Département génie électrique
Diplôme universitaire de technologie
Filière : génie électrique
Option: électronique
Compte rendu des travaux pratiques
lignes et ondes
Réalisée par : Encadré par :
Salma BAKHLA M. AKIL
Oumaima AIT FEDIL
Salma EL MIFTAHI
Année universitaire : 2023/2024
TP n°1 : Mesure de l’atténuation et de coefficient de réflexion de la
ligne de transmission
I. Introduction :
Une ligne de transmission est un ensemble de deux conducteurs acheminant de
concert un signal électrique, d'une source (ou émetteur) vers une charge (ou
récepteur). La charge étant connectée à l'extrémité de la ligne, la ligne permet de
retrouver, sur son entrée, à son autre extrémité, la même résistance que la charge,
cela quelle que soit la longueur de la ligne. C'est la condition idéale de
fonctionnement, qui est réalisée si la résistance de la charge est égale à l'impédance
caractéristique de la ligne.
Les lignes de transmission les plus courantes sont :
Les câbles coaxiaux.
Les lignes bifilaires.
Une ligne de transmission est caractérisée par son impédance caractéristique, sa
constante d'affaiblissement (qui précise les pertes dans la ligne), et la vitesse de
propagation des signaux, qui dépend du diélectrique utilisé pour fabriquer la ligne.
II. But de TP :
Etudier la propagation d’impulsion de tension dans un câble coaxial.
Mesurer le temps de propagation dans la ligne de transmission.
Mettre en évidence les phénomènes de réflexion et d’atténuation dans le
câble coaxial.
III. Matériels utilisées :
Générateur RF ;
Pont réflectométrie ;
Multimètre de 100 ohms ;
Multimètre analogique ;
Oscilloscope ;
Câbles coaxiaux ;
Logiciel Multisim ;
IV. Quelques notions de bases :
1. Ligne de transmission :
Une ligne de transmission est un ensemble de deux ou plusieurs conducteurs
acheminant de concert un signal électrique, d'une source (ou émetteur) vers une
charge (ou récepteur).
On s’intéresse aux phénomènes de propagation prenant naissance dans les câbles
ou des structures de propagation en mode TEM, lors de leur utilisation pour le
transport des signaux sur une distance grande devant la longueur d’onde.
Les lignes de transmission les plus courantes sont :
La ligne coaxiale: elle est constituée d’un conducteur intérieur et d’un conducteur
extérieur.
2. Câble coaxial :
Le câble coaxial ou ligne coaxiale désigne une ligne de transmission ou liaison
asymétrique, utilisée en basses ou hautes fréquences, composée d'un câble à
deux conducteurs (central et extérieur), dont le conducteur externe assure le plus
souvent le blindage.
Fig1 : structure de câble coaxial
3. Logiciel Multisim :
Multisim est un logiciel de simulation et de conception de circuits SPICE standard
pour l'électronique analogique, numérique et de puissance dans l'enseignement et
la recherche.
Multisim intègre la simulation SPICE standard de l'industrie avec un
environnement schématique interactif pour visualiser et analyser instantanément le
comportement des circuits électroniques. Multisim dispose d'une interface intuitive
qui aide les enseignants à renforcer la théorie des circuits et à améliorer la rétention
de la théorie tout au long du programme d'ingénierie. Les chercheurs et les
concepteurs utilisent Multisim pour réduire les itérations de prototypes de PCB et
réduire les coûts de développement en ajoutant une simulation et des analyses de
circuit puissantes au flux de conception.
Fig2 : fenêtre de logiciel Multisim
V. Manipulation expérimentale :
1. Manipulation :
Fig3 : Circuit utilise pour cette manipulation
2. Utilisation du réflectomètre :
a. Définition :
Un réflectomètre est un instrument de mesure électronique utilisé pour
caractériser et localiser des défauts dans les câbles métalliques. Un réflectomètre
temporel peut être utilisé pour vérifier les caractéristiques d'impédance du câble,
les emplacements d'épissures et des connecteurs, les pertes associées, et l'estimation
de la longueur du câble.
Fig4 : utilisation de réflectomètre
b. Explication :
Au cours de cette manipulation, en utilise un câble de 9 cm et de 75 ohm
d’impédance, relier le générateur à l’entrée « INPUT » du réflectomètre, la sortie
« OUT SCOP » peut être lie à l’entrée d’un oscilloscope de 100mv/div, ou bien un
millivoltmètre programme sur l’échelle de 500Mv.
1- La tension indiquée par le voltmètre ou par l’oscilloscope est de quelques
mv, et dépend toujours de la repense en fréquence de la résistance terminale
et du détecteur incorpore dans le réflectomètre.
2- Obtenir une tension de 300mv en intervenant sur le potentiomètre « OUT
LEVEL ».
3- A 496,5Mhz, la tension détectée devrait être supérieure environ 400mv, par
contre à 856,5Mhz, la tension détectée est inferieure environ 250mv, cette
différence est due aux pertes dans le câble, et dans les connecteurs.
4- On suppose une valeur de 300mv.
