Plan Du Cours Analyse Des Couts Et Gestion Financiere
Plan Du Cours Analyse Des Couts Et Gestion Financiere
CHAPITRE II: Etude des différentes méthodes d’évaluation des entrées et sorties de stock
CHAPITRE VI : Les différentes méthodes d’évaluation de choix des projets ou activités
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Chapitre Introductif : Définition et objectifs de l’analyse des coûts.
Calculer les coûts des différentes fonctions de l’entreprise et ceux des différents
biens produits : en effet, parmi les objectifs attendus de la comptabilité analytique, la
connaissance des conditions d’exploitation de l’entreprise tient une place importante,
en effet, il s’agit bien au-delà du système d'information qu'offre la comptabilité
générale aux tiers (les banques, l'administration fiscale, fournisseurs ... ) sur la
situation patrimoniale et financière de l'entreprise, la comptabilité analytique produit
un complément d'informations qui porte essentiellement sur les conditions
d'exploitation internes de l'entreprise.
Ces informations vont servir à répondre à des questions d'ordre interne telles
que: la fixation du prix de vente, la rentabilité de certaines activités de
l'entreprise, la part de chaque produit ou activité dans le résultat général, ...
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sur la base du coût d'achat (prix d'achat + tous les frais d'achat et
d'approvisionnement).
Les stocks des produits fabriqués par l'entreprise sont évalués à leur coût de
production (toutes les charges de production).
Pour les Biens produits par l'entreprise pour elle-même, ces éléments sont
évalués au coût de production comme les produits fabriqués et destinés à être vendus.
Mais bien plus encore, il est plus important de déterminer les sorties, et selon qu’on
opte pour une méthode d’évaluation ou une autre, les résultats ne sont pas les mêmes.
Cette analyse détaillée du coût, du prix de vente, du résultat, ... permet aux
gestionnaires d'évaluer la rentabilité et la compétitivité interne de la société, de
déterminer les sources des problèmes posés, .... D'une manière générale, assurer une
meilleure gestion de l'entreprise.
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échéant leurs variations anormales afin de prendre les décisions correctives en temps
opportun.
Cette méthode vise à privilégier l’effet dynamique des ventes dans la gestion
en se proposant de déterminer leur contribution à l’absorption des coûts fixes et au
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résultat global. La comparaison des contributions dans le temps donne une vision
pertinente de l’activité des lignes de produits et des commerciaux. Elle évite de fermer
une ligne de produits qui contribue et qui serait déficitaire en coût complet, le report
des frais généraux sur les produits restant les entraînant à leur tour dans le déficit.
L’inconvénient de la méthode est qu’elle ne permet pas de valoriser les stocks
car elle est incompatible avec les règles du Plan Comptable. Cela force à tenir deux
comptabilités analytiques ou à trouver des méthodes pour fusionner tous les besoins
en un seul système dont le direct costing sera l’une des sorties.
Si une partie du processus de fabrication est externalisée, les coûts transférés
sont des prix de vente qui intègrent des frais de structure et le bénéfice du sous-traitant.
La comparaison d’une année sur l’autre devient impossible. Une autre évolution qui
pénalise la méthode est la tendance générale à l’augmentation des frais de structures
dans le prix de revient d’un produit. Les frais directs ne représentent plus qu’une
fraction des coûts et jouent dès lors un trop grand rôle dans la méthode.
L’admission d’une contribution positive même faible peut conduire à des politiques de
prix dangereuses pour la survie de l’entreprise.
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gaspillages en sont exclus. L’imputation des charges fixes …est basée sur la capacité
normale de production. » Cet exemple montre bien la liaison beaucoup plus forte
qu’on ne le pense parfois entre les concepts généraux et analytiques. La difficulté de
la méthode est évidemment de définir des niveaux « normaux » qui peuvent être
définis soit par rapport au passé, soit par rapport à une prévision soit par rapport à la
capacité de l’usine ou de la ligne de production.
D) - Typologie de base.
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• Les coûts complets économiques : si ces charges ont subi des retraitements en vue
d’une meilleure expression du coût.
Les coûts partiels : Ce sont des coûts obtenus en incorporant qu’une partie des
charges pertinentes en fonction du problème à traiter, il existe 2 grandes catégories de
coûts partiels : le coût variable et le coût direct.
• le coût variable : il est constitué seulement des charges qui varient avec le volume
d’activité de l’entreprise, sont donc exclues les charges dites fixes ou de structure.
