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L'évolution Du Taux de Change À Madagascar: Foi - Responsabilité - Excellence

Le document analyse l'évolution du taux de change à Madagascar, en mettant en lumière les facteurs économiques et les impacts sur l'inflation et la balance commerciale. Il souligne l'instabilité du taux de change, principalement due à un déséquilibre entre importations et exportations, ainsi qu'à des facteurs externes comme la pandémie de COVID-19. Des recommandations sont proposées pour améliorer la situation, telles que l'adoption d'un régime de change approprié et l'augmentation de l'offre de devises.

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L'évolution Du Taux de Change À Madagascar: Foi - Responsabilité - Excellence

Le document analyse l'évolution du taux de change à Madagascar, en mettant en lumière les facteurs économiques et les impacts sur l'inflation et la balance commerciale. Il souligne l'instabilité du taux de change, principalement due à un déséquilibre entre importations et exportations, ainsi qu'à des facteurs externes comme la pandémie de COVID-19. Des recommandations sont proposées pour améliorer la situation, telles que l'adoption d'un régime de change approprié et l'augmentation de l'offre de devises.

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Université Catholique de Madagascar

Faculté des Sciences Sociales



Département « Economie »


Foi – Responsabilité - Excellence




Rédaction fonctionnelle

L’évolution du taux
de change à
Madagascar

Groupe 9
RAKOTO-HARIVONY Fitia Princia ECG000004061 N°22

RASAMIHARILALA Fanirina Toavina ECG000004060 N°40

RASOLOFONDRAIBE Tsanta ECG000004113 N°42

ROLAND Faratiana Lesly Aurélia ECG000004097 N°46

TSIRY Mitia Karen ECG000004104 N°50 1


Abréviations

United State Dollar (Dollar


USD américain)
EUR Code de monnaie international
établit pour l’Euro
MID Marché Interbancaire de Devises
MGA L’Ariary malgache
PEN Position Extérieure Nette
OMC Organisation Mondiale du
Commerce
PIB Produit Intérieur Brut
Droit de Tirage Spécial
DTS
Free On Board : sans frais à bord
FOB (FAB)

Glossaire
2
 Taux de change : c’est le cours c’est-à-dire le prix d’une devise par rapport à une autre
devise. Il indique combien coûte l’achat des unités d’une devise au moyen d’une autre
et montre également la valeur relative de la devise d’un pays par rapport à un autre.

 Devise : représente une unité monétaire qui est le plus souvent émise par la Banque
Centrale d’un pays, la devise qualifie l’unité monétaire d’un pays étranger.

 Inflation : situation de hausse généralisée et durable des prix des biens et des services.

 Importations : désigne en économie l’ensemble des achats de marchandises à


l’extérieur d’un pays, qu’il s’agisse de biens destinés à la consommation ou de biens
destinés à servir à l’investissement.

 Exportations : c’est l’action de vendre à l’étranger une partie de la production de biens


ou de services d’un ensemble économique, pays ou région.

 Balance de paiement : c’est un état statistique qui retrace sous une forme comptable
l’ensemble des flux d’actifs réels, financiers et monétaires entre les résidents d’une
économie et les non-résidents au cours d’une période déterminée.

 Devise forte : une monnaie est dite forte lorsqu’elle est surévaluée par rapport au
niveau qui assurerait une égalité approximative des prix à l’export et de ceux des pays
concurrents. Une monnaie peut être dite forte si elle s’apprécie régulièrement face aux
autres monnaies.

 Marché Interbancaire des Devises (MID) : le marché interbancaire est un marché


réservé aux banques. La Banque Centrale est l’Autorité de Marché et à ce titre elle est
la seule habilitée à autoriser l’admission de nouvelles banques participantes. Le cours
de l’Ariary est déterminé librement sur ce marché selon la loi de l’offre et de la
demande de devises.

3
Table des matières
I. Introduction....................................................................................................2
II. Les facteurs d’évolution du taux de change à Madagascar............................5
1. La situation économique du pays................................................................6
2. Les échanges internationaux.......................................................................6
3. Dépréciation ou appréciation d’une devise forte........................................8
4. Inflation........................................................................................................9
5. La croissance économique...........................................................................9
6. La dette publique.......................................................................................10
III. Les impacts de l’évolution du taux de change à Madagascar...................11
1. L’impact de l’évolution du taux de change sur l’inflation à Madagascar..11
2. L’impact de l’évolution du taux de change sur la balance commerciale à
Madagascar......................................................................................................14
3. Recommandations (Solutions)...................................................................15
 Adopter un régime de change approprier..............................................15
 Augmenter l’offre de devises..................................................................16
 Ne plus échanger des ordres à cours limite...........................................16
 Briser le caractère oligopolistique du Marché Interbancaire des Devises
qui le rend moins efficient............................................................................16
 Introduire le marché à termes................................................................16
 Restaurer l’obligation de cession de devises..........................................16
IV. La comparaison de l’évolution du taux de change à Madagascar par
rapport aux autres pays......................................................................................17
1. MGA / EUR.................................................................................................17
2. EUR / USD...................................................................................................18
V. Conclusion.....................................................................................................19

