Introduction à la Physique Nucléaire
Introduction à la Physique Nucléaire
Il arrive que l’on n’indique pas le numéro atomique Z puisque le symbole chimique permet de le
déterminer. Ainsi on peut écrire : 40Ca.
On désigne par nucléide, un ensemble de noyau ayant le même nombre de masse A et le même nombre
de charge Z. Exemple, le 11𝐻 est un nucléide, le 21𝐻 est un nucléide différent du précèdent le 168𝑂 est
un autre nucléide.
Lorsque A change, on passe à un autre nucléide, même s’il s’agit du même élément chimique. C’est pour
cette raison qu’il y a que 92 éléments chimiques naturels, mais plus de 330 nucléides naturels.
Certains nucléides sont dits stables. C’est-à-dire qu’ils ne se désintègrent pas au cours du temps. D’autres
sont dits instables ou radioactifs. C’est-à-dire qu’ils ne se désintègrent au cours du temps. On les appelle
les radionucléides.
Nucléides transuraniens : Des nucléides dont les numéros atomiques sont supérieurs à celui de
l'uranium, c'est-à-dire supérieurs à 92 sont appelés des Nucléides transuraniens. Ce sont tous des
radionucléides, produits artificiellement, au sein de réacteurs nucléaires pour les plus légers, et par des
accélérateurs de particules de certains laboratoires de recherche pour les plus lourds ou aussi par certaines
étoiles.
1
Les nucléides primordiaux, ou isotopes primordiaux, sont des nucléides présents sur la Terre depuis sa
formation. 288 de ces nucléides sont connus. Parmi eux, 254 sont des nucléides stables, les 34 autres sont
radioactifs avec une demi-vie suffisamment longue pour avoir survécu depuis la formation de la Terre, il
y a 4,543 milliards d'années.
Les nucléides radiogéniques (ou isotopes radiogéniques) sont des nucléides formés à partir d'un isotope
radioactif. Certains isotopes dans la nature sont entièrement radiogéniques, notamment les isotopes
radioactifs de demi-vies trop courtes pour pouvoir exister comme isotopes primordiaux . Ils sont alors
présents seulement comme produits radiogéniques, soit de désintégrations radioactives qui continuent,
soit de processus cosmogéniques (induits par les rayons cosmiques) qui les ont formés récemment.
𝜌0 𝑟−𝑅 𝜌0 𝜌0
𝑙𝑛 [ − 1] = ⇒ 𝑎 ∙ 𝑙𝑛 [ − 1] = 𝑟 − 𝑅 ⇒ 𝑎 ∙ 𝑙𝑛 [ − 1] + 𝑅 = 𝑟
𝜌(𝑟) 𝑎 𝜌(𝑟) 𝜌(𝑟)
𝜌(𝑟)
On peut ensuite calculer le rayons 𝑟1 pour lequel = 90% = 0,5 et le rayon 𝑟2 pour
𝜌 0
𝜌(𝑟)
Lequel = 10% = 0,1.
𝜌0
1 1
𝑟1 = 𝑎 ∙ 𝑙𝑛 [ − 1] + 𝑅 = 𝑎 ∙ 𝑙𝑛 ( ) + 𝑅 = −𝑎 ∙ 𝑙𝑛(9) + 𝑅
0,9 9
1
𝑟2 = 𝑎 ∙ 𝑙𝑛 [ − 1] + 𝑅 = 𝑎 ∙ 𝑙𝑛(9) + 𝑅
0,1
La différence entre ces deux rayons n'est autre que l'épaisseur de la peau e.
5
1.9 POTENTIEL NUCLÉAIRE
La force nucléaire a des points communs assez forts avec la gravité, le magnétisme et l’électricité.
Notamment, ces forces proviennent chacune d’une source : objet massif pour la gravité, charge électrique
pour l’électricité, aimant pour le magnétisme, et nucléon pour la force nucléaire.
Pour la force nucléaire, chaque nucléon influence les nucléons environnants en leur fournissant
une énergie potentielle nucléaire, qui dépend entre autres de la distance avec la source. La force
nucléaire vient du fait que les nucléons tentent de minimiser leur énergie potentielle et se déplacent vers
l’endroit où elle est la plus faible, c’est à dire proche du nucléon à l’origine du potentiel.
Cette énergie potentielle est impossible à calculer à l’heure actuelle (année 2021), même si
diverses théories en donnent une approximation convenable. Historiquement, le premier modèle du
potentiel nucléaire créé par un nucléon a été inventé par Yukawa en 1935. Selon sa théorie, le nucléon
source émet des particules qui servent
d’intermédiaires pour la force nucléaire. Quand La physique des particules dit que lorsqu’il y a
un nucléon environnant absorbe ces particules interaction entre deux particules, A et B, elles
intermédiaires, il est attiré ou repoussé du nucléon s’échangent une troisième particule C appelée
source. En élaborant cette idée dans le cadre de la particule intermédiaire.
physique quantique, Yukawa trouva la formule Analogie: deux personnes, chacune dans sa barque,
suivante pour le potentiel. se lancent une balle, qui transmet une force répulsive
𝑔2 𝑒 −𝑚𝑟
𝑉= −
4𝜋 𝑟
où :
g est une constante ;
m est la masse de la particule intermédiaire ;
r est la distance entre les deux nucléons.
Isotopes : Deux noyaux sont des isotopes s’ils ont le même numéro atomique Z. Il s’agit donc du
même élément chimique mais le noyau contient un nombre différent de neutrons. Comme ils ont le même
nombre d’électrons (Z), ils ont les mêmes propriétés chimiques.
L’hydrogène possède ainsi trois isotopes naturels :
• l’hydrogène « ordinaire » ( 11𝐻 ), dont le noyau contient un seul proton : il constitue 99,9 % de
l’hydrogène naturel ;
• le deutérium ( 21𝐻 ) dont le noyau est constitué d’un proton et d’un neutron. Il représente 0,015 % de
l’hydrogène naturel ;
• le tritium ( 31𝐻 ) dont le noyau est composé d’un proton et de deux neutrons. Il est radioactif de période
12,4 ans. Il est formé à l’état de traces en haute atmosphère lors du bombardement de l’azote de l’air par
des neutrons issus du rayonnement cosmique ( 10𝑛 + 147𝑁 → 126𝐶 + 31𝐻 ).
Isobares : Deux noyaux sont isobares s’ils ont le même nombre de masse A. Le noyau possède
le même nombre de nucléons mais le nombre de protons peut être différent. Il s’agit d’éléments
chimiques distincts ayant donc des propriétés chimiques différentes. Le 146𝐶 et 147𝑁sont par exemple des
isobares de même que le 24 24
11𝑁𝑎 et 12𝑀𝑔. Deux isobares présentent des rayons nucléaires très proches car
le volume d’un noyau est déterminé principalement par le nombre de nucléons.
Isotones : Des isotones sont des noyaux ayant le même nombre de
neutrons. Le 136C et le 147N sont des isotones et ils possèdent sept neutrons. Les
isotones ayant un nombre de protons, et donc d’électrons différent, ont des
propriétés chimiques différentes.
Isomères nucléaires : On appelle isomères nucléaires, des noyaux d’un même élément qui se
maintiennent anormalement longtemps dans un état d'excitation. Normalement, les états excités
retournent à l'état fondamental au bout d'une fraction de seconde, en émettant des photons γ très
énergétiques, correspondant à l'énergie d'excitation. Il arrive exceptionnellement que la transition entre
l'état excité et l'état fondamental, soit inhibée (bloquée) et très ralentie. Tel est le cas du technétium 99 m
qui subsiste plusieurs heures avant de retourner à l'état normal du technétium.
6
On note les isomères nucléaires en adjoignant la lettre « m » pour « métastable » à l'isotope
considéré. « m » exprime un état excité de longue durée. C’est-à-dire un état dans lequel les nucléons
99
dans le noyau ne sont pas dans l’état d’énergie la plus basse. Ainsi le 43 𝑇𝑐 est le technétium à l’état
99 𝑚 99 99 𝑚
fondamental et le 43𝑇𝑐 est le technétium à l’état excité, 43𝑇𝑐 et 43𝑇𝑐 sont des isomères nucléaires.
Un isomère nucléaire est caractérisé par :
- Sa période de décroissance (temps au bout duquel la moitié de la population de ces isomères a
disparu),
- Son énergie d’excitation et
- Les nombres quantiques, spin et parité, relatifs à cet état spécifique.
On distingue communément 3 familles d’isomères nucléaires : les isomères de forme, de spin et les
isomères K.
Les Isomères de forme : Ce sont des états excités du noyau qui ont une déformation très
différente de celle de l'état fondamental. Il existe également une isomérie de forme, dite « de fission »,
définie par une conformation particulière des gros noyaux atomiques s'écartant sensiblement d'une
géométrie sphérique : ils adoptent une forme sphéroïde oblate ou prolate selon les cas, avec des rapports
entre diamètre et axe de symétrie pouvant dépasser 1:2.
À la différence des isomères excités, les isomères de fission peuvent se résorber autrement qu'à
travers un rayonnement γ. En effet, la déformation excessive du noyau peut en effet aboutir à sa fission.
242f
On note ces isomères de fission avec la lettre « f » plutôt que « m », comme l'isomère Am,
distinct de l'isomère 242mAm.
Noyaux miroirs : On appelle noyaux miroirs des noyaux isobariques (même A) et pour lesquels
le nombre de protons de l'un est égal au nombre de neutrons de l'autre et vis-versa: 40
21𝑆𝑐
19
et 40
19𝐾
21
L’appellation Noyaux miroirs provient du fait que ces noyaux sont placés symétriquement par
rapport à la droite N=Z dans la représentation du nombre de neutrons N en fonction du nombre de protons
Z pour les différents noyaux.
Noyaux exotiques : Un noyau exotique est un noyau atomique susceptible d'exister dans le
cosmos, mais qui n'existe pas sur la planète, et qui est donc créé artificiellement dans des accélérateurs de
particules.
7
l’uranium 238. Dans la pratique, on injecte dans une centrifugeuse tournant à grande vitesse
l’hexafluorure d’uranium (UF6). En raison de leur différence de masse, les molécules de 238UF6 se
retrouvent projetées contre les parois tandis que les molécules de 235UF6, plus légères, migrent vers le
cœur du rotor.
L’uranium est dit « appauvri » lorsque sa composition en isotopes légers (uranium 235 et 234) a
été réduite à moins de 0,4%.