• Le coût direct : il est constitué par les charges qui peuvent lui être directement
affectées.
En opposant les caractéristiques propres à chaque système (la comptabilité financière
et la comptabilité de gestion), le tableau suivant résume les différences pouvant exister
entre chaque outil :
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Chapitre I : L’ Analyse des coûts complets constatés.
Pour bien comprendre que chaque méthode de comptabilité analytique est caractérisée par le
type de traitement que l’on réserve à chaque charge, il est nécessaire de présenter une typologie des
charges d’exploitation.
En comptabilité générale, le critère d’analyse des charges qui est retenu dans la classification
de la classe 6 repose sur la nature de ces charges. (On distingue par exemple les charges de salaires ou
charges financières).
En comptabilité analytique, ce sont d’autres critères qui sont retenus comme pertinents, et en premier
lieu, le critère de la destination : quel est le produit(ou l’activité) pour lequel on a engagé cette
charge ?
•les charges directes sont celles qui concernent sans ambiguïté un produit bien déterminé. (Dans une
menuiserie industrielle, lorsqu’un ouvrier est occupé à fabriquer une porte, il n’est pas occupé à
fabriquer une fenêtre, parce qu’il ne peut faire deux choses à la fois. Le salaire de cet ouvrier pendant
le temps de fabrication des portes constitue une charge directe, peut être affectée sans ambiguïté au
coût de production des portes).
•les charges indirectes, sont des charges qui se répercutent dans plusieurs activités et sont de ce fait
difficilement totalement imputables à une seule activité, et sont appelées des charges de structure. (Le
salaire de la secrétaire du directeur administratif de cette menuiserie ne concerne pas un produit
particulier : c’est une charge de structure, faisant partie de ce que l’on appelle « frais généraux ».
D’autre part, une charge qui n’est pas directe est nécessairement indirecte.
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2)- la distinction entre charges variables et charges fixes.
Une charge variable dépend du niveau d’activité, par exemple du nombre de produits
fabriqués. Ainsi, les consommations de matières premières pour la fabrication des produits finis
représentent un poste variable du coût de production.
En principe, on considère par souci de simplification que les charges sont proportionnelles au niveau
d’activité. Dans notre menuiserie, si nous fabriquons deux fois plus de portes, nous allons utiliser deux
fois plus de bois. Mais ceci n’est pas parfaitement exact : il peut y avoir des chutes par exemple. On
utilise souvent le terme de charge opérationnelle.
Par opposition, une charge fixe ne dépend pas du niveau d’activité. L’amortissement du
mobilier qui se trouve dans les services commerciaux ne dépend pas du nombre de produits vendus
pendant la période. Même si l’entreprise fait de mauvaises affaires, les charges fixes restent engagées
et ne dépendent pas du nombre de produits vendus pendant la période.
Cette distinction entre fixe et variable n’a de sens qu’à court terme.
Si nous « croisons » les deux critères retenus que nous venons d’étudier, destination et
variabilité, nous obtenons le tableau suivant : (voir tableau)
Les charges, qui ont pour effet de venir en diminution du résultat de la période, sont
normalement enregistrées en comptabilité générale dans un compte de la classe 6.
Ces charges vont être incorporées dans les coûts des produits. Il faut préciser toutefois, qu’il
n’y a pas de concordance parfaite entre les charges de la comptabilité générale et les charges
incorporées de la comptabilité analytique. En effet, certaines charges de la comptabilité générale sont
considérées comme non incorporables et ne sont pas incorporées aux coûts. De plus, certaines charges
sont prises en considération dans les calculs analytiques : ce sont les charges supplétives.
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Tableau : typologie des charges.
Critère destination →
Critère de la variabilité Charges DIRECTES Charges INDIRECTES
↓
Charges directes variables Charges indirectes variables
Exemples : Exemples :
Charges de la comptabilité
générale Charges incorporées en
comptabilité analytique
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Certaines charges sont incorporables : il s’agit de charges ou pertes exceptionnelles, des dotations
aux amortissements de certains frais d’établissement, de la fraction des amortissements dérogatoires
excédants l’amortissement économique normal, de la dotation à certaine provision, constituée par
exemple dans un but uniquement fiscal, comme le cas d’une hausse des prix.
