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‫ﻭﺯﺍﺭﺓ ﺍﻟﺘـﻌﻠﻴﻢ ﺍﻟﻌﺎﻟﻲ ﻭﺍﻟﺒﺤﺚ ﺍﻟﻌﻠﻤﻲ‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Mémoire de Master

Présenté à l’Université 8 Mai 1945 de Guelma


Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de : Génie Civil et d’Hydraulique
Spécialité : Génie Civil
Option : Géotechnique

Présenté par : BOUKEMMOUM Nour El Houda


NOUAOURIA Abdessalam

Thème : Valorisation des sédiments de barrages


Cas du barrage de Ain Dalia (Souk Ahras)

Sous la direction de : Pr. NOUAOURIA Mohamed Salah

Juillet 2019

Remerciements

Il est primordialement de remercier «ALLAH EL KARIM» de nous avoir donné le


courage, la patience et la santé tout au long de notre parcours de nous avoir permis d’aller
jusqu’à la fin de notre modeste travail et de pouvoir le mettre en forme dans le présent
manuscrit.

Nous tenons d’abord à exprimer toute notre gratitude à notre encadreur, Pr


NOUAOURIA Mohamed Salah, pour tout le soutien, l’aide, l’orientation, pour son suivi notre
parcours durant la période du travail, pour ses remarques judicieuses et constructives qui ont
contribué à l’amélioration de ce mémoire. C'est à la fois un privilège et une expérience
exceptionnelle d'avoir pu bénéficier de ses conseils qui nous ont guidés et nous guideront
encore pendant les années à venir, que Dieu le protège.

Nous exprimons nos remerciements à tous les enseignants du département de Génie


Civil pour leurs aides, leurs encouragements et leurs conseils tout au long de notre cursus
universitaire, qu’ils puissent trouver ici l’expression de notre profond respect. A toutes les
personnes du Laboratoire de Génie Civil et d’Hydraulique (LGCH) et particulièrement son
Directeur Pr. NOUAOURIA Mohamed Salah.

Nous remercions aussi le Doctorant TOUAMRIA Sabri qui nous a beaucoup aidés
dans la réalisation de ce travail.

Nos sentiments de reconnaissance vont également à toute personne qui nous a aidés de
près ou de loin.

I
Dédicaces

Je dédie ce projet de fin d’étude ;

En premier lieu à mes parents qui m’ont aidée et soutenue durant toutes ces longues années
d’étude,

A mon père, qui avec sa sagesse a su m’épauler et m’orienter vers l’aboutissement de mes
études, qui m’aida en m’orientant pour le choix de ma filière universitaire,

A ma très Chère Mère, qui est pour moi une source de réconfort, qui avec son amour et sa
patience m’a donnée le meilleur d’elle-même,

A mon frère Tamer et ma sœur Wiam qui m’ont soutenue moralement,

A Mr Guerroum Yassine qui m’apporta son soutien,

A toute la famille, les amis,

A toute la promotion Master 2 Géotechnique 2018 – 2019,

Surtout mon collègue Abdessalam,

Enfin, les mots les plus simples étant les plus forts.

BOUKEMOUM Nour El Houda

II
Dédicaces

Je dédie ce modeste mémoire de fin d’étude ;

En premier lieu à mes parents qui m’ont aidé et soutenu durant toutes ces longues années
d’étude,

A mon père, qui avec sa sagesse a su m’épauler et m’orienter vers l’aboutissement de mes
études, qui m’aida en m’orientant pour le choix de ma filière universitaire,

A ma très Chère Mère, qui est pour moi une source de réconfort, qui avec son amour et sa
patience m’a donné le meilleur d’elle-même,

A mes frères : Lokmane ,Hatem et Soheyb et ma belle sœur Ahlem,

A toute la famille, les amis,

A toute la promotion Master 2 Géotechnique 2018 – 2019,

Surtout ma collègue Nour el houda,

Enfin, les mots les plus simples étant les plus forts.

NOUAOURIA Abdessalam

III
Résumé

La retenue du barrage de Ain Dalia est soumise à une forte sédimentation en raison de
volumes considérables d'apports solides transportés chaque année par les rivières surtout lors
de fortes crues. C’est ainsi, qu’un grand volume de vase s’est déposé réduisant ainsi sa
capacité à moins de 45 %. Afin de prolonger la durée de vie de cet ouvrage, le dragage de la
retenue est devenu une solution indispensable malgré les énormes quantités de vases extraites
par les vannes de fond du barrage et qui ne trouvent aucune application, et leur stockage pose
actuellement un problème qui menace l'environnement.
Dans ce travail, nous avons mené une étude de caractérisation du sédiment prélevé dans la
retenue du barrage de Ain Dalia. Dans le cadre de valorisation de ce sédiment, des essais
triaxiaux non consolidés non drainés ont été réalisés sur des échantillons traités par les fibres
de Sisal et le sable normalisé.
Mots clés : Barrage, Ain Dalia, sédiments, vase, dragage, caractérisation, valorisation.

IV
Abstract

The reservoir of the Ain Dalia dam is subjected to high sedimentation because of the
considerable volumes of solid inputs transported each year by the rivers, especially during
heavy floods. As a result, a large volume of silt was deposited, reducing its capacity to less
than 45%. In order to extend the life of this structure, the dredging of the reservoir has
become an indispensable solution despite the enormous quantities of vases extracted by the
bottom valves of the dam and which find no application, and their storage poses a problem at
present which threatens the environment.
In this work, we conducted a sediment characterization study of the Ain Dalia Dam reservoir.
As part of the recovery of this sediment, undrained unconsolidated triaxial tests were
performed on samples treated with Sisal fibers and standardized sand.
Key words: Dam, Ain Dalia, sediments, silt, dredging, characterization, valorization.

V
‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫ﻟﺘﻲ ﺗﻨﻘﻠﻬﺎ ﺍﻷﻧﻬﺎﺭ ﺳﻨﻮﻳًﺎ ‪ ،‬ﺧﺎﺻﺔً ﺃﺛﻨﺎء‬


‫ﻟﺼﻠﺒﺔ ﺍ‬
‫ﻟﻤﻮﺍﺩ ﺍ‬
‫ﻟﻜﺒﻴﺮﺓ ﻣﻦ ﺍ‬
‫ﻟﻜﻤﻴﺎﺕ ﺍ‬
‫ﻟﻴﺎﻟﺘﺮﺳﻴﺐ ﻋﺎ ٍﻝ ﺑﺴﺒﺐ ﺍ‬
‫ﻳﺨﻀﻊ ﺧﺰﺍﻥ ﺳﺪ ﻋﻴﻦ ﺩﺍ‬
‫ﻟﺔ‬
‫ﻟﻰ ﺃﻗﻞ ﻣﻦ ‪ .٪ 45‬ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﺇﻁﺎ‬
‫ﻟﻄﻤﻲ ‪ ،‬ﻣﻤﺎ ﻳﻘﻠﻞ ﻣﻦ ﻗﺪﺭﺗﻬﺎ ﺇ‬
‫ﻟﻚ ‪ ،‬ﺗﻢ ﺗﺮﺳﻴﺐ ﻛﻤﻴﺔ ﻛﺒﻴﺮﺓ ﻣﻦ ﺍ‬
‫ﻟﻐﺰﻳﺮﺓ‪ .‬ﻧﺘﻴﺠﺔﻟﺬ‬
‫ﻟﻔﻴﻀﺎﻧﺎﺕ ﺍ‬
‫ﺍ‬
‫ﻟﻤﺴﺘﺨﺮﺟﺔ ﻣﻦ‬
‫ﻟﻄﻴﻦ ﺍ‬
‫ﻟﻬﺎﺋﻠﺔ ﻣﻦ ﺍ‬
‫ﻟﻜﻤﻴﺎﺕ ﺍ‬ ‫ﻟﺨﺰﺍﻥ ﺣﻼً ﻻ ﻏﻨﻰ ﻋﻨﻪ ﻋﻠﻰ ﺍ‬
‫ﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ ﺍ‬ ‫ﻟﻬﻴﻜﻞ ‪ ،‬ﺃﺻﺒﺢ ﺗﺠﺮﻳﻒ ﺍ‬
‫ﻋﻤﺮ ﻫﺬﺍ ﺍ‬
‫ﻟﺒﻴﺌﺔ‪.‬‬
‫ﻟﻲ ﻭ ﻳﻬﺪﺩ ﺍ‬
‫ﻟﺤﺎ‬
‫ﻟﻮﻗﺖ ﺍ‬
‫ﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﺠﺪ ﺃﻱ ﺗﻄﺒﻴﻖ ‪ ،‬ﻭﺗﺨﺰﻳﻨﻬﺎ ﻳﻤﺜﻞ ﻣﺸﻜﻠﺔ ﻓﻲ ﺍ‬
‫ﻟﺴﻔﻠﻴﺔﻟﻠﺴﺪ ﻭﺍ‬
‫ﻟﺼﻤﺎﻣﺎﺕ ﺍ‬
‫ﺍ‬
‫ﻟﺮﻭﺍﺳﺐ ‪ ،‬ﺗﻢ ﺇﺟﺮﺍء‬
‫ﻟﻴﺎ‪ .‬ﻛﺠﺰء ﻣﻦ ﺍﺳﺘﻌﺎﺩﺓ ﻫﺬﺍ ﺍ‬
‫ﻟﺪﺍ‬
‫ﻟﺮﻭﺍﺳﺐﻟﺨﺰﺍﻥ ﺳﺪ ﻋﻴﻦ ﺍ‬
‫ﻟﻌﻤﻞ ‪ ،‬ﺃﺟﺮﻳﻨﺎ ﺩﺭﺍﺳﺔﻟﺘﻮﺻﻴﻒ ﺍ‬
‫ﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍ‬
‫ﻟﻤﻌﻴﺎﺭﻱ‪.‬‬
‫ﻟﺮﻣﻞ ﺍ‬
‫ﻟﺴﻴﺰﺍﻝ ﻭﺍ‬
‫ﻟﻴﺎﻑ ﺍ‬
‫ﻟﺠﺖ ﺑﺄ‬
‫ﻟﻤﺤﺎﻭﺭ ﻏﻴﺮ ﻣﺠﻤﻌﺔ ﻋﻠﻰ ﻋﻴﻨﺎﺕ ﻋﻮ‬
‫ﺍﺧﺘﺒﺎﺭﺍﺕ ﺛﻼﺛﻴﺔ ﺍ‬
‫ﻟﻴﺎ ‪ ،‬ﺭﻭﺍﺳﺐ ‪ ،‬ﻁﻴﻦ ‪ ،‬ﺗﺠﺮﻳﻒ ‪ ،‬ﺗﻮﺻﻴﻒ ‪.‬‬
‫ﻟﺪﺍ‬
‫ﻟﻤﻔﺘﺎﺣﻴﺔ‪ :‬ﺳﺪ ‪ ،‬ﻋﻴﻦ ﺍ‬
‫ﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍ‬
‫ﺍ‬

‫‪VI‬‬
Remerciements I

Dédicaces II, III

Résumé IV

Abstract V

‫ﻣﻠﺨﺺ‬ VI

Table des matières VIII

Liste des figues XII

Liste des tableaux XV

Notations et Symboles XVII

VII
Table des matières
Introduction Générale 1

Chapitre 1 Les sédiments de barrages: Contexte général et bibliographique


1 .1 Introduction 3

1.2 Les sédiments 3


1.3 Les Argiles 3

1.4 La vase 3

1.5 Bassin versant 4

1.6 Processus de sédimentation 4


1.6.1 L’érosion 5

1.6.2 Types d’érosion 5

[Link] Erosion en nappe 5

[Link] Erosion linière 5

1.6.3 Transport solide 6

[Link] Transport solide par charriage 7

[Link] Le Transport solide en suspension 7

1.7 Problèmes posés par la sédimentation 8

Réduction de la capacité 9
Sécurité de l’ouvrage 9
Blocage des vannes 9
Accélération de l’eutrophisation 10
Sédimentation dans les canaux d’irrigation 10
1.8 Techniques de dévasement 10

1.8.1 Soutirage 11

1.8.2 Dragage 11

[Link] Types de dragage 12

VIII
Dragage hydraulique 12
Dragage mécanique 13
Dragage à l’Américaine 13
[Link] Différents moyens de dragage 14

1.8.2.3Impact sur l'environnement 15

1.9 Les moyens de lutte contre l’envasement 15

1.10 Conclusion 16

Chapitre 2 Valorisation des sédiments de barrages


1 Introduction : 17

2.2 Valorisations des sédiments 17

2.2.1 Valorisation des sédiments en technique routière 17

Définition de la structure de chaussée 17


Utilisation des sédiments de barrages dans la construction des 18
corps de chaussée
2.2.2 Valorisation dans le béton et mortier 20

2.2.3 Utilisation de la vase dans la fabrication de ciment 22

2.2.4 Couche étanche pour un bassin de lagunage 23

2.2.5 Valorisation des sédiments dans l'industrie des matériaux rouges 24

2.3 Exemple 26

2.4 Produits de traitement des sols 28

2.4.1 Types de fibres utilisées dans le domaine de la construction 28

2.4.2 Différents types de fibres 29

[Link] Les fibres naturelles 29

Les fibres animales 29

Fibres minérales 30

Les fibres végétales 30

IX
Classification des fibres végétales 30
Les Fibres de feuilles 31
B. Les fibres de tiges 31
C. Les fibres de bois 31
D. Les fibres de surface 31
[Link] Fibres artificielles 31

Les fibres de caoutchouc 31


Fibres de verre 33
2.5 Conclusion 34

Chapitre 3 Situation géographique et caractéristiques générales du barrage


3.1 Introduction 35

3.2 Site du barrage de Ain Dalia 35

3.3 Caractéristiques techniques du Barrage de Ain Dalia 36

3.4 Le Bassin versant de Ain Dalia 37

3.5 Historique du barrage 38

3.6 Conclusion 39

Chapitre 4
4.1 Introduction 40
4.2 Les essais d’identification 40
4.2.1 Analyse chimique et organique 40
4.2.2 Analyse granulométrique par lavage et sédimentométrie 41
4.2.3 L’essai au bleu de méthylène (VBS) selon la norme AFNOR NF P 94-068 44

4.2.4 Limites d’Atterberg 47

4.2.5 Retrait linéaire 50

4.2.6 Classification du matériau selon le GTR 51

4.2.7 Détermination de la masse volumique des particules solides des sols selon NF P 94-054 52

4.2.8 Proctor Normal selon la norme NF P 94-093 53

X
4.2.9 L’indice portant immédiat, CBR après immersion, CBR Immédiat selon la norme NF P94- 55
078.

4.3 Essai de cisaillement en vue de valorisation des sédiments de barrage de Ain Dalia 59

4.3.1 Essais à l’appareil triaxial 59

4.3.2 Matériaux utilisés 61

Sable normalisé 61

Fibres de Sisal 63

4.3.3 Essais triaxiaux non consolidés non drainés 64

Echantillon 01 : Echantillon témoin du sédiment de barrage 64

Echantillon 02 : 99% Sédiment+1% de fibre 66

Echantillon 03 : 98% Sédiment+2% de fibre 68

Echantillon 04 : 90% Sédiment traité par 10% de sable normalisé 69

Echantillon 05 : 80% Sédiment traité par 20% de sable normalisé 71

Echantillon 06 : 70% Sédiment traité par 30% de sable normalisé 73

4.4 Analyse des résultats 75

4.4.1 Analyse des résultats des essais triaxiaux réalisés sur des échantillons témoins et du sol 75
traité par les fibres de Sisal

4.4.2 Analyse des résultats des essais triaxiaux réalisés sur des échantillons témoins et du sol 76
traité par le sable normalisé en trois différentes proportions

4.5 Conclusion 77

Conclusion générale et perspectives 78


Référence bibliographique 80
Annexe 82

XI
Liste des figures
Chapitre 1
Figue1.1 Processus de sédimentation 4
Figue1.2 Modes de transport solide en hydraulique fluviale. 8
Figue1.3 Problèmes posés par la sédimentation 8
Figue1.4 dragage hydraulique 12
Figue1.5 Pompe hydraulique 12
Figue1.6 Dragage mécanique 13
Figue1.7 Dragage à l’Américaine 14
Figue1.8 Rejet de la vase draguée 15
Figue1.9 Entraînement de la vase en aval. 15
Figue1.10 Moyens de lutte contre l’envasement 16

Chapitre 2
Figue2.1 Différentes couche d’une chaussée 18
Figue2.2 Approche méthodologique de valorisation des sédiments de dragage 20
en techniques routières
Figue2.3 Blocs de bétons réalisés avec des sédiments non-immergeables traités 22
Figue2.4 Couche d'argile dans un bassin de lagunage 24
Figue2.5 Briques et tuiles 25
Figue2.6 Briques fabriquées avec un taux de substitution de 70% de sédiments 25

Figue2.7 Barrages étudiés 26


Figue2.8 Schéma général du processus de fabrication des briques 27
Figure2.9 Utilisation des vases de barrages les plus envasés. 28

Figure2.10 Les classes de fibres végétales 30

Figure2.11 Fibres des pneus de caoutchouc 32

Figure2.12 Fibres de caoutchouc découpé en morceaux 33

Figure2.13 Fibre de verre utilisée de type Cemfil 33

XII
Chapitre 3
Figure3.1 Le barrage de Ain Dalia 35
Figure3.2 Vue géographique sur le barrage de Ain Dalia (wilaya de Souk 36
Ahras)
Figure3.3 Le barraes de Ain Dalia en 2017, le niveau d'eau a chuté à plus de 39
92%

Chapitre 4
Figure 4.1 Analyse chimique et organique 40
Figure 4.2 Essai de sédimentation 42
Figure 4.3 les tamis dans d’ordre décroissant 42
Figure 4.4 Matériel utilisé pour la sédimentation 42

Figure 4.5 Courbe granulométrique 44

Figure 4.6 dispositif pour l'essai VBS 45


Figure 4.7 Les résultats de l’essai VBS 45

Figure 4.8 Classification du sol selon la valeur de bleu de méthylène 46


Figure 4.9 Limites d’Atterberg 47

Figure 4.10 Détermination de la limite de liquidité 48

Figure 4.11 Détermination de la limite de plasticité 48

Figure 4.12 les seuils d’Argilosité 49

Figure 4.13 Deux échantillons pour l’essai du retrait 50

Figure 4.14 Vue générale de l’essai de pycnomètre à l’eau 53

Figure 4.15 Vue générale de l’équipement de l’essai Proctor normal 54

Figure 4.16 Essai Proctor Normal 55

Figure 4.17 vue générale de l’appareil utilisé dans l’IPI et l’[Link] après immersion, 56
[Link] Immédiat.

