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Goupe Office Cherifien Des Phosphates Pole Chimie

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‫ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ الﻤكتب الشريف للفﻮسفاط‬

GOUPE OFFICE CHERIFIEN DES PHOSPHATES


POLE CHIMIE

RAPPORT DE STAGE

Par
Oumaima El Haji

Responsable de Stage :

Parrain :
M.Saber Amine

1
SOMMAIRE
 Liste d’abréviation
 Liste des tableaux
 Résumé
 Introduction : Présentation générale
1. Présentation du groupe OCP
2. Historique
3. Implantation
4. Fiche technique de l’ocp
5. Domaine d’activité
 Production d’acide sulfurique
 Production d’acide phosphorique
 Production des engrais
 Production d’électricité

2
Liste d’abréviation
OCP Office chérifien des phosphates
EMAPHOS Euro-Maroc Phosphore
PAKPHOS Pakistan Maroc Phosphore
IMACID Indo-Maroc Phosphore
ODI Owner Direct Investment
MP Maroc Phosphore
ACP Acide phosphorique marchand
APP Acide phosphorique purifié
MAP Mono-Ammonium Phosphate
DAP Di-Ammonium Phosphate
NPK Engrais complexe
NPS Ammonium Sulfo-phosphate
TSP Triple superphosphate
Analyse Des Risques aux Postes
ADRPT
de Travail
HME TAMCA haute maitrise de l’entité
Groupe de travail constitué des
GT membres désignés par le
responsable de l’entité
PC Personnel concerné
PCV Perspective Cycle de Vie
APS Activités, Produits et Services
AE Aspect Environnemental
IE Impact Environnemental

3
Aspect Environnemental
AES
Significatif
Programme de Management
PME
Environnemental
HSES Responsable HSE Site
HSEE Responsable HSE Entité
RE Responsable Entité
RP Responsable Processus
Ren Responsable Environnement Site

 Tableau 4 : Evaluation de la gravité


 Tableau 5 : Evaluation de la probabilité
 Tableau 6 : Evaluation du score de risque
 Tableau 7 : Evaluation de la fréquence
 Tableau 8 : Evaluation de la gravité
 Tableau 9 : Evaluation de la sensibilité
 Tableau 10 : Evaluation de la maitrise
 Tableau 11 : Niveau pour avoir une criticité acceptable
 Tableau 12 : limite de significativité
 Tableau 13 : Situation d’urgence
 Tableau 14 : Evaluation des aspects et impact environnementale
 Tableau 15 : Action de prévention proposées

4
Résumé

Dans le cadre de sa politique de garder son rang de leader sur le marché du


phosphate, le groupe OCP s’engage dans l’amélioration continue des procédés et
des performances de production.

Le présent travail consiste en une contribution à la maitrise du standard d’Analyse


des risques aux postes de travail au niveau de l'atelier phosphorique et plus
précisément au sein de la ligne E, en vue d’améliorer les performances de la
section Attaque-Filtration. Pour ce faire, nous essayerons d’atténuer et limiter ces
accidents et améliore des plans d’action appropriés.

Une Analyse environnementale a été réalisée, afin de pouvoir déterminer les


aspects environnementaux les plus significatifs. La maitrise des ASE dans la cuve
d’attaque dépend de la connaissance de plusieurs paramètres tels que : la nature
des déchets produits associés à leurs différente origine et l’amélioration des plans
d’action appropriés.

5
Introduction

L’économie actuelle impose aux entreprises de s’adapter à un marché


concurrentiel fort et développer ses performances, car cela permet à l’entreprise
de devenir leader sur le marché mondial. Ceci en améliorant la qualité de ses
produits.

Après le lancement du nouveau procédé Jacobs qui utilisent la pulpe de phosphate


dans la production d’acide phosphorique par voie humide, la nouvelle stratégie du
groupe OCP vise l’amélioration de la qualité de ses produits phosphatés, et la
performance de ses unités de production. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre
projet de fin d’études, qui consiste à maitriser le procédé de production d’acide
phosphorique savoir son rendement chimique et appliqué les systèmes
management de sécurité et de l’environnement adopter dans l'atelier phosphorique
et plus précisément au sein de la ligne E.

Ce rapport présente le travail réalisé tout au long de notre projet de fin d’études,
et qui contient :

Le chapitre 1 est consacré à la présentation générale du groupe OCP et de la


ligne E.
Le chapitre 2 décrit le procédé de fabrication de l’acide phosphorique au sein
de la ligne E (procédé JACOBS).
Le chapitre 3 est consacré au déploiement du standard ADRPT « Analyse des
risques aux postes de travail » qui est devenu pour l’OCP une valeur et une
priorité dans le but d’atteindre « zéro incident ».
Le chapitre 4 traite le déploiement d’une analyse environnemental de l’unité de
production d’acide phosphorique 29% (ligne E)

6
Chapitre 1 :

Présentation Générale

I. Présentation du Groupe OCP


Un des leaders mondiaux sur le marché du phosphate et ses dérivés, l’Office
chérifien des phosphates OCP opère sur les cinq continents et dispose des plus
importantes réserves de phosphate au monde. Avec plus de 90 ans d’expérience
dans la mine et 45 ans en chimie, OCP offre l’une des plus larges gammes de
roche pour divers usages. Premier exportateur de phosphate brut et d’acide
phosphorique dans le monde et l’un des principaux exportateurs d’engrais
phosphatés, OCP joue un rôle central dans ses régions d’implantation et emploie
directement près de 20 000 personnes ce qui le place dans le peloton de tête des
plus grands employeurs du Royaume. Première entreprise industrielle du Maroc,
OCP contribue substantiellement au développement de l’économie nationale par
le biais de ses exportations (24 % des exportations nationales). En outre, OCP

7
apporte un soutien indéfectible à l’agriculture marocaine en général et aux PME
en particulier, dont le développement impacte significativement la richesse
nationale.

Onze sites de transformation :


 Maroc Phosphore I et II à Safi ;
 Maroc Chimie I et II à Safi ;
 EMAPHOS (Euro-Maroc Phosphore) à El Jadida ;
 Maroc Phosphore III et IV à El Jadida ;
 PAKPHOS (Pakistan Maroc Phosphore) à El Jadida ;
 JFCV (Bungee Maroc Phosphore auparavant) à El Jadida ;
 IMACID (Indo-Maroc Phosphore) à El Jadida ;
 Les quatre projets ODI (Owner Direct Investment) à El Jadida et Safi.

Les Trois principaux Produits de l’OCP


L’OCP maîtrise toute la chaîne de création de valeur de l’industrie de phosphate
: extraction et traitement du minerai, transformation de cette matière première en
un produit liquide intermédiaire, l’acide phosphorique, et fabrication des produits
finis par concentration et granulation de cet acide ou par purification : engrais,
acide phosphorique purifié.
1) Le phosphate brut
Le phosphate brut est exploité pour son contenu en phosphore.
2) L’acide phosphorique
- Il est obtenu par réaction de l’acide sulfurique avec le calcium de phosphate.
L’acide phosphorique purifié est, lui, destiné à des applications alimentaires et
industrielles.

3) Les engrais
- OCP produit quatre types d’engrais à partir de l’acide phosphorique : le DAP
(qui est l’engrais le plus courant), le TSP (engrais exclusivement phosphaté), le

8
MAP (engrais binaire à deux éléments fertilisants : phosphore et azote) et le NPK
(engrais ternaire à base d’azote, de phosphore et de potassium).

