Licence Physique Générale – Semestre 2
1ère année S&T
Travaux pratiques d’électricité
Dr. O. GUELLATI
Maitre de Conférences
Année Universitaire : 2013/2014
Domaine Sciences et Technologie
1ère année S&T - 2013-2014
TP Physique 2
Brochure
Le sujet du TP devra être lu avant l’arrivée à la séance afin de résoudre les
questions liées à la préparation de cette séance de TP.
Le compte-rendu est la preuve écrite de la qualité du travail effectué par les
étudiants, de leur sens d’observation, de manipulation et du niveau de
compréhension des phénomènes étudiés. Il doit être clairement rédigé d’une
manière concise. Une mauvaise présentation ne peut qu’indisposer le correcteur.
Les résultats numériques doivent être présentés correctement de façon à
pouvoir les vérifier. S’ils sont calculés à partir de mesures expérimentales, ces
dernières doivent être indiquées. S’ils résultent d’une interprétation des courbes,
celles-ci doivent être annotées.
Les différentes sources d'erreurs lors de mesures sont identifiées en évaluant
les incertitudes correspondantes.
Les résultats théoriques et numériques devront être encadrés. Les résultats de
différentes mesures sont écrits avec un nombre correct de chiffres significatifs et une
incertitude cohérente.
Tout montage devra être câblé hors tension et être vérifié d’abord par les
membres du sous groupe puis par l’enseignant avant la mise sous tension. Ne pas
déplacer les appareils d’une table à l’autre. Si un appareil est absent de votre table
de TP, le signaler à l’enseignant.
La remise des rapports est faite systématiquement pendant la séance du TP
suivant. Il doit être clairement rédigé, les tableaux bien dressés et les courbes très
bien tracées.
Pour chaque expérience, vous rédigerez une conclusion;- celle-ci doit servir à
présenter les objectifs et les résultats de l'expérience à un étudiant qui n'aurait pas
fait le TP.
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Domaine Sciences et Technologie
1ère année S&T - 2013-2014
TP Physique 2
Objectif du TP Physique 2 (électricité) est d’apprendre :
Ø Les différents instruments de mesure en électricité tels que : voltmètre,
ampèremètre, multimètre, générateur de courant, oscilloscopes, etc.
Ø Réalisation des montages électriques.
Ø Association (en série, en parallèle et mixte) et mesure de résistances
équivalentes.
Ø Association (en série, en parallèle et mixte) et mesure de capacités
équivalentes des condensateurs.
Ø Etude de diviseurs de tension et de courant
Ø Oscilloscope
Ø Différence entre courant continu (---) et courant alternatif (~)
Ø Utilisation du pont de Wheatstone, qui est un moyen très précis pour mesurer
la valeur d'une résistance (et il nous paraît important de comprendre le principe de
fonctionnement de ce "pont", car il est souvent utilisé dans l'industrie).
TP. 1 : Association et Mesure des Résistances
TP. 2 : Mesures de Resistances : Pont de Wheatstone
TP. 3 : Association et Mesure des Capacités
TP. 4 : Oscilloscope
TP. 5 : Charge et Décharge d’un Condensateur
Annexe : Mesures et Incertitudes
Pour votre propre sécurité, appelez l'enseignant pour
vérification avant de mettre sous tension les montages
sous 220 Volts.
Etre actifs pendant la séance
Signaler tout matériel détérioré
Solliciter les enseignants en cas de difficultés
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Domaine Sciences et Technologie
1ère année S&T - 2013-2014
TP Physique 2
NOM Prénom : Groupe :
Date :
Titre du TP
1. But du TP
2. Partie Théorique
3. Pour chaque manipulation :
v But de la manipulation
v Mode opératoire avec schéma
v Résultats expérimentaux (ne pas oublier les unités) et
éventuellement calcul d’incertitude
v Type d’incertitude
v Exploitations des mesures (courbes et tableaux de valeurs)
v Comparaison « théorie » / expérience
4. Toutes les représentations graphiques doivent avoir leurs axes
titrés, gradués, avec unités avec son échelle et être commentées.
5. Réponses aux questions.
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TP-1 1ère année S&T 2013-2014
ASSOCIATION ET MESURE DE RESISTANCES
1. But de la manipulation :
· Réaliser des montages électriques avec ampèremètre et voltmètre afin de
mesurer des résistances inconnues en appliquant la loi d'Ohm, tout en
apprenant à estimer correctement l'erreur systématique dans l'un et l'autre
des deux cas.
· Vérification des lois d’association des résistances en série et en parallèle
· Etude des erreurs de mesure.