Figure 4.18 Résultats de l’essai IPI 57

Figure 4.19 Relation Force-enfoncement dans l’essai [Link] après immersion 58

XIII
Figure 4.20 Relation Force-enfoncement dans l’essai [Link] immédiat 59

Figure 4.21 Eléments principaux de l’appareil de triaxial. 60

Figure 4.22 Sable normalisé. 61

Figure 4.23 Courbe granulométrique du sable normalisé. 62

Figure 4.24 Fibre de Sisal. 64

Figure 4.25 Relation contrainte-déplacement vertical du sol témoin. 65


Figure 4.26 Détermination des paramètres de cisaillement du sol témoin. 66

Figure 4.27 Relation contrainte-déplacement vertical pour 1% de fibre. 66


Figure 4.28 Détermination des paramètres de cisaillement du sédiment traité par 1% de 67
fibre.

Figure 4.29 Relation contrainte-déplacement vertical pour 2% de fibre. 68


Figure 4.30 Détermination des paramètres de cisaillement de sédiment traité par 2% de 69
fibre.
Figure 4.31 Relation contrainte-déplacement vertical pour 10% de sable. 70
Figure 4.32 Détermination des paramètres de cisaillement de sédiment traité par 10% 71
de sable

Figure 4.33 Relation contrainte-déplacement vertical pour 20% de sable 71


Figure 4.34 Détermination des paramètres de cisaillement de sédiment traité par 20% 73
de sable

Figure 4.35 Relation contrainte-déplacement vertical pour 30% de sable 73


Figure 4.36 Détermination des paramètres de cisaillement de sédiment traité par 30% 74
de sable

Figure 4.37 Résultats finaux des essais triaxiaux des échantillons du sol traité par les 75
fibres de Sisal
Figure 4.38 Résultats finaux des essais triaxiaux des échantillons du sol traité par le 76
sable normalisé

XIV
Liste des tableaux
Chapitre 2
Tableau 2.1 Propriétés physiques et mécaniques de certaines fibres 29

Tableau 2.2 Propriétés physiques et techniques des fibres 32

Tableau 2.3 Propriétés physico-mécaniques de la fibre de verre A.R 34

Chapitre 3
Tableau 3.1 Caractéristiques techniques du Barrage de Ain Dalia 36
Tableau 3.2 Le barrage de Ain Dalia en chiffres 37

Chapitre 4
Tableau 4.1 Analyse chimique et organique 40
Tableau4.2 les données des essais d’analyse granulométrique et la
sédimentométrie 43

46
Tableau 4.3 Tableau récapitulatif de l'essai VBS

Tableau 4.4 Classification du sol étudié 47

Tableau 4.5 Résultats de la limite de liquidité 47

48
Tableau 4.6 Résultats de la limite de plasticité

Tableau 4.7 Classification du sol en fonction de l’indice de plasticité 49

Tableau 4.8 les limites d’Atterberg de certaines argiles d’après (Monaco A. et 49


chassefiere B. 1976)

Tableau 4.9 Résultat de retrait 50

Tableau 4.10 Classification des sols fins selon GTR 51

Tableau 4.11 Tableau synoptique de classification des matériaux selon leur 52


nature

Tableau 4.12 Résultats de l’essai Proctor Normal 54

XV
Tableau 4.13 Résultats de l’indice portant immédiat 56

Tableau 4.14 Résultats de l’indice CBR après immersion 57

Tableau 4.15 Résultats de l’indice CBR immédiat 58

Tableau 4.16 Résultats de l’analyse granulométrique de sable normalisé 62

Tableau 4.17 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage témoin 65

Tableau 4.18 Résultats de l’essai triaxial témoin 65


Tableau 4.19 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 67
1% de fibre
Tableau 4.20 Résultats de l’essai triaxial pour 1% de fibre 67
Tableau 4.21 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 68
2% de fibre
Tableau 4.22 Résultats de l’essai triaxial pour 2% de fibre 68

Tableau 4.23 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 70
10% de sable
Tableau 4.24 Résultats de l’essai triaxial pour 10% de sable 70

Tableau 4.25Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 72


20% de sable
Tableau 4.26 Résultats de l’essai triaxial 20% de sable 72
Tableau 4.27 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 74
30% de sable

Tableau 4.28 Résultats de l’essai triaxial pour 30 % de sable 74

Tableau 4.29 Résultats finaux des essais triaxiaux traité par différents teneur en 75
fibre
Tableau 4.30 Résultats finaux des essais triaxiaux traité par différents teneur en 76
sable

XVI
Notations et symboles
V Vitesse de l’écoulement sur le lit du cours d’eau.
W Vitesse de chute des particules.
MS33 Mortiers à 33% de remplacement du sable par le sédiment traité.
MS66 Mortiers à 66% de remplacement du sable par le sédiment traité.
MS100 Mortiers à 33% de remplacement du sable par le sédiment traité.
CU Essais triaxial consolidés-non drainés.
UU Essais triaxial non consolidés-non drainés.
CD Essais triaxial consolidés-drainés.
VBS Essais de bleu de méthylène.
IP Indice de plasticité.
Lp Limite de plasticité.
LL Limite de liquidité.
Gs Densité des grains solide.
Wopt La teneur en eau optimum.
Angle de frottement interne
C Cohésion.
ρs Masse volumique des particules solides.
ρw Masse volumique de l’eau conventionnellement prise égale à 1g/cm3.
ρd max Masse volumique sèche maximale.
ρh Masse volumique humide.
σ3 Contrainte principale mineure.
σ1 Contrainte principale majeure.

XVII
Introduction Générale

Ces dernières années, l’envasement des barrages en Algérie devient de plus en plus
inquiétant et fréquent. Plus de 32.106 m3 de vase se déposent chaque année au fond des
retenues. Le barrage de Ain Dalia n’a pas échappé à ce problème, puisqu’il est envasé
actuellement à plus de 45% de sa capacité initiale. C’est pourquoi il est d’une extrême
urgence de procéder aux travaux de dragage afin de sauver cet ouvrage. Le dragage lui-même
pose deux problèmes : économique dont le cout de l’opération est très élevé. L’autre problème
c’est bien l’impact des sédiments évacués par le drague sur la faune et la flore d’un coté et sur
la géométrie du cours d’eau en aval d’un autre coté. Mais devant la grande quantité de vase
rejetée en aval du barrage de sérieux problèmes d’environnement sont apparus. Il serait alors
plus judicieux de mener une réflexion pour une utilisation rationnelle de la vase qui peut être
valorisée dans plusieurs domaines. Dans cette étude, nous avons mené une série d’analyses
physiques et chimique sur un échantillon de vase prélevé dans la retenue du barrage de Ain
Dalia.
Ce travail permet d’étudier le comportement mécanique du sédiment de dragage du barrage de
Ain Dalia qui est situé sur l’Oued Medjerda, commune de Henancha, Daira de Mechroha, à
une dizaine de kilomètre au sud de la ville de Souk-Ahras, permettant de constituer sur
l’Oued Medjerda une retenue d’une capacité totale de 82 millions m3 (76,07 Hm3 après
le dernier levé bathymétrique en Février 2004). Sa réalisation a débuté en février 1984 et sa
mise en eau le 1er mars 1988. Après 31 ans de sa mise en eau, le barrage de Ain Dalia à
perdue environ de 102Hm3, soit un taux de 45%.
Le dragage du barrage de Ain Dalia devient donc une opération prioritaire pour récupérer le
volume perdu. Mais devant la grande quantité de vase rejetée en aval de barrages dragué, de
sérieux problèmes d'environnement sont apparus. L'étude des sédiments récupérés contribue
dans la résolution de ces problèmes, d'un coté minimiser le cout élevé de l'opération de
dragage et de l’autre coté régler les problèmes liés à l’environnement.
L’objectif de cette étude est le traitement des sédiments de dragage en vue de les utiliser
comme matériau de construction.
Ce mémoire est scindé en une introduction générale, quatre chapitres.
Le premier chapitre présente un contexte général et bibliographique sur les sédiments de
barrages.
Le deuxième chapitre expose la valorisation des sédiments de barrages.

1
Le troisième chapitre donne une idée générale sur la situation géographique et caractéristique
générales du barrage de Ain Dalia.

Le quatrième chapitre est dédié à la présentation des essais de caractérisation des sédiments
de barrage de Ain Dalia ainsi que les essais triaxiaux après le traitement avec différentes
teneurs en fibre et sable.
Finalement, notre travail est clôturé par une conclusion générale contenant l’essentiel des
résultats trouvés ainsi que les perspectives pour les futures recherches, une rubrique de
références bibliographiques et en fin une annexe contenant les résultats des essais triaxiaux
réalisés sur le sol étudié.

2
Chapitre 1 Les sédiments de barrages: Contexte général et

bibliographique

1 .1 Introduction
Dans de nombreux pays du monde, le transport des sédiments dans le réseau
hydrographique des bassins versants et leurs dépôts dans les retenues pose aux exploitants des
barrages des problèmes dont la résolution ne peut qu’être onéreuse, Non seulement la capacité
utile est progressivement réduite au fur et à mesure que les sédiments se déposent dans le
retenue mais encore l’enlèvement de la vase est une opération délicate et difficile, qui souvent
exige que la retenue soit hors service, ce qui est pratiquement impossible dans les pays aride
et semi- aride.

1.2 Les sédiments


D’un point de vue descriptif sommaire, les sédiments rencontrés sont essentiellement
constitués de particules fines de la taille des argiles ; on peut rencontrer localement des
passages beaucoup plus grossiers, allant jusqu’à des graves sableuses ou plus couramment des
passages sableux.

1.3 Les Argiles


L’argile est une « Roche sédimentaire terreuse, imperméable, formée surtout de
silicates d’aluminium et qui est imbibée d’eau malléable ». Elle peut être verte, rouge, jaune,
brune, grise, blanche…etc. ainsi donc les terres exploitées pour la réalisation des produits dits
de terre cuite peuvent être différentes selon le gisement et la composition chimique.

1.4 La vase
Le nom de vase est la désignation d’une large famille de sédiments fins, argileux de
faible teneur en matière organique, avec une importante teneur en eau. Elle contient une phase
minérale dont la granulométrie s’étend des sables, aux argiles et aux colloïdes, une phase
organique et une phase liquide. La vase peut se présenter aussi bien à l’état de suspension
(crème de vase) que de sol cohérent (sédiment cohésif) présentant alors un caractère plastique,
compressible et thixotropique. Elle contient souvent l’habitat d’une faune riche et diversifiée
(vers, mollusques, bactéries).

3
1.5 Bassin versant
Un bassin versant est l’ensemble des dénivellations
dénivellations du relief qui fusionnent en un
système hydraulique unique délimitant un déversement superficiel.
Le bassin versant en un point ou plus
p us précisément dans une section droite d’un cours d’eau est
défini comme la surface topographique drainée par ce cours d’eau et ses affluents à l’amont
de la dite section; tous les écoulements prenant naissance à l’intérieur de cette surface doivent
traverser la section droite considérée pour suivre leur trajet vers l’aval.

1.6 Processus de sédimentation


La sédimentation des barrages est due directement aux forts taux d’érosion des bassins
versants, dont les particules solides sont drainées directement par les cours d’eau et
provoqueront à l’entrée des retenues des courants de densité.
densité. La figure 1.1 illustre le
processus de sédimentation.

Figure 1.1 Processus de sédimentation

4
1.6.1 L’érosion
L’érosion est définie comme étant le détachement de fragments ou de particules de sol
ou de roche de leur position initiale par l’eau et autres agents géologiques, tel que, le vent, la
glace, etc.
Dans un bassin versant, l’arrachement des particules sédimentaires de leurs
emplacement d’origine, leur déplacement et leur dépôt, dépendent de nombreuses
caractéristiques de ce bassin, ces dernières peuvent être soit physiques soit hydrologiques et
sont fortement interpellant :
Les caractéristiques physiques d’un bassin qui influent sur l’érosion et le transport
solide sont: Le relief, la nature géologique, le sol, la végétation, l’occupation des
terres, la morphologie du réseau de drainage
Les caractéristiques hydrologiques comprennent les facteurs climatiques tels que : la
précipitation et la température ; le volume et l’intensité des précipitations jouent un
rôle important dans le processus d’érosion par suite de leurs effets dans la
dynamique de détachement des particules par l’écoulement.

1.6.2 Types d’érosion


Les chercheurs ont divisé le phénomène d’érosion en deux types principaux qui sont cités ci-
dessous d’après Houaria M.(2018).

[Link] Erosion en nappe


Elle se produit lorsque l’écoulement et l’érosion se font sur toute la surface du sol, ce
qui provoque une usure homogène non perceptible dans la majorité des cas.
Ce type d’érosion entrante des conséquences morphologiques et pédologiques fâcheuses
suites à un décapage de l’horizon superficiel diminuant insidieusement sa réserve en élément
fertilisant.

[Link] Erosion linière


Elle se produit lorsque la concentration des eaux conduit à la formation de chenaux de
dimension croissante : griffes (quelques centimètres des profondeurs), rigoles (incision dans
la couche labourée), ravines (incision dépassant la couche labourée).
Du point de vue quantitatif, ce type d’érosion reste dans les mêmes proportions que l’érosion
en nappe. (Sabah T., 2007).
5
Erosion en griffes et rigoles
Elle se produit lorsque l’écoulement d’eau se concentre et choisit son passage, dès
qu’une griffe s’établit, l’eau de ruissellement tend à se réunir, et plus elle se creuse plus il y a
appel d’eau dans rigole. Ainsi, le phénomène de creusement s’accélère de lui-même.

Erosion par ravinement


Les ravines suivent la ligne de plus grande pente des versants puisque le ruissellement
provenant des versants peut atteindre 50 à 80 % durant les averses exceptionnelles tombant
sur les terres battues ou compactées, l’essentiel du transport solide provient des ravines et
oueds (Arabi M., 1991). Lorsque le sol est peu perméable, saturé et couvert, le ruissellement
est abondant. Ce dernier creuse des ravines et augmente les pointes de crues des oueds, ce qui
favorise le sapement des berges et les glissements de terrain, et par conséquent l’envasement
des barrages, la destruction des infrastructures et la dégradation des terres.

1.6.3 Transport solide


Le transport solide représente l’entraînement de granulat sous l’action d’un
écoulement fluide ; il existe dans différents phénomènes physiques, naturels ou industriels, et
constitue un écoulement à surface libre ou en charge.
Le transport solide dans les cours d’eau constitue la seconde phase de l’érosion, il relève
essentiellement du ruissellement et met en jeu diverses formes d’écoulement de l’eau dans la
nature.
Les matériaux alluvionnaires constituant le lit des cours d’eau proviennent de
l’élaboration des éléments de surface, en général des matériaux meubles du bassin versant, si
l’on ne tient compte que de l’érosion en nappe évaluée au maximum à 20 t/ha/an, cette
ablation est de l’ordre de 1.3mm/an, (Bouvard M., 1984 et Chebbani R., 1999).
L’érosion des berges du lit des cours d’eau affluents, d’après les travaux effectués sur le
fleuve de Sénégal, la Garonne et sur des rivières des Etat Unis, ce type d’érosion produit 20 à
30% du tonnage total des sédiments exportés (Bouanani A., 2004), il est évalué à 31 % de la
charge total pour la haute Tafna en Algérie (Megnounif A., 2003).
Généralement, deux modes de transport solide sont considérés, le transport solide par
charriage et le transport solide en suspension, Il n’existe pas une délimitation nette entre ces
deux modes de transport ; il y a des auteurs qui considèrent un troisième mode caractéristique

6
intermédiaire, la saltation, où les particules se déplacent par des bonds, en alternant la
charriage et suspension (Bouanani A., 2004).
[Link] Transport solide par charriage
Le transport solide par charriage, représente la progression de sédiments grossiers
(sables, graviers, galets et blocs) qui se déplacent par roulement ou glissement, au voisinage
immédiat du fond du cours d’eau, et parcourent des distances relativement petites et
discontinues dans le temps et dans l’espace, leur vitesse est inférieure à celle de l’écoulement.
(Figure 11). Les mesures sur terrain du transport solide par charriage sont très onéreuses à
cause de perturbations de l’écoulement. De ce fait, les évaluations de ce type de transport sont
difficiles à mener en l’absence de base de données. Les chercheurs se contentent
généralement d’études sur modèles réduit pour déterminer la proportion du charriage par
rapport à la suspension ou au transport total pour quelques bassins versant le taux de charriage
a été estime 12.5% de la suspension (Bouanani A., 2004).
Le débit charrié dans les retenues Algérienne est estimé entre 10 a 15 % du débit en
suspension (Remini B., 2003).

