Importance de la comptabilité analytique
Importance de la comptabilité analytique
ISSN: 2550-469X
Volume 6 : numéro 4
Development tool
ZAMOURI LEILA
PROFESSEUR à la FSJESJ
Résumé :
Il n’est pas à démontrer le rôle de l’information comptable dans l’entreprise. Bien que la
comptabilité générale constitue un outil de gestion efficace, mais ses informations sont
destinées à l’extérieur de l’entreprise et de ce fait, elle ne peut renseigner les décideurs sur les
conditions internes de l’entreprise, en vue de prendre des décisions efficaces et efficientes. C’est
là qu’intervient le rôle important de la comptabilité analytique, entant qu’outil de gestion orienté
vers l’intérieur et l’avenir de l’entreprise et de ce fait, peut être considéré comme outil
nécessaire et complémentaire, à la bonne gestion et d’aide à la prise de décision et au
développement économique durable de l’entreprise.
Abstract:
It is not necessary to demonstrate the role of accounting information in the company. Although
general accounting is an effective management tool, but its information is intended outside the
company and therefore cannot inform decision-makers about the internal conditions of the
company, in order to take effective and efficient decisions. This is where the important role of
analytical accounting comes into play, as an inward-looking management tool and the future of
the company and, as a result, can be seen as a necessary and complementary tool, to good
management and assistance to the decision-making and sustainable economic development of
the company.
The objective of this article is to clarify the importance of cost accounting as a tool for
management and good decision-making in the company, and also to specify its impact on the
performance and economic development of the company.
Introduction :
Il n’est pas à démontrer le rôle de l’information comptable dans l’entreprise. Bien que la
comptabilité générale constitue un outil de gestion efficace, mais ses informations sont
destinées à l’extérieur de l’entreprise et de ce fait, elle ne peut renseigner les décideurs sur les
conditions internes de l’entreprise, en vue de prendre des décisions efficaces et efficientes. C’est
là qu’intervient le rôle important de la comptabilité analytique, entant qu’outil de gestion orienté
vers l’intérieur et l’avenir de l’entreprise et de ce fait, peut être considéré comme outil
nécessaire et complémentaire, à la bonne gestion et d’aide à la prise de décision et au
développement économique durable de l’entreprise. Nous essayons de répondre dans cet article
à deux questions principales :
Nous allons préciser dans un premier point de cet article l’importance de la comptabilité
analytique de gestion pour toute entreprise, quelque soit son activité et quel que soit sa taille.
Aussi dans un deuxième point nous allons essayer de préciser l’impact de la comptabilité
analytique de gestion sur la performance et le développement économique de l’entreprise.
Plusieures définitions ont été avancées pour préciser le concept de comptabilité analytique
Ces définitions avancées par les deux auteurs : L. Dubrulle et D. Jourdain et B.F. grandguillot
et par nous même confirme l’hypothèse H1, tout en mettant l’accent sur l’importance de la
comptabilité analytique entant qu’outil de gestion, de prise de bonnes décisions et de
développement économique de l’entreprise.
Bien que la comptabilité générale et la comptabilité analytique utilisent les mêmes matériaux,
elles visent des objectifs différents. La comptabilité générale considère l’entreprise dans son
ensemble, et décrit ses relations avec son environnement externe sans prendre en considération
les flux internes. La comptabilité générale satisfait à des objectifs d’ordre, économiques,
financiers, juridiques, et fiscal soumises à des contraintes administratives de la fiscalité.
Alors que la comptabilité analytique, entant qu’outil de gestion permet au terme du plan
comptable marocain :
- De saisir les coûts à tous les stades de l’activité de l’entreprise et permet donc de
calculer le coût par produit, par fonction et par responsabilité.
1
. Louis Dubrulle, Didier Jourdain, Roger Servan, « Comptabilité analytique de gestion », Dunod, 6ème édition, 2013.
- De calculer des coûts de revient de chaque marchandise et produit que l’entreprise a acheté,
fabriqué et vendu, ce qui lui permet de fixer le niveau de la rentabilité des produits.
- De connaître les coûts et les résultats des différents produits, activités, et fonctions de
l’entreprise,
- D’analyser les résultats après calcul des coûts des biens et services et leur comparaison au
prix de vente.
