Direction Générale des Impôts
Recueil de textes fiscaux du
Burkina
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina FasoPage |2
Préface
Conformément à ses attributions, la Direction Générale des
Impôts (DGI) a pour mission l’élaboration et l’application de la
législation fiscale intérieure, domaniale, foncière et cadastrale. En
plus de cette mission, l’Administration fiscale du Burkina Faso
s’est également donnée pour mission de diffuser la
réglementation fiscale { travers l’élaboration d’un « recueil de textes fiscaux
du Burkina Faso ».
Il s’agit pour la Direction Générale des Impôts, { travers cette mission,
d’appliquer un principe de transparence dans ses relations avec les
contribuables et permettre à ceux-ci d’exercer leurs droits et obligations dans les
meilleures conditions.
En outre, la production du Recueil des textes fiscaux du Burkina Faso vise à
pallier l’absence d’un Code Général des Impôts, toujours en voie de finalisation.
C’est ainsi que depuis l’année 2014, la DGI a entrepris d’assurer une régularité
dans la mise à jour du recueil.
Le recueil qui est ainsi à sa deuxième édition est mis à jour des dispositions de la
loi de finances 2016 et comprend :
- les dispositions de la fiscalité intérieure ;
- les dispositions communautaires (Directives et règlements de l’UEMOA et
de la CEDEAO) ;
- les conventions internationales en matière de lutte contre la double
imposition et l’évasion fiscale.
Tout en espérant que ce recueil soit d’une grande utilité aussi bien pour les
agents que pour les usagers de l’administration fiscale, je saisis encore une fois
l’opportunité de cette réédition pour inviter l’ensemble des utilisateurs { un plus
grand sens du civisme fiscal.
Adama SANOU
Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabè
Directeur Général des Impôts
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |i
Avertissement
Le présent document est un recueil de textes fiscaux. Il ne s'agit pas d'un Code
général des impôts entendu dans son acception formelle, c'est à dire consacré
par un vote de la Représentation Nationale.
Il regroupe les dispositions fiscales à jour à la date de son édition et tient lieu à
cet effet de document de première portée pour les agents dans leur tâche
quotidienne.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |ii
Sommaire
SOMMAIRE GENERAL
IMPÔT SUR LES SOCIETES 2
CODE DES IMPÔTS DIRECTS ET INDIRECTS 70
CODE DE L’ENREGISTREMENT, DU TIMBRE ET DE L’IMPÔT SUR LES VALEURS
MOBILIERES 236
CODE DES INVESTISSEMENTS 462
LOI SCADD 494
CODE MINIER DU BURKINA FASO 500
LIVRE DE PROCEDURES FISCALES 578
IMPOTS ET TAXES D’ETAT 660
LEGISLATION DOMANIALE ET FONCIERE 678
TAXES COMMUNALES 920
TAXES PARAFISCALES 938
CONVENTIONS FISCALES INTERNATIONALES 946
FISCALITE COMMUNAUTAIRE CEDEAO 996
FISCALITE COMMUNAUTAIRE UEMOA 1056
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |iii
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |1
Impôt sur les sociétés
LOI N°08-2010/AN DU 29/01/2010 PORTANT CREATION D’UN
IMPÔT SUR LES SOCIETES
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |2
Impôt sur les sociétés
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |3
Impôt sur les sociétés
TABLE DES MATIERES_
CHAPITRE I : IMPÔT SUR LES SOCIETES 7
Section 1 : Champ d'application ________________________________________ 7
Paragraphe 1 : Personnes imposables ___________________________________ 7
Paragraphe 2 : Exemptions ___________________________________________ 9
Paragraphe 3 : Territorialité __________________________________________ 10
Section 2 : Bénéfice imposable ________________________________________ 10
Paragraphe 4 : Définition ____________________________________________ 10
Paragraphe 5 : Période d’imposition ___________________________________ 10
Paragraphe 6 : Détermination du bénéfice imposable _____________________ 11
A. Les produits imposables ________________________________________ 11
B. Les charges déductibles _________________________________________ 12
Charges de personnel et autres rémunérations ________________________ 12
Frais de siège ___________________________________________________ 14
Limitation de déduction de sommes versées dans un régime fiscal privilégié 15
Dépenses locatives ______________________________________________ 16
Primes d’assurances _____________________________________________ 16
Frais d’hôtels et de restaurants, libéralités, dons, subventions ____________ 17
Charges financières ______________________________________________ 17
Impôts, taxes, amendes et pénalités diverses _________________________ 18
Amortissements _________________________________________________ 18
Amortissements accélérés_________________________________________ 19
Amortissements dégressifs ________________________________________ 19
Provisions ______________________________________________________ 25
Provisions pour la reconstitution de gisements de substances minérales
concessibles ____________________________________________________ 27
Hydrocarbures liquides ou gazeux __________________________________ 27
Report de déficits________________________________________________ 29
C. Les charges non déductibles _____________________________________ 30
Section 3 : Lieu d'imposition __________________________________________ 30
Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt ________________________________ 31
Minimum forfaitaire de perception _________________________________ 31
Acomptes provisionnels __________________________________________ 32
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |4
Impôt sur les sociétés
Imputation des crédits d'impôts ____________________________________ 33
Section 5 : Obligations et sanctions _____________________________________ 33
Section 6 : Régimes particuliers ________________________________________ 39
Paragraphe 1 : Cession ou cessation d'entreprises ________________________ 39
Paragraphe 2 : Régime des sociétés liées _______________________________ 40
Paragraphe 3 : Fusions de sociétés et apports partiels d'actifs_______________ 42
Section 7 : Contrôle des déclarations ___________________________________ 43
CHAPITRE II : DISPOSITIONS COMMUNES AUX IMPÔTS SUR LES BENEFICES 44
Section 1 : Obligations déclaratives _____________________________________ 44
Section 2 : régimes d’imposition _______________________________________ 44
Paragraphe 1 : Régime du Réel Normal d’Imposition (RNI) _________________ 44
Paragraphe 2 : Régime du Réel Simplifié d'Imposition (RSI) _________________ 45
L'option peut être dénoncée à tout moment par l'administration fiscale en
cas de manquements aux obligations prescrites par les articles 372 et
suivants du code des impôts. __________________________________________ 45
Section 3 : Déclaration des commissions, courtages, ristournes, honoraires,
droits d'auteur, rémunérations d'associés et parts de bénéfices ______________ 46
Section 4 : Déclaration des revenus mobiliers ____________________________ 48
Section 5 : Déclaration des revenus fonciers. _____________________________ 50
Section 6 : Imposition des plus-values de cession __________________________ 50
Section 7 : Réduction d'impôt pour réinvestissement de bénéfices ___________ 51
Section 8 : Obligation de paiement par moyens scripturaux _________________ 55
Section 9 : Caisses enregistreuses ______________________________________ 55
Section 10 : Réévaluation des biens ____________________________________ 55
Paragraphe 1 : Biens non amortissables ________________________________ 56
Paragraphe 2 : Biens amortissables ____________________________________ 56
Section 11 : Prélèvement et retenue à la source à titre d’acompte d’impôt
sur les bénéfices ____________________________________________________ 57
Paragraphe 1 : Prélèvement à la source ________________________________ 57
Paragraphe 2 : Retenue à la source sur les sommes versées aux prestataires
résidents _________________________________________________________ 63
Paragraphe 3 : Retenue à la source sur les sommes versées aux prestataires
n’ayant pas d’installation professionnelle au Burkina Faso _________________ 66
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |5
Impôt sur les sociétés
Section 12 : Incitations au profit des petites industries et petites entreprises
et des micro-entreprises _____________________________________________ 68
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |6
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 1 :
Il est institué un impôt sur les sociétés.
CHAPITRE I : IMPÔT SUR LES SOCIETES
[LOI N° 008-2010/AN du 29 janvier 2010]
Section 1 : Champ d'application
Article 2 :
Il est établi, au profit du budget de l’Etat, un impôt sur l'ensemble des bénéfices
ou revenus des sociétés, des autres personnes morales et des organismes
assimilés visés à l'article 3 ci-après. Cet impôt est désigné sous le nom d’impôt
sur les sociétés.
Les sociétés et autres personnes morales concernées par l’impôt sur les sociétés
sont désignées par le terme « sociétés ».
Paragraphe 1 : Personnes imposables
Article 3 :
1. Sont passibles de l’impôt sur les sociétés en raison de leur forme :
a) les sociétés de capitaux ou assimilées quel que soit leur objet : les sociétés
anonymes et les sociétés à responsabilité limitée y compris celles ne
comprenant qu’un associé unique ;
b) les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les sociétés
en participation et les Groupements d’intérêt économique (GIE) ;
c) les sociétés coopératives et leurs unions, les associations et les organismes
légalement assimilés.
2. Sont imposables en raison de leurs activités :
a) les établissements publics, les organismes de l'Etat ou des collectivités
territoriales, qui jouissent de l'autonomie financière et se livrent à une
activité à caractère industriel ou commercial ou à des opérations à
caractère lucratif ;
b) les fonds créés par voie législative ou réglementaire ne jouissant pas de la
personnalité morale et dont la gestion est confiée à des organismes de droit
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |7
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
public ou privé, lorsque ces fonds ne sont pas expressément exonérés par
une disposition d’ordre législatif ;
c) les sociétés civiles qui :
- se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale,
industrielle, artisanale ou agricole, notamment :
lorsqu’elles se livrent { des opérations d'intermédiaire pour l’achat ou
la vente d'immeubles ou de fonds de commerce, d’actions ou parts de
sociétés immobilières ou lorsqu'elles achètent habituellement en leur
nom les mêmes biens en vue de les revendre ;
lorsqu’elles procèdent au lotissement et { la vente, après exécution
des travaux d'aménagement et de viabilisation de terrains acquis à
titre onéreux ;
lorsqu’elles donnent en location un établissement commercial ou
industriel muni du mobilier et du matériel nécessaire à son
exploitation, que la location comprenne ou non tout ou partie des
éléments incorporels du fonds de commerce ou d'industrie.
- comprennent parmi leurs membres une ou plusieurs sociétés de capitaux
ou qui ont opté pour ce régime d’imposition.
d) les sociétés de fait ;
e) toutes autres personnes morales se livrant à une exploitation ou à des
opérations à caractère lucratif, ou qui ne seraient pas assujetties à un autre
impôt sur les revenus.
3. Sont imposables sur option :
a) les syndicats financiers ;
b) les sociétés civiles professionnelles.
L’option est irrévocable et ne peut être exercée par les sociétés de personnes
issues de la transformation antérieure de sociétés de capitaux.
Pour être valable, l’option doit être signée par tous les associés et notifiée au
service du lieu d’imposition dans les trois mois du début de l’exercice fiscal.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |8
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 4 :
Nonobstant les dispositions de l’article 3, les associés ou membres des sociétés
en nom collectif, des sociétés en commandite simple, des sociétés en
participation, des sociétés de fait et des groupements d’intérêt économique sont
imposables sur option { l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Pour être valable, l’option doit être signée par tous les associés et notifiée au
service du lieu d’imposition dans les trois mois du début de l’exercice fiscal.
Paragraphe 2 : Exemptions
Article 5 :
Sont affranchis de l'impôt :
1. les sociétés coopératives de consommation qui se bornent à grouper les
commandes de leurs adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt
les denrées, produits ou marchandises qui ont fait l'objet de ces commandes ;
2. les établissements publics de l’Etat ou des collectivités territoriales n’ayant
pas un caractère industriel ou commercial ;
3. les caisses de crédit mutuel agricole fonctionnant conformément aux
dispositions légales qui les régissent ;
4. les institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit constituées
conformément à la loi n° 59-94/ADP du 15/12/1994 portant règlementation
des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit ;
5. la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest ;
6. les sociétés coopératives agricoles, associations d'intérêt général agricole,
sociétés d'assurances et de réassurances mutuelles agricoles fonctionnant
conformément aux dispositions légales qui les régissent ;
7. les sociétés de secours mutuels ;
8. les sociétés civiles professionnelles sous réserve de l’option prévue { l’article
3 ci-dessus ;
9. les centres de gestion agréés ;
10.les associations ou organismes sans but lucratif sous réserve du respect strict
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |9
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
de leur objet ;
11.les sociétés d’investissements en valeurs mobilières et les sociétés de gestion
et de portefeuille pour la partie des bénéfices provenant des produits nets de
leur portefeuille ou des plus-values qu’elles réalisent sur la vente des titres ou
des parts sociales faisant partie de ce portefeuille.
Paragraphe 3 : Territorialité
Article 6 :
Sous réserve des dispositions des conventions internationales relatives aux
doubles impositions, l'impôt sur les sociétés est dû { raison de l’ensemble des
produits, revenus et bénéfices réalisés par les sociétés exploitées au Burkina
Faso.
Section 2 : Bénéfice imposable
Paragraphe 4 : Définition
Article 7 :
1. Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d'après les résultats
d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les personnes
morales, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif,
soit en cours, soit en fin d'exploitation.
2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à
la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de
base à l'impôt, diminuée des suppléments d'apports et augmentée des
prélèvements effectués au cours de cette période par les associés. L'actif net
s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les
créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.
Paragraphe 5 : Période d’imposition
Article 8 :
L'impôt est établi chaque année sur les bénéfices réalisés l'année précédente.
Les contribuables sont tenus d’arrêter chaque année leurs comptes { la date du
31 décembre, sauf en cas de cession ou de cessation d’activités en cours
d’année.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |10
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Les sociétés nouvelles, créées antérieurement au 30 juin, sont tenues d’arrêter
leur premier exercice comptable au 31 décembre de la même année. Celles
créées postérieurement au 30 juin sont autorisées à arrêter leur premier
exercice comptable au 31 décembre de l’année suivante. L’impôt est établi sur
les bénéfices réalisés au cours de cette période.
Paragraphe 6 : Détermination du bénéfice imposable
Article 9 :
Le bénéfice imposable de chaque exercice comptable est déterminé d’après
l’excédent des produits sur les charges de l’exercice en application de la
législation et de la réglementation comptable en vigueur, sous réserve des
dispositions fiscales contraires en vigueur.
A. Les produits imposables
Article 10 :
Les produits imposables comprennent notamment :
- les ventes et les recettes ;
- les produits divers ou exceptionnels ;
- les revenus ou prestations accessoires ;
- les produits financiers et revenus bruts des capitaux mobiliers ;
- les produits de la location des immeubles bâtis et non bâtis, y compris les
revenus accessoires ;
- les bonus sur reprises et cessions d’emballages ;
- les travaux faits par l’entreprise pour elle-même ;
- les subventions d’exploitation et les subventions d’équilibre;
- les travaux en cours, évalués au prix de revient ;
- les reprises et les transferts de charges ;
- les dégrèvements obtenus de l’administration au titre des impôts
déductibles ;
- les plus-values de cessions d’éléments de l’actif immobilisé.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |11
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 11 :
Les stocks sont évalués au coût réel d’acquisition ou de production ou au cours
du jour de la clôture de l’exercice si celui-ci est inférieur au coût d’acquisition
ou de production.
Les matières premières et les marchandises payées d’avance mais non encore
réceptionnées, sont comprises dans les stocks.
Les travaux en cours sont évalués au prix de revient.
B. Les charges déductibles
Article 12 :
Le bénéfice net imposable est établi sous déduction de toutes charges
remplissant les conditions suivantes :
- être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la
gestion normale de l'entreprise ;
- correspondre à une charge effective et être appuyées de justifications
suffisantes. Les charges qui n’ont pas été inscrites dans la comptabilité de la
société ou qui n’ont pas été comptabilisées en tant que telles ne sont pas
déductibles ;
- entraîner une diminution de l'actif net de l'exploitation ou de l'entreprise ;
- être comprises dans les charges de l'exercice.
Les charges déductibles comprennent notamment celles explicitées aux articles
66 à 100 ci-après.
Charges de personnel et autres rémunérations
Article 13 :
Les rémunérations allouées aux salariés sont déductibles dans la mesure où elles
correspondent { un travail effectif. Cette disposition s’applique { toutes les
rémunérations directes ou indirectes y compris les indemnités, allocations,
avantages en nature et remboursements de frais.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |12
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 14 :
Les rémunérations de toute nature versées aux associés dirigeants des sociétés
de capitaux ou { leurs conjoints pour un emploi effectif exercé dans l’entreprise
sont déductibles, à condition qu’elles ne soient pas exagérées par rapport aux
rémunérations des emplois de même nature exercés dans l’entreprise ou dans
les sociétés similaires.
En cas d’exagération ou de rémunérations fictives, l’ensemble des rétributions
versées aux associés dirigeants ou à leurs conjoints sera considéré comme des
bénéfices distribués et traités comme tels.
Article 15 :
Les rémunérations versées aux gérants majoritaires de sociétés à responsabilité
limitée, { l’associé unique de la SARL et { l’administrateur unique de la société
anonyme sont admises en déduction { condition qu’elles correspondent { un
travail effectif, qu’elles ne soient pas excessives et qu’elles soient soumises {
l’impôt sur les bénéfices au nom de ces derniers après déduction des frais
professionnels fixés forfaitairement à 25% desdites rémunérations.
Les rémunérations versées aux gérants associés de sociétés en nom collectif, aux
gérants commandités de sociétés en commandite simple, aux membres des
sociétés en participation ou de sociétés civiles qui ont opté pour l’imposition {
l’impôt sur les sociétés sont admises en déduction dans les conditions ci-dessus.
Article 16 :
Les cotisations patronales obligatoires versées en vue de la constitution de la
retraite d’un expatrié et ayant un caractère obligatoire dans la limite de 20% du
salaire de base sont déductibles.
Article 17 :
Les sommes fixes et jetons de présence décidés par les assemblées générales
ordinaires alloués { titre d’indemnités de fonction en rémunération des activités
des administrateurs sont déductibles.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |13
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 18 :
Les rémunérations exceptionnelles allouées aux membres des conseils
d’administration conformément aux dispositions de l’article 432 de l’Acte
uniforme OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement
d’intérêt économique sont déductibles. Ces rémunérations donnent lieu à un
rapport spécial du commissaire aux comptes.
Article 19 :
Les allocations forfaitaires qu’une société alloue { ses dirigeants et aux cadres
pour frais de représentation et de déplacement sont déductibles, à condition
que ces frais ne figurent pas déjà parmi les frais habituels de cette nature
remboursés aux intéressés.
Article 20 :
A l’occasion des congés de leurs personnels sous contrat de travail expatrié, les
frais de transport aller et retour desdits personnels, de leurs épouses et de leurs
enfants { charge, { raison d’un voyage par an sont déductibles { condition que le
voyage ait été effectué.
En aucun cas, les charges de personnel ne peuvent donner lieu à des dotations à
un compte de provisions.
Frais de siège
Article 21 :
[Loi N°051-2012/AN du 08 novembre 2012, article 13]Lorsqu'une société
exerce une activité au Burkina Faso sans y avoir son siège social, la quote-
part des frais de siège incombant aux sociétés établies au Burkina Faso ne
peut dépasser 10 % du bénéfice imposable desdites sociétés avant
déduction des frais en cause. En cas de déficit, cette disposition s'applique
sur les résultats de l'exercice bénéficiaire le plus récent non prescrit. Si
aucun exercice non prescrit n'est bénéficiaire, le droit à déduction est
définitivement perdu.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |14
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Limitation de déduction de sommes versées dans un régime fiscal
privilégié
Article 22 :
[Loi N°051-2012/AN du 08 novembre 2012, article 11]1 [Loi N°37-2013/AN
du 21/11/2013 article 19]
Les intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances, dépôts et
cautionnements, les redevances de cession ou concession de licences
d’exploitation, de brevets d’invention, de marques de fabrique, procédés ou
formules de fabrication et autres droits analogues ou les rémunérations de
services, payés ou dus par des personnes morales domiciliées ou établies au
Burkina Faso à des personnes physiques ou morales qui sont domiciliées ou
établies hors du Burkina Faso et y sont soumises à un régime fiscal privilégié, ou
un pays non coopératif, ne sont admis comme charges déductibles pour
l’établissement de l’impôt que si le débiteur apporte la preuve que les dépenses
correspondent { des opérations réelles et qu’elles ne présentent pas un
caractère anormal ou exagéré.