4
5
I. Introduction
De nos jours, les échanges commerciaux entre pays, sociétés tiennent une place non
négligeable. Madagascar ne peut s’y échapper dans cette ère de globalisation de plus en plus
grandissante. Les débats concernant le taux de change, les anticipations et les conséquences
de sa variation dépassent largement le cercle proprement économique. Etant donné que
Madagascar est un pays de faible poids sur le commerce international et dépendant des
importations et que le taux de change influe sur la compétitivité, le niveau de l’inflation, les
anticipations des agents économiques, sur la balance commerciale, le taux de change revêt
sûrement une importance capitale. Cela nous amène donc à la problématique qui suit :
Comment se présente l’évolution du taux de change à Madagascar ces 10 dernières années ?
Afin de mieux répondre à cette question, nous allons parler des parties suivant :
Premièrement, les facteurs de l’évolution du taux de change à Madagascar, deuxièmement, les
impacts de l’évolution du taux de change à Madagascar, et troisièmement, la comparaison de
l’évolution du taux de change à Madagascar par rapport à d’autres pays développés ou sous-
développés.

On vérifie les hypothèses suivantes : d’une part, on remarque une instabilité du taux de
change à Madagascar ; et d’autre part, on sait que la balance commerciale de Madagascar ces
10 dernières années est déficitaire dû aux baisses de l’exportation par rapport à l’importation.

II. Les facteurs d’évolution du taux de change à


Madagascar
Le taux de change est déterminé par l’Etat ou la Banque Centrale qui émet la monnaie
par rapport à une autre monnaie (ici l’Euro et le Dollar).

Madagascar utilise le régime de change semi-flottant, c’est-à-dire que le taux de change flotte
librement en fonction de l’offre et de la demande sur le marché de change mais avec
l’intervention de la Banque Centrale et on parle de dépréciation ou d’appréciation.
L’évolution du taux de change, c’est-à-dire le prix de l’Ariary par rapport à une monnaie de
référence, pour le cas de Madagascar est influencé par de nombreux facteurs qui feront en
sorte que ce taux se déprécie ou s’apprécie.

6
Le taux de change entre deux devises est soumis à de nombreux facteurs d’influence d’un
point de vue macroéconomique. Ces facteurs interagissent entre eux et c’est leur confrontation
qui permet de fixer le taux de change.

1. La situation économique du pays


Madagascar se caractérise par un niveau de croissance relativement faible depuis de
nombreuses années. Il semble que la taille du pays a été une entrave au développement plutôt
qu’un atout (malgré l’existence de terres cultivables encore inexploitées).

Le faible développement des infrastructures, la multiplicité des intermédiaires dans la


commercialisation et l’étroitesse du système financier sont autant d’obstacles plus difficiles à
surmonter dans un grand pays comme Madagascar.

La situation géographique du pays peut paraître à priori défavorable étant donné


l’éloignement des principaux marchés internationaux, l’insularité et la taille du marché
intérieur. L’Europe et la France étaient en particulier les partenaires du pays et réalisaient
avec celui-ci la majorité des échanges. Mais c’est aujourd’hui la Chine qui est devenue et
reste désormais un partenaire essentiel (échange commerciaux de 930 millions USD en
2020) ; et finalement la France, l’Inde, et l’Afrique du Sud qui sont les partenaires
commerciaux principaux de la Grande île.

L’économie du pays peut en effet bénéficier de l’influence économique des pays asiatiques,
notamment grâce à la présence d’une communauté asiatique (chinoise et indienne). Et c’est
d’ailleurs pour cela que la part des échanges commerciaux avec le continent asiatique est
supérieure à celles réalisées avec l’Afrique.

Le niveau particulièrement faible de la consommation intérieure à Madagascar, qui est dû à la


faiblesse du pouvoir d’achat, ne permet pas d’envisager du moins dans un premier temps, une
croissance basée uniquement sur le marché intérieur. Ainsi les coûts de production des biens
élevés entraîneront des prix élevés (inflation) et une consommation intérieure faible ce qui
encouragera les agents à l’importation.

Les délais de réaction en réponse à des politiques d’incitation sont longs pour Madagascar
compte tenu du faible développement des infrastructures et d’une faible articulation entre les
différents secteurs de l’économie.

7
2. Les échanges internationaux 
C’est l’un des facteurs principaux liés au taux de change. Le taux de change ici est
déterminé par l’offre (liée à l’exportation) et la demande (liée à l’importation) de devises
surtout de l’USD et de l’EUR sur le MID 1. Ce marché distingue la participation des banques
commerciales qui achètent ou vendent des devises pour les agents économiques ou eux-
mêmes. Ainsi, on peut voir des offres et demandes de devises sur le marché qui déterminent le
cours de change d’un pays par rapport à l’étranger.