2. Rappels théoriques
I- La loi d'Ohm : C'est une loi fondamentale
de l'électricité. Elle exprime la relation qui existe
entre l'intensité I dans une portion de circuit de
résistance R et la différence de potentiel U aux bornes de cette portion de circuit et
s'énonce : "La différence de potentiel en volts aux bornes d'une résistance est égale
au produit de la valeur en ohm de cette résistance par l'intensité en ampères qui la
traverse". Ce qui se traduit par la formule : U = R.I
Deux autres formules très utiles en découlent : R = U/I et I = U/R
II- Association des résistances :
Cas du circuit en série :
D'après la loi d'additivité des tensions dans un circuit en série on a : UG = UAB + UBC
Or d'après la loi d'ohm on a U = R×I et sachant que l'intensité du courant circulant
dans le circuit série est la même en tout point du circuit alors on obtient :
UG = UReq = Req × I UR1 = R1 × I et UR2 = R2 × I
On obtient donc : Req×I = R1×I + R2×I; soit en simplifiant tout par I : Req = R1 + R2
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TP-1 1ère année S&T 2013-2014
La résistance équivalente Req de l'association en série de plusieurs conducteurs
ohmiques est égale à la somme des résistances associées : Req = R1 + R2 + ...+ Rn
Cas du circuit en parallèle :
D'après la loi d'additivité des intensités dans un circuit en dérivation on a I = I1 + I2
Or d'après la loi d'ohm : U = R×I Soit I = U/R
On obtient donc : UG /Req = UR1 /R1 + UR2/R2
Sachant que UG = UR1 = UR2 on obtient donc : 1/Req=1/R1+ 1/R2
La résistance équivalente Req de l'association en dérivation (en parallèle) de
plusieurs conducteurs ohmiques est telle que : 1/Req = 1/R1+ 1/R2+ …..+1/Rn
3. Liste du matériel
§ Générateur de courant continu (E) (Vmax = 12 volt et I max= 2A)
§ Ampèremètre (mA)
§ Voltmètre (V)
§ Multimètre
§ Trois différentes résistances R1, R2 et R3
§ Boite de connexion
§ Fils de connexion
4. Manipulation et montage
Partie A : Mesure d'une résistance de valeur inconnue
§ L'objectif de cette partie est de mesurer la valeur d'une
résistance Ri en utilisant la loi d'Ohm : U=R.I à partir de la mesure:
Ø de la tension U à ses bornes
Ø de l'intensité du courant I qui la traverse
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TP-1 1ère année S&T 2013-2014
§ Réalisez le montage de la figure 1 et prenez 3 mesures différentes de U et I
puis remplissez le tableau 1 :
Tableau 1 :
Ri U (vol) I (A) Ri (Ω) Ri moy (Ω)
R1
R2
R3
Partie B : Association de résistance en série (Montage diviseur de tension)
§ Réaliser le montage de la figure 2 et suivre la même procédure que
précédemment.
§ placer les deux résistances en série sur la boite de connexion et mesurer la
valeur de la résistance équivalente Req.
§ Rappeler la valeur théorique de Req en fonction des valeurs des deux
résistances selon le tableau 1 et remplir le tableau 2.
§ Comparer cette valeur avec la valeur de la résistance mesurée.
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TP-1 1ère année S&T 2013-2014
Tableau 2 :
Ri U1 (vol) U2 (vol) U (vol) Rmes (Ω) Rmoy (Ω) Req (Ω)
R1~R2
R2~R3
R1~R3
Partie C : Association de résistance en parallèle (Montage diviseur d’intensité de
courant)
§ Réaliser le montage de la figure suivante et suivre la même procédure que
précédemment.
§ placer les deux résistances en parallèle sur la boite de connexion et mesurer
la valeur de la résistance équivalente Req.
§ Rappeler la valeur théorique de Req en fonction des valeurs des deux
résistances obtenues dans la partie A et remplir le tableau 3.
§ Comparer cette valeur avec la valeur de la résistance mesurée.
Tableau 3 :
I1 (A) I2 (A) I (A) U (vol) Rmes Rmoy Req (Ω)
(Ω) (Ω)
R1//R2
R2//R3
R1//R3
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TP-1 1ère année S&T 2013-2014
Partie D : Association mixte de résistance
§ Réaliser le montage de la figure suivante
et suivre la même procédure que
précédemment.
§ placer les deux résistances R1 et R2 en
série après les deux en parallèle avec R3 sur la
boite de connexion et mesurer la valeur de la
résistance équivalente Req.
§ Rappeler la valeur théorique de Req en fonction des valeurs des trois
résistances obtenues dans la partie A et remplir le tableau 3.
§ Comparer cette valeur avec la valeur de la résistance mesurée.
Tableau 4 :
I (A) U (vol) Rmes Rmoy (Ω) Req (Ω)
(Ω)
Questions
1. Calculez les valeurs des résistances inconnues Ri, Ri~j, Ri//j, R(i~j)//k (Tableau 1)
2. Déduisez, également, les valeurs exactes des résistances équivalentes en
utilisant les lois de montage des résistances de la partie A en série (Tableau 2) et en
parallèle (Tableau 3) ainsi qu’une association mixte (Tableau 4).
3. Calculez les incertitudes absolues et relatives des Ri de chaque partie et
écrivez la valeur finale sous la forme de Ri = Ri ± ΔRi (unité). Calculez les ΔI et ΔV
selon les équations données en annexe.
4. Comparaison entre les résultats expérimentaux et ceux théoriques.
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TP-2 1ère année S&T 2013-2014
MESURES DE RESISTANCES : PONT DE
WHEATSTONE
1. But de la manipulation :
§ Mesurer des résistances inconnues à l’aide d’un pont de Wheatstone à
l’équilibre.
§ Montage des résistances en série et en parallèle
§ Etude des erreurs de mesure.
2. Rappels théoriques
Le pont de Wheatstone est un "instrument de mesure" inventé par S. H.
Christie en 1833, puis amélioré et démocratisé par C. Wheatstone en 1843. Il fut
longtemps utilisé pour mesurer avec précision la valeur d'une résistance électrique
inconnue (RX), par "équilibrage" d'un circuit en pont.
