Les Procédés Par Voie Solide : Catégorics '
Les Procédés Par Voie Solide : Catégorics '
ELABORATI O N
DE LA POUDRE
MISE EN FORME
DES
ECHANTILLONS
RECTIFICATION ET FINITION
- 38 -
t -vinb..tait.›iip«i›•it soiid• •si ii'› r'••**' *" ' • .' >*"'c *^ °""" •' r*'••""'"
Ü ‘ est Jq jjj¿t}jç,gç p /}tt¿ dit tt. | j ) pour a prcp;iratÎoll de.$ SO Î UtÎGflS SDl Îd<* (< Q< )
t.”t pr‹ocidc consiste en nn niclançc direct des OX}'dcs mctalliqucs. des hydro.xydes ou
** sels à l’ctai solide. Ce processus coniprcii‹l trois étapes : mélange des précurseur°.
rc clion à 1’ctat solidc ù haute tcnipctalurc ct bro1’aÊ c.
Lt melanie d’ oxydes dc dcpart ou dc précurseurs s’effectue en milieu alcoolique
dans des jarrcs d’agalc ù l'aidc d’un broycur. Les produits dc dcpart sont généralement des
oxydes. Le trailcmcnl thermique est souvent réalisé à des températures z 900°C pendant
plusieurs heures. La poudre récupéric présente des agrégats durs qui sont difficiles à réduire à
des tailles micrométriques (risque de contamination lors du broyage, énergie intensivej, une
inau aise homoçénéitt chimique Ct une large distribution de la taille des yains nécessitant un
tamisage. Pour casser les as clomérats on a recours à des températures de calcination assez
elevées mais cela risque de causer d’autres problèmes tel que celui connu dans le cas des
céramiqucs à base de plomb où ce dernier est volatile, (T • 700°C).
sera
mis sur la synthèse par voie sol-gel utilisée pour réaliser nos maié t j
aqX
- Méthode des sels fond •s
-39-
(Eq. It. I)
La réaction apparait lors de la sursaturation des oxydes de départ dans le baín de sels
fondus. La mobilitc des espèces en présence dans le liquide, et les petites distances de
diffusion, Pendent la réaction relativament rapide. La vitesse de la réaction est contró lée par la
solubilité des oxydes dans les sels fondus, et par les propriétés de transfert des ions en phase
liquide. Le produit final esi récupéré après dissolution en phase aqueuse du sel, filtration et
séchage du résidu solide. Ce procédé a été employé pour élaborer des poudres PZT [1) en
utilisant un mé1ans• NaCl-kCl comme solvant. La réaction a lieu à 1000°C pendant une
heure, mais elle est inachevée car une analyse par RX montre la présence d’un peu de ZrO2
dans le produir final. Cependant, cette technique permet de bien contró ler la morphologie des
poudres el a été utilisée pour préparer de poudres aciculaires de PZT [4].
- La voie hydrothermale
- 40
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c1i»Jiire il : METI-lODES EX PERIMENTLES
Le procedc par atomisation est basé sur une pulvérisation d’un jet vertical d’une
solution contenant les eléments métalliques désircs. Cette méthode permet d’obtenir par
refroidissemen: des poudres de précurseurs i grains fins. Cependant, les particules
(ä Qglomérats) séchées au x'aporisateur, sont relativement grandes (2 à 3 mm). et doivent étre
Calcinées sous atmosphère contrô lée. Par ce procédé, on peut également élaborer directement
les poudres d’oxydes par chauffage sous atmosphère oxydante.
- Le processus sol-gel
organo@}CtallÎqUes dans un solvant. L’hydrolyse partielle de ce sol, en milieu acide, crée une
,t>ctw• tridimensionnelle appelée gel. Cet!e polymérisation évite tous les phénomènes de
ségrégation. Le gel est ensuite séché pour former le xérogel puis calciné à teJTl éfàtl2fC
relativement basse pour obtenir l’oxyde désiré. Ce procédé est très souple, car il est possible
d’intew enir au cours du processus de gélification pour modifier la sphère de coordination du
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Qrkctlrhctlr, par tltlc ,<ttl*li@ ntio ’ " ""' '""" " ""‘’ '“' synt"'sc “"”"' c‹›n‘ dui' “'
›•u«.. d’cxc*llcnic qunlii. (c›.it..i.li. ... ..=' ¡•on›"ri‹'›cm •' '**°".*), •." proc'd°
Les procéd‹is sol-çcl sont bien étudiés tani sur le plan scientifique que tcchnolo*iqu•,
en egard à leurs yands avantages dans l’élaboration de matériaux sous différentes formes,
adaptable pour diverses applications (poudres, couches minces, fibres, revêtements
protecteurs...) [ 16-17]. Ils permanent d’obtenir des poudres homogènes, fines, de tai11•
submicronique, avec une granulométrie très fine, ultra pure et frittables à basse température.
