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Optimisation de la QoS Mobile

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Florentin Y.

AGOSSOU 1
PLAN
• Notion de service et Qualité de service
o Services des réseaux mobiles
̵ Services 2G
̵ Services 3G et plus
o Définition et importance de la QoS
̵ Définition
̵ Importance
• Gestion de la QoS des réseaux mobiles
o Paramètres de QoS
– Paramètres de QoS voix
– Paramètres de QoS data
o Evaluation de la QoS dans les réseaux mobiles
– Les mesures de QoS
» Mesures Subjectives
» Mesures Objectives
o Indicateurs de qualité des service Internet mobile
• Outils et procédures de suivi de la QoS
o Outils de mesure terrain
o Outils de mesure système
• Optimisation de la QoS data des réseaux mobiles
o Intérêts de la QoS sur IP
o solutions d’optimisation de la QoS IP
Florentin Y. AGOSSOU 2
Chapitre Introductif

HISTORIQUE ET PANORAMA DES RESEAUX


MOBILES

Florentin Y. AGOSSOU 3
INTRODUCTION AUX RESEAUX MOBILES
La mobilité et le dynamisme des activités humaines a fait naitre dans
les années 80 le besoin de communication mobile. Ainsi, l’Homme éternelle
insatisfait ne se contentait plus de la téléphonie conventionnelle RTCP.

Le seul support capable d’offrir cette possibilité de mobilité en


communication fut et demeure l’utilisation des ondes électromagnétiques
pour l’accès des terminaux aux réseaux. Ainsi naissaient différents systèmes
de téléphonie mobiles appelés Systèmes de première génération (1G).

Avec l’apparition des moyens de traitement numérique des


informations analogique et face aux insuffisances des systèmes 1G, de
nouvelles génération ont progressivement vu le jour apportant plus de
confort dans le transport des données des usagers. On distingue ainsi la 2G,
la 3G et même la 4G et plus. Florentin Y. AGOSSOU 4
Historique des Réseaux Mobiles

Architecture des réseaux mobiles

Challenge de cette évolution pour les opérateur

Nécessité de convergence des technologies

Quels services pour quelle qualité ?

Florentin Y. AGOSSOU 5
HISTORIQUE DES RESEAUX MOBILES

Une génération est un ensemble de technologies


qui obéissent aux mêmes caractéristiques et
offrent la même gamme de services surtout en
terme de débits de transmission à travers
l’interface radio.
On distingue en effet pour chaque génération :
• Un ensemble de caractéristiques
• Une même gamme de services et applications
• Des technologies
Florentin Y. AGOSSOU 6
HISTORIQUE & PANORAMA RESEAUX MOBILES
Development of Mobile Communication
AMPS(America)
1G
Analogigue NMT(North Europe)
TACS(U.K.)

2G
Numérique

Evolution
Numérique
& service 3G
multimédia

Numérique 4G
& service multimédia très
haut débit

Numérique
& service multimédia très
5G 7
haut débit Florentin Y. AGOSSOU
HISTORIQUE & PANORAMA RESEAUX MOBILES
Development of Mobile Communication

Florentin Y. AGOSSOU 8
3G : Services & Application
• Exemple : UMTS
L’UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) est l'une des
technologies de téléphonie mobile de troisième génération (3G)
développée pour l’Europe. Ce standard permet d'atteindre un débit de
10 Mb/s en downlink et à 5Mb/s en Uplink. Il utilise une bande de
spectre radio, aux alentours de 2100 MHz.
• L’UMTS fournit:
o End to End Quality everywhere
o Haut débit de transmission de données
o Platformes standardisées en vue de faciliter développement de
nouveaux services et application
o Systèmes de Télécommunications interopérables
• UMTS peut gérer : Voix, Multimedia, Internet, Virtual Home
Environment, Messagerie Unifiée, etc.
Florentin Y. AGOSSOU 18
Terminaux 3G
ZTE SAMSUNG SONI ERICSON ERICSON
Motorola

iPhone
NOKIA Siemens

Florentin Y. AGOSSOU 19
EVOLUTION EN DEBIT DES SYSTEMES MOBILES
Plusieurs Gb/s

100
Débit binaire Mb/s
2 Mb/s
384 Kb/s
160 Kb/s
64 Kb/s
9.6 Kb/s

Technologies
CS data - SMS, 9.6Kbits/s
HSCSD
GPRS
EDGE
IMT 2000
4G
RADIO COGNITIVE
1997 1998 1999 2000 2001
Florentin 2002 2003 2011 à venir
Y. AGOSSOU 20
EVOLUTION EN DEBIT DES SYSTEMES MOBILES

1985 1989 1990 1999 2003 2008 2010 2013 Débit


Florentin Y. AGOSSOU 21
EVOLUTION EN DEBIT DES SYSTEMES MOBILES

Florentin Y. AGOSSOU 22
Les Systèmes 3G
Les systèmes 3G et évolutions permettent :
• un accès plus rapide à Internet depuis les téléphones
portables, par un accroissement significatif des débits des
réseaux de téléphonie mobile
• une amélioration de la qualité des communications en
tendant vers une qualité d’audition proche de celle de la
téléphonie fixe
• de concevoir une norme compatible à l’échelle mondiale,
contrairement aux technologies actuelles (les normes
utilisées aux États-Unis et au Japon ne sont pas toutes
compatibles avec le GSM)
• de répondre au problème croissant de saturation des
réseaux GSM, notamment en grandes villes
Florentin Y. AGOSSOU 23
Les Systèmes 4G
• Les technologies 4G ou le très haut débit mobile, sont basée sur le
standard LTE (Long Term Evolution). Les débits s'envolent à 1 gigabit/s
en stationnaire et 100 Mb/s en mouvement.
• Le Wimax advanced est une autre technologie de la 4G offrant les
mêmes opportunités que la LTE.

• De 9,6 Kbits/s, 170 Kbits/s à 2 Mbits/s et plus, les débits explosent,


c’est une nouvelle ère de transmission haut débit en mobile.

• De nouveaux services: Voix, WAP, Internet, Intranet, Vidéo,


Musique… on assiste à une multiplication des services offerts.

• Le monde de la téléphonie mobile, malgré son formidable boom de


ces dernières années, n'en est en fait qu'à ses débuts car chaque jour
de nouvelle technologies viennent offrir de nouvelles possibilités.
Florentin Y. AGOSSOU 24
HISTORIQUE DES RÉSEAUX MOBILES
Evolution des standards

GERAN
GSM/EDGE Evolutions 4G ITU
100 Mb/s
TD-SCDMA (full mobility)
TD-SCDMA
(chine) 1Gb/s
(hotspot)
TDMA W-CDMA / Still OFDM !
HSPA HSPA+

LTE R8/R9 LTE R10


FDD/TDD FDD/TDD

EVDO
CDMA (USA) CDMA 1X Rev A/B UMB

BWA WiMAX 16e WiMAX 16m


WiMAX 16d
TDD TDD/FDD

Florentin Y. AGOSSOU 25
Marché de Télécommunications mobiles très dynamique

WiMAX CDMA

LTE

WCDMA

GSM

Large proportion des fournisseurs de Services


Florentin mobiles
Y. AGOSSOU qui utilisent 2 ou plus de technologies
26
Architecture d’un réseau GSM

Florentin Y. AGOSSOU 27
Architecture UMTS Rel.99

Florentin Y. AGOSSOU 28
Architecture UMTS Release 4

Florentin Y. AGOSSOU 29
Architecture UMTS Release5

Iurg

Florentin Y. AGOSSOU 30
Challenges des Operateurs
LTE
EV-DO
HSPA+
EDGE
IP WCDMA
GERAN

Besoin de flexibilité pour faire évoluer ou renover son réseau pour répondre aux attentes
des utilisateurs finaux en termes de services et de bandes passantes avec une bonne QoS

…..Besoin de protéger les investissements passés….

…Besoin de lutter contre mles contraintes de spectre de fréquence

… Simplifier le réseau et sa gestion


Florentin Y. AGOSSOU 31
Une couche par technologie ? Est-ce optimisé ?

4G access layer

3G access layer

2G access layer

Une couche par technologie est Complexe, Cher et Difficile à manager


Florentin Y. AGOSSOU 32
La solution idéale : Converged RAN

1900MHz
2600MHz
900MHz 1800MHz
2100MHz
850MHz

Florentin Y. AGOSSOU 33
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO :
BTS à technologie & software independents !

#1 SDR
#2
CONVERGED
CONVERGED BTS
TRANSPORT

700MHz 1900MHz 2600MHz


4G access layer 900MHz 1800MHz
850MHz 2100MHz

3G access layer

CONVERGED INTER-TECHNO
MOBILITY FEATURES CONVERGED O&M
2G access layer

#3 #4

Ne pas gérer une couche par technologie mais uneY. couche


Florentin AGOSSOUunique avec la configuration des fréquences
34
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO :
BTS à technologie & software independents ! #1

Multi-standard Multi-technology
SDR 2.0 modules
with shared BTS rack modules SDR-based

▪Technology agility by SW •Unique module HW design


▪Leverage installed base to & SW architecture
introduce new technology ▪Coexistence of technologies
in radio modules •Leverage faster IT industry
▪3G modules LTE ready products
▪Backward compatibility •Benefits …
•Accelerated R&D
Same hardware •Frequent modules redesign
delivering
GSM GSM
•always more performances
GSM or GSM
LTE 3G
Backward compatibility
Bell Labs

Avant 2008 2009 2010 +


Florentin Y. AGOSSOU 35
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO :
Multi-technology SDR radio access point #1

2007 2008 2009 2010+

LTE
WCDMA
GSM

LTE COMMERCIAL
WCDMA
GSM

LTE TRIAL
WCDMA
GSM

WCDMA
GSM

Florentin Y. AGOSSOU 36
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO
#1

Plug-in radio modules Remote Radio Heads

WCDMA
TRDU LTE

WCDMA
LTE

R
SD

MC-TRX MC-RRH
GSM
WCDMA
GSM bands GSM
WCDMA
GSM bands
LTE LTE

SDR modules: Choix de la technologie et assignation à partir de l’O&M


Florentin Y. AGOSSOU 37
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO :
Réseau de Transport Convergeant #2

BSC/RNC/MME

GSM

GSM CDMA
GSM
GSM
CDMA WCDMA
CDMA
CDMA
WCDMA LTE
WCDMA
WCDMA
LTE LTE
LTE

Florentin Y. AGOSSOU 38
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO : #3
Convergeance de la mobilité inter-technologies

▪ INTELLIGENT Multi Carrier Traffic Allocation entre les


Converged Radio différentes technologies
Resource
Management ▪ AUTOMATIC Neighbouring cells synchronisation

2G, 3G, LTE 3G layer

2G layer

Inter-Radio Access Technology


4G layer HO Failure Rate divisé par 2

Excellent service continuity thanks to powerful converged inter-technology mobility


features Florentin Y. AGOSSOU 39
STRATEGIE DE CONVERGENCE RADIO
Convergeance des outils O&M et planification #4

3G access layer

2G access layer

Network design,
config, tuning / audit

Perf. monitoring, early  90% parametres positionnés automatiquement


troubleshooting & fast
optimization

Converged network supervision


Converged network performance analysis and optimization
Converged security management Florentin Y. AGOSSOU 40
Florentin Y. AGOSSOU 41
Les Nouveaux Réseaux

• NGN signifie Next Generation Network puis


Par la suite New Generation Network .

On distingue:

• NGN : New Generation Network

• NGN Multimedia

Ces réseaux sont orientés vers la convergence. Il s’agit non seulement de la


convergence des services mais aussi et surtout des architectures
ETAT DE L’ART DES NOUVEAUX RESEAUX

La convergence entre la radiodiffusion, l'informatique et les


Télécommunications est une réalité et elle change la nature des services
de communications et des réseaux sur lesquels ces services sont
acheminés.
Dictée par le passage des réseaux traditionnels vers les NGN. Ce qui
entraine l’utilisation du protocole Internet (IP), susceptible d'unifier
réseaux fixes, réseaux mobiles et radiodiffusion.

Deux points importants :


- Le passage de la technologie de commutation par circuit (TDM)
à la commutation par paquet “tout IP” (IP/ATM) ;

- L'explosion de l’architecture décomposée au détriment de


l'architecture monolithique et les orientations de génération de
revenus basées sur la différentiation de services.
Florentin Y. AGOSSOU 43
ENJEUX DES NOUVEAUX RESEAUX

- Extension au-delà de la voix vers de nouveaux services


orientés beaucoup plus vers le besoin du client (s’intéresse
plus aux données) ;

- La création des réseaux intelligents ;

- Une explosion de la demande d’Internet, et l'incapacité


des infrastructures rigides de télécommunications de suivre
les volumes de ce trafic accrus par des demandes diverses ;

- La déréglementation globale en matière de service avec


l’apparition des OTT ;

- L’introduction de plus en plus accrue de la Voix sur IP


dans les architectures.
Florentin Y. AGOSSOU 44
DEFINITION

- Selon l'ITU-T,
Réseau basé sur la technologie de commutation de paquets, capable de
fournir des services de télécommunications à faible coûts en profitant
des multiples avantages de large bande et qualité de service offert par
les technologies de transmission pour les quelles les fonctions reliées au
service (applications) sont indépendantes du réseau physique de
transport. Il offre l'accès sans restriction pour les utilisateurs à différents
fournisseurs de service. Il soutient la mobilité généralisée qui permettra
la fourniture conforme et omniprésente de services aux utilisateurs ;

- Selon ETSI,
Concept de définition et déploiement des réseaux, qui dus à leur
séparation formelle dans différentes couches et plateformes ainsi que
l’utilisation des interfaces ouvertes, offre aux fournisseurs de service et
opérateurs une plateforme qui peut évoluer étape-par étape (flexibilité)
pour créer, déployer et contrôler des services innovateurs."
Florentin Y. AGOSSOU 45
Architecture : Principaux Nœuds du Réseau

- Le Media Gateway (MGW):


Fournie les fonctions de translation de/vers différents types de
media.

- Le MSC–Server (MSS):
Agit comme un contrôleur du commutateur décomposé.
Gère les requêtes associées ou non aux appels. Il commande le
passage de signalisation et des médias afin de fournir des services aux
différents clients. Il est chargé de la localisation, authentification…,
et permet d'accéder aux services supplémentaires et adaptés aux
besoins du client.

- Signalling Gateway (SG):


Termine la signalisation de/et vers le monde extérieur.
Florentin Y. AGOSSOU 46
STRATÉGIES DE MIGRATION

On distingue deux approches :


- Approche Overlay
- Approche Integrated.

Une intégration progressive et continue des NGN entre les systèmes


existants tout en assurant une compatibilité avec l’existant.
Modernisation progressive des couches de contrôle ainsi que le réseau de
signalisation vers un model “tout IP”.
Les approches doivent tenir compte de :
▪ Protection de l’investissement
▪ La réduction des couts opérationnels
▪ La fiabilité des réseaux de transmission
▪ Flexibilité
▪ Choix/sélections des services améliorés
▪ Vitesse dans l’innovation et l’introduction
Florentin Y. AGOSSOU
des services 47
REGLEMENTATION : La Neutralité Technologique et Sécurité

- La neutralité technologique constitue l’objectif principal de la


règlementation afin de faciliter la concurrence et l’innovation ;
- Les concessionnaires doivent être libres dans leur propre décision
commerciale pour l'investissement et le choix de toutes nouvelles
technologies ;
- Développement d’un marché sain, et politiques saines dans un
environnement de normalisation optimisé ;

Les problèmes de sécurité sont lies à:


- l’architecture, la qualité de service, gestion réseau, mobilité,
facturation et autre paiement :
- l’architecture des normes de sécurité,
- Développement des protocoles de sécurité spécifiques NGN.

Florentin Y. AGOSSOU 48
NOUVEAUX RESEAUX
Organisation en couches
• NGN : New Generation Network
Il est structuré en 5 couches :
5- Services Réseau
4- Contrôle
3- Transport
2- Accès Multiples
1- Terminaux
Le commutateur est logé ici dans la couche 4: Contrôle.
On y distingue deux ensembles :
- Le périmètre NGN qui comporte les fonctions centrales de convergences des
flux et services. Il regroupe les couches Transport, Contrôle et Services
Réseau.
- Le connexe NGN constitué des couches Terminaux et accès Multiples.

On distingue :
- Les NGN de classe 4 destiné à traiter uniquement le trafic de transit
- Les NGN de classe 5 assurant le traitement du trafic des abonnés.
COMMUTATION DANS LES RESEAUX DE
NOUVELLE GENERATION

• NGN Multimedia :
Il est encore appelé IMS (IP Multimedia Subsystem) parce que
intégrant le sous-système de traitement des media en mode IP.
Il est structuré en 4 couches :

4- Applications
3- Contrôle
2- Transport
1- Accès Multiples

Le commutateur est logé ici dans la couche 4: Contrôle.


On y distingue deux ensembles :
- Le périmètre NGN qui comporte les fonctions centrales de convergences
des flux et services. Il regroupe les couches Transport, Contrôle et
Services Réseau.
- Le connexe NGN constitué des couches Terminaux et accès Multiples.
COMMUTATION DANS LES RESEAUX DE
NOUVELLE GENERATION
• Les principaux protocoles :
On distingue plusieurs familles de protocoles:
- Les protocoles de contrôle d’appels : ils sont échangés entre les utilisateurs et
le réseau en vue de la gestion de l’établissement des communications entre
terminaux ou entre terminaux et serveur d’appels. Deux principaux protocoles :
o H323 par l’UIT
o SIP par l’IETF
- Protocole de contrôle du Media Gateway MGW: ils gèrent la séparation entre les
couches Transport et Contrôle. Il permet donc au Soft switch ou Media Gateway
Controller MGC de gérer les MGW.
MGCP par l’IETF
H.248 / MEGACO développé conjointement par l’UIT et l’IETF
- Protocoles de signalisation entre GC
BICC : Bearer Independent Call Control
SIP-T
H323

- Pour l’interconnexion entre NGN et les réseaux en SS7, on utilise les SGW:
Signalling Gateway. On y utilise le protocole SIGTRAN : Signalling Transport qui fait
l’encaptsulation du SS7 à travers de l’IP.
Florentin Y. AGOSSOU 52
INTRODUCTION AUX SERVICES
Les services constituent la finalité des infrastructures déployées par
les opérateurs. En effet, les services offerts aux abonnés sont
fonction des technologies mises en place, des aptitudes des
équipements utilisés (capacités Soft Ware et Hard Ware, les
versions techniques etc…).
Les réseaux mobiles ont défini divers services en reprenant les
mêmes types de services déjà existants sur les réseaux fixes en
introduisant la mobilité.
Avec le développement de l’informatique et la croissance
exponentielle des système d’information, la dernière tendance de la
fourniture de services des réseaux mobiles est la transmission de
données en mode paquet offrant ainsi des services informatiques
tout en garantissant leur accessibilité à travers des terminaux
mobiles de plus en plus sophistiqués.
Florentin Y. AGOSSOU 53
SERVICES DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS
Définition

Du latin « servitium », le service se définit du point de vue économique au


sens contemporain, comme étant la fourniture d'un bien immatériel,
avantage ou satisfaction d'un besoin, fourni par un prestataire (entreprise
ou l'État) au public, à titre gratuit ou onéreux (transport, recherche, travail
ménager, consultation médicale, communication...).

On entend par services de Télécommunications, les services qui


consistent, en tout ou en partie, en la transmission et l'acheminement de
signaux sur le réseau public de Télécommunications par des procédés de
Télécommunications.

