VOIE PROFESSIONNELLE 2de Physique-chimie
Informer et accompagner
les professionnels de l’éducation
VOIE PROFESSIONNELLE
CAP 2DE 1RE TLE
Physique-chimie
EXEMPLE DE SÉQUENCE ET ACTIVITÉS DE CLASSE :
DÉPLOIEMENT AUTOMATIQUE DE STORES
Préambule
Éléments du programme de physique-chimie en seconde en voie
professionnelle
Capacités Prérequis Introduit dans Connaissances Prérequis Introduit dans
la séquence la séquence
Électricité : comment caractériser et exploiter un signal électrique ?
Lire et représenter un Connaître les appareils
schéma électrique. X de mesure de l’intensité X
et de la tension.
Réaliser un montage à Connaître les unités de
partir d’un schéma. X mesure de l’intensité et X
de la tension.
Identifier les grandeurs,
avec les unités et
symboles associés,
X
indiquées sur la plaque
signalétique d’un
appareil.
Mesurer la tension aux
X
bornes d’un dipôle.
Utiliser la loi des nœuds,
la loi des mailles dans
X
un circuit comportant
au plus deux mailles.
Identifier les grandeurs Connaître la relation
d’entrée et de sortie entre U et I pour
(avec leur unité) d’un X des systèmes à X(*)
capteur. comportement de type
ohmique.
Réaliser et exploiter
la caractéristique
du dipôle électrique
X
constitué par un
capteur, modélisé par la
relation U = ƒ(I).
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VOIE PROFESSIONNELLE 2de Physique-chimie
Capacités Prérequis Introduit dans Connaissances Prérequis Introduit dans
la séquence la séquence
Optique : comment caractériser et exploiter un signal lumineux ?
Construire
expérimentalement la
caractéristique d’un
photocomposant
(photorésistance,
X
photodiode,
phototransistor,
photopile) :
• en fonction de
l’éclairement ;
Mesurer un éclairement Connaître les grandeurs
avec un luxmètre. caractéristiques
d’un rayonnement
X X
lumineux (flux, intensité,
éclairement, longueur
d’onde).
Éléments du programme de physique-chimie de cycle 4
Connaissances et compétences associées
Réaliser des circuits électriques simples et exploiter les lois de l’électricité
Élaborer et mettre en œuvre un protocole expérimental simple visant à réaliser un circuit
électrique répondant à un cahier des charges simple ou à vérifier une loi de l’électricité.
Exploiter les lois de l’électricité :
• Dipôles en série, dipôles en dérivation.
• L’intensité du courant électrique est la même en tout point d’un circuit qui ne compte que des
dipôles en série.
• Loi d’additivité des tensions (circuit à une seule maille).
• Relation tension-courant : loi d’Ohm. (**)
• Loi d’unicité des tensions. (**)
Mettre en relation les lois de l’électricité et les règles de sécurité dans ce domaine.
(*) Remarque importante : dans cette proposition de séquence, il est considéré que la
loi d’Ohm a déjà été abordée. La relation de proportionnalité entre U, I et R a été mise en
évidence.
Les élèves ont fixé une valeur de résistance, ont fait varier la tension et ont mesuré l’intensité
correspondante.
Dans cette séquence, la loi d’Ohm est abordée sous un nouvel angle, partant du principe que
la relation de proportionnalité entre les trois grandeurs est connue.
Nous cherchons la valeur de la résistance qui, à partir d’une tension fixée, permettra d’obtenir
la valeur de l’intensité nominale du courant attendue.
(**) Non présent dans le programme adapté des troisièmes prépa-pro (référentiel de
formation paru au BO n°37 du 13 octobre 2016)
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Intentions majeures
Cette séquence s’inscrit dans les intentions majeures des préambules du programme.
• Les cinq compétences mobilisées lors de la mise en œuvre d’une démarche scientifique
sont construites et évaluables à différents temps de la séquence proposée. Choix est
laissé à l’enseignant de les rendre explicites sur les documents élèves construits. Dans le
cadre d’une évaluation, l’appréciation du niveau de maîtrise de ces compétences dépend
de l’autonomie et de l’initiative requises dans les activités proposées aux élèves.
• La bivalence est présente avec la manipulation des expressions algébriques ou
numériques, l’analyse de graphes de fonctions comme R = f (E), ainsi que les
prolongements possibles, notamment lorsqu’ils font intervenir de la programmation.
• La maîtrise de la langue française est évidemment travaillée à l’oral comme à l’écrit.
• Cette séquence se place dans le cadre de l’enseignement de physique-chimie, mais peut
également s’inscrire dans une démarche co-intervention, même partielle.
• Au cours de la séquence, les élèves réalisent différentes activités individuellement ou en
groupe.
• Cette séquence mentionne les traces écrites. Ces temps de décontextualisation,
importants, doivent faire apparaître les éléments que l’on souhaite définir, exigibles ainsi
que de la méthodologie. Le contenu est adapté aux acquis et au niveau de maîtrise des
notions. Choix a été fait de présenter ces temps d’institutionnalisation des connaissances
et capacités au moment où elles sont mobilisées.
