Introduction aux Matériaux de Construction
Introduction aux Matériaux de Construction
COURS DE MATERIAUX
DE CONSTRUCTION
GENERALITES SUR LES MATERIAUX
• INITIATION AU BETON
1. DEFINITION
On désigne par le terme de matériaux de construction tous corps solides ou, liquides,
naturels ou artificiels, susceptibles d’être utilisés, sous une forme brute ou élaborée, dans
la réalisation des ouvrages de génie civil (bâtiments, routes, chemin de fer, ponts, etc.).
Ainsi, on peut réaliser un remblai avec du sable argileux ou construire une route en
terre. L’utilisation d’un liant hydraulique ou hydrocarboné permet, en association avec des
granulats de mettre au point des bétons.
Les matériaux de constructions sont caractérisés par leur faible coût et par leur
quantité importante.
De par la diversité même des matériaux, des classifications très nombreuses peuvent
être donnés ; on en retiendra quelques-unes.
On peut citer les pierres, granulats, liants, mortiers, bétons armé, agglomérés de
sable-ciment, briques (terre cuite), bois, métaux, etc.
Chimiques : liquides corrosifs, eau de mer, brouillard salin, eaux polluées, gaz
nocifs, fumée.
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4.4 Facilité d’approvisionnement et recherche de l’économie
En Côte d’Ivoire par exemple, il n’est pas indiqué de construire avec du sable de
mer à Korhogo (coût de transport).
Le choix de matériaux bon marché permet de réaliser des économies sur le coût des
constructions. Mais la recherche de l’économie ne doit pas faire perdre de vue les autres
caractéristiques à satisfaire et la durabilité. Il faut surtout penser à la sécurité d’ouvrage et
des usagers ; d’où la notion de coefficient de sécurité. Il faut s’assurer du meilleur rapport
qualité/coût.
Certaines dégradations (fissures) sont dues à la disparité dans le choix des matériaux
(coefficients de dilatation différents).
5. RÔLE DU TECHNICIEN
Un accent particulier devra être accordé à la maintenance des ouvrages car c’est
d’elle que dépend leur longévité. L’entretien courant, la visite systématique des ouvrages,
l’intervention au moindre disfonctionnement ou apparition de défaut doivent interpeller les
ingénieurs les techniciens et les décideurs afin d’éviter l’irréparable. A titre d’exemple, un
nid de poule peut facilement devenir un « trou d’éléphant » dans une chaussée, avec toutes
les conséquences pour les usagers (dégâts sur le matériel roulant, accidents, etc.). De même
un défaut, si petit soit–il, visible ou invisible à l’œil nu peut être à l’origine d’une
catastrophe.
Le technicien doit savoir choisir parmi l’immense gamme des produits actuellement
disponibles, ceux qui sont les plus adaptés aux conditions d’utilisation. A cela s’ajoutent
des considérations de confort et quelquefois de rapidité d’exécution.
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DEMARCHE QUALITE
1. DEFINITION DE LA QUALITE
Il n’existe pas de recette absolue. La démarche qualité doit pouvoir s’adapter aux
conditions locales.
3. LA QUALITE TOTALE
3.1 Définition
La qualité totale repose principalement sur les ressources humaines. C’est pourquoi,
les leaders doivent tout mettre en œuvre pour les y intéresser.
Mise en place d’une gestion de type participatif avec des objectifs clairement
définis pour chaque acteur et où chaque acteur est amené à d’autocontrôler ;
4. AVANTAGES DE LA QUALITE
Lorsqu’une entreprise, une structure fournie des services ou met sur le marché des
produits répondant à un minimum de qualité, les avantages sont importants. Parmi les
bénéfices on peut citer :
La confiance du client,
Des gains d’argent,
La fiabilité des produits,
La sécurité des utilisateurs,
Des économies de devise pour le pays,
La compétitivité,
La fierté de l’entreprise,
L’ouverture des marchés extérieurs.
5. LA NON-QUALITE
La non- qualité peut être défini comme tout ce que l’on n’arrive pas à faire
correctement du premier coup et qui nécessite des retouches, des reprises, des réparations,
des rabais, etc.
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La non-qualité, c’est aussi tous les gaspillages de ressources que l’on peut constater
dans notre Administration, dans nos entreprises, sur nos chantiers.
Un robinet mal fermé entraînera des fuites d’eau donc un gaspillage de ressources ;
Un climatiseur une ampoule que l’on oublie d’éteindre sont des consommations
inutiles d’électricité, que ce soit à domicile ou dans son lieu de travail ;
Perte de temps,
Pertes d’argent (rebus, déclassement de produits, etc.)
Mauvaise réputation,
Perte de clientèle,
Produits non fiables,
Faillite, etc.
C’est pourquoi, des documents techniques sont élaborés afin d’assurer un minimum
de qualité à certains produits par des structures reconnues :
Ces structures élaborent des normes, mettent en place des systèmes de certification,
des documents techniques, etc.
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Les normes sont élaborées au sein de comités et sous-comités techniques regroupant
tous les opérateurs économiques concernés par le produit à normaliser (fabricants,
importateurs, utilisateurs laboratoires, administrations, syndicats professionnels,
associations de consommateurs).
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LES GRANULATS
1. DEFINITION
On appelle granulats (ou agrégats), des matériaux minéraux granulaires,
inertes (sables, graviers, roche concassée ou broyées, fragments roulés dans le lit
des fleuves), ayant des caractéristiques leur permettant d’être utilisés, sans
préparation complémentaires dans l’un ou l’autre des emplois suivants :
Cette définition signifie qu’un matériau qui nécessite, pour être utilisable dans l’un
ou l’autre des emplois mentionnés, une préparation telle que criblage, lavage, concassage,
etc. n’est pas encore un granulat. Il ne le devient qu’après avoir subi cette élaboration.
Le terme granulat est également utilisé pour désigner des granulés artificiels ou non,
utilisés dans la construction des bâtiments et des ouvrages de génie civil (laitier granulé,
argiles expansées, schistes expansés, etc.).
Les granulats sont majoritairement d’origine naturelle et sont extraits dans des
carrières.
Remarques
Le terme « agrégat » utilisé pour désigner les granulats n’est pratiquement plus
d’usage de nos jours.
Le terme inerte de la définition signifie que les granulats ne réagissent pas avec le
liant éventuel.
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2. NATURE GEOLOGIQUE
En Côte d’Ivoire, on trouve des granites tandis qu’au Sénégal, ce sont les basaltes
qui constituent l’essentiel de ces roches.
Ces roches sont formées de quartz, feldspath, mica. Le basalte est une roche
volcanique à forte densité (2,85 à 3).
3. CLASSIFICATION
Les granulats très durs pour des usages spécifiques. Pour les bétons réfractaires,
on utilise la chromite, le corindon, etc.
Parfois une opération complète l’un de ces quatre traitements ; par exemple, la
cuisson des nodules moulés ; le concassage est supprimé.