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 2G
Classification et exemples

Avec le développement des plateformes, de nouveaux services à valeur


ajoutée ne cessent d’apparaitre. On peut citer entre autres :
• Compteurs pour appels nationaux • Facturation data au volume
• Compteur sms • Surfer sur Facebook sans
• Compteur data Internet
• Bonus pour appels • Ring Back Tone
• Home Zone Billing • Who called me
• Tariff Zone • Payez les appels de vos proches
• Bonus sms • Blackberry
• Transfert de bonus • Sauvegarde du repertoire
• Octroi de bonus • Roaming Steering
• Forfaits • USSD call back

Ces services de dernière génération ne sont possibles que grâce à


l’introduction dans les réseaux mobiles des réseaux intelligents et
l’adoption des technologies de nouvelle génération NGN.
55
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 3G et plus

La tendance actuelle est le développement d’applications mobiles depuis


l’adoption de plus en plus des réseaux mobiles des architectures NGN et
IMS avec une convergence vers le tout IP.
Les services se dissocient donc de plus en plus des réseaux qui se
réduisent à la mise à disposition des abonnés de bandes passantes de
transmission de données en mode paquet dont ils disposent comme ils le
veulent pour accéder à de multiples plateformes par Internet.
Ainsi on assiste à une gamme de services IP.

Les réseaux de nouvelle gération 3G, 4G et plus sont des réseaux de plus
en plus de vente de bandes passantes d’accès à Internet.
Néanmoins, les opérateurs se réorganisent eux aussi pour disposer de
plateformes attractives de services afin de drainer du trafic data sur leur
propre réseau sans sortir forcément sur la toile mondiale.
56
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 3G
Classification

Conversatio
Type Streaming Interactif Background
nnel
Messagerie
Tolérance Conversationnel Streaming
vocale Fax
aux pertes (Audio ou vidéo) Audio et Vidéo

FTP Notification de
Senxsibilité Jeux interactifs E-commerce
mail
aux pertes
Telnet images [Link] SMS

Délais << 1 seconde ~1 seconde < 10 seconde > 10 seconde

57
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 3G
Nécessité de la qualité de service
Classe A ou Conversational : Les services représentatifs sont, entre autres, la téléphonie,
la visiophonie ou les jeux interactifs. Les temps de transfert de l’information sont limités à de
très faibles valeurs (100 à 200 ms maximum).

Classe B ou Streaming : Elle regroupe les applications impliquant un utilisateur et un serveur


de données. Les données sont majoritairement transférées du réseau au mobile. • Les services
sont, entre autres, les services de vidéo à la demande, la diffusion radiophonique ou les
applications de transfert d’images.

Classe C ou Interactive : Cette classe regroupe tous les services dans lesquels un usager
entretien un dialogue interactif avec un serveur d’applications ou de données. Il est essentiel
pour ce type d’application que l’information transmisse ne subisse aucune altération. Les
services sont notamment: la navigation sur Internet, le transfert de fichiers FTP, le transfert de
messages électroniques, toutes les applications de commerce électronique.

Classe D ou Background : Les applications de la sont, entre autres: le transfert fax, la


notification de message électronique ou la messagerie de type SMS
58
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 3G
Classification et exemples

59
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Les nouveaux services : e-Business Mobile Money
Acteurs :
o Opérateur de réseaux mobiles ORM
o Etablissements financiers
o Organisme de règlementation → Banques centrales
o Réseaux d’Agent → distribution
o Commerçants acceptant les paiement MOMO
o Des entreprises de microfinance, Assurances et autres qui font des transactions MOMO
o Equipementiers (Equipements Télécoms et informatiques, Solutions et Terminaux)
o Utilisateurs abonnés des ORM.

Plateformes
Elles peuvent se connectent à plusieurs banques pour les opérations.
Les principaux services offerts
o Transfert d’argent
o Paiement
o Services financiers
o Etc…
60

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Les services OTT: Over the Top
- OTT : Over The Top
→Utilisation des infrastructures d’opérateurs tiers pour offrir des services à ses abonnés sans son
intervention ;
→ Offre de flux audio, vidéo ou autre média ou service sans l’intervention

→ Ecosystème : les opérateurs, les fabricants de terminaux, les fournisseurs de contenu et les fournisseurs
de services OTT ;

→ Transparence totale des applications vis-à-vis de l’opérateur.


La QoS ne dépend donc plus de l’opérateur mais de la bande passante Internet et des Systèmes
exploités par les applications en interaction pour offrir les services.
Exemples :
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Les services OTT: Over the Top

Trois scénario de survie des opérateurs :

- L’immobilisme

- Intermédiaire fournisseur de services aux professionnels et grand public

- Boutique numérique → Acteur de distribution de services à valeur


ajoutée

62

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Les IOT: Internet Of Things

→ le monde connecté avec :


o des Objets
o de l’intelligence artificielle intégrée (Sofware)
o des interfaces ouvertes et interconnectables
o fonction cognitive native aux objets → analyse des situations et choix d’actions sans
intervention humaine (pas indispensable) pour remplir leurs fonctions.

→ Il s’agit de l’électronique intelligente.

63

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Les IOT: Internet Of Things

64

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES
Le transport de la voix en 4G (LTE)

4G notamment LTE (Long Term Evolution) →Débits plus élevés


– Le réseau cœur EPS (Evolved Packet System), → Services de données en mode PS
(Packet Switching) alors que les réseaux 2G/3G → Services de type CS (Circuit
switching) pour la voix et de type PS pour les données.
– Cette situation a des implications pour le déploiement des normes 4G et en
particulier le LTE.
– Différentes stratégies de gestion de la voix dans les réseaux LTE :
• CSFB (Circuit Switched FallBack)
• SVLTE (Simultaneous Voice and LTE) →Voix via CS et données via LTE
• VoLGA (Voice Over LTE via Generic Access)
→Utilisation d’une pacerelle VoLGA (VoLGA Access Network Controller) permettant ainsi
l’UMA (Unlicensed Mobile Access) qui fait utiliser aussi des accès wifi.
• IMS (IP Multimedia Subsystem) → Tout type de services et de réseaux d’accès
dans une logique de convergence tout IP → VoIP pour le transport de la voix.
• IOT 65
(Internet of Things) → dialogue direct des objets connectés à travers les réseaux mobiles

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Approches des services voix sur réseau 4G

CS Fallback SVLTE VoLGA IMS Over-the-top

Réutilisation complète Réutilisation complète des Réutilisation complète des Services de


Liberté complète
des services voix actuels services voix actuels services voix actuels convergence
Points
forts Mise à jour réseau
Réseau entièrement
mineur (équipements Aucun changement réseau Mise en œuvre réseau simple
IP
core : MSC)

Non adopté par le 3GPP et Nécessité de Pas d'accès aux


Temps de basculement Consommation plus
faible soutiens des déployer un réseau fonctions du
radio élevée de la batterie
investisseurs IMS réseau opérateur
Points
faibles Nécessité d'une
Pas de service de Pas de service de application
Pas de service de convergence
convergence convergence spécifique sur les
mobiles

6
6

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES
Nécessité de la qualité de service

La téléphonie mobile ➔ Difficulté de QoS à cause de la mobilité à l’abonné

- Un appel ou autre communication peut être interrompue lors des déplacements si la nouvelle station
de base est surchargée. Les handovers imprévisibles rendent impossible une garantie absolue de
qualité de service au cours d'une phase d'initiation de session.
- Une partie cruciale de la gestion des communications mobiles est la qualité de service, impliquant
probabilité de coupure (la probabilité que la MS soit en dehors de la zone de couverture de service, ou
affectée par l'interférence co-canal, etc.), la probabilité de blocage (la probabilité que le nécessaire
niveau de qualité de service ne puisse pas être offert).
Les attentes du réseau mobile sont donc les suivantes :
- Disponibilité du réseau (probabilité d'obtention d'un nouvel appel),
- Maintien des communications (la probabilité de coupure d'une communication),
-Qualité auditive de la communication (puissance du signal, brouillage.).

Les mesures de la QoS mobile sont donc indispensables et se font selon diverses
6
méthodes : Subjectives ou Objectives.
7

Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES 4G
Approches

Over The
CS Fallback SVLTE VoLGA IMS
Top
Réutilisation Réutilisation Réutilisation complète
Services de Liberté
complète des complète des des services voix
convergence complète
services voix actuels services voix actuels actuels
Points
forts Mise à jour réseau
mineur Aucun changement Mise en œuvre réseau Réseau
(équipements core : réseau simple entièrement IP
MSC)
Pas d'accès
Non adopté par le Nécessité de
Temps de Consommation plus aux fonctions
3GPP et faible soutiens déployer un
basculement radio élevée de la batterie du réseau
des investisseurs réseau IMS
opérateur
Points
faibles Nécessité
d'une
Pas de service de Pas de service de Pas de service de
application
convergence convergence convergence
spécifique sur
les mobiles
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Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES
Nécessité de la qualité de service
La téléphonie mobile ➔ Difficulté de QoS à cause de la mobilité à l’abonné

- Un appel ou autre communication peut être interrompue lors des déplacements si la


nouvelle station de base est surchargée. Les handovers imprévisibles rendent impossible une
garantie absolue de qualité de service au cours d'une phase d'initiation de session.

- Une partie cruciale de la QoS dans les communications mobiles est la qualité de service,
impliquant probabilité de coupure (la probabilité que la MS soit en dehors de la zone de
couverture de service, ou affectée par l'interférence co-canal, etc.), la probabilité de blocage
(la probabilité que le nécessaire niveau de qualité de service ne puisse pas être offert).

Les attentes du réseau mobile sont donc les suivantes :


- Disponibilité du réseau (probabilité d'obtention d'un nouvel appel),
- Maintien des communications (la probabilité de coupure d'une communication),
-Qualité auditive de la communication (puissance du signal, brouillage.).

Les mesures de la QoS mobile sont donc indispensables et se font selon diverses
70 méthodes.
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES
Nécessité de la qualité de service

Pour choisir un opérateur, les utilisateurs peuvent


s'appuyer sur quatre critères :
• le contenu de l'offre,
• le prix,
• la qualité de service de l'opérateur et
• sa couverture. Florentin Y. AGOSSOU 71
LES PLATEFORMES DE SERVICES
MOBILES

Florentin Y. AGOSSOU 75
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Historique

Fin des années 60 : remplacement des centraux électromécaniques par


des centraux électroniques
- Pour des raisons économiques toutes les fonctions logiques ont été
remplacées par un ordinateur centralisé en lieu et place du modèle des
commutateurs électromécaniques. Il s’en est résulté une structure unifiée
des commutateurs où toutes les fonctions de contrôle d'un réseau étaient
exécutées dans un seul processus : le traitement d'appel du commutateur
souvent appelé Calculateur ;
- Conséquence : le réseau téléphonique ne pouvait fournir que les services
qui étaient programmés dans l’unité de contrôle des commutateurs. Tout
nouveau service nécessitait impérativement d’ajouter des lignes de code à
un ensemble de logiciels déjà très lourds et très complexes avec,
évidemment, la nécessité de tout revalider.
76
Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Historique
La période Pré-IN :

• Les commutateurs locaux (point d’accès au service) sont


monolithiques et propriétaires
• Les commutateurs locaux assurent les fonctions de commutation,
de traitement d’appel et de traitement de la base de données
• Les mêmes fonctionnalités peuvent être dupliquées sur plusieurs
noeuds
• Des implémentations différentes créent des problèmes
d’interfonctionnement et rendent ainsi complexes les
améliorations
• L’ Opérateur ne peut pas répondre rapidement aux besoins des
abonnés.
77
Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Historique
Les années 1990 :
- Un nouveau concept se développe, celui du réseau intelligent. Il s'agit de
trouver un moyen de rendre le réseau plus coopératif pour pouvoir
programmer plus rapidement et plus commodément des services dans des
plateformes extérieures aux centraux téléphoniques.

- Une première norme développée par le laboratoire américain Bellcore


est publiée en 1990 sous le nom de "Advanced Intelligent Network" (AIN).
Elle est reprise et remaniée et publiée par l’UIT en 1992 sous le nom (plus
modeste bien que plus évoluée) de "Intelligent Network" (IN).

L'industrie informatique fait ainsi son apparition dans le monde des


Télécommunications par l'intermédiaire des plateformes de services.

78
Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Introduction
3. Premières utilisations de l’IN
- En Amérique du nord, où la pratique commerciale normale (et la
politesse élémentaire) veut que ce soit l'entreprise appelée par un client
qui paye l'appel, le service "libre appel" (numéros 800) devient une "killer
application" (Application à succès phénoménal). Ce service constitue
rapidement plus de la moitié du revenu des opérateurs, au point d'être
finalement réintégré dans le logiciel des commutateurs
- Dans beaucoup d'autres pays, en particulier dans les pays en voie de
développement, la "killer application" des réseaux intelligent pour le grand
public est réalisée par les services prépayés qui évitent les surprises de
facturation en fin de mois. Ces services sont d'abord développés pour le
réseau mobile par l’intermédiaire du CAMEL (Customized Applications for
Mobile Enhanced Logic). Le succès des services prépayés est immense. Dans
bien des pays le prépayé est majoritaire et constitue l'essentiel du trafic.
- Face au succès du prépayé une offre est maintenant souvent proposée
79
également dans les réseaux fixes. Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Introduction
4. Définition du Réseau Intelligent
- Le réseau intelligent est une technologie, basée sur un mécanisme de
substitution du traitement d’appel "par défaut" du commutateur par un
autre traitement exécuté dans une plateforme de service.
- Intelligent Network (IN) ou réseau intelligent est un concept définissant
des fonctions pilotant les équipements du réseau téléphonique.
- La technologie se doit d'être interopérable : une plateforme de service
d’un constructeur devrait normalement pouvoir fonctionner avec un
commutateur de n’importe quel autre constructeur. Dès le début, la
technologie "Réseau Intelligent" a été définie par l’intermédiaire de
normes destinées à assurer cette interopérabilité. Les normes définitives
et finales du réseau intelligent ont été définies par étapes dites
"Ensembles de capacités" (en Anglais : "Capability Sets" ou CS). Par la suite
des travaux de normalisation sur le réseau intelligent ont concerné les
normes CAMEL de l’ETSI.
80
Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Introduction
5. Exemples de services IN
- Freephone
- Premium Rate
- L’interdiction d’appels
- Portabilité du numéro Local
- Le prépaiement
- Transfert de crédit
- Groupe d’utilisateur fermé
- Etc…

81
Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Les objectifs des RI
L’introduction des réseaux intelligents a pour objectifs principaux :
- Faciliter l’introduction et la modification de nouveaux services, avec une
réduction importante des délais de développement associés,
- Réduire les coûts de développement,
- Introduire dans les réseaux de Télécommunications, des fonctions plus
sophistiquées permettre ainsi à l’usager de gérer et de modifier lui-même ses
propres données.
Selon l’UIT-T, pour permettre “de faciliter l’introduction de nouveaux services”,
l’architecture doit être indépendante de la mise en œuvre des services : la
mise en œuvre de nouveaux services ne doit pas impliquer une modification
de l’architecture (coût).
L’architecture ne dépend pas de la configuration physique du réseau ni des
systèmes spécifiques des fournisseurs. L’objectif étant de permettre à un
opérateur de réseau de choisir le matériel adéquat et de ne pas être obligé de
développer à nouveau un service en cas de changement de configuration du
82réseau.
Florentin Y. AGOSSOU
PRINCIPE DES RESEAUX INTELLIGENTS
Les avantages des RI

Réseau Intelligent

▪ Une architecture qui permet de créer et de déployer rapidement


les nouveaux SERVICES ;

▪ Supporte plusieurs services ;

▪ Un standard - multi-vendeur ;

▪ Plate-forme distribuée .
Tous ces avantages ont eu pour conséquences l’adoption rapide et l’intégration
par la plupart des opérateurs Télécoms des solutions RI afin de mieux s’adapter
aux besoins des usagers à travers une mise à disposition de services innovants.
83
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Concept et mécanisme de base
Il faut retenir que :
- Tout service supplémentaire ou services à valeur ajoutée n’est pas
nécessairement du ressort de la technologie "Réseau Intelligent".
- Un service "Réseau Intelligent" est un service spécifiquement
réalisé par une séquence d’actions identifiées individuellement
réalisables par un commutateur.

Il est donc important de :


- Comprendre le mécanisme fondamental de la substitution de
traitement d’appel mis en œuvre par la technologie des " Réseaux
Intelligents et,
- Bien situer le concept de réseau intelligent dans l'architecture
globale des télécommunications.
84
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Les fonctions essentielles d’un commutateur
Deux types de fonctions sont nécessaires pour établir une communication :
les fonctions d’accès et les fonctions de transport.
a. Fonctions d'accès :
* L'accès demandeur est exécuté au moment où un utilisateur du réseau se
présente (procédure d’accès comme le décrochage pour un téléphone fixe ou
l'allumage du poste pour un téléphone mobile : fonctions de localisation,
d'authentification et d'acquisition du profil. L'accès demandé est exécuté au
moment où il faut localiser un abonné demandé: traduction nom/adresse.
* Dans le réseau fixe la fonction d'accès demandeur est exécutée dans le central de
rattachement, au moment du décrochage (présélection) pour obtenir le profil de
l’abonné (droits, numéro d’annuaire, etc.). Dans les réseaux mobiles la fonction
d'accès demandeur est réalisée par le VMSC puis le HLR : authentifier l’abonné
mobile et renvoyer au MSC/VLR son profil.
•Dans le réseau fixe la fonction d'accès demandé est exécutée dans le central
d'arrivée pour traduire le numéro d'annuaire (nom) en numéro d'équipement
(adresse). Dans les réseaux mobiles la fonction d'accès demandé est réalisée par le
85premier MSC sur lequel se présente l’appel et interroge le HLR afin de transformer
Florentin Y. AGOSSOU
le numéro MSISDN de l'abonné demandé en MSRN pour router l'appel.
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Les fonctions essentielles d’un commutateur
b. Fonctions de Transport : le service POTS
- Les fonctions de transport, dans le réseau téléphonique sont des fonctions de
connexion. La fonction de connexion est réalisée de proche en proche et chaque
commutateur du réseau a donc une fonction de contrôle de connexion.
- La fonction est réalisée par une séquence d’actions élémentaires de connexion :
o Connecter l’utilisateur à un récepteur de numérotation
o Connecter l’utilisateur à un générateur de tonalité ou d’annonces vocales
o Envoyer un prompt (Tonalité sonore)
o Envoyer une annonce vocale à l’utilisateur.
o Recevoir les caractères composés par l’utilisateur
o Router un appel (traduire une numérotation reçue en numéro de route )
o Connecter une entrée du commutateur à une sortie (appartenant à une route
donnée).
o Mettre un utilisateur en sonnerie
o Superviser les événements se produisant sur une ligne d’abonné
o Déconnecter une connexion établie
o Libérer des ressources affectées
86o Mettre en place une taxation pour un appel
Florentin Y. AGOSSOU
o Faire payer un appel.
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La substitution de traitement
Fondement de la technique "réseau intelligent" : le commutateur détecte des
situations où il doit se débrancher de son traitement par défaut pour faire appel à
une plateforme de service, puis exécute les commandes émises par cette
plateforme.
Mise en œuvre de la technique réseau intelligent : elle nécessite la mise à jour
d’un certain nombre de commutateurs du réseau pour les rendre compatibles IN
(intégration de SSP : Service Switching Points).
Commutateur compatible IN ➔
• Existence d'un mécanisme de débranchement du traitement par défaut,
• Possibilité d’exécuter les commandes émises par les plateformes de service
substitutif SCP (Service Control Point).
INAP (Intelligent Network Application Part) : c’est un ensemble de commandes
normalisées par l’UIT correspondant aux actions réalisables par un commutateur.
Le protocole s’appuie sur la pile de protocoles SS7: MTP (Message Transfer Part),
SCCP (Signaling Connection Control Part), TCAP (Transaction Capability).
Le principe du débranchement du traitement de connexion par défaut est
87
fondamental car il conditionne les possibilités de concevoir des services.
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Création de PIC (Point in Call)

Normaliser des points de l’appel sans toucher au traitement d’appel natif ou sous-
jacent. L’arrivée ou la sortie des PIC correspond à des points de détection DP.

