ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSAIRE
INSTITUT NATIONAL DU BATIMENT ET DE TRAVAUX PUBLICS
INBTP/NGALIEMA
COURS DES TRAVAUX HYDRAULIQUES
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Année Académique 2011 - 2012
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TABLE DE MATIERE
Ière PARTIE
Chapitre I :
1.1 Rappel sur la notion du bassin versant
1.2 Les bassins hydrauliques
1.3 Les caractéristiques de ramification hydrographique
Chapitre II :
Les aménagements des rivières alluviales
- Section I :
Principes de l’aménagement à courant libre des rivières
alluviales
- Section II :
Amélioration du lit mineur, moyen et majeur
- Section III :
Protection contre les crues
- Section IV :
Travaux anti-affouillement
- Section V :
Aménagement des voies d’eau naturelles, canalisées et
autres ouvrages.
IIème PARTIE : Hydraulique Fluviale
Chapitre I : Rappel de quelques notions importantes du fleuve
Congo
Chapitre II : L’Hydro-Topo
Chapitre III : La Bathymétrie
Chapitre IV : Les études hydrauliques
Débits liquides
Débit solide
Les Autres paramètres.
Chapitre V : Etudes sédimentologiques
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Chapitre VI : Etudes Limninétiques
Chapitre VII : Le Dragage
Chapitre VIII : Le Balisage
Routier
Fluvial et Maritime
Aérien
IIIème PARTIE : Les Ouvrages Hydrauliques Fluviaux et Maritimes
Chapitre I : Canaux
Les canaux de déviation
Rivières navigables naturelles
Rivières canalisées
Chapitre II : Ports
Définition et Rôles
Les paramètres de Dimensionnement d’un port
Caractéristiques géotechniques type de solution
Port organe de transit
Construction d’un port
Chapitre III : Le Quai
Définition
Rôles et types de Quai
Etude de Quai
- Considération générales et données de Base
Etude proprement dite
- Conception et Description
- Sollicitations
- Stabilités
Autres paramètres
Chapitre IV : Les Ecluses
1. Définitions et Rôle
2. Etude et Calcul d’une écluse
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3. Etudes des composantes d’une écluse
3.1 Etude du Radier
3.2 Etude des bajoyers
3.3 Le SAS et les lois de sassement
3.4 Etudes des portes d’une écluse
3.4.1 Portes Amont
3.4.2 Porte Aval
NB : Pendant l’année, nous aurons
2 Interros
3 Travaux pratiques (TP)
- 1 TP Annuel (1ère partie Examen)
- 2 TP posés pendant l’année
Examen (partie B) théorique.
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IèrePARTIE
Chapitre I
1.1 Rappel sur la notion du bassin versant
1.1.1 Introduction
Un continent est formé d’un ensemble de bassins
versants ; chaque bassin drainé par un fleuve, se divise à son
tour en autant des bassins secondaires qu’il y a des cours d’eau.
1.1.2 Représentation d’un bassin versant
Un bassin versant peut être soit :
a. Un BV Topographique
b. Un BV Hydrogéologique
a. Représentation du BV Topographique
Chaque bassin est séparé des bassins qui
l’environnent par la ligne de partage des eaux. Cette ligne sera
tracée sur une carte topographique dont l’échelle doit être
convenablement choisie.
La ligne de partage des eaux suivra les crêtes et traversera le
cours d’eau au droit du point considéré, en descendant par une
ligne normale aux courbes de niveau que l’on appelle : line de
plus grande pente et qui correspond à la trajectoire
théoriquement empruntée par une goutte d’eau.
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Par exemple :
Rivière
1000
1000
900
1000
800
900
800
1000 900
Ligne de crête
b. Représentation du BV Hydrogéologique
Le Bassin versant topographique ne coïncide pas
toujours avec le bassin versant réel. En effet, notamment dans les
terrains calcaires, le bassin étudié peut comporter des bassins
secondaires fermés, dan lesquels les eaux de surface aboutissant
à des gouffres qui ne sont reliés au réseau hydrographiques du
cours d’eau considéré.
Le Bassin versant topographique pourra donc être
inférieur ou supérieur au bassin versant hydrologique.
Par exemple :
Surface Cours d’eau
Exutoire
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En dehors de ces cas particuliers, qui demandent
une étude géologique très délicate, on évaluera la superficie d’un
Bassin Versant par planimétrage sur une carte topographique.
De ce qui précède, on définira le Bassin Versant de la manière ci-
après :
1.1.3 Définition du Bassin Versant
On appelle Bassin Versant :
- Toute eau qui tombe dans cette superficie du BV, a trainée
et qui passe par le point A.
- Est une superficie qui reçoit toutes les eaux pour les
conduire en un seul point A appelé : Exutoire et enfin ces
eaux coulent vers l’aval.
- Est une superficie caractérisée par un seul point de
drainage appelé : EXUTOIRE
Le Bassin Versant correspondant à une superficie
regroupant l’ensemble des points d’où partent les
écoulements qui passent par le point A c'est-à-dire par le
profil en travers situé au droit de A pour poursuivre leur
trajectoire vers l’aval.
- En généralisant toutes les définitions ci -hauts, nous
dirons définitivement que :
Le Bassin versant : en une section donnée d’un
Cours d’eau, est défini comme la surface Topographique drainée
par les cours d’eau et ses affluents, de telle façon que tout
écoulement prenant naissance à l’intérieur de cette surface doit
traverser la section normale considérée pour poursuivre sa
trajectoire vers l’aval.
Les proverbes pratiques dans ce domaine d’études
sur le BV, concernent le plus souvent un BV limité à l’aval, en un
point donné d’un Cours d’eau. Les caractéristiques :
Topographiques, glaciologiques, géologiques et thermiques de ce
bassin joueront un grand rôle dans son comportement
hydrologique.
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1.1.4 L’objet de l’étude du BV
- Est de fixer la terminologie utilisée dans ce domaine et,
- Exposer les diverses méthodes de mesures, de calcul et de
représentations employées pour décrire les principales
caractéristiques physiques du BV.
Les limites d’un BV sont les lignes de crêtes qui séparent
des Bassins Versants voisins.
Les lignes de crête peuvent facilement être tracées sur une
carte en courbe de niveau.
Lorsqu’un BV reçoit un débit important, il est
nécessaire que l’IR maîtrise les données de base qui lui
permettrons de :
- Dimensionner les ouvrages hydrauliques capable de recevoir
ce débit sans gène afin d’éviter plusieurs causes néfastes
telles que :
Les érosions
Les éboulements
Les ruptures des Routes dues aux eaux des pluies.
- Donc, il s’avère nécessaire d’étudier en avance toutes les
données de base comme :
Le régime hydrographique
La pente moyenne du BV
Les études du sol et sous-sol
La végétation
etc.
1.2 Les Bassins Hydrographiques ou Réseaux Hydrographiques
Quel est le but visé sur le réseau hydrographique ?
En réponse à cette question :
- C’est de déterminer leur :
Origines
Genèse
Provenance
- Chercher la relation entre – elle
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- Dimensionner les ouvrages les ouvrages hydrauliques
d’évacuation.
Nous verrons ici, les relations entre – elles (pluies)
Aussi :
- BV (Superficie (m2)) ; altitude (m) ; pente (%)
- Sols, caractérisé par les facteurs géologiques et
sédimentologiques (Relief)
Le réseau hydrographique peut couvrir
- Une population
- Ravinement ; Crée au cours d’eau d’une portion de l’année
hydrographique. Au vu de ceci, l’Ingénieur conçoit certains
ouvrages pour l’évacuation des eaux de ruissellement.
1.2.1 La Genèse de réseau hydrographique
Du point de vue géomorphologique, nous avons une classification
des cours d’eau.
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a. Classification des Cours d’eau
Il y a deux types de classe :
Une chevelure hydrographique c'est-à-dire un ensemble de
ramification des cours d’eau (C.E)
1 1 1 1
1
1
1
2
2 4
3
1
1 3
1
1 1 2
1
1 2
Nous hiérarchisons la situation suivant les méthodes
ci-après :
1. La Méthode d’Horton
- Les cours d’eau principaux au collecteur principaux
- Les segments de cours d’eau qui sont confluant au cours
d’eau principal servent de l’ordre 2
- Lorsqu’il y a ramification hydrographique, le premier
segment est de l’ordre 1. La seconde de l’ordre deux et
termine lorsqu’il y a un gonflement
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2. La méthode d’ après STRANGER
1 1
1
1
1
2
2 2
1 4
1
2
1
1
1 1
La 1ère ramification du cours d’eau fait le cours d’eau
de l’ordre 3.
3. La Différence entre HORTON et STRANGER
Les deux sont presque les mêmes mais
apparemment. Il y a une différence d’ordre 4 des cours d’eau
principal depuis la source de cours d’eau qui a plusieurs
ramification prend l’ordre 3. (Cours d’eau charge de grandeur,
manière décroissante) selon STRANGER, la 1 ère confluence prend
l’ordre qui soit cette différence et est capital dans la
hiérarchisation de réseau hydrographique et la quantification de
la densité de drainage.
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L Km
D=
S Km2
Pour expliquer la provenance d’un Ravin dans un BV
dont la couverture végétale est détruite, on a besoin de la densité
de Drainage, Hypsomètre (Relief), du BV et l’altitude du BV la 1ère
monte la fonction de la dernière.
En hydrologie, la précipitation augmente avec l’altitude c'est-à-
dire les pluies sont très fréquentes dans les régions des collines et
la densité de Drainage augmente avec l’altitude.
Le Cours d’eau d’ordre 1 : sont des ravins qui naissent avec la
saison de pluie et sont fonction de l’altitude (H).
La multiplication de cours d’eau est conditionnée par l’altitude
(c’est ici que ∆d est plus importante) et est encore lié à certains
phénomènes physique (couverture végétale…)
La densité au réseau hydrographique est importante
dans la région de pluie à cause de l’abondance des pluies, d’où
Dd est plus importante.
La superficie d’un Bassin Versant ou d’un réseau
hydrographique se détermine sur une carte hydrographique au
moyen d’un planimètre.
Pour caractériser le réseau hydrographique, il faut con naître les
éléments des segments qui sont :
- Le nombre de segment
- Les longueurs de segment
- Les aires
- La pente
4. Les différentes lois pour analyser les segments
Les lois pour analysé des segments dépendent du
type de réseau de réseau de cours d’eau.
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Les lois pour l’analyse des segments :
Nous avons :
- La loi de nombre des segments du réseau
- La loi de nombre de longueur
- La loi des pentes de surface.
Citons :
- Le réseau dendritique
- Le réseau en treillis
- Le réseau étoilé. Radial
De tous ces réseaux, ils définissent la nature géographique de la
région traversée par le Cours d’eau ainsi que la forme du Bassin –
Versant.
5. Alimentation d’un cours d’eau par la structure
géologique et vallée.
1.
Vallée encaissée dans les différentes couches.
Il peut se faire qu’à certains endroits, qu’il
y’ait de sources.
2.
Vallée symétrique avec couche imperméable et
cours d’eau encaissé.
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3. Un cours d’eau qui se taille sur la vallée
Vallée asymétrique
Cours d’eau
Le lit majeur du cours d’eau
4. Vallée
Vallée qui subit l’accident et le cours d’eau
accidentai (géologique)
Cours d’eau
5.
Ecoulement souterrain
Cours d’eau (CE) complet encaissé
Eau de ruissellement
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6.
Ecoulement superficiel
Vallée encaissée dans une structure dure
7. L Structure perméable
Rivière
Structure Imperméable
8.
Pendant la pluie
Eau souterraine
Couche Imperméable
Pendant la pluie, la vallée est alimentée tandis qu’à la saison
sèche la vallée alimente la rivière et la rivière alimente les rives.
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9.
Vallée encaissée dans une couche de roche alimentée par une
couche perméable.
10. Les serpentins
Cours d’eau sous forme de serpent
11. Boucle abandonnée délaissée
6. Paramètres des réseaux hydrographiques
1. Le coefficient de sinuosité
2. Le coefficient de ramification
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3. La fréquence
4. La confluence Rc
5. Le coefficient de Drainage
6. Les lois sur l’analyse des segments
A. Coefficient de sinuosité
Il est calculé par la formule :
AB
Ks = ≶2
AB
B. Coefficient de ramification
KR < 1
Il s’agit d’un branchement hydrographique
L1
LAB
L3
B
A
L2
L1 + L2 + L3 + LA + LB
LR =
LB
Avec L.B=C.E principal
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C. La Fréquence
F(Km2) 𝐾
𝑖− 𝑁𝑥
𝐹𝑅 =
𝐹 𝐾𝑚 2
Avec Nx : Nombre de cours d’eau
F : surface du bassin versant
𝐾
𝑖− 𝑁𝑥
𝐹𝑅 =
𝐹 𝐾𝑚 2 Méthode de carroyage
Grille quadrillée
Ligne de crête
10𝐾𝑚
= 2𝑚
5
1 3 4
2
I K K m K 5 10𝐾𝑚
= 2𝐾𝑚
mm m 5
II 2 4 10𝐾𝑚
K 3K = 2,5𝐾𝑚
1 4
m mm
III 1K 10𝐾𝑚
3
Km 3
= 3,33𝐾𝑚
m
m
IV
V
10 Km
Principe : Examiner les lignes parallèles, les niveaux de cours
d’eau.
Coefficient de drainage et confluence
Paramètre :
Dans l’hydrographie, Dd est fonction de :
Dd : f(Qa ; K ; H ;ρ ; µ,g)
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1 Q.ρ.H Q 2
D: f Q r ; K; ;
H μ H�f
Avec K: facteur de proportionnalité d’érosion
µ : viscosité des eaux de ruissellement.
Donc la densité de drainage est fonction de la somme de longueur
de cours d’eau et la surface ou superficie du Bassin versant qui
les couvrent.
I.3 Caractéristiques physio métriques ou physiographiques du BV
1) La superficie :
Elle se calcul à l’aide d’un planimètre. (F)
2) La longueur :
Notée (L) : permet de connaître la longueur de la rivière
L (longueur sur la carte)
B
Lorsqu’on n’a pas les appareils de mesure, utiliser le coefficient de
sinuosité Ks qui varie suivant les échelles 1,01----2
Echelle de Travail
1
E=
200.000
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C'est-à-dire prendre la longueur (en cm) du contour, puis à l’échelle,
on a le périmètre en Km.
l(cm) ech P(Km)
1
Exemple 1 : Avec E = si l=50cm
200.000
P
E=
Terrain
1 50
= → T = 50x200.000
200.000 T
=100Km
Exemple 2 A
R1=10cm
B
Avec R, la longueur sur la carte, ) une échelle donnée 200.000,
R1=10cm et Ks=1,01
Quelle est sa longueur réelle ?
Solution :
P 1 10
Ech = → = → T = 200.000x10
T 200.000 T
T=20Km
Donc, la longueur réelle : 20 x 1,01=20,2Km
Exemple 3 La longueur de la rivière verte vaut 14,9Km. Du point A au
point B, la longueur vaut 10,2 Km. Que vaut son coefficient de
sinuosité.
Solution :
LR=LTxKs (*)
Avec :
LR= Longueur réelle
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LT = Longueur totale
KS= Coefficient de sinuosité
LR 14,9
(*) devient : K S = = = 1,46
LT 10,2
C'est-à-dire LR=14,9Km ; LT=10,2 ; KS=1,46
3) La densité de drainage notée D
Elle est calculée par la formule :
L
D= L=somme de longueur de chaque cours d’eau
F
F=superficie du BV
4) Le coefficient de dissymétrie du BV noté :
Il est calculé par la formule
Avec : Sg : Superficie du BV Rive gauche
Sd : Superficie du BV Rive droite Gauche
Droite
5) La largeur moyenne du Bassin Versant
Notée : l moyenne
S Superficie
Mmo y =
L Longueur de la rivière
6) L’Indice de compacité représentée par le coefficient de
compacité de gravelius
P
Noté : K gr av = ou S
2 π.F
P ou BV
≃ 0,2821
Fou S
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7) Rectangle équivalent du Bassin Versant
C’est le rectangle qui a le même air que l’aire du BV, le périmètre égal
au périmètre du BV.
Il est calculé par :
2
K S 1,12
L= 1+ 1−
1,12 K
2
K S 1,12
l= 1− 1−
1,12 K
Ou bien :
4
L= K c πA/2 . 1 + 1 − . K 2c
π
4
l= K c πA/2 . 1 − 1 − . K 2c
π
8) La pente
Un paramètre très important dans le calcul des travaux en
hydraulique fluviale
Elle permet de connaître le temps de concentration (Tc) sa
détermination n’est pas simple et repose sur plusieurs critères
Critères pour déterminer la pente d’un Bassin Versant.
1. Critères de HORTON
Pour un plan de délimitation du Bassin Versant qui
contient les courbes de niveau, on fait ce qui suit :
1) On suit l’orientation du drain principal (fleuve) et on trace une
maille de manière suivante :
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Si le bassin a une surface < 250 Km 2, on construit une maille
d’au moins 4 carrées de chaque côté
Si le bassin a une surface > 250 m 2, il faut augmenter le
nombre de carrés de la maille pour augmenter ainsi la
précision du travail
2) On associe la maille ainsi construite on dessinée, à un système
d’axes rectangulaire x,y et dans ce sens, on divise chaque axe
y y > 250 Km2
< 250 Km2
x x
3) On mesure la longueur de chaque ligne de la maille dans les
directions x et y et il faut compter le nombre d’… et de tangente
de chaque ligne avec les courbes de niveau.
Point de tgce
axe
4) On calcul les pentes du BV dans les formules :
Nx . D
Sx =
Lx
Nx . D
Sy =
Ly
Sx : pente dans la direction
Sy : pente dans la direction y
Nx : le nombre total d’… et de tgce de ligne de la maille
avec les courbes de niveau dans la direction des Xs.
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Ny : Le nombre total d’… et des tgces de ligne de la maille
avec les courbes des niveaux dans la direction de y.
D : la dénivellation constante entre les courbes de
niveaux.
Lx : la somme de la longueur de ligne de la maille du BV
dans la direction de la maille du BV dans la direction de x.
Ly : la somme de la longueur de ligne de la maille du BV
dans la direction de y.
5) On détermine l’angle θ entre les lignes de la maille et les courbes
de niveau.
De ce qui précède, on applique l’équation de Horton
N. D. sécθ
Sc =
L
Avec :
Sc : pente du Bassin Versant
L : Lx + Ly
N : Nx + Ny
Séc θ= 1,57 pour HORTON
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Pente du Bassin Versant du fleuve d’après HORTON
Longueur de ligne de la
Ligne de Intersection et tgtc
maille (Km)
maille
Nx Ny Lx Ly
Σ a B c d
Σ totale a+b c+d
2. Les critères de NASH
D’abord, prendre les copies du Bassin Versant.
1. On suit l’orientation du drain principal, on trace les mailles de
telle manière à avoir à peu près 100 intersections à l’intérieur du
Bassin
y
x
2. On associe les mailles au système d’axes rectangulaire x, y
3. On donne un numéro à chaque …t° et on note les coordonnées
(x,y) par ex i(x1, y1)
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4. Dans chaque …t°, on mesure la longueur minimale entre les
courbes de niveau qui passe par l’intersection.
I
a b
5. On calcul la pente dans chaque intersection
𝐷 𝐷
𝑝= =
𝑎𝑏 𝐿
I
Avec D : différence de niveau Total
L : Longueur du rectangle équivalent
a b
6. On calcul la moyenne de pente des intersections et on prend
cette moyenne.
D’après NASH, cette valeur est la pente du BV.
Quand une intersection I se trouve entre une même courbe, on
considère la pente nulle.
30 30
*I
L’étude de la pente du BV nous permet aussi de maitriser le fleuve.
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Pente du BV du fleuve d’après NASH
Distances Elévation (m) sur
Pente S
Coordonnées minimales le niveau de la
Intersection
Km mer
N° x y
1
2
.
.
.
N
N-P ΣS Σ
ΣS
SC =
N−P
Avec :
p: nombre d’intersection avec pente nulle
N : nombre d’intersection
NB : Les données peuvent être traité d’une manière statique et pour
cela, on considère les pentes calculées dans chaque intersection pour
tracer les courbes de distributions de fréquence. Et c’est de cette
manière qu’on a une forme de variation des pentes dans le Bassin.
Ensuite, on prend les intervalles de classe de pente par
exemple 0,010 et on considère que toutes les pentes avec les valeurs
comprises entre 0,3450 et 0,3549 par exemple, peuvent être
considérée 0,3500.
Les valeurs comprises entre 0,3550 – 0,3699, peuvent
être considérées : 0,3600.
La précision dépend de l’intervalle choisi.
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Analyse statistique des pentes du BV du fleuve d’après NASH
1 2 3 4 5
Intervalles de ≠n de fois Fréquence 𝐧 𝚺𝐧
classification de chaque de chaque 𝐱𝟏𝟎𝟎 𝐱𝟏𝟎𝟎
𝐍 𝐍
des pentes intervalles pente n/N
0,4500
0,4400
0 100,00
Σ N 1,000 100,00
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% des Aires avec
plus grandes pentes
ou égale pente
Pente
Critère d’ALVORD
- Prendre 3 courbes de niveau consécutif
- On trace la ligne moyenne, délimiter (hachurer) la zone (surface)
d’influence d’une ligne de niveau.
- On calcul les aires de zone d’influence pour chaque ligne
(courbe) de niveau
ai: surface délimité par les courbes de niveau.
- On calcul la largeur moyenne de la surface d’influence :
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ai
bi = li : longueur de la courbe de niveau
li
- On calcul la pente de la surface de référence qui correspond à la
courbe de niveau.
D
Si =
bi
- Il faut répéter pour chaque courbe de niveau la pente du BV
Dl1 a1 Dl2 a2
SC = + +−−−
a1 A a2 A
D l1 + l2 + l3 + ⋯ ln
SC =
A
D.L
SC = (ALVORD)
A
L: somme de longueur de courbe de niveau
A : surface totale B
D : dénivelée H 𝔷𝐵 − 𝔷𝐴 = 𝐻
A B
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La Courbe Hypsométrique
Elle caractérise le relief de la manière suivante :
- Elle donne la superficie de la partie du BV qui se trouve au
dessus d’une côte altimétrique déterminée.
- La courbe peut être remplacée par le polygone de fréquence de
hauteur.
Hauteur
1000 x
Courbe hypsométrique
500
Superficie
20 Km2 52 Km2
Cette courbe signifie qu’à ce niveau noté x d’altitude 1000m ; on a
une superficie de 20Km2 etc.
En d’autres termes :
Soit un BV suivant le schéma ci-dessous :
800
700
900
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B
Si à cette courbe, on ajoute la distribution des qualités des sols, on
aura des informations sur le BV.
Courbe Hypsométrique du BV
1 2 3 4 5
Surface
au Surface % des surfaces
dessus comprises Surface entre les côtes Surface
entre les cumulée % à la surface totale (Ao)
de 𝔷
côtes Km2 totale Ao
Km 2
𝔷o : le plus Bas
A 0 −A 1
𝔷1 A1 A0-A1 A0-A1 100
A0
𝔷2 A2 A1-A2
𝔷3 A3 A2-A3
- - - - - -
Point le 100 An − 1 − An
plus Haut An=0 An-1-An A0
A0
𝔷n
Σ AO 100,00
Zéro 100% On peut dire qu’à la côte 𝔷1 on a le x% de
la surface totale
x%
𝔷1
Côte max
S
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Pente du fleuve
Quand on a à faire à des travaux localisés, il faut savoir calculer
la pente d’un tronçon du fleuve.
A
B
D E
- Chaque tronçon a sa pente
- Chacune des pentes participe à la qualité de l’écoulement qui va
se passer le long du fleuve.