- De réaliser la comparaison des analyses respectives pour plusieurs produits, ce qui aide à
orienter l’activité, donc chercher l’investissement le plus rentable. La comptabilité analytique
fournit les informations de base de nature à éclairer les prises de décisions.
Dans le cadre de la gestion budgétaire, la comptabilité analytique permet d’une part, de disposer
des bases de prévisions des charges et des produits indispensables à la réalisation du contrôle
ultérieur de l’activité de l’entreprise et d’autre part, de constater les réalisations, les comparer
aux prévisions, dégager et expliquer les écarts significatifs qui en résultent, ce qui permet un
contrôle des coûts et des budgets, ce qui confirme les deux hypothèses de recherches H1 +H2.
La comptabilité analytique délimite les responsabilités par activité et par centre d’activité.
Elle peut servir à d’autres domaines de la gestion de l’entreprise : la gestion financière ; le choix
d’investissement le plus rentable et la gestion prévisionnelle de la trésorerie.
La Comptabilité Analytique est un outil de base du contrôle de gestion, qui ne se limite pas au
contrôle budgétaire mais s’étend à l’ensemble de la gestion dans l’entreprise d’où l’importance
considérable de la comptabilité analytique et la confirmation des hypothèse H1 et H2.
2
. La comptabilité générale est fiscalement obligatoire pour déterminer l’assiette fiscale. C’est donc une
comptabilité légale codifiée et formalisée, destinée aux actionnaires et aux tiers (Etat, banques, fournisseurs, etc.)
3
. La comptabilité analytiques est facultative non codifiée et destinée à l’interne pour la direction générale, les
responsables des différentes fonctions et les contrôleurs de gestion. De ce fait, elle doit être organisée suivant des
critères, des méthodes, des procédures et des besoins propres à l’entreprise.
4
. La comptabilité générale à une vision globale de l’activité de l’entreprise. L’élaboration de documents de
synthèse vise à vérifier certain nombre d’équilibres généraux en vue d’un diagnostic financier global (résultat
d’exploitation de l’entreprise).
5
. La comptabilité analytique a une vision détaillée de l’activité de l’entreprise (par produits, par branche ou par
secteur d’activité). Les coûts et les résultats analytiques sont gérés et contrôler à travers ces différentes
composantes de l’entreprise.
6
. En comptabilité générale, la fréquence de production de documents externes et de calcul des résultats est
généralement annuelle.
7
. En comptabilité analytiqe, la fréquence de production des documents internes + externes et de calcul d
résultat est souvent mensuelle.
8
. En comptabilité générale les charges sont classées « par nature », c’est à dire selon la liste des partenaires
extérieurs à la firme (fournisseurs de matière première, banque, prestataires de services, fisc, etc.),
9
. En comptabilité analytique les charges sont reclassées et ventilées par destination : il ne s’agit plus de savoir
si telle charge correspond à une facture payée à tel tiers, mais de déterminer quelle part de cette charge peut être
attribuée à tel produit ou à telle activité, à tel sous-ensemble de l’entreprise (usine, atelier, machine, poste de
travail).
La mise en place de la CA suppose également que l’entreprise soit structurée et bien organisée
pour pouvoir construire un système d’information adapté exactement à sa structure organique
et aux particularités de ses activités. De même, la mise en œuvre de (CA) coûte cher à
l’entreprise et nécessite de nombreuses énergies, implique des saisies spécifiques, donne lieu à
tous les niveaux à manipulation de très nombreux documents, imprimés et fiches etc.
Premièrement l’étude de Zéghal et al. (2000)11, qui a été menée à partir d’un échantillon de
571 entreprises. L’objectif de cette étude étant de mesurer les effets de l'adoption des
innovations managériales telles que : le juste-à-temps, la gestion de la qualité et la
comptabilité par activité (CA) sur la performance et développement économique des
entreprises nord-américaines. Le résultat obtenu est que les entreprises qui ont adopté la
comptabilité par activité (CA) ont réussi à accroître de façon significative la valeur
économique ajoutée après cette adoption.