Au passage par ces DP, le traitement de connexion interroge une nouvelle fonction
logicielle dit Service Switching Function (SSF) qui regroupe les diverses conditions
de débranchement (d’appel à un service) pour chaque DP. Si aucune condition n’est
vérifiée (le DP n’est pas armé) le traitement d’appel sous jacent poursuit son cours.
Si au contraire l’une des conditions se trouve vérifiée la SSF déclare le DP armé,
interrompt le traitement de connexion sous jacent et prend le contrôle du
programme pour faire appel à la plateforme de service appropriée (par une
commande INAP dite "Initial DP") et pour interpréter les commandes INAP que
cette plateforme enverra.
88
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Création de PIC (Point in Call)

89
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Création de PIC (Point in Call)
Pour déterminer les PIC la norme a défini un modèle d’appel.
L’appel au sens des réseaux intelligents n’est en aucun cas une
communication globale, c’est simplement une vue locale à un commutateur
des connexions établies par ce commutateur.
Il est représenté symboliquement par un rond et deux pattes dites "legs« .
Le rond représente l’appel proprement dit c'est-à-dire le contexte local
ouverte par le commutateur pour cette instance de communication.
Les pattes représentent les connexions, une connexion étant, au sens du
réseau intelligent, l’affectation d’une terminaison à un appel. Un appel met
donc généralement en œuvre 2 connexions :
- Originating leg représentant l’affectation de la terminaison demandeuse à
l’appel et la patte demandée
-Terminating leg représentant l’affectation de la terminaison demandée de
l’appel.
90
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Création de PIC (Point in Call)

Switch IP
Routing Simple Tone Announcement
Generator (IP) Unit and more

Call Processins Digital Analysis

Switching
Fabric
Query SCP
Processing

Advanced
Feature
Processing
SCP: Service Control Point
SSP: Service Switching Point
IP: Intelligent Peripherals
91
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Architecture IN

92
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Fonctions du SSP
Le SSP est le point de souscription de l’utilisateur du service (cela
n’est pas nécessairement l’abonné)

Fonctionnalités de l’IN :
- Détection des appels IN
- Génération et transmission de requêtes au SCP
- Génération et transmission des informations d’état au SCP (B-party
busy, B-party no answer)
- Enregistrement et transmission de statistiques au SCP
- Traitement des requêtes du SCP et envoi des réponses
- Filtrage des Services

93
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Fonctions du SCP

• Authentification et validation des services

• Traitement des requêtes du SSP, envoi des réponses

• Routage des appels, paramétrage, base de temps, service,


subscriber dependant

• Contrôle l’IP pour la lecture des annonces standards

94
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Fonctions de l’IP
Les fonctionnalités intégrées dans un SSP fournissent
généralement seulement les applications de base d’annonces
enregistrées. Les IP interagissent donc avec les abonnés. Elles ont
des capacités de stockage élevés avec de nombreuses fonctions :
• Annonces standards
• Collecte d’informations par DTMF
• Speaker independent voice recognition (reconnaissance vocale)
• Annonces personnalisées
• Modification/personnalisation des annonces rapides à
implémenter
• Speaker dependent voice recognition
• Dialogues complexes controlés via des scripts

95
Fourniture des ressources pour les conférences
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Fonctions du SCEP/SMP
Le SCEP/SMP sont les points de création et de gestion des services.
C’est là qu’intervient l’opérateur pour introduire ou modifier des
services et applications nouvelles. Ils assurent :
• Administration du service

• Développement et introduction de nouveaux services

• Modification de services existants

• Fournit un environnement de création de Service (généralement


une interface graphique)

96
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Protocole INAP
Cette architecture IN exploite un protocole compatible avec les
réseaux de Télécommunications qui se greffe sur le code de
signalisation sémaphore 7, l’INAP: Intelligent Network Application
Part.

97
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Protocole INAP

98
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La signalisation INAP
La norme du plan fonctionnel réparti décrit la signalisation INAP qui permet aux
deux partenaires SCF et SSF d’invoquer des opérations dans l’entité distante. Il y
a 29 opérations ETSI Core INAP : c’est la liste des 29 choses qu’un commutateur
sait faire.
A- Débranchement du service normal et retour au service normal
1) Initial DP procedure. C’est l’opération qui déclenche tout! Cette opération est
envoyée par la SSF lorsque les critères d’armement sont vérifiés et qu’il faut
donc faire appel à une SCF pour recevoir les instructions nécessaires à
l’exécution du service substitutif.
2) Continue procedure. C’est l’opération qui normalement termine le service! Elle
demande à la SSF de reprendre le traitement d’appel normal au point de l’appel
où elle avait auparavant suspendu ce traitement pour attendre des instructions
de la SCF. Le traitement d’appel reprend alors son cours normal sans autres
substitutions de données ou d’actions de la part de la SCF.
3) Cancel procedure. Cette opération permet d’annuler une demande de service à
une SCF
99
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La signalisation INAP
Demandes de supervisions d’événements et notifications d’occurrence de
ces événements

4) Request Report BCSM Event. La SCF demande à la SSF de superviser le passage


par un DP déterminé. Ce passage constituera un événement.

5) Event Report BCSM procedure. Lorsque le traitement d’appel passé par un DP


indiquant un événement dont la supervision a été demandée par une opération
RequestReportBCSMEvent la SSF transmet la notification de l’événement à la
SCF. L’opération RequestReportBCSMEvent peut demander la supervision
de plus d’un événement. Chaque événement détecté produira une notification
séparée sous forme d’un EventReportBCSM pour chacun d’eux.

100
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La signalisation INAP
B - Appels vers des destinations finales
6) Collect Information procedure. Cette opération demande au commutateur de
récupérer les informations de traitement d’appel composées par l’abonné. Elle
ne fait pas appel à une SRF.
7) Connect procedure. Cette opération permet de demander à la SSF de connecter
l’appel à une destination déterminée.
8) Initiate Call Attempt procedure. La SCF demande à la SSF de créer un nouvel
appel vers une nouvelle destination.
9) Call Information Request procedure. La SCF demande à la SSF des informations
sur un appel en cours.
10) Call Information Report procedure. La SSF répond à la SCF suite à une
demande d’informations sur un appel en cours
11) Release Call procedure. Cette opération permet à la SCF de demander à la SSF
le relâchement d’un appel, à n’importe quel moment de l’appel et pour tous les
partenaires de l’appel.
101
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La signalisation INAP
C- Connexions à des serveurs vocaux, pilotage des serveurs vocaux

12) Connect To Resource procedure. Connexion d’un utilisateur à une SRF.


13) Establish Temporary Connection procedure. Cette opération permet de
demander à la SSF de connecter l’appel à une SRF (Serveur vocal) dans le cas où
la SRF est adressable séparément de la SSF.
14) Play Announcement procedure. Envoi de tonalités ou d’annonces vocales à un
utilisateur analogique ou d’informations alphabétiques à un utilisateur RNIS.
15) Prompt And Collect User Information procedure. Interaction entre un serveur
vocal et un utilisateur pour récupérer des informations
16) Disconnect Forward Connection procedure. Cette opération permet de
demander à la SSF de déconnecter l’appel d’une SRF (Serveur vocal) qui aurait
été connectée précédemment
17) Specialized Resource Report procedure. Réponse de la SRF à la SCF pour
indiquer qu’une annonce demandée est terminée.
102
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La signalisation INAP
D- Mise en place de taxations

18) Apply charging procedure. La SCF demande la mise en place d’une taxation
dans la SSF.
19) ApplyChargingReport procedure. La SSF renvoie à la [Link] informations de
taxation demandées.
20) Request Notification Charging Event procedure. Demande de supervision d’un
événement en vue de tarification
21) Event Notification Charging procedure. Notification d’un événement en vue de
tarification.
22) Send Charging Information procedure. La SCF demande à la SSF d’envoyer des
signaux de taxe, par example des impusions de taxe sur une ligne d’abonné.
23) Furnish Charging Information procedure. La SCF demande à la SSF de générer
un ticket de taxe pour tarification off-line ultérieure.

103
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
La signalisation INAP
E- Contrôle de service
24) Activity Test procedure. Opération utilisée par une SSF pour verifier que sa relation avec
une SSF donnée est bien toujours active
•25) Activate Service Filtering procedure. La SCF donne des instructions à la SSF pour traiter
certains appels d’une manière spécifique sans plus d’instructions de la part de la SCF.
•26) Service Filtering Response procedure. Dans le cas où un filtrage de service a été
demandé par la SCF, cette opération permet de renvoyer le contenu de compteurs spécifiés
dans la demande de filtrage à la SCF.
•27) Assist Request Instructions procedure. Une SCF qui se rend compte qu’il n’y a pas de
serveurs vocaux (resources spéciales) joignables directement depuis le commutateur
d’initialisation du service redirige l’appel (par une opération Establish temporary
connection) vers un autre commutateur duquel on peut se connecter au serveur vocal. La
SSF de cet autre commutateur (Assist SSF) demande des instructions à la SCF avec
l’opération Assist Request Instructions procedure.
•28) Reset Timer procedure. Il existe une temporisation dans la SSF pour limiter la durée
d’une instance de service. Par cette opération, la SCF peut relancer la temporisation si elle
s’aperçoit qu’elle risque de déclencher.
•29) Call Gap procedure. Cette opération institue un contrôle de flux entre la SCF et la SSF :
104 la SCF demande à la SSF de diminuer le taux de demandes de service par unité de temps.
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Ensembles successifs de fonctionnalités IN

Les réseaux intelligents ont été spécifiés en plusieurs phases appelées


"ensembles de capacités" (capability sets ou CS).

o La norme de l’INCS1 (Intelligent Network Capability Set 1) publiée en


1992 est en réalité la seule norme du réseau intelligent qui se trouve
entièrement implémentée par les industriels.

o Les normes du CS2 ont finalement été publiées en 1998 et ne seront sans
doute jamais implémentées dans la totalité des fonctions prévues.

o Il existe aujourd’hui des normes INCS3 et INCS4, très peu différentes des
normes INCS2 et qui ne font pas l’objet d’implémentation industrielles.

105
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Services de l’INCS1
A partir des fonctionnalités de service, la norme du plan service donne une liste
de services réalisables selon la technologie INCS1, étant entendu que d’autres
peuvent concevoir des services originaux à condition de suivre les mêmes
règles.

AAB Automatic Alternative


DCR Destination Call Routing SPL Split Charging
Billing
ABD Abbreviated Dialling ou
FMD Follow-Me-Diversion VOT Televoting
Numérotation Abrégée
FPH Freephone ou Numéro TCS Terminating Call
ACC Account Card Calling
Vert Screening
CCC Credit Card Calling ou
MAS Mass Calling UDR User Defined Routing
appel par carte de crédit
CF Call Forwarding ou MCI Malicious Call UAN Universal Access
Transfert d'appel Identification Number
CCBS Completion of Call to UPT Universal Personnal
PRM Premium Rate
Busy Suscriber Telecommunication
VPN Virtual Private Network
CON Conference Calling SEC Security Screening
ou Réseau Privé Virtuel
CRD Call Rerouting SCF Selective Call Forward on
106 Distribution busy / Florentin
not answerY. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Limites de l’INCS1
L’INCS1 présente des insuffisances qui ont amené au développement du
CS2.
• L’INCS1 offre des services de type A concernant des appels
téléphoniques point à point sans offrir de mécanismes pour les appels
multi-parties ou le multimédia, elles n’offrent que des possibilités très
limitées pour la mobilité; en particulier une interaction entre l’utilisateur
et le service qui ne peut avoir lieu que durant un appel.
• elles font l’hypothèse qu’il n’y a qu’un seul opérateur et elles ne
prévoient rien pour l’interfonctionnement de réseaux.
• La gestion des services et des équipements RI reste propriétaire, les
interfaces pour l’interfonctionnement entre RI ne sont pas normalisées
et l’architecture RI-CS1 ne peut être déployée que sur le RTC. Par
ailleurs, les industriels firent vite état de difficultés avec la notion de SIB

107
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
L’INCS2
Les objectifs prioritaires des normes UIT-T de l’IN CS2 ont été les suivants:
• Enrichir les services d’appels
- Permettre le déclenchement de services une fois l’appel établi (Mid Call
Interuptions)
- Donner plus de possibilités à la SRF (Scripts d’interaction utilisateur,
récupération de messages)
- Permettre les appels multiparties (entre plusieurs correspondants) et
multiples (plusieurs appels liés comme le double appel)
• Permettre la composition de service en enrichissant les SIBs et en introduisant
une possibilité de composer des SIBs et de permettre le parallélisme et la
synchronisation de plusieurs services.
• Assurer l’inter-fonctionnement entre réseaux intelligents pour permettre la
fourniture de services internationaux (Ex: Réseau Privé Virtuel International)
• Introduire en dehors des services d’appels, des fonctionnalités de gestion et de
création de services et notamment permettre une interaction avec l’utilisateur
108
hors du contexte d’un appel.
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
L’INCS2
L’avénement de l’IN CS2 a permis l’introduction de nouvelle aptitudes vis-à-vis
des services. Voici quelques exemples de service introduits par l’IN CS2 :
Services d’interfonctionnement de réseaux
• libre appel inter-réseaux • réseaux virtuel mondial.
• kiosque téléphonique inter-réseaux • appels groupés inter-réseaux
• télévote inter-réseaux
• carte de taxation des Télécommunications internationales
Services multiparties
• rappel automatique sur occupation • communication conférence
• mise en garde • transfert d'appel
• indication d'appel en attente
Services de mobilité personnelle
• authentification de l'utilisateur • enregistrement de l'utilisateur
• sécurité de réponse • suivi

109
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Call flow IN global
L’INAP est donc le langage exploité par les réseaux intelligents et les
commutateur pour assurer les divers services aux abonnés. Le principe
global de cet échange se présente comme suit:
• L’usager communique avec le SSP (compose le called party number).

• Le SSP analyse le numéro et détermine si l’appel est du type IN.

• Le SSP contacte le SCP pour déterminer comment l’appel doit être traité.
• Le SCP peut optionnellement obtenir plus d’informations sur l’appelant
en instruisant l’IP de jouer des annonces (pour collecter le PIN par
exemple).
• Le SCP instruit le SSP sur la façon dont l’appel doit continuer , modifiant
les données de l’appel en fonction des services auquel l’abonné a
souscrit.

110
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Call flow IN global

Appel Simplifié

111
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Call flow IN global

Exemple du Freephone

112
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Call flow IN global

Exemple du Freephone
Les SIB utilisées sont la SIB traduction (pour traduire le numéro en un numéro
routable) et la SIB Taxation (chargé de la tarification de l'appel).
• La SIB traduction : Elle reçoit en CID (Call Instance Data) le numéro de l'appelant
et le numéro de l'appelé 0800 PQMCDU (il n'a pas de signification routable). En
SSD (Service Support Data), elle reçoit des données à caractère permanent pour ce
service, il s'agit ici de la correspondance 0800 PQMCDU→ numéro routable.
• La SIB Taxation : Elle reçoit en CID des consignes pour savoir qui s’occupe de la
tarification. Cela peut être le commutateur lui même ou éventuellement la SCF,
selon les types d’équipements en place. D’autre part, la SIB reçoit en SSD le tarif à
appliquer et le numéro de l’abonné.

113
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Call flow IN global

Televoting 1

114
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Call flow IN global

Televoting 2

115
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
LE CAMEL : Customized Application for Mobile Enhanced Logic

Introduction
Apporte une dimension mobile aux principes de base du Réseau
Intelligent
Permet de proposer en itinérance des services en mode prépayé,
réseau privé virtuel et des services de numéros courts (accès à la
messagerie vocale, au service clientèle
CAMEL s’insère dans la norme GSM et son architecture présente
quelques différences par rapport à celle du Réseau Intelligent.
Les services spécifiques à un opérateur sont appelés OSS (Operator
Specific Services). Ils ne sont pas normalisés en tant que tels mais
doivent utiliser des mécanismes standard de dialogue pour
permettre à un MSC quelconque d’accéder aux plates-formes de
service du réseau nominal de l’abonné.
116
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Les Phases du CAMEL
Le CAMEL a été développé en quatre phases correspondant à
différentes abilitation des réseaux mobiles dans leur gestions des
services prépayés.
- CAMEL Phase 1 : architecture de base, qui s’applique au réseau
GSM pour les appels voix entrants et sortants.
- CAMEL Phase 2 : plus évoluée que CAMEL Phase 1 mais s’applique
aux même types d’appels que le CAMEL Phase1. Il est adaptée aux
service prepayé voix et introduit la notion du roaming prépayé.
- CAMEL Phase3 : complète CAMEL Phase 2 et s’applique aussi à la
gestion de la mobilité et à l’activation de contextes PDP dans un
réseau GPRS ainsi qu’à l’envoi de SMS dans les réseaux GSM ou GPRS.
- CAMEL Phase 4 : complète CAMEL Phase 3 en s’appliquant
notamment au domaine IP Multimedia (voix, vidéo) particulièrement
important dans le contexte 3GPP R5, R6, R7.
117
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Evolution du CAMEL

Phase du CAMEL ETSI GSM / 3GPP 3G

118
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Principe du CAMEL

La caractéristique fondamentale du CAMEL est la Mobilité.


En effet, les services IN fournis par un opérateur à ses abonnés
doivent être valables aussi bien dans le réseau d’origine qu’en
roaming. Cette aptitude est accomplie grâce aux spécifications
précises du gsmSSF et des données de souscription CAMEL.
Pour pouvoir utiliser un service CAMEL, l’abonné doit avoir une
souscription CAMEL correspondante dans son profil HLR.
Lors de la mise à jour de location, le HLR transfert les données de
profil CAMEL au MSC/VLR. Lorsque l’abonné initie un appel à partir
du PLMN, le MSC demande un
119 service CAMEL pour cet abonné.
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Principe du CAMEL
Lors de la LU dans un MSC/VLR, une négociation sur le CAMEL capability a
lieu entre le HLR et le VLR. Objectifs : savoir si l’abonné a droit à
s’enregistrer dans le VLR et quelle donnée de CAMEL seront prises en
compte. Exemples :
• le HPLMN d’ un abonné supporte le CAMEL phase 1 + CAMEL phase 2; le
VPLMN supporte seulement le CAMEL phase 1;
• HPLMN d’un abonné supporte le CAMEL phase 1 + CAMEL phase 2; le
VPLMN ne supporte pas de CAMEL.
Un abonné GSM ayant souscrit à un service CAMEL phase 2 peut roamer
dans un PLMN qui ne supporte pas le CAMEL phase 2. Dans ce cas, le le HLR
n’envoie pas les données se souscription CAMEL phase 2 de l’abonné. Il
prend une action de fallback pendant l’enregistrement qui pourrait être :
1- Autoriser un enregistrement normal sans envoyer les données CAMEL au
VLR.
2- Autoriser un enregistrement normal en envoyant les données CAMEL
d’une phase antérieure, si cela est supporté par le VLR.
120
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Principe du CAMEL
3- Autoriser un enregistrement limité : barring of all outgoing calls (BAOC). Le
BAOC prévient l’abonné de tout appel sortant. Il peut néanmoins recevoir des
appels. Pour effectuer des appels sortants, l’abonné peut recourir au USSD
Callback5.
4- Refuser l’enregistrement.
Ces options ne sont pas obligatoires . Un paramètre fallback peut être
implémenté par abonné.
Si le MSC/VLR n’indique pas le CAMEL qu’il supporte, le HLR peut supposer
qu’il s’agit du CAMEL phase 1.
Lorsque le HLR envoie les données CAMEL au MSC/VLR, le MSC/VLR indique,
en retour la phase de CAMEL supportée. Un MSC/VLR qui supporte une phase
donnée de CAMEL doit comporter toutes les capacités de la phase antérieure.
L’opérateur GSM peut décider d’offrir des services CAMEL de phase différente à
ses roaming partenaires.
Il offre ainsi le CAMEL phase 2 à des inbound roamers d’un opérateur donné
mais pas à ceux d’un autre opérateur. Cela est configuré par plage d’IMSI.
121
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Application Part : CAP
Le CAP comme le MAP et l’INAP, est un protocole de contrôle de l’IN utilisé entre
les différentes entités, dérivés du Core INAP CS1. Les capacités du CAP sont
définies par l’intermédiaire d’opérations qui sont des mécanismes pour une entité
de commencer une procédure dans l’entité distante. Par exemple le gsmSSF dans le
MSC invoque un service CAMEL en envoyant l’initial DP (IDP) au SCP. L’envoi de l’
IDP au SCP signifie que le gsmSSF commence une procédure dans le SCP. Le SCP
peut, en retour, envoyer une opération au gsmSSF ; il débute ainsi une procédure
dans le gsmSSF. L’entité qui reçoit une opération peut envoyer une réponse à la
partie requérante. L’envoi d’une réponse dépend de l’opération spécifique et de la
suite attendue de l’opération
Trois types d’informations sont spécifiées pour chaque opération :
• Argument : l’initiateur de l’opération inclut un argument dans l’opération qui doit
être utilisé comme intrant pour la procédure d’appel. Par exemple, l’opération d’IDP
contient un ensemble de paramètres qui sont utilisés pour le traitement de la
logique du service
• Result : pour certaines opérations, un result est défini. La partie réceptrice d’une
opération peut fournir le résultat du traitement à travers le result.
122
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Application Part : CAP
• Errors : pour certaines opérations, la partie réceptrice de l’opération peut
retourner le message error. L’erreur est envoyée quand le récepteur rencontre un
problème de traitement de l’opération. Si l’émetteur d’une opération ne reçoit pas
un message d’erreur dans une période de temps définie, il considère que l’opération
a été exécutée avec succès. La durée de temps (définie comme ‘operation time’) est
donnée par opération CAP .