Ces procédés se réfèrent le plus souvent à la fabrication de matériaux à base d'oxyd•s
métalliques [16). dont les précurseurs sont des composés organométalliques, des sels ou des
oxydes métalliques hydratés.
ILA.2.1- Historique
Les suspensions colloïdales ont été utilisées depuis longtemps dans l”industrie
céramique. Citons à titre d’exemple la barbotine qui est une suspension colloïdale naturelle de
l'argile dans l’eau. Mais c’est seulement à partir du XIX"' siècle que la synthèse par voie sol-
gel proprement dite est apparue, notamment dans les travâ uK de Ebelman [19] puis de
Graham
(20] sur la synthèse de silice. Cependant, elle resta cloisonnée dans le milieu a
cadémique, et
sascita peu d’intérêt dans l’industrie.
Ce prOcede £1 COMU M grand essor ù partir de 1956 avec
les travaux de Roy [21, 22}
puis de Matijevic el all. [23). ll DSI alors généralisé à la fabrication
de différentes poudres
colloïdales. En 1970, il est utilisé pour les couches minces de silice
et de céramique.
C’est en 1984 que des recherches dans l’univers ité
de l’ lllinois (Et££tS Unis) utilisent
* P *C C
e f O d S d* mä /Criil ux ferroéleciriques, ce qll i doflllil
S
Ilil l Ssance à 1’élaboration de
couches minces et des filet de PbTiO3 flZT,
PLT et PLZT [24,25].
-42-
Scanné avec CamScanne
ct șitrc II . \ÎLTHODES EX PERIMENTLES
Un sol est assimilable i unc suspensio n stable de colloïdes (ou particules). de tailles
Compris cs entrc 1 rim et 100 rim dane un liquidc (solvent). ct done intermédiaires entre une
ITlOléCu le el unc pariiculc solide. Dans lc CaS Où la taille des colJoldes est dc l’ordre dc la
molecule . on dit qu’on a un soIi’ant vrai cl non pas unc .suspension [26,27].
Ces colloides sont cliargćs, se repoussent ct occupent ainsi tout le volume disponible
et forment un éial macroscopiqucment homogène. Pour avoir une suspension stable. il faut
que les interactions de solvaiation (colloi'de -solvent) soient plus fortes que les interactions
d’ ayécati on colloïde -colloi‘de qui enlrainent la précipitation. Ces interactions sont fonction
du pH. de la température, dc la vitesse du mélange, de la concentration des Elements en
suspension . ainsi que dc la polaritć du solvant (28].
La stabilité d'un sol est conditionnée par les trois types d’interactions électrostatiques
entrc espèces chargées, chimiques comme les liaisons hydroșène, ou physiques faibles
Comme les liaisons de X'an Der \Vaals ou autres forces entre espèces neutres 29,30].
Sous certaines contTainte s, détaillées dans ce qui suit, les particules du sol se lient
entre elles pour donncr des agrégats ramifiés conduisant ensuiie à un gel. Un gel est un solidc
riche en liquide retenu dans sa masse, dont la structure est faite de particules formant un
rćseau [29,31]. On peut distinguer deux types de gels 30] (Fig. 11.2). Cette cohésion peut être
rompue par simple agitation mécanique. Donc la transition à I’état sol est possible.
Sol crlbfdzl
!’fy r E ÉÉ• Ž • ffff Íoż22 ppQ tio n d e porlicit les collo’ïdale
s (ge I physique )(DSC j
- 43 -
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Chap tire 11 : $§ iT l4OD ES EX PERl MENTLES
organiques. Le réseau est constitue d‘unités chimiques sub-colloïdalcs (des macroiTlolc cu les j.
