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Exercices sur les Normes et Espaces Vectoriels

Le document contient plusieurs exercices portant sur des normes sur des espaces vectoriels et des matrices. Les exercices demandent de montrer des propriétés sur diverses normes comme leur invariance par conjugaison ou le fait qu'elles définissent bien une norme matricielle.

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Exercices sur les Normes et Espaces Vectoriels

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fr] édité le 3 novembre 2017 Enoncés 1

Espaces normés Exercice 3 [ 00795 ] [Correction]


Soit n ∈ N avec n ≥ 2. Existe-t-il une norme k · k sur Mn (C) invariante par
conjugaison, c'est-à-dire telle que :
Normes ∀(A, P ) ∈ Mn (C) × GLn (C), kAk = P −1 AP .

Exercice 1 [ 02639 ] [Correction]


On dénit sur E = C 0 ([0 ; 1], R) une norme par Exercice 4 [ 04161 ] [Correction]
Soit n ∈ N∗ et k · k la norme uniforme sur [−1 ; 1].
1
(a) Montrer qu'il existe un unique polynôme Tn de degré n tel que :
Z
f (t) dt.

N (f ) =
0
∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
(a) Soient a, b ≥ 0 et u, v > 0. Établir que (b) Soit P unitaire de degré n. Montrer
√ √ 1 a b 1
a+ b = 1 =⇒ ≤ + . kP k ≥ .
u+v u v 2n−1
On pourra s'intéresser aux valeurs de P et Tn en les cos(kπ/n), pour k ∈ Z.
(b) Soient f, g ∈ E telles que f, g > 0. Montrer
(c) Cas d'égalité. Montrer
N (f )2 N (f −1 ) + N (g)2 N (g −1 ) 1 1
N ((f + g)−1 ) ≤ . kP k = ⇐⇒ P = Tn .
(N (f ) + N (g))2 2n−1 2n−1

(c) En déduire que


Étude de normes
N (f + g)N ((f + g) −1
) ≤ max(N (f )N (f −1
), N (g)N (g −1
)).
Exercice 5 [ 00457 ] [Correction]
Pour A = (ai,j ) ∈ Mn,p (K). On pose
Exercice 2 [ 02766 ] [Correction]
v
n X p p
u n X
X uX
Soit (E, k · k) un espace vectoriel normé sur K(K = R ou C). kAk1 = |ai,j |, kAk2 = t |ai,j |2 et kAk∞ = max |ai,j |.
1≤i≤n,1≤j≤p
(a) Montrer que pour tous x, y ∈ E i=1 j=1 i=1 j=1

Montrer que k · k1 , k · k2 et k · k∞ dénissent des normes sur Mn,p (K).


kxk + kyk ≤ 2 max kx + yk, kx − yk .


(b) Montrer que l'on peut avoir l'égalité avec x 6= 0 et y 6= 0. Exercice 6 [ 00459 ] [Correction]
Désormais la norme est euclidienne. Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (R) on pose
(c) Montrer que pour tous x, y ∈ E n
X
!1/2
√ kAk = a2i,j .
2 max kx + yk, kx − yk .

kxk + kyk ≤ i,j=1

√ Montrer que k · k est une norme matricielle i.e. que c'est une norme sur Mn (R)
(d) Peut-on améliorer la constante 2 ? vériant
∀A, B ∈ Mn (R), kABk ≤ kAkkBk.

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Exercice 7 [ 03625 ] [Correction] Exercice 11 [ 00455 ] [Correction]


Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (C), on pose Montrer que l'application N : R2 → R dénie par
n
X N (x1 , x2 ) = sup |x1 + tx2 |
kAk = sup |ai,j |. t∈[0;1]
1≤i≤n j=1

est une norme sur R2 .


(a) Montrer que k · k dénit une norme sur Mn (C). Représenter la boule unité fermée pour cette norme et comparer celle-ci à k · k∞ .
(b) Vérier
∀A, B ∈ Mn (C), kABk ≤ kAkkBk.
Exercice 12 [ 03905 ] [Correction]
On note `1 (N, K) l'ensemble des suites u = (un )n∈N ∈ KN sommable c'est-à-dire
Exercice 8 [ 00460 ] [Correction] n X o
Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (C), on pose `1 (N, K) = u ∈ KN |un | < +∞ .

n
X Montrer que `1 (N, K) est un K-espace vectoriel et que l'on y dénit une norme par
kAk = sup |ai,j |.
1≤i≤n j=1 l'application
+∞
X
kuk1 = |un |.
(a) Montrer que k · k est une norme d'algèbre sur Mn (C).
n=0
(b) Montrer que si λ est valeur propre de A alors |λ| ≤ kAk.

Exercice 13 [ 03903 ] [Correction]


Exercice 9 [ 00462 ] [Correction] Soit I un intervalle d'intérieur non vide de R. On note L1 (I, K) l'ensemble des
Pour x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Kn et p ≥ 1 on pose fonctions f : I → K continues et intégrables i.e.
!1/p  Z 
n
L (I, K) = f ∈ C(I, K) |f | < +∞ .
1
X
kxkp = |xi |p . I
i=1
Montrer que L1 (I, K) est un K-espace vectoriel et que
Montrer
kxk∞ = lim kxkp .
Z

p→+∞ kf k1 = f (t) dt
I

y dénit une norme.


Exercice 10 [ 00456 ] [Correction]
Soient f1 , . . . , fn : [0 ; 1] → R continues.
À quelle condition l'application Exercice 14 [ 03904 ] [Correction]
Soit I un intervalle d'intérieur non vide de R. On note L2 (I, K) l'ensemble des
N : (x1 , . . . , xn ) 7→ kx1 f1 + · · · + xn fn k∞
fonctions f : I → K continue et de carré intégrable i.e.
dénit-elle une norme sur Rn ?  Z 
L2 (I, K) = f ∈ C(I, K) |f |2 < +∞ .

I

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Montrer que L2 (I, K) est un K-espace vectoriel et que Exercice 18 [ 00470 ] [Correction]

1/2 On norme l'espace B(N, R) des suites bornées par la norme inni notée k · k∞ .
Pour x ∈ B(N, R), on note ∆x la suite de terme général
Z
f (t) 2 dt

kf k2 =
I
∆x(n) = x(n + 1) − x(n)
y dénit une norme.
puis on forme F = ∆x x ∈ B(N, R) .


Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace vectoriel F .


Exercice 15 [ 04096 ] [Correction]
On introduit une norme k · k sur l'espace des colonnes Mn,1 (R) en posant
Exercice 19 [ 03463 ] [Correction]

kXk = max |xi | Soit E l'espace des fonctions bornées de [−1 ; 1] vers R normé par
1≤i≤n
kf k∞ = sup f (x) .

et on note S l'ensemble formé des colonnes de Mn,1 (R) de norme égale à 1. x∈[−1;1]

(a) Soit A ∈ Mn (R). Montrer l'existence de Déterminer la distance de la fonction



sup kAXk. 1
 si x ∈ ]0 ; 1]
X∈S
f : x 7→ 0 si x = 0
si x ∈ [−1 ; 0[

(b) On pose −1

N (A) = sup kAXk.
X∈S au sous-espace vectoriel F de E formé des fonctions continues de [−1 ; 1] vers R.
Justier que pour tout X ∈ Mn,1 (R), kAXk ≤ N (A)kXk.
(c) Vérier que N dénit une norme sur Mn (R). Comparaison de normes
(d) Montrer
n
X Exercice 20 [ 00466 ] [Correction]
N (A) = sup |ai,j |. Soit E = C 0 ([0 ; 1], R). On dénit les normes k · k1 , k · k2 et k · k∞ par :
1≤i≤n j=1
Z 1 Z 1 1/2
Distance et kf k∞ = sup|f |.
2

kf k1 = f (t) dt, kf k2 = f (t) dt
0 0 [0;1]

Exercice 16 [ 03272 ][Correction] (a) Montrer que k · k∞ est plus ne que k · k1 et k · k2 mais qu'elle n'équivaut ni à
On norme l'espace B(N, R) des suites bornées par la norme innie notée k · k∞ . l'une, ni à l'autre.
Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace vectoriel C0 (b) Comparer k · k1 et k · k2 .
des suites réelles convergeant vers 0.

