BRL Ingénierie 1105 Av Pierre Mendès-France BP 94001: 30001 Nimes Cedex 5
BRL Ingénierie 1105 Av Pierre Mendès-France BP 94001: 30001 Nimes Cedex 5
Date de création du
Juin 2018
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Contact Sébastien Chazot – [Link]@[Link]
Indice : V1
Date Vérifié et
Indice Observation Dressé par
émission Validé par
Romain Vidal, Olivier Sébastien
10/2018 V1
Tirand, Marion Mahé Chazot
AMELIORATION DE L’UTILISATION DES RESSOURCES
EN EAU A DES FINS AGRICOLES
EN REPONSE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ETUDE HYDRAULIQUE
PHASE 1 : DIAGNOSTIC DES OUVRAGES EXISTANTS
PREAMBULE.......................................................................................................... 1
ANNEXES ............................................................................................................. 51
Annexe 1 : Comptes rendus des visites réalisées auprès des ASA 53
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Figure 1 : Carte des ressources en eau mobilisables sur le territoire des Hauts de
Provence Rhôdanienne .................................................................................. 4
Figure 2 : Comparaison des prélèvements nets et des débits sur le Rhône à
l’échelle annuelle, bassin versant du Rhône (haut), bassin versant du
Rhône en amont de Viviers (bas).................................................................... 8
Figure 3 : Comparaison des prélèvements nets et des débits sur le Rhône en juillet
(mois de pointe du besoin agricole) bassin versant du Rhône (haut),
bassin versant du Rhône en amont de Viviers (bas) ....................................... 9
Figure 4 : Comparaison des débits du Rhône et des prélèvements pour différents
scénarios d’évolution des prélèvements (pointe pour les prélèvements
agricoles). ......................................................................................................10
Figure 5 : Scénarios d’émission de gaz à effet de serre (ou forçage radiatif)
proposés par le GIEC ....................................................................................12
Figure 6 : Evolution de la température moyenne annuelle (station de Montélimar),
écart à la référence 1960-1991 (source : Météo-France) ...............................16
Figure 7 : Cumul annuel des précipitation (station de Marseille-Marignane), écart à
la référence 1960-1991 (source : Météo-France) ...........................................16
Figure 8 : Température moyenne annuelle en PACA : écart à la référence 1976-
2005. Observation et simulations climatiques pour trois scénarios
d’évolution RCP 2.5, 4.5 et 8.5. .....................................................................17
Figure 9 : Cumul annuel de précipitation en PACA : rapport à la référence 1976-
2005. Observations et simulations climatiques pour trois scénarios
d’évolution, RCP2.6, 4.5 et 8.5. (source : Météo-France) ..............................18
Figure 10 : Simulations de l’impact possible du changement climatique sur
l’hydrologie naturelle (débits moyens mensuels) de l’Ouvèze et de
l’Aygues. Simulations réalisées dans le cadre du projet Explore 2070,
basées sur un modèle hydrologique et 7 modèles climatiques à partir du
scénario d’émission de gaz à effet de serre A1B. ..........................................22
Figure 11 : Superficies irriguées actuelles par secteur quivant le type de ressource
utilisée ...........................................................................................................24
Figure 12 : Taille des superficies équipées des ASP par bassin versant ..........................29
Figure 13 : Nombre d’ahérents par ASP et par bassin versant.........................................30
Figure 14 : Budget annuel par SP et par bassin versant ..................................................31
Figure 15 : Secteur viticole à proximité de Mollans sur Ouvèze .......................................36
Figure 16 : Bassin de rétention de crues en tête du périmètre de l’ASCO d’entretien
et d’aménagement hydraulique Sérignanais ..................................................36
Figure 17 : Axes envisagés pour la liaison Canal de Carpentras / Ouvèze Ventoux ........42
Figure 18 : Positionnement des prises et des périmètres sur le Rhône ............................46
Figure 19 : Disposition des prélèvements et des zones irriguées .....................................47
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 1
PREAMBULE
Le projet de territoire Hauts de Provence Rhodanienne, porté par la prefecture de Vaucluse, vise à
mettre en œuvre une gestion équilibrée de la ressource en eau. Il doit permettre de mobiliser à
l’échelle du territoire les différents outils qui permettront de limiter les prélèvements aux volumes
prélevables. L’objectif est d’atteindre cet équilibre en prenant en compte la qualité chimique et
écologique des milieux aquatiques et en s’adaptant à l’évolution des conditions climatiques, tout en
visant à accroitre la valeur ajoutée du territoire.
Le présent rapport correspond à la phase 1 de cet état des lieux hydraulique. Sur la base des
données disponibles, complétées par des entretiens et des reconnaissances de terrain il présente
un diagnostic des infrastructures en place et de leur fonctionnement. Ces éléments serviront de base
pour l’élaboration de scénarii d’aménagement. La comparaison de ces scénarii sur les aspects
techniques et économiques permettront aux décideurs d’orienter leurs choix sur les aménagements
à retenir.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 3
Le diagnostic mené par la Chambre d’Agriculture de Vaucluse dans le cadre de l’Action 1 indique
que sur les 48 ASP à vocation agricole du territoire, 9 prélèvent dans des ressources sécurisées
(Rhône ou Durance) et 39 sur des ressources dites non sécurisées.
SECTEUR AYGUES/LEZ/OUVEZE
La SAU irrigable sur le territoire Aygues/Lez/Ouvèze a diminuée de près de 30% au cours des
dernières décennies (comparaison des RGA de 1970 à 2010). Cette diminution globale masque en
réalité le développement de nouveaux réseaux modernisés sur la partie Est du territoire à partir des
réseaux du canal de Carpentras et de l’ASA Ouvèze-Ventoux et une diminution encore plus forte
des superficies irriguées par les canaux gravitaires.
L’ensemble des cultures est concerné par cette diminution (vignes y compris) à l’exception des
vergers irrigués dont les superficies augmentent entre 2000 et 2010 (source : SRHA). La vigne
représente à elle seule plus de 50% de la SAU irriguée en 2010.
VALEE DU RHONE
La frange du territoire sous l’influence du Rhône connait une agriculture irriguée plus diversifiée :
vergers, grandes cultures et légumes représentent respectivement 21%, 24% et 28% de la SAU
irriguée (source : SRHA). En plus des réseaux collectifs prélevant sur le Rhône, de très nombreux
forages dans la nappe du fleuve, facilement accessible, sont utilisés.
L’extension des zones urbaines ainsi que de grands projets d’infrastructure (TGV, carrières…) ont
empiété sur les terres agricoles au cours des dernières décennies. La SAU irrigable (sur la partie
Vauclusienne) a baissé de 56% entre 1970 et 2010. Sur les années récentes (entre 2000 et 2010)
cette baisse est moins forte que sur le reste du département (source : SRHA).
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4 1. Analyse des données et informations disponibles
Figure 1 : Carte des ressources en eau mobilisables sur le territoire des Hauts de Provence
Rhôdanienne
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 5
Suite à ces études, des PGRE (Plan de Gestion de la Ressource en Eau) ont été lancés afin de
définir de façon concertée les modalités de partage de la ressource entre les usages ainsi que des
actions opérationnelles à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. Les PGRE ont été
adoptés (Lez) ou sont en passe de l’être (Ouvèze, Aygues).
Au-delà de ces exigences de réduction, les ASA rencontrent parfois des difficultés sur le terrain en
période d’étiage, avec des niveaux d’eau insuffisants pour permettre l’alimentation de leurs prises
d’eau dans des conditions satisfaisantes. A mesure que l’application de la règlementation sur le
maintien des débits réservés se fera plus stricte, ces difficultés risquent de s’accroitre.
Suivant les points de contrôle, l’état qualitatif de la nappe varie de bon à médiocre avec notamment
des problématiques de pesticides et de pollutions d’origine agricole (source : fiche de synthèse de
la masse d’eau Miocène du Comtat, [Link]
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
6 1. Analyse des données et informations disponibles
La nappe est également identifiée comme ressource stratégique pour l’alimentation en eau potable.
Pour les principaux préleveurs AEP du territoire (Syndicats Rhône-Ventoux, Rhône-Aygues-Ouvèze
et RIVAVI (Syndicat Intercommunal des Eaux et Assainissement Richerenches, Valréas, Visan)), la
nappe Miocène peut représenter :
une ressource de substitution pour leurs prélèvements actuels sur les ressources déficitaires
que sont le Lez, l’Aygues ou l’Ouvèze et/ou ;
une solution de sécurisation qualitative de leurs prélèvements en nappe du Rhône.
Une politique d’opposition à déclaration (interdiction de tout nouveau forage agricole) avait été mise
en œuvre dans le but de préserver la nappe, tant sur les aspects quantitatifs que qualitatifs. Malgré
cela, de nombreux forages se sont développés, notamment pour l’irrigation de la vigne (en particulier
sur le secteur Plan de Dieu). Une campagne de recensement de ces forages a été menée en 2017-
2018. Ceux d’entre eux qui se sont signalés à l’administration lors de ce recensement seront
régularisés, dans la mesure où les propriétaires apportent la preuve que leur forage a été réalisé
dans les règles de l’art et ne présentent pas de risque qualitatif pour la nappe.
Une étude a été menée pour identifier les secteurs favorables pour l’exploitation à destination de
l’approvisionnement en eau potable (qualité et productivité suffisante) et des secteurs de protection
renforcée ont ainsi été définis (voir Figure 1). Sur ces secteurs, tout nouveau forage agricole est
interdit et l’Etat sera particulièrement vigilent à l’application effective de cette règlementation.
Il n’existe pas à l’heure actuelle d’outil règlementaire obligeant à la fermeture ou limitant les
prélèvements des forages ayant déjà reçu une autorisation, mais il est probable que les préleveurs
agricoles soient soumis à une pression croissante pour pousser à leur abandon, notamment dans
les secteurs identifiés comme prioritaires.
Pour la DDT et l’Agence, le financement d’un projet de nouveau réseau collectif par des fonds publics
n’est possible qu’à la condition que les agriculteurs s’engagent à abandonner leurs forages dans la
nappe miocène et se connectent sur le réseau.
Le canal de Carpentras dessert un périmètre de près de 11 000 ha répartis sur une trentaine de
communes dont 8 dans le territoire des Hauts de Provence Rhodanienne (principalement Sarrians,
Jonquières et Beaume de Venise mais également Camaret-sur-Aygues, Courthezon, Saint Hippolyte
le Graveyron, Travaillan, et Vaqueyras).
Son droit d’eau est de 157 Mm3/an, avec une dotation en pointe (mai à août) de 7374 l/s. Le canal
de Carpentras a déjà modernisé une grande partie de son périmètre, ce qui lui a toujours permis
jusqu’ici de satisfaire les demandes de l’ensemble de ses adhérents, y compris en 2017 (saison très
sèche, de forte demande et durant laquelle des restrictions importantes avaient été imposées aux
canaux). L’ASA prévoit de poursuivre cette modernisation sur la plupart des secteurs encore irrigués
en gravitaire, notamment les secteurs de Monteux (600 ha, en cours) et Sarrians (1000 ha, en projet).
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 7
Les économies d’eau générées par ces travaux permettraient une extension du réseau à volume
prélevé constant. Un protocole de gestion prévoit que sur les économies d’eau réalisées par l’ASA,
50% soient restituées au milieu et que 50% reste à disposition de l’ASA pour d’éventuelles
extensions.
Les travaux réalisés au cours des dernières années ou en cours ont permis de générer plus de
4 Mm3 d’économies d’eau (total 2005 à 2022, estimé par l’ASA, dont 1,7Mm3 qui seront
économisés sur le secteur de Monteux d’ici 2022). Les volumes « libérés » pour le
développement de nouveaux usages seront donc de l’ordre de 2 Mm3 une fois les travaux sur
le secteur de Monteux finalisés, soit l’équivalent des besoins de 1000 à 2000 ha irrigués
(vignes ou vergers irrigués au goutte à goutte).
Ces chiffres ne prennent pas en compte les économies potentielles associées à la modernisation du
secteur de Sarrians.
1.2.4 Le Rhône
L’étude de la « gestion quantitative et des débits du Rhône en période de basses eaux » (BRLi,
2014) a été lancée par L’Agence de l’Eau et la DREAL de bassin, avec pour objectif de répondre à
la question suivante : Quelle est la capacité du fleuve Rhône à répondre à l’ensemble des
usages actuels et à venir tout en assurant le fonctionnement des milieux aquatiques ?