Elles sont prises en compte chaque fois qu’un facteur de production est utilisé « gratuitement», c'est-
à-dire sans générer de charges au sens de classe 6. On distingue deux charges supplétives :
Les charges sont affectées au coût du produit correspondant. Du point de vue de l’organisation
du travail administratif et comptable, nous pouvons citer :
Les charges indirectes subissent un traitement plus compliqué et s’effectuent en deux étapes :
Un centre d’analyse est « un compartiment comptable » regroupant des activités homogènes
technologiquement distinctes des activités des autres centres. Dans la pratique, les centres d’analyse
correspondent souvent aux différents services ou ateliers (par exemple, le service « informatique » ou
« l’atelier de conditionnement »).
On distingue habituellement :
-les centres principaux, assumant une fonction directement opérationnelle au niveau de la production
(usinage), de l’approvisionnement (bureau d’achat par exemple).
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-les centres auxiliaires, qui jouent un rôle plus fonctionnel et qui travaillent pour d’autres centres : le
service entretien ou le service comptable par exemple.
La répartition des charges indirectes s’effectue généralement en deux temps, dans un tableau de
répartition.
Dans la pratique, les calculs peuvent être plus complexes s’il existe entre les centres des prestations
réciproques ou circulaires.
L’unité d’œuvre permet de mesurer l’activité d’un centre d’analyse. Ce peut être :
Dans ce que nous venons de voir, il a été question du « coût des produits », sans préciser cette
notion, il nous faut maintenant rentrer dans le détail du calcul des différentes catégories de coûts
utilisés en « full-costing ». Le principe général est que l’organisation comptable doit refléter l’activité
de l’entreprise, son processus de production au sens économique. A chaque stade de ce processus va
correspondre un coût dont il importe de bien comprendre la définition.
Plaçons nous dans le cas simple d’une entreprise industrielle. L’activité comprend trois
grandes phases :
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-commercialisation des produits finis.
On détermine un coût d’achat pour chaque matière première où chaque matière consommable
ayant fait l’objet d’un approvisionnement pendant la période considérée.
- des éléments directs (le prix d’achat proprement dit, plus les frais accessoires comme des frais de
transport ou des frais de dédouanement) ;
-des éléments indirects (imputation des frais de fonctionnement des services d’approvisionnement, le
bureau d’achat par exemple.)
Le coût d’achat est la somme de tout ce que coûte un approvisionnement, jusque là et y compris les
frais de mise en stock : les frais de manutention par exemple au moment de la réception des matières.
On détermine un coût de production pour chaque produit (fini ou semi-ouvré) ayant fait l’objet d’une
fabrication pendant la période considérée.
-des éléments indirects (imputation des frais de fonctionnement des ateliers de production).
Le coût de production est la somme de tout ce que coûte l’obtention d’un produit, jusque et y compris
les frais de mise en stock.
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-des éléments directs (commissions aux vendeurs, frais d’expédition aux clients) ;
-des éléments indirects (imputation des frais de fonctionnement des services commerciaux, du service
publicité par exemple)
Les coûts hors productions concernent la somme de tout ce que coûte la commercialisation d’un
produit.
Généralement, les calculs des coûts sont effectués dans les tableaux à double entrée
comportant autant de colonnes que de produits constitutifs. On effectue en général un calcul du coût
global que l’on divise ensuite par le nombre de produits pour obtenir un coût unitaire :
A partir des coûts précédents, il est possible de calculer les coûts de revient et les résultats, en
faisant bien attention aux relations d’inclusion ou de non-inclusion qui dérivent des définitions.
Le coût de revient est la somme du coût de production et du coût de distribution du produit concerné.
La différence, pour chaque produit, entre le chiffre d’affaires et le coût de revient, donne un
résultat analytique.
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La somme algébrique des résultats analytiques par produits et des différences de traitement comptable
(charges non incorporables et éléments supplétifs par exemple) doit redonner, théoriquement le
résultat global de la période. Ce qui traduit la concordance entre les résultats de la comptabilité
analytique et le résultat global de la comptabilité générale.
Afin d’éviter les erreurs de calcul « classiques » consistant à comptabiliser deux fois certains
éléments ou au contraire à en oublier d’autres. On retiendra que :
-le coût des matières premières se trouve inclus dans le coût de production des produits finis.
-« coûts de production » et « frais de fabrication » ne sont pas synonymes : les frais de fabrication sont
inclus dans le coût de production ;
-le coût de production n’est pas inclus dans le coût de distribution : les calculs de ces deux catégories
de coût sont indépendants et menés « en parallèle » et non « en série » ;
-en revanche, le coût de production comme le coût de distribution des produits vendus sont tous deux
inclus dans le coût de revient.