Le pont de Wheatstone est constitué d'un galvanomètre Gv et de quatre
résistances : l'une inconnue, RX, et les trois autres connues, R2, R3 et R4 (disposées
comme le montre la figure).
Pour des valeurs quelconques de RX,
R2, R3 et R4, le courant i traversant le
voltmètre n'est pas nul et une tension
(UAB) est affichée par celui-ci. Mais
si nous ajustons la résistance variable
R2 convenablement, on peut annuler
le courant i et alors la tension affichée
par le voltmètre sera nulle (UAB = 0V)
: on dit que le "pont est équilibré". Et
dans ce cas :
Montage en pont de Wheatstone
Rx I1 = R4 I4
R2 I2 = R3 I3
En faisant le rapport de ces deux égalités on obtient : Rx / R2 = R4 / R3
Donc, Rx = R2 x R4 / R3
A l’origine, le pont de Wheatstone a été prévu pour la mesure précise de résistances
inconnues. De nos jours, il sert surtout à convertir en "tension", la variation de
résistance électrique d'un matériau (généralement celui-ci est un fil ou un film
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TP-2 1ère année S&T 2013-2014
conducteur dont les caractéristiques
électriques changent sous l'effet d'un
"facteur" extérieur donné, que l'on veut
justement mesurer). C'est pour nous
approcher un peu de ces intéressantes
applications industrielles que nous allons
étudier l'équilibrage d'un pont de
Wheatstone dans lequel les résistances
R3 et R4 sont remplacées par deux fils
conducteurs, CB et BD (voir figure à
coté) de longueur respectives LCB et LBD,
de même section S et de même résistivité ρ. Nous avons donc, RX = R2 x LCB/ LBD
Où : R = ρ S/L
Le pont de Wheatstone permet de mesurer des résistances pures. Il peut
fonctionner en continu ou en alternatif mais il est généralement employé en continu.
Dans ce cas, on obtiendra la meilleure sensibilité en utilisant un Galvanomètre (Gv)
comme appareil de détection du zéro.
3. Liste du matériel
§ Générateur de tension continue E (V = 15 volt et I = 0,2 A).
§ Résistances diverses (connues et inconnues)
§ Galvanomètre (ou ampèremètre ou voltmètre)
§ Boite et fils de connexion
§ fil de connexion de résistivité ρ et longueur 1m, posé sur une règle.
§ Un curseur permettant de déplacer le point B.
4. Manipulation et montage
Partie A : Mesure d'une résistance de valeur inconnue
§ Réalisez le montage de la figure ci-dessus, en remplaçant les résistances
R3 et R4 par le fil conducteur CBD.
§ Variez les longueurs L1 et L2 en déplaçant le curseur B doucement jusqu'à
"équilibrer" le pont de Wheatstone. A ce moment, mesurez LCB et LBD
correspond, respectivement, à L1 et L2.
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TP-2 1ère année S&T 2013-2014
§ Relevez la valeur de Rx qui a ainsi permis d'équilibrer le "pont" à partir de la
relation : RX = R2 x L1/ L2
§ Eteignez l'alimentation.
§ Faire varier les résistances R2 et portez les résultats sur le tableau 1.
Tableau 1 :
R (Ω) L1 (mm) L2 (mm) Rx (Ω)
100 Rx1
100 Rx13
100 Rx16
10000 Rx2
1000 Rx3
Partie B : Résistances en série
§ Pour R = 100 Ω, mettez à la place de R2 les résistances Rx1 et Rx3 en série
dans le circuit précédent. Suivez les mêmes étapes de la partie A.
§ Même chose pour les résistances Rx1, Rx13 et Rx16 pour R = 1 KΩ
§ Portez les résultats sur le tableau 2.
Tableau 2 :
R (Ω) L1 (mm) L2 (mm) Rx (Ω)
100 Rx1 ~ Rx13
1000 Rx1 ~ Rx13~ Rx16
Partie C : Résistances en parallèle
§ Pour R = 100 Ω, mettez en parallèle les résistances R x1 et Rx13 dans le
même circuit et suivez les mêmes étapes de la partie A.
§ Même chose pour les résistances Rx1, Rx16 et les résistances Rx1, Rx13 et Rx16
pour R = 1 KΩ
§ Portez les résultats sur le tableau 3.
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TP-2 1ère année S&T 2013-2014
Tableau 3 :
R (Ω) L1 (mm) L2 (mm) Rx (Ω)
100 Rx1 // Rx13
100 Rx1 // Rx16
100 Rx1 // Rx13 // Rx16
Partie D : Montage mixte des résistances
§ Dans cette étape, pour R = 1 KΩ, mettez Rx16 en parallèle aux résistances
Rx1 et Rx13 liées en série, dans le même circuit et suivez les mêmes étapes de
la partie A.
§ Portez les résultats sur le tableau 4.
Tableau 4 :
R (Ω) L1 (mm) L2 (mm) Rx (Ω)
1000 (Rx1 ~ Rx13) // Rx16
Questions
1. Calculez les valeurs des résistances inconnues Rx.
2. Déduisez, également, les valeurs exactes de ces résistances inconnues,
en utilisant :
§ Le code des couleurs (tableau ci-dessous)
§ Les règles de montage des résistances en série et en parallèle.
3. Calculez les incertitudes absolues et relatives des Rx et écrivez la valeur
finale sous la forme de Rx = Rx ± ΔRx.
