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Rapport Géotechnique: Limites d'Atterberg

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Cabrel Fankam
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MINISTRY OF PUBLIC WORKS MINISTRY OF HIGHER EDUCATION

********* *********
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

********* *********

********* *********
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL DEPARTMENT OF CIVIL, ARCHITECTURAL
DEPARTMENT OF CIVIL ENGINEERING AND ENVIRONMENTAL ENGINEERING
********* *********

RAPPORTS DES TRAVAUX PRATIQUES GEOTECHNIQUES

Groupe 4  :
 EKANI NDOUMOU DANIEL YANNICK 17TP21434
 EKOH AKEME JORDAN 17TP21345
 FANKAM NOUKIMI CABREL 17TP21337
 FEUKAM TAKOUNDJOU LOIC 17TP21415
 FOFOU TASSE VALDINIQUE 17TP21387
 FONCHA WILSON TANYU 17TP21319
 FOTSO KENGNE ALEXANDRE 17TP21493
 FOYET EMMANUEL 17TP21371
Encadreurs:
 Deodonne KUNWUFFINE
 BOMELA Miliaire
Chef de département de Genie Civil : Pr. MBESSA Michel

Année académique: 2019/2020


INTRODUCTION GENERALE

Dans le groupe des géosciences, la géotechnique est la technoscience consacrée à l’étude


pratique de la subsurface terrestre sur laquelle notre action directe est possible pour son
aménagement et/ou son exploitation, lors d’opérations de BTP, de gestion des eaux souterraines
et de prévention des risques naturels. Elle englobe l'étude des propriétés mécaniques et
physico-chimiques des sols et de l'interaction entre les terrains et les ouvrages environnants
d'une part, l'ouvrage objet de la prestation du fait de sa réalisation et/ou de son exploitation
d'autre part. Il est donc primordial pour l’ingénieur en génie civil d’avoir une connaissance
approfondi de ces propriétés du sol qui sont révélés par des analyses en laboratoire appelé
encore essai géotechnique . Il est donc question pour nous ici de présenter ces différents
essais qui ont été réalisés dans un cadre académique au laboratoire de géo matériaux de
l’ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES TRAVAUX PUBLICS. Il s’agit ici de l’essai
Proctor, les limites d’Atterberg , l’analyse granulométrique ,et de l’essai Los Angeles.
I- LES LIMITES D’ATTERBERG

Selon l’agronome suédois Albert Atterberg, il existe des constances physiques conventionnelles
déterminées par des essais normalisés qui marquent les seuils entre les différents états d’un
sol (solide , plastique , solide). Ces constances ou indicateurs sont appelés limites d’Atterberg
et définissent à la fois un indicateur qualifiant la plasticité d’un sol, mais aussi l’essai qui permet
de définir ces indicateurs. Elles ont pour valeur la tenur en eau du sol et marquent ainsi les
frontieres entre les differents etat du sol.

A. BUT ET PRINCIPE DE L’ESSAI

 BUT DE L’ESSAI
-Déterminer la limite de liquidité w l qui marque la frontière entre l’état plastique et l’état
liquide d’un échantillon du sol.
-Déterminer la limite de plasticité wp qui marque la frontière entre l’état plastique et l’état
solide d’un échantillon du sol.
Cet essai trouve principalement son application en géotecchnique reoutière notamment dans le
contrôle et la mise en œuvre des matériaux de remblais.
 PRINCIPE DE L’ESSAI
-Pour la limite de liquidité, l’essai est réalisé sur un échatillon de sol qui traverse le tamis
0.4mm.
Pour determiner la limite de liquidité, on étale dans la coupelle, une couche de sol humide de
teneur en eau légèrement supérieure à la limite de liquidité, dans laquelle on trace une rainure
au moyen d’un outil à rainurer.
Sur l’appareil de Casagrande, on applique à la coupelle, une série de chocs qui fermeront la
rainure. On fera des essais successifs en laissant évaporer progréssivement l’eau. On procède
par tâtonnements pour déterminer la teneur en eau qui correspondra à la fermeture sur 1cm de
longueur environ en 25 chocs.
-Pour la limite de plasticité, l’essai est réalisé sur le même échantillon de sol qui a servi pour
la limite de liquidité.
Pour déterminer la limite de plasticité (W p), on prélève une boulette de mortier grosse comme
une noisette (Ø=12mm environ ). De cette boulette, faire un cylindre de 10 à 15cm de
longueur en la roulant sur la plaque de marbre ; il se brisera lorsque son diamètre atteindra
3mm. (Lorsqu’il atteint 10 à 15cm de longueur et son diamètre atteindra 3mm, le soulevé avec
l’outil à rainurer. S’il se rompt avant de quitter la plaque de marbre lorsqu’il est soulevé ,
recommencer l’essai. Dans le cas contraire l’essai est bon).