Prix d’achat
+ Frais d’achat
= COUT D’ACHAT
+ Frais de fabrication
= COUT DE PRODUCTION COUT DE REVIENT
COUT DE DISTRIBUTION
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Il convient de distinguer le « coût de production des produits fabriqués » pendant la période et « le
coût de production des produits vendus », élément du coût de revient.
Pour chaque produit, il convient d’ouvrir un compte de stock, ce compte est débiteur en début de
période du montant du stock initial.
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Application 1:
Les charges de la CG d’une entreprise qui calcule ses coûts par trimestre s’élève à
600.000 F.CFA dont 10000 F.CFA de dotation non incorporables. Par ailleurs il faut
tenir compte de la rémunération du capital qui s’élève à 4.000.000 F.CFA au taux
annuel de 12%.
TAF : Déterminer les charges de la CAE
Solution :
Charges CAE = ch. incorporables + ch. supplétives - ch. non incorporables
Charges CAE = (600.000 - 10.000) + (4.000.000 x 12% x ¼)
Charges CAE = 710.000
Exemple d’application 2:
La CG fournie les informations suivantes :
Achat de MP : 60 000 ;
Charge de personnel : 40 000 dont 10 000 de MOD ;
Impôts et taxes : 25 000 ;
Service extérieur : 20 000 ;
Charges financières : 9 000 ;
DAP : 12 500.
La section entretient est repartie 50% à l’atelier sillage et 50% à l’atelier finition.
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La Répartition primaire :
Elle consiste à répartir les charges indirectes entre toutes les sections avant leur
imputation aux différents coûts.
La Répartition secondaire :
Elle consiste à répartir les sections auxiliaires entre toutes les sections principales
suivant des clés de répartition.
Les charges de la CG s’élèvent à 58.850 F.CFA dont 250 F.CFA de charges non
incorporables. Par ailleurs, il faut tenir compte de la rémunération du capital de société
au taux annuel de 12%.
TAF : Établir sous forme de tableaux :
- le coût d’achat de la matière première ;
- le coût de production du produit fini ;
- le coût de revient ;
- le résultat analytique.
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Solution.
Totaux
primaires 4.600 3.500 6.000 5.000 4.500
Prestations réciproques
A= 4.600 + 10% E
E= 3.500 + 10% A
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1-Le coût d’achat.
2- Le coût de production.
4- Le résultat analytique.
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CHAPITRE II : ETUDE DES DIFFERENTES METHODES
D’EVALUATION DES ENTREES ET SORTIES DE STOCKS
Libellé Quantité P.U. Montant Quantité P.U. Montant Quantité P.U. Montant
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Note :Cette structure est fortement recommandée mais ne saurait être obligatoire.
Seuls les stocks qui sont la propriété de l’entreprise sont pris en compte, même s’ils
sont en consignation, en dépôts ou prêtés à des tiers. Dans le cas des marchandises dont on a
enregistré l’entrée en stock sur la seule base des documents (factures) reçus du fournisseur et
avant réception effective des marchandises concernées, les comptes de stocks doivent faire
l’objet d’une régularisation comptable.
A partir du moment où les matières achetées ne sont pas toutes consommées, et que les
produits fabriqués ne sont pas tous vendus, il faut donc faire la distinction au niveau des coûts
et utiliser des comptes de stock pour valoriser les variations.
Stock initial
Calcul du coût de production
Sorties Consommations
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B) La prise en compte des mouvements de stocks au niveau des produits finis.
Stock initial
Calcul du coût de revient
Sorties Vente
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En inventaire intermittent, on aura recours à la formule classique suivante :
Δstocks = SF – SI = Variation des stocks.
Si SF –SI < 0, cela revient à dire qu’il y a déstockage et dans ce cas, la Δstocks
viendra en augmentation des achats de l’exercice pour la détermination de la marge
brute sur marchandises.
Si SF – SI >0, cela revient à dire qu’il y a eu stockage et dans ce cas, Δstocks viendra
en diminution des achats de l’exercice pour la détermination de la marge brute.
B) – Méthodes de valorisation des sorties.
Le SYSCO préconise deux méthodes deux méthodes de valorisation des stocks :
1) – La méthode du premier entré premier sorti (FIFO) ou PEPS, premier entré et premier
sorti.
2) – La méthode du coût moyen unitaire pondéré (C.M.U.P) avec ses trois variantes :
Le coût moyen pondéré après chaque entrée.
Le coût moyen unitaire pondéré avec cumul du stock initial.