1.Historique
Crée le 7 août 1920, le Groupe Office Chérifien des Phosphates joue un rôle
important sur le plan économique et social du pays. Il détient le monopole de la
recherche, de l'exploitation, de la valorisation et de la commercialisation du
phosphate et de ses dérivés. L’exploitation des gisements des phosphates a été
effectuée comme suit :
 En 1921 : L’exploitation du phosphate a démarré dans la région d’Oued Zem.
 En 1931 : Le groupe OCP a mis en production le gisement de Gan tour par
L’ouverture du centre du Youssoufia ;

9
 En1965 : Construction du complexe Maroc chimique à Safi.
 En 1972 : L’ouverture de l’exploitation des gisements de Ben guérir
 En 1976 : Démarrage de Maroc Chimie II (Safi) ;
 En 1982 : Début des travaux de construction du complexe chimique MP III-
IV à Jorf Lasfar
 En1985 : Création du pôle industriel à Jorf Lasfar.
 En1986 : Démarrage des différentes lignes d'acide sulfurique et d'acide
phosphorique du Maroc Phosphore III-IV.
 En 1987 : Démarrage des lignes d'engrais du Maroc Phosphore III-IV
(Octobre-Décembre).
 En 1998 : Démarrage de la production d’acide phosphorique purifié Emaphos
,Jorf Lasfar), le 31 janvier. Le groupe OCP obtient le prix national la qualité
 En 1999 : Démarrage de la production d’acide phosphorique de l’usine
d’Imacid à Jorf Lasfar ;
 En 2004 : Création de la Société "Pakistan Maroc Phosphore".
 En 2008 : Démarrage du Pakistan Maroc Phosphore à Jorf Lasfar (PMP).
 En 2009 : Démarrage de Bunge Maroc Phosphore à Jorf Lasfar (BMP).

2. Implantations

■ L’activité Mines a pour principale mission l’extraction, le traitement,


l’enrichissement et la livraison du phosphate aussi bien aux Industries Chimiques
(Safi et Jorf Lasfar) qu’à l’exportation via les ports de Casablanca, Jorf Lasfar,
Safi et Laâyoune.
Les bassins phosphatés marocains sont répartis comme suit :
Bassin des Oulad Abdoun dans la région de Khouribga ;
Bassin de Gantour dans la région de Youssoufia ;
Bassin de Oued Eddahab dans le Sahara marocain ;
Bassin de Meskala dans la région d’Essaouira [1].
■ La carte des principaux sites d’implantation au Maroc se présente comme suit :

10
Figure 1: carte des principaux sites d'implantation du groupe OCP

3. Fiche technique de l’OCP

Raison sociale : Office Chérifien des Phosphates OCP


Numéro du registre de commerce : Casablanca 40.327
Date de création : Dahir du 07/08/1920
Mise en place de la structure du groupe : Juillet 1975
Siège social : Angle Route d’El jadida et BD de la Grande Ceinture
B.P 5196 Casa Maarif -Casablanca-
Président Directeur Général : M. Tarrab
Secteur d’activités : Extraction, valorisation et commercialisation de
phosphate et produits dérivés.

Figure 2 : Fiche technique OCP

11
4. Domaine d’activité

4.1 Production d’acide sulfurique

L’acide sulfurique est un mélange de trioxyde de soufre et de l’eau, C’est


un liquide lourd, huileux, corrosif et miscible aux l’eau. Il est utilisé par les
industries chimiques comme agent d’attaque des phosphates minéraux au
cours de la fabrication d’acide phosphorique.

4.2 Production d’acide phosphorique

L'acide phosphorique sous forme de solution aqueuse est utilisé dans plusieurs
industries tel que :
 La fabrication d'engrais superphosphates.
 La synthèse de détergents et de diverses formes de phosphates
 Le décapage et le traitement antirouille de surfaces de métal.
 Le nettoyage des surfaces métalliques et autres surfaces dures telles que les
tuiles et la porcelaine.
 Le nettoyage des équipements de production de l'industrie alimentaire.
 Les liants pour les matériaux réfractaires et céramiques.
 Les produits de nettoyage tels que les détartrants pour cuvettes et urinoirs et
les produits à polir le métal.
Ce dernier (H3PO4) est produit à partir des phosphates naturels au moyen de
deux grandes catégories de procédés : thermique et humide
- Les procédés par voie thermique, dans lesquels l’acide phosphorique est produit
à partir du phosphore, ces procédés ont l’avantage de produire un acide de très
bonne qualité, mais avec un coût énergétique très élevé. Il consiste à oxyder
P2O5 qui est ensuite hydraté pour obtenir finalement de l’acide phosphorique
H3PO4.

12
 Les procédés par voie humide, dans lesquels l’acide phosphorique est
obtenu par attaque directe du phosphate minéral par un acide fort avec formation
de l’acide phosphorique et de sulfate de calcium qui précipite. Ces procédés sont
largement utilisés dans le monde du fait qu’ils donnent un acide de faible prix de
revient.
Le phosphate contient principalement du phosphate de calcium (Ca3(PO4)2),
sous forme de fluor apatite (Ca10(PO4)6F2). C'est à partir du phosphate de
calcium qu'est produit l'acide phosphorique. D’où la nécessité de son attaque
avec l’acide phosphorique moyen afin de le transformer en phosphate mono
calcique, et par la suit sa réaction avec l’acide sulfurique pour produire l’acide
phosphorique28%.
Le phosphogypse est un sous-produit de la fabrication d’acide phosphorique,
obtenu par attaque du phosphate naturel, à l’acide sulfurique selon la réaction
suivante :
𝐶𝑎3 (𝑃𝑂4) 2 + 6𝐻2𝑂 + 3𝐻2𝑆𝑂4 → 2 𝐻 +3 𝑃𝑂 4 + 3 (𝐶𝑎𝑆𝑂 4, 2 𝐻 2 𝑂) +
chaleur Q

Tableau 1 : Composition chimique de phosphate brute


Constituant % en poids
chimique
30.83
P2O5
51.24
CaO
6.79
CO2
1.60
SO3
3.80
F

13
2.22
SiO2
0.09
K2O
0.98
Na2O
0.40
MgO
0.41
Al2O3
0.27
Fe2O3
1.8
H2O

4.3 Production des engrais


Les engrais sont des produits azotés utilisés dans le domaine agricole comme
produits de base pour enrichir le sol et donner aux plantes leurs besoins en azote,
potassium, phosphore et autres éléments nécessaires pour leur croissance. Le
pôle chimie du groupe OCP produit les types d’engrais suivant :
 Triple super phosphate (TSP), NPS (ammonium Sulfo-phosphate);
 Amono-sulfo-phosphorique (ASP), mono-ammonium phosphate (MAP) ;
 DiAmmoniac phosphate (DAP) ; NPK (engrais complexe) ;
 APP (Acide phosphorique purifié).

4.4 Production d’électricité


Au cours de la fabrication d’acide sulfurique, la réaction exothermique de
combustion de soufre, libère une grande quantité d’énergie, cette énergie est
utilisée pour produire de la vapeur d’eau qui sert à actionner les turbosoufflantes
des ateliers sulfurique et les alternateurs de la centrale thermique (production
d’électricité).

14
II. PRESENTATION GÉNERALE DE LA LIGNE
1. Actualités du Groupe OCP
Dans le cadre d’une politique adoptée par le Groupe, et qui accorde beaucoup
d’intérêt à la gestion des ressources naturelles et humaines et à l’environnement,
le groupe OCP vise la réalisation de nouveaux projets phares parmi lesquels, Le
transport du minerai sous forme de pulpe de phosphate par le moyen de pipelines
de Khouribga jusqu’aux unités de production à Jorf Lasfar (de même pour Safi,
un pipeline qui relie les minerais de Gantour (Youssoufia & Benguérir) au
complexe chimique) ;Parmi les nouveaux projets que le groupe ocp créé:
L'atelier de production d’acide phosphorique la ligne E ; qui produit 1500 tonnes
par jour

2. Présentation de la ligne E
La ligne E est un atelier de production phosphorique 28, qui a démarré en 2014
au sein du complexe industriel Jorf Lasfar, qui a des avantages suivants :
 La disponibilité des matières premières et des conditions favorables pour la
production.
 La proximité du port avec un grand tirant d’eau
 L’alimentation en eau de mer et eau douce sur de faibles distances
 L'alimentation de l'acide sulfurique
 La dotation de site de grandes facilités industrielles
Edifiée sur une surface de 18 ha, et pour assurer une production de 1500
tonnes/jour d’acide phosphorique, la ligne E dispose d’un ensemble d’ateliers
qui rassemblent leurs biens et services produits et les orientent vers un même
objectif : améliorer la production d’acide phosphorique en améliorant les
conditions du travail et les performances de l’installation pour aboutir à un
produit de qualité.