IC gel est dit pol Amérique ou chimique. La cohésion du eel csi assurée par la polymerisatlon
d’unité s niultifonctionnelles qui fait inteo’enir dcs liaisons c him iqucs (F ic. 11 .3). Il est
généralement obtenu par liydrol 'se et polycondensation des composés ozennom était ique (et
par i’arîation du pH dans le cas aqueux).
Deux techniques sont utilisées pour obtenir un gel à partir d’un sol: la pol ymcrisation
d’espèces moléculaires (PEM) ou la déstabilisation de solutions colloi'dales (DSC).
La PEM est basée sur le conirô le des réactions d'hydrol 'se et de condensation-
pol;'mérisation des composés organiques en solution. En phase Or{tanique, la polymérisation
est fonction dU choix de l'acide et elle est irréversible (Fig. 11.4).
Dans le cas oú le précurseiir est un alcoxyde M(O R )n› (M: Un atome métallique, R :
une chaine alkjle), on obtient aprés hydrolyse et pol ymérisation: un oxvde polymérique (M- t-
M). Larú action d’hydrolyse peut être schématisée comme suit :
M(OR) + H,O D Ri(OH)(OR),. — ROH (Eq. I1.2)
L'hydrolyse non contró lée conduit à une précipitation de 1’oxyde hydraté. Le
contrô le du rapport: eau / alcoxjde est nécessaire.
Deux schémas sont possibles pour la polymérisation:
M(OH)(OR) i + M(OR), D (RO),.t MOM(RO),. l + ROH
(Eq. II.3)
Ou 2 M(OH)(OR) (RO)n- l C OM(RO )n 1 + H*O. (Eq. 11.4)
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A
Dans cetie méthode, la solution colloïdale est obtenue par peptisation, puis
déstabilisée au nix'eau des interactions entre les particules. La description des différentes
étapes de la DSC est illustrée sur la figure 11.5. Cette deuxième technique a été adoptée pour
l’ élaboration des différents matériaux étudiés dans ce manuscrit.
Dans le cas d'un alcoxyde M(OR)n, les étapes dc la DSC sont les suivantes:
• Hydrolyse de l'alcoxyde, qui donne lieu à un précipité blanc d’oxvdes hydrates
(MOE, nH,O) ou d'hydroxyde métallique (MO (OH)›, 20) (Fig 11.5-(a)).
• Peptisation de cette suspension d'hydroxyde métallique (ajout d'électrol joe:
O . OOH). La peptisation consiste à créer une charS i2 sur la surface des particules par
adsorption ou désorption de proton; ensuile les repulsions entre les particules de même char*e
dans le milieu liquide permettent d'obtenir le sol. (Fig. 11.5 -(b)).
• Déslabilisation du sol (ajout d'électrol yte (acide ou base) ou évaporation du
solvant), qui permet d'obtenir le gel (Fig. II.5-(c)).
- 45 -
Addition
d'un
peptisant
Fi gttre II. Les ćlaf›es dir procédé de dêsiab ilisaiioii de s oliilions colloïdales
Par la methods DSC, la transition sol-gel esi rćversible par ajout du solvent ou par
agitation. Un diagramme simplifié montre la prćparation d'une cćramique par la technique
sol-gel {ri g. II.6).
• Manipulation sous atmosphćrc librc. Alors que dans lc cas dc PEM, il faut travailler
dans des conditions incrtes ou manipulcr le plus rapidcment possible pour évitcr l’hydrolyse
dc l’alcoxydc au contact dc l’air.
• L’utilisation de solvant aqueux (l4,O) pour la DSC est moins dangereux, et de coû t
plus faible que celui des solvants organiques utilisés généralement dans la PEM.
• Le sol est irès Stable as cours du Kemps. La transition s• -sql est souvent reversible.
• Possibiliié de contrò ler la granulométrie, el par suite la porosité de la céramique.
• Préparation d’un mélange d’oxjdes métalliques denses ct homogènes à basse
température.
• Poudres d’excellente qualité (fines et homogènes).
-46-
- 47 -
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11 13- cx› 1 T1îl/J
N 3,J”1GN G E$ CEItAM IQUF-?ï
11.
lt.1- .xnal;'se therm ique P n1• AT1)-A
si L.H.OMAR
Scanné avec CamSCEt
Cctte icchniquc donnc dans c0Hait s cas des informacions 5 la fois quantitative et
qwlíati*-c [ü .+] yar exemple: i“orict›iation dcs mnlcCUlCS (yolarisation). l ” dtudc des forces
inter ct intra molcculaircs (liaison.s liydrogcncs). la dclc rmination du pourcentage de
CFÎS talliniié pour les polymères cl la détermination dc la structure chimique (groupem•nt
*n*1ionnel. configuration, confonnatioii. etc.).
