08-02-22
Présentation
Strawson (1919-2006) est le successeur de Ryle et représente la tradition oxfordienne.
Il a beaucoup influencé Searle. Individuals (1959) est le livre qu’on va analyser. Pour y
accéder, nous avons une page de téléchargement. La méthodologie du cours est un cours à
l’anglaise c’est-à-dire qui s’apparente à un séminaire avec des discussions. On va discuter les
arguments de Strawson. Chacun va présenter pendant 20 à 30 minutes un passage du livre.
Après cette présentation, un discussion. La présentation doit se prêter à une discussion donc
relevé les arguments, bien identifier ses thèses, les questions auxquels il répond et surtout
envisager les objections. Ses thèses sont fortes et originales donc sont sujettes à des
discussions car il est facile de trouver des objections à ces thèses fortes. Tous les philosophes
ont dit des bêtises. Les autres étudiants auront préparé une liste d’objections ou de difficultés
ou commentaires. L’évaluation se fait en 2 : la présentation orale (50%) et travail écrit (50%)
à remettre le 1e jour de la session. Le travail doit être sur un passage qu’on choisira (qui va de
deux pages à 40 pages), on peut faire le travail sur le passage qu’on a présenté (5 pages
minimum).
Introduction générale
L’introduction porte sur la notion centrale du livre : identification. Cette notion
correspond à d’autre chose chez les autres philosophes mais le traitement que Strawson en fait
est original. L’identification est d’abord une question de langage. Le langage a beaucoup de
fonctions, on s’en sert pour : liste de Jakobson
- Influencer le comportement d’autrui : fonction conative. Par exemple les impératifs
- Exprimer sa vie mentale (par exemple j’ai peur, je voudrais le silence) : fonction
expressive.
- Fonction poétique :
- Fonction référentielle : le langage nous permet de parler des objets du monde.
La fonction référentielle
En général la référence est un problème philosophique énorme et c’est une fonction dont
l’existence ne va pas de soi, certains l’ont remis en cause, qu’elle se réduit à une autre
fonction (Grice : cette fonction est en fait la fonction conative, quand on parle du monde, on
essaye d’éveiller des représentations à autrui). D’autres, comme Fritz Mauthner, disaient que
le langage ne réfère pas, le langage est illusion et il réduit le langage à la fonction poétique.
Qu’est ce que parler, dénoter, se référer à un objet ?
Parler de quelque chose c’est pas la même chose que dire quelque chose. Cette
distinction parait aujourd’hui évidente car il y a beaucoup d’histoire mais ce n’a pas toujours
été le cas : dire qqch et parler de qqch en grec se dit par la même expression (legein ti). Un
grand problème grec a été cette ambigüité entre ces deux expressions qui se rassemblent sous
une seule. Il y a une conception d’un cynique, Antisthène, qui prétend démontrer qu’il était
impossible de se tromper, que l’erreur était impossible, le langage ne peut être faux, donc la
contradiction est impossible dans le sens où 2 personnes se contredisent, pas au sens d’une
contrad dans une même phrase. Son argument :
1- Tous legein est un legein ti. Donc si on ne dit rien, c’est qu’on ne parle pas, si on ne
dit pas quelque chose, on ne dit rien.
2- Le faux consiste à dire ce qui n’est pas dans le sens où si je dis il y a du soleil, alors
que non, je dis ce qui n’est pas. Le faux, c’est dire le rien.
3- Dire rien est la négation de dire quelque chose donc celui qui ne dit rien, il ne parle
pas.
Platon puis Aristote ont répondu à cet argument en faisant la distinction entre dire quelque
chose et parler de quelque chose. Il est vrai que tout legein est legein, mais ça ne suffit pas :
tout legein est legein ti kata tinos (tout parlé est dire quelque chose au sujet de quelque
chose). La distinction entre ce qu’on dit et ce dont on parle est importante. Le 2 e ti (la
référence) est important pour l’identification.