4. Comparaison entre les résultats expérimentaux et ceux théoriques.
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TP-2 1ère année S&T 2013-2014
Détermination pratique de la valeur d’une résistance à
partir du code des couleurs
La plupart des résistances ont la valeur indiquée en ohm sous forme de bandes
colorées fournissant 2 chiffres significatifs, l'ordre de grandeur et la tolérance.
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TP-3 1ère année S&T 2013-2014
ASSOCIATION ET MESURE DES CAPACITES
1. But de la manipulation :
§ Mesurer la capacité d’un condensateur à l'aide d'une méthode volt-
ampèremétrique.
§ Vérifier les lois vues en cours dans le cas d’une association de
condensateurs en série et en parallèle.
2. Rappels théoriques
Qu’est-ce qu’un condensateur ?
Un condensateur est un dipôle constitué de deux surfaces métalliques « S »,
appelées armatures séparées par un isolant appelé diélectrique (vide, air sec,
mica, alumine, …) d’une distance « e ».
En électricité, on représente le condensateur par deux traits qui symbolisent les
armatures et deux bornes reliées chacune à une armature: l’espace entre les deux
traits représente le diélectrique. Le condensateur constitue en quelque sorte une
coupure dans le circuit dans lequel il est introduit.
Nous admettons pour le moment qu’un condensateur est un
composant électronique caractérisé par une grandeur physique,
notée C, appelée capacité du condensateur, qui caractérise
son aptitude à stocker des charges électriques. Elle peut être
calculée avec la formule : C = εr ε0 S/e et son unité internationale de capacité est le
farad de symbole F.
Où : S est la surface de la plus petite des armatures en m²; e : épaisseur du
diélectrique en m ; ε est la permittivité ou constante diélectrique de l'isolant.
Les condensateurs utilisés dans ce TP ont des capacités « très faibles », de
l’ordre du microfarad de symbole μF.
Lors de ce TP, on a montré que la charge électrique Q portée par un
condensateur est proportionnelle à la tension U aux bornes de ce condensateur. Le
coefficient de cette proportionnalité C est appelé la capacité du condensateur et
donné par la relation : Q = C.U
avec Q : charge électrique portée par le condensateur (en coulomb : C); C : capacité
du condensateur (en farad : F, 1F = C/1vol); U : tension aux bornes du condensateur
(en vol).
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TP-3 1ère année S&T 2013-2014
La capacité dépend de la forme et la dimension des surfaces ainsi que le milieu
entre les deux surfaces. Dans un condensateur plan, la valeur du champ électrique :
E = σ/ ε0 où σ est la densité de charge surfacique et ε 0 la permittivité dans le vide =
8,85 10-12 F/m. De ce fait, le potentiel entre les deux surfaces est : U = E.dx = σ/ ε0
dx = σe/ε0. Et le milieu avec une permittivité ε donc, C = εε0S/e.
La valeur de l’impédance d’un condensateur : soit U le potentiel appliqué au
borne d’un condensateur de capacité C, à chaque instant t, on a : U = Umax sin(ωt)
Où : Umax amplitude de la tension (valeur max) et ω pulsation.
§ Comme Q = C.U et à chaque instant t, l’intensité de courant I = dQ / dt = C
dU / dt. Et selon la relation précédente : I = Cω Um cos(ωt) = Cω Um sin(ωt + π/2)
Donc, I = Imax sin(ωt + π/2) et par conséquence, Imax = Cω Um
On dit donc que le courant est avancé avec une valeur de π/2 par rapport à la
tension U ou bien avec le un quart de la période et que la capacité est seule sans
résistance.
La valeur efficace est : Ie = Imax/√2 et Ue = Umax/√2
Par conséquence, on distingue la valeur de l’impédance de C : Zc = Ue / Ie = 1/Cω
§ Comme, on connait aussi que le voltmètre et l’ampèremètre ne mesurent
que les valeurs efficaces de la tension Ue et l’intensité de courant Ie; on obtient :
C = Ie / 2π Uef
On donne: Δf/f = 0.5 % avec f = 50Hz
3. Liste du matériel
- Une alimentation de courant alternatif avec une tension de ~ 12 volt (puissance : 4
volt avec 0,4 A).
- Un ampèremètre à aiguille.
- Un voltmètre à aiguille.
- Un multimètre (voltmètre, ampèremètre, …)
- Trois condensateurs de capacités différentes.
4. Manipulation et montage
Partie. A : Mesure d'une capacité d’un condensateur
inconnu i
- En réalisant le montage suivant : A
q +
C uC
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TP-3 1ère année S&T 2013-2014
- Mesurez la tension Ui et le courant Ii à travers le condensateur Ci pour i = 1, 2
et 3.
- Remplir le tableau 1 avec les unités et donnez leurs incertitudes.
Tableau 1 :
Ci I (….) U (….) C( )
C1
C2
C3
Partie. B : Mesure de la capacité équivalente de deux condensateurs en série
- Réaliser le montage suivant et suivre la
même procédure que précédemment en
mesurant la tension et l’intensité de courant du
condensateur équivalent. On associe C1 et C2 en
série et on appelle C1~2 le condensateur qui
remplace cette association.
- Calculer la valeur de C1~2 théorique d'après
la formule du cours.
- Remplir le tableau 2 avec les unités et
donnez leurs incertitudes.
