143)
Tableau XXXXII : Relation entre la lipasémie et la natrémie
Lipasémie Natrémie (mmol/L) Total
(U/l) Diminuée Normale Augmentée
N 3 (50%) 1 (16,7%) 2 (33,3%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 12 (32,4%) 20 (54%) 5 (13,5%) 37 (100%)
> 3LSN 8 (44,4%) 9 (50%) 1 (5,6%) 18 (100%)
Total 23 (37,7%) 30 (49,2%) 8 (13,1%) 61 (100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la natrémie (p=0,302)
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 76
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Tableau XXXXIII : Relation entre la lipasémie et la kaliémie
Lipasémie Kaliémie (mmol/L) Total
(U/l) Diminuée Normale Augmentée
N 0 (0,0%) 2 (33,3%) 4 (66,7%) 6 (100%)
] N – 3LSN] 2 (5,4%) 14 (37,8%) 21(56,7%) 37 (100%)
> 3LSN 0 (0,0%) 9 (50%) 9(50%) 18 (100%)
Total 2 (3,3%) 25 (41%) 34 (55,7%) 61 (100%)
La lipasémie n’a pas varié en fonction de la kaliémie (p=0,723)
Tableau XXXXIV : Variation de la lipasémie en fonction du statut
sérologique et le traitement ARV pour le VIH
Lipasémie ARV Total
(U/l) OUI NON
Séropositive 6 (60%) 0 (0%) 6 (60%)
Normale
Séropositive 0 (0%) 3 (30%) 3 (30%)
] N – 3LSN]
Séropositive 0 (0%) 1 (10%) 1(10%)
> 3LSN
Total 6(60%) 4 (40%) 10 (100%)
La lipasémie a augmenté chez 40% de nos patients séropositifs pour le VIH
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 77
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
DISCUSSION
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 78
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
6. DISCUSSION :
Notre étude prospective analytique transversale, allant du 13 juin au 16 décembre
2021 soit une période de 6 mois, avait pour objectif d’étudier la lipasémie au cours de
l’insuffisance rénale chronique tout en analysant les résultats de cette dernière en
fonction des marqueurs d’atteintes rénales.
Cette étude a rencontré certaines difficultés :
- La rupture constante de certains réactifs au niveau du
- Le problème de maintenance de certains équipements
- La non-coopération de certains patients dans la collecte des urines de 24H
6.1 Données sociodémographiques :
6.1.1 L’âge :
L’âge moyen de nos patients était de 42,9±17,3 ans avec des extrêmes de 8 à 76. La
tranche d’âge de 40-60 ans a été la plus représentée avec 36,1% des cas. Les patients
âgés de 18 à 50 ans ont représenté 57,38%. Des résultats similaires ont été rapportés
au Mali et en Afrique [76, 77, 78, 79,80]. Contrairement aux résultats relevés dans les
pays développés où plus de 50% des patients ont plus de 60 ans [81], nous avons noté
dans notre série que 23% des patients avaient plus de 60 ans. Cette différence serait
liée à différence démographique entre l’Afrique et les pays développés.
Ces résultats permettent de dire que l’IRC, en Afrique en générale et au Mali en
particulier, atteint préférentiellement l’adulte jeune économiquement actif.
6.1.2 Le sexe :
Dans notre étude, nous avons observé une prédominance des femmes avec un sex ratio
de 1,34. Cette prédominance féminine retrouvée dans notre étude est rare. Bien que de
nombreux auteurs aient relevé une prédominance masculine, Kazadi [82] a rapporté en
2014 à Bukavu au Congo un sex-ratio de 0,79 avec une prédominance féminine au
niveau de son étude sur l'insuffisance rénale chronique et Diallo [83] a rapporté à
Bamako, au Mali un sex ratio de 0,53 en faveur des femmes. Cette prédominance
féminine s’explique par le fait que plus d’hommes ont refusé de nous collecter des
urines des 24H que des femmes.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 79
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
6.1.3 La profession :
La population la plus touchée était représentée par des sujets à faible niveau de vie. En
effet, nous avons noté une prédominance du groupe des femmes au foyer (ménagères),
soit 32,8% des cas suivis des commerçants (26,2%), du groupe élèves et étudiants
(14,8%) des ouvriers (9,8%).