Dans notre cas. elle nous pcmiettrait dc déterminer la structure interne (locale) et de
*’CÙ 1 effcl du dopage sur cette structure, mais aussi dc corrclcr les pics dc vibration détectés à
«ux prévu par la théoric des groupes. La spectroscopie Raman peut étre utilisée pour
caractériser le désordre présent dans un solide cristallin et est sensible aux configurations
structurales locales. Elle est également adaptée pour 1’etude des mécanismes de transitions de
phases. Dans le cas des solides, la spectroscopie Raman est tres sensible aux transitions de
phases ducs aux différentes lois de sélection, qui changent en fonction de la symttrie
cristalline.
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ci›, : c 11 : METI IODES E X l'EltlMENTLES
Conirn e les plans cristallograph ig ucs PeUvent être repérés par Jes indices de Miller
( ). on peut inde.xci les pics dc diffi action selon ces indices.
La fi urc Il.8 présente I’iiiiage de 1’instrumcni de diffraction des rayons X utilisé
pour caractériser nos échantillons.
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miCroanal yse
L. H. OMA Rf
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tìł11.
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L. H. OMARI
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* = (ù i'• * *'I ii ”y ri (Eq. 11.8)
Les caractéristiques
fJR cipaleS pOUr détermi
matériau ditlcctriques , sont : ner les électriqu es d'un
propriétés
- Variation de la pem ittiv
itt dion y' *9 1* eR fonCtion de la te
mpé rature, pour
55
L.H.OMARJ
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Cliapitre II * METHODES EX PERIMENTLES
(Eq. 11.9)
et: constante diélectrique absolue du vide avec et = 1/36n10 (F/m)
S : surface de métallisaiion
e : épaisseur du condensateur
Cene formule permet de remonter facilement à la permini cité diélectrique du
matériau. Cependant lors de l’application d’une tension sinusoïdale, et sachant que le
diélectrique du condensateur n’étant jamais parfait, c'est-à-dire qu’il présente une résistance
de fuite R, donc le courant traversant le condensateur comporte un terme capacitif c
correspondant à l’impédance lÿCœ et un terme résistif i, d’impédance R (Fie. 11.10).
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L. H. OMA RI
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g ETI4OD 'X ’E RIMENT LES
ci npiirc 11 :
(Eq. 11.1 1)
où c^ = C’- je est l’expression complexe de la p0flTlittivité.
C Cdt’ (Eq. II.12)
On déduii donc
l
cl
£i3Cpfi’ ’ (Eq. M.13)
R
r"
1ao(6)=ip =(oRC)”-
(Eq. 11.16)
Très souvent, il y a confusion entre la permitlivité réelle e’
t la permin v té t u
t Te il
57
L. H. OMARJ
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MENTLES
c ha p- ittC I THODES CJ PERJ
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59
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L. H. OMARI
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CHAPITRE III
ARACTERISATION STRUCTURALE DE
- 60 - L. H. OMA Rl
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’’'’UC"f UR ALE DES POUDRES PLFT
Chapitre 1 II : S YN T! L*r r
,= AC4’'i'' 'S ATION S
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I II.A- ELA Ii ORATION l'AR VOIE SOL-CEL (DSC) ET CAI ACTE ItISA TI
LcS lTjaicriaux cëraniiqucs etc tilanaic dc plomb dopc au lanthane (Pb ., La, TiO;) Sont
r ' C *< mcnt devenu.s panne i les fcrroclectriqucs lcs plus attractifs pour des applications dä ns lCS
SCCtC LtF 4 dc l’dlc ctrcniquc el de la nl icroé lcc t roniqu e. Ces /crrotI ectriqu•s sont Uti IlS2S
principale ment dans les détecteurs infrarouges et dans les micro-actionneurs, i cause d• leurs
remarquabl es propriëtcs pyroclectriques ct piczoélectriqucs [1,2]. Cependant, le titanate de plomb
(PT) est très fragile et peut "craquer" pcndanl le processus de fritta e et de polarisation, à cause d•
SON inhabituelle tétraconalité de 1.064 [3,4]. En fait, lc dopa;;c en lanthane permet d'am•lior•r
leur-‹ propriétés physiques et chimiques ; à titre d’exemple, la diminution de la tétra*onalii?- et la
réduction de la taille des grains, ainsi que l’augmentation de la constante diélectrique. Le dopa e
en fer favorise la diminution de la taille des grains, réduit légèrement la létragonalité de la maill•.
varier la température de transition, et, pour un taux en fer élevé (50%), engendre la
maenétorésistance.