• Cette séquence présente des activités expérimentales, utilisant pour certaines l’outil
numérique.
• L’évaluation des acquis n’apparaît pas de façon explicite dans cette séquence. Chaque
enseignant pourra choisir les modalités et temps d’évaluation les plus pertinents
au regard de la classe, dans une perspective de suivi des acquis et régulation des
apprentissages pour faire progresser les élèves.
Présentation de la situation
Comment déclencher automatiquement le fonctionnement d’un store quand il fait soleil ?
Échange avec la classe sur la question et formulation de quelques propositions. La
discussion avec le professeur vise à orienter les élèves vers la reformulation scientifique.
Le professeur peut montrer différentes photos des constituants de l’automatisme pour aider
les élèves à les découvrir. En cas de difficulté, il peut demander ce qui permet d’enrouler
le store (introduction du moteur), quel élément provoque le fonctionnement de ce moteur
(propositions possibles d’élèves : « le capteur de lumière », « la cellule », « un panneau
solaire »…).
Ces deux questions doivent permettre de mettre en évidence les grandeurs physiques liées
à la mise en route du moteur (tension et intensité) et la grandeur d’entrée du « capteur de
lumière » (l’éclairement).
Le professeur relie ces grandeurs aux appareils de mesures correspondants.
Le professeur demande aux élèves de proposer un schéma du montage comprenant un
moteur, un générateur, et un interrupteur (dans le cas où le circuit n’est pas automatique,
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mais commandé par un interrupteur). Une fois le circuit dessiné, le professeur engage une
discussion pour savoir comment placer la photorésistance dans le circuit et comment elle
pourrait déclencher le fonctionnement du moteur.
Reformulation de la question en question scientifique : « Quelle est la valeur de l’éclairement
nécessaire pour obtenir une intensité égale à la valeur nominale du moteur ? »
Activité (expérimentale) n°1 : quelle valeur de la résistance permet
d’obtenir l’intensité nominale souhaitée ?
Objectif : En utilisant la loi d’Ohm, les élèves calculent la valeur de la résistance sachant que
la tension d’alimentation est constante et que la valeur nominale de l’intensité est lue sur la
plaque signalétique du moteur.
Remarque : En fonction du « niveau de maîtrise » ou du parcours des élèves, il peut être
nécessaire d’établir la loi d’Ohm (relation de proportionnalité entre tension aux bornes
d’un résistor et intensité du courant qui le traverse). Pour cela, différentes stratégies sont
possibles, plus ou moins guidées (proposition du protocole par les élèves, coups de pouce
aux différentes étapes…).
Voir Annexe 1.
Trace écrite : électricité
La trace écrite est adaptée aux prérequis et au niveau de maîtrise des notions. Elle répond
aux objectifs visés en termes de connaissances et de capacités.
Ici pourront être développés les prérequis manquants : mesures d’intensité et de tension, loi
d’Ohm, utilisation de la loi des mailles…
Activité expérimentale n°2 : découverte de la photorésistance
Objectifs
Observation qualitative : « quand l’éclairement augmente, la valeur de la résistance diminue »
(objectif 1)
Le professeur donne aux élèves une photorésistance, un ohmmètre et une source de lumière
variable. Les élèves notent les résistances RLDR pour différents cas d’éclairement puis font une
proposition de définition d’une photorésistance.
Prolongement possible (différenciation) : Ne pas utiliser d’ohmmètre et faire déterminer la
résistance de la photorésistance par la loi d’Ohm, éventuellement avec une maille pour faire
retravailler connaissances et capacités d’électricité.
Voir Annexe 2.
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Observation quantitative : tracer la caractéristique de la photorésistance sous deux niveaux
d’éclairement en insistant sur la variation de la pente de la droite U = f (I) avec l’éclairement
(objectif 2)
On reliera cette expérience à la problématique : atteindre l’intensité nominale du moteur à
partir d’un certain éclairement.
Le professeur demande aux élèves de proposer un protocole permettant de tracer en mode
automatique la caractéristique U = f (I) de la photorésistance (on peut proposer différents
éclairements à différents groupes). En cas de difficulté, le professeur fournit un schéma de
montage, le matériel.
Voir Annexe 3.
Activité expérimentale n°3 : comment la résistance d’une
photorésistance varie-t-elle avec l’éclairement ?
Objectif
Réaliser la caractéristique R = ƒ(E) d’une photorésistance et utiliser cette caractéristique pour
répondre à la problématique de départ.
Question : quelle expérience peut-on réaliser pour obtenir la représentation graphique qui
traduit la variation de la résistance en fonction de l’éclairement ?
Les élèves proposent une expérience permettant de répondre à la question. Le professeur
guide les élèves en posant différentes questions : avec quel appareil mesure-t-on les
grandeurs physiques considérées ? Comment peut-on faire varier la valeur de l’éclairement ?