Dans les usines d’enrichissement de l’uranium, on travaille plutôt en masse puisque c’est la
quantité physique la plus facile à mesurer. Comme les masses des isotopes sont différentes, les
pourcentages vont très légèrement changer et devenir, par exemple, 0,716 % pour l’235U.
La variation est plus importante avec des isotopes légers, comme l’hydrogène et le deutérium.
L’hydrogène naturel contient 99,985 % d’ 11𝐻 et 0,015 % d’ 21𝐻 . Si l’on raisonne en masse, ces
pourcentages deviennent respectivement 99,97 % et 0,03 %.
On appelle Rapport isotopique (R), le rapport des nombres d'atomes de deux isotopes dans un même
échantillon. On restreint souvent le terme de rapport isotopique au cas de deux isotopes d'un même
élément chimique, mais il peut être employé pour celui de deux isotopes d'éléments différents. On note
conventionnellement un rapport isotopique par le rapport des symboles des deux isotopes, mis entre
𝟖𝟕
𝐒𝐫
parenthèses. Ainsi (𝐑 = 𝟖𝟔𝐒𝐫 ) représente le rapport isotopique du strontium 87 et du strontium 86 c'est-à-
𝟖𝟕
𝐍( 𝐒𝐫)
dire R = .
𝐍( 𝟖𝟔𝐒𝐫)
Les rapports isotopiques servent à la datation d'événements géologiques et trouvent aussi d'autres
applications dans des domaines variés : glaciologie archéologie et paléontologie, etc.
Remarque : Un assez grand nombre de rapports isotopiques ne varient que d'une très faible fraction.
Plutôt que de manipuler des nombres ne différant que par la 3e, 4e voire 5e décimale, il est alors commode
de manipuler les variations relatives du rapport isotopique R, par rapport à un rapport isotopique standard
R0 défini par :
𝐑 é𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐥𝐥𝐨𝐧
𝛅= −𝟏
𝐑 𝐬𝐭𝐚𝐧𝐝𝐚𝐫𝐝
Le standard classiquement utilisé est l'eau océanique, définie à Vienne en 1968 (notée SMOW, pour
Standard Mean Ocean Water)
Les valeurs de δ sont, sans dimension, et sont généralement de l'ordre de quelques millièmes ou dix-
millièmes, et donc exprimées en ‰ ou %.
L'écart de masse entre les isotopes leur confère des comportements légèrement différents lors de
certains processus physique ou chimique, (volume molaire des atomes, vitesse de réaction, constante
d'équilibre...). A ces différences de propriétés correspondent des comportements et des lois de répartition
8
des isotopes différentes au cours des réactions chimiques. Exemple, on observe une différence de vitesse
au cours de réactions chimiques ou de phénomènes de transport. L'isotope lourd a généralement tendance
à réagir plus lentement que l'isotope léger.
Les tables donnent le défaut de masse. On peut, à partir de celui-ci, calculer lamasse du noyau 𝐴
𝑍𝑋 en
utilisant l’équation :
ΔM(A,Z) = [Zmp+ (A - Z)mn] − M(A,Z) M(A,Z) = [Zmp+ (A - Z)mn]- ΔM(A,Z).
9
L’énergie de liaison est le ciment qui maintient les nucléons dans un noyau. Le défaut de masse est
proportionnel à l’énergie de liaison du noyau El.
Si l’énergie de liaison d’un noyau est insuffisante, il peut se désintégré. Ce sont les phénomènes de
radioactivité, que nous verrons plus loin.
Explication : si on prend deux noyaux avec des énergies de liaison identiques mais des
nombres de masse A différents, chacun d'eux va alors répartir cette énergie de liaison à
l'ensemble de ses nucléons mais le noyau qui aura le plus grand nombre de nucléons aura
une énergie de liaison par nucléon plus faible et sera moins stable que le noyau qui aura
moins de nucléon.
La stabilité d'un noyau est donc proportionnelle à l'énergie de liaison totale El(A,Z) et inversement
proportionnelle au nombre de nucléon A, on dit qu'elle augmente avec El(A,Z)/A , (El(A,Z)/A est appelé
énergie de liaison moyenne par nucléon).
𝐸𝑙 𝐸𝑙(𝐴,𝑍) ∆𝑀(𝐴,𝑍)𝑐 2
L’énergie de liaison par nucléon, El/A, d’un noyau 𝐴
𝑍 𝑋 est donnée par : = =
𝐴 𝐴 𝐴
Cette énergie de liaison est négative.
Plus El/A est élevé (correspond aux noyaux en haut de la courbe), plus le noyau est
stable. La stabilité maximale étant atteinte par l'atome de Nikel 62 (62Ni)2.
2 62
Ni est le nucléide le plus stable de tous les éléments existants. Il a la plus grande énergie de liaison par nucléon
(8,7948 MeV contre 8,7906 MeV pour le 56Fe).
10
liés que la « normale », c’est par exemple le cas de l'hélium et certains noyaux ayant à
la fois un nombre pair de protons et un nombre pair de neutrons comme le carbone 12
ou l'oxygène 16.
La deuxième concerne les noyaux avec un A > 20, on remarque qu'une bosse apparaît dans
une région voisine du fer3, plus précisément El/A = 8,795 Mev correspondant au Nikel 62, qui est le plus
stable et le plus fortement lié de tous les nucléides, et la courbe se stabilise (voir décroit
légèrement pour les noyaux les plus lourds) avec un El/A constant sensiblement égale à 8
MeV.
Ce comportement remarquable est une conséquence du caractère à courte portée des forces
d’interaction nucléaire4. Un nucléon n’interagit qu’avec ses proches voisins et pas avec tous les
constituants du noyau. (Remarquer la différence avec la force électrostatique qui fait interagir une
particule chargée avec toutes les autres en même temps). Il y a là un phénomène de saturation. C’est-à-
dire qu’après s'être lié à quelques nucléons voisins, sa possibilité de liaison est épuisée. On a donc une
saturation des forces d’interaction et de l’énergie de liaison. Chaque nucléon contribue la même
quantité à l’énergie de liaison, sauf ceux qui sont en surface qui ont moins de voisins et qui donc
contribuent moins.
El/A est presque constante. El/A≃8 → El≃ 8A .
El est proportionnelle au nombre de nucléons du noyau. De la même façon, que l’énergie qui maintient
lié un volume de liquide est proportionnelle au nombre de molécules qu’il contient.
3
The iron limit: The buildup of heavier elements in the nuclear fusion processes in stars is limited to elements below iron,
since the fusion of iron would subtract energy rather than provide it. Iron-56 is abundant in stellar processes, and with a
binding energy per nucleon of 8.8 MeV, it is the third most tightly bound of the nuclides. Its average binding energy per
nucleon is exceeded only by 58Fe and 62Ni, the nickel isotope being the most tightly bound of the nuclides.
4
Le fait que El/A est indépendante de A suggère encore que les nucléons sont liés par des forces de coute portée. Dans le cas
d’une force de longue portée comme la gravité, la taille du corps composé est cruciale ; Ainsi il est beaucoup plus difficile
d’arracher une pierre de 10 Kg à l’attraction de la terre qu’à celle de la lune. Ce n’est pas le cas si la force est à courte portée
comme dans le cas de la force intermoléculaire constituant la force de cohésion de l’eau : Il faut la même quantité d’énergie
pour évaporer 10 Kg d’eau d’une petite piscine que d’un océan.
11
Énergie de volume : C’est le principal terme. Il résulte des forces d’interaction nucléaire
(attractives) entre les nucléons. L'énergie de volume rend compte du fait que chaque nucléon d'un noyau
est entouré par d'autres nucléons. Chaque nucléon va donner une certaine énergie potentielle nucléaire
aux autres nucléons du noyau. L'énergie potentielle nucléaire du noyau est donc la somme de l'énergie
potentielle nucléaire de chaque nucléon. Pour rappel, la force nucléaire forte a une portée limitée : chaque
nucléon interagit avec ses voisins immédiats, mais pas avec les autres nucléons du noyau. On dit qu’elle
sature. Ainsi, chaque nucléon n'interagit qu'avec un nombre constant de nucléons voisins. Autrement dit,
l'énergie potentielle est égale au nombre de nucléon, multiplié par une constante qui rend compte du
nombre de voisins et de la force nucléaire entre deux nucléons.
Ainsi, on pose que cette énergie de volume 𝐸𝑣 est proportionnelle à A : 𝐸𝑣 = 𝑎𝑣 𝐴 .
avec 𝐸𝑣 l'énergie de volume et 𝑎𝑣 la constante qui rend compte du nombre de voisins et de la force
nucléaire entre deux nucléons.
Énergie de surface : Les nucléons proches de la surface externe du noyau sont moins liés via
l'interaction forte que les nucléons situés en profondeur puisqu'ils ont moins de voisins directs. Il faut
donc se départir de l'idée que chaque constituant possède la même énergie de liaison en volume et
soustraire de l'énergie de volume une "énergie de liaison superficielle" proportionnelle à la surface du
2
noyau qui est: S = 4π𝑅 2 = 4π(𝑅0 𝐴1/3 ) = 4π𝑅02 𝐴2/3
2
Nous avons alors pour l'énergie superficielle:𝐸𝑠 = − 𝑎𝑠 𝐴3 où 𝑎𝑠 est une constante déterminée
expérimentalement.
Énergie coulombienne (Répulsion électrostatique) : Les protons étant tous chargés positivement,
ils se repoussent mutuellement. Cela participe à diminuer l’énergie de volume par un terme de répulsion
électrostatique Ec. Cette énergie peut être calculée de la manière suivante :
𝑍𝑒
Posons 𝜌=4 la densité volumique de charge, on a q = ρ4πr2dr. De plus, la charge dans
𝜋𝑅03
3
Pour obtenir EC, calculons le travail
élémentaire dW nécessaire pour créer la couche
d'électricité sphérique de rayon r et d'épaisseur dr.
Il faut amener, depuis l’infini et jusqu’à r, la
charge correspondante (4πr2dr)ρ, qui se trouve dans
le potentiel coulombien créé par la charge interne
(4/3πr3ρ) que l’on peut considérer comme ponctuelle
et située au centre de la sphère de rayon r .
Le travail élémentaire dW nécessaire pour déplacer une couche sphérique chargée, d'épaisseur
dr de l'infini à une distance r du centre vaut : 𝑑𝑊 = 𝑞(𝑉 (∞) − 𝑉 (𝑟)) où q est la charge de la couche,
et V(r) est le potentiel électrique à la distance r du centre.
Le théorème de Gauss donne :
4 1 𝜌𝑟 2
𝑉 (𝑟) = 𝜌 𝜋𝑟 3 = et (∞) = 0 .