Nous avons préparé nos échantillons de PFT par la voie sol-gel, moyennant le principe de
la déstabilisation de solutions colloïdales (DSC).
Nous avons utilisé l’acétate de plomb ((Pb(CH3CO O)2 ; 3H>O), l’acétate de fer
((Fe(CH3COO) ; 3H,O) et l’alcoxyde de titane (Ti[OCH(CH )2]‹) comme précurseurs (Tableau
III. I ), e1 l’acide lactique (CH CH(OH)CO2H), l’acide acétique (CH CO zH) et l’eau distillée
comme solvwts
Tablütttt hm1 .’ Les précurseurs uitlises pour /z S› n h+se des poudres PLFT
- 62 - L. H. OMARI
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STR UCTURALE DES POUDRES PLFT
Chapitrr Ill : sä’iNJ’l tlis yą‘ C,x k›tCTL RlSz\TlON
Sous avons groupé les échantillons en deux séries où on fixe le taux en fer et le taux •n
lanthane x arie: PLyF1 T (x=1% ct y=0. 3, 7, 12, 18 ct 21%) ct PLyF3T (x=3% ct j=0, 4. 5. 6, 7. 10.
1*. 14. I S et 21%).
CH 3CH(OH)CO 2H Ti(OCH(CHp)
Pricipitć blanc
Ayăation â 80°C ( + I km n)
Gel transparent
Sčckas• • 80°C
Broyage
-63- L. H. OMARI
Inertie defour
400 °C (1h)
5 O
t€MDS
Pour nos échantillons, nous avons utilisé une pression équivalente à 14 tonnes, saris APV,
ct nous avons réussit ä avoir des pastilles très compactes et sans défauts. Les pastilles obtenues oni.
en moyenne, un diamètre de 12 mm et une épaisseur moyenne de 1.5 mm.
La température finale de cristallisation de 700 °C a źté déterminée à partir des analyses
ATo -ATG, lR ct DRX. Un palier de lh a été ajouté à 400 °C pour permettre la combustion de la
tøaiière organique (perte de masse cruciale enregistrée à 200 eC - 400 °C sur la courbe ATG). La
vitesso de chauffe est de 5º C/miv, et la durée, 2 h, du demier palier (prises initialement) oni été
conscrveCS.
- 64 -
Scanné avec CamScanr
ri›s,i‹r› ii! : s xi iii’si i’1 ‹ x« ‹ i ' ^* ‹ * i ' ’' " '‘- ' ^ ' ›:s '. v
.Les. mrsurc.x .ITD,-A1”C, dc no.s ¿cÎiai›iilInns nm ê‹ë effectuées sur un appareil «uuplü
fh odèlc Selaram TC¡DAS2 J. l_ 'Cludc a é;é réalisée sou:s ntmosphù re normale. daiis l•i gamme de
*<PJtaturé ?-5-6flG *C. avec une x'itcssc .dc chauffe dc 10 °Ü /mn.
La figure 111.3 présume le:s ioarbes A’I”D-ATG dc l'échantillon dc b*se PF l T c•i PL2:1 F l T.