2 1
AR3 I 2 Sm
Q= Rh =
n Pm
2 1 1
Q = K. AR3 I 2 K=
n
Avec :
n: coefficient de manning
k : coefficient de STRICKLER
Cette équation est appliquée à un canal à écoulement uniforme ; la
pente de la surface de l’eau est la même que la pente du lit.
D’une manière générale, pour calculer la pente d’un tronçon, voici
différentes méthodes :
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1. Pente d’un tronçon
Z A
ZA
𝑍𝐴 − 𝑍𝐵 𝐻
𝑆𝐴𝐵 = =
𝐿 𝐿
ZB B
Cette valeur sera précise s’il n y a
pas de rupture de pente dans le
tronçon
(m)
L
2. Méthode dite : Légalisation de surface
y
A
C
B
D
x
- On va utiliser la pente AD
- Pour le calcul :
Faire basculer la règle à partir du point D de manière à
avoir une ligne rouge que donne la compensation des
surfaces. Surfaces représentées par les déblais et remblais
soient égales. La ligne rouge ne doit pas trop s’écarter du
terrain naturel.
b. Méthode TAYLOR – SCHWAZ
Elle est basée sur la considération que le fleuve est formé
d’une série des canaux avec une même pente uniforme et dont le
temps de parcours est égal à celui du fleuve.
Si on divise le lit en n tronçons d’égales longueur ∆x,
t=temps
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∆x
Le temps t1=
V1
Si on applique l’équation de CHEZY
V1 = C1 R1 S1 = K S1
V1 = K S1
∆x
Le temps de parcours T1 =
K S1
∆x
Ti =
K S1
Le temps total de parcourt : T=ΣTi
Avec L : longueur totale du tronçon étudié par conséquent :
L
T=
K S1
n
L
= ΣTi = ∆x/K Si
K S i
n ∆x n ∆x
= i−1 K S
K S i
n n 2
n 1 1
= ⟹ S = n/
S i−1
Si i−1
Si
1 1 1 2
S = n/ + +⋯+
S1 S2 Sn
C= R = K, C dépend de la rugosité de la constitution du lit. Donc
dépend d’un tronçon à l’autre.
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Détermination de la pente du fleuve tronçon de AB à BC etc.
Tronçon Déniv Pente 1/ 𝐒𝐢
1
2
3
.
.
.
N
10. Indice de pente
La pente moyenne d’un élément de surface entre 2
a i −a i −1
courbes de niveau ai – 1 et ai est donnée par la formule
xi
dans laquelle :
- ai et ai – 1 : courbes de niveau du bassin de a 0 à l’exutoire
an
- xi= distance entre les courbes de niveau ai-1 et ai sur le
rectangle équivalent.
L’indice de pente Ip est la somme des racines carrées des pentes
moyennes de chacun des éléments pondérés par la superficie
correspondante.
n
l ai − ai − 1
Ip = . xi
L xi
i=1
Avec L : longueur du tronçon à étudier
On appelleβi, le rapport entre les superficies comprises entre ai et
ai-1 et la surface totale (cfr. Courbe hypsométrique).
l
Dès lors Ip = Σ βi ai − ai−1
L
Pour horrible à Felenne, on trouve Ip=0,113. On trouve une
appréciation des indices dans le cahier d’hydrologie ORSTOM
N°2.
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Tableau pour les bassins de superficie A=25Km2
Pente moyenne
Relief Ip
m/Km
Très faible <5 Ip<0,070
Faible 5 – 10 0,070<Ip<0,10
Modéré 10 – 20 0,10<IP<0,23
Assez-fort 20 – 50 0,14<Ip<0,23
Fort 50 – 100 0,23<Ip<0,34
Très fort >100 Ip>0,34
Pour des bassins de superficie A différente de 25Km 2,
on se sert respectivement des coefficient K et K’ à multiplier
suivant tableau ci-dessous.
Superficie A en Coefficient K pour Coefficient K’ pour
Km2 la pente moyenne Ip
5 2 1,5
10 1,5 1,25
25 1 1
50 0,75 0,85
100 0,50 0,70
250 0,35 0,55
500 0,25 0,45
Exemple : La houille à Felenne
A= 112Km2
Ip=0,113
Dans la table, on lit k’=0,7 pour une superficie 100Km 2. La
réduction à un bassin de 25Km donne :
Ip 0,113
Ip25 = = = 0,16
k′ 0,70
Ceci signifie que le relief peut être appelé : ‘’ ASSEZ
FORT’’, le calcul au moyen de la pente moyenne amène à la même
conclusion.
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11. Indice de la pente globale Ig
Sur la courbe hypsométrique, on prend les valeurs
pour les altitudes correspondantes à 5% et 95% de la superficie
que nous dénommons H5 et H95
L’indice de pente globale vaut :
H5 − H95 D
Ig = =
L L
Dans lequel L est la longueur du rectangle équivalent pour la
houille à Felenne on trouve :
432 − 283,5
Ig = = 8,44m/Km
17,60
12. Autres méthodes de calcul des Aires du Bassin Versant
a. Pour mesurer le périmètre
On peut utiliser
- Courbimètre ou curvimètre
- Fil non élastique
- Loupe
Le curvimètre ou courbimètre sert à mesurer les courbes
éventuellement les lignes droites
b. Pour la mesure des Aires du BV
- On calcul la surface du BV projetée sur un terrain horizontal
- Lorsqu’on est en présence de deux terrains, ils peuvent avoir
une même surface projetée mais pas la même pente
- Un terrain peut ou ne pas avoir la même pente que celui du
BV
Pour délimiter le BV, par exemple celui du Congo, on
cherche la ligne de la plus haute montagne telle qu’une goutte
d’eau tombant sur celle-ci essaye de gagner le fleuve soit
directement ou soit par l’un de ses affluents.
Pour la surface du BV projetée on a :
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Avec ∆𝔷=Constante
∆𝔷 2
A= Km
∆𝔷 p= Km
∆𝔷
NB. : La superficie de projection horizontale n’est pas une surface
réelle du terrain mais c’est une surface projetée sur un plan
horizontal.
Soient des reliefs réels d’un bassin versant représentés ci-
dessous :
- En les projetant nous aurons la même surface. Mais A
même surface, cela ne veut pas dire à même pente
- Sur le plan hydrologique, s’il y a une pluie qui produit la
même crue, c’est dans la surface 2 que la pluie va transiter
violemment mais le temps de concentration (c’est le temps
qu’une goutte met pour arriver à son point d’arriver) n’est
pas le même.
c. Méthodes de calcul
c1. Méthode de la pesée
Schématisons si non dessinons un profil d’un BV
dans une plaque d’épaisseur constante, (une plaque d’un milieu
continu) par exemple : un carton, métal.
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Dessiner le profil
Le couper et y prendre 1 cm2, puis le peser
Si 1 cm2 pèse A gramme on peut connaitre la totalité des points
de la plaque où du profil à peser.
X : est l’aire réelle du BV à l’échelle si 1 cm 2 pèse A gramme, on
aura :
2
A gramme x n. cm2
Xcm =
A. gr
Soit l’échelle 1/200.000, si Xcm2=55cm2
Quelle est la superficie du BV ?
1 cm=200m=2000m=2Km
1 cm2=4x106m2=4 m2
55 m2= 55x4=220 Km2
C'est-à-dire la surface projetée dont on a fait l’étude mesure 220
Km2
NB : Ici, la précision dépend de la balance et du projet.
c2. Méthode du planimètre
Le planimètre est un intégrateur graphique. Il s’agit
de calculer la superficie marquée.
Voir schéma F suivante :
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y
y=f(x)dy dA= ydx
𝑥2 𝑦2
𝐴= 𝑦𝑑𝑥 = 𝑓 𝑥 𝑑𝑦
𝑥1 𝑦1
y2
y1 Intégrale numérique
x1 dx x2
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Fonctionnement du planimètre
Bras de fixation Bras avec pointe pour suivre l’allure
du périmètre
2
Ce bras se déplace le long de l’autre 1
pour la fixation de l’échelle
y2
y1
Lecture
des
centaines 4 3
Dizaines et unités
NB. : A la fixation, l’angle de fixation est de 90°
L’appareil fait des mouvements dans le sens horlogique.
Lecture Lecture Ai
Tour Point
initiale finale (bi-ai)
1 1 a1 b1 A1
2 2 a2 b2 A2
3 3 a3 b3 A3
ΣAi
A=
i
NB : Le planimètre donne une surface réelle par exemple en mm 2,
faire l’équivalence en Km2 à l’aide de l’échelle
En conclusion :
Vue la complexité physique du Bassin Versant,
disons que chaque rivière et son Bassin Versant peuvent être
caractérisé(e) par des indices morpho métriques (caractéristiques
de forme).
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Parmi ceux-ci nous venons de voir :
La longueur de la rivière (L)
La superficie du BV (F)
L’indice de capacité représenté par le coefficient de
compacité de GRAVELUIS (Kc)
P P
Avec : K gr = ∼ 0,28
2 πF F
Le rectangle équivalent
La pente, indice de pente
Le relief
∆L
La densité de drainage D =
F
Le schéma hydrographique du BV
- A part ces caractéristiques morpho métriques, nous ne
pouvons pas oublier la grande influence de la végétation et du
sol sur le volume des eaux de ruissellement.
- Aussi, les facteurs météorologiques tels que :
Précipitation
Température
Pression
Vent
Etc. sont fonction de l’altitude.
- Nous avons vu également la courbe hypsométrique
visualisant la répartition de la surface totale en fonction de
l’altitude. Ce qui nous donne une courbe de fréquence
altimétrique exprimant cette répartition en % et la courbe
hypsométrique donnant la superficie au moins égale à
l’altitude correspondante.
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Voir Tableau de répartition
Altitude (m) Superficie Courbe de Surface % des surface
2
(Km ) fréquence % cumulées cumulées
1200 – 1000 300 15 350 15
1000 – 800 600 30 900 45
800 – 600 900 45 1800 90
600 - 400 200 10 2000 100%
ΣT=200Km2
Altitude
1200
15%
1000
30%
800
Courbe hypsométrique
600 45%
10%
400
200 300 500 900 1500 2000 Superficie
La courbe hypsométrique la superficie au moins égale à l’altitude
correspondante, on utilise les surfaces cumulées. C'est-à-dire au
dessus :
de 400 – 2000
de 600 – 1800
de 800 – 900
de 1200 – 0
Altitude – Surface cumulée
Si le point A est situé au dessus de 400m, quelle est sa
superficie ? Réponse au point A, nous avons 1800Km2 au dessus
de 400m c'est-à-dire à l’altitude 600 – Km2
Calcul de l’hydrogramme
1. Le coefficient de forme de l’hydrogramme de l’écoulement
global :
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Fh
yn =
FR
Avec FR : Superficie du rectangle
Fh : Superficie de l’hydrogramme d’écoulement.
2. Le débit de pointe noté : Qmax obs (m3/s)
3. Le débit de crue noté : ∆Q (m3/s)
De (2) et (3), nous pouvons calculer le ∆Q
∆Q (m3/s)=(Qmax – Qob)
Avec
Qmax: débit maximum instantané
Qobs : débit de base observé en m3/s
En d’autres termes :
Le débit de point peut coïncider avec le débit
maximum qui est différent du débit maximum instantané.
Le schéma ci – après explique la nette différence sur
les différents débits :
Q Débit maximum
Débit de point
Débit de crue
4. Le débit de base Qob : c’est le débit de déclanchement des
crues
5. NB . Il est très important de retenir que le débit maximum
observé est différent du débit maximum instantané.
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6. Le débit spécifique
Appelé aussi rapport de crue et est noté q (en m 3/s/Km2)
103 ∆Qm3 /s
q=
F Km2
Avec F : superficie du BV
F=8.709Km2
7. Le volume d’écoulement
Ve=10xWe.. (million m3)
Avec We=Fh x Tt
Fh : surface de l’hydrogramme
Tt : temps d’écoulement
Fh
Tt
Tm Td
8. La hauteur de ruissellement notée
Xr(mm) et est calculée par formule :
∆Q. Tt
X r mm =
103 . F Km2
Avec :
103 : coefficient multiplicateur
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F : est fonction du BV
Tt : temps
9. Le coefficient de ruissellement noté (∝)
X r mm
∝=
X mm
Avec :
Xr : hauteur de ruissellement
X : hauteur de précipitation
NB. : Un débit de point n’est pas un débit maximum mais les
deux peuvent se coïncider et avoir une même valeur.
10. Le coefficient de pointe
Noté K
𝑄𝑚𝑎𝑥
𝐾=
𝑄
Avec 𝑄 = 50 m3/s
En rappel, nous avons dit plus haut que nous
pouvons déterminer la surface à l’aide de :
- D’un planimètre (procédé mécanique)
- Construction géométrique
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Aussi, nous faisons rappel à quelques notions liées
au Bassin – Versant qui sont définies suivant le schéma ci-
dessous : 2
1
Q
Tm Qmax
Hydrogramme 1. Pluie efficace
2. Pluie utile
Temps de réponse 3. Pluie excédentaire
Hydrogramme
Débit de Base
Temps
Temps de concentration : tc
Temps de ruissellement ou
Temps de base tb
De l’hydrogramme résultant d’un hectogramme, nous
pouvons distinguer divers paramètres qui caractérisent la
réaction du Bassin comme l’indique la figure ci – haut.
Temps de l’écoulement
C’est le temps que met une particule d’eau provenant
de la partie du bassin la plus éloignée de l’exutoire pour parvenir
à celui-ci. On peut l’estimer en mesurant la durée comprise entre
la fin de la pluie efficace et la fin de ruissellement
Temps de montée (tm)
C’est la durée qui s’écoule entre le débit de l’arrivée à
l’exutoire du ruissellement apparent et le maximum de
l’hydrogramme de ruissellement.
Temps de réponse du Bassin (tp)
C’est l’intervalle de temps qui sépare le centre de
gravité de la pluie efficace de la pointe de l’hydrogramme observé
à l’exutoire.
Pour ce qui concerne la pluie donnant naissance à
l’hydrogramme considéré, on a les principales définitions
suivantes ;
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1. Pluie efficace (Pe) :
C’est la partie de l’averse qui a une intensité
suffisante pour provoquer du ruissellement. C’est donc la
pluie qui n’a pas été totalement infiltrée, évaporée ou
intercepter.
2. Pluie utile (Pu)
C’est la partie de l’averse ayant pu raisonnablement
donner lieu à du ruissellement
Sa détermination est une question d’appréciation de
l’hydrogramme.
NB : La pluie utile englobe la pluie efficace.
3. Pluie excédentaire ou pluie nette (Pn)
C’est la partie de l’averse qui a ruisselé. Le volume de
la pluie nette est donc égal au volume ruisselé.
De ce qui précède, isolons notre hydrogramme :
Q(m3/s)
Hydrogramme
P K X’
tm td Temps/j
Tt : temps d’écoulement
La superficie du rectangle P et K ∩ X’, constitue des
points des cassures.
Par définition : L’Hydrogramme
C’est la variation du débit en fonction du temps. C’est
un graphique qui nous donne la variation du débit en fonction du
temps.
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L’importance ou rôle
Il nous sert à déterminer les crues c'est-à-dire quand
on parle des crues, on voit directement le débit qui sont étudiés à
partir de l’hydrogramme.
L’hydrogramme peut également nous aider à déduire :
- Les précipitations
- Les quantités des neiges
- Des nappes d’eau
- Permet la bonne gérance de l’eau
- La détermination de la quantité des eaux de la fonte.
L’hydrogramme peut aussi nous aider à se retrouver si l’on est
dans quel type de climat.
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IIème Partie : HYDRAULIQUE FLUVIALE
CONTENU
1. Les études topographiques
2. Les études bathymétriques
3. Les études hydrauliques :
Calcul de débit liquide
Calcul de débit solide
4. Les études des sédiments
5. Les études limnimétriques
6. Les études de dragages
7. Les études de balisage
8. Conclusions
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CHAPITRE I : LES ETUDES TOPOGRAPHIQUES
Les études topographiques englobent les travaux
planimétriques et altimétriques.
I.1 La planimétrie
On emploie trois méthodes à savoir :
La triangulation
La polygonation
Le relèvement direct et indirect
I.2 L’altimétrie
Elle comprend :
Le nivellement stœchiométrique
Le nivellement trigonométrique
Le nivellement géométrique
I.2.1 La Triangulation
Consiste à calculer les coordonnées des points par la
formation des angles dont les sommets sont calculables à partir des
bases connues.
I.2.2 La Polygonation
Consiste à ouvrir l’angle à un point inconnu à partir de
deux bases connues et prélever la distance séparant les points.
I.2.3 Le Relèvement
Consiste à viser les trois bases connues à partir d’un point
connu en coordonnée.
Exemple sur la méthode de triangulation
Soient trois stations données à savoir :
- Borne I ou B
- P/63 ou C
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- Poteau II ou A
A l’aide du T2 positionné à la station Borne I ou B, la lecture de
l’angle formé entre borne I, P/63 et borne I, poteau II est 36, 11
48 gr.
Le T2 position à la station P/63, la lecture de l’angle formé entre
P/63, Borne I et P/63 poteau II est 42, 13 94 gr.
En d’autres termes :
Station sur B°I Station sur P/63
P/63 : 00 00 00 Poteau II : 00 00 00
Poteau II : 42, 13 94 gr B°I : 36, 11 48 gr
Angle : 42, 13 94 gr Angle : 36, 11 48 gr
Déterminer les coordonnées du point du point poteau II ou A ?
Méthode de triangulation Figure n°1
B ou B°I P/63 ou C
Pot. II ou A
En rappel, nous savons que :
Tableau des Radians N°2
Degré 90° 180° 270° 360°
Grade 100 200 300 400
Quadrant ++ +- -- -+
En plus, dans un triangle, la somme de 3 angles= 180°=200 gr
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Calcul de l’angle de compensation ou point poteau II
Procédure :
Faire la Σ des angles aux points connus (B et C)
Trouver l’angle de compensation par la différence des Σ des angles
moins 20 gr
Une fois l’angle trouvé, cherché le sinus de chaque angle format
les triangles.
Ce qui nous donne :
Angle A : ?
Angle B : 42,13 94gr
Angle C : 36, 11 48gr (1)
Angle B + angle C: 42, 13 94 + 36,1148: 78,2542
(1) dévient:
Angle A : 121,7458
Angle B : 42,1394
Angle C : 36,1148
Leurs sinus nous donnera respectivement :
0,942226
0,614636
0,537348
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Calcul de l’angle correspondant à la valeur naturelle
Le calcul se fit à partir des coordonnées de Base en système cartésien
fixé sur le quai de la RVM à savoir :
Tableau des coordonnées des bases sur le quai de la RVM n°3
N° Dénomination X Y Observation
1 B°VII 394 380,72 352 387,84
2 B°VI 394 400,49 352 448,15
3 B°V 394 468,07 352 431,22
4 B°IV 394 438,80 352 358,32
5 B°III 394 506,67 352 343,24
6 B°II 394 587,07 352 339,82
7 B°P/63 394 676,25 352 348,16
8 B°A TANK 394 766,26 352 344,67
9 B°VIII 394 374,78 352 390,63
10 B°I 394 598,29 352 351,42
A ce qui nous concerne :
B°P/63 394 679,25 B°I 394 598,29
352 348,16 352 351,42
∆X=394 676,25 – 394 598,29 =+77,96
∆Y=352 348,16 – 352 351,42 =-3,26
∆𝑋 77,96
tg = =
∆𝑌 −3,26
=23,9141 en valeur absolue
=97 33 94 (l’angle correspondant à la valeur naturelle)
Calcul des gisements
Gisement 1 :200 -
G1=200 – 97 3394=102,6606
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Si ’=0,999127
Cos ’= -0,041780
Si ∆X est + et ∆Y +⟹gl=
Si ∆Y est + et ∆Y est -⟹gl=200-
Si ∆X est - et ∆Y -⟹gl=200+
Si ∆X est - et ∆Y est +⟹gl=400-
Distance entre Boma BI et P/63
D1=𝐵1𝑃/63
∆𝑋 ∆𝑌
D1= =
si n 𝑔𝑙 co s 𝑔𝑙
77,96
𝑆𝑖𝑛 𝑔𝑙 = = 78,03𝑚
−0,999127
3,26
𝐶𝑜𝑠 𝑔𝑙 = = 78,03𝑚
−0,041780
sin 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝐵 0,614636
𝐷2 = 𝐷1𝑥 = 78,03𝑥
sin 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝐴 0,9422268
=50,90m
sin 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝐶 0,537348
𝐷3 = 𝐷1𝑥 = 78,03𝑥
sin 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝐴 0,9422269
=44,50m
Calcul du gisement 3
g3=g1+angle B=144,800
Sin 144,800=0,762442
Cos 144,800=0,647056
g2=g3+angle A = 0,865074
Cos 266, 54588=0,501643
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Tableau n°4 Calcul de gisement
D(m) Gisement Sin angle Cos angle ∆X ∆Y
78,03 --- --- --- --- ---
50,93 266,5458 -0,865074 -0,501643 -44,04 -25,53
44,50 144,800 +0,762442 -0,647056 33,93 -28,79
(1) (2) (3) (4) (5) (6)
(5)=(1) x (3)
(6)=(1) x (4)
D2 x sin g2=∆X2
D2 x cos g2=∆Y2
D3 x sin g3=∆X2
D3 x cos g3=∆Y2
A partir des coordonnées des bases, nous avons :
X3 ±∆X2=XP
Y3 ±∆Y2=YP
X2 ±∆X3=XP
Y2 ±∆Y3=YP
394 676,25 394 598,29
− 44,03 + 33,93
394 632,22 394 632,22
352 348,16 352 351,42
− 25,53 − 28,79
352 322,63 352 322,63
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En conclusion, les coordonnées du point poteau II sont :
394 632,22
Poteau II 352 322,63
I.3 Le Nivellement
D’une manière générale, c’est la détermination de la côte
d’un lieu donné partant du niveau moyen de la mer qui est considéré
comme le niveau zéro ; si non alors, par rapport à un lieu ou à un objet
dont la côté est connue.
C=Co±∆H
Implantation de l’échelle d’étiage
Le choix de l’implantation de l’échelle d’étiage est d’une
importance capitale. Il se fait dans un endroit ayant une profondeur ±
1,20m
Procédure de travail
Le stationnement de l’appareil se fait dans un endroit qui
peut nous permettre d’effectuer les deux lectures c'est-à-dire celle de
l’endroit d’implantation.
En principe, il faut se placer au milieu de 2 points. La
lecture de la côte du point de comparaison pris par rapport au niveau de
la mer doit donner un résultat qui sera ramené à l’échelle pour voir si
après lecture du coup avant sur la mire plus l’indexe, on peut trouver le
même résultat.
Du point de vue du contrôle
Ici, on vérifie si l’échelle d’étiage n’a pas connu de dérive.
A cela, la tolérance est ±< à 5mm.
Par exemple :
Si la côte hydrographique : 4515
L’index : 2000
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Le coup avant : 3347
Le coup arrière : 0832
Sur le plan horizontal
On doit avoir :
PH : côté hydrographique + CAR
A l’échelle d’étiage on aura :
E.E : Index + CAV
Ainsi donc :
PH : 4515 + 0832=5347
EE : 2000 + 3347=5347
Conclusion : l’échelle tient bon.
Exemple sur l’altimétrie par la méthode de nivellement géométrique
Partant de la B°P/63 à la B°1
ALLER
Tableau n°5 (Méthode de nivellement géométrique allé)
3AR (M1) 3AR (M2) M1+2 3AV (M1)’ 3AV (M2)’ M1’+M2’
0567 0567 0,769 0840 0833 1,026
203 203 +0,770 187 187 +1,019
0770 2,369 0770 2,210 1,539 1027 3079 1020 3057 2,045
202 3 203 3 185 3 184 3
1270 =0,769 0973 =0,770 1,539 1212 1,026 1204
Notes : En topométrie, toutes les opérations sur terrain aboutissent à
l’établissement d’un plan et à la représentation graphique d’une partie
d’un territoire ou d’une région. Le tracé et entièrement manuel, exigeant
une précision de 0,1mm. Cette servitude rend l’opération très délicate.
