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Ofppt: Droit Des Affaires Et Du Travail

Le document présente un cours sur le droit des affaires et du travail, abordant des concepts fondamentaux tels que le droit commercial, le droit des sociétés et le droit du travail. Il décrit les caractéristiques et l'évolution du droit des affaires au Maroc, ainsi que les obligations et les contrats dans le cadre commercial. Le cours vise à fournir une compréhension des règles régissant les entreprises et leurs relations, tout en soulignant l'importance de la rapidité et de la protection du crédit dans les opérations commerciales.

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Le document présente un cours sur le droit des affaires et du travail, abordant des concepts fondamentaux tels que le droit commercial, le droit des sociétés et le droit du travail. Il décrit les caractéristiques et l'évolution du droit des affaires au Maroc, ainsi que les obligations et les contrats dans le cadre commercial. Le cours vise à fournir une compréhension des règles régissant les entreprises et leurs relations, tout en soulignant l'importance de la rapidité et de la protection du crédit dans les opérations commerciales.

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Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

OFPPT

ISTA EL HANK
Gestion des entreprises
Année : 2022-2023

Droit des affaires et du travail

Présenté par Abdelkrim LEBBAKHER


Objectifs pédagogiques

Expliquer les concepts fondamentaux du droit commercial, du droit des sociétés et du


travail.

Sommaire
Partie Chapitre Thème Pages

1 Le concept du droit des affaires 2

Droit 2 Généralités sur le droit commercial 6


commercial
3 Les obligations et les contrats 8
4 Le commerçant 11
5 Le fonds de commerce 15
6 Les sociétés commerciales 19
Applications 26
QCM 32
7 Introduction au droit du travail 36
Droit du 8 Le contrat de travail 37
travail
9 La réglementation du travail 40
QCM 42
Première partie : Le droit commercial
Chapitre 1 : Le concept du droit des affaires
I- Qu’est- ce que le droit en général ?
1- Notion de droit
Le droit peut être défini comme « l’ensemble des règles de conduite destinées à organiser
la vie en société, et qui s’appliquent à toutes les personnes du corps social ».

2- les caractéristiques du droit


❖ On distingue le droit objectif (‫ )القانون‬des droits subjectifs (‫)الحقوق‬.
a- Le droit objectif
le droit objectif comprend l’ensemble des règles générales et impersonnelles
imposées par l’autorité publique pour régir la vie en société.
b- Le droit subjectif
Les droits subjectifs concernent la personne qui en est titulaire. On distingue les
droits patrimoniaux des droits extra-patrimoniaux.
Les droits patrimoniaux ont une valeur pécuniaire (exemple : droit de propriété,
droit de créance etc.). Les droits extra-patrimoniaux sont liés à la personne
(Exemple : liberté d’expression, droits politiques etc.)
Remarque :
• La règle de droit est impérative (obligatoire) et son non-respect conduit à une
sanction.
• La règle de droit est générale (s’applique à tous) et permanente (et non perpé-
tuelle).

2
❖ Il faut distinguer aussi la loi du règlement.
Les notions de loi et de règlement découlent du principe de séparation des pouvoirs
(Législatif, exécutif et judiciaire).
a- La loi
La loi est un texte voté par la chambre des représentants (Parlement).
L’article 6 de la constitution de 2011 précise que « la loi ne peut avoir d’effet
rétroactif ».
b- Les règlements
Le règlement est un texte qui provient du pouvoir exécutif ou des autorités
administratives. Un règlement prend 3 formes :
Le dahir (‫ )ظهي‬: règle juridique émanant du Roi.
Le décret (‫ )مرسوم‬: règle juridique émanant du chef de gouvernement.
L’arrêté ministériel : '(‫)قرار وزاري‬: règle juridique élaborée par une autorité
administrative.

3- les branches du droit


On peut classer le droit en deux branches : le droit privé et le droit public.
a- Le droit privé
Le droit privé régit les rapports entre les particuliers. Il se subdivise en trois (3)
Branches : le droit civil, le droit commercial et le droit social.
• Le droit civil : Traite des droits et des obligations entre particuliers.
• Le droit commercial : Régit les rapports entre les commerçants et fixe les
règles de fonctionnement des sociétés.
• Le droit social : Regroupe le droit du travail et celui de la sécurité sociale.

b- Le droit public :
Le droit public régit les rapports entre les particuliers et les institutions de l’Etat.
Il comprend :
• Le droit constitutionnel : Vise l’organisation des pouvoirs législatif,
exécutif et judiciaire.
• Le droit administratif : Vise l’organisation des services publics de
l’Etat.
• Le droit fiscal : Vise à déterminer les impôts et taxes.

3
Droit privé :
- Droit civil
- Droit commercial
- Droit social
Droit objectif
Droit public :
- Droit constitutionnel
Droit - Droit administratif
- Droit fiscal

- Droits patrimoniaux
Droit subjectif
- Droits extra-patrimoniaux

II- Généralités sur le droit des affaires


1- Qu’est-ce que le droit des affaires ?
« Le droit des affaires est l’ensemble des règles applicables aux entreprises et à leurs
relations entre elles, et plus généralement à la vie des affaires ».
Le droit des affaires est une branche du droit privé, appelé aussi « droit économique » ou
« droit de l’entreprise ».
Le droit des affaires comprend :
• Le droit commercial
• Le droit civil
• Le droit du travail
• Le droit des sociétés
• Le droit de la propriété intellectuelle
• Le droit bancaire
• Le droit de la consommation
• Le droit pénal des affaires
• Le droit de l’informatique etc.

4
2- L’évolution du droit des affaires au Maroc
Le Maroc a entrepris des réformes juridiques au début des années 1990 visant à moderni-
ser le cadre légal et réglementaire des affaires, entre autres :
• Dahir n° 1-92-130 du 30 décembre 1992 portant promulgation de la loi n° 09-88
relative aux obligations comptables des commerçants.
• Dahir n° 1-96-83 du 1er août 1996 portant promulgation de la loi n° 15-95 formant
code de commerce.
• Dahir n° 1-96-124 du 30r août 1996 portant promulgation de la loi n° 17-95 relative
à la société anonyme.
• Dahir n° 1-97-49 du 13 février 1997 portant promulgation de la loi n° 5-96 sur
la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société en com-
mandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en participa-
tion.
• Dahir n° 1-97-65 du 12 février 1997 portant promulgation de la loi n° 53-95
instituant des juridictions de commerce.
• Dahir n° 1-00-19 du 15 février 2000 portant promulgation de la loi n° 17-97 relative
à la protection de la propriété industrielle.
• Dahir n° 1-00-225 du 05 juin 2000 portant promulgation de la loi n° 06-99 relative à
la liberté des prix et de la concurrence.
• Dahir n° 1-11-03 du 18 février 2011 portant promulgation de la loi n° 31-08 relative
à la protection des consommateurs.
• Dahir n° 1-14-193 du 24 décembre 2014 portant promulgation de la loi n° 01-14
relative aux établissements de crédit et organismes assimilés.

III- Les caractéristiques du droit des affaires


le droit des affaires est une discipline récente, complexe et technique.
1- Le droit des affaires est une discipline récente
Reconnu seulement à partir du début des années 1970, avec l’essor de l’entreprise.
2- Le droit des affaires est un droit complexe
• Absence d’un cadre juridique unique, d’où l’existence de plusieurs textes juridiques
difficiles à assimiler ;
• Pluralités des acteurs ;
• Englobe plusieurs domaines de droit (droit civil, droit commercial, droit
administratif, droit des sociétés etc.).
3- Le droit des affaires est un droit technique
Le droit des affaires traite plusieurs aspects de la vie de l’entreprise (juridique, fiscal,
comptable, informatique, etc.)

Dans ce cours on traitera les principaux domaines du droit des affaires à savoir :
le droit commercial (première partie) et le droit du travail (deuxième partie).

5
Chapitre 2 : Généralités sur le droit commercial
I- Introduction au droit commercial
1- Définition du droit commercial
« Le droit commercial est la partie du droit privé constitué de l’ensemble des règles qui
régissent :
• Les commerçants
• Les opérations commerciales
• Les biens commerciaux.
2- L’intérêt du droit commercial
Le droit commercial est justifié pour au moins 2 raisons :
la rapidité des opérations commerciales et la protection du crédit.

a) la rapidité des opérations commerciales


Le droit commercial vise à faciliter la conclusion rapide des actes juridiques, et à dispenser
les commerçants de certaines formalités longues et couteuses du droit civil.
Exemple : Pour défendre ses droits le commerçant peut utiliser tous les moyens de preuves
comme le témoignage.

b) la protection du crédit
Aujourd’hui beaucoup d’opérations commerciales sont traitées à crédit (crédit bancaire ou
crédit fournisseur). Pour protéger les droits des créanciers d’être remboursés le droit
commercial a prévu des règles juridiques, entre autres :
• Les commerçants sont soumis à une publicité au registre de commerce, destinée à
informer les tiers sur la situation du commerce, notamment sa solvabilité.
• Les biens du commerçant font partie du fonds de commerce, et peuvent servir de
garanties pour les créanciers.
• En cas de cessation de paiement du commerçant une procédure collective est enga-
gée par les créanciers (représentés par un syndic désigné par le tribunal) en vue de
procéder à la liquidation des biens du débiteur.