L’extraction se fait par abattage à l’explosif, après que la découverte (terre végétale
et roche altérée surplombant le front de taille) a été éliminée.
L’extraction se fait généralement par pelle mécanique en site terrestre et par dragage
en site aquatique. Le concassage est une opération auxiliaire ; le criblage est l’opération
principale.
Le procédé de fabrication le plus employé pour les argiles et les schistes expansés
consiste à transformer la matière première en pâte ; cette pâte passe à travers une filière à
la sortie de laquelle les boudins de pâtes sont découpés en nodules. Ces nodules sont cuits
dans un four rotatif. Par ce procédé, les grains du granulat sont de forme presque sphérique.
Notons qu’il existe des granulats légers naturels tels que la pierre ponce, les schistes
naturels.
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La qualité d’un granulat est définie par ses caractéristiques.
Selon l’usage que l’on veut faire d’un granulat, il doit pouvoir satisfaire un certain
nombre s’exigences appelées spécifications. Il s’agit par exemple d’une grandeur limite,
au-dessus (ou au-dessous) de laquelle le granulat ne convient plus pour l’utilisation donnée.
Pour satisfaire aux spécifications, les granulats doivent faire l’objet d’une
élaboration plus ou moins poussée, selon la nature du gisement.
Son identification ;
Sa granulométrie ;
Sa dureté ;
Sa propreté ;
Etc.
Ces caractéristiques son liées aux propriétés des roches d’origines et aux conditions
d’élaboration.
5.1 Echantillonnage
L’échantillonnage a pour but de prélever une fraction d’un matériau telle que la
partie prélevée soit représentative de l’ensemble de l’échantillon ou, si l’on veut, que la
partie prélevée soit identique à la partie restante.
Tous les résultats des essais à réaliser dépendent du soin apporté à la réalisation de
l’échantillonnage.
Brassage du matériau,
Constitution d’un tas homogène étalé,
Séparation du tas étalé en quatre parties à peu près égales et prélèvement de deux
parties apposées,
Mise en tas étalé des deux fractions ainsi obtenues et reprise de l’opération si la
quantité est trop importante pour l’essai que l’on veut effectuer.
5.2 Identification
5.2.1 Granulats de carrière
L’identification se fait sur des échantillons de blocs de roches prélevés dans les
divers bancs constituant la carrière, ou sur des échantillons de granulats.
5.3 Granulométrie
5.3.1 Définition
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Appellation Dimensions
(maille de tamis)
Farines, fillers, fines <80 µ
Sables Fins 80 µ à 0,32 mm
Moyens 0,32 à 1,25 mm
Gros 1,25 à 5 mm
Gravillons Petits 5 à 8 mm
Moyens 8 à 12,5 mm
Gros 12,5 à 20 mm
Pierres cassés (matériaux de Petit 20 à 31,5 mm
concassages, cailloux matériaux Moyens 31,5 à 50 mm
roulés) Gros 50 mm à 80 mm
Moellons et galet (matériaux de >80 mm
concassage et matériaux roulés)
NOTA :
Au sens de la norme (AFNOR P 18-304) les farines, fillers, fines et les moellons et
galets ne sont pas des granulats puisque ces éléments ne ni destinés aux usages routiers ni
utilisés pour la fabrication de bétons et mortiers hydrauliques.
Le terme granulat d/D au sens défini ci-dessus est réservé aux granulats tels que d
soit supérieur ou égal à 0,5 mm. Dans le cas contraire, le granulat est appelé « granulat
0/D »
En technique routière, les granulats 0/D tels que D soit compris entre 6 mm et 40
sont appelés graves et les granulats 0/D tels que D soit compris entre 0,5 mm et 6 mm sont
appelés sable.
On appelle « tamisât » ou « passant » la partie des granulats qui est passé à travers
le tamis et « refus » la partie qui est restée sur le tamis.
Il est facile de lire le pourcentage d’éléments dont la taille est comprise entre deux
valeurs, ou le pourcentage de granulats élémentaires (taille comprise entre deux tamis
successif).
La courbe granulométrique (ou la granularité est continue s’il manque aux plus trois
granulats élémentaires consécutifs. S’il en manque plus la granularité est discontinue. La
discontinuité se rencontre souvent dans les mélanges pour le béton.
La granulométrie interne d’un granulat 0/D joue un rôle important dans la confection
des bétons hydrauliques. Elle est caractérisée par le module de finesse Mf qui est égal au
1/100 de la somme des refus cumulés exprimés en pourcentage sur les différents tamis de
la série suivante :
Module 23 26 29 32 35 38 41 44 47 50
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Pour les sables, par définition des dimensions des mailles des tamis utilisés sont comprises
entre 0,16 et 5 mm.
Si 1,80 < Mf < 2,20 on a un sable plutôt fin ; les bétons fabriqués avec ce type de sable
sont d’une bonne ouvrabilité mais de faible résistance.
Si 2,20 < Mf < 2,80 on a un sable préférentiel ; les bétons fabriqués avec ce type de sable
sont d’une bonne ouvrabilité et de bonne résistance.
Si 2,80 < Mf <3,2 on a un sable grossier qui donnera des bétons de bonne résistance mais
de faible ouvrabilité : il y a en plus un risque de ségrégation.
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Laboratoire de Matériaux (Exemple 1)
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Laboratoire de matériaux (Exemple 2)
M1 (poids initial sec : 4108 grammes) M2 (poids initial sec : 1439 grammes)
Maille Refus Refus % % % %
Module Module Maille Refus Refus
(mm) partiel cumulée refus passant (mm) partiel cumulée refus passant
50 80 50 80
49 63 49 63
48 50 48 50
47 40 47 40
46 31,5 0 46 31,5
45 25 173 45 25
44 20 648 44 20
43 16 1513 43 16
42 12,5 25,95 42 12,5
41 10 3460 41 10
40 8 3806 40 8
39 6,3 39 6,3
38 5 3979 38 5 0
37 4 37 4
36 3,15 36 3,15
35 2,5 4108 35 2,5 44
34 2 34 2
33 1,6 33 1,6
32 1,25 32 1,25 175
31 1 31 1
30 0,8 30 0,8
29 0,63 29 0,63 582
28 0,5 28 0,5
27 0,4 27 0,4
26 0,315 26 0,315 1018
25 0,25 25 0,25
24 0,2 24 0,2
23 0,16 23 0,16 1294
22 0,125 22 0,125
21 0,1 21 0,1
20 0,08 20 0,08 1422
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5.4.7 La forme des éléments
La forme d’un élément est définie par trois dimensions qui sont : la longueur L, la
grosseur G et l’épaisseur E. la forme influence la qualité du granulat et son comportement
dans les matériaux mis en œuvre. Les granulats sont soit roulés (forme arrondie) soit
concassés. Ils peuvent comporter des plats ou des aiguilles qui sont des éléments plats ou
longs. Ces éléments rendent la mise en œuvre difficile et se mettent mal en place ; ils se
fragmentent facilement ; leur utilisation présente des dangers de rupture (plaquettes), des
dangers de poinçonnement ; ils peuvent former quelquefois des voûtes.