L’atteinte privilégiée de ce groupe socio-économique pourrait s’expliquer, non
seulement par la faiblesse de leur revenu, mais aussi par l’analphabétisme dont le taux
est particulièrement élevé dans ce milieu. Ceci serait une raison probable du fréquent
recours de ces sujets aux médicaments prohibés du marché parallèle et à la
phytothérapie, qui non contrôlée entraine une IR. Rostand [84] rapportait l’existence
d’une corrélation inverse entre l’IR, le bas niveau d’instruction et la faiblesse du
revenu financier, d’où une prévalence élevée d’IRC chez les sujets de race noire, aux
Etats-Unis d’Amérique. Des résultats similaires ont été rapportés au Mali et en
Afrique [83, 84, 85, 86].
6.1.5 Résidence :
Les patients en provenance de Bamako, de Koulikoro, de Sikasso et de Kayes sont
respectivement représentés dans 75%, 11%, 7% et 5% des cas. Ceci pourrait
s’explique par la présence du centre de dialyse du Mali à Bamako plus précisément au
CHU du Point G.
6.2 Antécédent médicaux :
En Afrique, le principal facteur de risque de l’IRC est l’HTA [86]. Beaucoup d’études
ont rapporté une association entre l’IRC et l’HTA et/ou le diabète [76, 86, 7, 87]. Dans
notre série, 73,8% des patients souffraient d’HTA alors que 4,9% étaient diabétiques.
6.3 Données cliniques :
6.3.1 Stade de l’IRC :
La stratification des patients en fonction de la clairance de la créatinine plasmatique,
avait objectivé que 80,3% des patients ont été hospitalisés au stade terminal de la
maladie contre 11,5% et 6,6% respectivement pour le stade sévère et modéré. Des
résultats similaires ont été rapportés en 2010 au CHU du point G par Abdi Ibrahim
[88] qui a trouvé respectivement pour les stades terminal, sévère et modéré, 82,69%,
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 80
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
11,54% et 5,77%. Diallo et coll. à Abidjan [89] avait rapporté une fréquence de
49,51%, 39,55%, et 10,55% respectivement pour le stade 5, 4 et 3. Sidikath [85] au
Burkina avait révélé une fréquence de 54%, 27,6% et 18,4% respectivement pour le
stade 5, 4 et 3. Djanka [87] au Mali avait rapporté une fréquence de 76,1%, 17,1% et
6,8% pour le stade 5, 4 et 3. A travers ces résultats, on peut dire que l’IRC est
diagnostiquée tardivement.
6.3.2 Types d’anémie :
En général, en occident, sur le plan biologique, l'anémie de l'insuffisance rénale
chronique est de type normochrome normocytaire arégénérative chez la quasi-totalité
des malades [89]. Dans notre étude, 45 patients soit 73,8% présentaient une anémie
normochrome normocytaire avec 41 cas de type arégénérative. Nous avons aussi noté
15 cas (24,6%) d'anémie microcytaire arégénérative (dont 8 cas normochrome et 7 cas
hypochrome) et un cas d’anémie macrocytaire. Les cas d'anémies microcytaires notés
pourraient être dus à une carence en fer.
6.4 Examens urinaires :
6.4.1 Protéinurie :
Parmi les cinquante-cinq patients chez qui une protéinurie de 24h a été réalisée, 52,5%
avaient une protéinurie minime, 31,1% une protéinurie moyenne et 6,6% une
protéinurie massive. Notre résultat est proche de celui de Abdi Ibrahim [88] qui avait
rapporté une prédominance de la protéinurie minime, soit 79,5%% des patients.
6.4.2 Examen cytobactériologique des urines :
Parmi les cinquante-sept patients chez qui un ECBU a été réalisé, la leucocyturie
isolée était présente dans 39,3% des cas. Elle était associée à une hématurie
microscopique chez 24,6% des patients. Parmi les 64% des patients ayant une
leucocyturie, 29,5% avaient une uroculture positive. Le type de germe le plus
fréquemment isolé était les bacilles Gram négatives, soit 31,7%.