II- Relation entre le droit commercial et le droit des affaires


• Le droit commercial est une branche du droit des affaires et plus généralement du
droit privé qui comprend les règles applicables aux commerçants dans l’exercice de
leur activité professionnelle.
• Le droit des affaires est une branche du droit privé liée aux entreprises et à la vie
des affaires en général. Il s’applique à tous les acteurs de la vie économique : com-
merçants, artisans, agriculteurs, professions libérales, personnes morales etc.

6
III- Les sources du droit commercial
Le droit commercial provient de sources écrites et de sources non-écrites.
1) Les sources écrites
a) Les sources nationales
• Le code de commerce de 1996
(Dahir n° 1-96-83 du 1ER août 1996 portant promulgation de la loi n° 15-95 formant
code de commerce).
• Le DOC : (Dahir formant code des obligations et contrats du 12 août 1913)
• Le dahir n° 1-96-124 du 30/08/1996 portant promulgation de la loi n° 17-95 sur
la société anonyme.
• Le dahir n° 1-97-49 du 13/02/1997 portant promulgation de la loi n° 5-96 sur
la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société en comman-
dite par actions, la société anonyme simplifiée, la société à responsabilité limitée et
la société en participation.
b) Les sources internationales
Il s’agit des traités internationaux ratifiés par le Maroc (exemple transport maritime) ou de
conventions internationales (accord d’association entre le Maroc et l’Union Européenne).

2) Les sources non- écrites


On distingue les usages commerciaux, la doctrine et la jurisprudence.
a) Les usages commerciaux
Règles admises de manière tacite (implicite) par les commerçants
Exemple : délais de paiement, délais de livraison.
b) La doctrine
La doctrine désigne les écrits des juristes (avocats, juges, notaires etc.).
Elle vise à éclairer le législateur (pour écrire des textes juridiques) ou les tribunaux (lors de
l’application de la loi).
c) La jurisprudence
La jurisprudence est « l’ensemble des décisions rendues par les juridictions (tribunaux) sur
une question juridique.

7
Chapitre 3 : Les obligations et les contrats
I- Les obligations
1- Définition de l’obligation
« L’obligation est un lien de droit par lequel une personne (débiteur) est tenue envers une
autre personne (créancier) d’une prestation(faire) ou abstention (ne pas faire).
Le non-respect de l’obligation entraîne une sanction ». On distingue trois (3) sortes
d’obligations :
a- Les obligations de faire :
Exemple : réparer une machine, fournir un service etc.
b- Les obligations de ne pas faire
Exemples :
obligation de non concurrence du vendeur en cas de vente de son fonds de
commerce
Obligation de non concurrence pour un salarié, qui ne doit pas travailler chez un
concurrent pendant une période déterminée.
c- Les obligations de donner
Le débiteur s’engage à rembourser une somme d’argent au créancier pendant une
période fixée. Exemple cas d’un crédit bancaire
2- Les sources de l’obligation
• La loi (‫ )القانون‬: La loi fixe l’obligation de faire ou de ne pas faire une chose
(obligation légale)
• Le contrat (‫ )العقد‬: Le contrat est une convention (accord) entre 2 ou plusieurs
personnes, qui a des effets juridiques (obligation contractuelle).
• Le délit (‫ )جنحة‬: Le délit est le fait de causer volontairement un préjudice à autrui.
Le responsable du préjudice est tenu de réparer ce préjudice.
• Le quasi-délit : Le quasi- délit est le fait de causer involontairement une faute qui
cause un préjudice à autrui. Le responsable du préjudice est tenu de réparer ce
préjudice.
3- La classification des obligations
a) Selon la source :
La source de l’obligation est ce qui la déclenche.
• L’acte juridique : Manifestation de volonté destinée à produire des effets juridiques
(exemple : contrat).
• Le fait juridique : : évènement qui peut produire des effets juridiques
(exemple : décès).
b) Selon l’objet :
L’objet de l’obligation est ce à quoi le débiteur est tenu à l’égard du créancier :
• L’obligation de donner : engagement de donner quelque chose
(Exemple : transférer la propriété d’un bien, faire une donation, vendre etc.)
• L’obligation de faire : : engagement de produire une prestation
(Exemple : réaliser une prestation de formation).
• L’obligation de ne pas faire : engagement de ne pas faire une chose.

8
c) Selon la force :
On distingue :
• L’obligation de moyens : engagement de faire le nécessaire pour que l’obligation
soit exécutée (Exemple : médecin)
• L’obligation de résultat : : engagement du débiteur de faire le nécessaire pour que
l’obligation soit exécutée. La responsabilité du débiteur est engagée si l’obligation
n’est pas exécutée.
(Exemple :).
• L’obligation de garantie : le débiteur assume les conséquences de l’inexécution de
son obligation.

II- Les contrats


1- Définition du contrat
« le contrat est une convention (accord) par lequel deux ou plusieurs parties s’obligent à
donner, faire ou ne pas faire quelque chose ». Exemple : le contrat de société.
2- La classification des contrats
On distingue, entre autres, le contrat synallagmatique, le contrat unilatéral, le contrat à
durée déterminée (CDD) et le contrat à durée indéterminée (CDI) :

• Contrat synallagmatique/contrat unilatéral


- Le contrat synallagmatique fait naître des obligations à la charge des deux
parties (débiteur et créancier). Exemple : contrat de vente.
- Le contrat unilatéral engendre des obligations juridiques à la charge d’une seule
partie. Exemple : contrat de prêt.

• Contrat CDD/CDI
- Le contrat à durée déterminée est un contrat dans lequel les parties ne peuvent
pas rompre le contrat avant la date d’échéance.
- Le contrat à durée indéterminée est un contrat dans lequel les parties peuvent s
rompre le contrat avant la date d’échéance avec un préavis.
3- Les conditions de validité des contrats
Le contrat doit répondre aux conditions suivantes :
• Le consentement : désigne l’accord de volontés des parties
• La capacité juridique : aptitude d’une personne à acquérir des droits et à
les exercer.
• Un objet certain :
Ce à quoi est tenu le débiteur envers le créancier (exemple : payer une dette)
• Une cause licite : La cause est la raison pour laquelle une personne s’engage. Elle
doit être conforme aux bonnes mœurs et à l’ordre public.

9
4- La nullité du contrat
La nullité du contrat sanctionne l’inobservation des conditions de validité du contrat.
(Consentement vicié, objet non déterminé, cause illicite, absence de la capacité juridique
etc.). La nullité est prononcée par le juge.
On distingue la nullité absolue et la nullité relative.
• La nullité absolue : sanctionne les contrats contraires aux bonnes mœurs et à
l’ordre public.
• La nullité relative : Vise la protection de l’intérêt particulier (incapables, vices de
consentement (*)).
(*) : Les vices de consentement :
a- L’erreur : L’erreur consiste à se tromper (Article 40 à 45 du DOC)
Exemple :
- Erreur sur la nature du contrat (contrat de vente/contrat de location)
- Erreur sur l’objet du contrat (Appartement/Villa)
- Erreur sur la cause du contrat (Assurance incendie/ Assurance vie).
b- Le dol : Le dol consiste à tromper quelqu’un (Article 52 à 56 du DOC).
c- La violence : Consiste à extorquer à une personne son consentement en lui faisant
peur et en la menaçant (Article 46 à 51 du DOC).

10
Chapitre 4 : Le commerçant
I- Définition du commerçant
Selon l’article 6 du code de commerce « le commerçant est une personne physique ou
morale qui accomplit, à titre indépendant, des actes de commerce de façon habituelle ou
professionnelle ».

II- Les conditions juridiques pour exercer le commerce


L’exercice du commerce est libre. Toutefois, des conditions sont exigées pour certains
commerces (exemple : il faut avoir un diplôme pour exercer en tant que pharmacien).
Deux types de conditions juridiques sont exigées pour avoir la qualité de commerçant :
Les conditions liées à la personne et les conditions liées à l’activité :

1) Les conditions liées à la personne :


Pour exercer la profession de commerçant, il faut être majeur (capacité commerciale).
La capacité d’une personne est son aptitude à jouir de ses droits et de ses obligations.