Le coût moyen unitaire pondéré calculé sur la période moyenne de stockage.
Mais il existe aussi la méthode du LIFO (Last In First Out)
Précision :
Chaque méthode abouti à une valeur des sorties et du SF différents, donc à un coût de
revient différent et à des résultats analytiques différents ;
Seules les méthodes de la moyenne pondérée et FIFO qu’ont autorisées par la loi
comptable ;
L’entreprise doit respecter le principe comptable fondamental de la permanence des
méthodes.
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Date Opérations Quantité Prix unitaire total
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Méthode FIFO ou PEPS.
Date Libellé Quantité PU Montant Date Libellé stock Quantité PU montant
01/01 SI 200 10 2.000 04/01 Sortie 200 20 10 200
11/01 Achat 100 16 1.600 07/01 Sortie 180 40 10 400
19/02 Achat 120 19 2.280 12/02 Sortie 140,100 40 10 400
15/02 Sortie 100,100 80 10 800
22/02 Sortie 20,100, 60 20 10 200
120 40 16 640
26/02 Sortie 60,120 80 60 16 960
20 19 380
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Soit (200 + 100) / 2 = 150.
Pour valoriser le stock final, on retiendra le coût moyen des achats des 167 derniers jours. (On
suppose que les articles en stock sont entrés durant les 167 derniers jours), dans notre cas, la
périodicité des calculs est inférieure à 167 jours, donc le CMUP avec période de stockage sera
le même que le CMUP en fin de période.
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Chapitre III : La méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes.
Cette méthode, contrairement à la méthode des coûts complets qui prend en compte
toutes les charges de l’entreprise quel que soit le niveau d’activité, les charges fixes ou
charges de structure restant inchangées, les coûts unitaires diminuent lorsque le niveau
d’activité augmente et diminuent dans le cas contraire. Il devient impossible d’interpréter
valablement ces coûts unitaires, en raison des variations souvent considérables dues au jeu des
charges fixes. Pour éliminer ces différences de coût unitaires dues aux variations du niveau
d’activité et rendre les coûts comparables et utilisables pour la gestion, on ne va incorporer
aux coûts que la part des charges fixes qui a été réellement ‘’utilisée’’ en tenant compte de
l’activité : C’est la méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes.
I – Illustration des variations des coûts unitaires.
L’entreprise PROMO A2025 fabrique et vend un produit unique A. Son niveau de production
et vente considéré comme normal est de 5.000 unités de produits A par mois, nécessitant un
coût unitaire variable de 200F, les charges fixes mensuelles s’élèvent à 250.000F.
Au mois d’octobre, l’activité a été perturbée par une grève des employés et la production n’a
été que de 2.500 unités de A.
Au mois de novembre, la production normale a été respectée alors qu’en décembre et en
raison des fêtes de fin d’année, cette production est passée à 6.000 unités.
Travail demandé :
1) – Calculer dans un tableau les coûts de revient globaux puis unitaires pour chaque
niveau d’activité.
2) – Que constatez-vous au niveau des coûts unitaires ?
3) - a) Peut-on dire que les produits fabriqués au mois d’octobre ont plus de valeur que
ceux fabriqués en novembre ou décembre ?
b) Calculer les différences et les expliquer.
c) Que peut-on faire pour éliminer les différences ?
d) Indiquer les problèmes posés aux différents niveaux du prix de vente et du
résultat par ces coûts différents.
Solution.
1) – Tableau de calcul des coûts de production.
Mois Octobre Novembre Décembre
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Charges activité 2.500 unités 5.000 unités 6.000unités
→ (minimale) normales (maximales)
Charges et coûts
Charges variables 500.000 1.000.000 1.200.000
CF unitaire
c) suggestions pour éliminer ces différences : Dès l’instant que l’activité s’éloigne de son
niveau normal, il n’est pas absolument rationnel de faire supporter aux coûts,
l’intégralité des charges fixes. On doit donc plutôt rationaliser les charges fixes.
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d) Problèmes posés : en général, on fixe pour le produit et à un moment donné, un seul
prix de vente. Il sera difficile de fixer le prix à partir de plusieurs coûts et d’autre part
d’apprécier de façon objective les résultats issus des variations d’activité.
II– Principe et définition de la méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes.