15
Figure 3: Ligne E en 3D

16
Figure 4: Vue de la ligne E

Chapitre 2 :

Description du procédé de
fabrication d’acide
phosphorique au sein de la
ligne E (procédé JACOBS)

17
I. Description du procédé JACOBS de la ligne E
Une nouvelle ère qui vient de s’ouvrir pour l’exploitation des phosphates au Maroc. La mise
en place du slurry pipeline qui impacte grandement les capacités de production du premier
exportateur de phosphate au monde. La pulpe arrivant avec un taux de solide de 55% est alors
livrée dans des bacs de réception et maintenue en agitation pour éviter sa décantation,

Figure 5:Conduit slurry pipeline


L’acide phosphorique est le principal dérivé de la chimie de phosphore, il tire son importance
du fait qu’il est utilisé dans plusieurs procédés, notamment : les engrais, les détergents,
l’alimentation animale, les insecticides, les huiles lubrifiantes, etc.… Les principales sources
du phosphore sont les minerais phosphatés tels que les phosphates d’aluminium et ceux de
calcium où on extrait le majeur parti du phosphore et de ses dérivés.

II. Procédés de fabrication de l’acide phosphorique


Le but général de l’atelier phosphorique c’est la production de l’acide phosphorique concentré
à 29% en P2O5. Le procédé utilisé à Jorf Lasfar est le Procédé JACOBS il est caractérisé par
une installation simple répartie en Quatre étapes : réception de pulpe, épaississement, l’attaque-
filtration, le stockage de l’acide 29%. Au Maroc Phosphore III et IV,

1. Procédé JACOBS
La ligne E destinée à la production de l’acide phosphorique à 28% en P2O5 comprend trois
sections principales :
- Section de l’épaississement
- Section Attaque
- Section Filtration

18
Figure 6 : Schéma des étapes du procédé JACOBS

1.1 Section de l’épaississement


Le pompage de la pulpe des bacs de réceptions vers l’épaississeur est assuré par des pompes à
travers une gouttière, de façon tangentielle, nous y ajoutons un floculant et l’eau résultant de la
décantation pour la diluer, tout en gardant le mélange en agitation.

La pulpe, étant plus dense, se décante au fond du bac, et l’eau monte en haut et devient de plus
en plus claire. Tout ceci est assuré par l’épaississeur qui se compose d’un racleur, entrainé par
4 moteurs qui contribuent à l’évacuation de cette pulpe dans le cône de décharge (voir la figure
7 ci-dessous),

19
Figure 7 : Schéma de principe de l'épaississement

L’épaississement : permet d'accroître la concentration en solides de pulpe de phosphate de 55%


à 65% avant son alimentation à l'étape de l'attaque et de filtration. Et permet de réduire de 10%
de L’eau.

1.2 Section d’attaque filtration


La section attaque-filtration est composée d‘une cuve d‘attaque, une cuve de digestion, un
système de refroidissement, un système d‘extraction et lavage des gaz, deux filtres de séparation
solide-liquide et deux systèmes de création de vide.

a) Cuve d’attaque

Elle est constituée d’une seule cuve agitée dans laquelle s’effectue la réaction d’attaque du
phosphate par l’acide sulfurique en présence d’acide de retour venant de la filtration. Cette
réaction produit de l’acide phosphorique liquide et du gypse solide, ce qui permet de séparer le
produit désiré du sous-produit de la réaction par une simple filtration.

La cuve est équipée d’un agitateur central qui assure l’homogénéisation, trois disperseurs
d’acide sulfurique et des refroidisseurs pour le refroidissement de la bouillie. Ce
refroidissement s’effectue par balayage d’air qui évacue les effluents gazeux de la cuve vers le
circuit d’assainissement comportant une venturi et une tour
de lavage pour subir un lavage par l’eau avant d’être évacués par la cheminée. Cette eau
récupérée est utilisée pour le lavage des toiles des filtres

20
Figure 8 : Circuit de la pulpe dans la cuve d'attaque

La pulpe de phosphate contenant 65% de solides alimente le premier compartiment où elle est
diluée par un volume important d‘alimentation recyclé de la cuve de digestion.
Cette alimentation, bien agitée dans le premier et le deuxième compartiment, passe au
troisième compartiment où l‘on fait entrer de l‘acide sulfurique qui, avant son introduction
dans la cuve d‘attaque (troisième compartiment), est mélangé dans un diluant avec l‘acide
recyclé (18%) venant de la filtration, afin de faciliter la dispersion dans le réacteur.
L‘attaque est effectuée dans le troisième et le quatrième compartiment. Le mélange passe
ensuite au cinquième compartiment où il est attaqué de nouveau par une quantité d‘acide
sulfurique diluée dans un deuxième diluant par l‘acide recyclé, le mélange est envoyé au
sixième compartiment où l‘on agite encore afin d‘améliorer la digestion du minerai.
La bouillie passe après au septième compartiment (compartiment central) où elle est agitée
avant de passer au huitième compartiment qui alimente le système de refroidissement (flash
cooler). Après son refroidissement, la bouillie recyclée du Flash cooler est introduite dans le
premier compartiment de la cuve de digestion (de maturation).

b) Système de refroidissement sous vide Flash cooler


Les réactions chimiques se produisant dans la cuve d‘attaque ainsi que la dilution de l‘acide
sulfurique 98%, étant exothermiques, donc il est nécessaire de refroidir la bouillie afin de
maintenir le réacteur à une température de l‘ordre de 82°C. Ce refroidissement est réalisé dans
un système composé principalement des unités suivantes :
 Un évaporateur à bas niveau ;
 Un Pré condenseur ;
 Un Condenseur ;
 Une pompe à vide ;
 Deux pompes de circulation.

21
L‘évaporation d‘une certaine quantité d‘eau hors de la bouillie, sous un vide de 275 mm Hg,
provoque l‘effet de refroidissement souhaité.
Les vapeurs quittant l‘évaporateur sont condensées au moyen de l‘eau de mer dans le
condenseur à contact direct. Avant d‘être condensées, ces vapeurs passent dans le pré
condenseur où elles réchauffent l‘eau destinées au lavage des toiles du filtre ; cette eau étant de
l‘eau industrielle ayant servi au préalable au lavage des gaz de la réaction dans le système de
lavage des gaz.

C) Section de digestion
Le but de la digestion est d‘augmenter le temps de séjour et d‘améliorer la cristallisation du
gypse pour faciliter l‘opération de filtration. Dans ce sens, l‘usine dispose d‘un digesteur
cubique cloisonné en quatre compartiments.

d) Système de lavage des gaz


Afin d‘éviter au minimum les émissions de fluorure à l‘atmosphère, la ligne E dispose d‘un
système de lavage des gaz composé d‘une tour d‘assainissement sous forme d‘un
parallélépipède horizontal avec une ouverture des gaz non condensés.

e) Section filtration
La bouillie d’attaque est alimentée vers deux filtres horizontaux à cellules basculantes sous
vide. La sortie des cellules on obtient l’acide phosphorique 28% P2O5 et le gypse. Le gypse est
finalement lavé à l’eau de procédé et déchargé, par rotation de la cellule basculante, dans une
trémie arrosée d’eau de mer devant servir à son évacuation vers la mer. L’acide phosphorique
titre alors 28% P2O5, est acheminé vers une unité de stockage l’étape de filtration est définie
comme une séparation solide-liquide, l’objectif principal de cette opération est de récupérer la
phase liquide qui est l’acide produit et de se débarrasser des phospho-gypes solides. La section
se compose de deux lignes de filtration sous vide filtre PRAYON A et B Les filtres PRAYON
(figure 9) possèdent six secteurs : pré-secteur, secteur fort, secteur moyen, secteur faible,
secteur très faible et secteur de lavage des toiles.