Cette étude indique au cours des dernières décennies une diminution des prélèvements impactant
le Rhône, principalement associée à la modification de la gestion des rejets du canal EDF sur le
bassin de la Durance. Les graphiques ci-dessous, établis à partir des données de cette étude,
comparent la ressource disponible et les prélèvements nets considérés comme actuels, sur
l’ensemble du bassin versant du Rhône. On appelle ici « prélèvement » l’ensemble des influences
anthropiques s’exerçants sur le bassin versant du Rhône français, ils incluent les prélèvements nets
sur le Rhône lui-même mais également sur sa nappe alluviale, ainsi que sur l’ensemble de ses
affluents et leurs nappes respectives, l’influence des stockage/déstockage des ouvrages
hydrauliques sont également pris en compte. En raison des volumes importants que représentent
les prélèvements sur la Durance (50% des prélèvements nets au mois de juillet) ainsi que ceux sur
le Rhône en aval de Beaucaire (prélèvements BRL et prélèvements pour la riziculture notamment),
cette comparaison est également présentée au niveau de Viviers, soit juste en amont du territoire
des Hauts de Provence Rhodanienne.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
8 1. Analyse des données et informations disponibles
Figure 2 : Comparaison des prélèvements nets et des débits sur le Rhône à l’échelle annuelle,
bassin versant du Rhône (haut), bassin versant du Rhône en amont de Viviers (bas)
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 9
Figure 3 : Comparaison des prélèvements nets et des débits sur le Rhône en juillet (mois de pointe
du besoin agricole) bassin versant du Rhône (haut), bassin versant du Rhône en amont de Viviers
(bas)
Comme indiqué dans l’extrait des conclusions de l’étude présenté plus bas, plusieurs scénarios
d’évolution des prélèvements ont été testés dans l’étude Rhône.
Un scénario « projets identifiés » considéré dans l’étude Rhône comme un scénario de court-
moyen terme. Il intègre :
- une augmentation des prélèvements AEP sous l’effet de la poursuite des tendances actuelles
de croissance démographique, sans évolution de la consommation des ménages.
- la mise en œuvre de l’ensemble des projets agricoles identifiés que ce soit pour la réalisation
d’économies d’eau (notamment celles prévues par les contrats de canaux de la Durance
aval, qui sont depuis arrivés ou arrivent prochainement à échéance), ou le développement
de nouveaux périmètres irrigués.
- Les autres prélèvements (industries, prélèvement des centrales nucléaires,
hydroélectricité…) sont considérés comme constants.
Ce scénario aboutit à une augmentation de 5 m 3/s des prélèvements nets. Seuls 0.5 m3/s
avaient été considérés dans ce scénario pour l’alimentation du territoire HPR. Au vu des
demandes estimées par la chambre d’agriculture, les besoins du territoire sont plutôt de l’ordre
de quelques m3/s.
Un second dit de long terme, qui cherche à approcher la limite haute des hausses possibles
de prélèvements sur le bassin. Il suppose
- la desserte de 1 000 000 nouveaux habitants à partir des ressources du bassin du Rhône en
Languedoc Roussillon et en PACA,
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
10 1. Analyse des données et informations disponibles
- Une majoration de 15% du besoin des cultures sur l’ensemble du bassin (effet du
changement climatique).
- l’irrigation de 100% des surfaces cultivées en maïs et en verger au sud de Lyon, ainsi que
l’irrigation de 15 000 nouveaux hectares de vignes en aval de Viviers.
Ce scénario aboutit à une hausse des prélèvements de 47 m3/s au mois de juillet (soit +28%
par rapport aux prélèvements actuels).
Le graphique ci-dessous présente les prélèvements actuels en juillet et les prélèvements futurs pour
ces deux scénarios, comparés à la ressource disponible ce même mois, lors d’une année sèche de
récurrence 5 ans (statistiquement, 4 années sur 5 les débits sont supérieurs à cette valeur et 1 année
sur 5 ils sont inférieurs).
Figure 4 : Comparaison des débits du Rhône et des prélèvements pour différents scénarios
d’évolution des prélèvements (pointe pour les prélèvements agricoles).
Marion Mahe
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 11
Aucune « ligne rouge » n’a été définie à ce stade à l’échelle mensuelle pour les milieux aquatiques du
Rhône non court-circuité et de ce fait aucun volume prélevable n’a été calculé formellement dans le cadre
de l’étude.
Plusieurs approches ont cependant été conduites pour éclairer les décideurs. La principale approche a
consisté à croiser deux scénarios d’évolution des prélèvements avec deux scénarios d’évolution de la
ressource.
Concernant les usages, le premier scénario est une hausse liée aux évolutions court- moyen terme déjà
décrites, soit une augmentation de 5 m3/s en mois de pointe correspondant à 3 % des prélèvements
actuels. Le second scénario est une hausse plus importante, très maximaliste, construite pour tester les
limites du système, et ne présentant pas forcément un caractère réaliste. Elle correspond à une hausse
des prélèvements d’environ 50 m3/s en pointe (associée à une hausse de 15 % des besoins unitaires en
irrigation, d’un tiers des surfaces irriguées à partir des eaux du bassin et d’un million des personnes
desservies en eau potable à l’extérieur du bassin).
Concernant la ressource, la première hypothèse est une stabilité des débits du Rhône, la deuxième une
décroissance de ses débits sous l’influence du changement climatique.
En croisant ces hypothèses, on parvient aux conclusions suivantes. Les évolutions sont données par
rapport à la situation de référence (usages actuels [année 2010] ressource définie sur la chronique 1980-
2011).
En climat actuel, une hausse de 3 % des usages (scénario court – moyen terme) induit une évolution
relative marginale des débits, même en année sèche : baisse des débits mensuels quinquennaux secs
inférieure à 1 % pour le tronçon le plus impacté (Rhône aval). Cette évolution des débits reste inférieure
à 5 % pour le scénario « maximaliste de long terme ».
Dans l’hypothèse « pessimiste raisonnable » d’évolution possible de la ressource à long terme, il est
supposé que les débits du Rhône désinfluencés baissent jusqu’à 30 % sous le seul effet climatique (en
pratique le scénario s’appuie sur les résultats d’études sur le changement climatique et nuance les
évolutions selon les mois et les tronçons). L’effet d’une hausse des usages de 5 m3/s conserve alors un
effet additionnel marginal. Le scénario de hausse des usages plus maximaliste a un effet plus
notable, mais reste du second ordre par rapport à l’effet « climat ». En intégrant baisse de la ressource
et hausse maximaliste des usages, l’empreinte moyenne des usages en été sur les tronçons les plus
aval passe de 15 % en situation de référence pendant les mois les plus influencés (jusqu’à 22 %
en année sèche) à 25 % (jusqu’à 38 % en année sèche). Le débit mensuel quinquennal sec du mois de
juillet connait une baisse de 40 %, l’évolution climatique pesant 8 à 10 fois plus que l’évolution des
prélèvements dans cette évolution, sous les hypothèses retenues.
Le Rhône offre donc une marge de manœuvre certaine pour la satisfaction de nouveaux
prélèvements mais sa gestion devra intégrer l’évolution possible de son hydrologie et faire l’objet
d’un suivi attentif dans les prochaines décennies. »
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
12 1. Analyse des données et informations disponibles
On retiendra de cette analyse que la ressource Rhône ne doit pas être considérée comme
pléthorique et que l’évolution des débits du fleuve doit être suivie avec attention. Cependant
au vu des ordres de grandeurs en jeu et des volumes de prélèvements que représentent les projets
agricoles identifiés à ce jour sur le territoire HPR, cette ressource semble en mesure de satisfaire
l’alimentation d’un réseau d’irrigation pour desservir les besoins du Nord Vaucluse / Sud
Drome sans remettre en cause le fonctionnement du fleuve et des prélèvements associés.
Il pourra être nécessaire de mettre en œuvre un suivi adéquat des débits du Rhône et un système
d’alerte associé comme cela est fait sur les autres cours d’eau français, afin notamment de pouvoir
prendre en compte les difficultés rencontrées lors de périodes de crise par les préleveurs du Rhône
aval (riziculteurs de Camargue et commune de Saintes-Maries-de-la-Mer) susceptibles d’être
concernés par des problématiques de remontée du coin salé (intrusion d’eau salée marine dans le
lit du fleuve).
Figure 5 : Scénarios d’émission de gaz à effet de serre (ou forçage radiatif) proposés par le GIEC
1 [Link]
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 13
Etape 2 : Ces scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont injectés dans des
modèles climatiques globaux (planétaires). Ces modèles (Modèles de Circulation Globaux
(MCG)) simulent le système global de circulation atmosphérique (avec ses interactions
végétation-sols/océans/atmosphère) et l’impact des gaz à effet de serre sur ce système. Ils
produisent des simulations du climat à l’échelle la planète (à une résolution de plusieurs
centaines de km).
Etape 3 : Un travail de « descente d’échelle » permet d’obtenir, à partir des résultats des
modèles globaux, des projections climatiques à une échelle plus fine, permettant une
meilleure représentation du climat local, et compatible avec les objets sur lesquels vont être
étudiés les impacts du changement climatique (région, bassin versant, zone agricole, etc.).
En France, de telles projections ont été produites à une résolution de 8 km par 8 km, et
fournissent des projections de températures et précipitations pour différents modèles et
différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre.
Une projection climatique est donc la résultante d’un scénario de gaz à effet de serre, d’un modèle
climatique, et d’une méthode de descente d’échelle. En conséquence, il existe dans la littérature,
diverses projections climatiques, basées sur des hypothèses et des modèles différents, et pouvant
indiquer des évolutions différentes du climat.
Ces projections peuvent indiquer des évolutions différentes voire contradictoires, car les
hypothèses considérées sont variables, et les modèles sont imparfaits (ils ne rendent pas
exactement compte des processus physiques en jeu). Il n’est pas possible de connaître les modèles
les plus fiables, ni les hypothèses les plus justes. En conséquence, la méthode classique consiste à
utiliser plusieurs projections climatiques, afin de disposer d’une image de plusieurs futurs possibles.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
14 1. Analyse des données et informations disponibles
Compte tenu des limites de modèles et des hypothèses faites sur le futur, il existe de fortes
incertitudes dans les projections climatiques. Il convient donc d’être très prudent sur
l’utilisation de ces résultats.
En particulier, il faut noter que les précipitations sont difficiles à modéliser pour les modèles
existants, particulièrement en contexte méditerranéen, marqué par une forte variabilité interannuelle
de la pluviométrie.
Cependant, ces simulations peuvent permettre de dégager des signaux forts pour l’évolution
à venir des conditions climatiques.
Dans la suite des travaux de ces simulations climatiques, il existe des modèles permettant de
simuler les débits des cours d’eau, en fonction de projections futures sur les précipitations, les
températures, l’évapotranspirations. Ces modèles hydrologiques (« pluie-débit ») fournissent ainsi
des projections sur les ressources en eau, mais comportent également leur lot d’hypothèses et
d’incertitudes.
A nouveau, il faut être très prudent dans l’analyse des simulations des ressources en eau futures,
qui dépendent à la fois :
des incertitudes sur le climat (et notamment des incertitudes sur les précipitations, difficile à
évaluer en conditions futures) ;
des incertitudes de la modélisation hydrologique elle-même.
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 15
L’observation du climat par Météo France sur la période 1959-2009 conclut à « un net
réchauffement sur les cinquante dernières années », en PACA et Rhône-Alpes. Sur cette
période, l’élévation des températures moyennes annuelles est de l’ordre de +0.3°C à +0,4°C par
décennie. Ce réchauffement est plus marqué au printemps et en été.
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
16 1. Analyse des données et informations disponibles
En PACA et Rhône-Alpes, les précipitations connaissent une forte variabilité interannuelle. Les
données disponibles n’incluent pas de station à proximité du territoire des Hauts de Provence
Rhodanienne. A l’échelle de la région Rhône-Alpes, aucune tendance claire ne se dégage sur
l’évolution des précipitations. En région PACA, les analyses concluent pour certaines stations à une
légère baisse des précipitations enregistrées, principalement en période estivale.
Dans le cadre du projet de recherche R2D2 2050 (IRSTEA, 2015), l’analyse rétrospective faites sur
les précipitations conclue également à une absence de tendance sur les enregistrements passés.
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Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 17
CLIMAT FUTUR : UNE AUGMENTATION DES TEMPERATURES QUI S’ACCENTUE ET UNE EVOLUTION INCERTAINE
DES PRECIPITATIONS
Une des conséquences de l’évolution des températures est le rallongement des périodes de sols
secs. La comparaison du cycle annuel d'humidité du sol en Provence-Alpes-Côte d'Azur entre la
période de référence climatique 1961-1990 et les horizons temporels proches (2021-2050) ou
lointains (2071-2100) sur le XXIe siècle montre un assèchement important en toute saison. Avec
une durée de sols secs d’un peu plus de 2,5 mois en situation de référence (de la seconde décade
de juillet à fin septembre), qui passerait à 4 mois pour la période 2021-2050, et à plus de 5 mois pour
la période 2071-2100. Selon les projections réalisées pour la période 2071-2100, l’humidité des sols
en année moyenne pourrait être similaire à celle constatée actuellement lors de sécheresses
extrêmes (comme celles de l’année 2003 ou 2007).
En PACA tout comme en Rhône-Alpes, quel que soit le scénario considéré, les projections
climatiques montrent peu d'évolution des précipitations annuelles d'ici la fin du XXIe siècle (voir
Figure 9). On ne détecte pas non plus de tendance sur les précipitations estivales en Rhône-Alpes,
mais sur la seconde moitié du XXIe siècle, selon le scénario RCP8.5 (sans politique climatique), on
pourrait assister à une légère diminution des précipitations estivales sur la région PACA.
L’analyse des simulations climatiques étudiées dans le cadre du projet R2D2 amène aux mêmes
conclusions : d’une absence de tendance claire quant à l’évolution des précipitations.