Les personnes sont considérées comme soumises à un régime fiscal privilégié
dans l’Etat considéré si elles n’y sont pas imposables ou si elles y sont assujetties
à des impôts sur les bénéfices ou les revenus dont le montant est inférieur de
plus de la moitié { celui de l’impôt sur les bénéfices ou sur les revenus dont elles
auraient été redevables dans les conditions de droit commun au Burkina Faso, si
elles y avaient été domiciliées ou établies.
Sont considérés comme non coopératifs, les Etats et territoires qui ne se
conforment pas aux standards internationaux en matière de transparence et
d’échange d’informations dans le domaine fiscal, de manière { favoriser
l’assistance administrative nécessaire { l’application de la législation fiscale
burkinabè. La liste desdits Etats est fixée par décision du Ministre chargé des
Finances.
1
Cet article qui traitait des limites de déduction des rémunérations versées à l’étranger a été abrogé par la loi N°051-2012/AN du
08 novembre 2012 en article 11 et remplacé par la loi N°37-2013/AN du 21/11/2013en son article 19 traitant des limitations de
sommes versées dans un régime fiscal privilégié.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |15
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 23 :
Les dépenses d'études et de prospections exposées en vue de l'installation à
l'étranger d'un établissement de ventes, d'un bureau d'études ou de
renseignements ainsi que les charges de fonctionnement dudit établissement ou
bureau pendant les trois premiers exercices sont déductibles pour la
détermination du bénéfice imposable afférent à ces trois exercices.
Les sommes déduites des bénéfices par application de l'alinéa précédent,
devront faire l'objet d'un relevé spécial annexé à la déclaration annuelle de
résultat.
Elles seront rapportées par fractions égales aux bénéfices imposables des cinq
derniers exercices consécutifs à partir du quatrième suivant celui de la création
de l'établissement ou du bureau.
Article 24 :
Toutefois, ne sont admis en franchise d’impôt que les salaires, commissions,
honoraires, rémunérations de services payés ou dus et assimilés qui ont fait
l’objet de la part des sociétés, dans le délai légal, des déclarations prévues aux
articles 65 et 66 ci-après.
Dépenses locatives
Article 25 :
Le montant des loyers des locaux professionnels figurant dans le contrat de bail
dûment enregistré est déductible.
Il en est de même des loyers des biens pris en crédit-bail.
Primes d’assurances
Article 26 :
Sont notamment déductibles au titre des primes d’assurances :
- les primes versées aux sociétés et compagnies d’assurances de la zone
UEMOA en raison de contrats conclus pour la constitution d’indemnités de
fin de carrière, de décès et d’invalidité { condition que lesdits contrats
concernent l’ensemble du personnel ou tout au moins, une ou plusieurs
catégories du personnel ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |16
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- les primes versées aux compagnies d’assurance burkinabè en raison de
contrats d’assurance maladie conclus au profit de l’ensemble du personnel
ou d’au moins une ou plusieurs catégories du personnel dans la limite de
5% de la masse salariale du personnel effectivement assuré.
Frais d’hôtels et de restaurants, libéralités, dons, subventions
Article 27 :
Les frais d’hôtels et de restaurants justifiés par des factures sont admis en
déduction dans la limite de 5‰ du montant du chiffre d’affaires hors taxes.
Les libéralités, dons et subventions constituent des charges déductibles du
bénéfice imposable lorsqu’il s’agit :
- de cadeaux et objets spécialement conçus pour la publicité justifiés par des
factures respectives dans les limites de 1‰ et de 2‰ du chiffre d'affaires
hors taxes ;
- de versements effectués au profit des associations sportives et culturelles,
d'œuvres ou organismes d'intérêt général { caractère philanthropique,
éducatif, scientifique, social reconnus d'utilité publique par l’autorité
compétente, dans la limite de 3‰ du chiffre d'affaires hors taxes.
Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que soit
joint à la déclaration des résultats un relevé indiquant les montants, la date des
versements et l'identité des bénéficiaires.
Charges financières
Article 28 :
[Loi N°37-2013/AN du 21/11/2013, article 20]
Sont notamment déductibles au titre des charges financières:
- les intérêts servis aux associés à raison des sommes versées par eux dans
la caisse sociale, en sus de leur part de capital, quelle que soit la forme de
la société, dans la limite de ceux calculés au taux d’intérêt légal en
vigueur au Burkina Faso majoré de deux points [Loi N°001-2014/CNT
du 29/12/2014, article 11] ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |17
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- les intérêts des emprunts réalisés par les sociétés auprès de personnes
physiques ou morales étrangères à celles-ci, autres que les banques et
établissements financiers, à condition que ces emprunts soient justifiés et
ce, dans la limite du taux d’intérêt légal en vigueur au Burkina Faso[Loi
N°001-2014/CNT du 29/12/2014, article 11] ;
- cette déduction est subordonnée à la condition que le capital de la société
ait été entièrement libéré, qu'il s'agisse de constitution de société ou
d'augmentation de capital.
Toutefois, le montant total des sommes portant intérêts déductibles ne peut
excéder deux fois le montant du capital social.
Impôts, taxes, amendes et pénalités diverses
Article 29 :
Sont déductibles les impôts à la charge de l'entreprise mis en recouvrement au
cours de l'exercice, { l'exception de l’impôt sur les sociétés et du minimum
forfaitaire. Si des dégrèvements sont ultérieurement accordés sur les impôts
déductibles, leur montant entre dans les recettes de l'exercice au cours duquel la
société est avisée de ces dégrèvements.
Toutefois, les montants des transactions, amendes, confiscations, pénalités et
majorations de toute nature mises à la charge des contrevenants à la législation
fiscale, douanière et sociale, à la réglementation des prix, de circulation ou de
consommation et, d’une manière générale, aux lois et règlements de l’Etat ne
sont pas admis en déduction des bénéfices soumis { l’impôt.
Amortissements
Article 30 :
Sont déductibles les amortissements réellement pratiqués et comptabilisés
conformément aux dispositions de l’article 34 ci-après ou à défaut, dans la limite
de ceux qui sont généralement admis d'après les usages de chaque nature
d'industrie, de commerce ou d'exploitation, ou autorisés { l’article 35 ci-dessous,
y compris ceux qui auraient été différés au cours d'exercices antérieurs
déficitaires.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |18
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Ne sont pas admis en franchise d’impôt les amortissements se rapportant { des
biens meubles et immeubles inscrits { l’actif et n’ayant pas fait l’objet de
mutation au nom de la société.
Le point de départ du calcul des amortissements est constitué par le jour de mise
en service du bien. L’amortissement est calculé au prorata de la période qui
s’étend de la date de mise en service { la date de clôture de l’exercice.
Toutefois, sous réserve des dispositions ci-dessous, les entreprises sont
autorisées à comptabiliser des amortissements dérogatoires.
Amortissements accélérés
Article 31 :
Peuvent faire l'objet d'un amortissement accéléré les matériels et outillages
neufs d'une durée de vie supérieure à cinq ans et exclusivement utilisés à des
opérations industrielles de fabrication, de transformation, de manutention, de
transport, à des activités de boulangerie ou d'exploitation minière ou hôtelière.
Pour ces matériels et outillages, le montant de la première annuité
d'amortissement, calculé d'après la durée d'utilisation normale, est doublé. Cette
durée étant alors réduite d'une année.
Amortissements dégressifs
Article 32 :
Les entreprises imposées d'après le régime du bénéfice réel visé aux articles 87
et 88 ci-dessous peuvent amortir suivant un système dégressif les
immobilisations ci-après :
- matériels et outillages utilisés pour des opérations de fabrication, de
transformation, d'exploitation minière, de production agricole, pastorale,
halieutique ou forestière ;
- matériels de manutention ;
- matériels et outillages affectés à des opérations de recherche scientifique ou
technique ;
- installation de magasinage et de stockage à l'exclusion des locaux ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |19
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- matériels des entreprises touristiques et hôtelières sans que puissent y être
compris les matériels de bureau ;
- matériels de panification et de pâtisserie ;
- machines informatiques ;
- installations et équipements techniques de téléphonie mobile ;
- matériels de construction ou de travaux publics ;
- matériels de transport ferroviaire ou aéronautique ;
- équipements destinés à l'épuration des eaux et à l'assainissement de
l'atmosphère ;
- machines productrices de vapeur, chaleur ou énergie ;
- matériels de sécurité ou à caractère médico-social.
Sont exclus du bénéfice de l'amortissement dégressif, les biens qui étaient déjà
usagés au moment de leur acquisition ainsi que ceux dont la durée de vie est
inférieure à trois ans.
Les taux d'amortissement dégressif sont obtenus en appliquant aux taux
d'amortissement linéaire les coefficients ci-dessous :
- 1,5 lorsque la durée normale d'utilisation est de trois à quatre ans ;
- 2 lorsque cette durée est de cinq à six ans ;
- 2,5 lorsqu'elle est supérieure à six ans.
Le montant de la première annuité d'amortissement dégressif est déterminé en
appliquant au prix de revient de l'immobilisation le taux utilisable tel que
défini ci-dessus.
Le point de départ du calcul de l'amortissement dégressif est constitué par le
premier jour du mois d'acquisition ou de création du bien.
Les annuités suivantes se calculent en appliquant le taux d'amortissement
retenu au prix de revient du bien diminué du cumul des annuités précédentes.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |20
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Lorsque l'annuité dégressive, pour un exercice, devient inférieure au montant
résultant du rapport de la valeur résiduelle au nombre d'années restant à courir,
l'entreprise peut pratiquer un amortissement égal à ce montant.
Les amortissements régulièrement différés en période déficitaire peuvent être
imputés sur les résultats des premiers exercices suivants qui laissent apparaître
un bénéfice, en plus de l'annuité afférente à ces exercices.
Un tableau spécial des immobilisations faisant l'objet d'un amortissement
dégressif doit être produit lors de la déclaration annuelle de résultats.
Article 33 :
Les entreprises de crédit-bail bénéficient pour les biens donnés en location d'un
régime d'amortissement particulier. La durée d'amortissement de ces biens est
réputée coïncider avec la durée du contrat de crédit-bail.
Article 34 :
Le tableau ci-après retrace les taux d’amortissements généralement admis par
l’administration.
Pour les immobilisations qui ne sont pas énumérées ci-dessous, il est procédé
par assimilation { un type de biens d’usage comparable.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |21
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Durée Taux
Désignation des Immobilisations
d’utilisation d'amortissement
Constructions
- Constructions en matériaux durables 20 ans 5%
- Bâtiments commerciaux, industriels, garages,
20 ans 5%
hangars, ateliers
- Cabines de transformation 20 ans 5%
-Installations de chutes d’eau, barrages 20 à 50 ans 2 à 5%
- Châteaux d’eau 25 à 50 ans 2 à 4%
- Canalisations 10 à 20 ans 5 à 10%
- Usines 20 ans 5%
- Maisons d’habitation 20 ans 5%
- Fours à chaux, plâtre 10 ans 10%
- Fours électriques 10 ans l0 %
- Bâtiments démontables ou provisoires 5 ans 20%
Matériel et outillage
- Chaudières à vapeur 20 ans 5%
- Cuves à ciment 20 ans 5%
- Machines à papier et à carton 20 ans 5%
- Presses hydrauliques 20 ans 5%
- Presses, compresseurs 10 ans 10%
- Réservoirs à pétrole 10 ans 10 %
- Transformateurs lourds de forte puissance 10 ans 10%
- Turbines et machines à vapeur 10 ans 10%
- Pétrins mécaniques, malaxeurs 5 ans 20%
- Excavateurs 5 ans 20%
- Foudres, cuves de brasseries, de distillation ou de
10 ans 10%
vinification
- Appareils d’épuration, de triage 10 ans 10%
- Appareils de laminage, d’essorage 10 ans 10%
- Machines-outils légères, tours, mortaiseuses,
5 ans 20%
raboteuses, perceuses
- Lignes de transport d’énergie électrique : 5 à 10 ans 10 à 20%
- Appareils à découper le bois 5 ans 20%
- Matériels d’usines y compris machines-outils 5 ans 20%
- Marteaux pneumatiques 5 ans 20%
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |22
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- Perforatrices 5 ans 20%
- Matériels d’usine fixes 3 ans 33,33%
- Petits outillages (outillage à main)
- Logiciels informatiques d’une valeur inférieure { frais généraux
1000 000 FCFA
Durée Taux
Désignation des Immobilisations
d’utilisation d'amortissement
Matériel de travaux publics et de bâtiment
- Gros engins (bulldozers, scrapers, rouleaux etc.) 10 ans 10%
- Petits engins (camion goudronneur, camion
5 ans 20%
arroseur etc.)
- Engins de transport 5 ans 20%
- Bétonnières auto- tractées ou mobiles 5 ans 20%
- Poste de soudure : fixe 10 ans 10%
- Poste de soudure : mobile ou destiné à être
5 ans 20%
transporté
Matériel de transport
- Grosses grues 10 à 20 ans 5 à 10%
- Wagons de transport 20 à 40 ans 2,5 à 5%
- Voies de chemin de fer 20 à 50 ans 2 à 5%
- Véhicules élévateurs 5 à 10 ans 10 à 20%
- Aéronefs et appareils navals 5 ans 20%
- Fûts de transport (bière et vin) 5 ans 20%
- Fûts de transport métalliques 5 ans 20%
- Containers 5 à 10 ans 10 à 20%
- Véhicules automobiles de tourisme 3 ans 33, 33 %
- Véhicules automobiles utilitaires légers 3 ans 33, 33 %
-Véhicules automobiles de transport de
3 ans 33, 33 %
marchandises
- Matériels automobiles de transport en commun 3 ans 33, 33 %
- Tracteurs 5 ans 20%
- Charrettes 4 ans 25%
- Tracteurs utilisés par les forestiers 4 ans 25%
Matériel, mobilier, agencement et installation
- Agencements, aménagements, installations 10 ans 10%
- Mobiliers de bureau ou autres 10 ans 10%
- Meubles meublant (lits, chaises, tables, armoires
5 ans 20%
etc.)
- Matériels de bureau 5 ans 20%
- Matériels de campements (tentes, réchauds, lits) 2 ans 50%
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |23
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- Coffres forts et armoires blindées 20 ans 5%
- Machines informatiques (serveur) 4 ans 25%
- Matériels informatiques 2 ans 50%
- Matériels
logiciels de
devaleur
reprographie
égale ou supérieure à 1 000 000 3 ans 33,33%
F CFA matériels
Autres
- Extincteurs 5 ans 20%
- Installations téléphoniques (standard, etc.) 10 ans 10%
- Equipements sanitaires fixes 10 ans 10%
- Equipements sanitaires mobiles 5 ans 20%
- Bâches et protections souples 3 ans 33,33%
- Panneaux publicitaires et enseignes (lumineux ou
3 ans 33, 33%
autres) fixés à demeure
-Tondeuses à gazon à moteur 5 ans 20%
- Tondeuses à gazon mécanique frais généraux
Durée Taux
Désignation des Immobilisations
d’utilisation d'amortissement
Electroménager
- Climatisation centrale 10 ans 10%
- Climatiseurs autres, ventilateurs fixes, etc. 5 ans 20%
- Ventilateurs mobiles, humidificateurs, etc. 2 ans 50%
- Horloges pointeuses et assimilées 5 à 10 ans 10 à 20%
- Réfrigérateurs, fontaines réfrigérantes et assimilées 5 ans 20%
- Machines à laver 5 ans 20%
Matériels d’Hôtels et de restauration
- Literie 3 ans 33, 33%
- Cuisinières 10 ans 10%
- Argenterie 5 ans 20%
- Aménagements décoratifs 5 ans 20%
- Tapis, rideaux, tentures 4 ans 25%
- Fourneaux de cuisine 5 ans 20%
- Lingerie frais généraux
- Verrerie, vaisselle, ustensiles de cuisine frais généraux
Matières plastiques (moulage)
- Presses à compression 10 ans 10%
- Presses à transfert 10 ans 10%
- Préchauffeurs ou étuves 5 ans 20%
- Pastilleuses 5 ans 20%
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |24
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- Presses à injection 5 ans 20%
- Machines à gélifier, à boudiner 5 ans 20%
- Machines à former par le vide 5 ans 20%
- Machines à métalliser 5 ans 20%
-Machines à souder et à découper 5 ans 20%
- Moules 5 ans 20%
Matériel soumis à l’action des produits chimiques
Lessiveuses, diffuseurs 5 ans 20%
Appareils de récupération des produits 5 ans 20%
Appareils de blanchissage 5 ans 20%
Appareils de cuisson 5 ans 20%
Matériels de pêche et de chasse
Matériels de pêche et de chasse 5 à 10 ans 10 à 20%
Divers
Animaux inscrits en immobilisations (géniteurs
5 ans 20%
producteurs, labours, etc.)
Article 35 :
Sont par ailleurs soumis à amortissement :
- les emballages réutilisables en l’état { condition d’être identifiables ;
- les biens donnés en location ;
- nonobstant les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 30 ci-dessus, les
constructions et aménagements sur sol d’autrui.
Article 36 :
Les amortissements régulièrement comptabilisés mais réputés différés en
période déficitaire sont déductibles sans limitation de durée.
Provisions
Article 37 :
Sont admises en déduction, les provisions constituées en vue de faire face à des
pertes ou charges nettement précisées et que les événements en cours rendent
probables, à condition qu'elles aient été effectivement constatées dans les
écritures de l'exercice et figurent au relevé des provisions.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |25
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 38 :
Sont également déductibles :
- la provision pour annulation de primes et la provision pour sinistres tardifs
constituées par les entreprises d’assurances suivant la méthode de la
cadence ;
- la provision pour dépréciation de créances constituée par les banques et
établissements financiers en application des normes de prudence édictées
par la BCEAO. Ces provisions ne sont pas cumulables avec des provisions
déterminées forfaitairement ;
- la provision constituée par les banques et établissements financiers
effectuant des prêts à moyen ou à long terme ainsi que par les sociétés se
livrant à des opérations de crédit foncier et destinée à faire face aux risques
particuliers afférents à ces prêts ou opérations ;
- la dotation annuelle de la provision prévue ci-dessus peut atteindre 5% du
bénéfice comptable de chaque exercice, sans que le montant de ladite
provision puisse excéder 5% du total des crédits à moyen ou à long terme
effectivement utilisés. Cette provision n'est pas cumulable avec la provision
pour dépréciation des créances constituées par les banques et
établissements financiers en application des normes de prudence édictées
par la BCEAO.
Article 39 :
Toutefois, la provision pour propre assureur constituée par une entreprise n'est
pas admise en déduction de son bénéfice imposable.
Il en est de même de la provision pour congés payés et de la provision pour
indemnités de départ à la retraite.
Article 40 :
Les provisions qui en tout ou partie reçoivent un emploi non conforme à leur
destination ou deviennent sans objet au cours d'un exercice ultérieur sont
rapportées aux résultats dudit exercice, sauf dispositions réglementaires
contraires. Lorsque le rapport n'a pas été effectué par l'entreprise elle-même,
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |26
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
l'administration peut procéder aux redressements dès qu'elle constate que les
provisions sont devenues sans objet. Dans ce cas, ces provisions sont, s'il y a lieu,
rapportées aux recettes du plus ancien des exercices soumis à vérification.
Provisions pour la reconstitution de gisements de substances minérales
concessibles
Article 41 :
Pour l'assiette de l'impôt, les sociétés et organismes de toute nature qui
effectuent la recherche et l'exploitation des substances minérales concessibles
au Burkina Faso sont autorisés à déduire de leur bénéfice net d'exploitation tel
qu'il résulte du bilan, des provisions pour reconstitution des gisements dans les
conditions fixées aux articles suivants.
Ces provisions sont constituées en franchise d'impôt.
Hydrocarbures liquides ou gazeux
Article 42 :
Le montant de la provision pour reconstitution des gisements d'hydrocarbures
liquides ou gazeux ne peut excéder pour chaque exercice, ni :
- 27,50 % du montant des ventes de produits marchands extraits des
gisements d'hydrocarbures liquides ou gazeux exploités par la société et
dont les résultats entrent dans le champ d'application de l'impôt sur les
sociétés ;
- 50 % du bénéfice imposable réalisé au cours de l'exercice considéré et
provenant de la vente en l'état ou après transformation des produits
extraits des gisements d'hydrocarbures liquides ou gazeux que possède la
société au Burkina Faso.