Deuxièmement, l’étude de Kennedy et al. (2001)12 qui a été menée à partir d’un échantillon
de 853 entreprises anglaises. L’objectif de cette étude est d’étudier la relation entre
implantation de la comptabilité par activité et la création de valeur pour les actionnaires. Le
résultat obtenu c’est que les entreprises qui ont adopté la comptabilité par activité ont
enregistré une augmentation rapide de la valeur de leurs actions en comparaison avec les
entreprises qui ne l'ont pas implanté.
10
. (*) entre parenthèses figure le nombre de questionnaires reçus et exploités dans les recherches citées
11
. indicateur de performance retenu: Valeur économique ajoutée (VEA)
12
. indicateur de performance retenu: Holding Period Returns (HPR), cumulative Abnormal Returns (CAR)
Troisièmement l’étude de Cagwin et al. (2002) qui a été réalisé à partir d’un échantillon de
990 opérationnels membres de l’institut des auditeurs internes. L’objectif de cette étude est
d’étudier la relation entre l’utilisation de la CA et l’amélioration de la performance financière
de l’entreprise. Le résultat obtenu c’est que l’'adoption de la Comptabilité par activité a un
impact positif sur le ROI13 dans les entreprises ayant des caractéristiques spécifiques
(importance de la structure des coûts, la complexité, la diversité, etc.).
Quatrièmement, l’étude de Ittner et al. (2002)14 qui a été réalisé à partir d’un échantillon de
25 361 entreprises. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’association entre la comptabilité par
activité et la performance opérationnelle et financière des entreprises. Le résultat de l’étude
montre que la CA a un effet indirect et significatif sur les coûts de production par le biais de
l’amélioration de la qualité et de la durée du cycle de production.
Cinquièmement, l’étude de Bergeron et al. (2006)15dont l’objectif est de vérifier
l’applicabilité de la Comptabilité par activité pour les PME industrielles québécoises à
travers l’examen de son impact sur la performance à partir d’un échantillon de 800 PME
québécoises industrielles (34). Le résultat obtenu c’est une relation positive entre
l’utilisation des informations sur les coûts et la performance et de développement
économique durable de l’entreprise.
Sixièmement, l’étude de Banker, R. D. et al (2008)16dont l’objectif est d’évaluer l’impact de
la comptabilité par activité sur l’adoption des nouvelles pratiques de production et les
performances industrielles (plant performance). À partir d’un échantillon de 27 000
opérationnels et contrôleurs de gestion d’entreprises américaines (1 250). Le resultat de la
recherche précise une relation entre la comptabilité par activité et la performance industrielle.
Ces études confirment les hypothèses H1+H2 précisant l’impact positif de la comptabilité
analytique et précisément la comptabilité par activité sur la performance et le
développement économique durable des entreprises objet de l’étude.
13
Indicateur de performence : Return On investment (ROI )
14
indicateur de performance retenu: Rendement Economique, (Return on net plant assets : ROA), qualité des
produits, durée du cycle de production, variation des coûts
15
. indicateur de performance retenu : Qualité des produits, délai de production et de livraison, variation des
coûts de production
16
. . indicateur de performance retenu : Qualité des produits, durée du cycle de production, variation du coût
de production unitaire
Bien que la comptabilité analytique n’est pas obligatoire, c'est-à-dire qu’elle est facultative17,
elle est toujours sollicitée pour répondre aux attentes des décideurs, tout en répondant à
certaines questions importantes:
La comptabilité analytique, entant qu’outil de gestion est orientée d’abord vers l’intérieur et
l’avenir de l’entreprise permet de répondre efficacement aux questions ci-dessus. En effet, la
comptabilité analytique est un outil de gestion conçu pour mettre en relief les éléments
constitutifs des coûts et des résultats de nature à éclairer les prises de décisions. La comptabilité
générale ne permet de calculer qu’un résultat global, enfin de l’année. Le problème se pose
lorsque l’entreprise a plusieurs produits, dont certains peuvent être non rentables. Dans ce cas
se pose la question suivante : Comment peut- on identifier les produits ou activité non
rentables ?
La comptabilité analytique entant qu’outil de gestion, permet de réaliser une analyse plus
détaillée en calculant les coûts et les résultats par produits ou par activité et par fonction ce qui
permet d’identifier les produits ou activités rentables et non rentables pour prendre les bonnes
décisions.