La version de Stuart Mill distingue dénotation et connotation (meaning). Cette distinction
était standard jusque Frege. La dénotation est l’objet qu’on dénote (le 2e ti) et la connotation
est ce qu’on dit de l’objet (le ti 1). « Shakespeare est un homme » : on a 2 noms reliés par une
copule
- Un homme : il a une connotation donc une signification. Ce nom nous donne une info
sur l’objet dont on parle et à ce titre il connote un certain attribut à savoir la propriété
d’être humain. Il a aussi une dénotation mais qui n’est pas Shakespeare, c’est la classe
de tous les individus qui ont la propriété d’être humain. [revoir intension/extension]
- Shakespeare : ce nom propre ne donne aucune info sur l’objet. Il n’a pas de
connotation, il n’a qu’une dénotation, il ne sert qu’à dénoter un objet. Frege va
remettre en ça en cause.
Frege
Il se demande si on peut connaitre quelque chose par la mathématique. « 1+2=3 » est une
connaissance ? Frege se pose cette question à cause du signe d’identité (=). Cela signifie que
ce qui est à gauche est équivalent à ce qui est à droite c’est-à-dire qu’ils sont substituables. On
peut dire que les 2 parties sont équivalentes au sens où elles ont le même objet, elles se
réfèrent au même objet et cela est un problème car si elles sont substituables, je peux
remplacer et avoir 3=3, or c’est une tautologie, ça n’apporte pas de connaissance. Est-ce que
les math sont des tautologies ? Wittgenstein dit oui mais Frege dit non. Ce problème est
ancien, c’est celui de Kant : l’arithmétique n’augmente pas notre conn mais il dit que ce n’est
pas vraiment un jugement d’identité, c’est un jugement synthétique a priori, donc y a pas
vraiment la même chose des deux côté. Son explication est psychologique : il y a le même
contenu mais les représentations mentales ne sont pas les mêmes. 1+2 n’est pas contenu dans
le concept de 3.
Frege n’est pas d’accord. Il oublie l’option kantienne et propose qu’il s’agit d’un jugement
d’identité, un jugement analytique, car il y a le même objet des 2 côtés mais dans l’autre sens,
il n’y a pas le même objet. La dénotation est la même mais la connotation n’est pas la même.
L’idée de substituabilité demeure quand on a des expressions équivalentes (d’un point de vue
extensionnelle). Il sauve les maths : elles augmentent notre connaissance car il y a des
différences sémantiques. Pour Frege, la distinction entre sens et signification est universelle,
elle marche aussi chez les noms propres (différent de Mill). Aristote connote le précepteur
d’Alexandre.
Identifier, c’est une certaine manière de dénoter.
Remarque :
1) La grammaire de bon sens : selon elle la façon dont on comprend le langage, l’objet
dont on parle est qqch qui peut faire fonction de sujet d’une phrase. C’est une idée
traditionnelle de la philo : l’objet dont on parle est le sujet de l’énoncé. Russell est
contre cette conception usuelle. Pour Kant, la relation de référence entre concept et
objet empirique est conçue comme une relation de prédication.