3 4𝜋𝜀0 𝑟 3𝜀0
4
𝜌 𝜋𝑟3 1 4𝜋𝜌2 4
3
𝑑𝑊 = (ρ4π𝑟 2
𝑑𝑟) ⋅ (− ⋅ )=− 𝑟 𝑑𝑟
4𝜋𝜀0 𝑟 3𝜀0
En intégrant ce travail le long d'un rayon de 0 à R0,
𝑅0
4𝜋𝜌2 4 4𝜋𝜌2 5 3𝑍 2 𝑒 2
𝐸𝑐 = ∫ − 𝑟 𝑑𝑟 = − 𝑅 =−
0 3𝜀0 15𝜀0 0 20𝜋𝜀0 𝑅0
12
3𝑍 2 𝑒 2 𝑍2 3𝑒 2
Or R 0 = r0 A1/3 𝐸𝑐 = − = −𝑎𝑐 1 avec 𝑎𝑐 =
20𝜋𝜀0 𝑟0 𝐴 1/3 20𝜋𝜀0 𝑟0
𝐴3
−4
𝑍2 𝐸𝑐
Finalement on obtient : 𝐸𝑐 = −𝑎𝑐
1 = −𝑎𝑐 𝑍 𝐴 2 3
𝐴
𝐴3
𝑎𝑐 est le seul coefficient du modèle qui soit calculable directement (≈ 0,72 MeV)
Le terme d’appariement accroît l’énergie de liaison pour les noyaux ”pair-pairs”(Z pair et N pair),
ce qui en favorise la formation le cas échéant. Ce même terme défavorise les atomes impair-impair. Ainsi
s’explique les abondances des divers types de noyaux : ~ 200 atomes dont le noyau est pair-pair, ~ 135
atomes dont le noyau est pair-impair ou impair-pair et 4 atomes dont le noyau est impair-impair.
2 𝑍2
(𝑁 − 𝑍)2
𝐸𝑙 ( 𝐴𝑍𝑋) = 𝑎𝑣 𝐴 − 𝑎𝑠 𝐴 − 𝑎𝑐 1 − 𝑎𝑎
3 + 𝜀𝑎𝑝 𝐴−1/2
𝐴3 𝐴
où 𝐸𝑙 est l'énergie de liaison du noyau considéré, A est son nombre de masse, Z son nombre de protons.
ε= 0 pour les noyaux ayant A impair
ε = +1 pour les noyaux ayant A pair (N pair, Z pair)
ε = -1 pour les noyaux ayant A pair (N impair, Z impair)
2
− 𝑎𝑠 𝐴3 ∶ Terme de l′ énergie de surface
𝑍2
−𝑎𝑐 1 ∶ Terme de l′énergie coulombienne
𝐴3
13
(𝑁 − 𝑍)2
− 𝑎𝑎 ∶ Terme d′asymétrie
𝐴
Le modèle de la goutte liquide fut historiquement très important : il a permis de reproduire les
masses atomiques avec une assez bonne précision (90 à 95% de la masse correspond à une goutte liquide,
le reste provenant d'effets purement quantiques) et a permis de stimuler les premiers travaux théoriques
sur la fission par Fermi, Bohr, etc., à la fin des années 1930.
Ce modèle simple permet également d'expliquer pourquoi les noyaux ne peuvent être trop
déformés.
La formule de Weizsäcker permet d'expliquer avec une bonne approximation la courbe d'Aston.
Notons que comme γ est positif, l’extremum est bien un minimum (dérivée seconde positive).
Cette conclusion est en accord avec l’expérience comme le prouve la ligne de stabilité (Z N).
2
On considère aussi souvent ac = 0,71 Mev ac A3 = 1,1 Mev si A ≥ 2
Si nous prenons comme A un nombre impair donné, on trace la courbe de M(A,Z)c2 en fonction de Z,
on obtient une parabole. Prenons l’exemple de A=65 (nombre impair) on obtient la
parabole de la figure 2 (a). Zmin obtenu n’est pas entier mais proche de 29
Seul le 65
29Cu est stable et les autres éléments sont des émetteurs β, :
émetteur β (branche de gauche) (on passe de Z à Z + 1) Z → Z + 1
-
15
Figure 2 (a) Figure 2 (b)
Remarque : Alors que les isobares impairs n’ont qu’un élément stable, les pairs-pairs
peuvent en avoir plusieurs. Dans le cas de la Figure 2 (b), deux éléments de la parabole du
bas sont stables : Ru et Pd. Il est à noter que le Rh se désintégrera préférentiellement
vers la particule la plus légère.
16
à l’intérieur du
noyau.
3) le nombre quantique magnétique m, projection de l selon une direction privilégiée,
et qui peut
prendre les valeurs entières -l, -l +1, ..., 0, ... l-1, l.
4) le spin s, égal à 1/2. (⟹ 2 projections possibles +1/2 ↑ ou -1/2 ↓).
N.B. Le moment cinétique total de chaque nucléon est caractérisé par le nombre
quantique j, tel que: | l - s | ≤ j ≤ (l + s) B | l - ½ | ≤ j ≤ ( l + ½) Il peut donc
prendre les valeurs 1/2, 3/2, 5/2 .... (Combinaison de 2 moments cinétiques).
Suivant le principe d’exclusion de Pauli, les couches de protons et de
neutrons sont indépendantes.
La fission est un processus spontané ou provoqué permettant d'augmenter la stabilité des noyaux
concernés. Il en résulte une grande libération d'énergie qui est entre autres utilisée comme moteur
principal des centrales nucléaires.
La fusion, quant à elle n'est pas spontanée et doit obligatoirement être provoquée, elle libère
cependant beaucoup plus d'énergie que la fission. Les conditions pour que deux noyaux fusionnent sont
extrêmement difficiles à atteindre, par exemple une très grande température (environ 108 °C). La fusion
peut s'observer lors du fonctionnement de la bombe H. La tête nucléaire est composée de deux parties, la
première va servir à réaliser une fission nucléaire qui va alors libérer suffisamment d'énergie et de chaleur
pour amorcer la deuxième partie , qui contient des combustibles de fusion nucléaire (noyaux
d'hydrogènes entre autres). L'explosion finale qui en résulte est due à la fusion des noyaux d'hydrogènes
(d'où le nom de bombe H), amorcée par une fission nucléaire.
18
ε (1)
Le rapport des énergies de liaison est 𝑙 ≃ 6x10−6 .
E𝑙(2,1)
L’énergie de liaison des électrons est donc négligeable comparée à celle des nucléons.
La masse des électrons ne représente que 0,027 % de la masse du noyau.
À l’autre bout de la classification périodique, prenons le cas de l’atome d’ 238
92𝑈.
L’énergie de liaison des électrons vaut 0,5 MeV alors que celle du noyau vaut 1801 MeV.
ε𝑙(92)
Le rapport entre les deux vaut : ≃ 2,8x10−4
E𝑙(238,92)
Ce résultat important apparaît tout à fait logique : l'énergie qu'il faut fournir au noyau pour lui enlever un
nucléon est égale à la différence d'énergie de liaison entre le noyau de départ et le noyau produit.
L’énergie de séparation de neutron est, pour la majorité des noyaux, comprise entre 4 et 10 MeV
mais elle peut être plus élevée (15 MeV pour le 102 14
48𝐶𝑑 et même 23,2 MeV pour le 8𝑂 par exemple) ou
plus faible (2,22 MeV pour le 21𝐻 ).
Exemple : Énergies de séparation du dysprosium ( 𝟏𝟔𝟏 𝟔𝟔𝑫𝒚)
19
161
D’un autre côté c’est l’énergie libérée lorsqu’un noyau de 66𝐷𝑦 absorbe un neutron ou lorsqu’un
noyau de Terbium ( 160
55𝑇𝑏 ) absorbe un proton.
Il y a conservation du nombre de nucléons, donc Q peut s’exprimer à partir des énergies de liaison
1) - Q = 0 : c’est par exemple le cas si X3 + X4 = X1 + X2. On dit qu’on a une diffusion élastique
(Les particules n’ont subi aucun changement avant et après l’interaction)
2) - Q < 0 : la réaction est endoénergétique ; elle n’est possible que si l’on apporte de l’énergie sous forme
d’énergie cinétique. Dans le centre de masse, l’énergie minimum à mettre en jeu est égale
à /Q/. L’énergie correspondante dans le laboratoire s’appelle énergie de seuil de la réaction.
3) - Q > 0 : la réaction est exoénergétique. Deux exemples importants : la fission d’un noyau lourd en
deux noyaux plus légers et la fusion de deux noyaux légers.
Dans la fission de 235
92U, l’énergie moyenne par nucléon passe de El /A = 7,6 MeV à El /A = 8,5 MeV ; une
telle fission libère donc ≈ (8,5 – 7, 6) × 235 ≈ 210 MeV.
Quelques exemples de réaction de fusion de deux noyaux légers :
(a) 21H + 21H→ 32He + 10n avec Q = 3, 25 MeV
(b) 21H + 21H → 31H+ 11𝑝 avec Q = 4 MeV
(c) 21H + 31H → 42He + 10nd + t → 42He + n avec Q = 17, 6 MeV
La dernière réaction est particulièrement énergétique ; cela provient de la grande énergie de liaison
du noyau 42He (également appelé particule α), qui correspond à un noyau magique (Z=N=2).
L’ensemble des A nucléons qui constitue le noyau de l’atome 𝐴 𝑍𝑋 peut se trouver dans un état
excité, noté 𝑍𝑋 . L’état 𝑍𝑋 présente une énergie d’excitation E*par rapport à l’état fondamental 𝐴
𝐴 ∗ 𝐴 ∗
𝑍𝑋 .
99 𝑚
C’est le cas du technétium( 43𝑇𝑐 )que nous avons vu plus haut, et qui subsiste plusieurs heures dans
99
l’état excité avant de retourner à l'état fondamental 43𝑇𝑐 .
La seule énergie mise en jeu ici étant l’énergie
de masse, l’état excité a donc une masse plus
grande que l’état fondamental, défini comme
l’état de plus basse masse. On a donc :
M( 𝐴𝑍𝑋 ⋆ )c2= M( 𝐴𝑍𝑋)c2 + E*
Par ailleurs, la relation
A
El( 𝐴
𝑍𝑋 ) = [Zmp+ (A - Z)mn]c - M( ZX)c
2 2
Si l’énergie de liaison est plus faible dans l’état excité, sa désexcitation vers l’état fondamental va être
énergétiquement favorable. Elle se fait par émission d’un photon γ qui emporte l’excès d’énergie (cf. fig.