2) Les conditions liées à l’activité :


Pour être commerçant, il faut aussi exercer des actes de commerce de façon habituelle et
professionnelle. L’article 6 et suivants du code de commerce distingue 4 types d’actes de
commerce :
A) Les actes de commerce par nature
Ce sont des actes réalisés dans le cadre d’une activité commerciale. Ils sont énumérés par
les articles 6 et 7 du code commerce :
• L’achat de meubles corporels ou incorporels en vue de leur revente ;
• La location de meubles corporels ou incorporels ;
• L’achat d’immeubles en vue de les revendre ;
• La recherche et l’exploitation des mines et carrières ;
• L’activité industrielle ou artisanale ;
• Le transport, le crédit et les transactions financières ;
• Les opérations d’assurance ;
• L’imprimerie et l’édition
• Le bâtiment et les travaux publics ;
• Les agences de voyage et de publicité ;
• La fourniture de produits ou services ;
• La distribution d’eau, d’électricité et de gaz ;
• Les postes et télécommunications ;

11
• Les opérations se rattachant à l’exploitation des navires, aéronefs et au commerce
maritime et aérien.
B) Les actes de commerce par accessoire
Ce sont actes réputés commerciaux lorsqu’ils sont accomplis par un commerçant pour les
besoins de son commerce. (Article 10 du code de commerce).
Exemple : Achat d’un ordinateur par une entreprise pour les besoins de son activité
commerciale.
Deux questions à poser pour reconnaitre un acte de commerce par accessoire :
L’acte de commerce est-il accompli par un commerçant ? Si oui, cet acte a-t-il un rapport
avec l’activité du commerçant ?
C) Les actes de commerce par la forme
Un acte de commerce par la forme est un acte commercial quelle que soit la personne qui
l’accomplit (commerçant ou non).
On distingue deux types d’actes de commerce par la forme :
1) Les instruments de commerce
L’article 9 du code de commerce stipule « Sont réputés actes de commerce : la lettre de
change et le billet à ordre ».
➢ La lettre de change
« C’est écrit par lequel une personne (le tireur ) donne ordre à une autre personne (le
tiré) de payer à un tiers (porteur ou bénéficiaire) une somme d’argent à une date
déterminée ».
➢ Le billet à ordre
Le billet à ordre est un écrit par lequel une personne dénommée « souscripteur »,
s’engage envers une autre personne dénommée « bénéficiaire » à lui payer une
somme déterminée, à une date donnée ».
Exemple : Crédit bancaire garanti par la signature d’un billet à ordre par le client
La lettre de change et le billet à ordre sont des actes de commerce par la forme, quel
que soit la personne qui les a signés (commerçant ou non) , à condition qu’ils
résultent d’une transaction commerciale.
2) Les sociétés commerciales
Sont commerciales en raison de leur forme, même si leur objet est civil, les sociétés
suivantes : La société en nom collectif (SNC), la société en commandite simple (SCS),
la société anonyme (SA), la société en commandite par actions (SCA) et la société à
responsabilité limitée (SARL).
Exemple : Une société en nom collectif qui gère un domaine agricole.

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D) Les actes mixtes
Un acte de commerce est mixte lorsqu’il revêt un caractère commercial pour une partie et
un caractère civil pour l’autre partie.
Exemple : Vente d’un aspirateur par un commerçant à un particulier.
Pour le commerçant il s’agit d’un acte commercial par nature (revente). Pour le particulier
il s’agit d’un acte civil (usage personnel).

III- Les interdictions juridiques pour exercer le commerce


On distingue 4 types d’interdictions :
1) L’incompatibilité
L’exercice du commerce est incompatible avec certaines professions libérales
(médecins, architectes, avocats etc.) ou fonctionnaires publics (magistrats, militaires
etc.).
D’autre part, certaines activités commerciales ne peuvent pas être exercées par des
personnes physiques, mais seulement par des sociétés (par exemple, l’activité
bancaire, la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures etc.).
2) La déchéance
La déchéance est l’interdiction qui prive une personne d’exercer un commerce.
Par exemple certaines activités comme la banque ou l’assurance ne peuvent pas être
exercées par des personnes condamnées à des peines d’emprisonnement, délits ou
fautes graves comme le vol, l’escroquerie ou l’abus de confiance.
3) Le mineur
Le mineur est toute personne qui n’a pas atteint l’âge de la majorité (18 ans révolus).
4) Les incapables majeurs
Il s’agit de personnes majeures considérées comme incapables à cause de leur
démence ou de leur prodigalité. Le dément est celui qui souffre d’une insuffisance
mentale. Le prodigue est celui qui gaspille son patrimoine par des dépenses inutiles.

IV- Les obligations du commerçant


1) Obligations diverses
• Le commerçant est tenu d’ouvrir un compte dans une banque
• Le commerçant a des obligations fiscales et sociales
• Le commerçant doit être immatriculé au registre de commerce
• Obligation de publicité.
2) Obligations comptables
• Tenue d’une comptabilité conformément à la loi 9-88 relative aux obligations
comptables des commerçants.

13
V- Les partenaires contractuels du commerçant
Ce sont les personnes avec lesquelles le commerçant entretient des relations d’affaires.
1) Les revendeurs
Les revendeurs sont les personnes qui vont permettre au commerçant de vendre ses
produits.
2) Les intermédiaires
Ce sont les partenaires qui représentent le commerçant vis-vis de sa clientèle.
• Le gérant de succursale
Le gérant de succursale peut être salarié ou mandataire. Il n’a pas la qualité
de commerçant (Il n’agit pas en son nom, mais représente le commerçant).
• Le représentant
C’est un salarié qui représente le commerçant
• L’agent
L’agent n’est pas salarié. Il négocie des contrats pour le compte d’un ou
plusieurs commerçants.

14
Chapitre 5 : Le fonds de commerce
I- Le statut juridique du fonds de commerce
1) Définition du fonds de commerce
Selon l’article 79 du code de commerce « le fonds de commerce est un bien meuble
incorporel constitué par l’ensemble de biens mobiliers affectés à l’exercice d’une ou
de plusieurs activités commerciales ».
2) Les éléments du fonds de commerce
Selon l’article 80 du code de commerce « le fonds de commerce comprend obliga-
toirement la clientèle et l’achalandage. Il comprend aussi, tous autres biens néces-
saires à l’exploitation du fonds tels que le nom commercial, les marchandises, le ma-
tériel et l’outillage, les brevets d’invention, les licences, les marques de fabrique, de
commerce et de service, les dessins et modèles industriels et, généralement tous
droits de propriété industrielle, littéraire ou artistique qui y sont attachés »
Le fonds de commerce est composé d’éléments corporels et d’éléments incorporels.
A) Les éléments corporels du fonds de commerce
Ils comprennent :
• Le matériel et outillage :
Ce sont des biens qui servent à l’exploitation du fonds de commerce et qui
ne sont pas destinés à la vente.
• Les marchandises :
Ce sont les meubles corporels destinés à être transformés (matières pre-
mières) ou vendus (produits ou services).
B) Les éléments incorporels du fonds de commerce
Il s’agit d’un ensemble de droits indispensables à l’exploitation de l’activité commer-
ciale et qui constituent l’essentiel de la valeur du fonds de commerce :
• La clientèle et l’achalandage
la clientèle est l’élément fondamental du fonds de commerce. Elle comprend les
clients fidèles de l’entreprise ;
L’achalandage représente les clients de passage (clients occasionnels).
• Le nom commercial
Le nom commercial est le signe (dénomination, enseigne) qui permet d’identi-
fier une entreprise (personne physique ou morale) dans l’exercice de son acti-
vité commerciale.
• L’enseigne commerciale
L’enseigne commerciale est le signe (sigle, logo) qui permet d’identifier un éta-
blissement commercial et qui permet de le distinguer d’autres établissements
commerciaux.
• Le droit au bail (ou droit de jouissance)
le droit au bail est le droit d’utilisation du bien loué par le commerçant qui lui
permet notamment de renouveler son bail.
• Les droits de la propriété industrielle
• Les droits de propriété littéraire ou artistique.

15
II- La protection du fonds de commerce
Généralement la protection du fonds de commerce peut être assurée de deux façons :
- Contre la concurrence déloyale
- Contre le bailleur (propriétaire) des locaux
1) La protection du fonds de commerce contre la concurrence déloyale
La notion de concurrence déloyale peut être définie en général comme étant
« des agissements fautifs contraires à l’éthique des affaires ». Ces comportements
peuvent émaner d’entreprises à l’égard d’autres entreprises ou de salariés.
Exemples de faits considérés par la loi (article 84 du DOC) comme concurrence dé-
loyale : User d’un nom, d’une marque ou d’une enseigne appartenant à une autre
entreprise.
a) Comment une entreprise peut-elle exercer une action contre une concur-
rence déloyale ?
Cette action nécessite une faute, un préjudice et un lien de causalité entre les
deux.
• La faute : acte contraire aux usages du commerce ;
• Le préjudice : le demandeur doit prouver que la faute a causé un
dommage (exemple ; perte de clients) ;
• Le lien de causalité : établir que le préjudice provient des agisse-
ments déloyaux commis.
b) Les sanctions :
• Le paiement de dommages et intérêts ;
• La cessation des agissements déloyaux (exemple : interdiction de
vente des produits)
2) La protection du fonds de commerce contre le bailleur des locaux
A l’expiration du bail le locataire peut soit renouveler son bail soit s’exposer au refus
de renouvellement du bail par le propriétaire.
• Le renouvellement du bail commercial
➢ Peuvent bénéficier de ce droit les locataires depuis 2 ans consécutifs, qui
doivent faire leur demande 6 mois avant l’expiration du bail.
➢ Le propriétaire dispose d’un délai de 3 mois pour répondre sous peine
d’acceptation.
• Le refus de renouvellement du bail commercial
Deux cas peuvent se présenter :
➢ En cas de refus non légitime, le propriétaire doit payer au locataire une
indemnité d’éviction
➢ Le bailleur peut refuser le renouvellement sans payer d’indemnités dans
le cas où le locataire a manqué à ses obligations ou en cas de démolition
de l’immeuble pour des raisons de sécurité.