6.5 Les résultats biochimiques
6.5.1 L'urémie
L'urée, principal catabolite du métabolisme azoté, augmente en fonction du stade de
l'IRC. Dans notre série, l'urée moyenne était de 31,6 ± 13,1 mmoI/L. Des résultats
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 81
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
similaires ont été rapportés par Sawadogo [92], au Mali sur l'IRC sévère (37 ± 16,4
mmol/L), et Saizonou, à Ouagadougou (35,4 ± 20,9 mmol/L)
6.5.2 La créatininémie
Dans notre série, le taux moyen de la créatininémie était de 952,85% ± 530,33 µmol/L
avec des extrêmes de 129 à 1911 µmol/L. Ce taux moyen augmente en fonction du
stade de l’IRC. Akinsola et coll. [80] au Nigéria, Sidikath [85] au Burkina et Abdi
Ibrahim [88] au Mali ont respectivement rapporté un taux moyen de créatininémie de
1130 ± 576, 1134 ± 857,4 et 1557,93 ± 793,26 µmol/l. Nos résultats sont inférieurs à
ceux obtenus par ces auteurs. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que notre étude,
contrairement à celles de ces auteurs était prospective où les patients ont reçu certains
soins avant notre dosage.
Par contre, la moyenne observée dans notre étude était proche de celle révélée par
Kohossi [91] au Bénin qui était de 911,3 µmol/l.
6.5.3 L'uricémie
L'hyperuricémie est souvent associée à l'IRC. Ainsi nous avons relevé une
hyperuricémie dans 75,4% des cas. Des résultats similaires ont été rapportés par
Zongo [90] à Ouagadougou (88,1 %), et Saizonou à Ouagadougou (81,4%) [31].
6.5.4 L'ionogramme
[Link] La natrémie
L'hyponatrémie est souvent associée à l'IRC. Nous avons trouvé une hyponatrémie de
37,7%. Notre résultat est très proche de celui rapporté par Diallo, à Abidjan (33%)
[89] et concorde nettement avec celui rapporté par Saizonou (37,9%) à Ouagadougou
[31].
L'hypernatrémie a été observée chez 8 patients (13,1%). Cette hypernatrémie pourrait
être imputée au non-respect par les patients du régime désodé.
[Link] La kaliémie
L'hyperkaliémie est l'un des signes biologiques souvent associés à l'IRC surtout, à une
phase avancée de son évolution. Dans notre série, elle a été notée dans 55,7% des cas
et elle augmentait de manière significative selon le stade de l'IRC. Nos résultats ont été
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 82
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
très proches et nettement situés entre ceux rapportés par Diallo [18] (52,7%
d'hyperkaliémie), et Abdi Ibrahim [88] (57,69% d’hyperkaliémie).
[Link] La phosphorémie
Les désordres du métabolisme phosphocalcique sont fréquents, en cas d'IRC.
L'augmentation du phosphore dans le sang est liée à l'accumulation des phosphates au
stade plus avancé. Nous avons noté une hyperphosphorémie chez 68,8% de nos
patients. Notre résultat s’approchait de celui rapporté par Saizonou, à Ouagadougou
soit 71,3%.
[Link]- La calcémie
L'hypocalcémie est un signe majeur de l'insuffisance rénale chronique et elle reste
constante au cours de la maladie. Ainsi, nous avons relevé, dans notre série, 83,6% de
cas d'hypocalcémie. Saizonou a rapporté 93,1% d'hypocalcémie [31] Ouagadougou au
Burkina Faso.
L'hypocalcémie observée au cours de l'IRC est liée à un défaut de production de
calcitriol (1,25(OH) 2 D3), par inhibition de l’hydroxylase 1 alpha dans les tubules
proximaux.
6.5.5 La lipasémie :
Plusieurs auteurs ont avancé une élévation marquée, en l’absence de pancréatite
clinique, de la lipase sérique chez les patients atteints d’IRC [12, 93, 94, 95, 96]. Au
cours de notre étude, nous avons observé une hyperlipasémie significative chez 90,2%
de nos patients dont une moyenne de 254,94 ± 272,03 avec des extrêmes de 13 et
1087. Parmi ces patients, 18 (soit 29,5%) avaient une hyperlipasémie supérieure à 3
fois la limite supérieure normale. La cause de cette élévation pourrait être due au fait
que 72,2% de ces 18 cas ont pris de diurétiques de l’anse et/ou d’opiacées
(médicaments pouvant augmenter le taux de la lipase sérique).
La lipasémie et la créatininémie ont évolué dans le même sens sans différence
statistiquement significative.
Une augmentation proportionnelle de la lipasémie a été trouvée avec presque tous les
marqueurs biologiques d’atteintes rénales : l’élévation de la créatinine sérique, les
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 83
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
troubles phosphocalciques, l’anémie normocytaire normochrome arégénérative, la
présence de protéines dans les urines des 24H, l’augmentation du taux des déchets
azotés.
