Le Systeme Educatif Et D'Orientation (Scolaire Et Professionnelle) Au Togo Et Leur Adequation Aux Besoins Des Usagers
Le Systeme Educatif Et D'Orientation (Scolaire Et Professionnelle) Au Togo Et Leur Adequation Aux Besoins Des Usagers
PROJET R4D
Adapter et renforcer l'orientation scolaire et professionnelle pour promouvoir le travail décent
dans deux pays d'Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso et le Togo
RAPPORT TOGO
MAI 2020
Note aux lecteurs
Ce rapport est rédigé dans le cadre du projet r4d « Adapting and strenghening educational guidance
and career counseling to promote decent work in two West-African countries : Burkina Faso and
Togo [Adapter et renforcer l'orientation scolaire et professionnelle pour promouvoir le travail
décent dans deux pays d'Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso et le Togo]. Le projet s’inscrit dans
le Programme suisse pour la recherche, dédié aux enjeux mondiaux de développement (Swiss
Programme for Research on Global Issues for Development - r4d) financé par la Direction du
développement et de la coopération (DDC) et le Fonds national suisse (FNS) - subvention n°
IZ08Z0_177295.
Pari, P., Holu, Y. A., Kazimna, P., Tchonda, M. & Alfa, A. (2020). Le système éducatif et
d’orientation (scolaire et professionnelle) au Togo et leur adéquation aux besoins des usagers.
Rapport produit dans le cadre du projet r4d « Adapter et renforcer l'orientation scolaire et
professionnelle pour promouvoir le travail décent dans deux pays d'Afrique de l’Ouest : le Burkina
Faso et le Togo ». Université de Lomé, Lomé, Togo.
2
Table des matières
Résumé…………………………………………………………………………………………………..4
Introduction……………………………………………………………………………………………...5
I- Description du système éducatif togolais et son adéquation au marché de l’emploi et aux besoins des
populations .............................................................................................................................................. 5
1.1- Description du système éducatif Togolais ................................................................................... 5
1.1.1- Système éducatif togolais lors de la période coloniale ......................................................... 5
1.1.2 - Ecole togolaise après les indépendances .............................................................................. 6
1.1.3- Principes et objectifs de la réforme de 1975 ......................................................................... 6
1.1.4- Profil du citoyen à former (réforme de 1975) ....................................................................... 7
1.1.5- Ordres d’enseignement.......................................................................................................... 7
1.1.6- Structures de l’enseignement ................................................................................................ 7
[Link]- Enseignement primaire....................................................................................................... 7
[Link]-Enseignement secondaire .................................................................................................... 8
[Link]- Enseignement supérieur ..................................................................................................... 9
1.1.7- Système d’évaluation ............................................................................................................ 9
[Link]- Système d’évaluation dans l’enseignement primaire ......................................................... 9
[Link]- Système d’évaluation au premier et au second cycle du secondaire .................................. 9
1.1.7 .3- Système d’évaluation au niveau de l’enseignement supérieur (Université) .................... 10
1.1.8- Alphabétisation et éducation non formelle.......................................................................... 11
1.1.9- Organisation administrative ................................................................................................ 12
1.1.10 -Financement ...................................................................................................................... 13
[Link]- Sources internes ............................................................................................................. 13
[Link]- Sources externes ............................................................................................................. 13
1.2- Adéquation du système éducatif au marché de l’emploi et aux besoins des populations .......... 16
II- Description du système d’orientation scolaire et professionnelle togolais et son adéquation au marché
de l’emploi et aux besoins des populations ........................................................................................... 19
2.1- Description du système d’orientation scolaire et professionnelle togolais ................................ 19
2.1.1- Historique de l’orientation scolaire au Togo ....................................................................... 19
2.1.2 - Paliers d’orientation ........................................................................................................... 21
2.2- Adéquation du système d’orientation scolaire et professionnelle togolais au marché de l’emploi
et aux besoins des populations .......................................................................................................... 24
Conclusion ............................................................................................................................................. 24
Références ............................................................................................................................................. 26
3
Résumé
Le système éducatif togolais doit sa forme actuelle à la réforme de 1975. Il est subdivisé en
trois grandes parties : l’enseignement primaire, qui comprend deux niveaux : l’éducation
préscolaire et l’école primaire. La fin de l’enseignement primaire est sanctionnée par l’examen
de Certificat d’Études du Premier Degré (CEPD). L’enseignement secondaire (secondaire 1),
dispensé dans les collèges d’enseignement général et les collèges d’enseignement technique
(des collèges d’enseignement agricole, artistique et artisanal, ou des centres régionaux
d’enseignement technique et de la formation professionnelle), reçoit les diplômés du premier
degré pour un enseignement de quatre ans sanctionné par le brevet d’étude du second cycle
(BEPC). Au secondaire 2, l’enseignement est dispensé dans les lycées d’enseignement général,
les lycées d’enseignement technique et les écoles professionnelles spécialisées. Cet ordre
d’enseignement est sanctionné par le baccalauréat de l’enseignement général et celui de
l’enseignement technique.