Article 43 :
Pour le calcul de la première limite prévue { l’article qui précède, le montant des
ventes des produits marchands extraits de gisements d'hydrocarbures s'entend
du montant net des ventes de pétrole brut, de gaz naturel, déduction faite des
ports facturés aux clients et des taxes incorporées dans les prix de vente
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |27
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
notamment, les droits de sortie et autres droits et taxes grevant les produits
vendus, à l'exception des redevances minières.
Au montant des ventes ainsi déterminé s'ajoutent toutes sommes allouées à la
société à titre de subvention ou de protection sous quelque forme que ce soit, et
calculées en fonction des quantités de produits extraits de ces gisements ainsi
que toutes fournitures gratuites de produits marchands, lorsque cette fourniture
est exigée par l'autorité concédante.
Le bénéfice net d'exploitation dont il est fait état pour le calcul de la deuxième
limite de provision ne comprend pas la fraction des provisions antérieurement
constituées qui, en application des dispositions de l'article 46 ci-dessous serait
rapportée aux bases de l'impôt.
Pour la détermination de ce bénéfice net, les déficits d'exploitation sont admis en
déduction dans les conditions suivantes :
- en cas de déficit subi au cours d'un exercice et provenant de la vente, en
l'état ou après transformation, de produits extraits de gisements
d'hydrocarbures que la société possède au Burkina Faso, ce déficit est
déduit du bénéfice réalisé au cours de l'exercice suivant et provenant des
mêmes opérations ;
- si ce bénéfice n'est pas suffisant pour que la déduction puisse être
intégralement opérée, l'excédent du déficit est reporté successivement sur
les exercices suivants jusqu'au quatrième exercice qui suit l'exercice
déficitaire.
Article 44 :
La provision pour reconstitution des gisements est inscrite au passif du bilan de
la société sous une rubrique spéciale faisant ressortir le montant des dotations
de chaque exercice.
Article 45 :
La provision constituée à la clôture d'un exercice doit, avant l'expiration d'un
délai de cinq ans à partir de la clôture de cet exercice, être utilisée :
- soit à tous travaux ou immobilisations nécessaires aux recherches
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |28
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
d'hydrocarbures entreprises au Burkina Faso, à l'exclusion des travaux ou
immobilisations portant sur un gisement reconnu ayant donné lieu à
attribution d'un titre d'exploitation, sauf toutefois pour ceux de ces travaux
ou immobilisations qui seraient expressément et spécialement autorisés
par le Ministre chargé des mines après avis d'une commission créée par
décret ;
- soit à l'acquisition de participations dans les sociétés et organismes
désignés par décret ayant pour objet d'effectuer la recherche et
l’exploitation de gisements d'hydrocarbures. Le terme "participations"
s'entend des actions ou des parts d'intérêts ainsi que des sommes avancées
aux sociétés et organismes ci-dessus visés et effectivement destinées à être
investies par des sociétés et organismes dans les travaux de recherches
d'hydrocarbures.
Article 46 :
Si la provision est utilisée dans le délai et les conditions prévus à l'article 45
précédent, elle est définitivement exonérée de l'impôt sur les sociétés et peut
être virée à un compte de réserve quelconque au passif du bilan. Les sommes
ainsi utilisées en travaux de recherche ou en participations peuvent, dans les
conditions fixées par la réglementation en matière d'impôts sur les sociétés, être
comptabilisées en dépenses d'exploitation ou faire l'objet d'amortissements
annuels ou donner lieu à la constitution de provisions pour dépréciation. A
défaut de remploi dans le délai ci-dessus, la provision est rapportée au bénéfice
imposable de l'exercice en cours à la date d'expiration de ce délai.
Report de déficits
Article 47 :
Le déficit constaté au cours d’un exercice est considéré comme une charge
déductible du bénéfice imposable de l’exercice suivant.
Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement
opérée, il est procédé à un report déficitaire sur les exercices suivants jusqu'au
quatrième exercice qui suit l'exercice déficitaire.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |29
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
C. Les charges non déductibles
Article 48 :
D’une manière générale, ne sont pas admises en déduction, toutes charges ne
remplissant pas les conditions générales de déductibilité définies { l’article 12 ci-
dessus.
Article 49 :
Sont notamment exclues des charges déductibles :
- les rémunérations autres que les sommes perçues dans le cadre d’un
travail, les sommes fixes autres que celles décidées par les assemblées
générales ordinaires { titre d’indemnités de fonction en rémunération des
activités des administrateurs et les rémunérations exceptionnelles allouées
aux membres des conseils d’administration autres que celles fixées
conformément aux dispositions de l’article 432 de l’Acte uniforme OHADA
relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt
économique, qui profitent aux administrateurs au titre de leurs fonctions ;
- les sommes versées aux dirigeants ou cadres d’une société au titre
d’indemnité, de frais d’emploi ou de service et ne correspondant pas à une
charge réelle de la fonction exercée. Pour l’application de cette disposition,
les dirigeants s’entendent, dans les sociétés de personnes et les sociétés en
participation, des associés desdites sociétés ;
- les dépenses de toute nature ayant trait { l’exercice de la chasse et de la
pêche sportives, { l’utilisation des bateaux de plaisance, d’aéronefs de
tourisme ou de résidences d’agrément et de toutes autres dépenses {
caractère somptuaire, que ce soit sous la forme d’allocations forfaitaires ou
de remboursement de frais.
Section 3 : Lieu d'imposition
Article 50 :
L'impôt est établi au nom de chaque société, pour l’ensemble de ses activités
imposables au Burkina Faso, au siège social ou, à défaut, au lieu où est assurée la
direction effective de la société ou au lieu du principal établissement.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |30
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 51 :
Les sociétés et autres personnes morales, dont le siège social est fixé hors du
Burkina Faso, sont assujetties { l’impôt, au lieu de leur principal établissement
au Burkina Faso, d’après les résultats des opérations qu’elles ont réalisées.
Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt
Article 52 :
Le taux de l’impôt sur les sociétés est de 27,5%. Il s'applique sans abattement au
bénéfice imposable des sociétés.
Toute fraction du bénéfice imposable inférieure à mille (1 000) francs CFA est
négligée.
Minimum forfaitaire de perception
Article 53 :
Il est établi un minimum forfaitaire de perception de l’impôt sur les sociétés au
titre d'une année déterminée, en fonction du chiffre d'affaires hors taxe de la
période écoulée.
Il est dû par les sociétés déficitaires ou dont le résultat fiscal ne permet pas de
générer un impôt sur les sociétés supérieur au montant déterminé { l’article 54
ci-après.
Article 54 :
Pour le calcul du minimum, le chiffre d'affaires visé ci-dessus est arrondi aux
cent mille (100 000) francs CFA inférieurs. Il est fait application d’un taux de 0,5
% mais en aucun cas le montant ne peut être inférieur à un million (1 000 000)
de francs CFA pour les contribuables relevant du régime du bénéfice du réel
normal d’imposition et trois cent mille (300 000) francs CFA pour les
contribuables relevant du régime du bénéfice du réel simplifié d'imposition.
Les adhérents des centres de gestion agréés2 bénéficient d'une réduction de 50%
du minimum forfaitaire de perception.
2Peut adhérer à un Centre de gestion agréé (CGA), toute personne physique ou morale exerçant des activités commerciales,
industrielles, artisanales ou agricoles et relevant du Régime simplifié d'imposition (RSI). Loi N° 051-2012/AN du 8 novembre 2012,
article 12
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |31
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 55 :
Les sociétés nouvelles sont exonérées du minimum forfaitaire pour leur premier
exercice d’exploitation.
Acomptes provisionnels
Article 56 :
L’impôt sur les sociétés donne lieu, au titre de l’exercice comptable en cours, au
versement de trois acomptes provisionnels égaux calculés sur la base de 75% du
montant de l’impôt dû au titre du dernier exercice clos, appelé « exercice de
référence ».
Lorsque l’exercice de référence est d’une durée inférieure ou supérieure { un an,
le montant des acomptes est calculé sur celui de l’impôt dû au titre dudit
exercice rapporté à une période de douze mois.
Les sociétés nouvellement créées ou nouvellement soumises { l’impôt sur les
sociétés sont dispensées du versement d’acomptes au cours de leur premier
exercice ou de leur première période d’imposition.
Article 57 :
Les paiements doivent être effectués spontanément au plus tard les 20 juillet, 20
octobre et 20 janvier de chaque année auprès du receveur des impôts du lieu de
rattachement.
Avant l’expiration du délai de déclaration des résultats prévu { l’article 62 ci-
dessous, la société procède à la liquidation de l’impôt sur les sociétés dû au titre
de l’exercice objet de la déclaration en tenant compte des acomptes versés pour
ledit exercice. S’il résulte de cette liquidation un complément d’impôt, il est
acquitté au plus tard dans le délai de déclaration prévu { l’article 62 ci-dessous.
Si, au contraire la liquidation fait apparaître que les acomptes sont supérieurs à
l’impôt dû, l’excèdent versé est imputé sur les exercices suivants ou remboursé
si la société cesse son activité.
Cet excédent peut également, à la demande du contribuable être utilisé pour le
paiement de tout autre impôt direct ou taxes assimilées dont il est par ailleurs
redevable.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |32
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 58 :
Le non-respect des obligations prévues { l’article 57 ci-dessus entraîne à
l'encontre des contribuables concernés :
- une pénalité égale à 25% des droits dus en cas de déclaration tardive ;
- une pénalité égale { 50% des droits dus en cas de taxation d’office.
Article 59 :
Toute autre infraction donne lieu à l'application d'une pénalité de 25% des
droits compromis.
Imputation des crédits d'impôts
Article 60 :
Un crédit d’impôt, correspondant { la retenue { la source sur les revenus de
capitaux mobiliers encaissés par les sociétés et compris dans les bénéfices
imposables, est imputable sur le montant de l’impôt sur les sociétés déterminé
conformément { l’article 57 ci-dessus.
Article 61 :
[Loi N°051-2012/AN du 08 novembre 2012, article 14]Lorsque le montant
du crédit ne peut être imputé, il est reporté sur les exercices suivants ou
remboursé si la société cesse son activité. Il peut également, à la demande du
contribuable, être utilisé pour le paiement de tout autre impôt direct d'Etat
ou taxes assimilées dont il est par ailleurs redevable. Toutefois, en cas
d'exonération de l'impôt sur les sociétés, le montant des crédits d'impôts
résultant des retenues à la source au titre de l'impôt sur le revenu des capitaux
mobiliers est définitivement acquis au Trésor public.
Section 5 : Obligations et sanctions
Article 62 :
Les sociétés sont tenues de déclarer, au plus tard le 30 avril de chaque année, le
montant de leur résultat imposable afférent à l'exercice comptable clos au 31
décembre de l'année précédente au moyen d'un imprimé conforme au modèle
prescrit par l'administration.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |33
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
En ce qui concerne les sociétés et compagnies d'assurances et de réassurances, le
délai est fixé au 31 mai de chaque année.
Article 63 :
Les sociétés doivent tenir une comptabilité conforme aux dispositions prévues
par le règlement relatif au droit comptable dans les Etats membres de l'Union
économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
La comptabilité est tenue obligatoirement en français.
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 11] Les sociétés
anonymes et les sociétés par actions simplifiées doivent également tenir un
registre des titres nominatifs et au porteur qu’elles émettent, conformément aux
dispositions de l’article 746-1 de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés
commerciales et du groupement d’intérêt économique.
Article 64 :
Les sociétés qui n'entrent pas dans le champ d'application du Système
comptable ouest africain (SYSCOA) doivent tenir une comptabilité conforme au
système comptable particulier prévu pour leur secteur professionnel ou par leur
statut juridique spécifique.
Article 65 :
A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les sociétés
relevant du régime du réel normal d’imposition doivent joindre les documents
ci-après dûment remplis :
- la liasse des états financiers et états annexés annuels normalisés du
système normal du SYSCOA ou, le cas échéant, du système comptable
particulier qui leur est applicable. Elle est établie en trois exemplaires
destinés respectivement { l’administration fiscale, { la centrale des bilans et
{ l’Institut national de la statistique et de la démographie ;
- la liasse fiscale ;
- l'état détaillé des comptes de charges et de produits ;
- l'état annuel des salaires ;
- l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |34
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
d'auteur et autres rémunérations versées à des tiers ;
- l’état annuel des rémunérations des associés et des parts de bénéfices
sociaux et autres revenus ;
- l’état annuel des amortissements et des provisions ;
- le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges, avec indication
de l'identité et de l'adresse des bailleurs.
Article 66 :
A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les sociétés
relevant du régime du bénéfice du réel simplifié d’imposition doivent joindre les
documents ci-après dûment remplis:
- la liasse des états financiers et états annexés annuels normalisés du
système normal ou du système allégé du Système comptable ouest africain
(SYSCOA). Elle est établie en trois exemplaires destinés respectivement à
l’administration fiscale, { la centrale des bilans et { l’Institut national de la
statistique et de la démographie ;
- la liasse fiscale ;
- l'état détaillé des comptes de charges et de produits ;
- l'état annuel des salaires ;
- l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits
d'auteur et autres rémunérations versées à des tiers ;
- l’état annuel des rémunérations des associés et des parts de bénéfices
sociaux et autres revenus ;
- l’état annuel des amortissements et des provisions ;
- le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges, avec indication
de l'identité et de l'adresse des bailleurs.
Article 67 :
Les sociétés doivent joindre à leur déclaration annuelle de résultats, une copie
des actes modificatifs de leurs statuts s’il y a lieu. Elles doivent produire
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |35
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
également, dans les sept mois de la clôture de l'exercice, les procès-verbaux des
délibérations de leurs organes statutaires relatifs au dernier exercice clos.
Article 68 :
Les entreprises d'assurances et de réassurances, de capitalisation ou d'épargne
joignent en outre un double du compte rendu détaillé et des tableaux y annexés
produits au Ministre chargé des finances.
Article 69 :
Toute société installée au Burkina Faso doit y tenir sa comptabilité. En outre, elle
doit y posséder son siège social au plus tard deux années après son installation
sauf dérogation accordée par le Ministre chargé du commerce.
Article 70 :
Toute infraction aux dispositions susvisées est sanctionnée par une amende de
cent mille (100 000) francs CFA par mois de retard en ce qui concerne le
transfert du siège social.
Pour le défaut de tenue de comptabilité au Burkina Faso, une amende annuelle
de un million (1 000 000) de francs CFA est due. En cas de récidive, cette
amende est portée à deux millions (2 000 000) de francs CFA.
Article 71 :
Les entreprises industrielles, les sociétés de téléphonie mobile, les importateurs,
les grossistes et les demi-grossistes doivent joindre à leur déclaration annuelle
de résultats la liste de leurs clients avec lesquels le montant cumulé des ventes
réalisées au cours de l'exercice comptable est au moins égal à cinq millions
(5 000 000) de francs CFA hors taxes. La liste doit indiquer, pour chaque client,
le numéro d’Identifiant financier unique (IFU), l'identité complète notamment
les nom et prénom(s) pour les personnes physiques, la forme juridique et la
raison sociale pour les personnes morales, les adresses géographique, postale, le
numéro de téléphone et le montant total des ventes réalisées.
Article 72 :
Toute omission, insuffisance ou inexactitude relevée dans les renseignements
dont la production est prévue dans la déclaration réglementaire annuelle de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |36
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
résultat, la liasse des états financiers et états annexés normalisés du Système
comptable ouest africain (SYSCOA) et les états, listes et relevés qui doivent être
joints à la déclaration annuelle de résultat, est passible d'une amende de vingt
mille (20 000) francs CFA par nature d’infraction relevée.
Article 73 :
Le défaut de production de la déclaration annuelle de résultat dans les délais
prescrits est sanctionné par une amende de deux cent mille (200 000) francs
CFA.
L’amende prévue au présent article est doublée lorsque les infractions relevées
ne sont pas régularisées dans les trente jours suivant la réception d'une mise en
demeure.
Article 74 :
Les sociétés doivent indiquer le nom et l'adresse du ou des comptables et
experts chargés de tenir leur comptabilité ou d'en déterminer ou contrôler les
résultats généraux, en précisant si ces techniciens font ou non partie du
personnel salarié de leur entreprise.
Au cas où ces techniciens ne font pas partie du personnel salarié de l'entreprise,
ils doivent être inscrits au tableau de l'ordre national des experts comptables et
comptables agréés du Burkina Faso.
Les sociétés dont la comptabilité est tenue par les centres de gestion agréés ne
sont pas concernées par ces dispositions.
[Loi N°028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art. 19] Toute infraction aux
obligations ci-dessus est sanctionnée d'une amende de cinq cent mille (500 000)
francs CFA. En cas de récidive, l'amende est portée à un million (1 000 000) de
francs CFA.
Article 75 :
Les sociétés peuvent joindre à leur déclaration les observations essentielles et
les conclusions qui ont pu leur être remises par les experts comptables ou les
comptables agréés chargés par eux, dans les limites de leur compétence,
d'établir, contrôler ou apprécier leur bilan et leur compte de résultat.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |37
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Article 76 :
Lorsqu’une société s’abstient de souscrire la déclaration des bénéfices
imposables visée { l’article 62 ci-dessus, le montant des droits mis à sa charge ou
résultant de la déclaration déposée tardivement est assorti d’une majoration de
10%. Celle-ci est portée à 25% en cas de récidive dans le délai de répétition visé
{ l’article 53 du livre des procédures fiscales.
La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cinquante mille (50 000) francs
CFA.
Article 77 :
Lorsque la déclaration est déposée après l’envoi, par lettre recommandée ou la
remise en mains propres, d’une mise en demeure, la majoration encourue est de
25%. En cas de récidive dans les conditions visées { l’alinéa précédent et/ou de
recours { la procédure de taxation d’office prévue { l’article 27 du livre des
procédures fiscales, la majoration est portée à 50%.
Si la déclaration n’est pas déposée dans les trente jours d’une mise en demeure,
la majoration encourue est de 100% des droits dus.
La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cent mille (100 000) francs
CFA.
Article 78 :
Lorsque la déclaration visée { l’article 62 ci-dessus laisse apparaître une base
d’imposition ou des éléments servant { la liquidation de l’impôt insuffisants,
inexacts ou incomplets, le montant des droits mis à la charge du contribuable est
assorti d’une majoration de 25% en cas de bonne foi, de 50% lorsque la
mauvaise foi est établie, de 100% en cas d’agissements constitutifs de
manœuvres frauduleuses.
En cas de récidive, les compléments de droits sont majorés de 50%, de 100% et
de 200%.
Article 79 :
Le défaut ou l’insuffisance dans le paiement ou le versement tardif de l’impôt
donne lieu à une majoration de 10% du montant des droits différés, augmentés
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |38
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
d’un intérêt de retard au taux de 1% par mois ou fraction de mois écoulé entre la
date limite visée { l’article 57 ci-dessus et celle de versement tel qu’il est dit {
l’article 124 du livre des procédures fiscales.
Article 80 :
Une amende fiscale de cinq cent mille (500 000) francs CFA est applicable à
l’entreprise dont l'exploitation a été déficitaire et qui n'a pas souscrit aux
obligations imposées par les articles 62 à 64 ci-dessus.
Il est également appliqué une amende de un million cinq cent mille (1 500 000)
francs CFA aux entreprises conventionnées ou bénéficiant d'un régime
temporaire d'exonération qui ne fournissent pas les documents prévus aux
articles 65 à 67 de la présente loi.
Section 6 : Régimes particuliers
Paragraphe 1 : Cession ou cessation d'entreprises
Article 81 :
Dans le cas de cession ou de cessation, en totalité ou en partie d'une entreprise,
l'impôt sur les sociétés dû à raison des bénéfices qui n'ont pas encore été taxés
est immédiatement établi.
Les sociétés doivent, dans un délai de trente jours, faire parvenir à
l’administration, la déclaration de résultats de l’exercice ainsi clos accompagnée
des documents indiqués à l’article 65 ou 66 ci-dessus.
