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Continuité et classe C1 de f sur R

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2022/2023

Corrigé du partiel
Exercice 2. Soient a et b deux réels. Soit f : R −→ R la fonction définie par

a cos(2x)
 si x Ê 0
f (x) =

e x + bx si x < 0

1. Déterminer tous les couples (a , b) tels que f soit continue sur R.


2. Déterminer tous les couples (a , b) tels que f soit de classe C1 sur R.

Corrigé
1. Compte tenu de l’expression de f , nous devons étudier sa continuité sur chacun des trois ensembles
I 1 = ]0 , +∞[ , I 2 = ] − ∞ , 0[ et I 3 = {0}
— Si x ∈ I 1 = ]0 , +∞[, on a f (x) = a cos(2x) et comme cette dernière fonction est, clairement, une fonction
continue sur R (donc sur I 1 = ] − ∞ , 0[), on en déduit que f est continue sur I 1 = ]0 , +∞[.
— De même, si x ∈ I 2 = ] − ∞ , 0[, on a f (x) = e x + bx , qui est une somme de fonctions continues, donc une
fonction continue sur R (et en particulier sur I 2 = ] − ∞ , 0[), par suite, f est continue sur I 2 = ] − ∞ , 0[.
Ainsi, f est continue sur la réunion
I 1 ∪ I 2 = ]0 , +∞[ ∪ ] − ∞ , 0[ = R\{0} = R∗
— Pour étudier la continuité en 0, nous calculerons les deux limites latérales lim− f (x) et lim+ f (x).
x→0 x→0
On a
lim− f (x) = lim− e x + bx = lim e x + bx = e 0 + b × 0 = 1
¡ ¢ ¡ ¢
x→0 x→0 x→0
et ¡ ¢ ¡ ¢
lim+ f (x) = lim+ a cos(2x) = lim a cos(2x) = a cos(0) = a
x→0 x→0 x→0
Ainsi, pour que f soit continue en x = 0, il faut et il suffit que
lim f (x) = lim+ f (x) = f (0)
x→0− x→0

et comme f (0) = a , cette dernière condition devient dans notre cas :


a =1
Autrement dit, les couples (a , b) de réels pour lesquels la fonction f est continue en 0 (et donc sur R), sont
les couples de la forme (1 , b), où b est un réel quelconque et dans ce cas, la fonction f revêtira la forme :

cos(2x)
 si x Ê 0
f (x) =

e x + bx si x < 0

qui représente donc une fonction continue sur tout R.


2. Pour l’étude de la classe C1 , on procède de manière assez analogue, tout en notant que a doit être égal à 1,
puisqu’une fonction de classe C1 sur R est, en particulier, continue sur R.
— Si x ∈ I 1 = ]0 , +∞[, on a f (x) = cos(2x) et comme cette dernière fonction est, clairement, une fonction de
classe C1 sur R (donc sur I 1 = ]0 , +∞[), on en déduit que f est de classe C1 sur I 1 = ]0 , +∞[.
De plus, sa dérivée est donnée, dans cet intervalle, par l’expression
¢0
f 0 (x) = cos(2x) = −2 sin(2x)
¡

— De même, si x ∈ I 2 = ] − ∞ , 0[, on a f (x) = e x + bx , qui est une somme de fonctions de classe C1 sur R,
donc une fonction de classe C1 sur R (et en particulier sur I 2 = ] − ∞ , 0[), il en résulte que f est de classe
C1 sur I 2 = ] − ∞ , 0[.
De plus, sa dérivée est donnée, dans cet intervalle, par
¢0
f 0 (x) = e x + bx = e x + b
¡

Ainsi, f est de classe C1 sur la réunion


I 1 ∪ I 2 = ]0 , +∞[ ∪ ] − ∞ , 0[ = R\{0} = R∗

et sa dérivée f 0 dans cette réunion I 1 ∪ I 2 = R∗ est donnée par



−2 sin(2x)
 si x > 0
0
f (x) = (1)

ex + b si x < 0

En procédant comme dans la question 1., on voit, immédiatement, que cette dérivée f 0 est une fonction
continue sur R∗ , ce qui signifie que f est de classe C1 sur R∗ .
— Pour savoir si f est de classe C1 sur R (i.e. f est dérivable sur R, avec une dérivée f 0 continue sur R), il
nous reste juste à voir si la dérivée f 0 de f existe en 0 et si elle est, en plus, continue en 0.
Pour cela, nous pouvons utiliser un théorème du cours qui s’appelle théorème de prolongement de la
dérivée et qui s’énonce ainsi :

Theorem 1. Si I est un intervalle de R, x 0 ∈ I et f : I −→ R une fonction continue dans I et dérivable dans I \{x 0 }.
On suppose, en plus, l’existence de la limite
lim f 0 (x) = `
x→x 0

Alors, dans ce cas, f est dérivable en x 0 , avec f 0 (x 0 ) = ` et f 0 est continue en x 0 .