. .
Pour avoir un béton de bonne résistance il est recommandé d’utiliser des granulats
ayant un coefficient volumétrique élevé.
B/ L’angularité
Les matériaux alluvionnaires qui n’ont pas subi de concassage ont des formes
arrondis, alors que les granulats concassés présentent des arêtes vives et ont une forte
angularité. Une bonne angularité confère au mélange granulaire une meilleure stabilité
mécanique ; par contre, la présence d’éléments roulés assure une meilleure maniabilité qui,
au moment de la mise en place, facilite le serrage et l’obtention d’une bonne compacité.
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Pour la confection de bétons hydrauliques où le dosage en liant est élevé, on
privilégiera la recherche d’une bonne ouvrabilité en utilisant de préférence des matériaux
roulés. Au contraire, pour les assises de chaussée, on mettra plutôt l’accent sur l’obtention
d’une bonne stabilité du mélange granulaire, soit parce qu’il n’y a pas assez de liant (graves
non traitées), soit parce que la rigidité du liant est faible (graves-bitume).
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Los Angeles Qualité du granulat pour
béton hydraulique
<30% Très bon
30 – 40% Bon
40 – 50% Médiocre
50 – 60% Faible
>60% A exclure
D = 2000 / P
L’essai se fait soit à sec, soit en présence d’eau. L’attrition de certaines roches est
beaucoup plus forte en présence d’eau. L’essai à sec est toujours d’usage pour le ballast
des voies ferrées.
L’essai micro Deval permet de mesurer l’attrition par frottement entre des billes et
les granulats. L’essai est fait à sec (MDS) ou en présence d’eau (MDE). La prise d’essai
de 500 grammes est mise dans un broyeur avec la charge de billes d’acier. On détermine
en grammes le poids p de éléments inférieur à 2 mm crées dans un cylindre de 20 cm de
diamètre, 15 cm de long et tournant autour d’un axe horizontal, au bout de 2 heures ; on
détermine le coefficient micro Deval par :
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La notion de propreté est liée au type d’utilisation. Certaines impuretés sont
prohibées : particules de charbon, de bois et de leur résidus (cendres, coke), pellicules
d’argile adhérant à un granulat.
H1
On a ES = ------------- x 100
H2
Plus de sable est propre plus son équivalent de sable est élevé
Si E S < 60 : le sable est trop argileux.
Si E S > 90 : le sable manque d’éléments fins ; il y a risque de défaut de plasticité pour le
béton.
𝑉 = volume de grains
𝑉 = volume vides
𝑉 =𝑉 -𝑉
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La densité absolue (Dab) est le rapport de la masse spécifique à la masse d’un
égal volume d’eau à + 4°C soit 1000 kg ; ce rapport est sans dimension et est égal au 1/1000
de la masse spécifique.
Pour le granite Dab = 2,65
6.2 Masse volumique – Densité apparente
La masse volumique d’un corps ρ est la masse de ce corps par unité de volume
total y compris les vides entre les grains le constituant (volume apparent) ;
Ρ=
6.3 Compacité
Pour un corps poreux ou un mélange de granulat de volume V et dont les pores ou vides
internes représentent un volume v, la compacité est le rapport du volume de matière au
volume total.
ϒ= =1-
6.4 Porosité
C’est le rapport du volume des vides au volume total
P=
On a : P + ϒ = 1
6.5 Indice des vides
C’est le quotient de la porosité à la compacité.
I= =
Ex : Soit un granulat d’argile expansé de 460 kg et dont le volume total des grains est de
525 litres. La porosité des grains est de 65%. Ce granulat remplit un récipient de 1m3 de
volume.
Calculer : 1/ la masse volumique
2/ la densité absolue du granulat,
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3/ la densité absolue de la matière constituant les grains du granulat (l’argile).
Réponse : 1/ = 460 kg/m3
2/ Dab = 0,876
3/ Dab = 2,5
6.6 Teneur en eau des sables
Les granulats livrés sur le chantier sont rarement secs, et la quantité d’eau
retenue par les grains très variable avec la grosseur des grains. En ce qui concerne les
sables, la présence d’un certain pourcentage d’eau augmente plus ou moins son volume.
On mesure la teneur en eau du sable en procédant de la façon suivante :
On pèse une quantité de sable humide et onle dessèche ensuite jusqu’à poids
constant à l’étuve (105° C) ou par brûlage à l’alcool ou au camping gaz.
Soit p1 le poids de matériau humide
Soit p2 le poids de matériau sec
La teneur en eau W% est donnée par la formule :
𝑃 –𝑃
W % = ------------------x 100
𝑃
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LES LIANTS
Les liants non hydrauliques : ils ne durcissent qu’en présence de l’air. Le plus
connu est l’argile ; l’argile présente dans la plupart des terres est responsable de
leur durcissement au soleil et de leur ramollissement lorsqu’on les humidifie. La
chaux, à forte teneur en magnésium ou en calcium est un autre liant non
hydraulique très répandu ; il est également connu sous le nom de chaux aérienne.
Le plâtre est un liant non hydraulique qui provient du gypse (dihydrate de sulfate
de calcium : Ca SO4, 2H2O) ; sa production nécessite peu d’énergie (cuisson du
gypse à faible température).
Les liants thermoplastiques : durs quand ils sont froids, ils se ramollissent
lorsque la température augmente. On peut les réutiliser plusieurs fois ; c’est le
cas du souffre utilisé pour le surfaçage des éprouvettes de béton.
4. BROYAGE ET CONDITIONNEMENT
Le clinker doit être broyé finement afin d’être actif (grains < 200 µm et surface
spécifique 2800 𝑐𝑚 /g à 4000 𝑐𝑚 /g). Le broyage s’effectue dans les broyeurs à boulets
(8 à 12 m de long et 2 à 4 m de Ø).
La température au moment du broyage ne doit pas dépasser 120°C, car au-dessus
de cette valeur, le gypse se transforme en plâtre ce qui entraîne le phénomène de fausse
prise lors du gâchage du ciment. Des agents de mouture peuvent être ajoutés à faible dose
(1/1000 à 3/1000 au maximum).
Ces produits évitent la ré-agglomération des grains déjà moulus ; ils n’ont
aucune influence sur la qualité du ciment.
Certains ciments contiennent des constituants dits secondaires qui sont mélangés
au clinker et gypse dans une certaine proportion (10 à 20%) lors du broyage.
Après broyage le ciment est stocké dans des silos d’où il sera ensuite livré en
sacs de 50 kg, en containers ou en vrac (wagon, camion, etc.).
5. CONSTITUANTS SECONDAIRES
5.1 Le laitier
C’est un résidu minéral de la préparation de la fonte dans les hauts fourneaux à
partie du minerai et du coke métallurgique. Le laitier est un véritable ciment manifestant
par lui-même des propriétés hydrauliques.
5.2 Les cendres
Ce sont des produits pulvérulents de grande finesse résultant de la combustion,
en centrale thermique, de combustibles minéraux solides (houille).