Une importance prononcée de l’importation par rapport à l’exportation, va conduire la Banque


centrale à employer beaucoup plus de devises étrangères ce qui va conduire à un manque de
réserves de devises de la banque centrale et ainsi irait dans le sens d’une baisse du taux de
change de la monnaie locale face à une devise étrangère (ex : dépréciation de l’Ariary face
à l’Euro). Inversement si l’exportation est supérieure à l’importation, cela va conduire à un
gain de devises pour le pays ainsi qu’à un surplus pour les réserves de la banque centrale et
donc le taux de change de la monnaie locale va augmenter par rapport à une devise
étrangère (appréciation de l’Ariary face au Dollars).

Importation et exportation de Madagascar en 2020 avec la pandémie COVID-19 :

La balance commerciale du pays est traditionnellement négative et malgré une augmentation


constante des exportations, cette tendance ne devrait pas s'inverser à moyen terme, car les
importations continuent de dépasser les exportations. En 2020, les exportations de
marchandises se sont élevées à 1,99 milliard d’USD, tandis que les importations ont atteint
3,22 milliards d’USD. Les exportations de services se sont élevées à 626 millions d’USD et
les importations à 650 milliards d’USD 2. En 2020, en tout, les exportations de biens et
services ont diminué de -11,7% par rapport à 2019 tandis que les importations ont augmenté
de 6,6%. Cette diminution des exportations est constatée surtout lors de la pandémie du
Covid-19 et on remarque surtout les impacts sur les produits miniers, la vanille et les textiles.

Conséquence(s) :

Comme l’importation de Madagascar en 2020 est supérieure à son exportation c’est-à-dire


que sa balance commerciale est déficitaire, on a donc constaté, en matière de change, d’une
baisse de l’Ariary d’environ 5% par rapport aux USD et de 15% par rapport à l’Euro.

1
Marché Interbancaire de Devises
2
D’après l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)

8
Ainsi le commerce extérieur influe sur les taux de change, la balance courante, qui enregistre
les mouvements des biens et services et les flux de capitaux entre un pays et le reste du
monde, influence aussi le taux de change. En effet, quand un pays enregistre des excédents
sur la balance courante, cela conduit à l’appréciation de sa devise ; et au contraire s’il y a des
déficits, sa devise va se déprécier.

A Madagascar, le taux de couverture des importations par les exportations de dégrade, et des
importations sont supérieures aux exportations (balance commerciale déficitaire). De plus,
Madagascar fait face à des coûts de transport élevés et un manque d’infrastructures bien
développé qui rend les transactions commerciales coûteuses. Cela signifie que Madagascar ne
peut pas exporter plus et a une balance déficitaire due à l’importation de riz et de produits
pharmaceutiques et exportation de vanille, girofle, litchis (uniquement des produits agricoles).

3. Dépréciation ou appréciation d’une devise forte


Une dépréciation d’une devise étrangère est relativisée à une baisse du taux de change
ainsi qu’à une appréciation de la monnaie locale. Pour Madagascar c’est l’appréciation de
l’Ariary. Inversement, l’appréciation d’une devise étrangère signifie une augmentation du
taux de change ainsi une dépréciation de la monnaie locale.

La dépréciation de l’Ariary de ces dernières années résulte d’une perturbation de nos activités
économiques marquées par une baisse de la demande internationale de nos principaux
produits d’exportation, mais également par un bouleversement des chaînes mondiales
d’approvisionnement et de distribution.

La Banque Centrale souligne toutefois que l’évolution à long terme du taux de change repose
sur les fondamentaux de notre économie tel que la structure de notre balance des paiements et
la différence du taux d’inflation entre Madagascar et ses principaux partenaires économiques.

Par exemple en 2020, lors de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19, cette crise
n’est pas sans conséquence sur l’économie mondiale. Les échanges sur les marchés des
changes internationaux s’en trouvent significativement impactés et par ricochet ceux des
marchés locaux également. La baisse de l’Ariary par rapport à l’Euro qu’on a pu observer
durant cette crise est en partie due à la remontée de l’Euro par rapport au Dollar sur les
marchés internationaux, passant de 1,07 à 1,135.

9
En règle générale, la dépréciation de l’Ariary par rapport à l’ensemble des devises fortes
relève fondamentalement du fait que notre balance des paiements est structurellement
déficitaire, nécessitant l’achat de devises étrangères pour être à l’équilibre.

Ainsi l’Ariary en juin 2020 s’est déprécié de 3,15% par rapport au Dollar depuis janvier 2020
et 5,10% par rapport à l’Euro, ce qui se rapproche sensiblement du taux d’inflation escompté
pour 2020.