Toutefois, les sociétés doivent, dans un délai de dix jours, aviser le service des
impôts de la cession ou de la cessation et lui faire connaître la date à laquelle elle
a été ou sera effective ainsi que, s'il y a lieu, les noms, prénom (s) et adresse du
cessionnaire.
Les délais de dix et de trente jours commencent à courir :
- lorsqu'il s'agit de la vente ou de la cession d'un fonds de commerce, du jour
où la vente ou la cession a été publiée dans un journal recevant des annonces
légales ;
- lorsqu'il s'agit de la vente ou de la cession d'autres entreprises, du jour où
l'acquéreur ou le cessionnaire a pris effectivement la direction de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |39
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
l’exploitation ;
- lorsqu'il s'agit de la cessation d'entreprise, du jour de la fermeture définitive
des établissements.
Si les contribuables ne produisent pas les renseignements ci-dessus visés ou, si,
invités à fournir à l'appui de la déclaration de leur bénéfice réel les justifications
nécessaires, ils s'abstiennent de les donner dans les dix jours qui suivent la
réception de l'avis qui leur est adressé à cet effet, les bases d'imposition sont
arrêtées d'office et il est fait application de la majoration des droits prévue à
l'article 78 ci-dessus.
En cas d'insuffisance de déclaration ou d'inexactitude dans les renseignements
fournis à l'appui de la déclaration du bénéfice réel, l'impôt est majoré ainsi qu'il
est prévu à l'article 78 ci-dessus.
Les impositions établies dans les conditions prévues par le présent article sont
immédiatement exigibles pour la totalité.
En cas de cession, l’article 157 du livre des procédures fiscales s’applique.
Paragraphe 2 : Régime des sociétés liées
Article 82 :
Pour l’établissement de l’impôt sur les sociétés dû par les entreprises qui sont
sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d’entreprises situées hors du
Burkina Faso, les bénéfices indirectement transférés par tout moyen seront
incorporés aux résultats accusés par les comptabilités. Il est procédé de même
pour les entreprises qui sont sous la dépendance d’une entreprise ou d’un
groupe possédant également le contrôle d’entreprises situées hors du Burkina
Faso.
Constituent notamment des transferts indirects de bénéfices :
- la majoration ou la minoration des prix d’achats ou de ventes ;
- les paiements de redevances excessives ou sans contrepartie ;
- les prêts sans intérêts ou à des taux minorés ou majorés ;
- les remises de dettes ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |40
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
- les avantages hors de proportion avec le service rendu.
En cas de défaut de réponse à la demande faite en application de l’article 4 alinéa
4 du livre des procédures fiscales, les bases d’imposition concernées par la
demande sont évaluées par l’administration { partir des éléments dont elle
dispose et en suivant la procédure contradictoire définie { l’article 20 du livre
des procédures fiscales.
A défaut d’éléments précis pour opérer les rectifications prévues, les produits
imposables sont déterminés par comparaison avec ceux des entreprises
similaires exploitées normalement.
Article 83 :
Sont exonérés de l’impôt sur les sociétés, les produits bruts des participations
d’une société mère dans le capital d’une société filiale, déduction faite d’une
quote-part représentative des frais et charges. Cette quote-part est fixée
uniformément à 10% du produit total des participations mais ne peut excéder
pour chaque période d’imposition le montant total des frais et charges de toute
nature exposés par la société participante au cours de ladite période.
Ce régime fiscal des sociétés mères et filiales s’applique lorsque les quatre
conditions ci-après sont cumulativement remplies :
- la société mère et sa ou ses filiales sont constituées sous la forme de
sociétés par actions ou à responsabilité limitée ;
- la société mère et sa ou ses filiales ont leur siège social dans un Etat
membre de l’UEMOA et sont passibles de l’impôt sur les sociétés ;
- les actions ou parts d’intérêts possédées par la première société
représentent au moins 10% du capital de la seconde société ;
- les actions ou parts d’intérêts susvisées sont souscrites ou attribuées {
l’émission et sont inscrites au nom de la société ou que celle-ci s’engage {
les conserver pendant deux années consécutives au moins sous la forme
nominative. La lettre portant cet engagement doit être annexée à la
déclaration des résultats.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |41
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Paragraphe 3 : Fusions de sociétés et apports partiels d'actifs
Article 84 :
Les plus-values autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de
l'attribution d'actions ou de parts sociales à la suite de fusion de sociétés
anonymes ou { responsabilité limitée sont exonérées de l’impôt sur les sociétés.
Il en est de même des plus-values autres que celles réalisées sur les
marchandises résultant de l'attribution gratuite d'actions ou de parts sociales, à
la suite de l'apport par une société anonyme ou à responsabilité limitée à une
autre société constituée sous l'une de ces formes, d'une partie de ses éléments
d'actif, à condition que :
- la société bénéficiaire de l'apport ait son siège social au Burkina Faso ;
- l’apport se présente sous la forme d’une fusion, d’un apport partiel ou d’une
scission de société.
Toutefois, l'application des dispositions des deux alinéas précédents est
subordonnée { l'obligation constatée dans l’acte de fusion ou d’apport, pour la
société bénéficiaire de l’apport :
a) de calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises
compris dans l'apport, les amortissements annuels à prélever sur les bénéfices
ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de ces éléments,
d'après le prix de revient qu'ils avaient dans la comptabilité de la société
fusionnée ou de la société apporteuse, déduction faite des amortissements déjà
réalisés par elles ;
b) d’inscrire immédiatement { son passif, en contrepartie des éléments d’actifs
pris en charge, des provisions pour renouvellement de l’outillage et du matériel
régulièrement constituées, égales à celles figurant au moment de la fusion ou de
l’apport, dans les écritures des sociétés fusionnées ou de la société apporteuse et
qui étaient afférentes aux éléments apportés.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |42
Impôts sur les sociétés Chapitre I : Impôt sur les sociétés
Section 7 : Contrôle des déclarations
Article 85 :
Les dispositions relatives au contrôle des déclarations prévues dans le livre des
procédures fiscales sont applicables mutatis mutandis { l’impôt sur les sociétés.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |43
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
CHAPITRE II : DISPOSITIONS COMMUNES AUX IMPÔTS SUR LES BENEFICES
Section 1 : Obligations déclaratives
Article 86 :
Toute personne ou société soumise à un impôt sur les bénéfices doit dans les
trente (30) jours du commencement de ses opérations ou de l’ouverture de son
établissement souscrire une déclaration d’existence.
Une déclaration est également obligatoire dans les mêmes délais en cas de
cession, cessation ou modification de l’activité.
Le défaut de déclaration prévue au présent article est sanctionné par une
amende fiscale de cent mille (100 000) francs CFA.
Article 86 bis :
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 12]Les personnes
physiques et morales soumises aux impôts sur les bénéfices peuvent souscrire
auprès de leur service des impôts de rattachement, par procédés électroniques,
leurs déclarations d’impôts dans les conditions fixées par arrêté du Ministre
chargé des finances.
Section 2 : régimes d’imposition
Paragraphe 1 : Régime du Réel Normal d’Imposition (RNI)
Article 87 :
[Loi N°001-2014/CNT du 29/12/2014, article 12] Sont placés sous le régime
du bénéfice du réel normal d'imposition les contribuables personnes physiques
ou morales dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe est égal ou supérieur à
cinquante millions (50 000 000) de francs CFA. Le chiffre d'affaires limite de
cinquante millions (50 000 000) de francs CFA hors taxe est ajusté au prorata du
temps d'exploitation pour les contribuables qui commencent leurs activités en
cours d'année.
Les contribuables dont le chiffre d'affaires hors taxe baisse en dessous du chiffre
d'affaires limite prévu ci-dessus, ne sont soumis au régime simplifié
d'imposition, que lorsque leur chiffre d'affaires hors taxe est resté inférieur à
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |44
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
cette limite pendant trois (3) années consécutives.
Paragraphe 2 : Régime du Réel Simplifié d'Imposition (RSI)
Article 88 :
[Loi N°001-2014/CNT du 29/12/2014, article 13]Sont placés sous le régime
du bénéfice du réel simplifié d'imposition, les contribuables personnes
physiques ou morales dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe est égal ou
supérieur à quinze millions (15 000 000) de francs CFA et inférieur à cinquante
millions (50 000 000) de francs CFA. Les chiffres d'affaires limites de quinze
millions (15 000 000) et cinquante millions (50 000 000) de francs CFA hors
taxe sont ajustés au prorata du temps d'exploitation pour les exploitants qui
commencent leurs activités en cours d'année.
Les contribuables dont le chiffre d'affaires hors taxe baisse en dessous du chiffre
d'affaires limite prévu ci-dessus, ne sont soumis à la contribution des micro-
entreprises que lorsque leur chiffre d'affaires hors taxe est resté inférieur à cette
limite pendant trois (3) années consécutives.
Les contribuables qui remplissent les conditions pour être imposés sous le
régime du bénéfice du réel simplifié d'imposition peuvent opter pour le régime
du bénéfice du réel normal, avant le 1er février de chaque année, par une
demande adressée au Directeur Général des Impôts. Le Directeur Général des
Impôts notifie son acceptation par lettre adressée au contribuable dans un délai
de quinze (15) jours francs à compter de la date de réception de la demande.
L'absence de réponse dans ce délai vaut acceptation.
L'option prend effet à compter du 1er janvier de l'année au cours de laquelle elle
est agréée. Elle est irrévocable durant trois (03) ans. Au terme de cette période
de trois (03) ans, l'option peut être dénoncée chaque année au cours du mois de
janvier par le contribuable par lettre adressée au Directeur général des impôts.
L'option peut être dénoncée à tout moment par l'administration fiscale en cas de
manquements aux obligations prescrites par les articles 372 et suivants du code
des impôts.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |45
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Section 3 : Déclaration des commissions, courtages, ristournes, honoraires,
droits d'auteur, rémunérations d'associés et parts de bénéfices
Article 89 :
1) Les gérants des sociétés en nom collectif ou en commandite simple et les
sociétés civiles sont tenus de fournir au service des Impôts, en même temps
que la déclaration annuelle de résultats, un état indiquant :
a) les nom, prénom(s) et domicile des associés ;
b) la part des bénéfices de l'exercice ou des exercices clos au cours de l'année
précédente correspondant aux droits de chacun des membres de la société
civile et chacun des associés en nom collectif ou commandités dans la
société ;
c) en ce qui concerne les sociétés en commandite simple ayant exercé l’option
prévue { l’article 4 ci-dessus, le montant des bénéfices distribués aux
commanditaires au cours de l'année précédente.
2) Les gérants des sociétés à responsabilité limitée sont tenus de fournir au
service des Impôts, en même temps que la déclaration annuelle de résultats
un état indiquant :
a) les nom, prénom(s) et domicile des associés ;
b) le nombre de parts sociales appartenant en toute propriété ou en
usufruit à chaque associé ;
c) les sommes versées à chacun des associés au cours de l'exercice
précédent à titre, soit de traitements, émoluments, indemnités et autres
rémunérations, soit d'intérêts, dividendes ou autres produits de leurs
parts sociales.
3) Les gérants des sociétés en participation sont tenus de fournir au service
des Impôts, en même temps que la déclaration annuelle de résultats un état
indiquant :
a) les nom, prénom(s), profession et domicile des associés gérants et des
coparticipants ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |46
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
b) les parts des bénéfices de l'exercice précédent revenant à chaque
associé gérant, ainsi qu'à chaque coparticipant exploitant
personnellement une entreprise ou exerçant une profession dans les
produits de laquelle entre sa part de bénéfices ;
c) le montant des bénéfices distribués aux autres coparticipants au cours
de l'année précédente.
4) [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 13]Les sociétés
anonymes et les sociétés par actions simplifiées sont tenues de joindre à
l’appui de leur déclaration annuelle de résultats, un état indiquant :
a) le montant des sommes versées au cours de l'année précédente aux
membres de leur conseil d'administration et passibles de l'impôt sur le
revenu des valeurs mobilières dans les conditions prévues en matière
d’impôt sur les salaires ;
b) les nom, prénom(s) ou raison sociale et adresses des actionnaires.
Article 90 :
Toute infraction aux prescriptions ci-dessus donne lieu { l'application d’une
amende de vingt mille (20 000) francs par nature de renseignement non fourni
ou inexact.
Article 91 :
1) Les contribuables relevant de l'impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les
bénéfices industriels, commerciaux et agricoles ou de l’impôt sur les
professions non commerciales qui, à l'occasion de l'exercice de leur
profession, versent à des tiers, ne faisant pas partie de leur personnel salarié,
des commissions, courtages, ristournes ou autres vacations, honoraires
occasionnels ou non, gratifications et autres rémunérations, doivent déclarer
ces sommes dans les mêmes délais que la déclaration annuelle sur un état
conforme au modèle prescrit par l’administration.
La partie versante, qui n'a pas déclaré les sommes visées au présent article,
perd le droit de les porter dans ses frais professionnels pour l'établissement
de ses propres impositions.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |47
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
2) Les entreprises, sociétés, associations ou établissements publics qui
procèdent à l'encaissement et au versement des droits d'auteur ou
d'inventeur sont tenus de déclarer dans les conditions prévues { l’article 89 .
1 ci-dessus le montant des sommes qu'elles encaissent et versent à leurs
dirigeants ou à leurs membres.
Section 4 : Déclaration des revenus mobiliers
Article 92 :
1) Toute personne ou société qui fait profession de payer des intérêts,
dividendes, revenus et autres produits de valeurs mobilières ou dont la
profession comporte à titre accessoire des opérations de cette nature, ne peut
effectuer de ce chef aucun paiement, ni ouvrir aucun compte sans exiger du
requérant la justification de son identité et l'indication de son domicile réel.
Elle est en outre tenue de remettre au service des impôts le relevé des sommes
payées par elle, sous quelque forme que ce soit, sur présentation ou remise de
coupons ou d'instruments représentatifs de coupons. Ce relevé indique pour
chaque requérant ses nom et prénoms, son domicile réel et le montant net des
sommes par lui perçues.
Les mêmes obligations incombent aux collectivités pour les dividendes et
intérêts de leurs propres actions, parts ou obligations qu'elles paient à des
personnes ou sociétés autres que celles qui sont chargées du service de leurs
coupons.
Les personnes et sociétés soumises aux prescriptions du présent article et qui ne
s'y conforment pas ou qui portent sciemment des renseignements inexacts sur
les relevés fournis par elles à l'administration sont passibles d'une amende
fiscale de vingt mille (20 000) francs CFA par nature d’omission ou
d’inexactitude.
2) Les coupons présentés sont, sauf preuve contraire, réputés propriété du
requérant. Dans le cas où celui-ci présente des coupons pour le compte de
tiers, il a la faculté de remettre à l'établissement payeur une liste indiquant,
outre ses nom, prénoms et domicile réel, ceux des propriétaires véritables,
ainsi que le montant des coupons appartenant à chacun d'eux.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |48
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
L'établissement payeur annexe cette liste au relevé en exécution du deuxième
alinéa du paragraphe 1er du présent article.
Les livres, pièces et documents de nature à permettre la vérification des relevés
prévus au présent article qui ne sont pas soumis à un délai de conservation plus
étendu doivent être conservés jusqu'à la fin de la quatrième année suivant celle
au cours de laquelle les paiements correspondants ont été effectués.
Toute infraction aux dispositions de l’alinéa précédent est sanctionnée par une
amende de cinq cent mille (500 000) francs CFA.
Article 93 :
Les sociétés, agents de change, banquiers, escompteurs, officiers publics ou
ministériels, associations et toutes personnes recevant habituellement en dépôt
des valeurs mobilières sont tenus d'adresser au service des impôts, avis de
l'ouverture et de la clôture de tout compte de dépôt de titres, valeurs ou espèces,
comptes d'avances, comptes courants ou assimilés.
Les avis sont établis sur des formulaires dont le modèle est arrêté par
l'administration; ils indiquent les nom, prénoms et adresses des titulaires des
comptes. Ils sont envoyés dans les dix (10) premiers jours du mois qui suit celui
de l'ouverture ou de la clôture des comptes. Il en est donné récépissé.
Chaque année, avant le 1er février, les établissements visés au premier alinéa du
présent article sont tenus d'adresser au service des impôts le relevé des coupons
portés au cours de l'année précédente au crédit des titulaires des comptes de
dépôt de titres, valeurs ou espèces, comptes d'avances, comptes courants ou
assimilés.
Les contraventions aux dispositions du présent article sont punies d'une amende
fiscale de vingt mille (20 000) francs CFA par nature d’omission ou
d’inexactitude.
Article 94 :
Les intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances, dépôts et
cautionnements, les redevances de cession ou concession de licences
d'exploitation, de brevets d'invention, de marques de fabrique, procédés ou
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |49
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
formulaires de fabrication et autres droits analogues ne sont admis comme
charges déductibles, pour l'établissement de l'impôt, que si le débiteur apporte
la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et qu'elles ne
présentent pas un caractère anormal ou exagéré.
Section 5 : Déclaration des revenus fonciers.
Article 95 :
Les personnes physiques ou morales soumises à un impôt sur les bénéfices sont
tenues de fournir, à l'appui de leur déclaration annuelle de résultats, le relevé
détaillé des loyers passés en frais généraux, avec indication de l'identité et de
l'adresse des bailleurs concernés. A défaut, ces loyers ne sont pas admis en
déduction.
Section 6 : Imposition des plus-values de cession
Article 96 :
1. Sous réserve des dispositions de l’article 97 ci-ci-après, les plus-values
provenant de la cession d’éléments d’actif immobilisé en fin d’exploitation ou
en cas de cession partielle d’entreprise et les indemnités reçues en
contrepartie de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert
d’une clientèle sont comptées, dans les bénéfices industriels, commerciaux et
agricoles et les bénéfices des professions non commerciales pour la moitié de
leur montant.
Toutefois, lorsque la cession, le transfert ou la cessation intervient plus de cinq
ans après la création ou l’achat du fonds, de l’office ou de la clientèle, la plus-
value n’est retenue dans les bénéfices imposables que pour le tiers de son
montant.
Le délai fixé au précédent alinéa n’est pas opposable au conjoint survivant, ni
aux héritiers en ligne directe, lorsque la cession, le transfert ou la cessation de
l’exercice de la profession est la conséquence du décès de l’exploitant.
2. Lorsqu’un associé, actionnaire, commanditaire ou porteur de parts
bénéficiaires cède à un tiers pendant la durée de la société tout ou partie de
ses droits sociaux, l’excédent du prix de cession sur le prix d’acquisition de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |50
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
ces droits est taxé exclusivement { l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux pour le tiers de son montant.
Toutefois, l’imposition de la plus-value ainsi réalisée est subordonnée aux deux
conditions suivantes :
a) que l’intéressé ou son conjoint, ses ascendants ou descendants exercent ou
aient exercé au cours des cinq (5) dernières années des fonctions
d’administrateur ou de gérant dans la société et que les droits des mêmes
personnes dans les bénéfices sociaux aient dépassé ensemble 25% de ces
bénéfices au cours de la même période ;
b) que le montant de la plus-value réalisée dépasse cent mille (100 000)
francs.
Article 97 :
Dans le cas de décès de l'exploitant, la taxation de la plus-value du fonds de
commerce est, lorsque l'exploitation est continuée par les héritiers en ligne
directe ou par le conjoint, reportée au moment de la cession ou de la cessation de
l'exploitation par ces derniers, à condition qu'aucune augmentation ne soit
apportée aux évaluations des éléments d'actif figurant au dernier bilan dressé
par le défunt.
Cette disposition reste applicable lorsqu'à la suite de la succession, l'exploitation
est poursuivie par le ou les héritiers en ligne directe ou par le conjoint
attributaire du fonds, de même que dans le cas où les héritiers en ligne directe et
le conjoint constituent exclusivement entre eux une société en nom collectif ou
en commandite simple, { condition que les évaluations des éléments d’actif
existants au décès ne soient pas augmentées { l’occasion du partage ou de la
transformation de l’entreprise en société.