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
18 1. Analyse des données et informations disponibles
Le projet national « Explore 2070 » (MEDDE, 2012) avait pour objectif la réalisation d’une évaluation
de l’impact possible sur les eaux superficielles, principalement en termes de débits des cours d’eau,
mais aussi de température de l’eau, du scénario d’évolution climatique A1B du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à l’horizon 2046-2065 en France métropolitaine
et 2040-2070 sur les départements d'Outre-mer.
Les projections ont été réalisées par le groupement BRLi- Météo France - Irstea et ont fait l’objet
d’un article dans la Houille Blanche (Quels impacts des changements climatiques sur les eaux de
surface en France à l'horizon 2070 ? M. Chauveau, S. Chazot, C. Perrin, P.Y. Bourgin, E. Sauquet,
J.P. Vidal, N. Rouchy, E. Martin, J. David, T. Norotte, et al.). Nous en présentons plusieurs résultats
clés.
Ces projections de débits utilisent, comme données d’entrée, un jeu de simulations
climatiques issus de 7 modèles climatiques. Ce jeu de simulations climatiques indique :
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 19
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
20 1. Analyse des données et informations disponibles
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
1. Analyse des données et informations disponibles 21
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Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
22 1. Analyse des données et informations disponibles
Dans le cadre du projet, des projections de débit ont été produites pour de nombreux cours d’eau,
parmi lesquels l’Ouvèze (station de Vaison-la-Romaine) et l’Aygues (station de Saint-May (pont de
la Tune)). Les graphiques ci-dessous présentent les résultats de ces simulations pour les débits
moyens mensuels interannuels simulés à l’aide du modèle pluie-débit GR.
Ces simulations indiquent une baisse possible des débits moyens de l’Ouvèze et l’Aygues à
l’étiage, mais ne concluent pas sur la tendance pour les mois de janvier à avril.
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
2. Adéquation besoin/ressources par secteurs 23
Entre janvier et avril, les résultats des simulations ne convergent pas, certains scénarios
concluant à une baisse des débits et d’autres à une hausse.
Conclusion :
L’ensemble des éléments présentés ci-avant indiquent que les cours d’eau du territoire
devraient connaitre une baisse importante de leurs débits en période d’étiage, à l’horizon
2050-2070. Au vue des incertitudes il reste difficile de quantifier précisément cette baisse des
ressources en eau.
Il n’y a pas de tendance claire d’évolution des débits mensuels entre janvier et avril.
Le tableau qui suit met en parallèle les besoins et les ressources sur chacun des secteurs délimités
dans le cadre de l’étude. La possibilité et surtout la rentabilité de mobiliser les eaux du Rhône pour
répondre aux nouvelles demandes devront être étudiées au cas par cas de façon détaillée en phase
2. L’ensemble des informations sur les besoins (besoins agricoles et besoins des collectivités) sont
issus des travaux de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
24 2. Adéquation besoin/ressources par secteurs
Figure 11 : Superficies irriguées actuelles par secteur suivant le type de ressource utilisée
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
2. Adéquation besoin/ressources par secteurs 25
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
26 2. Adéquation besoin/ressources par secteurs
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
2. Adéquation besoin/ressources par secteurs 27
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
28 3. Entretiens et visites de terrain
Les acteurs rencontrés et les réseaux d’irrigation ayant fait l’objet de visites ont été choisis en
concertation avec le maître d’ouvrage. Ils sont listés ci-dessous. Les comptes rendus détaillés de
chaque visite sont présentés en annexe. Les observations faites sur les ouvrages lors de ces visites
sont synthétisées dans le paragraphe 4.
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 29
La très grande majorité des réseaux d’irrigation sont des réseaux gravitaires (42 ASP sur 48) et non
revêtus sauf éventuellement sur quelques portions réduites du linéaire. Les infrastructures de
régulation sont globalement limitées. Les linéaires de réseaux peuvent être relativement importants.
Pour les ASP des bassin versants de l’Aygues, de l’Ouvèze et du Lez, les superficies irrigables sont
comprises entre quelques dizaines d’hectares et près de 600 hectares.
Figure 12 : Taille des superficies équipées des ASP par bassin versant
Source : Diagnostic de territoire Hauts de Provence Rhodanienne, chambre d’Agriculture du Vaucluse, 2017
Quelques ASP gèrent un réseau en totalité ou partiellement sous pression, alimenté par le Rhône,
la Durance ou par l’Ouvèze. Sur le bassin de la Durance, l’ASA du canal de Carpentras gère un
réseau permettant d’irriguer près de 12 000 ha.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
30 4. Synthèse des observations
GERES PAR DES ASSOCIATIONS PEU PROFESSIONNALISEES AVEC UNE DIVERSITE D’ADHERENTS
Les réseaux sont gérés par des associations syndicales type ASA, ASL ou ASCO. On trouve aussi
une association foncière de remembrement et deux syndicats mixtes. Le bassin versant de l’Aygues
présente le plus grand nombre d’associations. Le nombre d’adhérents par association est compris
entre quelques propriétaires et plus de 700. Le bassin versant de l’Ouvèze se distingue
particulièrement par le nombre d’adhérents dans ses ASP, significativement plus élevé que pour les
deux autres bassins. Cela ne signifie pas qu’à l’intérieur d’une association tous les adhérents aient
le même profil. Au contraire, la proportion d’adhérents professionnels agricoles est le plus souvent
très significativement moindre que celle de rurbains qui ont un usage de l’eau pour des jardins. Les
surfaces agricoles représentent moins de la moitié des périmètres syndicaux.
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
LEZ OUVEZE AYGUES - RHONE DURANCE
EYGUES
Source : Diagnostic de territoire Hauts de Provence Rhodanienne, chambre d’Agriculture du Vaucluse, 2017
Source : Diagnostic de territoire Hauts de Provence Rhodanienne, chambre d’Agriculture du Vaucluse, 2017
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 31
La gestion repose dans la plupart des cas sur du bénévolat. Les associations sont peu
professionnalisées et dépendent du dynamisme du Président qui est souvent en charge de la gestion
de la prise d’eau. Parfois la commune affecte des ressources humaines, du matériel voire des
ressources financières au bon entretien du réseau. Il est rare que l’association emploie un ou
plusieurs salariés pour assurer le bon fonctionnement du réseau ou la gestion administrative et
financière.
Les budgets annuels des ASP sur ressources non sécurisées (Lez, Ouvèze, Aygues) sont très
majoritairement inférieurs à 75 000€ contrairement aux ASP sur le Rhône ou la Durance. La
tarification ne permet pas de collecter des recettes suffisantes pour l’entretien des réseaux. Dans les
périmètres gravitaires la taxe d’arrosage est le plus souvent inférieure à 180 € / ha voire même
inférieure à 100 €/ha dans certains cas. Les interlocuteurs s’accordent à dire qu’il faudrait augmenter
significativement la redevance à l’hectare pour pouvoir envisager un entretien complet.
100% 0% 0% 0%
11% 14%
90% 18%
33%
80%
50%
70% 37% 29%
60%
55%
50%
29%
40%
67%
30%
53% 50%
20% 14%
27%
10%
14%
0% 0%
LEZ OUVEZE AYGUES - EYGUES RHONE DURANCE
< 10 000 € 10 000 € < B < 75 000 € 75 000 € < B < 150 000 €
150 000 € < B < 750 000 € > 750 000 €
Source : Diagnostic de territoire Hauts de Provence Rhodanienne, chambre d’Agriculture du Vaucluse, 2017
Cette situation fragile de plusieurs ASP ne doit pas occulter la présence sur le territoire des HPR de
plusieurs structures plus professionnelles. Celles-ci sont souvent organisées autour d’une ressource
en eau plus sécurisée (bien que ce ne soit pas toujours vrai, par exemple si l’on considère l’ASA
Ouvèze Ventoux). Ces structures ont montré qu’elles étaient plus à même de faire évoluer leur
territoire pour s’adapter aux changements de conditions. Elles travaillent à la fois sur une
amélioration de leur réseau pour limiter les pertes en eau et favoriser une desserte adaptée aux
besoins du territoire. Ces structures ont par ailleurs fait évoluer leur tarification.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
32 4. Synthèse des observations
Source : Diagnostic de territoire Hauts de Provence Rhodanienne, chambre d’Agriculture du Vaucluse, 2017
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 33
Dans un contexte de changement climatique, la demande en eau est de plus en plus importante. Le
caractère de polyculture du territoire, sous l’effet à la fois des dynamiques agricoles et du climat,
s’est considérablement réduit. Sans apport d’eau il n’est en effet pas possible de pouvoir mener des
cultures maraîchères ou des pépinières. La vigne, qui jusqu’ici était globalement épargnée, fait face
à un stress hydrique depuis maintenant quelques années qui se traduit par des pertes de rendement
significatives. A titre d’exemple, l’an dernier (2017), les différents acteurs rencontrés ont évoqué des
pertes de l’ordre de 15 à 20% par rapport à une année normale. Cette situation provoque des
tensions sur le territoire des HPR dans la mesure où, d’une part, toutes les superficies ne sont pas
équipées et ne disposent pas de ressources en eau souterraines ou alternatives facilement
mobilisables et, d’autre part, les restrictions d’eau impactent le bon fonctionnement des périmètres.
Les réseaux d’irrigation sont pour la plupart organisés autour de l’Aygues, du Lez et de l’Ouvèze.
Or ces trois cours d’eau font chaque année face à des restrictions de prélèvement pour maintenir
les débits réservés. Ces restrictions de prélèvement interviennent de plus en plus tôt dans l’année,
à des périodes cruciales pour les plantes. Or, les réseaux ont été dimensionnés pour fonctionner
avec des débits élevés en tête. La réduction du débit en tête pose alors des questions concrètes
d’alimentation de certaines parties du réseau (notamment des zones aval). La main d’eau est
insuffisante pour permettre une desserte effective de tout le périmètre.
DES USAGES QUI ONT EVOLUE ET DONC UN DECALAGE ENTRE INFRASTRUCTURES ET BESOINS
De plus, les usages ont évolué sur le territoire, avec notamment un développement de techniques
d’irrigation localisée à la parcelle, permettant des économies d’eau et facilitant le travail à la parcelle.
Néanmoins, une mise en pression est nécessaire. Or les réseaux gravitaires ne permettent pas
toujours un prélèvement par motopompe dans les canaux et il a été fait à plusieurs reprises état des
difficultés posées par le développement de ce type de pratiques. Les débits mobilisés par les
motopompes sont supérieurs à ceux disponibles ou les hauteurs d’eau sont trop réduites et
entraînent des dénoiements. Les infrastructures ne permettent donc souvent plus de répondre aux
attentes des irrigants, que ce soit pour des raisons de disponibilité en eau ou de nécessité de mise
en pression.
Des restrictions d’eau répétées combinées à une dégradation des infrastructrures ont pour effet
d’altérer la confiance des irrigants dans les réseaux collectifs. Les parcelles ne pouvant être
desservies que par le canal peuvent alors être soumises à une logique de désinvestissement.
Lorsque la ressource en eau souterraine est disponible on constate une augmentation du nombre
de puits et forages pour s’affranchir des réseaux collectifs. Cette logique d’individualisation des
pratiques risque de condamner à terme les structures de type ASP.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
34 4. Synthèse des observations
Il est important de rappeler ici que les réseaux collectifs, bien qu’à vocation agricole, n’en doivent
pas moins être considérés dans leurs autres dimensions. En effet, ces réseaux permettent souvent
de collecter les eaux de pluie et participent ainsi à la protection des communes. Ce service rendu
par les réseaux ne se traduit pas toujours par une rémunération formelle ou informelle des
communes. De plus, les réseaux gravitaires permettent la réalimentation des nappes. Les mises en
assec durant l’hiver depuis quelques années se sont traduites par des baisses localisées du niveau
des nappes. Enfin, il convient de rappeler que les réseaux, par leur histoire, doivent aussi être
considérés dans leur dimension culturelle. Plusieurs agriculteurs ou présidents d’association ont fait
état de leur attachement « au canal », qui est un marqueur culturel et identitaire du territoire.