Exercice 21 [ 00467 ] [Correction]


Exercice 17 [Correction]
[ 03273 ] Soit E = C 1 ([−1 ; 1], R). On dénit N1 , N2 et N3 par
On norme l'espace B(N, R) des suites bornées par la norme inni notée k · k∞ . Z 1
Déterminer la distance de la suite u = ((−1)n )n∈N au sous-espace vectoriel C des N1 (f ) = sup |f |, N2 (f ) = f (0) + sup |f 0 | et N3 (f ) = |f |.

suites réelles convergentes. [−1;1] [−1;1] −1

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(a) Montrer que N1 , N2 et N3 sont des normes sur E . Exercice 25 [ 00469 ] [Correction]
(b) Comparer N1 et N2 d'une part, N1 et N3 d'autre part. On note `1 (N, R) l'espace des suites réelles sommables. Cet espace est normé par
+∞
X
kuk1 = |un |.
Exercice 22 [ 00465 ] [Correction] n=0

Soient E = C 1 ([0 ; 1], R) et N : E → R+ dénie par (a) Soit u ∈ `1 (N, R). Montrer que u est bornée.
s Cela permet d'introduire la norme k · k∞ dénie par
Z 1
N (f ) = f 2 (0) + f 02 (t) dt. kuk∞ = sup|un |.
n∈N
0
Comparer k · k1 et k · k∞ .
(a) Montrer que N dénit une norme sur E . (b) Soit u ∈ `1 (N, R). Montrer que u est de carré sommable
(b) Comparer N et k · k∞ . Cela permet d'introduire la norme k · k2 dénie par
+∞
!1/2
X
kuk2 = 2
un .
Exercice 23 [ 00473 ] [Correction] n=0
Sur R[X] on dénit N1 et N2 par :
Comparer k · k1 et k · k2 .
+∞
X
P (0) et N2 (P ) = sup P (t) .
(k)
N1 (P ) =
t∈[−1,1]
Exercice 26 [ 03265 ] [Correction]
k=0 On note B(N, R) l'espace des suites réelles bornées normé par k · k∞ .
(a) Montrer que N1 et N2 sont deux normes sur R[X]. (a) Soit a = (an ) une suite réelle. Former une condition nécessaire et susante
sur la suite a pour que l'application
(b) Étudier la convergence pour l'une et l'autre norme de la suite de terme
général +∞
X
1 Na : x 7→ an |xn |
Pn = X n . n=0
n
(c) Les normes N1 et N2 sont-elles équivalentes ? dénit une norme sur B(N, R).
(b) Comparer Na et k · k∞ .

Exercice 24 [Correction]
[ 00468 ] Exercice 27 [ 00039 ] [Correction]
On note R l'ensemble des suites réelles nulles à partir d'un certain rang.
(N) On note E l'espace des suites réelles bornées u = (un )n∈N telles que u0 = 0.
On dénit des normes k · k1 , k · k2 et k · k∞ sur R(N) en posant (a) Montrer que

+∞ +∞
!1/2 N∞ (u) = sup|un | et N (u) = sup|un+1 − un |
X X n∈N n∈N
kuk1 = |un |, kuk2 = u2n et kuk∞ = sup|un |.
n=0 n=0 n∈N dénissent des normes sur l'espace E .
(b) Montrer que
(a) Comparer k · k1 et k · k∞ . N (u) ≤ 2N∞ (u) pour tout u ∈ E .
(b) Comparer k · k1 et k · k2 . Déterminer une suite non nulle telle qu'il y ait égalité.
(c) Montrer que ces deux normes ne sont pas équivalentes.

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Comparaison de normes équivalentes Exercice 31 [ 03262 ] [Correction]


Soient E = C([0 ; 1], R) et E + l'ensemble des fonctions de E qui sont positives et
Exercice 28 ne s'annulent qu'un nombre ni de fois. Pour toute fonction ϕ ∈ E + et pour toute
 [Correction]
[ 03267 ]
fonction f ∈ E on pose
Soient l'espace E = f ∈ C 1 ([0 ; 1], R) f (0) = 0 et N1 , N2 les applications

n o
kf kϕ = sup f (t) ϕ(t) .

dénies sur E par
t∈[0;1]

N1 (f ) = kf k∞0
et N2 (f ) = kf + f k∞ . 0
(a) Montrer que k · kϕ est une norme sur E
(b) Montrer que si ϕ1 et ϕ2 sont deux applications strictement positives de E +
(a) Montrer que N1 et N2 dénissent des normes sur E .
alors les normes associées sont équivalentes.
(b) Montrer que N2 est dominée par N1 . (c) Les normes k · kx et k · kx2 sont elles équivalentes ?
(c) En exploitant l'identité

f (x) = e−x
Z x
f (t) + f 0 (t) et dt
 Équivalence de normes en dimension nie
0
Exercice 32 [ 00458 ] [Correction]
montrer que N1 est dominée par N2 . Soit N une norme sur Mn (R). Montrer qu'il existe c > 0 tel que

N (AB) ≤ cN (A)N (B).


Exercice 29 [ 00464 ] [Correction]
On note E le R-espace vectoriel des fonctions f : [0 ; 1] → R de classe C 1 vériant
f (0) = 0. Pour f ∈ E , on pose Exercice 33 [ 00474 ] [Correction]
Pour d ∈ N, on pose E = Rd [X] l'espace des polynômes réels en l'indéterminée X
N1 (f ) = sup f (x) + sup f 0 (x) et N2 (f ) = sup f (x) + f 0 (x) . de degrés inférieurs ou égaux à d.

x∈[0;1] x∈[0;1] x∈[0;1]
(a) Pour ξ = (ξ0 , . . . , ξd ) famille de d + 1 nombres réels distincts et P ∈ E , on
Montrer que N1 et N2 sont deux normes sur E et qu'elles sont équivalentes. pose
d
X
P (ξk ) .

Nξ (P ) =
k=0
Exercice 30 [ 02411 ] [Correction] Montrer que Nξ dénit une norme sur E .
Soit
(b) Soit (Pn ) une suite de polynômes éléments de E . Pour tout n ∈ N, on écrit
E = f ∈ C 2 ([0 ; π], R) f (0) = f 0 (0) = 0 .


d
(a) Montrer que X
Pn = ak,n X k .
N : f 7→ kf + f 00 k∞ k=0

est une norme sur E .


Établir que les assertions suivantes sont équivalentes :
(b) Montrer que N est équivalente à (i) la suite de fonctions (Pn ) converge simplement sur R ;
(ii) la suite de fonctions (Pn ) converge uniformément sur tout segment de R ;
ν : f 7→ kf k∞ + kf 00 k∞ . (iii) pour tout k ∈ {0, . . . , d}, la suite (ak,n ) converge.

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Exercice 34 [ 01582 ] [Correction] Exercice 39 [ 03010 ] [Correction]


Montrer que si (Pn )n∈N est une suite de fonctions polynomiales toutes de degrés Soit A ∈ Mp (C). On suppose que la suite (An )n∈N converge vers B .
inférieurs à N convergeant simplement vers une fonction f sur R alors f est une Montrer que B est semblable à une matrice diagonale n'ayant que des 0 et des 1.
fonction polynomiale et la convergence est uniforme sur tout segment de R.
Exercice 40 [ 03036 ] [Correction]
Exercice 35 [ 02409 ] [Correction] Soit (An ) une suite convergente d'éléments de Mn (K) et de limite A∞ .
Montrer que pour n assez grand
(a) Quelles sont les valeurs de a ∈ R pour lesquelles l'application
p rg(An ) ≥ rg(A∞ ).
(x, y) 7→ Na (x, y) = x2 + 2axy + y 2

dénit une norme sur R2 . Exercice 41 [ 03413 ] [Correction]


(b) Si Na et Nb sont des normes, calculer Soit q ∈ N∗ . On note Eq l'ensemble des A ∈ GLn (C) telles que

Na (x, y) Na (x, y) Aq = In .
inf et sup .
(x,y)6=0 Nb (x, y) (x,y)6=0 Nb (x, y) (a) Que dire de A ∈ Eq telle que 1 est seule valeur propre de A ?
(b) Montrer que In est un point isolé de Eq .
Suites de vecteurs
Exercice 42 [ 03925 ] [Correction]
Exercice 36 [Correction]
[ 03143 ] Soit A ∈ Mn (R) une matrice antisymétrique telle que la suite (Ak )k∈N converge
Soient A, B ∈ Mp (R). On suppose vers B dans Mn (R).
Que dire de B ?
(AB)n → Op .