Le.s deux tr.acés prëscnicnt le mcmc lypc d'évö lution thermique. Cela est dû à la présence dès
mémcs précurs.eurs d'acctale de pÏomb et d'alcoxydes dans .les ‹leux préparations.. Troisl intervalles
sont mis en’ c ’idence dans la courbe ATD (Fig. 111.3) qui peuvent ctre bricvcmcnt décrits comme
*nit: lc pmmier sittië:entrc 60 °C et 200 °C, marqué par deux pics endothermiqucs. dont le premier
centré autour de 90 eC. est caractéristique de l’évaporation de .l'eau, ct. dont le deuxième situc
,autour dr 1 75 °C pour PFIT el .auteur de )71 OC pour PL21 F lT, indique la Ô û giadation .des
composés organiques [6). ,La perte de masse relative à ,cet inien'allc est relativement faible (Fi¡;.
lll.à). Le deuxiù osc intervalle situc entre 200 et 430 O C, de forte perte de masse, caractérisé pur le
pic endothérrtiiqiie sur Ïa coïirbe ATD, centre autour de 29,0 °C pour PF1 T et auteur de 294.i °C
pour PL2lF1 T, représente la vaporisation de la majqritd ,de la matière organique (accîntgs ) (ô ]. Le
d‹iriuer domiñ ne situé aufieÎà île. 450 eC, de tïès faible perte massique, est surtout caractérise, sur
la courbe ATD, par un domaine exothcrmique assez large distingue. par le petit pic exothermique
¡ocalisé à 594 °C pour PFl T et à 500.8 °C! pour PU lF lT. Ce pic semble marquer la .temp‹iratü re
de dfbui de crisiallisation dt l'échaniilÏon et formation de la sructure peiovskite (7.8]. Les
tempéra tures 620 'C pour le PF1 T et 594 °"C pour le PL2l FIT marquent,1a .fin de perte Ô e masse.
ci aussi la cristallisation. Les pencs de masse totale, pour PF12" et pour le PU 1 F1 T, sont de mcme
ordre. A. pariir de ces résultats, on peut conclure que le dopage en lanthane favorise la diminuiion
de Ja wmpJraltlrfl de CltlCination, ainsi que la. température d’e cristalllsation ce qui es“t en „bon accord
ar•* la ii•zrature [9-12].
- 65 - L: H. OMARI
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PL2tË I T
0 0o 4'À 0 '
Tempèreture m W Temç4rature m W
Le spectroscopie Infrarouge permet d'attribuer les bandes d'absorption aux liaisons formées
entre les atomes, et d’en déduire l'environnement des groupements d'origine. L'évolution de ces
bandes, en fonction de la température, permet de se renseigner sur le départ ou la formation des
espèces chimiques au cours du processus réactionnel du produit étudié.
Les spectres ÏR, des poudres PLFT calcinées à différentes températures, ont été
enrcgiswés à l’aide d'un appareil de type JSM5500 assisté par ordinateur de résolution 4 cm" et de
pas 0.964233 cm”', dans un intervalle de longueur d'onde 400-4000 cm”'. Nous avons adopté la tg
¢bnique de pasiille KBr (comme dispersant) avec un pourcentage de 3%.
J_,q ppeclre Ht de la poudre crue l'F1 T (Fig. 111.4) présente une série de bandes
d’ abs»n›iion. La premiere esl marquée par une bande large de vibrations entre 3000 et 3500 cm”'
g q¢tJnstiquc de la vibration des groupements O-Il, C-H, [ 13]. La seconde, comportant deux
band•s d’absorption situées respectivement à 1400 et 1570 cm” , peut étre due aux vibrations
py{j@{3•jQo«s •i asymétriques des groupements acétaies [ 14,15]. La troisièmc prdsenie une série de
b«ndcs d’absorption peu prononcées, située entre ë00 et 1200 cm”', car•ciéristique des
y Up///tgf Ït ; alcoxydcs ”Si-0-ft [ 16].
- 66 - L. H. OMARJ
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hapiire III : 5NW’Fl4E5E ET CARAC TERISATI ON STRUCTURALE OMS POUDRES PLFT
L• s etre dc 1» poudrt PF1 T, calcinëe è 400°C (Fig. III.5) montre une dispariiion
P* qu• iotal* dc.s hsndcs d’absorption dts tomposts organiques. sauf des traces associées aux
uP*oot ls aceiates. Les bandes situées en dessous dc 7(l0 cm" se sont trsnsformtes à 600eC en
u>< •*Cttl8 bande Spectrale ccntnie à 620 cm", ccllc bnndc indique la vibration métal-oxygène des
**>bdms TiOi J17], aspcci caracitristique dc la phase cristnlline des PLFT. Ce qui est en bon
0COfd fl¥'CC lCs résultats ATD-ATG, ct indique l’nmorccment dc la cristallisation autour de
620 °C.