Section 7 : Réduction d'impôt pour réinvestissement de bénéfices
Article 98 :
Les contribuables soumis à l'impôt sur les bénéfices, qui investissent au Burkina
Faso tout ou partie de leurs bénéfices imposables dans cet Etat, peuvent
bénéficier, dans les conditions fixées ci-après, d'une réduction de l'impôt sur les
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |51
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
bénéfices.
1) Donnent lieu à l'application des dispositions prévues ci-dessus, les
investissements effectués sous la forme :
- de construction, amélioration ou extension d'immeubles bâtis ;
- de création ou de développement d'établissements ou d'installations
industriels, miniers, agricoles ou forestiers, y compris le matériel de
mécanisation et de transport routier, fluvial, aérien, de manutention et de
travaux publics, à l'exclusion toutefois des véhicules, avions et bateaux de
plaisance ;
- d'acquisition de terrains à bâtir destinés aux constructions prévues ci-
dessus ou de terrains précédemment en friche, à condition que les
constructions soient édifiées ou la mise en valeur entièrement réalisée
dans les trois (03) années suivant celle de l'acquisition ;
- de souscriptions d'actions ou d'obligations émises par les sociétés
immobilières à participations publiques ayant pour objet la promotion de
l'habitat social installées au Burkina Faso.
2) L'achat de matériel ou d'outillage usagé existant déjà au Burkina ne donne
pas droit aux réductions d'impôt.
3) Ne donnent pas non plus droit aux réductions d'impôt les achats de mobilier
d'habitation et de bureau, de machines de bureau ainsi que les
aménagements intérieurs.
4) Le montant de l'investissement ne peut être inférieur à dix millions
(10 000 000) de francs CFA.
5) L'investissement doit être terminé dans un délai de trois (3) ans à compter
du 31 décembre de l'année au cours de laquelle aura été présenté le
programme prévu ci-après.
6) Les investissements envisagés doivent faire l'objet d'un programme
fournissant toutes précisions indispensables sur la nature, l'importance et le
coût de revient des investissements prévus.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |52
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Le programme, dont le dépôt doit être antérieur aux premières opérations
d'investissement, peut être présenté à toute époque de l'année. Toutefois, en cas
de circonstances exceptionnelles justifiant un investissement immédiat, le
programme doit être présenté dans le mois qui suit la première opération de
réalisation de l'investissement.
Dans l'un et l'autre cas, le programme accompagné de toutes les justifications
nécessaires est adressé, sous pli recommandé au Ministre chargé de l’économie
pour avis, puis au Ministre chargé des finances pour décision.
En cas de rejet total ou partiel, le Ministre chargé des finances en avise le
contribuable sous pli recommandé. La décision est sans recours.
A défaut de notification de rejet total ou partiel dans les trois (3) mois qui
suivent la réception par le Ministre chargé des finances du programme présenté,
celui-ci est considéré comme admis en totalité.
7) Une déduction d'un montant maximum égal à la moitié des sommes
réellement payées au cours d'une année donnée, peut être imputée sur les
bénéfices de la même année, dans la limite de 50% de ces bénéfices.
Si en raison de la deuxième limitation, il subsiste un reliquat non déductible du
bénéfice de cet exercice, ce reliquat peut être reporté sur les bénéfices d'un ou
plusieurs exercices de la période de quatre années commençant par celle au
cours de laquelle a été déposé le programme d'investissement approuvé.
La déduction totale annuelle ne peut excéder 50% des bénéfices de l'exercice ou
des exercices de report.
Les entreprises peuvent toutefois opter pour la constitution, pendant chacun des
quatre exercices de la période et dans les limites sus indiquées, d'une provision
destinée à couvrir la quotité déductible des paiements qui sont effectués au
cours de l'exercice suivant.
Lorsque la provision excède de plus d'un quart la déduction autorisée, le
redressement correspondant est assorti de la majoration prévue au premier
alinéa de l'article 78 de la présente loi.
En ce qui concerne les souscriptions d'actions ou d'obligations émises par les
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |53
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
sociétés immobilières à participation publique ayant pour objet la promotion de
l'habitat, le montant de la déduction est limité à 25% de l'investissement sans
excéder 25% du bénéfice taxable.
Les sommes affectées par les entreprises à la construction d'immeubles à usage
d'habitation et destinées exclusivement au logement de leur personnel peuvent
être admises intégralement en déduction des bénéfices imposables dans la limite
de trois millions cinq cent mille (3 500 000) francs par logement.
8) Si, au cours de l'exécution du programme, le contribuable envisage
l'extension de l'investissement primitivement prévu et admis, il peut
présenter un nouveau programme afférent à une deuxième tranche
d'investissement.
En ce qui concerne l'application des déductions et les délais d'exécution, les
divers programmes admis sont considérés isolément, sans toutefois que le total
des déductions consécutives aux paiements effectués pendant un exercice ou
une année déterminé et aux reliquats éventuellement reportables, dans les
conditions prévues au deuxième alinéa du 7 du présent article puisse excéder
50% ou 25% du montant des bénéfices nets taxables correspondants.
9) Seules les entreprises qui tiennent une comptabilité régulière et complète,
susceptible de faire foi devant la juridiction contentieuse, peuvent se
prévaloir des dispositions ci-dessus.
Elles doivent joindre à leurs déclarations annuelles toutes justifications utiles du
montant des paiements effectués pendant l'exercice ou l'année correspondant,
au titre des investissements admis.
10) Ne peuvent ouvrir droit au bénéfice des dispositions qui précèdent, les
sommes investies par les entreprises bénéficiant des avantages du code des
investissements ou du code minier pendant la durée d'application de la
convention d'agrément qui leur est accordée.
11) la déduction prévue au 7è du présent article est considérée comme un
amortissement exceptionnel. Seule la valeur résiduelle des biens
amortissables donnant droit à cette déduction peut être amortie sur la durée
normale d'utilisation de ces biens.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |54
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
12) En ce qui concerne les biens non amortissables, la plus-value ou la moins-
value réalisée en cas de cession ou d'apport en société est calculée en partant
de la valeur résiduelle de ces biens après imputation de la déduction prévue
au 7è du présent article.
Section 8 : Obligation de paiement par moyens scripturaux
Article 99 :
Les achats de biens et services constituant des immobilisations ou les achats de
biens autres qu’immobilisations et services, d’un montant au moins égal { cent
mille (100 000) francs CFA toutes taxes comprises, doivent être réglés au moyen
de chèque ou virement bancaire.
Toute infraction à cette disposition est sanctionnée par une amende de vingt
mille (20 000) francs CFA.
Section 9 : Caisses enregistreuses
Article 100 :
Les contribuables qui se livrent à des opérations de vente au comptant de
marchandises doivent les enregistrer sur des caisses automatiques.
Les bandes ou autres supports y afférents doivent être conservés pendant un
délai minimum de quatre (4) ans, { compter de la date d’encaissement.
La non utilisation de caisses automatiques et la non conservation des bandes,
supports ou toute autre irrégularité y relative sont sanctionnées respectivement
d’une amende de deux millions (2 000 000) de francs CFA et de un million
(1 000 000) de francs CFA.
Les présentes dispositions ne font pas obstacle à celles des articles 373 et 373
bis du code des impôts relatives { l’obligation de facturation et au délai de
conservation des pièces comptables.
Section 10 : Réévaluation des biens
Article 101 :
Les personnes physiques ou morales exerçant une activité de nature industrielle,
commerciale, artisanale, agricole, civile ou une profession libérale, à l'exclusion
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |55
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
des sociétés en participation, des associations à but non lucratif, des fondations
et des sociétés de fait, peuvent procéder à la réévaluation des éléments de leur
actif immobilisé à condition qu'elles soient soumises à l'impôt selon le régime du
bénéfice réel.
Article 102 :
Les biens sont réévalués, en fonction de l'utilité que leur possession présente
pour l'entreprise, à leur coût estimé d'acquisition ou de reconstitution en l'état.
Un délai de dix (10) ans doit être observé entre deux réévaluations consécutives.
Paragraphe 1 : Biens non amortissables
Article 103 :
Les plus-values de réévaluation sont inscrites, en franchise d'impôt, à un compte
"Réserve de Réévaluation" au passif du bilan. Cette réserve ne peut être
distribuée et ne doit pas être utilisée pour compenser des pertes.
En cas de cession d'éléments réévalués, la plus-value ou la moins-value fiscale
est calculée à partir de la valeur d'origine du bien.
Paragraphe 2 : Biens amortissables
Article 104 :
Les nouvelles valeurs affectées aux immobilisations dont la réévaluation a été
calculée ne doivent pas dépasser :
- l'évaluation fournie par le service chargé des domaines ou par un expert
agréé pour les constructions ;
- les montants résultant de l'application d'indices officiels représentatifs de
l'évolution des prix des matériels et outillages.
Sont exclus de la réévaluation les matériels de transport, les matériels et
mobiliers de bureau ou d'habitation, les matériels et outillages d'une durée de
vie n'excédant pas cinq (5) ans.
Les plus-values de réévaluation sont portées à un compte "Provisions Spéciales
de Réévaluation" figurant au passif du bilan.
Cette provision spéciale est rapportée par cinquième aux résultats pour compter
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |56
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
de l'exercice de réévaluation.
Les annuités d'amortissements sont majorées en fonction des nouvelles valeurs,
sans modification de la durée d'amortissement.
En cas d'aliénation d’un élément réévalué, la fraction résiduelle de la provision
est réintégrée aux résultats de l'exercice au cours duquel l'aliénation a eu lieu. La
plus-value ou la moins-value est déterminée à partir de la valeur réévaluée.
Section 11 : Prélèvement et retenue à la source à titre d’acompte d’impôt
sur les bénéfices
Paragraphe 1 : Prélèvement à la source
Article 105 :
Sont soumis au prélèvement à la source les importations de biens, quelle que
soit leur situation au regard des droits et taxes d’entrée, les ventes effectuées par
tout importateur, fabricant ou commerçant à toute personne physique ou morale
passible de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les bénéfices ou de la
Contribution des micro-entreprises.
Les ventes de biens effectuées par les importateurs, les fabricants et les
commerçants de ventes en gros et demi-gros, { l’exception de celles qu’ils
réalisent dans leurs magasins exclusivement réservés à la vente au détail, sont
réputées être consenties au profit de personnes physiques ou morales passibles
du prélèvement { la source { titre d’acompte sur les impôts sur les bénéfices.
Cette présomption de destination est irréfragable.
Article 106 :
Sont exemptés du prélèvement :
1) les importations de biens manifestés en transit ;
2) les importations et les achats effectués par les entreprises bénéficiant
d’une exonération partielle ou totale des impôts sur les bénéfices en
application des dispositions du Code des Investissements, du Code
Minier ou de l’article 5 ci-dessus ;
3) les importations effectuées par :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |57
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
- les entreprises de vente d’hydrocarbures ;
- les entreprises de production et de fourniture d’eau, d’électricité et
télécommunications ;
4) les importations et achats de produits pharmaceutiques, produits de la
santé de la reproduction, notamment les condoms, stérilets, colliers,
spermicides et consommables médicaux effectuées par les centrales
d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables
médicaux effectuées par les centrales d’achat de médicaments essentiels
génériques et des consommables médicaux;
5) [Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art. 38] les importations
de marchandises bénéficiant de la franchise des droits et taxes de
douanes en vertu de l’article de l’article 165 de l’annexe au règlement
n°09/2001/CM/UEMOA du 26/11/2001 portant valeur en douane des
marchandises ainsi que les effets personnels reconnus comme tels par
les services des douanes ;
6) les opérations de ventes portant sur l’eau, l’électricité, les
télécommunications et les boissons de fabrication locale ;
7) Les importations et les achats effectués par les entreprises relevant de la
Direction des Grandes Entreprises.
Article 107 :
La base du prélèvement est constituée :
1) [Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art. 39] pour les
importations, par la valeur des marchandises telle que définie par les
dispositions des articles 2 à 11 du règlement n°05/1999/CM/UEMOA du
06/08/1999 portant valeur en douane des marchandises, majorée des
droits et taxes perçus par le Service des Douanes, y compris les droits
d’accises et la TVA ;
2) pour les ventes, par le prix réclamé au client ou par toutes les sommes,
valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir en contrepartie, y compris
les droits d’accises et la TVA. La base ainsi définie s’entend tous frais et
taxes compris.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |58
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Les ristournes, remises et rabais accordés par notes d’avoir par les fabricants, les
importateurs et les commerçants de ventes en gros et demi-gros sont réputés
nets du prélèvement. Ils ne peuvent donner lieu à rectification, sous forme
d’avoir, du prélèvement initialement facturé.
Article 108 :
Le fait générateur et l’exigibilité du prélèvement sont constitués :
1) pour les importations, par la mise { la consommation ou par l’entrée sous
un régime suspensif douanier.
Toutefois, en ce qui concerne les redevables exerçant dans le secteur industriel
et disposant d’un entrepôt sous douane, le prélèvement n’est exigible que lors de
la mise à la consommation ;
2) pour les ventes, par la livraison des biens.
Article 109 :
Le taux du prélèvement est fixé comme suit :
Pour les importations, le taux est de 5%. Il est réduit à 1% pour les importations
réalisées par les contribuables relevant du régime du réel d’imposition.
Pour les ventes, le taux est de 2%. Toutefois, ce taux est réduit à :
- 1% pour :
le ciment hydraulique ;
le sucre ;
la farine de froment ;
la noix de cola.
- 0,2% pour les hydrocarbures.
Article 110 :
Les prélèvements supportés au cours d’un mois donné, sont imputables sur les
cotisations du minimum forfaitaire de perception ou sur les acomptes
provisionnels exigibles au titre de la même période.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |59
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Si le montant des prélèvements excède celui du minimum forfaitaire de
perception, l’excédent est imputé sur la ou les cotisations ultérieures d’impôt
sur les sociétés, d’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
ou d’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales.
Les crédits de prélèvements résiduels sont, { l’initiative des contribuables,
imputables exclusivement sur les cotisations de l’impôt sur les sociétés ou de
l’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles dues au titre de
l’exercice au cours duquel les prélèvements ont été supportés et des exercices
suivants.
Article 111 :
Les redevables doivent délivrer obligatoirement à leurs clients une facture
mentionnant distinctement le montant du prélèvement. Cette facture doit être
conforme aux dispositions de l’article 373 du Code des impôts. Elle doit en outre
mentionner le régime d’imposition du fournisseur et le service des impôts dont il
dépend pour l’accomplissement de ses obligations fiscales professionnelles.
Les factures qui ne comportent pas toutes les mentions requises ou qui
comportent des mentions inexactes n’ouvrent pas droit { imputation des
prélèvements facturés chez le client.
Tout prélèvement facturé est dû.
Les prélèvements facturés par des fournisseurs inconnus de l’administration
fiscale ou qui ne relèvent pas d’un régime du réel d’imposition ne sont pas
imputables.
Les importateurs, fabricants et commerçants sont tenus de verser au Service des
Impôts de rattachement au plus tard le 20 de chaque mois, le montant des
prélèvements facturés au cours du mois précédent, au moyen d’une déclaration
établie conformément au modèle prescrit par l’administration.
La déclaration doit être déposée dans les mêmes délais lorsque le redevable n’a
effectué au cours d’un mois déterminé aucun prélèvement.
Pour les marchandises importées le prélèvement est encaissé par le service des
douanes pour le compte du service des impôts.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |60
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Les prélèvements ainsi facturés font l’objet, au plus tard le 10 du mois suivant
celui au cours duquel les prélèvements ont été opérés, d’avis de transfert
nominatifs de recettes au profit du service des impôts dont dépend chaque
importateur.
La Direction générale des douanes adresse à la Direction générale des impôts à
l’appui des avis de transfert, un état récapitulatif mentionnant, pour chaque
importateur, les prélèvements encaissés. Cet état est accompagné, pour chaque
importateur, des bulletins individuels de liquidation du prélèvement.
Le prélèvement qui est soumis à une obligation de paiement immédiat ne
bénéficie pas des procédures de règlement particulières aux droits et taxes
d’entrée, telles que le crédit d’enlèvement ou le paiement par obligations
cautionnées.
Les contribuables sont tenus, lors du versement du minimum forfaitaire de
perception ou des acomptes provisionnels, de remettre au service des impôts les
relevés des prélèvements supportés { l’importation, accompagnés d’une copie
des quittances délivrées par les services des douanes et/ou un état détaillé des
prélèvements supportés en régime intérieur contenant les indications
suivantes :
- nom, prénom(s), ou raison sociale du fournisseur ;
- profession ou activité ;
- adresse complète ;
- numéro IFU ;
- date des factures ;
Article 112 :
Toute facturation illégale du prélèvement est sanctionnée par une amende égale
au double du montant des sommes indûment facturées.
Le défaut de facturation ou l’omission de la facturation séparée du prélèvement
ou toute autre irrégularité dans les libellés des factures sont passibles d’une
amende égale au montant du prélèvement dû sans préjudice des dispositions de
l’alinéa 2 de l’article 111 ci-dessus.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |61
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Le défaut de production du relevé et/ou de l’état détaillé prévu au dernier alinéa
de l’article 111 ci-dessus, entraîne d’office la réintégration des prélèvements
imputés sur les acomptes provisionnels, les cotisations du minimum forfaitaire
de perception et de l’impôt sur les bénéfices.
Le défaut de déclaration des prélèvements dans les délais prévus { l’alinéa 5 de
l’article 111 ci-dessus entraîne pour son auteur et ses complices l’application
d’une pénalité égale { 25% majorée de 5% par mois ou fraction de mois de
retard des droits dus. Cette pénalité ne saurait être inférieure à deux cent
cinquante mille (250 000) francs CFA.
Cette pénalité est portée à 50% et majorée de 5% par mois ou fraction de mois
de retard lorsque le service a procédé { une taxation d’office. La pénalité ci-
dessus ne peut être inférieure à cinq cent mille (500 000) francs CFA.
Le non respect des dispositions de l’alinéa 5 de l’article 111 ci-dessus place le
redevable en situation de taxation d’office assortie des pénalités visées au
paragraphe précédent.
Toute minoration, inexactitude ou omission d’un ou de plusieurs éléments de la
déclaration de prélèvements fait l’objet d’une procédure de redressement
assortie d’une pénalité égale { 50% majorée de 5% par mois ou fraction de mois
de retard des prélèvements non déclarés ou dont la perception a été
compromise. Cette pénalité est portée à 200% en cas de manœuvres
frauduleuses.
Tout redevable qui n’a pas fait de prélèvement ou qui n’a opéré que des
prélèvements insuffisants est redevable, outre le montant des prélèvements non
effectués, d’une amende fiscale de 100% des prélèvements éludés.
En outre, le redevable qui ayant effectué des prélèvements, ne s’en acquitte pas
dans les délais prévus { l’alinéa 5 de l’article 111 ci-dessus, est passible d’une
pénalité égale à 10% majorée de 5% par mois ou fraction de mois de retard
supplémentaire.
Le prélèvement sur les ventes ou importations ne constitue pas un élément du
prix de revient des produits achetés ou importés, et ne doit pas être répercuté
sur le consommateur final.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |62
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Article 113 :
Les dispositions prévues par les textes en matière de taxes sur la valeur ajoutée
s’appliquent mutatis mutandis au prélèvement { la source { titre d’acompte sur
les impôts sur les bénéfices.
Paragraphe 2 : Retenue à la source sur les sommes versées aux
prestataires résidents
Article 114 :
Sont soumises à une retenue à la source les sommes versées, en rémunération
de prestations de toute nature fournies ou utilisées sur le territoire national, par
des débiteurs établis au Burkina Faso à des personnes qui y résident.
Ces sommes ne sont pas passibles de retenues lorsqu’elles sont versées aux
contribuables relevant de la Direction des grandes entreprises.
Sont considérés comme débiteurs établis au Burkina Faso :
- les personnes physiques et morales relevant de l’impôt sur les sociétés, de
l’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles ou de l’impôt
sur les bénéfices des professions non commerciales, selon le régime du
réel d’imposition ;
- l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics ;
- les projets sur financements extérieurs ;
- les organisations non gouvernementales.
Par prestation de toute nature fournie ou utilisée, on entend toute opération de
nature lucrative autre qu’une vente de biens ou une location d’immeubles dont
le montant est égal ou supérieur à cinquante mille (50 000) francs CFA toutes
taxes comprises.