5.3 Pouzzolanes
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Ce sont des produits naturels d’origine volcanique composés essentiellement de
silice alumine et oxyde ferrique ; ils sont employés en cimenterie pour leurs propriétés
« pouzzolaniques » c’est-à-dire une aptitude à fixer la chaux à la température ambiante et
à former des composés ayant des propriétés hydrauliques. On obtient artificiellement des
pouzzolanes à partir d’argile cuite ou de latérite calcinée.
6. CLASSIFICATION DES CIMENTS
La classification des liants hydrauliques se fait suivant des normes. Dans la plupart
des pays africains francophones ne disposant pas de normes, on se réfère à la classification
de la norme française.
En Côte d’Ivoire, les ciments sont classés suivant :
Leur composition,
Leur classe de résistance.
a – Ciment Portland
Sous le terme général de « Ciment Portland » sont regroupées les deux catégories
de ciment suivantes :
Le ciment Portland artificiel (CPA),
Le ciment Portland composé : CPO ou CPJ
* Le ciment Portland artificiel (CPA) contient 97% au moins de clinker, le reste étant du
filler.
* Le ciment Portland composé contient au moins 65% de clinker, le reste étant l’un ou
plusieurs des constituants secondaires suivants :
Laitier de cimentier,
Pouzzolanes naturelles ou artificielles,
Cendres volantes de houille
Filler éventuellement, dans la limite de 5% de l’ensemble des constituants actifs.
b – Ciments de haut fourneau (CHF)
Il contient 60 à 75% de laitier, le reste étant du clinker avec éventuellement du
filler dans la limite de 3% de l’ensemble de constituants actifs.
c – Ciment de laitier au clinker (CLK)
Il contient 80% au moins de laitier, plus du clinker et éventuellement du filler, dans
la limite de 3% de l’ensemble de constituants actifs.
6.2 Classification suivant la résistance
Les normes ivoiriennes définissent pour les principales catégories de ciment trois
classes de résistance. Ces classes de résistances minimales garantes en compression sur
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éprouvettes de mortier normal à 28 jours d’âge après conservation dans l’eau à 27°C+/-
2°C.
Elle est de 35 MPa pour les ciments CPA 350 et CPO 350 et de 32,5 MPa pour le
ciment CPJ 32,5. Pour le ciment CPJ 425, elle est de 42,5 MPa.
Ces résistances sont mesurées conformément à la norme ivoirienne NI 05-06-035.
La conformité de ciment produit aux classes est contrôlée régulièrement par des
essais effectués par le fabricant et dans des laboratoires privés agrées.
7.1 Hydratation
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La fin de prise est le moment où la pâte est devenue entièrement solide c’est-à-dire
a perdu toute plasticité ; la fin de prise ne se détermine pas avec précision comme le début
de prise.
Le début de prise correspond au temps dont on dispose pour procéder au malaxage,
au transport et à la mise en place du produit.
Ces opérations doivent être terminées avant le début de la prise sinon on risque
d’altérer la résistance finale du produit obtenu.
Du pont de vue rapidité de prise, les liants sont classés en 4 catégories :
Liants à prise rapide : Début de prise : 8 mn après le gâchage à 18°C ;
Liants à prise demi-lente : Début de prise : 8 à 30 mn après gâchage à 18°C ;
Liants à prise lente : Début de prise : entre 30 mn et 6 h ;
Liants à prise très lente : Début de prise : plus de 6 h après le gâchage à 18° C.
Presque tous les ciments à prise lente ; les chaux sont à prise très lente.
Le temps de prise varie considérablement en fonction de la température. En Côte
d’Ivoire, où la température à l’extérieur peut atteindre parfois 40°C, il convient d’y faire
très attention ; en effet, le temps de prise indiqué et qui est déterminé à 18°C peut être
divisé facilement par 3 dans certains cas.
Dans certains pays (moyen orient), on utilise de l’eau glacée pour le bétonnage
afin de réduire la chaleur dégagée et augmenter en même temps la durée de prise.
7.3 Durcissement
Après la prise, le phénomène d’hydratation se poursuit, c’est la période de
durcissement qui est beaucoup plus longue et peut se poursuivre pendant des mois.
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La fausse prise provient de la déshydratation du gypse lors de broyage du clinker
lorsque la température dépasse 120° C, le gypse de transformant alors en plâtre suivant la
réaction.
>120°C 𝑆𝑂 Ca, 1/2𝐻 O
𝑆𝑂 Ca, 2𝐻 O + 3/2 𝐻 O
Plâtre
Le plâtre fait prise avant le ciment.
Au gâchage : plâtre + eau ------- > gypse
Le phénomène se produit surtout avec les ciments fins et les ciments riches en gypse.
8. UTILISATION DES CIMENTS
Le choix du liant comme celui de tout autre matériau sera fonction de l’utilisation
et des propriétésrecherchées pour l’ouvrage des conditions de mise en œuvre.
Type de ciment Désignation Appellation Utilisation Contre-
indication
Ciment sans Ciment CPA 350 Tous travaux Présence
constituants Portland de béton armé d’eaux
secondaires Artificiel * agressive
Travaux
souterrains
Ciment avec Ciment CPO 350 Tous travaux Béton de
constituants Portland CPJ 425 de béton armé grande masse :
secondaires Composé CPJ 32,5R Produits en retrait
(ciment béton non armé Béton
Portland avec précontraint
ajouts)
Ciment à base Ciment de haut CHF Béton de Bétonnage par
de laitier fourneau fondation temps froid
Ciment de CLK Travaux
laitier au souterrains
clinker
9. FINESSE DU CIMENT
La finesse de mouture du ciment est caractérisée par sa surface spécifique qui est
pour une poudre la surface exprimée en cm2 d’un gramme de cette poudre dont tous les
grains seraient développés, la finesse de mouture des ciments varie de 2700 à 3500 cm2/g.
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L’augmentation de la finesse entraîne une augmentation de la résistance précoce
(2 et 7 jours) mais la tendance à l’éventement et au retrait est importante.
Sa détermination se fait au perméabilimètre de BLAINE.
Voici quelques valeurs usuelles : (en cm2/g) :
CPA 350 : 2800 à 3500
CPA 45,55 : 3200 à 4000
Chaux hydraulique : 4000 à 8000
Plâtre : 5000 à 12000
Exercice :
Calculer la surface spécifique d’une poudre dont les grains supposés sphériques ont un
diamètre Ø de 10 µm et une masse spécifique ρ = 3 g/cm3.
Réponse :
Les densités apparentes mesurées sur les poudres de ciment sont de l’ordre de 1 ;
elles augmentent avec la finesse de mouture.
Dans les silos, la densité apparente peut aller jusqu’à 1,4.
10.2 Masse Spécifique
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La méthode de mesure du poids spécifique est générale (ciment, graviers, sables,
sols) ; le corps est pesé et son volume absolu est mesuré par déplacement d’un liquide.