Ou encore pendant la Guerre Russie-Ukraine, l’Euro dévisse. Alors qu’au début de l’année, la
monnaie européenne flirtait avec la barre de 5000 Ariary sur le MID, sa valeur n’a cessé de
décroître depuis le 24 février où débutait l’offensive russe en Ukraine. Les pays européens se
privent des importations russes. Tout en achetant du gaz et du pétrole à des prix qui flambent.

4. Inflation 
L’inflation est une hausse du niveau générale des prix. La différentielle
d’inflation explique que plus le taux d’inflation d’un pays est élevé par rapport à celle d’un
autre pays, plus le taux de change entre les deux pays augmente.
- Si le taux d’inflation dans pays plus élevé par rapport à ceux des autres pays étrangers,
donc le prix d’un même bien est plus chère si on l’achète localement, l’agent
économique aurait donc tendance à importer. Cela entraîne l’achat de devise étrangère
pour l’importation, ce qui augmenterait la demande de devise étrangère, une baisse du
taux de change de la monnaie locale.
- Si taux d’inflation du pays plus faible qu’à l’étranger, prix plus chère à l’étranger,
augmentation de l’exportation, augmentation demande de monnaie locale ce qui va
augmenter le taux de change de la monnaie locale.

Cas de Madagascar :
- En 2021, Le taux d’inflation globale de Madagascar était de 6,4% contre 1,2% en
France. Cela a conduit à une véritable baisse du taux de change de l’Ariary par rapport
à l’Euro
- Après la guerre Ukraine – Russie, l’Euro, habitué à se mouvoir dans un environnement
stable, a été fragilisé par l’augmentation du prix du gaz et du pétrole. L’inflation dans
les pays de la zone monétaire européenne, augmentait dans les 7,8%. C’est pourquoi
l’on a remarqué une hausse du taux de change l’Ariary par rapport à l’Euro. Le prix
d’un Euro est même passé, de manière temporaire, à moins de 4000 Ariary (3980 Ar).

10
5. La croissance économique 
Elle est mesurée par le PIB et est le signe d’une bonne santé de l’économie. Plus la
croissance est forte, plus les investisseurs étrangers vont être attirés pour investir dans le pays
(et acheter de la devise Ariary). Résultat, la devise du pays concernée va s’apprécier sur le
marché des devises.

Une variation du taux de change est donc induite naturellement par ce phénomène. Les
investisseurs vont acheter les devises liées à un pays dont la croissance économique est forte
et vendre celles des pays avec une faible croissance (ou en récession).

Croissance PIB %
6

0
2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022
-2

-4

-6

-8

Cette courbe est tirée de la Banque Mondiale. Elle montre l’évolution du taux de croissance
du PIB de Madagascar depuis 2012 jusqu’à 2021.
On remarque qu’une grande baisse soudaine de la croissance en 2020. En effet, cela était
causé par la situation de crise pendant la pandémie du COVID-19 avec la baisse
d’exportation, l’arrêt brutal du tourisme et la diminution des investissements directs. La baisse
du taux d’investissements et du taux de croissance conduit à une hausse du taux de change
donc à une dépréciation de l’Ariary par rapport aux autres devises surtout l’Euro et le Dollars.

11
6. La dette publique 
La dette publique représente les engagements financiers d’un pays. Emprunter n’est pas
une mauvaise chose en soit, mais tout dépend de l’utilisation de l’argent. Si l’argent sert à
financer des investissements, cela peut être vu positivement par les investisseurs. En
revanche, si l’emprunt sert à payer les intérêts d’emprunts passés, c’est contreproductif.
Le niveau de la dette est comparé au PIB.

De manière générale, plus la dette d’un pays est élevée, plus les investisseurs sont méfiants.
En effet, un niveau de dette élevé suggère une incertitude sur la solvabilité du pays et génère
de l’inflation (ce qui déprécie la valeur d’une monnaie sur le marché des changes). Tout est
alors question de confiance des investisseurs.

Il faut prendre en compte le niveau de la dette publique mais également sa progression. Si la


progression est trop rapide, cela affecte négativement la devise.

Si les investisseurs ont confiance dans le pays, cela n’a pas d’impact sur le taux de change. En
revanche, si les investisseurs ont des doutes quant à la capacité d’un pays à rembourser sa
dette, sa devise va se déprécier sur le marché des changes.

En 2020, par exemple, on remarque la dette publique de Madagascar est passée à 45,1%
contre 37,4% en 2019. Ceci se traduit par la crise du COVID 19, un taux minime
d’investissement avec des pertes économiques qui ont incité l’Etat toujours s’endetter.

Cette évolution du taux de change (dépréciation ou appréciation de l’Ariary) conduit à de


nombreux impacts surtout sur le domaine économique notamment sur l’inflation mais aussi
sur la balance commerciale pour Madagascar

III. Les impacts de l’évolution du taux de change à


Madagascar
De nos jours, les échanges commerciaux entre pays, sociétés tiennent une place non
négligeable. Madagascar ne peut s’y échapper dans cette ère de Globalisation de plus en plus

12
grandissante. Les débats concernant le taux de change, les anticipations et les conséquences
de sa variation dépassent largement le cercle proprement économique.