La rédaction d’un plan topographique nécessite le report
des éléments sur la minute tout d’abord, et ensuite sur le calque. Dans
ce mécanisme, notre réflexion est plus focalisée sur l’établissement du
quadrillage de la minute, qui est l’ossature incontournable pour les
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reports planimétriques et altimétriques. Un quadrillage mal établi est
une source d’erreurs qui souvent inaperçues et portant des préjudices
techniques graves aux utilisateurs notamment : dans les études de la
conception et d’implantation des ouvrages d’art. etc. malgré que les
mesures sur terrain et les calculs au bureau soient bien effectués.
Ces erreurs résultent
De la détermination hasardeuse des valeurs des éléments
constitutifs du quadrillage (sans formules appropriées)
D’un mauvais traçage d’axes des x et des y, les axes principaux
du quadrillage,
De non-parallélisme d’axes
D’un mauvais report des points de la polygonale.
Malgré l’évolution technique en la matière, le dessin
manuel devient petit à petit obsolète. Mais cela n’empêche nullement de
savoir, sur un écran, programmer pour obtenir le même résultat que le
dessin classique avec la représentation des mêmes signes
conventionnels.
Car, la détermination des éléments constitutifs et le
principe de traçage d’axes demeurent inévitables pour toute
programmation. Pour corriger ces erreurs, notre démarche sur
l’établissement du quadrillage est menée sur deux points à savoir :
Les calculs des éléments constitutifs du quadrillage
Le traçage des axes principaux
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1. Calculs des éléments constitutifs du quadrillage
Soit la figure ci-dessous d’un quadrillage rectangulaire
ys
yn
yn
yn
yn
y0
0(C) ∆x
Les éléments constitutifs d’un quadrillage sont :
Les axes rectangulaires principaux (0x, 0y)
Le côté d’un carré du quadrillage (c)
L’échelle de la rédaction d’un plan topométrique
L’origine du quadrillage en fonction des points planimétriques à
reporter (0)
L’abscisse (supérieur) d’origine (X0) et l’ordonnée d’origine (y0)
L’abscisse supérieure (xs) et l’ordonnée supérieure (ys)
La subdivision des axes principaux (n), n vaut une subdivision
d’axe
L’accroissement d’axe des x (∆x) et l’accroissement d’axe des y
(∆y)
La cotation des axes principaux.
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1.1 Les axes rectangulaires principaux (0x et 0y)
Le quadrillage étant un support de report des points ou
détails connus en x et y, il est encadré par deux axes principaux qui
permettent un report précis suivant les valeurs de x et des y par rapport
à l’origine. Ces axes sont 0x et 0y.
La côte d’un cadre du quadrillage (c)
Le quadrillage est un ensemble des carrés dont le côté
d’un carré vaut 5 cm à 10cm ; souvent la valeur utilisée est de 10cm.
1.2 L’échelle de la rédaction
L’échelle est déterminée en fonction de la finalité de plan
topométrique.
1.3 L’origine du quadrillage (0) (x0,y0)
L’origine du quadrillage est fonction des coordonnées des
sommets de la polygonale mise en place. Pour les mesurages, sur le
terrain. On admet que dans l’ensemble de ces coordonnées, l’origine
présumée est le sommet ayant la plus petite valeur en x, et la plus
petite valeur en y. souvent cette considération est loin d’être réalisée.
Et si elle est réalisée, il y a risque que les détails levés autour de ce
dernier soient hors de quadrillage. Pour éviter un tel risque, il est
nécessaire de déterminer une abscisse ronde et une ordonnée ronde,
origine du quadrillage, choisie en fonction de la plus petite valeur les x
et des y diminuées de la distance maximum d’un détail du terrain, levée
autour d’une station par rapport aux autres.
Il est à noter que cette distance est de 200,00m pour un
travail topométrique de précision acceptable.
Soit :
xp : la plus petite valeur des x,x0 l’abscisse d’origine
yp : la plus petite valeur des y,y0 l’ordonnée d’origine.
x0=xp-200,00 et y0=yp-200,00
Ainsi l’origine du quadrillage est (x0, y0).
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CHAPITRE II : LES ETUDES BATHYMETRIQUES
II.1 Généralités
II.1.1 Rôle : élaboration des levés hydrographiques. Cette brigade a
pour objet de faire sortir des cartes hydrographiques.
II.1.2 Importance du levés (ou de la carte) : le levés
hydrographique est la base sur laquelle s’appuie toutes les études ainsi
que tous les travaux hydrographiques au sein de la direction
d’exploitation.
- De connaitre les profondeurs du fleuve dans tout son parcourt
- D’aménager la route de navigation du fleuve (par le balisage)
- D’entretenir ou d’améliorer la route de navigation (par le dragage)
- D’assurer l’écoulement du trafic maritime international (par le pilotage)
- D’étudier et de suivre l’évolution du fleuve (Etudes hydraulique,
linimetriques, analyses sédimentologiques, cartographie générale etc.)
- D’implanter les ports, quais d’accostage etc.
II.1.3 Activités Principales : pour aboutir à la carte hydrographique,
la brigade bathymétrique s’occupe de deux activités essentielles :
- Sondage à l’écho et automatique
- Mesures du courant de surface aux flotteurs
II.1.4 Moyens mis en œuvre
1. Unités flottantes
- Le chaland Butembo, brûlé pendant la guerre Rwondo – Ougandais
unité qui servait de logement aux travailleurs de cette brigade.
- Des vedettes hydrographiques : pour accomplir ses tâches de sondage
et courant hydrographiques, la brigade est dotée de plusieurs vedettes
(ou canots) PUASI I et II…
2. Instruments et appareils.
- Sextant
- Stymographe
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- Echosondeur
- Télémètre
- Minute de terrain
- Chronomètre
- Jumelle
- Barre – Check
- Règle d’échelle
- Plomb à main
- Jalons et Décamètre
3. Composition d’une équipe hydrographique
- Chef d’équipe
- Deux opérateurs preneurs d’angles
- Un opérateur secrétaire
- Un opérateur sondeur (échodiste)
- Un opérateur observateur de la marée
- Un conducteur profiler.
II.2 Déroulement des travaux de la carte
II.2.1 Préparation du terrain : c’est un rapport de la brigade
topographique. Pour arriver à dresser une carte hydrographique, la
brigade s’appuie sur un canevas préalablement établi par la brigade
Topo.
Ces canevas contiennent l’ensemble des points qui servent de base à
l’établissement d’un levé. Il s’agit spécialement :
- Des repères de sondage appelés Amers
- Des échelles d’étiage
Repères de Sondage
Ce sont des signaux qui servent au repérage ou à la
localisation. Ils peuvent être naturelle (arbre, palmier, baobab,
borassus, buisson, tour, maison etc.) ou on construits (en bois ou en
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métal en forme de pyramide). Ces repères sont toujours surmontés
d’une plate – forme pu d’un demi – fût peint en blanc.
Echelle d’Etiage
C’est un repère qui sert à indiquer la hauteur des eaux au
dessus du zéro hydrographique (étiage) l’observation de la marée est
l’un des éléments indispensable à l’établissement de la carte.
Types de sondages
Sonder, c’est prélever les profondeurs ; la répartition des
différentes profondeurs sur la carte (levé hydrographique) définit d’une
manière ou d’une autre la configuration du lit du fleuve.
Pour avoir une idée générale sur ce qui se fait, il faut se
référer tout d’abord à la notion de la carte. D’une façon simple :
représentation conventionnelle, sur un plan, de la configuration du fleuve
(ou d’un cours d’eau) et ses profondeurs (forme sous – marine).
a. Sondage traditionnelle
La brigade utilise trois moyens pour y parvenir :
1. Positionnement des données réelles du terrain sur la minute du
terrain (formes des rives bancs, îlots, bouées, trajectoires de
l’embarcation sur les profils de sondages…
2. Prélèvement des sondages au moyen de l’écho – sondeur.
3. Mise au net de la carte le positionnement des données du terrain sur
la carte se fait au moyen des sextants et du stymographe.
b. Courant aux flotteurs
Après les sondages, le levé est complété par les mesures
du courant de surface. Suivant les limites données, on jette les flotteurs
sur la surface et n détermine leurs trajectoires sur la carte toujours par
la même méthode de positionnement. Le courant de surface aux
flotteurs a pour but de déterminer les différentes trajectoires ainsi que
les vitesses des courants.
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Dépouillement proprement dit et procédé d’exécution d’un levé
hydrographique
1. Prélèvement des données
- Rapport des données du terrain sur la minute de la carte simple
opération qui se fait par « calcage »
- Enregistrement des données à l’échelle d’étiage dans le carnet.
2. Réduction des sondes
Avant de dépouiller les profondeurs enregistrées sur le
papier « Echo », on procède tout d’abord à la réduction des sondages au
zéro de l’échelle d’étiage observée : cette opération est d’une
importance capitale dans l’élaboration du levé.
Elle permet conventionnellement d’obtenir des sondes réelles sur la carte
compte tenu de la variation de la marée.
En effet, suite à l’influence de la mer, le fleuve connait
pendant toutes les 24 heures, un mouvement ascendant et descendant
de son étiage.
L’ETIAGE
Est le niveau le plus bas que les eaux peuvent atteindre
en s’abaissant. (Le fleuve Congo atteint son étiage pendant la saison
sèche ; au mois d’Août)
C’est le niveau moyen correspondant « au zéro
hydrographique »
- La réduction des sondes se fait profil suivant la lecture moyenne
indiquée à l’échelle d’étiage.
- Les valeurs des chaque sonde ou profondeur sont obtenues par
une simple lecture moyennant une règle à échelle appelée
« REGLE DE DICTEE » NB, c’est une règle bien appropriée suivant
l’échelle indiquée par le constricteur de l’appareil écho – sondeur.
3. Dépouillement
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- On commence par dépouiller les valeurs des sondes aux tops. Les
tops qui pondent aux tops qui sont sur la minute.
- En suite, ces valeurs sont rapportées sur la carte. Ce travail
exigent le concours de deux personnes : l’une chargée de
dépouiller les sondes sur le papier écho et l’autre chargée de
transcrire ces valeurs sur la carte, par interpellation des distances.
4. Traçage des Courbes bathymétriques
Les Isobathes
Ce sont des courbes de même profondeur ces courbes sont classées
suivant les caractéristiques ci-après :
De 0 A 10 courbe de 0
11 30 1
31 50 3
51 80 5
81 100 8
101 200 10
201 500 20
501 1000 50
5. Calcul des vitesses
- Rapports des trajectoires des flotteurs sur la carte
- Vérification des distances et des temps (voir feuilles du terrain et
minute)
- Connaissant les distances et le temps, on trouve les valeurs des
𝐷
vitesses suivant la formule. 𝑉 =
𝑡
N.B : La valeur de la vitesse trouvée est multipliée par 3,6 qui est le
coefficient de conversion.
𝐷𝑥3,6
𝑉=
𝑡
6. Mise à jour de la carte
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C’est une vérification de toutes les étapes les étapes citées
ci-haut. Et on indique au coin de la carte :
- La période de la situation
- La lecture moyenne de l’E.E
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7. Représentation Graphique de certains Renseignements
- Repère de sondage - Souches d’arbres # #
- Pyramide - Bancs sec
- Feu ou balise - Banc humide
- Touque - E.E (échantillon)
- Bouée verte - Station marégraphique
- Bouée rouge - Epave d’une bouée
- Herbes - Epave de noir
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CHAPITRE III : LES ETUDES HYDRAULIQUES :
Mission
La brigade hydraulique a pour mission, le prélèvement des
données hydrométriques et sédimentologiques dans le bief maritime du
fleuve Congo devant servir au calcul des débits (solide et liquide), ceci
particulièrement dans la région divagante.
A partir des données (hydrométriques et
sédimentologiques) prélevées au fleuve, nous avons eu une idée sur
l’orientation des travaux de dragage et de l’aménagement des passes.
III.1 Le Débit Liquide
Le débit d’un cours d’eau est le volume d’eau passant par
une section mouillée pendant l’unité de temps. Il s’exprime par m 3/s.
On le détermine en intégrant la vitesse sur la section, ou
encore en multipliant la superficie de la section mouillée (en m 2) par la
vitesse moyenne (en m/s) des filets liquides traversant ladite section.
ƩA Vdt = V.A avec
V : vitesse locale
dA : aire locale
A : aire de la section mouillée total
V : vitesse moyenne sur la section.
Deux éléments sont donc indispensables pour les calculs
du débit liquides.
- La géométrie de la section de jaugeage
- Les vitesses locales ou les vitesses.
III.2 Choix d’une section de jaugeage
Le choix d’une section de jaugeage convenable est un
facteur extrêmement important et déterminant pour la précision de la
mesure des vitesses locales de l’écoulement. Dans les lits naturels, non
rectilignes il se forme, à cause des courbures des courants secondaires
et des remous provoquant des perturbations dans la répartition des
vitesses (aussi bien dans l’espace que dans le temps).
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Conditions de choix d’une section
La section de mesure doit être choisie dans un endroit qui
remplit au mieux les conditions suivantes :
1. La section doit se situer dans un tronçon rectiligne et éloigné de
tous les ouvrages d’arts tels que : Barrages, piles de pont etc…
Pour que les vitesses soient perpendiculaires à la section.
2. Le lit de la rivière doit avoir en travers autant que possible de
forme régulière et stable.
3. La superficie et la forme du profil en travers de la rivière au
voisinage de la section de jaugeage doivent être le plus régulier et
le plus constant possible.
4. La section de jaugeage doit avoir une largeur faible pour éviter que
le temps de mesure soit très long. Plus le temps est long plus il y a
variation de débit due à la crue due et à la marée.
5. La courbe de débit Q=f(h) dans la section de jaugeage doit aussi
être constant que possible et subissant le moins possible les effets
des affluents du cours d’eau principal.
Remarques : Lorsque la section se trouve sur un bras divagant (fleuve
à méandres, instables) il est parfois indiqué de la déplacer
afin de respecter afin de respecter autant que possible les
facteurs mentionnés plus haut.
III.3 Méthodes de mesure utilisées à la RVM
Les méthodes utilisées pour l’évaluation du débit liquide
sont nombreuses, on peut citer :
- La méthode classique au moulinet
- La méthode des mesures aux flotteurs
- La méthode par intégration transversale.
Nous nous limitons aux deux premières méthodes
pratiquées pendant notre stage.
La méthode classique au moulinet
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(Mesures des débits par exploration du champ des
vitesses). Les moulinets utilisés à la RVM au bief maritime sont du type
OTT ARKANSAS V. L’ensemble comprend :
- Une hélice, un corps de moulinet relié à la surface par un fil
conducteur,
- Un plomb poisson et une queue munie d’ailerons. Le tout est
équilibré dans l’eau de façon à ce que l’axe du moulinet prenne
correctement la même orientation que le courant. Le fil conducteur
du moulinet passe dans l’âme du câble de suspension qui lui-même
sert de masse.
- Le plomb poisson est muni d’un contact de fond. Le câble de
suspension est enroulé sur le tambour treuil wolga. Celui – ci est
muni d’un compte tour permettant de connaitre à chaque instant la
profondeur du moulinet à 1cm près. L’autre extrémité du câble est
reliée à une batterie de mesure F6. Cette batterie compte le
nombre d’impulsions électriques dûes à la rotation de l’hélice dans
l’eau, à 40 cm du fond et comprend un chronomètre et un
interrupteur général permettant la mise en circuit du chronomètre
du compteur. Cet instrument fonctionne avec des piles électriques.
Fonctionnement
Le canot hydrographique comprend :
- Une potence (davier) pour la suspension du moulinet
- On fait descendre le moulinet dans l’eau à distance de la coque,
moyennant une manivelle.
Dès que l’axe du moulinet est sous l’eau, moyennant la
liaison du système câble batterie expliquée ci-haut, la batterie Z 215
émettra un son discontinu. On remettra à ce moment le compteur du
treuil à zéro. Ensuite on descend le moulinet jusqu’au fond du fleuve.
Dès que le Z 215 donnera un son continu, on lira la
profondeur moyenne et on remontera le moulinet en ajoutant 20 cm à
cette profondeur de manière à avoir la profondeur totale du lieu.
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De cette profondeur totale, on remontera successivement
et pendant un intervalle de temps de 300 secondés ou 5 minutes à 8/10,
6/10, 4/10, 2/10, à 1,00m de la surface, puis à 0,30m. On notera à
chaque position précitée, le nombre d’impulsions de l’hélice du moulinet
devant servir au calcul de la vitesse, et on reprendra la même opération
en fonction des verticales en présence.
III.4 Calcul de la vitesse
Formule d’étalonnage
V=an + b
Principe de calcul
Ou n : rapport ente le nombre de révolution par rapport au temps
(3001)
V : vitesse d’écoulement (en m/s)
B : constante (pas de l’hélice)
A : constante tenant compte de frottement du mécanisme.
NB : Chaque type de moulinet a sa formule d’étalonnage.
Exemple pour le moulinet OTT n°109.613 hélice n°2-56863 (utilisé à la
RVM)
V : 0,466 n+0,018 ; n<0,25
V : 0,526 n+0,003 ; n>0,25
avec N : nombre de tours
T : le Temps
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Mesure de débit au moulinet
Date……………………………… Section……………………………………
E.E Boma………………………. Longueur…………Départ Rive……….
Opérateurs ……………………. Unité………………………………………
Moulinet OTT n°………………. n<------------- V=--------- n+----------
Hélice n°………………………… n ------------- V=--------- n+----------
Contacts/tour…………………. n ------------- V=--------- n+----------
Temps par point : 300s
Verticale n°_______Heure______ Verticale n°_______Heure______
Prof. Prof.
Pt=Pm+20cm=…….+20cm=……….. Pt=Pm+20cm=…….+20cm=………..
Distance de la rive………………………… Distance de la rive…………………………
Nombre Nombre
Profondeur de n A=……..+n V=A+…….. Profondeur de n A=……..+n V=A+……..
révolution révolution
Pt-40 Pt-40
8/10 Pm 8/10 Pm
6/10 Pm 6/10 Pm
4/10 Pm 4/10 Pm
2/10 Pm 2/10 Pm
S-100 S-100
S-30 S-30
Verticale n°_______Heure______ Verticale n°_______Heure______
Prof. Prof.
Pt=Pm+20cm=…….+20cm=……….. Pt=Pm+20cm=…….+20cm=………..
Distance de la rive………………………… Distance de la rive…………………………
Nombre Nombre
Profondeur de n A=……..+n V=A+…….. Profondeur de n A=……..+n V=A+……..
révolution révolution
P-40 Pt-40
8/10 Pm 8/10 Pm
6/10 Pm 6/10 Pm
4/10 Pm 4/10 Pm
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2/10 Pm 2/10 Pm
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S-100 S-100
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S-30 S-30
MS/GSE, [Link]
Verticale n°_______Heure______ Verticale n°_______Heure______
Prof. Prof.
Pt=Pm+20cm=…….+20cm=……….. Pt=Pm+20cm=…….+20cm=………..
Distance de la rive………………………… Distance de la rive…………………………
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Mesure de débit au moulinet
Date……………………………… Section……………………………………
E.E Boma………………………. Longueur…………Départ Rive……….
Opérateurs ……………………. Unité………………………………………
Moulinet OTT n°………………. n<------------- V=--------- n+----------
Hélice n°………………………… n ------------- V=--------- n+----------
Contacts/tour…………………. n ------------- V=--------- n+----------
Temps par point : 300s
Verticale n°_______Heure______ Verticale n°_______Heure______
Prof. Prof.
Pt=Pm+20cm=…….+20cm=……….. Pt=Pm+20cm=…….+20cm=………..
Distance de la rive………………………… Distance de la rive…………………………
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Nombre Nombre
Profondeur de n A=……..+n V=A+…….. Profondeur de n A=……..+n V=A+……..
révolution révolution
Pt-40 Pt-40
8/10 Pm 8/10 Pm
6/10 Pm 6/10 Pm
4/10 Pm 4/10 Pm
2/10 Pm 2/10 Pm
S-100 S-100
S-30 S-30
Verticale n°_______Heure______ Verticale n°_______Heure______
Prof. Prof.
Pt=Pm+20cm=…….+20cm=……….. Pt=Pm+20cm=…….+20cm=………..
Distance de la rive………………………… Distance de la rive…………………………
Nombre Nombre
Profondeur de n A=……..+n V=A+…….. Profondeur de n A=……..+n V=A+……..
révolution révolution
P-40 Pt-40
8/10 Pm 8/10 Pm
6/10 Pm 6/10 Pm
4/10 Pm 4/10 Pm
2/10 Pm 2/10 Pm
S-100 S-100
S-30 S-30
Verticale n°_______Heure______ Verticale n°_______Heure______
Prof. Prof.
Nombre Nombre
PProfondeur
t=Pm+20cm=…….+20cm=………..
de n A=……..+n V=A+…….. PtProfondeur
=Pm+20cm=…….+20cm=………..
de n A=……..+n V=A+……..
révolution révolution
P-40 Pt-40
Distance de la rive…………………………
8/10 Pm Distance de la rive…………………………
8/10 Pm
6/10 Pm 6/10 Pm
4/10 Pm 4/10 Pm
2/10 Pm 2/10 Pm
S-100 S-100
S-30 S-30
Illustration des Calculs
Calculs des vitesses moyennes
Données :
Section : Spécifique NDELE
Moulinet OTT, n°109.613
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V: 0,466n + 0,018 ; n<0,25
V: 0,526n + 0,003 ; n>0,25
Processus de Calcul pour les Mesures de débit au moulinet
Verticale n°1
V1 : 0,526n + 0,003 : 0,526x1, 523+0,003=0,804m/s
De la même manière, on peut calculer :
V2 : 1,064m/s V5 : 1,632m/s
V3 : 1,413m/s V6 : 1,614m/s
V4 : 1,449m/s V7 : 1,386m/s
Vmoyenne :
Vmoyenne: 1,24m/s
Vertical n°2
V1 : 0,526n + 0,003 : 0,526x1, 69+0,003=0,892m/s
De la même manière, on peut calculer :
V2 : 1,288m/s V5 : 1,632m/s
V3 : 1,413m/s V6 : 1,614m/s
V4 : 1,449m/s V7 : 1,386m/s
Vmoyenne :
Vmoyenne: 1,40m/s
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NB : Le calcul des autres verticales, la procédure est le même
Verticale n°3 Verticale n°4
V1 : 1,320m/s V1 : 1,030m/s
V2 : 1,435m/s V2 : 1,208m/s
V3 : 1,535m/s V3 : 1,279m/s
V4 : 1,735m/s V4 : 1,376m/s
V5 : 1,720m/s V5 : 1,521m/s
V6 : 1,763m/s V6 : 1,457m/s
V7 : 1,768m/s V7 : 1,437m/s
Vmoy : 1,60m/s Vmoy : 1,32m/s
Verticale n°5 Verticale n°6
V1 : 0,878m/s V1 : 0,620m/s
V2 : 1,071m/s V2 : 0,915m/s
V3 : 1,186m/s V3 : 0,994m/s
V4 : 1,239m/s V4 : 1,043m/s
V5 : 1,267m/s V5 : 1,059m/s
V6 : 1,278m/s V6 : 1,050m/s
V7 : 1,250m/s V7 : 1,127m/s
Vmoy : 1,16m/s Vmoy : 0,97m/s
Verticale n°7 Verticale n°8
V1 : 0,589m/s V1 : 0,587m/s
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V2 : 0,827m/s V2 : 0,792m/s
V3 : 0,906m/s V3 : 0,867m/s
V4 : 0,976m/s V4 : 0,913m/s
V5 : 1,004m/s V5 : 0,911m/s
V6 : 1,057m/s V6 : 0,922m/s
V7 : 1,013m/s V7 : 0,936m/s
Vmoy : 0,91m/s Vmoy : 0,84m/s
Verticale n°9 Verticale n°10
V1 : 0,641m/s V1 : 0,678m/s
V2 : 0,846m/s V2 : 0,781m/s
V3 : 1,001m/s V3 : 0,925m/s
V4 : 1,036m/s V4 : 0,948m/s
V5 : 1,099m/s V5 : 0,999m/s
V6 : 1,120m/s V6 : 0,978m/s
V7 : 1,071m/s V7 : 0,990m/s
Vmoy : 0,97m/s Vmoy : 0,89m/s
Verticale n°11
V1 : 0,639m/s
V2 : 0,683m/s
V3 : 0,827m/s
V4 : 0,866m/s
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V5 : 0,885m/s
V6 : 0,902m/s
Vmoy : 0,80m/s
Calcul de débit par unité de largeur (débit liquide unitaire)
Formule générale
Vmoyen. X Profondeur total de la verticale
Où V= Vitesse
qi(1)= 1,24m/s x 6,45m=7,99
qi(2)= 1,40m/s x 7,74m=10,84
qi(3)= 1,60m/s x 7,75m=12,60
qi(4)= 1,32m/s x 9,60m=12,67
qi(5)= 1,16m/s x 8,00m=9,28
qi(6)= 0,97m/s x 6,80m=6,59
qi(7)= 0,91m/s x 11,20m=10,19
qi(8)= 0,84m/s x 10,22m=8,58
qi(9)= 0,97m/s x 12,63m=12,25
qi(10)= 0,89m/s x 8,10m=7,20
qi(11)= 0,80m/s x 4,35m=3,48
Calcul du débit liquide total
L’étude hydraulique faite au seuil NDELE est scindée en deux sections à
savoir :
- La section NDELE NORD : part de la verticale n°1 jusqu’à la 6ème
- La section NDELE SUD : part de la verticale n°7 jusqu’à la 11ème
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a. Section NDELE NORD Tableau n°8
Résultats par verticales.