123
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Application Part : CAP
Transaction Capabilities
La couche TC est responsable de l’établissement, du maintien et de la fermeture
d’un dialogue CAMEL.
Ces messages servent aussi à transporter les composants CAP comme operation
invoke, operation return et operation error.
Un dialogue TC se passe entre points de terminaison de signalisation (signalling
end points). Les opérations CAP sont encapsulées dans les messages TC. Les
messages TC sont encapsulés dans les messages SCCP et transportés à l’entité
distante par le SCCP et le MTP.
Messages TC utilisés pour la gestion des transactions :
• TC Begin : permet d’initier un dialogue TC; TC Begin peut contenir les opérations
comme l’initial DP, initiate call attempt ou assist request instruction.
• TC Continue : est utilisé pour continuer ou mettre fin à un dialogue TC (avec une
fin pré-arrangée) ou pour transférer une ou plusieurs opérations CAP, CAP error ou
CAP result.
• TC End : ferme explicitement un dialogue TC.
• TC Abort : Annule un dialogue TC quand une erreur nécessitant la fermeture du
124dialogue apparait alors que l’entité n’a pas la possibilité de fermer le dialogue
Florentin Y. AGOSSOU
autrement.
LES RESEAUX INTELLIGENTS
L’OSI et le SS7 CAP

Couches de référence OSI Couches SS7 avec le CAP

125
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
L’OSI et le SS7 CAP

126
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
L’OSI et le SS7 CAP
Traduction du Global Title
Chaque entité d’un réseau SS7 est adressable à partir d’un signalling point code (SPC),
qui est un nombre local unique. Pour invoquer un service CAMEL dans le SCP, le SPC du
SCP est requis pour envoyer le premier message SCCP contenant le CAP IDP opération.
Toutefois, le gsmSCF address dans le O-CSI n’est pas le SPC du SCP mais le global title
(GT) du service CAMEL.d’où le besoins de la traduction du GT dans le STP.
Le STP traduit le GT qui est utilisé pour adresser le service CAMEL dans le SPC du SCP
correspondant
Subsystem Number
Les entités du réseau GSM ont toutes un subsystem number (SSN). Le SSN sert à
adresser un sous-système particulier dans un noeud SS7. Un noeud du réseau peut
contenir par exemple, le MSC et le HLR, le MSC, le HLR et le gsmSCF. Il a un SPC dans le
réseau SS7, mais ses sous-systèmes internes auront différents SSN
Le SSN est également utilisé pour effectuer le GT translation afin d’extraie le SPC de
l’entité destinataire. Le SSN du CAP n’est pas alloué à un noeud mais à un protocole. Ce
SSN est utilisé par toutes les entités qui parlent le CAP comme le gsmSCF, le gsmSSF
(dans le MSC, GMSC), gprsSSF (dans le SGSN), etc
127Le SSN du CAP est le 146. Pour les messages MAP avec le SCP le SSN 147 a été défini.
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase1
Le CAMEL CAMEL-phase1 est une norme qui est très limitée car
n’introduisant que les fonctions de l’IN-CS1 strictement nécessaires pour
réaliser le service prépayé.
Son principe de fonctionnement est le suivant :
Lorsqu’un abonné allume son poste mobile dans son réseau home, ou
dans un réseau visité, le VLR interroge son HLR d’origine pour obtenir les
données d’authentification. Une fois cette authentification réussie le VLR
met à jour la localisation de l’abonné mobile (MAP_Update_Location), puis
reçoit le profil de cet abonné. Le profil de l’abonné, contient, en plus des
indications sur les services auxquels il a droit, des informations appelées O-
CSI (Originating Camel Subscriber Information) et un T-CSI (Terminating
Camel Subscriber Information). Ces informations sont en réalité
l’identification des DP qu’il faut aller armer dans la SSF du MSC visité pour
que les services de cet abonné puissent être déclenchés.
Principale différence entre le RI et CAMEL : RI, les DP ou Trigger Points sont
armés par la gestion à la création du service; CAMEL, les DP sont armés par
128
Florentin Y. AGOSSOU
la signalisation MAP de la session d’accès.
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase1

129
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase1

Au cours d’un appel, le mécanisme de traitement substitutif est


identique à celui du RI.
En CAMEL phase 1 les opérateurs étaient très précautionneux quant
à la possibilité pour une plate-forme de service ne leur appartenant
pas d’aller piloter leurs propres commutateurs (cas d’un abonné
étranger en roaming). Par précaution, ils ont donc prévu un
ensemble de capacités pour CAMEL phase1, beaucoup plus réduit
que les capacités de IN-CS1.
L’architecture d’exécution de service du plan fonctionnel réparti a été
allégée par la suppression des serveurs vocaux ou autres ressources
spécialisées.

130
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase1

131
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase2

Le CAMEL phase 1 étant très limité et pourtant il a connu un grand


succès. Ce qui a conduit les opérateurs à mettre en œuvre une
deuxième phase de CAMEL afin de bénéficier des mêmes offres de
services que sur les réseaux fixes avec IN-CS1.
L’architecture d’exécution de services a été définie conformément à
celle de IN-CS1 en réintroduisant les fonctions de ressources
spécialisées : gsmSRF.
Les modèles d’appels (O-BCSM et T-BCSM) ont été considérablement
renforcés avec un nombre de DP augmenté, ce qui donne plus
d’occasions de déclencher des services.
Toutefois il n’a pas été jugé utile d’augmenter le nombre de PICs pour
revenir aux PICs de l’IN-CS1

132
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase2

133
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
Le CAMEL Phase2 : Données de souscription

Originating CSI (O-CSI) : utilisé dans le MSC/VLR pour l’invocation d’un


service pour MOC et MF calls; O-CSI sert aussi dans le GMSC dans le cadre de
l’invocation d’ un servcice CAMEL pour un appel MF
Terminating CSI (T-CSI) invocation de service CAMEL pour les MTC par le
GMSC. Le T-CSI contient un paramètre CCH. En cas d’invocation d’un service
CAMEL par le GMSC , le CCH du T-CSI determine la phase de CAMEL à utiliser
(1 ouCAMEL phase 2 service should be invoked.
Supplementary Service CSI (SS-CSI) sert pour la notification de l’invocation
de services supplémentaires (SSIN) : échanges entre MS et le serving MSC.
Translation Information Flag CSI (TIF-CSI) Utilisé dans le HLR pour autoriser
les abonnés CAMEL à s’abonner à un court FTN. Le TIF-CSI est un flag
Unstructured Supplementary Service Data CSI (U-CSI) peut être utilisé dans
le HLR dans le cadre d’une communication USSD entre HLR et gsmSCF. L’U-
CSI se présente sous forme de paires de données qui répresentent chacune
un USSD service code et un gsmSCF address.
USSD Generic CSI (UG-CSI) est utilisé dans le même cadre que le U-CSI. Il a
la même structure que le U-CSI , il n’est pas spécifique à un abonné.
134
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
USSD : Unstructured Supplementary Service Data
L’USSD est une facilité des réseaux mobiles qui présente certaines similarités
avec les SMS dans la mesure où les deux types de messages sont transmis
sur les canaux de signalisation (SDCCH pour le GSM). Au contraire du SMS
les codes USSD nécessitent l’établissement d’une session qui reste ouverte
jusqu’à ce que l’un des partenaires de la session la relâche. Les messages
USSD sont des messages texte d’une longueur maximale de 182 caractères.
Ils sont très pratiques pour la communication de mobile à mobile en temps
réel.

135
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
USSD : Unstructured Supplementary Service Data

CAP phase 2 possède des commandes pour utiliser les messages USSD.

- Initiées par la station mobile, ces commandes permettent à l’usager de


modifier des données dans le serveur CAMEL : Une application courante
utilise cette facilité pour recharger le crédit d’un téléphone prépayé.

- Initiées par la gsmSCF les commandes de messages USSD permettent


au serveur d’envoyer au client (usager) des informations spécifiques aux
services comme faire un push du crédit restant après chaque appel.

136
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
USSD : Unstructured Supplementary Service Data

137
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
CAMEL Phase3
Le CAMEL phase 2 et l’IN-CS1 ne concernent que des services déclenchés à
partir de sessions voix.

L’introduction de la technologie GPRS dans les réseaux mobiles GSM apporte


la possibilité de réaliser des sessions data que les CAMEL2 et l’IN-CS1 ne
pouvaient gérer a nécessité l’introduction du CAMEL phase3. En effet, si le
client ouvre une session data depuis sa station mobile MS, les données sont
aiguillées par le BSC, le Serving GPRS Support Node SGSN qui est doté d’un
logiciel d’établissement et relâchement de sessions.

Deux réseaux de transport séparés cohabite alors :

-un réseau de transport circuit appelé CSN (Circuit Switched Network) pour
les sessions voix et

- un réseau de transport paquet appelé PDN (Packet Data Network) pour les
sessions data.
138
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
CAMEL Phase3
La possibilité de déclencher des services à partir des sessions voix reste
identique à ce qui pouvait se faire en CAMAL phase 2 : La session d’accès
permet toujours de charger les facilités du CAMEL dans le VLR puis d’armer à
partir de ces informations les DP correspondant dans le MSC.

Un réseau GPRS/EDGE offre la possibilité de réaliser des sessions data. Dans


cette architecture, les MSC ne sont pas concernés par les sessions data. Il faut
donc qu’il y ait des DP dans le logiciel d’établissement de sessions du SGSN.

Le CAMEL Phase3 rend cette gestion des DP data possible dans les SGSN.

139
Florentin Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
CAMEL Phase3 : Facilités
1- Contrôle CAMEL du GPRS
2- CAMEL control of MO-SMS
3- Mobility Management pour les terminaux en mode circuit switched
4- Interaction CAMEL avec Localisation de Services
5- Amélioration pour des Interrogation Any Time
6 Amélioration pour supporter les contrôles USSD
7- Récupération de Location Active
8- Contrôle des données d’abonnement
9- Nouveaux cas d’appels :
- Subscribed Dialled Services
- Serving Network based Dialled Services
- CAMEL control of Mobile Terminated calls in VMSC
10- CAMEL Service invocation at call failure
11 Enhancements to CAP:
- Service Interaction Control
- Support of Long forwarded-to-numbers
- Enhancements to charging control
12- Call Gapping
13- CAMEL Support of Multiple Subscriber Profile
140 14- Supporte des architectures de Florentin
réseaux 3G
Y. AGOSSOU
LES RESEAUX INTELLIGENTS
CAMEL Phase4 : Facilités
Le CAMEL Phase4 est construit sur les capacités du CAMEL et définit les
caractéristiques suivantes :
oSupport du CAMEL pour le routage optimal des appels vocaux MS-MS
oLa capacité pour le gsmSCF de créer des parties additionnelles à un
appel entamé (Call Party Handling)
oLa capacité pour le gsmSCF de créer un nouvel appel indépendamment
de tout appel existant (Call Party Handling - new call)
oL’amélioration des capacités du traitement des connexions (Call Party
Handling)
oContrôle du SMS MT à travers les entités de circuit commuté et de
packet
oLa capacité pour le gsmSCF de contrôler les sessions dans un IP
Multimedia Subsystem (IMS)
Avec CAMEL Phase 4, il est possible que seulement une partie
des fonctionnalités soit implémentée en plus de toutes les fonctionnalités
141
du CAMEL Phase 3.
Florentin Y. AGOSSOU
142
Florentin Y. AGOSSOU
CONCEPT DES NGN

Le NGN, New Generation Network est une technologie convergente permettant la


concentration de presque tous les services vers une même plateforme et sur une
architecture modulaire unique.
Pas de définition standard sur la notion du NGN. La première recommandation de
l’ITU-T, Y.2001 [ITU 04a], définit les principales caractéristiques d’un réseau NGN,
tandis que la deuxième,Y.2011 [ITU 04b], propose une architecture fonctionnelle.
Le comité technique TISPAN de l’ETSI (European Telecommunications Standards
Institute) a aussi défini une architecture fonctionnelle pour les réseaux NGN largement
inspirée de celle proposée par l’ITU-T.

Principaux objectifs à atteindre :


- Un cœur de réseau unique et mutualisé pour tous les types d’accès et services ;
- Une architecture de cœur de réseau en 2 couches :<<Transport /Services>> ;
- Une évolution du transfert des données vers le mode paquet ;
- Des interfaces ouvertes et standardisées entre chaque couche afin de réaliser
l’indépendance des services vis-à-vis du réseau ;
- Un découplage entre la fourniture de service et la fourniture de réseau ;
- Le support de technologies d’accès multiples ;
- Le support de la convergence des réseaux voix/données et fixe/mobile ;
143 - Le support de terminaux multiples (modulaires, multi-mode, multimédia et adaptatifs).
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Les réseaux mobiles 2G/3G supportent tous une multitude de services qui doivent
être gérés au niveau du réseau IP. Ainsi ces réseaux doivent faire face au transport
de la voix et des données, mais aussi du multimédia ainsi qu’une nouvelle
génération d'applications :
Architecture IMS → souplesse et ressources nécessaires aux réseaux
→ satisfaction des exigences en termes de qualité de service.

Aperçu sur IMS : IP Multimedia Subsystem


L'IMS est une partie structurée de l'architecture des réseaux de nouvelle génération
(NGN) qui permet l'introduction progressive des applications voix et données
multimédia dans les réseaux fixes et mobiles.
L'IMS → Protocoles IP et SIP, Session Initiated Protocole (créés par l'IETF avec des
extensions qui sont introduites par le 3GPP et le groupe de travail TISPAN de l'ETSI).

L'IMS implique également les entités de normalisation ATIS, 3GPP2, OASIS, FMCA,
OMA/Parlay et l'UIT-T. L'IMS vise à assurer la compatibilité entre les réseaux mobiles
3G, les réseaux à commutation de circuits RTCP/RNIS et Internet pour les services
vocaux et multimédia.
144
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Architecture des réseaux NGN et Intégration de l’IMS
Structuration en couches
L’architecture d’un réseau IMS est constituée de quatre couches :
- La couche Accès : peut représenter tout accès haut débit tel que : UTRAN
(UMTS Terrestrial Radio Access Network), GSM (GERAN: GSM/EDGE RAN),
CDMA 2000,Wimax, xDSL, réseau câblé,Wireless IP, WiFi, etc.

- La couche Transport : représente un réseau IP. La couche transport est


constituée de routeurs reliés par un réseau de transmission.

- La couche Contrôle : ensemble de contrôleurs de sessions, responsables du


routage de la signalisation entre les usagers et de l’invocation de services. Ces
nœuds s’appellent des Call State Control Function (CSCF).

- La couche Applications : introduit les applications (services à valeur ajoutée)


proposées aux usagers. La couche application consiste en des serveurs
d’applications (AS, Application Server) et des MRF (Multimedia Resource Function)
que les fournisseurs appellent serveurs de média IP (IP MS, IP Media Server).
145
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Couche Applications

Couche Contrôle

Couche Transport

Couche Accès

HSS : Home Subscriber Server


CSCF : Call State Control Function
146 P-CSCF : Proxy-CSCF
Florentin Y. AGOSSOU I-CSCF : Interrogating-CSCF
IMS : Présentation

147
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation

148
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation

149
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Le cœur d’un réseau IMS est composé de fonctions diverses, connectées par des
interfaces normalisées. Une fonction n'est pas forcément associée à un équipement
matériel spécifique. En effet, plusieurs fonctions IMS peuvent être combinées dans
un même équipement. Les principales fonctions d’un réseau IMS sont les
suivantes :
Réseau d’accès : Ils peuvent être de divers types mais doivent utiliser les
protocoles IP. Les terminaux peuvent être de purs terminaux IMS, des téléphones
mobiles ou des Smartphones, des PDA ou des ordinateurs de diverses natures. La
seule contrainte est qu’ils doivent obligatoirement utiliser les protocoles IPV6 qui
est recommandé ou alors de l’IPV4 et le protocole SIP. Le réseau peut être fixe (
xDSL, Ethernet ou câble, etc.) ou mobile (UMTS et ses évolutions, CDMA 2000 et
ses variantes, GSM, GPRS, LTE, etc.) ou même Wi-Fi et WiMAX.
Le Cœur de réseau : il peut être aussi fixe ou mobile et son architecture doit
être compatible IP.