𝐴 ∗ 𝐴
ci-dessus).On a : 𝑍𝑋 ⇒ 𝑍𝑋 + γ
Il s’agit en fait d’une approximation consistant à négliger le recul du noyau fils. La valeur obtenue est
néanmoins très proche de la réalité (∼ 10−4 %).
En résumé, on peut donc comprendre l’état excité sous deux aspects :
• il est excité car sa masse est plus grande que celle de l’état fondamental.
• il peut se désexciter vers l’état fondamental car son énergie de liaison est moins grande que celle de ce
dernier.
2 8 20 28 50 82 126
Ces nombres sont appelés des « nombres magiques ».
On observe expérimentalement que des noyaux possédant soit un nombre de protons magique ou
un nombre de neutrons magique sont beaucoup plus stables que la moyenne.
Certains noyaux ont leur nombre de protons et leur nombre de neutrons qui sont tous deux des
nombres magiques. On les appelle noyaux doublement magiques. Le 40 20𝐶𝑎
20
et le 208
82𝑃𝑏
126
sont
doublement magiques donc particulièrement stables.
D’autres nombres conduisent à une stabilité un peu plus
grande par rapport à la moyenne mais moins importante que dans
le cas des nombres magiques. Il s’agit des nombres 14 et 40.
Pour cette raison ils sont parfois qualifiés de nombres semi-
magiques.
21
La carte des nucléides est un
graphique qui a en abscisse le numéro
atomique et en ordonnée le nombre de
neutrons, et qui détaille pour chaque
élément chimique naturel ou artificiel,
l'ensemble de ses isotopes connus
(stables et radioactifs). Environ 3000
nucléides connus sont ainsi répertoriés
sur ce diagramme, Chaque nucléide est
symbolisé par un carré repéré par son
nombre de protons Z (sur l’ordonné) et
son nombre de neutrons N (sur
l'abscisse). Les noyaux stables sont
représentés en noir et forment ce qu’il
convient d’appeler la vallée de stabilité.
La vallée de stabilité proprement dite se
termine au Plomb (Z=82), au-delà
duquel on ne trouve aucun nucléide
stable. Les noyaux radioactifs sont
affectés d'une trame reliée à leur mode
de désintégration dominant.
Les isotopes sont voisins
verticalement. Exemples d'isotopes :
Carbone-12, Carbone-13, Carbone-14.
Il n'y a pas d'élément possédant
des isotopes stables avec un numéro
atomique supérieur à Z=82 (Plomb).
Seuls deux éléments avec un numéro
atomique inférieur à 82 n'ont pas
d'isotope stable : le technétium (Z=43)
et le prométhium (Z=61).
Les isobares sont voisins en
diagonale d'en bas à droite vers en haut
à gauche. Exemples d'isobares :
Carbone-14, Azote-14, Oxygène-14.
Les isotones sont voisins horizontalement.
Exemple d'isotones : Carbone-14, Azote-15, Oxygène-16.
D’autres noyaux pourraient être considérés
comme stables car leur période est extrêmement longue.
C’est le cas du 204
82𝑃𝑏 dont la période est de 1,4 × 10
17
ans ou du 183 17
74W dont la périodeest de 1,4 × 10 ans.
22
Le plus lourd des isotopes stables est le plomb
208, qui a la particularité d'être « doublement
magique », avec un nombre magique à la fois de
protons et de neutrons.
La radioactivité 𝜷− suppose 10𝑛 → 11𝑝 + 𝑒 − + 𝜈̅ ,
La radioactivité 𝜷+ suppose 11𝑝 → 10𝑛 + 𝑒 + + 𝜈.
L'excès de neutrons est beaucoup plus fréquent
parmi les noyaux radioactifs naturels que l'excès
de protons qui est rare, la radioactivité bêta-moins
est de loin la plus observée.
À Retenir :
Sur la carte des nucléides, on distingue 3
zones d’instabilité nucléaire
• Zone 1 : Excès de N :désintégration β-
• Zone 2 : Excès de Z : désintégration β+ et capture
électronique ( CE )
• Zone 3 : Excès Z + N située au-delà de la « vallée de
stabilité » (VS) où les noyaux sont volumineux :
( désintégrations α et fission )
• Jusqu’à Z = 20 : la VS se situe : 1ère diagonale où N =Z
• Pour des valeurs Z > 20, la VS s’écarte de la diagonale, la
stabilité du noyau n’est assurée que si N > Z ( ≈ 1,5 fois
plus)
• L’excès de N contrebalance les forces de répulsion
coulombiennes des protons qui tendent à diminuer la stabilité du noyau,
6
Nucléosynthèse : C’est la synthèse de noyaux atomiques par différentes réactions nucléaires (capture de neutrons ou de
protons, fusion nucléaire, fission nucléaire, spallation), éventuellement suivies de désintégrations radioactives ou de fission
spontanée.
7
Spallation : Réaction nucléaire provoquée par des particules accélérées avec une si grande énergie que le noyau
atomique qu'elles bombardent « éclate » en éjectant des particules plus légères.
8
Transmutation nucléaire : (ou mue atomique) est la transformation d'un élément chimique en un autre par une
modification du noyau atomique de cet élément.
23
cas de couches complètement remplies, on a affaire à un noyau ‘magique’ qui est de forme sphérique.
Cependant, la plupart des noyaux ont des couches partiellement remplies et sont déformés. Les formes
les plus couramment rencontrées sont allongées (prolate) ou aplaties (oblate) et peuvent changer d’un
noyau à l’autre. D’autres formes encore plus bizarres peuvent être rencontrées.
Dans certains noyaux une faible réorganisation
des protons ou des neutrons suffit pour changer sa
forme. Un même noyau est alors susceptible de
prendre certaines formes associées à des états
d’énergie différente. On constate expérimentalement
que les noyaux aux formes bizarres sont des noyaux
instables (qui se brisent rapidement en noyaux plus
petits ou qui perdent fréquemment des nucléons). Par
contre, les noyaux stables, qui survivent suffisamment
longtemps pour qu'on puisse les étudier, ont une forme
presque sphérique.
24
Remarque : la distance b est appelée paramètre d'impact. Il est défini comme étant la distance
perpendiculaire entre la trajectoire d'un projectile et le centre du champ créé par un objet dont le projectile
s’en approche (voir figure ci-dessus). Ce paramètre est très utilisé en physique nucléaire.
Les deux particules α(𝐌𝟎 ,ze,𝒗𝟎 , 𝑻𝜶 ) et N(𝐌, Ze,0, 0) vu de O sont soumises à la seule force
coulombienne répulsive 𝐅⃗.
𝐳𝐙𝐞𝟐 𝒌 𝐳𝐙𝐞𝟐
𝐅= = avec k =
𝟒𝛑𝛆𝟎 𝐫 𝟐 𝒓𝟐 𝟒𝛑𝛆𝟎
On suppose que la particule incidente passe suffisamment loin du noyau cible pour négliger les
forces nucléaires. Donc, en dehors de 𝐅⃗, on est en absence de tout autre champ de force extérieur.
Dans ces conditions :
• l’impulsion totale est conservée
• l’énergie cinétique totale du système se conserve. L’énergie cinétique totale du système, avant le choc
est égale à l’énergie cinétique totale du système après le choc.
L’application des lois de conservation de l’énergie totale et du moment angulaire permet de
montrer que le mouvement est plan et que la trajectoire est une hyperbole dont le noyau O est l’un des
foyers.
𝒌
- La force 𝐅⃗ de module 𝐅 = 𝟐 est inversement proportionnelle au carré de la distance, la
𝒓
trajectoire est donc une hyperbole.
25
- On cherche l’expression de la distance minimale d’approche 𝒓𝟎 qui est aussi une borne
supérieure pour le rayon du noyau.
- Quand la particule α est au point A son moment cinétique par rapport au point O où se trouve N
est 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝐛
- Dans une position quelconque telle que B ou C, son moment cinétique, est aussi donné par :
𝐝𝛉
𝐌𝟎 𝐫 𝟐
𝐝𝐭
- La force 𝐅⃗ est centrale9. Le moment cinétique de la particule incidente reste donc constant au
cours de son déplacement. On en déduit que :
𝐝𝛉 𝐝𝐭
𝐌𝟎 𝐫 𝟐 = 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝐛 → 𝐫𝟐 = 𝐯𝟎 𝐛
𝐝𝐭 𝐝𝛉
𝑘
Intégrons l’équation 𝑑𝑣𝑦 = 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜃 ci-dessus depuis l'une des extrémités de la trajectoire jusqu'à
𝑀0 𝑣0 𝑏
l'autre extrémité, en remarquant que :
1) Au point A, la valeur de 𝑣𝑦 est nulle car le mouvement initial est parallèle à l'axe des X et nous
avons aussi = .
2) Au point D, la vitesse est de nouveau 𝑣0 car, par symétrie, la vitesse perdue quand la particule
s'approche de O doit être regagnée quand elle s'en éloigne.
Donc au point D, et 𝑣𝑦 = 𝑣0 sin = 𝑣0 𝑠𝑖𝑛(𝜋 − 𝜃)
𝑣0 𝑠𝑖𝑛 𝑘
Alors :∫
0
𝑑𝑣𝑦 = ∫ 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜃
𝑀0 𝑣0 𝑏 0
𝑘 (1+𝑐𝑜𝑠) 𝑀0 𝑣20 𝑏
Ce qui donne : 𝑣0 𝑠𝑖𝑛 = (1 + 𝑐𝑜𝑠) → =
𝑀0 𝑣0 𝑏 𝑠𝑖𝑛 𝑘
sin(2𝜌) 1
Rappelons cette formule trigonométrique :tan(𝜌) = =
1+cos(2𝜌) cot(𝜌)
𝒌 𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐
Ce qui nous donne :𝐭𝐚𝐧 ( ) = =
𝟐 𝑴𝟎 𝒗𝟐𝟎 𝒃 𝟒𝛑𝛆𝟎 𝑴𝟎 𝒗𝟐𝟎 𝒃
𝟏
L’énergie cinétique initiale de la particule est 𝑻𝜶 = 𝑴𝟎 𝒗𝟐𝟎
𝟐
𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐
On a alors : 𝐭𝐚𝐧 ( ) = ou 𝒃= 𝐜𝐨𝐭 ( )
𝟐 𝟖𝛑𝛆𝟎 𝑻𝜶 𝒃 𝟖𝛑𝛆𝟎 𝑻𝜶 𝟐
9
Une force centrale est une force dont le support passe constamment par un point O fixe dans un référentiel galiléen. Le
point O est appelé centre de force. La force peut être attractive ou répulsive.