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7)
Moyen de
N° [Link] [Link] Vitesse Débit unit. Débit total
débit unit.
M m m/s m2/s m2/s m3/s
R1 0 0
1 180 180 1,24 7,99 3,99 718,2
2 330 150 1,40 10,84 9,41 1411,5
3 540 210 1,60 12,60 11,72 2461,2
4 690 150 1,32 12,67 12,63 1894,2
5 840 150 1,16 9,28 10,98 1647
6 980 140 0,97 6,59 7,94 1111,6
Débit
9,244m3/s
Total
(7) = (3)x(6)
Résultat définitif
Débit : 9244 m3/s
Section mouillée : 7110, 76m2
Vitesse moyenne : 1,30m/s
Profondeur moyen : 7,74m
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b. Section NDELE SUD
Résultats par verticales
Moyen de
N° [Link] [Link] Vitesse Débit unit. Débit total
débit unit.
M M m/s m2/s m2/s m3/s
R1 0 0
1 150 150 0,91 10,09 5,04 756
2 300 150 0,84 8,58 9,33 1399,5
3 450 150 0,97 13,27 10,92 1638
4 640 190 0,89 7,20 10,23 1943,7
5 790 150 0,80 3,43 5,31 796,5
Débit
6533,7m3/s
Total
Résultats définitif
Débit : 6533,7 m3/s
Section mouillée : 7341,23 m2
Vitesse moyenne : 0,89 m/s
Profondeur moy. : 9,3m
Calcul du débit liquide par la méthode aux flotteurs
Pour ce qui concerne cette méthode, pendant notre stage,
nous avons eu juste la documentation qui nous a permis de comprendre
ladite méthode. Quoi qu’ancienne et peu précise, la Régie de Voies
Maritimes de Boma l’utilise encore.
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Jaugeage aux flotteurs
a. Description du flotteur
Les flotteurs sont constitués de deux planches en bois de
1,40m de longueur, lesté de façon à ce qu’ils enregistrent de l’eau de 25
à 35 environ. Cette longueur d’émersion doit être suffisante afin de
permettre que le repérage soit suffisamment petite pour que le vent
n’influence pas trop la vitesse du flotteur, il est réglée par le lest.
b. Principe de la méthode
Avec cette méthode, le débit liquide est estimé à partir de
la mesure du profil en travers par sondage (section de mesure) et par
mesure de la vitesse des flotteurs de surface entre une position de
départ et une position d’arrivé. La méthode nécessite donc une
transformation des vitesses superficielles en vitesse moyenne à l’aide
d’un coefficient Um/Us.
Où : Um : vitesse moyenne de la section (m/s)
Us : vitesse à la surface de la section (m/s) à 0,30m.
c. Equipements et équipage utilisé
1. Equipements
- Un échosondeur
- Deux sextants
- Un stymographe
- Une quantité de flotteurs
- Minute terrain
- Unité flottante
- Un chronomètre ou horloge de précision
2. Equipage
- Un chef d’équipe ou brigade
- Deux preneurs d’angles
- Un échodiste
- Un barreur profileur
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- Un secrétaire
- Un opérateur stymographe
d. Technique et procédure du jaugeage
- Mesure des vitesses
La section de jaugeage est matérialisée par des repères
c'est-à-dire des signaux en avant plan et en arrière plan sur chacun de
deux rives.
De plus, chaque section de débit comprend en amont un
profil de lancement et en aval, un profil de repêchage des flotteurs ces
deux derniers profils sont placés chacun à environ 300m de la section de
jaugeage du débit.
Les flotteurs sont immergés en amont du profil de
lancement par paquets. Le canot hydrographique de l’équipe suit les
flotteurs.
Au passage du premier profil, le canot se rapproche du
flotteur jusqu’à le toucher, le temps (heure, minute, seconde) est noté
et les preneurs d’angle déterminent la position de tous les flotteurs. Le
canot se déplacera successivement vers chaque flotteur jusqu’à le
toucher. L’heure, la minute, la seconde sont notées à nouveau de même
que la position ou les flotteurs sont récupères. Une fois les flotteurs
récupérés, on calcul la vitesse par la relation.
𝑒
(m/s) V= ou e=espace ; t=temps
𝑡
e. Mesure des profondeurs
La mesure de profondeur s’effectue par échosondeur en
suivant le profil de débit dans les deux directions (aller et retour) Pour
calculer la profondeur moyenne (Pm), servant à calculer le débit.
f. Dépouillement et calculs de jaugeage
Calcul des vitesses Us et Us cos
Les vitesses sont déduites de la trajectoire moyenne par
les points de départ et d’arrivé et du temps mis à parcourir cette
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trajectoire du profil de lancement au profil de repêchage. On suppose la
vitesse du courant dans la section de débit à l’endroit du passage du
flotteur égale à la vitesse moyenne Us mesurée entre ces deux profils.
Une première correction cosinus est apportée pour tenir compte de
l’angle entre la trajectoire et la normale à la section de jaugeage
(projection sur la perpendiculaire à la section).
Lecture des profondeurs
Concernant la lecture des profondeurs, les profils de
section en travers levées à l’échosondeur « aller et retour » sont tracés
sur papier, ensuite fixer les points de passage de chaque flotteur sur le
même papier.
Les profondeurs totales (Pt) sont les moyennes
arithmétiques des profondeurs à ces endroits.
Avantages de la méthode
- Méthode rapide
- Le matériel moins coûteux
- Permet de constater et de tenir compte de certaines anomalies
dans la direction des courants dans la direction des courants c'est-
à-dire la trajectoire non perpendiculaire à la section de jaugeage.
Désavantages
- Exige une bonne connaissance de rapport Um/Us
- Méthode moins précise que la méthode classique au moulinet.
Calcul de produit Us cos x Pt
(débit par unité de largeur) le produit Us cos x Pt ainsi
obtenu est porté en ordonnée sur le graphique au regard des positions
portées sur l’axe des abscisses représentant les largeurs.
Calcul de la vitesse moyenne de la section
Calcul de la profondeur moyenne
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LE DEBIT SOLIDE
1. Généralités
Les eaux courantes du Congo transportent des alluvions
suivant plusieurs processus. En fonction de leurs caractéristiques
(dimensions, poids, poids spécifique etc.) et celles du courant (vitesse,
profondeur, etc.), les alluvions peuvent être traînées ou roulées sur le
fond, déposées ou arrachées au fond du lit et rester en suspension dans
le courant.
Les différentes phases du charriage des alluvions se produisent en
général simultanément dans les cours d’eau naturels et l’on ne peut
établir une séparation nette entre elles.
Cependant, pour les besoins de l’analyse, on classe habituellement les
transports solides en deux catégories :
- Les transports solides en suspension et
- Les transports solides charriés sur le fond (ou charriage) ; ces
derniers constituent les alluvions qui glissent, roulent, ou se
déposé près du fond. Signalons que l’on par de trois sortes de
trajectoires à savoir :
La suspension :
Les particules solides les plus fines sont entrainées par le
courant et restent suspendues dans liquide par lequel elles sont
transportées, et ne touchent jamais le fond
La saltation :
Certains matériaux de granulométrie intermédiaire restent
souvent en contact avec le lit mais font parfois des bonds au travers du
liquide et ne touchent jamais le fond.
Charriage
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Les grains les plus grossiers roulent ou glissent sur le fond
sans jamais le quitter.
En fait, il existe deux mécanismes physiques différents : le
charriage et la suspension, la saltation étant une combinaison des deux.
Définition
C’est le volume des matières solides écoulées par une
section par jour. Il s’exprime par m3/24h.
Appareils utilisés au bief maritime
Les appareils utilités actuellement au bief maritime sont
d’origines hollandaise.
Ce sont le BTMA et les bouteilles de Delft DF1 et DF2
- BTMA : mesure dans les premiers cinq centimètre
- DF2 : mesure dans les premiers quarante centimètres
- DF1 : mesures entre 40cm du fond et la surface d’eau
Bouteille de Delft suspendue à un câble (DF1)
Cet instrument est utilisé pour le transport de sable entre
40cm au dessus du lit jusqu’à la surface. Il est suspendu à un câble
passant sur une poulie fixée à un davier, ce qui permet de faire
descendre au point choisi. La mesure se fait en sommant les prises
prélevées à une série de profondeurs dont les positions sont données
dans un tableau en fonction de la profondeur totale donnée par la
moulinet. L’appareil est descendu à la première profondeur indiquée par
l’abaque des profondeurs et y est maintenu pendant un temps
renseigne, en suite, il est descendu à la position suivant et ainsi de suite.
Bouteille de Delft sur câble (DF2)
Elle est utilisée pour mesurer le transport de sable entre 0
et 40cm à partir du fond. La bouteille est fixée sur un câble. La hauteur
de l’embouchure est fixée de telle façon qu’un simple manœuvre
permette de mesurer respectivement à 0,05 ; 0,15 ; 0,25 et 0,35m à
partir du fond.
Formule de calcul du débit solide par DF1 (suspension)
𝑔𝑥 𝑑𝑥𝑓
Formule : C= 𝑒𝑛 𝑚3 /𝑚 24
𝑡
Ou g=prise (en m3)
d= épaisseur de la tranche d’eau mesurée (en cm)
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d= Pt-40
f= coefficient de l’appareil
f=3,79 pour l’ambon de ф 22 (gde)
= 7,58 pour l’ambon de ф 15,5 (pte)
Formule de calcul du débit solide par DF2 (charriage)
𝑔𝑥 𝑑𝑥𝑓
Formule : 𝑒𝑛 𝑚3 /𝑚 24
𝑡
g=prise (en m3)
d= épaisseur de la tranche d’eau mesurée (en cm)
f= coefficient de l’appareil
= 7,58 pour la petite embouchure
= 3,79 pour la grande embouchure
t= durée de la mesure.
Date :………………………………………. Section :……………………………………
E.E. BOMA :……………………………… Départ rive :………………………………
Opérateurs :……………………………… Unité :………………………………………
No No
Profond. Prof. des Temps Ф Volume Profond. Prof. des Temps Ф Volume
vertical vertical
Totale prélèvem. par Embout transport Totale prélèvem. par Embout transport
heure heure
Pf ([Link]) point solide Pf ([Link]) point solide
début début
m m min mm cm3 m m min mm cm3
et fin et fin
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Date :………………………………………. Section :……………………………………
E.E. BOMA :……………………………… Départ rive :………………………………
Opérateurs :……………………………… Unité :………………………………………
No No
Profond. Prof. des Temps Ф Volume Profond. Prof. des Temps Ф Volume
vertical vertical
Totale prélèvem. par Embout transport Totale prélèvem. par Embout transport
heure heure
Pf ([Link]) point solide Pf ([Link]) point solide
début 3 début 3
m m min mm cm m m min mm cm
et fin et fin
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Illustration du débit solide par DF1 (suspension)
𝑔𝑥 𝑑𝑥𝑓
C= 𝑒𝑛 𝑚3 /𝑚 24
𝑡
1. Verticale n°1
g= 38 cm3
d= 6,45 – 40=6,05m
f= 3,79 pour ф22
t= 35’
38𝑥6,05𝑥3,79
C= = 24,895 𝑚3 /𝑚 24
35 ′
2. Verticale n°2
g= 41 cm3
d= 7,74 – 40=7,34m
f= 3,79 pour ф22
t= 40’
41𝑥7,34𝑥3,79
C= = 28,514 𝑚3 /𝑚 24
40′
3. Verticale n°3
g= 42 cm3
d= 7,88 – 40=7,48m
f= 7,58 pour ф15
t= 40’
42𝑥7,48𝑥7,58
C= = 59,533 𝑚3 /𝑚 24
40′
4. Verticale n°4
g= 27 cm3
d= 9,60 – 40=9,20m
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f= 3,79 pour ф22
t= 40’
27𝑥9,20𝑥3,79
C= = 23,536 𝑚3 /𝑚 24
40′
5. Verticale n°5
g= 10 cm3
d= Pt – 40=8,00 – 40= 7,60m
f= 3,79 pour ф22
t= 40’
10𝑥7,60𝑥3,79
C= = 7,201 𝑚3 /𝑚 24
40′
6. Verticale n°6
g= 6 cm3
d= 6,80 – 40=6,40m
f= 3,79 pour ф22
t= 35’
6𝑥6,40𝑥3,79
C= = 4,158 𝑚3 /𝑚 24
35 ′
7. Verticale n°7
g= 5 cm3
d= 11,20 – 0,40=10,8m
f= 3,79 pour ф22
t= 40’
5𝑥10,8𝑥3,79
C= = 5,117 𝑚3 /𝑚 24
40′
8. Verticale n°8
g= 1 cm3
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d= 10,22 – 0,40=9,82m
f= 3,79 pour ф22
t= 40’
1𝑥9,82𝑥3,79
C= = 0,930 𝑚3 /𝑚 24
40′
9. Verticale n°9
g= 6 cm3
d= 12,63 – 0,40=12,23m
f= 3,79 pour ф22
t= 40’
6𝑥12,63𝑥3,79
C= = 6,953 𝑚3 /𝑚 24
40′
10. Verticale n°10
g= 3 cm3
d= 8,10 – 40,0=7,70m
f= 3,79 pour ф22
t= 40’
3𝑥7,70𝑥3,79
C= = 28,514 𝑚3 /𝑚 24
40′
11. Verticale n°11
g= 2 cm3
d= 4,35 – 0,40=3,95m
f= 3,79 pour ф22
t= 35’
2𝑥3,95𝑥3,79
C= = 0,855 𝑚3 /𝑚 24
35 ′
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Date :……………………………………… Section :……………………………………
E.E. BOMA :……………………………… Départ rive :………………………………
Opérateurs :……………………………… Unité………………… Embout…………..
No Hauteur Temps No Hauteur Temps
Profond Volume Profond Volume
verticale Prise au par verticale Prise au par
totale totale
heure dessus point heure dessus point
Pt Pt
début et No du fond début et No du fond
m cm3 m cm3
fin m min fin m min
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
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Date :……………………………………… Section :……………………………………
E.E. BOMA :……………………………… Départ rive :………………………………
Opérateurs :……………………………… Unité………………… Embout…………..
No Hauteur Temps No Hauteur Temps
Profond Volume Profond Volume
verticale Prise au par verticale Prise au par
totale totale
heure dessus point heure dessus point
Pt Pt
début et No du fond début et No du fond
m cm3 m cm3
fin m min fin m min
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
IV IV
I I
II II
III III
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Illustrations du débit solide par DF2 (charriage)
Calcul d’une mesure dans une verticale
La bouteille de Delft est placée successivement à 0,05 ;
0,15 ; 0,25 et 0,35 m du fond.
Le transport dans chaque tranche d’eau d’une épaisseur de
10cm est obtenue par la formule :
𝑔𝑥 𝑑𝑥𝑓
b= 𝑒𝑛 𝑚3 /𝑚 24
𝑡
NB. : Nous calculons seulement une verticale (verticale n°1), et les
restes de verticales, la procédure est la même, néanmoins les
résultats sont écrits dans le tableau récapitulatif de débit solide en
suspension et charriage.
Verticale n°1 : Exemple Tableau n°12
Dist. du fond (m) g(cm3) d(m) F t(min) B m3m/24h
0,05 160 0,10 3,79 5 12.128
0,15 80 0,10 3,79 5 6.064
0,25 28 0,10 3,79 5 2.122
0,35 21 0,10 3,79 5 1.592
DF2 Total=21.906
Calcul du débit solide totale dans une section
Le débit solide total est la somme des débits solides
mesures avec les bouteilles DF2 à 0,05m ; dF2 à 15m ; DF2 à 0,25m ;
DF2 à 34 et DF1.
Récapitulatifs des calculs de débits solides
a. Section : NDELE NORD (Tableau n°13)
- Longueur : 980 mètres
- Nombre de verticale : 6
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SUSPENSION CHARRIAGE
N°V DIST. [Link]
G B G B BTotal
160.000 12.128
80.000 6.064
1 180 6.45 38.000 24.895 21.906
28.000 2.122
21.000 1.592
55.000 4.169
65.000 4.927
2 330 7.74 41.000 28.514 90.000 6.822 18.495
34.000 2.577
62.000 9.399
38.000 5.761
3 540 7.88 42.000 59.533 29.471
75.000 11.370
19.000 2.941
79.000 5.988
24.000 1.819
4 690 9.60 27.000 23.536 10.460
17.000 1.289
18.000 1.364
50.000 3.790
68.000 5.154
5 840 8.000 10.000 7.201
54.000 4.093
5.000 0.379
22.000 1.668
53.000 4.017
6 980 6.80 6.000 4.158 6.139
3.000 0.227
3.000 0.227
Débit solide en suspension = 24.821,787 m3 sable par 24h
Débit solide par charriage = 16192.420 m3 sable par 24h
Débit solide total = 41014.207m3 sable par 24h
b. Section : NDELE SUD (Tableau n°14)
- Longueur section: 790 mètres
- Nombre de verticale : 5
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SUSPENSION CHARRIAGE
N°V DIST. [Link]
G B G B BTotal
120.000 8.490
8.000 0.490
1 150 11.20 5.000 5.117 9.551
4.000 0.303
2.000 0.152
325.000 2.426
0.500 0.038 2.509
2 330 10.22 1.000 0.930
0.400 0.030
0.200 0.015
44.000 3.335
8.000 0.606
3 450 12.63 6.000 6.953 4.471
75.000 0.227
3.000 0.303
78.000 5.912
11.000 0.879
4 640 8.10 3.000 2.189 7.011
1.900 0.144
1.000 0.076
23.000 1.743
0.600 0.045
5 970 4.35 20.000 0.855 1.864
0.500 0.038
0.500 0.038
Débit solide en suspension = 2525.253 m3 sable par 24h
Débit solide par charriage = 3900.740 m3 sable par 24h
Débit solide total = 6425.993m3 sable par 24h
Calcul des données des axes de charriage
Tableau n°15
N° NDELE NORD NDELE SUD
Σ(1+2 Σ(1+2
DF1 DF2 DF1 DF2
DF total DF total
1 24.895 21.91 46.81 5.12 9.56 14.68
2 28.51 18.50 47.01 0.93 2.51 3.44
3 59.53 29.47 89.00 6.95 4.47 11.42
4 23.53 10.46 33.99 2.12 7.01 9.13
5 7.20 13.42 20.62 0.86 1.86 2.72
6 4.16 6.14 10.30
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Calcul de la concentration de débit sur la section
Cette concentration est calculée par la formule ci-après :
𝑄𝑠𝑡
𝐶=
𝑄𝑙𝑡 𝑥86.400
QST= débit solide total
QLT= débit liquide total
A. Section : NDELE NORD
41.041.207 41.041.207
𝐶= =
9.244𝑥86.400 7.9868160
C= 0,5135238g/cm3
C= 5,13 :166g/cm3
B. Section : NDELE SUD
6425.993 6425.993
𝐶= =
6533.7𝑥86.400 5.6451168
C= 1138.3288g/cm3
C= 1,13g/cm3
Conclusion : La concentration de débit au Nord est supérieur qu’au Sud
c'est-à-dire 5,13.10g/cm3
>1,13 g/cm3
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INTERPRETATION DES RESULTATS DES MESURES SPECIFIQUES
EFFECTUEES DANS LA SECTION NDELE NlesORD ET DANS LE
PROJET NDELE SUD
Introduction
Le Régime hydrologique que promue le fleuve Congo au
seuil de cette période de grande crue, tente à influencer les évolutions
de fond dans la zone divergeante, en locurence le seuil NDELE, dont les
profondeurs se dégradent alternativement depuis l’étiage passé.
Il faudrait reconnaitre que les évolutions de fond qui y
prévalent sont dictées par le comportement du banc de sable en face du
point G (voir graphique) qui, glissant latéralement, provoque la perte des
profondeurs de la zone encadré par les bouées 54-55 et 56-57.
A cela s’associent les effets produits par le détachement du
banc Amont, responsable de l’abandon du seuil TSHIONGO depuis
l’année 96 à cause de la simosité qu’il présentait à la navigation.
Ce dernier à son tour, migre en direction Sud – Nord et
cherche à confirmer la route de navigation dans la zone à problème. Par
ailleurs, le charriage permanent en provenance du Banc Amont, au vu de
son emplacement à l’égard des mouilles latérales que regorgent la passe
Mateba Village, favorise l’indigestion de la passe dans la même zone.
C’est dans cet optique que les mesures spécifiques ont été
effectuées en fonction, d’un haut fond intermédiaire entre l’actuel route
et le projet Sud afin d’évaluer l’intensité des paramètres hydrométriques
qui puissent fournir les plus amples informations sur le comportement de
la zone à court et moyen terme.
Analyse des données
Après examen des données recueillies dans les différents
points de prélèvement, il se dégage ce qui suit :
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- L’axe Nord constitué par les cinq premières verticales de la section
est couvert en général par des grandes vitesses comprises entre
1,2m/s et 1,7m/s ;
- Il apparait, de la sixième verticale jusqu’à la rive gauche, soit l’axe
Sud, une zone d’ombre avec les vitesses inférieures à 1,00 m/s,
suite à un courant mort causé par le banc Amont qui affaibli les
vitesses du lit à la surface.
- Le transport solide s’avère plus intense dans l’axe Nord par rapport
au projet, soit 5,13g/cm3.
