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Contentieux du Registre de Commerce

Ce document décrit le contentieux relatif au registre du commerce et du crédit mobilier selon le Code Ohada. Il définit les pouvoirs du greffier et des juridictions compétentes concernant les demandes, déclarations et décisions liées au registre. Il traite également des sanctions en cas de manquement aux formalités requises.
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Contentieux du Registre de Commerce

Ce document décrit le contentieux relatif au registre du commerce et du crédit mobilier selon le Code Ohada. Il définit les pouvoirs du greffier et des juridictions compétentes concernant les demandes, déclarations et décisions liées au registre. Il traite également des sanctions en cas de manquement aux formalités requises.
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Code Ohada - Partie II ACTES UNIFORMES - Livre II REGISTRE DU COMMERCE ET DU CREDIT MOBILIER

Titre IV

CONTENTIEUX RELATIF AU REGISTRE DU COMMERCE ET DU CREDIT


MOBILIER

Art. 66 Le greffier ou le responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie en charge du Registre du
[anc. art. Commerce et du Crédit Mobilier s'assure, sous sa responsabilité, que la demande et la déclaration
41 mod.] sont complètes et vérifie la conformité de leurs énonciations aux pièces justificatives produites comme
prévu aux articles 50 et 58 ci-dessus.
Le greffier ou le responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie exerce son contrôle sur la
régularité formelle de la demande et de la déclaration qui lui sont soumises.
S'il constate des inexactitudes ou s'il rencontre des difficultés dans l'accomplissement de sa mission, il
peut convoquer le demandeur ou le déclarant pour recueillir toutes explications et pièces
complémentaires.
La décision du greffier ou du responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie prise en application
de l'article 50 ci-dessus doit être motivée et notifiée à la partie intéressée. Cette décision est
susceptible de recours dans le délai de quinze (15) jours à compter de sa notification. Le greffier ou le
responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie qui a refusé de recevoir une déclaration ou une
demande, ou de faire droit à une demande de pièces ou d'information d'un assujetti ou d'un tiers, doit
motiver sa décision et la notifier à la partie intéressée. Cette décision peut faire l'objet d'un recours
dans un délai de quinze (15) jours à compter de sa notification.
Le recours contre la décision du greffier ou du responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie
est fait devant la juridiction compétente ou l'autorité compétente dans l'Etat partie statuant à bref délai.
La décision de la juridiction compétente ou de l'autorité compétente dans l'Etat partie est susceptible
de recours, dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de son prononcé, devant la
juridiction de recours compétente statuant de la même manière.
La procédure ci-dessus décrite est applicable aux contestations entre les assujettis ou les déclarants
et le greffier ou le responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie, et entre les tiers et le greffier
ou le responsable de l'organe compétent dans l'Etat partie.

JURISPRUDENCE COMPAREE

France

A. Pouvoir du greffier

1° Désignation du local de l'entreprise


Le greffier n'a pas à vérifier la régularité des droits du déclarant sur le local de l'entreprise ; il doit
seulement contrôler la réalité de l'adresse déclarée (Avis 04-01 et 03-77 du Comité de coordination du
registre du commerce et des sociétés (CCRCS) : Bull. RCS 26-27/2004 p. 15).

2° Immatriculation d'un groupement d'intérêt économique


Le greffier n'a pas d'autre obligation que celle de s'assurer que les renseignements exigés par la
réglementation lui sont fournis ; il n'a pas à exercer un contrôle sur la qualité des membres du
groupement et n'a donc pas à rechercher si ces derniers exercent ou non une activité économique
(CA Paris 17-4-1986, inédit).

B. Pouvoir de la juridiction saisie du contentieux


Il n'appartient pas au juge chargé de la surveillance du registre du commerce et des sociétés de juger
:
- de l'opportunité de l'immatriculation d'une société à responsabilité limitée dès lors qu'il n'a pas relevé
le caractère incomplet du dossier d'immatriculation ou la violation des règles impératives régissant
cette forme de société, ou encore la violation d'une règle d'ordre public ; le juge commis à la
surveillance du registre du commerce et des sociétés ne pouvait donc pas s'opposer à la demande
d'immatriculation de cette société (CA Douai 8-2-1996 : RJDA 12/96 n° 1476.som.) ;
- au fond quant à la validité des actes qui lui sont remis ; par suite, il excède ses pouvoirs en
enjoignant à des locataires-gérants, à la suite de la dénonciation du contrat de location-gérance par le
loueur, de demander leur radiation du registre, alors que le tribunal de commerce est saisi du différend
qui oppose les parties sur la qualification dudit contrat (Cass. com. 29-4-1997 : RJDA 8-9/97 n° 1038).

Art. 67 Le contentieux relatif aux sûretés et aux privilèges est régi par les dispositions de l'Acte uniforme
portant organisation des sûretés.
Les dispositions des articles 66, 68 et 69 ci-dessous sont applicables au contentieux relatif au crédit-
bail.

Art. 68 Faute par un assujetti à une formalité prescrite au présent Acte uniforme de demander celle-ci dans le
[anc. art. délai prescrit, la juridiction compétente ou l'autorité compétente dans l'Etat partie, statuant à bref délai,
42 mod.] peut, soit d'office, soit à la requête du greffe ou de l'organe compétent dans l'Etat partie en charge du
Registre du Commerce et du Crédit Mobilier ou de tout autre requérant, rendre une décision
enjoignant à l'intéressé de faire procéder à la formalité en cause.
Dans les mêmes conditions, la juridiction compétente ou l'autorité compétente dans l'Etat partie peut
enjoindre à toute personne physique ou morale immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit
Mobilier de faire procéder :
- soit aux mentions complémentaires ou rectificatives omises ;
- soit aux mentions ou rectifications nécessaires en cas de déclaration inexacte ou incomplète ;
- soit à sa radiation.

Art. 69 Toute personne tenue d'accomplir une des formalités prescrites au présent Acte uniforme, et qui s'en
[anc. art. est abstenue, ou encore qui a effectué une formalité par fraude, est punie des peines prévues par la
43 mod.] loi pénale nationale, ou le cas échéant par la loi pénale spéciale prise par l'Etat partie en application
du présent Acte uniforme.
S'il y a lieu, la juridiction qui prononce la condamnation ordonne la rectification des mentions et
transcriptions inexactes.

Code Ohada - Partie II ACTES UNIFORMES - Livre II REGISTRE DU COMMERCE ET DU CREDIT MOBILIER
(c) 2020 Editions Francis Lefebvre

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