B. RAPPEL THEORIQUE

 La limite de liquidité (w l) est la teneur en eau pour laquelle 25 chocs de la coupelle,


referment les lèvres de la rainure normalisée sur une longueur de 10 à 12 cm ; wl=
masse de l' eau
∗100 arrondie à une décimale près.
masse du sol sec
 La limite de plasticité (wp) est la teneur en eau pour laquelle un cylindre de 10 à 15 cm de
longueur se brise lorsque son diamètre atteint 3 mm (ou un cylindre de 10 à 15 cm de
longueur et de 3 mm de diamètre ne se rompt pas avant de quitter la plaque de marbre
masse de l' eau
lorsqu’il est soulevé avec l’outil à remuer) ; wp= ∗100 arrondie à une
masse du sol sec
décimale près. L’indice de plasticité (Ip) =wl-wp
Wl−Wn
 Indice de consistance :Ic= où Wn est la teneur en eau naturelle d’un sol fin.
Ip
 Echelle de plasticité : - Ip<10 plasticité faible
- 10<Ip<20 plasticité moyenne
- 20<Ip<40 plasticité élevée
- Ip>40 plasticité très élevée

 Echelle de Consistance : - 0<Ic<0.25 Pâteux


- 0.25<Ic<0.5 Mou
- 0.5<Ic<0.75 Ferme
- 0.75<Ip<1 Mi-dure
Dans notre cas de figure, la teneur en eau naturelle du sol n’est pas connu ; on ne pourra
donc pas calculer Ic et classifier selon l’échelle de consistance.

C. APPAREILLAGE

Pour ce test nous avons utilisé :

 Un bol et un mortier pour émietté l’échantillon


 Un tamis de 0,4 mm de diamètre
 Une plaque de marbre
 L’appareil de Casagrande
 Deux spatules
 Des capsules de verre
 Un outil à rainurer
 Une balance électronique de précision 0,01 g
 Une étuve ventilée

D. PREPARATION DE L’ECHANTILLON

 Prendre une quantité de sol provenant d’un terrain de l’école, et le faire passer au
tamis 0,04 mm ; prélever le tamisât.
 Peser à l’aide de la balance, 120 g du tamisât.

E. EXECUTION DE L’ESSAI

 Limite de liquidité :

 Prendre les 120 g d’échantillon, et le mouiller progressivement en le malaxant de


façon à obtenir une pate près que fluide ;
 Tenir la coupelle dans la main gauche et la remplir à moitié en appuyant
l’échantillon dans la coupelle ;
 Tracer la rainure passant sur le diamètre de la coupelle ;
 Appliquer à la coupelle, une série de chocs (15<N<35) à l’aide de l’appareil de
Casagrande, qui fermeront le fond de la rainure sur 1 cm environ. On fera au
moins cinq essais successifs en laissant évaporer l’eau ;
Si le nombre de chocs est inférieur à 15, faire un peu sécher l’échantillon ;
Si le nombre de chocs est supérieur à 35, mouiller juste un peu et homogénéiser ;
 Prélever et peser un échantillon sur la coupelle pour déterminer la teneur en eau ;

 Limite de plasticité :

 Du reste d’échantillon utilisé pour la limite de plasticité, faire une boulette de


mortier grosse comme une noisette de diamètre 12 mm environ ;
 Rouler la boulette sur la plaque de marbre de telle sorte à obtenir un cylindre de 10
à 15 cm de longueur et un diamètre de 3 mm ;
 Soulever le cylindre à son milieu à l’aide de l’outil à rainurer, jusqu’à ce qu’elle se
décolle complètement de la plaque sans se briser. Dans notre cas au premier essai,
le cylindre ne s’est pas brisé ;
 Diviser le cylindre en deux parties, mettre chaque partie dans les capsules de verre
et les peser à l’aide de la balance ;
 Placer les deux capsules dans l’étuve.