Dans cette partie nous allons voir les effets de l’évolution du taux de change sur l’inflation et
la balance commerciale

1. L’impact de l’évolution du taux de change sur l’inflation à Madagascar 


La Banque Centrale de Madagascar doit « veiller à la stabilité interne et externe de la
monnaie nationale », avec une obligation de maintenir un niveau minimal de réserves de
change. Désormais, le taux de change de la monnaie nationale se décide théoriquement en
fonction de l’offre et de la demande.

Madagascar est un pays dépendant des importations et que le taux de change influe sur la
compétitivité, le niveau de l’inflation, les anticipations des agents économiques, le taux de
change revêt sûrement une importance capitale. D’ailleurs, il n’est pas exagéré de dire que le
taux de change est l’unique variable macroéconomique la plus importante dans une économie
ouverte3 .

L’on sait que la croissance de la masse monétaire est un facteur d’inflation et en se basant sur
l’interdépendance entre politique monétaire et de change, une forte dépréciation de la
monnaie nationale devrait produire en théorie une expansion de la masse monétaire au niveau
de ses contreparties externes. Mais cette dépréciation joue aussi sur le niveau des dépôts en
devises des résidents, sans parler de ses possibles effets comme l’inflation importée. Dès
l’année 2004, la dépréciation de la monnaie nationale a provoqué en grande partie la
croissance de la PEN qui était la principale source d’expansion monétaire, et des dépôts en
devises des résidents dont la contrepartie en monnaie nationale gonflait, la croissance totale
de la masse monétaire étant de l’ordre de 23,1% pour 2004. Parallèlement, même si les dépôts
en devises n’ont guère évolué que de +0,2% en décembre 2004 en termes de glissement
annuel, ils ont contribué à plus de 7% dans la croissance de la Masse Monétaire, ce qui
explique essentiellement le rôle de la dépréciation de la monnaie nationale. Cette dépréciation
induisait une attitude de réserve de la part des exportateurs nationaux vis-à-vis de la monnaie
nationale, aggravé par l’inflation galopante, poussant ainsi ces derniers à garder et à
augmenter leurs dépôts en devises, et partant amplifiant encore plus la dépréciation de la
monnaie nationale.

3
En libre échange

13
En somme, elle induisait une hausse de la Masse Monétaire au niveau de la Position
Extérieure Nette et des dépôts en devises. Parallèlement à cela, elle amplifiait son rôle par le
biais de l’inflation importée. Ce qui pousse à croire que la dépréciation de la monnaie
nationale, rien qu’en cette année joue un rôle primordial dans la hausse généralisée des prix.

En 2005, la stabilité de l’Ariary a changé considérablement la donne. En effet, la Masse


Monétaire n’a cru que de 3,1% contre 23,8% en 2004, avec une contribution seulement de
1,9% pour la PEN4 et la détention des avoirs en devises a nettement diminué. Ce qui réduit
considérablement la part du taux de change de l’Ariary dans la détermination du niveau de
prix par rapport à 2004 ; et même, la stabilité relative de l’Ariary par rapport à l’année 2004 a
atténué, en partie les chocs exogènes inflationnistes.

En 2006, on a enregistré une légère appréciation de l’Ariary suite en partie à l’amélioration de


la situation des paiements et le volume des transactions baissait de 9,2% par rapport à 2005,
les opérations de la Banque Centrale de Madagascar s’étant annuellement soldées par un achat
net de 24,8 millions de DTS5. Mais l’Ariary a évolué différemment par rapport au dollar et à
l’euro. En termes de glissement annuel à fin 2006, la monnaie nationale s’est dépréciée de
3,5% par rapport à l’euro et s’est appréciée de 6,8% par rapport au dollar. Au niveau de la
masse monétaire, la Position Extérieure Nette était en grande partie responsable de la création
monétaire, une augmentation résultant essentiellement de l’accumulation de devises. Un
accroissement de 32,7% en 2006 des dépôts en devises des résidents résultait de l’afflux
considérable de devises issues des recettes d’exportations, de transferts en faveur du secteur
privé et d’Investissements Directs Etrangers, et sa contrepartie en Ariary, suite à une légère
appréciation de ce dernier a augmenté de peu. Ce qui prouve essentiellement que le taux de
change, en 2006 jouait un rôle moindre, par rapport à 2005 dans la montée des prix.