Les élèves réalisent l’expérience (le professeur propose le protocole expérimental aux
groupes dont le protocole n’est pas satisfaisant).
Voir Annexe 4.
Réponse à la problématique : détermination de l’éclairement
correspondant à la valeur adéquate de la résistance.
À l’aide de la courbe d’étalonnage obtenue, les élèves lisent la valeur de l’éclairement qui
permet d’obtenir le déclenchement du moteur.
Prolongement possible
Si la valeur ne correspond pas à une valeur d’éclairement satisfaisante, le professeur peut
proposer le rajout d’une résistance variable (en série ou en dérivation) qui permettrait le
déclenchement à la valeur souhaitée, la situation sera résolue expérimentalement.
Remarque : Le professeur précisera que le schéma de fonctionnement a été simplifié
volontairement. En effet, pour replier le store, le moteur ne fonctionnera pas dans ces
conditions. Le professeur essaie d’amener les élèves à cette réflexion pour savoir s’ils ont
compris le fonctionnement du circuit électrique proposé. Il fera le lien avec le dispositif réel
comportant un amplificateur opérationnel ; un microcontrôleur permet de gérer plusieurs
paramètres. Ce prolongement permettra de travailler sur la domotique.
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Trace écrite : optique
• Définition de l’éclairement, appareil de mesure et utilisation.
• Principe de fonctionnement d’une photorésistance : grandeur d’entrée et de sortie, lien
entre les deux.
Des documents sur les normes d’éclairement au travail (sources INRS…) sont donnés.
Possibilité de traiter cette partie en co-intervention.
Prolongements possibles
• À l’aide d’un microcontrôleur et des capteurs adaptés (photorésistance, anémomètre,
capteur de niveau d’eau…), construire un programme permettant de déplier le store quand
l’éclairement est de 1500 lux, de le replier quand il pleut ou quand il y a du vent.
• TP – Recherche : photopile, tension en fonction de l’éclairement.
• Sur le même principe, étude de la thermistance. Étude d’un dispositif permettant de
chauffer de l’eau et de stopper à une température donnée…
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Annexes
Annexe 1 : activité (expérimentale) n°1 : quelle relation existe-t-il
entre la tension aux bornes d’un résistor et l’intensité du courant qui le
traverse ?
Matériels
• Générateur de tension continue variable
• 2 multimètres
• Résistance de 100 W
• Fils de connexion
Schéma du montage
Protocole
• Réaliser le circuit correspondant au schéma ci-contre.
• Faire varier la tension du générateur et reporter les valeurs de U et de I correspondantes
dans un tableau.
• Pour chaque valeur de U et de I correspondante, calculer le rapport U/I.
• Comparer la valeur moyenne du rapport U/I à la résistance R.
• Conclure en écrivant la relation liant les grandeurs U, I et R.
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Annexe 2 : activité expérimentale n°2 : découverte de la photorésistance
(objectif 1)
Matériel
• Générateur de tension continue
• Multimètre
• Résistance de 100 W et photorésistance (LDR) (NORP 12, NSL 19-M51…)
• Fils de connexion
Schéma du montage
Protocole
• Réaliser le montage.
• Mesurer la tension aux bornes du résistor.
• Calculer la valeur de l’intensité qui circule dans le circuit série par la loi d’Ohm : I = UR/R.
• Appliquer la loi des mailles pour déterminer la tension aux bornes de la photorésistance :
ULDR = U – UR.
• En déduire la résistance de la photorésistance par la loi d’Ohm : RLDR = ULDR/I
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Annexe 3 : activité expérimentale n°2 : découverte de la photorésistance
(objectif 2)
Matériel
• Générateur de tension continue variable
• Équipement EXAO avec capteurs ampèremètre et voltmètre
• Photorésistance (NORP 12, NSL 19-M51…)
• Fils de connexion
Schéma du montage
Protocole
• Réaliser le montage.
• Choisir un éclairement.
• Faire varier la tension du générateur et lancer l’acquisition des valeurs de U et de I.
• Obtenir la caractéristique U = f(I) de la photorésistance.
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Annexe 4 : activité expérimentale n°3 : comment la résistance d’une
photorésistance varie-t-elle avec l’éclairement ?
Matériel
• Source de lumière variable
• Équipement EXAO avec capteurs ohmmètre et luxmètre
• Photorésistance (NORP 12, NSL 19-M51…)
• Fils de connexion
Schéma du montage
Protocole
• Réaliser le montage.
• Dans la fenêtre d’acquisition, renseigner les grandeurs qui seront reportées en abscisse
(éclairement) et en ordonnée (résistance). Les capteurs correspondants doivent
apparaître dans l’interface.
• Lancer l’acquisition en commençant avec la source de lumière allumée proche de la
photorésistance, puis éloigner progressivement la source de lumière (ou faire varier
l’éclairement de la source).
• Obtenir la caractéristique R = ƒ (E) à l’aide du logiciel d’acquisition.
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