La méthode de l’imputation rationnelle (IR) consiste à inclure dans les coûts la part
des charges fixes (CF) calculée par rapport à un niveau d’activité préalablement défini
comme normal. (L’IR conserve aux coûts unitaires une valeur constante et une comparabilité
des coûts d’une période à une autre, en éliminant les variations d’activité)
1) – Détermination du montant des charges fixes à imputer.
Pour chaque stade de production et de distribution, le montant des charges fixes retenu en
vue de l’incorporation dans les coûts se calcule suivant un rapport appelé coefficient
d’imputation rationnelle (CIR) ou taux d’imputation rationnelle ou taux d’activité.
Remarque : Les charges fixes peuvent être directes ou indirectes, on parle d’affectation des
charges directes et d’imputation des charges indirectes.
Illustration : Reprenons l’exemple précédent (PROMO A2022)
Travail demandé :
Calculer pour chacun des trois mois :
- le coefficient d’imputation rationnelle.
- Les charges fixes imputées.
- La différence éventuelle entre les CF réelles et les CF imputées.
Solution.
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Comparaison CFR > CFI CFR = CFI CFR < CFI
Différence (1) – (3) + 125.000 0 -50.000
Si le niveau réel d’activité est inférieur au niveau normal (AR < AN), le
coefficient d’imputation rationnelle est inférieur à 1, on parle de sous
activité ou perte de sous activité.
Si le niveau réel d’activité est supérieur au niveau normal, (AR > AN), on
parle de gain de suractivité ou boni de suractivité.
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-Elle permet également de déceler les variations de coût dues aux coûts variables.
b) – Inconvénient.
-C’est une méthode de calcul des coûts complets mais pas de coûts réels, aussi les stocks
ne sont pas évalués à leurs coûts réels.
-S’il y a sous – activité, la valeur des stocks est inférieure au coût réel..
-S’il y a suractivité, la valeur des stocks est supérieure aux coûts réels.
En définitive, en fin d’exercice comptable, il est impératif d’ajuster la valeur des stocks
qui figureront à l’actif du bilan, (pour la fiscalité).
La méthode de l’imputation rationnelle n’est véritablement utile que dans les conditions
suivantes :
La saisonnalité d’une activité (en cas d’une activité saisonnière)
En cas d’existence de coûts fixes importants.
En cas de calcul mensuel des coûts.
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Chapitre IV : le coût marginal
Face à des situations telle que la réduction d’un prix, l’augmentation d’une production,
le recours à la sous traitance, l’acquisition de moyens additionnels de production, le refus ou
l’acceptation de commandes supplémentaires… le gestionnaire utilise l’analyse marginale et
le coût marginal pour améliorer sa prise de décision.
I- Définition.
Le coût marginal ou coût différentiel est le coût de la dernière unité produite (coût
marginal de production) ou vendue (coût de revient marginal). L’unité peut être un objet, une
série d’objet, une commande…
Cette unité peut être soit :
• un article fabriqué,
• un lot de produits,
Il est possible de dire également que le coût marginal est la variation du coût total due à une
augmentation ou à une diminution de la production ou du niveau d’activité.
A-Autres définitions
• coût différentiel.
B- Application.
Numéro de Unité par série Quantité totale Coût total Coût marginal Cout marginal
série de la série d’une unité
25 100 2.500 300.000 - -
26 100 2.600 315.000 15.000 150
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150 = 15 000 / 100
C- Intérêt.
• Est-il rentable :
o d’accroître la production ?
• Quel est le niveau d’activité industrielle et commerciale optimal d’une entreprise, lui
permettant de maximiser (ou maximaliser) le profit ?
Optimum technique : niveau de production vendue pour lequel le profit unitaire est
maximum c’est à dire lorsque le coût moyen est minimum. On obtient la formule suivante :
Profit unitaire maximum = Recette moyenne (prix de vente) - Coût moyen minimum
Optimum économique : niveau de production vendue pour lequel le profit total est
maximum c’est à dire lorsque la recette marginale est égale au coût marginal.
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A- Généralisation des formules :
B-Expressions mathématiques
Soient :
CT le coût total.
CM le coût moyen
CT
Donc C = f (X) et CM =
X
2- Le coût marginal
Soient :
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ΔX : La variation des quantités produites.
ΔC
Donc Cm =
ΔX
Si nous supposons que théoriquement ΔX représente une variation infiniment petite tendant
vers zéro, alors on a :
ΔC
Donc C’ = est égal à la dérivée du coût total
ΔX
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La notion de coût marginal est également utile pour envisager le coût prévisionnel de
produits nouveaux ou de produits fabriqués grâce à une extension de la capacité de
production.