MODERNISATION
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 35
Equipement en réseau sous pression du secteur dit basse Espagnol Fontareau de l’ASA
Ouvèze Ventoux ;
Passage en réseau sous pression de l’ASA du Crestet par extension du réseau de l’ASA
Ouvèze Ventoux ;
Modernisation du secteur de Monteux (600ha) et du secteur de Sarrians (au moins 1000 ha)
sur le territoire du l’Asa de Canal de Carpentras ;
Reconversion du réseau gravitaire de l’ASA de Sainte Cécile ;
Reconversion du réseau gravitaire de l’ASA du canal du moulin de Villedieu…
MAILLAGE AVEC UNE RESSOURCE EN EAU SECURISEE ET RECONVERSION DES RESEAUX GRAVITAIRES
Plusieurs ASA sont en mesure de connecter à court terme au moins une partie de leur territoire avec
une ressource en eau souterraine plus sécurisée ou avec des réseaux alimentés par des ressources
en eau superficielles sécurisées (Rhône, Durance). Ces projets se heurtent aux mêmes contraintes
que décrites précédemment :
ASA de Bigari : le Président de l’ASA porte un projet de raccordement au réseau de St Restitut
alimenté par le Rhône ;
L’extension du réseau de Piolenc-Uchaud jusqu’aux portes de Sérignan (1.4 millions d’euro,
130 ha) est envisagé à court terme. L’ASA du Canal de Carpentras (gestionnaire du réseau
de Piolenc) prévoit la mise en place d’une conduite principale en Ø600, qui permette de
poursuivre les extensions par la suite. L’ASA de Sérignan pourrait alors envisager une
substitution en développant un réseau sous pression et en se raccordant au réseau de
Piolenc-Uchaud qui est sur une ressource sécurisée (le Rhône) ;
Optimisation des prises d’eau de l’ASA de Mollans sur Ouvèze : le projet de nouveau forage
en nappe d’accompagnement de l’Ouvèze dans le quartier de Grange Neuve et
développement d’un réseau sous pression permettrait des économies d’eau de l’ordre de
180 000 m3 sur l’Ouvèze ;
Passage en réseau sous pression de l’ASA des Tuillères à partir d’un puits : L'ASA des
Tullières possède une prise d'eau superficielle dans le cours de l'Aygues. Au vu des débits
faibles en période d’étiage, le risque de non-respect du débit réservé précoce est élevé. Cette
ASA regroupe 38 propriétaires, agriculteurs et particuliers et irrigue 25 ha de surface agricole.
Un projet de remplacement de la prise d’eau gravitaire dans l’Aygues par la réalisation d’un
puits dans sa nappe d’accompagnement (10 m de profondeur) et à la reconversion du réseau
gravitaire par un réseau sous pressions sont en cours. Le linéaire à poser a été estimé à 2 km
pour un coût de 300 000 €.
Mise sous pression de l’ASA de défense de l’irrigation de Mirabel aux Baronnies par création
de puits dans les alluvions de l’Aygues (1 500 000 m3 700l/s) pour un coût estimé de 2 millions
d’euros. Ce projet, envisagé dans le PGRE, n’a pas l’assentiment de l’ASA.
Pour des territoires éloignés d’une ressource en eau sécurisée, notamment sur la partie Est, la
création de retenues collinaires apparaît comme une alternative à considérer. C’est le cas
notamment pour l’ASA de Mollans sur Ouvèze qui a déjà identifié plusieurs sites potentiels. Le
principe de fonctionnement serait un remplissage de la ou les retenues aménagées par pompage ou
alimentation gravitaire depuis l’Ouvèze durant les mois d’hiver, lorsque la ressource en eau est
disponible, et une desserte par un réseau de conduites.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
36 4. Synthèse des observations
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 37
L’ASA Ouvèze Ventoux, dans son schéma directeur, a défini deux actions visant à augmenter sa
capacité de stockage de manière à optimiser l’exploitation du réseau et sécuriser un peu plus son
alimentation en eau.
Ces projets sont importants car ils sont révélateurs de l’état de la demande en eau sur le territoire
des HPR.
L’ASA du Canal de Carpentras est ainsi sollicitée pour des extensions sur le secteur de
Caromb/Modène. La cave coopérative de ce secteur est très impliquée dans ce projet et mène
actuellement un recensement de la demande et des parcelles. Suivant la localisation de cette
demande, la mise en place d’un étage supplémentaire pourrait être nécessaire.
L’ASA du Canal de Carpentras mène aussi, comme indiqué précédemment, un projet
d’extension à partir du réseau de Piolenc vers Sérignan.
Il existe également une demande sur le secteur d’Orange (à partir du réseau de Piolenc-
Uchand). Les forages en nappe d’accompagnement de l’Aygues en place sur ce secteur sont
régulièrement à sec et les irrigants cherchent une ressource de substitution pour quelques
dizaines d’hectares.
Développement d’un réseau d’irrigation sous pression d’une partie de l’ASCO d’Alcyon :
l’ASCO des eaux d’Alcyon étant en voie de dissolution, l’idée de ce projet serait de capter la
source d’Alcyon, de créer un bassin de stockage, une station de pompage et un réseau pour
l’irrigation d’environ 300 ha en rive droite de l’Aygues. Le coût a été estimé à 400 000€.
FERMETURES DE RESEAUX
Il s’agit de fermetures administratives (par exemple dans le cas de l’ASL du canal de Gravennes sur
le Lez) du fait qu’il n’y a plus d’irrigation à partir du canal, ou de projets de substitution par des
forages individuels (exemple de l’ASA du Canal du Moulin et des Cours d’eau réunis de Séguret).
Ces fermetures de réseaux traduisent à la fois la réduction des superficies irriguées en lien avec la
baisse de disponibilité de la ressource en eau superficielle et le déclin des stratégies d’action
collective pour augmenter la résilience du territoire.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
38 4. Synthèse des observations
Economies
BV ASP Projet Coût (€) PGRE
d’eau (m3)
Automatisation de la prise d’eau 50 000
Cuvelage 3 000 000 189 300
Busage 4 000 000 189 300
Mise en place d’une station de pompage au droit de la prise d’eau 2 500 000
Arrêt du gravitaire et reconversion en réseau sous pression pour le secteur
de Besse Espagnol Fontareau (30ha)
500 000 200 000 ×
ASA Ouvèze Ventoux
Rénovation du réseau de conduites (18 km à remplacer du DN25 au
900 000 90 000
DN1000)
Extension du stockage existant pour atteindre 100 000 à 200 000 m3 3 000 000 –
6 000 000
Extension du réseau en rive droite de l’Ouvèze (Faucon)
Mise en place d’un système de fermeture fiable de la vanne pour éviter les
ouvertures et dégradations intempestives ×
ASA des arrosages de
Roaix Modernisation du réseau par passage sous pression et extension vers les
coteaux
ASA du Canal du Travaux d’étanchéification par cuvelage béton sur 20 m
Moulin de Rasteau ×
ASA du hameau de Fermeture de la prise d’eau et dissolution
Veau
180 000 / 30 l/s ×
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 39
Economies
BV ASP Projet Coût (€) PGRE
d’eau (m3)
ASA de la plaine de
Fermeture du fait que l’ASA n’est pas aux normes 304 000 ×
Cost
Substitution par prélèvement dans la nappe durant tout ou partie de l’année
ASA d’arrosage de
ou par liaison avec le Canal de Carpentras et développement de réseaux
Violès-Sablet
sous pression
ASA du Canal du
Moulin et des Cours Etude de possibilité de recours à des forages individuels et fermeture du
d’eau réunis de canal ×
Séguret
ASL du canal des
Gravennes
ASA de Resse et Fermeture de la prise d’eau et dissolution du fait que les ASP ne sont plus
actives
1 100 000 ×
Colombier
Lez
ASA du canal du Parol
Substitution par extension des réseaux sous pression du périmètre de St
ASA de Bigari
Restitut ou de l’ASA pour l’irrigation des Grès à Bollène
Substitution par réalisation d’un puits dans la nappe d’accompagnement de
ASA des Tuillères
l’Aygues et développement d’un réseau sous pression pour 25 ha
300 000 300 000 / 490 l/s ×
ASA de défense de Reconversion du réseau gravitaire alimenté par l’Aygues permettant la
1 000 000 – 1 500 000 / 700
l’irrigation de Mirabel desserte d’environ 140 ha ou substitution par réalisation d’un puits dans la ×
1 500 000 l/s
aux Baronnies nappe d’accompagnement de l’Aygues
ASCO du Canal du Reconversion du réseau gravitaire alimenté par l’Aygues ou substitution par
Aygues Moulin de Villedieu réalisation d’un puits dans la nappe d’accompagnement de l’Aygues
Association foncière de Fermeture du canal et création de puits individuels pour une dizaine
Vinsobres d’hectares
3 000 000 ×
ASA du Canal du Fermeture du canal et substitution par création de forages individuels dans
Comte la nappe alluviale de l’Aygues ×
ASA de Claret Fermeture et dissolution 79 500 ×
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
40 4. Synthèse des observations
Economies
BV ASP Projet Coût (€) PGRE
d’eau (m3)
Dissolution en cours. Création d’un bassin de stockage, station de pompage
ASCO des Eaux et réseau sous pression pour l’irrigation de 300 ha en rive droite de l’Aygues 500 000 +
d’Alcyon (périmètre du réseau de l’ASA d’Alcyon et de la Buissonade). Le canal
4 000 000
376 000 / 35 l/s ×
actuel devrait toutefois rester en eau.
ASCO d’entretien et
Reconversion du réseau gravitaire en réseau sous précision et substitution
d’aménagement
par raccordement à terme au réseau sous pression de Piolenc-Uchaud
hydraulique sérignanais
ASCO d’entretien et
Aménagement et utilisation du bassin de rétention de crue en amont pour
d’aménagement
stockage
hydraulique sérignanais
ASCO du Canal
supérieur de Saint Modernisation par passage sous pression
Romans
1 210 000 / 150
Substitution par prélèvement dans la nappe durant tout ou partie de l’année.
l/s sur la base
Trois forages sont existants et autorisés dont deux dans la nappe du
d’une substitution ×
ASA de Sainte Cécile Miocène hors ZRE.
à partir du 15/08
Reconversion du réseau gravitaire en réseau sous pression alimenté par
des forages
ASA du Canal de Reconversion du secteur de Monteux (600ha) par mise en pression
Carpentras
Reconversion du secteur de Sarrians (au moins 1000 ha) par mise en
pression
Durance
Amélioration de la régulation des secondaires
Extension vers les secteurs viticoles non desservis dans les Dentelles Ouest
ASA de Grangeneuve Changement du mode de distribution. Développement d’un réseau sous
pression pour l’irrigation de 375 ha agricole, 230 ha à l’entretien et 200 7 350 000
jardins au minimum
Rhône
ASA de Grangeneuve /
Liaison entre l’ASA de Grangeneuve et l’ASA des Grès à travers la
ASA pour l’irrigation du 850 000
réalisation d’un réservoir d’équilibre et d’une conduite de 3.5 km en DN 350
Grès d’Orange
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 41
Economies
BV ASP Projet Coût (€) PGRE
d’eau (m3)
ASA du Canal de
Carpentras (réseau de Extension du réseau de Piolenc vers Sérignan,(130 ha). 1 400 000
Piolenc-Uchaux)
ASA du Canal de
Extension vers le nord d’Orange et Caderousse pour substituer les
Carpentras Rhône
prélèvements par forage dans la nappe d’accompagnement de l’Aygues et
(réseau de Piolenc-
les prélèvements des ASA sur l’Aygues
Uchaux)
ASA de Grangeneuve Extension sur les coteaux Est
ASA pour l’irrigation Modernisation de la station de pompage pour permettre l’extension du
des Grès à Bollène réseau vers de nouveaux secteurs
Maillage entre les réseaux du Tricastin Pression et de St Restitut sur la
commune de St Paul 3 Châteaux afin de disposer d’un secours mutuel
partiel en cas de dysfonctionnement d’une station de production
SID
Mise sous pression du réseau gravitaire du Tricastin 6 500 000
En plus de ces différentes actions, il convient de noter que des actions à la parcelle ont été identifiées avec une transition d’une irrigation à la raie vers une
irrigation en goutte à goutte pour des parcelles de vigne.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
42 4. Synthèse des observations
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 43
La section précédente synthétise les différents projets identifiés à travers le PGRE, les entretiens de
terrain et les différents documents communiqués. Néanmoins, il apparaît que plusieurs
structures sont dans l’attente d’un projet Rhône, quand bien même un projet « local » aurait
été identifié par ailleurs. En effet, les PGRE s’appuient sur une situation figée à un instant t du
secteur agricole. Cette méthodologie, si elle permet de mieux estimer les potentielles économies
d’eau, exclut les possibilités d’évolution et les demandes fortes en eau sur le territoire. Les entretiens
avec certaines structures ont parfois mis en évidence un rejet des actions du PGRE du fait qu’elles
se « contentent » de permettre une desserte de l’existant. Or la superficie irriguée actuelle est réduite
du fait des incertitudes sur la ressource en eau. De plus la demande en dehors du périmètre strict
de l’ASP n’est pas prise en compte. Les actions du PGRE n’apportent alors pas de solution globale
à la demande en eau et ne permettent pas d’accompagner le secteur agricole.
De plus, le développement d’un projet Rhône, s’il est confirmé, questionne la pertinence de
développer des projets de modernisation à l’échelle locale qui pourraient être rendus obsolètes par
le développement de nouveaux réseaux alimentés par le Rhône. Cette question est souvent
revenue, d’autant plus que les irrigants actuels, inquiets de l’occurrence de plus en plus élevée des
restrictions d’eau, ne perçoivent pas bien l’intérêt de moderniser des réseaux qui risqueraient de ne
pas pouvoir être alimentés.