Au Togo, il existe deux Universités publiques (l’Université de Lomé et l’Université de Kara),
des écoles nationales et des établissements privés. Avec la nouvelle réforme de l’enseignement
supérieur lancée en 2008, l’enseignement supérieur a basculé dans le LMD qui est un système
d’enseignement composé d’une architecture en trois grades (Licence, Master, Doctorat).
Il est à noter que le système éducatif n’a pas un impact très positif sur le marché de l’emploi
avec une forte croissance démographique qui accélère l'afflux des jeunes sur le marché du
travail. Le sous-emploi rural, les activités informelles urbaines, le chômage, composent le
paysage de l'emploi au Togo.
Le service d’orientation a, lui aussi, subi plusieurs mutations. Aujourd’hui, c’est le Centre
National d’Information et d’Orientation Scolaires et Professionnelles (CNIOSP), créé
Conformément aux dispositions de l’arrêté n°087/MEPSA/CAB/SG du 26 août 2010, qui fait
office de structure d’orientation. Le fonctionnement de ce centre tient compte des dispositions
prises par la réforme de 1975 en matière d’orientation.
L’orientation qui devrait baliser la voie aux sortants du système éducatif reste fragilisée par le
nombre faible de conseillers devant accompagner le système éducatif au Togo. Ces conseillers
sont en nombre très insuffisant pour une population en pleine croissance.
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Introduction
Après les indépendances, les autorités togolaises ont procédé à une réorganisation du système
éducatif émanant de la colonisation. Entre 1960 et 1975, des aménagements ont été faits pour
donner un cachet national valorisant le système éducatif. L’apothéose de cette réforme semble
être survenue par la grande réforme de 1975, supposée être désormais le fil conducteur du
système éducatif au Togo. Malgré les efforts réalisés, cette réforme n’a pas pu apporter les
résultats escomptés. La grande partie des lignes conductrices soulignées par la réforme n’a pas
été amorcée. Finalement, cette réforme fut quasiment abandonnée au début des années 1980 à
cause des difficultés économiques du pays. Cette situation aura pour conséquence la persistance
des difficultés diagnostiquées avant ladite réforme. L’Orientation scolaire et professionnelle
qui est l’un des aspects fondamentaux de la réforme à peine amorcée, a connu également un
débrayage et reste de nos jours à l’état embryonnaire.
L’année 2015, qui est une année charnière où les nations unies ont consacré la fin des Objectifs
du Millénaire pour le Développement (OMD) et le début des Objectifs de Développement
Durable (ODD), indique que le pays vient d’achever plus d’un demi-siècle de parcours
politique, économique et social. Ce parcours, dense et riche, est révélateur non seulement
d’efforts pour créer les meilleures conditions de développement économique et social
(notamment le développement du capital humain à travers l’éducation) mais aussi de faiblesses
qui n’ont pas permis d’atteindre le niveau de performance recherché.
L’objectif de ce rapport est de faire l’état des lieux des systèmes éducatif et d’orientation
scolaire et professionnelle au Togo et de montrer le lien avec le marché du travail et les besoins
des populations.
5
Jusque-là, aucun système éducatif proprement structuré n’avait été institué. La première
institutionnalisation du système éducatif fut celle de la colonisation allemande qui établit une
première organisation de l’école togolaise. En Effet, le gouverneur allemand Julius von Zech,
en 1903 redéfinit alors d’une part les objectifs de cette éducation à dominance confessionnelle,
et d’autre part, améliora les structures pour mieux répondre aux nouveaux objectifs. Il organisa
l’enseignement en école d’enfants, école de village, école de station qui menaient soit au
séminaire (école de formation des religieux), soit à une école professionnelle, de
perfectionnement ou à une école complémentaire.
Quant à la période de la colonisation française, elle sera marquée essentiellement par la réforme
opérée par le gouverneur Bonnecarrère (arrêté du 4 septembre 1922). Cette réforme va
structurer l’école en école de village, école rurale ou régionale, l’enseignement secondaire
général, technique ou professionnel pouvant ouvrir l’accès à l’enseignement régional de
l’Afrique Occidentale Française (AOF). Cette réforme sera marquée par l’introduction des
diplômes d’État dont le Certificat d’Études Primaires (CEP).
6
1.1.4- Profil du citoyen à former
Selon la réforme de 1975, l’école doit former des individus sains, équilibrés et épanouis dans
toutes les dimensions. Elle doit permettre la formation de l’esprit critique, base de toute culture
moderne. Pour cela, toutes les idéologies pourront s’y exprimer librement sans recherche de
prosélytisme. Enfin, en confrontant l’orientation scolaire et les prévisions des plans de
développement, l’école adaptera sa production aux besoins du développement rapide du pays.
L’école doit constituer un système dynamique au service du développement national tout en
permettant la libération de dynamismes inemployés ainsi que la familiarisation avec les
exigences de la productivité. Le citoyen ainsi formé, sera équilibré, ouvert d’esprit, capable de
s’adapter aisément à toutes les situations nouvelles, plein d’initiatives et apte à agir sur le milieu
pour le transformer.