22
Figure 9 : Schéma simplifié du Filtre PRAYON

La bouillie arrivant de la cuve de maturation est acheminée jusqu’au pré-secteur ’

Figure 10 : les secteurs du Filtre PRAYON


1.3 Concentration de l’acide
L’acide phosphorique titrant 28% P2O5 est acheminé vers 4 échelons de concentration pour
atteindre un titre de 54% P2O5 et devenir un acide marchand répondant aux exigences des
clients. L’opération de concentration se fait par le chauffage indirect de l’acide par la vapeur
basse pression au niveau d’un échangeur tubulaire en graphite. Cette opération est suivie par
une évaporation sous vide. L’acide produit passe ensuite vers une unité de stockage constituée
par deux bacs de décantation, deux bacs de stockage et d’un bac de transfert vers la station de
chargement des navires.

23
Chapitre 3 :
Analyse du risque au
poste de travail selon le
standard « ADRPT »

24
A nos jour la sécurité au sein des industries joue un rôle très important dans le développement
industriel ce qui exige à l’industrie de s’adapter à une amélioration continue concernant
l’hygiène ; la sécurité et la sauvegarde de la santé au travail des personnes ; pour cela Le
groupe OCP a adopté une approche participative s’appuyant sur l’établissement de plusieurs
standards de sécurité avec un objectif « 0 accident ». Durant notre projet de fin d’études, nous
avons toujours visé de s’intégrer dans les tâches systématiques de l’organisme et adopter sa
politique dans le travail. C’est dans ce cadre, que nous avons décidé de s’impliquer dans la
démarche sécuritaire de l’OCP et ceci en appliquant quelques standards au sein de la ligne E,
lieu de déroulement de notre stage. Les standards établis au sein de l’OCP se divisent en des
standards opérationnels et des standards de gouvernance, et se présentent comme suit.

1. Standards opérationnels
1.1 ADRPT : Analyse des risques aux postes de travail
Dans le cadre de l’objectif « Zéro accident », ce standard ‘‘ADRPT’’ permet de définir la
méthodologie à suivre afin de maitriser les risques liés aux postes de travail, à travers
l’identification des risques, leur évaluation et leur mitigation. Il constitue une donnée d’entrée
pour l’établissement et/ou la mise à jour des instructions de travail et des modes opératoires.

1.2 TH : Standard travail en hauteur


Ce standard ‘‘Travail en hauteur ’’ permet de définir les exigences et les moyens à mettre en
œuvre lors d’interventions pour lesquelles il existe un risque de chute de hauteur de personnes
ou d’objets. Il constitue une donnée d’entrée pour l’établissement et/ou la mise à jour des
instructions de travail et des modes opératoires.

1.3 Standard de consignation


C’est l’ensemble des dispositions (séparation, condamnation, signalisation, vérification / test
et dissipation) permettant de mettre et demain tenir en sécurité une machine, un appareil ou une
installation de façon qu’un changement d’état (remise en marche de la machine, fermeture du
circuit électrique, ouverture de la vanne, etc.) soit impossible sans l’action volontaire de tous
les intervenants. Des procédures de consignation d'appareils électriques et des installations
(toute type d’énergie que ce soit électrique, mécanique, chimique, etc.) doivent être appliquées
avant d’engager tout travail.

1.4 Standard espace confiné


Ce standard définit les mesures minimales à respecter pour toute pénétration dans un espace
confiné afin d’éviter tout accident ou incident. Il est applicable dans tous les sites OCP y
compris, les sous-traitants et visiteurs ayant à pénétrer dans des espaces confinés appartenant
au groupe OCP.

2. Standards de gouvernance

25
2.1 EVEPS : Engagement Visible Exemplarité et pilotage de la
Performance HSE

Ce standard définit les actions à mettre en œuvre par les managers des sites et entités du groupe
OCP dans le domaine HSE (Hygiène, Sécurité et Environnement) pour :
 Démontrer leur engagement visible et exemplaire ;
 Piloter la performance ;
 Promouvoir une culture HSE.

2.2VOSE : Visite et Observation Sécurité et Environnement


Le standard « Visite et Observations Sécurité et Environnement » est un levier
pour atteindre et maintenir l’objectif « ZERO » accident et incident. Objectifs du
standard :
 Mener des observations de personnes à leurs postes de travail, sur les
conditions, pratiques de travail, comportements sûrs ou dangereux ;
 Engager un dialogue interactif et positif sur les observations en rapport avec la
sécurité ou l’environnement
 Prendre des actions immédiates pour arrêter toute situation ou acte dangereux
;
 Faire une restitution à chaud des observations et recommandations avec le
responsable direct du secteur visité pour qu’il puisse définir des actions
supplémentaires.

-En ce qui concerne les standards opérationnels durant notre stage, nous nous
sommes focalisées à améliorer la sécurité au niveau de la section attaque-
filtration qui connaissait plusieurs transgressions. Nous avons alors appliqué le
standard ADRPT qui consistent à établir des analyses de risques pour les tâches
réalisées au niveau de cette section. Par la suite, nous avons élaboré de nouveaux
modes opératoires de ces dernières qui ont été communiqués au personnel de la
ligne. Afin d’élaborer ce travail, nous avons intégré l’équipe HSE au niveau de la
ligne. Nous avons choisi les tâches sur lesquelles nous allons travailler en se
basant sur l’historique des modes opératoires déjà réalisés. Donc nous avons
décidé avec le groupe de travail d’appliquer ce standard sur les tâches suivantes :

En premier lieu, nous avons essayé de promouvoir la culture HSE avec notre
comportement exemplaire au sein de la ligne. Ainsi que l’application de
l’ADRPT, nous nous sommes engagées à sensibiliser toute personne qui travaille
dans des conditions non sécurisées au sein de l’usine.

26
 Quelque définition

Danger : Source ou situation pouvant causer une blessure, une atteinte à la santé, un dommage
au matériel ou l’environnement du lieu de travail, ou une combinaison de ces éléments.
Risque : Combinaison de la probabilité d’occurrence d'un ou plusieurs événements Dangereux,
de la gravité des dommages susceptibles d’être générés et de la fréquence d’exposition à cet
évènement Dangereux.

Activité : Ensemble de postes de travail ayant pour objectif la transformation d’un produit,
d’une prestation ou d’un service. Nous citons quelques cas à titre indicatif :
 Production acide sulfurique,
 RH
 Achat
 Commercial
 Finance et Comptabilité
 Production Energie électrique,
 Production phosphorique,
 Production Engrais…

Tâche : Ensemble d’opérations à réaliser durant le Poste de travail.

Entité : C’est une subdivision de l’organisation du groupe OCP telle qu’elle figure sur les
organigrammes des différentes Directions.

Poste de travail : L’ensemble de tâches réalisées, dans une activité, par une ou plusieurs
personnes dans un temps et un lieu défini par l’entreprise visant à atteindre un objectif
spécifique.
Un plan d'action : est un document interne aux entreprises définissant une stratégie à
appliquer pour arriver à un résultat voulu. Il s'inscrit dans un processus en trois temps
comprenant une phase d'élaboration, une phase de mise en œuvre et une phase de suivi et
d'évaluation. Il peut toucher toutes les problématiques identifiées par une société
(organisationnelle, prévention des risques, commerciale...).

3.Application du standard ADRPT


Pendant notre période de stage, nous avons visé d’intégrer le standard ADRPT au niveau de
la section attaque-filtration vu que notre sujet technique était au sein de ces sections de
l’usine, nous présentons après le formulaire de la fiche d’identification et d’évaluation des
risques.