Tableau 2 :
Ci I( ) U( ) Cmes ( ) Ccal ( )
C1 ~ C2
C1 ~ C3
C2 ~ C3
Partie. C : Mesure de la capacité équivalente de deux condensateurs en
parallèle
- Même étapes de manipulation que celles
de la deuxième partie en mettant C1 et C2 en
parallèle et mesurer la valeur de C1//2.
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TP-3 1ère année S&T 2013-2014
- Calculer la valeur de C1//2 théorique d'après la formule du cours.
- Remplir le tableau 3 avec les unités et donnez leurs incertitudes.
Tableau 3 :
Ci I (….) U (….) Cmes ( ) Ccal ( )
C1 // C2
C1 // C3
C2 // C3
Partie. D : Mesure de la capacité équivalente d’un montage mixte de
condensateurs
- En utilisant 3 condensateurs C1 et C2 en C1
parallèle et l’ensemble en série avec C3.
C3
- Calculer la valeur de C(1//2)~3 théorique C2
d'après la formule du cours.
- Remplir le tableau 4 avec les unités et donnez leurs incertitudes.
Questions
1. Calculez les valeurs des capacités inconnues Ci, Ci~j, Ci//j, C(i//j)~k.
2. Déduisez, également, les valeurs théoriques exactes de ces capacités
inconnues Ci, en utilisant les lois de montage des capacités en série et en parallèle.
3. Calculez les incertitudes absolues et relatives des Ci et écrivez la valeur
finale sous la forme de Ci = Ci ± ΔCi. Calculez les ΔI et ΔV selon les équations
données en annexe.
4. Comparaison entre les résultats expérimentaux et ceux théoriques.
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TP-4 1ère année S&T 2013-2014
OSCILLOSCOPE
I. But de la manipulation :
§ Savoir utiliser, régler et se familiariser avec l’oscilloscope en visualisant des
tensions alternatifs dont leurs caractéristiques (période, fréquence, tension max
et tension efficace ainsi que déphasage).
II. Rappels théoriques :
Présentation et description de l’oscilloscope : Un oscilloscope est un appareil qui
permet de visualiser une tension.
Oscilloscope Double Voie
Il est connu par :
· Sensibilité verticale (amplitude) en V/Div : Permet de faire varier la valeur
correspondante à un carreau en ordonnée.
· Sensibilité horizontale (base de temps) en
ms/Div : Permet de faire varier la valeur
correspondante à un carreau en abscisse.
· Symbole de l’oscilloscope : Dans un schéma
électrique, on ne représente que la voie et la
masse de l’oscilloscope.
L’oscilloscope (cathodique ou numérique) est un des appareils fondamentaux
de l’´electricit´e et de l’´etude des signaux électriques. Il permet soit de visualiser
deux tensions en fonction du temps (utilisation des voies YI et YII), soit d’´etudier une
tension en fonction d’une autre (utilisation XY).
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TP-4 1ère année S&T 2013-2014
Description de l'oscilloscope :
1)- Présentation : C'est un appareil à
faisceau d'électrons. Il comprend :
Ø Un canon à électrons
Ø Un écran qui est constitué d’une plaque
fluorescente
Ø Des plaques de déviation. Les plaques Y
et Y' sont les plaques de déviation verticale et
les plaques X et X' sont les plaques de déviation horizontale.
2)- Le canon à électrons :
Ø La cathode chauffée par un filament émet des électrons. C’est l’effet
thermoélectronique.
Ø Ces électrons sont accélérés par une anode creuse. Le canon à électrons
projette un faisceau d’électrons.
Ø Par action sur la substance fluorescente de l’écran, ces particules provoquent
l’apparition d’un spot lumineux.
3)- Les plaques de déviations.
Ø Les plaques horizontales Y et Y’. Si elles sont reliées à des bornes + et -, elles
permettent la déviation du spot vers le haut ou vers le bas.
Ø Ce sont les plaques de déviation verticale.
Ø On observe sur l’écran la tension électrique qu’elles subissent. Remarque : la
tension entre deux bornes A et B est égale à la différence de potentiel entre ces
bornes. On écrit : U AB = V A - V B (volt). Le potentiel électrique en un point
représente l’état électrique de ce point ou le niveau électrique de ce point.
Ø Les plaques verticales X et X’. Elles permettent la déviation du spot de gauche à
droite de l’écran. Ce sont les plaques de déviation horizontale.
Rappelons qu’un voltmètre donne la valeur efficace, il faut donc connaître le
lien entre valeur maximale et valeur efficace.
On rappelle que pour un signal sinusoïdal U(t) d’amplitude Um, de valeur efficace Ueff
et de pulsation ω, on a U(t) = Um cos(ωt) = √2Ueff cos(ωt)
Calcul de déphasage :
En utilisant les deux entrées Y1 = fct(t) et Y2 = fct(t) en
appliquant, respectivement, sur l’entrée Y1 la tension V1
et sur Y2 la tension V2. Soit Δt le décalage temporel entre
les deux signaux V1 et V2; or on désire déterminer le
déphasage φ, c’est-à-dire le décalage angulaire. Sachant qu’une période (T)
correspond à un angle de 360° on va donc faire une règle de trois : φ = 360 Δt/T (rd)
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TP-4 1ère année S&T 2013-2014
Une tension alternative est caractérisée par 2 grandeurs que l’on peut déterminer avec un
oscilloscope :
- la tension maximale : Umax en volts (sur l’axe Y)
- la période T en secondes (sur l’axe X)
- Deux autres grandeurs importantes qui dépendent des deux précédentes peuvent être
mesurées ou bien calculées :
- la fréquence f en Hz (s-1)
- la tension efficace : Ueff en volts (Umax / √2)
III. Liste du matériel :
- Un générateur GBF (Générateur Basse Fréquence) comme source de
courant alternatif (carré, sinusoïdale et triangulaire) dont on peut faire varier la
fréquence de 0 à 1 MHz.