L’enseignement privé confessionnel est organisé par les confessions religieuses et comporte les
écoles catholiques, protestantes, méthodistes et islamiques. L’enseignement laïc est aux mains
des opérateurs économiques privés.
Les écoles d’initiative locale (EDIL), apparues à la fin de la décennie 1980 sont en fait des
écoles communautaires (de nécessité palliant souvent le manque d’écoles publiques officielles)
que l’on peut classer par défaut dans les écoles privées laïques.
L’éducation préscolaire formelle est dispensée dans les jardins d’enfants qui accueillent les
enfants à partir de 2 ans révolus pendant trois ans. L’enseignement préscolaire n’est pas
obligatoire. Il est essentiellement assuré dans des crèches, des garderies, des pouponnières, des
centres d’éveil de la petite enfance et des villages SOS.
Enseignement primaire
L’enseignement primaire concerne les enfants âgés de 5-6 ans révolus ; d’une durée de six ans,
et est organisé en trois cycles d’une durée de deux ans chacun. On distingue alors, les cours
7
préparatoires première année (CP1) et deuxième année (CP2). Ces classes sont suivies des cours
élémentaires première année (CE1) et deuxième année (CE2), pour finir avec les cours moyens
première année (CM1) et deuxième année (CM2). La fin de la deuxième année du cours moyen
est sanctionnée par l’examen de Certificat d’Etudes du Premier Degré (CEPD).
La formation professionnelle
À ce niveau, il est recruté, sur concours, des élèves ayant validé la classe de 4ème au moins qui
sont formés pour 3 ans au CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle), puis 2 ans au BEP
(Brevet d’Études Professionnelle) ou BT (Brevet de technicien). Les spécialités sont :
- dans la filière industrielle : génie civil, mécanique auto, mécanique générale, carrosserie
auto, maçonnerie, plomberie, froid et climatisation, sculpture, batik, couture,
céramique ;
- dans la filière tertiaire : comptabilité, mécanographie, employé de banque, sténographie,
dactylographie et correspondance, etc.
L’enseignement technique
8
Les types d’établissement d’enseignement technique et professionnel sont :
L’année scolaire est répartie officiellement sur trois trimestres. Dans les enseignements
primaires et secondaires, les trois trimestres totalisent 40 semaines. Au niveau de
l’enseignement supérieur, l’année académique est divisée en deux semestres de douze semaines
chacun, soit au total vingt-quatre semaines dans l’année.
9
trimestrielles est réalisée. Une moyenne supérieure ou égale à dix sur vingt permet de passer
d’une classe à une autre. Après l’admission au BEPC, les élèves sont autorisés à passer en classe
de seconde dans les lycées. L’évaluation se fait de la même manière, dans les mêmes conditions
au second cycle du secondaire que dans le premier, seulement qu’elles peuvent être
trimestrielles ou semestrielles. Au Togo, les élèves de la classe de première sont soumis à un
examen dénommé « examen du probatoire » (ou baccalauréat première partie) avant d’accéder
à la classe de terminale. Le baccalauréat deuxième partie (BAC2) organisé par l’office du
baccalauréat, marque la fin de la classe de terminale et constitue le premier diplôme
universitaire.
10
Système classique Système LMD
(Ancien système) (Nouveau système)
8
7 DOCTORAT 6 180
DOCTORAT
6 Semestres Crédits
A
N 5 DEA DESS
MASTER 120
N 4 MAÎTRISE MASTER 4
Crédits
E Semestres
3 LICENCE
E
2 6 180
DEUG LICENCE
1 Semestres Crédits
L’apprentissage est organisé par les associations professionnelles sous la supervision de l’Etat
(3 ou 4 ans). Les diplômes sont délivrés par l’Etat.
11
1.1.9- Organisation administrative
Sur le plan administratif, le secteur de l’éducation et de l’enseignement au Togo est géré au
niveau national par six ministères :
Les ministères sont structurés en cabinet du ministre, en secrétariat général, puis des directions
centrales ou générales, des directions de base et des services techniques. Il existe également
dans les ministères chargés de l’éducation, les directions des différents niveaux
d’enseignement, les directions des examens et concours, les directions de la planification et de
la prospective, les directions des ressources humaines, etc. Au niveau régional, on note pour
l’enseignement général, les directions régionales de l’éducation ainsi que les inspections
d’enseignement préscolaire et primaire et celles d’enseignement secondaire. Pour
l’enseignement technique, on note 6 inspections : Lomé, Sokodé, Kara, Kpalimé, Aného et
Atakpamé. Au niveau des établissements, l’encadrement est assuré par les directeurs (cours
primaires et collèges) et par les proviseurs et les censeurs (au Lycée).
1
Notons que certains établissements de formation relèvent d’autres ministères :
1
L’organisation administrative de l’enseignement au Togo n’est pas encore décentralisée. Elle est juste
déconcentrée. Le processus de décentralisation se poursuit. Les épreuves des examens du CEPD, du BEPC et du
BAC sont organisées par l’Etat.