Economi
BV ASP Projet Coût (€) PGRE
es d’eau
Liaison entre l’ASA de
Carpentras et l’ASA
d’Ouvèze Ventoux en 11 000 000 – 13 000 000 ×
ASA Ouvèze passant par le secteur de 2.5 Mm3
Ventoux / Caromb/Aubignan si
Ouvèze ASA du
Liaison entre l’ASA de substituti
Canal de
Carpentras et l’ASA on totale
Carpentras
d’Ouvèze Ventoux en 11 000 000 – 13 000 000
passant par le secteur de
Vacqueyras
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
44 4. Synthèse des observations
SYNTHESE
Le territoire des Hauts de Provence Rhodanienne est donc caractérisé par plusieurs types de projet :
Des modernisations de réseau par passage en réseau sous pression que ce soit à partir de la
même ressource ou à partir de nouvelles ressources en eau (souterraines ou superficielles) :
elles concernent potentiellement une superficie de l’ordre de 2 800 ha.
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 45
Une sixième station alimentant le réseau des Grès d’Orange a été visitée. Cette dernière est
positionnée en bordure du Canal de la Meyne qui reçoit les eaux de drainage collectées à Orange,
les rejets de STEP et divers fossés. Elle ne bénéficie donc pas de la régularité de la ressource que
peut offrir le Rhône. Ainsi, même si les possibilités techniques d’adaptation seraient envisageables,
le fait de ne pas pouvoir garantir la ressource sur le long terme exclut cet ouvrage des études
ultérieures.
Afin d’avoir une vue synthétique des infrastructures on représente les prises par rapport à la zone
de projet. Les stations de pompage sont figurées par les flèches rouges, et les tracés approximatifs
des périmètres sont représentés en contour bleu.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
46 4. Synthèse des observations
Tricastin
Tricastin VALREAS
PIERRELATTE
NYONS
St Restitut
Bollène
VAISON LA
ROMAINE
Piolenc
ORANGE
Grangeneuve
CARPENTRAS
SORGUES
Source : geoportail
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 47
En visualisant le calage en altitude on peut montrer l’étagement des stations sur les différents biefs
du Rhône. On constate que l’altitude de prélèvement varie de 30 m entre le périmètre de Tricastin
et celui de Grangeneuve, ce qui peut conduire à fixer une limite de refoulement différente.
140 m
140 m Grès d’Orange
100m
83 m
70 m 70m
58 m 40 m
36 m
On représente les altitudes maximum de refoulement. Les pompages sont figurés par le logo .
Station de Grangeneuve
Périmètre(s) Réseau gravitaire de Grangeneuve
associé(s)
Prise d’eau Prise sur le Rhône par une conduite DN 1000 mm de longueur 120 m.
Barreaudage simple sans dégrillage
Génie civil de la Bon état mais station de conception atypique avec peu de place disponible.
station Du foncier est disponible à proximité.
Equipements 4 pompes installées 720 m3/h à 17 m refoulant vers un réservoir tampon
positionné sur l’ancien canal de Pierrelatte. Ecoulement gravitaire dans ce canal
vers Châteauneuf du Pape.
Régulation par mesure de niveau dans le bassin tampon à la cote 41 m NGF.
Particularité /
commentaire
Pression 1.5 bar actuellement
Possibilité Capacité actuelle 500 l/s
d’augmentation du La prise existante doit permettre de passer un débit supérieur à 1000 l/s.
débit prélevé
Du fait de sa pression nominale la conduite de refoulement vers le réservoir
tampon devra être remplacée pour un débit plus important
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
48 4. Synthèse des observations
Prise d’eau Prise sur le Rhône par une conduite DN 1000 mm probablement obstruée comme
en témoignent des problèmes de cavitation des pompes.
Longueur jusqu’à la prise : 300 m.
Génie civil de la Bon état avec de la place pour d’autres pompes. 2 emplacements libres.
station Pas de pont roulant
Equipements 2 pompes installées 250 l/s à 100 m HMT.
Equipements électriques récents avec régulation par mesure de niveau dans le
bassin tampon à la côte 102 m NGF.
Communication par radio.
Particularité / Traversée sous l’A7 dans galerie béton (non visitée)
commentaire A noter que la possibilité de prélèvement dans une gravière a été évoquée dans
les études antérieures. Outre l’éloignement de la station actuelle, la transmissivité
du terrain est souvent très variable et peu fiable.
Pression HMT des pompes 100 m.
Du fait de la régulation par mesure de niveau une augmentation de pression est
impossible sans condamner le réservoir et changer les pompes et les armoires
électriques
Le réseau permet une irrigation jusqu’à la cote 70 m NGF.
Possibilité Capacité actuelle 500 l/s
d’augmentation du La prise nettoyée doit permettre de passer un débit de 800 à 1000 l/s
débit prélevé
Une conduite principale DN 800 mm permet de refouler jusqu’à 900 l/s jusqu’aux
abords du réservoir tampon
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 49
Station de Bollène
Périmètre(s) Réseau sous-pression de Bollène
associé(s)
Prise d’eau Prise sur le canal latéral du Rhône en amont de l’écluse André Blondel. Aspiration
par siphon amorcé par une pompe à vide. 2 conduites de diamètre 600 mm en
parallèle débouchant dans un bassin.
Bâche avec filtration à l’aspiration de la station.
Génie civil de la Bon état mais station exiguë. La parcelle permettrait de construire une nouvelle
station station
Equipements 2 pompes neuves et une hors service. Equipements électriques récents avec
régulation par mesure de niveau dans le bassin tampon à la cote 83 m NGF.
Communication par radio
Particularité / Traversée sous l’A7 dans galerie béton. Un autre galerie est disponible pour une
commentaire nouvelle conduite.
Pression Du fait de la régulation par mesure de niveau une augmentation de pression est
impossible sans condamner le réservoir et changer les pompes et les armoires
électriques
Le réseau permet une irrigation jusqu’à la cote 76 m donc à très faible pression
(<1 bar).
Possibilité Capacité actuelle 1300 m3/h.
d’augmentation du La prise autorise une augmentation de débit de 1300 à 2000 voire 2500 m3/h.
débit prélevé
Une nouvelle conduite devrait être posée pour la traversée de l’autoroute A7, mais
les diamètres en aval créeront probablement des pertes de charge importantes.
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
50 4. Synthèse des observations
Station de Tricastin
Périmètre(s) Réseau sous-pression de Tricastin et
associé(s) Réseau gravitaire de Tricastin
Prise d’eau Prise sur le canal du Rhône avec barreaudage simple sans dégrilleur, distante
de 160 m de la station.
Bâche avec filtration à bande à l’aspiration de la station.
Génie civil de la Construction en 1958. Bon état
station
Equipements Pompes d’époque. Le collecteur du réseau gravitaire a été remplacé
Equipements électriques anciens.
Régulation de la partie gravitaire hors service.
Particularité / Traversée des 2 conduites DN 800 et 600 mm sous l’A7 en aérien dans cadre
commentaire béton
Pression Si le réseau gravitaire est transformé en pression il n’y aura plus qu’un réseau
avec une pression unique. Toutes les pompes gravitaires seraient remplacées.
Actuellement réservoir de régulation du réseau pression est à l’altitude 140 m
qui permet une irrigation jusqu’à la cote 105 m.
Alimentation du golf possible avec un surpresseur ou en condamnant le
réservoir de régulation et en changeant les pompes.
Possibilité Réseau gravitaire :
d’augmentation du Actuellement (2+1) * 1800 m3/h.
débit prélevé Le passage sous pression de la partie gravitaire du réseau permettrait une
augmentation significative des superficies irriguées à débit prélevé constant.
Sur le réseau sous pression :
Actuellement (2+1) * 540 m3/h.
Une extension vers le golf de la Drôme Provençale nécessiterait un surpresseur.
Marion Mahe
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 51
ANNEXES
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
4. Synthèse des observations 53
Etude Hydraulique
Phase 1 : Diagnostic des ouvrages existants
Compte rendu d’entretien – ASA de Bigari 1
Date : 29/06/2018
Lieu : Mairie
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Gérard FISCHER, Président ASA Bigari
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_bigari_29062018_693b56b4.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de Bigari 2
Le débit en tête est insuffisant pour un fonctionnement du canal en gravitaire. Au mieux le débit entrant est
de 5 à 6 l/s. Il faudrait 35 l/s pour pouvoir fonctionner correctement. De ce fait, l’eau arrive très difficilement
jusque dans les parties aval du réseau. A titre d’exemple, pour l’année 2018, la prise a été ouverte en mai
mais la partie aval n’est pas alimentée. Au niveau de la prise, l’ASA a l’autorisation de faire un petit seuil en
gravier chaque année pour permettre la prise d’eau. Il existe un problème d’érosion au niveau de la prise
donc un enrochement a été mis en place.
L’ASA comporte 117 adhérents dont 35 agriculteurs. La plupart des gens pompent dans le canal pour irriguer
de la vigne et des prairies. Auparavant le territoire était plutôt à caractère maraîcher.
La taxe d’arrosage est de 76 €/ha. La cotisation minimale est de 44€. Le budget annuel pour l’entretien
courant est de 3 000 à 4 000 €. Jusqu’en 2016 l’ASA recevait une subvention du département pour l’entretien
courant mais celle-ci a été supprimée.
Les difficultés actuelles ont conduit le Président de l’ASA à mener une enquête auprès des adhérents (et non
des métayers ce qui est considéré a posteriori comme une erreur) afin de voir les possibilités pour abandonner
le canal et se raccorder au réseau de St Restitut. L’objectif serait de développer un réseau de conduites sous
pression sur le tracé du canal. De cette manière les servitudes de passage seraient évitées car le linéaire de
canal appartient à l’ASA. Le Président rappelle que le canal sert aussi à de l’écoulement pluvial ce qui
pourrait poser problème dans le cas de la réalisation d’un réseau de conduites sur le même tracé.
Le Président de l’ASA précise qu’il souhaite faire de la substitution totale car une réduction du périmètre de
l’ASA paraît très difficile pour plusieurs raisons. Règlementairement la procédure de distraction nécessite de
passer devant l’assemblée des propriétaires. De plus, une réduction de l’ASA à sa partie amont réduirait de
fait l’autorisation de prélèvement et les ressources financières disponibles pour entretenir le réseau. Son
objectif est bien de dissoudre l’ASA à terme car « On ne se bat pas pour la présidence ».
Après avoir défini un parcellaire de demande, une réunion a été organisée début janvier avec le SID. Il n’y a
pas eu d’avancement sur ce projet depuis cette date. La réalité de la demande et surtout de la volonté à payer
l’eau au tarif du SID semble être un des freins à l’avancée de ce projet.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_bigari_29062018_693b56b4.doc
Compte rendu d’entretien – ASA du canal de Carpentras 1
Date : 26/06/2018
Lieu : Carpentras
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Xavier PICOT, Directeur, ASA du canal de Carpentras
Sandrine PIGNARD, Directrice adjointe, ASA du Canal de Carpentras
Mélanie RICHARD, Chargée de mission contrat de canal, ASA du canal de Carpentras
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Mireille BRUN, Chambre d’Agriculture 84
Marc CHEMOUNI, DDT 84
Romain VIDAL, BRLi
Marion MAHE BRLi
Le périmètre s’étendait à l’origine sur 6000 ha, irrigués en gravitaire. Le canal dispose d’un droit d’eau de
6000 l/s (le droit d’eau est modulé sur la saison: à partir de février, il augmente jusqu’à atteindre 7300 l/s en
juillet/aout).
La modernisation du périmètre a commencé très tôt à l’ASA en raison de sa dotation relativement faible
comparée à celle d’autres canaux (6000 l/s pour irriguer 6000 ha en gravitaire) et du type d’agriculture
pratiquée (maraichage notamment). Les volumes d’eau dégagés par le passage d’une partie du périmètre en
sous-pression ont permis le développement du périmètre vers le Nord (secteur terrasses du Ventoux). Le
bassin le plus haut se trouve à 450 m d’altitude (5 étages).
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_carpentras_26062018_693b6cdb.doc
Compte rendu d’entretien – ASA du canal de Carpentras 2
L’ASA gère actuellement 12 000 ha irrigables (total pour le périmètre du canal de Carpentras et le réseau de
Piolenc-Uchaud). Il reste quelques secteurs en gravitaire que l’ASA continue de moderniser petit à petit.
Contrairement à d’autres ASA où les adhérents sont attachés au système gravitaire, le passage sous pression
semble satisfaire à la fois les irrigants (amélioration du service) et l’ASA (facilite l’entretien et la gestion).
Sur les 3000 ha de périmètre irrigable en gravitaire, Mme Pignard estime que 10 à 25% des superficies sont
irriguées. Sur les secteurs sous pression, la proportion des surfaces effectivement irriguées est largement
supérieure. Les besoins (sous pression) sont de l’ordre de 1500 m3/ha.
L’ASA compte 15 000 adhérents, dont 1500 à 2000 sont des agriculteurs et emploie 38 salariés. Son budget
annuel est de l’ordre de 4 à 4.5 millions d’euros, avec un budget d’investissement de 1 à 2 millions d’euros.
La maitrise d’œuvre est faite en interne pour l’ensemble des travaux.
La desserte en milieu péri-urbain est développée lorsque c’est possible, mais avec l’évolution des règles
certains financements ne sont accessibles pour les projets de nouveaux périmètres que s’ils sont 100%
agricoles. Pour les modernisations il suffit que la part agricole soit supérieure à la part de la demande péri-
urbaine. Les projets d’extension de réseau sous-pression ne sont finançables que si l’investissement est
inférieur à 15 000 €/ha. Pour les extensions individuelles l’agriculteur paie la totalité du raccordement.