- Générateur de courant continu (Vmax= 5 volt, 15 volt et Imax = 0,2 A)
- Un voltmètre numérique.
- Deux résistances (R1 = 100 Ω et Rx) et un condensateur de capacité
inconnue.
- Des câbles de connexion
La majorité des appareils utilises (voltmètre, générateur, oscilloscope) possèdent une
borne appelée masse représentée par le symbole . Ces masses sont reliées à la
prise de terre lorsque la prise de l’appareil en comporte une (et sont donc toutes
reliées entre elles par l’intermédiaire de la prise de terre). Il faudra y faire attention
dans les montages !
IV. Manipulation et montage :
Partie. 1 :
Ø Courant continu DC :
I-1- Mesure d’une tension continue et alternative:
- Appliquez sur le canal Y1 de l’oscilloscope un courant continu à l’aide d’un
générateur de courant continu travaillant avec 5 volts puis 15 volts.
- Réglez la qualité du signal lumineux: luminosité, focalisation
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- Mettre toujours au départ la voie en mode "GND" en ajustant la ligne de base
(à 0)
- Réglez la sensibilité verticale de l’oscilloscope pour obtenir une image nette
sur l’écran, visualisez et commentez les résultats puis donnez la valeur
mesurée Vmax.
- Changer la position des câbles, qu’elle est votre observation ?.
Ø Courant alternatif AC : calibrage de GBF
I-2- Mesure de la fréquence et de la période :
Pour un GBF, il a une force électromotrice alternative
« fem » (e) et une résistance interne Ri. On rappelle que la
fréquence T = 1/f où T est la période du signal.
- Réaliser le montage à coté en choisissant un
signal sinusoïdal
- Mettez GBF sur la position de la tension 1 avec une fréquence de 1 KHz et
lire la valeur de e sur l’oscilloscope.
- Reprendre les mesures en mettant la tension sur d’autres positions et
remplir le tableau suivant:
Position 1 2 3 4 5 6 7
e (volt)
f (Hz)
- Reprendre les mêmes étapes avec 10 KHz et remplir un deuxième tableau.
Est-ce que la valeur de e a une relation avec f. Conclure.
Partie. 2 : Différentes formes de courant alternatif
I. Appliquez sur l’entrée Y1 une tension variable sinusoïdal (~) avec une fréquence
de f0 = 1 KHz (position de générateur au max)
- Calculez la tension de ce signal (sommet au sommet) et déduire la valeur
max ainsi que la valeur efficace.
- Calculez la même valeur de tension en utilisant un voltmètre, qu’elle est
votre observation ?
- Mesurez la période du signal puis déduire la fréquence f et comparez avec
f0.
II. Appliquez sur l’entrée Y1 une tension alternative ( ) puis (ΛΛΛ) avec une
fréquence de f0 = 1 KHz et répondre aux même questions.
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Forme période fréquence Amplitude Veff Vvoltmètre
Vmax
~
ΛΛΛ
Partie. 3:
II-1- Mesure de déphasage entre deux signaux (circuit R1~RX):
- Réaliser le montage suivant de deux résistances en série (R1 = 100 Ω et
Rx) à 1 KHz:
- Visualisez les deux signaux en position dual et tracez ce que vous avez
visualisé sur un papier millimétrique
(VR1(t), VRX(t) et VRX~R1(t)).
- Mesurer sur l’oscilloscope les
deux tensions VR1(t) et VRX(t)
séparément sur, respectivement, le
canal Y1 et Y2.
- Déduire la valeur de Rx et
mesurer le décalage Δt entre les deux
courbes puis déduire le déphasage φ
entre les deux signaux VR1 et VRX en utilisant la relation ci-dessus.
II-2- Mesure de déphasage entre deux signaux (circuit RC):
- Réaliser le montage suivant :
- Régler le GBF de façon qu’il délivre une
tension sinusoïdale de fréquence 1 KHz et
d’amplitude max.
- Observer sur l’oscilloscope les deux
tensions VR(t) et VCx(t) en mode dual.
- Mesurer le décalage Δt entre les deux
courbes puis déduire le déphasage φ entre
les deux signaux VR et VCx.
- Calculer la valeur de la capacité Cx et le
déphasage φ entre les deux signaux VR et VCx.
- Calculer la valeur théorique du déphasage φ entre les deux signaux VR et
VCX en utilisant la relation suivante : tan-1(1/RCω) avec ω = 2. π f
- Comparer la valeur expérimentale avec celle théorique calculée.
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CHARGE et DECHARGE d’un CONDENSATEUR
1. But de la manipulation :
§ Etudier la variation de courant traversant un condensateur en fonction du
temps lors de deux phénomènes de charge et de décharge d’un condensateur
à travers une résistance donnée, à l’aide d’instruments de mesure utilisés dans
les précédents TP.
§ Déduction de la résistance et de la constante du temps du circuit à partir
des courbes de changement.
