Pour l’action
L’APPRENTISSAGE
• Sport de haut niveau
• Education Physique
Coordonné par Michel Récopé
INTRODUCTION
L’apprentissage n’est jamais identique, et ne constitue pas
uniquement un changement dans le temps il s’agit d’aller vers un
mieux, un plus rapide, plus juste, plus précis
Notre intérêt : le pourquoi et le comment!
• Les caractéristiques de l’apprentissage :
– Développement dans un contexte (source et ressource) social
et normatif
– Il est différent d’une copie, d’une reproduction
– C’est un changement créateur, adaptatif
L’apprentissage augmente le répertoire de comportements
Apprendre n’est pas abordé comme une entité isolée mais comme une
activité adaptative en relation avec des conduites biologiquement
significatives
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Aspect nouveauté : l’apprentissage
• est différent d’une copie, reproduction
=> Il y a évolution des apprentissages (évolution des
besoins)
• le changement est créateur, adaptatif.
Les chercheurs tentent d’expliquer la capacité créatrice, la
nouvelle émergence, le changement de propriété (plus
puissantes)
BIO – LOGIQUE OU LOGIQUE DE LA VIE
- LA MORPHOLOGIE DE L’INDIVIDU
DÉPENDENT D’ÉLÉMENTS
- LE COMPORTEMENT
SIGNIFICATIFS QUI ONT
- LES RELATIONS
INFLUENCÉ LA VIE
L’apprentissage qui prend une valeur d’expérience significative,
adaptée aux besoins de l’individu ou de l’organisme
Exemple: l’enfant de 2 ans qui sait faire fonctionner le DVD, pousser le
tabouret pour aller dans l’armoire aux bonbons
Ce n’est pas uniquement en expérimentant que l’on apprend
il y a l’aspect significatif
Il faut donner du sens à l‘apprentissage P. Loriaux - Psychologie des apprentissages - HEPL
CHAPITRE I
Loi de l’effet
Les actions que produisent du plaisir ou de la
satisfaction sont favorables à la vie et sont
susceptibles d’être reproduite
Thorndike
Approche cognitiviste Approche bio- logique
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• 1 Approche cognitiviste
L’activité cognitive résulte de calculs au niveau du système nerveux central
Individu Indépendant Monde
extérieur
- Adaptation
- Evaluation des adaptations par rapport aux actions grâce à l’expérience
- Réajustement
• 2 Approche bio -logique
L’activité est produite par l’interaction de multiples composantes (= émergence) non
issue du SNC
Monde
Individu
extérieur
L’activité cognitive vise des états d’équilibre adaptatifs
Le corps est en évolution pour une meilleure adaptation avec son environnement
Par exemple : les Baleines ; Piaget et le constructivisme
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PIAGET ET L’ÉPISTÉMOLOGIE CONSTRUCTIVISTE
Les connaissances se construisent au cours des interactions
avec l’environnement, par un processus d’assimilation.
• L’organisme et le milieu sont indissociables
Si il y a besoin => assimilation
Si il n’y a PAS de besoin => pas d’assimilation
même si il y a pression par le milieu
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APPROCHE COGNITIVISTE DE L’APPRENTISSAGE
Apprendre c’est s’adapter au monde extérieur existant
indépendamment de l’individu
- Programme moteur identifie la situation et propose une
réaction
- Programme moteur généralisé
- Théorie de l’apprentissage moteur de Schmidt
Le monde extérieur serait perçu de manière identique par des
neurones du système visuel (rétine)
Importance de la perception
Exemple: le volleyeur doit, en défense, anticiper la trajectoire de
la balle pour proposer une réaction
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1. APPRENDRE C’EST CONNAITRE LE MONDE POUR S’Y ADAPTER
• Si on a une bonne mémoire, on pourra sélectionner les informations
pertinentes et donc obtenir une bonne représentation
Réussir c’est : sélectionner le bon programme et fixer les
paramètres
Comportement adéquat
Exemple au volley : la balle arrive ! doit on la prendre en passe haute ou en
manchette?
