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Canaux de Transmission de la Politique Monétaire

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Soufiane Rami
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Résumé - Economie Monétaire et Financière II- TLIDI TETOUAN ADVISORS

• Les agrégats monétaires


• La politique monétaire
• Le marché monétaire
CHAPITRE 1 : LA MONNAIE ET LES AGREGATS MONETAIRES
I- NATURE FONCTIONNELLE
L’intérêt de la monnaie se résume aux fonctions qu’elle assure :
1- Moyen d’échange :
La monnaie facilite les transactions commerciales. Elle facilite la circulation des biens entre les agents économiques et
participe au développement des échanges. C’est un intermédiaire « obligé ».
2- Unité de compte :
La monnaie fournit les termes dans lesquels on indique « les prix » et on enregistre « les dettes ».
Exemple : Prix relatif* et prix monétaire
*il s’agit du prix du bien exprimé par le prix monétaire des autres biens.
3- Réserve de valeur :
La monnaie permet le transfert du pouvoir d’achat du présent au futur (l’épargne). Il peut être conservé pour une utilisation
ultérieure. Selon Keynes, il existe 3 motifs de la demande de la monnaie :
• Transaction (consommation),
• Précaution (imprévus),
• Spéculation (taux d’intérêt).
4- Instrument de politique économique :
Elle peut être utilisée par les autorités publics afin de réguler l’état inflationniste ou déflationniste de l’économique.
II- NATURE INSTITUTIONNELLE
Etant un moyen de paiement caractérisé par l’universalité, les agents économiques en ont construit leur confiance, vu que
l’Etat lui instaure un cours légal permettant d’assurer cette garantie.
III- NATURE MATERIELLE
1- Monnaie Marchandise :
Est un moyen de paiement qui, en plus de sa valeur d'échange, a toujours une valeur intrinsèque (sous la forme de la
marchandise elle-même). Les métaux précieux, le sel, le thé, les bagues de bijouterie sont des exemples de monnaie
marchandise. Lorsque les gens utilisent l’or comme monnaie, on dit que l’économie est sur un étalon-or.
L’étalon-or a été la norme à travers le monde durant la fin du 19e siècle. Le problème avec un tel système de paiement basé
exclusivement sur les métaux précieux est qu’une telle forme de monnaie est très lourde et est difficile à transporter d’un
endroit à un autre. Le système de paiement s’est donc développé.
2- Monnaie métallique :
Est une monnaie dont la valeur se définit par rapport à un ou plusieurs métaux. Il s’agit en général de l’or et de l’argent.
Chaque pièce frappée contient ainsi une valeur intrinsèque forte : la valeur de son métal, proche ou égale à sa valeur faciale.
3- Monnaie fiduciaire :
La monnaie fiduciaire désigne les pièces et les billets de banque dont la valeur est fixée par la confiance que leur accordent
les utilisateurs et non par leur coût de production.
4- Monnaie Scripturale :
Circule par le biais de moyens de paiement scripturaux. Par exemple, ce sont les chèques, les virements bancaires, les
prélèvements et les cartes. La monnaie scripturale peut à tout moment être transformée en pièces ou billets de banque.
5- Monnaie électronique :
Aujourd’hui, il est possible d’utiliser les fonds déposés dans des comptes bancaires en utilisant le paiement électronique
(les moyens de paiement par ordinateur ou par smartphone ou par Internet).
La monnaie électronique réfère aux moyens de paiement qui utilisent des moyens électroniques.

Pr. Hakim Page : [1]/[6]


Résumé - Economie Monétaire et Financière II- TLIDI TETOUAN ADVISORS

IV- LES AGREGATS MONETAIRES


Les agrégats monétaires sont des indicateurs statistiques qui reflètent la capacité de dépense des agents économiques
détenteurs de la monnaie. Ils sont classés selon :
• Critère de liquidité : Distinguer entre un moyen de paiement et un autre qui ne l’est pas, puis les classer par ordre
croissant selon le degré de liquidité.
• Critère Institutionnel : Classer les actifs selon la nature de l’institution qui les gère.
• Critère temporel : Classer les actifs selon leurs dates d’échéance.