A. Les Expressions usuelles.
Prix de vente unitaire = Recette marginale (Dérivée de la recette), on peut noter Rm ou R,.
Rm = ΔRT
Profit unitaire maximum = Recette moyenne (prix de vente) - Coût moyen minimum
Remarques.
Les raisonnements précédents se situent dans l’hypothèse d’un prix de vente unitaire constant.
D’autres hypothèses pourraient être envisagées dans un contexte de baisse de prix de vente
incitatif à une augmentation de la consommation.
La méthode du coût marginal peut conduire à la mise en œuvre d’une politique de prix de
vente différentiels par certaines entreprises nationales et internationales.
Ainsi, la fixation du prix de vente varie en fonction du niveau d’activité et donc des coûts de
production, à condition bien sûr de vendre (recette marginale) à un prix supérieur au coût
marginal.
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Le coût marginal de la 501 nièmes unité est de 250.450 -250.000 = 450F.
* Cette entreprise fabrique des sacs et les vend aux étudiants au prix moyen de 6.000F.
L’analyse des coûts donne les éléments suivants :
- Production annuelle 120.000 sacs.
-Coût variable unitaire 2.650 F
- Charges de structure annuelles280.000.000 F.
Travail à faire : calculer le coût moyen et la marge unitaire.
Solution :
Coût moyen = CVu + CF / Nombre de sacs
CM = 2.650 + 280.000.000 /120.000 = 4.983,33
MARGE unitaire = Prix de vente – CM
= 6.000 – 4983,33
= 1.016,67F
Cette entreprise (Promo A 2025) reçoit une commande ponctuelle d’étudiants situés à
l’étranger avec les caractéristiques suivantes :
- Nombre de sacs 20.000, au prix unitaire de 4.000F
- Marché nouveau indépendant des marchés habituels de l’entreprise
- Cette commande peut être honorée sans un changement de structure.
Travail demandé : l’entreprise doit-elle accepter cette commande ?
Solution :
Il s’agit ici de calculer et de comparer les résultats réalisés pour des productions de 120.000
sacs et 140.000 sacs.
Tableau de calcul :
Eléments Production de 120.000 sacs Production de 140.000 sacs
Chiffre d’affaire habituel 120.000 * 6.000 = 720.000.000
Chiffre d’affaire additionnel 720.000.000 20.000 * 4.000 = 80.000.000
Coût variable 140.000 * 2.650 =
Charge fixe 2.650 * 120.000 = 371.000.000
318.000.000 - 280.000.000
- 280.000.000
Résultat 122.000.000 149.000.000
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Bien que le prix de vente d’un sac de la commande supplémentaire ne soit que de 4.000F,
alors que le coût de revient est de 4.983,33F, il faudrait accepter la commande qui augmente
le résultat de 27.000.000F.
Le but de toute entreprise est de réaliser un profit ou des bénéfices. Il est possible
d’évaluer, à titre prévisionnel, le chiffre d’affaires minimal à réaliser pour que le résultat de
l’activité soit positif ou bénéficiaire.
I)-La marge sur coût variable et le compte de résultat différentiel.
A)- La marge sur coût variable.
On pourrait établir une remarque préalable en ce qui concerne la Différence entre une marge
et un résultat(en comptabilité analytique).
Résultat=CA (Ventes) – Coût total (toutes les charges)
Marge= CA–Coût partiel (certaines charges: Coût de production, coût direct, coût variable…)
Le résultat de l’entreprise est obtenu par la différence entre le chiffre d’affaires et les charges
totales (variables et fixes).
CHIFFRE D’AFFAIRES
- COUTS VARIABLES DESPRODUITS VENDUS
= MARGE SUR COUTSVARIABLES
- CHARGES FIXES
= RESULAT
Quel que soit le niveau de production et pour une structure donnée, les charges fixes ne
peuvent pas être réduites, elles sont supportées par leur montant total par l’entreprise. C’est
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pourquoi, il convient de réaliser une marge sur coût variable suffisante pour couvrir en totalité
les charges fixes et dégager des bénéfices.
Chiffre d’affaires
Charges variables
Charges fixes
BENEFICE
Ce taux exprime la marge sur coût variable pour un Franc de chiffre d’affaires.