Avec le ciment on utilise un liquide qui ne réagit pas avec lui et qui a un coefficient
de dilatation faible : benzène, tétrachlorure de carbone.
Mesure au Pycnomètre
On utilise un petit ballon de verre, surmonté d’un bouchon rôdé muni d’un tube
capillaire avec un repère de remplissage. La masse volumique du liquide variant avec la
température, il faut noter celle-ci moment des pesées.
Opération :
Valeurs usuelles
CPA 3,05 à 3,15 (3,1 en moyenne)
Clinker broyé 3,2
Cendres volantes 2,6
Filler calcaire 2,7
Laitier broyé 2,8 à 2,9
Ciment alumineux 3,2
Gypse broyé 2,3
33
L’addition de gypse ou de constituants secondaires fait diminuer la masse volumique.
σ = avec M = et I =
σ = v = b/2
σ‘= avec s = 16 𝑐𝑚
34
BIBLIOGRAPHIE
DREUX Georges
Nouveau Guides du Béton, Eyrolles 1979
REGOURD M.
Cristallisation et réactivité des aluminates tricalciques dans les ciments Portland,
II CEMENTO, 3 1978.
35
EAU
1. INTRODUCTION
Parmi les éléments qui entrent dans la fabrication des matériaux ou qui
interviennent dans leur comportement, l’eau est certainement celui qui est essentiel.
Elle confère au béton une plasticité qui permet son écoulement et son
moulage. Elle assure l’hydratation du ciment et participe à la cohésion du matériau
durci.
L’eau est le corps le plus répandu dans la nature mais elle est rarement
rencontrée à l’état pur. Elle contient le plus souvent des ions en solution et des
particules solides en suspension.
Elle peut être purifiée par élimination des matières organiques, des sels
minéraux en quantité trop abondante et d’éventuels éléments toxiques (cyanure,
mercure, engrais, effluents urbains).
L’eau permet :
L’hydratation du liant,
Le mouillage des granulats,
Le malaxage.
Elle facilite en outre la mise en œuvre du mortier ou du béton.
Certaines eaux sont agressives vis-à- vis du mortiers et béton. Ce sont :
Les eaux pures (𝑃 =7) ; eaux de pluie, eaux de fonte de neige,
Les eaux acides ; eaux naturelles avec une forte proportion de𝐶𝑂 𝐻 , 𝑃 = 5 à
4,
Les eaux alcalines ; elles proviennent de la décomposition de roches, sels de
métaux
Les eaux séléniteuses ; elles contiennent du sulfate de chaux,
Les eaux fortement salifiées (chlorurées, sulfatées, magnésiennes),
Les eaux de mer.
36
L’action des eaux agressives varient suivant la nature respective des eaux et des liants :
Liants basiques : ciments où le pourcentage de portland domine (riches en
chaux),
Liants neutres : ciments riches en laitier,
Liants acides : ciment alumineux.
Les eaux pures ont une action dissolution sur la chaux ; il faut plutôt utiliser dans
ce cas les liants neutres ou acides (éviter les ciments riches en chaux).
L’action des eaux acides est grave sur la chaux les liants riches en chaux sont
attaqués.
Les eaux alcalines attaquent les ciments alumineux ; on utilisera de préférence les
ciments neutres ou basiques.
Les eaux séléniteuses sont très dangereuses pour les liants libérant de la chaux
pendant la prise ; le sulfate de chaux agit sur les aluminates non dissous pour donner du sel
de CANDLOT. Les liants attaqués sont les Portlands et les liants basiques ; les liants
résistants sont les liants neutres.
La présence de chlorure accroît la solubilité du gypse (4 à 10 g/l) dans les eaux
fortement sulfatées ; en présence de chaux, on obtient un sulfate de chaux + un sulfate
magnésie qui précipite.
Les eaux de mer contiennent des chlorures et leurs actions sur les liants sont
complexes. Elles sont cependant moins dangereuses que les eaux précédentes. Toutefois,
il y a élimination de la chaux d’où un affaiblissement de la résistance ; on utilisera de
préférence les liants neutres.
Les caractéristiques de l’eau de gâchage sont définies par la norme française NFP
18-303. L’eau doit être propre ; les quantités de matières en suspension (caractéristiques
physiques) et de sels dissous (caractéristiques chimiques) sont limitées (voir tableau).
Toute eau douteuse doit être soumise à l’analyse chimique.
Valeurs limites Béton type A Béton type B Béton type C
Matières en suspension 2 g/l 2 g/l 5 g/l
(caractéristiques physiques)
Sels dissous 15 g/l 15 g/l 30 g/l
(caractéristiques chimiques)
BIBLIOGRAPHIE
BARON J. SAUTEREY R.
Le Béton hydraulique, connaissance et pratique presse de l’ENPC.
38
MORTIERS HYDRAULIQUES
1. DEFINITION
2.1 Sable
2.2 Ciment
Les ciments utilisés en Côte d’Ivoires sont le CPA 350, le CPJ 425, CPJ 32,5R et
le CPO 350. On désigne souvent le mortier en fonction de son dosage en ciment :
Mortier maigre : sous-dosé ;
Mortier gras : sur-dosé ;
Mortier riche : sur-dosé.
40
Pour les ciments Portlands le mortier contient généralement 350 à 400 kg de
ciment par m de sable.
Exemple :
Type de mortier Dosage en Eau Affaissement
ciment CPA (l/m3) R cône d’Abrams
350 (kg/m3) (cm)
Mortier maigre de 350 225 0,968 0,5
ciment pour chape
Mortier riche pour 550 290 1,150 4
couche d’usure
42
Une couche d’accrochage ou gobetis ; épaisseur 2 à 4 mm, C = 500
à 600 kg/m
Une couche d’enduit (e = 8 à 20 mm, C = 350 à 500 kg/m )
Une couche de finition (e = 2 à 5 mm, C = 350 à 400 kg/m )
Les enduits légers isolants,
Les enduits armés de fibres.
La mise en œuvre est très variée :
Enduit taloché (taloche)
Enduit projeté,
Enduit gratté (peigne métallique)
Enduit tramé (au rouleau).
43
400 Rejointoiement en creux sur moellons ou sur briques
pleines,
Chape au mortier du ciment,
Calfeutrement de bâtis dormants etc.
Joints pour canalisation en ciment, ou ciment armé,
Enduit des parois et fond de regard de visite.
500 Enduit étanche, Chape étanche, Revêtement vertical en
carreaux de grès cérame, Revêtement vertical en
carreaux de faïence.
600 Scellements dans briques, agglomérés de ciment ou
béton.
44
TECHNOLOGIE DES BETONS
1. GENERALITES
1.1 Définition
Un béton est un mortier à gros éléments, formant une masse plus ou moins
homogène, un monolithique dont la mise en œuvre a été rendue possible par la
découverte de la fabrication du ciment.