12
1.1.10 -Financement
L’École nouvelle dispose des sources de financement internes et externes. En plus, depuis
2010, il existe un cadre partenarial signé entre le Gouvernement et les partenaires techniques
et financiers pour le financement dans le secteur de l’éducation dans le cadre de l’école pour
tous (EPT).
Les partenaires financiers sont entre autres l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale, le
Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME), la Francophonie, l’UNESCO, la France,
l’Allemagne, PLAN Togo, l’UNICEF, l’Agence Française de Développement, Handicap
international, Aide et Action, etc., qui appuient l’État et les collectivités locales dans la
construction des infrastructures scolaires, la formation du personnel, la dotation en matériel
pédagogique, la prise en charge des enfants en situation difficile (handicapés, enfants démunis,
enfants des rues, etc.) à travers divers projets. Exemple : Éduquer autrement, le Projet Education
et Renforcement Institutionnel (PERI), Projet d’Appui à la Réforme des Collèges (PAREC),
etc.
13
Sources : UNESCO ; Données mondiales de l’éducation, édition 2010-2011
14
Schéma résumant la structure du système éducatif au Togo
Cours Préparatoire 1 et 2
Cours Elémentaire 1 et 2
Cours Moyen 1 et 2
Examen du C.E.P.D
Enseignement Technique
Examen du B.E.P.C.
Long Court
Seconde Seconde 1
Première Première 2
3
Examen 1ére partie Baccalauréat
UNIVERSITE
Figure 2 : Figure illustrant la structure du système éducatif togolais
15
1.2- Adéquation du système éducatif au marché de l’emploi et aux besoins des
populations
Une analyse du système éducatif togolais montre plusieurs dysfonctionnements. En effet, on
note un problème d’organisation du système éducatif et une quasi absence de coordination entre
les ministères en charge des différents niveaux d’éducation. Par ailleurs, les effectifs des
étudiants dans les universités surtout publiques, croissent de manière exponentielle.
Université de Kara
Année effectif
2009-2010 9 930
2010-2011 10 779
2011-2012 12 898
2012-2013 12 983
2013-2014 11 946
2014-2015 11 935
2015-2016 14 405
2016-2017 15 989
2017-2018 17 557
Université de Lomé
Année Effectif
2009-2010 41 460
2010-2011 44 062
2011-2012 47 851
2012-2013 43 824
2013-2014 42 228
2014-2015 44 545
2015-2016 50 477
2016-2017 52 049
2017-2018 54 077
16
formation ont une efficacité externe limitée. Elles ne préparent pas au mieux les jeunes sortant
des formations à affronter un marché de l’emploi exigeant et évolutif. On note également une
absence de passerelles entre les différents niveaux et types d’enseignement. L’enseignement
technique demeure un enseignement marginal si l’on compare son effectif à celui de
l’enseignement général (à peine 6% des élèves tous degrés confondus) suivant les données du
document de la stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (INSEED, 2016).
L’enseignement supérieur souffre d’une inadéquation du nombre des formés aux besoins réels
de développement social et économique du pays. En effet, le système LMD qui devrait être une
solution à la professionnalisation de l’enseignement supérieur de par ses objectifs (un sujet à
même de persévérer tout au long de son parcours en gardant une vision claire et réaliste de
l’issue de sa formation : l’insertion professionnelle dans les meilleures conditions possibles,
bref un sujet autonome), connait de sérieuses difficultés dans sa mise en œuvre.
La question d’emploi et d’insertion des jeunes est devenue une préoccupation majeure des
autorités. De l’analyse de QUIBB 2015, il ressort que le chômage touche 3,4% de la population
active. Selon les milieux de résidence, le taux de chômage est plus que le quadruple en milieu
urbain 6,2% qu’en milieu rural 1,3%. En 2015, le taux d’activité pour l’ensemble du pays
s’établit à 76,8% dont 71,7% sont pleinement occupés et 24,9% sont sous-employés. Notons
que le taux d’activité est un indicateur de mesure du niveau de participation de la population en
âge de travailler à l’activité économique selon le BIT (15 à 64 ans). Il est donc le rapport entre
la population active et la population en âge de travailler. La population active est composée des
personnes pleinement occupées, sous occupées et des chômeurs. Par ailleurs, l’enquête de suivi
professionnel au Togo (2019) révèle qu’au niveau de l’Enseignement Technique et de
Formation Professionnelle (ETFP), un niveau de chômage élevé pour les sujets ayant obtenu
un baccalauréat industriel. En outre, selon la même enquête, les diplômés de l’enseignement
supérieur présentent une forte propension à s’orienter vers le tertiaire (91,1% des diplômés ne
trouvent à s’employer que dans ce secteur).
17
propre compte et de travailleurs familiaux), 9,3% de chômeurs, et 16,3% d´inactifs hors
du système éducatif ;
- le taux de chômage des jeunes a légèrement baissé, passant de 16,8% en 2012 à 14,9%
en 2014 ;
- la durée du chômage des jeunes est longue au Togo, puisque 46,4% des chômeurs ont
passé plus d’un an au chômage en 2014.