[Link] Le Transport solide en suspension


Le transport solide en suspension représente le transport des sédiments fins (argiles
limons, sable fins), maintenus en suspension sur toute la hauteur de la masse liquide du cours
d’eau, sous l’action des fluctuations; les particules se déplacent au sein de l’écoulement avec
une vitesse de même ordre de grandeur que celle du fluide. (Figure 1.1).
Les sédiments se déplacent sur des grandes distances et le débit solide croit de l’amant vers
l’aval. Quelques valeurs indicatives, permettent de délimiter les deux modes de transport, ces
valeurs utilisent le rapport entre vitesse de l’écoulement ‘V’ sur le lit du cours d’eau, et la
vitesse W de chute des particules (Bouanani A., 2004).
V/W >0.1 début de transport solide par charriage
V/W >0.4 début de transport en suspension
La concentration d’élément en suspension des Oueds Algériens dépasse souvent 100g/l
pendant les premières pluies d’automne. (Remini B., 2003).

7
Figure 1.2 Modes de transport solide en hydraulique fluviale. (Sedib A., 2004)

1.7 Problèmes posés par la sédimentation


La sédimentation dans les barrages pose d’énormes problèmes au niveau du réservoir
lui même, mais aussi en amont et en aval du réservoir. Elle entraîne la réduction de la capacité
utile du barrage, le blocage des organes de vidange, la sédimentation peut mettre la stabilité
de l’ouvrage en danger.
Elle peut aussi accélérer l’eutrophisation du lac. Les sédiments en suspension dans l’eau
distribuée par les canaux, à partir des barrages, se déposent dans ces ouvrages, réduisent leur
débitance, et rendent difficile leur exploitation (voir figure 1.3), et elle a même un impact sur
la qualité de l’eau.

Figure 1.3 Problèmes posés par la sédimentation

8
• Réduction de la capacité
La réduction de la capacité de stockage de l’eau est sans aucun doute la conséquence la plus
dramatique de l’envasement. Chaque année, le fond vaseux évolue et se consolide avec
occupation d’un volume considérable de la retenue.

• Sécurité de l’ouvrage
L’envasement pose un problème sur la stabilité de l’ouvrage. On sait que pour une variation
linéaire de la hauteur de la vase, la poussée progresse au carré de la hauteur (Oumrani N.,
2009),
La sédimentation des retenues a un impact sur la sécurité des barrages, par la mise en danger
de la stabilité de l’ouvrage du fait de l’augmentation de la force hydrostatique produite par le
remplacement accéléré du volume d’eau par la vase. Ceci se traduit par l’accroissement de la
masse spécifique qui peut atteindre 1,8 t/m3. Ce cas a été signalé aux barrages de Zardézas, et
de K’sob.
(Oumrani N., 2009) ont signalé que si le taux de comblement d’une retenue dépasse 50% de
la capacité initiale et la vase est en contact de l’ouvrage, dans ce cas, il faut prendre au sérieux
la stabilité du barrage. C’est le cas des barrages de Oued El Fodda, et de Foum El Gherza.

• Blocage des vannes


La présence des courants de densité dans une retenue accélère la sédimentation, et peut avoir
comme impact l’obturation des organes de vidange. La non maîtrise du mécanisme des
courants de densité peut avoir un effet néfaste sur les vannes de fond. En effet, l’ouverture
tardive des vannes de fond, par rapport à l’arrivée des courants de densité, favorise la
consolidation des vases près des pertuis de vidange et rend plus difficile leurs manœuvres.
Comme exemple, on peut citer le cas du barrage d’Oued El Fodda dont la vanne de fond a été
bloquée depuis 1948 suite à la consolidation rapide de la vase. Actuellement, elle se trouve
sous 40 m de hauteur de vase. La vanne du barrage de Foum El Gherza s’est obturée durant la
période 1981-1989. Celle du barrage de Zardézas a été bloquée durant les années 90.
• Des exemples on été donnés par (Remini B., 2003)
Barrage de Oued el Fodda (Chlef): la vanne de fond a été bloquée depuis
1949 et se trouve maintenant sous plus de 40 m de vase.
Barrage Chambon (France) : la vanne a été obturée en 1955, la solution adoptée
a été la construction d’une nouvelle vanne de vidange, achevée en 1962.

9
Barrage Foum el Gherza (Biskra): la vanne de fond a été bloquée de 1982 à 1989.

• Accélération de l’eutrophisation
Une fois déposées, les particules solides se tassent, et se consolident suivant leur nature, et les
conditions physico-chimiques du milieu. Du fait de l’eutrophisation qui en résulte, la qualité
de l’eau se dégrade très sérieusement.
Plusieurs cas ont été signalés dans la région de l’Afrique du nord. En effet, les déficits en
oxygène, enregistrés près du fond du barrage El Khattabi (Maroc) au cours de la saison d’été,
ont provoqué une activité de biodégradation dans les zones profondes (2001).

• Sédimentation dans les canaux d’irrigation


Un autre problème délicat posé par la sédimentation qui s’étend cette fois-ci à l’aval du
barrage. En effet, l’irrigation par l’eau chargée provoque le dépôt des sédiments dans les
canaux. La section mouillée diminue avec le temps et par conséquent le débit d’écoulement.
Ce problème impose leur entretien, et leur dévasement d’une manière périodique.
Selon Badraoui A. et Hajji A. (2001) au Maroc, plusieurs canaux d’irrigation s’envasent à
chaque opération d’irrigation. C’est le cas du canal de la rocade qui alimente les périmètres du
Haouz central, et la ville de Marrakech. Les périmètres de Habra, dans l’ouest algérien,
s’envasent à chaque opération d’irrigation. Il arrive souvent que les siphons se bouchent par la
consolidation de la vase, et le curage devient donc indispensable, et d’une manière régulière.

1.8 Techniques de dévasement


Avant dévasement, les sédiments se présentent à l’état consolidé sous forme de
couches juxtaposées, emprisonnant des formations plus grossières. Dans cet état consolidé la
vase aura des caractéristiques différentes selon ses propriétés et le milieu dans lequel
s’effectue le tassement.
Les opérations de dévasement peuvent s’effectuer suivant deux techniques en fonction de la
nature et du degré de consolidation des sédiments piégés : remobilisation des sédiments par
des opérations de chasse durant les périodes des crues. Dans le cas contraire, ce sont les
actions mécaniques par dragage qui donnent des résultats plus satisfaisants. Néanmoins c’est
l’opération la plus coûteuse.
Les techniques de dévasement des barrages peuvent être résumées globalement par les deux
moyens suivants :
- l’utilisation des moyens de vidange dont est équipé le barrage (les soutirages).
10
Dans ce cas, l’état avancé de consolidation des sédiments, ou bien celui où les vases sont
encore en suspension, ne permettent pas l’utilisation efficace de cette technique;
- l’utilisation d’un moyen d’enlèvement des matériaux adapté à leur état de consolidation en
place dans la cuvette de la retenue (le dragage).

1.8.1 Soutirage
Selon Remini B. (2002), le moyen le moins coûteux reste l’évacuation des sédiments
par les pertuis de vidange du barrage qu’il préfère appeler « technique de soutirage ».
Cette technique qui peut contribuer effectivement à augmenter la durée de vie d’un réservoir
nécessite la bonne connaissance des écoulements divers dans la retenue, en plus de la dotation
des ouvrages à annexer au barrage dès sa conception initiale. En effet, un système de batteries
de vannes spécialement conçues pour l’entraînement des sédiments est nécessaire. Son
application est conseillée à certains sites qui favorisent l’apparition de courants de densité.
Ces courants de densité sont très concentrés en sédiments, qui nécessitent l’ouverture des
vannes de fond et de dégager le maximum de sédiments avec une perte d’eau minimum.

1.8.2 Dragage
Le dragage est une opération ayant pour objet le prélèvement de matériaux,
notamment boues, limons, sables et graviers, au fond d'un cours d'eau ou d'un plan d'eau à
l'aide de moyens mécanique, hydraulique ou pneumatique dans le but d’aménagement ou
d’entretien, c’est-à dire tous travaux nécessaires pour rétablir un cours d’eau dans sa largeur et
sa profondeur naturelle . Cela exclut un approfondissement ou un élargissement du lit.
D’après Musa 1981, dans sa thèse, définit les dragages comme étant ≪des
terrassements effectués sous l'eau avec des engins flottants au moyen de procédé mécanique
ou par aspiration≫. En fait, les procédés peuvent être mécaniques, hydrauliques ou
pneumatiques. Cette définition correspond assez bien à l'idée que l'on se fait aujourd'hui du
dragage dans notre environnement très industrialisé.
Le dragage peut également être défini de façon générale comme l'ensemble des actions
caractérisées par un prélèvement de matière par excavation sous l'eau par un déversement de
ces produits dans la veine de l’eau, coté aval de la retenue ou sur le rivage.
L’opération de dragage peut se décomposer en plusieurs étapes : Etudes préalables et
caractérisation des sédiments, choix de la filière de destination, extraction des boues, transport
des matériaux de dragage, et traitement, mais selon certains auteurs, la récupération d’une
capacité de stockage par dragage est une opération très couteuse qui n’est pas économique
11
pour les grandes retenues. Depuis les années 2000, plus de 20 millions de m3 de vase ont été
extraits de nos barrages.
Un nombre important de barrages ont été récupérés par la technique de dragage et leur durée
de vie se trouvent prolongée de plusieurs années.

[Link] Types de dragage


Différentes techniques de dragage ont été développées selon Benasla M.(2015). Il est courant
de classer les équipements de dragage selon leur principe général de fonctionnement, trois
catégories peuvent êtres recensées :

Dragage hydraulique
Cette technique nécessite une drague suceuse refouleuse et une conduite flottante et terrestre
pour l'évacuation du produit dragué (vase et eau) jusqu'à la zone de rejet. Les figures 4.1 et
1.5 montrent cette technique de dragage.
Les matériaux sont désagrégés par jets d’eau sous pression ou par rotation d’un outil et mis en
suspension pour être aspirés et évacués par des pompes vers les points de stockage.

Figure 1.4 dragage hydraulique

Figure 1.5 Pompe hydraulique

12
Dragage mécanique
Il consiste au dragage par des moyens comme le montre la figure 1.6:
- Drague à godets : C'est une technique qui nécessite un tapis roulant pour l'évacuation des
produits dragués de la retenue jusqu'à la zone de rejet,
- Benne preneuse : C'est un engin qui sera mis sur un ponton flottant et nécessite des
chalands pour évacuer le produit dragué,
- Matériel de terrassement : Il consiste au dragage avec un matériel tel que bulls, pelles
hydrauliques, chargeurs hydrauliques et camions pour le transport de vases,
NB: Cette solution de dragage ne peut être réalisée que si la retenue est vide.
Toutefois la technique de dragage la plus appropriée nécessite au préalable la résolution des
problèmes:
- l’extraction et le transport des vases de la retenue en utilisant un volume d’eau minimum ;
- la définition et localisation de la zone de rejet susceptible de recevoir les matériaux dragués
de la retenue,
- l’exploitation en continu de la retenue d’eau en même temps que le dévasement.

Figure 1.6 Dragage mécanique

Dragage à l’Américaine
C’est une technique particulière qui consiste à provoquer la remise en suspension des
sédiments au moyen d’une hélice ou d’air comprimé dans les cours d’eau ou chenaux à fort
courant, comme l’illustre la figure 1.7. Les sédiments sont repris dans le flux et se redéposent
le plus souvent en aval. Dans certains cas, une conduite de refoulement peut assurer le
transfert des sédiments à plusieurs kilomètres du lieu de dragage.

13
Le dragage à l’américaine consiste à rejeter en continu dans la veine d’eau les matériaux
dragués afin d’utiliser le courant naturel pour évacuer les produits. Elle se pratique pour des
fleuves et rivières à fort débit.

Figure 1.7 Dragage à l’Américaine

[Link] Différents moyens de dragage


- Tapis roulant
- Chalands vidés par des bennes preneuses au niveau des rives
- Chalands vidés directement en amont dans la retenue
- Transport hydraulique par conduites flottantes et terrestres en utilisant un volume minimum
d’eau,
- Par engins de terrassement,
Pour l’épandage de la vase dans l’oued ou dans la zone de rejet, il est important de :
- veillez à ne pas obstruer l’oued de façon à assurer l’écoulement de l’eau durant les chasses
de vidange de fond ou les déversements du barrage;
- identifier les zones de rejet le long de l’oued;
- définir les aires de stockage de préférence sur les rives de la retenue pour la récupération des
eaux après décantation;
Dans tous les cas de figure, l’exploitation de la retenue durant le dévasement reste le
problème le plus déterminant du fait que l’on ne peut se permettre d'arrêter les prélèvements
d'eau pour l'Alimentation en Eau Potable des agglomérations, l'irrigation des périmètres et
l'alimentation les zones industrielles.
C’est ainsi qu'après examen soigné de ces questions, il en ressort que le dévasement
hydraulique est toujours plus avantageux que le dévasement mécanique notamment par :

14
- les délais d’exécution;
- le coût du m3 à dévaser;
- le matériel non encombrant;
- l’exploitation en continu de la retenue.

[Link] Impact sur l'environnement


Le dragage remanie les sédiments et modifie les équilibres géochimiques (Samara,
2007) avec une remobilisation des contaminants pouvant nuire à l’écosystème. Les conditions
hydrauliques favorisent la propagation des contaminants au-delà de la zone concernée.
A l’ouest algérien, la plaine de l’Habra qui s’étend sur une centaine de kilomètres en aval du
barrage de Fergoug a subi des dégradations irréversibles suite aux dépôts des sédiments
charriés lors des opérations de dragage, transformant de vastes aires fertiles en marais
(Semcha, 2006). Les figures 1.8 et 1.9 sont deux exemples de la pollution de l’environnement
par les sédiments dragués (Marouf H, 2018).

Figure 1.8 Rejet de la vase draguée Figure 1.9 Entraînement de la vase en aval
(Barrage de Fergoug ) (Plaine de la Mactaa)

1.9 Les moyens de lutte contre l’envasement

Les ouvrages hydrauliques qui souffrent directement des conséquences de l’érosion et


le transport solides (envasement ou sédimentation) étant les barrages qui voient leurs
capacités diminuées sous l’effet de ces phénomènes, les moyens de lutte contre l’envasement
des retenues peuvent être classées en deux genres : les moyens préventifs et les moyens
curatifs.
En résumé, les moyens de lutte contre l’envasement dans les organigrammes selon (Remini B,
2003) sont indiqués dans la figure 1.10.

15
Figure 1.10 Moyens de lutte contre l’envasement

1.10 Conclusion
A la fin de ce premier chapitre, la sédimentation est un phénomène naturel très
complexe qu’il faut étudier de l’amont à l’aval du barrage, il est devenu actuellement une
réelle menace pour l’infrastructure hydraulique, tant au niveau de la réduction rapide de la
capacité utile du barrage qu’à celui de la sécurité de l’ouvrage lui-même.
Le dragage constitue la phase ultime qui traduit clairement les insuffisances des autres
moyens de lutte contre la sédimentation utilisés en amont. Le dragage en Algérie étant un
dragage d’entretien des retenues de barrages, il doit s’inspirer des moyens et méthodes utilisés
dans le monde malgré la particularité des sites et du climat. L’adoption des techniques de
dragage doit passer par la caractérisation et l’identification de la vase pour le choix des
moyens de vidange.

16
Chapitre 2 Valorisation des sédiments de Barrages

2.1 Introduction
Le traitement des vases est l’ensemble des processus utilisés pour améliorer leurs
propriétés physiques et mécaniques. Ce traitement peut se faire de deux façons différentes:
soit par stabilisation de la vase en lui ajoutant d’autres produits qui améliorent certaines
propriétés, soit par une dépollution. Dans tous les cas l’objectif du traitement est la
valorisation de la vase.
La valorisation des sédiments rejetés s’impose comme solution aux difficultés de
stockage et à la nuisance de l’environnement.
La transformation des vases et leur utilisation sont des questions peu développées et restent à
l’ordre du jour pour de nouvelles réglementations en adéquation avec les notions de protection
de l’environnement et le développement durable.

2.2 Valorisations des sédiments


La transformation des vases et leur utilisation sont des questions peu développées et
restent à l’ordre du jour pour de nouvelles réglementations en adéquation avec les notions de
protection de l’environnement et le développement durable.

2.2.1 Valorisation des sédiments en technique routière


Les sédiments de dragage peuvent être valorisés en tant que couche de forme dans la
construction des chaussées.

Définition de la structure de chaussée


La structure d’une chaussée routière est composée de plusieurs couches superposées,
dont généralement seule celle sur laquelle circulent les véhicules est visible. Mais en fait,
jusqu’à quatre couches il y a une couche intermédiaire dite «couche de forme» qui
transmettent les efforts induits par le trafic jusqu’au sol support.
Au sens géométrique du terme : c'est la surface aménagée de la route, sur laquelle circulent
normalement les véhicules.
Au sens structural: Structures multicouches, elle est l'ensemble des couches de matériaux
disposés sur le terrain préparé et devant supporter la circulation des véhicules. Elle comprend
les largeurs des différentes couches.