En 2007, la situation s’améliore encore plus. Une modération de l’expansion des agrégats
monétaires et une bonne tenue de l’Ariary sur le Marché Interbancaire de Devises
s’affichaient avec une offre de devises excédant la demande et une plus forte hausse du
volume des transactions. Un renforcement de la monnaie nationale, c’est-à-dire appréciation
vis-à-vis de l’euro et du dollar respectivement de l’ordre de 1,8% et de 8,8%, de fin 2006 à
septembre 2007 permettait de modérer la transmission des chocs extérieurs sur le prix
domestiques, contribuant ainsi à un ralentissement de l’inflation. Au niveau de la Masse

4
Position Extérieure Nette
5
Un instrument monétaire international crée par la FMI en 1969 pour compléter les réserves officielles
existantes des pays membres

14
Monétaire, une expansion de la base monétaire résultait surtout d’une accumulation non
négligeable de la Position Extérieure Nette, suite en partie à l’accumulation massive de
devises sur le Marché Interbancaire de Devises. Cette hausse de la Position Extérieure Nette
était tempérée par l’appréciation de l’Ariary, réduisant sa contrepartie. En ce qui concerne les
dépôts en devises, l’appréciation de l’Ariary, en dépit de l’amélioration de la situation des
paiements extérieurs et de l’afflux de devises, les a découragés avec une augmentation
toutefois de l’ordre de 11,3%.

La situation est restée à peu près le même en 2008. Grâce aux interventions de la Banque
Centrale de Madagascar, les réserves internationales se sont améliorées et le taux de change
n’a pas beaucoup varié – toujours appréciation de l’Ariary ; ce qui en partie a contribué à
tempérer ou stabiliser les prix intérieurs, doublé d’un ralentissement de l’expansion de la
Masse Monétaire. Au niveau de la Masse Monétaire, la Position Extérieure Nette augmentait
de 248,8 milliards d’Ariary par rapport à celle de 2007. Néanmoins, les prix ont pu être
stabilisés. Le regain de l’inflation, avec un glissement annuel de 10,1% à la fin décembre
2008 résultait d’une hausse des coûts issus des importations. Depuis 2009 jusqu’en mars
2011, par contre, la situation changeait en général. La dépréciation de l’Ariary reprit avec ses
effets sur l’inflation

Le Marché Interbancaire de Devises a été néanmoins avec volume de transactions en baisse,


en position de vendeur net de 2,6 millions de DTS contre 101,0 millions de DTS en 2008.
Malgré la forte pression sur le Marché Interbancaire de Devises et la situation déficitaire des
paiements extérieurs, les dépôts en devises ont connu une augmentation de 9,6% faisant suite
à une dépréciation en retour de la monnaie nationale. La maîtrise de l’expansion monétaire
contribuait à une maîtrise de l’inflation (9% entre 2008 et 2009). La situation était, à peu près,
la même en 2010 avec un taux d’inflation en moyenne de 9,2%, quoiqu’au cours du premier
trimestre 2011, l’inflation se soit accélérée de nouveau. Entre 2009 et septembre 2010, on a
enregistré une légère dépréciation de l’ordre de 0,5% (selon l’Indice Composite de l’Ariary),
et en 2010, on a remarqué à nouveau l’existence d’offres excédentaires de devises sur le
Marché Interbancaire de Devises (marché en position de vendeur net) et le cours de change
suivait en partie le cours de l’Euro/Dollar sur le plan international. Les parts contributives de
l’augmentation des Positions Extérieures Nettes dans la croissance de la Masse Monétaire et
les dépôts en devises ont tous les deux augmenté de 2009 à 2010, indiquant à nouveau leur
rôle non négligeable dans l’expansion monétaire.

15
2. L’impact de l’évolution du taux de change sur la balance commerciale à
Madagascar 
Théoriquement, une dépréciation de la monnaie ne constitue pas un mal en soi. Elle
devrait à moyen terme permettre d’améliorer la balance commerciale, accroître la
performance du commerce extérieur, réduire les risques d’une inflation importée.

Pourtant, depuis l’adoption du Marché Interbancaire de Devises en continu à aujourd’hui, la


monnaie malgache continue toujours de se déprécier globalement, présente des fluctuations
importantes, nuisibles à l’économie et souffre d’instabilité. Cette dépréciation continue
semble n’exercer aucune influence sur la performance du commerce extérieur malgache, et ne
réduit en rien les risques d’inflation importée. D’où la question de savoir si la monnaie
nationale ne se perd dans un cercle vicieux de dépréciation sans fin et sans conséquences
positives sur l’économie malgache.

Constatons l’évolution des exportations et des importations depuis 2004 par le tableau
suivant :

Tableau 2 : Evolution de la balance commerciale depuis 2005 (Valeurs FOB en millions


DTS)

16
Source : Banque Centrale de Madagascar

Comme on le sait, le comportement de l’Ariary vis-à-vis des devises peut avoir de l’influence
sur l’ampleur des échanges effectués à condition que la demande extérieure pour les produits
malgaches et l’offre correspondante soient suffisamment élastiques (élasticités-prix fortes).
Ainsi une dépréciation de l’Ariary, se traduisant par une offre plus compétitive de produits
malgaches en termes de prix, donnerait une bouffée d’oxygène aux activités d’exportations
qui augmenteraient en volume. Et les effets de variation du taux de change se conjugueraient
alors aux éventuels avantages comparatifs du système productif malgache.