Conclusion
Sous réserve de confirmer les futures évolutions de la zone
à problème, étant donné que le caractère aléatoire des études liées au
comportement des passes navigables pour un fleuve sauvage et
indomptable, nous pourrions, au vu des paramètres hydrométriques tel
qu’analysés plus haut, suggérer ce qui suit :
- Si les évolutions naturelles qui s’observent actuellement dans le seuil
NDELE pourraient se maintenir, alors l’actuelle route de navigation
serait encore plus favorable que le projet.
En effet, le haut fond alimenté par le banc Amont
favoriserait la déviation de débit vers l’axe Nord, qui conduirait de la
traversée de débit vers le Sud, en surplombant ce haut fond un niveau
d’eau voisin de 2,00m à l’EE de Boma, servirait de référence comme cela
fût en décembre 94 avec l’ouverture aujourd’hui de l’actuel seuil NDELE
au détriment de l’ancienne passe NGUVU.
Toute fois, le comportement de la route actuelle tout
comme celui du projet, dépendrait du détachement du banc Amont entre
les mouille latérales qui pourrait contre carrer toutes les bonnes
tendances observées.
Brigade Limnimétrique
(Etudes limnimétriques)
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1. Mission
Cette brigade a comme mission l’étude des fluctuations des
eaux en fonction de la crue, décrue et de la marée, ainsi que leurs
influences réciproques face aux exigences de la navigation.
En effet, le bief maritime connait du jour le jour l’influence
des marées qui intéressent le chenalement des navires compte tenu de
la calaison offerte.
Sur ce, le contrôle marégraphique hebdomadaire se fait en
vu de définir sur base des données recueillies au marégraphe tous les
paramètres nécessaires, entre autres.
2. Paramètres nécessaires à la limnimétrie :
La prévision des marées
Les diagrammes des observations limnimétriques
La courbe enveloppe
La ligne d’eau moyenne
La loi de la pente
Calcul de retard des heures des marées de Bulambemba
La comparaison des observations et prévisions
Calcul de % des amplitudes.
Cependant, il est à signaler que deux types des renseignements
nous sont fournis par les marégraphes à savoir :
Les fluctuations des eaux
Les heures précises
Du point de vu de la prévision des marées
Cette prévision permet de fixer l’heure à laquelle il aura
présence de la haute marée ou bien la base marée suivant l’évolution de
l’onde de marée partant de l’embouchure.
Cette prévision de marée est établie par la cellule
informatique de la direction d’exploitation par la période trimestrielle.
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En d’autre termes : cette prévision de déterminer
l’amplitude minimale ou maximale des marées dans les passes aux
hautes eaux ou basses eaux du fleuve à l’échelle de Boma par rapport à
l’amplitude de Bulambemmba.
Du point de vue diagramme des observations limnimétriques
Rôle : Cette courbe ou diagramme des observations limnimétriques nous
permet de connaitre le régime du fleuve suivant différentes années.
Ainsi donc :
De Janvier – Mi-mars : petite décrue
- le niveau d’eau
De Mi-mars – Mi-mai : grande crue
- le niveau d’eau
De Mi-mai – Août : La grande décrue : Etiage
- l’eau d’avantage
De Août – Décembre : la grande crue c'est-à-dire l’eau
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CHAPITRE IV : LES ETUDES DES SEDIMENTS
IV.1 La Sédimentologie
IV.1.1 Mission :
La plus grande mission de cette section est celle, qui
consiste à faire la récolte des données statistiques et dynamiques
permettant de faire le suivi des évolutions du fond et de la constitution
selon certaines méthodes appropriées.
IV.1.2 Méthodes :
a. La méthode des levés des prévisions sur les évolutions du fleuve.
b. La méthode de sondage par profil en long de l’axe principal de la
route de navigation.
c. La méthode des analyses granulométriques
A. La méthode des levés des prévisions sur les évolutions du
fleuve
Les études d’évolutions du fleuve se font par :
Comparaison des levés
Des cartes d’Isotatkes
Des cartes des tendances.
A.1 Les cartes de comparaison des levés.
Définition :
C’est une représentation de mixage de deux situations
dans un même seuil mais pendant des périodes différentes permettant
de voir le changement intervenu dans le fond du fleuve bien entendu à
cours terme.
Période : deux périodes importantes sont remarquées.
Période d’étiage
Période de crue
Pendant l’Etiage : le transport de solide est faible, les dunes ont des
grandes amplitudes, la section mouillée est réduite, la concentration de
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tous les filets liquides dans la ligne des grandes profondeurs est très
élevée, ce qui développe le phénomène d’auto – dragage.
Pendant cette période, les érosions sont plus prononcées, ce qui est
favorable pour la navigation.
Pendant la crue : le transport de solide est très élevé, les dunes ont
tendance à s’aplatir, la vitesse de déplacement des bancs est rapide.
La section mouillée augmente sensiblement, ce qui provoque les
éboulements, les érosions des berges et des bancs de sable. Il y a donc
étalement des courants de surface.
La finalité de cette carte de comparaison de levé : elle permet
l’orientation des dragues c'est-à-dire, orienter la drague dans une
zone d’érosion qui est des zones à encourager.
A.2 Les carte ISOTACHES
Définition :
Ce sont des cartes qui représentent les lignes d’égales
vitesses. Les déplacements des bancs ne peut être assuré s’il n’y a pas
de courant. Les forts courants doivent s’orienter dans la route de
navigation, ce qui entraine également l’auto-dragage.
Pendant la période de l’étiage, les lignes de courant se
concentrent dans les talwegs et nettoient le fond du fleuve. Le
déplacement des éléments solides dans le fond du fleuve se fait en
fonction de leur granulométrie et de leur courant qui le traverse.
Pendant la période des hautes eaux : P.H.E, il y a :
Etalement des courants
Les rives et les îles s’éboulent
Tous les éléments solides en provenance de ces mouvements
se dirigent vers la route de navigation.
La finalité : c’est l’orientation de dragage et du Balisage.
A.3 Les carte de tendances
Définition :
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Une carte de tendance nous prédit la situation avenir. Elle
se réalise par le mixage des Isobathes et des Isotaches d’une même
zone et pendant la même période.
Interprétation :
Dans son interprétation, on tient compte de la profondeur,
des courants et de la granulométrie.
Cette méthode n’est applicable que pour le sable dont le différent moyen
est compris entre 300 et 400 c'est-à-dire applicable rien que dans le
Bief maritime.
B. La méthode de sondage par profil en long de l’axe principal
de la route de navigation
Cette méthode est très bonne par ce qu’elle nous permet de bien voir la
configuration du fond du fleuve. En d’autre terme, le profil en long nous
permet de voir si le fond du fleuve est constitué des dunes ou un fond
aplati.
Si le fond est formé des dunes, le dragage est facile.
Si le fond est sous forme plate, le degré d’ensablement est très
élevé et le dragage est très difficile.
NB. Pour connaître la configuration du fond du fleuve, on a besoin :
a. Du profil à long
b. De la carte de comparaison de levé.
C. La méthode granulométrique
La sédimentologie appliquée dans l’hydraulique fluviale
s’attèle à déterminer les caractéristiques physiques de l’échantillon
(nature, format, dimension…) en fonction desquels dépendra l’efficacité
du dragage. En effet, le choix de la nature ou si non des caractéristiques
physiques du sédiment en présence.
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Il s’avère que les matériaux grossiers n’affichent pas les
mêmes comportements que les fins. Les sables fins par ex. exigent
beaucoup de temps que les grossiers pendant le pompage.
Types de sédimentologie
Nous avons :
La sédimentologie dynamique
La sédimentologie statique
a. La Sédimentologie Dynamique
Elle permet d’évaluer la quantité de sable qui alimente la région
divagante suivant différent seuil ou zone. Pour le prélèvement
d’échantillons, on utilise les bouteilles de DF1 et DF2 pour calculer le
débit solide.
b. La Sédimentologie Statique
Elle nous aide à identifier la nature du sol à draguer, afin de faire un
dragage économique.
Elle donne aussi l’idée sur le choix de l’engin approprié pour un sol bien
défini.
Appareillage
Pour la sédimentation statique
Bouteille en cuivre
La petite drague manuelle
La benne de prélèvement
Sextant
Minute terrain
Pour la sédimentation dynamique
Les bouteilles de DF
Le sceau
Une éprouvette
Le Moulinet
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Nous tenons à signaler qu’il existe une relation de dépendance entre le
moulinet et la bouteille de DF1.
Le moulinet donne le ton pour la profondeur de prélèvement à partir de
la quelle débutera le prélèvement et les différentes fractions des
profondeurs successives imposées par l’abaque.
Mode opératoire
a. Sédimentologie statique :
Faire descendre la bouteille jusqu’au fond du lit. Le système de
liaison se fait par une corde attachée à l’engin.
L’engin se déplace soit de l’avant, soit de l’arrière suivant une
vitesse V de telle manière que la bouteille au fond du lit retienne une
quantité de sédiments destinés à l’analyse au laboratoire.
Noter l’adresse du site de prélèvement de l’échantillon recueillie,
l’année de prélèvement, le mois et la date.
La petite drague, formée par deux demi cavités qui referment dès
que l’instrument atteint le fond du lit. De cette façon elle garde
l’échantillon jusqu’à sa récupération au Labo.
b. Sédimentologie Dynamique
Du point de vue mode opératoire, elle s’appui sur les
études hydrauliques (bouteille de DF, le moulinet).
Analyses Granulométriques
Définition : La granulation est la distribution en poids des
différentes dimensions des grains qui constituent le sol.
But : Classifier ou mieux identifier le sol
Méthodes : ces analyses se fond par deux méthodes à savoir :
Par Tamisage
Par tube à sédimentation visuelle.
a. Par Tamisage :
Le laboratoire de sédimentologie dispose de toute une
gamme de tamis à dimensions variées. Pendant les analyses, ou les
emboîtes les un dans les autres sur leurs valeurs décroissantes. Ils sont
en mailles carrées et circulaires pour le tamisage.
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On peut aussi utiliser :
Le Vibro tamis électrique
Le tamiseur électrique
La balance
L’étuve (four)
Mode opératoire
1. Prélèvement : il se fait dans un site déterminé du fleuve. Les
échantillons recueillis seront placés dans des bocal sur lesquels on
prendra soin de marque :
L’adresse du site de prélèvement.
Le numéro de la prise.
L’année, le mois et la date de la prise
2. Analyse proprement dite :
Peser les échantillons avant et après l’étuvage à 150°C, pendant
24h, afin de déterminer le degré d’humidité de l’échantillon ou
la teneur en eau.
Placer les échantillons selon l’ordre de prise dans une série de
tamis emboîtés les uns dans les autres suivant les numéros
décroissants.
On soumet le tamiseur à un mouvement vibratoire pendant un
temps t.
Peser les refus de chaque tamis
Puis calculer le poids en % des refus cumulés.
C’est à partir de ces différentes étapes que nous serons en mesure de
tracer la courbe granulométrique sur le papier diagramme.
Les D10, D20, D30, D40, D50, D60, D70, D80, D90
Les renseignements fournis par les différents (D) susmentionnés
aboutiront aux calculs des paramètres de références pour la prise de
décision des travaux de dragage et dans la dynamique des bancs.
Il s’agit :
Du coefficient de courbure
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Du coefficient d’uniformité
Le coefficient de courbure :
Le coefficient d’uniformité :
La teneur en eau : est fonction du :
PS : est le poids de l’échantillon sec
PH : est le poids de l’échantillon humide
Condition
Le coefficient d’uniformité (Cu) doit toujours être inférieur ou égal à
6.
Cu≤6
Le coefficient de courbure (Cc) doit toujours être inférieur ou égal à
1.
Cc≤1
Si ces deux conditions sont remplies pour un échantillon analyse ; nous
disons que le sable est bien classé et qu’il y a facilité de dragage.
Symboles, Abréviations et Définitions de quelques termes
techniques
1. Cu : Coefficient d’uniformité
2. Cc : Coefficient de Courbure
3. Diamètre nominal d’un mélange
Est le diamètre de la sphère ayant le même poids que la moyenne
pondérée des poids individuels des granulats d’après leurs
proportions respectives dans le mélange.
4. Diamètre minimal
Est la largeur de la plus petite maille de tamis par laquelle un
granulat peut passer.
5. Diamètre maximal
Est la largeur de la plus grande maille de tamis dont un granulat peut
toucher de bords opposés à la fois.
6. Diamètre médian
Lu sur la courbe à 50% des passants est le diamètre égal ou
supérieur à celui de la moitié des granulats d’un échantillon.
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7. Diamètre moyen
Est la moyenne arithmétique de tous les diagrammes obtenus c'est-à-
dire les D10, D20, D30, D40, D50, D60, D70, D80 et D90.
8. Diamètre de sédimentation (ou mouvement de chute équivalente)
Est le diagramme d’une sphère ayant le poids spécifique et la même
vitesse standard de chute que le granulat.
9. Mode
Est le diamètre correspondant au sommet de la courbure de
fréquence granulométrique d’un mélange et par suite, au point
d’inflexion de la courbure de répartition.
10. Indice de forme (I.F)
C’est le rapport :
Avec :
a= la plus petite dimension du grain
b et c= largeur ou longueur ou épaisseur du grain selon la définition
de a.
Signalons en passant que la mesure microscopique de quelques 140
grains de la région divagante de grosseur allant de ça 3.000 à 210
microns, on fait ressortir un I.F moyen de 0,67.
11. Indice de sphéricité
L’indice de sphéricité est la racine cubique du rapport entre le volume
du granulat et le volume de la plus petite sphère circonscrite. (sauf à
simplifier cette évaluation en remplaçant le volume du granulat par le
produit de ses trois principaux a, b, c et celui de la sphère par le cube
du plus grand des trois axes généralement compris entre 0,4 et 1 et la
mesure des trois axes correspondant permet de classer les granulats
d’une façon plus précise dans la classification de TH ZINGG qui résulte
du tableau suivant :
Plaques > et <
Sphéroïdes > et >
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Lamelles et
Aiguilles et
Exemple d’Analyse Granulométrique par TAMISSAGE
D10 : 135
D20 : 145
D30 : 155
D40 : 165
D50 : 175
D60 : 190
D70 : 220
D80 : 230
D90 : 258
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Calculer le diamètre moyen de cette granulométrie
= 185,8 186
Le Cc=
Le Cu=
Le diamètre médian : c’est le D50=175 (sable fin)
Donc : le sable moyen : 30%
Le sable fin : 68%
b. Analyse par tube à sédiment visuels.
Cette méthode est très rapide et n’exige pas un long
processus de calcul comme celle par tamisage. L’état de l’échantillon
importe peu, sec ou humide, la finalité ici est de déterminer la vitesse de
chute des grains des sédiments le diamètre médian, le diamètre moyen
de sable déplacé dans une section de jaugeage par migration des dunes.
La vitesse de chute est trouvée par la formule.
Ou A : longueur totale de la courbe de sédimentation en cm.
B : longueur de la courbe à 50%
C : temps total nécessaire pour le tracé de la courbe
G : 20 – T° Température de l’eau dans le tube.
Calcul de D50 (Diamètre médian)
1. Si W (vitesse de chute) ≤ 7,81
Alors :
D50=(129,250732 x W) – 43,353041 – (16,114201 x W2)+(1,187132 x W3)
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2. Si W>7,81
D50=3297,879549 – (937,891853 x W) + (96,026630 x W2) – 2,649068 x W3)
Matériels utilisés
Tube à sédimentation visuelle
Le cathétomètre
Le thermomètre
Le chronomètre
Le seau
Principe du travail
On rempli le tube de sédimentation long de 1,80m, avec de l’eau
On prélève la température ambiante dans le tube moyennant le
thermomètre.
On déverse ensuite une quantité de sédiments dans l’entonnoir situé
à la partie supérieure du tube.
L’entonnoir est muni d’un dispositif de retenu appelé « clapet ».
Le processus de décantation est amorcé par un fil qui déclenche le
mécanisme de sédiment libéré au clapet, tombe dans le fond conique
du tube l’enregistrement de cette chute se fait sur une feuille enroulée
sur le tambour de l’appareil. On mesure avec la latte, la longueur de la
courbe à 10, 20, 30, 40, 50, 60……90%.
Les valeurs données par le cathétomètre en fonction du temps et de
la température sont introduits soit dans l’ordinateur pour l’évaluation
de la vitesse de chute des grains et le diamètre moyen. Soit on
procède suivant les formules empiriques établies avant, de façon
traditionnelle.
Classification des granulats
1. 0 >256mm les blocs
2. 256 <0<64mm les cailloux
3. 64 <0<4mm les gros graviers
4. 4 <0< 2mm les petits graviers
5. 2 <0<1mm sables très grossiers
6. 0,5 <0<0,25mm sables moyen
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7. 0,25 <0<1,25mm sable fin
8. 0,0625 <0<0,0039mm les limons
9. 0 <0,0039mm les argiles
Comme nous l’avons dit ci-haut que le débit liquide d’une
rivière, fleuve s’accompagne généralement d’un transport de matériaux
(débit solide). La partie du débit solide qui nous intéresse est constitué
de granulats (sables, graviers, galet, pierres ou moellons) dont on peut,
à partir de courbes granulométriques, déterminer certaines
caractéristiques.
La prédiction de l’érosion, du transport et du dépôt de ses
sédiments est importante de par ses nombreuses applications
techniques : auto – curage des égouts, qualités du rejet des égouts
unitaires dans les milieux récepteurs, engravement des organes de prise
d’eau, morphologie des rivières, durée de vie des barrages, réservoirs,
stabilité des structures hydrauliques, maintien d’une profondeur
suffisante dans une installation portuaire, navigation des canaux, dépôts
des matériaux dragués, etc.
3. Mécanisme et classification du transport des sédiments.
En rappel à la partie débit liquide et solide, le transport
(horizontal) des sédiments dans un cours d’eau est constitué du
transport par charriage et du transport par suspension.
Nous avons dit que le transport par charriage se compose
des matériaux qui glissent ou roulent sur le fond du lit (contact
permanent avec le lit) ou qui sautent sporadiquement d’une crête d’une
ride à une autre (saltation). Le transport en suspension se compose des
matériaux (généralement plus fins que ceux du charriage) qui sont
maintenus par la turbulence de l’écoulement pendant un temps assez
considérable sans être en contact avec le fond du lit. Les matériaux en
suspension se meuvent pratiquement à la même vitesse que celle de
l’écoulement à la même vitesse que celle de l’écoulement. Le transport
des matériaux très fins (Wash – Load) est indépendant des conditions
hydrauliques de l’écoulement. Ces matériaux très fins proviennent du
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bassin versant qui draine ses eaux (au cours d’une précipitation) vers la
rivière.
Les sédiments que l’on retrouve dans une rivière
proviennent principalement du lit même de la rivière. Schématiquement,
l’origine et le mécanisme du transport des sédiments dans une rivière se
présentent comme suit : Transport par charriage
Matériaux du lit MECANISME Transport des sédiments
Transport des sédiments ORIGINE
Transport en suspension
Wash - Load
Dans ce transport, les matériaux sont arrachés à la paroi
du lit par le courant liquide (phénomène d’érosion) et déposés plus en
aval (phénomène de sédimentation). L’érosion et la sédimentation
constituent le transport vertical.
4. Modes de transport des sédiments
D’après VANONI (1975), l’on distingue généralement 4
modes de transport des sédiments :
a. Début du mouvement
Les conditions hydrauliques de l’écoulement sont juste
suffisantes pour initier les particules au mouvement (no stationary bed).
b. Mélange hétérogènes
Les conditions hydrauliques sont suffisantes pour
transporter les sédiments le long du canal sans provoquer des dépôts
stationnaires (flume traction).
c. Transport en configuration isolées
Transport par charriage et en suspension sur un lit siège
des dépôts des sédiments en configurations isolées (isolated bed forms)
d. Transport sur dépôts continus
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Transport par charriage et en suspension sur un lit siège
des dépôts continus des sédiments (stream traction).
Le troisième et les quatrièmes modes de transport différent
de deux premiers par la présence des dépôts. Les deux premières
modes ont fait l’objet de nombreuses études dans les égouts et les deux
dernières dans les rivières.
5. Facteurs qui influencent le transport des sédiments
Il existe bien des facteurs qui influencent le mouvement
des matériaux solides dans une rivière ou dans un canal. Ces facteurs
sont tributaires des matériaux du lit, du débit liquide et de la
configuration du lit.
5.1 Définitions et propriétés générales des sédiments
Les sédiments sont définis généralement comme des
fragments des matériaux formés initialement par la désintégration
physique, chimique ou thermique des roches sur la croûte terrestre.
De telles particules vont des larges moellons aux fragments
colloïdaux et se présentent sous formes roulées ou concassées. Ils
varient également suivant la masse volumique et la composition
minéralogique. Les matériaux prédominants étant le quartz et l’argile.
Dans la nature, l’on rencontre trois sortes de sédiments :
Les sédiments non cohésifs,
Les sédiments cohésifs et
Les sédiments partiellement cohésifs.
La différence entre ces sédiments repose sur leurs propriétés physico-
chimiques distinctes (taille des grains, distribution granulométrique,
matières organiques, densité et cohésion).
a. Sédiments non – cohésifs
Les sédiments non-cohésifs sont des sédiments grossiers
de diamètres supérieurs à 0,063mm comme le sable et le gravier, qui ne
sont pas liés par des forces de cohésion ou par des phénomènes de
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floculation et qui conservent leur individualité propre dans leur
mouvement et déplacement.
Les sédiments non cohésifs résistent à l’érosion
principalement par leur poids. Ils sont généralement caractérisés par la
masse volumique (ou la densité s), par la courbe granulométrique et
le diamètre d, par le facteur de forme SF et par la vitesse de chute Ws.
Courbe granulométrique
Poids cumulé en % 100
50
0,06 0,1 d50 0,2 0,3 0,4 Diamètre des tamis en mm (échelle
logarithmique)
b. Sédiments cohésifs.
Les sédiments cohésifs sont des sédiments plus fins
(d<0,063mm) contenant une grande proportion de limon et d’argile. Les
particules argileuses sont chargées négativement et sont dotées d’une
certaine capacité absorption des cations (métaux lourds, pesticides, …).
Aussi longtemps que les forces répulsives intermoléculaires
restent dominantes, les sédiments cohésifs sont entièrement transportes
par suspension. La cohésion se produit lorsque ces forces de répulsion
sont réduites en rapprochant les particules les unes des autres par la
diminution de la température ou par l’augmentation de la concentration
du sel.
Sous l’effet de la cohésion, les flocs et les agrégats se
forment et subissent une sédimentation. Au repos, ces flocs et agrégats
sédimentés se consolident.
Floculation et formation des agrégats
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Les flocs et les agrégats sont formés par l’attraction des
charges positives et négatives des ions dans les minéraux argileux
lorsque par exemple une rivière rencontre un environnement alcalin. Les
collisions requises pour que les particules se collent sont dues :
Au mouvement brownien d’origine thermique qui est un processus
très lent ;
Aux frictions internes dues à la différence de gradients des
vitesses ;
Et aux différences dans les vitesses de chute suite aux diverses
particules.
Les deux dernières causes des collisions sont les plus
significatives.
Sédimentation des agrégats
Le dépôt des sédiments cohésifs est déterminé
principalement par le processus de la floculation qui affecte
significativement le taux de la sédimentation. La vitesse de chute des
agrégats est exprimée en fonction de la concentration des matières en
suspension CS par la loi de MIGNIOT :
avec CS < 10g/l où ao, bo sont des coefficients
déterminés expérimentalement.
Consolidation du lit
Les flocs qui se déposent ont une masse volumique
apparente très faible allant de 1050 à 1100Kg/m 3 et contiennent environ
95% de teneur en eau. A ce stade les forces de cohésion entre les
agrégats sont encore faibles et ils peuvent être facilement érodés à
nouveau (remise en suspension).