17
Figure 2.1 Différentes couche d’une chaussée

Utilisation des sédiments de barrages dans la construction des corps de


chaussée

Les projets d’infrastructures dans le domaine des travaux publics nécessitent


d’importantes quantités de matériaux. Les matériaux naturels se
se font rares et couteux.
Confrontées à la nécessité de trouver des granulats en grande quantité et à faible coût, les
entreprises routières se sont rapidement intéressées aux matériaux de recyclage.
Ce sujet a été étudié par plusieurs chercheurs. Tous les résultats ont donné des avis favorables
sur l’utilisation des sédiments dans la construction des routes. Avant qu’ils soient utilisables,
les sédiments doivent être traités pour que leurs caractéristiques physico-mécaniques
physico soient
satisfaisantes vis-à-vis des critères géotechniques de la construction routière. Les sédiments se
caractérisent par une importante teneur en eau (jusqu’à 200%), en sels (pour les sédiments
marins), en argile, en matière organique et parfois en métaux lourds. Ce sont les principaux
facteurs qui empêchent l’utilisation des sédiments sans traitement.
Après une identification des caractéristiques physiques, chimiques, minéralogiques et
environnementales, le potentiel d’utilisation des sédiments bruts en techniques routières est
évalué. Pour améliorer les propriétés mécaniques des sédiments,
sédiments le ciment, la chaux et les
cendres volantes sont employés
employé dans cette étude.
Pour améliorer, en particulier, les performances mécaniques des sédiments étudiés vis à-
vis des contraintes imposées pour une utilisation en assise de chaussée, des correcteurs
granulométriques peuvent être utilisés.

18
La méthode expérimentale pour l’étude de la formulation de matériaux pour une utilisation en
assise de chaussée est conforme à la méthode de préparation des échantillons pour l’étude du
comportement mécanique des matériaux dans le domaine des travaux routiers. Les mélanges
granulaires déduits sont ensuite traités au ciment et/ou à la chaux pour améliorer leurs
performances mécaniques. Sur la base de cette démarche, les mélanges développés
remplissent les conditions d’utilisation en couches d’assise de chaussées sur le plan
mécanique. L’impact sur l’environnement des mélanges développés est également exploré au
travers d’essais de lixiviation, Seklaoui O.(2016). La figure 2.2 montre une approche
méthodologique de valorisation des sédiments de dragage en techniques routières.

19
Figure 2.2 Approche méthodologique de valorisation des sédiments de dragage en techniques
routières
2.2.2 Valorisation dans le béton et mortier
La production du béton présente un des gros consommateurs de matériaux et les
granulats constituent un des matériaux de base de cette filière. En effet, les granulats sont des
matériaux régulièrement utilisés dans la fabrication du béton. Ils proviennent très
majoritairement de carrières terrestres et sont issus de gisements alluvionnaires dont la
ressource s’épuise. De plus, l’exploitation des carrières devient difficile. Dans ce contexte,

20
l’utilisation des sédiments de dragage sous forme de granulats est amenée à se développer
pour répondre aux besoins croissants de la filière de fabrication de béton à base de sédiment.
Achour R. (2013) a étudié la durabilité de deux blocs en béton à base de sédiment marin.
Cette étude est divisée en trois étapes.
La première étape est consacrée à une caractérisation non destructive et destructive des deux
bétons contenant 12,5% et 20% de sédiment associé à une caractérisation microstructurale. La
seconde concerne la durabilité de ces bétons face aux attaques sulfatiques externes, à la
soumission aux cycles gel/dégel et à la réaction alcali-granulats afin d’évaluer l’effet de
l’incorporation des sédiments dans les bétons et le comportement de ces derniers. Enfin, la
troisième étape traite du volet impact environnemental par des essais de lixiviation sur les
deux types de bétons.
Agostini F. (2006) a étudié des sédiments contaminés. Dans son travail, il a utilisé un
processus de traitement appelé le processus Novosol. Les produits traités ont été ensuite
utilisés dans les mortiers en remplacement des granulats naturels. Quatre types de mortier ont
été réalisés : mortier de référence MR, mortiers à 33% ; 66% ; 100 % de remplacement du
sable par le sédiment traité. La résistance à la compression, le module d’Young, la
perméabilité au gaz, la porosité, la masse volumique ont été mesurés sur divers échantillons à
l’âge de 28, 60 et 90 jours. Les résultats ont montré que lorsque la quantité de sédiment dans
le mélange augmente, la porosité augmente et la masse volumique diminue. La valeur de la
perméabilité intrinsèque du mélange MS33 est très proche de celle du mortier de référence
MR ; en revanche les valeurs correspondant à MS66 et MS100 sont plus grandes de trois (03)
fois par rapport aux deux premiers. Des mesures de retrait ont aussi été effectuées. Elles ont
montré qu’à l'âge de 110 jours, la déformation de MS100 est jusqu'a neuf (09) fois supérieure
à celle de MR. Pour les substitutions inferieures, les déformations finales sont trois à six fois
supérieures à celle du mortier de référence. De larges fissures ont été observées rapidement
sur l’échantillon MS100. Ce phénomène n’a pas été observé ni sur MS33 ni sur MS66. En ce
qui concerne la résistance à la compression, les résultats montrent que l’introduction des
sédiments traités dans les mortiers conduit à l’amélioration de la résistance à la compression.
Une augmentation de 20% est obtenue pour MS33. Selon la courbe de compression en
fonction du taux de substitution, la valeur optimale se trouve avoisine les 33%. Hors de cette
zone, la résistance diminue, mais elle est encore plus grande que celle du mortier de référence.
Les auteurs ont conclu que le processus Novosol permet de traiter efficacement les sédiments
dragués et contaminés puisqu’il fixe les métaux lourds dans la matrice d’apatite et élimine les

21
combinaisons organiques et que le produit obtenu peut être utilisé comme du sable avec un
taux de substitution optimal d’environ 33%.
Ben Allal L. et al. (2011) ont étudié la valorisation des sédiments de dragage des ports de
Tanger et Larache (Maroc) dans les mortiers par substitution du sable. Les valeurs de
résistances à la compression obtenues ont confirmé qu’une substitution partielle du sable par
des sédiments de dragage des ports de Tanger et de Larache dans les mortiers est satisfaisante
pour un dosage de 20%.
En Algérie, des études de valorisation des vases de dragage de barrages ont été faites,
Belas N. et al. (2011) ont valorisé la vase issue du barrage de Fergoug en tant que matériau de
construction entrant dans la composition des bétons en l’utilisant, après calcination pour la
rendre active, en dosages définis substituables au ciment (10,15 et 20% de vase par rapport au
dosage en masse du ciment). Les bétons ainsi confectionnés sont testés vis-à-vis du
comportement mécanique en compression et du retrait.
A noter que le port de Dunkerque expérimente avec ses partenaires, l’incorporation de
sédiments dans du béton pour la réalisation de bloc de protection des digues (voir figure 2.3).

Figure 2.3 Blocs de bétons réalisés avec des sédiments non-immergeables traités
(droite : Port de Dunkerque , gauche : Rade de Toulon)

2.2.3 Utilisation de la vase dans la fabrication de ciment


Les chercheurs de plusieurs universités dans le monde collaborent entre eux pour
pouvoir construire à bon marché à partir des déchets naturels ou industriels ou à partir
d’autres matériaux locaux en abondance tels que la pouzzolane naturelle de Béni-Saf, les fines
calcaires de carrières ou encore les boues de dragage utilisées partiellement en substitution au
ciment conventionnel.
La production du ciment Portland, le plus commun des matériaux de construction, a un
coût énergétique élevé, calciné à de hautes températures, sa production coûte chère et dégage

22
des gaz à effet de serre portant un énorme préjudice à l’environnement. Le besoin d’un
produit de substitution est urgent, la réduction des coûts d’un logement est cependant liée à la
baisse des matériaux de construction. Le ciment à base de ces additions fournit une solution
opportune.
Les blocs en béton d'argile expansée sont produits pour l'essentiel selon la même technique
que les blocs en béton de granulats courants.
Les granulats sont simplement remplacés par de l'argile expansée de manière à abaisser la
masse volumique et la conductivité thermique.
L'argile expansée est fabriquée à partir de billes d'argile broyée auxquelles on fait
subir une cuisson à une température de 1100 à 1200 °C. La combustion des composants
naturels de l'argile ou des composants organiques ajoutés produit des gaz responsables de
l'expansion des billes, avec formation d'une structure finement poreuse à l'intérieur de celles-
ci et d'une peau relativement dure en surface.
Le phénomène de l’envasement des barrages en Algérie constitue un enjeu
d’envergure nationale. Ces barrages se transforment beaucoup plus en réceptacles de vase que
d’eau. A cet effet, les possibilités d’utilisation des sous produits issus des opérations de
dragage sont réelles et touchent de nombreuses applications. La fraction solide des vases des
barrages constitue un matériau économique local très attractif du fait de sa granularité fine
économisant les étapes couteuses de concassage et tamisage dans les applications en Génie
Civil. L’utilisation de ces matériaux en tant que matière première contribue souvent à la
protection de l’environnement des sites suite au rejet des matériaux dragués. Il s’est avéré que
les caractéristiques physicochimique et minéralogique de la fraction solide des vases extraites
du barrage de Fergoug ont montré plusieurs voies pour leur utilisation et leur exploitation en
tant que matière première et non comme déchet stocké dans la nature.

2.2.4 Couche étanche pour un bassin de lagunage


Les bassins de décantation d'une station d'épuration par lagunage nécessitent une
étanchéité pour éviter l'infiltration des eaux usées vers les eaux souterraines et la pollution de
la nappe par la suite. Pendant la réalisation et après l'étape de terrassement et l'évacuation des
déblais, ces bassins sont couverts par les rouleaux de géomembrane.
Ce dernier est imperméable mais coute très cher. L'utilisation de la vase de barrages peut
servir à minimiser le coût de réalisation et jouer le même rôle d'étanchéité des bassins de
décantation qu'un tapis en géomembrane.

23
Le même cas pour les centres d'enfouissement techniques ou ce qu'on appelle les décharges
publics. Les déchets sont remblayés dans des bassins qui doivent être étanches pour protéger
les eaux souterraines.

Figure 2.44 Couche d'argile dans un bassin de lagunage

2.2.5 Valorisation des sédiments dans l'industrie des matériaux rouges


Les matériaux rouges sont
sont essentiellement les briques et les tuiles (voir
( figure 2.4), les
éléments pour les planchers, les conduits de fumée, les bardages,
bardages, les carreaux rustiques, …
etc. Les mélanges de production des matériaux rouges sont composés de l'argile, sable,
calcaire, feldspath et d'autres ajouts.
Comme la nature de la vase de la plus part des barrages est une argile, elle peut être utilisée
comme
omme matière première dans l'industrie des matériaux rouges. Selon sa composition
minéralogique et chimique, la vase est utilisée seule ou en la mélangeant avec une autre
argile.
La composition chimique (% en éléments majeurs) des sédiments bruts et la
composition
position chimique des argiles utilisées pour la fabrication des produits de terre cuite sont
comparables (Alviset,, 1994). Cette analogie de composition a orienté les recherches vers la
valorisation des sédiments comme matière première dans les briques.
Alviset (1994) a rapporté qu’il s’agit d’une étude de faisabilité pour ce type de valorisation.
Les sédiments ont été utilisés dans la fabrication de briques par substitution partielle de
l’argile entrant dans la formulation. La confection des briques a été
été réalisée au sein même de
la briqueterie Al Andalous de Tanger (Maroc).

24
La figure montre l’aspect des briques obtenues en substituant 70% de l’argile utilisée par les
sédiments de dragage.

Figure 2.5 Briques et tuiles

Sédiment de Larache Sédiment de Tanger

Figure 2.6 Briques fabriquées avec un taux de substitution de 70% de sédiments

25
2.3 Exemple
Les analyses physiques, chimiques et minéralogiques ont été réalisées sur des
échantillons de vase prélevée au niveau de la conduite de vidange de 11 barrages de la figure
2.7.

Figure 2.7 Barrages étudiés.

Cette étude s’est orientée vers l’utilisation de la vase pour la fabrication de la brique.
Le processus de la fabrication peut être schématisé selon la figure 2.8.

26
Figure 2.8 Schéma général du processus de fabrication des briques

En se basant sur les résultats des analyses physiques, minéralogiques et


chimiques des vases de 11 barrages,
barrages Remini (2006) a établi une première carte de
réutilisation de la vase dans différents domaines.
domaines

La figure 2.9 présente les domaines de valorisation de la vase de chaque barrage.

27
Figure 2.9 Utilisation des vases de barrages les plus envasés.

Les résultats obtenus par Remini (2006) sont très encourageants pour l’utilisation de la
vase comme matière première pour la fabrication de la brique, puisque elle présente les
mêmes caractéristiques que celle de l’argile jaune utilisé par l’ensemble des
de briqueteries
d’Algérie.

2.4 Produits de traitement des sols

Plusieurs types de produits de traitement sont actuellement utiliser pour améliorer les
caractéristiques mécaniques des sols. Nous citons ici les fibres.

La stabilisation par armature à l’aide de fibres est très employée dans le monde en
construction en terre. Les fibres sont principalement employées pour la confection des blocs
moulés par pétrissage, avec des terres plutôt argileuses présentant souvent un important retrait
Layeb A et Halbaoui A.(2017).
A.(2017)

2.4.1 Types de fibres utilisées dans le domaine de la construction


Plusieurs types de fibres sont utilisés dans la construction, parmi eux nous citons :
a. Les fibres métalliques (acier, fonte) ;
b. Les fibres organiques (polypropylènes, polyesters,
polyesters, polyamides et polystyrènes) ;
c. Les fibres minérales (amiante, verre, carbone) ;
d. Les fibres végétales (Jute, sisal, coir, bois, bambou, palmier) ;

28
e. Les fibres animales (poil, laine, soie).
Le tableau 2.1 résume quelques propriétés de fibres industrielles. Il met en évidence la nature
très variée de ces fibres.

Tableau 2.1 Propriétés physiques et mécaniques de certaines fibres

Fibre Diamètre en Masse Module Résistance a Allongement


µm volumique d’élasticité la traction en de rupture en
(g/cm3) en GPa GPa %

Acier 5-500 7.8 200 1-3 3-4


Verre 5-20 2.6 80 1.5-3 2-3.5
Polypropylène 10.200 0.9 5-10 0.4-0.75 15-25
Amiante 0.02-20 2.5-3.4 200 3 2.3
Polyester - 1.4 8 0.7-0.85 11-13
Carbone 5-9 1.7-2.0 250-400 2-3 0.5-1.5
Cellulose 14-45 1.5 20-40 0.15-0.5 8-12
Jute 18-2000 1.45 - 0.35 3-4
Sisal 10-50 1.5 15.2 0.8 3
Coir 20-700 1.08 2.8 0.17 37.7

2.4.2 Différents types de fibres


Plusieurs types des fibres sont utilisés dans la construction, elles peuvent être classées par
famille :
[Link] Les fibres naturelles

On peut subdiviser les fibres naturelles en trois grands groupes selon leur origine : les fibres
animales, Les fibres végétales et fibres minérales.

Les fibres animales

Composées de substances organiques, les fibres animales, ou protéiniques, se présentent sous


forme de poils ou de plumes ou de soies tel que : la laine, le crin, la bourre, les velours,
l’édredon…etc.

29
Fibres minérales

Outre les fibres d’amiante, le règne minéral fournit aussi les métaux (or, argent, cuivre,
aluminium) dont on fabrique des fils.

Les textiles qui en sont alors composés sont appelés des "lurex" ou des "lamés".

Les fibres végétales


L’utilisation des fibres naturelles d’origine végétale dans la construction remonte à la période
où l’on fabrique des briques renforcées par la paille ou des roseaux. Dans le temps moderne
(depuis l'année 70), le premier composite liant avec les fibres végétales c’était le plâtre.
Plusieurs ouvrages sont réalisés avec du plâtre renforcé de fibres végétales. Actuellement, le
monde connaît de récents développements dans le domaine de renforcement du béton avec
des fibres végétales. Suite aux problèmes de santé posés par les fibres d’amiante, plusieurs
recherches sont orientées vers la substitution de l’amiante par des fibres végétales

Classification des fibres végétales


Les fibres végétales sont classées en quatre groupes (figure 2.10): les fibres de feuilles, de
tiges, de bois et de surface.

Fibre végétale

De feuille : De tige : De surface De bois


-Sisal -Jute -palmier -Bambous
-Henequen -Lin -cotton

-Abaca -de ramie -coir


-de sunn
-de kennaf
-D’urina et
-de chanvre

Figure 2.10 Les classes de fibres végétales

30
A. Les Fibres de feuilles : Ces fibres sont dures et rigides; les fibres de feuille les plus
cultivées sont: la fibre de Sisal, de Henequen et d’Abaca. De ce fait, plusieurs chercheurs tels
que Nilsson et Ayyar et al. ont montré l’efficacité du renforcement du béton par les fibres de
feuille.
B. Les fibres de tiges : Les fibres de tiges sont commercialisées sous forme de paquet de coir
et en toute longueur, séparées individuellement par un processus de défilage. Une fois
séparées, elles sont utilisées dans la fabrication des cordes ou de textile ou bien dans le
renforcement du béton. Les fibres de tiges les plus utilisées sont les fibres de jute, de lin, de
ramie, de Sun, de Kennaf, d’Urena et de Chanvre.
C. Les fibres de bois : Les fibres de bois proviennent du broyage des arbres tels que les
bambous ou les roseaux. Elles sont généralement courtes. Plusieurs chercheurs ont montré
l’efficacité de ces fibres dans le renforcement des bétons.
D. Les fibres de surface : Les fibres de surface entourent en général la surface de la tige de
fruits ou de grains. Les fibres de surface des grains constituent le groupe le plus important
dans cette famille de fibres. Nous citons entre autre le coton et la noix de coco. Par ailleurs,
les fibres de palmier, qui entourent son tronc, appartiennent à cette famille de fibres.