16
III- Les opérations portant sur le fonds de commerce
Le fonds de commerce peut faire l’objet de 3 opérations juridiques :
la vente, la location et le nantissement du fonds de commerce.
a) La vente du fonds de commerce
La vente du fonds de commerce est soumise à des conditions de fond, de forme et
de publicité.
• Les conditions de fond :
la vente d’un fonds de commerce doit répondre aux conditions suivantes :
capacité juridique, consentement, objet et cause licite.
• Les conditions de forme
La vente d’un fonds de commerce doit être constatée par un acte écrit.
• Les conditions de publicité
La vente d’un fonds de commerce doit faire l’objet d’une inscription au registre
de commerce et d’une annonce dans un journal d’annonces légales et au bulle-
tin officiel
b) La location du fonds de commerce
La location-gérance est un contrat par lequel le propriétaire d’un fonds de com-
merce en concède la location à un gérant.
La gérance libre produit des effets juridiques pour le bailleur du fonds de commerce
et pour le locataire gérant.
• Pour le bailleur du fonds de commerce :
✓ Le bailleur est tenu de se faire radier du fonds de commerce ou de
faire modifier son inscription personnelle avec la mention de « mise
en gérance libre ».
✓ Pendant les 6 premiers mois suivant la signature du contrat de gé-
rance, le bailleur est solidairement responsable des dettes contrac-
tées par le gérant libre pour l’exploitation de son fonds de com-
merce.
• Pour le locataire gérant :
✓ Le contrat de gérance confère au gérant la qualité de commer-
çant avec toutes les obligations y afférentes ;
✓ Le gérant doit payer un loyer au bailleur du fonds ;
✓ Le gérant n’a pas le droit de changer la nature du commerce ex-
ploité, ni le céder ou le sous-louer ;
✓ A l’expiration du contrat, le gérant doit restituer le fonds de
commerce au bailleur sans en cas de renouvellement du
contrat.
c) Le nantissement du fonds de commerce
Le nantissement du fonds de commerce a pour objet de permettre au commerçant
d’obtenir des crédits et d’en garantir le remboursement en mettant en gage son
fonds de commerce.

17
1) Les conditions de validité du nantissement
a) Les conditions de fond
Le nantissement porte sur les éléments énumérés par l’article 80 du
code commerce, à l’exclusion des marchandises : la clientèle et
l’achalandage, le nom commercial, l’enseigne, le droit au bail, le ma-
tériel et outillage, le mobilier commercial etc.
b) Les conditions de forme
Le nantissement du fonds de commerce doit être constaté par un
acte écrit.
c) Les conditions de publicité
Le nantissement du fonds de commerce doit faire l’objet d’une
inscription au registre de commerce, ainsi que d’une annonce dans
un journal d’annonces légales et au bulletin officiel
2) Les effets du nantissement
le créancier nanti dispose de deux garanties :
• Droit de préférence : le créancier nanti est privilégié. Il est remboursé
avant les autres créanciers ne disposant pas de garanties (créanciers
chirographaires).
• Droit de suite : Droit qui permet au créancier nanti de saisir le fonds de
commerce entre les mains de n’importe quel acquéreur pour le faire
vendre et se faire rembourser.

18
Chapitre 6 : Les sociétés commerciales
I- LE CONTRAT DE SOCIETE
Selon l’article 982 du Dahir des obligations et contrats (DOC) « La société est un contrat par
lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs biens ou leur travail ou les
deux à la fois, en vue de partager les bénéfices qui pourront en résulter ».

1- les règles communes à tous les contrats


a) La capacité :
Il s’agit de la capacité juridique des personnes physiques et morales de contrac-
ter.
b) Le consentement :
Le consentement est une manifestation de volonté pour faire quelque chose. Cet accord de
volonté ne doit pas être entaché des vices de consentement (l’erreur, le dol et la violence).
c) L’objet :
L’objet désigne la nature de l’activité exercée par l’entreprise. L’objet doit respecter la loi,
les bonnes mœurs et l’ordre public.
d) La cause
La cause est ce qui détermine l’engagement (mobile). La cause doit être licite c’est-à-dire
conforme aux bonnes mœurs, à la loi et l’ordre public.
2- les règles propres au contrat de société
Le contrat de société est caractérisé par 4 éléments fondamentaux : pluralité d’associés,
mise en commun d’apports, participation aux résultats de la société, volonté de collabo-
rer.

A) Les conditions de fond


1) Pluralité d’associés
L’article 982 du DOC précise que le contrat de société est conclu entre deux ou plusieurs
personnes. Toutefois, selon l’article 44 de la loi n° 5-96 « la société à responsabilité limitée
(SARL) est constituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent les pertes qu’à con-
currence de leurs apports ».
2) Mise en commun des apports
l’article 988 du DOC distingue 3 types d’apports : l’apport en numéraire, l’apport en nature
et l’apport en industrie ».
 L’apport en numéraire ou en espèces :
C’est la somme d’argent apportée par les associés ;
 L’apport en nature :
Tout bien apporté par l’associé autre que l’argent (biens corporels ou incorporels).
 L’apport en industrie
Consiste pour un associé à apporter son savoir-faire à la société.

Ces apports qui constituent le capital social donnent droit aux associés à une rémunération
sous forme d’actions (sociétés de capitaux) ou de parts sociales (sociétés de personnes).

19
3) la participation aux bénéfices et aux pertes
Les associés doivent partager les bénéfices et contribuer aux pertes conformément à leur
mise (article 1034 du DOC).
4) La volonté de collaboration :
Il s’agit de la volonté de collaborer des associés (Affectio Societatis) pour réaliser les objec-
tifs à atteindre.

B) Les conditions de forme


Pour être valable le contrat de société doit respecter les conditions de forme et de publicité
suivantes :
1) La rédaction des statuts
a) La forme :
Tout contrat de société doit revêtir la forme écrite (statuts). Les statuts peuvent être rédi-
gés par acte authentique (devant notaire) ou par acte sous seing privé (sans intervention du
notaire).
b) Le contenu
Les statuts doivent contenir les indications suivantes :
• La forme de la société
• L’objet de la société (son activité)
• Le siège social de la société (lieu du principal établissement)
• Le capital social
• Les apports des associés
• La durée de la société (qui doit être inférieure à 99 ans)
• Les modalités de fonctionnement de la société (gérant, administrateur etc.)
2) La souscription du capital
La société est constituée lorsque tous les titres émis sont souscrits par les associés.
3) Le dépôt des fonds en Banque
Cette formalité est exigée pour les société qui nécessitent un capital minimum
(exemple : la société anonyme).
4) La signature et l’enregistrement des statuts
Tous les associés doivent signer les statuts et les enregistrer à la recette des impôts.
5) Les formalités de dépôt au tribunal
Le représentant de la société doit déposer au tribunal les pièces suivantes, entre autres :
deux exemplaires des statuts certifiés conformes, les actes de nomination des dirigeants
etc.)
6) Les formalités de publicité
les fondateurs de la société doivent :
• Faire une demande d’immatriculation au registre de commerce ;
• Publier un extrait des statuts dans un journal d’annonces légales et au bulletin
officiel.

20
II- LA PERSONNALITE MORALE
On distingue les personnes physiques et les personnes morales :
 Les personnes physiques : agissent seules en leur nom ;
 Les personnes morales agissent au nom d’un groupement de deux ou plusieurs per-
sonnes (sauf dans le cas de la SARL d’associé unique) et sont dotées d’un patri-
moine propre distinct de celui de leurs membres.
(Exemple : les sociétés, les associations etc.)
A) Les attributs de la personne morale
En dehors de la personnalité juridique la société est caractérisée par les attributs suivants :
1) Le nom
La société est désignée par un nom qui peut être soit une raison sociale (pour les sociétés
de personnes), soit une dénomination sociale (pour les sociétés de capitaux).
2) Le domicile
C’est le lieu où se trouve le siège social de la société.
3) la nationalité
La société est rattachée à un Etat, ce qui permet de déterminer son statut juridique et la loi
qui lui est applicable.
4) Le patrimoine
le patrimoine de la société se compose de l’actif (ensemble des biens corporel et incorpo-
rels détenus par la société) et du passif (fonds propres et dettes diverses).
5) L’existence juridique propre
La société peut réaliser des actes rentrant dans son objet social (exemple : acquérir,
vendre, emprunter, etc.) et agit par l’intermédiaire de ses mandataires sociaux.
B) La naissance et la disparition de la personne morale
1) La naissance de la personne morale
Il faut distinguer les sociétés civiles des sociétés commerciales.
• Les premières acquièrent la personnalité morale à la signature des statuts.
• Les secondes acquièrent la personnalité morale dès leur inscription au registre de
commerce.
2) La disparition de la personne morale
Il faut distinguer les cas suivants :
• La société en nom collectif est dissoute en cas de décès de l’un des associés
• La société en commandite simple est dissoute en cas de décès d’un associé
commandité
• La société à responsabilité limitée (SARL) n’est pas dissoute en cas de décès d’un
associé

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III- LA DISSOLUTION DES SOCIETES
La contrat de société prend fin pour différentes raisons :
1) L’expiration de la durée de la société :
la durée de la société ne peut dépasser 99 ans, sauf prorogation
2) L’extinction de l’objet social
En cas de réalisation de l’objet social ou d’interdiction d’exploitation, la société peut
être dissoute.
3) La volonté des associés
les associés peuvent mettre fin à la société avant terme prévu dans les statuts.
4) L’annulation de la société
En cas de non-respect des conditions du contrat le tribunal peut décider l’annulation de
ce dernier et la cessation d’activité de la société.
5) La dissolution juridique
Peut être demandée par tout associé pour justes motifs (par exemple en cas de mésen-
tente entre les associés ou de manquement d’un associé à ses obligations).
6) L’application d’une procédure collective
Si la société rencontre des difficultés elle peut être soit liquidée soit mise en redresse-
ment judiciaire. La dissolution de la société est prononcée par le tribunal en cas de non
redressement.