Définition des paramètres (variables et invariants) plus ils seront bien
réglés plus l’action sera efficiente
La qualité de la tâche est en relation directe avec l’efficacité de
l’apprentissage
Exemple l’introduction de la passe dans le jeu avec les partenaires
Le problème est imposé de l’extérieur, il n’y a pas une logique adaptative
de la part de l’individu.
L’apprentissage risque donc de disparaitre en situation globale (match
classique) P. Loriaux - Psychologie des apprentissages - HEPL
2. PLUS LES TÂCHES SONT ADAPTÉES PLUS IL Y A APPRENTISSAGE
Exemple : la tâche d’ajustement spatial : lancer la balle à quelqu’un
Seule une représentation préalable et claire du but poursuivi permet de
guider l’action
Il y a division en différentes tâches
I
de la qualité des consignes
.
• Seule une représentation préalable et claire du but à accomplir permet de guider
l’action
• Apprendre, devenir habile c’est réussir plus souvent une tâche avec une plus
grande certitude
L’expert a une bonne représentation du monde extérieur (indices pertinents) ainsi
qu’une bonne capacité de mémorisation
Tous les individus sont égaux dans les possibilités d’avoir une
I représentation fiable de la réalité
.
La dégradation du système nerveux ou des émotions a un impact négatif sur le
fonctionnement cognitif. Il faut en tenir compte dans son enseignement
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3. QU’EST-CE QU’ON APPREND QUAND ON ACQUIERT OU AMÉLIORE UNE
HABILETÉ ?
Selon la phase d’apprentissage :
1 – « des connaissances » mises en mémoire et de plus en plus
structurées (schémas, programmes moteurs)
2 – des connaissances qui se « procéduralisent »
3 – des règles d’utilisation de ces procédures
4 – une automatisation de l’utilisation des règles
Ce qui se traduit par :
- une augmentation de la part programmée du mouvement
- une diminution de la variabilité des informations programmées
- une intégration de plusieurs sources d’informations
P. Loriaux - Psychologie des apprentissages - HEPL M. LE HER - 2004 - UFRSTAPS -UAG
4. COMMENT ON APPREND DES HABILETÉS MOTRICES?
- Par la variabilité (à l’intérieur d’une classe de
tâches) (Schmidt, 1993) car renforce la mise en relation
des informations
- Par la pratique constante (pour une habileté fermée)
- Par la pratique aléatoire (Schmidt, 93) (théorie de
l’oubli)
- Par l’alternance pratique physique /imagerie
(Caliari & Co., 2003)
- grâce aux feedbacks (intrinsèques ou rajoutés)
- grâce à la répétition (Bertsch, 1995)
P. Loriaux - Psychologie des apprentissages - HEPL M. LE HER - 2004 - UFRSTAPS -UAG
APPROCHE BIO – LOGIQUE
DE L’APPRENTISSAGE
Principe d’émergence:
Apparition de propriétés globales inconnues au niveau des
composantes de ce système.
but : maintenir la vie
chaque espèce va développer ce dont elle a besoin pour survivre
(exemple : le ver de terre, la mouche et l’escargot)
La perception du monde varie selon ses besoins
Le monde est en interaction permanente avec l’organisme et
forme un tout indissociable
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1. THÉORIE DES TENDANCES
Le but est de maintenir ou de trouver un équilibre (états
préférentiels stables) L’organisme cherche alors dans son
environnement ce que a du sens pour lui et lui permet de
maintenir son état.
Les tendances orientent la sensibilité à l’environnement
La sensibilité (système d’affects)
= fondement bio-logique de la signification
La réaction adaptative = fondement bio-logique de l’action
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2. PERCEVOIR ET AGIR EN FONCTION D’EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES
catégorisation de ses expériences signifiantes en fonction de ce
qu’on peut retenir
Le monde est perçu instantanément
Une situation nouvelle est analysée en fonction des situations
antérieures puis catégorisée
L’action et l’apprentissage se basent sur les expériences
antérieures
« L’activité d’un organisme est régie par un système de tendances, de
mouvements biologiquement signifiants visant à maintenir ou retrouver
un équilibre adaptatif.