[Link] Fibres artificielles


Les fibres de caoutchouc
Le caoutchouc est un matériau qui peut être obtenu soit par la transformation du latex sécrété
par certains végétaux (par exemple, l'hévéa), soit de façon synthétique à partir de monomères
issus de combustibles fossiles.
Les fibres de caoutchouc sont extraites des roues des voitures et ce, pour une utilisation dans
plusieurs domaines tels que la construction (voir figure 2.11).

31
Figure 2.11 Fibres des pneus de caoutchouc

Les fibres de caoutchouc sont utilisées sous forme de bandes de 150 mm et plus petites, puis
Broyé en ferraille. La longueur des fibres de caoutchouc utilisées était comprise entre 20 et 40
mm. Leur épaisseur et largeur étaient d'environ 0,25 mm et 0,35 mm respectivement (figure
2.11). Les spécifications du produit des fibres polymères sont données dans le tableau (2.2)
suivant:

Tableau 2.2 Propriétés physiques et techniques des fibres de caoutchouc


Type de polymère

Longueur en mm 20-40 mm

Section Rectangulaire

Epaisseur 0.25 mm

Largeur 0.35 mm

Masse volumique 1.15 µg/m3

32
Figure 2.122 Fibres de caoutchouc découpé en morceaux
Fibres de verre
Le verre utilisé comme renfort dans les composites se présente généralement sous
forme de fils (simples, tressés, tissés…).

Les fibres de verre sont produites essentiellement sous deux formes : les fibres
d’isolation (souvent désignées sous le non de "laine de verre") et les fibres textiles. Elles sont
destinées à des usages très différents. La composition des fibres de verre est constituée
principalement de silice, de chaux et d’alumine.

Figure 2.133 Fibre de verre utilisée de type Cemfil (A.R)

Le tableau 2.3 montre les propriétés


ropriétés physico-mécaniques
physico de la fibre de verre A.R.
A.R

33
Tableau 2.3Propriétés physico-mécaniques de la fibre de verre A.R

Propriétés Fibres A. A.

Masse volumique ( ) 2.68 g/cm3

Contrainte à la rupture en traction : Filament 3000 MPa


vierge

Module d’élasticité en traction 73000 MPa

Allongement à la rupture 4.3%

Coefficient de dilatation linéique 5x10-6 m/m/°C

Comportement au feu Incombustible

Point de ramollissement (Softening point) 773 °C

2.5 Conclusion

Des quantités importantes sont évacuées périodiquement par les vannes de fond des
barrages et posent de graves problèmes à l’aval de l’ouvrage. Au lieu de rejeter la vase issue
du dragage dans le milieu naturel comme un déchet, on la donne une valeur par la réutiliser
dans le domaine de génie civil.
D’après les travaux déjà réalisés dans ce domaine, le traitement et l’étude de la vase en vue de
sa valorisation a donné de très bons résultats. La réutilisation de la vase vise deux objectifs:
éviter les problèmes d'ordres écologiques posés par le rejet des sédiments dans la nature d'un
coté et de faire l'économie.

34
Chapitre III Situation géographique et caractéristiques

générales du barrage

3.1 Introduction

Le bassin de Medjerda situé dans une région à vocation agricole, et en plus il est trop
aggloméré, ce qui demande la construction des barrages. Cette compte quatre barrages, à
savoir le barrage de Teffech (en exploitation), le barrage sur l’oued Djedra et le barrage sur
l’oued El Ghanem (en projet), en fin le barrage de Ain Dalia qui est notre projet d’étude.

3.2 Site du barrage de Ain Dalia

Le barrage de Ain Dalia est situé à d’Oued Medjerda, Commune de Henancha Daira
de Mechroha, à une dizaine de kilomètre au sud de la ville de Souk-Ahras, permet de
constituer sur l’Oued Medjerda une retenue d’une capacité totale de 82 millions m3
(76,07 Hm3 après le dernier levé bathymétrique en Février 2004). Sa réalisation a débuté en
février 1984 et sa mise en eau le 1er mars 1988.

L’objectif du barrage est d’assurer l’alimentation en eau potable des principaux centres
urbains de la wilaya de Souk Ahras ainsi que quelques communes des wilayas limitrophes
(l’Ouenza, El Aouinet, Tebessa et Oum El Bouagui)

Les ressources en eaux superficielles du barrage sont fournies principalement par l’Oued
de Medjerda qui prend naissance du côté de Khemissa, il traverse la wilaya de Souk Ahras sur
une longueur de 113.6 km avant de se déverser dans le territoire tunisien. (voir la figure 3.1)

Figure 3.1 Barrage de Ain Dalia


La figure 3.2 donne une vue générale du barrage de Ain Dalia

35
Figure 3.2 Vue géographique sur le barrage de Ain Dalia (wilaya de Souk Ahras)
3.3. Caractéristiques techniques du Barrage de Ain Dalia

Le tableau 3.1 présente les différentes entreprises Nationales et étrangères intervenant dans le
barrage de Ain Dalia (wilaya de Souk Ahras).

Tableau 3.1 Caractéristiques techniques du Barrage de Ain Dalia


Maître d’ouvrage Agence Nationale des Barrages et
Transferts
Bureau d’études Tractebel, Bruxelles (France)
Surveillance des travaux Energo Project, Belgrade (Yougoslavie)
Entreprises Travaux de Génie Civil
LESI, SpA and Astaldi (France)

Equipement hydromécanique : SDEM HYDRO (société d’étude et de


montage), France

Appareils d’auscultation Geotechnical Instruments, Grande Bretagne


Equipements électrique ENFR (Entreprise Nationale des forages et
de reprise) Algérie

Description du barrage de Ain Dalia

Type : remblai à noyau et recharges en enrochements


Niveau crête : 715.50 m NGA
Hauteur au dessus du fond de la vallée : 55 m
Longueur de la crête : 30 m
Largueur de la crête : 9 m
Nature des fondations : Marnes + Grès

36
Retenue
Capacité totale 82,00 millions de m3
Volume annuel régularisable : 45,00 millions de m3
Envasement moyen annuel 0 ,75 millions de m3/an

Hydrologie
Superficie du bassin versant : 193 K m²
Pluviométrie inter annuelle moyenne sur le BV : 700 mm
Apport inter annuel moyen : 50.00 millions de m (1.6 m3/sec)
3

Hauteur totale : 40.60 m


Diamètre : 11.20 m
Niveau des prises : 686.00 – 693.90 – 701.8 m NGA
Nous présentons dans le tableau 3.2 caractéristiques en chiffres du barrage de Ain Dalia

Tableau 3.2 Le barrage de Ain Dalia en chiffres


Le barrage en chiffres
Année de construction 1984
Année de Mise en eau 1988
Capacité 82,0 million m3
Capacité dernier levé (2004) 76.08 million m3
Apport moyen annuel 50.00 hm3
Envasement annuel 0.75 hm3/an
Surface du bassin versant 193 km2
Hauteur 62 m
Longueur 300 m
Côte retenue Normale (R.N) 710 m
Côte Plus Hautes Eaux (P.H.E) 712 m
Déversoir à seuil libre 365 m3/s

3.4 Le Bassin versant de Ain Dalia

Le sous bassin versant de Medjerda est l'un parmi les cinq sous bassins qui constituent le
grand bassin de Medjerda-Mellegue, ce dernier situe au Sud-Est du Nord d’Algérie, d’une

37
superficie de 7870 Km2 (partie Algérienne); le sous bassin d'intérêt prend le code 12 01
d’après l'ABH;
La région d’étude est située dans le territoire de la wilaya de Souk-Ahras entre les méridiens
de 7°37'Est et 8°25' et les parallèles 36°05' et 36°27 'Nord. Elle est bordée au Nord par le
basin des côtiers constantinois Est, à l'Est par la Tunisie, à l'Ouest par le bassin de
Seybouse et au Sud par les sous bassins de Mellegue amont (12 04) et Mellegue aval (12 05).
Le bassin de Medjerda est drainée par l'oued Medjerda et ses affluents, alimentant le barrage
de Ain Dalia dont l'eau est destinée à l'alimentation en eau potable de la ville de Souk-Ahras
et d'autre villes limitrophes tel que: Taoura, Drea, Ouled-Driss, Zaarouria,
Henancha, Kheddara (à Bordj M'Raou) et Ouillen (à Boukebch)

3.5 Historique du barrage

L’ouvrage le plus important dans ce bassin est celui de Ain Dalia (1987 par l’ANB); il est
réalisé en aval de l’Oued Medjerda dans un sous bassin d’une superficie de 193 km2, ce
barrage mobilise 82 Mm3, dont un volume régularisable de 45 Hm3. Ce barrage représente la
principale source d’alimentation en eau potable du chef lieu de la wilaya de Souk-Ahras; avec
un volume actuel prélevé autorisé à 75000 Hm3/j, et d’autre partie du débit régularisée est
transférée vers le Nord de la Wilaya de Tébessa où l'eau est utilisée pour les besoins
ménagers.

En 2017, le niveau d'eau a chuté à plus de 92% comme le montre la figure 3.3.

38
Figure 3.3 Le barrage de Ain Dalia en 2017, le niveau d'eau a chuté à plus de 92%

3.6 Conclusion

La région du barrage de Ain Dalia est essentiellement caractérisée par des formations
sédimentaires dont l'âge le plus ancien est le Trias jusqu'au Quaternaire, constituée
généralement par des calcaires, des grés, des marnes, des cailloutis et des alluvions.

Le bassin de la Medjerda est caractérisé par des ressources en eau, superficielles et


souterraines très importantes, cette richesse naturelle doit permettre une activité humaine très
remarquable, particulièrement dans le domaine d’agriculture et aussi industrielle, ce qui fait la
mobilisation de ces ressources est obligatoire pour satisfaire les déférents secteurs
d’utilisation.

39
Chapitre IV Caractérisation des sédiments de barrage de Ain

Dalia (Souk Ahras)

4.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons une description détaillée du sédiment dragué et son
utilisation. Nous présenterons ici les différentes techniques de caractérisation du sédiment
ainsi que la méthodologie d’étude. Cette méthodologie sert à bien tracer le chemin qui mène à
la faisabilité ou non de ce matériau.
Notre recherche a ciblé principalement les sédiments du barrage de Ain Dalia dans le but
d’assurer la faisabilité technique de l’utilisation de ces déchets dans les travaux routiers et la
fabrication des briques.

4.2 Essais d’identification


Dans les études géotechniques, les essais d’identifications sont des tâches principales. Ces
essais sont effectués comme suit :

4.2.1 Analyse chimique et organique


Les résultats finaux de l’analyse chimique et organique sont présentés dans le tableau 4.1 et la
figure 4.1.

Tableau 4.1 Analyse chimique et organique Sable 8% Limon 80% Argile 12%
CE 1,66 Très salé
Conductivité (1/5 mS/cm)

pH eau (1/2.5) PH 7,91 Alcalin

C/N 4,15 Faible C/N 4,15 Faible

Carbonates CaCO3 8,39 %

Matière organique MO 1,07 %

Azote Total N 0,15 %

Phosphore (Olsen) (normale 1,6%) P 0,05 %

Potassium échangeable K 0,4 meq/100gr

Magnésium échangeable Mg 7,9 meq/100gr

Calcium échangeable Ca 41,6 meq/100gr

Sodium échangeable Na 3 meq/100gr

C.E.e (mS/cm) 11,6 Très salé

Figure 4.1 Analyse chimique et organique

40
4.2.2 Analyse granulométrique par lavage et sédimentométrie
La composition granulométrique influence de façon primordiale les comportements
physique et mécanique du sol et toutes les propriétés liées à la teneur en eau et aux
fluctuations de celle-ci (compacité, plasticité, portance, capacité de rétention, perméabilité,
capillarité).

La composition granulaire du sol est déterminée à travers deux essais: l'analyse


granulométrique et la sédimentométrie selon les normes NF P18-560 et NF P94-057
successivement.
L’analyse granulométrique consiste à séparer les grains agglomérés d’une masse connue de
matériau par brassage sous l’eau, à fractionner ce sol, une fois séché, au moyen d’une série de
tamis et à peser successivement le refus cumulé sur chaque tamis. La masse de refus cumulé
sur chaque tamis est rapportée à la masse totale sèche de l’échantillon soumis à l’analyse.

La fraction fine de taille inférieure à 80µm est reprise pour faire l’essai de sédimentométrie.
Cet essai permet de fournir la distribution des tailles des particules fines par le biais de la
vitesse de décantation qui est liée à leurs dimensions. La loi de Stockes donne dans le cas des
grains sphériques de même masse volumique, la relation entre le diamètre des grains et leur
vitesse de sédimentation. Par convention, cette loi est appliquée aux éléments d’un sol pour
déterminer des diamètres équivalents de particules. Les particules passant 80µm séparés du
reste du sol par tamisage sont mises en suspension dans de l’eau additionnée d’un défloculant.
Les particules décantent à différentes vitesses en relation avec leur taille. La distribution
pondérale de la taille des particules est calculée à partir de la masse volumique de la solution
qui évolue au fur et à mesure qu’elle se décante. Les figures 4.2, 4.3 et 4.4 montrent les
différents matériels utilisés dans l’analyse granulométrique.

41
Figure 4.2 Essai de sédimentation Figure 4.3 Tamis dans l’ordre décroissant

Figure 4.4 Matériel utilisé pour la sédimentation

42
Le matériel nécessaire (figure 4.4) est cité ci-dessous :
- deux éprouvettes cylindriques graduées en verre transparent (1)
- un densimètre (2) ; - un thermomètre (3) ;
- un chronomètre (4) ; - un agitateur manuel (5) ;
- une balance de précision de 0.01g (6) ; - un tamis de diamètre 80μm (7) ;
- Un bac pour recueillir le tamisât (8) ; - un agitateur mécanique;

Tableau 4.2 les données des essais d’analyse granulométrique et la sédimentométrie

masse de l’échantillon
500g
du sol
Diamètre Masse des Pourcentages des
Masse des Pourcentage
des tamis Refus cumulés tamisât tamisât cumulés
refus (g) des refus %
(mm) (g) (%)
1 0 500 100,00%
0,5 16,5 16,5 0,033 483,5 96,70%
0,212 22 38,5 0,077 461,5 92,30%
0,125 23,5 62 0,124 438 87,60%
0,08 17,5 79,5 0,159 420,5 84,10%
0,0627 77,38%
0,044 74,01%
0,0312 67,29%
0,021 62,24%
0,0148 57,20%
0,011 Analyse granulométrique par sédimentation 48,80%
0,007 43,74%
0,005 37,01%
0,003 30,30%
0,0013 11,77%
0 1,00%

La figure 4.5 illustre l’analyse granulométrique du sédiment du barrage de Ain Dalia.

Nous pouvons noter que ce sol présente une courbe étalée.

43
120

100
Tamisats cumulés (%)

80

60

40

20

0
0,001 0,01 0,1 1
Ouverture des tamis (mm)

Figure 4.5 Courbe granulométrique du sédiment du barrage de Ain Dalia.

A partir de la courbe granulométrique, on peut déterminer :

• Coefficient d’uniformité Cu (coefficient de Hazen)


• Cu = = 15.38 (4.1)

Avec Dy : ouverture des tamis laissant passer y% du poids des grains.

D10 est appelé diamètre efficace.

Cu<2 granulométrie uniforme ou serrée

Cu>2 granulométrie étalée

• Coefficient de courbure Cc

Cc = = 0.35 (4.2)

Le coefficient Cc permet d’apprécier la forme de la courbe granulométrique. C’est un autre


paramètre permettant d’estimer la distribution granulométrique de l’échantillon. Un
coefficient 1<Cc<3 : sol bien classé présentant un étalement granulométrique réduit.

4.2.3 Essai au bleu de méthylène (VBS) selon la norme AFNOR NF P 94-068

L’essai au bleu de méthylène dit aussi l’essai de la tache est effectué selon la norme (NF P94-
068). Cet essai permet d’apprécier globalement l’activité de la fraction argileuse d’un sol en
mesurant la surface interne et externe des grains argileux.
44
Pour ce faire, on fixe sur les grains d’argile des molécules de bleu de méthylène et par
test simple, on évalue la quantité de bleu fixé. On en déduit la valeur au bleu du sol, ou VBS,
qui est un indicateur essentiel dans la classification des sols. Les figures 4.6 et 4.7 montrent
les différentes étapes de l’essai au bleu de méthylène.

Figure 4.6 dispositif pour l'essai VBS

Figure 4.7 Les résultats de l’essai VBS

Les résultats de l’essai de bleu de méthylène sont résumés dans le tableau 4.3.

45
Tableau 4.3 Tableau récapitulatif de l'essai VBS

Poids sol (g) 50

Fraction 0/1 (mm) 100%

Volume bleu (cm3) 275

Masse bleu (g) 1,22

VBS 5,5

B : masse de bleu introduite (solution à 10/l) : B = V*0,01

VBS = ∗ C ∗ 100 Si : Dmax > 5mm (4.3)

VBS = ∗ 100 Si : Dmax< 5mm (4.4)

.
VBS = ∗ 100 = ∗ 100 (4.5)

Donc VBS = 5,5

La valeur de bleu (VBS) s’exprime par la quantité de bleu en grammes consommée par 100
grammes de fines. La figure 4.8 montre la classification du sol selon la valeur de bleu de
méthylène.

Sol sableux sol limoneux sol limoneux-argileux sol argileux sol très argileux

0 0.2 2.5 6 8 VBS


Figure 4.8 Classification du sol selon la valeur de bleu de méthylène

D’après les résultats trouvés et rapportés au tableau 4.4, le sol étudié est considéré comme sol
limoneux argileux.