IV- LA CLASSIFICATION DES SOCIETES


A) Les sociétés civiles et les sociétés commerciales
La distinction entre les sociétés civiles et commerciales est fondée sur l’objet de la société.
1) Les sociétés civiles
Les sociétés civiles exercent une activité civile.
• Elles sont régies par le droit civil,
• Elles ne sont pas soumises aux formalités de publicité, à la différence des sociétés
commerciales.
Exemple : les sociétés agricoles, professions libérales (médecins, avocats etc).
2) Les sociétés commerciales
Les sociétés commerciales exercent des actes de commerce.
Les sociétés de personnes, les sociétés de capitaux et la société à responsabilité limitée
sont considérées par la loi comme des sociétés commerciales quel que soit leur objet.

22
B) Les différentes formes de sociétés commerciales
Les sociétés commerciales peuvent être classées en trois catégories :
1- Les sociétés de personnes
• Dans les sociétés de personnes la personne de l’associé est déterminante pour la
constitution de la société. Elles sont constituées par des personnes qui se connais-
sent et se font confiance (intuitu personae).
• Les associés ont la qualité de commerçants et sont indéfiniment et solidairement
responsables des dettes de la société.
• On distingue 3 types de sociétés de personnes : la société en nom collectif (SNC),
la société en commandite simple (SCS), la société en participation.
2- Les sociétés de capitaux
• Les sociétés de capitaux reposent sur l’apport de capitaux plutôt que sur la person-
nalité de l’associé. La considération patrimoniale est plus importante que
la considération personnelle.
• La responsabilité financière des associés (actionnaires) est limitée à leurs apports.
• On distingue 2 types de sociétés de capitaux : la société anonyme (SA) et la société
en commandite par actions (SCA).

3- La société à responsabilité limitée (SARL)


• La SARL est une société intermédiaire entre les sociétés de personnes et les
sociétés de capitaux.
• Elle se caractérise, comme les sociétés de personnes, par le caractère personnel des
associés.
• La responsabilité financière des associés, comme dans les sociétés de capitaux, est
limitée à leurs apports.
• On distingue 2 types de sociétés de SARL : la SARL et la SARL AU (associé unique).

C) Les caractéristiques juridiques principales des sociétés commerciales


Voir page suivante …..

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Tableau comparatif des caractéristiques juridiques des principales sociétés commerciales
Sociétés de personnes Sociétés de capitaux Société à responsabilité limitée
SARL
S.N.C S.C.S S.A S.C.A

Nombre Minimum 2 Minimum 2 -Minimum 5 actionnaires Minimum 4 Minimum 1 : (SARL à associé unique)
d’associés Pas de (1 commanditaire -Pas de maximum (3 commanditaires et 1 Maximum : 50
maximum et 1 commandité) commandité).
Pas de maximum
Apports En numéraire, En numéraire, en En numéraire ou en nature En numéraire ou en nature En numéraire ou en nature
en nature ou nature ou en Les apports en industrie Les apports en industrie Les apports en industrie sont interdits
en industrie industrie sont interdits sont interdits
Capital Pas de capital Pas de capital 3 millions de DH pour les Pas de capital minimum Pas de capital minimum
minimum minimum minimum sociétés faisant appel
public à l’épargne et
300.000 DH pour les
entreprises ne faisant pas
appel à l’épargne publique.
Titres émis Parts sociales Parts sociales Actions Actions Parts sociales
Cession des Possible avec Possible avec Cession libre Cession libre Possible avec l’accord de la majorité
parts sociales l’accord de l’accord de tous les des associés représentant les 3/4 des
ou actions tous les associés parts sociales.
associés
Responsabilité Responsabilité Commandités : Responsabilité limitée aux Commandités : Responsabilité limitée aux apports des
des associés illimitée des Responsabilité apports des actionnaires. Responsabilité associés.
associés sur Illimitée. Illimitée.
leurs biens Commanditaires Commanditaires :
personnels Responsabilité Responsabilité limitée à
limitée à leurs leurs apports initiaux.
apports initiaux.

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Tableau comparatif des caractéristiques juridiques des principales sociétés commerciales (Suite)
Sociétés de personnes Sociétés de capitaux Société à responsabilité limitée
SARL
S.N.C S.C.S S.A S.C.A

Gérance 1 ou plusieurs Associé(s) 1. S.A à conseil Associé(s) commandité(s). 1 ou plusieurs gérants associés ou
gérants commandité(s). d’administration (3 à 12 non.
associés ou membres).
non. 2. S.A à Directoire (7
membres au maximum) et
conseil de surveillance (3 à
15 membres).
Dissolution La mort d’un La mort d’un La mort d’un associé n’a La mort d’un associé n’a La mort d’un associé n’a pas
associé associé entraine la pas d’incidence sur pas d’incidence sur d’incidence sur l’existence de la
entraine la dissolution de la l’existence de la société. l’existence de la société. société.
dissolution de société, sauf clause
la société, sauf contraire des
clause statuts.
contraire des
statuts.

25
Applications :
Application N° 1 :
Document 1 :
Commerçants, Qui êtes-vous ?

Le code de commerce introduit de nombreuses innovations concernant les commerçants.


Ainsi, qui peut être commerçant ? La qualité de commerçant s’acquiert par l’exercice habituel ou professionnel des activités contenues dans une liste précise
de 18 activités terrestres (art.6) et deux activités maritimes et aériennes (art.7), à l’exception de l’agriculture régie par un texte spécifique.
Concernant la capacité commerciale, le code unifie la capacité quelle que soit la nationalité et la porte à 20 ans révolus. Il met fin également à une aberration
en restaurant la liberté commerciale de la femme mariée qui n’a plus besoin de l’autorisation de son mari.
Au niveau des obligations des commerçants, la première concerne l’ouverture d’un compte dans un établissement bancaire ou dans un centre de chèques
postaux. L’objectif de cette disposition, soulignent les experts, est d’étendre la bancarisation de la population. Cette obligation est renforcée par celle du

26
paiement par chèque barré pour toute transaction supérieure à 10 000 dh (art. 306). Face aux critiques
des commerçants l’ayant perçue comme une entrave à la liberté commerciale, la loi de finances
1997/98 a remonté la barre et imposé le règlement par chèque barré non endossable pour les
transactions d’un montant supérieur à 20 000 dh.
Autre obligation, la tenue d’une comptabilité avec comme prime la possibilité de la produire à titre de
preuve (art.19).
Le nouveau code exige également que le commerçant classe et conserve les originaux des
correspondances envoyées pendant 10 ans à compter de leur date (art. 26), durée en inadéquation
avec celle de la prescription de 5 ans.
Par ailleurs, la personnalité morale ne prend effet qu’à partir de l’inscription au Registre du Commerce.
Ici, le code de commerce revalorise l’institution et en fait le pivot de l’existence légale d’une entreprise
ou d’un commerce.

Source : l’Economiste du 25/09/97

Document 2 :
Commerçants : l’épicier, mais pas l’agriculture
Le nouveau code du commerce élargit de manière substantielle le champ de la commercialité. De la
plus petite épicerie du coin jusqu’à la plus grande société industrielle, pas moins de 20 activités
relèvent aujourd’hui de la commercialité. La seule activité écartée pour l’instant est l’agriculture.
A la qualité de commerçant toute personne qui exerce, de manière habituelle ou professionnelle, les
activités suivantes : l’achat de meubles corporels ou incorporels en vue de les revendre soit en nature,
soit après les avoir travaillés et mis en œuvre ou en vue de les louer la location de meubles corporels
en vue de leur sous location ; l’achat d’immeubles en vue de les revendre en l’état ou après
transformation ; la recherche et l’exploitation des mines et des carrières.
Au sens de la loi, sont également qualifiées de commerçants et assujettis aux obligations qui en
découlent, les personnes qui exercent les activités ci-après : l’industrie et l’artisanat, le transport, la
banque, le crédit et les transactions financières, les opérations d’assurance à primes fixes, le courtage,
la commission et toutes autres opérations d’entremise ; l’exploitation d’entrepôts et de magasins
généraux, l’imprimerie et l’édition quels qu’en soient la forme et le support ; le bâtiment et les travaux
publics, les bureaux et agences d’affaires, de voyages, d’information et de publicité ; la fourniture de
produits et de services, ; l’organisation de spectacles publics ; la vente aux enchères publiques ; la
distribution d’eau et d’électricité et de gaz les postes et télécommunications ; les transports maritimes
et aériens réintègrent le cercle des commerçants. Idem en ce qui concerne les personnes qui ont des
activités portant sur des navires et des aéronefs et leurs accessoires.
Enfin, même frappées d’une déchéance, d’une interdiction ou d’une incompatibilité, les personnes qui
exercent habituellement une activité commerciale ont la qualité de commerçants.
Source : l’Economiste du 05/12/96

Questions :

1. A partir des documents 1 et 2, donner une définition du commerçant.


2. Quelles sont les activités permettant à la personne d’acquérir la qualité de commerçant ?
3. Quelle est l’activité exclue du champ de commerce ?