Les tendances orientent la sensibilité d’un organisme, et de ses relations
avec l’environnement, par l’intermédiaire d’un ensemble d’affect
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3. DE L’EXPÉRIENCE PERSONNELLE ET CONTEXTE CULTUREL :
DE L’ESPÈCE À L’INDIVIDU
Une seule image différentes perceptions
Exemple de l’enfant et du couteau
L’apprentissage équivaut à des expériences mémorables qui modifient le
système actuel vers un nouvel état adaptatif
Toure personne crée des tendances en relation avec les normes culturelles
et l’expérience
L’apprentissage = adaptation personnelle dans un contexte cultuel
Vivre des expériences mémorables qui modifient le système actuel
Viennent à l’insu de l’individu
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CHAPITRE II APPRENTISSAGE ET ACTION
Pas d’action sans apprentissage et pas d’apprentissage sans
action
L’apprentissage est une modification durable de comportement
Quels changement et pourquoi?
L’apprentissage varie selon le moment et les caractéristiques de
l’individu (histoire, vécu, morphologie)
• Accumulation de différentes choses
• Se base sur les tendances préalables (système complexe non
isolé et hiérarchisé)
• Établit de nouvelles relations stables
Il faut donc tenir compte des tendances dans l’analyse de
l’apprentissage
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1 DE L’ACTION À L’APPRENTISSAGE
Face à une situation critique, nous avons 2 manières de nous adapter pour rétablir
l’équilibre organisme / environnement
Amélioration de l’efficacité de son mouvement (quantitatif)
Modification globale de l’action (qualitatif)
2 COORDINATION DES TENDANCES PRÉALABLES
Analyse des coordinations articulaires (neuro-musculo-squeletiques)
Et modification de la structure mentale existante (état préférentiel antérieur)
Exemple au volley: rigidité du bras
• Relâchement progressif des ° de liberté
• Augmentation des angulations
• Dissociation des membres
L’apprentissage suppose une phase de perte de stabilité et suivi d’un nouvel état
stable
Exemple : le service au tennis
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3. TENDANCES ET FONCTIONS ADAPTATRICES
Les tendances :
définissent la perception des problèmes adaptatifs et l’action
Réclament différentes fonctions => actions différentes
Si on observe un changement de tendances => changement de fonctions et
d’actions
Exemple : un débutant au volley n’est pas satisfait de sa passe, il va donc
s’enganer dans une démarche d’amélioration du mouvement. Cette démarche
provoque de nouveaux apprentissages.
=> modification de l’orientation, du positionnement, dosage de la frappe,
attention,…
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2.4 SYSTÈME COORDONNÉ DE TENDANCES
Selon de point de vue bio-logique, il y a différentes tendances interconnectées
et hiérarchisées, parfois contradictoires.
Intégration
Réussite Protection Reconnaissance
action
respect
Les tendances peuvent être modifiées par apprentissage quel que soit leur
importance
Tout apprentissage qui change une tendance a un impact sur les
interconnections
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2.5 LA TENDANCE SUPÉRIEURE OU L’INTENTIONNALITÉ
Intégration
Réussite Protection Reconnaissance
action respect
Piaget et Bernstein nous indique qui existe une hiérarchie dans nos actions
quotidiennes.
Nécessité d’identifier la tendance supérieure qui la perception du
problème principal et déclenche l’action et les sous-tendances.
Exemple: mon ami est dans l’équipe et je préfère jouer avec lui
La tendance supérieure = intentionnalité
L’intentionnalité varie selon chacun et en relation avec son expérience
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2.6 LE COURS DE L’ACTION : COMBINAISON DE
PLUSIEURS TENDANCES
L’intention de départ oriente l’action vers la satisfaction
Exemple de 4 niveaux d’organisation défensive.