Appliquons ce résultat à notre fonction f donnée par

cos(2x)
 si x > 0
f (x) =

e x + bx si x É 0

avec I = R et x 0 = 0.
Est-ce que toutes les conditions du théorème sont remplies ?
— On a vu précédemment que f est continue sur I = R.
— On a vu également que f est dérivable sur I \{0} = R∗
— Il nous reste juste à voir ce qui se passe pour la limite lim f 0 (x) et pour cela, compte tenu de l’expression (1),
x→0
il nous faut examiner les deux limites latérales lim− f 0 (x) et lim+ f 0 (x). On a, à partir de la relation (1),
x→0 x→0

lim− f 0 (x) = lim− e x + b = lim e x + b = e 0 + b = 1 + b


¡ ¢ ¡ ¢
x→0 x→0 x→0

et
lim+ f 0 (x) = lim+ − 2 sin(2x) = lim − 2 sin(2x) = −2 × sin(0) = −2 × 0 = 0
¡ ¢ ¡ ¢
x→0 x→0 x→0

2
Ainsi, pour que la limite lim f 0 (x) existe (et donc que f soit dérivable en 0), il faut et il suffit que l’on ait
x→0
l’égalité lim− f 0 (x) = lim+ f 0 (x), i.e. 1+b = 0 ou b = −1 et dans ce cas, on aura, par le théorème précédent,
x→0 x→0

f 0 (0) = lim f 0 (x) = 0 (2)


x→0

Par ailleurs, la même relation (2), nous montre également que f 0 est continue en x = 0.
Si on rassemble tous ces résultats, on voit, finalement, que pour que f soit de classe C1 dans R, il faut et il
suffit que a = 1 et b = −1, ce qui nous donne la fonction :

cos(2x)
 si x > 0
f (x) =

ex − x si x É 0

Autrement dit, il y a une unique valeur du couple (a , b) pour laquelle la fonction f est de classe C1 sur R,
en l’occurence (1 , −1).
De plus, f a comme dérivée dans R :

−2 sin(2x)
 si x > 0
0
f (x) =

ex − 1 si x É 0

Exercice 3. Déterminer laquelle des deux fonctions est négligeable (infiniment petite) devant l’autre :
f : x 7−→ x 2 ln(x) et g : x 7−→ x(ln(x))2

au voisinage de +∞.
Corrigé
g (x) x(ln(x))2 ln(x)
Considérons le quotient = 2 = ; on constate, immédiatement, que
f (x) x ln(x) x
g (x) ln(x)
lim = lim =0
x→+∞ f (x) x→+∞ x

Donc, au voisinage de +∞, on a


g = o( f )

Exercice 4. Déterminer un équivalent (de type c x k ) des fonctions suivantes :


3x 3 + 2x 2 − x
1. f (x) = en 0 ;
x2 − 2
¡ ¢
1 − cos(x) Arctan(x)
2. g (x) = en 0.
x tan(x)

Corrigé
1. Nous savons qu’un polynôme P (x) = a0 + a1 x + · · · + an x n est équivalent, au voisinage de 0, à son terme de
plus bas degré, donc dans notre cas, on aura
3x 3 + 2x 2 − x ∼ −x et x 2 − 2 ∼ −2
0 0

D’où,
3x 3 + 2x 2 − x −x 1
f (x) = ∼ = x
x2 − 2 0 −2 2
1
On a donc ici c = et k = 1.
2

3
2. Nous savons qu’au voisinage de 0, on a
1
cos(x) = 1 − x 2 + o(x 2 ) ; Arctan(x) = x + o(x) et tan(x) = x + o(x)
2
D’où,
1 1
1 − cos(x) = x 2 + o(x 2 ) ∼ x 2 ; Arctan(x) ∼ x et tan(x) ∼ x
2 0 2 0 0
et
1 2
¡ ¢
1 − cos(x) Arctan(x) x ×x 1
g (x) = ∼ 2 = x
x tan(x) 0 x ×x 2
1
Donc, ici on a aussi, curieusement, c = et k = 1.
2
Exercice 5. Effectuer les développements limités suivants :
1. e sin(x) à l’ordre n = 4 en 0 ;
p
2. x + 1 ln(x) à l’ordre n = 2 en 1 ;
3x
e − 3x − 1
3. à l’ordre n = 2 en 0.
1 − cos(3x)