Restés longtemps au repos, les agrégats se réorganisent lentement
(effet thixotropique) et leur densité augmente en réduisant leur porosité
le fond subit une consolidation qui accroît la résistance des agrégats à
l’érosion.
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Le lit constitué de dépôts des agrégats est donc caractérisé par un haut
degré de stratification, la consolidation augmente avec la profondeur de
dépôts (cas par exemple des barrages – réservoirs).
Classification des minéraux argileux
Selon l’épaisseur ou la constitution de leur feuillet, on
définit trois groupes de minéraux argileux :
La kaolinite
Les micas
Les chlorites
Sous- Construction Nombre de Type de
Epaisseur
groupes couche feuillet couches feuillet minéraux
Tétraédrique. Kaolinite
Kaolinite 7 Octaédrique 2 dickite nacrite
ou 1 :1 métahalloysite.
Tétraédrique, Illite
Octaédrique, vertmiculite
Micas 10 3
Tétraédrique montmorillonite
ou 2 :1 muscovite
Tétraédrique,
Octaédrique,
Chlorites 14 4 Chlorites
Tétraédrique
et Octaédrique
Les principaux minéraux argileux sont le kaolinite, le
muscovite et le montmorillonite.
c. Sédiments partiellement cohésifs
Ces genres de sédiments, issus de mélanges de matériaux
non cohésifs et de matériaux cohésifs, sont rencontrés dans les
barrages-réservoirs et plus particulièrement dans les réseaux
d’assainissement unitaires (égouts).
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5.2 Propriétés du fluide transporteur
Le mouvement ou le transport des sédiments dépend :
a. Du débit et de la vitesse de l’eau
Il est évident que lorsque le débit et la vitesse de l’eau augmentent,
la capacité de transport ou le pouvoir érosif de l’eau augmente
également.
b. De la hauteur d’eau
De manière générale, lorsque la hauteur d’eau augmente, le débit et
la vitesse augmentent également, il en est de même du transport des
sédiments.
c. De la distribution verticale des vitesses
Si la vitesse de frottement est élevée au voisinage du fond du lit, les
matériaux du lit seront facilement érodés et sous en mouvement.
d. De la direction de l’écoulement
Il y a transport des sédiments selon que l’écoulement est orienté vers
le fond du lit ou vers les rives de la rivière.
e. De la masse volumique
A4°C, =1000Kg/m3 pour l’eau douce claire et =1025Kg/m3 pour
l’eau de mer.
Pour élevée est la masse volumique de l’eau, plus petite sera la
densité du sédiment et plus grand sera le transport.
f. De la viscosité
A4°C, la viscosité de l’eau vaut =1,567.10-6 m2/s.
comme varient en fonction de la température.
Pour une concentration volumique du sédiment comprise entre
0,1 et 0,6, BAGNOLDS (1954) établit la relation suivante permettant
de calculer la viscosité du mélange fluides – sédiments :
-1
Ou T=
= paramètre non-dimensionnel de la concentration.
= viscosité cinématique de l’eau
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= viscosité cinématique du mélange eau – sédiment.
g. De l’intensité de la turbulence de l’écoulement.
Le transport en suspension augmente avec l’intensité de la
turbulence.
5.3 Propriétés de la configuration du lit
La forme et la rugosité du fond du lit interviennent dans le
processus du transport des sédiments. Elles influencent la distribution
verticale des vitesses.
Le tracé de la rivière influence la direction et l’intensité de
la vitesse de fluide et par conséquent également le transport des
sédiments.
Enfin, la pente du fond Enfin, la pente du fond (ou le profil
en long du fond) du lit influence aussi le transport des sédiments.
6. Force tractrice au fond du lit et courant secondaires
6.1 Force tractrice
6.1.1 Introduction
La force tractrice comme dans bien de théories rencontrées
dans la littérature, demeure l’un des paramètres fondamental dans la
définition du critère d’érosion, dans l’étude du mécanisme du transport
des éléments et dans l’étude de la formation de différentes
configurations du lit.
6.1.2 Expression de la force tractrice
a. La force tractrice est par définition, le produit du poids spécifique de
l’eau par le tirant d’eau h et par la pente hydraulique sf.
Formule :
On peut montrer que la force tractrice n’est rien autre que la tension
tangentielle à la paroi du cours d’eau.
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En effet, si donc un canal rectangulaire ou règne le
mouvement uniforme, on équilibre la composante suivant s de la
pesanteur d’eau de la largeur ∆b et la résultante des forces tangentielles
à la paroi, les résultantes des pressions p1 et p2 s’équilibrant
mutuellement, on peut écrire :
Q
h
Ws0= .P.∆s
Avec W= .A.∆s ou
W : poids de la masse d’eau
A : section transversale du canal
P : périmètre mouillé
so : pente du fond
d’où
Avec R : rayon hydraulique du canal pour un canal rectangulaire large, R
h, il vient :
La pente d’énergie sf s’évalue par les relations empiriques de :
1. CHEZY :
2. MANNING :
3. MANNING STRICKLER :
4. DARCY:
Avec c, n, k, f comme coefficient de rugosité respectivement de CHEZY,
de MANNING, de MANNING STRICKLER et de DARCY WEISBACH.
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Le coefficient de rugosité de CHEZY c peut aussi être
exprimé à partir de l’expression semi-empirique de WHITE –
COLEBROOK. Pour un écoulement turbulent rugueux (cas fréquemment
rencontré dans la nature).
Où ks est la rugosité équivalente du sable pour le fond du lit.
a. Autre Méthode dite DIRECTE
La détermination de la force tractrice au fond du lit : est
celle de PRANDTL VON KARMAN à partir des mesures des profils des
vitesses.
La loi de la distribution logarithmique des vitesses proposée par
PRANDTL VON KARMAN est généralement adoptée pour décrire la
distribution verticale des vitesses dans un écoulement aussi bien à ciel
ouvert qu’en charge de régime turbulent. Elle s’exprime par la relation :
Avec y : ordonnée verticale mesurée à partir du fond du lit ;
U(y) : vitesse locale à l’ordonnée y ;
K : 0,4 constante universelle de PRANDTL VON KARMAN ;
y0 : ordonnée correspondant à la vitesse nulle, fonction de la rugosité du
fond.
: vitesse de frottement.
Elle peut aussi s’écrire :
6.2 Les Courants secondaires
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6.2.1 Introduction
Les vitesses longitudinales, comme les forces tractrices,
sont observées, varient dans une section transversale d’un canal
prismatique dans lequel l’écoulement est à surface libre ; nombreux
auteurs soutiennent la théorie des courants secondaires pour la
justification de ces variations.
(KNIGHT(1984), NEZU(1985), TOMINAGA (1989à)).
Les courants secondaires, composantes transversales des
vitesses dirigées par l’anisotropie de la turbulence et la contrainte
géométrique du canal ces courants affectent le champ d’écoulement
moyen primaire et la résistance à l’écoulement en engendrant des
structures tridimensionnelles dans la configuration du fond du lit et le
transport des sédiments.
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CHAPITRE V : LES ETUDES LIMNIMETRIQUES
V.1 Mission : Elle étudie les fluctuations des eaux en fonction de la
crue, décrue et de la marée pour le cas du Bief inférieur, ainsi que leurs
influences réciproques face aux exigences de la navigation.
En effet, les trois Biefs n’ont pas le même système
d’exploitation et signalons ici que le Bief inférieur ; Bief maritime connait
du jour le jour l’influence des marées qui intéressent le chevalement des
navires compte tenu de la calaison offerte.
Sur ce, le contrôle marégraphique hebdomadaire se fait en
vu de définir sur base des données recueillies au marégraphe tous les
paramètres nécessaires, entre autres :
1. La prévision des marées
2. Le diagramme des observations limnimétriques
3. La courbe enveloppe
4. La ligne d’eau moyenne
5. La loi de la pente
6. Le calcul de retard des heures des marées
7. La comparaison des observations des marées
8. La comparaison des observations et prévisions
9. Le calcul des % des amplitudes
Cependant, il est à signaler que deux types des
renseignements nous sont fournis par le marégraphe à savoir :
- Les fluctuations des eaux
- Les heures précises
1. Du point de vue de la prévision des marées
Cette prévision permet de fixer l’heure à laquelle il y aura
présence de la haute marée ou bien la base marée suivant l’évolution de
l’onde de marée partant de l’embouchure.
En d’autres termes : cette prévision permet de déterminer
l’amplitude minimale ou maximale des marées dans les passes aux
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hautes eaux ou basses eaux du fleuve à l’échelle de Boma % à
l’amplitude de Banana.
2. Du point de vue diagramme des observations limnimétriques
Rôle : Cette courbe ou diagramme des observations limnimétriques
nous permet de connaître le régime du fleuve suivant différentes
années.
Ainsi donc :
De janvier – mi mars : petite crue
- Le niveau d’eau monte légèrement
De Mi-mars – Mi-mai : grande crue
- Le niveau d’eau monte
De Mi-mai – Août : la grande décrue appelée Etiage l’eau descente
d’avantage
De Août – Décembre : la grande crue l’eau monte
3. De la loi de pente
3.1 But : C’est déterminer le degré d’ensablement.
3.2 Formule :
- Avec : NMEAM : Niveau moyen échelle amont
NMEAM : Niveau moyen échelle aval
Z : zéro de l’échelle, reste invariable par ce que ces valeurs sont
déjà fixées.
D=Distance des seuils ou longueur du seuil mais prise entre deux
échelles à savoir :
- Echelle Aval
- Echelle Amont
NB1 : Les deux niveaux moyens à l’échelle amont ou aval sont variables.
NB2 : La longueur du seuil n’a rien avoir avec la longueur d’échelle la
distance de n’est pas prise hasardement, elle est mesurée à l’aide du
curvimètre.
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4. Détermination du degré d’ensablement par la méthode
graphique
- Pour la détermination du degré d’ensablement, seuil l’échelle aval
est prise en compte.
- Dans un mois, nous observons deux quadratures qui sont
déterminées par la prévision des marées. C’est ainsi que :
La pente i1 = Calculée dans la 1ère quadrature du mois
i2 = Calculée dans la 2ème quadrature du mois.
Procédure
Le degré d’ensablement par la méthode graphique est
déterminé par deux coordonnées :
En abscisse : La pente
En ordonnée : L’échelle d’étiage Aval
[Link]
Diminution
- +
T Degré d’ensablement
1.00
0,85 +
L Augmentation
Pente
- Calculer d’abord le niveau moyen NMEAV
Si ce niveau est par exemple d’1m, porter cette valeur sur
l’échelle
Si la valeur de la pente obtenue est par exemple égale à :
i=0,00005=5.10-5, porter également cette valeur sur l’abscisse.
- Connaissant les deux coordonnées, on a : les points T : dans le 1er
quadrant et L : dans le 2ème quadrant c'est-à-dire, la hauteur d’eau
d’étiage peut ou ne pas être la même.
- Relier les deux points
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- Indiquer le sens de la flèche qui est fonction de l’évolution du degré
d’ensablement, et le degré d’ensablement est fonction du mois.
5. De la fluctuation sur la surface du plan d’eau et les heures
précises
La mer monte pendant un certain temps, et atteint un
niveau maximum qui est celui de la pleine mer ou marée haute. Puis elle
baisse, alors elle atteint un niveau minimum qui est celui de la marée
basse ou basse mer. Après quoi, le niveau remonte pour atteindre une
nouvelle pleine mer et le phénomène se produit ainsi périodiquement.
Il est à noter que quatre mouvements sont observés par
jour à savoir :
- Deux hautes
- Deux basses
Signalons ici que, nous avons des temps constants prévisionnels à
ajouter à ceux de la station de Muanda ou Banana (Bulambemba) pour
connaitre le temps de parcourt où la propagation des marées atteindra la
ville de Boma ou de Matadi + différentes stations.
C’est ainsi que dans le cas de la situation de Boma par
exemple, pour connaitre l’heure ou la marée haute ou basse sera
atteinte, il suffit d’ajouter la constante de 04h13’ au temps prévu à la
station de Bulambemba.
T+04h13’
L’intervalle de temps qui sépare généralement deux
marées hautes ou basses successivement est d’une demi-jounée lunaire
c'est-à-dire 12h25’ en moyenne.
Ainsi, la différence entre le niveau d’une marée haute et
d’une marée basse est appelée : L’AMPLITUDE DES MAREES
6. Installation et fonctionnement d’un LIMNIGRAPHE
Dans une station marégraphique, deux instructions
importantes sont utilisées à savoir :
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- Un instrument à lecture directe appelé LIMNIGRAPHE
- Un enregistreur appelé MAREGRAPHE ou LIMNIGRAPHE
Les deux servent à l’étude des mouvements des marées.
Par définition
- Un limnimètre : est une échelle en plaque, avec graduation de
10cm d’écart.
- Marégraphe : est un appareil qui fait l’enregistrement continue
de marée.
Nous tenons à signaler que maintes stations marégraphiques sont
matérialisées le long du Bief maritime du fleuve Congo et celles – ci
particulièrement, de quelques mètres de la rive.
- Installation :, on implante d’abord un tuyau composé de quelques fûts
se surplombant les uns des autres. C’est au dessus de ces tuyaux que
l’on place la cage en bois servant de Logette à l’appareil.
De fonctionnement, le marégraphe joue le rôle de sentinelle
enregistreuse. Il décrit sur un papier diagramme une courbe ondulaire
qui indique les montées et les baisses des eaux.
Le limnigraphe, fonctionne comme une balance qui d’un côté est placé le
flotteur qui subit les montées et les baisses des eaux et de l’autre le
contre poids qui sert à équilibrer les mouvements autour de la poulie.
Signalons également que la poulie dans le fonctionnement de l’appareil
est un PIVOT d’échelle aux dimensions variables.
Il est conseillé d’adapter un pivot d’échelle faible en
approchant de la source de production des mouvements ondulatoires
des marées pour que l’on ne soit pas tenté d’utiliser les diagrammes
excessivement long et inversement quand on s’éloigne de l’embouchure.
En d’autres termes : le pivot joue un rôle important soit
d’agrandir ou diminuer la courbe de marée sur papier diagramme.
1/5, 1/10, 1/20. Chaque pivot est utilisé suivant l’influence des marées
du lieu.
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L’horloge et le dispositif inscripteur appelé STYLET
exécutent en même temps des mouvements synchronisés à ceux de la
balance et fournissent ainsi les indications en heures et en niveau d’eau
à chaque instant.
Procédure de travail
a. Suivant l’utilisation des pivots
Nous avons deux sens : vertical et horizontal.
En vertical par ex.
1/5 : 1cm
1/10 : 2cm
1/20 : 4cm
En Horizontale, quelque soit l’appareil utilisé, le petit carré est compte 60
minutes.
b. Lecture du niveau à l’échelle d’étiage
Cette lecture est faite par deux opérateurs à différent
moment c'est-à-dire :
- Le premier opérateur passe pour lire le niveau d’eau à l’échelle
d’étiage et ainsi que l’heure à laquelle il fait sa lecture
- Le deuxième opérateur fera de même : échelle d’étiage et l’heure
selon a montre.
L’importance de cette opération, c’est d’éviter les erreurs
causées soit par défaut d’appareil, soit par mauvaise lecture de
l’opérateur. S’il y a erreur, cela nous permettra de faire une correction
par compensation.
7. Le phénomène de la marée
Nous faisons remarquer une grande ligne :
- L’eau monte deux fois/jours et descend également deux fois/jour
c'est-à-dire 24h.
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Lorsque l’eau monte, on parle de la marée montante.
Lorsque l’eau parcourt et atteint 6h, on parle de marée haute ou
pleine marée haute ou encore étale de marée haute qui peut durer
15 à 30 minutes.
Si l’eau descend, on parle des marées descendantes, et lorsque l’eau
en descendant atteint 6h, on parle des marées basses ou pleine
marée basse, ou encore, étale de marée basse.
Donc 24h vaut 4 marées. pour le relèvement des marées
des marées hautes ou basses, il faut toujours se référer au point zéro de
la carte. On appelle amplitude d’une marée, ou marnage, la différence
entre le niveau d’une pleine mer et d’une basse mer consécutive.
L’intervalle de temps qui sépare généralement deux marées hautes
successives est une demi-journée lunaire c'est-à-dire 12h45’ en
moyenne.
Il y a 3 types de marées par comparaison des courbes
locales de marée aux divers points du globe.
La marée semi-diurne
Il y a deux marées hautes et deux marées basses par jour
lunaire et les amplitudes de deux marées ne sont pas tellement
différentes.
La marée diurne
Il n’y a qu’une marée haute et une marée basse/jour
lunaire. Le gagnant et le perdant dure(nt) chacun un jeu plus de
12heures
La marée mixte
Il y a deux marées hautes et deux marées basses/jour,
mais les marées du matin différent très sensiblement de celle du soir.
Calcul des amplitudes
1ère Amplitude : 1ère M.H – 1er M.B
2ème Amplitude : 2ème M.H – 2ème M.B
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En présence de deux marées hautes et deux marées basses, la moyenne
journalière s’obtient en sommant ces deux marées et on divise par 4.
Contrôle marégraphe
Le contrôle marégraphique s’effectue une semaine après
pour permettre une semaine après pour permettre au marégraphe
d’enregistrer les fluctuations des eaux. A chaque contrôle l’opérateur
effective la lecture du niveau d’eau à l’échelle et enlève le marégramme
pour en remplacer un autre sans oublier d’écrire l’heure et la hauteur de
sa mise en station.
NB. : Entre les 2 sections, il y a en charge des études. Pour canaliser les
études.
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CHAPITRE VI : LES ETUDES DE DRAGAGES
IV.1 Définition
Le dragage est un terrassement exécuté sous eaux moins
profonde en vue de créer et d’améliorer artificiellement la profondeur
qui convient le mieux pour la taille d’un navire donné.
VI.2 Mission
La planification
L’exécution des travaux de terrassement sous eau dans la route
de navigation du tronçon qui offre la passe navigable.
Les travaux de dragage demeurent en somme la finalité de
toutes les études hydrographiques menées dans un bief navigable.
Ce service de pointe sans lequel on ne peut parler de la
route de navigation quelles que soient les évolutions naturelles. Ce
service a le devoir de veiller à ce que les dunes et les collines ensablées
trouvées au fond du fleuve ne causent pas préjudice au bon
fonctionnement du navire.
Le dragage est réalisé moyennant des bateaux appropriés
appelés : DRAGUES
Les travaux de dragage revêtent un rôle indispensable
notamment dans la région dite DIVAGANTE située (BOMA – MALELA)
dans la mesure où elle connaît une instabilité de fond une divagation
des bancs de sable et une réduction des courants d’eau provoquée par
les pertes des débits liquides.
C’est ainsi que la technique de dragage doit être l’objet des
connaissances d’hydrauliques, de mécaniques des sols (sédimentologie),
d’hydrométrie, d’hydrographie, de géologie, de l’électronique et surtout
de l’ensemble des travaux publics par ce que ces notions influencent
beaucoup sur le rendement des travaux de dragage et sur
l’optimalisation de dragage.
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VI.3 Phases de dragage
Le dragage comprend 3 phases classiques d’un
terrassement à savoir :
L’extraction
Le transport
Le déchargement de déblais dans l’eau courante ou sur le
rivage.
VI.4 Les matériaux draguent
Les matériaux dragués sont : les vases, l’argile, les sables,
les graviers et les roches. Signalons ici que dans le Bief du fleuve Congo,
le dragage s’effectue dans les seuils.
VI.5 Types de dragage
Il existe 4 sortes de dragages notamment les dragages :
D’ouverture
D’approfondissement
De maintenance et entretien
De curage portuaire
D’une drague succeuse porteuse à élinde traînante de volume
1500m3 de volume du puits.
NB : Ces dragues sont auto-propulseuses, elles travaillent en
permanence au fleuve, soit 12h/j (6h à 18h00) en vue d’entretenir,
d’approfondir, de corriger, de rectifier où d’établir le fond du fleuve de
manière à permettre une navigation aisée des navires qui desservent les
ports de grande influence (BANANA, BOMA et MATADI).
D’une drague à pelle hydraulique munie d’un godet de 3,5m 3 de
volume
D’un chaland de déversement des matériaux solides dragués par
la pelle hydraulique. Ce chaland a un puits de 450m 3 de volume.
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VI.6 Sens de dragage
Le dragage s’opère dans le sens contraire de celui de
l’écoulement pour résister contre le courant de l’eau en vue de maintenir
la vitesse de dragage. Celle-ci est évaluée entre 2 à 3 nœuds.
7.a Capacité du puits
La capacité du puits est fonction du remplissage de la
mixture un indicateur avait été prévu à cet effet par le constructeur de
la drague mais n’empêche que nous puissions
Dragage d’ouverture
Certains seuils s’ouvrent naturellement dans le temps. Ce
genre de dragage consiste à ajouter une main d’association à la
navigation.
Dragage d’entretien et de maintenance
Il consiste à maintenir une bonne forme et entretenir la
passe.
Dragage d’approfondissement (d’ouverture)
C’est augmenter de la profondeur pour avoir une calaison
suivant les normes pour permettre le passage sans contrainte de navire.
Curage
Est un terrassement exécuté au niveau des port plus
précisément non loin des quais pour une bonne profondeur.
VI.7 Types d’engins de dragages
Face à la rupture des profondeurs particulièrement dans la
région divagante suite au transport solide charrie en plusieurs milliers de
mètre cube par jours, provoquant régulièrement des dépôts dans la
route de navigation. Les entreprises chargées de ce genre des travaux
peuvent disposer de la flotte de dragage suivant :
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Drague succeuse porteuse à élinde fixe de 1300m3 de volume du
puits. recouvrir à des méthodes dites de secours pour déterminer le
tonnage et en voici quelques unes :
= tonnage.
Ou par des perches de sonde et les abaques peuvent déterminer le
tonnage.
Ainsi on a : 5 sondes Bâbords et 5 sondes tribords et la moyennes donne
la quantité de la mixture chargée dans le puits.
VI.8 Procédure de remplissage
- Mettre la pompe à déblai en marche.
- Faire descendre le tuyau d’aspiration et quand les eaux arrivent dans
ce diffuseur la sortie est élargie de façon à amortir la pression à
l’arrivé de la mixture dans le puits. Les grosses particules se déposent
en premier ressort et les petites en suspension.
- Puisque pour remplir le puits, il faut 40 à 45 minutes pour le sable
fin, plus les particules sont petites, plus il faut suffisamment du
temps au remplissage, d’autant plus que moins de particule se
déposent à cause de la turbulence du puits. Plusieurs particules en
suspension sortent par le débordement et la qualité de pendues
pendant le débordement est à peu près analogue à celle contenue
dans le puits.
Cycle de dragage
Un cycle de dragage est la somme de :
- Temps de pompage
- Temps d’aller au lieu de déversement
- Temps de vidange du puits
- Temps de navigation de retour jusqu’au lieu de dragage.
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1.1 Le Temps de pompage
C’est le temps pendant lequel la drague extrait les sédiments
1.2 Le temps de navigation allé
Temps allant du lieu de dragage jusqu’au lieu de vidange
1.3 Le temps de déversement
C’est le temps que met la drague pour vider son puits :
NB :
- Le temps d’un cycle dépend essentiellement du lien de déversement
de la mixture
- Plus le lien de déversement est éloigné, plus le temps du cycle est
considérable.
- Le lieu de déversement approprié est les fosses
1.4 Temps de pompage
40 à 45 minutes pour le sable fin
30 à 35 minutes pour le sable grossiers
30 à 40 minutes pour le sable moyen
Remarque :
- On peut parler d’un bon dragage que lorsque le temps de pompage
est supérieur au temps que met un cycle
- Certaines rairons exogènes peuvent susciter des interruptions. Nous
citons par exemple :
Le passage du navire
La pluie avec forte averses
Un mauvais temps : vents, brouillard ou soit un accident de noyade
au fleuve.