A- AGREGAT M1 : Monnaie au sens strict


Il recense la monnaie au sens étroit, c’est-à-dire, les actifs monétaires (AM). Il s’agit de la monnaie fiduciaire (MF) et
la monnaie scripturale (MS) notamment les dépôts à vue (DAV) chez les banques, banque centrale et Trésor.
𝑀1 = 𝐴𝑀
𝑀1 = 𝑀𝐹 + 𝑀𝑆
𝑀1 = 𝑀𝐹 + 𝐷𝐴𝑉
B- AGREGAT M2 : Actifs monétaires et comptes d’épargne
Cet agrégat est constitué de M1 auquel on ajoute les comptes d’épargne ouverts auprès des banques, en l’occurrence
les dépôts sur livret/carnet (DL).
𝑀2 = 𝑀1 + 𝐷𝐿
𝑀2 = 𝐴𝑀 + 𝐷𝐿
𝑀2 = 𝑀𝐹 + 𝐷𝐴𝑉 + 𝐷𝐿
C- AGREGAT M3 : Monnaie au sens large (Quasi-monnaie)
Pour mesurer la monnaie au sens large, tous les actifs monétaires et quasi monétaires sont agrégés en un seul indicateur.
L’agrégat M3 capte le pouvoir d’achat explicite et implicite des détenteurs de la monnaie.
𝑀3 = 𝑀1 + 𝑄𝑀
𝑀3 = 𝐴𝑀 + 𝐴𝐹𝑄𝑀 (Avec 𝑄𝑀 = 𝐴𝐹𝑄𝑀)
𝑀3 = 𝑀2 + 𝐷𝐴𝑇 + 𝐶𝑒𝑟𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑑é𝑝ô𝑡𝑠 + 𝐵𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒 + 𝑇𝑖𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑂𝑃𝐶𝑉𝑀 𝑚𝑜𝑛é𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠
+ 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 + 𝑑é𝑝ô𝑡𝑠 𝑒𝑛 𝑑𝑒𝑣𝑖𝑠𝑒𝑠
VOCABULAIRE :
• Compte sur livret/Carnet : est un dépôt à vue rémunéré, en ce sens qu’il peut faire l’objet, à tout moment et sans
obligation de préavis, de retrait ou de versement.
• Dépôts à terme : est un engagement à bloque auprès d’une banque ou auprès d’un trésor public un montant déterminé de
monnaies pour un terme prédéterminé et à ne demander son déblocage qu’à sa maturité.
• Certificat de dépôt : est un actif financier émis par une banque commerciale générateur d’intérêt et représentatif d’un
droit de créance sur son émetteur. Sa valeur nominale est de 100.000dh et représente un titre de créance émis sur le marché
primaire.
• Bons de caisse : est un papier représentatif d’un droit de créance sur la banque émettrice auquel peut souscrire toute
personne désirant faire un investissement financier de son épargne.
• Titres des OPCVM monétaires : « Organismes de placement collectif des valeurs mobilières », sont des institutions
financières qui regroupent l’épargne collectée auprès de plusieurs agents économiques et la mette en commun afin de
procéder à des opérations d’investissement financier à grande échelle.
• Valeurs données en pensions : est le montant reçu en contrepartie d’actifs financiers vendus à une date donnée avec
engagement de rachat à une date ultérieure, souvent un jour ou quelques jours après, sachant que les actifs sont vendus à
un prix unitaire donné et que leur rachat se ferait à un prix différent. (Exemple : TCN)
• Dépôts en devises : ce type de comptes est libellés en monnaie étrangère et engendre des coûts de transactions (en raison
du taux de change)

Pr. Hakim Page : [2]/[6]