Article 115 :
[Loi 051-2002/AN du 08 novembre 2012 – Art. 20.] Le taux de la retenue est
fixé à :
- 5% du montant toutes taxes comprises des sommes versées pour les
personnes justifiant d'une immatriculation à l'identifiant financier unique
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |63
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
(IFU). Il est réduit à 1% pour les travaux immobiliers et les travaux publics ;
- 25% des sommes versées pour les personnes non salariées ne justifiant pas
d'une immatriculation à l'identifiant financier unique (IFU).
Article 116 :
Les retenues afférentes aux paiements effectués au cours d’un mois déterminé
doivent être versées au plus tard le 20 du mois suivant auprès du service des
impôts du lieu du siège social ou du principal établissement ou du domicile de la
partie versante.
Les versements sont effectués au vu d’une déclaration réglementaire comportant
pour chaque prestataire faisant l’objet d’une retenue les indications suivantes :
- nom et prénoms ou raison sociale et forme juridique du prestataire ;
- profession ou activité ;
- numéro IFU ;
- adresses géographique et postale ;
- date et montant de la facture ;
- date et montant des paiements ;
- retenue opérée.
La déclaration doit être accompagnée, pour chaque prestataire précompté, d’une
attestation individuelle de retenue à la source établie conformément au modèle
prescrit par l’administration.
Les attestations individuelles de retenue à la source annotées par le receveur des
impôts compétent des références de la quittance de paiement, sont remises par
la partie versante aux prestataires pour leur permettre de faire valoir
ultérieurement les retenues qu’ils ont subies.
Les retenues effectuées par les comptables publics chargés de l’exécution des
dépenses font l’objet d’écritures de transferts nominatifs de recettes au profit
des services des impôts dont dépendent les prestataires précomptés.
Ces transferts sont accompagnés pour chaque prestataire d’avis de crédit
d’impôt sur les bénéfices mentionnant les indications prévues { l’alinéa 2 du
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |64
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
présent article.
Article 117 :
[Loi N°37-2013/AN du 21/11/2013, article 21]Les retenues supportées au
cours d’un exercice donné, sont imputables sur les cotisations du minimum
forfaitaire de perception ou sur les acomptes provisionnels exigibles au titre du
même exercice.
Si le montant des retenues excède celui du minimum forfaitaire de perception ou
des acomptes provisionnels, l’excédent est imputé sur la ou les cotisations
ultérieures d’impôt sur les sociétés, d’impôt sur les bénéfices industriels,
commerciaux et agricoles ou d’impôt sur les bénéfices des professions non
commerciales.
Les crédits de retenues résiduels sont, { l’initiative des contribuables, imputables
exclusivement sur les cotisations de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur les
bénéfices industriels, commerciaux et agricoles dues au titre de l’exercice au
cours duquel les retenues ont été supportés et des exercices suivants.
Article 118 :
Tout débiteur qui n’aura pas effectué de retenues ou qui n’aura opéré que des
retenues insuffisantes sera personnellement redevable du montant des retenues
non effectuées. En outre, il perdra le droit de les porter dans ses charges
professionnelles pour l ‘établissement de ses propres impositions.
Tout débiteur qui, ayant effectué les retenues, aura versé celles-ci après
l’expiration du délai légal, sera frappé d’une pénalité égale { 15% par mois ou
fraction de mois de retard.
S’il n’a effectué aucun versement dans un délai de trois (3) mois { compter de la
date d’exigibilité, il sera tenu au paiement des retenues non versées, majorées
d’une pénalité de 200%.
Article 119 :
Les dispositions prévues par les textes en matière de contributions directes
s’appliquent mutatis mutandis { la retenue { la source sur les sommes versées {
des résidents en rémunération de prestations de toute nature fournies ou
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |65
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
utilisées au Burkina Faso.
Paragraphe 3 : Retenue à la source sur les sommes versées aux
prestataires n’ayant pas d’installation professionnelle au Burkina Faso
Article 120 :
Sous réserve des dispositions des conventions fiscales dûment ratifiées, une
retenue à la source est opérée sur les sommes que les personnes physiques et
morales qui ne possèdent pas d’installation professionnelle au Burkina Faso
perçoivent en rémunération de prestations de toute nature fournies ou utilisées
au Burkina Faso.
Article 121 :
La retenue { la source s’applique aux rémunérations payées notamment pour :
- la fourniture d’études et de conseils de toute nature, de prestations
d’ingénieries, d’informatique, de comptabilité, d’audit, de publicité, de
formation, de communication, d’assistance technique ;
- la participation aux frais de siège ;
- l’usage ou la concession de l’usage d’un brevet, d’une marque de fabrique de
commerce, d’une franchise commerciale, d’un dessin, d’un modèle, d’un plan,
d’une formule ou d’un procédé secret ainsi que d’un équipement industriel,
commercial ou scientifique ne constituant pas un bien immobilier ;
- les informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine
industriel, commercial, agricole ou scientifique ;
- l’usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une œuvre
littéraire, artistique ou scientifique y compris les productions
cinématographiques, télévisuelles, audiovisuelles, radiophoniques,
théâtrales et artistiques.
La retenue { la source s’applique également aux rémunérations versées aux
artistes de théâtre et de music-hall, musiciens-danseurs, acteurs, comédiens,
modèles et autres artistes de spectacles et de la mode et aux sportifs, non
domiciliés au Burkina Faso, qui participent à des manifestations organisées ou
produites au Burkina Faso.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |66
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Article 122 :
Le taux de la retenue à la source est fixé à 20% du montant net des sommes
versées aux personnes non établies au Burkina Faso, y compris les sommes et
frais accessoires exposés par le débiteur au profit du prestataire.
Ce taux est réduit de 50% pour les sommes versées par les entreprises minières
au titre des prestations relatives exclusivement aux opérations minières
réalisées à leur profit.
Le montant de la retenue ne saurait être pris en charge par le débiteur.
Article 123 :
[Loi N° 37-2013/AN du 21/11/2013, article 22]Sont redevables de la retenue
à la source de 20% :
- les personnes physiques relevant d’un impôt sur les bénéfices selon le
régime du réel normal d’imposition ;
- les personnes morales relevant d’un impôt sur les bénéfices quel que soit
leur régime d’imposition ;
- l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics ;
- les projets sur financement extérieur ;
- les organisations non gouvernementales.
Les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois
donné doivent être versées au plus tard le 20 du mois suivant au service des
impôts de rattachement.
Les versements sont effectués au vu d’une déclaration réglementaire comportant
pour chaque personne faisant l’objet d’une retenue les indications suivantes :
- nom et prénom(s) ou raison sociale et forme juridique ;
- activité ou profession ;
- adresse géographique et postale ;
- nationalité ;
- nature des prestations fournies ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |67
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
- date et montant des paiements ;
- montant de la retenue opérée.
La déclaration doit être accompagnée pour chaque prestataire précompté d’une
attestation individuelle de retenue à la source établie conformément au modèle
prescrit par l’administration.
Article 124 :
Toute personne qui n’aura pas effectué de retenues ou qui n’aura effectué que
des retenues insuffisantes, sera personnellement redevable du montant des
retenues non effectuées et sera passible des pénalités prévues { l’alinéa ci-
dessous. En outre, elle perdra le droit de porter dans ses charges
professionnelles, le montant de la prestation payée, augmentée de la retenue
rappelée, pour l’établissement de ses propres impositions.
Toute personne qui, ayant effectué les retenues, aura versé celles-ci après
l’expiration du délai légal, sera frappée d’une pénalité égale { 15% par mois ou
fraction de mois de retard.
Si elle n’a effectué aucun versement dans un délai de trois (3) mois { compter de
la date d’exigibilité, elle sera tenue au paiement des retenues non versées,
majorées d’une pénalité de 200%.
Article 125 :
Les dispositions prévues par les textes en matière de contributions directes
s’appliquent mutatis mutandis { la retenue { la source sur les sommes versées {
des non résidents en rémunération de prestations de toute nature fournies ou
utilisées au Burkina Faso.
Section 12 : Incitations au profit des petites industries et petites
entreprises et des micro-entreprises
Article 126 :
[Loi N° 001-2014/CNT du 29/12/2014, Article 20]Les petites industries et les
petites entreprises relevant du régime du réel simplifié d'imposition tel que visé
à l'article 88 ci-dessus peuvent bénéficier des avantages prévus par les
dispositions des articles 127 à 129 ci-après.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |68
Impôts sur les sociétés Chapitre II : Dispositions communes aux impôts sur les bénéfices
Les micro-entreprises visées à l'article 371 ter du code des impôts peuvent
bénéficier des dispositions du dernier alinéa de l’article 129.
Article 127 :
Les petites industries et petites entreprises nouvellement créées sont exonérées
de la contribution des patentes pendant deux (02) exercices à compter de la date
de démarrage effectif de leurs activités, dûment constaté par l’administration
fiscale.
Article 128 :
Le bénéfice de l’exonération est soumis { une demande adressée au Directeur
général des impôts dans les trois (3) mois suivant la déclaration d’existence.
Article 129 :
[Loi N° 001-2014/CNT du 29/12/2014, article 20]Les petites industries et les
petites entreprises adhérant aux centres de gestion agréés bénéficient des
avantages fiscaux ci-après :
- une réduction de 30% de l’impôt sur les bénéfices ;
- une réduction de 50% du minimum forfaitaire de perception ;
- une réduction de 20% de la taxe patronale et d’apprentissage.
Les micro-entreprises adhérant aux centres de gestion agréés bénéficient d’une
réduction de 25% de la contribution des micro-entreprises.
Article 130 :
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |69
CODE DES IMPÔTS DIRECTS ET INDIRECTS
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |70
Code des impôts directs et indirects
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |71
Code des impôts directs et indirects
TABLE DES MATIERES
LIVRE PREMIER : ASSIETTE ET LIQUIDATION DES IMPÔTS 77
PREMIERE PARTIE : IMPÔTS DIRECTS________________________________________________ 77
TITRE PREMIER : IMPÔTS SUR LES REVENUS _______________________________________ 77
CHAPITRE I : IMPÔT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS, COMMERCIAUX ET AGRICOLES ____ 77
Section 1 : Champ d'application ___________________________________________ 77
Section 2 : Bénéfice imposable ____________________________________________ 79
Section 3 : Lieu d’imposition et personnes imposables _________________________ 81
Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt ____________________________________ 81
Section 5 : Imputation des acomptes _______________________________________ 81
Section 6 : Obligations et sanctions _________________________________________ 82
Section 7 : Régimes particuliers ____________________________________________ 88
Section 8 : Contrôle des déclarations _______________________________________ 90
Section 9 : Minimum forfaitaire de perception ________________________________ 91
CHAPITRE II : IMPÔT SUR LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON COMMERCIALES _______ 94
Section 1 : Champ d'application ___________________________________________ 94
Section 2 : Détermination du bénéfice imposable _____________________________ 96
Section 3 : Lieu d'imposition et personnes imposables _________________________ 99
Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt ____________________________________ 99
Section 5 : Obligations et sanctions ________________________________________ 101
Section 6 : Cessation de l'exercice de la profession ___________________________ 104
Section 7 : Contrôle des déclarations ______________________________________ 105
CHAPITRE III : IMPÔT UNIQUE SUR LES TRAITEMENTS ET SALAIRES ___________________ 106
Section 1 : Revenus soumis à l’impôt ______________________________________ 106
Section 2 : Personnes imposables et base d’imposition ________________________ 107
Section 3 : Calcul et mode de perception de l’impôt __________________________ 110
Section 4 : Obligations des employeurs_____________________________________ 111
Section 5 : Renseignements à fournir par les bénéficiaires de traitements, salaires,
indemnités et émoluments de source étrangère au Burkina Faso ________________ 115
Section 6 : Contrôle et régularisation ______________________________________ 115
Section 7 : Sanctions ___________________________________________________ 116
Section 8 : Dispositions spéciales aux contribuables en congé hors du Burkina Faso _ 117
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS COMMUNES A DIVERS IMPÔTS CEDULAIRES _____________ 118
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |72
Code des impôts directs et indirects
Section 1 : Imposition des contribuables disposant de revenus Professionnels
provenant de sources différentes _________________________________________ 118
Section 2 : Réductions pour charges de famille [supprimée par ordonnance 69-61
du 15/11/69 Art. 5.] ____________________________________________________ 118
Section 3 : Déclarations des commissions, courtages, ristournes, honoraires, des
droits d’auteur, des rémunérations d’associés et des parts de bénéfices __________ 118
Section 4 : Imposition des plus-values de cession _____________________________ 121
CHAPITRE V : IMPÔT PROGRESSIF SUR LE REVENU ________________________________ 124
CHAPITRE VI : IMPÔT MINIMUM FORFAITAIRE SUR LES PROFESSIONS INDUSTRIELLES ET
COMMERCIALES ___________________________________________________________ 125
CHAPITRE VII : TAXE PATRONALE ET D’APPRENTISSAGE ____________________________ 126
Section 1 : Champ d'application __________________________________________ 126
Section 2 : Base imposable ______________________________________________ 126
Section 3 : Taux _______________________________________________________ 127
Section 4 : Obligations des redevables _____________________________________ 127
Section 5 : Régularisation________________________________________________ 128
Section 6 : Sanctions ___________________________________________________ 129
CHAPITRE VIII : Abrogé ______________________________________________________ 130
TITRE II : AUTRES IMPÔTS DIRECTS _____________________________________________ 131
CHAPITRE PREMIER : IMPÔT FORFAITAIRE SUR LE REVENU _________________________ 131
CHAPITRE II :IMPÔT DE DEPARTEMENT _________________________________________ 132
CHAPITRE III : TAXE SUR LES PLUS -VALUES IMMOBILIERES _________________________ 133
Section 1 : Champ d’application __________________________________________ 133
Section 2 : Taux _______________________________________________________ 134
Section 3 : Sanctions ___________________________________________________ 134
TAXE SPECIFIQUE SUR LES REVENUS DE TRANSACTION DE TITRES MINIERS ____________ 135
CHAPITRE IV : TAXES DES BIENS DE MAINMORTE DES COLLECTIVITES AUTRES QUE LES
MISSIONS RELIGIEUSES 136
CHAPITRE V : TAXE DE RESIDENCE 140
CHAPITRE VI : CONTRIBUTIONS DES PATENTES 141
Section 1 : Champ d’application ___________________________________________141
Section 2 : Détermination de l’impôt _______________________________________142
Section 3 : Etablissements des rôles _______________________________________147
Section 4 : Obligations et sanctions ________________________________________148
TITRE III : TAXES ASSIMILEES ___________________________________________________151
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |73
Code des impôts directs et indirects
CHAPITRE I : TAXE SUR LE BETAIL 151
CHAPITRE II : TAXE SUR LES ARMES 152
CHAPITRE III : TAXE SUR LES VELOCIPIDES 155
CHAPITRE IV : TAXE DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL 156
Article 299 : Abrogé [Loi N°012-2011/AN du 25/05/2011] 156
CHAPITRE VI : TAXE SUR LES VEHICULES A MOTEUR 157
DEUXIEME PARTIE : IMPÔTS INDIRECTS_____________________________________________________158
CHAPITRE PREMIER : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE 158
TITRE I : CHAMP D’APPLICATION __________________________________________158
Section 1 : Affaires imposables ___________________________________________158
Section 2 : Définition des assujettis ________________________________________ 161
Section 3 : Exonérations_________________________________________________ 163
TITRE II : BASE D’IMPOSITION ____________________________________________ 165
TITRE III : FAIT GENERATEUR ET EXIGIBILITE _________________________________ 168
TITRE VI : TAUX DE LA TVA _______________________________________________ 169
TITRE V : REGIME DES DEDUCTIONS _______________________________________ 169
Section 1 : Principe _____________________________________________________ 169
Section 2 : Exclusions ___________________________________________________ 170
Section 3 : Limitations __________________________________________________ 171
Section 4 : Modalités ___________________________________________________ 172
TITRE VI : CLASSIFICATIONS DES OPERATIONS _______________________________ 176
CHAPITRE II : Abrogé _______________________________________________________ 189
CHAPITRE III : TAXES INDIRECTES ______________________________________________ 190
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS COMMUNES ______________________________________ 214
LIVRE DEUXIEME : VERIFICATIONS–CONTROLE RECOUVREMENT – CONTENTIEUX__ 223
TITRE I : VERIFICATION ET CONTROLE DES IMPÔTS DIRECTS _________________________ 223
CHAPITRE PREMIER : DISPOSITIONS COMMUNES _________________________________ 223
CHAPITRE II : PROCEDURE DE REHAUSSEMENT ___________________________________ 223
CHAPITRE III : PENALITES ____________________________________________________ 223
CHAPITRE IV : DELAIS DE PRESCRIPTION ________________________________________ 223
CHAPITRE V : SECRET PROFESSIONNEL _________________________________________ 223
TTRE II : RECOUVREMENT DES IMPÔTS DIRECTS ___________________________________ 224
CHAPITRE PREMIER : EMISSION ET EXIGIBILITE DES ROLES__________________________ 224
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |74
Code des impôts directs et indirects
CHAPITRE II : MOYENS DE PAIEMENT __________________________________________ 225
CHAPITRE III : LES POURSUITES _______________________________________________ 225
CHAPITRE IV : PRIVILEGES, OBLIGATIONS ET RESPONSABILITES DES TIERS _____________ 225
CHAPITRE V : APUREMENT DES ROLES – SANCTIONS PENALES ______________________ 225
CHAPITRE VI : DISPOSITIONS SPECIALES ________________________________________ 225
TITRE III : CONTENTIEUX DES IMPÔTS ET TAXES DIRECTS ____________________________ 226
CHAPITRE PREMIER : DOMAINES RESPECTIFS DE LA JURIDICTION CONTENTIEUSE ET DE
LA JURIDICTION GRACIEUSE __________________________________________________ 226
CHAPITRE II : JURIDICTION GRACIEUSE _________________________________________ 226
CHAPITRE III : JURIDICTION CONTENTIEUSE _____________________________________ 226
TITRE IV : VERIFICATION ET CONTROLE DES IMPÔTS INDIRECTS ______________________ 227
CHAPITRE PREMIER : DISPOSITION GENERALES __________________________________ 227
CHAPITRE II : PROCEDURE DE REHAUSSEMENT ___________________________________ 227
CHAPITRE III : PENALITES ____________________________________________________ 227
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS PARTICULIERES ____________________________________ 227
CHAPITRE V : DELAI DE PRESCRIPTION __________________________________________ 227
CHAPITRE VI : SECRET PROFESSIONNEL _________________________________________ 227
TITRE V : RECOUVREMENT DES IMPÔTS INDIRECTS ________________________________ 228
CHAPITRE PREMIER : LIQUIDATION – PRISE EN CHARGE ___________________________ 228
CHAPITRE II : RECOUVREMENT _______________________________________________ 228
CHAPITRE III : POURSUITES ___________________________________________________ 228
CHAPITRE IV : PRIVILEGES DU TRESOR __________________________________________ 228
CHAPITRE V : SANCTIONS PENALES ____________________________________________ 228
CHAPITRE VI : DISPOSITIONS SPECIALES ________________________________________ 228
TITRE VI : CONTENTIEUX DES IMPÔTS ET TAXES INDIRECTS __________________________ 229
CHAPITRE PREMIER : DOMAINES RESPECTIFS DE LA JURIDICTION CONTENTIEUSE ET DE
LA JURIDICTION GRACIEUSE __________________________________________________ 229
CHAPITRE II : JURIDICTION GRACIEUSE _________________________________________ 229
CHAPITRE III : JURIDICTION CONTENTIEUSE _____________________________________ 229
CHAPITRE IV : PRESCRIPTION _________________________________________________ 229
TAXE DE DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE _______________________________________ 230
Kiti an VIII 122 du 7 décembre 1990 portant application de la taxe de développement
touristique _______________________________________________________________ 232
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |75
Code des impôts directs et indirects
LOI 52-94 DU 13 DECEMBRE 1994 PORTANT REGIME SPECIAL DE REEVALUATION DES
BIENS ____________________________________________________________________ 234
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |76
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
LIVRE PREMIER : ASSIETTE ET LIQUIDATION DES IMPÔTS
PREMIERE PARTIE : IMPÔTS DIRECTS
TITRE PREMIER : IMPÔTS SUR LES REVENUS
CHAPITRE I : IMPÔT SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS, COMMERCIAUX ET
AGRICOLES
Section 1 : Champ d'application
Article 1 :
[Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]3
Il est établi, au profit du budget de l’Etat, un impôt annuel sur les bénéfices des
activités ou des professions industrielles, commerciales, artisanales, agricoles,
pastorales et forestières.