- Lorsque la quantité du sable est supérieure à celle de l’eau pendant
l’aspiration c'est-à-dire le vide de la pompe varie entre 60 à 65cm,
c’est alors un remplissage rapide du puits.
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Toutes ces heures d’interruption seront enregistrées. Elles
interviendront pour le calcul de :
Rendement par cycle
Rendement horaire
Le taux de rentabilité de la drague
Le taux d’utilisation etc.
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1.5 Schéma du cycle de dragage
Chargement
2 3
Temps navigation retours
Temps Chargement
4
1
Temps navigation aller
Temps
Chargement
Durée du cycle complet
Durée totale du voyage et Durée de déchargement
déchargement économique
O Temps aller Retour drapage Chargement Temps
Fin de chargement
2. Paramètres caractérisant les travaux de dragage
2.1 Heures opérationnelles
Ce sont les heures pendant lesquelles les dragues ont
travail.
2.2 Le rendement horaire
C’est le rapport entre la production et le temps de
pompage (remplissage du puits).
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2.3 Heures totales
Obtenues en multipliant 12 heures x366 (pour une
drague).
2.4 Le rendement
C’est le rapport des heures opérationnelles sur les heures
totales.
2.5 La disponibilité
C’est la différence entre le temps et le passé aux atéliers.
2.6 Le rendement par cycle
C’est le rapport entre le production et le temps de
pompage (en m3/min).
2.7 Le coefficient de remplissage
C’est le rapport entre la production et la capacité du puit
exprimé en %.
Si le % est de 50%, c’est que les portes du fond du puits
ne sont pas étanches.
2.8 La concentration
C’est le rapport entre la quantité liquide et la quantité
solide. La concentration acceptable est de l’ordre de 20%, il y a risque
d’obstruction de la pompe à déblais.
2.9 La production
C’est le cubage dragué, est exprimée en m3
2.10 Le temps de disponibilité
C’est la différence entre le temps total par jours moins le
temps aux ateliers soit 12h è T.A ; avec 12H=100%
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2.11 Le taux d’utilisations
C’est le rapport entre les heures opérationnelles et les
heures totales.
T.H=
T.H= heures totales=12h (De 6h00’ à 18h00’)
3. Statistique de dragage
3.1 Pour l’élinde trainante
Heure opérationnelle=pompage + A(navigation aller) + C(clapage)
+R(Navigation retour)
3.2 Pour l’élinde fixe
Heure opérationnelle=pompage + A +C + R + HP (Heure de
positionnement) + heure de virement des ancres).
4. Exemple pratique sur le dragage
4.1 Données
Heures de pompage : 3h45’
Navigation aller : 0h50’
Navigation retour : 1h04’
Clapage : 0h35’
- Calculer l’heure opérationnelle
Rép/Σ des heures
H opérationnelles : 6h14
- Calculer le taux d’utilisation
T.u=
T.u=
4.2 Temps de disponibilité T.D
T.D=12h(100%) – temps aux ateliers %
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Données :
- Heure totale : 12h
- Temps aux ateliers : 7h
T.D=12h – 7h=5h
12h =100%
1h=
5h=
T.D=100% - 42% =58%
4.3 Calcul du rendement horaire
Données : Cubage=6.388m3
Temps de pompage=3h45’
Rendement horaire=
4.4 Rendement par cycle
Rendement par cycle=
Données :
- Heures opérat.=6h14’
- Cubage ou production=6.388m3
Le rendement/cycle=
4.5 Le degré de remplissage
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Données
- Nbre de cycle : 5
- Cubage : 6.388m3
- Capacité du puits : 1500m3
NB : Heure opérationnelles : cycle de dragage on a :
- La production : on la mesure immédiatement dans le puits à l’aide de
la perche ; mais pour une production projetée.
On aura :
Equation de production
Nous pouvons au moyen de cette équation simuler les
productions en rapport avec les taux d’utilisation souhaités.
Si par exemple, nous utilisons trois dragues, pour connaître
la production annuelle de ces trois dragues on a :
P=(RCT+RCK+RCB) x T.Ux365x12
Avec:
RCT
RCK
RCB
Trios drogues ayant chacune les différentes caractéristiques et donnant
aussi un rendement/cycle
T.U : taux d’utilisation
365 : jours de travail par an
12 : heures de travail par jour
P : production
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En conclusion la production moyenne vaudra :
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CHAPITRE VII : LES ETUDES DE BALISAGE
VII.1 Introduction
Le Balisage revêt un aspect incontournable. Devant
l’immensité et la complexité que présente certaines rivières, et voir
même notre Fleuve Congo, il est difficile sinon impossible de définir de
par la vue la route de navigation compte tenue des réalités de sa
morphologie c'est-à-dire du fleuve ou des certaines rivières.
Le Balisage indique la route à suivre les signaux placés,
exception faite pour les balises, ne déterminent pas nécessairement la
nature et l’emplacement d’obstacles, mais ils peuvent n’avoir pour objet
que de guider le navigateur celui-ci est d’ailleurs toujours en possession
d’un album officiel de la rivière de la rivière sur laquelle il navigue, album
qui comporte les indications complétant le balisage et facilitant la
recherche des signaux de balisage, par rapport à des repères matériels
(arbres isolés, arbres blancs) de manière à réduire les difficultés dues à
la recherche des signaux.
Dans le cas de longs alignements, tels qu’il s’en présente
dans les pools, il portera sur sa carte toute indication qui lui permettra
de rester dans la route de navigation, même si un signal venait à
disparaître, par suite d’une tornade par ex, en matérialisant la route à
suivre par rapport à des repères naturels.
VII.2 Mission de Balisage
La mission du Balisage demeure la délimitation de la route
de navigation par des signaux appelés Bouées ou par des amers à
terre appelé alignements
Bouées : Objets flottants solidement ancrés ayant une forme et
couleurs particulières permettant la navigation ou le passage en toute
sécurité le long d’un chenal.
Amers : Constructions fixes à caractères spéciaux érigées à terre.
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VII.3 Objectif du Balisage
Les objectifs sont multiples :
Garantir aux utilisateurs de la route de navigation les conduites
adéquates de navigabilités, par le maintien du mouillage de Bouées
et dégagement des jacinthes autours de Bouées et alignements à
terre.
VII.4 Ligne de Mouillage
Tous les matériels flottants utilisés pour lettre une Bouée en place
constituent la ligne de mouillage.
Elle se compose de la manière suivante :
La patte d’oie ou planton : Bride en forme de V, reliant les deux
anneaux situées au fond du corps de la Bouée et de la flottante
La flottante : partie de la chaîne qui prend entre le planton et la
dormante, elle constitue le 1/3 de la ligne de mouillage.
La dormante : c’est le 2/3 de la chaîne se reposant sur le fond du
fleuve donnant à la Bouée une élasticité suffisante lui permettant de
suivre aisément les mouvements de la montée et de la descente
provoqués par les vagues sans que la traction agisse directement sur
le corps mort.
Le corps-mort : masse en Béton armé à laquelle la bouée est
maintenue fixe. Il se place au fond du fleuve.
NB. : Pour constituer une ligne de mouillage on multiplie la profondeur
de l’endroit par 3.
Le mouillage des bouées se fait par un bateau approprié appelé :
BALISEUR
La Couleur est l’élément principal d’identification d’une bouée.
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a. Schéma d’une ligne de mouillage
A
C
B
Barre d’attelage
Manille d’Ajustage
Emerillon Mail de cœur Patte – d’oie
Manille d’Ajustage
Chaîne Flottante Manille d’étalingure
Manille d’ajustage Chaîne dormante
Chaînage Corps Mort
de mariage
b. Dimensionnement du corps morts
ɸ
Cigale
0,1
F D
0,1
G 0,22 G
B C B
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Dimensions en mètres Masse des
Masse des
chaînes
Corps-mort A B C D E F G H J ɸ incorporées
2 tonnes 1,2 0,15 0,9 0,55 0,55 0,4 0,4 0,32 0,37 0,05 1000Kg
4 tonnes 1,6 0,2 1,2 0,65 0,55 0,5 0,5 0,34 0,4 0,06 1300Kg
5 tonnes 1,8 0,3 1,2 0,65 0,55 0,5 0,6 0,34 0,4 0,06 1500Kg
Quadrillage en fers de 10mm
B A
Position Bonne mais la clavette s’use ou Position préférable et la meilleure
s’arrache facilement et provoque
l’ouverture de la manille d’étalingue.
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Quand une bouée est mouillée dans un site où les
courants sont très forts et la profondeur d’eau faible, il est parfois
nécessaire de mouiller deux corps-morts de poids inégaux réunis par un
maillon de 15 à 20 mètres.
Dans ce cas là, le corps-mort le plus léger terminant la
ligne de mouillage on dira que les corps-morts sont empennelés.
Schéma des corps-morts empennelés
15 à 20m
Condition d’établissement d’une ligne de mouillage.
Elle doit être établie de manière que :
1. Elle ne puisse se rompre, ce qui provoquerait le départ de la bouée à
la dérive.
2. La bouée ne dérape pas en entraînant la ligne de mouillage
3. La bouée ne plonge pas sous l’effet de la composante verticale de la
traction de la chaîne
4. La bouée se tienne à son poste en position sensible droite
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Les causes de rupture d’une ligne de mouillage.
Ouverture d’une manille
Rupture de l’émerillon par suite d’une malfaçon dans sa
construction
Emerillon (point
d’intercalation dans
une chaîne)
Rupture d’une maille de chaîne cause usure, ou soit le calibre de
la chaîne est insuffisant pour les efforts subis au mouillage
considéré.
Exceptionnellement rupture de la barre d’attelage.
NB. : En mer calme, la forme de la partie levée de longueur L d’une
chaîne de poids unitaire p et de poids total P est théoriquement une
chaînette. Le courant déforme plus ou moins cette chaînette.
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Approximativement on a :
Poussée du courant et du vent :
Soit, dès que L est grand vis-à-vis de la profondeur d’eau H :
La traction sur la chaîne est
T=F+pH
VII.5 Eléments d’une BOUEE
Les éléments qui composent une bouée sont les suivants :
1. Les Lest : partie constituant un contre poids de la bouée en lui
donnant l’équilibre il est placé en dessous de la queue
2. La Queue : partie cylindrique entre le lest et le corps de la Bouée
3. Le corps de Bouée : fond bombé de la bouée entre la queue et la
superstructure où sont logées les bombonnes alimentant le circuit
du feu de la Bouée
4. La superstructure ou tourelle : pylône métallique placé au
dessus du corps de la bouée
5. Le voyant : la partie qui coiffe la bouée et varie selon la couleur
de la bouée.
Sortes de Bouées
On distingue :
Des Bouées Rouges
Des Bouées Noires
Divers Bouées
a. Bouées Rouges : A laisser à droite à la montée et à gauche à la
descente
b. Bouées Noires : A laisser à gauche à la (utilisées dans les Bief
Moyen) montée, à droite à la descente.
Dans la mesure du possible, ne jamais passer à moins de 20m, d’une
bouée Rouge ou noire.
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En d’autres termes
a. La Bouée rouge : Elle est peinte en rouge, garnie d’une plaque
fluorescente triangulaire blanche portant, en rouge, le numéro
d’ordre une bouée de ce genre est pourvue d’un feu rouge à
l’éclipses : 2 secondes de lumière et 2 secondes d’obscurités.
A la montée par exemple de : Banana-Matadi, ce type de bouées doit
être placée à TRIBORD droite.
Montants Couverts de scotch lite rouge
Triangle Scotch lite blanc Chiffres scotch lite rouge 0,25 x 0,15
31
BOUEE ROUGE BOUEE ROUGE
FEU ROUGE
b. Bouée Noire : Bouée peinte en Noir, Cylindrique fluorescent blanc,
portant en ver le numéro d’ordre.
Une bouée de ce type est garnie d’un feu vert ou blanc à éclipses 4
secondes de lumière et 2 secondes d’obscurité.
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A la montée par exemple de Banana – Matadi, ce type de bouée est à
placer à BABORD gauche.
Chiffrs Scotchlite Vert 0,25 x 0,15
22
Traits – Scotchlites Vert
Cylindre – Scotchlite Blanc hauteurs 0,50
31
BOUEENOIRE
BOUEE NOIRE BOUEE NOIRE
Feu Blanc ou Vert
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VII.6 Divers Bouées
1. Bouées de bifurcation
Jaune, Rouge
A laisser à droite lorsque
emprunte la passe se
trouvant à sa gauche.
Jaune Rouge A laisser à gauche lorsque
emprunte la passe se
trouvant à sa droite.
2. Bouée Blanche Danger Isolé peut être
doublée des deux côtés
Ne pas passer à mois de
50m
Epave : peut être doublée
deux côtés
Ne pas passer à mois de
50m
3. Bouée Verte
Est utilisée pour signaler la
présence d’une ancre mouillée
ainsi que pour signaler une ancre
perdue
Se ternir suffisamment au large
4. Bouée d’ancre
5. Bouée de travail Est utilisée parfois pour
repérer les ancres mouillées
par des dragueurs ou
dérocheurs
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6. Repérage des Bouées à la rive
Les Bouées couvrant des roches et qui par conséquent
doivent toujours rester au même endroit, sont repérées à la rive au
moyen de deux alignements (deux voyants de 1m x 1m portant, peint
sur fond blanc, un triangle de même couleur que la Bouée dont ils
déterminent l’emplacement.
NB. : Déceler facilement la dérive éventuellement d’une Bouée.
En rappel :
Le Balisage est établi soit :
Par des Bouées telles que vues
Par des alignements sur rives
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Par des balises.
7. Les Alignements
Ce sont des points fixés qui ont été établis sur les rives de
façon à déterminer un lieu géométrique de la zone de sécurité.
Ces points fixes groupés habituellement par deux ou par
trois forment un alignement axial. Ils portent des feux qui donnent aux
navires la direction exacte de la route de navigation.
Notre fleuve Congo est constitué de trois Biefs
NAVIGABLES.
Bief Supérieur
Bief Moyen
Bief Inférieur
Les 3 biefs n’ont pas le même système de balisage.
1. Le Bief Supérieur
a. Le Lualaba et ses affluents
UBUNDU – KINDU 308Kms
KONGOLO – BUKAMA 640Kms
b. Le Lacs
Moero : Kilwa-Pweto 275Kms
Albert : Kasenyi-Mahangi 280Kms
Kivu : Bukavu-Goma 280Kms
Tanganyika : Motira-Uvira 740Kms
c. Autres Lacs et Rivières 716Kms
Total Bief supérieur : 3239Kms
2. Le Bief Moyen
a. Le Fleuve Congo
Kinshasa – Kisangani : 1734Kms
b. Rivière Kasaï
Malebo – Ilebo 605Kms
c. Les Affluents principaux
Ubangi : Embouchure-Mobenzele 173Kms
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Mongala : Moleka-Businga 329Kms
Itimbiri : Ubangi : Embouchure-Mobenzele 173Kms
Mongala : Moleka-Businga 329Kms
Itimbiri : Yangambi – Aketi 255Kms
Lulongo : Lulonga-Basankusu 180Kms
Ruki – Burisa – Tshuapa : Mbandaka – Ingende – Boende
408Kms
Kwilu : Embouchure – Kikwit 342Kms
Fimi – Lukenie : Mushie – Katu – Kole 952Kms
Sankuru : Benabendi – Pania – Mutambo 567Kms
Autres 6008Kms
Total Bief Moyen : 11.559Kms
3. Bief Inférieur
Matadi – Boma 60Km
Boma – Malela 60Km
Malela – Banana 30Km
Total du Bief Inférieur 150Km
8. Identification des signaux de balisage
A. Signaux de rive
Les signaux de rive sont désignés par numéro écrit en
chiffre de la page de l’album, suivi d’un nombre écrit en toute lettre,
représentant leur emplacement en commençant de l’aval vers l’amont.
Ils indiquent au navigateur de suivre la Rive ou de la quitter.
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12/Deux Courant
Aval 12/Un Amont
T 12/Trois
Nous distinguons :
1. Deux planches avec flèches
Utilité : suivre la Rive dans le sens indiqué sur la carte on a :T par la
flèche, à une distance comprise entre :
30 et 230 mètres sur le fleuve et le Kasaï
20 et 120 mètre sur les affluents
Se tenir à 50 mètres dans le chenal
EX.
1) Schéma
30m
230m
200m
Sur le fleuve et le Kasaï, la largeur de la passe est de 20m comptés à
partir de 30m de la rive.
2)
X X X X X X X X X X X X
X X
20m
100m 120m
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Sur les affluents autres que le Kasaï, la largeur de la passe est de
100m comptes à partir de 20m de la rive.
c. Deux planches avec deux flèches
Sur la carte
2. Planche portant une flèche
Sur la carte
Utilité :
1. Serrer la rive mais pas à moins de 20m
2. Indique les obstacles au large du parcours, suivre la rive.
Ex.
3. Planche Blanche
Utilité :
1. Indique la fin du parcours, suivre la Rive
2. Avertisseur de bouée quand elle porte des barrettes
3. Indique l’emplacement du signal, suivre la rive au sens inverse.
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4. Deux planches parallèles horizontales
Sur la carte
Utilité :
1. Se rapprocher de la rive et la quitter immédiatement
2. Avertisseur de bouées lorsqu’elles portent des barrettes.
Ce signal est laissé à la même distance que celle prévue pour le
signal « SUIVRE LA RIVE »
5. Croix Latine
Sur la carte
Utilité :
1. Indique les obstacles situés près de la rive, tels que graviers –
sable,…
2. Se tenir de la rive à
30m sur les Fleuves et Kasaï
20m sur les Affluents
50m dans le chenal
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EX.
100m 200m
Zone dangereuse
Courant
6. Croix Grec double
Sur la carte
Sur la carte
200m 400m
Zone dangereuse
200m
Courant
Utilité
Indique les obstacles à la rive et couvre une zone très
dangereuse
Se tenir de la rive à 250m de Hauteur à 200m en aval du signal
à 400m en Amont du Signal
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7. Croix de saint André ou bifurcation
Ex1 :
Ex 2 :
Utilité :
1. Indique la double route de navigation
2. Elle peut – être avertisseuse de Bouée lorsqu’elle porte des
barrettes
NB. : Cette croix à la même signification que celle e=de double planche
parallèles horizontales.
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8. Suivre le milieu du chenal
Utilité : C’est suivre le milieu du chenal
9. Lettres « S » ou signal « S »
Sur la carte
Utilité :
1. Avertisseur de passage
2. Panneau placé en Amont et en Aval des passes étroites et à forte
courbe
3. Invite le navigateur à siffler un coup long d’une demie minute afin
d’avertir le bateau navigant en sens inverse.
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Ex :
10. Carré ou signal de grande distance
Sur la carte
Carré Triangle
Utilité :
Signaux de grandes distances : ce sont des signaux de direction utilisés
dans le cas où la distance de deux signaux est trop grande pour assurer
une visibilité convenable. Ils sont destinés à donner une indication
approximative de la route à suivre celle-ci étant précisée lorsqu’en se
rapprochant, le navigateur apercevra les signaux suivant qui
matérialisent exactement.
Le Carré : qui doit être laissé à gauche à la montée et à droite à la
descente
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Le triangle : qui doit être laissé à droite à la montée et à gauche à la
descente.
11. V de bon accostage (accostage de sécurité)
Sur la carte V
Utilité :
Indique un accostage de plus de 600m. Ce signal est placé à la limite
amont du lieu d’accostage. Valable jusqu’à 60m en aval.
EX :
600 m
Courant
12. Double V de bon accostage traverse par une flèche
Sur la carte :
Utilité :
Indique un accostage < à 600m. L’accostage n’est possible qu’entre
les deux élevés aux extrémités amont et aval du lieu.
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Ex.
Bref ; les signaux de Bon accostage sont
1. V
2.
3. A condition qu’il n’ait pas de danger indiqué à la rive.
13. Chevron rouge sur planche blanche
13.1.57 Sur Carte :
Utilité :
Avertisseur de changement de route
La route est changée depuis la date figurant sur la planche
Le signal est maintenu tant que ce changement n’a pas été
signalé sur les cartes déposées dans les deux postes
d’informations amont et aval de la section.
Le signal se place à l’entrée et à la sortie de l’ancienne et des
nouvelles routes.
14. Deux planches parallèles verticales
Sur carte H
Utilité :
Indique la limitation de balisage c'est-à-dire Rebrousser chemin pour
rejoindre la route principale puisque la route est sans issue.
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Elle peut indiquer un poste d’escale.
15. Panneau de direction
Bande Jaune entre deux bandes blanches
Sur Carte
Utilité :
Signal de grande distance indique l’axe du passage balisé par une ou
plusieurs bouées.
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16. Repères de navigation nocturne
Sur Carte
Sur Carte
Utilité :
Situer la position exacte du bateau dans le cheval en comparant les
chiffres se trouvant sur les repères à la rive et ceux indiqués dans
l’album des cartes.
Le carré doit être laissé à gauche à la montée.
Le Δ doit être laissé à droite à la montée.
17. Alignement Axial
Sur Carte
Utilité :
Utilisé dans une passe Bordée de part et d’autres des récifs dangereux.
Elle indique l’axe de la passe par superposition des sommets à la
verticale la largeur de la passe est indiquée sur la carte.
Le Δ est peints en Blanc ; des lattes peintes en Noirs sont disposées
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IIIème PARTIE : Les Ouvrages Hydrauliques Fluviaux et Maritimes
Chapitre I : CANAUX, PORTS et ECLUSES
I.1. Les Canaux
- Les canaux de déviation
- Rivières navigables naturelle
- Rivières canalisées.
I.1.1. La Terminologie
I.1.1.1. La coque
I.1.1.2. La ligne de flottaison
I.1.1.3. Le tirant d’eau (T)
I.1.1.4. Le frac – bord (F)
I.1.1.5. La longueur principale (LP)
I.1.1.6. La longueur hors – tout (L)
I.1.1.7. La largueur au fort (l)
I.1.1.8. Le creux de côté (c)
I.1.1.9. Le déplacement (V)
I.1.1.10. Le port en lourd
I.1.1.11. Les œuvres vives
I.1.1.12. L’étrave
I.1.1.13. L’étambot
I.1.1.14. La quille
I.1.2. Les type des résistances enregistrées
I.1.2.1. La résistance due au frottement
I.1.2.2. La résistance due à la force motrice
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I.1.2.3. La résistance due aux vagues
I.1.2.4. La résistance de l’air
I.1.3. Les modes de navigation intérieure
I.1.3.1. Le flottage
I.1.3.2. Le halage
I.1.3.3. Les troueurs
I.1.3.4. Le remorquage
I.1.3.5. L’automorqueurs
I.1.3.6. Le poussage
Tableau (tables 1)
Les caractéristiques de la flotte (ONATRA)
Tableau (tables 2 : Dimensions Barges)
I.1.4. Critères de navigabilité
I.1.4.1. Le mouillage
I.1.4.2. La pente et la vitesse
a. La pente
b. La vitesse
I.1.5. Les caractéristiques des voies navigables
(voir, tableau 3)
I.1.6. Le dimensionnement d’un canal
I.1.6.1. Le profil en travers d’un canal
a. La largeur
b. Le mouillage
c. La forme du profil
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d. Le surlargeur dans les courbes
I.1.7. Le profil en long
I.1.7.1. Le calcul de la longueur d’un canal
a. Le tronçon rectiligne
b. Le calcul de la longueur de la courbe
I.1.8. Pertes d’eau dans un canal
a. La formule de THORNWAITE (ETP)
b. L’infiltration
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CANAL DE NAVIGATION INTERIEURE
- Généralités :
Les voies de navigation intérieure sont celles qui sont
accessibles seulement aux bateaux à faible tonnage et faible tirant
d’eau, par différence avec les voies maritimes qui prolongent dans
l’intérieure des terres, les accès des bateaux maritimes.