2) Je peux dénoter, me référer à un objet de manière indéfinie, ambigüe. On parle d’un
objet sans dire que quel objet au juste on parle par exemple : un étudiant s’est cassé la
jambe. Ou bien tout est étudiant de l’Ulg sont inscrits à l’Ulg. On peut aussi se
référer de façon définie c’est-à-dire en précisant de quel objet il s’agit et cette
référence définie est ce que Strawson appelle l’identification. Par exemple :
Shakespeare était anglais, j’identifie de quel objet il s’agit et cela vaut aussi de l’auteur
de Hamlet. Si on dit « ceci », je parle aussi de manière définie. Ces expressions nous
servent à préciser sur quel objet et unique portent mon discours. Le mot unique est
important ici. Strawson, pour parler de l’identification parle aussi de uniquely
refeering phrase. On peut se demander si cette clause d’unicité est suffisante pour
l’identification. Si je dis « un seul homme est passé par le jardin hier », la clause
d’unicité est respectée et pourtant il n’y a pas d’identification. Le langage, pour
Strawson, ne réfère pas de manière définie ou non, c’est le locuteur qui le fait. Russell,
au contraire, essaye de faire abstraction du contexte, des locuteurs, en se concentrant
sur le langage.1
L’identification
C’est se référer à un objet défini et cette identification peut se faire dans le langage par
de multiple façon. Dans On refering (1950), Strawson dit que l’id peut se faire par des
pronoms démonstratifs singuliers (ceci), par des noms propres, par des pronoms personnels
singuliers (il, elle,…), par des expressions qui commence par un article défini singulier suivi
d’un nom (l’auteur de Hamlet, la reine d’Angleterre, la table est couverte de livre, on sait
direct de quelle table on parle). Pour Russell, « le », fait toujours partie d’expression
identifiante. Cette dernière catégorie, on la désigne par le terme de description (définie).
Russell a énoncé une théorie de descriptions, il dit qu’il faut admettre l’existence de beaucoup
moins d’objets.
Dans On Denoting (1905), Russell pense qu’il y a 2 façons de se référer à l’objet :
1) Quand je vois quelque chose, je montre du doigt la table et je dis « ceci est brun ». Je
vois un objet et je lui associe un nom, je dénome cet objet, je lui donne une étiquette.
C’est une forme primitive du langage, l’enfant par exemple a un langage primitif (il
voit maman et y associe le son maman). À ce niveau, je ne dis rien encore de l’objet,
je me borne juste à référer à un objet, qui n’est connu que par acquaintance (il s’agit
du ti n°2). Il utilise le terme « nom propre logique » pour le ceci. Ceci est un niveau
primitif de référence. Les autres noms propres ordinaires ne sont pas de vrais noms
propres pour Russell.
1
Russell veut canoniser son système. Strawson, c’est tout le contraire, il veut analyser notre langage avec sa
grammaire usuelle.
2) Souvent, on parle d’objet qu’on ne peut pas montrer. On a des outils linguistiques qui
nous permettent de parler sans ostension d’objet absent. Et c’est ce que Russell appelle
des expressions dénotantes. La connaissance n’est pas par acquaintance mais par
description.
Étude du tableau
Parmi les expressions dénotantes (la version strawsonnienne de l’identification s’inscrit dans
ce taleau),
on a celle qui ne dénote rien : « aucune vache ne pond des œufs » ou bien « rien ».
(Expression dénotante qui ne dénote pas).
On a celle qui dénotent un objet défini, ce sont les descriptions. « La reine d’Angleterre », là
je dis de qui il s’agit comme si je montrait du doigt. L’identification, c’est se référer à un objet
de façon définie soit avec un nom propre, soit avec une description.
On a celle qui dénotent de manière indéfinie c’est-à-dire qu’on ne dit pas au juste de quel
objet il s’agit. (« un prof est tombé malade », « un homme est passé par le jardin. »)
Donc que 2 manières de dénoter de manière déf : les descriptions définies ou les noms
propres.
Question : est-ce qu’il s’agit bien de catégories si différentes, est-ce que les descriptions ne
sont pas des noms propres ?
« Walter Scott est l’auteur de Waverley » : on a quelque chose de semblable à un signe
d’identité, qu’on peut donc les substituer. Russell n’est pas d’accord car ça pose problème :
- Problème de la substituabilité des identiques : on peut dire WS est WS, or ça
n’apprend rien
- Problème des objets inexistants : un nom d’objet dans le système russellien suppose
l’existence de l’objet. D’un nom propre, je peux inférer l’existence d’un objet or ça
pose problème parce que si je dis « l’actuel roi de France », je ne peux inférer un objet
qui existe. Cette conception viole la règle de généralisation existentielle, alors la
logique de Russell s’effondre.