Des bases de données User : Le HSS


Des Serveurs de Contrôle : Plusieurs types de serveurs SIP :
Le P-CSCF (Proxy-CSCF) est le proxy SIP qui est le point de contact pour les
terminaux IMS. Il est aussi chargé de la taxation des appels.
Le I-CSCF (Interrogating-CSCF) est le proxy SIP en charge des fonctions
administratives, son adresse IP est publiée dans les DNS.
150
Le S-CSCF (Serving-CSCF) qui est leFlorentin
nœudY. AGOSSOU
central pour la signalisation ;
IMS
Présentation

151
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Terminal IMS
Il s’agit de l’équipement de l’usager qui émet et reçoit des requêtes SIP. Il
se matérialise par un logiciel installé sur un PC, sur un téléphone IP ou sur
une station mobile UMTS.
Home Subscriber Server (HSS)
Le Home Subscriber Server (HSS) est la base de données centrale qui
sauvegarde les informations des utilisateurs. Techniquement, le HSS est
une évolution du HLR du GSM/CDMA. Le HSS contient toutes les données
utilisateur nécessaires pour la gestion des sessions multimédia. Ces
données incluent entre autres les informations de localisation des
abonnés, les informations de sécurité (authentification et autorisation), le
profil de l'utilisateur (notamment les services auxquels l'utilisateur a
souscrit) ainsi que le S-CSCF qui sert l'utilisateur.
Le réseau peut contenir plusieurs HSS mais toutes les informations
concernant un utilisateur particulier doivent être sauvegardées dans un
seul HSS. Les réseaux avec plusieurs HSS ont besoin d'un SLF (Subscriber
Locator Function). Le SLF est une simple base de données qui fait la
correspondance entre un utilisateur et son HSS. Le HSS et le SLF utilisent
152tous les deux le protocole Diameter.
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Call State Control Function (CSCF)
La fonction centrale est assurée par le contrôleur de sessions (CSCF), qui se subdivise en
trois sous-fonctions de base : serveur Proxy (P-CSCF), fonction d'interrogation (I-CSCF) et
fonction de service (S-CSCF). Pour simplifier, ces trois fonctions traitent les requêtes qui
émanent des terminaux se connectant à un réseau IMS, ce qui suppose d'identifier et
d'authentifier les abonnés. Les requêtes sont ensuite routées vers les bons services
d'applications à l'aide du protocole SIP.
Proxy Call Session Control Function (P-CSCF)
Le Proxy-CSCF est toujours le premier point de contact entre un terminal et le réseau IMS.
Ses missions consistent notamment à contrôler l’accès et à établir une connexion sécurisée
avec le terminal. Il agit comme intermédiaire entre l’abonné et l’I-CSCF.
Interrogating Call Session Control Function (I-CSCF)
Le I-CSCF a comme principales fonctions de déterminer le S-CSCF auquel l’abonné peut se
connecter et transmettre les messages entre le P-CSCF et le S-CSCF. Lorsqu'un serveur SIP
cherche le prochain saut dans la transmission du message SIP, il l'obtient en cherchant
l'adresse d'un I-CSCF du domaine de destination. De plus, le I-CSCF possède une interface
avec le HSS. Cette interface, appelée Cx, est basée sur le protocole Diameter et permet au I-
CSCF de récupérer les informations utilisateurs afin de router correctement les messages
(généralement vers un S-CSCF approprié). Par ailleurs, l’I-CSCF peut crypter certaines parties
153des messages SIP qui contiennent des informations critiques sur le domaine (adresse du
Florentin Y. AGOSSOU
DNS, nombre de serveurs,...) .
IMS : Présentation
Serving Call Session Control Function (S-CSCF)
Le S-CSCF est l’équipement qui a pour rôle de finaliser l’authentification de
l’utilisateur et lui fournir les services opérationnels. Il fournit des informations de
routage et de facturation, maintient l’état de la session et interroge le HSS pour
vérifier les droits utilisateurs vis-à-vis d’un service. En résumé, le S-CSCF est un peu
le cerveau du réseau cœur IMS qui prend en charge le contrôle des sessions.
Les passerelles d’interfonctionnement
Le domaine IMS doit interfonctionner avec le RTCP et les réseaux GSM/CDMA afin
de permettre aux utilisateurs IMS d’établir des appels. L’architecture
d’interfonctionnement présente un plan de contrôle (signalisation) et un plan
transport. Des passerelles (IMS-MGW, IMS Media GateWay) sont requises afin de
convertir des flux RTP (Real Time Transport Protocol) en flux TDM.
Des entités sont responsables de créer, maintenir et libérer des connexions dans
ces passerelles, il s’agit des contrôleurs de passerelles (MGCF, Media Gateway
Control Function). Par ailleurs, ce même MGCF termine la signalisation ISUP, qu’il
convertit en signalisation SIP qui est délivrée au domaine IMS. Les messages ISUP
provenant du RTC ou des réseaux GSM/CDMA sont d’abord acheminés sur SS7 à
une passerelle de signalisation (T-SGW, Trunking Signaling Gateway) qui les relaie
154
au MGCF sur un transport [Link] Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
L'interfonctionnement entre le domaine IMS et ces réseaux (RTC et GSM/CDMA),
est donc assuré par trois entités : l'IP Multimedia Subsystem, Media Gateway
Function (IMS-MGW), le Media Gateway Control Function (MGCF) et le Trunking
Signaling Gateway Function (T-SGW).
IMS-MGW : Il reçoit un trafic de parole du GSM par exemple et le convertit en flux
RTP sur un réseau IP. Il est contrôlé par le MGCF.
MGCF : Comme les entités CSCF, le MGCF n'appartient qu'au plan de contrôle et
non au plan média. Il contrôle l'IMS-MGW afin d'établir, maintenir et libérer des
connexions dans l'IMS-MGW. Il assure la conversion des messages ISUP
(Signalisation GSM/CDMA) en des messages SIP (Signalisation IMS) et inversement.
Il sélectionne le CSCF approprié afin de remettre la signalisation SIP qu'il génère, au
sous-système IMS.
T-SGW : Il assure l'acheminement de la signalisation ISUP entre les cœurs des
réseaux mobiles 2G/3G et le MGCF.
Multimedia Resource Function (MRF)
La fonction de ressources multimédia MRF est d’établir des conférences
multimédia. Elle se décompose en deux parties : MRFC (MRF Controller) et MRFP
155(MRF Processor).
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Media Resource Function Controller, MRFC: la fonction MRFC est
d’assurer le traitement de la signalisation émanant du P-CSCF par le
biais d’une interface de communication de type SIP.
Media Resource Function Processor (MRFP) : c’est au niveau de la
fonction MRFP que s’offrent les ressources du plan usager qui sont
demandées et commandées par le MRFC et réalisent les fonctions
suivantes :
Mixage des flux media provenant du UE
Traitement du flux média (ex : transcodage audio, analyse du média).
Source de flux média (pour les annonces multimédia)

Serveur d’application (AS)


Le serveur d’application offre de la valeur ajoutée aux services IMS.
Ce dernier peut être un réseau ou bien simplement un serveur
d’application seul. Le serveur d’application (AS) SIP utilise l’interface
Sh pour obtenir les informations de souscription IMS de la part du HSS.

156
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Les services offerts

L'IMS permet de rendre cohérent le fonctionnement des services existants


et d'accélérer le déploiement de nouveaux, grâce à la mutualisation de
fonctions communes mais aussi à la possibilité de déployer des AS dédiés
pour traiter des services particuliers. Les services concernés sont
multimédia et peuvent être de types conversationnels, notamment les
services de voix enrichis, la visiophonie et les conférences audio ou vidéo.
Mais les services asynchrones ne sont pas en reste puisque l'envoi de
données, la présence, la messagerie instantanée, l'échange de messages
seront possibles. Les services à contraintes temporelles assez fortes sont
aussi concernés (Vidéo en mode streaming comme la TV, la VoD : vidéo à la
demande).
Le mode session est la grande force de l’IMS. L’IMS fournit une couche
intermédiaire au cœur des réseaux pour passer du mode appel classique
(circuit) au mode session. Autrement dit, il permet d'ouvrir plusieurs
sessions au cours d'une même communication.
157
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation

Principaux avantages :
- Facilité d’implémentation et de développement de nouveaux services sans grand
investissement pour un opérateur sur son système et son réseau : développement
et intégration de nouvelles interfaces réseaux, de nouvelles applications, de
nouvelles interfaces de facturation.
- Usage du protocole SIP permettant à l’opérateur de proposer toute une gamme
de services innovants. → usage de toutes sortes de contenus (voix, images, vidéo et
texte) dans une même session, échangés entre deux personnes ou avec un groupe
d'interlocuteurs.
On distingue entre autres services IMS :
• téléphonie sur IP
• Service de push-to-talk
• Mobile video sharing
• services de messagerie instantanée
• services d’échanges de contenus (messages, audio, vidéo)
• services de vidéo téléphonie
• services de conférence audio ou vidéo avec partage de fichiers en temps réel
158 • … Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation
Grâce à l’IMS, les réseaux fixes et mobiles ne se contentent plus d’être des
réseau téléphoniques classiques. L’IMS permet d’établir des
communications entre multiples terminaux / utilisateurs, et il permet
d’intégrer des services temps-réel et non temps-réel dans une même
session. De plus, il est possible de créer de nouveaux usagers en utilisant
des interactions entre ces services.
L’IMS offre ainsi des solutions pour résoudre les problèmes des réseaux de
télécommunication traditionnels. De ce fait, une migration vers un réseau
IMS est devenue une nécessité pour les opérateurs. Par ailleurs, l’IMS peut
être déployé par un opérateur mobile pour offrir des services avancés et
multimédia à ses usagers.

Application aux réseaux d’opérateurs


IMS pour IP Multimedia Subsystem, est un essentiel outil de croissance de
l’univers IP. C’est une architecture normalisée définie par des instances
internationales réunissant operateurs, équipementiers et représentants du
monde IP. Il permet une amélioration ou simplification de l’accès à la
couche réseau par un standard commun.
159
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation

En effet IMS apporte une intelligence à IP, en permettant le développement, le contrôle


et l’exécution de nouveaux services multimédia enrichis. Qu’il s’agisse de services entre
utilisateurs, utilisateurs et serveurs ou multiutilisateurs, IMS est la solution. Elle permet
d’offrir aux abonnés non seulement la diffusion de la vidéo en streaming, mais aussi la
possibilité de le partager avec un ami et de le visionner conjointement en temps réel.
La convergence vers l’infrastructure Tout-IP donne d’énormes bénéfices, mais
l’implémentation de l’IMS impacte considérablement sur les revenus. Pour y parvenir, il
faudra revoir les erreurs du passé, les obstacles qui se dressent sur le chemin des
entreprises qui migrent vers une nouvelle génération de services et les éviter.
Aujourd’hui plusieurs acteurs commercialisent des services multimédia riches ayant
pour base juste les réseaux IP, sans utiliser la technologie IMS. Pour rehausser leurs
performances, au moyen de la plate forme IMS, les opérateurs doivent donc exploiter
son aspect horizontal, qui permet de concevoir des offres sans avoir à développer des
services verticaux distincts pour chaque application. Le problème de complexité du
développement des applications se pose alors, ceci vient de l’effort déployé par les
opérateurs pour compenser la perte de revenus sur les services voix classiques. Ensuite
pour continuer à innover, les opérateurs ont éprouvé le besoin d’ouverture des plates
formes aux développeurs tiers; le contrôle d’accès et une gestion efficace de la sécurité
s’imposent.
160
Florentin Y. AGOSSOU
IMS : Présentation

En somme, l’implémentation d’une architecture de nouvelle génération IMS offre


aux opérateurs mobiles des services multimédia à des usagers disposant d’un
accès large bande: xDSL, Wimax……, un réseau multiservices permettant
d’interfacer n’importe quel type de technologie, une interopérabilité des réseaux
avec des services de bout en bout pour des flux traversant des domaines de
différentes technologies d’accès.
L’IMS offre ainsi des solutions pour résoudre les problèmes des réseaux de
télécommunication traditionnels de commutation de circuits. De ce fait, une
migration vers un réseau IMS est devenue une nécessité pour les opérateurs. Par
ailleurs, l’IMS sera d’une grande utilité dans la fédération des réseaux mobiles
2G/3G pour un cœur unique afin d’offrir des services avancés et multimédia aux
usagers.
La connaissance des principes sur lesquels sont fondés les NGN et les nouveaux
services disponibles, sont les étapes nécessaires pour comprendre les stratégies
d’évolution des réseaux mobiles 2G/3G vers une architecture multiservices.
L’objectif du chapitre suivant est la mise en œuvre d’une stratégie de migration des
réseaux actuels vers une architecture unifiée NGN dans un concept IM (IP
161MultiMedia).
Florentin Y. AGOSSOU
SERVICES DES RESEAUX MOBILES
Nécessité de la qualité de service
La téléphonie mobile ➔ Difficulté de QoS à cause de la mobilité à l’abonné

- Un appel ou autre communication peut être interrompue lors des déplacements si la


nouvelle station de base est surchargée. Les handovers imprévisibles rendent impossible une
garantie absolue de qualité de service au cours d'une phase d'initiation de session.

- Une partie cruciale de la QoS dans les communications mobiles est la qualité de service,
impliquant probabilité de coupure (la probabilité que la MS soit en dehors de la zone de
couverture de service, ou affectée par l'interférence co-canal, etc.), la probabilité de blocage
(la probabilité que le nécessaire niveau de qualité de service ne puisse pas être offert).

Les attentes du réseau mobile sont donc les suivantes :


- Disponibilité du réseau (probabilité d'obtention d'un nouvel appel),
- Maintien des communications (la probabilité de coupure d'une communication),
-Qualité auditive de la communication (puissance du signal, brouillage.).

Les mesures de la QoS mobile sont donc indispensables et se font selon diverses
162 méthodes.
Florentin Y. AGOSSOU
Florentin Y. AGOSSOU 163
Introduction :
Définition et importance de la QoS

• Selon la norme ISO 9000 version 2005, la qualité se définit comme « l’aptitude
d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences ». La
qualité de service QoS apparait donc comme étant la capacité d’un produit à
satisfaire les besoins de la clientèle. QoS est un processus dont la finalité est la
satisfaction du client. C’est l’aptitude d’un service à répondre aux exigences des
consommateurs. Ces exigences sont celles du client et se rapportent aux
caractéristiques telles que l’accessibilité, la disponibilité, la fiabilité, le coût etc.
Son appréciation intègre de nombreuses composantes ; C’est une combinaison de
facteurs qui ne sont pas exclusivement d’ordre technique, mais aussi d’ordre
économique, commercial, social et culturel. Toutefois, il est à noter que pour
satisfaire les attentes d’un client, il est essentiel que la qualité du service soit
conforme à celle qui lui a été vendue et à laquelle il s’attend.
• La qualité de service d’après la recommandation UIT-T E800 est définie comme
« Effet global produit par la performance d’un service qui détermine le degré de
satisfaction de l’usager de service ».
• Dans les réseaux mobiles fournissant principalement des services voix et
données, la QoS pourra s’apprécier suivant différents critères selon le type de
service auquel on accède. Florentin Y. AGOSSOU 164
Introduction :
Définition et importance de la QoS

- L’UIT (Union internationale des télécommunications, C’est une organisation


mondiale dont le champ d’activité couvre tous les domaines des
Télécommunications (réseaux, services, images, etc.) ;
- L’ETSI (European Telecommunications Standards Institute). Il s’agit d’un organisme
européen qui agit en accord avec l’UIT pour en préciser les recommandations
dans le cadre européen ;
- L’IETF (Internet Engineering Task Force), organisme assez particulier du monde IP, publie
des Requests for Comments (RFC) qui fonctionnent aujourd’hui comme des standards
de fait (IP, TCP, SIP, etc.).
- l’ISO (International Standards Organization), regroupe des institutions nationales de
normalisation de nombreux pays. Son champ d’action est plus large que le secteur
des Télécommunications.
- Les différents forums, dont l’objectif est surtout d’agir en groupement d’acteurs
intéressés au développement d’une technologie, mais amenés très souvent à éditer
des standards venant compléter les normes officielles.
Ex : ATM-Forum, Frame Relay Forum, etc.
organismes nationaux (l’AFNOR en France,T1 aux Etats-Unis).
Florentin Y. AGOSSOU 165
Introduction :
Définition et importance de la QoS

Pour les services voix, les paramètres de QoS usuels sont :


- l’accessibilité,
- le maintien de la communication,
- la qualité d’écoute,
- Etc…
L’accessibilité est la possibilité pour un usager ou abonné d’accéder avec
succès et fluidité aux services du réseau ;
Le maintien de la communication traduit la capacité qu’a un réseau
de maintenir une communication déjà établie jusqu’à son terme.
La qualité d’écoute permet de garantir à une communication une bonne
qualité auditive perçue par les deux interlocuteurs. Elle doit être
comparable à la qualité d’une communication directe sur un réseau fixe
des deux bouts.

Florentin Y. AGOSSOU 166


Introduction :
Définition et importance de la QoS
Pour les données, il s’agit de voir comment véhiculer dans de bonnes conditions,
un type de données en termes de :
- disponibilité,
- débit,
- délai de transmission,
- taux de perte,
- gigue…
Le débit t désigne le nombre de bits transmis par seconde ;
Le délai de transmission correspondant au temps que met le paquet pour
traverser le réseau d’un point d’entrée à un point de sortie. Il est mesuré entre
le départ du début du paquet à la source et l'arrivée de la fin du paquet à
destination ;
Le taux de perte: Une erreur sur l'en-tête du paquet ou l'envoi vers une
mauvaise destination peut entraîner sa perte. Ces pertes sont dues à des
problèmes de congestion sur le réseau ou a une mauvaise qualité de liaison.
La gigue est la variation des délais d’acheminement des paquets et cette
variation. Florentin Y. AGOSSOU 167
• La qualité de service s’apprécie à travers divers
paramètres appelés Key Performance Indicator KPI :
- Ils sont spécifiques aux fournisseurs et internes aux réseaux
- Différentes stratégies :
• Comment compter les évènements réseau
• Quels évènements sont assimilés à quel(s) compteur(s)

• La nécessité de la connaissance d’un système spécifique


- Les spécialistes avec une connaissance détaillée du système
- Tester les compteurs :
• documentation peut être défectueuse
• approche au compteur change avec l’actualisation du système

Florentin Y. AGOSSOU 168


Critères des Paramètres de QoS
• Paramètres QoS devraient être facilement compris du public, et
leur sont utiles et importants.

• Tous les paramètres sont applicables au point de terminaison du


réseau.

• Les paramètres devraient être capables de vérification par des


organisations indépendantes. Cette vérification devra être faite par
des mesures directes ou par un audit des mesures de l’opérateur.

• L’adéquation des valeurs du paramètre QoS devrait être établie à


un niveau conforme aux méthodes de mesure à coût très efficace.

• Les paramètres sont élaborés pour l’application individuelle et


statistique.

Florentin Y. AGOSSOU 169


• Les Opérateurs Mobiles se battent :
o La plupart des opérateurs vivent dans un cadre multi fournisseurs
o Les compteurs des différents fournisseurs ne peuvent pas être directement
comparés
o Cela nécessite une attention et une stratégie continues
Pour les utilisateurs finaux :
La QoS = Satisfaction, ce qui signifie obtenir la meilleure valeur pour leur argent
parmi d'autres choix ;
Pour les opérateurs :
la satisfaction des utilisateurs accroît les revenus, assure la fidélité de la clientèle,
consolide l'avantage concurrentiel parmi les concurrents.
Selon des enquêtes, 90% des clients quittent les réseaux sans se plaindre.
Pour les régulateurs :
la satisfaction signifie protéger les consommateurs, assurer la satisfaction de
l'utilisateur final et créer un espace favorable à la libre concurrence entre
opérateurs.
Les différents acteurs partagent tous un objectif commun :
LA SATISFACTION DU CLIENT
Florentin Y. AGOSSOU 170
Mécanismes de la QoS du Marché
• Les Forces du marché conduiront les utilisateurs à une position où ils
peuvent obtenir la QoS bout en bout qu’ils souhaitent percevoir.
- Cette approche a été postulée pendant une longue durée en Europe
- Elle a été prouvé pour être plus que douteuses
- Dans la plupart des cas, les contrats entre les utilisateurs et les opérateurs du
réseau
• ont un caractère un caractère contraignant à long terme pour le client
• ne comporte pas des dispositions de QoS

• Les opérateurs télécoms traditionnels n’ont aucune mesure incitative à la


QoS élevée de bout en bout pour leurs clients NGN

• En contraste nous avons les fournisseurs de service de Communication


Internet de base :
- Reçoivent leur revenu pas directement des utilisateurs
- Mais par d’autres modèles commerciaux qui se reposent sur un nombre élevé
des utilisateurs du service chaque jour
- Les clients qui ne sont pas satisfaits avec la Qos bout en bout cesseront
d’utiliser le service
- Par conséquent, le nombre de clients baisse immédiatement et ainsi la valeur de
la société s’en trouve impactée.
- Ainsi les mesures incitatives pour offrir une QoS bout en bout à l’utilisateur y
est extrêmement élevé. Florentin Y. AGOSSOU 171 171
NP Non-NP

Active Passive

Florentin Y. AGOSSOU 172


La qualité de service (QoS) traduit la Capacité d'un réseau à fournir un
service avec un niveau de satisfaction garanti. Elle est gérée par des
paramètres qui peuvent être mesurés et compris en termes de réseaux et
d’éléments de réseau.
C’est une métrique objective se référant à des seuils induisant des
comportements plus déterministes. La QoS est basée sur six composantes
principales définies dans la Recommandation UIT-T Rec E-800 à savoir :
- Opérabilité
- Accessibilité
- Maintien 85%
- Intégrité Performance KPI
- Sécurité
- Support (SAV) Assurance 15%
KQI
La QoS peut être mesurée enFlorentin
utilisant des KPIs et des KQIs.
Y. AGOSSOU 173
On note une forte correlation entre la performance du réseau et la qualité
des services fournis.
Performances médiocres entaine des qualité de service médiocre. Il est
donc nécessaire de travailler à avoir de bonnes performances sur un
réseau avant d’espérer fournir de meilleures QoS.
Coupure
volontaire
Accès au Accès aux Usage des
Début
réseau Services Service
Coupure
non-
volontaire

Disponibilité
Réseau Accessibilité Accessibilité Intégrité des Maintien des
du Réseau des Service Services Services

Florentin Y. AGOSSOU 174


• La QoS seule ne suffit plus à garantir la qualité aux utilisateurs finaux. En
effet, la notion de Qualité d'Expérience (QoE) est devenue un concept
important avec la croissance des services fournis par les opérateurs
mobiles. La QoE est très subjective car impliquant des appréciations
humaines. La mesure et l’amélioration de la QoE malgré les défis
doivent être entreprises afin d'évaluer la vision la plus précise et
complète de la valeur offerte par le fournisseur à l'utilisateur final.
• QoE élevée, → utilisateur heureux, satisfait et fidèle aux réseau,
QoE faible → Utilisateurs mécontents.