Volley Tennis
1. Attitude de garde ou non 1. Mise sous tension
2. Pré placement sur le terrain 2. Position de réception sur le terrain
3. Choix de la réception 3. Action coup droit, revers
4. Force et orientation 4. intensité
Le choix de la réception (type de segment) dépend des acquis et de
l’environnement (pré placement, trajectoire, intensité)
Ce n’est pas linéaire ou séquentiel. Il est possible de travailler chaque
tendance séparément ou non (les apprenants sont confrontés à des
difficultés diverses). Exemple: saut sur appuis après le service adverse
Création d’apprentissages spécifiques à chaque niveau d’organisation
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3 L’INTENTIONNALITÉ : À LA SOURCE DE L’APPRENTISSAGE
Exemple : le slalom au basket entre des cônes.
Quel est l’objectif général? Quel habilité pratique-t-on?
• Si l’individu éprouve un besoin, il y aura apprentissage
• Si l’intérêt de la solution adaptative n’est pas montré, identifié par l’élève, il
n’y aura pas d’apprentissage
• L’apprentissage doit viser : - le perfectionnement d’une action
I - Un changement global
.
Les cognitivistes postulent pour une juste représentation dès le départ alors
que les « bio-logiques » se basent sur un système auto organisé qui s’adapte
L’intentionnalité diffère selon les personnes les apprentissages aussi
Il faut donc insister sur l’importance d’identifier l’intérêt de ce nouveau
comportement dans la discipline pratiquée
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L’INTENTIONNALITÉ : À LA SOURCE DE L’APPRENTISSAGE
Dans la logique bio-logique, l’intentionnalité diffère selon les personnes
Différence dans les apprentissages
Exemple :
expérience antérieure montre une chute douloureuse aux barres parallèles
impact sur l’apprentissage
Par contre, dans l’approche cognitiviste:
les apprenants sont égaux dans les apprentissages
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2.8 CULTURE ET CHAMP D’ACTIONS ENCOURAGÉES
L’aspect génétique a il un impact important de sur le développement
locomoteur de la prime enfance?
Nous nous orientons vers une logique environnementale.
La valorisation de nouvelles acquisitions influence principalement le rythme de
l’évolution de l’enfant et le type de mouvement (station assise, marche, 4
pattes)
L’aspect génétique est une condition nécessaire mais non suffisante
Les tendances culturelles favorisent certains apprentissages dès le plus jeune
âge.
Les facteurs influençant ces apprentissages moteurs: l’expérience de l’espèce
humaine, de la culture d’appartenance et de l’histoire personnelle.
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CHAPITRE III GÉNÉRALISATION DES
APPRENTISSAGES
Toute situation est toujours différente
CAR – facteurs externes (contexte) : conditions climatiques, adversaire,…
– facteurs internes (individu) : Etat physique, mental
Y-a-t-il transfert dans l’activité ou généralisation des apprentissages?
Dans les clubs, j’apprends en reproduisant après je le mets en place dans une
situation proche.
On table sur un transfert! Mais dans quelle situation et sous quelles conditions?
Quel type de transfert ? Positif (tennis puis squash)
Négatif (hockey puis golf)
Rétroactif (influence nos apprentissages précédents)
Y-a-t-il des compétences incorporées? (capacité d’identifier les aspects essentiels
d’un contexte et d’en tenir compte) = Expertise
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CONNAISSANCES GÉNÉRALES OU
CONNAISSANCES CONTEXTUALISÉES
Nous replongeons dans le mythe du transfert automatique des compétences
d’une discipline à l’autre.
Dans les années 60, les étudiants ont suivi des programmes d’enrichissement
instrumental (PEI) qui visaient l’augmentation des capacités générales
Echec
Contextualisation des contenus pour augmenter les acquisitions
(mêmes générales)
Augmentation de la réalité signifiante
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LES SCHÈMES EN TANT QUE
CONNAISSANCES GÉNÉRIQUES
Un acte n’est jamais la réplique exacte du précédent exemple : fléchettes
Mise en place de schèmes = tendances prédisposant à percevoir et à
agir de manière similaire dans un ensemble de situations.