15-02-22
Quand on parle d’identification on s’intéresse à la référence et pas au sens, donc à parler de
qqch non dire qqch.
Relation entre nom propre et description
« Bergolio est le Pape François ». Ce sont 2 noms propres. Si je dis bergolio est le « pape qui
a régné entre tatata » (là c’est une description, non un nom propre). Pq on devrait distinguer
description et nom propre si on peut les substituer ? Russell dit qu’on ne peut parfois pas
considérer cette tautologie (auteur de Weverley). Bcp ont traité es description comme des
noms propres, dont Meinong. Si on dit « l’actuel roi de France », c’est une dd sauf que c’est
une dd qui ne réfère à aucun objet or Meinong dirait que cette dd traite d’un objet, certes qui
n’existe pas mais un objet quand même. Russell reproche à Meinong de violer le principe de
non contradiction. L’arg de Russell est la généralisation existentielle (GE). « laurence
bouquiaux est au philo en ce moment » (Pa). De cette proposition on peut déduire qu’il y a
qch ds la sallephilo II. « L’actuel roi de France n’existe pas » (il existe un x tel que x n’existe
pas) : contradiction.
Russell s’attaque aussi à Frege : pour F, toute expression dénotante a un sens et une
dénotation et cela vaut aussi pour les noms propres. WS et l’auteur de Waverley sont 2
expressions avec un sens diff mais qui dénotent le même objet. Le prob : que faire ac les
expressiosn qui ne dénotent pas ? on réfère en fait à la classe vide. R n’est pas d’accord, il
propose : la grammaire du langage ordinaire est trompeuse, elle suggère que quand je dis
« l’actuel roi de France est chauve », la grammaire nous fait penser que l’actuel roi ed France
est le sujet grammatical. Il y a une tentation de dire que l’actuel roi de France est un nom
propre (car on lui attribue un prédicat). Le structure gram et logique doivent être diff pour
Russell et les confondre c’est arriver à des problèmes philo. Vu que la grammaire est
trompeuse, il faut la balayer pour créer un langage canonique dépourvu de paradoxe.
R pense que les dd, au contraire des noms propres sont des symboles incomplets : l’actuel roi
de France n’a aucun sens de la phrase, une dd n’a de sens qu’à l’intérieur d’une proposition,
pcq il élimine les dd par les quantificateurs existentiels.
Comment reformuler l’actuel roi de France est chauve ? « Le P est Q » voir Handouts.
L’actuel roi de France n’est plus le sujet de la phrase en tant que nom d’objet, il n’a pas de
dénotation, ce qui porte la réf, ce sont les lettres minuscules auxquelles on peut substituer des
noms propres. On a éliminé les dd, la proposition ne contient que les quantificateurs. Il pense
que tous les noms propres sont des dd, donc on peut les éliminer aussi et on les remplace par
des formules avec des quantificateurs. L’unique sujet logique possible est une constante
individuelle logique, des lettres minuscules qui elles seules portent la référence.
R transfere la dd au niveau propositionnel et il pense que qd je dis l’actuel roi de France est
chauve, j’assert e 3 propositions :
- Il existe un x tel que p de x (il existe au moins un actuel roi de f)
- Ce roi de France est chauve
- Il existe au plus un actuel roi de France
Version récente de la théorie des dd de Russell qui critique 1 point de Russell
La référence (le 2e ti) est assumée par les lettres minuscules du symbolisme. Le sens par
contre, est assumé par les lettres majuscules. Quine remet en cause ce schéma de R ; il
s’efforce d’éliminer les dd mais d’eliminer les noms propres, or alors on ne peut plus
identifier. L’exemple de Quine c’est Pégase existe. Quine remarque que dans ce cadre, la
fausseté de cette proposition est un problème car les noms d’objet porte la référence donc
quelque chose qui existe (généralisation existentielle : si on a un nom propre il se réfère à
qqch d’existant). Quine décide de se débarasser du prédcat existe, « le mot exister n’a pas de
rôle indépendant dans le langage canonique », on va remplacer Pégase existe par Ex
(x=pégase). On se heurte à un problème, si on formalise c’est Ex (x=y). Mais on peut aller
plus loin et dire Ex(x=x). On peut écrire ça à cause du signe d’identité. Or c’est embarassant
de dire que Pégase existe est néc vrai. Quine a envisagé des solutions à ce problème, c’est dire
que Pégase existe n’a pas de valeur de vérité.