3.1 Méthodes de travail

27
Figure 11 : Schéma des principales étapes d'une ADRPT

Tableau 2 : Découpage de la ligne E

Activité Postes de travail Priorité Tâches


4 Démarrage/Arrêt Agitateur 02EA01 (Faite)
Démarrage /Arrêt des pompes
1
02EP01/KP01/P05/KP05/P07/KP07(Faite)
Echantillonnage de la pulpe (Entrée/Sortie
4
02ER01) (Faite)
4 Purge du Manomètre 02EPI20 (Faite)
2 Surveillance (Faite)
2 Jaugeage du Bac 02ER01
4 Shunt Du Bac 02ER01
RECEPTION /
EPAISSISSEMNT 4 Nettoyage Interne Des Pompes De Pulpe
DECANTATION
2 Nettoyage Interne du Bac 02ER01
1 Nettoyage de la Gouttière (surverse) 02ER05.
1 Nettoyage de la Gouttière et le puit 02ER05.
3 Nettoyage de Gouttière Caniveaux
4 Nettoyage de la fosse 02ER04.
1 Débouchage des buses de surverse 02ER05
2 Nettoyage interne 02ER05.
Démarrage arrêt pompe 02EP04 et agitateur
4
02EA04

28
2 Echantillonnages de la pulpe (02ER05)
1 Nettoyage installation 02 E.
3 Echantillonnage de Surverse (EAU).
3 Transport du Palette de Floculant.
2 Chargement de Trémie Floculant.
2 Démarrages et Arrêt Station Floculant
FLOCULATION
3 Echantillonnage (Floculant).
4 Nettoyage de Station Floculant.
4 Vidange de la Station Floculant.
2 Démarrage et arrêt des attaques
Vidange circuit d’acide sulfurique d’alimentation
2
03M01
Démarrage et arrêt des pompes de circulation
ATTAQUE 2
03EAP01/03EBP01
3 Nettoyage de l'installation 03E /Attaque
2 Surveillance 03E.
Manipulation des vannes casse vide du flash
1
cooler 03ED01
Nettoyage interne de la cuve d’attaque et
2
maturation 03EM01/M02.
2 Nettoyage interne de flash cooler.
2 Vidange de 03EM01/M02
Nettoyage de 03ED02/D03 et gaine de
2
Communication
2 Contrôle interne de 03ED02
Ouverture et fermeture des purges des bacs
1
AR21(R22) et BR21(R22)
ATTAQUE 2 Démarrage/Arrêt de la filtration
FILTRATON 1 Nettoyage des filtres de SCRUBER.
2 Surveillance 03E
2 Nettoyage de L’installation 03E.
Manipulation de la vanne d'isolement de la
1
vapeur entrée ligne E
Manipulation de la vanne d'isolement de la
1
vapeur au réchaud
1 Nettoyage interne de 03ER04
1 Contrôle interne de 03ER04
FILTRATION
1 Rapiéçage des toiles filtrant
2 Mise en service 03ED05.
1 Nettoyage interne des pompes de filtration.
Démarrage et arrêt des pompes 03E (P03, P17,
1
P18; P19,P20,P21,P22)
4 Débouchage des aspirations des pompes
1 Démarrage et arrêt des pompes CO1 et C06
2 Démarrage et arrêt des pompes 03EP04
2 Démarrage/Arrêt de 03EAP07/B07
1 Echantillonnage et mesure densité des acides
2 Débouchage des conduites d’acide.

29
2 Nettoyage interne 03EAR21 et 03EBR21
1 Débouchage des buses de SCRUBBER
Nettoyage des filtres de SCRUBBER avec l'eau
1
chaude
1 Nettoyage interne de SCRUBER 03ED05.
1 Débouchages des buses de la rampe lavage toiles.
1 Changement et rapiéçage des toiles.
2 Ajustement de prosecteur de la boite à vide.
2 Nettoyage de la fosse 03ER16
2 Nettoyage de la fosse 03ER07.
2 Nettoyage de circuit de soufflage cellules.
Manipulation des trappes de la gaine
2
d'assainissement des gaz des filtres
Démarrage des ventilateurs03EAC04/C05 ET
4
03EBC04/C05
1 Prise des Echantillons de la Bouillie.
Les Analyses Chimiques (Sulfates libre, Densité
2
Bouillie et Filtrat Bouillie)
4 Nettoyage de Lieu de Travail.
Quartage des Echantillons Gypse et Acides Fort
LABORATOIRE 4
la Pulpe et Eau Surverse.
2 Mesure Epaisseur Gâteaux Gypse
2 Prises des Echantillons de Gypse.
Prise D’Echantillon de la Bouillie Compartiment
1
Centrale 03M01.
3 Pilotage de la Marche
Salle de contrôle
3 Ménage.
4 Gestion Technique /Logistique
4 Gestion Personnel.
Bureaux
4 Documentation et Archivage.
GESTION ET
4 Ménage.
ADMINISTRATION
4 Préparation et Prise de Repas
Blocs sanitaire et
4 Hygiène et Propreté
réfectoire
4 Ménage

Le groupe de travail évalue les Risques identifiés sur la base des critères de cotation
suivants :
La durée d’exposition (E) aux Risques identifiés ;
La gravité (G) du dommage prévisible ;
La probabilité d’occurrence (P) prévisible du dommage.
Le score du Risque (R) est le produit des trois critères (E x G x P), permettant la
classification des Risques pour définir ceux qui sont les plus importants (critiques).
Les critères (E, G et P) sont évalués selon la grille de cotation en annexe 2.
L’évaluation du Risque se fait dans un premier temps sans tenir compte des moyens de
prévention des Risques en particulier les EPI, les modes opératoires et les protections
techniques.

30
Dans le cas où le score du Risque est inférieur ou égal à 20, il est considéré acceptable et doit
être surveillé. Dans le cas contraire, le Risque est considéré critique et une autre évaluation doit
être faite en tenant compte des moyens de maitrise existants. Avec l’intégration des moyens de
maitrise existants :
 Si le score est inférieur à 20, les moyens de prévention existants sont confirmés et doivent
être exigés.
 Si le score du Risque est supérieur à 20 mais inférieure à 70, d’autres mesures de prévention
doivent être planifiées, avec un plan d’action de réalisation à court terme (6à 12 mois), pour
ramener le score à une valeur inférieure à 20.
 Si le score du Risque est supérieur à 70 mais inférieur à 200, des mesures de prévention
doivent être engagées immédiatement pour ramener le score à une valeur inférieure à 20.
 Si le score dépasse 200, le travail doit être arrêté immédiatement jusqu’à la mise En place
des mesures de prévention qui ramène le score en dessous de 20. NB : Dans l’évaluation des
Risques, il est souhaitable d’avoir le consensus, dans le cas échéant il faut opter pour le vote
par la majorité.

3.2 Grille de cotation pour l’évaluation des risques


Pour remplir la fiche d’identification et d’évaluation des risques, on aura besoin de la Grille
de cotation pour l’évaluation des risques, la grille de cotation nous permet de définir le niveau
d’exposition, la gravité, la probabilité en les multipliant en obtient le score du risque qui
nous permet d’identifier le degré de priorité.

 Niveau d’exposition
Le niveau d’exposition est la combinaison entre la durée et la fréquence d’exposition à une
situation dangereuse. Cela peut être une exposition à un produit chimique toxique ou le travail
et la manipulation d’une machine dangereuse.

