I.
Introduction :
Les méthodes d’analyse modale sont des méthodes d’investigation relativement
récentes, qui ont été mises en œuvre pour établir et (ou) améliorer la
connaissance du modèle dynamique des structures réelles. En effet, les paramètres
significatifs permettant de représenter le comportement dynamique d’une structure
linéaire quelle que soit sa complexité sont « concentrés » dans un nombre de
paramètres modaux réduits : fréquences propres, amortissements et formes propres
associés. Le comportement dynamique de la structure sous des condit ions
d’excitation particulières en l’absence de toute modélisation ne requiert q ue la seule
connaissance de ces paramètres.
Les premiers instigateurs de cette technique ont été les avionneurs qui étaient
confrontés au problème crucial de « flottement » des avions. Ce phénomène dû au
couplage aéroélastique entre l’air et la structure de l’avion provoque à certaines
vitesses un phénomène de vibrations autoexcitées pouvant causer la destruction de
l’appareil.
II. Objectifs de la manipulation :
L’objectif de ce travaux pratique est :
Comprendre les bases de la AME,
L‘Analyse Modale Expérimentale,
Étudier le comportement dynamique d’une structure par le biais de ses
modes propres et fréquences propres.
Identifier les paramètres modaux (fréquences propres, amortissements et
formes des modes
Prévoir les démarches pratiques à mettre en œ uvre pour les applications
industrielles,
Identifier les méthodes, normes et procédures nécessaires
Utiliser un appareillage spécifique et réaliser l’AME.
III. Etude théorique :
3.1. Vibration transversale d’une plaque :
Définitions :
On considère une plaque mince, dont l’épaisseur est faible devant la longueur aet
la largeur b, et l’on supposera dans tout le projet que l’hypothèse des petites
perturbations (H.P.P : petits déplacements et petites déformations) est vérifiée. La
plaque est située dans le plan (x, y), et le déplacement transverse, qui est l’inconnue
du problème, est noté w (x, y, t).
Figure 1 : Plaque rectangulaire, de dimensions a et b d’épaisseur h
Les vibrations libres (charge extérieure F(x, y, t) est nulle) transversales d’une
plaque rectangulaire se modélisent par l’équation aux dérivées partielles suivante :
Où W : déplacement transversal au point (x, y), et D : représente la raideur en
flexion de la plaque :
Où est le module d’Young du matériau, et son coefficient de Poisson.
On suppose que le mouvement est harmonique et on pose :
W(x, y, t)= W(x,y).T(t)
On obtient donc :
D’où on ramène à une EDP d’ordre 4. On a besoin de 4 conditions aux bords pour
obtenir la solution. Cas d’une plaque rectangulaire simplement appuyée en x=0 et
x=a. les conductions aux bords dans ce cas.
Une solution admissible vérifiant ces conditions aux bords est :
On injecte W (x, y) dans l’équation aux dérivées partielles :
Et on ramène à l’équation différentiel d’ordre 4 en Y(y).