5- Le signal de la sortie descendra immédiatement à zéro, parce que le pont est
équilibré, si on varier la fréquence, le signal de sortie sera toujours nul, ceci
parce qu’aux différentes fréquences le comportement des impédances Zn et
Zx restera le même.
6- Dans le cas de branchement une résistance, le SWR vaut :
75/50=1.5
7- Coefficient de réflexion, c.-à-d. le rapport entre la tension réfléchie et la
tension direct, est égal à :
RHO= (SWR-1) /(swr+1) = (1.5-1) / (1,5+1) = 0,2
La tension mesurée, qui est proportionnelle au coefficient de réflexion
RHO, devrait être égale a 0,2*300=60mv. La valeur mesurée en réalité est
inférieure. Ceci fait que la diode détectrice n’a pas un comportement linaire
et ce non linéarité s’accentue au fur et à mesure que la tension applique
diminue.
8- Le SWR correspondra à 100/75=1.33, et les valeurs lues seront légèrement
inférieure aux précédentes.
9- Le réflectomètre n’est donc pas en mesure d’indiquer si l’impédance
inconnue est inférieure ou supérieure à l’impédance de référence, il ne peut
indiquer que le rapport.
VI. Réflexion à l’extrémité du câble :
1. Sortie ouverte :
Fig5 : sortie ouverte
Enlever la résistance de 50 W à l’extrémité du grand câble. Observer le signal
à l’entrée et à la sortie du grand câble.
Fig6 : le signal d’entrée et la sortie du câble
Vérifier l’équidistance des échos successifs et retrouver la valeur de la célérité
mesurée précédemment. La hauteur des pics successifs résulte à la fois du
phénomène d’atténuation vu ci-dessus et de la valeur des coefficients de
réflexion et de transmission lorsque l’extrémité du câble est fermée sur un
milieu de nature différente.
Interpréter correctement les valeurs des amplitudes en tenant compte qu’au retour,
le câble est fermé sur l’impédance du GBF.
2. Sortie en court- circuit :
Fig7 : la sortir en court-circuit
a. Visualisation du signal :
Prendre les différents conducteurs ohmiques numérotés de 1 à 3 et les adapter au
bout du grand câble coaxial.
Pour chaque situation :
- Schématiser le signal visualisé
- Dire si le coefficient de réflexion de du signal est positif ou négatif ou nul .
- Mesurer la valeur de la résistance en bout de ligne.
- Récapituler les résultats dans un tableau.
Fig8 : les différentes valeurs connues de résistance
Faire 2 situations supplémentaires en court –circuit et à vide à l’extrémité du
câble.
Fig9 : le cas de résistance nulle et à l’infinie
Bilan :
Pour qu’il n’y ait pas réflexion, il faut que la résistance de 50. S’il y a des
défauts sur le câble (court-circuit ou fil coupé, ou mauvaise résistance d’un
récepteur en bout de câble) ; il y a alors réflexion du signal envoyé. On évitera
de parler d’impédance de la ligne, mais on peut dire que le grand câble
coaxial a une caractéristique de 50 et faire remarquer que lorsque la
résistance adaptée en sortie de ligne a la même valeur de 50 alors il n’y a pas
de réflexion.
La réflexion d'un signal mal maîtrisée peur entraîner la destruction de
l'émetteur. Il faudra donc adapter la ligne pour ne pas avoir de réflexion.
Pistes pour étudier les conséquences sur le signal réceptionné :
On branche la voie 2 sur la sortie du câble de 20 m.
Fig10 : les allures de différentes résistances
Faire 2 situations supplémentaires en court - circuit et à vide à l’extrémité du
câble :
Fig11 : le cas de résistance nulle et à l’infinie
VII. Simulation :
1. Schéma de montage :
Fig12: ligne de transmission par câble coaxial
2. Schéma sous logiciel Multisim :
Fig13 : schéma sous logiciel Multisim
Fig14 : les allures
Conclusion :
Au cours de ce TP, on mise en évidence les caractéristiques d’une onde de
transmission surtout dans l’exemple d’un câble coaxial, ainsi l’utilisation de logiciel
Multisim, sans oublier qu’on mise en évidence aussi les caractéristiques d’une onde
de transmission, comme le coefficient de réflexion, vitesse de propagation,
l’atténuation, etc.
TP n°2 : Dimensions de la ligne et impédance caractéristique
I. Introduction :
Qucs (Quite Universal Circuit Simulator) est un logiciel open-source de
simulation de circuits électriques qui permet de simuler et d’analyser des circuits
électriques complexes, y compris des lignes de transmission. Le logiciel permet
de modéliser différents types de lignes de transmission en utilisant des
composants de circuit tels que des résistances, des inductances et des capacités.
I. Le but de TP :
Apprendre à modéliser une ligne de transmission dans un logiciel de simulation
de circuits comme Qucs.
Se familiariser avec une méthode utilisée pour réaliser des mesures sur une ligne
en hyperfréquence (l’impédance, le coefficient de réflexion et la puissance).
Réalisation d’une adaptation d’une charge à l’aide de l’abaque de Smith sur le
logiciel TLDetails.