Tableau 3 : Evaluation du niveau d'exposition

Durée d’exposition moyenne par jour


d’exposition
Niveau d’exposition Supérieure à Inférieures à
1 à 4 heures
4 heures 1 heure
Très rarement (< 1 fois/ An) 1 0.5 0.5
Rarement (1 fois/ An) 2 1 0.5
Quelque fois (1 fois / mois) 3 2 1
De temps en temps (1 fois/
6 3 2
semaine)
Fréquemment (1 fois / jour) 10 6 3
Continuellement (> 2 jours) 10 10 6

31
 Gravité
L’effet apparent indique la gravité de la situation pouvant survenir.

Tableau 4 : Evaluation de la Gravité

Gravité Facteur
Mineur (Blessure sans arrête de travail) 1
Majeur (Blessure avec arrête de travail) 4
Grave (Effet irréversible, handicap) 7
Critique (Un décès, sur le moment par la suite) 25
Catastrophique (Plus d’un décès, sur le moment ou par la suite) 40

 Probabilité
La probabilité indique de combien sont les chances pour que l’effet, comme défini dans le
tableau de gravité, puisse effectivement arriver. C’est un jugement subjectif, qui repose sur le
degré d’analyse du risque.

Tableau 5 : Évaluation de la probabilité

Probabilité Facteur
Virtuellement impossible 0.2
Concevable mais improbable 0.5
Improbable/cas limite 1
Inhabituel 3
Possible 6
Très probable 10

 Interprétation du score du risque

En calculant les score du danger, il nous est désormais possible de le classifier dans la bonne
catégorie de risque et de ce fait de déterminer quel plan d’actions urgent il est possible de mettre
en place.

32
Tableau 6 : Evaluation du score de risque
Priorité pour les
mesures à
Score du risque (R) Interprétation
prendre(S)
R <=20 Interprétation 4
20<R<= 70 Mesures exigées à court terme (6 à 12 mois) 3
70<R<= 200 Mesures exigées immédiatement 2
Arrête du travail jusqu’à la mise en place des
200< R 1
mesures

3.3Eléments déclencheurs de l’analyse des Risques


Le responsable de l’entité est tenu de mettre en place une analyse des Risques aux postes de
travail dans les cas suivants : Nouvelle activité, nouveau projet, modifications, survenance d’un
accident, périodicité de mise à jour de l’analyse des Risques, recommandations audit…etc.

3.4Plan d’actions d’amélioration


Le groupe de travail sous la responsabilité du responsable de l’entité, identifie toutes les actions
d’amélioration nécessaires pour la réduction du niveau des Risques, puis élabore un plan
d’actions, Le responsable de l’entité veille à la réalisation de ces actions et à l’élaboration ou
la mise à jour des instructions de travail ou modes opératoires correspondants le cas échéant.

Référence Evaluation
Evaluation Moyens Evaluation Moyens de du risque
Description du risque Priorité de du risque Priorité prévention avec Moyens
du risque sans Moyens prévention avec Moyens Additionnels de
Danger de Existants de prévention
prévention prévention Additionnels
E G P R E G P R E G P R

33
Figure 12 : Schéma de la Fiche d'identification et d'évaluation des risques au poste de
travail

Ci-dessous on présente un exemple de la fiche d’identification et d’évaluation des risques au


poste de travail attaque-filtration de l’unité de production d’acide phosphorique de l’usine

F-HSE-26-03
Formulaire Version
Fiche D’identification et D’évaluation Des risques Date d’émission
xx/xx/2013
Page xx/xx

Service : OIJ /P /ligne E


Date : le 09 avril 2018
Description de l’activité : Attaque Filtration
Description du poste de travail : Filtration
Description de la tâche : Prise D’Echantillon de la Bouillie Compartiment Centrale 03M01.

Référence Evaluation du
Evaluation du Moyens de Evaluation du Moyens de risque avec
Description du risque sans Priorité prévention risque avec Priorité prévention Moyens de
risque Moyens de Existants Moyens de Additionnels prévention
Danger prévention prévention Additionnels
E G P R E G P R E G P R
-chaussure de
sécurité,
Glissade 1 4 6 24 2 casque, 1 4 1 4 4
lunette, gant,
Déplacement bleu de
à pied 7 sécurité. -
Vigilance
- chaussure de
sécurité,
Trébuchement 1 4 6 24 2 casque, 1 4 1 4 4
lunette, gant,
bleu de
sécurité.
-
aménagement
du poste

34
après chaque
intervention
chaque début
de poste.

-Chaussure de
Travaux en Chute de sécurité,
hauteur 9 hauteur 1 7 6 42 2 casque, 1 7 1 7 4
lunette, gant,
bleu de
sécurité.
tenir la
Rampe.

-Chaussure de
Mouvement sécurité,
excessif 2 TMS 1 4 6 24 3 casque, 1 4 1 4 4
lunette, gant,
bleu de
sécurité.
Gant en cuir +
vigilance.

Chaussures de
Brulure sécurité ;
Produit chimique / 1 7 6 252 3 casque de la 1 7 1 11 4
corrosif 42 thermique sécurité ; le
gant antiacide
; écran faciale
; lunettes de
sécurité ; bleu
de travail.

Figure 13 : Fiche d'identification des risques Tâche de prise D'échantillon


de la bouillie

35
Figure 14 Mode opératoire de tache de prise D'échantillon de la bouillie

F-HSE-26-03
Formulaire Version
Fiche D’identification et D’évaluation Des risques Date d’émission
xx/xx/2013
Page xx/xx

Service : OIJ /P /ligne E


Date : : le 25 avril 2018
Description de l’activité : Attaque Filtration
Description du poste de travail : Filtration
Description de la tâche : Quartage des Echantillons Gypse et Acides Fort la Pulpe et Eau Surverse.

Référence Evaluation du
Evaluation du Moyens de Evaluation du Moyens de risque avec
Description du risque sans Priorité prévention risque avec Priorité prévention Moyens de
risque Moyens de Existants Moyens de Additionnels prévention
Danger prévention prévention Additionnels
E G P R E G P R E G P R

36
-chaussure de
sécurité,
Glissade casque,
3 4 6 72 2 lunette, gant, 6 4 1 12 4
bleu de
sécurité. -
Vigilance
- chaussure de
sécurité,
casque,
Déplacement à lunette, gant,
pied 7 bleu de
sécurité.
Trébuchement 3 4 6 72 2 - 6 4 1 12 4
aménagement
du poste
après chaque
intervention
chaque début
de poste.

-Chaussure de
sécurité,
Produit casque,
corrosif Corrosion lunette, gant,
42 3 4 6 48 3 bleu de 6 4 1 4 4
sécurité,
vigilance
Gant
antiacide.
Chaussures de
sécurité ;
casque de la
Produit irritant Irritation 3 7 6 126 1 sécurité ; le 6 7 1 11 4
21 gant antiacide
; écran faciale
; lunettes de
sécurité ; bleu

Figure 15 : Fiche d'identification des risques de la tache de Quartage des


Echantillons Gypse et Acide Fort, pulpe.

37
Figure 16:Mode opératoire de la tâche de Quartage des Echantillons Gypse
et Acide Fort, pulpe

Figure 17 : Fiche d'identification des risques de Tâche de Démarrage /


Arrêt des pompes

38
Figure 18 : Mode opératoire de Tâche Démarrage /Arrêt des pompes
4.Résumé
Le présent standard permet de décrire les différentes étapes à respecter à savoir :
 Identifier et définir tous les postes de travail propres à une activité donnée.
 Définir les tâches liées à chaque Poste de travail.
 Identifier les Dangers et les Risques liés à chaque tâche.
 Evaluer les Risques aux postes de travail en fonction de la durée d’exposition, de la
gravité et de la probabilité
 Mettre en place un plan d’actions d’amélioration pour la prévention des Risques non
acceptables et ramener le score du Risque à une valeur inférieure à 20.
 Etablir ou mettre à jour les modes opératoires si nécessaire.
 Prévoir une communication et une formation des concernées.
 Suivre et verrouiller le plan d’action.