Quine est un extensionaliste. Husserl analyse les jugements d’existence dans la perscptive de
Frege dans la perspective qu’exister n’est pas la propriété de l’objet mais de noème.
Partie de A. Dewalque
Intro
Strawson est un des pères de la trad analytique (école de Cambrige avec Moore). On va parler
de la métaphysique descriptve de Strawson. Son ouvrga a une place importante dans l’histoire
de la philo analytique. Glock participe bcp au débat et suggère que Individuals est la 1 e
réhabilitation de la metaphysique dans la tradition analytique. Nagel était un élève de
Strawson.
Comment Strawson conçoit la métaphysique ? Une esquisse
La métaphysique (étude par la métamétaphysique). La métaphysique aujourd’hui serait la
réalité ou sa structure. Moore expose sa conception de la méta : elle porte sur les choses les
plus importantes de l’univers. Cela pose des problèmes : la relativité de la réponse. Et c’est
cette remarque que Strawson donne à Moore. Il faut préciser important de quel point de vue.
Si on précise le pdv, on obtiendrait des réponses qui varient. La notion d’importance n’a pas
bcp de sens. Pour corriger cette réponse, Strawson propose de parler d’une liste d’entité les
plus générales au lieu de parler d’importance, donc comprendre important comme général.
Cela parait prometteur sauf que parler de choses générales reste énigmatique. Cela voudrait
dire « concept », c’est-à-dire les concepts les plus généraux qui nous aide à décrire le monde.
Ce qui est général ce n’est pas les choses c’est le concept, en ce sens qu’il se rapport à plus
qu’un individu. La métaphysique s’inter aux concepts les lus généraux au moyen duquel nous
parlons du monde. Strawson s’écarte de la conception radicition ed la métaph qui parle
directement de choses alors que S parle des concepts qui servent à parler des choses. Pour
comprendre cette rupture il faut conn une autre carac de Strawson (qu’il a en commun avec
Grice). Dans un texte, Grice dit que la philo ne doit pas être divisée en sous branche alors que
toute ces disciplines ont 1 seul objet d’étude qu’elles étudient de manière différentes. C’est
une thèse forte où il dit qu’il y a une co dépendance des disciplines. Pour Strawson la philo se
divise en 3 : métaph, épistémologie (+philo de l’esprit) et logique (+philo analytique). Et
soutient la même thèse que Grice. Conception coorétive de la philo
Cela implique pour Strawson : la métaph n’a pas d’autres objet d’étude que les autres
branches : les concepts ou les relations entre concepts. Il faut pratiquer une analyse
conceptuelle. Clarifier l’usage effectif des concepts. Il compare ça à la, le grammairien doit
formuler théoriquement les règles qu’on pratique implicitement et pratiquement. C’est pas
évident de former explicitement des règles. La philo est une analyse conceptuelle dans tous
ses domaines, l’objet est toujours le même (concept). Alors on comprend pq il carac la métaph
comme un certain type d’analyse conceptuelle. Le métaphysicien étudie aussi ‘usage des
concept avec une particularité : c’est plus général. Il dit que ce qu’il fait n’est pas qu’une
analyse conceptuelle car la manière dont il le fait est différenrz. Une de ses idées est que les
an concep locales présupposent mais ne révèlent pas la structure conceptuelle que l’on se fait
du monde. Présupposer est un de ses termes clé. Il utilise des arguments transcendantaux. Le
métaphysicien fait de l’an concep à un niveau très général. La strcuture générale de notre
pensée à propos du monde est notre schème conceptuel.