La solution générale de cette équation se met sous la forme :
Ou λj vérifient :
C1, C2, C3 et C4 sont des constantes à déterminer en utilisant les conditions aux
bords en y. Dans ce cas on pose :
3.2. Les conditions aux limites :
On travaille sur une plaque L-L libre aux quatre extrémités donc :
𝜕𝑊
=0
𝜕𝑥 (0, 𝑡)
𝑑𝑊
=0
𝑑𝑥 (𝐿, 𝑡)
𝑑𝑊
=0
𝑑𝑦(0, 𝑡)
𝑑𝑊
=0
𝑑𝑦(𝐿, 𝑡)
𝑚∗𝜋∗𝑥
On sait que la solution est harmonique : W (x, y)=Y(y) * sin( ), m un
𝑎
entier
𝒚 𝒚 𝒚 𝒚
Avec : Y(y)=Ach(𝛂𝟏 )+Bsh(𝛂𝟏 )+Ccos(𝛂𝟐 )+D𝐬𝐢𝐧(𝛂𝟐 )
𝒃 𝒃 𝒃 𝒃
𝑏 𝑏
Et 𝛂𝟏 = m*π √𝐾 + 1 ; 𝛂𝟐 = m*π√𝐾 − 1
𝑎 𝑎
3.3. Détermination des fréquences propres :
D’après l’équation du mouvement on a :
𝒚 𝒚 𝒚 𝒚
Y(y)=Ach(𝛂𝟏 𝒃)+Bsh(𝛂𝟏 𝒃)+Ccos(𝛂𝟐 𝒃)+D𝐬𝐢𝐧(𝛂𝟐 𝒃)
Et on pose les conditions aux bords par rapport à y :
𝝏𝟐 𝒀
𝝏𝒚𝟐 (𝟎,𝒕)
=0
𝝏𝟐 𝒀
=0
𝝏𝒚𝟐 (𝒃,𝒕)
𝑑𝑌
=0
𝑑𝑦(0, 𝑡)
𝑑𝑌
=0
𝑑𝑦(𝑏, 𝑡)
𝐴𝛼1 2 -C 𝛼2 2 =0
𝐴𝛼1 2 𝑐ℎ(𝛼1 ) + 𝐵𝛼1 2 sh (𝛼1 ) - C 𝛼2 2 cos(𝛼2 ) − 𝐷 𝛼2 2 sin (𝛼2 )=0
B𝛼1 + D𝛼2 =0
A𝛼1 sh(𝛼1 ) + B𝛼1 ch(𝛼1 ) - C𝛼2 sin (𝛼2 ) +D𝛼2 cos (𝛼2 )=0
IV. Etude pratique :
Dans cette manipulation, on utilise la chaîne de mesure Mini-shaker. Afin de
retrouver les fréquences propres.
Cette manipulation consiste à exciter la pièce à l’aide d’un pot vibrant, qui
permettra d’obtenir diverses fréquences. Cette application a pour objectif destiné à
faire vibrer l’élément à basse fréquence.
Cette manipulation consiste à exciter la plaque à l’aide d’un moteur vibrant, qui
permet d’obtenir diverses fréquences.
La plaque est libre aux quatre extrémités et maintenue par une liaison isostatique.
On l’excite par des forces sinusoïdales dont on modifie la fréquence qui est délivrée
par un générateur vers un shaker qui se met à vibrer et il excite la plaque, ces
vibrations sont captées par un accéléromètre et visualiser s ur un PC à l’aide d’un
SpectraDAQ-200.
Les amplitudes de vibrations varient en fonction de la fréquence de la force
imposée, la réponse augmente au fur et à mesure que la fréquence de la force se
rapproche d’une fréquence de résonnance de la plaque.
4.1. Résultats de l’étude :
Pour une fréquence de 30 HZ :
1 2 3 4 5 6
Valeurs 29.27 87.66 152.37 211.37 270.77 327.49
des
piques
Figure : visualisation des vibrations pour 30Hz
Pour une fréquence de 40 Hz :
1 2 3 4 5 6
Valeurs 40.96 121.6 198.68 279.28 362.55 438.49
des
piques
Pour une fréquence de 50 Hz :
1 2 3 4 5 6
Valeurs 46.98 52.94 153.04 252.27 353.06 452.28
des
piques
Pour une fréquence de 60 Hz :
1 2 3 4 5 6
Valeurs 58.61 64.32 123.22 183.05 297.76 427.7
des
piques
Pour une fréquence de 70 Hz :
1 2 3 4 5 6
Valeurs 70.27 210.43 491.93 494.113 526.24 682.51
des
piques
Une démarche globale permettant l’obtention de modèles réduits vibroacoustiques a été
développée. Elle se base dans un premier temps sur l’utilisation d’un algorithme de
placement de capteurs et excitateurs dédié, afin de concevoir au mieux le plan d’essais, qui
servira de base au modèle réduit que l’on va identifier. Dans un second temps, les mesures
sont exploitées et une procédure inverse permet l’identification paramétrique du modèle.
IIV- Conclusion :
Une démarche globale permettant l’obtention de modèles réduits vibroacoustiques a été
développée. Elle se base dans un premier temps sur l’utilisation d’un algorithme de
placement de capteurs et excitateurs dédié, afin de concevoir au mieux le plan d’essais, qui
servira de base au modèle réduit que l’on va identifier. Dans un second temps, les mesures
sont exploitées et une procédure inverse permet l’identification paramétrique du modèle.