moines.
L'ordre du Temple constitué de mo ines soldats, a à plusieurs
niveaux, bénéficié du avoir des moine bénédictin et plu
particulièrement de celui des moines de la Stricte Observance
bénédictine. Pour ma part, je fais la distinction entre recherches
symboliques qui amènent l'individu à légitimer son statut de citoyen
grâce à une pleine connaissance de tructures symboliques qui
fond nt la Cité, t l'é otéri me, qui 'apparent plu à m yeux à
l'étude des sciences occulte, dont le seul but reste d'acquérir des
pou Olr umaturel. Héla , on nc pcut nicr quc ou l'influcnce dc
l'Orient, certains templiers se soient laissé séduire par cet univers
chimérique. Mais il faut tout de suite préciser qu'ils n'étaient pas plus
nombreux chez les Templiers que dans beaucoup d'autres institutions
religieu e du Moyen-Âge. Pour être tout à fait juste avec l'ordre du
Temple, on doit aussi considérer que la plus grande pat1ie du peuple
templier est restée éloignée de ces préoccupations qui concerneront en
général dcs chevaliers de noble extraction qui avaicnt déjà rcçu les
leçon du trivium et du quadrivium..
• Croyez-vous aux thèses gnostiques?
La gno c c t unc religion à part entièrc avec e dogmc ct sc
croyances. Personnellement, je suis attaché à la foi révélée et l'univers
de la gnose m'est étranger. Je crois profondément que la rédemption
vient du monde d'ici-bas et en tant que démocrate j'attends tout de
mes contemporains. C'e t au si pour cette rai on que j'ai salué l'effort
des chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris qui ont cherché à
enseigner au plu grand nombre une théologie qui avait le souci de
tàire cohabiter de manière cohérente recherche ymboliques et foi
révélée. Moines ci tercien et chanoines réguliers ont sans aucun
doute cherché à faire cohabiter dans le même ciel le soleil et la lune
pour notre propre salut.
• Croyez-vous à la règle secrète de Roncelin ?
Dans sa longue déposition du 12 janvier 1311 , le Templier Gérard de
Caux raconte que Jacques de Molay, qu'il avait vu outre-mer, priait les
frères qui détenaient des exemplaires de la Règle, des statuts et
règlements de l'ordre, de les lui remettre; il en détruisait certains en
répartissait d'autres entre les anciens de l'ordre et en gardait pour lui ;
il rendit cependant à Gérard de Caux un exemplaire du De Laude
novae militiae de Saint Bernard. Le frère Gérard de Caux rajouta : «
Les anciens disaient que les maîtres Guillaume de Beaujeu et Thomas
Bérard avaient agi de la même manière, et ils se rapportaient de l'un à
l'autre que l'ordre n'avait pas fait son profit d'avoir en son sein des
gens cultivés. » Ce passage est cité par Alain Demurger dans son
ouvrage « Jacques de Molay » {8} , . Pourquoi jeter au feu certaines
règles de l'ordre sinon parce qu'elles paraissaient trop
compromettantes pour la réputation de l'institution. Dans son étude
sur la Règle secrète des templiers , l'historien René Gilles avait déjà
décelé l'esprit de la gnose dans la règle rédigée par maître Roncelin.
En réalité, Roncelin de Fos n'est que la partie émergée de l'iceberg.
Au Moyen-âge, et bien après la destruction de l'ordre des Templiers,
s'était développé en Occident un cercle d'initiés à cette fameuse gnose.
Réunis au sein d'une confrérie. Ils eurent une grande influence occulte
sur la politique médiévale. Cette confrérie était la confrérie des Rois
Mages, fondée en 1164 par Rainald von Dassel , archevêque de
Cologne et chancelier de l'empereur germanique Frédéric
Barberousse. Roncelin de Fos, maître du Temple en Provence, était un
membre actif de cette confrérie. On se focalise beaucoup sur les
Templiers mais en Provence, dans les réunions de la confrérie des
Rois Mages, les dignitaires de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean
de Jérusalem étaient bien plus présents que les frères Templiers. C'est
d'ailleurs les frères de l' Hôpital qui hériteront des biens des Templiers
et donc du fameux château de Montsalvage. Un petit groupe de
Templiers était effectivement adepte de la religion gnostique.
(,
Si on osait une comparaison , on pourrait les comparer aux membres
de la loge P2 en Italie. La plupart des membres de l'obédience
maçonnique en Italie ignorait tout des activités de cette loge, créée
pendant la Guerre Froide pour lutter contre le communisme et
soutenue en sous-main par les américains via la CIA. Au Moyen-âge,
ce ne sont pas les américains mais l'empire gennanique qui était à la
manœuvre. La CIA de l'époque était cette fameuse confrérie des rois
Mages, et ce n'était pas contre le communisme qu'on luttait alors mais
plutôt contre le droit féodal franc incarné par le roi de France. Je
pense que la Règle secrète des templiers rédigée par Roncelin de Fos
est en grande partie le fruit d'une politique voulue par la confrérie des
Rois Mages.
Cette confrérie fait aussi le lien entre Wolfram von Eschenbach et le
mystérieux Kyot le Provençal que wolfram nous penn et d'identifier
par certains indices dans son ouvrage. De même, le livre du Graal
dont il est question dans Parsi val est un livre d'alchimie qui est
consultable sur internet. À l'époque cet ouvrage d'alchimie très secret
était considéré corrune le livre du diable. L'ouvrage était le plus
précieux que la confrérie des Rois Mages en Provence n'ait jamais
possédé et il fut le support à de nombreuses expériences.
Tout le monde connaît grâce aux fresques de Benozzo Gozzoli (1459)
la chapelle de la confrérie des Rois Mages dans la chapelle des
Médicis à Florence. Ce qui est moins connu, c'est qu'en Provence on
peut aussi admirer une salle qui servit de lieu de réunion à cette même
confrérie. Cette salle, corrune la chapelle du palais des Médicis, est
recouverte de fresques mais en Provence ces fresques datent du XIII o
siècle, ce qui n'est pas sans intérêt pour un iconographe amateur.
• Croyez-vous à la « charte)} de Larménius ?
Cette charte nous ramène tout droit à un certain Bernard Raymond
Fabre-Palaprat, membre de la loge des chevaliers de la Croix - loge
(,