F. RESULTATS OBTENUS

 Limite de liquidité wl
Limite de liquidité
Nombre de coups 15 19 29 32 34
N° de la tare 1 2 3 4 5
Poids total humide 25,7 26,66 24,99 24,58 24,68
Poids total sec 23,93 24,91 23,53 23,36 23,31
Poids de la tare 20,95 21,94 21,03 21,26 20,94
Poids d'eau 1,77 1,75 1,46 1,22 1,37
poids de matériau sec 2,98 2,97 2,5 2,1 2,37
Teneur en eau 59,3959732 58,9225589 58,4 58,0952381 57,8059072

Limites d'ATTERBERG
60

59.5
f(x) = − 0.0755774595820378 x + 60.4738339262476
Teneur en eau %

59

58.5

58

57.5

57
10 15 20 25 30 35 40

Nombre de coups

A partir des valeurs relevées au laboratoire et illustrées dans le tableau ci-dessus, nous avons
sur une feuille de calcul tracé la courbe représentative de la variation de la teneur en eau en

58.58%
fonction du nombre de chocs ; puis nous avons pu trouver la valeur de la limite de liquidité
qui correspond à la teneur en eau à 25 chocs :
WL= =-0,0756*25 + 60,474 =

 Limite de plasticité wp

Limite de plasticité
N° de la tare 6 7
Poids total humide 22,42 30,16
Poids total sec 22,08 29,84
Poids de la tare 21,27 28,94
Poids d'eau 0,34 0,32
poids de materiau sec 0,81 0,9
Teneur en eau 41,9753086 35,5555556
Moyenne 38,7654321

0.32 35.56%
Wp1= ∗100 =
0.9

0.34
Wp2= ∗100 = 41.97%
0.81

La limite de plasticité Wp est donc : (Wp1+ Wp2)/2 = 38.76%

L’indice de plasticité IP = WL-WP


= 58.58 – 38.76 = 19.82%

G. INTERPRETATION DES RESULTATS

 D’après notre tableau, la teneur en eau diminue graduellement avec le temps.


 A partir de la courbe de tendance de notre nuage de point, nous déterminons la teneur
en eau correspondant à 25 chocs (WL de 25 chocs = 58.58%=(-0,0756*25 + 60,474) )

Nous pouvons donc remarquer que la valeur de la teneur en eau à N=25 chocs est
comprise entre celle à 19 chocs et celle à 29 chocs. (58,92%>WL=58.58%>58.4%)

 La plasticité est moyenne car l’indice de plasticité IP=19.82% est compris dans
l’intervalle 10< IP < 20 (selon l’échelle de plasticité)
H. SUGGESTIONS

 Afin d’augmenter la précision de l’essai et ainsi pouvoir espérer avoir des valeur plus
exactes, l’essai devrait être répété à plusieurs reprises.

II- ANALYSE GRANULOMETRIQUE (CAS DU GRAVIER 15/25)

L’analyse granulométrique d’un sol est sa décomposition en plusieurs fractions en fonction


de la dimension ou du diamètre des grains qui le constituent. Elle donne des informations sur
la structure du matériau afin de prévoir ses propriétés mécaniques.

A. BUT ET PRINCIPE DE L’ESSAI

 BUT DE L’ESSAI

L’analyse granulométrique permet de déterminer la grosseur et les pourcentages pondéraux


respectifs de différentes familles de grains constituant un sol. Ainsi, l’essai consiste à
déterminer :

 Les propriétés du Gravier 15/25, c’est à dire


-Coefficient d’uniformité Cu
-Coefficient de courbure Cc
 En ce qui concerne les sables (fins et grossiers) , une propriété supplémentaire est définie :
Le module de finesse mf .