1.2 Caractéristiques
1.2.1 Avantages
Si on le compare à la maçonnerie traditionnelle à la charpente métallique on
peut dire que le béton :
Est moulable à la demande ; sa souplesse permet toutes les formes possibles et
imaginables grâce à son ouvrabilité (exemples : la basilique, la tour Côte
d’Ivoire Télécom de Yamoussoukro, les divers châteaux d’eau, etc.)
Ses constituants sont faciles à trouver et généralement bon marché
comparativement aux autres matériaux jouant le même rôle dans les
constructions ;
S’exécute rapidement sans avoir besoins de faire appel à des ouvriers hautement
qualifiés ;
Est pour le moment les matériaux qui présente le rapport qualité/coût le plus
intéressant ;
Est durable, incombustible et peut être rendu étanche et anti-radioactif,
Résiste bien à la compression.
1.2.2 Inconvénients
45
1.3 Intérêt du béton dans les constructions
Pour le client un béton est celui qui présente le maximum de compacité et qui :
Résiste aux efforts dus aux surcharges d’utilisation sans se fissurer ;
Est le plus étanche possible à l’eau ;
Résiste aux agents agressifs ;
Présente le moins de retrait possible.
Pour l’entraineur, un bon béton c’est celui qui est facile à mettre en œuvre, c’est-à-dire
ouvrable, maniable. Ceci semble aller à l’encontre des exigences du client.
Pour parvenir à la qualité, on va agir sur les facteurs dont dépendent justement
ces qualités.
2.1 Cohésion
46
C’est l’aptitude du mélange à conserver son homogénéité ; c’est une qualité
importante. Il faut éviter la ségrégation causée par :
Excès ou manque d’eau,
Granularité défectueuse (pauvre en ciment et en sable fin),
Dimensions et proportions trop fortes des gros éléments du gravier,
Défaut de malaxage,
Ségrégation dans les transports, manipulations intempestives (chute du béton sur
des hauteurs importantes ou à travers des ferraillages denses).
2.2 Ouvrabilité
Cône d’Abrams
Comprenant :
1 plaque d’appui en acier
1 cône normalisé avec 2 poignées et une patte d’attache
1 portique avec réglet en aluminium
1 entonnoir
On apprécie la consistance du béton en fonction de l’affaissement.
Affaissement en cm Consistance de béton Mise en œuvre
0–2 Très ferme Vibration puissante
3-5 ferme Bonne vibration
6–6 Plastique Vibration courante
10 - 13 molle Piquage
14 - 17 Très molle Léger piquage
47
L’ouvrabilité peut être mesurée :
Au maniabilimètre L.C.P.C.
Exemple de maniabilimètre
Maniabilimètre à béton
Il permet de déterminer la
Maniabilité des bétons sous
L’action d’une vibration donnée
Table à secousses
Pour la détermination de la
Consistance des mortiers
Plateau ϕ 254 mm
Hauteur de chute 12.7 mm
Accessoire :
Moule en bronze et pilon
On peut améliorer l’ouvrabilité en augmentant le dosage eau, en utilisant un
adjuvant fluidifiant ou un sable de granularité appropriée. Mais si le dosage en eau est trop
important il y a risque de ségrégation du béton.
2.3 Résistances
48
ƒ = résistance moyenne à la rupture en compression (par essai il faut au moins 3
éprouvettes).
S = section du cylindre 200 cm
Remarque
Il ne faut pas confondre la résistance moyenne ƒ et la résistance caractéristique
ƒ qui est une fraction de la résistance moyenne et qui dépend :
Du type de chantier ;
Des moyens du chantier ;
Du type de contrôle.
k = 0,75 pour les chantiers d’ouvrage d’art et de bâtiments de grandes hauteurs (chantier
de catégories 1, auto-contrôle surveillé).
k = 0,67 pour les chantiers de bâtiments ou petits ouvrages (contrôle courant, chantier
de catégories 2).
k = 0,59 pour les chantiers éloignés des centres de contrôle et disposant d’une main
d’œuvre peu qualifiées (chantier de catégories 3).
2P
𝑓 =
ΠDL
49
Essai de traction par fendage
Pa
M =
2
Le module d’Inertie de section est :
I a
=
V 6
V = a/2
Mv 6M
I 𝑎
3,6 𝑀
𝑓 =
𝑎
50
3. FACTEURS DE QUALITE
C/ les grains concassés avec plaquettes et aiguilles sont en général, moins lisses
que les gravillons roulés, la compacité est moins bonne, le béton moins ouvrable.
Cependant (à condition d’éliminer plaquettes et aiguilles), les granulats concassés
conviennent mieux au béton de qualité parce qu’ils offrent davantage de surfaces de contact
que les gravillons roulés.
51
𝜎 , = classe vraie du ciment
C = dosage en ciment en kg/𝑚
E = dosage en eau en kg/m . (ou en 1/𝑚 )
𝐶
1,6 ≤ ≤ 2,4
𝐸
Cette formule montre que la résistance du béton croit en même temps que :
la qualité du granulat,
la classe vraie du ciment,
le dosage en ciment.
Elle décroît lorsque le dosage en eau augmente.
Les règles BAEL 91 (Béton Armé aux Etats-Limites) proposent, pour estimer la
résistance caractéristique du béton en fonction du temps d’appliquer en première
approximation les formules suivantes :
j
𝑓 = ∗ f pour 𝑓 ≤ 40 Mpa et j ≤ 28 jours
4,76 + 0,83j
𝑓 = 𝑓 pour j ≥ 28
Pour des vérifications autres que la résistance des sections, on admet que
𝑓 = 1,10 𝑓 pour j ≥ 60 jours
𝑓 = résistance caractéristique du béton à j jours d’âge.
52
A partir d’une étude faite lors de la construction du nouveau pont de Moossou, ou
avait proposé, pour estimer la résistance du béton en compression en fonction du temps les
formules suivantes :
𝑓
En France on a = 0,62
𝑓
Ces formules montrent que le béton durcit plus rapidement en Côte d’Ivoire qu’en France.
En France on a
6. RETRAIT HYDRAULIQUE
Ce phénomène est dû à la perte par évaporation d’une partie de l’eau contenue dans
le béton.
Le temps,
Le dosage en eau,
L’hygrométrie relative de l’air ambiant,
L’épaisseur de la pièce en béton,
La densité de ferraillage,
La finesse du ciment,
53
La nature et la granulométrie des granulats.
7. DILATATION
En Côte d’Ivoire le module d’élasticité instantané des bétons varie entre 25000 MP
et 30000 MPa à 28 jours.
Le code module FIB – CEB propose pour estimer le module sécant moyen des
bétons à j jour d’âge la formule suivante :
1
𝐸 = 9500 [𝑓 ]3 (𝑒𝑛 𝑀𝑝𝑎)
………………………………………………………………………………………
σr………………………………………… Ei = σi/ԑi
σi σi =1/3σr
ԑi
9. FLUAGE
B
……………………………………………………………………………………………
Fluage
Déformation totale
A ……………………………………
Déformation instantané
Temps
O
55
Le fluage Efl(t) à un temps donné de chargement (t) est calculé conformément aux
recommandations de la RILEM.