Métaphysique descriptive : suppositions sous-jacente
Voilà le genre de présentation qu’on attend : la question, la thèse et les arguments du passage.
-quelles est la questions directirice
- quelle notion ont besoin detre élucidée
Quele est la thèse, cad réponse à la question
Quell est l’argument en faveur de la thèse
Dans l’intro :
Il introduit la notion de métaph descriptive. La question à se poser :
- Est-ce que le projet de métaph descriptive a du sens et son objetif est de défendre ce
projet.
Il faut élucider la notion de métaph descriptive, qu’il oppose à la métaph révisioniste (qui
propose de modifier notre SC, comme le fait Berkeley) alors que la MD se contente de décrire
la structure effective de notre pensée à porpos du monde cad analyser les concepts et leur
relation. Les objections à sa thèse, l’arhumentation :
1. Ce projet fait sens si 3 conditions sont remplies : (a) il existe un schème conceptuel
univerl (b) ce schème peut être décrit (c) les descrip qu’en ont donné d’autres
philosophes par le passé doivent être reformulé ds un voc philo contemporains.
2. Les 3 conditions sont remplies et il montre en quoi
3. Ce projet fait sens.
L’intert de reconstruire l’argument en ce sens est de voir si il tient la route et si les prémisses
doivent être acceptées. Il faut donc voir les supports des trois prémisses et voir les objections.
Par exemple on peut imaginer les objections d’un grand sceptique. Aussi, il faut voir si
Strawson a répondu aux objections.
Il pense que si on enlève certains concepts on ne peux plus concevoir le monde de la mm
façon (espace temps esprit corps connaissanec vérité signification,…) son projet est proche de
Kant mais n’a rien à voir avec la table des catégorie de Kant.
La méthode à adopter pour établir la liste des catégories n’est pas sure mais il y a une
démarche qui consiste à savoir si le schème peut survire à certaine modification. On peut faire
‘expérience d’un monde sans couleur, aussi un monde silencieux, mais il y a des limites aux
concepts qu’on peut enlever. Il y a des concepts sans lesquels on ne peut plus faire
l’expérience de ce qu’on appelle monde. Mais cette méthode ne fonctionne pas toujours et il a
une position de repli où il dit qu’il faut décrire les concepts qui font effeictvement partie de
notre exp du monde.
Est-ce que d’autres n’ont pas déjà décrit le SC ? (Aristote, Kant). Le SC ne change pas mais
les termes que nous employons pour le décrire change d’un époque à l’autre donc il faut le
redécrire à chaque époque.
08-03-22
Le 29-03 cours de 3h
Comment fait-on par le langage pour se référer à un objet défini ? Par des noms ! Mauvaise
solution qui conduit à des apories. Le paradoxe le plus évident dans la perspective de notation
canonique, dire « Pégase n’existe pas » ne peut être qu’une proposition nécessairement fausse.
Chez Russell, il s’agit d’éliminer les descriptions, ce ne sont pas de vrais noms propres mais
des formules quantifiées et une clause d’unicité.
Quine
La solution de Quine :
Elle est radicale, elle ne suit Russell que jusqu’à un certain point. Il ne va pas juste éliminer
les descriptions mais aussi les noms propres (terme singulier défini). Il dit que toute formule
où il y a un nom propre peut doit reformulée en une proposition canonique qui ne contient pas
de terme singulier défini. Nous n’avons pas besoin de cette catégorie problématique, on peut
s’en passer dans les sciences.
Le principe de substitutionalité/ généralisation existentielle
Quine arrive à une équivalence : tous les cas où une proposition où a apparait peut-être
remplacée par une formule quantifiée. C’est une règle d’élimination des noms propres. Cette
règle a déjà été faite par Wittgenstein dans le Tractatus mais Quine ne le dit pas. Mais ce qui
est nouveau c’est l’interprétation qu’en fait Quine car il en tire des conséquences décisives.