1
100 ∑
mf = Refus cumulés en % des tamis { 0.16−0.315−0.63−1.25−2.5−5 }

 PRINCIPE DE L’ESSAI
L’essai consiste à emboiter une série de tamis les uns sur les autres, les dimensions des
ouvertures étant décroissantes du haut vers le bas ( dans notre cas allant de 31.5 à 12.5 ) afin
de classer les différentes grains constituants l’échantillon. Le matériau à étudier est placé sur
le premier tamis et le classement des grains s’obtient par vibration manuelle ou mécanique de
tamis.
B. RAPPEL THEORIQUE

Dans notre essai, nous avons travaillé uniquement avec le gravier 15/25.

 Le pourcentage de perte (%) =


masse initiale de léchantillon−masse finale après tamisage
x 100
masse iniale de l' echantillon
D
60
 C u= D
10

30D²
 C c = D ∗D
60 10

Où D 10, D 30, D60 sont déterminés graphiquement.

 Lorsque certaines conditions sur Cu et Cc sont satisfaites (1 ≤ Cc ≤ 3), le sol est dit
bien gradué c'est à dire que sa granulométrie est bien étalée, sans prédominance d'une
fraction particulière.
 Quand sa granulométrie est discontinue (1> Cc > 3), avec prédominance d'une fraction
particulière, il est dit mal gradué.
 Les sols bien gradués constituent des dépôts naturellement denses avec une capacité
portante élevée. Ils peuvent être aisément compactés en remblais et forment des pentes
stables.

C. APPAREILS UTILISES

Pour ce test, nous avons utilisé :


 Une balance électronique avec une précision de lecture de 1 g
 Une série de tamis de différents diamètres d’ouverture variant de 0.08mm à 25mm
 Des bols comme récipient de pesé
D. PREPARATION DE L’ECHANTILLON

 La masse de l’échantillon de granulat est donnée par la relation 200*D où D=25


pour le gravier 15/25 .
 Donc masse initiale= 5000g

E. EXECUTION DE L’ESSAI

 nous avons prélevé et pesé à l’aide de la balance 5000 g de gravier 15/25 ;


 Après cela, nous avons classés les tamis d’ordre décroissant du haut (31.5mm) vers le
bas(12.5mm) selon les dimensions de leurs mailles et nous avons placés une assiette
étanche pour la récupération des granulats trop fins pour être retenus par les tamis ;
 Nous avons ensuite transvasé toute la masse du granulat préalablement pesée dans le
premier tamis.
 Puis, nous avons effectué un tamisage manuel après avoir fermé le tamis supérieur à
l’aide d’un couvercle pour minimiser les pertes due au tamisage ;
 A la fin du tamisage, nous avons pesé les refus de chaque tamis ainsi que le contenu
de l’assiette étanche.

F. RESULTATS OBTENUS

 GRAVIER 15/25
Masse de l’échantillon : 5000 g

Gravier 15/25 _ Origine :


%Refus %Refus %passant
Tamis (mm) Masse de refus partiel (g) Masse cumulée (g)
partiel cumulé cumulé

40 - -   0 0
31,5 0 0 0 0 100
25 417 8,345007004 417 8,345007004 91,654993
20 1598 31,97918751 2015 40,32419452 59,67580548
16 1449 28,99739844 3464 69,32159296 30,67840704
14 427 8,545127076 3891 77,86672003 22,13327997
12,5 158 3,161897138 4049 81,02861717 18,97138283
Assiette 948 18,97138283 4997 100 0
           
           
           
total 4997 100 18833 376,8861317 323,1138683

Masse finale du gravier contenue dans l’assiette : 948 g


Masse totale de l’échantillon après tamisage : 4997 g
Masse totale de l’échantillon perdu après tamisage : 3 g

3
Pourcentage de perte : ∗100= 0.06%
5000
Courbe cumulative : Gravier 15/25
110

100

90

80

70
% passants

60

50

40

30

20

10

0
1 10 100

Ouverture des tamis ( mm)

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