Corrigé
1. On a, à l’ordre n = 4 et au voisinage de 0,
1 1 1 1
e t = 1 + t + t 2 + t 3 + t 4 + o(t 4 ) et sin(t ) = t − t 3 + o(t 4 )
2 6 24 6
D’où,
µ ¶ µ ¶2 µ ¶3 µ ¶4
sin(x) 1 3 4 1 1 3 4 1 1 3 4 1 1 3 4
e = 1 + x − x + o(x ) + x − x + o(x ) + x − x + o(x ) + x − x + o(x )
6 2 6 6 6 24 6
En développant ces expressions et en ne gardant que les termes de degré É 4, on obtient,
1 1
e sin(x) = 1 + x + x 2 − x 4 + o(x 4 )
2 8
2. S’agissant d’un développement en un point autre que 0, nous devons effectuer un changement de variables
pour nouspy ramener : posons t = x − 1 (et donc x = 1 + t ), il est clair que si x → 1, alors t = x − 1 → 0 et notre
fonction x + 1 ln(x) se transforme en
µr
p p p t

1 + t + 1 ln(1 + t ) = 2 + t ln(1 + t ) = 2 1+ ln(1 + t )
2
et comme, à l’ordre n = 2 et au voisinage de 0, on a
1 t 2
r
t 1 t
µ ¶ µ ¶
1 1 1
1+ = 1+ − + o(t 2 ) = 1 + t − t 2 + o(t 2 ) et ln(1 + t ) = t − t 2 + o(t 2 )
2 2 2 8 2 4 32 2
En multipliant ces deux développements et en ne gardant que les termes de degré É 2, on obtient,
r
t
µ ¶µ ¶
1 1 2 1 2 1
1 + × ln(1 + t ) = 1 + t − t + o(t ) t − t + o(t ) = t − t 2 + o(t 2 )
2 2
2 4 32 2 4
et r p
p p t p 2 2
2 + t ln(1 + t ) = 2 1 + ln(1 + t ) = 2t − t + o(t 2 )
2 4
En revenant à la variable x , on trouve,
p
p p 2
x + 1 ln(x) = 2(x − 1) − (x − 1)2 + o((x − 1)2 )
4

4
ex − x − 1
3. Si on désigne par f (x) = , on voit que la fonction de l’énoncé est f (3x), par suite, pour avoir le D.l.
1 − cos(x)
de notre fonction, il suffit de trouver celui de la fonction f (x) et d’y substituer x par 3x .
On a, à partir des développements limités de l’exponentielle et du cosinus au voisinage de 0 et à l’ordre 4,
1 1 1 1 1
e x = 1 + x + x 2 + x 3 + x 4 + o(x 4 ) et cos(x) = 1 − x 2 + x 4 + o(x 4 )
2 6 24 2 24
D’où,
1 1 1 1 1
e x − 1 − x = x 2 + x 3 + x 4 + o(x 4 ) 1 − cos(x) = x 2 − x 4 + o(x 4 )
et
2 6 24 2 24
La justification du fait qu’on ait poussé le développement jusqu’à l’ordre 4, alors qu’on réclame un développe-
ment à l’ordre 2 est due aux calculs suivants :
1 2 1 3 1 4 1 1 1
ex − x − 1 x + x + x + o(x 4 ) + x + x 2 + o(x 2 ) 12 + 4x + x 2 + o(x 2 )
f (x) = = 2 6 24 = 2 6 24 =
1 − cos(x) 1 2 1 4 4 1 1 2 2 12 − x 2 + o(x 2 )
x − x + o(x ) − x + o(x )
2 24 2 24
dans lesquels se produit une simplification par x 2 , ce qui abaisse l’ordre du développement.
En effectuant la division selon les puissances croissantes des deux polynômes 12+4x +x 2 et 12−x 2 , on obtient,
ex − x − 1 1 1
f (x) = = 1 + x + x 2 + o(x 2 )
1 − cos(x) 3 6
D’où,
e 3x − 3x − 1 1 1 3
= f (3x) = 1 + (3x) + (3x)2 + o(x 2 ) = 1 + x + x 2 + o(x 2 )
1 − cos(3x) 3 6 2