27
Application N° 2 :
« UNIVERS INFORMATIQUE » est une société créée en 2003 par M. ANBARI. A cette fin, il avait
loué un local au 12 Boulevard des F.A.R – Settat – et l’a équipé de 4 ordinateurs pour les
travaux d’administration et de comptabilité et de meubles de bureau ainsi qu’une voiture
« Congo » pour le transport de marchandises.
Actuellement, son affaire connaît une expansion et commercialise de plus en plus de matériel
informatique : micro-ordinateur, imprimante, quickcam…, de la marque HP.

Questions :

1. Relevez du texte les éléments du fonds de commerce.


2. M. ANBARI a-t-il la qualité de commerçant ?
3. Donnez la définition du commerçant. ?
4. M. ANBARI pourrait-il autoriser sa femme à exercer des actes de commerce ?
5. Dans quels cas ne peut-on pas exercer le commerce ?
6. Quels sont les éléments constitutifs du fonds de commerce ?
7. Contre quoi doit-on protéger le fonds de commerce ?
8. Complétez le tableau ci-dessous en indiquant la nature de l’acte juridique

Actes effectués par M. ANBARI Nature juridique


1. Achat d’un photocopieur par M. ANBARI pour l’activité de la
société
2. Vente de 5 ordinateurs et 2 imprimantes au lycée technique de
Settat
3. Règlement d’une facture par chèque
4. Acquisition d’une voiture pour usage personnel
5. Opération de change de 10 000 DH en euro

28
Application N° 3 :

Le 04/01/2005 M. Karim MAHMOUDI a créé une entreprise spécialisée dans la distribution de gaz sous
le nom commercial de « DOUKKALA GAZ ».
Durant cette année, M. MAHMOUDI a accompli, entre autres, les opérations et actes suivants pour les
besoins de son commerce :
- Immatriculation au registre de commerce
- Location d’un local
- Acquisition du mobilier, du matériel informatique, de bureau et des moyens de transport
- Ouverture d’un compte bancaire à la BCM au nom de l’entreprise
- Publication au bulletin officiel et dans un journal d’annonces légales
- Affiliation de « DOUKKALA GAZ » et inscription de toutes les personnes salariées à la CNSS
- Tenue d’une comptabilité
- Réception de trois billets à ordre souscrits par des clients de l’entreprise suite à des opérations de
vente de gaz
- Location-gérance de son fonds de commerce portant le nom « RESTAURANT DE LA PLACE » à son
frère aîné M. Brahim MAHMOUDI pendant 3 ans à compter du 02/02/2005. Les redevances
reçues financent en partie l’actif de « DOUKKALA GAZ ».
- Réception d’un avis signifiant le rejet pour défaut de provision par la BMCE du chèque bancaire
au profit de « DOUKKALA GAZ » qui l’avait remis à sa banque pour encaissement.
- Conservation des originaux des correspondances reçues et des copies des correspondances
envoyées.

Travail à faire :

En se référant au document, répondre aux questions suivantes :


1. L’immatriculation, seule au registre de commerce permet-elle à M. Karim
MAHMOUDI d’acquérir la qualité de commerçant ?
2. Cette procédure est-elle obligatoire ? Justifiez ?
3. A défaut d’immatriculation au registre de commerce RC), M. Karim MAHMOUDI
peut-il bénéficier de la qualité de commerçant à l’égard des tiers ? Justifiez
4. Précisez les obligations comptables de M. Karim MAHMOUDI et celles concernant la
conservation des correspondances commerciales.
5. Identifiez deux actes de commerce accomplis par M. Karim MAHMOUDI.
6. Relevez les éléments du fonds de commerce « DOUKKALA GAZ » et classez-les selon
leur nature.

29
Application N° 4 :
Dans le langage courant, on utilise indifféremment les termes « entreprise » et
« société ». Or il s’agit de deux notions différentes. L’entreprise peut être définie de
la façon suivante : « unité économique, combinant divers facteurs de production,
produisant pour la vente des biens et des services et distribuant des revenus en
contrepartie de l’utilisation de facteurs ». Cette définition est économique et non
juridique. La définition juridique de l’entreprise n’existe pas car l’entreprise n’a pas
en droit marocain, d’existence juridique propre. A défaut d’une existence juridique
propre de l’entreprise, son statut juridique se confond avec celui de son exploitant,
personne physique ou personne morale. Etudier le statut juridique de l’entreprise
commerciale, c’est étudier celui du commerçant personne physique et celui des
sociétés commerciales. On tentera donc de définir l’entreprise commerciale à partir
de la réponse aux questions suivantes :

1- Qu’est-ce qu’une entreprise individuelle ?


2- Quant est-elle est commerciale ?
3- Y a-t-il des limites à l’exercice du commerce ?
4- Y a-t-il des conditions juridiques pour l’exercice du commerce ?

Application N° 5 :
Toute entreprise, individuelle ou collective, réunit, pour atteindre son objectif, des biens
sans lesquels l'exploitation serait impossible. Parmi ces biens, il y a le fonds de commerce.
Le terme « fonds de commerce » est souvent utilisé dans le langage courant. Il est alors
associé dans l’esprit du public à deux idées : c’est une richesse et c’est la manifestation de
la réussite commerciale de l’entreprise, c’est-à-dire du chiffre d’affaires réalisés. « Un
fonds a d’autant plus de valeur que l’entreprise a plus de clients ». Le fonds de commerce
apparaît comme un ensemble de biens mobiliers que le commerçant affecte
conjointement à l’exercice de son activité commerciale.

1- Quels sont ces biens dont la réunion donne naissance au fonds de commerce
?
2- Comment peut-on acquérir et exploiter un fonds de commerce ?
3- Quels sont les contrats dont il peut faire l’objet ?
4- Quelles sont les mesures de protection du fonds de commerce que le législa-
teur a mis au point en faveur du commerçant ?

30
Application N° 6 :
Remplir les pointillés :

1. Sociétés de capitaux :
Exemple 1 : ……………………..
Exemple 2 : ………………………
Les sociétés de capitaux sont constituées en considération des ………………………………………
apportés par les associés. Ces derniers reçoivent des ……………………………………en
contrepartie de leurs apports. La responsabilité financière des associés est :
………………….……….. à leurs apports initiaux.

2. Sociétés de personnes :
Exemple 1 : ……………………..
Exemple 2 : ………………………
Exemple 2 : ………………………
Les sociétés de personnes sont constituées en considération des ………………………………………
Les associés reçoivent des ……………….…………………………en contrepartie de leurs apports
initiaux. La responsabilité financière des associés commandités est : ………………….…………….,
alors que celle des associés commanditaires est …………………………………à leurs apports.

3. La SARL :
La SARL est une société …………………………………….entre les sociétés de personnes et les
sociétés de capitaux. La SARL est constituée en considération des ………………………………et des
…………………..……… apportés par les associés. Ces derniers reçoivent des
……………………………………en contrepartie de leurs apports. La responsabilité financière des
associés est : ………………….……….. à leurs apports initiaux.

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QCM :
1- Le droit commercial :
a- Est une branche du droit public
b- Est une branche du droit privé
c- Est constitué des règles qui régissent les commerçants, les opérations commerciales
et les biens commerciaux.
2- Les sources du droit commercial au Maroc sont, entre autres :
a- La loi n° 15-95 formant code de commerce
b- Le dahir formant code des obligations et contrats du 12 août 1913
c- Le code de commerce français de 1917
d- La loi n° 17-95 sur la société anonyme
e- La loi n° 5-96 sur la société en nom collectif, la société en commandite simple,
la société en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société
en participation.
3- La loi n° 15-95 du 1er août 1996 concerne :
a- La loi instituant les juridictions (tribunaux) de commerce
b- La loi relative aux sociétés anonymes
c- La loi formant code de commerce
d- La loi sur la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société en
commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en partici-
pation.
4- Pour avoir la qualité de commerçant il faut :
a- Exercer, à titre indépendant, des actes de commerce de façon habituelle et profes-
sionnelle.
b- Avoir la capacité juridique
c- Être salarié dans une entreprise
d- Être inscrit au registre de commerce.
5- Un mineur ne peut exercer le commerce même sous tutelle :
a- S’il est étranger
b- S’il est âgé de moins de 12 ans
c- S’il est âgé de plus de 12 ans
d- S’il est émancipé.
6- Les actes de commerce prévus par le code de commerce sont :
a- Les actes de commerce par nature
b- Les actes de commerce par le fond
c- Les actes de commerce par accessoire
d- Les actes de commerce par la forme
e- Les actes de commerce mixtes.