2. Rappels théoriques
L’étude des condensateurs se repose sur le courant utilisé dont le courant
continu est utilisé dans le processus de charge d’un condensateur. On peut imaginer
ce phénomène comme un remplissage d’un réservoir d’eau et ceci focalise d’un coté
sur la capacité du condensateur et d’un autre coté, sur la valeur de la résistance qui
joue un rôle très important dans notre suivie des deux phénomènes : Charge et
décharge d’un condensateur.
Montage d’un processus de charge et de décharge d’un condensateur
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Avec : R : résistance de 1 MΩ = 106 Ω
Inv : inverseur de courant à deux positions
C : Condensateur (dans notre manipulation, nous allons utiliser deux différents
condensateurs (60 et 4,7 µF)
G : Générateur de courant continu avec une force électromotrice (f.e.m) de 10
volts.
Alors, un condensateur de capacité C est chargé avec une source de tension
continue U, puis est déchargé dans un circuit uniquement résistant. L’intensité du
courant dans le circuit de charge est enregistrée en fonction du temps.
Le circuit de charge correspond à la position (a) de l’interrupteur (inv). A chaque
instant t, la charge q acquise par le condensateur est liée par la différence de
potentiel Uc ; q = C Uc
Etude de la charge : les armatures (+) et (-) du condensateur de capacité C,
initialement neutres, sont reliés aux bornes du générateur de force électromotrice
f.e.m par un conducteur purement ohmique de résistance R. un courant variable i
traverse le conducteur et charge le condensateur dont l’armature (+) est reliée au
pole positif du générateur.
Entre les instants t et t+dt, le courant de charge (dont le sens est indiqué sur la
figure) apporte des charges positives à l’armature (-) donc dq est positif et d’après la
ௗ
définition de l’intensité instantanée, on a : ݅ ൌ
ௗ௧
La loi d’Ohm appliquée au circuit à l’instant t donne : ܷ ൌ ܴ݅ ሺܸା െ ܸିሻ
soit ܷ ൌ ܷ െ ܴ݅ que l’on peut écrire avec ݍൌ ܷܥ
Donc, ൌ ܷ െ ܴ݅ ݍݑൌ ܷܥെ ܴ(……………݅ܥ1)
Pour ne conserver que la seule inconnue i, on dérive cette expression par rapport au
temps, nous obtenons :
݀ݍ ݀݅ ݀ݍ ݀݅
ൌ െܴ ݅ܿ݁ݒܽݐ݁ ܥൌ Ǣ ݐ݊݁݅ݐܾ݊ǣ݅ ൌ െܴܥ
݀ݐ ݀ݐ ݀ݐ ݀ݐ
ௗ ௗ௧
qui est l’équation différentielle, on l’écrit : ൌ െ
ோ
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La primitive du premier membre est égale à la primitive du second membre à un
௧
constant pré : ሺ݅ ሻ ൌ െ ோ ܭ݁ݐܥ
Cette équation vérifie les conditions initiales ce qui va nous permettre de déterminer
la valeur de K.
A l’instant t = 0, q = 0 ; ce qui nous donne dans l’équation (1) :
௧
ܫ ൌ soit ቀ ቁ ൌ ܭ et finalement ቆ ೆ ቇ ൌ െ
ோ ோ ோ
ೃ
Et que l’on peut encore écrire : ݅ ൌ ோ ݁ ିೃ
L’intensité du courant de charge du condensateur décroit donc de façon exponentiel
en fonction du temps.
Le produit R C a la dimension d’un temps, on le nomme constante du temps du
circuit.
Remarque :
L’intensité du courant de décharge d’un condensateur a exactement la meme
expression que dans le cas de la charge mais comme on a choisi le sens positif
opposé, cela revient à dire que le courant de décharge est de sens opposé au
courant de charge. C’est pourquoi, on se contente d’étudier le courant de charge
seulement.
3. Liste du matériel
- Une alimentation de courant continue avec une tension de ~ 12 volts (puissance : 4
volts avec 0,4 A).
- Un multimètre (utilisé comme un voltmètre et un micro-ampèremètre).
- Un chronomètre
- Deux condensateurs de capacité 30 µF (Ctot = 60 µF, montage parallèle de deux
condensateurs de 30 µF) et un autre d’une capacité de 4,7 µF.
4. Manipulation et montage
- En réalisant le montage ci-dessus et vérifiant les branchements avec la source
qui est sur une tension de 10 volts et un courant de 2,14 A:
Partie. A :
- Mesurez, en fonction du temps, le courant de charge pour les deux différentes
capacités (4,7 µF et 60 µF) qui se trouve sur une boite de connections. Au
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départ, la position de l’inverseur (inv) doit être sur la position (b) pour
décharger éventuellement le condensateur. On met sous tension notre source
d’alimentation (générateur de courant continu) et s’assurer que la force f.e.m
obtenue est bien 10 volts en utilisant un multimètre (position voltage).
On met l’inverseur (inv) maintenant sur la position (a) tout en déclenchant en
même temps le comptage du chronomètre et noter la première valeur du
courant de charge I0. Par la suite, on note la valeur du courant toutes les 30
secondes. Refaire cette manipulation afin d’avoir 3 mesures et utiliser dans les
calculs la moyenne.
- Remplir les tableaux 1 et 2 avec les unités et donnez leurs incertitudes.