26
particule incidente est défléchie de 180° et rebrousse chemin. La distance projectile-cible, au moment où
la particule incidente rebrousse chemin est appelé distance minimale d'approche, noté a.
1
Au point A l’énergie cinétique de la particule est 𝑇𝛼 = 2 𝑀0 𝑣02
En tenant compte du fait que l’énergie potentielle d’interaction est nulle au point A (supposé à l’infini) et
du fait que la vitesse s’annule lorsque la particule fait demi-tour à la distance a du noyau. Toute l’énergie
cinétique est convertie en énergie potentielle et la conservation de l’énergie s’écrit :
1 zZe2 zZe2 zZe2 zZe2
𝑀0 𝑣02 = ⟹ a= = =
2 4πε0 a 1
4πε0 ( 𝑀0 𝑣02 ) 4πε0 𝑇𝛼 2πε0 𝑀0 𝑣02
2
𝑎 1 zZe2
tan ( 2 ) = 2𝑏 avec 𝑎 = 4πε 𝒂 étant la distance d'approche minimale.
0 𝑇𝛼
L’expérience de Rutherford a ainsi permit d’estimer la taille du noyau atomique. En effet, les
particules qui ont rebondi sur le noyau avec un angle de diffusion de 180° (nous parlons alors de
"rétrodiffusion"), sont celles qui se sont approchées le plus près de ce dernier. Avec une énergie cinétique
initiale de 7.7 [MeV], Rutherford trouva pour le rayon de l’atome d’or (Z=79) avec des particules alpha
(Z=2) une valeur de :𝑎0 = 3. 10−14 𝑚 .
• distance d'approche : s
Dans le cas général où b ≠ 0, on appelle distance d'approche, la valeur minimale s que prend la
distance r entre le projectile et la cible (distance à laquelle la particule α passe au plus près du noyau).
27
La section efficace est donc la section du volume d’interaction supposé sphérique, que la
particule cible présente à la particule incidente. Ce volume d’interaction est différent du volume
mécanique réel de la particule cible.
La probabilité qu’il se produise une interaction entre une particule incidente, (ou un rayonnement
incident), et une particule cible, est reliée à la section efficace. La section efficace permet ainsi d’évaluer
le nombre d’interactions entre un flux de particules incidentes (ou un flux de rayonnement) et un système
de particules cibles.
Soient :
Ni le nombre de particules incidentes.
Nd le nombre de particules diffusées.
Ti le taux de particules incidentes (nombre de particules incidentes par
𝑁𝑖
unité de temps). T𝑖 =
𝑡
𝑁𝑑
Td le taux de particules diffusées (nombre de particules diffusées par unité de temps). T𝑑 =
𝑡
La probabilité d’interaction ou probabilité de diffusion d’une particule incidente est :
𝑁𝑑
𝑁𝑑 𝑁𝑑 . 𝑡 T𝑑
𝑃= = = 𝑁𝑡 =
𝑁𝑖 𝑁𝑖 . 𝑡 𝑖 T𝑖
𝑡
Soit Sc la surface de la cible recouverte par le faisceau.
Soit Nc le nombre de particule dans la région Sc.
Soit σ la section efficace de chaque particule cible de la région Sc.
La surface totale de diffusion est 𝑆𝑑 = 𝑁𝑐 𝜎
𝑆𝑑 𝑁𝑐 𝜎
𝑃= =
𝑆𝑐 𝑆𝑐
La probabilité de diffusion est donc proportionnelle à 𝜎. C’est pourquoi on dit que la section efficace est
liée à la probabilité de diffusion. Parfois probabilité de diffusion et section efficace se confondent.
En égalisant les deux probabilités ci-dessus, on a :
T𝑑 𝑁𝑐 𝜎 T𝑑 . 𝑆𝑐 T𝑑 1 T𝑑 1
= 𝜎 = = T . = .
T𝑖 𝑆𝑐 T𝑖 . 𝑁𝑐 (𝑆 𝑖 ) 𝑁𝑐 T𝑖 (𝑁𝑐)
𝑐 𝑆 𝑐
T𝑖
Posons : Φ𝑖 = : Φ𝑖 est appelé le flux incident. (C’est le nombre de particules incidentes par unité de
𝑆𝑐
temps et par unité de surface). En physique de particules Φ𝑖 est appelé la
Luminosité.
T𝑑
𝜎=
Remarque : Généralement, les flux de particules sont donnés en Φ𝑖 . 𝑁𝑐
ampères. Pour se ramener à un flux en nombre de particule par T
seconde et par mètre carré, il faut diviser par la charge d'une Posons : 𝜆𝑒 = 𝑑
particule individuelle. 𝑁𝑐
𝜆𝑒 est la probabilité de
N𝑐
Posons : φ𝑐 = 𝑆 : φ𝑐 est appelé la densité de surface. (C’est le réalisation d’un événement par
𝑐
nombre de particules cibles par unité de unité de temps et par unité de
surface) noyau
𝜆𝑒
𝜎= est la définition
28 Φ𝑖
théorique de la section efficace
T𝑑 1 T𝑑 1
𝜎= . = .
Φ𝑖 𝑁𝑐 T𝑖 φ𝑐
Cette formule de 𝜎 est la fondation de toutes expérience de diffusion.
T𝑑 = 𝜎 . Φ𝑖 . 𝑁𝑐 = 𝜎 . T𝑖 . φ𝑐
Cette formule montre que, T𝑑 (le taux de diffusion) que l’on peut mesurer expérimentalement, dépend
outre les facteurs géométriques, mais surtout de la quantité 𝜎 qui caractérise l’interaction individuelle
d’une particule incidente et d’une particule cible.
Cette remarque est universelle, bien que nous ayons utilisé une interaction simple pour sa démonstration.
Mc . N𝑣 Mc . N𝑣
𝑆𝑐 . 𝑒𝑐 = ⟹ 𝑆𝑐 =
𝜌𝑐 . ℕ 𝑒𝑐 . 𝜌𝑐 . ℕ
T𝑑 𝑁𝑐 𝜎 𝑁𝑐 𝜎. 𝑒𝑐 .𝜌𝑐 .ℕ
Nous avons écrit plus haut : 𝑃= = ⟹𝑃=
T𝑖 𝑆𝑐 Mc .N𝑣
Si on suppose une cible mince telle qu’aucune particule n’est cachée par l’autre, on a 𝑁𝑐 = N𝑣 et
𝜎. 𝑒𝑐 . 𝜌𝑐 . ℕ
𝑃=
Mc .
on voit que la probabilité d’interaction dépend directement de la quantité (𝑒𝑐 . 𝜌𝑐 ) appelé densité de masse
surfacique (unité : g/cm2).
𝑃
Posons : Σ =
𝑒𝑐
𝚺 est la probabilité d’interaction par unité de distance. On l’appelle Section efficace macroscopique
du milieu
𝜌𝑐 .ℕ 𝑁𝑐 𝑁𝑐 𝑚𝑐
Σ = 𝜎. = 𝜎. = 𝜎. 𝑛𝑐 avec 𝑛𝑐 = ; Vc =
𝜌𝑐
Mc Vc Vc
𝑛𝑐 est la densité volumique des noyaux cibles.
𝑁𝑐 𝑁𝑐 . 𝜌𝑐 𝑁𝑐 . 𝜌𝑐 ℕ 𝜌𝑐 . ℕ
𝚺 = 𝝈. 𝒏𝒄 = = =
Vc mc Mc . 𝑁𝑐 Mc
La section efficace macroscopique 𝚺 représente une
29
probabilité d’interaction par unité de longueur, soit un nombre d’interaction moyenne par cm de
trajectoire.
𝟏
Posons : 𝝀 =
𝚺
𝝀 représente le libre parcours moyen. C’est-à-dire la distance parcourue en moyenne par la particule
avant une interaction.
Si le milieu où se propage le faisceau incident n’est pas une cible mince, et que les particules
incidentes disparaissent après le choc. (Exemple de l’absorption des photons dans la matière).
Notons :
Φ𝑖0le flux incident qui touche la cible.
Φ𝑖 (𝑥)le flux incident à la profondeur x de la cible.
Φ𝑖 (𝑥 + Δ𝑥)le flux incident à la profondeur 𝑥 + Δ𝑥 de la cible
− ΔΦ𝑖 (𝑥) est le flux diffusé ou qui a interagit dans la cible. Donc − ΔΦ𝑖 = Φ𝑑
−ΔΦ𝑖 (𝑥) Φ
𝑃= est la probabilité d’interaction ou probabilité de diffusion. Donc 𝑃 = Φ𝑑
Φ𝑖 (𝑥) 𝑖
−ΔΦ𝑖 (𝑥)
𝑃 Φ𝑖 (𝑥)
Σ= = est la probabilité d’interaction par unité de distance dans la cible,
Δ𝑥 Δ𝑥
Φ𝑑
Φ𝑖
Donc Σ =
Δ𝑥
En intégrant sur une épaisseur 𝑥 on obtient la loi de la variation du flux de particules incidentes.
30
𝜌𝑐 ℕ 1,13. 104 . 6,02. 1023
𝑛𝑐 = = = 3,3. 1028 𝑚−3
𝑀𝑐 0,207
Φ
x = 10-2 m ; σ = 10-27 m2 ; 𝝈. 𝒏𝒄 𝑥 = 0,33 = 𝑒 −0,33 = 0,72
Φ0
La démonstration ci-dessus suppose qu’on s’intéresse à tous les processus d’interactions et qu’on
ne s’intéresse pas à la direction d’émission des particules diffusées.
Dans le cas plus général, la section efficace de diffusion comprend les processus suivants :
1) Élastiques (la particule diffusée défléchi, mais la cible et la particule incidente gardent leur
nature)
2) Inélastique : (la cible après interaction peut-être dans un état excité)
3) Absorption de la particule.
Remarque : Dans le cas spécifique de l’absorption, 𝚺 est appelé coefficient d’absorption et se note μ la
formule de la loi de la variation du flux ci-dessus s’écrit donc :
Φ(x) = Φ0 𝑒 −𝜇𝑥
𝜇 𝜇 ℕ
est appelé coefficient d’absorption massique = 𝜎 (avecℕ= nombre d’Avogadro et A masse
𝜌 𝜌 𝐴
atomique du milieu)
Exemple : le coefficient d’absorption massique pour les photons de 100 KeV dans le plomb vaut 5,5
cm2/g. Calculer l’absorption par mm de plomb et la section efficace. On donne : ρ du plomb 11,4 g/cm3.
x = 1 mm ρx = 1,14 g/cm2𝝈. 𝒏𝒄 𝑥 = 𝜇. 𝑥 = 𝜌 . 𝜌𝑥 = 5,5 . 1,14 = 6,27
𝜇
L’élément de volume est défini comme un parallélépipède dont les arrêts mesurent les
déplacements élémentaires obtenus lorsqu’on fait varier une seule coordonnée. Ainsi :
Dans le système cartésien, le volume élémentaire est : dτ = dxdydz. Où dx, dy, dz sont les
déplacements élémentaires suivant respectivement les axes Ox, Oy, Oz.