Résumé - Economie Monétaire et Financière II- TLIDI TETOUAN ADVISORS

CHAPITRE 2 : LA POLITIQUE MONETAIRE


I- DEFINITION
La politique monétaire est : « l’ensemble des moyens monétaires dont disposent les autorités (BAM) pour agir sur
l’activité économique par l’intermédiaire de l’offre monétaire ».
II- OBJECTIFS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
1- Objectifs finaux :
Les objectifs finaux de la politique monétaire consistent à réaliser le « Carré magique de Nicholas Kaldor » :
• Stabilité des prix ;
• Croissance soutenue ;
• Plein emploi ;
• Equilibre de la balance commerciale (équilibre extérieur).
2- Objectifs intermédiaires :
• Maîtriser l’évolution du M3 ;
• Maîtriser l’évolution du taux d’intérêt ;
• Maîtriser le taux de change.
3- Objectifs opérationnels :
• Maitriser le taux du marché monétaire interbancaire ;
• Maîtriser la quantité de monnaie centrale en circulation.
Etant donner qu’il est très difficile d’atteindre simultanément ces objectifs. La BAM a besoin de :
• Déterminer le niveau de croissance cible ;
• Concilier entre maîtrise de l’inflation et croissance économique ;
• Maîtriser l’inflation et l’augmentation du chômage.
III- INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
1- Instruments d’action directe sur le crédit :
• Encadrement des crédits : limitation de l’extension des concours bancaires par la fixation d’un taux maximum
d’expansion au cours d’une période donnée. (Instaurée 1969 – abandonnée 1991).
• Sélectivité des crédits : favoriser le financement des secteurs jugés prioritaires à travers des mesures incitatives.
(Abandonnée au début des années 90)
2- Instruments d’actions indirectes sur la liquidité bancaire :
a- Opération à l’initiative de la banque centrale :
• Opérations principales : constituant le principal instrument de mise en œuvre de la PM, ces opérations sont
destinées à injecter ou à retirer des liquidités de manière régulière, avec une fréquence hebdomadaire (Mercredi)
sur une échéance d’une semaine. Il s’agit
o Avances à 7j sur appel d’offres : pensions livrées ou prêts garantis et sont consenties au taux directeur.
o Reprise de liquidités à 7jours sur appel d’offres : réalisées sous forme de dépôts à blanc.
• Opérations de réglage fin : Effectuées dans le but de réduire l’incidence de fluctuations imprévues de la liquidité
bancaire. (Pension livrée, prêts garantis). Elles sont ponctuelles pour une durée de 7 jours.
• Opérations structurelles : sont destinées à gérer une situation d’excédent ou d’insuffisance de liquidité à
caractère durable. Elles comprennent :
o Achat ou ventes de titres émis par le Trésor sur le marché secondaire ;
o Emission par BAM de titres d’emprunt négociables et leur rachat.
• Les opérations à long terme : Elles sont destinées à injecter ou à retirer des liquidités supplémentaires sur une
durée supérieure à 7 jours. Elles sont effectuées sous formes :
o Pensions livrées
o Prêts garantis
o Swaps de change : acheter ou vendre du dirham au comptant contre devise.
b- Opérations à l’initiative des banques : facilités permanentes
• Avances à 24 heures : permettant aux banques de couvrir leurs besoins temporaires de liquidité. Elles sont
réalisées sous forme d’opérations de pensions livrées ou de prêts garantis et sont consenties au taux directeur
majoré de 100 points de base.
• Facilités de dépôt à 24 heures : permettant de placer leurs excédents au jour le jour, sous forme de dépôts à blanc
et sont assorties du taux directeur minoré de 100 points de base ;
c- Réserve monétaire :
Constitution de réserves obligatoires bloquées dans un compte auprès de la banque centrale dont le taux est calculé sur la
base des exigibilités des banques libellées en dirhams (exceptées les exigibilités libellées en dirhams convertibles).

Pr. Hakim Page : [3]/[6]


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CHAPITRE 3 : LE MARCHE MONETAIRE


I- DEFINITIONS MARCHE MONETAIRE
Le marché monétaire est : « un marché de capitaux à court et moyen terme où l’Etat, les banques et les entreprises
interviennent pour émettre et échanger des titres de créances négociables (TCN) ».
Il est composé par : la banque centrale (BAM), les banques commerciales et des affaires, les entreprises et l’AMMC : Agence
Marocaine du Marché des Capitaux.