• KPI selon les perspectives des Usagers ➔ KQI (Key Quality Indicator)
KQI = indicateurs externes
- Applicables à tous les fournisseurs & opérateurs
- Pas limités aux réseaux mobiles, mais aussi bon pour la large bande.
Florentin Y. AGOSSOU 175
• Pas de confusion à faire :
- KPIs = indicateurs internes
• Une partie de la performance du réseau
• Basés sur les compteurs du réseau
• Important pour les opérations, maintenance, modèle commercial
• Pourraient être rapportés, audités etc.
• Toutefois, sans grande signification lorsque c’est hors contexte (prise
en compte du client)

- KQIs = indicateurs externes


• Base de toute évaluation de QoS telle que perçue par l’utilisateur
• Indépendant des Fournisseurs
• Indépendant des Opérateurs
• Idéal pour comparer les différents opérateurs sur une base statistique
• Ne peuvent faire l’objet de rapport à partir du système lui-même
• Nécessite une sorte de test sur le terrain, au volant d’un véhicule, à
pied, etc.
Florentin Y. AGOSSOU 176
Facteurs influents la QoS/QoE

En Afrique En Europe & North America

• Dominantly mobile • Dominance des réseaux


networks and services de lignes fixes et services
• Usagers non puissants • Usagers plus puissants

Attentes clients QoS fourni

Le ressentir des Usagers est un facteur clé qui affecte la


perceptions de la QoS.

Florentin Y. AGOSSOU 177


Approches de Régulation de la QoS

En Afrique En Europe & North America

• Approche d'application : • Approche


d'encouragement :
Le régulateur définit les L'organisme de réglementation
paramètres de QoS et les s'appuie sur la concurrence et la
normes de référence avec publicité pour amener les
lesquels les opérateurs Consommateurs à faire des
doivent se conformer. choix éclairés et de changer de
fournisseurs si nécessaire.

Florentin Y. AGOSSOU 178


De la QoS à la QoE
Fournisseurs
Usagers de services

L'acceptabilité globale
La totalité des caractéristiques d'une application ou d'un
d'un service de service, telle que perçue
télécommunications qui portent
sur sa capacité à satisfaire les subjectivement par
besoins déclarés et implicites de l'utilisateur final.
l'utilisateur du service
Florentin Y. AGOSSOU 179
Facteurs influents la QoS/QoE

Mobile Access Core Access Mobile


User User
Station Network Network Network Station

Network Network Network


performance performance performance

Overall Network performance

End-to-end QoS

Quality of Experience (QoE)

Florentin Y. AGOSSOU 180


EVALUATION DE LA QOS DES RESEAUX
MOBILES

L’évaluation de la QoS nécessite la mesure de cette qualité à travers


des outils et méthodes. De cette mesure découle l’appréciation du
degré de satisfaction. On distingue deux grandes familles de mesures
selon les moyens exploités.

Les méthodes de mesures de la QoS


Une méthode est un ensemble de procédés ou de mode d’emploi
permettant d’exécuter une tâche ou une activité dans le but
d’obtenir un résultat.
On distingue :
- les méthodes de mesures subjectives et
- les méthodes de mesure objectives.
Florentin Y. AGOSSOU 181
Evaluation de la QoS
Les méthodes de mesures

Mesures subjectives
Les mesures subjectives permettent de se mettre dans les conditions
de l’utilisateur ordinaire. Il s’agit d’utiliser un des terminaux
couramment exploités par les usagers afin de mesurer le degré de
satisfaction qu’ils perçoivent.

Mesures objectives
Une mesure objective sert à situer et à évaluer de façon pragmatique
un phénomène. Elle utilise des appareils et se base sur des paramètres
ou métriques et des méthodes. Il s’agit ici d’utiliser des outils assez
spécialisés tels que le mobile à trace, le kit de drive test qui
permettent de faire des mesures quantitatives et qualitatives à travers
des paramètres bien précis. Un tel type de mesures s’exécute par
diverses méthodes ayant chacune une procédure bien élaborée avec
des données d’entrée et de sortie
Florentin Y. AGOSSOU 182
Evaluation de la QoS
Les méthodes de mesures Subjectives
La méthode d’évaluation subjective de la qualité permet de quantifier la QoE de
l’utilisateur d'un service donné selon une perspective psycho-acoustique et
visuelle.
Deux méthodes d’essai principales sont identifiées :
o L’écoute uniquement
o Méthode conversationnelle
Les méthodes de notation de la qualité subjective pour la parole, l’audio, la vidéo
et le multimédia incluent:
o La notation absolue et relative
o La notation continue et catégorielle

La MOS (Mean Opinion Score) est une méthode de mesure CATEGORIE SCORE
EXCELLENT 5
subjective qui prévoit l’établissement d’une moyenne
BON 4
numérique de la qualité audio de la parole perçue comme MOYEN 3
FAIBLE 2
signaux vocaux tel qu’évaluée par un nombre d'évaluateurs. MAUVAIS 1
MOS est une métrique catégorielle Florentin
absolue exprimée par un nombre unique (1183à 5)
Y. AGOSSOU
Evaluation de la QoS
Les méthodes de mesures Objectives

Dans les réseaux mobiles, les principales méthodes


de mesures objectives sont :
- Analyse de plaintes clients,
- Analyse des données statistiques de l’OMC,
- Mesures terrains (drive test).
- Mesures end to end,
- Exploitation des analyseurs de protocoles.

Florentin Y. AGOSSOU 184


Analyse des plaintes clients
Une plainte client est la manifestation de l’insatisfaction d’un abonné
dans la jouissance du service auquel il a souscrit.
Elle peut être recueillie par n’importe quel canal, être fondée ou non, et
être du fait du réseau ou de l’abonné lui-même.

Ce sont des informations reçues des clients incriminant le


dysfonctionnement du réseau. Elles sont généralement centralisées au
niveau du Call Center des opérateurs.
Les problèmes souvent évoqués sont relatifs à la mauvaise qualité
d’écoute, à la coupure de communications ou à propos de la difficulté
d’accès au réseau.

L’analyse de ces informations permet d’établir des hypothèses à vérifier


par d’autres méthodes de mesure. Elle permet également de rattacher
les problèmes aux zones et d’évaluer l’ampleur des problèmes en
fonction du nombre et de la récurrence des plaintes venant d’une même
zone. Florentin Y. AGOSSOU 185
Analyse des données statistiques de l’OMC
Les mesures OMC sont l’ensemble des données statistiques fournies par
l’OSS dans le but d’identifier les dysfonctionnements des composantes
du système et d’y apporter des solutions afin d’améliorer la qualité de
service offerte aux abonnés.

Dans les parties accès radio et réseau, plusieurs compteurs sont


déclarés et s’incrémentent à chaque occurrence des événements. Ces
compteurs sont révélateurs du bon ou du mauvais fonctionnement des
procédures qu’ils gèrent. Des valeurs seuils sont prédéfinies pour
faciliter l’identification des problèmes à travers des dizaines d’indicateurs
de performance.

L’analyse de ces données statistiques constitue la méthode de mesure


OMC en ce sens qu’elle permet de tirer des conclusions objectives en
ce qui concerne les performances du réseau.
Le croisement de plusieurs de ces indicateurs est souvent nécessaire
pour cerner sans ambiguïté tout problème.
Florentin Y. AGOSSOU 186
Canaux Logiques de l‘Interface Radio
BTS

CCCH

SDCCH
SACCH

TCH/FACCH

Florentin Y. AGOSSOU 187


Cannaux Logiques de l‘Interface Abis
BTS
Un canal logique de l‘interface Abis
BSC RSL SAPI = 0

Layer 2

OML SAPI = 62
TRX

L2ML SAPI = 63

Florentin Y. AGOSSOU 188


Liaison de l‘OMC-R
DTAP L O
2 &
RSL M M Serveur OMC-R
LAPD
PCM 24 (DS-1)
ou
PCM 30 (E1)

X.25 ou IP
OML en X.25 ou IP

Florentin Y. AGOSSOU
Client OMC-R
189
Analyse des données statistiques de l’OMC
Réseau d’accès radio

Elles portent sur les entités :


•BSC,
•BTS (cellules),
•TRX ,
•Adjacence entre cellules,
•Transcodeur.

Procédures:
Les statistiques BSS portent sur les procédures telles que:
•Etablissements d’appels,
• accès au réseau,
•handover,
•paging,
•location update, ….. Florentin Y. AGOSSOU 190
Les indicateurs de performance sont issus des
compteurs qui permettent d’apprécier l’état de
fonctionnement de l’ensemble du réseau. Ces
compteurs enregistrent les différents événements du
réseau, ce qui permet ensuite d’éditer les divers
indicateurs qui résultent du traitement de plusieurs
événements.
On les appelle encore KPI : Key Performance Indicator.
On distingue :
• Les indicateurs BSS
• Les indicateurs NSS.
Florentin Y. AGOSSOU 191
Un utilisateur qui veut établir une communication doit
franchir avec succès et chronologiquement quatre
étapes :
1- Radio Link Establishment RLE
2- SDCCH Phase
3- TCH Assignement
4- Alerting (Sonnerie et retour d’appel)
Un appel réussi est un appel ayant franchi avec succès
toutes ces quatre étapes, chaque étape étant sujette à
des éventualités d’échec.
Florentin Y. AGOSSOU 192
Location Updating 1/2

CHAN RQD CHANNEL REQUEST

CHAN ACTIV

CHAN ACTIV ACK

IMM ASSIGN CMD IMM ASSIGN

EST IND (LOC UPD) SABM (LOC UPD)

UA

AUTH REQ

AUTH RES

ENCR CMD CIPH MODE CMD

CIPH MODE COM

Florentin Y. AGOSSOU 193


Location Updating 2/2

LOC UPD ACC

TMSI REAL CMD

TMSI REAL COM

CHANNEL RELEASE

DEACT SACCH

DISC

REL IND

UA

RF CHAN REL

RF CHAN REL ACK

Florentin Y. AGOSSOU 194


Mobile Originated Call Setup 1/2

CHAN RQD CHANNEL REQUEST


CHAN ACTIV
CHAN ACTIV ACK
IMM ASSIGN CMD IMM ASSIGN
EST IND (CM-SERV-REQ) SABM (CM-SERV-REQ)
UA (CM-SERV-REQ)
MS POWER CONTROL
AUTH REQ
AUTH RES
ENCR CMD CIPH MODE CMD
CIPH MODE COM

Florentin Y. AGOSSOU 195


Mobile Originated Call Setup 2/2

SETUP
CALL PROC
CHAN ACTIV (TCH)
CHAN ACTIV ACK (TCH)
ASSIGN CMD
ASSIGN COM
RF CHAN REL
RF CHAN REL ACK
ALERT
CONNECT
CONNECT ACK

Florentin Y. AGOSSOU 196


Mobile Terminated Call Setup 1/2

PAG REQ
CHAN RQD CHANNEL REQUEST
CHAN ACTIV
CHAN ACTIV ACK
IMM ASSIGN CMD IMM ASSIGN
EST IND (PAG RES) SABM (PAG RES)
UA (PAG RES)
MS POWER CONTROL
AUTH REQ
AUTH RES
ENCR CMD CIPH MODE CMD
CIPH MODE COM

Florentin Y. AGOSSOU 197


Mobile Terminated Call Setup 2/2

SETUP
CALL CONF
CHAN ACTIV (TCH)
CHAN ACTIV ACK (TCH)
ASSIGN CMD
ASSIGN COM
RF CHAN REL
RF CHAN REL ACK
ALERT
CONNECT
CONNECT ACK

Florentin Y. AGOSSOU 198


Mobile Originated Call Release

DISCONNECT

RELEASE

RELEASE COM

CHANNEL RELEASE

DEACT SACCH

DISC

REL IND

UA

RF CHAN REL

RF CHAN REL ACK

Florentin Y. AGOSSOU 199


Mobile Originated Call Setup

CM Service request SCCP CR (BSSMAP CL3I (DTAP CM Service Request [TMSI])),

SCCP CC (BSSMAP Cipher mode command)

SCCP DT1 (BSSMAP Cipher mode complete)


Setup SCCP DT1 (DTAP Setup [Cld_Pty_No])

Call proceeding SCCP DT1 (DTAP Call proceeding)

SCCP DT1 (BSSMAP Assignment request [TCH parameters])

SCCP DT1 (BSSMAP Assignment complete)

Alert SCCP DT1 (DTAP Alert)

Connect SCCP DT1 (DTAP Connect)

Connect acknowledge SCCP DT1 (DTAP Connect acknowledge)

Florentin Y. AGOSSOU 200


Mobile Terminated Call Setup

Paging request SCCP UDT (BSSMAP Paging [IMSI and/or TMSI])

Paging response SCCP CR (BSSMAP CL3I (DTAP Paging Response [IMSI or TMSI))
SCCP DT1 (BSSMAP Cipher mode command)
SCCP DT1 (BSSMAP Cipher mode complete)

Setup SCCP DT1 (DTAP Setup)

Call confirmed SCCP DT1 (DTAP Call confirmed)


SCCP DT1 (BSSMAP Assignment request)
SCCP DT1 (BSSMAP Assignment complete)
Alert SCCP DT1 (DTAP Alert)
Connect SCCP DT1 (DTAP Connect)

Connect acknowledge SCCP DT1 (DTAP Connect acknowledge)

Florentin Y. AGOSSOU 201


Mobile Originated Call Release

Disconnect SCCP DT1 (DTAP Disconnect [Cause])

Release SCCP DT1 (DTAP Release [Cause])

Release complete SCCP DT1 (DTAP Release complete)

SCCP DT1 (BSSMAP Clear command [Cause])

SCCP DT1 (BSSMAP Clear complete)

SCCP Released (Release Cause)

SCCP Released Complete

Florentin Y. AGOSSOU 202


L’échec du franchissement d’une des étapes correspond à un
évènement qu’il faut compter pour pouvoir établir les statistiques et
savoir qui a été la cause de chaque dysfonctionnement du réseau et
dans quelle proportion.
Des compteurs existent en effet pour évaluer ces évènements.
Un compteur est ainsi un paramètre permettant d’évaluer un
évènement du réseau. On distingue trois mécanismes de collection
des compteurs:
- Les compteurs cumulatifs: Ils s’incrémentent à chaque fois que
l’évènement se produit ;
- Les Compteurs d’inspection: La tâche consiste à quantifier
l’évènement périodiquement. Mesures effectuées chaque 10s, 20 s…
- Les compteurs d’observation: Règlent l’enregistrement des
informations relatives à une procédure Télécoms (HO, Channel
release, mesures UL ou DL…) Florentin Y. AGOSSOU 203
Ces compteurs permettent de gérer les indicateurs de
performance du réseau. On distingue:
- Indicateur Global qui renseigne sur un aspect vague ou global du
réseau. Ex:Taux d’échec de 3% sur le réseau ➔ trop général
- Indicateur détaillé renseigne de manière approfondie sur les
phénomènes et évènement du réseau. Ex: 5 échecs sur 15 tentatives.
Les compteurs des indicateurs se basent sur des seuils permettant
de déterminer quand est-ce que c’est bon et quand est-ce que c’est
mauvais.
Les indicateurs ont souvent un seuil élevé (plus tolérant) pour les
constructeurs, ils sont bas (plus sévère) pour les opérateurs afin
d’avoir la meilleure QoS possible.
Florentin Y. AGOSSOU 204
DESCRIPTION Common
BSS GSM KPI Threshold Dense urban Urban Sub urban Rural

Call Drop
Rate of call drop : % of TCH dropped after successful assignment. .
% Call Drop 1,50% 1.2% - 1.3% 1.3% - 1.5% 1.5% - 1.8% 1.8% - 2 %
Incoming HO are added and outgoing HO are removed from the number
Rate of TCH call drops due to radio problem, handover failure or BSS
problem
% RTCH drop 1,20% 1 % - 1.1% 1.1% - 1.3% 1.3% - 1.5% 1.5% - 2 %
Number of TCH dropped on a cell (Radio / System/HO) among the
number of TCH seized within the cell
Call Establishment
% Call Setup Success Rate (Alcatel formula) i.e from SDCCH seizure till TCH seizure (SDCCH failures not counted) 97% 97,50% 97% 96,50% 95%

i.e from SDCCH seizure till TCH seizure (SDCCH Congestion is counted but
% Call Setup Success Rate (1st optional formula) 96.5% 97% 96,50% 96% 94%
not SDCCH Assign failures)
i.e from SDCCH Assignment till TCH seizure (BOTH SDCCH Cong and
% Call Setup Success Rate (2nd optional formula) 96% 96,50% 96% 95.5% 94%
SDCCH Assign failures are counted)

% RTCH_Assign_Cong % RTCH assign failure Congestion 2% 1% 0,70% 0,50% 0,20%

Rate of RTCH assignment failure due to BSS problems or Radio Link


%RTCH Assign Fail 1,50% 1% 1.5% 2% 3%
Failure. If no call on the cell, the rate is set to 0.
Rate of SDCCH drop due to BSS Problems, Radio Link Failure or during HO
procedure. If no SDCCH traffic, the rate is set to 0. HO incoming and
% SDCCH drop 0,50% 0.5% 0.8% 1% 1.5%
outgoing are omitted at denominator because of low probability to
occur.
SDCCH Congestion and Assignment Failures
Rate of SDCCH not allocated during radio link establishment due to
%SDCCH_Assign_Cong 1% 0.5% 0.8% 0.8% 0.8%
congestion on Air interface.
Rate of SDCCH unsuccessful seizures during radio link establishment
%SDCCH_Assign_Fail 3% 2% 2.5% 3% >3%
(congestion, radio access problem, BSS Problem)
Intra+Inter BSC incoming handovers
Rate of successful incoming external and internal intercell SDCCH and
% Success 96% 96.5% 96% 95% 94%
TCH handover.
Intra+Inter BSC outgoing handovers
Rate of successful outgoing external and internal intercell SDCCH and
% Efficiency 96% 96.5% 96% 95% 94%
TCH handovers
Paging Success Rate
Florentin Y. AGOSSOU 205
% PSR Percentage of succesful paging requests . Measured at NSS Level 90% 92% 90% 88% 85%
Florentin Y. AGOSSOU 206
Number of immediate assignments attempts: nombre de
tentatives d’accès immédiat reçues par le BSC (Channel required);
Objet: BTS (cellule)
Number of Immediate Assignment Losses: Nombre de
tentatives échouées pour cause de manque de canaux
SDCCH/TCH; Objet: BTS(cellule)
Number of AGCH Losses: il indique le nombre de message
Assignment Command non transmis sur canal AGCH sur
l’interface air. Objet: BTS
Number of succesfully immediate assignments: il indique le
nombre detentatives d’accès immediat réussies. Objet: BTS
Toute combinaison de ces indicateurs pour donner les taux
d’echecs ou
de réussite, etc…. Florentin Y. AGOSSOU 207
Après assignation d’un TCH ou d’un SDCCH, toute coupure de la
communication constitue un CALL DROP.
On distinguera donc :
- Le SDCCH Call Drop et
- Le TCH Call Drop
Cinq types de Call drop existent :
- Radio Drop ➔ Pb radio, Pb de couverture, Pb Umbalance
- Hand over Drop ➔ Handover failure sans ROC (Reversion to Old Channel)
- BSS Drop ➔ Problèmes Hardware sur BTS ou BSC
- TCH Drop ➔ interférence ou mauvaise couverture
- Preemption Drop ➔ Retrait de TCH à un MS pour en donner à un autre.