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7- Parmi les actes de commerce par la forme, on distingue :
a- La lettre de change
b- Les sociétés commerciales prévues par la loi en raison de leur forme
c- Le billet à ordre
d- Le droit au bail.
8- Parmi les actes suivants, lesquels sont des actes de commerce :
a- L’achat et la revente de meubles corporels ou incorporels
b- L’activité industrielle et artisanale
c- L’activité agricole
d- Les opérations de crédit et d’assurance
e- La location de meubles corporels ou incorporels.
9- L’immatriculation au registre de commerce :
a- Est obligatoire pour les commerçants personnes physiques
b- Est obligatoire pour les artisans
c- Est obligatoire pour les associations.
10- Les obligations des commerçants prévues par la loi sont :
a- Tenir une comptabilité (loi n° 9-88)
b- Ouvrir un compte bancaire
c- Contracter un crédit
d- S’immatriculer au registre de commerce
e- Payer des impôts
f- La publicité légale.
11- Le fonds de commerce est constitué de :
a- Eléments corporels comme les marchandises, le matériel et outillage
b- Droits subjectifs
c- Eléments incorporels comme la clientèle et l’achalandage, le nom commercial et
le droit au bail.
12- Le droit au bail est un élément incorporel qui concerne :
a- Le bailleur (propriétaire du local)
b- Le locataire
13- La clause qui interdit au vendeur de s’établir à côté du fonds de commerce vendu
s’appelle :
a- Une clause d’exclusivité
b- Une clause de non-concurrence
14- Cocher les bonnes réponses :
a- L’établissement d’un contrat de bail est obligatoire
b- Le commerçant doit obligatoirement verser le-pas-de porte au bailleur
c- Le bailleur est tenu de verser au locataire une indemnité en cas de non renouvelle-
ment du bail, appelée indemnité d’éviction.
d- La loi n° 49-16 prévoit une augmentation du loyer à usage commercial de 10 % tous
les 3 ans.

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15- Répondre par vrai ou faux :
a- Pour être valablement constituée la société en nom collectif (CNC) doit comprendre
au moins deux associés
b- Aucun capital minimum n’est exigé dans la SNC
c- Les associés de la SNC sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes de
La société.
d- La mort d’un associé entraîne la dissolution de la société, sauf stipulation contraire
des statuts
e- Les associés acquièrent la qualité de commerçants.
16- Répondre par vrai ou faux :
a- La société en commandite simple (SCS) est une société de capitaux
b- Pour être valablement constituée la SCS doit comprendre au moins 1 associé
commanditaire et un associé commandité
c- La cession des actions dans la SCS est possible avec l’accord de tous les associés
d- Les associés commanditaires de la SCS sont indéfiniment et solidairement
responsables des dettes de La société.
17- Répondre par vrai ou faux :
a- La société en participation est une société de personnes
b- Elle n’est pas soumise à la formalité d’immatriculation au registre de commerce
c- Elle n’est pas soumise aux formalités de publicité.
18- Répondre par vrai ou faux :
a- La société en commandite par actions (SCA) est une société de personnes
b- Pour être valablement constituée la SCA doit comprendre au moins 3 associés
commanditaires et un associé commandité
c- La cession des actions dans la SCA est libre
d- Tous les associés de la SCA sont indéfiniment et solidairement responsables des
dettes de La société.
19- Répondre par vrai ou faux :
a- La société anonyme (SA) est une société de capitaux
b- Le nombre d’associés dans la SA doit être supérieur à 5 actionnaires
c- La cession des actions dans la société anonyme est libre
d- La responsabilité des actionnaires de la SA est limitée à leurs apports.

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20- Répondre par vrai ou faux :
a- La société à responsabilité limitée (SARL) est une forme intermédiaire entre les
sociétés de personnes et de capitaux

b- Le nombre d’associés dans la SARL varie de 1 à 50 associés


c- Pour créer une SARL, il faut un capital minimum de 10.000 DH
d- La responsabilité financière des associés de la SARL est illimitée.

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Deuxième partie : Le droit du travail
Chapitre 7 : Introduction au droit du travail
I- Définition du droit du travail
« Le droit du travail est une branche du droit social et plus généralement du droit privé.
Il est constitué de l’ensemble des règles juridiques qui régissent les rapports individuels et
collectifs entre les salariés et employés du secteur privé ».
(loi 65-99 formant code de travail).
II- Les sources du droit du travail
On distingue les sources nationales et les sources internationales.
A) Les sources nationales :
1) Les sources juridiques traditionnelles :
a) La constitution : La constitution reconnait plusieurs droits aux citoyens (le droit au
travail, le droit syndical, le droit de grève).
b) La loi : la loi réglemente les droits et les obligations des travailleurs.
c) Les règlements : les règlements proviennent du pouvoir exécutif et des autorités
administratives. Ils visent à appliquer les règles de la loi.
d) La jurisprudence : Décisions prises par les tribunaux sur une question juridique.
e) Les usages : Les usages permettent de combler un vide au niveau des textes
Juridiques.
2) Les sources juridiques spécifiques :
a) Le règlement intérieur : Fixe les règles de travail à l’intérieur de l’entreprise,
Les règles de discipline, la rémunération, l’hygiène et la sécurité du travail etc.
b) Les conventions collectives du travail : Fixent les règles générales qui organisent les
relations de travail entre les employeurs et les représentants des salariés de
l’entreprise.
c) Le contrat de travail : Accord de volonté par lequel un salarié accepte d’exécuter un
travail en contrepartie d’une rémunération versée par l’employeur.
B) Les sources internationales :
a) Les conventions bilatérales : Les conventions bilatérales sont conclues entre deux pays
Elles fixent les règles du droit du travail (conditions de travail, salaires, congés, hygiène etc.)
b) Les conventions multilatérales : : Les conventions multilatérales sont conclues entre
plusieurs pays, par exemple les conventions issues de l’organisation internationale du
travail (O.I.T).

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Chapitre 8 : Le contrat de travail
I- Le concept du contrat de travail
1) Définition du contrat de travail
Selon l’article 6 du code de travail le contrat est une convention par laquelle une personne
appelée « salarié » s’engage à accomplir un travail au profit d’une personne appelée
« employeur » et sous la subordination de celui-ci, en contrepartie d’un salaire.
2) Conditions de validité
a) Conditions de fond
• Le consentement : volonté des parties (article 15 du DOC)
• La capacité juridique : la capacité de s’obliger (article 25 du DOC)
• L’objet : le contrat de travail ne peut avoir pour objet l’exercice d’une activité
contraire aux bonnes mœurs et à l’ordre public.
• La cause : La cause doit être licite
b) Conditions de forme : le contrat peut être écrit ou verbal.
II- Les éléments constitutifs du contrat de travail
• La prestation de travail ;
• Le salaire
• Le lien de subordination.
III- Les types de contrat de travail
Le code de travail a prévu les types de contrats suivants :
1) Le contrat à essai :
• Le contrat à durée indéterminée : la période d’essai est fixée comme suit :
3 mois pour les cadres, un mois et demi pour les employés, 15 jours pour les
ouvriers.
• Le contrat à durée déterminée :
- Un jour au titre de chaque semaine de travail dans la limite de deux semaines,
pour les contrats dont la durée est inférieure à 6 mois.
- Un mois pour les contrats d’une durée supérieure à 6 mois.
2) Le contrat à durée indéterminée (CDI) : Pas de limitation de durée. Prend fin à
l’initiative de l’une des parties.
3) Le contrat à durée déterminée (CDD) : Contrat dans lequel une échéance est pré-
cisée. L’article 16 du code de travail stipule que le contrat à durée déterminée ne peut être
conclu que dans les cas suivants :
• Le remplacement d’un salarié par un autre dans le cas de suspension du contrat de
travail de ce dernier, sauf si la suspension résulte d’un état de grève ;
• L’augmentation temporaire de l’activité de l’entreprise ;
• Lorsque le travail est saisonnier (agriculture, tourisme etc.).
La durée maximale du contrat à durée déterminée selon l’article 17 est de :
• Dans le secteur industriel : Une année renouvelable une seule fois.
• Dans le secteur agricole : 6 mois renouvelable dans la limite de 2 ans.

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4) Le contrat pour accomplir un travail déterminé :
Le contrat prend fin à la réalisation du travail.
IV- Les obligations résultant du contrat de travail
1) Les obligations à la charge du salarié :
Selon l’article 20 et suivants du code de travail :
• Le salarié est responsable dans le cadre de son travail de son acte, de sa négligence
ou de son imprudence.
• Le salarié est soumis à l’autorité de l’employeur.
• Le salarié doit conserver les moyens qui lui été confiés pour accomplir son travail, et
les restituer à la fin de son travail.
2) Les obligations à la charge de l’employeur :
• L’employeur est tenu de délivrer une carte de travail au salarié
• Préserver la santé et la sécurité des salariés.
• Assurer la formation des salariés
• Fournir aux salariés toutes les informations les concernant.
V- Les droits résultant du contrat de travail
1) Les droits du salarié : Le salarié a droit à une rémunération (salaire) correspondant
au travail fourni et à sa qualification professionnelle.
2) Les droits de l’employeur :
L’employeur a un double pouvoir sur le salarié
a) Un pouvoir de direction : L’employeur exerce le pouvoir de diriger son entreprise
b) Un pouvoir de discipline : Le manquement à la discipline expose le salarié à des sanc-
tions.
VI- La suspension du contrat de travail
1) Définition
« La suspension est l’interruption momentanée du contrat de travail. A la fin de la période
de suspension le salarié regagne son poste de travail »
2) Les causes de la suspension du contrat de travail
Selon l’article 32 du code de travail, le contrat de travail est provisoirement suspendu
pendant :
• La durée du service militaire obligatoire
• L’absence du salarié pour maladie ou accident de travail
• La période qui précède et suit l’accouchement
• La période d’incapacité temporaire du salarié résultant d’un accident de travail ou
d’une maladie professionnelle
• L’absence du salarié, cas prévus par les articles 274, 275 et 277 du code de travail
(Mariage, décès etc.)
• La durée de la grève

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• La fermeture temporaire de l’entreprise.