3. Recommandations (Solutions) 
Dorénavant, il importe de faire des recommandations pour une politique de change
efficace et pour pallier aux déficiences du Marché Interbancaire de Devises actuel.

Les recommandations suivantes s’imposent :

 Adopter un régime de change approprier


Comme il a été déjà dit, le Marché Interbancaire de Devises et le régime de change actuels
biaisent l’efficacité de la politique de change. Il y a lieu de suggérer un changement du régime
de change actuel en adoptant un nouveau régime mieux adapté aux réalités économiques et
financières malgaches tel un régime de flottement dirigé par exemple.

L’on pourrait par exemple adopter un régime transitoire entre celui d’avant 1994 et le régime
actuel tel qu’il existe dans certains pays sous-développés d’Afrique, qui ont affiché des
performances dans la stabilisation de change comme l’Ethiopie par exemple, permettant de
mieux gérer l’inflation et d’ajuster le taux de change dans une direction prévisible.

 Augmenter l’offre de devises


Pour pallier à la faiblesse structurelle de l’offre de devises, le pays doit diversifier ses
rentrées de devises par la promotion des exportations à forte valeur ajoutée, c’est-à-dire
l’élargissement de l’éventail du secteur exportateur, et ce en augmentant la capacité de
production et en exploitant davantage les avantages comparatifs, permettant d’accroître l’offre
de devises.

Ce qui revient à atténuer ou à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations.

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 Ne plus échanger des ordres à cours limite
Le comportement des clients donneurs d’ordres au mieux doit être favorisé pour
abandonner peu à peu la tendance à des ordres à cours limite, qui biaise le Marché
Interbancaire de Devises et qui oblige la Banque Centrale à intervenir pour éviter une brusque
fluctuation du cours.

 Briser le caractère oligopolistique du Marché Interbancaire des Devises qui


le rend moins efficient
Et ce en augmentant le nombre des intervenants, en en faisant bénéficier d’autres, jugés
crédibles et solvables pour plus de liquidité de devises, tels les nouveaux bureaux de change
et des banques autres que les principaux acteurs actuels par exemple.

 Introduire le marché à termes


En effet, les exportateurs malgaches font face à un problème de taille, à savoir comment
se protéger contre les variations des taux de change qui créent de l’incertitude.

 Restaurer l’obligation de cession de devises


Etant donné l’absence de marché de couverture sur le Marché Interbancaire de Devises, et
l’absence de l’obligation de cession de devises, plusieurs détenteurs de devises sont poussés à
considérer cette détention comme un instrument de se protéger contre les risques de
l’inflation, et à spéculer contre l’Ariary. L’on devrait dès lors restaurer l’obligation de cession
de devises sur le Marché Interbancaire de Devises pour diminuer le risque de spéculation
contre l’Ariary, pour mieux le fluidifier, le rendre plus liquide. Cette mesure permettrait
également d’augmenter l’offre de devises sur le Marché Interbancaire de Devises.

IV. La comparaison de l’évolution du taux de


change à Madagascar par rapport aux autres
pays

1. MGA / EUR
L’Euro est la monnaie de l’Europe, fournit par la Banque centrale Européenne et la devise
fournit par la Banque Centrale de Madagascar. L’Ariary est l’unique monnaie officielle à
Madagascar.

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Il faut aujourd’hui 0,000217 Euro pour convertir 1 Ariary. A l’inverse, pour 1 Euro vous
obtiendrez 4 600.7 Ariary. Le cours de l’Ariary a varié de 12,84% entre son plus bas du
03/12/2022 à 0,00022 EUR et son plus haut du 27 /09/2022 à 0 ,00025 EUR.

Depuis le 1er janvier 2022, quand 1 MGA valait 0,00022 EUR, le taux de change de la devise
a reculé de 1,65 %. Durant les 10 derniers jours, sur le marché des changes 6, le cours de
l’Ariary a connu un recul de 1,74 % et le pouvoir d’achat en Euro a donc progressé.

 Ces dernières années, l’euro a connu une série de performances positives en décembre.
C’est-à-dire durant ces périodes de fêtes Madagascar a tendance à importer des produits
étrangers. Il y a ici une dépréciation de l’Ariary et ainsi une appréciation de l’Euro. En
effet l’appréciation d’une monnaie augmente le prix des exportations des pays qui
emploient cette monnaie sur les marchés internationaux. Elle réduit donc la compétitivité
des biens produits dans ces pays, par contre à l’inverse elle génère une baisse du prix des
produits importés.

 Une baisse du taux de change favorise la compétitivité des entreprises exportatrices


puisque cela diminue le prix des produits qu’elles veulent vendre à l’étranger. Dans le
même temps, les consommateurs de ces pays qui voient les prix des produits importés
devenir plus chers, ont tendances à en acheter moins.
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Marché sur lequel se retrouvent tous les participants désireux de vendre ou d’acheter une devise comme une
autre

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 Quand l’Exportation est inférieure à l’Importation, il y a sortie de devises. Etant un pays
en voie de développement, Madagascar favorise plus l’importation que l’exportation.
Une balance commerciale déficitaire.