La modernisation du secteur de Monteux est en cours (600ha). L’ASA travaille à la densification de son
réseau, à raison de ~ 25 ha/an au cours des dernières années.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_carpentras_26062018_693b6cdb.doc
Compte rendu d’entretien – ASA du canal de Carpentras 3
L’ASA est sollicité pour des extensions sur le secteur de Caromb/Modène. La cave coopérative du
secteur est très impliquée, elle mène actuellement un recensement de la demande et des parcelles.
Suivant la localisation de cette demande, la mise en place d’un étage supplémentaire pourrait être
nécessaire.
Il existe également une demande sur le secteur d’Orange (à partir du réseau de Piolenc-Uchand). Les
forages en nappe d’accompagnement de l’Aigues en place sur ce secteur sont régulièrement à sec et les
irrigants cherchent une ressource de substitution pour quelques dizaines d’hectares.
L’ASA n’est pas fermée à l’idée d’assurer la maîtrise d’ouvrage d’une nouvelle prise au Rhône (actuelle
prise de Grange Neuve).
L’ASA s’interroge sur le modèle économique qu’il conviendra de développer pour les secteurs de viticulture.
Pour ces secteurs, l’ASA ne peut pas compter sur les consommations (relativement faibles et irrégulières)
pour rembourser l’investissement des infrastructures. Une participation des irrigants à l’investissement serait
la solution la plus simple à mettre en œuvre. La révision de la tarification demande de changer la base de
répartition des dépenses et est un processus complexe pour l’ASA.
Le secteur de Joncquière et surtout Camaret pose question. Les adhérent sont moins demandeurs d’une
modernisation, l’entretien du réseau gravitaire coute cher à l’ASA. Ce secteur a été en déclin et se stabilise
depuis 4-5 ans. Sur ce secteur les agriculteurs n’ont pas conscience que les « robinets » de leurs forages
peuvent être fermés.
DISPONIBILITE DE LA RESSOURCE
La dotation du canal est de 150 000 000 m3/an, elle n’utilise que ~70 000 000 m3/an. Le facteur limitant
pour l’extension du réseau n’est pas les quantités d’eau disponible, mais plutôt la capacité de transit des
branches principales du réseau, notamment sur la partie entre l’Isles-sur-la-Sorgue et Pernes-les-Fontaines
(avant les plus gros départs).
En 2017, malgré la sécheresse l’ASA a toujours pu satisfaire les demandes de ses adhérents.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_carpentras_26062018_693b6cdb.doc
Compte rendu d’entretien – Chambre d’Agriculture de Vaucluse 1
Date : 04/07/208
Objet de l’entretien : Discussion sur le contexte agricole et les projets envisagés dans la partie Dromoise du
territoire
Personnes présentes :
François DUBOCS, Chambre d’Agriculture de Vaucluse
Marion MAHE, BRLi
Ces systèmes deviennent peu fonctionnels, ne répondent plus aux besoins des agriculteurs qui sont peu
nombreux à les utiliser. Les agriculteurs se tournent vers des prélèvements individuels, par forage
notamment.
Le recensement réalisé récemment a mis en évidence de nombreux forages jusqu’ici inconnus (environ 200
forages ont été régularisés). Les prélèvements associés représentent généralement de petits volumes, les
ouvrages ne sont pas toujours utilisés, ou pas tous les ans.
Sur le territoire HPR, les ASA drômoises les plus dynamiques sont l’ASA de défense de l’irrigation de
Mirabel aux Baronnies et l’ASA de Mollans sur Ouvèze. Ces ASA ont pu continuer à fonctionner, mais si les
contrôles et la pression exercée par la DDT pour le respect des débits réservés sont renforcés, il est possibles
qu’elles soient obligées de réduire ou d’arrêter leurs prélèvements à certaines périodes de l’année.
Le canal du comte et le canal du moulin de Tulette prélèvent sur l’Aygues, une partie de leur eau alimente le
Lez.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ch.agri26_04072018_693b8833.doc
Compte rendu d’entretien – Chambre d’Agriculture de Vaucluse 2
CULTURES PRATIQUÉES :
Le territoire est dans l’ensemble très viticole. Si le maraichage se développe, cela restera très marginal en
terme de superficies.
On retrouve quelques particularités locales, avec notamment de nombreux oliviers autour de Nyons (environ
50% sont irrigués à l’heure actuelle (suite aux sécheresses récentes, de plus ne plus d’oléiculteurs souhaitent
pouvoir bénéficier d’une solution d’irrigation) ; des PAPAM (lavande notamment) sur le secteur de La Garde
Adhemar / Chantemerle, un peu d’arboriculture (prune/abricot) (sur le secteur de Mirabel aux baronnies
notamment). Une demande pour des truffiers émerge également.
Etant donné la présence de semenciers dans la région, de petites surfaces de cultures de semences pourraient
se développer (certains type de semence exigent le respect d’une distance d’isolement, c’est notamment le
cas du Tournesol semence, qui doit se trouver à plus de 500m d’autres parcelles cultivées en tournesol).
La demande pour un meilleur accès à l’eau d’irrigation est en augmentation sur le secteur de Suze-La-
Rousse, Bouchet, Tulette. A l’inverse, les réseaux de Saint-Restitut / Tricastin ne sont pas saturés à l’heure
actuelle (à vérifier avec le SID).
Sur les secteurs où l’on trouve du maraichage, très dépendant de la disponibilité en eau (ex : Mollan sur
Ouvèze), on retrouve une forte demande pour une alimentation en eau sécurisée.
Les réseaux sous pression en place pour l’arboriculture fournissent 5 bar à la borne.
Sur le territoire HPR, le SID (organisation issue de la fusion de plusieurs syndicats intercommunaux
d’irrigation) gère les réseaux de Tricastin (partie sous pression et gravitaire), ainsi que le réseau de Saint-
Restitut.
RETENUES COLLINAIRES
Les projets potentiels et des sites de barrages ou retenues avaient été identifiés dans le schéma directeur
d’irrigation de la Drome (2009). Mais certains de ces projets sont déconnectés de la réalité et ne prennent pas
en compte les contraintes règlementaires actuelles.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ch.agri26_04072018_693b8833.doc
Compte rendu d’entretien – DDT 84 1
Date : 06/06/2018
Lieu : Avignon
Objet de l’entretien : Discussion sur le contexte et la gestion quantitative de la ressource en eau sur le
territoire, sur la cohérence entre les actions prévues dans les PGRE et l’étude en cours
Personnes présentes :
M. Gilles BLANC, DDT 84
M. Marc CHEMOUNI, DDT 84
Mme Marion MAHE, BRLi
[Link] souligne que sur les bassins déficitaires, les possibilités de subvention de travaux par l’Agence de
l’eau seront conditionnées par leur identification préalable dans un PGRE.
Les PGRE sont des documents évolutifs et pourront être ajustés en fonction des résultats de l’étude HPR. Ils
travaillent à un horizon temporel différent (2021) de celui du projet territorial. Les résultats du projet
viendront compléter les actions du PGRE, il est important de rechercher une cohérence, sur les prélèvements
collectifs d’irrigation notamment.
Il sera nécessaire dans l’étude de mettre en avant les impacts positifs du projet pour les ressources
déficitaires.
Les PGRE ont parfois prévu de substituer les prélèvements de certaines ASA par des forages en nappe
alluviale, au moins pour la période d’irrigation.
La DDT défend l’idée que les petites ASA peuvent perdurer pour d’autres usages (pluvial, agrément, …)
mais ne sont plus adaptées pour l’irrigation.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ddt84_06062018_693b9ef8.doc
Compte rendu d’entretien – DDT 84 2
Ceux de ces forages qui se sont signalés à l’administration lors du dernier recensement seront régularisés,
dans la mesure où les propriétaires apportent la preuve que leur forage a été réalisé dans les règles de l’art et
ne présente donc pas de risque qualitatif pour la nappe.
Une étude a été menée pour identifier les secteurs favorables pour l’exploitation à destination de
l’approvisionnement en eau potable (qualité et productivité suffisante) et des secteurs de protection renforcée
ont ainsi été définis. Sur ces secteurs, tout nouveau forage agricole est interdit.
Pour la DDT et l’Agence, le financement d’un projet de nouveau réseau collectif par des fonds publics n’est
possible qu’à la condition que les agriculteurs s’engagent à abandonner leurs forages dans la nappe miocène
et se connectent sur le réseau.
L’approche multi-usages est une composante importante du projet et conditionnera également l’intérêt des
financeurs publics. Ainsi, le développement d’un réseau collectif alimenté par une ressource sécurisée sur les
secteurs où des forages agricoles dans le miocène existent est particulièrement intéressant pour
l’administration, mais uniquement dans la mesure où ces forages sont abandonnés et que l’ensemble des
agriculteurs se connecte au réseau. L’abandon des forages agricoles doit permettre de réserver la ressource
miocène à l’AEP et contribuera ainsi à :
sécuriser l’approvisionnement qualitativement (pour les gros syndicats prélevant actuellement sur le
Rhône (RAO et Rhône-Ventoux) ;
diminuer les prélèvements AEP sur les ressources déficitaires (mobilisées par les syndicats RAO,
Ouvèze Ventoux et RIVAVI).
La CED sollicite les DDT dans l’idée de revoir les prélèvements. Cependant, [Link] indique qu’on peut
cependant considérer la Durance comme une ressource sécurisée et où il est possible de maintenir les
prélèvements actuels pour développer des périmètres irrigués sous-pression. Vu l’importance des
prélèvements gravitaires sur la Durance, notamment coté Bouches du Rhône, si des diminutions de
prélèvements doivent être envisagées sur le bassin de la Durance, le canal de Carpentras, qui a réalisé
d’importants travaux pour améliorer l’efficience de l’irrigation sur son périmètre et en a modernisé une
grande partie ne devrait pas être concerné.
L’EVP de l’Ouvèze signale que le canal de Carpentras apporte d’importants volumes d’eau sur le bassin.
[Link] indique que ces déclarations de l’EVP sont à prendre avec précaution. Cette alimentation du canal
dans les cours d’eau (Aygues et Ouvèze) se fait très en aval. De plus, les périodes où cet apport est le plus
important sont les périodes où les irrigants n’utilisent pas l’eau du canal (début de saison notamment), ce qui
correspond à des périodes où les cours d’eau ont moins besoin de cet apport.
L’alimentation du canal de Carpentras en débit présente donc peu d’intérêt pour les cours d’eau déficitaires.
En revanche, il est possible que l’irrigation gravitaire sur certains secteurs contribue à la recharge de la nappe
(notamment sur le secteur Jonquière-Courthezon où il existe un piézomètre qui montre des évolutions
inversées du niveau de nappe).
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ddt84_06062018_693b9ef8.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de défense de l’irrigation de Mirabel aux Baronnies 1
Date : 29/06/2018
Lieu : Mairie
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Pierre Michel MORE, Président ASA Mirabel
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_mirabel_29062018_sans_copie_rapport_693bb82d.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de défense de l’irrigation de Mirabel aux Baronnies 2
L’ASA comporte une centaine d’adhérents avec des superficies allant de 10 ares à 8 ha. 90% des adhérents
sont agriculteurs. Il y a peu de non professionnels. La taxe d’arrosage est de 110 € /ha.
Tout le rôle est dépensé dans l’entretien, avec un roulement sur 3 ans pour les canaux principaux. Il n’y a pas
de salarié à l’ASA et pas de subventions de la mairie ou du département. Le Président de l’ASA estime qu’il
faudrait doubler les tarifs pour permettre un entretien complet du réseau.
Le Président de l’ASA constate des difficultés depuis 2 ans aussi bien sur la vigne que sur l’olivier. En 2017
ils n’ont pas eu de coupure mais on leur a demandé une restriction de 54% des prélèvements. Celle-ci a été
peu contrôlée mais ils s’attendent à ce que dans les prochaines années l’encadrement soit plus strict.
Dans ce contexte, la réduction de l’autorisation de prélèvement à hauteur de 40% inquiète fortement l’ASA,
que ce soit en termes de volumes disponibles pour les cultures mais aussi en termes d’exploitation du réseau
avec une main d’eau réduite aussi significativement.
En termes de projets, le Président de l’ASA indique qu’une étude a été faite il y a une quinzaine d’années
pour passer le réseau en conduites. La DDT a aussi estimé que le passage en sous pression permettrait de
faire suffisamment d’économies d’eau pour être à l’équilibre.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_mirabel_29062018_sans_copie_rapport_693bb82d.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de défense de l’irrigation de Mirabel aux Baronnies 3
De plus, une alimentation complémentaire par des forages ne semble pas pertinente car il s’agit d’une
ressource en eau de très bonne qualité et le projet rentrerait en concurrence avec l’usage AEP. Le Président
de l’ASA précise d’ailleurs qu’il y a peu de forages agricoles sur le territoire de Mirabel.
Des petites retenues pourraient se faire sur la zone à l’échelle d’une exploitation mais pas au niveau d’un
collectif. Quelqu’un est prêt à céder sa parcelle en tête de réseau pour faire un réservoir de régulation.