39
Chapitre 4 :
Analyse
environnementale de
l’unité de production de
l’acide phosphorique 29%
(Ligne E)

40
La protection de l'environnement devient de plus en plus une préoccupation collective. La
question des déchets industriel est quotidienne et touche chaque être humain tant sur le plan
professionnel que familial. En qualité de consommateur, producteur, usager du ramassage des
ordures et trieur de déchets recyclables, citoyen ou contribuable, chacun peut et doit être acteur
d'une meilleure gestion des déchets.
Etant leader mondial, le Groupe Office Chérifien des Phosphates cherche à maitriser les
impacts de leurs activités, produits et services sur l’environnement, en cohérence avec leur
politique environnementale et leurs objectifs environnementaux. Ces préoccupations
s’inscrivent dans le contexte d’une législation de plus en plus stricte du développement de
politiques économiques et d’autres mesures destinées à encourager la protection de
l’environnement, et d’un souci croissant exprimé par les parties intéressées pour les questions
relatives à l’environnement et au développement durable.
Le succès du SME est lié à l’engagement de tous les niveaux et fonctions de groupe OCP,
un système de ce type permet au groupe OCP de développer une politique environnementale,
d’établir des objectifs et processus pour respecter les engagements de sa politique, de prendre
les actions nécessaire pour améliorer sa performance et de démonter la conformité du système
aux exigences de la norme ISO 14001 qui a pour objectif d’équilibrer la protection de
l’environnement et la prévention de la pollution avec les besoins socio-économiques.

1. Définition
Un Système de Management Environnemental est un outil, un mode d'organisation qui
devrait permettre à une entreprise de structurer sa gestion environnementale et d’améliorer ses
performances en matière d'environnement. Il permettra d'identifier les priorités, de planifier un
programme d’actions, de mettre en œuvre des moyens techniques, financiers et humains, de
vérifier et suivre l’évolution des objectifs fixés.
Un système de management environnemental aide les organismes à identifier, gérer, surveiller
et maîtriser leurs questions environnementales dans une perspective « holistique ».
Aspect environnemental et impact environnemental
- Un aspect environnemental est un élément qui peut réagir avec l'environnement.
- Un impact environnemental représente l'ensemble des modifications fonctionnelles,
qualitatives et quantitatives de l’environnement engendrées par une action, une activité, un
processus, un procédé, un produit, un organisme de sa conception à sa fin de vie. Les
modifications peuvent être positives ou négatives du point de vue de l'environnement.
- Cycle de vie : phases consécutives et liées d’un système de produits (ou de services), de
l’acquisition des matières premières ou de la génération des ressources naturelles à l’élimination
finale.

2. Objectif d’un SME


Un système de management environnemental (SME) aide les entreprises à évaluer, gérer et
réduire leurs impacts sur l’environnement en leur fournissant une méthodologie visant à intégrer
systématiquement la gestion de l’environnement dans leur fonctionnement. Il vise à prendre en
compte l’impact environnemental de ses activités, à évaluer et impact et à le réduire. Le SME
s’inscrit dans une perspective du développement durable. Les systèmes de management

41
environnemental offrent aux entreprises la possibilité de minimiser et d’éviter des atteintes
dommageables à l’environnement tout en maintenant ou en améliorant leur compétitivité
objective :
 Respecter les réglementations ;
 Réduire ses coûts de fonctionnement en réduisant ses consommations (énergie et matières
premières) ;
 Réduire le volume de déchets produits ;
 Maîtriser les risques ;
 Améliorer la performance du système de gestion en introduisant un nouveau critère de
fonctionnement ;
 Valoriser l'image de l’entreprise et se différencier par rapport à la concurrence ;
 Communiquer de manière transparente vis-à-vis du personnel, des riverains, des clients et
autres parties intéressées.

3. Identification des APS, AE, IE et opportunités


Un aspect environnemental concerne un élément des APS Activités, Produits et Services,
susceptible d'interactions avec l'environnement.
Les impacts environnementaux (IE) proviennent d’une modification de l'environnement,
négative ou positive, effective ou potentielle, résultant totalement ou partiellement des APS du
site. Chaque entité identifie le plus exhaustivement possible les impacts environnementaux
causés par les aspects environnementaux relatifs à ses APS ainsi que les milieux impactés :
L'air, l'eau, le sol, l'homme, les ressources naturelles, …etc.

La détermination des aspects environnementaux est effectuée en prenant en compte les


différents types de marche :
 Normale (N) : conformément aux prescriptions, procédures et modes opératoires,
 Anormale (A) : où il s'agit d'identifier les marches transitoires des systèmes (arrêts,
démarrages) ainsi que leurs fonctionnements. Dans ce cas l’activité persiste mais dans des
conditions anormales.
 Situation d’urgence (SU) : où il s'agit d'identifier les dysfonctionnements réels ou potentiels
des systèmes. Ce mode de fonctionnement entraîne l’arrêt immédiat de l’activité ou du
processus concerné.

4. Cotation des IE et calcul de la criticité


La cotation se fait par instruction des valeurs sur les cellules correspondantes pour les trois
modes de fonctionnement : Normal, Anormal et Situation d’urgence. Une seule valeur peut
être instruite par critère de Fréquence, Sensibilité et Gravité. L’évaluation des impacts
environnementaux ou criticité est le résultat du produit de :
 La Fréquence (F) : Fréquence d'apparition de l'aspect (ou probabilité d’occurrence si
l’AE est en mode Anormal ou en Situation d’urgence) ;
 La Sensibilité (S) : Sensibilité du milieu impacté ;
 La Gravité (G) : Gravité de l’impact sur le milieu impacté.

Les valeurs de cotation de la fréquence (F), sensibilité (S) et gravité (G), figurent dans le
fichier Excel d’analyse environnementale F- [01] - [01], sur la feuille « Grille de cotat

42
4.1 Evaluation de la criticité
L’AE est considéré critique lorsqu’il dépasse le seuil de criticité fixé par le Ren (reporté
sur la grille de cotation et mis à jour en cas de besoin), et ce, pour tous les modes de
fonctionnement.

4.2 Cotation de la maîtrise et calcul de la significativité


La cotation de la maîtrise (M) est effectuée en tenant compte des moyens techniques,
humains et organisationnels de maîtrise des impacts critiques, à instruire sur le fichier Excel,
tout en respectant la grille de cotation. Si un AE est jugé critique, sa significativité est alors
calculée afin de déterminer les AES. Les AE non critiques ne font pas l’objet de cotation de la
maitrise M.

4.3 Evaluation de la significativité


La significativité des aspects environnementaux est le produit de la criticité (C) et la
maîtrise (M). Elle est calculée automatiquement sur le fichier Excel.

L’aspect est significatif, si la valeur de significativité dépasse le seuil fixé par le REn,
reporté sur la grille de cotation et mis à jour en cas de besoin.
Pour le cas des accidents potentiels et des situations d’urgences, si la probabilité d’occurrence
est supérieure ou égale à 4, la gravité est au moins égale à 3 et le degré de maîtrise opérationnelle
est supérieure ou égale à 3, l’AE en mode Situation d’Urgence correspondant est considéré
comme significatif.

5. Méthodes de travail
Le site a réalisé une analyse environnementale qui répertorie, identifie et évalue, de
manière exhaustive, les effets de ses activités, produits et services sur l’environnement. La
détermination des impacts environnementaux significatifs (IES) a été effectuée en tenant
compte de quatre critères : Fréquence, Gravité, Sensibilité du milieu et maîtrise opérationnelle
des aspects afférents. Ces IES permettent de déterminer les aspects environnementaux
significatifs (AES) associés. La liste des AES permet de définir des objectifs et cibles bien
déterminés dont le but d’une amélioration continue. L’analyse environnementale basé sur les
déchets est la méthode la plus adopté pour identifier les défaillances et les aspects et impacts
environnementaux des activités, produits et services de l’atelier phosphorique afin de tracer les
plans d’actions d’amélioration des performances environnementales et de déterminer par
cotation les aspects environnementaux significatifs (AES) pour fixer les cibles et objectifs
d’amélioration de ces AES.
Nous avons fait une analyse environnementale sur les déchets solides pour extraire les aspects
environnementaux significatifs par calcule de criticité en suivant l’instruction de travail relative
à l’évaluation et à la hiérarchisation des impacts environnementaux posée par l’OCP.
Selon l’équation suivante :

C=F×G×S
43
L’instruction de travail pour l’identification des AES
Pour remplir la fiche d’identification et d’évaluation des AES, on aura besoin de la Grille de
cotation, elle nous permet de définir la fréquence, la gravité, la sensibilité, la maitrise en les
multipliant en obtient le niveau de criticité qui nous permet d’identifier le degré de priorité.