Florentin Y. AGOSSOU 208


Number of dropped SDCCH connections: Cet
indicateur donne le nombre de coupure de connexions SDCCH
pour tout type d’appel (MOC, MTC, SMS, LU,…)
SDCCH Drop Rate: il indique le taux de coupure SDCCH.
C’est le nombre de coupure de connexions SDCCH rapporté au
nombre total de réquête SDCCH=nombre de Immediate
assignment successfull;
Mean Time between SDCCH Drop: Temps moyen
entre coupure SDCCH
Raisons de dégradation: Interférence, trous de
couverture, distance excessive, expiration de timer (T200, ..),
échec de handover SDCCH,Florentin
etc..Y. AGOSSOU 209
Number of Call Setup Attempts: nombre de tentative
d’établissements d’appel; Il s’agit de toutes les tentatives d’appels
après un successfull immediat assignment;
Number of successfull call setup attempts: nombre
d’établissements d’appel réussis;
Number of call setup failures: nombre d’échecs
d’établissement d’appels. Raisons: congestion TCH, SDCCH drop,
assignment failure, etc…
Toute combinaison de ces indicateurs (CSSR, CSFR, …)

Florentin Y. AGOSSOU 210


Number of dropped TCH connections: Cet indicateur donne le
nombre de coupure de connexions TCH en tenant compte ou pas des
échecs handover.
TCH Drop Rate: il indique le taux de coupure TCH durant un appel
ou durant une procédure de handover. C’est le nombre de coupure de
connexions TCH rapporté au nombre total d’allocation TCH (y compris
ceux relatif au handover), en pourcentage.
Call Drop Rate: Il indique le taux de coupure d’appels durant la
phase active des appels. C’est le nombre de coupure de connexions
TCH rapporté au nombre total d’allocation TCH (exceptés ceux relatifs
au handover), en pourcentage.
Mean Time between TCH Drop: Temps moyen entre coupure TCH
Raisons de dégradation: Interférence, trous de couverture, distance
excessive, expiration de timer (T200, ..), échec de handover TCH,
instabilité de liaison de transmission, problème sur transcoder, etc.. 211
Florentin Y. AGOSSOU
SDCCH Traffic carried: Il indique le trafic véhiculé par les
canaux SDCCH.
SDCCH Traffic offered : il indique la quantité de trafic que
fournissent les abonnés sur les canaux SDCCH.
SDCCH Traffic Lost: il indique la quantité de trafic perdu.
SDCCH Lost rate: il indique le taux de perte ou le taux de
congestion sur les canaux SDCCH.
SDCCH Mean Holding Time: Temps moyen d’occupation des
canaux SDCCH.

Florentin Y. AGOSSOU 212


TCH Traffic carried: Il indique le trafic véhiculé par les canaux
TCH.
TCH Traffic offered : il indique la quantité de trafic que
fournissent les abonnés sur les canaux TCH.
TCH Traffic Lost: il indique la quantité de trafic perdu.
TCH Lost rate: il indique le taux de perte ou le taux de
congestion sur les canaux TCH.
TCH Mean Holding Time: Temps moyen d’occupation des
canaux TCH oudurée moyenne des communications.

Florentin Y. AGOSSOU 213


PCH accesses: Il indique le nombre de requêtes de paging
émises sur l’interface air.
RACH accesses: il indique le nombre de requêtes RACH
détectées.
AGCH accesses: il indique le nombre de requêtes AGCH émises
sur l’interface air.
PCH rejection Rate: Il indique le taux de rejet de messages
paging.
RACH rejection Rate: il indique le taux de rejet RACH.
AGCH rejection Rate: il indique le taux de rejet AGCH.
Florentin Y. AGOSSOU 214
Interference Band Rate on idle TCH: Il donne par TRX la
répartition en pourcentage de l’interférence sur cinq niveau
(bandes): Interférence band 1, 2, 3, 4, 5. L’interférence bande 1
étant la meilleure.
TA distribution: répartition des communications en fonction du
Timing Advance sur 7 niveaux.
RXQUAL distribution: répartition des communications en
fonction de la qualité sur 7 niveaux.
RXLEV distribution: répartition des communications en
fonction du niveau de signal sur 7 niveaux.
RXLEV per TA: donne la réparation des communication en
fonction du RXLEV et du TA.
RXQUAL per RXLEV: donne la répartition des
communications en fonction du RXLEV et du
Florentin Y. AGOSSOU 215
RXQUAL.
TCH efficiency :
Il correspond au taux de disponibilité TCH dans la
cellule concernée ;

SDCCH efficiency:
C’est le Taux de disponibilité des SDCCH dans la
cellule concernée. Si ce taux se baisse, les échecs de
call set up pourrait croitre dégradant ainsi
l’accessibilité au réseau donc la QoS.
Florentin Y. AGOSSOU 216
• BSC Processor Load : charge des processeurs du
BSC. Notamment, traitement de la signalisation, etc….

• BTS Processor load: charge des processeurs de la


BTS

• BSC-MSC CCS7 load: Charge des liens de


signalisation N° 7 entre les BSC et les MSC.

• BSS Indicators on NSS: Paging success Rate, LU


success rate, HandoverFlorentin
SuccessY. AGOSSOU
Rate, etc… 217
ON DISTINGUE :
INCOMING HANDOVER SUCCESS RATE qui mesure le
taux de succès des HO entrant (l’observateur est la
cellule elle-même) après des tentatives de handover
PBGT, niveau, qualité ou interférence.
Condition : > 95%
Temps de mesure: Journalier
Causes de dégradation:
• Interférences.
• Mauvaise couverture ou limite de couverture.
• Manque des relations de voisinage HO.
• Mauvais paramé[Link] Y. AGOSSOU 218
OUT GOING HANDOVER SUCCESS RATE mesurant le
taux de succès des HO sortant (l’observateur est la
cellule elle-même) après des tentatives de handover
PBGT, niveau, qualité ou interférence.
Condition: > 95%
Temps de mesure : Journalier
Causes de dégradation :
Interférences.
Mauvaise couverture ou limite de couverture.
Manque des relations de voisinage HO.
Mauvais paramétrage.
Florentin Y. AGOSSOU 219
La détermination des causes de handover est aussi un paramètre très
important dans la détection des problèmes d’un réseau d’accès radio
GSM., En effet, selon que la cause des handover, on a :
HandOvers basés sur le choix de la meilleure cellule serveuse
Condition : > 50%
Temps de mesure : Journalier
Valeur du réseau: 43.46% (à améliorer)
Causes :
Faible intersection entre couches de couvertures (la cause
dominante).
Manque des relations de voisinage HO.
Interférences.
Mauvais paramétrage entre différentes couches (1800 &900 par ex).
Florentin Y. AGOSSOU 220
HandOvers basés sur les mesures de qualité pour des niveaux de
couverture (RxLev) acceptables, le HO dans ce cas est d’une
cellule de mauvaise qualité a une autre de bonne qualité.
Condition: < 20%
Temps de mesure : Journalier
Causes :
Interférences en voie descendante (cause dominante).
Mauvais paramétrage.
HandOvers basés sur les mesures du niveau de couverture
(RxLev), le HO dans ce cas est fait en urgence vers une autre cellule
car le RxLev de cellule serveuse est trop bas.
Condition: < 30%
Temps de mesure : Journalier
Florentin Y. AGOSSOU 221
HandOvers basés sur les mesures de qualité pour des bons
niveaux de couverture (RxLev), le HO dans ce cas est fait d’un
TRX de mauvaise qualité à un TRX de bonne qualité de la même
cellule.
Condition: < 5% ;

HandOvers basés sur les mesures de la distance en fonction de


l’avancement dans le temps entre mobile et BTS, le HO dans ce
cas est fait en urgence vers une autre cellule car la distance entre
mobile et BTS a dépassé 35km
Condition: = 0%.

Florentin Y. AGOSSOU 222


Objets :
• MSC,
•TRUNK,
•VLR/LA,
•HLR,
•Destination,
•Cell, etc….
Procédures :
•Etablissements d’appels,
•accès,
•handover,
•paging,
•location update, ….. Florentin Y. AGOSSOU 223
CIC = Code d’Identification de Circuits
Operating mode:
• incoming,
• outgoing,
• Bothways = Bidirectionnels.
Call Carried: nombre d’établissement d’appels sur le faisceau
Call answered: nombre d’appels répondus
Trafic Carried: trafic écoulé correspondant à l’ensemble des
appels
Trafic Answer: trafic correspondant aux appels répondus
Number of connected lines: nombre de lignes connectées
Number of blocked lines: nombre de lignes bloquées
Florentin Y. AGOSSOU 224
Loss Rate: taux de congestion
Call Carried: nombre d’établissement d’appels vers la destination

Call answered: nombre d’appels répondus

Trafic Carried: trafic écoulé correspondant à l’ensemble des


appels

Trafic Answer: trafic correspondant aux appels répondus

Loss Rate: taux de congestion

Florentin Y. AGOSSOU 225


Les statistiques du HLR portent souvent sur:
•Number of subscriber registered: Nombre d’abonnés
enregistrés dans le HLR;
• Nombre d’abonnés ayant ou n’ayant pas (barring) sur
un type de service donné ;
• Nombre d’abonnés en roaming à l’étranger ;
• Nombre d’abonnés bloqués ;
• Nombre d’abonnés avec le provisionning CAMEL activé
(nombre d’abonnés prépayés)
Florentin Y. AGOSSOU 226
Les statistiques du VLR portent souvent sur :
• Number of subscriber registered: Nombre d’abonnés
enregistrés ;
• Nombre d’abonnés attachés, Nombre d’abonnés
détachés ;
• Nombre d’abonnés étrangers en roaming sur le réseau ;
• Nombre de requêtes de Location Update ;
• Nombre de Location Update réussis ;
• Nombre de MSRN envoyés au HLR.
Florentin Y. AGOSSOU 227
Les statistiques du localisation portent souvent sur :
Nombre de requêtes de location update (mis à jour de
localisation) reçus ;
Paging procedures request: il indique le nombre de tentatives
de paging pour les terminaisons d’appels ;
Retry Paging procedures request: il indique le nombre de
reprises tentatives de paging ;
Successfull paging: indique le nombre de tentatives de paging
réussis ;
Number of Mobile Subscriber: Il indique le nombre d’abonnés
enregistrés dans le LA ;
Number of Attached Mobile Subscriber: Il indique le nombre
d’abonnés enregistrés et attachés dans le LA
Florentin Y. AGOSSOU 228
Les statistiques des liaisons de signalisation sémaphore 7 portent
souvent sur :

- Durée de disponibilité du lien ;

- Durée d’indisponibilité du lien ;

- Nombre de MSU transmis sur le lien ;

- Nombre de MSU reçus sur le lien ;

- Taux de congestion du lien.

Florentin Y. AGOSSOU 229


Autres éléments à apprécier au niveau des statistiques
NSS sont:
- Le BHCA : Busy Hour Call Attempt qui indique
l’heure chargé du réseau, heure pendant laquelle on
enregistre le plus de tentatives d’appels sur le réseau.
Généralement, nous observons deux heures chargées
dont les trafics s’avoisinent.
- La Charge des processeurs: Il est important de
vérifier cette charge car il faut éviter que les processeurs
atteignent un certain taux d’occupation au risque de
dégrader leur performance.
Florentin Y. AGOSSOU 230
En conclusion, on peut caractériser les données statistiques de l’OMC
comme suit :

Récolter à partir du rapport des événements(compteurs) ,OMC


(radio et réseau) de l'équipement
Principe
Traitement de ce compteurs ( avec formulaire élaborée par
l'équipe d'exploitation ou par logiciel de traitement)

Les statistiques globales : relatives à une zone BSC/ MSC/


SGSN/…
Avantages
Moins cher que les mesures sur le terrain: mesures lointaines
, aucun besoin d’engager une équipe de mesures , …

Pas de localisation des problèmes identifiés au niveau radio


Inconvénients (zone de non couverture ou zone d'interférence )
Aucun suivi d'un ou plusieurs appels en particulier

MesuresRadio (KPI " classiques " : QoS, trafic, performances, …


Mesures ) mesures du réseau (KPI " classiques " : localisation, pièce
jointe, appels, …)
Florentin Y. AGOSSOU 231
En conclusion, on peut caractériser les données statistiques de
l’OMC comme suit :

Outils Propriétaires
• Alcatel : RNO
• Siemens : SPOTS (assez interessants pour les rapports statistiques)
• Ericsson : TEMS Analyzer
• …

Outils Génériques (multi-fournisseurs)


• APIC of Metrica: Evolution problem
• MyCom of MyCom: semblable au Metrica mais moins adapté au
rapports sophistiqué.
• AirCom: adéquat pour les statistiques classiques
• NetAct SQM: Nokia
• OVPI: HP (pour les équipements IP)
Florentin Y. AGOSSOU 232
LES MESURES :
Outils de mesure QoS/QoE
Il faut noter qu’aucun outil ou technique de mesure n’est capable de saisir
tous les aspects de la QoS d'un réseau.
 Les opérateurs utilisent plusieurs outils (spécifiques ou non) sur
différentes interfaces (complémentaires ou non)

Passif
Measurement
tools
Field Actif

Surveyors

Generic/
Measurements
Specific
Measurement OMC raw data
techniques
Manual/
Surveys
Automatic
System Passive probes

Calls and
sessions
generators
Outils de mesure QoS/QoE

Solution Avantages Inconvénients


• Non exhaustive (géographique et
• Suivre les événements à un niveau
Drive Test temporel)
géographique et étape par étape
• Des coûts élevés et de la logistique
• Le manque de suivi des événements
• Géographiquement (toutes les
Analyse des liés à un appel particulier ou une
cellules) et exhaustive à temps
données brutes session
(tout le réseau)
OMC • Manque de mesures, de trous de
• Coût réduit
couverture
Enquêtes sur la
• Reflète la (QoE) Comme
perception des • Coûteuses (enquêtes)
effectivement perçue par les
services aux • Subjectives
utilisateurs
abonnés
• Coûteuses (logistique et Opérateurs)
Enquêtes sur le • Mesures de la Qualité vocale plus
• Limitées dans le temps et dans
terrain objectives
l'espace
• Faible coût • Manque de certains paramètres non
Les applications
• Répresentation Géographique et disponibles
à base mobile de
temporelle, à partir de l'utilisation • Peut avoir un impact sur le
l’abonné
des services téléphone mobile de l'utilisateur

Florentin Y. AGOSSOU 234


Outils de mesure QoS/QoE
AVANTAGES INCONVENIENTS
Drive Test

Longs, coûteux, ponctuels (représentativité)


Localisation des mesures et phénomènes
Subjectives

ENQUETES

Proche des conditions réelles des usagers Longs, coûteux, ponctuels (représentativité)

COMPTEURS OMC
Exhaustifs (temps, espace, KPIs), économique, Pas de localisation précise des problèmes dans
automatique le réseau
SONDES PASSIVES
Suivi des événements d’un appel, exhaustivité Coûteux, volumes de données à traiter
(temps, localisation, KPIs), automatique énormes
GENERATEUR D'APPELS

Suivi des événements d’un appel, exhaustivité


Longs, coûteux, ponctuels (représentativité)
(temps, localisation, KPIs), scénarios paramétrables

ENQUETES DE SATISFACTION CLIENTELE


Couteux, identification difficile des problèmes
Point de vue de l’utilisateur final techniques, représentativité géographique
limitée
Florentin Y. AGOSSOU 235
Mesures Objectives
Les analyseurs de protocoles ou en anglais : protocol analyzer
- Dispositif capable d’analyser une situation ou une procédure conformément à une
norme établie. Un analyseur de protocole est donc un appareil capable de décoder et
d’analyser des messages de signalisations échangés entre entités pendant l’exécution
d’une procédure donnée. C’est un dispositif qui s’insère sur les interfaces normalisées
des réseaux de Télécommunications et, comprenant les protocoles qui s’y exploitent,
arrive à visualiser les messages échangés par les entités en interaction. La nature des
messages permet d’identifier facilement en cas de problème les procédures et les entités
qui dysfonctionnent.
- Outil de diagnostic des flux de trames échangés sous un protocole donné. Un analyseur,
ou analyseur de protocole. Il permet à un administrateur de réseau d'examiner les
trames échangées entre deux dispositifs de réseau à des fins d'investigation (en cas
dégradation des performances, notamment).
- L'analyseur est dit " de protocole ", parce que pour intercepter, décoder et analyser une
trame, il faut savoir de quel protocole elle relève. Ce logiciel s'exécute sur un micro-
ordinateur et ne peut " voir " que les trames des protocoles de haut niveau gérées par la
carte réseau de l'ordinateur. Les analyseurs qui permettent de descendre aux plus basses
couches d'un réseau comportent une partie matérielle : une sonde que l'on place entre
les deux dispositifs dont on veut contrôler le dialogue et qui procède au décodage des
trames, pour examen ultérieur à l'aideFlorentin
du logiciel approprié.
Y. AGOSSOU 236
Les Mesures : Drive test
Le drive test
Le drive test consiste à faire des sorties terrain au cours desquelles, on effectue des
scénarii afin de tester différents aspects d'une communication mobile. On teste, alors,
l'établissement de la communication, son maintien durant un temps donné et la qualité
audio tout en se déplaçant. Les testeurs en voiture, sont munis d'une chaîne de mesure
(ensemble des équipements) de type drive test.
Les éléments d’une chaîne de drive test sont :
- Un mobile à trace : Le mobile de test est équipé d'un logiciel spécial et est utilisé
pour les mesures radio. Le mobile est connecté à l'ordinateur d'acquisition, qui rend
possible l'utilisation de commandes qui permettent de contrôler le mobile, mais sa
véritable utilité réside dans le fait qu'il peut calculer tous les paramètres radios (Rxlev,
RxQual, FER, etc.) et les communiquer à l'ordinateur. Le mobile permet en somme de
réaliser tous les scénarii possibles dans la zone géographique testée ;
- Un équipement GPS : assure la localisation exacte de la position géographique de
chaque point de mesure. Il est indispensable pour repérer les points de mesures qui
présentent des problèmes ;
- Un ordinateur portable doté d'un logiciel d'acquisition : réalise l’acquisition,
traite et enregistre les mesures récupérées du mobile à trace et du récepteur GPS. Les
mesures sont rendues lisibles ensuite par l'intermédiaire du logiciel et permettent à
l'ingénieur de constater l’état du réseau sur [Link].
Florentin AGOSSOU 237
Les Mesures : Drive test

Synoptique d’une chaine de


Florentin mesure de drive test
Y. AGOSSOU 238
Les Mesures : Kit de Drive Test

Florentin Y. AGOSSOU 239


Les Mesures : Kit de Drive Test

Florentin Y. AGOSSOU 240


Les Mesures : Drive test

Processus
Avant la mesure :
• Définir l’itinéraire
• Définir le moment
• Définir l’état du mobile (veille/dédié) et aussi les types d’opérations à effectuer
• Définir les indicateurs à considérer (Rxlev, RxQual, SQI, etc…)
• Vérifier le kit de drive test
Durant la mesure :
• Exploiter au mieux l’appareil de drive test
• Insérer les notes dans le fichier de mesures
• Noter surtout les évènements importants
Après la mesure :
• Sauvegarder les fichiers de mesure
• Analyser les fichiers de mesure
• Trouver les zones de problèmes avec les évènements liés
Florentin Y. AGOSSOU 241
Les Mesures : Drive test
Différents types de drive test
On distingue plusieurs types de drive test :
Drive test d’intégration de sites
Drive test d’optimisation
Drive test de Bench marking (mesure comparative).

Drive test d’intégration de sites :


Il s’effectue lorsqu’on met en service un nouveau site BTS, et permet de
voir :
- Jusqu'à quel niveau le rayonnement (champ) de la cellule peut aller ;
- Les relation de voisinage avec les autres cellules ; ici, quittant d’une cellule
à une autre, l’on doit avoir ‘’resélection’’ lorsque le MS est en état de
veille ou ‘’handover’’ si en communication ;
- Tout les TS (Time Slot) sur tout les TRX planifiés sont disponibles, c’est le
test TCH. Il en sera de même pour les canaux SDCCH ;
- Qualité du signal dans tout la zone de couverture du réseau pour identifier
les zone d’interférence. Florentin Y. AGOSSOU 242
Les Mesures : Drive test
Drive test d’optimisation :
On le fait en deux parcours : l’un avant l’optimisation, permettant être enregistré au fur et à
mesure. de voir l’état du réseau, et l’autre après. Ceci se fait sur un parcours bien défini, par
une succession de test (niveau de champ, qualité du signal, position GPS) ; et bien entendu le
travail devra
NB: le second test doit être fait en respectant exactement le même trajet, sens et heure
de départ que le premier.