Exemple: Pour une activité de 3000 produits vendus, on obtient les informations suivantes :
Qté PU/CU Montant Taux
Equations du résultat :
R = CA – CT = CA – (CV + CF) = (CA – CV) – CF = M/CV – CF
R = M/CV -CF
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En fonction du CA R = tM/CV × CA – CF = 0,3333 × CA – 4 800
Ou
Chiffre d’affaires
Charges variables
Charges fixes
Donc,
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A)- La détermination de la date du seuil de rentabilité ou point mort (pm).
Principe.
- Cumul du Chiffre d'Affaires des périodes (mois, trimestres).
- Repérage de la période (p) au cours de laquelle le Seuil de Rentabilité.
- Calcul : SR - Cumul CA p-1
- Interpolation.
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une perte. Ce type de renseignement est très utile pour une entreprise qui prévoit
une chute passagère de son chiffre d’affaires ou envisage de baisser son prix de vente
suite à la concurrence.
Ces méthodes considèrent que le cadre de décision est reconnu et que l’avenir est prévisible.
Elles comparent la dépense initiale aux recettes attendues dans les années à venir.
Mais cette comparaison doit se faire à la même date, en général, la date 0. La technique
d’actualisation (traduction économique de la valorisation du présent par rapport au futur)
permettra notamment de comparer des projets d’investissement à durée de vie différente.
Toutefois, il convient de choisir un taux d’actualisation qui est lié à des facteurs subjectifs
(attentes et exigences de l’investisseur) et objectifs (coût de capital, rentabilité des
actifs ...)
Elle est égale à la différence entre les flux nets de trésorerie actualisés sur la durée de vie de
l’investissement et le montant du capital.
n
En cas de cash-flows variables, VAN = -I + ∑ CF (1+t)-i
i=1
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→ Un critère de rejet pour tout projet dont elle est négative ;
→ Un critère de sélection entre deux projets, sera retenu celui dont la VAN est la plus forte.
Application 1
Un investissement de 150 000 F.CFA procure des recettes nettes de 50 000 F.CFA par an
avec une durée de 5 ans et un taux d’actualisation de 15%. Cet investissement est-il
rentable ?
Il mesure le profit induit par un Franc du capital investi. Il mesure l’avantage relatif
susceptible d’être retiré d’un projet d’investissement. Il constitue un critère de rejet pour tout
projet dont l’indice est inférieur à 1. Pour deux ou plusieurs projets, sera celui dont l’indice de
profitabilité est le plus élevé.
Le taux interne de rentabilité TIR est le taux pour lequel la valeur actuelle nette est nulle.
Autrement dit, c’est le taux qui rend égaux le montant de l’investissement et les cash-flows
induits par ce même investissement.
n
I = ∑ CF (1+t)-i
i=1
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→ Un critère de rejet pour tout projet dont le TIR est inférieur au taux d’actualisation –
→ Un critère de sélection entre deux ou plusieurs projets pour retenir le projet dont le TIR est
le plus élevé.
Remarque : Si le TIR est égal au taux d’actualisation, le projet est neutre à l’égard de la
rentabilité globale de l’entreprise. Par contre, si le TIR est inférieur, la réalisation du
projet entraînera la chute de la rentabilité globale de l’entreprise.
Lorsque plusieurs projets sont en compétition, l’application des deux méthodes peut parfois
conduire à des conclusions différentes. La VAN est une fonction décroissante du taux
d’actualisation. Les VAN de deux projets se coupent en un taux-pivot pour lequel les VAN
sont égales. Le croisement des courbes provient du fait que les échéanciers des cash-flows
sont différents. Le choix dépendra des objectifs de l’investisseur. Celui ayant des besoins de
trésorerie privilégiera les investissements générant des flux de trésorerie les plus immédiats.
Au contraire, l’investisseur n’ayant pas des besoins de trésorerie privilégiera une rentabilité
meilleure mais plus éloignée.
Il correspond au délai au bout duquel le montant cumulé des cash-flows actualisés est égal au
montant du capital investi ; c’est le délai le plus court possible. Il constitue un critère de rejet
pour tout projet dont le DRC est supérieur à la norme fixée par l’entreprise. Au
niveau de la comparaison entre deux projets, sera retenu celui dont le DRC est le plus court.
L’utilisation du DRC en tant que critère de sélection n’est valable que pour des projets à durée
de vie identique.
N.B : Lorsque des projets ont une durée de vie différente, les critères utilisés
précédemment deviennent non pertinents. En effet, l’hypothèse sous-jacente à l’utilisation de
ces critères est que les cash-flows dégagés par l’investissement sont capitalisés
(réinvestis au fur et à mesure de leur sécrétion).
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