Quine dit que le =a ne contient aucun nom propre, c’est une illusion, le symbolisme nous
induit en erreur, c’est un terme général, un prédicat. On peut remplacer les noms propres au
profit de prédicat, donc effacer complètement les noms propres. Le « est » est un est copule,
prédicatif et non un est identité. Donc il met le nom propre dans une catégorie grammaticale
différente. Quine, sur ce sujet reproche à Strawson d’avoir mal compris son sujet.
1e conséquence : Les apories disparaissent.
Pégase est juste un prédicat avec une extension vide. Les apories chez Quine et Russell vient
du fait que les noms propres sont soumis à la règle de généralisation existentielle or c’est
problématique avec les noms qui n’ont pas d’objet. Alors que les termes généraux ne sont pas
soumis à la règle de généralisation existentielle. L’enjeu est de pouvoir dire quelque chose de
Pégase sans le faire sujet, donc sans faire d’un terme général vide un sujet. Ce reclassement
des noms propres est proche de l’élimination des DD chez Russell mais Quine va plus loin, il
va reclasser aussi les noms propres logiques (ceci). Les termes indicateurs (ceci,…) vont être
reclassés aussi comme des termes généraux. Cela va contre Russell (empiriste radical).
L’empirisme de Quine est plus libéral. Dans tous les cas, on peut remplacer ces termes en
termes généraux.
Conséquence plus générale
# 1 Que nous reste-t-il ? On trouve dans le langage canonique :
- Des opérateurs logiques
- Termes généraux (prédicats)
- Termes singuliers qui servent de sujet au prédicat. Ce ne sont pas des termes définis
(ils ont été relégués au rang de termes généraux) mais indéfinis.
Ou est la référence dans tout ça ?
Comment avoir un référence si on renonce aux noms propres logiques de Russell, qui nous
rattache ultimement à la référence. Selon Quine, nous n’avons plus que des termes singuliers
indéfinis :
- Il y a « Quelque chose » / quantificateur existentiel
- Il y a « Tout » / quantificateur universel
Il propose come Russell de se débarrasser du quantificateur existentiel car il peut être obtenu
par l’universel. La référence ne peut se trouver que dans la variable quantifiée. Mais ça pose
problème selon Quine car pris isolément, ces variables sont inaptes à supporter la référence,
ils n’ont pas de sens. Quine prend un exemple : « j’ai vu un lion ». Si on considère x, aucun
sens de dire que c’est un nom que j’attribue à un objet, que je me réfère à un objet en
l’appelant x. Quand je dis j’ai vu un lion, d’abord je prononce une phrase et elle est vraie si un
objet satisfait les 2 conditions satisfaites par la phrase. Donc je ne parle pas d’un lion mais de
termes généraux et d’une phrase. C’est l’escalade sémantique : on ne parle plus des objets
eux-mêmes mais des propositions.
Il déplace la question de la référence, il les repose hors du champ de la métaphysique vers
l’ontologie. Il dit que se demander à quels objets réfèrent une théorie, ce n’est pas aller hors
de la théorie pour voir ce qui correspond dans la réalité. C’est se demander si une théorie est
acceptable ou pas. C’est s’interroger sur la théorie elle-même. Il ne nous parle que de critère
pragmatique, il dit qu’une théorie est meilleure car
- Elle permet mieux la prédication
- Car elle est cohérente
- Plus simple
C’est là que réside la référence si cela à un sens de se dire si une proposition réfère ou non.
Donc il dit qu’on n’a pas à sortir de la théorie. Les quantificateurs existentiels supposent des
réalités, une certaine ontologie. Chaque théorie a ses engagements existentiels particuliers et
c’est en vertu des critères cités plus haut que l’une est meilleure car plus pragmatique.
« On what there is »/ Admettre qu’il y a des objets de tels ou tels types, ça n’a aucun sens sauf
si ça vient à parler d’une théorie car c’est la théorie qui est importante. Poser l’existence d’un
objet n’a de sens que si on accepte une théorie.