Schèmes = connaissances génériques qui organisent les conduites
Ils correspondent à ce qui est mémorisé dans l’expérience et orientent la
perception
Les souvenirs sont condensés et les schèmes des résidus
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CONTEXTUALISATION DE L’ACTIVITÉ
Selon F. C. Bartlett, les schèmes sont souples et dynamiques
donc modifiables avec l’expérience
différents les uns des autres mais proches dans leur exécution
Exemple : coup droit au tennis
Berstein illustre cette logique avec l’exemple des signatures
Variables et invariants
un schème permet une variabilité illimitée des actes
la qualité de l’apprentissage dépend de la capacité à moduler
l’apprentissage selon le contexte.
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LA GÉNÉRALISATION COMME
CONTEXTUALISATION DE L’EXPÉRIENCE
Expériences Connaissances
génériques
Contextualisation (selon les similitudes)
généralisation et action dans de nouvelles expériences
La généralisation est un processus adaptatif influencé par l’expérience :
Affective; culturelle; sociale; cognitive
Un apprentissage peut être sur ou sous généralisé
(exemple 2,39<2,4) enfants brésiliens
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APPRENDRE À GÉNÉRALISER
C’est souvent l’enseignant qui décide des action qui sont généralisables mais il
doit tenir compte de l’individu
exemple de la protection de balle
Si on ne sait pas comment utiliser l’acquis, il n’y aura pas apprentissage
En EPS, il faut travailler sur des connaissances génériques et l’élève
doit pouvoir permettre à l’apprenant d’identifier les similitudes entre les
différentes situations
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LES NIVEAUX DE GÉNÉRALISATION DE L’ACTIVITÉ
- Généralisation des apprentissages à diverses situations ?
2 positions à l’extrème
- Présence d’un schème responsable de l’intention de l’action qui est
généralisable à diverses situations
Exemple: l’intention de préhension => adaptable quelle que soit l’objet, la forme
Défense au volley
- Présence d’un schème responsable de la paramétrisation peu généralisable
Nécessité d’une pratique constante (entrainement au tir) conduites +
spécifiques
Exemple des 2 types de généralisation : coup droit dans diverses situations,
lift à 3 m du filet.
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ASSIMILATION ET GÉNÉRALISATION
Assimilation : processus par lequel l’organisme tend à se conserver lors de ses
interactions avec l’environnement
Elle est :
• Reproductrice et créatrice de schèmes
• Recognitive (reconnaissance de similarité avec des situations antérieures)
• Généralisatrice (englobe les situations nouvelles dans la structure existance)
Accomodation: modification des schèmes antérieurs face à une nouvelle
situation (adaptation)
Assimilation (stablilité)=> instablilité => accomodation des schèmes=>
stablilisation
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CHAPITRE IV APPRENDRE EN
COMPÉTITION ET À L’ENTRAINEMENT
Apprend on de préférence à l’entrainement?
Doit-on distinguer les apprentissages réalisés en match et à l’entraînement?
Comment développer la fonction exploratoire à l’entraînement?
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1. EXPLORER LE JEU ADVERSE
Série exploratoire et exécutoire Série exécutoire
Durée Recueil d’ Infos + points Marquer + Variation
Les unités significatives peuvent être regroupées en séries
Au cours des séries exploratoires, les joueurs cherchent à valider leurs
connaissances susseptibles de leur faire gagner le match
En fin de match : on observe des séries essentiellement de l’exécutoires pour
gagner des points
A l’entraînement, sommes nous efficaces dans l’aspect exploratoire?
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2. VÉRIFICATION D’UNE CONNAISSANCE CONSTRUITE
ANTÉRIEUREMENT
Lors des matchs antérieurs, nous recueillons de l’information.
