Micro-Économie: L1 L2 L1 L2
Micro-Économie: L1 L2 L1 L2
L1 L2
ÉCO
ÉCO
L2
Microéconomie
Cet ouvrage propose une
synthèse des principales
thématiques relatives aux
Chaque fiche contient :
> des rappels de cours afin de réviser les points
Micro-
économie
essentiels.
principes fondamentaux de la > des points de méthodologie, d’attention
microéconomie de la concurrence et des astuces.
parfaite : théories, acteurs, > des exemples et observations détaillés pour
outils et mise en œuvre. Les illustrer les notions ou apprendre à résoudre
fiches de cours illustrées suivies les questions.
d’exercices corrigés en détail > des exercices corrigés en détail.
assurent la bonne compréhension
Microéconomie
des notions fondamentales et la
vérification de l’acquisition des
connaissances.
ISSN : 2566-2708
ISBN : 978-2-8073-1420-7
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Prix TTC : 18 €
#1
DANS LA MÊME COLLECTION
Sup en poche est une collection destinée aux étudiants du 1er cycle, essentiellement
en Licence 1 et 2. Son objectif est de permettre à l’étudiant de réviser et s’entraîner
en vue de réussir ses examens. Chaque ouvrage est composé de fiches proposant des
cours résumés suivis d’exercices corrigés pas à pas.
#2
ÉCO
-SUP- L1 L2
en poche
Microéconomie
Jérôme Lecointre
#3
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de spécialisation, consultez notre site web : [Link]
#4
Sommaire
Partie 2 Le producteur
13 La fonction de production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
14 La combinaison productive optimale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
15 La fonction de coût . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
16 La fonction d'offre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138
Sommaire | V
#5
Coordination et interaction des agents :
Partie 3 L'équilibre
VI | Sommaire
#6
COURS
1 Qu'est-ce que
la microéconomie ?
[ NOTIONS CLÉS : homo oeconomicus, concurrence parfaite ]
1 L'objet de la microéconomie
La microéconomie, comme son préfixe l'indique, cherche à étudier le fonc-
tionnement économique des sociétés à travers les choix économiques des
agents et leurs interactions.
#1
Le comportement des agents économiques :
l'Homo oeconomicus
Les agents sont supposés être utilitaristes, hédonistes et rationnels. Le com-
portement utilitariste est synonyme d'égoïsme. Autrement dit, les agents ne
cherchent que leur propre satisfaction. De plus, ils sont hédonistes, en ce
sens, ils recherchent toujours à maximiser leurs objectifs tout en supportant
un certain nombre de contraintes. L'objectif du consommateur se résume à
maximiser sa satisfaction, qui est fonction quantités de biens et services
consommées, compte tenu de ses ressources et du prix des biens et ser-
vices. Alors que le producteur cherche à atteindre le profit le plus élevé
compte tenu des techniques de production utilisées. Préciser les objectifs
à atteindre ne nous indiquent pas comment ils seront atteints. Les actes
économiques des agents sont réfléchis, c'est-à-dire qu'ils agissent ration-
nellement. Face à deux alternatives, un agent est toujours capable de faire
le meilleur choix selon ses objectifs et contraintes. Cette capacité est dé-
nommée rationalité. Elle suppose, d'une part, que les agents disposent de
toutes les informations nécessaires et, d'autre part, que les capacités cog-
nitives des agents soient quasiment illimitées.
Le froid calculateur qui respecte ces trois caractéristiques est qualifié
d'homo oeconomicus. Toutefois, les Homo oeconomicus ne sont que des
agents et non des acteurs économiques. Les acteurs économiques adop-
tent des comportements stratégiques à l'inverse des agents économiques
qui agissent seuls dans leur coin pour déterminer leurs meilleurs choix.
#2
Les besoins
Les agents ont des envies que l'on nomme des besoins. Pour le consom-
mateur, certains besoins sont nécessaires à la vie comme manger, boire,
se loger, se vêtir, vivre en sécurité..., et sont dénommés besoins primaires.