Selon le rapport relatif à la Politique Nationale de l’Emploi (PNE, 2014), on peut dresser un
certain bilan sur le marché du travail Togolais :
- un chômage de l’ordre de 6,5% au plan national, mais qui est principalement urbain
(10,0% pour Lomé) en 2011 et surtout un sous-emploi massif estimé à 22,8% en 2011;
- des difficultés d’insertion des jeunes au fur et à mesure qu’ils atteignent des niveaux
d’éducation/formation plus élevés. Les formés de l’enseignement professionnel et du
supérieur se retrouvent plus au chômage que les jeunes moins formés. De plus, les
sortants de ces niveaux de formation se retrouvent à plus de 25% dans l’informel où ils
n’avaient pas besoin d’atteindre ce niveau de scolarisation pour y exercer étant donné
que ceux qui sont analphabètes y exercent « adéquatement » à 95%. C’est l’indice d’une
inadéquation entre la formation et l’emploi.
- quel que soit le niveau minimum exigé pour l’offre d’emploi ou de stage, la proportion
des non recrutés dépasse 90% des candidats.
- les demandeurs d’emploi sont insuffisamment préparés pour accéder facilement à
l’emploi et s’insérer dans la vie active, de sorte qu’il faut agir sur leur employabilité en
termes de qualification complémentaire adéquate et sur l’émergence et le
développement d’un esprit entrepreneurial.
Selon le rapport de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi 2013
(République Togolaise, 2013), on peut citer au nombre des problèmes relatifs à l’emploi
togolais :
- l’inadéquation emploi/formation qui est sans aucun doute l’un des plus grands
problèmes des jeunes en quête d’emploi même s’il existe des initiatives de l’Etat pour
développer l’employabilité à partir des programmes, notamment le Programme de
volontariat national au Togo (PROVONAT) et le programme d’Appui à l’insertion et
au développement de l’embauche (AIDE) ;
- le dispositif de la formation qui devrait apporter une réponse adéquate au problème de
faible employabilité des primo demandeurs d’emplois est dans une situation
préoccupante même si des débuts de solution transparaissent dans le Plan Sectoriel de
l’Education (PSE 2010-2020). Au niveau des jeunes créateurs d’entreprise, les
problèmes structurels se posent tels que le manque de financement et/ou un accès
difficile au crédit avec des taux d’intérêt élevés ; le manque d’accompagnement pendant
les premières années de vie de l’entreprise ; les contraintes fiscales dues au système de
taxation ; et le faible accès aux nouvelles technologies (TIC) (Atitsogbe, Mama, Sovet,
Pari, & Rossier, 2019 ; Pari, Kazimna, & Amedjrovi, 2018).
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La situation de l'emploi au Togo reste préoccupante. En effet, le système éducatif peine toujours
à assurer l’adéquation formation - emploi. De plus la forte croissance démographique accélère
également l'afflux des jeunes sur le marché du travail. Par ailleurs, le sous-emploi rural, les
activités informelles urbaines, le chômage, composent le paysage de l'emploi au Togo.
Déjà en 1970, l’UNESCO définissait l’orientation comme le processus qui consiste à mettre
l’individu en mesure de prendre conscience de ses propres caractéristiques personnelles et de
les développer en vue du choix de ses études et de ses activités professionnelles dans toutes les
conjonctures de son existence avec le souci conjoint de servir la société et l’épanouissement de
sa personnalité.
En 2004, suite au départ des derniers conseillers d’orientation à la retraite, la DOSP est réduite
à une division de la Direction de l’Enseignement Secondaire de l’Information et de
l’Orientation (DESIO). A partir de cette période, les activités d’orientation scolaire et
professionnelle sont restées en veilleuses.
19
Avec l’ouverture du CNIOSP, les activités effectives en matières d’orientation n’étaient pas
proprement débutées et se résument à un entretien avec les bénéficiaires, qui porte sur les
différents parcours existant dans l’enseignement Général, en particulier, par l’éveil de leur
attention sur les filières et les conditions d’accès à différents parcours, aux écoles et facultés
des Universités. Le centre a également opté pour « l’éducation à l’orientation ». Ce concept
consiste à donner des notions sur les différents parcours d’études, ainsi que les informations sur
les différents métiers aux individus scolarisés et aux personnes voulant faire carrière dans le
secteur informel. L’objectif est de permettre à l’apprenant d’avoir les informations nécessaires
pour un meilleur choix qui soit en adéquation avec sa personnalité.
Depuis 2010, le fonctionnement de ce service repose sur un nombre très limité de conseillers
d’orientation devant relever le défi en matière d’information et d’orientation. Il est à reconnaitre
qu’actuellement, les prestations des conseillers d’orientation de ce centre n’arrivent pas à
atteindre les apprenants de toute l’étendue du territoire togolais. Les activités du CNIOSP
restent focalisées sur les établissements de la capital, Lomé.