Si on veut se référer à des objets on ne peut le faire que par des variables liées.
Chez Quine : pas de schème conceptuel universel mais il s’intéresse au plus pragmatique.
Dewalque
Projet philo de Strawson
Au niveau de la métaphysique descriptive ; proche de la philo du langage ordinaire ; on peut
décrire un schème conceptuel universel. Il était obsédé par les notions de sujet et prédicat.
Question directrice : distinction entre logique/grammaire/ontologie : quelles sont les relations
entre les 3 ?
Il faut partir de 2 suppositions :
- Une compréhension du langage et de la pensée est impossible sans une compréhension
de ce qu’est la référence et la prédication.
- Référence et prédication obéissent à des règles distinctes qui ne peuvent être
confondues. Faire référence à un individu n’équivaut pas à asserter à un individu qui
ne correspond à certaine description. La référence dépend du contexte, elle est
distincte de la prédication. Il dit que Russell de ne pas voir l’aspect contextuel du
langage alors que la référence est une question de contexte.
Débat : on peut objecter à Strawson que la théorie des descriptions de Russell est sémantique,
donc ne prétend pas décrire le fonctionnement effectif des dd dans un contexte donné. Il n’a
pas pour objectif de voir la fonction pragmatique du langage. Donc la critique pragmatiste du
langage manque donc sa cible. Strawson répond que Russell ne peut pas passer complètement
sous silence la dimension pragmatique. Il admet en 2005 que ses objectifs étaient différents
que Russell.
Strawson va défendre la thèse du parallélisme d’une part parallélisme entre logique et
grammaire : la distinction logique référence prédication est parallèle à la distinction
grammaticale sujet prédicat. Aussi parallélisme entre distinction logique et distinction
ontologique particulier universel. Son idée est qu’il y a un sens à parler de parallélisme logico
grammatico ontologique. Le parallélisme entre logique et ontologie est plus central dans
Individuals alors que l’autre est plus centrale dans un autre ouvrage. Quand on lit Indi, on doit
distinguer entre les niveaux d’analyser donc pas confondre sujet et référence.
Est-il légitime de parler de parallélisme ? Cette idée de parallélisme est traditionnelle mais il
veut se demander de quel droit on pense qu’il y a un parallélisme. L’objectif de son livre est
de défendre une interprétation non stricte du parallélisme logico ontologique, c’est-à-dire
défendre que tous les individus ou objet de ref sont des particuliers et que tous les prédicats
logiques sont des universaux est l’interprétation stricte. Alors que Strawson dit que le
problème est qu’on peut se référer à des universaux (la sagesse est une vertu). Les options
dispos pour sauver la thèse du parallélisme :
- Montrer que ces énoncés peuvent être paraphrasés au moyen d’autre équivalent qui
font référence à des particuliers (option du nominalisme). Partir de l’idée que la
grammaire est trompeuse au lieu de dire la sagesse est/ on dit quiconque est sage est…
Donc c’est seulement en apparence qu’on se réfère à des individus.
- Strawson choisit l’autre option. L’option alternative est de dire que ces énoncés se
réfèrent vraiment à un universel, il ne faut pas faire preuve de zèle nomialisme. Il faut
assouplir ce parallélisme : on continue à défendre le parallélisme mais l’association
des différents niveaux est non exclusive. Les particuliers ne peuvent jamais être
prédiqué. Donc on ne peut avoir une phrase où on a un particuliers comme
prédicats// « est comme » est un prédicat à 2 places donc dans tous les cas, un
particulier ne peut pas être un prédicat. Mais certaines choses àà 2 places oeuvent faire
un bloc, des prédicats peuvent contenir un nom propre mais ce n’est pas un nom
propre exactement. L’interprétation assouplie est de dire dans la plupart des cas, les
objets de références sont des particuliers, mais les universaux peuvent aussi être des
objets de références. Donc tous les énoncés ne sont pas à propos de particuliers.