D'autres, appelés besoins secondaires, comme regarder la télé sur un écran
plat, posséder le dernier smartphone, lire un manuel de microéconomie, se
déplacer..., le sont moins.
Les besoins sont individuels mais ils peuvent aussi être collectifs. C'est la
vie en société qui les fait apparaitre. On peut citer le désir de vivre en sé-
curité ou d'utiliser des autoroutes... Ces besoins collectifs posent un pro-
blème à l'analyse microéconomique qui n'envisage la société qu'à travers
une somme d'agents. Si bien que la satisfaction des besoins collectifs né-
cessite l'intervention d'une entité qui dépasse la somme des individus. On
pense immédiatement à l'État.
2. La rareté, telle qu’est définie ici, est située historiquement. C’est une construction so-
ciale. cf. M. Sahlins, 1976 (1930), Âge de pierre, âge d’abondance. Éd. Gallimard.
#3
riés ?... La microéconomie cherche à expliquer ces choix contraints. Cette
problématique est résumée dans la définition de l'économie qu'en donne
L. Robbins 3 (1898-1984) : l'économie est « la science qui étudie le compor-
tement humain en tant que relation entre des fins et des moyens rares qui
ont des usages alternatifs ».
Une fois que les consommateurs et producteurs entrent en contact les uns
avec les autres, il leur faut se coordonner. Comment une multitude d'agents
arrive à s'accorder sur des quantités échangées et à quels prix ? Ce sont les
prix qui jouent le rôle de coordinateur des choix individuels. À travers les
prix, des propositions d'achat ou demande et des propositions de ventes ou
offre seront établies par chaque agent de manière indépendante. Lorsqu'un
système de prix égalise les demandes et offres, le marché est à l'équilibre
et les échanges ont lieu. Pour ce système de prix, l'échange est volontaire
et mutuellement avantageux pour les parties prenantes.
La coordination par les prix pose une question redoutable aux microéco-
nomistes : Qui fixe les prix ? Comment sont-ils fixés ? Les conditions d'exis-
tence d'un système de prix assurant la compatibilité des choix des consom-
mateurs et des producteurs sont un des objets de la microéconomie. L'inter-
action et la coordination des agents économiques font de la microéconomie
une théorie de l'échange marchand.
3. L. Robbins, An Essay on the Nature and Signifiance of Economic Science, 1932. p. 15.
#4
D'un point de vue juridique, les agents sont « libres et égaux en droits ». Ce
qui implique d'un point de vue économique qu'ils sont libres de vendre ce
qu'ils possèdent et qu'ils ont le droit d'acheter ce qu'ils veulent, à condition
d'en avoir les moyens. Enfin, qu'ils sont libres de refuser une transaction.
Outre le respect des droits de propriété, les éléments politique, culturel,
historique et institutionnel dans lesquels évoluent les agents sont négligés.
Cependant, les agents économiques n'agissent pas dans un « vide sidé-
ral ». Des règles sont nécessaires pour permettre aux uns et aux autres de
se coordonner. Cet environnement particulier est celui de la concurrence
parfaite 4 .
#5
lieu d'être. De plus, il est inutile de détenir de la monnaie en tant que
moyen de réserve du fait de l'absence d'aléas futurs. Ainsi, on peut dire
que « tout est réglé au départ ». Autrement dit, la question du temps est
évacuée.
#6
2.2 La modélisation
Un modèle est une description simplifiée de la réalité. Outre les hypothèses
de comportement des agents, un modèle spécifie des variables exogènes
qui permettent de déterminer des variables endogènes ou paramètres.
Par exemple, le modèle de la concurrence parfaite stipule que les agents
sont preneurs de prix. Les prix sont, donc, des données avec lesquelles
les agents réalisent leurs calculs pour déterminer les quantités demandées
et/ou offertes sur les marchés, c'est-à-dire les variables endogènes.