 Grille de cotation pour l’évaluation des AES :

Tableau 7 : Evaluation de la Fréquence

Fréquence

Cotation Notation

1 L’événement se répète une fois par an RARE

2 L’événement se répète une fois par mois PEU FREQUENT

L’événement se répète une fois par MOYENNEMENT


3
semaine FREQUENT

4 L’événement se répète une fois par jour FREQUENT

5 L’événement se répète de façon continue TRES FREQUENT

Tableau 8 : Evaluation de la Gravité

Gravité

Cotation Notation

1 Déchet inertes PAS GRAVE

2 Déchet banal PEU GRAVE


MOYENNEMENT
3 Déchets souillés
GRAVE
4 Déchet pathogène GRAVE

5 Déchet spécial TRES GRAVE

44
Tableau 9 : Evaluation de la Sensibilité
Sensibilité

Cotation Notation

1 Milieu très protégé

2 Milieu sensible

3 Milieu peu dégradé

4 Milieu moyennement dégradé

5 Milieu fortement dégradé

Tableau 10 : Evaluation de la Maitrise


Maitrise
Cotation Notation
1 Maitrise absolue
2 Maitrise satisfaisante
3 Maitrise moyenne
4 Maitrise insuffisante
5 Aucune maitrise

Le niveau acceptable de la criticité que j’ai choisi est :

Tableau 11: Niveau pour Avoir une Criticité Acceptable


Niveau acceptable de la criticité
Fréquence 4

Gravité 3
Maitrise 3

Sensibilité 2

Criticité 72

 Limite de significative :
Tableau 12 : Limite de Significativité

Criticité 100
Significativité 500

45
 Une situation d’urgence est définie comme suit :
Tableau 13 : Situation d'Urgence

Fréquence 2
Gravité 3
Maitrise 3

6. Phase des actions de prévention


L’étape précédente a permis d’identifier les problèmes et les défaillances dans le site, cette
étape a pour objectif d’inventorier une série des actions de prévention, de gestion et de
sensibilisation à mettre en œuvre afin de résoudre les problèmes trouvés.
La prévention a pour objectif de :
 Eviter de produire un déchet
 Réduire la quantité ou la dangerosité des déchets produits
 Améliorer la facilité de traitement des déchets.
La prévention peut être effectuée en deux manières :
 Par de la prévention quantitative, qui vise à prévenir l'apparition de déchets ;
 Par de la prévention qualitative, qui a un double objectif
 Minimiser la nocivité des déchets produits en réduisant à la source les teneurs en
substances nocives,
 Améliorer le caractère valorisable et/ou recyclable des déchets produits.
Dans cette étape, on a dressé un tableau des déchets important générés dans l’atelier
phosphorique, leurs origines, et leurs traitements actuels, et on a proposé quelques actions à
mettre en œuvre pour réduire les défaillances :

Tableau 15 : Actions de préventions proposées


Traitement
Déchet Origine Action à mettre en œuvre
actuel
Installation d'un centre de
traitement du gypse afin de le
Production de l'acide
Collecte et valoriser + vente aux sociétés
phosphorique
transport à la pour la réutilisation dans certain
Gypse décharge du industrie
MAROC Utiliser des big bag afin de
Nettoyage des bacs
PHOSPHORE rassembler le gypse généré lors de
de stockage et des
nettoyage des filtres pour ne pas
filtres
être jeter par terre
Collecte et
Envoyer les déchets de la résine et
Conduite+ bacs lavage avec
SVR + résine le SVR aux fournisseurs pour la
d'installation l'eau et
réutilisation
stockage dans

46
des points près
de la ferraille
Maintenance+
Utilisation des chiffons
contrôle des Collecte et
réutilisable, qui peuvent utilisés
Chiffon souillés machines par le transfert pour
plusieurs fois au lieu d'utiliser des
service de l'élimination
chiffons à usage unique
maintenance
Collecte et
Emballage des vente au Demander aux fournisseurs
Carton et plastique
produits société de d'utiliser des big bag réutilisables
recyclage
Collecter dans
Utiliser des grandes bennes et
Déchet ménagers des petites
adopter le code de couleur
bennes
Utiliser des bacs de rétention de
Collecte et rétention et minimiser la quantité
Futs métalliques et
Stockage des huiles transfert à la de ce type des déchets
bidon des huiles
décharge Étiqueter les futs de stockage des
huiles
Utiliser des papiers recto verso
Collecte et pour l'impression, et favoriser les
Impression des
Papier transfert pour messages électroniques
documents
l'élimination Stockage dans une poubelle de tri
sélectif
Pièces ruinées dans Collecte et
Lampes usagées et
les bureaux et les transfert pour Stockage dans des boites en bois
pièces électroniques
salles de contrôles l'élimination
Collecte dans
Verres cassés dans Utilisation des poubelles de tri
La verrerie des poubelles
les laboratoires sélectif
inconvenables
Système de Suivie des émission
lavage des gaz atmosphérique et remise en état
Emission du Fluore et mise en de l’analyseur en ligne avec le
Production de l'acide
HF dans place d’un contrôle de son fonctionnement
phosphorique
l’atmosphère analyseur en pour le respect de la norme
ligne (ne environnementale qui est 5 mg / N
fonction pas) m3
L’application du principe de l’éco-consommation et de l’écoconception dans la prévention
des déchets permettent d’agir sur la consommation des produits et leurs fabrications.
L’utilisation de la matière première, la production des déchets, des dommages directs et
indirects sur l'environnement sont à cause de la consommation au niveau de l'atelier
phosphorique.

- Alimentation du PME (Programme de Management Environnemental)

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Les actions nécessaires pour éliminer les AES, sont définies par les responsables des
processus concernés, et reportées sur le programme de management environnemental, qui doit
être validé en concertation avec le responsable de l’entité, le HSEE et le REn.

- Indicateurs de performance
La performance de l’analyse environnementale est évaluée par les indicateurs suivants :

 Taux de réalisation des actions du PME, issues de l’analyse environnementale = Nombre


d’actions du PME réalisées issues de l’analyse environnementale / Nombre d’actions du
PME, issues de l’analyse environnementale dont le délai est échu.
 Taux d’élimination des AES = Nombre d’AES éliminés / Nombre total des AES identifiées

7. Résumé
Cette procédure définit l’ensemble des modalités à suivre pour :
 L’identification des aspects et impacts environnementaux associés dans un perspectif cycle
de vie ;
 L’évaluation de la criticité des impacts environnementaux identifiés ;
 La détermination des aspects environnementaux significatifs ;
 La définition d’un plan d’action de maitrise des aspects environnementaux significatifs en
cohérence avec la politique et les objectifs globaux.

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CONCLUSION

Au terme de ce projet de fin d’études, les analyses des risques ainsi que les analyses
environnementales associées aux plans d’actions que nous avons proposées lors de notre étude
vont conduire à :
 La diminution des accidents,
 La diminution de la fréquence des risques,
 L’optimisation des rejets et la diminution des aspects environnementales significatifs,
 La diminution du coût de maintenance.

Dans le but d’améliorer la disponibilité et les performances de l’unité attaque filtration, il


est nécessaire de réaliser des contrôles continus et fréquents. En outre, dans le cadre de sa
politique de garder son rang de leader mondial sur le marché du phosphate, le groupe OCP
oblige dans ses plans de travail l’évaluation et l’amélioration continue des analyses des risques
ainsi que des analyses environnementales.

D’autres recommandations pourront faire l’objet de projets de fin d’études à réaliser dans
le futur.

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