Montrer que Exercice 43 [ 04980 ] [Correction]


(BA)n → Op . Soient n ≥ 2 et A = (ai,j ) ∈ Mn (R) une matrice à coecients strictement positifs
vériant
Xn

Exercice 37 [ 01670 ] [Correction] ai,j = 1 pour tout i ∈ J1 ; nK.


Soient A, B ∈ Mn (R) telles que j=1

On note α le plus petit coecient de la matrice A et, étant donné X ∈ Mn,1 (R),
Ak −−−−−→ P et B k −−−−−→ Q. on note min(X) et max(X) le plus petit et le plus grand coecient de la colonne
k→+∞ k→+∞
X.
On suppose que les matrices A et B commutent. Montrer que les matrices P et Q (a) On suppose que les coecients de Y ∈ Mn,1 (R) sont tous positifs, établir
commutent. min(AY ) ≥ α max(Y ).
(b) Soit X ∈ Mn,1 (R) et Y = X − min(X)U avec U la colonne de hauteur n
Exercice 38 [ 00471 ] [Correction]
dont tous les coecients valent 1. Montrer
Soit (An ) une suite de matrices inversibles de Mp (K). min(AX) ≥ d max(X)+(1−d) min(X) puis max(AX) ≤ d min(X)+(1−d) max(X).
On suppose
En déduire que les suites min(Ap X) p∈N et max(Ap X) p∈N sont adjacentes.
 
An → A et A−1
n → B.

Montrer que A est inversible et déterminer son inverse. (c) Établir que la suite (Ap )p∈N converge et déterminer le rang de sa limite.

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Séries de vecteurs
Exercice 44 [ 02728 ] [Correction]
Soit M ∈ Mn (C). Montrer l'équivalence de :
(i) toute valeur propre de M est de module strictement inférieur à 1 ;
(ii) la suite (M k ) tend vers 0 ;
(iii) la série de terme général M k converge.

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Corrections Exercice 2 : [énoncé]


(a) x = 21 (x + y) + 12 (x − y) donc
Exercice 1 : [énoncé]
kxk ≤ max kx + yk, kx − yk .

(a) Par réduction au même dénominateur
Aussi kyk ≤ max kx + yk, kx − yk donc

a b 1 av(u + v) + bu(u + v) − uv
+ − =
u v u+v uv(u + v)
kxk + kyk ≤ 2 max kx + yk, kx − yk .

qu'on peut réécrire
√ √ √ (b) Sur R2 avec k · k = k · k∞ , il y a égalité pour x = (1, 0) et y = (0, 1).
a b 1 ( av − bu)2 + (a + b + 2 ab − 1)uv
+ − = (c) On a déjà
u v u+v uv(u + v) 2
√ kxk + kyk ≤ 2kxk2 + 2kyk2 .

et si a + b = 1 alors
Or x = 21 (x + y) + 12 (x − y) donne
√ √
a b 1 ( av − bu)2
+ − = ≥ 0. 1
kxk2 = kx + yk2 + kx − yk2 + 2kxk2 − 2kyk2

u v u+v uv(u + v)
4
(b) aussi
1
kyk2 = kx + yk2 + kx − yk2 − 2kxk2 + 2kyk2

Z 1 Z 1 Z 1
dt dt dt 4
N ((f +g)−1 ) = ≤a +b = aN (f −1 )+bN (g −1 )
0 f (t) + g(t) 0 f (t) 0 g(t) donc
1
kxk2 + kyk2 ≤ kx + yk2 + kx − yk2

qui donne l'inégalité voulue avec
2
N (f )2 N (g)2 puis
a= 2
et b = 2  2
(N (f ) + N (g)) (N (f ) + N (g))2 kxk + kyk ≤ 2 max kx + yk, kx − yk
√ √
qui sont tels que a + b = 1. qui permet de conclure.
(c) Par l'inégalité triangulaire (d) Non, sur R2 , il y a égalité pour x = (1, 0) et y = (0, 1).

N (f + g)N ((f + g)−1 ) ≤ (N (f ) + N (g))N ((f + g)−1 )


et en vertu de ce qui précède
Exercice 3 : [énoncé]
Cas n = 2
N (f )2 N (f −1 ) N (g)2 N (g −1 ) Par l'absurdesupposons qu'une
 telle
 norme existe.
N (f + g)N ((f + g)−1 ) ≤ + 0 1

0 2
N (f ) + N (g) N (f ) + N (g) Posons A = et B = .
0 0 0 0
qui donne Les matrices A et B sont semblables (via P = diag(1/2, 1)) donc kAk = kBk. Or
N (f ) N (g) B = 2A donc kBk = 2kAk puis kAk = 0.
N (f + g)N ((f + g)−1 ) ≤ M+ M =M C'est absurde car A 6= O2 .
N (f ) + N (g) N (f ) + N (g)
Cas général : semblable.
avec
M = max(N (f )N (f −1 ), N (g)N (g −1 )).
Document3 Exercice 4 : [énoncé]

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(a) Unicité: Si deux polynômes sont solutions, leur diérence s'annule sur [−1 ; 1] Exercice 5 : [énoncé]
et correspond donc au polynôme nul. Ce sont les normes usuelles associées à la base canonique sur Mn,p (K).
Existence: On peut raisonner par récurrence double en introduisant

T0 = 1, T1 = X et Tn+1 = 2XTn − Tn−1


Exercice 6 : [énoncé]
ou employer la formule de Moivre pour écrire :
k · k est une norme sur Mn (R) car c'est la norme 2 associée à la base canonique
cos(nθ) = Re((cos θ + i sin θ) ) n de Mn (R).
bn/2c  
On a
X n !2
= cosn−2p θ(1 − cos2 θ)p . Xn Xn

p=0
2p kABk = 2
ai,k bk,j .
i,j=1 k=1

(b) On vérie kTn k = 1 et on observe


Par l'inégalité de Cauchy-Schwarz,
 

Tn (cos xk ) = (−1)k avec xk = cos et x0 > x1 > · · · > xn . n
!2 n n
n X X X
ai,k bk,j ≤ a2i,k b2`,j
Aussi, le polynôme Tn est de degré n et de coecient dominant 2n−1 . k=1 k=1 `=1

Par l'absurde, supposons kP k < 1/2n−1 et considérons donc


n n
1 X X
Q=P − Tn . kABk2 ≤ a2i,k b2`,j = kAk2 kBk2
2n−1
i,k=1 j,`=1
Le polynôme Q est de degré strictement inférieur à n et prend exactement le
signe de (−1)k en les xk . Par l'application du théorème des valeurs puis
intermédiaires, le polynôme Q s'annule sur ]xn ; xn−1 [,. . . , ]x1 ; x0 [ : c'est le kABk ≤ kAkkBk.
polynôme nul ce qui est absurde.
(c) L'implication indirecte est entendue. Supposons, kP k = 1/2n−1 . Considérons
de nouveau le polynôme Q. Au sens large, il prend le signe de (−1)k en les xk
et on peut assurer l'existence d'au moins une racine dans chaque intervalle Exercice 7 : [énoncé]
[xn ; xn−1 ],. . . , [x1 ; x0 ]. Lorsque cela est possible, on choisit cette racine dans
l'intervalle ouvert et on note αn ≤ . . . ≤ α1 les n racines ainsi obtenues. (a) L'application k · k est bien dénie de Mn (C) dans R+ .
Si celles-ci sont distinctes, le polynôme Q est nul et on conclut. Si kAk = 0 alors
Sinon, lorsqu'il y en a deux qui ne sont pas distinctes, elles correspondent à n
X
un même xk avec k ∈ J1 ; n − 1K pour lequel Q est de signe strict 1 sur ∀1 ≤ i ≤ n, |ai,j | = 0
]xk+1 ; xk [ et ]xk ; xk−1 [. Ces signes sont nécessairement identiques et Q j=1

présente un extremum en xk qui est donc racine double de Q. Le polynôme Q


et donc
admet alors au moins n racines comptées avec multiplicité et on conclut.
∀1 ≤ i, j ≤ n, ai,j = 0