#7
C O N C U R R E N C E P A R F A I T E
Dotations initiales
Théorie Fonction
des choix de production Préférences
optimaux formalisées par
individuels Contrainte fonction
Fonction budgétaire d'utilité
de coûts
Fonction Fonction
d'offre de demande
individuelle individuelle
Processus
d'agrégation
Système
de prix
d'équilibre
#8
3 EXERCICES
Exercice 1
On demande à un consommateur de classer par ordre de préférence des
paniers de biens. Les réponses fournies sont les suivantes : A ∼ B ;
C ∼ E ; B ∼ D ; C ≻ B ; I ∼ G ; F ∼ E ; K ≻ G ; G ≻ E ; J ∼ H ∼ G.
On suppose que les préférences de ce consommateur sont transitives et
monotones.
1. Quels sont les ensembles de paniers de biens indifférents entre eux ?
2. Établissez l'ordre qui existe entre ces différents paniers de biens.
Exercice 2
Soit une économie composée de deux biens 1 et 2 et un consommateur
dont les goûts sont formalisés par la fonction d'utilité suivante :
U (q1 ,q2 ) = q12 · q2
où q1 et q2 représentent respectivement les quantités de biens 1 et 2.
1. Classez les paniers de biens, A = (1,2) et B = (1,1), selon les préfé-
rences du consommateur.
2. La fonction d'utilité suivante, V (q1 ,q2 ) = q14 · q22 , exprime-t-elle les préfé-
rences du consommateur ?
3. À partir des paniers de biens, A = (1,1) et B = (2, 14 ), montrez que les
préférences du consommateur sont convexes.
4. Calculez et interprétez l'accroissement d'utilité entre les paniers de biens
A = (1; 1) et B = (1,1; 1).
5. Calculez et interprétez l'utilité marginale du bien 1 pour le panier de biens
A = (1,1).
6. Comparez les résultats des deux dernières questions.
# 20
4 CORRIGÉS
Exercice 1
− − −
1. Soit u un niveau d'utilité quelconque. Donc q12 · q2 = u ⇒ q2 = u
2
q1
Exercice 2
1. Pour obtenir une tente complète, niveau d'utilité de 1, le campeur doit
respecter la proportion stricte entre les sardines et la toile c'est-à-dire q101 =
q2 = 1 d'où q1 = 10 · q2 . Il faut donc 10 sardines et une toile pour atteindre
un niveau de satisfaction de 1.
2. Si le consommateur dispose d'une toile, q2
q2 = 1, et d'un nombre de sardines supé-
rieur à 10, q1 > 10, alors il pourra construire
une tente et il lui restera des sardines. Gra-
phiquement, il s'agit de la branche horizon- −
2 u= 2
tale rouge. S'il dispose de 10 sardines et de −
1 u= 1
plusieurs toiles de tente. Ces dernières ne
q1
lui sont d'aucune utilité car les sardines sont 10 20
insuffisantes. Graphiquement, il s'agit de la
branche verticale rouge.
Exercice 3
Les courbes d'indifférence concentriques mettent en évidence un panier
de biens, (q1∗ ,q2∗ ), préféré à tous les autres. Ainsi, l'hypothèse de non satiété
n'est plus respectée. Obtenir une quantité de bien 1 supérieure à q1∗ et/ou
une quantité de bien 2 supérieure à q2∗ réduit sa satisfaction.
# 32
1. La théorie du consommateur
Exercice 4
− −
1. Soit u un niveau d'utilité quelconque. Donc q2 =u −2 · q1 . Les courbes
d'indifférences sont des droites décroissantes.
2. Il est indifférent aux mélanges. En effet, les courbes d'indifférence sont
des droites. Un mélange de deux paniers de biens pour lesquels le consom-
mateur est indifférent conduit à un autre panier de biens appartenant à la
même courbe d'indifférence.
3. Les paniers de biens A = (0,4) et B = (2,0) lui apportent la même satis-
faction que des paniers de biens comprenant un peu des deux biens. Ainsi,
les biens peuvent ne pas être simultanément désirables pour le consom-
mateur. Les paniers A et B sont respectivement l'ordonnée et l'abscisse à
l'origine de la courbe d'indifférence de niveau 4.
# 33
L1 L2 L1
L1 L2
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