46
Tableau 4.4 Classification du sol étudié

Valeur du Bleu méthylène


Echantillon Classification du sol
VBS

Sédiment du sol étudié 5,5 Sols limoneux-argileux

4.2.4 Limites d’Atterberg

Le diagramme montré à la figure 4.9 donne une idée sur la variation de la consistance d’un sol
fin selon la variation de la teneur et les limites de liquidité, limite de plasticité et limite de
rétrécissement correspondantes.

Etat solide Etat semi- Etat plastique Etat liquide


solide

Indice de plasticité
Ip = WL- Wp

WR WP WL

Figure 4.9 Limites d’Atterberg

Nous avons déterminé la limite de liquidité par l’essai de pénétration à cône (NF P94-052-1).
Cet essai consiste à mesurer, après un temps fixé, l’enfoncement d’un cône, sous son propre
poids, dans un échantillon de sol remanié. Il est réalisé sur la fraction passant au travers du
tamis d’ouverture 400µm.

Cet essai est effectué uniquement sur les éléments fins du sol et consiste à faire varier la
teneur en eau de l’élément en observant sa consistance. Il permet également de faire une
classification du sol.

Le tableau 4.5 résume l’ensemble des résultats obtenus à l’essai de pénétromètre à cône.

Tableau 4.5 Résultats de la limite de liquidité

Pénétration (mm) W (%)


Essai 1 9,03 37
Essai 2 18,57 51
Essai 3 34,27 59

47
70

60

Teneur en eau (%)


50

40
y = 0,835x + 31,76
30 R² = 0,914

20

10

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Pénétration (mm)

Figure 4.10 Détermination de la limite de liquidité

La limite de liquidité est la teneur en eau qui correspond à une pénétration de 20mm

Donc : WL = 48,46%.

Concernant la limite de plasticité WP, l’essai consiste à la recherche de la teneur en eau pour
laquelle un rouleau de sol, de dimension fixée et confectionné manuellement, se fissure,
(norme NF P94-051). Il est effectué, comme pour la limite de liquidité, sur la fraction passant
au travers du tamis d’ouverture 400µm. La figure 4.11 et le tableau 4.6 et montrent les
échantillons sur lesquels sont effectués les essais de limite de plasticité et les résultats
correspondants.

Tableau 4.6 Résultats de la limite de plasticité

Poids Poids sec


w (%)
humide (g) (g)

1,9 1,6 18,75%

2,1 1,8 16,67%

2,8 2,4 16,67%

1,7 1,4 21,43%

Figure 4.11 Détermination de la limite de plasticité


La limite de plasticité est la moyenne des teneurs en eau correspondant qui est égale à WP =
18,38%.

48
Ip est l’indice de plasticité ; c’est la différence entre les deux limites de liquidité et de
plasticité, il caractérise la largeur ou la zone ou le sol étudié à un comportement plastique.
Ip = WL - Wp = 48,46-18,38 = 30,08%.

D’après ce qui est trouvé, on peut donner la classification du sol étudié comme le montre le
tableau 4.7.
Tableau 4.7 Classification du sol en fonction de l’indice de plasticité

Indice de plasticité Etat du sol

0-5 Non plastique

5-15 Peu plastique

15-40 Plastique

>40 Très plastique

Le diagramme de la figure 4.12 montre les différents intervalles d’argilosité.

Figure 4.12 les seuils d’Argilosité

Ce sol est une argile plastique (voir tableau 4.7 et figure 4.12).

Le tableau 4.8 montre les résultats des limites d’Atterberg pour quatre différents minéraux
d’argile.

Tableau 4.8 Limites d’Atterberg de certaines argiles d’après (Monaco A. et chassefiere


B.1976)

D’après le tableau 4.8, on note que le sol étudié est une argile de type Kaolinite.

49
4.2.5 Retrait linéaire
Le retrait linéaire est la teneur en eau pondérale conventionnelle de dessiccation d’un
sol remanié, au dessous de laquelle la longueur de l’échantillon est supposée ne plus varier.
Elle est déterminée par la norme BS 1377. Après le séchage de l’échantillon dans un
endroit à l’abri du courant d’air pour plusieurs jours, la longueur finale est mesurée.
Le Moule pour la confection d’éprouvettes est un demi-cylindre de 140 mm de longueur et de
12,5 mm de rayon, comme le montre la figure 4.13. Cet essai permet la mesure de la limite du
retrait linéaire du sol et indique les propriétés plastiques du sol argileux.

0 jour Après 9 jours

Figure 4.13 Deux échantillons pour l’essai du retrait

Le tableau 4.9 résume les longueurs initiales et finales des deux échantillons du sol étudié.

Tableau 4.9 Résultat de l’essai du retrait


№ de l’échantillon Longueur initiale Longueur finale Retrait linéaire (%)
(mm) (mm) SL= ( )×100

1 14 11,02 21,29
2 14 11,31 19,22
Retrait linéaire moyen 20,26≈20

50
4.2.6 Classification du matériau selon le GTR

En tenant compte des résultats de limites d’Atterberg et du bleu de méthylène, le sol en


question peut être classifié selon GTR, comme le montre le tableau 4.10.

Tableau 4.10 Classification des sols fins selon GTR

Deux cas de classification peuvent être se présentés et cela peut être clairement montré au
tableau 4.11.

51
Tableau 4.11 Tableau synoptique de classification des matériaux selon leur nature

Ce sol est de classe A2 selon VBS et de classe A3 selon l’IP, nous pouvons alors dire que
c’est un sol argileux.

4.2.7 Détermination de la masse volumique des particules solides des sols


selon NF P 94-054.

La masse volumique des grains solides d’un sol donné peut être déterminée de deux façons
différentes : pour un sol grenu la densité est déterminée en utilisant l’Agitateur à
retournement, par contre pour sol fin cette massevolumique est déterminée en se servant du
Pycnomètre à l’eau.

Méthode du pycnomètre à l’eau

La masse volumique des particules solides du sol (ρs) est le rapport de la masse de ces
particules solides (ms) par leur volume (Vs).

ρs = ms / Vs (4.6)
L’échantillon de sol est séché à l’étuve puis pesé. Le volume des particules est déduit par
pesée à l’aide d’un pycnomètre en substituant de l’eau de masse volumique connue aux
particules solides.

52
La masse volumique des particules solides est déterminée à partir de la formule suivante :

ρs = ρw (m2-m1) / (m4+m2-m1-m3) (4.7)

Avec:

m1 : masse du pycnomètre vide ;

m2 : masse du pycnomètre contenant la prise d’essai ;

m3 : masse du pycnomètre, du sol et de l’eau ;

m4 : masse du pycnomètre plein d’eau ;

ρw : masse volumique de l’eau conventionnellement prise égale à 1g/cm3.

,! ,!
ρs =1×(!" (4.8)
# ,! ,! ! $,!)

ρs =2,45098g/cm 3

Gs = ρs /ρw Gs = 2,45

Le sédiment de barrage de Ain Dalia est de densité des grains solides égale à 2,45.

Figure 4.14 Vue générale de l’essai de pycnomètre à l’eau

4.2.8 Proctor Normal selon la norme NF P 94-093

La présente norme détermine les caractéristiques de compactage d’un sol qui sont la teneur en
eau optimale (Wopt en %) et la masse volumique sèche maximale (ρd max).

53
Le principe de l’essai Proctor consiste à humidifier un matériau à plusieurs teneurs en eau
e et à
le compacter avec une dame normalisée, pour chacune des teneurs en eau, selon un procédé
procé et
une énergie conventionnelle.. Pour chacune des valeurs
valeurs de teneur en eau considérée,
considérée on
détermine la masse volumique sèche du matériau et on
o trace la courbe dee variation de cette
masse volumique en fonction de la teneur en eau.

La figure 4.15 présente une vue générale de l’équipement de l’essai Proctor normal.

Figure 4.15 Vue générale de l’équipement de l’essai Proctor Normal

Les résultats de l’essai Proctor Normal sont rapportés au tableau 4.12.

Tableau 4.12 Résultats de l’essai Proctor Normal

Masse du Sol Masse du ρh ρd


№ de Teneur en Masse du Humide+Moule sol
3
l’essai eau (%) Moule(g) (g) humide(g) (g/cm ) (g/cm3)
1 8 4978 6476 1498 1,498 1,38703704
2 10 4978 6575,7 1597,7 1,5977 1,45245455
3 12 4978 6666,7 1688,7 1,6887
87 1,50776857
4 14 4978 6734,6 1756,6 1,7566 1,54087719
5 16 4978 6795,8 1817,8 1,8178 1,56706897
6 18 4978 6838,3 1860,3 1,8603 1,57652542
7 20 4978 6873,7 1895,7 1,8957 1,57975
8 22 4978 6871,6 1893,6 1,8936 1,55213115
9 24 4978 6865,5 1887,5 1,8875 1,52217742

54
Les résultats de l’essai Proctor Normal sont illustrés à la figure 4.16.

La teneur en eau optimale est de 20% et la masse volumique sèche maximale correspondante
est de 1,58 g/cm3. Pour qu’on puisse trouver facilement pour chaque valeur de teneur une
masse volumique sèche maximale, une courbe de tendance est annexée à cette figure.

1,6
Masse volumique sèche (g/cm3)

1,55

1,5

1,45
y = -0,001x2 + 0,065x + 0,978
R² = 0,998
1,4

1,35
5 10 15 20 25
Teneur en eau (%)

Figure 4.16 Essai Proctor Normal

Pour estimer la résistance au poinçonnement du sol étudié, nous avons conduit trois différents
essais, à savoir : L’IPI, le CBR Immédiat et le CBR après immersion.

4.2.9 L’indice portant immédiat, CBR après immersion, CBR Immédiat selon la norme

NF P94-078.

On peut produire ce phénomène en compactant le matériau dans les conditions de l’essai


Proctor dans un moule CBR puis on mesure les forces à appliquer sur un piston cylindrique
pour le faire pénétrer à une vitesse constante de 1,27mm/min, dans une éprouvette de ce
matériau.

L’indice portant immédiat (IPI) est obtenu lorsque l’on effectue l’essai de poinçonnement,
sans surcharge aussitôt après la confection de l’éprouvette.

Il caractérise l’aptitude du sol à permettre la circulation des engins de chantier directement sur
sa surface lors des travaux (H = 0 => pas de surcharges).

55
La figure 4.16 montre une vue générale de l’appareil utilisé dans l’IPI, l’[Link] après
immersion et l’[Link] Immédiat.

Figure 4.17 Vue générale de l’appareil


l’appareil utilisé dans l’IPI, l’[Link] après immersion et l’[Link]
Immédiat.

Le tableau 4.13 présente les résultats de l’indice de portance immédiat.

Tableau 4.13 Résultats de l’indice portant immédiat

Enfoncement (mm) Lecture Force (kN)


0 0 0
0,625 31 0,79751123
1,25 63 1,620748628
2 90 2,315355183
2,5 101 2,598343039
5 137 3,524485112
7,5 160 4,116186992
10 181 4,656436535

La figure 4.18 illustre la relation


r Force-enfoncement
enfoncement dans l’essai IPI,
IPI nous pouvons
clairement noter que cette ne nécessite pas une correction.

56
5
4,5
4
3,5
Force (kN)

3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement (mm)

Figure 4.18 Relation Force-enfoncement dans l’essai IPI

Les valeurs particulières des deux forces ayant provoqué deux enfoncements conventionnels

(2,5 mm et 5mm) sont rapportées aux valeurs des forces observées sur un matériau de
référence pour les mêmes enfoncements (13,35 kN et 19,93 kN).

IPI = Max (19,46 ; 17,66) = 19,46%.


L’indice CBR après immersion est mesuré après 4 jours d’imbibition dans l’eau.

Dans ce cas, l’éprouvette est soumise aux surcharges annulaires.

Il caractérise l’évolution de la portance d’un sol support (ou constituant de chaussée)


compacté à différentes teneurs en eau et soumis à des variations de régime hydrique.

Tableau 4.14 Résultats de l’indice CBR après immersion

Enfoncement (mm) Lecture Force (kN)


0 0 0
0,625 20 0,514523374
1,25 40 1,029046748
2 60 1,543570122
2,5 71 1,826557978
5 80 2,058093496
7,5 83 2,135272002
10 88 2,263902846
12,5 89 2,289629014

57
2,5

2
Force (kN)

1,5

0,5

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Enfoncement (mm)

Figure 4.19 Relation Force-enfoncement dans l’essai [Link] après immersion

[Link] après immersion = max (13,68 ; 10,33) = 13,68

L’indice CBR immédiat mesure la résistance au poinçonnement d’un sol compacté


généralement à l’énergie Proctor modifié à sa teneur en eau à l’optimum (Wopt). En sus, dans
la mesure où le matériau est support ou constituant d’une structure de chaussée, l’éprouvette
de sol testé sera surchargée en tête par des disques annulaires représentant l’équivalent de la
contrainte imposée par la chaussée sur la plate-forme.

Il caractérise l’évolution de la portance d’un sol support (ou constituant de chaussée)


compacté à différentes teneurs en eau.

Tableau 4.15 Résultats de l’indice CBR immédiat

Enfoncement (mm) Lecture Force (kN)


0 0 0
0,625 23 0,59170188
1,25 45 1,157677592
2 75 1,929462653
2,5 91 2,341081352
5 118 3,035687907
7,5 139 3,575937449
10 152 3,910377642

58
4,5
4
3,5
3
Force (kN)

2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement (mm)

Figure 4.20 Relation Force-enfoncement dans l’essai [Link] immédiat

[Link] immédiat = (16,79 ; 15,23) = 16,79

Commentaire :

A titre comparatif, nous remarquons que l’indice de portance immédiat (IPI) a atteint une
valeur de 19,46%, par contre l’indice CBR immédiat a marqué une valeur de 16,79.
Finalement l’indice CBR après immersion a atteint une valeur plus faible que les deux
premières valeurs, à savoir 13,67%.

4.3 Essais de cisaillement en vue de valorisation des sédiments de barrage de Ain Dalia

Avant toute valorisation d’un sédiment de barrage, la détermination de sa résistance au


cisaillement est une tâche primordiale. Dans ce mémoire, nous avons réalisé différents essais
de cisaillement à l’appareil triaxial qui se trouve au niveau du Laboratoire de Génie Civil et
d’Hydraulique (LGCH), de l’université 8 Mai 1945 Guelma.

4.3.1 Essai à l’appareil triaxial

Dans cet essai, l’éprouvette de sol est placée dans une cellule dite «triaxiale».

L’éprouvette cylindrique d’un élancement h/d au moins égal à 2, h désignant la hauteur et d le


diamètre. A la base et au sommet de l’éprouvette sont disposées des plaques drainantes reliées
à l’extérieur à des dispositifs permettant soit d’assurer le drainage et de connaitre les

59
variations de volume, soit de mesurer la pression interstitielle dans l’éprouvette. La figure 4.2
présente en détail les principaux éléments de l’appareil triaxial.

Figure 4.21 Eléments principaux de l’appareil de triaxial

Types d’essais

Différentes modalités d’essais peuvent être définies, selon que les phases successives de
l’essai sont exécutées avec ou sans drainage. On distingue les principaux types d’essais
suivants :

Essais non consolidés-non drainés (UU) : la première étape de l’essai est effectuée à drainage
fermé, de même que le cisaillement.

Essais consolidés-non drainés (CU) : au cours de l’étape de consolidation, le drainage est


ouvert et l’on attend que les contraintes effectives deviennent égales aux contraintes totales
appliquées (surpressions interstitielles nulles). Au cours de l’étape de cisaillement, le drainage
est fermé et l’on peut, si nécessaire, mesurer la pression interstitielle pendant le chargement
jusqu’à la rupture (on parle alors d’essais CU avec mesure de u).

60
Essais consolidés-drainés (CD) : la première étape est identique à celle des essais CU. Le
cisaillement est exécuté en condition de drainage ouvert, on augmentant la charge
suffisamment lentement pour que la surpression interstitielle reste négligeable tout au long de
l’essai.

4.3.2 Matériaux utilisés

Les matériaux utilisés dans ce projet sont le sédiment de barrage de Ain Dalia et le sable
normalisé en différentes proportions:

Sable normalisé

Le sable utilisé dans cet essai est un sable normalisé passé sur un tamis de 2mm. Ce sable est
produit de la Société Nouvelle de Littoral (SNL), installée à LEUATE, (France), comme le
montre la figure 4.22.

Figure 4.22 Sable normalisé

Pour mieux connaitre ce sable avant son utilisation, nous avons réalisé une analyse
granulométrique et déterminé Cu et Cc. Les résultats sont illustrés au tableau 4

16 et à la figure 4.23. Ce sable, comme l’indique son nom rentre bien dans le fuseau des
sables pour les bétons.

61
Tableau 4.16 Résultats de l’analyse granulométrique de sable normalisé

Ouverture des Masse des refus Masse des refus Pourcentage des Tamisâts
tamis(mm) partie(g) cumulés(g) refus cumulés(%) cumulés(%)
RI(g) Rn(g) (Rn/M2)*100 100-(Rn/M2)*100
2 1,1 1,1 0,222 99,778
1,4 111,03 112,13 22,653 77,347
1 63,49 175,62 35,479 64,521
0,71 80,05 255,67 51,651 48,349
0,5 89 344,67 69,630 30,370
0,355 46,43 391,1 79,010 20,990
0,25 26,09 417,19 84,281 15,719
0,18 20,09 437,28 88,339 11,661
0,125 32,24 469,52 94,853 5,147
0,09 18,8 488,32 98,651 1,349
0,063 5,68 494 99,798 0,202
Passant 0,063 0,39 494,39 99,877 0,123

110

100

90

80
Tamisats cumulés (%)

70

60

50

40

30

20

10

0
0,01 0,1 1 10
Ouverture des tamis (mm)

Figure 4.23 Courbe granulométrique du sable normalisé


,$
Le coefficient d’uniformité est de Cu = =6 (4.9)
,"

( , )²
Le coefficient de courbure est de Cc = = 1,85 (4.10)
,$× ,"

62
Le sable de référence présente un coefficient d’uniformité Cu égale à 6 et un coefficient de
courbure Cc égal à 1.85, compris entre 1 et 3, donc les deux conditions sont vérifiées, ce qui
donne un sable propre bien gradué.