Si l’information est toujours bonne => validation et exécution rapide
Si l’information n’est plus bonne => plusieurs tests (3 à 5) => modification
du comportement
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3. CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE CONNAISSANCE
SUR BASE D’UNE SEULE OBSERVATION
Si le test est positif (réussite) => il sera directement validé => exécution
Cela permet de limiter l’activité exploratoire mais l’information recuillie n’est
pas forcément fiable
4.CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE CONNAISSANCE SUR
BASE D’UNE GÉNÉRALISATION
Ces connaissances se basent sur des similarités perçues entre les situations
Le processus est plus long mais plus fiable et donc plus rentable
5.CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE CONNAISSANCE PAR
LA MISE EN RELATION D’AUTRES CONNAISSANCES
Les joueurs confrontent leurs connaissances préalables avec de nouvelles
observations
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6. APPRENTISSAGE AU COURS DE L’ENTRAINEMENT ET
EN COMPÉTITION
Lors de l’entraînement : travail technique
tactique (ex. : enchainement)
= développement de compétences
Il y a peu de recueil d’informations => en prévoir à l’entraînement
Lors du match : apprentissage en direct
interactions non définies enjeux
=> Création de nouvelles acquisitions en fonction de la situation
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7. APPRENDRE À IDENTIFIER LES PARTICULARITÉS DU
JEU ADVERSE À L’ENTRAÎNEMENT
Comment développer la compétence de lecture du jeu?
Utilisation d’outils : « grilles d’observations externes »
Difficulté de jouer et de remplir sa grille en même temps.
Objectifs: découvrir les points forts et faibles de l’adversaire
dans
le service,
le retour de service
la position de réception
…
Pendant l’entrainement, l’individu propose un thème (une manière de jouer)
et l’adversaire doit identifier en X points ce thème.
Progressivement les joueurs sont capables de dissimuler leur thème et
mettant en évidence un leurre exemple: je voue sur la position alors que c’est
le type de retour qui est mon objectif.
Attention : Tenir compte du niveau des joueurs
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8. APPRENDRE À TESTER L’EFFICACITÉ DES DIFFÉRENTS
COUPS À L’ENTRAÎNEMENT
Il est possible de proposer plusieurs manières de jouer en match
L’entraineur va proposer des séquences à thème dans lesquelles les joueurs
pourront tester le résultat des types de frape.
Ill faut à nouveau tenir compte du niveau des élèves.
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9. APPRENDRE POUR ET PAR LE MATCH
On propose différents types d’exercices qui progressent vers l’intégration de
compétences motrices dans des situations de plus en plus complexes.
But du jeu à thème:
• Ancrer les coups techniques
• Développer les compétences d’enquête
Méthode au travers de 4 types d’exercices :
réguliers coopération
semi-réguliers coopération (1 changement dans l’action puis reprise)
Semi-libres Coopération puis opposition les trajectoires sont définies
au début
A thème exemple: long de ligne
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CHAPITRE V
SUSCITER DES RAISONS D’APPRENDRE
Selon l’approche bio-logique, Enseigner = manipuler l’expérience
Ou créer des situations ou l’individu se trouvera en situation de non
satisfaction et voudra revenir à cet état d’équilibre
Adaptation et apprentissage
1. ANALYSER LE DOMAINE DE L’ACTIVITÉ SPORTIVE
Le champs d’action encouragé se rapporte aux relations entre individus et un
environnement.
Dans l’exemple du volley, c’est un jeu d’opposition sans contacts, avec une
coopération entre partenaires avec un ballon en mouvement permanent.
Il faut donc mettre en évidence dans son enseignement les relations
d’opposition et l’impact sur le jeu.
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2. L’ANALYSE DE L’ACTIVITÉ ADAPTATIVE EN SITUATION
Diverses attitudes apparaissent selon le joueur. Elles ne dépendent pas de
l’âge ni de leur niveau technique
Elles varient selon la perception de la menace et la nécessité d’y faire face.