Drive test de Bench marking (mesure comparative) :


Il s’agit ici d’une étude comparative permettant de déterminer quel est le meilleur réseau
dans une zone et à un moment donné ;
Il permet également à un même opérateur de connaître périodiquement l’état de son
réseau (par exemple tout les trimestres ou semestres).
Pour le cas de deux opérateurs différents, couvrant une même zone, les tests doivent êtres
exécutés de manière synchrone, c’est-à-dire exactement au même moment suivant le
même itinéraire (il faudrait avoir tous les équipements pour le test sur deux réseaux).
Dans le cas d’un même opérateur, tous les tests à effectuer doivent être faits de la même
manière que le premier c’est-à-dire même lieu de départ, même heure (le trafic n’est pas le
même à toute heure. Si elle n’est pas respectée, les données recueillies ne seront donc pas
réelles) et même sens (la communication quittant d’une cellule A pour une autre B n’est pas
Florentin Y. AGOSSOU 243
toujours la même en allant de B vers A).
Les Mesures : Drive test
Tests de performance :

- Vérification de la couverture

- Vérification de la qualité (interférences)

- Investigation sur les plaintes clients

- Ajustements des paramètres de cellules

- Test suite à une mise à jour logiciel

- Vérification du bon/mauvais fonctionnement du réseau

- Etc…
Florentin Y. AGOSSOU 244
Identité de la cellule serveuse GSM : Informations sur les
• CGI (MCC – MNC – LAC - CI), cellules voisines :
• BCCH, - BCCH,
• BSIC - BSIC,
• RXLEV en dBm
• RXQUAL de 0 à 7
- RxLev
•TXPWR en dBm
• BCCH ARFN, TCH ARFN,
• Time Slot, Type de canal: SDCCH, TCH,
• Codage du canal : TCH/F, TCH/H, EFR
• Hopping Channel : Yes or No
• Hopping Sequence Number (HSN)
• DTX: activé ou pas
• Timing Advance TA de 0 à 63
• FER (Frame Erasure Rate)
• Q Voice
• C1 et C2 Florentin Y. AGOSSOU 245
Codé sur 6 bits

000000 (0) → -110dBm


à
111111 (63) → -47dBm

Niveaux de couverture RxLev avec des Pas de 1 dbm

Codé sur 3 bits

000 (0) → Bonne


à
111 (7) → mauvaise
Niveaux de Qualité RxQual
Florentin Y. AGOSSOU 246
Gestion de la Mobilité : Soft HandOver

Window_drop = 2 – 5 dB

Florentin Y. AGOSSOU 247


INDICATEURS DE QUALITE 3G et 4G
Quelques Paramètres de performance des
réseaux 3G et 4G
3G

• RSCP : Received Signal Code Power, puissance de réception radio

• Ec/N0 : Energy chip per Noise

• SNR ou SINR :Signal Interference to Noise Ratio

• CQI : Channel Quality Indicator

4G

• RSRQ : Reference Signal Receive Quality

• RSSI : Received Signal Strenght Indicator

• RSRQ : Reference Signal Receive Quality

RSRQ = RSRP/(RSSI/N) = RSRQ = 10 * log (N*RSRP/RSSI) où :

N étant le nombre de resources block


INDICATEURS DE QUALITE 3G et 4G
RSCP, Received Signal Code Power (UMTS) représente le niveau de la puissance reçue de
la fréquence pilote d’une station de base (Nœud B ou nB). Dans le cadre de la 3G, le
multiplexage est réalisé par code, plusieurs nB peuvent transmettre sur la même
fréquence, avec des codes spécifiques. Le RSCP permet de calculer le niveau de
puissance d’une station de base, c’est-à-dire après démultiplexage du code.

RSRP, Reference Signal Received Power (LTE) représente la puissance reçue sur un RB en
provenance d’une cellule (les séquences de CRS sont différentes d’une cellule à l’autre
grâce aux propriétés d’intercorrélation et d’autocorrélation des séquences de Zadoff-
Chu), Pour simplifier, le RSRP est la mesure équivalente au RSCP pour la 3G, c’est deux
notions sont donc identiques dans la fonction, mais s’applique à deux technos
différentes.

RSSI, Puissance du signal sur la bande de 5 MHz, il s’agit donc de la puissance mesurée
en provenance de toutes les stations de base.

RSRQ, Reference Signal Received Quality : Bien que le RSRP soit une mesure
importante, il ne donne aucune information sur la quatité de la transmission. Le LTE
s’appuie alors sur l’indicateur RSRQ, défini comme le rapport entre le RSRP et le RSSI
(Received Signal Strength Indicator). Le RSSI représente la puissance totale du signal
reçu, cela englobe le signal transmis, le bruit et les interférences.
RSRQ=10*log(N*RSRP/RSSI) avec N le nombre de resource block.
INDICATEURS DE QUALITE 3G et 4G
Mesurer le RSRQ est intéressant particulièrement aux limites des cellules, positions pour
lequelles des décisions doivent être prises pour accomplir des Handovers et changer de cellule
de références. Le RSRQ mesuré varie entre -19,5dB à -3dB par pas de 0.5dB. Le RSRQ n’est
utile uniquement lors des communications, c’est-à-dire lors de l’état connecté. La précision
absolue (Intra- et inter-frequentiel) varie de ±2.5 à ±4 dB. Le RSRQ pour la 4G peut être
comparé à l’indicateur CPICH Ec/No réalisé en 3G

Ec/No (3G) : Ec est l’énergie reçue par chip (terme réservé à la 3G) du canal pilote divisé par
le bruit total. Cela revient à estimer une image du rapport Signal Sur Bruit, lequel conditionne
(Cf. Shannon) la capacité du canal, autrement dit le débit maximum de transmission sans
erreur. Ec/No est donc égal au RSCP (3G) divisé par le RSSI (bruit total). La meilleure valeur de
Ec/No correspond à la marge de puissance entre le signal reçue et le bruit sur le signal pilote
(et uniquement sur le signal pilote). C’est pour cette raison que la valeur est indicative du
rapport signal à bruit pour la transmission de données mais n’est pas la valeur du rapport
Signal à Bruit (SNR) de la transmission des informations. L’indicateur RSRQ fournit des
informations supplémentaires quand le RSRP n’est pas suffisant pour faire le choix d’un
handover ou d’une re-sélection de cellules.
Florentin Y. AGOSSOU 252
Florentin Y. AGOSSOU 253
Permet de visualiser les messages des couches 2 et 3
Layer 2:
RR-CMD, RR-RSP, DIS-CMD, UA-RSP, SABM-CMD, etc
….
Layer 3:
Measurement report,
Paging request,
Assignement complete,
Handover complete,
Synchronisation channel information
Florentin Y. AGOSSOU 254
Florentin Y. AGOSSOU 255
Florentin Y. AGOSSOU 256
Florentin Y. AGOSSOU 257
Avantages
• Suivi de tous les évènements d’un problème particulier
• Meilleure solution pour les tests de qualité vocale
• Permet de voir un problème en profondeur

Inconvénients
• Limitation géographique: les mesures ne se font que
dans un espace géographique à la fois.

Florentin Y. AGOSSOU 258


Quelques KPI de gestion des la QoS des
services mobiles 3G/4G

- Le délai moyen de connexion : correspond à l’intervalle de temps entre la


tentative de connexion et l’aboutissement de cette tentative.
- Le taux de connexions réussies : une connexion est réussie si elle est établie
dans un délai inférieur à 1 minute. Le taux de connexions réussies est calculé sur
la base de l’ensemble des mesures réalisées.
- Le taux de réussite d’envoi/émission (Upload) des fichiers : un fichier est
considéré comme envoyé si le fichier est envoyé intégralement et si son contenu
est correct. Le taux est calculé sur la base du nombre total de fichiers envoyés. La
taille du fichier de référence pour l’envoi doit être définie (1 Mo par exemple).
- Le taux de réussite de téléchargement/réception (Download) des fichiers :
un fichier est considéré comme reçu si le fichier est reçu intégralement et si son
contenu est correct. Le taux est calculé sur la base du nombre total de fichiers
téléchargés. La taille du fichier de référence pour la réception doit être définie (5
Mo par exemple).
- Débit moyen en envoi/émission (Upload) : cet indicateur correspond à la
moyenne des débits observés pour 100% des fichiers envoyés ;
- Débit moyen en téléchargement/réception (Download) : cet indicateur
correspond à la moyenne des débits observés
Florentin pour 100% des fichiers reçus. 259
Y. AGOSSOU
Quelques KPI de gestion des la QoS des
services mobiles 3G/4G

Paramètres spécifiques du LTE


Les services mobiles peuvent être distingués selon deux critères
principaux, souvent intimement liés.
· Le service est-il temps-réel ou non temps-réel ? Latence
· Le service tolère-t-il des erreurs de transmission ou non ? BER
Ces caractéristiques de service impliquent une prise en charge
différenciée de la part du réseau.
- Le traitement d'un appel voix n'impose pas les mêmes contraintes que
le téléchargement d'un fichier.
Les services temps-réel (appel voix ou streaming vidéo) requièrent des
délais de transmission courts mais peuvent tolérer des erreurs de
transmission.
Les services non temps-réel (téléchargement de courrier électronique
ou de fichier) entrainent des contraintes de délais souples mais ne
tolèrent pas d'erreurs de transmission.
Le LTE orienté commutation de données paquet distingue ainsi des
services nécessitant un débit garanti ou GBR (Guaranteed Bit Rate), des
services ne requérant pas de Florentin
débitY. AGOSSOU
garanti (non-GBR). 260
Quelques KPI de gestion de la QoS des réseaux 3G/4G

Paramètres spécifiques au wimax


La gestion de la qualité de service ici consiste essentiellement à allouer des
classes aux clients selon les priorités et la priorités des services.
Le WiMAX possède quatre (4) classes de priorités : UGS, rtPS, nrtPS et BE.

UGS (Unsolicited Grant Service), est la priorité la plus haute. Elle a pour
objectif de faire transiter les applications qui ont un débit constant en générant
des paquets de longueur constante à des intervalles réguliers de telle sorte que
chaque paquet puisse être émis sans attente. Cette classe correspond aux
applications de téléphonie classique. Elle provient d'une version améliorée de
l'ATM : le CBR (Constant Bit Rate).
Les paramètres de qualité de service sont le Maximum Sustained Traffic Rate,
c'est-à-dire le trafic moyen en période d'émission, le Minimum Reserved Traffic
Rate, c'est-à-dire le taux minimum à réserver pour que les paquets puissent
être transmis et le Request/Transmission Policy, qui indique la politique de
retransmission. Dans cette classe, si une tranche de temps est réservée, elle ne
peut être préemptée par une autre classe. Il y'a donc possibilité de perte de la
tranche si elle n'est pas utilisée.

Florentin Y. AGOSSOU 261


Quelques KPI de gestion de la QoS des réseaux 3G/4G

rtPS (real-time Paquet Service) correspond à la transmission d'application de


type vidéo. Cette classe prend en charge des applications produisant des trames
de longueurs variables à intervalles réguliers. Les paramètres de qualités de
services sont les suivants : Maximum Sustained Traffic Rate, Minimum Reserved
Traffic Rate, Request/Transmission Policy et Maximum Latency Traffic Priority qui
indique le temps maximal entre deux trames prioritaires. Cette classe correspond
aux applications temps réels.
nrtPS (non real-time Paquet Service) correspond à des applications élastiques
qui acceptent une variabilité de délai et de tailles des paquets. Cette classe de
trafic est bien adaptée au transfert de fichiers et aux applications sans
contraintes temporelles mais qui demandent malgré tout un débit minimal pour
s'assurer d'être transmis après un temps donné. Les paramètres de qualités de
service sont : Maximum Sustained Traffic Rate, Request/Transmission Policy,
Mimimum Reserved Traffic et Priority Traffic correspondant au trafic des trames
indispensables à l'application.
BE (Best Effort) ne demande aucune qualité de service particulière et aucun
débit minimal. Les paramètres de qualités de service de cette classe sont :
Maximun Sustained Traffic Rate, Traffic Priority, Request/Transmission Policy. Les
services associés sont ceux qui ne demandent aucune garantie sur le trafic,
comme les applications web. Florentin Y. AGOSSOU 262
263
Florentin Y. AGOSSOU
Quelques Outils de gestion de la QoS
Applications natives et non-native
Diverses applications sont exploités pour mesurer la QoS, disponibles
gratuitement sur des plateformes de téléchargement ou commercialisées par des
éditeurs spécialisés.

Critères d’analyse structurants


a/ Applications natives
Ce type d’applications est compatible avec le système d’exploitation commercial
du terminal (Operating System). Elles sont le plus souvent téléchargeables sur les
Apple Store pour iOS d’Apple,Androïd Market ou Play Store pour Androïd, etc.

b/ Applications non-natives
L’usage d’applications non natives nécessite une modification du firmware du
téléphone. Le système d’exploitation du terminal est alors modifié en profondeur, et
celui-ci ne peut plus être considéré comme un modèle commercial.
En effet, la modification du firmware permet d’ouvrir l’accès à son chipset radio, et de
récupérer sur celui-ci la plupart des indicateurs radio, ainsi que les messages
échangés entre le réseau et le terminal (messages de niveaux 2 et 3).
Florentin Y. AGOSSOU 264
Quelques Outils de gestion de la QoS
Applications natives et non-native
Diverses applications sont exploités pour mesurer la QoS, disponibles
gratuitement sur des plateformes de téléchargement ou commercialisées par des
éditeurs spécialisés.

Critères d’analyse structurants


a/ Applications natives
Ce type d’applications est compatible avec le système d’exploitation commercial
du terminal (Operating System). Elles sont le plus souvent téléchargeables sur les
Apple Store pour iOS d’Apple,Androïd Market ou Play Store pour Androïd, etc.

b/ Applications non-natives
L’usage d’applications non natives nécessite une modification du firmware du
téléphone. Le système d’exploitation du terminal est alors modifié en profondeur, et
celui-ci ne peut plus être considéré comme un modèle commercial.
En effet, la modification du firmware permet d’ouvrir l’accès à son chipset radio, et de
récupérer sur celui-ci la plupart des indicateurs radio, ainsi que les messages
échangés entre le réseau et le terminal (messages de niveaux 2 et 3).
Florentin Y. AGOSSOU 265
Quelques Outils de gestion de la QoS mobile
Applications passives et actives
On distingue deux autres catégories. De solution embarquées sur les
smartphones.
Applications passives : Elles sont dites passives lorsqu’elles collectent
des informations uniquement à l’initiative des utilisateurs des mobiles.
Elles sont installées en sortie d’usine ou le plus souvent téléchargées par
les utilisateurs eux-mêmes. Les informations collectées, à l’occasion du
lancement d’un test, sont relatives à la fréquence d’utilisation des services
et à leur performance. Ces données sont géolocalisées puis transmises à
intervalles réguliers vers un serveur qui en assure le traitement.
Applications actives
Elles permettent la mise en œuvre de scénarii de tests lancés
automatiquement selon une séquence prédéfinie (script). Ces solutions
actives sont de véritables outils de test. Par nature, elles sont
exclusivement utilisées par des enquêteurs professionnels ou des
techniciens réalisant des enquêtes, et non par les
clients des opérateurs. Florentin Y. AGOSSOU 266
Quelques Outils de gestion de la QoS
Applications passives et actives

• Pour fournisseurs de contenus et services

Florentin Y. AGOSSOU 267


Quelques Outils de gestion de la QoS
Applications passives et actives

• Pour les utilisateurs

Florentin Y. AGOSSOU 268


Quelques Outils de gestion de la QoS Voix
Quelques outils de mesure terrain
Outils Professionnels
TEMS INVESTIGATOR d'Ascom
- XCAL
- NEMO de Anite
- AGILENT
- Ant Pilot

Outils Libres
- G-NetTrack
- G-Mon
Florentin Y. AGOSSOU 269
Quelques Outils de gestion de la QoS
Principales applications de mesure QoS sur smartphone

Florentin Y. AGOSSOU 270


Quelques Outils de gestion de la QoS Data
Principaux Protocoles utilisés

Le transfert de données entre deux terminaux distants via Internet fait appel à
différents protocoles (HTTP, UDP, FTP, SMTP, TELNET, etc.) réunis sous le modèle TCP/IP.
Trois protocoles sont couramment utilisés par les applications de mesure de la
qualité de service sur smartphone.

Le protocole HTTP qui est le protocole le plus utilisé sur Internet et notamment
par les applications mobiles pour se connecter à un serveur (ex: [Link]).
Les tests HTTP sont représentatifs de l'usage typique d’un smartphone : web,
téléchargements et utilisation d'application, email, réseaux sociaux, etc.
Le protocole UDP permet quant à lui de tester avec précision les usages de type
streaming vidéo et de voix sur IP. UDP est donc représentatif des services comme les
jeux en ligne, le chat vidéo, et la VoIP (Skype, viber, wat’s app, etc).
Le protocole FTP peut être utilisé pour qualifier les débits montant et
descendant sur une liaison en transmettant des fichiers de taille connue entre un
terminal mobile et un serveur distant. Ce protocole semble de moins en moins
utilisé en pratique. Florentin Y. AGOSSOU 271
Quelques KPI de gestion des la QoS
des services Internet mobile 3G et +
Les principaux paramètres mesurés sont :
- Le délai moyen de connexion
- Le taux de connexions réussies
- Le taux de réussite d’envoi/émission (Upload) des fichiers
- Le taux de réussite de téléchargement/réception (Download) des fichiers
- Débit moyen en envoi/émission (Upload)
- Débit moyen en téléchargement/réception (Download)

Florentin Y. AGOSSOU 272


Quelques Outils de gestion de la QoS Data
Quelques outils de mesure data

[Link] mobile (Ookla)

Mobispeed (Directique)

DegroupTest (France Hardware)


Florentin Y. AGOSSOU 273
BIBLIGRAPHIE

Plan
Chapitre 1 : Concepts de base et QoS des réseaux multimédia (7h)
o Les techniques de commutation
o Les applications multimédias
o Les stratégies de la qualité de service
§ Stratégie de bout en bout
§ Stratégie réseau
o Les insuffisances de IP
o Comparaison entre les réseaux informatiques et les réseaux télécom
o Les métriques de qualité de service
Chapitre 2 : Architecture NGN (8h)
o Introduction
§ Pourquoi le NGN
§ Caractéristiques des NGN
§ Apports des NGN
o Composants de l’architecture NGN
§ Architecture multi-couches
§ Eléments de l’architecture NGN
§ Protocoles de l’architecture NGN
o Types de NGN
§ NGN Téléphonie
§ NGN Multimedia : IP Multimedia Subsystem ((IMS)
Chapitre 3 : Les principaux protocoles NGN (8h)
o Introduction
o Protocole H.323
o Protocole RTP (Real-time Transport Protocol)
o Protocole RTCP (Real-Time Control Protocol)
o Protocole SIP
Chapitre 4 : Migration vers NGN ( 5h)
o Introduction
§ Problématique
§ Motivation
§ Approches
o Stratégies de Migration du cœur réseau fixe vers la NGN
§ Scénario 1 : Mise en place de solution NGN en transit
§ Scénario 2 : Mise en place de solution NGN jusqu’au commutateur de classe 4
§ Scénario 3 : Mise en place de solution NGN jusqu’au commutateur de classe 5
§ Scénario 4 : Mise en place de solution tout IP en overlay
o Migration des réseaux mobiles vers la NGN
o Evolution des technologies mobiles
§ Migration vers GPRS
§ Migration vers UMTS R3
§ Migration vers UMTS R4
§ Migration vers UMTS R5 Florentin Y. AGOSSOU 274

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