Les options retenues, forages ou modernisation étant plutôt exclues, l’ASA a donc des attentes par rapport à
un projet Rhône en précisant toutefois que le coût de l’eau devrait être inférieur à 400€/ha pour de la vigne.
Dans le cas d’un projet Rhône il y aurait beaucoup de demande sur l’olivier mais celui-ci se situe sur les
collines. Une des revendications sur ce projet est de prendre en compte le maximum de demande et de
réfléchir à long terme afin d’éviter de saturer le réseau dès le départ.
« On peut réfléchir sur tous les projets qu’on veut mais il faudra à un moment donné s’interconnecter avec un
projet Rhône ».
« Attention à ne pas nous faire faire des travaux pour économiser sur du court terme et ne plus rien pouvoir
faire à très court terme car le réseau sera devenu obsolète »
Leur idée est de prendre l’eau sur l’Aygues jusqu’à restriction puis ensuite prendre l’eau du Rhône. (cette
remarque entraîne un débat sur la rentabilité des infrastructures du Rhône si l’on fonctionnait de cette
manière)
Sur le plan gouvernance, dans le cas d’un projet Rhône. L’avenir est ouvert.
« C’est fou qu’on aille chercher l’eau dans le Rhône alors qu’on a une rivière qui passe à côté et se rejette
dans le Rhône »
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_mirabel_29062018_sans_copie_rapport_693bb82d.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’irrigation de Mollans sur Ouvèze 1
Date : 26/06/2018
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Gil BARRE, Président Cave Coopérative
Christophe LAZIB, technicien qualité, cave La COMTADINE
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Mireille BRUN, Chambre d’Agriculture 84
Marc CHEMOUNI, DDT 84
Romain VIDAL, BRLi
Au maximum 200ha environ de maraîchage, arboriculture fruitière et vigne sont irrigables. Dans les faits
seuls une cinquantaine d’hectares sont réellement irrigués. Les restrictions de prélèvement impactent
fortement le périmètre c’est pourquoi des solutions sont recherchées au niveau local pour stocker la ressource
en eau lorsqu’elle est disponible (en hiver). Plusieurs sites ont été envisagés. La difficulté provient du fait que
ces sites sont significativement plus hauts que les prises sur la ressource en eau superficielle, ce qui
nécessiterait une hauteur de relevage importante.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_mollans_27062018_693bd049.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’irrigation de Mollans sur Ouvèze 2
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_mollans_27062018_693bd049.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’irrigation de Mollans sur Ouvèze 3
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_mollans_27062018_693bd049.doc
Compte rendu d’entretien – ASA Ouvèze Ventoux 1
Date : 26/06/2018
Lieu : Entrechaux
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
M. GUIBERT, Président, ASA Ouvèze Ventoux
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Mireille BRUN, Chambre d’Agriculture 84
Marc CHEMOUNI, DDT 84
Romain VIDAL, BRLi
L’ASA a été créée en 1978. Elle comporte 750 adhérents. A partir de 1988, un travail de modernisation
progressif du réseau a été entamé avec extension sous pression. Le périmètre de 600 ha irrigables est donc
composé de plusieurs étages. Les études initiales estimaient le potentiel à environ 1 000 ha. La partie aval du
réseau gravitaire entoure l’ASA du Crestet qui pourrait être absorbée à terme.
Le réseau comporte une centaine de km de conduites avec des problématiques de réseau en surface (chauffe,
casse, etc.) et du sous dimensionnement par rapport aux pressions de service qui peuvent être dans certaines
parties du réseau supérieures à 20 bars. Des extensions sont possibles sur la base de la ressource actuelle mais
reste limitée. La partie gravitaire du réseau représente 50% du prélèvement alors même que les superficies
sont très réduites.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ouveze ventoux_26062018_693bea78.doc
Compte rendu d’entretien – ASA Ouvèze Ventoux 2
La zone est caractérisée par de la polyculture et la présence de nombreux pépiniéristes pour lesquels
l’irrigation est indispensable.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ouveze ventoux_26062018_693bea78.doc
Compte rendu d’entretien – ASA Ouvèze Ventoux 3
Face aux tensions sur la ressource en eau, des forages ont été développés par des agriculteurs, ce qui est
considéré comme un facteur d’instabilité pour l’ASA.
Leur station de pompage à vitesse variable en tête a coûté 88 000 € pour 350 m3/h et une pression de 15 bars.
Les coûts d’énergie représentent 90 000 € /an.
Le rôle représente 260 000 € annuel environ. L’ASA veut faire évoluer sa tarification. Comparativement à
d’autres structures du territoire, l’ASA est professionnalisée avec la présence d’un technicien permanent et
d’une secrétaire comptable.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ouveze ventoux_26062018_693bea78.doc
Compte rendu d’entretien – ASA Ouvèze Ventoux 4
L’ASA insiste sur la concurrence à terme dans l’accès à l’eau avec le secteur touristique. L’objectif est donc
de se mailler avec des ressources sécurisées de manière à permettre une substitution de ressources. Un projet
venant de Carpentras par le sud de Malaucène interroge du fait de la nécessité de reprendre l’architecture
hydraulique du réseau.
Le projet de liaison à l’Asa du canal de Carpentras pose plusieurs questions : son coût, la rapidité et la
faisabilité technique. L’ASA pense qu’une liaison avec le Rhône serait plus pertinente car elle permettrait la
desserte de plus de superficies
L’ASA a pour projet de sécuriser les différentes stations et bassins, développer les automatismes et agrandir
le bassin en tête pour optimiser le fonctionnement.
Un schéma directeur a été mené et la synthèse communiquée au cours de l’entretien. Ce schéma détaille les
caractéristiques de l’ASA et leurs projets.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_ouveze ventoux_26062018_693bea78.doc
Compte rendu d’entretien – ASA des arrosages de Roaix 1
Date : 28/06/2018
Lieu : Mairie
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Franck MOLENAT, Président de l’ASA de Roaix
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
Le réseau gravitaire de l’ASA des arrosages de Roaix est alimenté à partir d’une prise sur l’Ouvèze sur la
commune de Vaison la Romaine. Un seuil permet de maintenir la ligne d’eau pour l’alimentation du chenal
d’amenée. Historiquement, cette servitude de passage se traduit par un accès gratuit à l’eau pour les
agriculteurs de Vaison la Romain à proximité du canal. La remise en cause de ces conditions est envisagée,
de manière à augmenter les recettes de l’ASA et ainsi être en mesure d’assurer la maintenance du réseau.
L’autorisation de prélèvement est de 1.2 Mm3/an dont 900 0000 m3 entre le 1/07 et le 30/09. Le débit autorisé
est de 120 l/s. Le volume prélevé est généralement de 600 000 à 700 000 m3. L’eau du canal est chargée ce
qui pose des problèmes d’exploitation et empêche les agriculteurs de pomper l’eau du canal sans filtration.
La superficie théoriquement irrigable est de l’ordre de 115 ha. Une trentaine d’hectares sont effectivement
irrigués. Il s’agit essentiellement de vigne. Il convient de noter qu’avant, le maraîchage était beaucoup plus
présent. Avec les restrictions sur la ressource en eau celui-ci a été remplacé petit à petit par de la vigne. Il
s’agit d’un cercle vicieux car pour la vigne le besoin en eau est moindre et l’habitude d’entretenir le réseau
s’est donc perdue. M. le président aussi a réalisé un forage pour irriguer 6 ha. Ce forage lui a coûté 6000€ :
3000 € d’équipement et 3000€ pour le forage en tant que tel.
La taxe d’arrosage est de 150€/ha/an. Néanmoins cette taxe ne permet pas de couvrir la totalité de l’entretien.
Chaque année la commune participe à hauteur de 1 500 € et de l’argent prélevé sur la vente d’une maison
appartenant à l’ASA est utilisé (vente maison : 120 000€, 1 800 à 2 000€/an utilisé). Au total, le budget
affecté à l’entretien est de l’ordre de 13 000 à 15 000 €/an. Ce budget est très majoritairement affecté au
canal primaire. Il n’y a pas la possibilité de faire 2 faucardages dans l’année.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_roaix_28062018_693c0a25.doc
Compte rendu d’entretien – ASA des arrosages de Roaix 1
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_roaix_28062018_693c0a25.doc
Compte rendu d’entretien – ASA des arrosages de Roaix 1
Les restrictions d’usages apparaissent généralement à partir de fin août. Sur les sept dernières années seules
les deux dernières ont été marquées par des restrictions fortes. Petit à petit les agriculteurs prennent ainsi
conscience de l’intérêt de l’irrigation en comparant les vignes irriguées de leurs voisins avec les leurs.
Avec la sécheresse de 2017 des baisses de rendement sur la vigne de l’ordre de -30 à -40% ont été observées.
L’ASA comporte plus de 200 propriétaires sur Roaix, dont 15 à 20 agriculteurs. C’est le président de l’ASA
qui gère tout sur son propre temps. Il n’y a pas d’employé permanent.
Le président de l’ASA souligne le désintérêt des adhérents pour cette structure et plus généralement pour
l’action collective. La majorité des membres de l’ASA n’utilisent pas le canal et ont réalisé des forages pour
être indépendant. Le fait qu’il soit le seul à avoir répondu à l’enquête est à son sens significatif. Il souligne de
plus que ce maillage de forages sur le territoire n’a pas vocation à être maintenu dans le temps (prélèvement
sur le miocène) et que les agriculteurs n’anticipent pas assez.
Les membres de l’ASA ne veulent plus payer pour un réseau qui ne les sécurise pas.
« A la fois je me fais engueuler parce qu’il n’y a pas d’eau à la fois je me fais engueuler parce qu’ils n’en
veulent plus »
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_roaix_28062018_693c0a25.doc
Compte rendu d’entretien – ASA des arrosages de Roaix 2
Dans un futur proche, le projet consisterait à développer un réseau sous pression alimenté par une ressource
en eau sécurisée. Il y a le souhait de suivre le tracé actuel, de continuer à desservir à la fois des agriculteurs et
des jardins et d’étendre les superficies irrigables, notamment sur les zones en rive droite du canal sur la partie
amont où il y a une forte demande (ce sont des zones non dominées actuellement). Le développement de
l’irrigation permettrait de rediversifier l’agriculture.
Le tarif maximal de l’eau qui serait acceptable serait de 200€/ha/an selon lui.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_roaix_28062018_693c0a25.doc
Compte rendu d’entretien – ASA 1
Date : 28/06/2018
Lieu : Mairie
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Président de l’ASA de Rochegude
Max Feschet, président de l’ASA du canal du Comte
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
Aujourd’hui, ce sont des territoires quasiment en monoculture de vigne, fortement impactés par les
modifications du climat. Des pertes de rendement de l’ordre de 30% auraient été constatées en lien avec la
sécheresse de 2017. Ce serait la plus faible vendange depuis 1945. Les zones les plus à l’aval des périmètres
ne sont plus alimentées en eau du fait des débits réduits dans l’Aygues et des restrictions sur la ressource en
eau. Cette situation est renforcée par les changements d’usages des canaux. Les pratiques de pompage dans
les canaux pour irriguer en goutte à goutte se développent. De l’ordre de 45 ha seraient irrigués sur le
périmètre de Rochegude et environ 120 ha sur le périmètre du canal du Comte. Une vingtaine d’agriculteurs
sont présents sur Rochegude et une trentaine sur le canal du Comte.
A Rochegude, le volume autorisé pour prélèvement est de 518 000 m3. La taxe d’arrosage de Rochegude est
de 120 € HT /ha. Le budget annuel d’entretien est de l’ordre de 5 000€ pour l’ASA de Rochegude. La
subvention de la mairie a baissé et celle du département a été supprimée.
Les deux ASA doivent gérer les eaux pluviales dans leurs canaux bien que ça ne fasse pas partie de leurs
statuts.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_rochegude_compte29062018_693c2761.doc
Compte rendu d’entretien – ASA 2
« Maintenant on n’irrigue plus pour faire cracher la vigne mais pour la sauver »
L’avenir des deux ASA dans le contexte actuel paraît très incertain dans la mesure où l’Aygues n’apparaît
plus comme une ressource suffisante, les possibilités de stockage sont limitées, de même que les possibilités
de prélèvement dans la ressource en eau souterraine.
Un projet Rhône suscite des attentes de la part de nombreux agriculteurs. En tant que responsables d’ASA, ils
constatent un désintérêt pour ce type d’organisation. Dans le cas d’un projet Rhône, ils n’envisagent pas de
prolonger les ASA, en tant qu’organisme gestionnaire des infrastructures. Un coût maximal de l’eau pour
l’irrigation d’un ha serait de l’ordre de 150€/an.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_rochegude_compte29062018_693c2761.doc
Compte rendu d’entretien – ASA du canal du moulin et des cours d’eau réunis de Séguret 1
Date : 28/06/2018
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Jean Paul FAVIER, Président de l’ASA de Séguret
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
Le réseau gravitaire de l’ASA du canal du moulin et des cours d’eau réunis de Séguret est alimenté par une
prise sur l’Ouvèze sur la commune de Vaison la Romaine. De manière similaire à la situation de l’ASA de
Roaix, historiquement cette servitude de passage se traduit par un accès gratuit à l’eau du canal du samedi au
lundi midi pour les agriculteurs sur la commune de Vaison la Romaine. Ils ont néanmoins une obligation
d’entretien du réseau. La taxe d’arrosage est de 40 €/ha.