Sédiment + sable normalisé : le mélange de deux sols a été effectué par malaxage manuel à
l’état sec tout d’abord, puis à une teneur en eau optimale de 20% de la quantité entière.

Les différents pourcentages du sable utilisé :

10% de sable + 90 % de sédiment

20% de sable + 80% de sédiment

30% de sable + 70 % de sédiment

Fibres de Sisal

Les fibres de Sisal sont issues de l’Agave Sisalana, une plante originaire du Mexique qui
s’accommode dans la plupart des types de sols saufs ceux les sols argileux, très salins et
humides, elle pousse dans des climats chauds et arides souvent impropres aux autres cultures.

Sisal est également le nom des fibres extraite des feuilles de cette plante, situées à l’intérieur
de ses feuilles dans le sens de la longueur, sont plus abondantes vers la surface. Il faut donc
défibrer immédiatement la récolte afin d’éviter de les abîmer durant le nettoyage. Elles sont
très résistantes, épaisses et solides, utilisées dans le secteur de la construction (pour le
durcissement du béton), mais aussi en tant que matériaux composites pour l’industrie
automobile et navale, substituant et améliorant la fibre de verre, comme elles servent à la
fabrication de cordage, de tissus grossiers ,de tapis dans les plastiques et dans les produits de
papier.

63
Figure 4.24 Fibre de Sisal

Les différents pourcentages en masse de fibre utilisée sont:

0% de fibre + 100% de sédiment (échantillon témoins)

1% de fibre + 99% de sédiment

2% de fibre + 98% de sédiment.

4.3.3 Essais triaxiaux non consolidés non drainés

Les essais réalisés sur le sédiment de barrage de Ain Dalia sont au nombre de 18. Avant
d’avoir entamé ces essais, nous avons réalisé des essais préliminaires pour bien maitriser
l’essai triaxial qui est parmi les essais de cisaillement principaux en mécanique des sols, car il
offre une gamme de différents types d’essais tels que l’essai UU, CD et CU.

Les essais conduits sur le sol en question sont cités de la manière suivante :

a- Echantillon 01 : Echantillon témoins du sédiment de barrage

Après la mise en place de l’échantillon dans l’appareil triaxial, nous procédons directement à
la rupture de chaque spécimen du même échantillon sous une contrainte de confinement de
'( = 100 )*+, '( = 200 )*+, '( = 300 )*+ respectivement. Les relations déviateur-
Déplacement vertical sont rapportées dans la figure 4.25.

64
200
180
160
140
Déviateur (kPa)

120
100
80
60
Sigma3 = 100kPa
40
Sigma3 = 200kPa
20
Sigma3 = 300kPa
0
0 2 4 6 8 10 12
Déplacement vertical (mm)

Figure 4.25 Relation déviateur-déplacement vertical du sol témoins

Les détails des trois essais sont indiqués aux tableaux 4.17 et 4.18.

Tableau 4.17 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage témoin

Sample properties: Test results:


Additional
Cell pressure axial load
at failure
σ3 (kPa) (N)
Length = 100 mm
Diameter = 50 mm Test 1 100 300,93
Vertical deformation = 9 mm Test 2 200 348,34
Test 3 300 374,14

Tableau 4.18 Résultats de l’essai triaxial

Cell pressure Deviator stress Major [Link]


σ3 (kPa) (σ 1 - σ 3) (kPa) σ 1 (kPa)

Test 1 100 139,5 239,5


Test 2 200 161,4 361,4
Test 3 300 173,4 473,4

La figure 4.26 présente les résultats des trois essais. D’après les cercles de Mohr montrés à
cette figure, nous avons déterminé une cohésion c = 57 kPa et un angle de frottement interne
φ = 4,6°.

65
200,0
180,0
160,0
140,0
Shear stress (kPa)

120,0
100,0
80,0
60,0
40,0
20,0
0,0
0,0 100,0 200,0 300,0 400,0 500,0
Normal stress (kPa)

Figure 4.26 Détermination des paramètres de cisaillement de l’échatillon témoin

b- Echantillon 02: 99% Sédiment + 1% fibre

Les relations déviateur-Déplacement vertical sont illustrées dans la figure 4.27.

250

200
Déviateur (kPa)

150

100
Sigma3= 100kPa
Sigma3= 200kPa
50
Sigma3=300kPa

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement vertical (mm)

Figure 4.27 Relation déviateur-déplacement vertical pour 1% de fibre

Pour plus de détails, les données et résultats des trois essais sont indiqués aux tableaux 4.19 et
4.20.

66
Tableau 4.19 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 1% de fibre

Sample properties: Test results:


Additional
Cell pressure axial load
at failure
σ3 (kPa) (N)
Length = 100 mm
Diameter = 50 mm Test 1 100 152
Vertical deformation = 10 mm Test 2 200 189
Test 3 300 213

Tableau 4.20 Résultats de l’essai triaxial pour 1% de fibre

Cell pressure Deviator stress Major [Link]


σ3 (kPa) (σ 1 - σ 3) (kPa) σ 1 (kPa)

Test 1 100 69,7 169,7


Test 2 200 86,6 286,6
Test 3 300 97,6 397,6

La figure 4.28 présente les résultats des trois essais. D’après les cercles de Mohr montrés à
cette figure, nous avons déterminé une cohésion c = 20 kPa et un angle de frottement interne
φ = 4,5°.

200
180
160
140
120
Shear stress (kPa)

100
80
60
40
20
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450
Normal stress (kPa)

Figure 4.28 Détermination des paramètres de cisaillement du sédiment traité par 1% de fibre

67
c- Echantillon 03 98% Sédiment traité + 2% fibre

Les relations déviateur-Déplacement vertical sont montrées dans la figure 4.29.

250

200
Déviateur (kPa)

150

100 Sigma3= 100kPa


Sigma3 = 200kPa
50 Sigma3 = 300kPa

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacelment vertical (mm)

Figure 4.29 Relation déviateur-déplacement vertical pour 2% de fibre

Tous les détails concernant les trois essais triaxiaux sont illustrés dans les tableaux 4.21 et
4.22.

Tableau 4.21 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 2% de fibre

Sample properties : Test results :


Additional
Cell pressure axial load
at failure
σ3 (kPa) (N)
Length = 100 mm
Diameter = 50 mm Test 1 100 390,35
Vertical deformation = 10 mm Test 2 200 438,16
Test 3 300 499,37

Tableau 4.22 Résultats de l’essai triaxial pour 2% de fibre

Cell pressure Deviator stress Major [Link]


σ3 (kPa) (σ 1 – σ 3) (kPa) σ 1 (kPa)
Test 1 100 178,9 278,9
Test 2 200 200,8 400,8
Test 3 300 228,9 528,9

68
Les cercles de Mohr sont montrés à la figure 4.30. D’après cette figure, nous avons déterminé
les paramètres cisaillement, à savoir la cohésion c = 66 kPa et l’angle de frottement interne
φ = 6,9°.

300

250

200
Shear stress (kPa)

150

100

50

0
0 100 200 300 400 500 600
Normal stress (kPa)

Figure 4.30 Détermination des paramètres de cisaillement de sédiment traité par 2% de fibre
Maintenant, nous procédons à un deuxième type de traitement en utilisant le sable normalisé
en trois différentes teneurs : 10%, 20% et 30% respectivement.

d- Echantillon 04 : 90% Sédiment traité par 10% sable normalisé

Les résultats des trois essais sont rassemblés dans la figure 4.31.

69
160

140

Déviateur (kPa) 120

100

80

60
Sigma3=100kPa
40 Sigma3=200kPa
Sigma3=300kPa
20

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement vertical (mm)

Figure 4.31 Relation déviateur-déplacement vertical pour 10% de sable.

Tous les détails concernant les trois essais triaxiaux sont illustrés dans les tableaux 4.23 et
4.24.

Tableau 4.23 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 10% de sable

Sample properties: Test results:


Cell Additional
pressure axial load
at failure
σ3 (kPa) (N)
Length = 100 mm
Diameter = 50 mm Test 1 100 233,52
Vertical deformation = 10 mm Test 2 200 281,96
Test 3 300 308,57

Tableau 4.24 Résultats de l’essai triaxial pour 10% de sable

Cell pressure Deviator stress Major [Link]


σ3 (kPa) (σ 1 - σ 3) (kPa) σ 1 (kPa)
Test 1 100 107,0 207,0
Test 2 200 129,2 329,2
Test 3 300 141,4 441,4

Les cercles de Mohr sont montrés à la figure 4.30. D’après cette figure, nous avons déterminé
les paramètres cisaillement, à savoir la cohésion c = 42 kPa et l’angle de frottement interne
φ = 4,5°.
70
200,0

180,0

160,0

140,0

120,0
Shear stress (kPa)

100,0

80,0

60,0

40,0

20,0

0,0
0,0 50,0 100,0 150,0 200,0 250,0 300,0 350,0 400,0 450,0
Normal stress (kPa)

Figure 4.32 Détermination des paramètres de cisaillement de 90% sédiment + 10% de sable.

e- Echantillon 05 : 80% Sédiment traité par 20% sable normalisé

Les relations déviateur-déplacement vertical pour les trois différents essais sont montrées dans
la figure 4.33.

120

100

80
Déviateur (kPa)

60

40 Sigma3=100kPa
Sigma3=200kPa
20
Sigma3=300kPa

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement vertical (mm)

Figure 4.33 Relation contrainte-déplacement vertical pour 20% de sable

71
Encore une fois, les données et résultats des trois essais sur le sédiment traité par 20% de
sable sont indiquées dans les tableaux 4.26 et 4.27.

Tableau 4.25 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 20% de sable

Sample properties: Test results:


Additional
Cell pressure axial load
at failure
σ3 (kPa) (N)
Length = 100 mm
Diameter = 50 mm Test 1 100 139
Vertical deformation = 10 mm Test 2 200 164
Test 3 300 200

Tableau 4.26 Résultats de l’essai triaxial pour 20% de sable


Cell pressure Deviator stress Major [Link]
σ3 (kPa) (σ 1 - σ 3) (kPa) σ 1 (kPa)
Test 1 100 63,7 163,7
Test 2 200 75,2 275,2
Test 3 300 91,7 391,7

Une synthèse des résultats est présentée à la figure 4.34. D’après cette figure, nous avons
déterminé une cohésion c = 24 kPa et un angle de frottement interne φ = 3,4°.

72
180,0

160,0

140,0

120,0
Shear stress (kPa)

100,0

80,0

60,0

40,0

20,0

0,0
0,0 50,0 100,0 150,0 200,0 250,0 300,0 350,0 400,0 450,0
Normal stress (kPa)

Figure 4.34 Détermination des paramètres de cisaillement de 80% sédiment + 20% de sable.

f- Echantillon 06 : 70% Sédiment traité par 30% sable normalisé

La figure 4.35 montre les résultats des relations déviateur- déplacement vertical.

120

100

80
Déviateur (kPa)

60

40 Sigma3= 100kPa
Sigma3= 200kPa
20 Sigma3= 300kPa

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement vertical (mm)

Figure 4.35 Relation déviateur-déplacement vertical pour 30% de sable

Tous les détails nécessaires pour les trois essais sont illustrés dans les tableaux 4.28 et 4.29.

73
Tableau 4.27 Données de l’essai triaxial (UU) du sédiment de barrage traité par 30% de sable

Sample properties: Test results:


Additional
Cell pressure axial load
at failure
σ3 (kPa) (N)
Length = 100 mm
Diameter = 50 mm Test 1 100 138,6
Vertical deformation = 10 mm Test 2 200 157,51
Test 3 300 210,48

Tableau 4.28 Résultats de l’essai triaxial pour 30% de sable


Cell pressure Deviator stress Major [Link]
σ3 (kPa) (σ 1 - σ 3) (kPa) σ 1 (kPa)
Test 1 100 63,5 163,5
Test 2 200 72,2 272,2
Test 3 300 96,5 396,5

D’après les cercles de Mohr montrés à la figure 4.36, nous avons déterminé une cohésion c =
20 kPa et un angle de frottement interne φ = 4,5°.

180,0

160,0

140,0

120,0
Shear stress (kPa)

100,0

80,0

60,0

40,0

20,0

0,0
0,0 50,0 100,0 150,0 200,0 250,0 300,0 350,0 400,0 450,0
Normal stress (kPa)

Figure 4.36 Détermination des paramètres de cisaillement de sédiment traité par 30% de
sable

74
4.4 Analyse des résultats
Maintenant, nous procédons à l’analyse des résultats d’essais triaxiaux réalisés sur différents
échantillons.

4.4.1 Analyse des résultats des essais triaxiaux réalisés sur des échantillons témoins et du
sol traité par les fibres de Sisal.
Nous avons rassemblé les résultats réalisés sur ce jeu d’échantillons afin d’étudier l’effet de
l’ajout de fibre de Sisal sur les paramètres de cisaillement. Pour cela, nous avons dressé le
tableau 4.29. Pour mieux illustrer les résultats, un histogramme est présenté à la figure 4.37.

Tableau 4.29 Résultats finaux des essais triaxiaux traité par différents teneur en fibre
Témoins 1% de fibre 2% de fibre
C (kPa) 57 28 66
φ (°) 4,6 3,4 6,9

Vue le manque du temps alloué à la réalisation de ce mémoire de Master et aux difficultés

rencontrées durant le travail expérimental, nous nous sommes contentés de réaliser un faible
nombre d’essais triaxiaux au Laboratoire de Génie Civil et d’Hydraulique de l’Université 8
Mai 1945 Guelma.

Les résultats du premier jeu d’essais indiquent que la cohésion et l’angle de frottement interne
diminuent avec 1% de Sisal, ensuite ils augmentent avec 2% de Sisal.

70 66 kPa
Cohésion (kPa), Angle de frottement

phi (°) c (kPa)


60 57 kPa

50
interne (°)

40

30 28 kPa

20

10 6,9°
4,6° 3,5°
0
1 2 3
Teneur en fibre (%)

Figure 4.37 Résultats finaux des essais triaxiaux des échantillons du sol traité par les fibres de
Sisal

75
4.4.2 Analyse des résultats des essais triaxiaux réalisés sur des échantillons du sol traité
par le sable normalisé en trois différentes proportions.

Les résultats des essais triaxiaux sur des échantillons du sol traité par le sable normalisé sont
présentés au tableau 4.30 et à la figure 4.38.

Nous notons clairement que la valeur de la cohésion diminue avec l’augmentation de la teneur
en sable, ce qui est très logique car le sol devient de plus pulvérulent. Par contre pour l’angle
de frottement interne, nous remarquons qu’il reste pratiquement inchangé, et demande encore
plus d’essais avec plus de teneurs en sable (exemple : 40 % et 50%) pour mieux expliquer
l’effet de l’ajout de sable sur ce dernier paramètre.

Tableau 4.30 Résultats finaux des essais triaxiaux traité par différents teneur en sable
Témoin 10% de sable 20% de sable 30% de sable
C (kPa) 57 42 24 20
φ (°) 4,6 4,5 3,4 4,5

60 57 kPa
Cohésion (kPa), Angle de frottement

phi (°) c (kPa)


50
42 kPa
40
interne (°)

30
24 kPa
20 kPa
20

10 6° 4,5° 4,5°
3,4°
0
0 10 20 30
Teneur en sable (%)

Figure 4.38 Résultats finaux des essais triaxiaux des échantillons du sol traité par le sable
normalisé

76
4.5 Conclusion
En vue de valorisation de sédiment de barrage de Ain Dalia, nous avons conduit des
essais triaxiaux non consolidés non drainés sur ce sol non traité, ensuite nous avons procédé à
son traitement en deux façons, à savoir par les fibres de Sisal et par le sable normalisé
respectivement.

Les résultats du sol traité par les fibres de Sisal indiquent que la cohésion et l’angle de
frottement interne diminuent avec 1% de Sisal, ensuite ils augmentent avec 2% de Sisal.

Concernant le sol traité par le sable normalisé, nous notons clairement que la valeur de la
cohésion diminue avec l’augmentation de la teneur en sable, ce qui est très logique car le sol
devient de plus pulvérulent. Par contre pour l’angle de frottement interne, nous remarquons
qu’il reste pratiquement inchangé, et demande encore plus d’essais avec plus de teneurs en
sable (exemple : 40 % et 50%) pour mieux expliquer l’effet de l’ajout de sable sur ce dernier
paramètre.