Le tableau ci-après montre l’évolution du nombre des conseillers d’orientation après la réforme
de 1975.
Nbre de CO 35 15 4 1 1 3 7
Aussi, ce centre qui devrait donner les informations nécessaires aux apprenants, ne dispose-t-il
pas une plate-forme d’information pour les usagers.
Cette division est chargée d’animer, de coordonner et d’évaluer les activités d’orientation. Elle
est également chargée de collecter, de traiter et de mettre à la disposition du public la
documentation sur les enseignements et les formations professionnelles de tous ordres et de
tous les niveaux.
La division de la production
Cette division est chargée de procéder à des enquêtes ayant pour objet l’élaboration de
monographie scolaires et professionnelles. Ainsi, elle assure la collecte des données statistiques
sur les enseignements, les emplois et les professions et a également pour tâche d’élaborer des
monographies scolaires et professionnelles. La division de la production comprend deux
sections : la section enquêtes et la section diffusion et publication
A ces niveaux de l’enseignement, l’on essaie de voir les talents, les aptitudes, les compétences
de l’enfant qui émergent dans les différentes matières. A cette phase se dessine le goût, la
motivation, l’intérêt de l’élève par rapport à certaines matières qui lui sont dispensées, d’où la
notion de cycle d’observation. A cette étape de la scolarisation, les éducateurs, les enseignants,
les parents ont le devoir de déceler ce en quoi l’enfant porte son intérêt par l’observation.
Le système éducatif togolais prévoit qu’en 4ème et en 3ème, les aptitudes, les compétences, les
talents, les intérêts découverts chez l’enfant dans le cycle d’observation soient protégés,
consolidés et renforcés par les éducateurs, enseignants et les parents ; ceci en vue de
l’orientation vers une série d’étude qui soit en adéquation avec les compétences décelées, tout
en tenant compte du goût, de l’intérêt et de la motivation chez l’enfant. Après l’examen du
BEPC qui sanctionne la fin de la classe de 3ème, s’ouvre un moment où le « choix » de la série
d’étude semble être déterminant pour l’avenir professionnel de l’élève. L’objectif de
l’orientation de l’élève à ce niveau est de permettre à ce dernier de se projeter sur la voie de sa
future profession. Le choix de la série d’étude par l’élève à cette étape devrait alors être opéré
21
avec beaucoup de délicatesse car, il balise la voie au futur métier. Une erreur à ce niveau est
difficile à rattraper. Le système cesse alors pour la première fois de porter tous les élèves dans
la même voie. En effet, il y a plusieurs séries ou options qui s’offrent aux élèves.
Dans le choix des filières de formation, il est important que l’élève s’informe sur le contexte
national afin de connaitre les domaines d’activités qui sont plus prometteurs et dont l’Etat
accorde plus de priorité. Le choix de la série du baccalauréat (scientifique, économique et
social, littéraire, technologique) se fait en fin de seconde ; le plus souvent en fonction des
résultats scolaires. Les élèves doivent opérer des choix entre les séries d’enseignement :
Rappelons qu’après la classe de 3ème, l’inspection renvoie les dossiers portant les établissements
(Lycée) choisis par l’élève à la direction régionale de l’éducation. La direction régionale de
l’éducation renvoie les dossiers au niveau des établissements demandés.
Au niveau des établissements, le censeur sous l’instruction du proviseur fait des affectations de
série en tenant compte des notes obtenues dans les différentes matières. Au niveau de
l’enseignement technique, le choix de la série incombe plus à l’élève.
22
est passé à 54077 en 2017-2018, à 58000 en 2018-2019 et atteint environ 67000 en 2019-2020
à l’université de Lomé.
Aussi la seconde Université publique du Togo (Université de Kara) à son ouverture en 2003-
2004 comptait 1537 étudiants tandis qu’en 2017-2018 cet effectif a atteint environ 18000
étudiants. En dix ans, les deux Universités publiques du Togo (Université de Lomé et Université
de Kara) ont connu une massification occasionnée par une demande sociale importante. Une
question reste posée. Qu’en est-il de l’effectif des conseillers d’orientation au niveau
universitaire au Togo ? Le dispositif d’orientation mise en place dans les Universités Togolaises
de manières particulière présente un déficit en termes de personnel (Conseiller d’orientation).
En effet, l’effectif des conseillers d’orientation ne suffit pas à accompagner la massification des
effectifs d’étudiants de ces deux Universités. Ainsi, et par exemple l’Université de Lomé
disposait de 2005 à 2010 d’un (1) seul conseiller d’orientation, soit un (1) conseiller pour 41460
étudiants en 2010.
A son ouverture en 2003 jusqu’en 2009, l’Université de Kara ne disposait d’aucun conseiller
d’orientation alors que l’effectif atteignait déjà environ 7000 étudiants. Entre 2011 et 2015,
l’effectif de conseillers d’orientation n’a pas connu de changement même si l’effectif des
étudiants a pris un essor important avec un total de 44545 étudiants en 2015 à l’Université de
Lomé. Quant à l’université de Kara, elle a connu un conseiller d’orientation entre 2010 et 2012,
alors que l’effectif des étudiants est monté à 12898 soit 8,4 fois l’effectif à l’ouverture en 2004.