10.1Généralité
La méthode Deux-Gorisse a fait l’objet d’une adaptation aux granulats les plus
couramment utilisés pour la fabrication des bétons en Côte d’Ivoire (granite et quartz).
Cette adaptation tient compte de la granulométrie peu étalée des sables ivoiriens et
de leur pauvreté en éléments fins.
150 à 250 : travaux de fondations peu chargées, travaux de masse, béton banché (coulée
de murs en coffrages amovibles), agglomérés courants.
450 à 600 : béton de revêtement, chapes, cuvelages, galeries souterraines, avec venus
d’eau, pièces moulées de grande résistance (conservées dans l’eau les premiers jours).
Dosage pratique :
56
COMPOSITION DE BETON PAR LA METHODE DREUX-GORISSE
I. OBJECTIFS-DONNEES
Le sable est roulé, le gravier est un granite concassé dont le coefficient granulaire
G est évalué à 0,52.
Béton de granite
525 525
E = 179 − +
4A + 7 2M − 69
Avec
57
A : Affaissement demandé au cône d’Abrams en cm
M : Module du tamis correspondant au plus gros granulat D.D est choisi suivant la norme
NFP 18.304 comme la dimension du tamis pour le refus est le plus proche de 8 %.
Corrections et remarque :
525 525
E = 174 − +
4A + 7 2M − 69
𝑓
C = E (--------------- + 0,5)
G𝜎 ,
Y = Y+Y +Y +Y
C
Y = 49 − √D + 6 Mf −
25
Yg = 2 si le plus gros granulat est un concassé (granite) ; sinon Yg = 0,
Ys = 5 si le sables, de classe d/D est tel que D ≤ 2 mm et f ≤ 3 % ; sinon Ys = 0 (f =
fines) : éléments de dimensions inférieures 0,08 ;
(D − 25)
Y = si la dimension du plus gros granulat D > 25 𝑚𝑚 ; 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑌 = 0.
5
Y = Y+Y +Y +Y
S% = G1% =
1000 litres = 𝑉 + 𝑉 + 𝑉 + 𝑉
C C
V = = =
msp 3,1
(V + V ) = 1000 litres − V − V =
V = x % =
𝑉 = x % =
59
II.6 Détermination des dosages pondéraux
Peser les composants, y compris l’eau et les verser dans le malaxeur dans l’ordre
suivant : gravier, sable, ciment,
Mettre le malaxeur en marche pendant quelques secondes pour mélanger les matériaux à
sec.
Verser l’eau pendant que tourne le malaxeur : le temps malaxage est de l’ordre de 3 mm.
Après arrêt du malaxeur, sans le vider, on prélève du béton pour faire un essai au
cône d’Abrams.
Le béton ayant servi à cet essai ne doit pas (en principe) être remis dans le
malaxeur. Si le béton est plus ferme que prévu, on pourra rajouter de l’eau dont on prend
soin de noter la qualité. Si par contre il est plus plastique que prévu, la seule solution est
de recommencer la gâchée en diminuant le dosage en eau ;
Dans tous les cas, et quelle que soit l’ouvrabilité mesurée, on pourra conserver le
béton pour fabriquer des éprouvettes et étudier la raison de ce défaut.
On réalise des moulages Ø 16 x 32. On repère 3 moules au moins que l’on pèsera
à vide afin de calculer par la suite la densité réelle Δr du béton frais.
60
Les éprouvettes sont ensuite arasées convenablement avec une règle reversée à
cet usage, les moules seront nettoyés extérieurement. Les trois moules repérés seront
pesés de nouveau, pleins.
Le d’essai fourni lors de la manipulation.
Les éprouvettes seront démoulées, le lendemain de leur confection par les agents
du laboratoire, elles seront marquées et datées.
61
LES PRODUITS SIDERURGIQUES
I. GENERALITES
La métallurgie du fer et des composées ferreuses tels que la fonte et l’acier porte
le nom de sidérurgie.
Le fer n’existe pas à l’état pur. Il faut traiter le minerai de fer se rencontre sous
diverse forme, généralement des oxydes (magnétite 𝐹𝑒34 , oxyde ferrique 𝐹𝑒23 ) ou des
hydrates (minerais silicatés, sulfate de fer Fe𝑆2 ) ou des carbonates (Fe𝐶𝑜3 ).
Le but du traitement est de réduire l’oxyde de fer c'est-à-dire de lui enlever son oxygène.
L’affinage est un traitement qui fait disparaître plus ou moins les matières du fer
et à diminuer la proportion de carbone ce qui donne des produits très divers allant du fer
pur (ferrite) à la cémentite (Fe3𝐶𝑜2 ).
Elles sont faciles à mouler (moulage des tuyaux), élastique (elles se travaillent
facilement) et offrent une grande résistance à la corrosion, à l’usure ; mais elles sont
fragiles au choc.
Elle est très dure et ne se prête ni au travail des machines ni au moulage. Elle est
réservée à l’affinage pour la fabrication des fers et des aciers.
Ils peuvent être laminés forgés et soudés à chaud. Les fers industriels très
légèrement carburés se confondent dans leurs applications avec les aciers doux.
Il est exempt de carbone ; non cassant, il est ductile, facile à soudé, mais il est vite
attaqué par la rouille.
62
C’est du fer recouvert de zinc.
REMARQUE
Ils sont obtenus par affinage des fontes, c'est-à-dire par réduction de leur teneur en carbone
On peut les classer suivant leur mode de fabrication ou suivant leur composition.
L’extra doux (0,1 < C <0,15) ou fer fondu : il ne diffère du que par sa plus grande
résistance. Emplois : boulons, profilés, tire-fond, pièces forgées, clous.
Le très doux (0,15 < C < 0,2) : il est employé dans la construction métallique et
pour la fabrication des tubes.
Le doux (0,2 < C < 0,25) : il est plus élastique, plus résistant, plus cassant que le
fer. Emploi : essieux de wagons, rails, cornières, tôles, ronds à béton armé, acier à boulons,
à rivet, à charpente.
Le très dur (0,45 < C < 0,55) ; Emploi : fils, haches, bêches.
Ils ont une composition qui varie suivant l’emploi. Ce sont généralement des aciers
à haute résistance contenant au moins un des éléments suivants : silicium, manganèse,
chrome, cuivre, nickel, vanadium.
L’acier spécial le plus employé pour les charpentes est l’acier AC54 au chrome-
cuivre ; il contient 0,25 % de cuivre avec des teneurs en soufre en phosphore très faibles.
Il s’agit des barres rondes et lisses laminées à chaud et du fil machine. On distingue
deux (2) nuances : FeE 215 et FeE 235.
Contrairement aux apparences, ces deux aciers sont très différents dans leurs
caractéristiques.
Il s’agit de produits qui sont livrés soit à l’état brut de laminage ou trempé au défilé
(acier de type I), soit à l’état écrouis à froid sans réduction sensible de section (acier type
II).