17 . Selon le plan comptable marocain, titre V P : 20 ; la CA n’est pas obligatoire, chaque entreprise en fonction de ses besoins spécifiques
internes exprimés par les responsables, organise sa CA. Dans ce sens le plan comptable marocain se limite à proposer aux entreprises un
langage et un cadre général de CA. Sans aucune obligation.
Après les calculs, l’entreprise constate les coûts et les résultats réels et les comparent avec les
coûts et résultats prévisionnels, et identifie les écarts qui en résulte. Par la suite, les responsables
analysent ces écarts, et cherchent les causes de ces problèmes de manière que ces erreurs ne se
produisent pas dans les prochaines activités. La comptabilité analytique est donc un outil de
gestion et de management de la qualité et d’aide à la prise de bonnes décisions.
De même l’analyse des coûts est un mode de traitement de l’information, dont les objectifs
essentiels sont les suivants20 :
- D’analyser les résultats après calcul des coûts des biens et services et leur comparaison au
prix de vente.
Afin de remplir le rôle qui lui est assigné, la comptabilité analytique procède à l’analyse des
coûts par différentes méthodes
Le calcul du coût complet des produits achetés, ou vendus est un élément d’information
important pour piloter l’entreprise et contrôler sa gestion. Ce calcul pose le problème des
charges à incorporer dans le calcul du coût complet. Les charges prises dans le calcul des coûts
18
. Les charges sont les valeurs financières que dépense l’entreprise pour bénéficier des services des tiers. Les
charges sont classées par nature dans la comptabilité générale, et reclassées par destination par produit par
activité dans la comptabilité analytique.
20
. Jacques.Margerin, Gérard Ausset, « comptabilité Analytique », les éditions d’organisation, 1990
ne sont pas seulement des charges de la comptabilité générale, mais augmentées des charges
supplétives, et diminuées des charges non incorporables et plus/ou moins les charges calculées.
La comptabilité générale constitue une base d’informations (charges, produits, pièces
justificatives etc) au système de la comptabilité analytique. Cependant, la comptabilité
analytique revoit les données de la comptabilité générale, dans une optique purement
économique. Dans ce sens les charges de la comptabilité générale subissent des retraitements
avant d’être intégrées dans les coûts. Ces retraitements consistent :
La méthode des coûts complets, permet le calcul des coûts d’achats, de production, de revient
en s’appuyant particulièrement sur la distinction entre charges directes et charges indirectes.
Pour la détermination des coûts en question, la méthode des coûts complets n’exclut aucun type
de charges. Plusieurs critiques ont été adressées à la méthode des coûts complets. La plus
importante c’est que Les variations du niveau d’activité d’une période d’analyse à l’autre ne
sont pas prises en considération. Cette anomalie (la non prise de ces éléments dans le calcul des
coûts) du fait que ces variations constituent l’un des paramètres fondamentaux de la réalité des
entreprises. De même la méthode des coûts complets ne facilite pas les travaux prévisionnels,
en particulier les simulations en matière d’activité ou de production.
21
. Charges non incorporables se sont des charges enregistrées en comptabilité générale, mais exclues du calcul des coûts en
comptabilité analytique, car elles ne correspondent pas à des charges liées à l’activité ou l’exploitation normale de l’entreprise.
Ce sont des charges anormales ou exceptionnelles ou relatives à des excercices anterieurs. Des charges n’ont pas le caractère
de charges, c’est le cas des impôts sur le résultat. Exemple : l’impôt sur les sociétés IS, L’IGR.
22
. Les charges calculées sont des charges prises par la comptabilité analytique, pour un montant différent de celui de la
comptabilité générale. Elles sont de trois types : 1- les charges abonnées, 2- les charges étalées,3- les charges d’usage)
23
.Les charges supplètives sont des charges qui ne figurent pas en comptabilité générale et qui sont introduites en comptabilité
analytique pour des raisons d’ordre économiques et de gestion. Il s’agit essentiellement : 1 la rémunération des capitaux
propres de l’entreprise, 2 - la rémunération théorique du travail du dirigeant.
Quant à la méthode de la comptabilité par activité24, appelée la méthode ABC25 (Activity Based
Coasting)26 reste un instrument d'analyse des coûts par activité qui cherche à modéliser les
relations entre les ressources, leurs modes de consommation et les objectifs de l’entreprise.