Exercice 6. Calculer les limites suivantes :


¡ 1 x 2 − 2x + 1
1. lim cos(x)) x 2 ; lim ;
x→0 x→1 x3 − 1
π
Arctan(1 + x 2 ) − µ
2 3x

2. lim 4 ; lim 1 − .
x→0 sin(x) x→+∞ x

Corrigé
1
1. Il est clair que la limite lim cos(x)) x 2 présente la forme indéterminée « 1∞ » .
¡
x→0
Pour lever cette indétermination, on écrit
µ ¶
¡ 1 1 ¡ ¢
cos(x)) x2 = exp 2 ln cos(x)
x
Mais, ¡ ¢ ¡ ¡ ¢¢
ln cos(x) = ln 1 − 1 − cos(x)
Par ailleurs, à partir du développement limité ln(1 − t ) = −t + o(t ), lorsque t → 0, on en déduit que
ln(1 − t ) ∼ −t .
0

En particulier, comme la quantité t = 1 − cos(x) → 0, lorsque x → 0, on voit ainsi que,


1
ln cos(x) = ln 1 − 1 − cos(x) ∼ − 1 − cos(x) = cos(x) − 1 ∼ − x 2
¡ ¢ ¡ ¡ ¢¢ ¡ ¢
0 0 2
1
puisqu’à partir du D.l. de cos, on a cos(x) − 1 = − x 2 + o(x 2 ).
2

5
En rassemblant tous ces résultats, on voit que
µ ¶
1 ¡ ¢ 1 1 2 1
2
ln cos(x) ∼ 2 × − x = −
x 0 x 2 2
D’où,
1 ¡ ¢ 1
2
lim
ln cos(x) = −
x→0 x 2
et µ ¶ µ ¶ µ ¶
1 1 1 1 1 1
= lim exp 2 ln cos(x) = exp lim 2 ln cos(x) = exp − = e − 2 = p
¡ ¡ ¢ ¡ ¢
lim cos(x)) x 2
x→0 x→0 x x→0 x 2 e
x 2 − 2x + 1 0
La limite lim présente la forme indéterminée « ».
x→1 x3 − 1 0
Pour lever cette indétermination, on écrit
x 2 − 2x + 1 = (x − 1)2 et x 3 − 1 = (x − 1)(x 2 + x + 1)
D’où,
x 2 − 2x + 1 (x − 1)2 (x − 1)
3
= 2
= 2
x −1 (x − 1)(x + x + 1) (x + x + 1)
et
x 2 − 2x + 1 (x − 1) 0
lim = lim = =0
x→1 x3 − 1 x→1 (x 2 + x + 1) 3
Remarque : On aurait pu, bien entendu, utiliser la règle de L’Hôpital :
¡ 2 ¢0
x 2 − 2x + 1 x − 2x + 1 2x − 2 0
lim = lim 0 = lim = =0
x3 − 1 x→1 3x 2 3
¡ ¢
x→1 x→1 x3 − 1
π
Arctan(1 + x 2 ) −
2. La limite lim 4 présente la forme indéterminée « 0 » , puisqu’on a Arctan(1) = π ·
x→0 sin(x) 0 4
Appliquons la règle de L’Hôpital pour lever cette indétermination :
³ π ´0
2
2x 0
Arctan(1 + x ) − 2 )2
4 = lim 1 + (1 + x
lim = 2 =0
x→0 (sin(x))0 x→0 cos(x) 1
µ ¶3x
2
La limite lim 1− présente, clairement, la forme indéterminée « 1∞ » .
x→+∞ x
Pour lever cette indétermination, on écrit
2 3x
µ ¶ µ µ ¶¶
2
1− = exp 3x ln 1 −
x x
2
Mais, on vu précédemment que si t → 0, alors ln(1 − t ) ∼ −t ; en particulier, si x → +∞, alors → 0, d’où,
0 x
µ ¶
2 2
ln 1 − ∼−
x 0 x
et µ ¶ µ ¶
2 2
3x ln 1 − ∼ (3x) × − = −6
x 0 x
ce qui signifie que ¶µ
2
lim 3x ln 1 − = −6
x→+∞ x
Par suite,
2 3x
µ ¶ µ µ ¶¶ µ µ ¶¶
2 2
lim 1 − = lim exp 3x ln 1 − = exp lim 3x ln 1 − = exp (−6) = e −6
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞ x

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