Il est à noter qu’après 2012, l’Université de Kara n’a plus de conseiller d’orientation même si
l’effectif des apprenants a atteint 15989 en 2016-2017, 17557 en 2017-2018 sans conseiller
d’orientation même si cet effectif a atteint 18216 étudiants en cette ère du système LMD.
Quant à l’Université de Lomé, elle a continué de disposer des prestations d’un seul conseiller
d’orientation avec 54077 étudiants en 2017-2018 et pour un effectif d’environ 66000 étudiants
en 2019-2020. Plusieurs sont les bacheliers qui demandent à être assistés à chaque rentrée
académique dans les Universités. Avec un manque cruel de conseillers à ce niveau supérieur.
Les prestations du service d’orientation ne peuvent pas répondre aux attentes de ces derniers.
Par exemple, environ 24000 bacheliers ont sollicité le dispositif d’orientation en très peu de
temps (juste avant la rentrée). Ceci démontre à plus d’un titre l’insuffisance des conseillers
d’orientation dans les Universités au Togo.
Dans les prestations des conseillers dans les universités/supérieures, l’on distingue aussi la
réorientation. Elle consiste à porter une assistance à un étudiant qui veut changer son parcours
d’étude. Dans ces conditions, l’étudiant a le devoir de consulter un conseiller d’orientation pour
éviter des erreurs d’orientation. Compte tenu du nombre important d’étudiants qui sollicitent le
service des conseillers (2000 environ en 2019-2020 à l’Université de Lomé), un seul conseiller
ne pourra être en mesure de faire une bonne prestation.
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dynamique pour accompagner les étudiants et par ricochet le système éducatif togolais.
Considérant les autres établissements dans l’enseignement supérieur, il n’existe pas de service
d’orientation approprié pouvant venir en aide aux apprenants dans le choix de leur parcours
d’études. Le secteur de l’orientation est à revoir au Togo surtout dans les Universités où le
nombre de conseillers d’orientation doit être considérablement rehaussé pour accompagner la
massification qui s’impose (DAAS-UL, 2020 ; DAAS-UK, 2020).
Par ailleurs l’analyse de l’état des lieux du système d’orientation scolaire et professionnelle
montre un système éducatif fragilisé par un très faible nombre de conseillers d’orientation et le
manque d’un manuel de procédure adéquat devant permettre d’orienter de manière appropriée
les apprenants du système vers le marché de l’emploi.
Par conséquent, l’orientation scolaire et professionnelle dans le pays reste peu efficace. Un
conseil d’orientation effectif et efficace suppose d’analyser les paramètres qui résultent de
l’auto-évaluation et l’analyse des informations relatives aux carrières envisagées ou du moins
aux profils professionnels envisageables pour chacun des enseignés. Cependant, on remarque
qu’il n’y a que 7 conseillers d’orientation scolaire et professionnelle au CNIOSP (de nos jours)
qui s’occupent d’une manière formelle de l’orientation dans l’éducation au Togo. Le service de
conseiller d’orientation n’est pas en mesure d’accompagner les bénéficiaires potentiels d’une
manière satisfaisante. Il n’arrive pas à maîtriser les flux entrants et sortants des apprenants.
Il faut noter également que l’orientation professionnelle est également assurée par l’Agence
Nationale pour l’Emploi qui essaie de gérer les flux dans le monde professionnel. Elle a
souligné que malgré le rang du Togo dans le doing business 2020, la culture entrepreneuriale
tarde à gagner les mentalités des jeunes.
Conclusion
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Les principes et les objectifs généraux de cette réforme accordent en premier lieu une priorité
à la démocratisation de l’enseignement et l’adaptation de l’école aux réalités du pays et son
orientation vers une plus grande professionnalisation. Ainsi, le citoyen formé, devrait être
équilibré, ouvert d’esprit et capable de s’adapter aisément à toutes les situations nouvelles, plein
d’initiative et apte à agir sur le milieu pour le transformer.
Après la réforme de 1975, l’on distinguera deux ordres d’enseignement : le public et le privé
dans lesquels on trouve les niveaux d’enseignement. Cependant, à l’heure actuelle, il ne semble
pas répondre aux besoins du marché de l’emploi et est caractérisé par une prolifération
anarchique des établissements privés. A ces difficultés s’ajoutent les problèmes relatifs à
l’orientation scolaire et professionnelle. En effet, l’orientation scolaire et professionnelle qui a
été recadré par la réforme de 1975 connait un ralentissement dans son fonctionnement vers la
fin des années 80. Le service d’orientation a subi des mutations par plusieurs réorganisations
qui ont abouti à la création du Centre National d’Information et d’Orientation Scolaire et
Professionnel (CNIOSP). Mais le CNIOSP peine encore à remplir la mission qui lui est dévolue
par un manque cruel de personnel. En conséquence, l’éducation et la formation au Togo ont
une efficacité interne et externe très limitée. L’inadéquation emploi/formation est sans aucun
doute, l’un des plus grands problèmes des jeunes en quête d’emploi. Même s’il existe des
initiatives de l’Etat pour développer leur employabilité, le chômage touche 3,4% de la
population active (QUIBB, 2015).