II- MARCHE MONETAIRE INTERBANCAIRE


1- Définition :
Le marché interbancaire est : « un marché où les professionnels du secteur bancaire échangent entre eux des actifs financiers
(empruntent ou prêtent) à court terme, et où la banque centrale intervient également pour apporter ou reprendre des
liquidités. »
2- Intervenants, compartiments et fonctions :
• Ses intervenants sont : BAM, Banques, Trésor (depuis 2011), CDG et certains établissements financiers.
• Ses compartiments sont : Marché en blanc, prêts interbancaires gagés et le marché de la pension livrée.
• Ses fonctions : il permet :
• Aux banques d’équilibrer leur trésorerie en compensant entre elles leurs déficits ou excédents ;
• A la banque centrale de réguler la liquidité bancaire :
3- Facteurs de liquidité bancaire :
a- Facteurs autonomes :
• Circulation fiduciaire :
Elle est élevée en périodes estivales et fêtes religieuses poussant les banques à s’approvisionner en billets auprès de BAM ce
qui réduit leur liquidité.
En période de reflux, les banques effectuent des dépôts auprès de la BAM ce qui fait augmenter leur liquidité.
• Créances sur l’Etat :
Quand le Trésor effectue des dépenses, son compte auprès de la BAM est débité.
A l’inverse, quand le Trésor recouvre des impôts ou émet des emprunts, les prélèvements effectués améliore la liquidité du
Trésor
• Avoir extérieurs :
Les ventes de devises à la BAM augmente la liquidité de la contre-valeur des devises en dirhams des cessions.
A l’inverse, les achats de devises à la BAM réduit la liquidité de la contre-valeur des devises en dirhams des acquisitions.
b- Facteurs institutionnels :
Le facteur institutionnel de liquidité essentiel utilisé par BAM est la réserve monétaire.
Les Réserves Obligatoires sont : « des avoirs en monnaie centrale que les banques doivent conserver en compte bloqué à
la banque centrale ».
Une hausse du taux de réserves obligatoires provoque à court terme un besoin de liquidité, et inversement proportionnel.
c- Formation des taux d’intérêts :
Les taux d’intérêt se forment en suivant la loi de l’offre et de la demande de monnaie centrale et sont librement négocié.
Déficit des trésoreries des banques ==> Hausse de la demande de monnaie centrale ==> hausse des taux d’intérêt
BAM calcule le Taux Moyen Pondéré (TMP) au jour le jour du marché monétaire interbancaire.
∑𝒏𝒋=𝟏 𝒕𝒋 𝒙𝒋
𝑻𝒂𝒖𝒙 𝑴𝒐𝒚𝒆𝒏 𝑷𝒐𝒏𝒅é𝒓é (𝑻𝑴𝑷) = 𝒏
∑𝒋=𝟏 𝒙𝒋
n : nombre d’opération xj : volume de la transaction « j » tj : taux d’intérêt de l’opération j.