1. Car on a choisi les αk dans l'intervalle ouvert lorsque cela est possible. ainsi la matrice A est nulle.

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De plus Exercice 8 : [énoncé]


n
X (a) L'application k · k est bien dénie de Mn (C) dans R+ .
kλAk = sup |λai,j | Si kAk = 0 alors
1≤i≤n j=1 n
X
n
X ∀1 ≤ i ≤ n, |ai,j | = 0
= sup |λ| |ai,j | j=1
1≤i≤n j=1
et donc
n
X ∀1 ≤ i, j ≤ n, ai,j = 0
= |λ| sup |ai,j |
1≤i≤n j=1
ainsi la matrice A est nulle.
= |λ|kAk De plus
n n n
et X X X
kλAk = sup |λai,j | = sup |λ| |ai,j | = |λ| sup |ai,j | = |λ|kAk
n 1≤i≤n j=1 1≤i≤n 1≤i≤n j=1
X j=1
kA + Bk = sup |ai,j + bi,j |
1≤i≤n j=1
et
n n
n X X
kA + Bk = sup |ai,j + bi,j | ≤ sup |ai,j | + |bi,j |
X
≤ sup |ai,j | + |bi,j | 1≤i≤n j=1 1≤i≤n j=1
1≤i≤n j=1
n
X n
X donc
n n
≤ sup |ai,j | + sup |bi,j | X X
1≤i≤n j=1 1≤i≤n j=1 kA + Bk ≤ sup |ai,j | + sup |bi,j | = kAk + kBk.
1≤i≤n j=1 1≤i≤n j=1
= kAk + kBk.
Enn
n Xn n X
n
(b) On a X X
kABk = sup ai,k bk,j ≤ sup |ai,k bk,j |.
n
n X n X
n
1≤i≤n 1≤i≤n
X X
|ai,k bk,j |.

kABk = sup ai,k bk,j ≤ sup j=1 k=1 j=1 k=1


1≤i≤n 1≤i≤n
Or

j=1 k=1 j=1 k=1

Or n X
n n X
n n n n
X X X X X
n X
X n n X
X n |ai,k bk,j | ≤ |ai,k ||bk,j | = |ai,k | |bk,j | ≤ |ai,k |kBk ≤ kAkkBk
|ai,k bk,j | ≤ |ai,k ||bk,j | j=1 k=1 k=1 j=1 k=1 j=1 k=1
j=1 k=1 k=1 j=1
n n donc
kABk ≤ kAkkBk.
X X
= |ai,k | |bk,j |
k=1 j=1
n (b) Soit λ ∈ Sp(A), il existe X 6= 0, AX = λX .
En notant x1 , . . . , xn les éléments de la colonne X (non tous nuls) on a
X
≤ |ai,k |kBk
k=1 n
X
≤ kAkkBk ∀i ∈ {1, . . . , n}, λxi = ai,j xj .
j=1
donc
kABk ≤ kAkkBk. Considérons i ∈ {1, . . . , n} tel que |xi | = max1≤j≤n |xj | =
6 0.

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La relation précédente donne :


n
X n
X
|λ||xi | ≤ |ai,j ||xj | ≤ |ai,j ||xi |
j=1 j=1

donc
n
X
|λ| ≤ |ai,j | ≤ kAk.
j=1

Exercice 9 : [énoncé]
Si kxk∞ = 0 alors x = 0 et kxkp = 0 donc
kxk∞ = lim kxkp .
p→+∞

Si kxk∞ 6= 0. Pour tout p ≥ 1,


1/p
kxk∞ ≤ kxkp ≤ nkxkp∞ = n1/p kxk∞ −−−−−→ kxk∞
p→+∞
Figure 1  La boule unité fermée pour la norme N
donc
lim kxkp = kxk∞ .
p→+∞
Exercice 11 : [énoncé]
Quand t varie de 0 à 1, l'expression |x1 + tx2 | varie de |x1 | à |x1 + x2 |
Exercice 10 : [énoncé] Par suite, on peut exprimer plus simplement l'action de N :
L'application N : Rn → R+ est bien dénie car toute fonction continue sur le
N (x1 , x2 ) = max |x1 |, |x1 + x2 | .

segment [0 ; 1] y est bornée
La liberté de la famille (f1 , . . . , fn ) est une condition nécessaire car, sinon, une
relation linéaire sur la famille (f1 , . . . , fn ) détermine un n-uplet (x1 , . . . , xn ) non Soient x = (x1 , x2 ) et y = (y1 , y2 ) deux vecteurs de R2 .
nul tel que N (x1 , . . . , xn ) = 0. 
Inversement, supposons la famille (f1 , . . . , fn ) libre. N (x + y) = max |x1 + y1 |, |x1 + y1 + x2 + y2 |
Soient λ ∈ R, x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn et y = (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn .

≤ max |x1 | + |y1 |, |x1 + x2 | + |y1 + y2 |
Si N (x) = 0 alors x1 f1 + · · · + xn fn = 0 et donc (x1 , . . . , xn ) = (0, . . . , 0) car ≤ N (x) + N (y).
(f1 , . . . , fn ) libre.
Pour λ ∈ R,
N (λx) = kλx1 f1 + · · · + λxn fn k∞
N (λ.x) = max |λ||x1 |, |λ||x1 + x2 | = |λ|N (x).

= λ(x1 f1 + · · · + xn fn ) ∞ = |λ|N (x).

Enn si N (x) = 0 alors |x1 | = |x1 + x2 | = 0 et donc x1 = x1 + x2 = 0 puis x = 0.
Ainsi N dénie bien une norme sur R2 .
N (x + y) = (x1 + y1 )f1 + · · · + (xn + yn )fn ∞ Si x1 ≥ 0, x2 ≥ 0 alors N (x) = x1 + x2 .
Si x1 ≤ 0, x2 ≥ 0 alors N (x) = max(−x1 , |x1 + x2 |).

= (x1 f1 + · · · + xn fn ) + (y1 f1 + · · · + yn fn ) ∞
≤ N (x) + N (y). Si x1 ≥ 0, x2 ≤ 0 alors N (x) = max(x1 , |x1 + x2 |).
Si x1 ≤ 0, x2 ≤ 0 alors N (x) = −(x1 + x2 ).
Finalement N est une norme sur Rn Ces considérations permettent de représenter la boule unité fermée. De manière

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immédiate : N (x) ≤ 2kxk∞ . Soit f ∈ L1 (I, K). Si kf k1 = 0 alors I f (t) dt = 0 or |f | est continue et positive
R

Aussi |x1 | ≤ 2N (x) et puisque |x2 | ≤ |x1 + x2 | + |x1 | on a aussi |x2 | ≤ 2N (x). sur I d'intérieur non vide donc f = 0̃.
On en déduit kxk∞ ≤ 2N (x). Soit λ ∈ K et f ∈ L1 (I, K).
Z
kλf k1 = |λ| f (t) dt = |λ|kf k1 .

Exercice 12 : [énoncé] I
`1 (N, K) ⊂ KN et KN est un K-espace vectoriel.
(0)n∈N ∈ `1 (K). Soient f, g ∈ L1 (I, K)
Pour λ, µ ∈ K et u, v ∈ `1 (N, K), Z

kf + gk1 ≤ f (t) + g(t) dt = kf k1 + kgk1
(λu + µv)n ≤ |λ||un | + |µ||vn |.