Il en est de même des bénéfices réalisés par les titulaires de permis
d’exploitation minière et d’autorisation d'exploitation de carrières.
Paragraphe 1 : Personnes imposables
Article 2 :
L'impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles est dû à raison
des bénéfices réalisés par les personnes physiques ci-après.
Sont également imposables les contribuables visés { l’article 4 des dispositions
relatives { l’impôt sur les sociétés qui ont exercé l’option prévue et les syndicats
financiers.
Dans le présent chapitre, les personnes susvisées sont désignées par le terme
« personnes physiques».
Sont notamment passibles dudit impôt :
1) les personnes physiques qui habituellement achètent en leur nom, en vue
de les revendre, des immeubles ou des fonds de commerce ;
2) les personnes physiques qui habituellement achètent en leur nom, des
actions ou parts de sociétés immobilières ou qui souscrivent en vue de les
3
Les articles 1 à 54 ont été modifiés par la Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |77
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
revendre ;
3) les personnes physiques qui habituellement souscrivent aux actions ou
parts émises par les sociétés immobilières en vue de les revendre;
4) les personnes physiques qui habituellement se livrent à des opérations
d'intermédiaires pour l'achat, la souscription ou la vente des biens visés
aux points 1), 2), et 3) ;
5) abrogé [Loi 028-2011/AN du 24 novembre 2011 – Art. 11]
6) les personnes physiques qui procèdent au lotissement et à la vente des
terrains leur appartenant ;
7) les personnes physiques qui donnent en location un établissement
commercial ou industriel muni du mobilier et du matériel nécessaires à son
exploitation, que la location comprenne ou non tout ou partie des éléments
incorporels du fonds de commerce ou d'industrie ;
8) les adjudicataires, concessionnaires et fermiers de droits communaux ;
9) abrogé [Loi 041-2010/AN du 02 décembre 2010 – Art. 11]
10) les loueurs d'appartements meublés. Toutefois, ne sont pas imposables
les personnes physiques qui se contentent de louer une pièce faisant partie
intégrante de leur appartement ;
11) toutes autres personnes physiques se livrant à une exploitation ou à des
opérations à caractère industriel ou commercial.
Paragraphe 2 : Territorialité
Article 3 :
Sous réserve des dispositions des conventions internationales relatives aux
doubles impositions, l'impôt est dû à raison des bénéfices réalisés au Burkina
Faso par les personnes physiques.
Sont réputés réalisés au Burkina Faso l’ensemble des produits et des bénéfices
se rapportant aux activités et aux opérations à caractère industriel et
commercial qu’elles y réalisent même { titre occasionnel.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |78
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Section 2 : Bénéfice imposable
Paragraphe 1 : Définition
Article 4 :
Sous réserve de la déduction des revenus mobiliers prévue à l'article 8 ci-après,
le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d'après les résultats
d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les personnes
physiques, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif,
soit en cours, soit en fin d'exploitation.
Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la
clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à
l'impôt, diminuée des suppléments d'apports et augmentée des prélèvements
effectués au cours de cette période par les personnes physiques. L'actif net
s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les
créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.
Paragraphe 2 : Période d’imposition
Article 5 :
L'impôt est établi chaque année sur les bénéfices réalisés l'année précédente.
Les contribuables sont tenus d’arrêter chaque année leurs comptes { la date du
31 décembre, sauf en cas de cession ou de cessation d’activité en cours d’année.
Les entreprises nouvelles, créées antérieurement au 30 juin, sont tenues
d’arrêter leur premier exercice comptable au 31 décembre de la même année.
Celles, créées postérieurement au 30 juin, sont autorisées à arrêter leur premier
exercice comptable au 31 décembre de l’année suivante. L’impôt est établi sur
les bénéfices réalisés au cours de cette période.
Paragraphe 3 : Détermination du bénéfice imposable
Article 6 :
Le bénéfice imposable est déterminé dans les mêmes conditions que celles
prévues par les dispositions relatives { l’impôt sur les sociétés.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |79
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
A. Les produits taxables
Article 7 :
A l’exclusion des revenus des capitaux mobiliers et des produits de la location
des immeubles bâtis et non bâtis qui ne sont pas inscrits { l’actif du bilan, les
produits taxables sont ceux visés à l’article 10 des dispositions relatives {
l’impôt sur les sociétés.
Article 8 :
L’inscription { l’actif du bilan des immobilisations visées { l’article 7 entraîne
l’imposition des revenus y afférents pour leur montant net.
B. Les charges déductibles
Article 9 :
Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges remplissant les
conditions de déductibilité définies en matière d’impôt sur les sociétés.
Article 10 :
Le salaire du conjoint travaillant effectivement dans l’exploitation { temps
complet est déductible, { condition qu’il ne soit pas exagéré par rapport aux
rémunérations des emplois de même nature exercés dans l’entreprise ou dans
les entreprises similaires et que l’intéressé soit affilié { un organisme de sécurité
sociale obligatoire au Burkina Faso.
En cas d’exagération ou de rémunérations fictives, l’ensemble des rétributions
versées ne sera pas admis en déduction du bénéfice imposable.
Article 11 :
En ce qui concerne les dépenses mixtes qui se rapportent { la fois { l’exercice de
la profession et aux besoins personnels de l’exploitant, il y a lieu de faire une
ventilation en vue de déterminer la fraction desdites dépenses qui se rapportent
{ l’exploitation. A défaut de pouvoir déterminer précisément cette fraction, il est
retenu forfaitairement deux tiers (2/3) du montant desdites charges.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |80
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Section 3 : Lieu d’imposition et personnes imposables
Article 12 :
L’impôt est établi au nom de chaque personne physique pour l’ensemble de ses
activités réalisées au Burkina Faso, au siège de la direction des entreprises ou, à
défaut, au lieu du principal établissement.
Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt
Article 13 :
Sur le bénéfice imposable, il est fait application des taux progressifs suivants
pour chaque tranche de revenu:
Tranche de revenus Taux
0 à 500 000 10%
500.001 à 1000 000 20%
Plus de 1000 001 27,5%
Toute fraction du bénéfice imposable inférieure à 1 000 francs CFA est négligée.
Article 14 :
Les adhérents des centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction de 30%
de l'impôt sur les bénéfices.
Article 15 :
L'impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles d’un exercice
donné est payable spontanément au plus tard le 30 avril de l’année suivante.
Le paiement est effectué auprès de la recette des impôts du siège ou du principal
établissement au vu de la déclaration de résultat fiscal.
Section 5 : Imputation des acomptes
Article 16 :
Le montant du minimum forfaitaire de perception déterminé conformément aux
dispositions des articles 33 et 34 ci-dessous et dû au titre de l’exercice, {
l'exclusion de la majoration des droits y afférents, vient en déduction du montant
de l’impôt sur les bénéfices de la même année.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |81
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Toutefois, lorsque le montant du minimum forfaitaire de perception est
supérieur { celui de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux,
l’excédent est acquis au Trésor public.
Section 6 : Obligations et sanctions
A. Obligations des contribuables du régime du réel normal
Article 17 :
Les personnes physiques qui relèvent du régime du bénéfice du réel normal sont
tenues de déclarer chaque année, au plus tard le 30 avril, le montant de leur
résultat imposable afférent à l'exercice comptable clos au 31 décembre de
l'année précédente, au moyen d'un imprimé conforme au modèle prescrit par
l'Administration.
Article 18 :
Les personnes physiques doivent tenir une comptabilité conforme aux
dispositions prévues par le règlement relatif au droit comptable dans les Etats
membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les personnes
physiques doivent joindre les documents ci-après :
- la liasse des états financiers et états annexés annuels normalisés du
système comptable Ouest Africain (SYSCOA) ou, le cas échéant, du système
comptable particulier qui leur est applicable. Elle est établie en trois
exemplaires, destinés respectivement { l’administration fiscale { la
Centrale des bilans et { l’Institut National de la Statistique et de la
Démographie ;
- la liasse fiscale ;
- l'état détaillé des comptes de charges et de produits ;
- l'état annuel des salaires prévu { l’article 24 des dispositions relatives {
l’impôt sur les sociétés ;
- l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits
d'auteur et autres rémunérations versées { des tiers, prévu { l’article 24
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |82
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
des dispositions relatives { l’impôt sur les sociétés ;
- l’état annuel des amortissements ;
- l’état annuel des provisions ;
- le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges, avec indication
de l'identité et de l'adresse des bailleurs.
[Loi N°028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art.12] Sous réserve de
l’application des dispositions de l’article 120 de l’acte uniforme du 17 avril 1997
de l’OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement
d’intérêt économique, toute entreprise industrielle, commerciale ou agricole
installée au Burkina Faso doit y posséder son siège et y tenir sa comptabilité.
Article 19 :
Les entreprises industrielles, les importateurs, les grossistes et les demi-
grossistes doivent joindre à leur déclaration annuelle de résultats la liste de
leurs clients avec lesquels le montant cumulé des ventes réalisées au cours de
l'exercice comptable est au moins égal à cinq millions (5 000 000) de francs CFA.
La liste doit indiquer, pour chaque client, le numéro d’Identifiant Financier
Unique (IFU), l'identité complète notamment les nom et prénom(s) pour les
personnes physiques, la forme juridique et la raison sociale pour les personnes
morales, les adresses géographique, postale, le numéro de téléphone et le
montant total des ventes réalisées.
Les personnes morales qui optent pour l’impôt sur les bénéfices industriels
commerciaux et agricoles doivent joindre à leur déclaration annuelle de
résultats, copie des actes modificatifs de leurs statuts.
Elles doivent produire également, dans les sept mois de la clôture de l'exercice,
les procès-verbaux des délibérations de leurs organes statutaires relatifs au
dernier exercice clos.
Article 20 :
Toute omission, insuffisance ou inexactitude relevée dans les renseignements
dont la production est prévue dans la déclaration réglementaire annuelle de
résultats, la liasse des états financiers et états annexés normalisés du Système
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |83
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Comptable Ouest Africain (SYSCOA) et les états, listes et relevés qui doivent être
joints à la déclaration annuelle de résultats, est passible d'une amende de vingt
mille (20 000) francs CFA par nature d’infraction relevée.
Le défaut de production de la déclaration annuelle de résultats dans les délais
prescrits est sanctionné par une amende de deux cent mille (200 000) francs
CFA.
Les amendes prévues au présent article sont doublées lorsque les infractions
relevées ne sont pas régularisées dans les trente (30) jours suivant la réception
d'une mise en demeure.
Article 21 :
Les personnes physiques doivent indiquer les nom et prénom(s) ainsi que
l'adresse complète du ou des comptables et experts chargés de tenir leur
comptabilité ou d'en déterminer ou contrôler les résultats généraux, en
précisant si ces techniciens font ou non partie du personnel salarié de leur
entreprise.
Au cas où ces techniciens ne font pas partie du personnel salarié de l'entreprise,
ils doivent être inscrits au tableau de l'ordre des experts comptables et
comptables agréés.
Elles peuvent joindre à leur déclaration les observations essentielles et les
conclusions qui ont pu leur être remises par les experts comptables ou les
comptables agréés chargés par eux, dans les limites de leur compétence,
d'établir, contrôler ou apprécier leur bilan et leur compte de résultat.
Article 22 :
Toute infraction aux dispositions de l’article 21 ci-dessus est sanctionnée d'une
amende de cinq cent mille (500 000) CFA francs. En cas de récidive, l'amende est
portée à un million (1 000 000) de francs CFA.
Article 23 :
1) [Loi 041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art. 12] Lorsqu’un contribuable
s’abstient de souscrire la déclaration des bénéfices imposables visée { l’article
18 ci-dessus, le montant des droits mis à sa charge ou résultant de la
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |84
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
déclaration déposée tardivement est assorti d’une majoration de 10%. Celle-
ci est portée à 25% en cas de récidive dans le délai de répétition visé à
l’article 53 du livre de procédures fiscales.
La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cinquante mille (50 000) francs
CFA.
Lorsque ladite déclaration est déposée après l’envoi par lettre recommandée ou
la remise en mains propres d’une mise en demeure, la majoration encourue est
de 25%. En cas de récidive dans les conditions visées { l’alinéa précédent et/ou
de recours { la procédure de taxation d’office prévue { l’article 27 du Livre des
procédures fiscales, la majoration est portée à 50%.
Si la déclaration n’est pas déposée dans les trente (30) jours suivant une mise en
demeure, la majoration encourue est de 100% des droits dus.
La majoration ci –dessus ne peut être inférieure à cent mille (100 000) francs
CFA.
2) Lorsque la déclaration visée { l’article 18 ci-dessus laisse apparaître une base
d’imposition ou des éléments servant { la liquidation de l’impôt insuffisants,
inexacts ou incomplets, le montant des droits mis à la charge du contribuable
est assorti d’une majoration de 25% en cas de bonne foi, de 50% lorsque la
mauvaise foi est établie ou 100% en cas d’agissements constitutifs de
manœuvres frauduleuses.
En cas de récidive dans le délai de répétition visé { l’article 53 du Livre des
procédures fiscales, les compléments de droits sont majorés de 50% en cas de
bonne foi et de 100% lorsque des agissements de mauvaise foi auront perduré.
3) Le défaut ou l’insuffisance dans le paiement ou le versement tardif de l’impôt
sur les BIC donne lieu au versement d’une majoration de 10% du montant des
droits différés, augmentés d’un intérêt de retard au taux de 1% par mois ou
fraction de mois écoulé entre la date limite visée { l’article 18 ci-dessus et
celle de versement tel qu’il est dit { l’article 124 du Livre des procédures
fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |85
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Article 24 :
[Loi N°028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art.13] Une amende fiscale de
200 000 frs CFA est applicable au contribuable qui n’a pas souscrit aux
obligations imposées par les articles 18 et 19 ci-dessus et celles prévues aux 2 et
3, 4 et 5 de l’article 25 ci-après. [Loi N°37-2013/AN du 21/11/2013, article
11]
Une amende fiscale de cinq cent mille (500 000) francs CFA est applicable au
contribuable dont l'exploitation a été déficitaire et qui n'a pas souscrit aux
obligations imposées par les articles 18 et 19 ci-dessus et celles prévues aux 2 et
3 de l’article 25 ci-après.
Il est également appliqué une amende de un million cinq cent mille (1 500 000)
francs CFA aux entreprises conventionnées ou bénéficiant d'un régime
temporaire d'exonération qui ne fournissent pas les documents prévus aux
articles 18 et 19 ci-dessus et aux 2 et 3 de l’article 25 ci-après.
B. Obligations des contribuables du régime du réel simplifié
Article 25 :
[Loi N°028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art.14] Les personnes physiques
qui relèvent du régime du bénéfice du réel simplifié sont tenues de déclarer
chaque année, au plus tard le 30 avril, le montant de leur résultat imposable
afférent à l'exercice comptable clos au 31 décembre de l'année précédente, au
moyen d'un imprimé conforme au modèle prescrit par l'Administration.
1) Sauf dispositions contraires, l'impôt est établi et les résultats imposables sont
déterminés dans les conditions prévues par les articles 8 et suivants en
matière d’impôt sur les sociétés.
2) Les contribuables soumis au régime du bénéfice du réel simplifié doivent
tenir une comptabilité conforme aux dispositions prévues par le système
normal ou le système allégé du Système comptable ouest africain (SYSCOA).
3) A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les
contribuables doivent joindre les documents ci-après :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |86
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
- la liasse des états financiers et états annexés annuels normalisés du
système normal ou du système allégé du Système comptable ouest africain
(SYSCOA) ou, le cas échéant, du système comptable particulier qui leur est
applicable. La liasse est établie en trois exemplaires destinés
respectivement { l’administration fiscale, à la Centrale des bilans et à
l’Institut national de la statistique et de la démographie ;
- la liasse fiscale ;
- l'état détaillé des comptes de charges et de produits ;
- l'état annuel des salaires ;
- l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits
d'auteur et autres rémunérations versées à des tiers ;
- l'état annuel des amortissements ;
- l'état annuel des provisions ;
- le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges, avec indication
de l'identité et de l'adresse des bailleurs.
4) Les entreprises industrielles, les importateurs, les grossistes et les demi-
grossistes doivent joindre à leur déclaration annuelle de résultats la liste de
leurs clients avec lesquels le montant cumulé des ventes réalisées au cours de
l'exercice comptable est au moins égal à cinq millions (5 000 000) de francs
CFA. La liste doit indiquer pour chaque client le n° IFU, l'identité complète,
notamment les nom et prénom (s) pour les personnes physiques, la forme
juridique et la raison sociale pour les personnes morales, les adresses
géographique et postale, le numéro de téléphone et le montant total des
ventes réalisées.
5) Les personnes morales qui optent pour l’impôt sur les bénéfices industriels
commerciaux et agricoles doivent joindre à leur déclaration annuelle de
résultats, copie des actes modificatifs de leurs statuts.
Elles doivent produire également, dans les sept mois de la clôture de
l'exercice, les procès-verbaux des délibérations de leurs organes statutaires
relatifs au dernier exercice clos.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |87
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
6) Toute entreprise industrielle, commerciale ou agricole installée au Burkina
Faso doit y posséder son siège et y tenir sa comptabilité.
Des dérogations peuvent être accordées par le Ministre chargé des finances.
7) Les personnes physiques doivent indiquer les nom et prénom(s) ainsi que
l'adresse complète du ou des comptables et experts chargés de tenir leur
comptabilité ou d'en déterminer ou contrôler les résultats généraux, en
précisant si ces techniciens font ou non partie du personnel salarié de leur
entreprise.
Au cas où ces techniciens ne font pas partie du personnel salarié de
l'entreprise, ils doivent être inscrits au tableau de l'ordre des experts
comptables et comptables agréés.
Les personnes dont la comptabilité est tenue par un centre de gestion agréé
ne sont pas concernées par ces dispositions.
Elles peuvent joindre à leur déclaration les observations essentielles et les
conclusions qui ont pu leur être remises par les experts comptables ou les
comptables agréés chargés par eux, dans les limites de leur compétence,
d'établir, contrôler ou apprécier leur bilan et leur compte de résultat.
8) Les sanctions prévues par les articles 20, 22 et 23 ci-dessus sont
applicables mutatis mutandis aux manquements constatés dans
l'accomplissement des obligations prévues par le présent article.
Section 7 : Régimes particuliers
Cession ou cessation d'entreprises
Article 26 :
Dans le cas de cession ou de cessation, en totalité ou en partie d'une entreprise,
l'impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles dû à raison des
bénéfices qui n'ont pas encore été taxés est immédiatement dû.
Les redevables doivent, dans un délai de trente (30) jours, faire parvenir à
l’administration, la déclaration de résultats de l’exercice ainsi clos, accompagnée
des documents indiqués { l’article 18 ci-dessus.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |88
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Article 27 :
Toutefois, les contribuables doivent, dans un délai de dix (10) jours, aviser le
service des impôts de la cession ou de la cessation de l’entreprise et lui faire
connaître la date à laquelle elle a été ou sera effective, ainsi que, s'il y a lieu, les
nom, prénom (s) et adresse du cessionnaire.
Les délais de dix (10) et de trente (30) jours commencent à courir :
- lorsqu'il s'agit de la vente ou de la cession d'un fonds de commerce, du jour
où la vente ou la cession a été publiée dans un journal d’annonces reconnu
comme tel;
- lorsqu'il s'agit de la vente ou de la cession d'autres entreprises, du jour où
l'acquéreur ou le cessionnaire a pris effectivement la direction de
l’exploitation ;
- lorsqu'il s'agit de la cessation d'entreprise, du jour de la fermeture
définitive des établissements.