II. Simulation sur une ligne de transmission :
1. Circuit utilisé pour la simulation :
Fig15 : schéma de montage
En bout de ligne, on sait relier la tension et le courant par l'impédance complexe
𝑉𝐿
RL= où VL et IL sont respectivement la tension et le courant sur la charge
𝐼𝐿
placée en bout de ligne, c'est-à-dire en x=ℓ .
De la même façon, on peut définir l'impédance en un endroit quelconque de la
ligne comme suit :
𝑉(𝑥)
𝑍(𝑥) =
𝐼(𝑥)
2. Circuit utilisé pour les simulations par Qucs :
Fig16 : schéma sous logiciel Qucs
Pour que ce montage peut s’exécuter on a utilisé les équations suivantes :
Fig17 : Les équations
3. Tension et courant le long de la ligne :
L’allure du courant :
Fig18 : Allure du courant
L’allure de tension et de courant :
Fig19: Allure de tension et courant
La figure 19 représente les relevés en amplitude de la tension et du courant HF
le long de la ligne. L'axe horizontal, gradué en mètres, correspond à la distance
comptée à partir du générateur.
Du fait de la désadaptation d'impédance, l'amplitude de la tension n'est plus
constante. Cette tension varie d'une manière périodique suivant une courbe qui,
contrairement aux apparences, n'est pas sinusoïdale. La distance entre chaque
minimum ou maximum est égale à 1/2 onde (5 mètres dans notre cas) et la
distance entre un minimum est un maximum est égale à 1/4 d'onde (2,50
mètres). Le Rapport d'Onde Stationnaire correspond au rapport entre une
amplitude maximale et une amplitude minimale :
ROS = Vmax / Vmin soit 75 V / 25 V = 3.
Le tracé de l'amplitude du courant présente la même allure que celui de la
tension, mais décalé d'un 1/4 d'onde. A un minimum de tension correspond un
maximum de courant et inversement. Le ROS peut aussi être calculé à partir
des valeurs du courant :
ROS = Imax / Imin soit 1,5 A / 0,5 A = 3.
D'un point de vue théorique, le ROS est fonction de la valeur du module du
coefficient de réflexion de la charge. Ce coefficient est fonction de l'impédance
de la charge et de l'impédance caractéristique Zc de la ligne. En considérant
Zc = 50 Ω et une charge purement résistive (R= 150, X=0), le module du
coefficient de réflexion de la charge (par convention noté ρ, lettre grecque « rhô
») se calcule à l'aide de la relation suivante :
(R−Zc)^ 2 + X ^2
𝜌=√ (𝑅+𝑍𝑐)2 +𝑋^2
= 0.5
A partir de la connaissance du module du coefficient de réflexion nous pouvons
maintenant calculer la valeur du ROS et confirmer les mesures précédentes :
1+𝜌
ROS = =3
1−𝜌
L’allure de puissance :
Fig20 : Allure de puissance
Impédance le long de la ligne :
Fig21 : Allure de l’impédance
ROS en fonction de l’impédance de charge :
Fig22 : Allure de ROS
III. Lignes avec pertes : adaptation d’impédance et transfert de puissance :
Le générateur de tension sinusoïdale simule un émetteur capable de fournir une
puissance de 100 Watts sur une charge de 50 ohm (U crête = 100 Volts). Afin de
simplifier les calculs on considéra que les circuits d’adaptation d’impédance ne
comportent pas de pertes. Comme dans les exemples précédents, la longueur de
ligne est de 10 mètres.
Fig23: schéma sous logiciel Qucs
L’allure de tension et de courant :
Fig24: allure de courant et tension
L’allure d’impédances :
Fig25: allure d’impédances
L’allure de puissance transmise :
Fig26: allure de puissance
IV. L’abaque de Smith :
L’abaque de Smith est un outil graphique utilisé en électromagnétisme pour
l’analyse des circuits électriques et des lignes de transmission. Il permet de de
représenter graphiquement la variation de l’impédance le long d’une ligne de
transmission ou d’un circuit, ainsi que les coefficients de réflexion et de
transmission associés.
L’abaque de Smith est représenté sous forme d’un cercle dans lequel les valeurs
d’impédance sont représentées sous forme de courbes. Les valeurs d’impédance
complexes sont représentées par des points sur le cercle, tandis que les coefficients
de réflexion et de transmission sont représentés par des lignes qui partent du centre
du cercle.
Abaque de Smith :
Fig27 : Abaque de Smith
Conclusion :
Au terme de ce TP sur les dimensions de la lignes et l’impédance caractéristique,
nous pouvons tirer plusieurs conclusions importantes. Tout d’abord, nous avons
pu observer comment la longueur et le diamètre de la ligne peuvent influencer
l’impédance caractéristique de celle-ci. Nous avons également vu comment
calculer l’impédance caractéristiques théorique d’une ligne en fonction de ses
dimensions physiques.
Nous avons également constaté que l’impédance caractéristique d’une ligne peut
être mesurée expérimentalement à l’aide d’un réflectomètre et que cette mesure
peut être utilisée pour déterminer les propriétés de la ligne et les caractéristiques
de la charge connectée à celle-ci.