I

k · k1 dénit bien une norme sur L1 (I, K)


Par comparaison de séries à termes positifs

λu + µv ∈ `1 (N, K)
Exercice 14 : [énoncé]
`1 (N, K) est un sous-espace vectoriel de KN , c'est donc un K-espace vectoriel. L2 (I, K) ⊂ C(I, K) et C(I, K) est un K-espace vectoriel.
L'application k · k1 : `1 (N, K) → R+ P
est bien dénie. 0 ∈ L2 (I, K).
+∞
Soit u ∈ `1 (N, K). Si kuk1 = 0 alors n=0 |un | = 0 donc pour tout n ∈ N, |un | = 0 Soit λ ∈ K et f ∈ L2 (I, K). Pour tout t ∈ I .
et par suite u = 0.
Soit λ ∈ K et u ∈ `1 (N, K) (λf )(t) 2 = |λ|2 f (t) 2

+∞ +∞ +∞
X X X donc par comparaison λf ∈ L2 (I, K).
kλuk1 = |λun | = |λ||un | = |λ| |un | = |λ|kuk1 . Soit f, g ∈ L2 (I, K). Pour tout t ∈ I
n=0 n=0 n=0
 2  
Soit u, v ∈ `1 (N, K) (f +g)(t) 2 ≤ f (t) + g(t) = f (t) 2 +2 f (t) g(t) + g(t) 2 ≤ 2 f (t) 2 + g(t) 2

+∞ +∞ +∞ +∞
X X  X X car 2ab ≤ a2 + b2
ku + vk1 = |un + vn | ≤ |un | + |vn | = |un | + |vn | = kuk1 + kvk1 .
Par comparaison de fonctions positives f + g ∈ L2 (I, K).
n=0 n=0 n=0 n=0
Finalement L2 (I, K) est un sous-espace vectoriel de C(I, K) et c'est donc un
K-espace vectoriel.
Exercice 13 : [énoncé] L'application k · k2 : L2 (I, K) → R+ est bien dénie.
2
Soit f ∈ L2 (I, K). Si kf k2 = 0 alors I f (t) dt = 0 or |f |2 est continue et positive
R
L1 (I, K) ⊂ C(I, K) et C(I, K) est un K-espace vectoriel.
0̃ ∈ L1 (I, K). sur I d'intérieur non vide donc
Soit λ, µ ∈ K et f, g ∈ L1 (I, K). 2
Pour tout t ∈ I , ∀t ∈ I, f (t) = 0

(λf + µg)(t) ≤ |λ| f (t) + |µ| g(t)
puis f = 0̃.
donc par comparaison de fonctions positives λf + µg ∈ L1 (I, K). Soit λ ∈ K et f ∈ L2 (I, K).
Finalement L1 (I, K) est un sous-espace vectoriel de C(I, K) et c'est donc un
K-espace vectoriel.
Z 2
2
|λ|2 f (t) dt = |λ|kf k2 .

L'application k · k1 : L1 (I, K) → R+ est bien dénie. kλf k2 =
I

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Soit f, g ∈ L2 (I, K). (c) L'application N est bien dénie à valeurs dans R+ en vertu de ce qui précède.
Z  Z Si N (A) = 0 alors pour tout X ∈ Mn,1 (R), on a kAXk = 0. En particulier,
2
kf + gk22 ≤ f (t) + g(t) dt = kf k22 + 2 f (t) g(t) dt + kgk22 . en prenant des colonnes X élémentaires, on obtient que chaque colonne de A

I I est nulle.
Par l'inégalité de Cauchy-Schwarz, pour f, g : [a ; b] → R continue par morceaux, N (λA) = sup kλAXk = sup |λ|kAXk = |λ| sup kAXk = |λ|.
X∈S X∈S X∈S
Z b Z b 1/2 Z b 1/2
f (t)2 dt 2
. Enn


f (t)g(t) dt ≤ g(t) dt
a a a

N (A + B) = sup (A + B)X
Ici 1/2 Z b 1/2 X∈S
Z b Z b
f (t) 2 dt g(t) 2 dt ≤ kf k2 kgk2 .

f (t) g(t) dt ≤ ≤ sup kAX + BXk
a a a X∈S

Or pour f : I → R+ continue par morceaux intégrable ≤ sup kAXk + sup kBXk


X∈S X∈S
Z b Z = N (A) + N (B).
∀[a ; b] ⊂ I, f (t) dt ≤ f
a I Finalement, N dénit bien une norme sur Mn (R).
donc ici Z (d) On a déjà vu
n
f (t) g(t) dt ≤ kf k2 kgk2 X
I N (A) ≤ max |ai,j |.
1≤i≤n
j=1
et enn 2
kf + gk22 ≤ kf k2 + kgk2 Soit i0 l'indice pour lequel
ce qui permet de conclure. n
X n
X
max |ai,j | = |ai0 ,j |.
1≤i≤n
j=1 j=1

Exercice 15 : [énoncé] Prenons ensuite X = t x1 · · · xn avec xj = ±1 de sorte que




(a) Pour X ∈ Mn,1 (R), on a ai0 ,j xj = |ai0 ,j |. Pn


On a X ∈ S et kAXk = j=1 |ai0 ,j | donc
n n
X X
∀1 ≤ i ≤ n, (AX)i ≤
|ai,j ||xj | = |ai,j | n
X
j=1 j=1 N (A) ≥ |ai0 ,j |
j=1
et donc
n n
puis l'égalité voulue.
X X
kAXk ≤ |ai,j | ≤ max |ai,j | = M .
1≤i≤n
j=1 j=1

Ainsi, l'ensemble kAXk X ∈ S est une partie de R non vide et majorée,



Exercice 16 : [énoncé]
elle admet une borne supérieure.
Puisque 0 ∈ C0 , on a déjà
(b) Si X = 0, c'est immédiat.
Si X =
6 0, on introduit X 0 = X/kXk ∈ S et l'on exploite kAX 0 k ≤ N (A). d(e, C0 ) ≤ d(e, 0) = kek∞ = 1.

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Soit x ∈ C0 . On a Exercice 19 : [énoncé]


|xn − 1| ≤ kx − ek∞ Par dénition
et donc quand n → +∞ d(f, F ) = inf kf − gk∞ .
g∈F
1 ≤ kx − ek∞ .
Puisque la fonction nulle est continue
On en déduit
d(e, C0 ) ≥ 1 d(f, F ) ≤ kf − 0̃k∞ = 1.
et donc d(e, C0 ) = 1.
Inversement, soit g ∈ F .
Pour tout x > 0.
f (x) − g(x) = 1 − g(x) ≤ kf − gk∞
Exercice 17 : [énoncé]
Puisque 0 ∈ C0 , on a déjà donc à la limite quand x → 0+
d(u, C) ≤ d(u, 0) = kuk∞ = 1. 1 − g(0) ≤ kf − gk∞ .

Soit x ∈ C et ` ∈ R sa limite. Pour n = 2p pair


De même, pour x < 0,
|x2p − u2p | ≤ kx − uk∞
f (x) − g(x) = 1 + g(x) ≤ kf − gk∞
donne |x2p − 1| ≤ kx − uk∞ puis à la limite
et donc à la limite quand x → 0−
|` − 1| ≤ kx − uk∞ .
1 + g(0) ≤ kf − gk∞ .

De même avec n = 2p + 1 impair on obtient

|` + 1| ≤ kx − uk∞ . On en déduit
2 ≤ 1 + g(0) + 1 − g(0) ≤ 2kf − gk∞
On en duite
et donc
1 + ` 1 − ` 1 1 ≤ kf − gk∞ .
≤ |1 + `| + |1 − `| ≤ kx − uk∞ .

|1| = +
2 2 2
Finalement 1 ≤ d(f, F ) puis d(f, F ) = 1.
On en déduit
d(u, C) ≥ 1
et donc d(u, C) = 1. Exercice 20 : [énoncé]
(a)
Z 1
Exercice 18 : [énoncé] kf k1 ≤ kf k∞ ≤ kf k∞
Puisque 0 ∈ F , d(e, F ) ≤ d(e, 0) = 1. 0
En raisonnant par l'absurde montrons d(e, F ) = 1 en supposant d(e, F ) < 1. et
Il existe alors une suite x ∈ B(N, R) vériant k∆x − ek∞ = ρ avec ρ < 1.
Z 1 1/2
Pour tout k ∈ N, ∆x(k) − 1 ≤ ρ donc ∆x(k) ≥ 1 − ρ.
kf k2 ≤ kf k2∞ ≤ kf k∞ .
0
En sommant ces inégalités pour k allant de 0 à n − 1, on obtient
x(n) − x(0) ≥ n(1 − ρ) et donc x → +∞. Posons fn (x) = xn , kfn k∞ = 1 alors que kfn k1 = n+1
1
→ 0 et
Ceci contredit x ∈ B(N, R) et permet de conclure. kfn k2 = √2n+1 → 0. Les normes ne sont donc pas équivalentes.
1

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(b) Par l'inégalité de Cauchy-Schwarz : (a) N1 , N2 : R[X] → R.