La lipasémie diminuait progressivement, sans différence statistiquement significative
en fonction du nombre de séances en dialyse. Les patients en hyperlipasémie n’ayant
reçu aucune séance de dialyse représentaient 70,5% soit 43 cas, ceux n’ayant reçu
qu’une (1) seule séance, représentaient 13,1%, ceux à deux (2) séances représentaient
4,9% et ceux ayant dialysé plus de deux (2) fois représentaient 1,6%.
Cependant 9,8% soit 6 patients, tous séropositifs, seulement avaient une lipasémie
normale. Probablement, cette normalité pourrait s’expliquer par le fait que les ARV,
tout comme ils sont dirigés contre certaines enzymes [97], ont tendance à diminuer
l’activité lipasique. Cette hypothèse pourrait être soutenue par le fait qu’il y’avait aussi
4 patients séropositifs qui n’étaient pas encore admis sous traitement ARV montrant
tous une hyperlipasémie.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 84
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
CONCLUSION
ET
RECOMMANDATIONS
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 85
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
7. CONCLUSION :
Au terme de cette étude, il ressort que notre échantillon était composé plus de femmes
que d’hommes avec un âge moyen inférieur à 50 ans traduisant une population
relativement jeune et avec une prédominance de patients ayant un DFG en dessous de
15ml/min.
La lipase sérique s’augmentait significativement, au-delà de la normale voir plus de 3
fois la normale, avec la prise de diurétiques de l’anse ou d’opiacées tandis qu’elle était
normale chez les séropositifs admis sous traitement ARV comparés à ceux non-admis
sous traitement.
Nos résultats ont montré une absence de variation significative de la lipase sérique en
fonction des marqueurs d’insuffisance rénale chronique étudiés à savoir
l’hypercréatininémie, l’hypocalcémie, l’hyperphosphorémie, l’anémie de type
arégénérative et l’accumulation de protéines dans les urines.
Au vu de nos résultats, la place de lipasémie reste à établir. Ainsi cette étude doit se
poursuivre de façon multicentrique avec un échantillonnage plus représentatif nous
permettant d’élargir les conclusions à l’échelle nationale.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 86
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
8. RECOMMENDATIONS :
Au terme de ce travail, nous suggérons :
Aux autorités administratives
Mener des campagnes de sensibilisation des populations en l’IRC.
Améliorer les capacités analytiques des laboratoires hospitaliers, en dotant ces
derniers de matériels en quantités et en qualités afin qu’ils puissent répondre
aux situations d’urgences et pouvoir diversifier les explorations.
Assurer régulièrement l’approvisionnement de façon suffisante, continue, et
pérenne du laboratoire en réactifs et consommables.
Aux personnels sanitaires
Multiplier ce genre d’étude à l’échelle nationale en y incluant plus de
paramètres cliniques, anthropométriques, sociaux, nutritionnels avec une durée
suffisante.
Tenir compte des troubles biologiques en adaptant la posologie des
médicaments néphrotoxiques systématiquement en fonction de la clairance de
la créatinine
Aux malades
Eviter l’automédication.
Respecter les régimes et les traitements prescrits par les médecins.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 87
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Références
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 88
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
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Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Annexes
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 98
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Annexes :
FICHE D’ENQUETE
I. Identification du patient
[Link] : _______ 2. N° tél : ________ 3. Age : _______ 4. Sexe : _______
5. Ethnie : ________ 6. Profession : ___________ 7. Résidence : ________
II. Antécédents médicaux
1. Diabète : Non /__ / Oui /__ /
2. Hypertension artérielle : Non /__ / Oui /__ /
3. Drépanocytose : Non /__ / Oui /__ /
4. VIH : Non /__ / Oui /__ /
5. UGD : Non /__ / Oui /__ /
6. OMI : Non /__ / Oui /__ /
III. Données cliniques
1. Insuffisance rénale chronique : 1 ___ 2 ___ 3 ___ 4___ 5 ___
(1=Stade1, 2=Stade2, 3=Stade3, 4=Stade4, 5=Stade)
2. insuffisance rénale chronique + Pancréatite : Oui /__ / Non /__ /
3. anémie : 1 ___ 2 ___ 3 ___ 4 ___