VII- La rupture du contrat de travail


La rupture (cessation) du contrat de travail dépend de la nature du contrat :
• Le contrat à durée déterminée (CDD) : prend fin au terme fixé par le contrat
• Le contrat à durée indéterminée (CDI) : prend fin à tout moment, soit à l’initiative du
salarié (démission) soit à l’initiative de l’employeur (licenciement).

A) La démission
1) Définition de la démission
« La démission est la décision unilatérale prise par le salarié de mettre fin au contrat de
travail ». Elle doit être écrite, signée, légalisée par le salarié et indiquer la date de départ du
salarié.
2) Les effets de la démission
• Pendant le délai de préavis, le salarié et l’employeur sont tenus de respecter leurs
obligations réciproques ;
• A la fin du délai de préavis l’employeur doit verser au salarié le solde de tout compte.

B) Le licenciement
1) Cas de licenciement prévus par le code de travail :
• Inaptitude professionnelle et invalidité du salarié
• Fautes graves prévus par l’article 39 du code de travail
• Délit commis par le salarié ayant causé une privation de liberté
• Divulgation de secrets professionnels
• Viol
• L’abus de confiance
• L’ivresse publique
• La consommation de drogues
• Le refus d’exécuter le travail
• L’insulte grave
• L’absence injustifiée de plus de quatre jours.
2) les effets du licenciement (Articles 43 à 51 du code de travail)
• L’employeur doit respecter le préavis
• Payer au salarié ses indemnités de licenciement etc.

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Chapitre 9 : La réglementation du travail
La réglementation du travail est l’ensembles des règles applicables aux relations de travail
entre les employeurs privés et leurs salariés.
On distingue, parmi ces règles :
I- La durée de travail
Nombre d’heures que doit effectuer le salarié selon l’article 184 de la loi N° 65.99, relative
au code du travail :
• 2288 heures par an ou 44 heures par semaine dans les activités non agricoles
• 2496 heures par an dans les activités agricoles.
II- Le salaire minimum
• Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) : 13,46 DH/heure à partir de
juillet 2015.
• Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) : 69,73 DH/jour à partir de juillet 2015.
III- Congés payés et congés annuels
Articles 231 du code de travail : « Tout salarié a droit, après 6 mois de travail continu dans
la même entreprise à un congé annuel payé dont la durée est fixée comme suit :
• Un jour et demi de travail effectif par mois de service ;
• Deux jours de travail effectif par mois de service pour les salariés âgés de moins de
18 ans.
IV- Sécurité sociale et charges sociales
Les cotisations sociales payées à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) sont calcu-
lées sur la base des rémunérations versées aux salariés (indemnités, primes, avantages en
argent ou en nature etc.). Les taux appliqués sont fixés par la loi :
Exemple de taux à appliquer quelle que soit l’activité :
Prestation Base de calcul Taux cotisa- Taux cotisa- Taux global
tion patronale tion salariale
Prestations Total des 6,40 % - 6,40 %
familiales salaires réels
de la période
(Mois/ tri-
mestre)
Prestations Total des sa- 1,05 % 0,52 % 1,57 %
sociales à laires plafon-
court terme nés (6000 DH).

V- Les formalités sociales


L’employeur est tenu de :
• Faire une demande d’immatriculation auprès de la Caisse Nationale de Sécurité So-
ciale (CNSS), pour permettre aux salariés de bénéficier des prestations sociales.
• Faire une déclaration d’existence auprès de l’inspection de travail.
• Etablir le règlement intérieur et le mettre à la disposition des salariés.

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VI- Les relations employeur-employés
Plusieurs mesures ont été prévues par la législation sociale, entre autres :

1) La mise en place d’institutions représentatives du personnel :


a) le comité d’entreprise : Instauré dans les entreprises employant plus de 50 salariés. Il vise
l’amélioration de la gouvernance de l’entreprise (gestion des ressources humaines, bilan
social, formation etc.)
b) les représentants syndicaux : Mis en place dans les entreprises employant 100 salariés et
plus. Ils visent le défense des droits des salariés.
c) le comité d’hygiène : Mis en place dans les entreprises employant plus de 50 salariés
Ils visent l’amélioration de la santé physique et mentale des salariés.

2) La médecine de travail : Les entreprises employant plus de 50 salariés sont tenues


d’aménager des services médicaux de travail.

3) Les accidents de travail et les maladies professionnelles :


• Les accidents de travail sont ceux survenus à l’intérieur de l’entreprise et durant le
trajet séparant le domicile et le lieu de travail du salarié.
• Les maladies professionnelles : le salarié bénéfice des avantages prévus par la
réglementation en vigueur.

4) L’inspection de travail : les inspecteurs de travail contrôlent l’application de la


législation sociale et informent les salariés sur les dispositions légales les concernant.

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QCM :
1- Le droit du travail :
a- Est une branche du droit privé
b- Régit les commerçants et les actes de commerce
c- Est constitué des règles qui régissent les relations entre de travail entre les em-
ployeurs privés et les salariés
d- Organise les services publics de l’Etat.
2- Les sources du droit du travail au Maroc sont :
a- Les usages
b- La constitution
c- Le règlement intérieur
d- Les conventions internationales
e- La loi
f- Les conventions collectives du travail
g- La jurisprudence.
3- Le droit social organise le domaine du travail et la sécurité sociale au Maroc.
a- Vrai b- Faux
4- Le contrat de travail est conclu pour :
a- Une durée déterminée
b- Une durée indéterminée
c- Accomplir un travail déterminé
d- Aucune réponse.
5- Le contrat de travail à durée indéterminée prend fin en cas de :
a- Démission du salarié
b- Licenciement du salarié par l’employeur
c- Fermeture de l’entreprise
6- Lorsqu’une entreprise rachète une autre entreprise :
a- Tous les contrats de travail conclus par l’ancien employeur prennent fin
b- Le nouvel employeur peut interrompre tous les contrats de travail, sans indemnisa-
tion
c- Tous les contrats de travail restent valides entre les salariés et le nouvel employeur.
7- Selon l’article 18 de la loi n° 65.99 formant code de travail, la preuve de l’exis-
tence d’un contrat de travail peut être prouvée par :
a- Un acte authentique (rédigé par notaire)
b- Un acte sous-seing privé
c- Tous les moyens de preuve.
d- Aucune réponse

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8- Selon l’article 14 du code travail, La durée de la période d’essai dans les contrats à
durée déterminée, pour les employés est de :
a- 3 mois
b- Un mois et demi
c- 15 jours.
9- L’article 143 du code du travail a fixé l’âge minimum du travail des enfants à :
a- 18 ans
b- 16 ans
c- 15 ans
10- La durée légale de travail pour les salariés non agricoles est :
a- 2288 heures par an ou 44 heures par semaine
b- 2496 heures par an.
11- Parmi les causes de suspension provisoire du contrat de travail, on cite :
a- L’invalidité provisoire due à un accident de travail ou une maladie professionnelle
b- Les fêtes nationales et religieuses
c- Le service militaire obligatoire
d- La période qui précède et suit l’accouchement.
12- : Le contrat de travail à durée déterminée est conclu dans les cas suivants :
a- Le remplacement d’un salarié par un autre en cas de suspension du contrat de ce
dernier, sauf si la suspension résulte d’un état de grève
b- Lorsque le travail revêt un caractère saisonnier
c- L’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise.
13- Parmi les obligations du salarié, on cite :
a- L’exécution des ordres de l’employeur
b- La conservation des moyens et objets remis par l’employeur et leur restitution à ce
dernier une fois le travail accompli
c- Le contrôle de la productivité des autres salariés.
14- Parmi les fautes graves commises par le salarié selon l’article 39 et pouvant provo-
quer son licenciement, on distingue :
a- Le délit ayant conduit à une peine de prison
b- La divulgation d’un secret professionnel
c- L’absence non justifiée du salarié pendant plus de 4 jours
d- Le vol
e- Le refus d’exécuter un travail relevant de sa compétence
f- Aucune réponse
15- Avant de licencier un salarié ayant commis une faute grave, ce dernier doit se dé-
fendre en présence de :
a- L’inspecteur du travail
b- Le délégué du personnel
c- L’employeur ou son représentant
d- Aucune réponse

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16- Classer par ordre les sanctions disciplinaires suivantes prises par l’employeur à
l’encontre du salarié pour faute non grave (article 37) :
• Le blâme
• L’avertissement
• Un troisième blâme ou l’affectation à un autre service
• Un deuxième blâme ou la mise à pied pour une durée inférieure à 8 jours

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Bibliographie :

o Droit des Affaires-Module 204-Option Comptabilité Finance-


Technicien spécialisé- OFPPT.
o Droit commercial-Guide de travaux pratiques-Assistant
Administratif-option commerce-OFPPT.
o Cours de droit commercial-Imane HILANI-Université Hassan II.
o Droit des affaires au Maroc- Mohamed SOUAIDI

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