Il s’agit de produits qui sont réalisé par écrouissage avec forte réduction de section
d’un fil machine préalablement obtenu par laminage à chaud. Ce type d’armatures
comporte deux nuances : FeTE 400 et FeE 500.
Il s’agit de produits qui sont réalisés par écrouissage avec forte réduction de section
d’un fil machine préalablement obtenu par laminage à chaud. Ce type d’armatures
comporte deux nuances : FeTE 400 ET FeTE 500.
L’élaboration de ces aciers ayant des résistances très élevée se fait à partir d’aciers
naturellement durs par leur composition chimique (forte teneur en carbone) et dont les
caractéristiques mécaniques sont encore augmentées par des traitements de divers types :
IV.2 Contrôle
De la bonne mise en place des barres suivant dessin notamment dans les parties
inférieures et les abouts,
De la propreté des barres ; pas de rouille pulvérulente, de graisse, d’huile, de
terre.
Corrosion uniforme ou
Généralisée :
rayure
ou entaille à arête vives
qui
s’émoussent.
Ce mode de corrosion est insidieux car il est parfois invisible. C’est la corrosion de la
matière interstitielle entre joints de cristaux.
2) Les facteurs qui dépendent du milieu ambiant : humidité, brouillard, air salin, air
des villes.
4) Les facteurs dus à la forme des pièces et aux efforts appliqués (les angles rentrants
sont plus sujets à la corrosion).
2) Procédé par revêtement extérieur : application d’une couche d’un métal inoxydable ou
d’un nature minérale ou organique sans affinité avec la surface à protéger :
- plomb en feuilles, Fibrociment, ciment, peinture, émaillage.
C’est une association hétérogène de deux matériaux, le béton et l’acier, basée sur
leur possibilité d’adhérence et sur les deux propriétés suivantes qui ont permis le mariage :
Le béton armé permet de réaliser des ouvrages capables de supporter des charges
plus importantes, de résorber des sollicitations plus variées que ne le permettraient les
bétons ordinaires et cela tout en réduisant la quantité de matériaux nécessaires.
En effet :
67
D’une part, le béton ordinaire (non armé) résiste fort mal aux efforts d’extension
(0,5 à 0,6 Mpa) car il n’est pas ductile, par contre il est susceptible de supporter
et de transmettre les efforts de compression ;
D’autre part, l’acier, matériau doué d’élasticité est le produit idéal pour
supporter et transmettre les efforts de traction.
68
PROMOTION DU DEVELOPPEMENT DES MATERIAUX LOCAUX DE
CONSTRUCTION
Les matériaux locaux de construction peuvent être définis comme étant des
produits obtenus à partir de la transformation de matières premières locales, l’objectif étant
de minimiser son coût.
Une autre définition consiste à considérer que les matériaux locaux sont obtenus à
partir de la combinaison de quatre (4) facteurs à savoir :
Plus ces quatre éléments sont disponibles localement, plus les produits qui en
résulteront pourront être qualifiés de matériaux locaux.
La création d’emploi,
La réduction des sorties de divises,
La valorisation des ressources locales,
La réduction relative des prix des matériaux de construction,
L’adaptation aux conditions sociale, culturelle et à l’environnement.
69
Coût excessif de certains équipements, surtout lorsqu’ils sont importés,
Méconnaissance su matériau par certains acteurs du secteur,
Caractère approximatif et artisanal de la production,
Non-respect des délais, dû à la lenteur dans la production des matériaux et dans
la mise en œuvre.
Le développement des matériaux locaux ne se fera que s’ils sont compétitifs vis-
à-vis des autres produits de la construction. Cette compétitivité implique qu’ils soient :
De bonne qualité,
De faible coût.
Nos grandes Ecoles, les Centres techniques, les sociétés locales de fabrications
mécaniques devront contribuer à la mise sur le marché d’équipements performants.
Le public a également besoins d’être informé sur les qualités et les limites des
matériaux locaux à travers des conférences à l’intérieur du pays, des tables rondes
70
réunissant tous les acteurs du secteur de la construction. Il faut éviter d’annoncer des
économies de 50 % sur le coût de la construction.
Trop de gens se disent spécialistes se disent spécialistes des matériaux locaux mais
force est de savoirs qu’il n’est rien. L’essentiel n’est pas de disposer d’une machine de
production. Il fait un savoir et un savoir-faire.
Mais les normes seules ne permettront pas de garantir la qualité des matériaux
locaux en particulier. En effet une norme, en principe n’est d’application obligatoire (quoi
que l’on puisse rendre cette application obligation), et il ne faut pas occulter les difficultés
que présenterait un contrôle sur le terrain.
C’est pourquoi, il faut aller vers la certification des produits. Les manuels de
conceptions et de mise en œuvre des matériaux font défaut ou bien lorsqu’ils existent, ils
ne sont pas connus des acteurs du secteur (entrepreneurs, contrôleurs, architectes, etc.).
Mais le coût d’une toiture en tuile de fibro-mort par rapport à celui d’une toiture
métallique (élément de référence), les faibles performances physiques constatées sur
certains chantiers, l’absence d’une politique de promotion du produit et la méfiance de la
population ne lui ont pas de s’imposer rapidement.
71
Un projet de recherche sur les tuiles en Fibromortier, financé entre 1991 et 1995
par le centre de recherche pour le développement international (CRDI-Canada) a permis
de rendre possible la production en Côte d’Ivoire de tuiles en Fibromortier économiques et
de bonne qualité par l’utilisation optimum de matières premières disponibles localement.
Aujourd’hui son utilisation est limite surtout à la réalisation des apâtams, des maquis-
restaurants, des abris.
V.2 Le géobéton
C’est en 1973 que le laboratoire du bâtiment et des travaux publics a été sollicitée
par l’autorité pour l’aménagement de la vallée du Bandama (AVB). L’AVB voulait, sous
le conseil d’un expert du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),
utiliser le géobéton pour réaliser des logements.
La population n’a pas réservé un accueil favorable au géobéton car elle ne voyait
pas de différence entre ce matériau et le « banco ».
Cet échec de l’introduction du géobéton venait du fait que ce matériau n’était pas
plus économique que le parpaing de sable ciment dans cette région (centre) du pays.
72
le LBTP élaborera une « recommandation pour la conception et l’exécution de bâtiments
économiques en géobéton ».
Depuis 1982, le géobéton est entré dans la phase opérationnelle en Côte d’Ivoire.
Ce matériau fait l’objet de réalisations (limitées) grâce à des initiatives privées.
L’intérêt pour le produit reste encore timide de fait des expériences peu
satisfaisantes remarquées sur certains chantiers, de la lenteur dans la mise en œuvre et des
difficultés d’entretien du produit par rapport à une construction en parpaing de sable-
ciment.
CONCLUSION
Les matériaux locaux dits locaux ont du mal à s’imposer en Côte d’Ivoire comme
matériaux de construction à part entière.
Ces matériaux doivent apporter une économie réelle et être compétitif par rapport
aux matériaux remplissant les mêmes fonctions dans la construction.
73