(1= anémie microcytaire, 2= anémie macrocytaire, 3= anémie normocytaire arégénérative, 4= anémie
normocytaire régénérative)
IV. Traitement en cours
1. Prise de médicament : 0 ___ 1 ___ 2 ___ 3 ___ 4 ___ 5___ 6____
(0=Non, 1=Opiacés, 2=Cholinergiques, 3=Œstrogènes, 4=Péthidines, 5=Diurétiques, 6=ARV)
2. Dialyse : 1 ___ 2 ___ 3 ___ 4 ___
(1=une séance, 2=deux séances, 3=trois séances, 4= > 3 séances)
3. Transfusion : Oui /_nombre de poche : ___ / Non /__ /
V. Examens
1. Bactériologie :
-Ecbu : a) Hématurie : ______________ b) Leucocyturie : ________________
1. Stérile ___________ 2. Bacille - ______________ 3 Cocci +____________
-Antibiogramme :
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 99
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
2. Biochimie :
-Sang
PARAMETRES RESULTATS VALEURS
USUELLES
Calcémie 2,2 – 2,6 mmol/l
Phosphorémie 0,8 – 1,61 mmol/l
Natrémie 135 – 148 mmol/l
Kaliémie 3,5 – 5,3 mmol/l
Créatininémie 53 – 120 umol/l
Lipasémie 7 – 60 U/l
Urémie 38 – 45 g/L
Uricémie 180 – 420 umol/l
-Urines
Microalbuminurie mg/24H
Protéinurie de 24h mg/24H0
Diurèse 800 – 1500 ML
3. Hématologie :
a) Hémogramme :
Hématies____________10⁶/mm³ Leucocytes_________10³/mm³
Hémoglobine_________ g/dl Neutrophiles________10³/mm³
Hématocrite__________ % Eosinophiles_________10³/mm³
VGM _______________ fl Basophiles__________10³/mm³
TCMH ______________ pg Lymphocytes________10³/mm³
CCMH ______________ g/dl Monocytes__________10³/mm³
Plaquettes__________10³/mm³
b) Taux de réticulocytes : 1. Anémie régénérative____ 2. Anémie arégénérative___
VI. DFG : ______________ml/min/173m2
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 100
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
Fiche signalétique
Nom et Prénom : DIALLO Hamza
N° de téléphone et adresse mail : (+223) 75481110 ; diallohamza070@[Link]
Titre : Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale
chronique au CHU du point G
Année : 2021 - 2022
Ville de soutenance et Pays d’origine : Bamako, MALI
Lieu de dépôt : Bibliothèque des facultés de médecine, de pharmacie, et
d’odontostomatologie.
Secteur d’intérêt : Santé publique, Biologie médicale, Néphrologie.
Résumé
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est une altération grave et irréversible de la
fonction rénale dont la prévalence et l’incidence ne cessent de croître sur le plan
mondial. La lipase, enzyme digestive produit en grande partie par le pancréas
s’observe fréquemment, en l’absence de pancréatites cliniques, au cours de l’IRC. La
présente étude a pour objectif d’étudier la lipase sérique au cours de l’IRC.
Notre étude prospective transversale s’est déroulée de juin à décembre 2021 dans le
service de Néphrologie et d’Hémodialyse au Centre Hospitalier Universitaire (CHU)
du point G. la lipase a été dosée par la méthode enzymatique et analysée en fonction
des marqueurs d’atteintes rénales.
Elle a porté sur 61 patients insuffisants rénaux chroniques âgés de 8 à 76 ans avec un
âge médian 42,9 ± 17,3. Le sex ratio était de 0,75 en faveur des femmes. La lipasémie
moyenne était de 254,94 ± 272,09 avec des extrêmes de 13 et 1087. La lipase évoluait
dans le même sens avec les marqueurs biologiques d’atteintes rénales sans différence
significative. Les antirétroviraux (ARV) pourraient avoir effet sur cette non-
significativité
Au vu de nos résultats, la place de lipasémie reste à établir. Ainsi cette étude doit se
poursuivre de façon multicentrique avec un échantillonnage plus représentatif nous
permettant d’élargir les conclusions à l’échelle nationale.
Mots clés : Lipasémie, insuffisance rénale chronique, CHU du point G
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 101
Place de la lipasémie dans la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique au CHU du point G
SERMENT DE GALIEN
Je jure, en présence des maîtres de la faculté, des conseillers de l’ordre des
pharmaciens et de mes condisciples ;
D'honorer ceux qui m'ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement.
D'exercer, dans l'intérêt de la santé publique, ma profession avec
conscience et de respecter non seulement la législation en vigueur mais
aussi les règles de l’honneur, de la probité et du désintéressement.
De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et
de sa dignité humaine.
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état
pour corrompre les mœurs et favoriser des actes criminels.
Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
Thèse de pharmacie Hamza DIALLO 102