Le spectre IR, de la poudre PFl T calcintc à 700 °C, est similaire à son homologue à
e
soo c. »i indique en plus la disparition complète de toute trace des composés organiques.
290 0
1000
Waven um ber (c m"
)
Ligue. IM!$ i Spectres IR des poad•e PFLT à diverses températures de calcinalion
- 67 - L. H. OMARJ
Scanné avec
Scanné avec
1, ¡j ¡„g ¡]¡ (, n o¡ ¡rc jg spcc¡rc {Jt ‹les poii‹lrcs i'I.181'.3’i calcinCes u Shh “C ct fîf?9 °C .
'!’(’ " dar on ohscn'c la cjisparitinn yrcsqtic tnlalc dcs •inP•1C5 f*g*nf1
P L18F 3T
6.0.0 •C
500’C
W a ve ri u m her
Figure- M. 6 .- Spectres IR de la poudre PLI8F3T calcinée à 500 ‘C et 600 °C
Les résultats que nous avons mentionnés dans ce travail sont en bon accord ai ec les
énides antérieurs [9-12) qui ont rapporté que la température de crisiallisation d•s poudres (PT,
PLT, PLZT...) dans la structure perovskite se situé entre 350 °C et 700 OC, et par suite l’exieence
de choisir la température de calcination entre 600 °C et 700 °C.
Le diffractomè tre utilisé pour ces mesures esi le XPERT-PRO piloté par ordinateur et
mi1isant une anticathodC t:lt CUÎVrC k-tt (î. = 1.54059b0 ). Un balayage a été adopté avec un pas
La R gwu JIJ.7 présente Jes spectres des rayons X des poudres PF1 T, calcinées ù
diverses y mpératu res Choisies en se basant sur lei esultats de l’ATD-ATG. Ces diffrnctogmmmes
sont
- 68 - L.H.OMAR
Scanné avec
Chapitre Ul : ShUTlJfiSL Ei CARA CTERISATION STRUCTURALE DES POUDRES PLFT
PF1T
700 °C
500 °C
Figure IM.7 • Spectres RXdc to poudre PFl T caleinée à diverses iem.pératures pendant Ah
La figure III.8 présente les spectres des rayons X des poudres PL18F3T calcinées
à
diverses t•opC il t eS. L e spectre de la poudre calcinée à 500 °C présente les pics carnc terisiiqtles
dg }g p}joSe perovskite pseudo-cubique. La même remarque pour le Spectre de la poudre
calcinée ä
au0 °C av•• i»ie amélioration de la •ristallinité de la phase. Le spectre de la poudre ca1cin‹ie à
700 °C mona• aussi que la phase est bien cristallisé• dans la Stftl0ture perovskite pseudo-cubique
'’ " “ “" '• ' ' ' ' Ompatibles avec l’analyse therDiique par
vo et ATG déjà mentionnée au paragraphe III.B.1.
- 69 - L.H.OMAIfl
Scanné avec
PL18F3T
*’*“ 700 °C
600 °C
40
Angle 20
r-igurc III.8 : Spectres RX de la poudre PLl8Fl T calcinée à 5CO °C. 600 C ef ?00°C ï?h
P
L'ajout d’un dopant agit sur la structure du PbTiO , et la transition de phase chan=qe au
cours de cene transformation. Nous avons alors entrepris des mesures sur des poudres dopees, en
faisan 'arier la concentration du dopant pour visualiser la transition polyœorphique en fonction du
dopage.
Les spectres ont été enregistrés avec un spectromètre Raman ä transformée de Fourier
JLAM 11, équipé d’une source laser Nd Yag de longueur d’onde Z = 1064 nm, et de résolution 4cm‘
Les figures 111.9, 111.10 et 111.11 présentent les spectres Rman, enregisnes a temp‹iramre
ambiante, sur les poudres de PbTiO3, dopées avec différentes concentrations de Fer et / ou de
}anthane notées PLyFxT, synthétisées par la méthode sol - gel et calcinées à 700 °C.
La figure III.7 montre que plus la concentration en fer augmente dans la phase
le PbTiO;
p¡g la transitio n quadratfque - pseudocubique devienne visible. De meme, les
figures 111.10 et
III.1 l, a taux de fer fixe (l% ou 3%), Oh remarque que plus la concentmtion en lanthane
augmente,
plus la phase quadratique iransite vers la phase pseudo-cubiqu .
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