Dans le système sphérique, le déplacement élémentaire est dV = dudvdw ,où du, dv, dw sont les
déplacements élémentaires suivant respectivement l’axe radial « r » , la latitude « » et la longitude « φ ».
- et φ étant fixes, la variation du rayon r conduit à un
déplacement du = dr
- r et l’angle de rotation φ étant fixes, la variation de l’angle
d’écartement fait circuler le point M sur un cercle de rayon r (comme si
le point M se déplaçait sur le méridien). Ce déplacement correspond donc
à une abscisse curviligne dv = rd.
- De même r et l’angle d’écartement étant fixes, la variation de
l’angle de rotation φ fait circuler M sur un cercle de rayon [Link], le
déplacement élémentaire correspondant est dw = [Link]dφ .
Le volume élémentaire devient donc dV = dudvdw=
r sindrddφ
2
Si on a une sphère et on veut calculer une surface élémentaire sur la sphère, le rayon r sera
constant et ds = dvdw = r2sinddφ
31
La notion d’angle solide est facile à introduire par analogie avec l’angle plan, que l’on
connaît mieux.
L’angle plan se définit, dans l’espace à deux dimensions, par le rapport 𝛼 =
𝑙
entre la longueur 𝑙 interceptée par deux rayons sur le cercle, et le rayon R du cercle.
𝑅
𝑙
Le rapport est indépendant de R.
𝑅
𝛼 2𝜋
On a donc 𝑆 = 𝑅 2 ∫0 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜃 ∫0 𝑑φ = 𝐑𝟐 (1 − cos 𝛂)2𝛑 . On en déduit que l’angle solide est :
𝑆
Ω= = 2𝜋(1 − 𝑐𝑜𝑠𝛼)
𝑅2
Angle solide d’un segment de sphère unité (r = 1)
𝛼2 2𝜋
Ω=∫ 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜃 ∫ 𝑑φ
𝛼1 0
= 2𝜋 (𝑐𝑜𝑠𝛼1 − 𝑐𝑜𝑠 𝛼2 )
Pour 𝛼1 =0 et 𝛼2 = 𝜋 on balaie l’espace
entier Ω = 4𝜋
Angle solide et détecteur
1
1
Si nous nous rappelons que le développement limité de (1 + 𝜀)−2 ≃ 1 − 2 𝜀 au premier ordre lorsque ε
𝑎
est voisin de 0. Nous en déduisons en prenant 𝜖 = 𝑅 que :
𝑎2 𝜋𝑎2 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑′ 𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 𝑑𝑢 𝑑é𝑡𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟
Ω = 2𝜋 (1 − (1 − 2
)) ≃ ≃
2𝑅 𝑅2 (𝑑𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒 − 𝑑é𝑡𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟)2
C’est souvent sous cette forme simplifiée qu’est calculé l’angle solide, tant que l’approximation
est valide.
Si l’étendue de la source est telle qu’elle ne peut plus être considérée comme ponctuelle alors le
calcul devient beaucoup plus complexe et requiert l’utilisation de simulation de type Monte-Carlo.
33
𝑎 𝑎 𝑎 𝑑
tan ( ) = ⟹𝑏= et 𝑑𝑏 = −
2 2𝑏 2𝑡𝑎𝑛( ) 4 𝑠𝑖𝑛2 ()
2 2
Lorsque b diminue, augmente . Si d 0 db 0.
On dit que dσ représente la section efficace élémentaire de diffusion pour un angle solide
élémentaire égal à dΩ
𝒅𝝈
Le rapport est appelé section efficace différentielle.
𝒅Ω
C’est une section efficace d'interactions par unité d'angle solide, Elle représente la probabilité pour
qu'il y ait une interaction et que la particule soit émise dans l'angle solide dΩ.
Nous avons écrit plus haut que l’angle solide est : Ω = 2𝜋(1 − 𝑐𝑜𝑠𝛼)dans notre le cas présent,
𝑑Ω
Ω = 2𝜋(1 − 𝑐𝑜𝑠) ⟹ = 2𝜋𝑠𝑖𝑛 ⟹ 𝑑Ω = 2𝜋𝑠𝑖𝑛d
𝑑
𝒅𝝈 𝟐𝐛|𝐝𝐛| 𝐛|𝐝𝐛|
= =
𝒅Ω 𝟐𝐬𝐢𝐧|𝐝| 𝐬𝐢𝐧|𝐝|
nous avons:
𝐝𝐛 𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝐝 𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝟏
= 𝟒𝛑𝛆 𝟐
𝐜𝐨𝐭 ( ) = − 𝟒𝛑𝛆 𝟐
𝐝 𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝐝 𝟐 𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝟐𝐬𝐢𝐧𝟐 ( )
𝟐
𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝟏
𝐝𝐛 = − 𝐝
𝟒𝛑𝛆𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎𝟐 𝟐𝐬𝐢𝐧𝟐 ()
𝟐
Dès lors :
𝟐
𝟐 𝟐 𝐜𝐨𝐬 ( )
𝟏 𝟐 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝐜𝐨𝐭 ( )
𝟐 𝟏 𝟐
𝐳𝐙𝐞 𝟐
𝐛𝐝𝐛 = − ( ) ( 𝟐 )
𝐝 = − ( ) ( 𝟐 )
𝐝
𝟒𝛑𝛆𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝟐
𝟐𝐬𝐢𝐧 ( 𝟐 ) 𝟒𝛑𝛆 𝟎 𝐌 𝐯
𝟎 𝟎 𝟑
𝟐𝐬𝐢𝐧 ( 𝟐 )
soit
34
𝟐
𝐛𝐝𝐛 𝟏 𝟐 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝟏 𝐜𝐨𝐬 ( )
𝟐
= −( ) ( )
𝐬𝐢𝐧𝐝 𝟒𝛑𝛆𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝟐𝐬𝐢𝐧𝟑 ( ) 𝐬𝐢𝐧()
𝟐
𝟐
𝟐
𝐛𝐝𝐛 𝟏 𝟐 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝟏 𝐜𝐨𝐬 ( )
𝟐
= −( ) ( )
𝐬𝐢𝐧𝐝 𝟒𝛑𝛆𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎 𝟐𝐬𝐢𝐧𝟑 ( ) 𝟐𝐬𝐢𝐧 ( ) 𝐜𝐨𝐬 ()
𝟐
𝟐 𝟐 𝟐
𝟐
𝐛𝐝𝐛 𝟏 𝟐 𝐳𝐙𝐞𝟐 𝟏
= −( ) ( )
𝐬𝐢𝐧𝐝 𝟒𝛑𝛆𝟎 𝐌𝟎 𝐯𝟎𝟐 𝟒𝐬𝐢𝐧𝟒 ()
𝟐
𝒅𝝈 𝐛𝐝𝐛
Or = 𝐬𝐢𝐧𝐝
𝒅Ω
𝒅𝝈 𝟏
𝟐
𝐳𝐙𝐞𝟐
𝟐
𝟏 𝐳𝐙𝐞𝟐
𝟐 𝟏 𝟏
Donc = − (𝟒𝛑𝛆 ) (𝐌 𝐯𝟐 ) = − (𝟏𝟔𝛑𝛆 ) ∙ 𝐓𝟐 ∙
𝒅Ω 𝟎 𝟎 𝟎 𝟒𝐬𝐢𝐧𝟒 ( ) 𝟎 𝟎 𝐬𝐢𝐧𝟒 ( )
𝟐 𝟐
Note : la section efficace ne dépend pas des signes des charges, on ne peut
pas dire si le projectile et la cible sont de mêmes signes ou de signes opposés
par une simple expérience de diffusion !
Les particules qui sont composés de quarks comme le proton et le neutron sont appelé les
Hadrons.
Il y a deux sortes de hadrons : les baryons et les mésons.
Les baryons sont constitués de trois quarks (protons et neutrons sont donc des baryons)
Les mésons sont constitués de deux quarks (un quark et un antiquark).
35
De façon générale, il existe deux grandes familles de particules : les fermions et les bosons. Les
premiers constituent les briques de matières tandis que les seconds sont des champs de force qui
permettent à ces briques d’interagir et de s’assembler (la colle).
Un lepton est un fermion élémentaire insensible à l'interaction forte. Il existe six sortes de leptons
: l'électron, le muon, le tau et les neutrinos électroniques, muonique et tau.
Chaque particule a une antiparticule. Une antiparticule possède les mêmes propriétés que la
particule associée (masse, spin, ...) mais une charge électrique opposée. Ainsi, il existe une antiparticule
de l’électron (le positon e+), l’antiproton p̅, de charge -1, l’antineutron n̅, de charge nulle. On note
l’antiparticule avec le même symbole que la particule mais avec une barre au-dessus.
Remarque : lorsqu'une particule de matière rencontrant une particule d'antimatière les deux
peuvent s'annihiler et donner de l'énergie sous forme de rayonnement :
Ce processus a été très important au début de l'univers. Après une importante phase d'annihilation
mutuelle, il est resté de la matière car elle était en excédent de 1%.
Selon leurs propriétés et leur environnement, les particules peuvent s’attirer, rester ensemble,
s’éviter, ou ne pas interagir du tout.
On distingue quatre forces ou interactions fondamentales qui sont à l’origine des différentes
structures de l’Univers, des plus grandes aux plus petites.
L’interaction gravitationnelle : Elle s’exerce entre deux corps massifs. Elle est essentiellement
attractive, avec une intensité inversement proportionnelle au carré de la distance entre ces deux corps. Sa
portée est infinie. Elle est totalement négligeable, lorsque l’on s’intéresse à des noyaux ou des particules.