77
Conclusion générale et perspectives
L’envasement est un phénomène naturel très complexe qu’il faut étudier de l’amont à
l’aval du barrage, il est devenu actuellement une réelle menace pour l’infrastructure
hydraulique, tant au niveau de la réduction rapide de la capacité utile du barrage qu’à celui de
la sécurité de l’ouvrage lui-même.
Le dragage constitue la phase ultime qui traduit clairement les insuffisances des autres
moyens de lutte contre la sédimentation utilisés en amont. Le dragage en Algérie étant un
dragage d’entretien des retenues de barrages, il doit s’inspirer des moyens et méthodes utilisés
dans le monde malgré la particularité des sites et du climat. L’adoption des techniques de
dragage doit passer par la caractérisation et l’identification de la vase pour le choix des
moyens de vidange.
Des quantités importantes sont évacuées périodiquement par les vannes de fond des
barrages et posent de graves problèmes à l’aval de l’ouvrage. Au lieu de rejeter la vase issue
du dragage dans le milieu naturel comme un déchet, on lui donne une valeur par son
réutilisation dans le domaine de Génie Civil.
D’après les travaux déjà réalisés dans ce domaine, le traitement et l’étude de la vase en vue de
sa valorisation a donné de très bons résultats. La réutilisation de la vase vise deux objectifs:
éviter les problèmes d'ordres écologiques posés par le rejet des sédiments dans la nature d'un
coté et de faire l'économie par la vente de cette vase.
Le bassin de Medjerda situé dans une région à vocation agricole, et en plus il est trop
aggloméré, ce qui demande la construction des barrages. Cette région compte quatre
barrages, à savoir le barrage de Teffech (en exploitation), le barrage sur l’oued Djedra et le
barrage sur l’oued El Ghanem (en projet), en fin le barrage de Ain Dalia qui est notre projet
d’étude.
En vue de valorisation de sédiment de barrage de Ain Dalia, nous avons conduit des
essais triaxiaux non consolidés non drainés sur ce sol non traité. Ensuite, nous avons procédé
à son traitement en deux façons, à savoir par les fibres de Sisal et par le sable normalisé
respectivement.

Les résultats du sol traité par les fibres de Sisal indiquent que la cohésion et l’angle de
frottement interne diminuent avec 1% de Sisal, ensuite ils augmentent avec 2% de Sisal.

Concernant le sol traité par le sable normalisé, nous notons clairement que la valeur de la
cohésion diminue avec l’augmentation de la teneur en sable, ce qui est très logique car le sol
devient de plus pulvérulent. Par contre pour l’angle de frottement interne, nous remarquons

78
qu’il reste pratiquement inchangé, et demande encore plus d’essais avec plus de teneurs en
sable (exemple : 40 % et 50%) pour mieux expliquer l’effet de l’ajout de sable sur ce dernier
paramètre.

Afin de mieux valoriser le sédiment de Ain Dalia, il serait intéressant de réaliser des essais de
compression et de flexion sur des éprouvettes confectionnées par le sol en question en vue de
son utilisation dans la fabrique des briques.

79
Références bibliographiques
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béton à base de sédiments de dragage, Thèse délivré conjointement par Mines Douai,
l’Université Lille 1 et l’Université de Sherbrooke, 2013.

2 - Agostini F. Inertage et valorisation des sédiments de dragage marins, Thèse de doctorat,


Ecole centrale de Lille, 2006.

3 - Alviset L. Matériaux de Terre Cuite "Techniques de l'Ingénieur" 1994.

4 - Belas N., Belaribi O., Mebrouki A., Bouhamou N. Valorisation des sédiments de
dragage dans les bétons, INVACO2 : Séminaire International, Innovation & Valorisation en
Genie Civil & Materiaux de Construction, Rabat – Maroc / 23-25 Novembre 2011.

5 - Benasla M. Caractérisation de la vase de dragage du barrage de l’Oued Fodda et


valorisation en tant que matériau de construction, Thèse de doctorat, Université des Sciences
et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, 2015.

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valorisation des sédiments de dragage des ports de Tanger et Larache (Maroc). Revue
Paralia, Volume 4 pp 5.1-5.13, 2011.

7 - Bouanani A. Production et transport des sédiments en suspension dans l’Oued Skik


(Tafna Nord-Ouest Algérie), 2004.

8 - GTR. Guide technique pour la réalisation des remblais et des couches de forme. Editions
du SETRA-LCPC, Fascicules I & II, 2000, 98.

80
9 - Houaria M. Etude des propriétés physico-chimiques des sédiments du Barrage de Sidi
M’Hamed Benaouda (W .Relizane) en vue de leur Valorisation, mémoire de magister,
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, 2015.

10 - Layeb A.,Halbaoui A. Caractérisations physico-mécaniques d'un bloc de terre stabilisé


avec la chaux à base des fibres (déchet de pneu usés - Verre), mémoire de master
académique, 2017.

11 - Marouf H. Valorisation des sédiments issus du dragage du barrage de Bouhanifia et du


port d’Oran, Thèse de doctorat, Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem,2018.

12 - Oumrani N. Influence des sédiments sur la stabilité d’un barrage en exploitation cas du
barrage CHEURFAS II, Thèse université de Tlemcen, 2009.

13 – Remini B . Valorisation de la vase des barrages quelques exemples Alégriens,


Laboratoire de Recherche en Hydraulique Souterraine et de Surface Chercheur au laboratoire
LARHYSS, Biskra, Algérie, 2006.

14 - Remini W., Remini B. La sédimentation dans les barrages de l’Afrique du nord,


Larhyss Journal, ISSN 1112-3680, n° 02, pp. 45-54, Juin 2003.

15 – Samara M. Valorisation des sédiments fluviaux pollués après inertage dans la brique
cuite, Thèse de doctorat Laboratoire de Mécanique de Lille France, 2007.

18 - Seklaoui O. Valorisation des sédiments du barrage d’El Mardja Sidi Abed : Etude
technico-économique, Thèse de doctorat, Université Mouloud Mammeride Tizi-
Ouzou, 2016.

17 - Semcha A. Valorisation des sédiments de dragage : Applications dans le BTP, cas du


barrage de Fergoug. Thèse de l’université de Reims Champagne-Ardenne, 2006.

81
Annexe
Echantillon 01 : Echantillon témoins du sédiment de barrage

100kPa 200kPa 300kPa


DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur
(mm) (kPa) (mm) (kPa) (mm) (kPa)
0 0 0 0 0 0
0,0466 1,751195788 0,0265 6,130315942 0,0456 12,43345155
0,2291 2,622048375 0,1527 32,88755413 0,1941 30,95050615
0,4083 13,43549363 0,3754 45,55630461 0,4232 43,78995038
0,5748 35,01306788 0,6279 60,06367634 0,6851 54,98493801
0,7902 48,49504406 0,927 69,77504967 0,9789 64,18968403
1,0468 59,6390886 1,2547 79,06163424 1,3035 74,52767292
1,3364 65,85782735 1,6058 92,05346322 1,6663 83,380766
1,6673 65,98259421 1,9792 101,3214495 2,0375 91,8242486
2,0237 73,80914541 2,4087 109,7715692 2,449 100,3239729
2,3854 80,03601564 2,8394 117,2856637 2,8722 107,716363
2,7842 82,94790801 3,2965 123,8474778 3,3432 118,8932803
3,2085 89,36572318 3,7844 130,9767327 3,83 130,067108
3,6465 93,85999119 4,2999 135,8083385 4,3392 141,4005997
4,1037 97,27880906 4,8271 139,729138 4,8833 149,9529554
4,5736 102,9856487 5,3744 142,2420889 5,4465 153,4483367
5,0742 109,2638029 5,9503 145,4967544 6,0373 155,6966247
5,5674 113,3287413 6,5443 150,3099012 6,6281 159,3125342
6,0893 117,3094383 7,1701 154,1837015 7,2358 162,0419979
6,6047 121,41389 7,7821 158,9830959 7,8468 165,6879797
7,1574 124,4365158 8,4185 159,1549308 8,4959 169,0098907
7,7344 126,8969266 9,0878 160,0063983 9,1578 171,1285641
8,3156 128,9886946 9,7655 160,1237174 9,8504 171,8215555

82
Echantillon 02: 99% Sédiment + 1% fibre

FIB100 FIB200 FIB300


DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur
(mm) (kPa) (mm) (kPa) (mm) (kPa)
0 0 0 0 0 0
0,0148 12,08685072 0,0328 13,31096624 0,0413 13,31096624
0,1357 41,99133564 0,1644 36,38226939 0,2216 36,38226939
0,3351 60,06803015 0,3691 53,93670781 0,456 53,93670781
0,577 71,94112542 0,6035 68,61042155 0,7254 68,61042155
0,8612 81,2857354 0,8824 81,7884302 0,9429 81,7884302
1,1921 88,11168057 1,1943 93,13305487 1,2208 93,13305487
1,5581 94,16923068 1,5697 98,81138522 1,5507 98,81138522
1,9452 98,60926168 1,9664 107,3475411 1,906 106,7240733
2,3748 104,334135 2,3907 120,2190548 2,3324 116,8727419
2,8044 110,688112 2,8266 126,6669872 2,746 129,6653942
3,2774 114,2144609 3,2902 134,5315593 3,2095 139,8999927
3,7791 118,5090524 3,7929 142,262022 3,6943 150,6745114
4,3063 122,5542342 4,3052 148,0417568 4,1981 158,9491636
4,8387 126,3759516 4,8122 158,4297403 4,738 165,3957964
5,3765 131,4654465 5,351 160,1896957 5,2757 173,0950263
5,9471 134,9560894 5,9312 165,9645823 5,8209 180,0197754
6,539 137,0539147 6,5305 169,4926298 6,3778 186,1712979
7,1733 137,7504723 7,1457 175,2075024 7,0036 191,6066937
7,7853 142,657973 7,7651 178,239363 7,6304 196,3053985
8,4397 145,6569052 8,4185 181,9546654 8,2806 200,8668877
9,1164 148,8768743 9,0857 184,9270038 8,952 205,3009488
9,8005 152,0249851 9,7518 188,6339096 9,6446 208,8024458
10,468 156,2317437 10,427 190,0471664 10,293 212,9615847

83
Echantillon 03 98% Sédiment traité + 2% fibre

FIB2-
FIB2-100kPa 200kPa FIB2-300kPa
DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur
(mm) (kPa) (mm) (kPa) (mm) (kPa)
0 0 0 0 0 0
0,0625 0,17508154 0,0307 3,678136894 0,0466 16,32636697
0,2004 11,9032503 0,211 19,60754722 0,2057 28,55245576
0,4019 25,86557076 0,3669 42,06871876 0,4444 42,46454604
0,5939 35,3815833 0,5833 64,61832274 0,6777 53,6628824
0,787 50,75379246 0,8655 75,20182575 0,8877 80,42082091
1,0447 68,48231026 1,1868 84,31086535 1,172 96,96018604
1,3428 81,93121113 1,5326 101,7830878 1,5029 119,2452156
1,6588 97,00359937 1,8922 115,6802414 1,8508 137,9088759
2,0067 110,7379202 2,3154 124,5914075 2,256 153,7812377
2,379 115,787557 2,7365 136,3274549 2,6675 166,947798
2,7619 124,3637157 3,1905 145,3572696 3,1215 178,0481734
3,1798 132,648113 3,6847 154,2320499 3,6062 185,6034874
3,6126 139,3173561 4,2002 162,1373793 4,1058 191,6955834
4,0581 144,2207634 4,721 168,0997253 4,6319 197,1637087
4,528 147,5317192 5,2609 172,1278656 5,1824 205,6571042
5,0233 153,7529074 5,8283 174,8916707 5,77 211,6502766
5,5133 156,7670572 6,4361 178,0240278 6,3491 216,9094152
6,033 159,691244 7,063 182,3657821 6,9569 219,7438186
6,5581 162,2357023 7,675 187,1521345 7,5689 225,0977451
7,1149 168,7594035 8,3071 192,1346946 8,2223 227,5273444
7,6845 171,7642039 8,9753 197,5926906 8,8788 228,2950452
8,27 173,086052 9,6616 199,4255846 9,5587 230,5539018
8,8502 175,0280469 10,322 200,1697019 10,271 232,3766262
9,4622 177,1828897 11,057 199,7751306 10,999 232,3365891
10,089 178,7914358 11,806 203,1921469

84
Echantillon 04 : 90% Sédiment traité par 10% sable normalisé

100kPa 200kPa 300kPa


DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur
(mm) (kPa) (mm) (kPa) (mm) (kPa)
0 0 0 0 0 0
0,0053 2,803060803 0,0222 2,802587061 0,0222 7,895699644
0,1644 15,74228898 0,2036 15,73610784 0,1994 20,82085569
0,3659 34,38873753 0,4433 34,3620229 0,4189 39,44334828
0,6098 45,6232916 0,7223 45,57165049 0,6957 53,17206502
0,9026 54,68783159 0,9768 54,64688363 0,9588 64,74761689
1,2229 61,08782445 1,2462 61,07341477 1,2409 71,13875059
1,5825 66,2099595 1,5729 66,21641786 1,5835 76,23643907
1,9633 70,07901041 1,9367 86,58844518 1,9537 89,51032819
2,3907 73,02050792 2,3493 94,61124113 2,379 98,01387106
2,8213 76,61424153 2,7863 100,8288809 2,8118 104,2334781
3,2976 80,64280632 3,2605 105,7580066 3,2827 108,9707857
3,8003 84,10000263 3,7653 110,0987719 3,7929 112,6059261
4,3328 87,82570612 4,2946 113,8518849 4,3073 119,3940707
4,8865 90,15189918 4,8239 117,0573908 4,8462 125,7358338
5,4486 92,60064519 5,3616 119,5490782 5,4009 126,4967792
6,0362 94,65787799 5,928 124,4357388 5,9874 129,3331769
6,6143 95,22201585 6,5072 127,7655554 6,5697 132,1350988
7,2263 97,0366586 7,1234 130,0130459 7,1902 134,6711331
7,8415 99,62319766 7,7386 131,5770705 7,8298 137,1378009
8,4927 102,7650753 8,4121 130,0800128 8,4843 140,1873204
9,1726 105,5041454 9,0867 130,5992943 9,1472 141,860885
9,8727 107,216134 9,756 129,6240359 9,8398 141,7255879
10,569 108,5837215 10,444 128,4670099 10,529 141,7406601

85
Echantillon 05 : 80% Sédiment traité par 20% sable normalisé

100kPa 200kPa 300kPa


DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur
(mm) (kPa) (mm) (kPa) (mm) (kPa)
0 0 0 0 0 0
0,0424 14,53674847 0,0328 14,53674847 0,0392 12,25907437
0,2121 13,81170272 0,175 29,03264939 0,1866 24,65741827
0,4423 18,66339176 0,4136 33,67420516 0,4094 32,97752721
0,717 22,78704168 0,6936 35,31928488 0,6745 39,15489132
1,0161 26,18661179 1,0012 37,9851789 0,9758 44,2405621
1,3512 29,20919105 1,3512 40,78924351 1,3099 48,41395441
1,714 32,02881882 1,732 44,41933864 1,6832 51,67266559
2,1011 34,64713388 2,1658 44,73759108 2,0958 55,23133524
2,5572 37,55891277 2,606 48,29015802 2,5509 59,24388993
2,991 39,77121906 3,0504 50,44540063 2,9868 61,69703458
3,4737 43,12458742 3,5267 51,88818652 3,463 64,43832455
3,9902 46,09008407 4,0273 53,46701208 3,9711 67,29850114
4,5142 47,84602272 4,5852 55,32891841 4,4834 69,78112891
5,0519 49,90216748 5,1431 57,66796967 5,0095 72,56151541
5,6014 51,10412237 5,7095 59,47074277 5,56 74,45509119
6,1815 52,10439567 6,3056 61,71993308 6,1465 75,79996887
6,767 54,22997422 6,8933 63,94148868 6,749 76,94751391
7,3949 55,16207001 7,5074 66,76146966 7,3896 81,45280469
8,0154 57,04638413 8,147 69,19623861 8,0101 83,00178853
8,6837 59,83241215 8,8035 70,1418623 8,6699 86,08664495
9,3657 61,76799111 9,4855 71,67844638 9,3402 88,78933546
10,044 63,67033439 10,195 74,89087366 10,004 91,60978462

86
Echantillon 06 : 70% Sédiment traité par 30% sable normalisé

100kPa 200kPa 300kPa


DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur DEPL VER Déviateur
(mm) (kPa) (mm) (kPa) (mm) (kPa)
0 0 0 0 0 0
0,0392 9,631984371 0,0286 8,582363896 0,0233 5,955311019
0,1941 22,20744829 0,175 22,56156877 0,2015 9,966123258
0,4242 29,65816759 0,3966 31,76044432 0,4348 14,30381154
0,6904 34,45076837 0,6459 37,94739505 0,6926 21,74847237
1,0118 37,98111175 0,9386 42,69531201 0,9471 42,69164852
1,3693 40,95460192 1,2706 46,184537 1,2643 53,27603334
1,7501 42,86208195 1,6461 49,11081289 1,6228 59,80812556
2,1521 44,40091462 2,0619 50,95974291 2,0131 64,71727756
2,6007 46,24506856 2,5116 53,1195072 2,4522 68,36296916
3,0451 47,56272522 2,9635 54,23267659 2,8871 71,28868512
3,5224 49,01927085 3,4524 55,65135476 3,3655 73,9847122
4,0199 50,44455893 3,9573 57,04339477 3,8788 77,12710246
4,5481 51,3388263 4,4749 58,74088039 4,406 79,88892359
5,0944 53,20611961 5,0021 60,25083316 4,9416 82,93760656
5,6406 55,04859138 5,5441 61,72594423 5,4953 84,44281396
6,2367 56,01437693 6,1338 63,3154536 6,0861 84,90046202
6,8402 57,77521168 6,7204 64,71598942 6,6737 86,00472578
7,4734 58,8437124 7,3642 66,05314787 7,3069 86,88502496
8,1035 59,24819684 8,0038 67,53261549 7,937 88,70971192
8,7611 60,2650829 8,6741 68,79915482 8,5946 90,95838429
9,4336 61,24650841 9,3307 70,21212579 9,266 93,47034885
10,116 63,46369027 10,014 72,20425298 9,9554 96,5490953
10,811 65,6263839 10,688 74,79368151 10,646 98,1573946

87
88

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