3. S’INTÉRESSER À L’ÉTAT ÉMOTIONNEL DES JOUEURS
Il faut pas se baser sur ce qu’il fait (comportement ) mais pourquoi il le fait
(intentionnalité)
L’individu s’assigne des fonctions qu’il tend à remplir
L’état intentionnel de l’individu plus combatif augmente l’action dans le jeu
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4. REPÉRER L’ÉTAT INTENTIONNEL
Au volley, on rencontre divers niveaux d’intention: ils vont influencer les
interactions ainsi que les apprentissages
Non duelliste il attend que la balle arrive sur lui
Non duelliste il attend que la balle arrive dans sa zone
Semi-duelliste réactif à un problème de ses partenaires => action
Semi-duelliste préparation défensive en fonction de son poste
Duelliste prêt à toute menace d’attaque
Duelliste Il veut prendre toutes les balles
+ on est duelliste = on veut prendre la balle
L’enseignant doit viser l’état intentionnel le plus propice à l’apprentissage
Il est hiérarchisable
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5. FAIRE ÉMERGER UNE INTENTION DE DUELLISTE
Si l’élève a une intention de duelliste
1. Mobilisation de ses ressources
2. Variété de comportement plus importante
3. Création de nouveaux apprentissage pour répondre aux nouvelles
difficultés
Pourquoi?
1. Motif quantitatif : il mobilisera ses capacités pour répondre à ses besoins
2. Motif technique : Il devra proposer des réponses différentes suite aux
nombreuses circonstances du jeu
3. Motif adaptatif : si l’élève est en situation de déséquilibre, il tentera
adopter de nouveaux comportements
Exemple
Chez les débutants, on vise le jeu 1 avec 1 ou l’intentionnalité est de conserver
le ballon sans que celui-ci ne tombe au sol
Cela induit des apprentissages en mode de déplacement, nature des appuis,
manière de jouer la balle, la communication
Dans le 1 contre 1 l’introduction de défis provoque de nouveaux
apprentissages
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6. FAIRE SUIVRE DES EXPÉRIENCES MÉMORABLES
L’apprenant passe par différentes étapes en relation avec une situation de
référence.
Si il réussit, il y aura de nouvelles habilités
Il faut donc proposer des situations de référence qui semblent « faciles » pour
augmenter l’intérêt de l’élève
L’apprentissage sera facilité quand l’individu tente de surmonter une
insatisfaction pratique.
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7. IDENTIFIER LES CONDITIONS INDISPENSABLE AUX
ACQUISITIONS VISÉES
L’enseignant doit maitriser les différentes fonctions de l’activité. Il doit savoir
quand et pourquoi elles apparaissent.
Une nouvelle connaissance est mémorable si elle fonctionne.
Il ne faut pas exiger un comportement (jouer en collectif), il faut provoquer les
conditions d’un besoin.
Il peut y avoir d’autres raisons d’apprendre (motifs extrinsèques : famille,
estime de soi, … )
Pour obtenir une expérience mémorable :
Centration sur la capacité adaptative de l’élève
Recours à l’émotion, aux intentions
Connaissance de la signification des conduites dans les sports
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CHAPITRE VI APPRENDRE À ENSEIGNER L’EPS
• Postulat: il faut créer des conditions favorables à l’apprentissage
L’enseignant débutant vit des situations anxiogènes (stress)
Suite : aux interactions avec les élèves
aux connaissances d’expériences
à l’apprentissage
1) Il faut apprendre à gérer ses dilemmes
Exemple avec un atelier à risque: => baisse du rythme aux autres ateliers
Comment gérer ses difficultés?