Le boson échangé est appelé graviton
L’interaction électromagnétique :Cette interaction concerne les particules chargées. C’est une
force à très grande portée. Elle peut être répulsive ou attractive. Le boson échangé est le photon
L’interaction forte : interaction attractive de très courte portée, et indépendante de la charge
électrique. Le boson échangé est appelé le gluon
L’interaction faible : c’est une interaction à très courte portée, elle est responsable de la
radioactivité 𝛽 La radioactivité 𝛽 − suppose 10𝑛 → 11𝑝 + 𝑒 − + 𝜐 , La radioactivité 𝛽 + suppose 11𝑝 → 10𝑛 +
𝑒 + + 𝜈̅ . L’interaction forte et l’interaction électromagnétique sont incapables de transformer neutrons en
protons ou vis-versa et de produire des électrons, des positons, des neutrinos ou des antineutrinos. La
Nature a donc recours à l’interaction faible (le terme interaction est plus exact que celui de force) pour
procéder à des désintégrations bêta ou des captures électroniques.
L’interaction faible ne s’exprime pas en termes d’attraction ou de répulsion. Son action se traduit
par l’échange de particules médiatrices que sont les bosons W+ et W- et Z°
Lorsqu'un nucléon change de nature (neutron ou proton) c'est qu'un de ses constituants (quark down ou
up) s’est transformé d'une espèce à l'autre. C'est au niveau des corpuscules élémentaires que sont les
quarks qu'intervient l'interaction faible.
Le mécanisme de la désintégration 𝛽 − par exemple comporte plusieurs phases. Au départ, un
quark down d'un neutron, émet brièvement une particule médiatrice W- et devient quark up. En général,
36
le quark up qu’il est devenu, réabsorbe immédiatement la particule médiatrice émise et redevient quark
down 10 . Or, la particule médiatrice W- échangée est instable et peut se désintégrer en électron et
antineutrino (cf.). Si ce boson se désintègre durant l'instant extraordinairement bref (le principe
d'incertitude permet de chiffrer cette durée à 10-26 s) qui s'écoule entre son émission et sa réabsorption,
une désintégration 𝛽 − se produira. (La probabilité est faible mais pas nul).
Les bosons de Jauge : Ce sont des particules qui transmettent les forces élémentaires.
- Le photon( γ ), de masse m = 0, transmet la force électromagnétique entre les particules ayant
une charge électrique.
- les gluons ( g ), de masse m = 0, transmettent la « force nucléaire forte » entre les quarks. Ils
sont au nombre de 8.
- Les bosons W et Z : W0; W+; W- de masse m = 80 GeV/c2, et Z0 de masse m =
91 GeV/c2, transmettent la « force nucléaire faible » entre les particules de matière et d'antimatière.
(quarks et leptons).
Remarques :
- Les neutrinos ne sont sensibles qu’ à la force nucléaire faible, et n'interagissent donc que très
peu. Ils peuvent traverser la Terre facilement. Il y en a 200 par m3, provenant d'un reste « fossile » du Big
Bang.
- L'interaction gravitationnelle est aussi une force élémentaire, bien que son intensité soit très, très
faible devant les autres. Sa particule de Jauge associée s’appelle le « graviton ».
Résumé : L’atome est constitué de particules de matière (fermions) dont la cohésion est assurée par des
forces (bosons). Les fermions incluent des particules légères élémentaires (leptons) et des particules
lourdes (hadrons) eux-mêmes composées de particules plus élémentaires les quarks. , si tous les fermions
sont des particules, toutes les particules ne sont pas des fermions.
10
Ce mécanisme s'explique dans le cadre de la mécanique quantique. C'est le principe d'incertitude de Heisenberg qui
autorise un quark à émettre et à réabsorber un objet beaucoup plus massif que lui, le boson W.
37
Les particules légères élémentaires (leptons) ne sont pas composées de quarks et comprennent les
électrons, les muons et les particules tau toutes de charge négative, mais aussi des particules de charge
nulle comme les neutrinos, les neutrinos muoniques et les neutrinos tau.
Les particules lourdes (hadrons) incluent des particules composées d’un quark et d’un antiquark (mésons)
et des particules composées de 3 quarks (baryons) dont les plus connues sont les protons et les neutrons.
Les protons sont constitués de 2 quarks u (de charge +2/3 e) et d’un quark d (de charge -1/3 e) soit au
total une charge + 1e (soit 1,602.10-19 coulomb).
Les neutrons sont constitués d’un quark u (de charge +2/3 e) et de 2 quarks d (de charge -1/3 e) soit au
total une charge nulle.
Il y a donc peu de particules élémentaires. Surtout que la plupart cités ci-dessus sont instables :
elles ont une durée de vie très courte. Elles apparaissent lors de collisions énergétiques, et se désintègrent
très rapidement. Les particules élémentaires stables sont l’électron e-; le neutrino ν et le photon γ. Les
quarks q et les gluons g n'existent pas à l'état individuel. La richesse et la diversité de la nature vient du
fait que ces particules élémentaires s'assemblent pour former des « particules composées » très variées.
□ R =r0A 1/3
□ R =r0A 2/3
□ R =r0A3/2
8/ L’unité de masse atomique est définie comme la masse de l’atome de :
38
□ Carbone 12
□ Carbone 14
□ Carbone 13
□ D’azote 14
9/ Pour s’approcher le plus possible du noyau il faut envoyer des particules ayant des :
□ Énergies cinétiques croissantes
□ Énergies cinétiques décroissantes
□ Longueurs d’onde croissantes
□ Fréquences décroissantes
10/ Les angles de diffusion des particules dans l’expérience de Rutherford sont plus grands quand :
□ Le paramètre d’impact b est plus grand
□ La section efficace est plus grande
□ Le paramètre d’impact b est plus petit
□ Aucune réponse n’est juste
11/ La section efficace est la section pour laquelle :
□ Aucune collision ne peut avoir lieu
□ Des collisions sont possibles
□ Les répulsions entre atomes sont impossibles
□ Les attractions entre noyaux sont impossibles
12/ Les énergies de liaison nucléaires augmentent quand la taille des :
□ noyaux augmente
□ protons augmente
□ noyaux diminue
□ neutrons diminue
13/ Une grande valeur de l’énergie de liaison nucléaire indique que :
□ Les noyaux ne sont pas stables
□ Les noyaux sont très stables
□ Les atomes ne sont pas stables
□ L’interaction forte est très petite
14/ La vallée de stabilité montre que les noyaux naturels ont un:
□ Surplus de neutrons
□ Surplus de protons
□ Surplus d’électrons
□ Nombre de neutrons nul
15/ La courbe d’Aston montre que la stabilité est maximales pour les :
□ Noyaux moyens
□ Noyaux lourds
□ Noyaux légers
□ Atomes lourds
16/ La courbe d’Aston montre que pour récupérer de l’énergie nucléaire il y a :
□ Aucune possibilité
□ Deux possibilités
□ Une seule possibilité
□ Trois possibilités
17/ La force nucléaire est :
□ Toujours attractive
□ Toujours répulsive
□ Attractive et répulsive
□ Ni attractive ni répulsive
18/ La force nucléaire :
□ est à courte portée
39
□ est à longue portée
□ peut agir entre 2 noyaux
□ peut agir entre 2 atomes
19/ Les différents termes de la formule de Bethe et Weizsäcker ont été introduit :
□ De façon aléatoire
□ Pour reproduire au mieux l’expérience
□ Pour interpréter la dimension des noyaux
□ Pour interpréter la charge des noyaux
20/ Les trois termes prépondérants dans la formule de Bethe et Weizsäcker sont :
□ Asymétrie, volumique et surfacique
□ Volumique, appariement et coulombien
□ Volumique, coulombien et surfacique
□ Surfacique, volumique et asymétrie
21/ Les constituants du noyau atomique sont :
□ Des électrons
□ Des neutrons
□ Des neutrons et des protons
□ Des neutrons, des protons et des électrons
22/ la somme des masses des constituants du noyau atomique est :
□ Supérieure à celle du noyau lié
□ Inférieure à celle du noyau lié
□ Egale à celle du noyau lié
□ Inversement proportionnelle à celle du noyau lié
23/ l’énergie moyenne nécessaire à lier ou séparer un nucléon du noyau est de :
□ 18 MeV
□ 28 MeV
□ 8 MeV
□ 0.8 MeV
24/ La fusion est la :
□ La séparation d’un noyau lourd en deux noyaux légers
□ La séparation d’un noyau moyen en deux noyaux légers
□ L’union de deux noyaux moyens pour donner un noyau lourd
□ L’union de deux noyaux légers pour donner un noyau moyen
25/ La radioactivité est l’émission :
□ D’un noyau de deutérium
□ D’un noyau d’hydrogène
□ D’un noyau d’hélium
□ D’un positron
40
□ Aucune réponse n’est correcte
3/ Le bilan énergétique des désintégrations permet de déterminer :
□ Les masses
□ Les charges
□ Les énergies potentielles
□ Aucune réponse n’est correcte
4/ Le spectre des énergies cinétiques d’une désintégration est:
□ mono- énergétique
□ bi- énergétique
□ Continu
□ Aucune réponse n’est correcte
5/ Le spectre des énergies cinétiques d’une désintégration est:
□ Mono- énergétique
□ Bi- énergétique
□ Continu
□ Aucune réponse n’est correcte
6/ La radioactivité + est la transformation d’un :
□ Neutron en un proton
□ Électron en un proton
□ Électron en un neutron
□ Proton en un neutron
7/ La radioactivité + est une désintégration subie par :
□ Des noyaux naturels
□ Des noyaux artificiels
□ Des gaz rares
□ Tous les noyaux aussi bien naturels que artificiels.
8/ la capture électronique est une variante de la désintégration :
□
□ -
□ +
□ de neutrons
9/ La capture électronique est :
□ L’émission d’un proton
□ La capture d’un positron
□ L’émission d’un électron
□ La capture d’un électron
10/ Le rayonnement est :
□ à courte longueur d’onde
□ à faible énergie
□ dû aux transitions électroniques
□ lié uniquement aux radioactivités et .
11/ Une désintégration spontanée :
□ S’accompagne toujours de l’émission de
□ Peut se faire sans émission de
□ aboutit toujours à un noyau fils instable
□ aboutit toujours à un noyau fils de plus basse énergie de liaison.
12/ La constante de désintégration radioactive représente la :
□ Probabilité de désintégration
□ La vitesse d’une désintégration
□ Probabilité de désintégration par unité de temps
41
□ Le nombre de noyaux non désintégrés
13/ la demi-vie radioactive est le temps nécessaire à la désintégration :
□ De la moitié des noyaux
□ Du quart des noyaux
□ De tous les noyaux
□ D’aucun noyau
14/ Une désintégration spontanée :
□ Suit toujours un seul mode de désintégration
□ Peut subir plusieurs modes de désintégration
□ Peut avoir au plus deux modes de désintégrations
□ Aucune réponse n’est exacte
15/ La probabilité de décroissance radioactive par unité de temps pour un noyau radioactif :
□ change s’il existe plusieurs modes de désintégrations
□ reste la même pour tous les modes de désintégrations
□ varie proportionnellement à la période
□ est inversement proportionnelle au nombre de noyau présents à l’instant t.