III- MARCHE DES ADJUDICATIONS DES BONS DU TRESOR


La technique d’adjudications des Bons du Trésor a été introduite en 1989. (30 janvier 1989 première opération)
Le Trésor a été habilité à emprunter ou à placer ses excédents à CT. Ces opérations se font par appel d’offres ou de gré à gré
pour une durée de 1 à 7 jours.
1- Objectifs :
• Dynamiser le marché monétaire ;
• Stimuler la concurrence entre établissements prêteurs ;
• Encourager les prêteurs à soumissionner ;
• Permettre au Trésor d’avoir accès au financement en bénéficiant de taux et durée préférentiels.
2- Opérateurs concernés (soumissionnaires) :
• Personnes morales résidentes. (Avant mars 1995)
• Toutes personnes physiques ou morales résidentes ou non-résidentes. (Depuis mars 1995)
Pr. Hakim Page : [4]/[6]
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3- Valeurs admises :
Valeur nominale unitaire des Bons du Trésor = 100.000 dirhams au taux :
• Maturité très courte : 7 à 45j ;
• Maturité courte : 13, 26, 52 et 2 ans ;
• Maturité moyennes et longues : 5, 10, 15, 20 et 30.
4- Négociabilité des Bons :
Les Bons du Trésor souscrits par voie d’adjudications sont négociables de gré à gré sur le marché secondaire relatif à cette
catégorie de bons.
5- Périodicité des séances d’adjudications :
Hormis les bons à très court terme qui peuvent être émis hors calendrier, les adjudications des bons du Trésor ont lieu tous
les mardis.
6- Principaux éléments de l’offre :
• Les soumissions en taux : proposer pour chaque bon un seul montant (avec un seul taux) ou fractionner leurs
propositions en plusieurs tranches avec des taux différents.
• Les soumissions en prix : après l’annonce du ministre des Finances l’émission des Bons en Prix, les soumissions
sont exprimées en prix à deux décimales.
𝒏
𝑪 𝑪 + 𝑽𝑶
𝑷= ∑ 𝒏
+
(𝟏 + 𝒕) (𝟏 + 𝒕)𝒏
𝒊=𝟏
Avec :
• P : le prix du coupon.
• C : valeur du coupon accordé au détenteur.
• VO : valeur d’obtention
• t : taux d’actualisation du marché
Propriété : Le cours d’un titre évolue en raison inverse de son rendement.
7- Procédures dépôt des soumissions :
Les soumissions sont anonymes et se font auprès du Trésor et des finances extérieures à travers la télé-adjudication géré par
BAM. Le Trésor et les finances extérieures fixe le taux ou le prix limite de l’adjudication. On retient les soumissions avec :
• Taux inférieur ou égal au taux limite
• Prix supérieur ou égale au prix limite
Le règlement des bons s’effectue le lundi suivant le jour de l’adjudication pour les bons de maturité supérieure ou égale à 13
semaine. Pour les bons à très court terme, le règlement s’effectue le jour suivant.
Les montants adjugés sont rémunérés aux taux proposés par les souscripteurs : cette technique est dite « à la hollandaise ».
IV- MARCHE DES TITRES DE CREANCES NEGOCIABLES
L’institution d’un marché des TCN en 1995 répondait à deux exigences :
• Elargir la gamme d’instruments financiers ;
• Lever le cloisonnement existant entre les différents compartiments du marché monétaire (accroitre la liquidité et
favoriser la détermination des taux d’intérêt)
1- Définition et négociabilité :
Les TCN : « ceux émis sous forme de billets ou de bons à échéance, matérialisés par des titres ou simplement inscrits en
comptes et qui confèrent à leur porteur un droit de créance librement négociable et portant intérêt. »
2- Dématérialisation et transmissibilité :
Les TCN doivent faire l’objet d’une inscription en comptes tenus par l’un des établissements de crédit habilité à recevoir des
fonds du public.
3- Montant et durée :
• Le montant minimum a été fixé à 250.000 dh (en 1995)
• Le nouveau montant est fixé à 100.000 dh (depuis juillet 2001)
4- Information des souscripteurs :
• Les émetteurs de TCN sont tenus d’établir un dossier d’informations relatifs à leur activité, programme d’émission
et santé financière.
• Ce dossier sont mis à la disposition du public au siège de l’émetteur et auprès des banques domiciliataires des titres.

Pr. Hakim Page : [5]/[6]


Résumé - Economie Monétaire et Financière II- TLIDI TETOUAN ADVISORS

• Les Certificats de Dépôts Négociables « CDN » : titres de créances négociables, d’une durée déterminée, émis au
gré de l’émetteur en représentation d’un droit de créance, qui portent intérêt
• Les Bons des Sociétés de Financement « BSF » : « titres négociables, d’une durée déterminée, émis au gré de
l’émetteur en représentation d’un droit de créance, qui portent intérêts
• Les billets de Trésorerie : titres négociables, d’une durée déterminée, émis au gré de l’émetteur en représentation
d’un droit de créance, qui portent intérêt
5- Le marché primaire des TCN
• Le marché primaire des TCN est celui où ces titres sont créés et émis.
• Il peut donc être assimilé à un marché du « neuf ».
6- Le marché secondaire des TCN
• Le marché secondaire est celui où des titres négociables déjà émis par différents opérateurs sous forme de Bons du
trésor, certificats de dépôts, billets de trésorerie et Bons des sociétés de financement.
• C’est donc un « marché de l’occasion » des titres en question d’où son nom de marché secondaire.

Pr. Hakim Page : [6]/[6]

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