Z 1 Z 1 1/2 Z 1 1/2 +∞ +∞
f (t)2 dt
X (k) X
P (0) + Q(k) (0) ≤
(k) (k)
1 × f (t) dt ≤ 1 dt N1 (P + Q) = P (0) + Q (0)
0 0 0
k=0 k=0

donc +∞
X +∞
X
Q (0) = N1 (P ) + N1 (Q).
(k) (k)
kf k1 ≤ kf k2 . = P (0) +
k=0 k=0
√ √
Pour fn (x) = 2n + 1xn , kfn k2 = 1 et kfn k1 = 2n+1
n+1 → 0, les normes ne
sont donc pas équivalentes. +∞ +∞
X X
P (0) = |λ|N1 (P ).
(k) (k)
N1 (λP ) = λP (0) = |λ|

k=0 k=0
Exercice 21 : [énoncé]
(a) Sans dicultés. N1 (P ) = 0 =⇒ ∀k ∈ Z, P (k) (0) = 0

(b) On a N1 (f ) ≤ N2 (f ) car or
+∞
X P (k) (0)
x P = Xk
Z
f (t) dt ≤ f (0) + |x| sup |f 0 |
0 k!

f (x) ≤ f (0) +
k=0
0 [−1;1]
et donc P = 0.
et sans dicultés on a aussi N3 (f ) ≤ 2N1 (f ). Finalement, N1 est une norme.
Posons
fn (x) = xn . N2 (P + Q) = sup P (t) + Q(t) ≤ sup P (t) + Q(t)
t∈[−1;1] t∈[−1;1]
On a N1 (fn ) = 1, N2 (fn ) = n et N3 (fn ) = n+1
2
. ≤ sup P (t) + sup Q(t) = N2 (P ) + N2 (Q).

On en déduit que les normes N1 et N2 d'une part, N1 et N3 d'autre part, ne t∈[−1;1] t∈[−1;1]
sont pas équivalentes.

N2 (λP ) = sup λP (t) = sup |λ| P (t) = |λ| sup P (t) = |λ|N2 (P ).

t∈[−1;1] t∈[−1;1] t∈[−1;1]
Exercice 22 : [énoncé]
R1
(a) Posons ϕ(f, g) = f (0)g(0) + 0 f 0 (t)g 0 (t) dt. ϕ est une forme bilinéaire N2 (P ) = 0 =⇒ ∀t ∈ [−1 ; 1], P (t) = 0
symétrique, ϕ(f, f ) ≥ 0 et si ϕ(f, f ) = 0 alors f (0) = 0 et pour tout t ∈ [0 ; 1], et par innité de racines P = 0.
f 0 (t) = 0 donc f = 0. ϕ est donc un produit scalaire et N apparaît comme  
étant la norme associée. (b) La suite n1 X n converge vers 0 pour N2 mais n'est pas bornée et donc


R x 0 n∈N
(b) Pour tout x ∈ [0 ; 1], f (x) ≤ f (0) + 0 f (t) dt ≤ 2N (f ), donc

diverge pour N1 .
√ √
kf k∞ ≤ 2N (f ).Pour f (x) = sin(nxπ), kf k∞ = 1 et N (f ) = nπ/ 2 → +∞. (c) Les normes ne peuvent être équivalentes car sinon les suites convergeant pour
Les deux normes ne sont donc pas équivalentes. l'une des normes convergerait pour l'autre.

Exercice 23 : [énoncé] Exercice 24 : [énoncé]

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(a) Aisément k · k∞ ≤ k · k1 Exercice 26 : [énoncé]


Soit u N dénie n = 1 si n < N et un = 0 sinon.
par u N N
(a) Supposons que Na est une norme sur B(N, R).
On a u 1 = N et u ∞ = 1 donc il n'existe pas de α > 0 tel que
N
N
Pour m ∈ N, la suite élémentaire em = (δm,n )n∈N est non nulle donc
k · k1 ≤ αk · k∞ .
k · k1 et k · k∞ ne sont pas équivalentes. Na (em ) = am > 0.
(b) En introduisant N tel que n > N =⇒ un = 0 on a
!2 !2 De plus,P pour la suite constante u = (1)n∈N , la quantité Na (u) existe et donc
+∞ N N +∞
X X X X la série an converge.
2
kuk2 = 2
|un | = 2
|un | ≤ |un | = |un | = kuk21 .
Inversement, si an est une série convergente à termes strictement positifs
P
n=0 n=0 n=0 n=0
alors on montre que l'application Na : B(N, R) → R+ est bien dénie et que
Ainsi k · k2 ≤ k · k1 . celle-ci est une norme sur l'espace B(N, R).
Soit u N dénie par u N
n = 1 si n
√< N et un = 0 sinon.
N P+∞
(b) On a aisément Na ≤ kk · k∞ avec k = n=0 an .
On a u 1 = N et u 2 = N donc il n'existe pas de α > 0 tel que
N
N
Inversement, supposons k · k∞ ≤ k 0 Na . Pour la suite élémentaire em , on

k · k1 ≤ αk · k2 . obtient kem k∞ ≤ k 0 Na (em ) et donc am ≥ 1/k pour tout mP∈ N. Cette
k · k1 et k · k2 ne sont pas équivalentes. propriété est incompatible avec la convergence de la série an .
Ainsi Na est dominée par k · k∞ mais ces deux normes ne sont pas
équivalentes.
Exercice 25 : [énoncé]
(a) La suite u étant sommable, elle converge vers 0 et est par conséquent bornée.
Pour tout n ∈ N,
+∞
X
Exercice 27 : [énoncé]
|un | ≤ |uk | (a) N∞ est bien connue pour être une norme sur l'ensemble des fonctions
k=0 bornées, il en est de même sur l'ensemble des suites bornées dont le premier
donc terme est nul.
kuk∞ ≤ kuk1 . L'application N : E → R+ est bien dénie. On vérie aisément
Soit u N dénie par u N N (u + v) ≤ N (u) + N (v) et N (λu) = |λ|N (u). Si N (u) = 0 alors pour tout
n = 1 si n < N et un = 0 sinon. u ∈ ` (R).
N N 1

On a uN 1 = N et uN ∞ = 1 donc il n'existe pas de α > 0 tel que


n ∈ N, un+1 = un et puisque u0 = 0, on obtient u = 0. Ainsi N est une norme
k · k1 ≤ αk · k∞ . sur E .
k · k1 et k · k∞ ne sont pas équivalentes. (b) Pour u ∈ E , on a, pour tout n ∈ N,
!2
PN
(b) On a n=0 |un | ≤ 2
PN
donc quand N → +∞ : |un+1 − un | ≤ |un+1 | + |un | ≤ 2N∞ (u).
n=0 |un |

!2 On en déduit
+∞
X +∞
X N (u) ≤ 2N∞ (u).
kuk22 = |un |2 ≤ |un | = kuk21 .
n=0 n=0 La suite u dénie par u0 = 0 et un = (−1)n pour n ≥ 1 est une suite non
nulle pour laquelle il y a égalité.
Ainsi k · k2 ≤ k · k1 .
Soit u N dénie par u N (c) Considérons la suite u(p) dénie par
n = 1 si n
√< N et un = 0 sinon. u ∈ ` (R).
N N 1

On a uN 1 = N et uN 2 = N donc il n'existe pas de α > 0 tel que



(
k · k1 ≤ αk · k2 . n si n ≤ p
u(p) (n) =
k · k1 et k · k2 ne sont pas équivalentes. p sinon.

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On a Exercice 29 : [énoncé]
u(p) ∈ E, N∞ (u(p) ) = p et N (u(p) ) = 1. Pour tout f, g ∈ E et tout λ ∈ R, il est clair que Ni (f + g) ≤ Ni (f ) + Ni (g) et que
Ni (λf ) = λNi (f ).
On en déduit que les normes N et N∞ ne sont pas équivalentes car
Supposons N1 (f ) = 0, on a alors supx∈[0;1] f (x) = 0 donc f = 0.