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Références
Atitsogbe, K. A., Mama, P. N., Sovet, L., Pari, P., & Rossier, J. (2019). Perceived
employability and entrepreneurial intentions across university students and job
seekers in Togo: The effect of career adaptability and self-efficacy. Frontiers in
Psychology, 10, 1-14. doi:10.3389/fpsyg.2019.00180
Gayibor, N. L. (1997). Le Togo sous domination coloniale (1984 à 1960). Lomé : Press de
l’Université du Bénin.
Komlan, A. M. (1981). Les politiques Scolaires coloniales au Togo : 1984 – 1960. Thèse de
doctorat du troisième cycle des sciences de l’éducation, Université de Genève.
Nations Unies. (2018). World statistics pocketbook 2018 edition. New York, USA: United
Nations Publication.
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UNESCO (1970). Rapport sur la place et le rôle de l’orientation et du conseil dans
l’éducation permanente. Bratislava, Slovaquie.
UNESCO (2010). Données mondiales de l’éducation. VII éd, Lomé, Togo.
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Le principal défi du système d'orientation scolaire et professionnelle au Togo est le manque de conseillers d'orientation qualifiés, avec seulement 7 conseillers disponibles pour tout le pays, ce qui empêche un accompagnement adéquat des apprenants. Ce déficit est aggravé par un manque de manuel de procédure adéquat pour guider les élèves vers le marché de l'emploi, rendant l'orientation inefficace et non adaptée aux besoins du marché .
Les filières industrielles dans l'enseignement technique se concentrent sur des séries comme F1 (mécanique), F2 (électronique), tandis que les filières tertiaires sont orientées vers le commerce et la gestion, avec des séries telles que G1 (techniques administratives) et G3 (techniques commerciales). Chaque filière cible des compétences spécifiques, répondant à divers besoins industriels et commerciaux .
Dans le système classique d'enseignement supérieur au Togo, les principaux diplômes délivrés incluent les Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS), le Diplôme d’Etude Universitaire Général (DEUG), la Licence, la Maîtrise, ainsi que les Diplômes d’Etudes Supérieures spécialisées (DESS) et Approfondies (DEA).
La colonisation a introduit le premier système éducatif institutionnalisé au Togo, d'abord sous domination allemande, puis française, avec la création de l'école de village et du Certificat d’Études Primaires. Après l'indépendance, le Togo a repris son système éducatif, mettant en place des réformes pour développer l'éducation professionnelle et l'adapter aux réalités locales .
Dans le système classique, l'évaluation se fait par des examens et devoirs dans deux sessions, nécessitant une moyenne de 10/20 pour passer à l'année supérieure. Le système LMD, en revanche, évalue les étudiants sur deux semestres par an. Les étudiants doivent valider chaque unité d'enseignement avec au moins 10/20 et accumuler un total de 180 crédits pour obtenir une Licence .
Dans l'enseignement primaire togolais, l'évaluation se fait trimestriellement. Le passage à la classe suivante est déterminé par la réussite à l'examen du troisième trimestre, nécessitant un score d'au moins 5/10. Les moyennes des deux premiers trimestres ne sont pas cumulées .
Le système LMD, introduit par un décret en 2008, a transformé l'enseignement supérieur au Togo en remplaçant le système classique par trois diplômes principaux : la Licence, le Master et le Doctorat. Cette réforme a permis de structurer les études suivant un modèle aligné sur les standards internationaux, favorisant la mobilité académique et professionnelle des étudiants. L'année académique est désormais divisée en deux semestres de 12 semaines chacun .
Le CNIOSP a pour objectif de faciliter la transition des adolescents du monde scolaire au monde professionnel en fournissant des informations sur les différents parcours d'études et métiers. Il vise à sensibiliser sur les filières disponibles et conditions d'accès dans les écoles et universités, bien que ses activités soient limitées par le manque de ressources humaines .
Au niveau secondaire, la formation professionnelle au Togo inclut trois ans pour obtenir un Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP), suivis de deux ans pour le Brevet d'Études Professionnelles (BEP) ou le Brevet de Technicien (BT). Les domaines de spécialisation incluent les filières industrielles et tertiaires pour répondre aux besoins technique et professionnel .
La réforme de 1975 a visé à démocratiser l'éducation et adapter l'école aux réalités du pays, avec un accent sur la professionnalisation. Elle a restructuré le système éducatif autour de deux ordres d'enseignement, public et privé, tout en cherchant à former des citoyens ouverts et équilibrés capables de s'adapter à divers environnements. Cependant, cette réforme n'a pas complètement répondu aux besoins actuels du marché de l'emploi .