- Faire la même chose pour la décharge en mettant l’inverseur sur la deuxième
position (b). Remplir les tableaux 3 et 4 (comme ceux 1 et 2).
Tableau 1 :
C1 = 4,7 µF
t (sec) i1 (µA) I2 (µA) I3 (µA) imoy (µA)
0 i0= i0= i 0= i0=
30
60
90
120
150
180
Jusqu’à la
fin
Tableau 2 :
C2 = 60 µF
t (sec) i1 (µA) I2 (µA) I3 (µA) imoy (µA)
0 i0= i0= i 0= i0=
30
60
90
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TP-5 1ère année S&T 2013-2014
120
150
180
Jusqu’à la
fin
Partie. B :
- Mesurer le courant de charge initial i0 pour différentes valeurs de f.e.m. de
la source d’alimentation ou le générateur. On garde constante la capacité c =
60 µF et la résistance de charge R = 1 MΩ. Remplir le tableau 5 suivant :
Tableau 5 :
U (Volts) 6 8 10 12
i0 (µA)
Questions
1. Tracer la courbe ቀ ቁ ൌ ݂ܿݐሺݐሻ pour chaque condensateur (4,7 µF et 60
బ
µF) dans les deux phénomènes de charge et de décharge. Quelle est la forme de
ces courbes?. Que peut on dire sur l’allure des courbes de i = fct (t) ?.
2. Déterminer à partir des graphes précédents et pour chaque valeur de la
capacité, la constante de temps du circuit ߬ ൌ ܴ ܥainsi que la valeur de R. Comparer
cette valeur expérimentale obtenue avec celle utilisée (théoriquement 1 MΩ).
ο
Calculer l’incertitude sur ces valeurs sachant que
ൌ േͷΨ
3. Tracer le graphe de i0 = fct (U) (Tableau 5). Quelle est la forme de la
courbe ? et retrouver la valeur de la résistance de charge.
4. Conclusion et comparaison entre les résultats expérimentaux et ceux
théoriques.
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Annexe 1ère année S&T 2013-2014
MESURES ET INCERTITUDES
Il est impossible de déterminer la valeur d'une grandeur physique, sans que
celle-ci ne contienne un certain taux d’erreur. Toute mesure est affectée d’une
erreur : précision limitée des appareils et erreur humaine.
Introduction au calcul d’incertitudes
Il est impossible de connaître la valeur exacte d'une grandeur physique: il est
très important de connaître l'incertitude (erreur) de la mesure. Il y a deux types
d’erreurs:
Les incertitudes de mesure
Quand nous effectuons une mesure, deux types d'erreurs entrent en jeu :
Ø Les erreurs systématiques : elles sont dues le plus souvent à une
imperfection de l'appareillage ou de la technique de mesure. Elles agissent
toujours dans le même sens et leur amplitude est constante. Eliminer, ou
corriger le résultat, si possible!
Ø Les erreurs aléatoires accidentelles (statistiques): généralement elles
proviennent des caractéristiques de l'appareillage, de la technique utilisée et de
l'intervention du manipulateur. Elles sont estimées soit en comparant
statistiquement les résultats d'expériences soigneusement répétées, soit en
effectuant un calcul d'incertitude en utilisant la statistique.
Incertitudes absolues et relatives
Si la vraie valeur d’une grandeur est a et la valeur mesurée est a0, Δa est
l’incertitude absolue: a - Δa < a0 < a + Δa
Le résultat s'écrit: a ± Δa (a et Δa ont la même unité de mesure).
Incertitude relative: Δa/a (exprimée souvent en % ou en ‰, elle n'a pas d'unités).
Un résultat est toujours suivi de son incertitude et l'unité de mesure doit toujours
être indiquée.
Deux méthodes sont donc utilisées pour évaluer les erreurs aléatoires :
§ Méthode statistique : elle est la méthode la plus rigoureuse d'évaluation
des erreurs aléatoires, mais elle exige de répéter un grand nombre de
fois la manipulation.
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Annexe 1ère année S&T 2013-2014
§ Méthode par calcul d'incertitude : Une manière simple d'estimer
l'incertitude sur la valeur d'une grandeur physique est d'utiliser ce qu'on
appelle un calcul d'incertitude. Ce calcul n'est possible que si cette
grandeur est liée, par une loi connue, à d'autres grandeurs dont nous
avons déjà une estimation sur leurs incertitudes.
Incertitude d'une fonction à plusieurs variables
Supposons que y dépende de plusieurs grandeurs x, z, t, mesurées avec les
incertitudes Δx, Δz, Δt: y = f(x,z,t)
L'erreur maximum possible sur y est:
Les dérivées partielles sont les dérivées de la fonction f par rapport à une variable,
les autres variables étant considérées comme constantes.
Comme exemple :
1/ Méthode des dérivées partielles (la plus générale)
Calcul d’erreur et d’incertitude
Les erreurs sur les appareils de mesures électriques sont dû à la fois aux :
erreurs de la lecture (ΔVlec et ΔIlec) et erreur de la classe de l’appareil (ΔVclass et
ΔIclass).
ΔV = ΔVlec + ΔVclass et ΔI = ΔIlec + ΔIclass
ͳΤͶ
οܸ ሺοܫ ሻ ൌ
±
οܸ௦௦ ሺοܫ ሻ ൌ
ͳͲͲ
Rq : classe est une donnée indiquée sur l’appareil de mesure (voltmètre et
ampèremètre).
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