Supposons maintenant que N2 (f ) = 0, on a alors supx∈[0;1] f (x) + f 0 (x) = 0 donc



N∞ (u(p) )
→ +∞. f (x) + f 0 (x) = 0. Après résolution de l'équation diérentielle sous-jacente,
N (u(p) )
f (x) = λe−x avec λ = f (0) = 0 et nalement f = 0.
Finalement N1 et N2 sont bien deux normes sur E .
Il est clair que
Exercice 28 : [énoncé] N2 (f ) ≤ N1 (f ).
(a) Les applications sont bien dénies Ni : E → R+ car toute fonction continue Posons maintenant M = N2 (f ). Pour tout x ∈ [0 ; 1], on a
sur un segment y est bornée.
Les propriétés Ni (f + g) ≤ Ni (f ) + Ni (g) et Ni (λf ) = |λ|Ni (f ) sont faciles. f (x) + f 0 (x) ≤ M

Si N1 (f ) = 0 alors f 0 = 0 et sachant f (0) = 0, on obtient f = 0.


Si N2 (f ) = 0 alors la résolution de l'équation diérentielle f 0 + f = 0 avec la donc
f (x)ex 0 ≤ M ex

condition initiale f (0) = 0 donne f = 0.
Ainsi les applications N1 , N2 sont bien des normes sur E . d'où Z x Z x
t 0
(b) Pour f ∈ E , on a f (x)ex = M et dt ≤ M ex

f (t)e dt ≤
Z x
0 0
f (x) = f 0 (t) dt
puis f (x) ≤ M e pour tout x ∈ [0 ; 1]. Ainsi

0

ce qui permet d'établir kf k∞ ≤ kf 0 k∞ . sup f (x) ≤ M e.



Puisque x∈[0;1]
N2 (f ) ≤ kf k∞ + kf 0 k∞ ≤ 2N1 (f )
De plus
la norme N2 est dominée par la norme N1 .
0
f (x) ≤ f (x) + f 0 (x) + f (x) ≤ M (1 + e)

(c) Sachant f (0) = 0, on a donc


sup f 0 (x) ≤ M (1 + e)

Z x 0
Z x
x∈[0;1]
f (x) = e−x f (t)et dt = e−x (f (t) + f 0 (t))et dt
0 0 et nalement
donc N1 (f ) ≤ M (1 + 2e) = N2 (f )(1 + 2e).
f (x) ≤ N2 (f ). On peut conclure que les deux normes sont eectivement équivalentes.

Puisque 0
f (x) ≤ f (x) + f 0 (x) + f (x)

Exercice 30 : [énoncé]
on obtient 0 (a) L'application N : E → R+ est bien dénie et on vérie aisément
f (x) ≤ 2N2 (f ) N (λf ) = |λ|N (f ) et N (f + g) ≤ N (f ) + N (g).
Supposons maintenant N (f ) = 0, la fonction f est alors solution de
et nalement
l'équation diérentielle y 00 + y = 0 vériant les conditions initiales
N1 (f ) ≤ 2N2 (f ).
y(0) = y 0 (0) = 0 ce qui entraîne f = 0.
Finalement N est une norme sur E .

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(b) On a évidemment N ≤ ν . Exercice 32 : [énoncé]


Inversement, soit f ∈ E et g = f + f 00 . La fonction f est solution de On sait N∞ (AB) ≤ nN∞ (A)N∞ (B) et αN ≤ N∞ ≤ βN avec α, β > 0 donc
l'équation diérentielle
y 00 + y = g 1 n nβ 2
N (AB) ≤ N∞ (AB) ≤ N∞ (A)N∞ (B) ≤ N (A)N (B).
α α α
vériant les conditions initiales y(0) = y 0 (0) = 0. Après résolution via la
méthode de variation des constantes, on obtient
Z x Exercice 33 : [énoncé]
f (x) = sin(x − t)g(t) dt.
0 (a) facile.
On en déduit f (x) ≤ xkgk∞ ≤ πkgk∞ et donc kf k∞ ≤ πN (f ).
(b) (i) =⇒ (ii) Supposons que la suite (Pn ) converge simplement sur R vers une
De plus kf 00 k∞ ≤ kf + f 00 k∞ + kf k∞ donc ν(f ) ≤ (π + 1)N (f ). certaine fonction f . On ne sait pas a priori si cette fonction est, ou non,
polynomiale.
Soit ξ = (ξ0 , . . . , ξd ) une famille de d + 1 réels distincts et P ∈ E déterminé
par P (ξk ) = f (ξk ). On peut armer que la (Pn ) suite converge vers P pour la
Exercice 31 : [énoncé] norme Nξ . Soit [a ; b] un segment de R avec a < b. N = k · k∞,[a;b] dénit une
(a) k · kϕ : E → R+ est bien dénie. norme sur E qui est équivalent à Nξ car E est de dimension nie. Puisque
Si kf kϕ = 0 alors la fonction t 7→ f (t) ϕ(t) est nulle. En dehors des valeurs (Pn ) converge vers P pour la norme Nξ , on peut armer que la convergence

où ϕ est nulle, la fonction f s'annule. Or ϕ ne s'annule qu'un nombre ni de a aussi lieu pour la norme N et donc (Pn ) converge uniformément vers P sur
fois, donc par un argument de continuité, f s'annule aussi en ces points et le segment [a ; b]. Au passage, on en déduit que f = P .
nalement f = 0̃. (ii) =⇒ (iii) Si la suite (Pn ) converge uniformément sur tout segment vers
Les propriétés kλf kϕ = |λ|kf kϕ et kf + gkϕ ≤ kf kϕ + kgkϕ sont immédiates. une fonction f , elle converge aussi simplement vers f et l'étude ci-dessus
montre que f est un polynôme. En introduisant la norme innie relative aux
(b) Considérons la fonction ϕ2 /ϕ1 . Cette fonction est dénie et continue sur le
coecients polynomiaux :
segment [0 ; 1], elle y est donc bornée et il existe M ∈ R+ vériant
∀x ∈ [0 ; 1], ϕ2 (x) ≤ M ϕ1 (x). On en déduit k · kϕ1 ≤ M k · kϕ2 . Ainsi k · kϕ1 est a0 + · · · + ad X d = max |ak |

dominée par k · kϕ2 et par un argument symétrique k · kϕ2 est dominée par ∞ 0≤k≤d
k · k ϕ1 .
l'équivalence de norme permet d'établir que les coecients de Pn convergent
(c) On a facilement k · kx2 ≤ k · kx . vers les coecients respectifs de f .
Pour fn (x) = (1 − x)n , on a après étude des variations des fonction (iii) =⇒ (i) immédiat.
x 7→ x(1 − x)n et x 7→ x2 (1 − x)n
n
e−1

1 1
kfn kx = 1− ∼ Exercice 34 : [énoncé]
n+1 n+1 n
Soient a0 , . . . , aN des réels deux à deux distincts. Considérons la fonction
et 2  n polynôme P de degré inférieur à N vériant
e−2

2 2
kfn kx2 = 1− ∼
n+2 n+2 n2 ∀k ∈ {0, . . . , N }, P (ak ) = f (ak ).
donc il n'existe pas de constante M ≥ 0 telle que k · kx ≤ M k · kx2 . Les deux Sur l'espace RN [X], on peut introduire la norme donnée par
normes k · kx et k · kx2 ne sont pas équivalentes.
N (Q) = max Q(ak ) .

0≤k≤N

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Pour cette norme, on peut armer que la suite (Pn ) converge vers P . Or l'espace Exercice 36 : [énoncé]
RN [X] est de dimension nie, toutes les normes y sont donc équivalentes. La Il sut d'observer
convergence de (Pn ) vers P a donc aussi lieu pour les normes données par (BA)n+1 = B(AB)n A → Op .

kQk∞,[a;b] = sup Q(t) .