Impacts sur la leçon: changement dans la gestion de la classe et apparition de
nouveaux comportements
2) Les élèves enseignent les enseignants apprennent
Beaucoup d’expérience des élèves => utilisation de toutes les failles
Peu d’expérience des profs => s’adaptent +- aux difficultés (laissent
passer)
=> On apprend sur soi-même
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3)Apprendre en (in) validant ses connaissances
Si l’action est réussie, elle est validée et réutilisée
Si l’action est ratée, plusieurs autres tentatives avant de la modifier
Le degré de validation des connaissances n’est pas définitif
4) Apprendre en construisant des éléments typiques
Dans la leçon vous identifiez des situations récurrentes et vous allez dès lors
proposer une réaction plus efficace.
5) l’apprentissage par l’auto-analyse
Grâce à cette auto-analyse, on perçoit les motivations de nos actes
Grâce au partage d’expériences on apprend:
À se connaître, s’exprimer
À comprendre le sens de nos actions
À rechercher, valider les actions les plus efficaces.
Enseigner = activité adaptative = apprentissage
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A) LES THÉORIES COGNITIVES DU CONTRÔLE MOTEUR
1 ) PRÉSUPPOSÉ DE BASE :
A) - L’ACTION (SPORTIVE) EST LA CONSÉQUENCE
D’OPÉRATIONS (COGNITIVES) EFFECTUÉES DANS LE SNC.
B) - L’INDIVIDU (LE SPORTIF) STOCKE EN MÉMOIRE,
MANIPULE ET UTILISE DES « CONNAISSANCES » POUR
AGIR.
CONNAISSANCES : « TOUTE STRUCTURE STABILISÉE EN
MLT. SAVOIR DE BASE POUR L’ACTION ET LA
COMPRÉHENSION »
RICHARD JF (1990) TRAITÉ DE PSYCHOLOGIE COGNITIVE. T2. DUNOD
M. LE HER - 2004 - UFRSTAPS -UAG
P. Loriaux - Psychologie des apprentissages - HEPL
c) - Une habileté motrice est commandée par quelque
chose, située en mémoire.
Ce quelque chose est appelé « programme »,
«connaissance », schéma ».
Il guide le lancement de l’action et sa correction
éventuelle
d) l’expert est quelqu’un qui a plus de « connaissances »,
de meilleurs « programmes » que le débutants
P. Loriaux - Psychologie des apprentissages - HEPL M. LE HER - 2004 - UFRSTAPS -UAG
C) THÉORIE DU SCHÉMA MOTEUR (SCHMIDT)
Définition
Un schéma (de rappel) :
ensemble de règles qui relient les paramètres d’un
mouvement (force, amplitude,durée) aux
caractéristiques de l’environnement dans lequel il se
déroule.
Il sert à générer les caractéristiques du mouvement à
venir
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LES THÉORIES COGNITIVES
A) LES THÉORIES DU PROGRAMME MOTEUR (PM)
1) Un PM = « connaissance » (une structure interne) qui pré-existe au
mouvement
2) « C’est l’agent qui détermine les muscles à se contracter, ainsi que l’ordre
et la durée de leur contraction » (Schmidt, 1993 p. 90)
3) « quelque chose » qui commande la production d’un mouvement et son
pilotage
Idées :« toutes les caractéristiques de chaque mouvement seraient
programmées au niveau central » :
- la vitesse
- l’amplitude de contraction de chaque muscle
- la force
- la direction de chaque mouvement
Mais : - énorme quantité de stockage et contraire au principe d’économie
qui gouverne le système humain
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LE PROGRAMME MOTEUR GÉNÉRALISÉ (PMG)
2 aspects
b1) un système d’invariants
Ce sont des relations spatiales et temporelles
stables entre des parties d’une classe de
mouvements
- Ordre des déplacements des segments
- Amplitude relative de chaque séquence
- Durée relative de chaque séquence
b2) des paramètres (variables)
- la durée absolue
- l’amplitude absolue
- le type de segment utilisé
exemple : lancer franc
b3) En outre : idée que stockage d’informations
relatives :
- aux résultats
- aux sensations et informations associées au résultat.
b4) Et possibilité de corriger erreurs grâce aux rétro-
actions qui sont comparées à ces informations stockées
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