I.1.1. La Terminologie
On appelle :
I.1.1.1. La coque
L’ensemble du corps du bateau y compris le pont principal mais
sans la superstructure. C’est la coque qui assure la flottaison du bateau
en vertu du principe d’Archimède.
I.1.1.2. La ligne de flottaison
C’est l’intersection du plan d’eau avec la surface extérieure de
la coque. Elle est dite « Legé » lorsque le bateau est vide de son
chargement.
I.1.1.3. Le tirant d’eau (T)
C’est la distance verticale entre la ligne de flottaison et le point
le plus bas du bateau.
I.1.1.4. Le frac – bord (F)
C’est la hauteur du point le bas du pont au – dessus du plan de
flottaison au maximum de l’enfoncement.
I.1.1.5. La longueur principale (LP)
C’est la distance horizontale comprise entre les L aires élevées
aux extrémités avant et arrière de la ligne de flottaison du bateau en
charge.
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I.1.1.6. La longueur hors – tout (L)
C’est la distance horizontale comprise entre les L aires élevées
aux extrémités du bateau, y compris les gouvernails, s’il dépasse le
couronnement arrière.
I.1.1.7. La largueur au fort (l)
C’est la plus grande distance horizontale séparant les bords du
maître – couple.
I.1.1.8. Le creux de côté (c)
C’est la distance verticale (mesurée à l’intérieure du bateau)
entre le fond et la partie inférieure du plat – bord (pont). Cette mesure
se prend au maître – couple.
Carême
C’est la partie immergée de la coque lorsque le bateau est en
charge. Elle est comprise dans une capacité parallélépipédique (L).
Lxlxt
LP
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Ligne d’eau -flottaison
t C
LP
I.1.1.9. Le déplacement (V)
C’est le volume d’eau déplacé par la partie immergée du
bateau. Le rapport du déplacement ou « Block coefficient ».
Ce rapport est toujours inférieur à l’unité et permet de prendre compte
du degré de finesse des formes.
I.1.1.10. Le port en lourd
C’est le poids qu’il faut embarquer à bord pour faire passer le
bateau de la flottaison (Legé) à la flottaison en charge.
I.1.1.11. Les œuvres vives
C’est la partie du bateau se trouvant en dessous de la ligne de
flottaison en charge les œuvres mortes étant les parties au – dessus de
cette ligne. Le jaugeage d’un bateau est la détermination de son
chargement d’après la mesure de l’enfoncement de la coque.
I.1.1.12. L’étrave
Grosse pièce de construction longitudinale et médiane à l’avant
de la qu’elle d’un navire.
I.1.1.13. L’étambot
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Grosse pièce de construction longitudinale et médiane située à
l’arrière d’un navire et destinée à porter le gouvernail.
I.1.1.14. La quille
C’est la partie intérieure axiale de la coque d’un navire et sur
laquelle s’appuie la charpente.
I.1.2. Les type des résistances enregistrées
La résistance à l’avancement des bateaux
La résistance à l’avancement du bateau en eau est illimitée. La
résistance à la traction comporte notamment 4 termes :
I.1.2.1. La résistance due au frottement
En eau très large et très profonde, à la température moyenne.
La résistance de frottement vaut :
R=a.s.V1,325
Elle s’exprime en Kg, avec :
a : coefficient variable avec la rugosité de la carême.
S : surface mouillée du navire, obtenue en multipliant le développement
des maitres – couples par l’entre distance (m2)
V : La vitesse relative du bateau (elle e met en m/s).
I.1.2.2. La résistance due à la force motrice
Forces engendrées par des surpressions crées au devant du
bateau pendant son déplacement.
Elle vaut :
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R=K.S.V2,25
Avec K= coefficient dépendant de la forme du navire, K varie de 1,7 à
4,5.
I.1.2.3. La résistance due aux vagues
D’accompagnement, à cause du déplacement de la coque du
bateau à la surface de l’eau, on observe la présence des vagues qui
accompagnent le bateau et correspondant à une énergie qui doit aussi
être fournie par le moteur de traction. Cette résistance complémentaire
ne devient toutefois importante qu’aux grandes vitesses.
I.1.2.4. La résistance de l’air
Elle est généralement très faible, même aux grandes vitesses.
Dans un canal de largeur et de profondeur faibles, les circonstances sont
différentes. La résistance à l’avancement en eau limitée est ainsi plus
importante que celle due à l’avancement en eau infinie. Les essais sur
modèles ont montré que les facteurs les plus significatifs de la résistance
sont :
a. La valeur de n, n étant le rapport de la section mouillée du canal à
celle du maitre – couple immergée du navire.
b. La vitesse absolue du bateau (V)
c. L’affinement des formes (K)
d. L’état de la surface du coque (c)
e. La pente de la surface de la voie d’eau (i)
En conclusion, il importe d’adopter des valeurs n supérieures à 5 afin de
ne pas exiger des efforts de traction trop élevé au moteur.
On évitera le plus possible les passages rétrécis produisant la réduction
de n, même sur une petite longueur. Car ces passages exigent des
moyens de traction exceptionnels et entrainent des grandes pertes de
temps.
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I.1.3. Les modes de navigation intérieure
Plusieurs modes de navigations ont été utilisés sur les cours
d’eau.
Les principaux sont notamment :
I.1.3.1. Le flottage
Il s’applique surtout au transport des bois. Les pièces flottent
au fil de l’eau. Elles sont, soit isolées, soit regroupées en radeau. Ce
mode de navigation ne se conçoit qu’en descente, car elle est sans force
motrice.
I.1.3.2. Le halage
Il se pratique sur les cours d’eau et surtout sur les canaux. Ce
mode de navigation consiste en la traction du bateau à l’aide soit d’une
locomotive électrique, d’un tracteur à essence ou à gasoil circulant sur
un chemin de halage aménagé sur la rive le long du canal, ou soit par un
funiculaire, système à câble sans fin, poulie et treuil.
I.1.3.3. Les toueurs
Ils sont utilisés autrefois sur les cours d’eau lorsque la traction
des bateaux était difficile du fait de la vitesse du courant. Un toueur est
un engin dont le déplacement est assuré par la traction sur une chaine
au moyen d’un treuil placé sur l’engin. Chaque toueur desservait un
tronçon de 12 à 15Km et sa course était limitée par la longueur de la
chaine.
I.1.3.4. Le remorquage
Le remorquage constitue un grand auxiliaire de la navigation
sur les grands cours d’eau et sur les canaux. Il se fait par un trains des
barges (disposition en flèche) rattachés en file l’une à l’autre au moyen
des câbles et seule la première est reliée au remorqueur.
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La propulsion du remorqueur la plus couramment utilisée est celle à un
hélice disponible à requise devient grande.
La propulsion peut être aussi par jet d’eau obtenu grâce à une pompe
centrifuge, disposée à l’arrière. La capacité des trains dépend du type
des barges, de la capacité des écluses, de la largeur de fleuve, du rayon
des courbures etc. Elle est généralement de 3 à 4 barges.
I.1.3.5. L’automoteurs
Ce sont des bateaux équipés de moteur. Ils sont couplés et leur vitesse
est généralement élevée (8 à 15Km/h).
Ce mode de navigation présente l’avantage des
échisages rapides et une durée de rotation réduite
par rapport à celle du train rémorqué.
Ses Inconvénients sont tels qu’ils ont une faible
capacité de chargement par rapport à celle d’un
bateau tractionné et que leur vitesse élevée
dégradent les berges.
I.1.3.6. Le poussage
Ce mode de navigation est plus récent et pratiqué dans ses
débuts aux Etats-Unis et au Congo.
Le convoi est formé par un pousseur (remorqueur) et plusieurs barges 2
à 5, attachées au devant et part et d’autre du pousseur, réalisant un
tonnage de 2.500 à 3.000 tonnes.
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Tableau (tables 1)
Les caractéristiques de la flotte (ONATRA)
Dimensions Puissance
Unités
L(m) l(m) C(m) T(m) (CV)
Type A 16,25 3,65 1,20 0,46 2x125
Type B 56,30 11,18 2,28 0,67 2x390
Type I TB 54,00 15,00 2,50 1,50 2x695
Type I 33,10 8,00 1,50 0,90 2x220
68,80 10,90 2,80 1,20
Type K
40,00 15,03 2,50 1,20
40,00 12,50 2,40 1,30
Type L 36,04 12,50 2,20 1,20
59,00 12,50 2,40 1,20
71,25 9,50 0,64 1,50 2x280
Type Nkoy 71,25 9,50 0,64 1,50 2x300
71,25 9,50 0,64 1,50 2x650
Type O 63,92 9,00 2,50 2,00 800
Type FH 51,00 8,00 2,00 1,60 350
Type FJI 64,00 9,00 1,80 1,30 500
Type FPH 65,00 11,00 2,50 1,60 1.000
Type Nkoy 70,25 9,50 2,50 1,80 800
Type FW 80,00 11,00 3,00 1,60 900
Type V 80,50 11,50 2,50 1,60 1.000
Convoi en flèche
a
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b
c
Fig. 2 (a,b,c)
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Notes : Caractéristiques des bateaux type ONATRA
Les dimensions caractéristiques d’un bateau sont :
- La longueur maximum dans le plan de symétrie ou longueur hors –
tout (L)
- La largeur maximum ou la largeur au fort (l)
- L’enfoncement maximum ou tirant d’eau (t)
I.1.4. Critères de navigabilité
Les trois principaux critères de navigabilité d’un cours d’eau sont :
a. Le mouillage
b. La pente du plan d’eau
c. La vitesse qui en découle
I.1.4.1. Le mouillage
L’un des critères pour qu’un cours d’eau soit considéré
navigable est que son mouillage permette le tirant maximum des unités
destinées à l’emprunter tout en assurant l’aisance au pied de pilote
nécessaire. Au Congo, (République Démocratique du Congo) est fixé à
0,30m.
I.1.4.2. La pente et la vitesse
Il est hasardeux de chercher à fixer à priori les valeurs limites
de la pente du plan d’eau et de la vitesse d’écoulement pour qu’un cours
d’eau soit considéré navigable. Toutefois, il convient de souligner que :
1. Pour la rentabilité du transport par voie d’eau, l’écoulement de
l’eau ne devrait pas avoir une vitesse, telle que :
- D’une part : les unités remontant aient à développer une
puissance trop élevée pour vaincre le courant (forte de
consommation du carburant).
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- D’autre part : qu’il y ait le danger de désirer pour les
descendants lorsque leur vitesse relative devient trop faible.
2. Un bateau remontant une voie d’eau à forte pente aura à vaincre
en plus du courant, la composante de son propre poids suivant le
plan d’eau, tandis que un bateau descendant la même voie d’eau
se verra entrainé et par le courant et par la composante de son
propre poids suivant le plan d’eau.
Plusieurs auteurs préfèrent prendre la valeur de la pente d’un
cours navigable ne dépassent pas 10cm/Km.
I.1.5. Les caractéristiques des voies navigables
La classification des voies navigables intérieures est faite sur
base du mouillage minimum assuré par le cours d’eau, en hautes eaux et
en basses eaux, et sur base de l’accessibilité du Cours d’eau par les
bateaux et barges selon leur tonnage.
Au Congo(RDC), on distingue ainsi quatre catégories des voies
navigables intérieures.
Les caractéristiques des voies navigables en
République Démocratique du Congo
(Tableau n°3)
Mouillage Minimum
Catégorie Basses Hautes Accessibilités Observations
eaux eaux
ère
1 Barges de 800
1,30 2,00
catégorie T et plus
ème
2 Barges de 150
1,00 1,50
catégorie à 300 T
ème
3
0,800 1,20 Barges de 40 T
catégorie
4ème
0,60 Baleinières
catégorie
1. Le mouillage : (le mouillage moyen dans les sections transversales)
2. Les pentes et vitesses
- Les pentes (profil en long)
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- Vitesses
Formule de Manning
2 1
R3 . I 2
V=
n
La section du fleuve étant assimilable à un rectangle très large, on
considère son rayon hydraulique sensiblement égal au mouillage
R ≃H. n=0,033
Etude de la navigabilité du tronçon d’un fleuve non navigable
1. Inventaires des causes de non – navigabilité
Pour déceler les causes de non – navigabilité d’un tronçon d’un
cours d’eau (fleuve), il faut procéder par la vérification des principaux
critères de navigabilité, à savoir :
- Mouillage
- La pente de la ligne d’eau ainsi que
- La vitesse d’écoulement de l’eau.
Mouillage : Examiner dans toutes les sections transversales le
mouillage moyenne (mo) (des bateaux fluviaux).
Le tirant en charge n’exerce jamais à 2m, soit m o > e m voir tableau ci-
avant présenté.
Catégorie du tronçon du point de vue mouillage
Mouillage 6m est – il classé dans quelle catégorie.
Les pentes et les vitesses
Les pentes de la ligne d’eau dans les différentes sections sont
données sur le profil en long.
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Les vitesses d’écoulement qui en découlent ont été calculées
grâce à la formule de Manning.
2 1
𝑅3 . 𝐼2
𝑉=
𝑛
Avec :
R = Rayon hydraulique du fleuve
I = La pente de la ligne d’eau
n = Le coefficient de rugosité
La section du fleuve étant sensiblement égal à un secteur très large,
nous avons considéré que son rayon hydraulique était sensiblement égal
au mouillage, c'est-à-dire à la profondeur (H,m).
Rh=H
n :0,033j = projets.
Canaux avec lit de pierres rugueuses et herbes sur les rives.
Localisation des Distances Vitesses (m/s)
N° échelles partielles Observation
P.B.E P.H.E
limnimétrique (Km)
I
II
III
IV
Les rapides constituent la seule entrave à la navigabilité.
Franchir solution contourner les zones des rapides
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Deux solutions sont possibles
1. La canalisation par la création d’un plan d’eau grâce à un barrage
accolé une écluse ou tout autre ouvrage de franchissement
(ascenseurs à bateau, plan incliné, pente d’eau, etc.)
2. La dérivation latérale au moyen d’un canal latéral de navigation
intérieur avec écluse.
Carte topographique
Pente (raide) 27%
Vallée encaissée (caractéristique)
Caractérisation de la région
- Géomorphologique : vallée encaissée
- Géologique : vallée large pente faible
Difficulté pour l’implantation du Barrage.
Déversoir
Ecluse et le barrage de retenue sur le bras principal et le déversoir.
Choix du type du Barrage
Barrage enrochement
Matériaux de la région
Affaissement : fond rocheux
Déversoir
Permettre au débit de crue de s’écouler sans provoquer un important
remous en amont, ce qui pourrait causer de grave inondations des
zones riveraines.
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Calcul de la lame déversant
Q : Crue exceptionnelle.
Les travaux exécutés dans le lit d’un cours d’eau présentent des
contraintes telles que :
- Déviation provisoire du cours d’eau
- Réalisation d’enceintes étanches avec des batardeaux, pompage en
continus pour évacuer l’eau.
Ceci est généralement très onéreux et exige des délais travaux longs.
I.1.6. Le dimensionnement d’un canal
1. Largeur du convoi (barges) ; (bateau)
2. L’enfoncement maximum (tirant) ; (mouillage)
3. La pente et les vitesses
La caractérisation des voies navigable
(Exemple RDC)
Inondation 1°/P.H.E
EAU tableau noyée/sec
Prise d’eau 2°/P.B.E
Etude d’un canal (déviation latérale)
Causes de la déviation (non navigabilité)
1. Inventaires des causes
- Vérification des principaux critères navigabilité, à savoir :
1) Mouillage
2) Pente et vitesse
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Prise d’eau
Eviter la construction des ponts canaux
Prendre en compte la P.B.E
2. Profil en long schématique du canal
Le profil en long d’un canal latéral de navigation est conditionné
par la nécessité d’alimentation en eau à partir du Bief amont du fleuve.
Pour que le canal puisse être alimenté en eau en toute période, nous
avons donné au niveau statique de l’eau du canal une côte égale à celle
des P.B.E à la prise.
Caractéristiques communes des canaux projetés dans les
différentes variantes
I.1.6.1. Le profil en travers d’un canal
Section mouillée
Il comporte les chemins de halage et les talus dont l’inclinaison dépend
de la nature du terrain et de la hauteur du canal.
Le chemin de halage est généralement de 3 à 5m
Les eaux de ruissellement un petit fossé extérieur (Evacuer l’eau de
distance en distance dans le canal par des échancrures en drain.
a. La largeur
Elle est déterminée par la largeur de deux bateaux se croisant
plus l’intervalle entre eux et l’intervalle entre le bord et la rive. Elle est
mesurée au plan d’enfoncement maximum et vaut deux fois la largeur
du plus grand bateau auquel le canal devra livrer passage, plus le jeu
intermédiaire et les jeux latéraux en alignement droit.
Dans les nouvelles voies de grande navigation l’intervalle entre
bateau est pris égal à environ 3m et plus et le trafic est intense, et celui
entre le bord et la rive égal à environ 1,50m.
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La section doit être assez large pour permettre l’écoulement de
l’eau refoulée par le déplacement des bateaux (courants de retour) sans
gêne pour l’avancement et sans érosion des parois des canaux. Sur base
des caractéristiques de la flotte fluviale, on évalue cette largeur à
b. Le mouillage
Il est défini par le tirant maximum de la flotte et l’aisance ou
pied de pilote à assurer. Le tirant le plus important de la flotte fluviale
du Congo est de 2 m, il correspond aux barges du type 0.
Pour des raisons économiques de terrassements, on limitera le
minimum d’aisance à 0,50 m.
Le mouillage dans le canal revient donc à :
M.D.C : 1m x (2+0,50)= 2,50m
Canal de navigation intérieure.
c. La forme du profil
La forme la plus simple et la plus facile à réaliser est le Trapèze.
Cette forme s’approche à l’idéal scientifique qui est le demi-cercle. Il
suffit donc de donner aux talus sur base des caractéristiques du sol, une
inclinaison telle que leur stabilité soit assurée
Dans les avant – projets, les valeurs des pentes adoptées habituellement
sont les suivantes :
- Béton, maçonnerie …………………0
- Maçonnerie de pierres sèches 1/1
- Gros gravier …………………………3/2
- Sable grossier ………………………2/1
- Sable fin, terre meuble…………..3/1 offre un coefficient de sécurité.
d. Le surlargeur dans les courbes
Dans les courbes, il est nécessaire d’élargir la section ordinaire.
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Le minimum d’élargissement est le double de la flèche d’une corde ayant
la longueur d’un bateau.
En d’autre termes, dans les courbes, il faut donner, pour permettre le
croisement des bateaux une surlargeur qui dépend de rayon de la
courbe de l’axe. Cette surlargeur est de :
𝐿2
2𝑏 =
4𝑅
Avec :
L : étant la longueur du bateau
R : le rayon extérieur de la courbe (500 et 2000m) rayons généralement
adoptés. Pour permettre des nombreux manœuvres
Bateau isolés que des convois.
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PROFIL EN TRAVERS D’UN CANAL
3/1
Enfoncement
l 3.00 l 1,50
0,50
51,00m 5,00m
2,50
3/1
33m
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Profil en long : Détermination de la surlargeur d’un canal
f= flèche de la courbure
A B
θ
0 R
II
III
IV
Section ordinaire
θ=π-β
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θ : l’angle au centre du secteur circulaire
R : 0 A=0B=0C=1200m
T : AD= R tg 𝜃
2
𝑓 𝑓𝑙è𝑐𝑒 = 𝐶𝐷 = 𝑅2 + 𝑇 2 − 𝑅
L : (ACB) = 2πθ/360
La consommation d’eau et alimentation des canaux
Pertes d’eau des canaux
Dans les canaux, les pertes d’eau les plus importantes sont
celles qui sont reparties sur toute leur longueur. Il s’agit celles dues à
l’évaporation et à l’infiltration.
a. Evaporation (E)
Béton poumon, l’évaporation dépend de l’installation, de la T°
de l’air, du veut et de la lumière.
Dans des régions tropicales, la hauteur de la lame d’eau
correspondant à l’évaporation annuelle d’une surface d’eau libre atteint
exceptionnellement 2000 à 3000mm.
La moyenne de la RDCongo, oscille autour de 1.340mm. toute fois, étant
dans une région très riche en précipitations (il pleut toute l’année :
1900mm/an de hauteur de pluies.
E peut compenser Er
Infiltration
Formation géologiques de la région peuvent être étanches à
grandes échelles.
On peut compter par étanchement naturel par colmatge
Calcul de la longueur du canal
Calcul des courbes
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Voir F12
Les longueurs des tronçons rectilignes du canal sont mesurables sur la
vue en plan (carte).
Tableau des longueurs et courbes
Longueurs (m) Distances
Rayon tg T
N° Parties cumulées
(cm) θ/2 (m) Courbes Droites
(m)
1 courbes 1200
2 Droite - - - - 1640
3 Courbes 1200
Pertes d’eau des canaux
Formule de THORNTWAITE
a
(E T B)=c t
1,514
𝑡
𝑎=
5
1,6
𝑎= 𝐼 + 0,5 𝑆𝑒𝑟𝑟𝑎𝑠
100
𝑎
𝑡
𝐸𝑝𝐼 = 1,6 10
𝐼
Infiltration
Colmatassions naturelle
Longueurs d’un canal
Longueurs courbes + longueur alignement.
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Echelle I
En crue
Cote du plan d’eau
En étiage
Distances partielles
Distances cumulées
En crue
Pentes en %
En étiage
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I.1.7. Le profil en long
Localisation Distances (Km) P.B.E P.H.E
N° des échelles Cotes Dénivellation Pentes Cotes Dénivellation Pentes
Partielles Cumulées
limnimétriques (m) (m) % (m) (m) %
I A 2,50 373,88 380,28
II B 0,50 378,62 383,97
III C 24,50 380,68 384,08
IV D 12,50 382,92 388,12
V E 4,50 385,24 390,54
VI F 4,30 394,01 397,02
VII G 2,20 394,27 397,97
VIII H 2,00 394,44 399,04
IX I 22,50 396,73 401,61
X J 32,50 398,13 404,93
XI K 2,50 404,13 414,93
XII L 6,38 408,23 415,93
XIII M 4,60 413,42 419,12
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FORMULE DE MANNING
2 1
𝑉 = 𝐾. 𝑅3 . 𝐼 2
Et
2 1 2 1
1
Q=V.S=𝐾. 𝑆. 𝑅 . 𝐼 = . 𝑆. 𝑅 . 𝐼
3 2 3 2
𝑛
Avec V : Vitesse moyenne
1
𝐾= 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑟𝑢𝑔𝑜𝑠𝑖𝑡é
𝑛
−1
−1
𝑒𝑛 𝑆 .𝑚 3
S : section mouillée (m2)
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R : rayon hydraulique
𝑆
𝑚
𝑝
I : pente en (m/m)
(COWAN)
n : (n0+n1+n2+n3+n4)m5
Coefficient de base rectiligne (fonds, berges) homogènes et lisses
n0= 0,020 pour terre
= 0,025 pour roche
= 0,026 pour gravier fin
= 0,028 pour gravier grossier
n1= 0 parois lisses
= 0,005 légères irrégularités
= 0,01
= 0,020
n2= forme, dimensions (section mouillées)
Variations progressives n2=0
Peu accusées n2=0,010 à 0,015
n3= influences d’obstruction qui s’oppose à l’écoulement, obstacles,
racines souches pierres détritions
Négligeables n3=0
Importantes par rapport à la section n3=0,040 à 0,060
n4= Végétation
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Faible végétation (herbes, arbustes simples)
n4= 0,005 à 0,010
Végétation Modérée
n4=0,010 à 0,025
Végétation importante
n4= 0, 025 à 0,050
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CONCLUSIONS
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