Exercice 37 : [énoncé]
t∈[a;b]

La suite (Pn ) converge vers P sur tout segment de R et donc converge simplement Puisque les matrices A et B commutent, il en est de même des matrices Ak et B k .
vers P . Par unicité de la limite simple, la fonction f est égale à P . En passant à la limite la relation

Ak B k = B k Ak
Exercice 35 : [énoncé] on obtient
(a) Na (1, 1) et Na (1, −1) doivent exister et être strictement positifs. Cela fournit P Q = QP .
les conditions nécessaires 2a + 2 > 0 et 2 − 2a > 0 d'où a ∈ ]−1 ; 1[. Montrons
que cette condition est susante.
Supposons a ∈ ]−1  ; 1[ 0 et considérons ϕ : R2 × R2 → R dénie par Exercice 38 : [énoncé]
ϕ (x, y), (x , y ) = xx + yy + axy + ayx0 .
0 0 0 0 On a
L'application ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur R2 et pour n = Ip .
An A−1
(x, y) 6= (0, 0), ϕ (x,y), (x, y) ≥ 1 − |a| (x + y ) > 0 en vertu de
 2 2
En passant cette relation à la limite on obtient
|2axy| ≤ |a| x2 + y 2 . Ainsi ϕ est un produit scalaire sur R2 et Na est la
norme euclidienne associée. AB = Ip .
(b) Le cas a = b est immédiat. Quitte à échanger, on peut désormais supposer
Par le théorème d'inversibilité, on peut armer que A est inversible et
a < b.
Par homogénéité, on peut limiter l'étude de N a (x,y)
Nb (x,y) au couple A−1 = B .
(x, y) = (cos t, sin t) avec t ∈ ]−π/2 ; π/2].
Posons  2
Na (cos t, sin t) 1 + a sin 2t Exercice 39 : [énoncé]
f (t) = = .
Nb (cos t, sin t) 1 + b sin 2t A2n → B et A2n = An × An → B 2 donc B = B 2 et B est une matrice de
On a projection.
(a − b) cos(2t)
f 0 (t) = 2 .
(1 + b sin 2t)2
Les variations de f sont faciles et les extremums de f (t) sont en t = −π/4 et Exercice 40 : [énoncé]
t = π/4. Ils valent 1−a Posons r = rg A∞ .
1−b et 1+b .
1+a

On en déduit La matrice A∞ possède est déterminant extrait non nul de taille r.


Le déterminant extrait correspondant des matrices An est alors non nul à partir
r
Na (x, y) 1+a
inf = d'un certain rang et donc rg(An ) ≥ r
(x,y)6=0 Nb (x, y) 1+b
et r
Na (x, y) 1−a
sup = Exercice 41 : [énoncé]
(x,y)6=0 Nb (x, y) 1−b
(a) Une matrice A ∈ Eq annule le polynôme scindé simple X q − 1, elle est donc
(dans le cas a < b). diagonalisable. Si 1 est sa seule valeur propre alors A = In car semblable à In .

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(b) Par l'absurde, supposons qu'il existe une suite (Ap ) d'éléments de Eq \ {In } (b) Par construction, la colonne Y est à coecients positifs. Aussi, on vérie
vériant AU = U car les lignes de A sont de sommes constantes égales à 1. On a donc
Ap → In .
min(AY ) ≥ α max(Y )
Par continuité de la trace
tr Ap → n. avec
Or la trace de Ap est la somme de ses valeurs propres, celles-ci ne sont pas 
min(AY ) = min AX − min(X)U = min(AX) − min(X)
toutes égales à 1 et sont racines q ème de l'unité donc
et
2π 
max(Y ) = max X − min(X)U = max(X) − min(X)
Re(tr Ap ) ≤ (n − 1) + cos .
q
ce qui donne après réorganisation des termes
Cette majoration est incompatible avec la propriété tr Ap → n.
min(AX) ≥ α max(X) + (1 − α) min(X).

Exercice 42 : [énoncé] Pour obtenir la seconde comparaison, on peut reprendre ce qui précède à
D'une part partir de Y = max(X)U − X ou bien employer ce qui suit :
t
(Ak ) → t B
Par passage à l'opposé min(−X) = − max(X) et
et d'autre part max(−X) = − min(X).
t
(Ak ) = (−1)k Ak
En appliquant le résultat précédent à la colonne −X , il vient après échange
de sorte que des min et des max et renversement de la comparaison
t
(A2p ) = (−1)2p A2p → B
et max(AX) ≤ α min(X) + (1 − α) max(X).
t
(A 2p+1
) = (−1) 2p+1
A 2p+1
→ −B .
(c) Soit p ∈ N. En appliquant les comparaisons qui précèdent à la colonne Ap X ,
Par unicité de la limite, on obtient on obtient

B = t B = −B . min(Ap+1 X) ≥ α max(Ap X) + (1 − α) min(Ap X)


≥ α min(Ap X) + (1 − α) min(Ap X) = min(Ap X)
On en déduit que la matrice B est nulle.
et
max(Ap+1 X) ≤ α min(Ap X) + (1 − α) max(Ap X)
Exercice 43 : [énoncé] ≤ α max(Ap X) + (1 − α) max(Ap X) = max(Ap X).
(a) Soit i ∈ J1 ; nK. Les coecients yj de la colonne Y étant tous positifs, on peut
Les deux suites min(Ap X) p∈N et max(Ap X) p∈N sont donc respectivement
 
écrire
Xn Xn
croissante et décroissante. Aussi, on a
[AY ]i = ai,j yj ≥ αyj ≥ α max(Y ).
max(Ap+1 X) − min(Ap+1 X) ≤ (1 − 2α) max(Ap X) − min(Ap X)

j=1 j=1
|{z}
≥α

Cette comparaison valant pour tout indice i, il vient et, par une récurrence immédiate,
min(AY ) ≥ α max(Y ). 0 ≤ max(Ap X) − min(Ap X) ≤ (1 − 2α)p max(AX) − min(AX) .


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Pm
Or 1 − 2α ∈ [0 ; 1[ car les coecients de A sont strictement positifs et la (iii) =⇒ (i) Soit λ ∈ Sp(M ) et X
Pm6= 0 tel que M X = λX . Puisque k=0 M
k
n
somme de ceux-ci sur chaque ligne vaut 1 ce qui oblige nα ≤ 1. La suite converge quand rg C ≥ r, on a k=0 M X converge, puis k=0 λ X converge et
k k
P
géométrique (1 − 2α)p est donc de limite nulle et, par  comparaison, on donc |λ| < 1 (car X 6= 0).


conclut que la diérence des deux suites max(A X) p∈N et min(A X) p∈N
p p

est de limite nulle. Finalement, ces deux suites sont adjacentes.


(d) Pour X ∈ Mn,1 (R), l'adjacence des suites min(Ap X) p∈N et


max(Ap X) p∈N entraîne la convergence de (Ap X) vers une colonne dont




tous les coecients sont égaux :


 
`(X)
Ap X −−−−−→  ...  avec `(X) ∈ R.
 
p→+∞
`(X)

Pour tout j ∈ J1 ; nK, la j -ème colonne de Ap correspond au produit de Ap par


la j -ème colonne élémentaire Ej de Mn,1 (R). Colonne par colonne, on justie
 
`(E1 ) · · · `(En )
Ap −−−−−→ A∞ =  ... ..  .
. 

p→+∞
`(E1 ) · · · `(En )

Cette limite est de rang au plus 1 car ses lignes sont toutes identiques, elle est
même de rang exactement 1 car ce n'est pas la matrice nulle. En eet,
AU = U donne Ap U = U puis, à la limite, A∞ U = U .

Exercice 44 : [énoncé]
(i) =⇒ (ii) Le plus simple est sans doute d'utiliser la décomposition de Dunford :
M = D + N avec D diagonalisable et N nilpotente commutant entre elles. Par la
formule du binôme de Newton, on peut calculer M k et tronquer la somme par la
nilpotence de N , on parvient alors à une somme nie de termes qui tendent vers 0
par croissance comparée.
n Une autre méthode, techniquement plus lourde, consiste
o
à introduire ρk` = max (M k )1,`+1 , . . . , (M k )n−`,n qui majorent les coecients

de M k situés sur la diagonale (pour ` = 0), sur la sur-diagonale (pour ` = 1) etc.


En notant que ρ = ρ10 < 1, on montre par récurrence sur k que
ρk` ≤ k ` kM k`+1
∞ ρ
k−`
ce qui permet de conclure.
(ii) =⇒ (iii) Supposons que M k → 0. On peut alors armer que 1 n'est pas valeur
propre de M car M X = X =⇒ M k X = X et donc à la limite
M X = XP=⇒ X = 0. Par suite la matrice I − M est inversible et puisque
m Pm
(I − M ) k=0 M k = I − M m+1 , k=0 M k = (I − M )−1 (I − M m+1 ) d'où la
convergence de la série des M k .

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