Cette méthode concerne les secteurs dans lesquels les coûts indirects sont importants. Il étudie
le pilotage des coûts par activité. L’objectif de la méthode ABC est d’identifier les facteurs
de coûts réels et les économies potentielles, identifier aussi les activités rentables et non
rentables et enfin d'améliorer la rentabilité des activités non rentables.
Cette méthode analyse des processus de l’entreprise en mettant en place des indicateurs révélant
le niveau des coûts et les marges, tout en distinguant deux types inducteurs :
Les coûts des activités sont, à un premier niveau, analysés au travers de "facteurs de causalité"
dont le tableau suivant donne des exemples.
Department achats
24 . L'activité se définit comme un ensemble de tâches attribuées à une personne, à une machine ou à un groupe de
personnes ou de machines. Une personne, une machine ou un groupe peut avoir plusieurs activités. Le choix des activités
est évidemment fonction des caractéristiques des entreprises
25 La méthode ABC est apparue aux États-Unis dans les années 80
26 . On parle aussi de méthode ABM comme Activity Based Management, pour évoquer l'usage des activités dans un sens
Grâce à ces inducteurs, la méthode ABC27 décortique les différents types d’activités en affectant
plus efficacement les coûts aux produits. Cette connaissance fournira des informations aux
managers pour comprendre d'où vient la rentabilité d'une entreprise facilitant ainsi la prise
de décisions stratégiques et la réorganisation éventuelle des processus métiers.
La méthode ABC est généralement complétée par une méthode management dite ABM
(Activity Based Magement). Cependant, pour sa mise en œuvre, cette méthode nécessite
l’intervention de conseils extérieurs et la mise en place de solutions informatiques coûteuses.
Ces facteurs constituent autant de contraintes.
A signaler aussi, que Le calcul des coûts complet ou partiel pose le problème de la tenue des
stocks. En effet, la comptabilité analytique de gestion intervient également, dans la
détermination de certaines activités comptables telles l’évaluation des stocks28.
27
. La méthode ABC favorise :
- une meilleure compréhension des coûts (directs et indirects) liés à chaque produit ;
- une réduction des frais généraux grâce à la réduction des capacités en excès ;
- un management basé sur le pilotage des coûts ;
- le reengineering des processus métiers.
28
. Le stock est « l’ensemble des marchandises ou des articles accumulés dans l’entreprise en vue d’une
utilisation ultérieure dans son cycle d’exploitation».
D’un point de vue fiscal, la comptabilité générale est tenue du fournir un inventaire29 une fois
par an. Or la comptabilité analytique doit effectuer un inventaire comptable permanent. (ICP)30
qui permet de connaître au jour le jour les quantités en stocks et leurs valeurs. l’ICP permet de
connaître les quantités et les valeurs des stocks à tout moment ce qui aide l’entreprise à calculer
des coûts selon une périodicité rapprochée ( 1 mois, 2 mois).
1- La méthode du coût moyen unitaire pondéré, (CMUP = Stocks initial en valeur + entrées en
valeurs/ Stocks initial en quantité + entrées en quantités)
2-La méthode du 1er entrée/ 1er sortie (PEPS) appelée aussi la méthode « First in, first out »
(FIFO).
3- La méthode dernier entrée/ premier sortie (DEPS), appelée aussi la méthode « last in, first
out » (LIFO).
Conclusion
29
. Appelé inventaire intermittent qui ne permet qu’à la fin de l’exercice de connaître les existants en stocks.
30
. L’inventaire comptable permanent (ICP) est « une organisation des comptes qui, par l’enregistrement des
mouvements permet de connaître de façon constante et en cours d’exercice les existants chiffrés en quantité
et en valeur ».
Entant que système d’informations internes destinée à quantifier, d’analyser les flux internes et
à les diffuser à tous les responsables de l’entreprise pour prendre les décisions qui leur
incombent, la comptabilité analytique devient donc, un outil d’aide à la prise de bonnes
décisions sur le plan interne et externe pour l’amélioration de l’image de marque de l’entreprise,
de sa compétitivité, de son développement continu et donc de sa survie.
Bibliographie :