 La balance commerciale du pays est traditionnellement négative et malgré une


augmentation constante des exportations, cette tendance ne devrait pas s’inverser à
moyen terme, car les importations continuent de dépasser les exportations. En 2020, les
exportations de marchandises se sont élevées à 1,99 milliard d’USD, tandis que les
importations ont atteint 3,22 milliards d’USD. Alors les exportations de biens et services
ont diminué de -11,7% tandis que les importations ont augmenté de 6,6%.

2. EUR / USD
 Les variations du taux de change vont affecter les prix des biens à l’exportation. Si par
exemple, un bien produit en France et vendu aux USA a une valeur de 100 euro, avec un
taux de change de 1,25 dollar pour un euro, il coûtera donc 125 $ (100 x 1,25) aux
consommateurs américains. Une baisse du taux de change à 1,10$ pour un euro fera
chuter le prix à l’exportation à 110$ (100 x1, 10), tandis que qu’une hausse du taux de
change le fera monter. Symétriquement, un bien fabriqué aux USA, vendu en France et
valant 100 $, coûterait 80 euro (100/1,25) aux consommateurs français. Ainsi une baisse
du taux de change de la monnaie nationale favorise les exportations et défavorise les
importations, et réciproquement pour une hausse du taux de change. Il y a donc une
possibilité pour un pays d’améliorer le solde de son commerce extérieur (et donc sa
croissance) s’il obtient une baisse de la valeur de sa monnaie.

 Si un pays a un déficit de ses paiements courants, cela signifie que le pays manque de
devise pour régler ces achats au reste du monde, il doit donc demander sur le marché des
changes ce qui fait baisser la valeur de la monnaie par rapport aux autres monnaies. En
conséquence, le taux de change de la monnaie nationale baisse, ce qui favorise les
exportations et limite les importations, ce qui, à terme, rééquilibre les échanges
extérieurs.

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V. Conclusion
Pour conclure, les principaux facteurs de l’évolution du taux de change à Madagascar
sont des facteurs reliés à la situation économique du pays, les échanges internationaux, la
dépréciation ou appréciation d’une devise forte, l’inflation, la croissance économique et la
dette publique. Ensuite, cette dépréciation ou appréciation du taux de change conduit à des
impacts non seulement sur l’inflation c’est-à-dire le niveau général des prix mais aussi sur les
exportations et importations. Et on a également pu voir précédemment une comparaison entre
l’évolution du taux de change à Madagascar (Ariary évalué en Euro) et le taux de change
européen (Euro évalué en Dollar).

La faiblesse des capacités d’offre limite les effets de la politique de change sur les
exportations et sur la substitution des importations par les produits locaux. Ainsi malgré une
forte dépréciation de la monnaie malgache, les réactions de l’économie apparaissent limitées.
Plus que les ajustements successifs, c’est l’effet d’annonce des fortes dévaluations qui a eu
des effets prononcés sur les échanges extérieurs. Les prix relatifs des exportations par rapport
à ceux des produits locaux ont également joué un rôle notable. Mais l’économie malgache
continue apparemment de subir les effets de l’appréciation du taux de change, le pays en
raison de sa balance de paiement déficitaire se trouve obligé de détenir des réserves de devises
pour financer les importations.

Les ajustements nécessaires pour maintenir l’équilibre de la balance commerciale sont


de forte ampleur, et une trop grande instabilité du taux de change peut avoir des conséquences
négatives sur l’économie malgache.

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Bibliographie :

 « L’économie malgache à la recherche de son taux de change d’équilibre : l’impact de


la politique de change sur le commerce extérieur comparé au cas de l’île Maurice »
RAZAFINDRAKOTO M., Septembre 1994
 « Dépréciation de l’Ariary : le déséquilibre des paiements extérieurs en est à l’origine
(BFM) », RABEZEROMA Lendremakely, 20 Janvier 2022
 « Covid-19 et taux de change : les paramètres qui influent sur l’Ariary », Actu-
orange-mg, 12 Juin 2020
 « Etude de la Banque Mondiale », Washington. Banque Mondiale, 1979, Madagascar
– Evolution Récente et Perspectives Economiques
 « Régimes de change et désajustements des taux de change réels en Afrique
 « Le taux de change et la dépréciation du franc malagasy », Cahiers de Recherches en
Analyses Economiques, N°02/2004, RASOLOFO A., Avril 2004
 « Les effets de la dépréciation de la monnaie malgache et le taux de change après la
mise en place du Marché Interbancaire de Devises en continu », Cahiers de
Recherches en Analyse Economique, N° 06/2005, RASOLOFO A., Octobre 2005

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