16/Choisissez la réponse qui vous permet d’expliquer l’existence du Radon 220 de période 54.5 s :
□ Il est le produit de la désintégration d’un noyau de très longue période
□ Il n’est le produit de désintégration d’aucun noyau, il se renouvelle constamment par les rayonnements
cosmiques
□ Il existe parce qu’on le produit artificiellement
□ Aucune réponse n’est juste
17/ le radon 220 est –il émetteur :
□ +
□ -
□
□ De neutrons
18/ L’activité d’un échantillon radioactif se mesure en :
□ Barns
□ Joules
□ Bohr
□ Rutherford
19/ Toutes les applications médicales de la radioactivité :
□ Se limitent uniquement au diagnostic des maladies
□ Permettent le diagnostic et le traitement des maladies
□ Ne permettent ni le diagnostic ni le traitement des maladies
□ Aucune réponse n’est juste
20/ Afin de diagnostiquer une anomalie chez un patient par scintigraphie doit on injecter :
□ Le même traceur pour voir à la fois le disfonctionnement de la tyroïde et du cœur.
□ Deux traceurs différents pour voir le disfonctionnement du cœur.
□ Un traceur spécifique qui se fixe uniquement sur l’organe soupçonné.
□ Aucune réponse n’est juste
21/ les traceurs utilisés en scintigraphie doivent nécessairement avoir une :
□ Très courte période
□ Très longue période
□ Très forte activité
□ Aucune activité
22/ La datation au carbone 14 permet de déterminer :
□ Avec précision l’âge d’un échantillon
□ L’époque à laquelle a appartenu l’échantillon
□ Le volume de l’échantillon
42
□ L’énergie de l’échantillon
22/ Une réaction nucléaire provoquée se fait :
□ Toujours de façon directe
□ Toujours en passant par un noyau composé
□ Des fois de façon directe et des fois en passant par un noyau composé
□ Aucune réponse n’est juste
23/ Au cours d’un choc inélastique :
□ la nature des particules ne change jamais mais leur état change
□ il n’y a aucun changement ni dans la nature des particules ni dans leur état
□ l’énergie cinétique se conserve mais pas la quantité de mouvement
□ la quantité de mouvement se conserve mais pas l’énergie cinétique
Exercice 1:
On rappelle la formule semi-empirique donnant l'énergie de liaison El(A,Z) d'un noyau de nombre de
masse A contenant Z protons:
𝐴 2 𝑍2 (𝐴 − 2𝑍)2
𝐸𝑙 ( 𝑍𝑋) = 𝑎𝑣 𝐴 − 𝑎𝑠 𝐴3 − 𝑎𝑐 1 − 𝑎𝑎 + 𝑎𝑝 𝛿(𝐴)
𝐴3 𝐴
Où 𝑎𝑣 ,𝑎𝑠 , 𝑎𝑐 et 𝑎𝑎 sont des coefficients constants (en première approximation) et ayant pour
valeur respectivement 14 MeV, 13 MeV, 0.60 MeV et 19 MeV; 𝑎𝑝 = 34 × 𝐴−3/4; = 0 si A est
impair = +1 pour A et Z pairs ; = -1 pour A pair et Z impair.
1. Calculer l’énergie de liaison El(A,Z), l’énergie moyenne de liaison et la masse atomique des noyaux
45 70
21𝑆𝑐 et 30𝑍𝑛 utilisant la formule semi empirique.
43
2. En supposant que l'énergie de liaison des électrons est négligeable, montrer que la masse de l'atome
M(A,Z) est donnée par la relation suivante:
M(A,Z) = αA – βZ + γZ - ap(A)2
44
5) Un faisceau très étroit de particules monocinétiques d’énergie 5.3 MeV tombe, en
incidence normale sur une feuille d’Or d’épaisseur x = 25.10-5 cm et de masse spécifique
= 19.3 g/cm3. Sachant que l’intensité du faisceau est de 105 particules par minute,
calculer le nombre de particules qui seront diffusées par minute vers un détecteur,
placé à = 15° et vu du centre de la cible sous un angle solide dstéradian. On
négligera la variation de la section efficace différentielle sur l’étendue du détecteur.
Exercice 6 Fusion
2 2 4
La réaction 1𝐻 + 1𝐻 → 2𝐻𝑒 est-elle exothermique ? Est-elle possible ?
2 4
On donne les masses atomiques suivantes : 𝑚( 1𝐻 ) = 2,014102 𝑢𝑚( 2𝐻𝑒 ) =
4,002603 𝑢
Exercice 7 Équilibre de réactions
?
6-1. Équilibrer les réactions nucléaires suivantes : 1𝐻 + 2?𝑋 → 31𝐻 + 11𝐻 + 4,03 𝑀𝑒𝑣 et
2 2 ? 1
1𝐻 + 1𝐻 → ?𝑋 + 0𝑛 + 3,27 𝑀𝑒𝑣
Exercice 9
45
Exercice 10
Exercice 11
Exercice 12
Le 78
32Ge se désintègre par β vers un niveau excité de
- 78
33As
∗
à E* = 0,277 MeV ;
L’énergie libérée au cours de cette transmutation est Eβ2 = 0.980 Mev.
46
Le 78 78
33As décroit par β vers le 34Se en libérant une énergie Eβ3 = 4.290 Mev
-
Isobare
18 19 20 21 22
41Ar 41K 41Ca 41Sc 41Ti
1/
a-Écrire les équations des désintégrations spontanées -, + et capture électronique
(notée C.E.) pour un noyau 𝐴𝑍𝑋
b- Établir l’expression des bilans énergétiques 𝑄𝛽− 𝑄𝛽+ 𝑄𝐶.𝐸. . de ces 3 désintégrations en
fonction des masses atomiques.
2/ Compléter les cases vacantes du tableau ci-dessous :
< 0 0.421
41
20𝐶𝑎
< 0 6.495
41
21𝑆𝑐
< 0 11.907
41
22𝑇𝑖
3/ En vous servant de tableau complété de la question 2, dites quel est l’isobare le plus
stable et pourquoi ?
Nommer les désintégrations possibles pour chacun des noyaux restants.
Schématiser ces désintégrations sur la parabole des masses appropriée en indiquant le
nom de l’isobare ainsi que le(s) type(s) de désintégration(s) qu’il subit.
Exercice 15 :
La courbe d’Aston donne l’énergie moyenne de liaison par nucléon en fonction du nombre
A de nucléons pour tous les noyaux naturels, cette courbe est représentée ci-dessous.
47
1- Que représente l’énergie moyenne de liaison par nucléon ?
2- Lier l’énergie moyenne de liaison par nucléon à la stabilité des noyaux. Reporter cette courbe sur votre
feuille en indiquant la zone délimitant les noyaux les plus stables.
3- Cette courbe indique-t-elle des processus possibles d’obtention de l’énergie nucléaire ?
Nommer ces processus et expliquer les brièvement en indiquant dans quelle région de la courbe
d’Aston figure chacun d’eux.
Exercice 16
Afin de reproduire par modélisation la courbe d’Aston, les théoriciens ont mis au point une expression
analytique permettant d’obtenir l’énergie de liaison d’un noyau 𝐴𝑍𝑋 appelée formule semi empirique de
Bethe et Weizeicker :
désintégration - pour Ar, donner l’expression de son bilan énergétique 𝑄𝛽− en fonction
de et le calculer pour Ar.
5- Deux éléments parmi ceux cités dans le tableau ci-dessus ont des périodes de
désintégration de 8.104 ans et 2 heures, tous les autres ont des périodes inférieures à
la seconde. Identifier les deux éléments en question en indiquant pour chacun de ces
isobares sa période. Justifier votre réponse.
Exercice 18 :
Lorsque qu'un électron et un positron se rencontrent, ils s'annihilent pour former un
photon.
Calculer la longueur d'onde de la radiation émise. Conclure.
Exercice 19 :
On rappelle qu’une mole contient N=6.0220943.1023 atomes.
1/ quel est le nombre d’atomes contenu dans 1 kg de 12
6𝐶 ?
2/ L’unité de masse atomique u est définie de sorte que le principal isotope du carbone
12
6𝐶 ait une masse de 12 u. Calculer en kg la valeur de u, calculer son énergie
équivalente en MeV
3/ Quelle est en kg la masse d’un atome de carbone 12
6𝐶 ? La comparer à celle de ses
constituants. Conclure.
Exercice 20 :
49
On donne les masses des noyaux de deutérium et d’hélium :
M( 21𝐻 ) = 2.013554 u et M( 42𝐻 ) = 4.001506 u, 1 u = 931.5 MeV/c2.
2/ La chaleur de réaction de combustion du charbon est de 30 KJ/g. Calculer la masse
de charbon dont la combustion libère la même énergie que la fusion d’un Kg deutérium.
Exercice 21:
Soient les noyaux suivants : 12C, 70Ge et 209Bi
1. Sachant que le rayon nucléaire 𝑟0 =1.2 fm, calculer le rayon pour chaque noyau.
2. En supposant que la densité de nucléons varie dans le noyau en fonction de la distance au centre
comme l'indique la figure ci-dessous, quelle est la fraction des nucléons situés dans la zone superficielle
dans les noyaux donnés. On donne 𝜌0 = 0.17 fm-3 ; c = 1.1A1/3 fm et a = 3.0 fm
Exercice 22:
1. Pour le noyau 𝐴𝑍𝑋, donner l’expression de l’énergie de liaison El(A,Z) en fonction des excès de masse
de l’hydrogène, du neutron et de l’atome donné.
2. À l’aide de l’expression trouvée et des excès de masse (voir table),
a) Calculer l’énergie de liaison d’un noyau possédant un nombre égal de protons et de neutrons et
un rayon égal au 2/3 de celui du noyau 27Al
b) Calculer l’énergie de liaison par nucléon dans les noyaux 6Li, 40Ar, 107Ag et 208Pb
c) Calculer l’énergie de séparation d’un neutron, d’une particule de 21
10Ne
d) Quelle est l’énergie nécessaire pour casser un noyau de 8O en une particule et un noyau de
16
12
6𝐶
Exercice 23:
1. Si le noyau est considéré comme sphérique de rayon R et ayant une densité de charge (r) uniforme,
montrer que l’énergie coulombienne des protons est donnée par
3 𝑒 2 𝑍2
𝐸𝑙 = 5 4𝜋𝜀0 𝑅
50