La mairie participe à 50% aux travaux d’entretien. L’ASA n’a pas de salarié.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_seguret_28062018_693c3b66.doc
Compte rendu d’entretien – ASA du canal du moulin et des cours d’eau réunis de Séguret 2
L’autorisation de prélèvement est de 100 l/s mais le canal a été dimensionné pour un débit supérieur. Le
volume autorisé est de 1 200 000 m3. La superficie théoriquement irrigable est comprise entre 530 et 560 ha.
La superficie réellement irriguée n’est que de l’ordre de quelques hectares. Certains irriguent en goutte à
goutte par pompage dans le canal ce qui peut poser des difficultés en raison des débits mobilisés.
Du fait que le canal participe aussi à la gestion des eaux pluviales, la création d’un réseau sous pression ne
dispenserait pas d’un maintien des infrastructures gravitaires.
Le président de l’ASA rappelle son attachement au canal et exprime ainsi le caractère patrimonial du canal et
plus généralement de l’irrigation gravitaire.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_seguret_28062018_693c3b66.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO d’entretien et d’aménagement hydraulique sérignanais 1
Date : 25/06/2018
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASCO et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
XXXX,
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Mireille BRUN, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
L’ASCO compte environ 1 470 adhérents. L’agriculture pratiquée sur le territoire est exclusivement viticole,
à l’exception d’une exploitation de fraise.
Le fonctionnement de l’ASCO est fortement impacté par un aménagement antérieur. L’ASCO avait en effet
été désignée pour porter la création de bassins de rétention de crue en amont de Sérignan entre 2004 et 2007.
Les travaux ont été définitivement achevés en 2009. Les emprunts contractés à cette date impactent la
viabilité financière de l’ASCO dans la mesure où les charges annuelles associées sont de l’ordre de 50 000€
sur un budget total de 60 000€.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_serignan_25062018_693c4fd9.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO d’entretien et d’aménagement hydraulique sérignanais 2
La municipalité participe à l’entretien des canaux, qui font partie de la trame verte et bleue. Dans une optique
de modernisation du réseau ou d’apports à partir du Rhône, ce point doit être attentivement considéré. Il
conviendra de poursuivre l’entretien du réseau gravitaire actuel.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_serignan_25062018_693c4fd9.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO d’entretien et d’aménagement hydraulique sérignanais 3
L’ASCO a des attentes par rapport à un projet Rhône qui permettrait de les sécuriser et de diversifier
l’agriculture.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_serignan_25062018_693c4fd9.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de Sainte Cécile 1
Date : 25/06/2018
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
M. TOURNILLON, Garde des cours d’eau, ASA de Sainte Cécile
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Mireille BRUN, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
La redevance sur le périmètre de l’ASA est composée d‘une taxe d’écoulement de 10 €/ha et d’une taxe
d’arrosage de 150 €/ha. Le recouvrement est globalement bon. Les sommes restent toutefois insuffisantes
pour un entretien complet du périmètre. Il faudrait doubler voire tripler la cotisation pour être en mesure de
mener un entretien complet chaque année.
La tendance est à une diminution du nombre de personnes irrigantes dans l’ASA. Le goutte à goutte se
développe à partir de forages.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_stececile_25062018_693c6564.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de Sainte Cécile 2
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_stececile_25062018_693c6564.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de Sainte Cécile 3
De l’ordre de 90 hectares de vigne sont irrigués chaque année par le réseau (env. 40km de canaux). 3 à 4
hectares de jardins sont irrigués. La grande majorité des irrigants pratiquent une irrigation à la raie. Seules
deux personnes irriguent en goutte à goutte en prélevant avec une motopompe dans le canal (ce qui peut
poser des difficultés d’exploitation). En comparaison, dans les années 1990 de l’ordre de 120 ha étaient
irrigués à partir des canaux.
Les restrictions de prélèvement sur l’Eygues ont impacté de manière significative le périmètre. Du fait que le
canal principal est dimensionné pour fonctionner avec un débit supérieur, des problématiques de desserte se
posent, particulièrement sur la partie aval du réseau.
La mise en assec du canal durant l’hiver se traduit par des baisses du niveau de la nappe et le dénoiement de
certains puits. En 2013, des livraisons d’eau minérale ont été effectuées.
Le garde champêtre est employé par la mairie pour préparer le tour d’eau et gérer l’entretien et la bonne
exploitation du réseau. Du matériel est mis à disposition par la mairie et les services techniques de la
commune participent à l’entretien. Le calendrier d’irrigation est généralement envoyé aux irrigants au 15/06.
Il existe une forte demande pour des solutions à court terme, que ce soit sur le territoire de l’ASA ou à
proximité immédiate. Des demandes d’extension ont été identifiées sur les Hauts de Suze, de l’ordre de 40
ha.
Jusqu’à maintenant les « projets » d’irrigation pour l’ASA sont restés au stade de l’idée. Durant l’hiver 2017-
2018, un potentiel prestataire a été contacté.
Dans le cas d’un nouveau projet la limite acceptable du coût de l’eau serait de l’ordre de 250€/ha.
L’ASA indique que dans l’éventualité d’un projet Rhône, il paraît plus pertinent de privilégier un axe Nord
dans la mesure où la partie sud de la commune présente de nombreux forages. Les attentes par rapport à l’eau
du Rhône sont donc moins fortes. Il convient cependant de préciser que ces forages sont sur le miocène
protégé et ont donc vocation à être fermé à terme.
Si l’on devait envisager un projet uniquement local, les services de l’ASA estiment que les forages
permettraient d’alimenter un réseau modernisé.
Enfin, en cas de passage sous pression, l’ASA indique la nécessité de continuer à entretenir à minima les
réseaux gravitaires pour permettre l’évacuation des eaux pluviales.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_stececile_25062018_693c6564.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de Sainte Cécile 4
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_stececile_25062018_693c6564.doc
Compte rendu d’entretien – ASA de Sainte Cécile 5
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Compte rendu d’entretien – ASCO du canal du moulin de Villedieu 1
Date : 29/06/2018
Lieu : Mairie
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
Yvon BERTRAND, Président ASCO de Villedieu
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_villedieu_29062018_693c7f17.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO du canal du moulin de Villedieu 2
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_villedieu_29062018_693c7f17.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO du canal du moulin de Villedieu 3
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_villedieu_29062018_693c7f17.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO du canal du moulin de Villedieu 4
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_villedieu_29062018_693c7f17.doc
Compte rendu d’entretien – ASCO du canal du moulin de Villedieu 5
Quelques agriculteurs irriguent à partir de prélèvements par motopompes dans le canal mais cette pratique
reste limitée. Il y a très peu de forages qui permettent de sécuriser les agriculteurs. Un exemple est donné
pour un forage à 150 m peu productif.
L’ASCO indique par ailleurs sa difficulté à gérer des prélèvements sauvages sur la partie amont du réseau
(commune de Mirabel aux Baronnies).
L’ASCO compte une centaine d’adhérents, à 80% agriculteurs. La taxe d’arrosage est de 60€/ha. Le budget
annuel pour les travaux et entretien est de l’ordre de 3 000 à 5 000 €. Il n’y a pas de salarié permanent et la
mairie ne participe pas.
En termes d’évolution du réseau, l’ASCO souligne qu’il existe une réelle demande pour un passage en
conduites sous pression. Néanmoins, au vu des restrictions sur la ressource en eau, une simple modernisation
questionne. La ressource n’est pas sécurisée.
« Quel intérêt à passer en sous pression un réseau qui ne peut pas prélever d’eau ? »
Le Président de l’ASCO pense qu’un passage sous pression entraînerait un changement du paysage agricole
avec une diversification des cultures. Il semble que cela ait été le cas à Nyons.
Un passage sous pression amène aussi des interrogations sur le fonctionnement, la tarification, sachant que
les exploitations sont très morcelées.
Il est évoqué au cours de la discussion la possibilité de monter un projet avec les communes voisines de
manière à mutualiser et réduire les coûts.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_villedieu_29062018_693c7f17.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’arrosage de Violès-Sablet 1
Date : 28/06/2018
Lieu : Mairie
Objet de l’entretien : Discussion sur le fonctionnement de l’ASA et de son réseau, les projets en court,
envisagés et envisageables à long terme.
Personnes présentes :
M. COMBE, Président de l’ASA de Violès
Manon DUBLET, Chambre d’Agriculture 84
Romain VIDAL, BRLi
L’ASA d’arrosage de Violès-Sablet gère un réseau gravitaire alimenté par deux prises sur l’Ouvèze. La prise
la plus en amont se situe sur la commune de Sablet.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_violes_28062018_693c9619.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’arrosage de Violès-Sablet 2
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_violes_28062018_693c9619.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’arrosage de Violès-Sablet 3
L’autorisation de prélèvement est de 1.5 Mm3/an. Le réseau initial présentait environ 70 km de canaux.
Actuellement une trentaine d’entre eux sont effectivement utilisés.
L’alimentation du réseau est rendue difficile à la fois par les restrictions de prélèvements sur l’Ouvèze, qui
peuvent intervenir dès juillet, et par les caractéristiques techniques de la prise. L’absence de seuil, combinée
aux modifications du lit du cours d’eau, à des apports latéraux par érosion de la berge et à la faible pente du
chenal d’amenée posent des problèmes d’alimentation du réseau.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_violes_28062018_693c9619.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’arrosage de Violès-Sablet 4
Chaque année environ 100 ha sont déclarés à l’irrigation, à raison de 30 ha jardins et de 70 ha de vigne.
Quelques agriculteurs ont réalisé des forages profonds pour être indépendants du réseau.
L’ASA comporte 560 adhérents. Un ouvrier permanent est en charge de l’entretien du réseau.
La taxe d’entretien est de 47€/ha et la taxe d’arrosage de 129 €/ha. 4 ou 5 personnes chaque année refusent de
payer. C’est peu mais les responsables de l’ASA s’inquiètent d’une possible augmentation des impayés en
lien avec les problématiques d’accès à l’eau.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_violes_28062018_693c9619.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’arrosage de Violès-Sablet 5
L’ASA a une convention avec la mairie pour l’entretien des canaux qui permet une participation au budget de
l’ASA de l’ordre de 8 000 €/an.
En complément, l’ASA souligne le fait que la présence de carriers utilisant l’eau du canal sans autorisation et
gratuitement, permet, par une mise à disposition ponctuelle de moyens matériels et humains, de contribuer à
l’entretien du réseau et notamment du chenal d’amenée. Ce sont les carriers qui réalisent chaque année une
digue longitudinale en graviers au niveau de la prise sur l’Ouvèze. Ces travaux sont non autorisés mais
tolérés. Cette contribution est essentielle pour la viabilité de l’ASA.
De plus, depuis que le réseau est fermé durant l’hiver et mis en eau seulement à partir d’avril, un
assèchement des puits peu profonds (de l’ordre de 9m) a été constaté.
Les responsables de l’ASA constatent une augmentation de la demande en eau d’irrigation en lien avec les
conditions climatiques des dernières années. Des baisses de rendement de 20% sur le vignoble ont été
constatées en 2017.
Cette situation incite l’ASA à envisager différentes solutions pour sécuriser l’agriculture sur son territoire.
Dans la mesure où des travaux pour la réalisation d’un seuil et assurer la pérennité de l’alimentation ont été
refusés par la DDT, le plus réaliste consiste à envisager un maillage avec une ressource en eau sécurisée et un
passage en conduites sous pression. La seule modernisation (que ce soit par un passage en conduites ou une
étanchéification d’une partie du réseau gravitaire) ne peut être considérée si la question de la prise d’eau n’est
pas réglée.
Des contacts ont été entrepris avec l’ASA du canal de Carpentras mais n’ont pas abouti à ce stade. Les
questions de gouvernance à terme peuvent être problématiques et l’ASA ne souhaite pas dépendre d’une
autre structure.
Etant donné le fait que le canal alimente un lac de pêche il avait été envisagé la possibilité de le considérer
comme un stockage. Cependant, des problématiques d’étanchéité ont été mises en évidences. En une dizaine
jours en été, en l’absence d’alimentation, le lac s’assèche. De plus, des conflits d’usage existent entre
agriculteurs et pêcheurs.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_violes_28062018_693c9619.doc
Compte rendu d’entretien – ASA d’arrosage de Violès-Sablet 6
Il convient de noter que les canaux servent aussi à l’écoulement des eaux pluviales. Ils devront donc être
maintenus dans l’éventualité de la création d’un réseau sous pression.
Une discussion a été engagée au cours de l’entretien sur les aspects tarification et participation des
agriculteurs à l’investissement. En termes de coût de l’eau acceptable, la limite de 250 €/ha a été évoquée par
les responsables de l’ASA. Les responsables conseillent au bureau d’études de ne pas oublier de considérer
les investissements à la parcelle pour les agriculteurs.
c:\users\mmahe\appdata\local\temp\nitropdf\nitrosession15048\cr_violes_28062018_693c9619.doc