Article 28 :
Lorsque les contribuables ne produisent pas les renseignements visés aux
articles 26 et 27 ci-dessus ou, si, invités à fournir à l'appui de la déclaration de
leur bénéfice réel les justifications nécessaires, ils s'abstiennent de les donner
dans les dix (10) jours qui suivent la réception de l'avis qui leur est adressé à cet
effet, les bases d'imposition sont arrêtées d'office et il est fait application de la
majoration des droits prévue à l'article 77 en matière d’impôt sur les sociétés.
[Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.13] En cas d'insuffisance de
déclaration ou d'inexactitude dans les renseignements fournis à l'appui de la
déclaration du bénéfice réel, l'impôt est majoré ainsi qu'il est prévu { l’article 78
de la loi n° 008-2010/AN du 29 janvier 2010 portant création d’un impôt sur les
sociétés.
Article 29 :
Les impositions établies dans les conditions prévues { l’article 28 ci-dessus sont
immédiatement exigibles pour la totalité.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |89
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Article 30 :
En cas de cessation, l’article 157 du Livre des procédures fiscales s’applique.
Section 8 : Contrôle des déclarations
Article 31 :
Lorsque le contribuable ne dispose pas d'autres revenus que les ressources
provenant de l'exercice de sa profession industrielle, commerciale ou agricole, la
base de la taxation d'office prévue { l’article 27 du Livre des procédures fiscales
ne saurait être inférieure à une somme forfaitaire déterminée en appliquant à
certains éléments de son train de vie le barème ci-après.
Revenu forfaitaire
Eléments de train de vie
correspondant
Valeur locative de la résidence principale et
Cinq (05) fois la valeur
éventuellement des résidences secondaires
locative annuelle
au Burkina Faso ou hors du Burkina Faso
25 000 000 de francs CFA
Aéronefs
par avion
Voitures automobiles destinées au
transport des personnes:
150 000 francs CFA par CV
a) d'une puissance égale ou supérieure à
9 CV 100 000 francs CFA par CV
b) d'une puissance inférieure à 9 CV
10 000 000 de francs CFA
Chevaux de course
par cheval
100 000 francs CFA par
Vergers
hectare
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |90
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Revenu forfaitaire
Eléments de train de vie
correspondant
100 000 francs CFA par jour
Voyages à l'étranger : majoré du coût du titre de
a) Zone Afrique voyage
200 000 francs CFA par jour
b) Zone hors Afrique majoré du coût du titre de
voyage
- Cuisinier, gardien, jardinier et autres 400 000 francs CFA par
personnels de maison et assimilés personne
Section 9 : Minimum forfaitaire de perception
Article 32 :
Il est établi un minimum forfaitaire de perception de l’impôt sur les bénéfices
industriels, commerciaux et agricoles au titre d'une année déterminée, en
fonction du chiffre d'affaires hors taxes de la période écoulée.
Pour le calcul du minimum, le chiffre d'affaires visé ci-dessus est arrondi aux
cent mille (100 000) francs CFA inférieurs.
Article 33 :
Il est fait application d’un taux de 0,5 % sur le chiffre d’affaires tel que prévu {
l’article 32 ci-dessus. En aucun cas le montant ne peut être inférieur à un million
(1 000 000) de francs CFA pour les contribuables relevant du régime du bénéfice
du réel normal d’imposition et trois cent mille (300 000) francs CFA pour les
contribuables relevant du régime du bénéfice du réel simplifié d'imposition.
Article 34 :
1) Le minimum forfaitaire de perception est réglé comme suit:
- pour les contribuables relevant du régime du réel normal d’imposition, par
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |91
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
des acomptes mensuels. Chaque acompte est obtenu en appliquant au
chiffre d'affaires hors taxes du mois considéré, le taux de 0,5%. Le résultat
de la liquidation pour chaque mois est arrondi aux mille (1 000) francs CFA
inférieurs et ne peut en aucun cas être inférieur au douzième (1/12ème) du
minimum défini à l'article 33 ci-dessus ;
- pour les contribuables relevant du régime simplifié d'imposition, par des
acomptes trimestriels. Chaque acompte est obtenu en appliquant au chiffre
d'affaires hors taxes du trimestre considéré le taux de 0,5% et le résultat de
la liquidation arrondi aux mille (1 000) francs CFA inférieurs, ne peut en
aucun cas être inférieur au quart (1/4) du minimum défini à l'article 33 ci-
dessus.
2) Les adhérents des centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction de
50% du minimum forfaitaire de perception.
Article 35 :
En vue du payement du minimum forfaitaire de perception le contribuable est
tenu de souscrire, auprès du service des impôts de son principal établissement
ou de son siège, une déclaration de chiffre d'affaires à l'aide d'un imprimé
conforme au modèle prescrit par l’administration, dans les délais ci-après :
- pour les contribuables relevant du régime du réel normal d’imposition la
déclaration doit être déposée au plus tard le 20 de chaque mois pour les
affaires du mois précédent et être accompagnée du paiement de l'acompte
correspondant ;
- pour ceux relevant du régime simplifié d'imposition, elle doit intervenir au
plus tard le 10 du mois suivant le trimestre écoulé pour les affaires dudit
trimestre et être accompagnée du paiement de l'acompte correspondant.
Article 36 :
Les entreprises nouvelles sont exonérées du minimum forfaitaire pour leur
premier exercice d’exploitation.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |92
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre I : Impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles
Article 37 :
Le non respect des obligations prévues { l’article 35 ci-dessus entraîne à
l'encontre des contribuables concernés :
- une pénalité égale à 25% des droits dus en cas de déclaration tardive ;
- une pénalité égale { 50% des droits dus en cas de taxation d’office.
Toute autre infraction donne lieu à l'application d'une pénalité de 25% des
droits compromis.
Article 38 :
Les dispositions relatives au contrôle des déclarations prévues dans le Livre des
procédures fiscales sont applicables { l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |93
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
CHAPITRE II : IMPÔT SUR LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON
COMMERCIALES
Section 1 : Champ d'application
Article 39 :
Il est établi au profit du budget de l’Etat un impôt annuel sur les bénéfices :
- des professions libérales. On entend par profession libérale celle dans
laquelle l'activité intellectuelle joue le principal rôle et qui consiste en la
pratique personnelle en toute indépendance d'une science ou d'un art. Les
membres des professions libérales qui apportent leur collaboration à des
confrères sans être en position de subordination sont considérés comme
exerçant eux-mêmes une profession libérale ;
- des charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de
commerçants ;
- de toutes autres occupations, exploitations lucratives et sources de profits
non soumises à un impôt spécial sur le revenu.
Paragraphe 1 : Personnes imposables
Article 40 :
[Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.13]
L'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales est dû à raison des
bénéfices réalisés par les personnes physiques exerçant les activités visées à
l’article 39 ci-dessus.
Sont également imposables les membres des sociétés civiles professionnelles et
les établissements privés d’enseignement exploités par des personnes
physiques.
Paragraphe 2 : Revenus imposables
Article 41 :
Outre les revenus provenant directement de l’exercice des professions visées {
l’article 39, les revenus imposables comprennent également :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |94
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
- les produits des opérations de bourse effectuées par les particuliers ;
- les produits de droits d’auteur perçus par les artistes, les écrivains ou
compositeurs ou tous autres bénéficiaires et par leurs héritiers ou
légataires ;
- les revenus non salariaux des sportifs ;
- les produits perçus par les inventeurs au titre, soit de la concession de
licences d’exploitation de leurs brevets, soit de la cession ou concession de
marques de fabrique, procédés ou formules de fabrication ;
- les produits perçus par les organisateurs de spectacles ;
tous autres revenus provenant de l’exercice { titre accessoire d’une activité non
commerciale perçus par des personnes non immatriculées.
Paragraphe 3 : Territorialité
Article 42 :
Les règles de territorialité sont déterminées comme en matière d’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux.
Paragraphe 4 : Période d’imposition
Article 43 :
L'impôt est établi chaque année sur les bénéfices réalisés l'année précédente.
Les contribuables sont tenus d’arrêter chaque année leurs comptes { la date du
31 décembre, sauf en cas de cession ou de cessation d’activité en cours d’année.
Les entreprises nouvelles, créées antérieurement au 30 juin, sont tenues
d’arrêter leur premier exercice comptable au 31 décembre de la même année.
Celles, créées postérieurement au 30 juin, sont autorisées à arrêter leur premier
exercice comptable au 31 décembre de l’année suivante. L’impôt est établi sur
les bénéfices réalisés au cours de cette période.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |95
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
Section 2 : Détermination du bénéfice imposable
Article 44 :
L'impôt est établi, chaque année, à raison du bénéfice net de l'année précédente.
Ce bénéfice est constitué par l'excédent des recettes totales sur les dépenses
nécessitées par l'exercice de la profession. Il tient compte des gains ou des pertes
provenant, soit de la réalisation des éléments d'actif affectés à l'exercice de la
profession, soit des cessions de charges ou d'offices. Il tient compte également de
toutes indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l'exercice de la
profession ou du transfert d'une clientèle.
Paragraphe 1 : Les recettes
Article 45 :
1) Sont compris dans les recettes, notamment :
- les honoraires perçus en contrepartie des prestations de services rendus à la
clientèle, quels que soient leur mode de paiement et la qualification qui leur
est donnée ;
- les gains provenant soit de la réalisation des éléments d’actif affectés {
l’exercice de la profession, soit des cessions de charges ou offices, ainsi que
toutes indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la
profession ou du transfert de la clientèle.
2) Sont également pris en compte au titre des recettes professionnelles :
- les provisions et avances sur les honoraires effectivement encaissées.
Toutefois, les avances ou provisions effectuées par des clients au titre des
débours supportés par un professionnel ne sont pas comprises dans les
recettes ;
- les honoraires rétrocédés par des confrères { l’occasion des remplacements ;
- les prestations réglées sous forme de dons ou cadeaux, lorsqu’ils constituent
la rémunération des services.
3) A condition d’avoir un lien avec l’activité libérale, les sommes perçues
accessoirement doivent être ajoutées aux recettes professionnelles. Sont
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |96
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
visés par ces dispositions :
- les remboursements de frais ;
- les indemnités qui visent à réparer un préjudice matériel ;
- les intérêts de créances ;
- les produits financiers perçus lorsque l’activité est exercée dans le cadre
d’une société civile ou d’un groupement d’intérêt économique ;
- les produits de placement de fonds reçus en dépôts ;
- les subventions reçues.
Toutefois, les sommes reçues par les avoués, avocats et notaires, qui constituent
de simples dépôts de fonds destinés { couvrir des frais de procédure ou d’actes
et enregistrés généralement dans un compte spécial ne sont pas comprises dans
les recettes.
Paragraphe 2 : Les charges déductibles
Article 46 :
1) Les charges professionnelles déductibles sont celles remplissant les
conditions suivantes:
- être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la
gestion normale de l’activité ;
- correspondre à des charges effectives et être appuyées de justifications
suffisantes;
- entraîner une diminution de l'actif net;
- avoir été effectivement payées au cours de l’exercice ;
- concourir { la formation d’un produit non exonéré d’impôt assis sur le
bénéfice ;
2) Les charges professionnelles déductibles comprennent notamment :
- le montant des loyers des locaux professionnels figurant dans le contrat de
bail dûment enregistré et effectivement payé. Il en est de même des loyers
des biens pris en crédit bail ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |97
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
- les rémunérations pour les frais d’études ou d’assistance payées aux
personnes domiciliées { l’étranger ;
- le salaire du conjoint travaillant effectivement dans l’exploitation { temps
complet, { condition qu’il ne soit pas exagéré par rapport aux rémunérations
des emplois de même nature exercés dans l’entreprise ou dans les
entreprises similaires et que l’intéressé soit affilié à un organisme de
sécurité sociale obligatoire au Burkina Faso. En cas d’exagération ou de
rémunérations fictives, l’ensemble des rétributions versées ne sera pas
admis en déduction du bénéfice imposable ;
- les impôts déductibles mis en recouvrement et payés au cours de l’exercice {
l’exception de l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales ;
- les amortissements de biens inscrits { l’actif du bilan et déterminés
conformément aux règles applicables en matière d’impôt sur les sociétés ;
- les primes versées { des compagnies d’assurance burkinabé en raison de
contrats conclus pour la constitution d’indemnités de fin de carrière, de
décès et d’invalidité, et en raison de contrats d’assurance maladie dans les
conditions fixées en matière d’impôt sur les sociétés ;
- les primes versées { des compagnies d’assurance burkinabé en raison de
contrats d’assurance maladie conclus au profit de l’exploitant dans la limite
de 0,5% du montant total des dépenses de l’exercice ;
- les charges financières, les libéralités, dons, subventions dans les conditions
et limites fixées en matière d’impôt sur les sociétés.
3) Ne sont pas déductibles les dépenses personnelles, les dépenses se
rapportant { une activité exercée { titre bénévole, les dépenses d’agrément
ou somptuaires.
Sont également considérées comme non déductibles, les dépenses engagées
dans l’intérêt de la profession mais qui ne constituent pas des charges. Il
s’agit :
- des sommes engagées pour l’acquisition des immobilisations ;
- des dépenses ayant pour but l’extinction d’une dette en capital ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |98
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
- des dépenses ayant le caractère d’un placement;
- des montants des transactions, amendes, confiscations, pénalités et
majorations de toute nature mises à la charge des contrevenants à la
législation fiscale, douanière et sociale, à la réglementation des prix, de
circulation ou de consommation et d’une manière générale aux lois et
règlements de l’Etat.
Article 47 :
En ce qui concerne la production littéraire, scientifique et artistique dont les
revenus ne sont pas recueillis annuellement, le bénéfice imposable peut, à la
demande des contribuables, être déterminé en retranchant de la moyenne des
revenus des trois (3) années précédentes la moyenne des dépenses de ces
mêmes années. Les contribuables qui adoptent ce mode d'évaluation pour une
année quelconque ne peuvent revenir sur leur option pour les années suivantes.
Article 48 :
Si pour une année déterminée, les dépenses déductibles dépassent les recettes,
l'excédent peut être reporté sur les bénéfices des années suivantes jusqu'au
quatrième exercice qui suit l’exercice déficitaire.
Section 3 : Lieu d'imposition et personnes imposables
Article 49 :
L'impôt est établi au nom des bénéficiaires des revenus imposables au lieu de
l'exercice de la profession ou le cas échéant, du principal établissement.
Dans les sociétés civiles professionnelles dont les membres exercent une
profession libérale, l'impôt est établi au nom de chacun des membres.
Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt
Article 50 :
1) Sur le bénéfice imposable il est fait application des taux progressifs
suivants pour chaque tranche de revenu :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |99
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
Tranche de revenus Taux
0 à 500 000 10%
500 001 à 1 000 000 20%
Plus de 1 000.001 27,5%
Toute fraction du bénéfice imposable inférieure à 1 000 francs est négligée.
2) Les adhérents des centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction
d’impôt de 30%.
3) L'impôt est payable spontanément au plus tard le dernier jour du mois de
février de chaque année.
Le paiement est effectué auprès de la recette des impôts du siège ou du principal
établissement au vu de la déclaration de résultat fiscal.
4) Abrogé [Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.15].
5) [Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.15] Le montant de
l'impôt dû ne peut être inférieur même en cas de déficit à :
- cinquante mille (50 000) francs CFA pour les cabinets privés de soins
infirmiers dûment autorisés et exerçant leur activité conformément aux
textes en vigueur ;
- deux cent mille (200 000) francs CFA pour les cliniques d'accouchement
dûment autorisées et exerçant leur activité conformément aux textes en
vigueur ;
- cinq cent mille (500 000) francs CFA et deux cent mille (200 000) francs
CFA respectivement pour les établissements d’enseignement relevant du
régime du bénéfice du réel normal d’imposition et ceux relevant du régime
du bénéfice du réel simplifié d’imposition, dûment autorisés et exerçant
leur activité conformément aux textes en vigueur.
Toutefois, ce minimum est réduit à cent mille (100 000) francs CFA pour
tout établissement d’enseignement exploité par une personne physique
dont les recettes demeurent en dessous de quinze millions (15 000 000) de
francs CFA durant trois exercices successifs ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |100
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
- pour toutes les autres professions, le minimum de perception est de un
million (1 000 000) de francs CFA pour celles relevant du régime du
bénéfice du réel normal d’imposition et trois cent mille (300 000) francs
CFA pour celles relevant du régime du bénéfice du réel simplifié
d’imposition.
Section 5 : Obligations et sanctions
Article 51 :
1) Toute personne passible de l'impôt à raison des bénéfices réalisés dans
l'une des professions ou des revenus provenant de l'une des sources visées
à l'article 39 ci-dessus est tenue de produire, au plus tard le dernier jour du
mois de février de chaque année, une déclaration indiquant le montant de
ses recettes brutes, le détail de ses dépenses professionnelles et le chiffre
de son bénéfice net de l'année précédente.
Dans les sociétés civiles professionnelles, la déclaration doit être produite
dans les mêmes délais par la société avec indication de la quote-part de
chacun des associés.
2) Les contribuables soumis à l'impôt sur les bénéfices des professions non
commerciales sont tenus d'avoir un livre journal servi au jour le jour et
présentant le détail de leurs recettes et dépenses professionnelles.
3) Pour les professions assujetties au secret professionnel, le livre journal ne
comporte en regard de la date que le détail des sommes encaissées.
4) Ils doivent tenir un registre comportant la date d’acquisition ou de création
et le prix de revient des éléments d’actif affectés { l’exercice de leur
profession, le montant des amortissements effectués sur ces éléments ainsi
que éventuellement, le prix et la date de cession de ces mêmes éléments.
5) A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les
contribuables doivent joindre les documents ci-après :
- la liasse des états financiers et états annuels normalisés du Système
Comptable Ouest Africain (SYSCOA) ou, le cas échéant, du système
comptable particulier qui leur est applicable ; le deuxième exemplaire est
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |101
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
destiné à la centrale des bilans le troisième exemplaire est destiné à
l’Institut National de la Statistique et de la Démographie ;
- la liasse fiscale ;
- l'état annuel des salaires ;
- l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits
d'auteur et autres rémunérations versées à des tiers ;
- l’état détaillé des honoraires rétrocédés avec indication de l’adresse
complète de chaque bénéficiaire ;
- le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges avec
l’indication de l'identité et de l'adresse des bailleurs ;
- le tableau détaillé des amortissements.
Article 52 :
[Loi N°028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art.15]
1) Toute omission, insuffisance ou inexactitude relevée dans les
renseignements dont la production est prévue dans la déclaration annuelle
de résultats, la liasse des états financiers et états annexés normalisés du
Système comptable ouest africain (SYSCOA) et les états, listes et relevés qui
doivent être joints à la déclaration annuelle de résultats est passible d'une
amende de vingt mille (20 000) francs CFA par nature d’infraction relevée.
2) Le défaut de production de la déclaration annuelle de résultats dans les
délais prescrits est sanctionné par une amende de deux cent mille
(200 000) francs CFA. Les amendes prévues au présent article sont
doublées lorsque les infractions relevées ne sont pas régularisées dans les
trente jours suivant la réception d'une mise en demeure.
3) Lorsqu’un contribuable s’abstient de souscrire la déclaration des bénéfices
imposables visée { l’article 51-1 ci-dessus, le montant des droits mis à sa
charge ou résultant de la déclaration déposée tardivement est assorti d’une
majoration de 10%. Celle-ci est portée à 25% en cas de récidive dans le
délai de répétition visé { l’article 53 du livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |102
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cinquante mille (50 000)
francs CFA.
Lorsque ladite déclaration est déposée après l’envoi d’une lettre
recommandée ou la remise en mains propres d’une mise en demeure, la
majoration encourue est de 25%.
En cas de récidive dans les conditions visées { l’alinéa précédent et/ou de
recours { la procédure de taxation d’office prévue { l’article 27 du livre de
procédures fiscales, la majoration est portée à 50%.
Si la déclaration n’est pas déposée dans les trente jours d’une mise en
demeure, la majoration encourue est de 100% des droits dus.
La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cent mille (100 000)
francs CFA.
4) Lorsque la déclaration visée { l’article 51 ci-dessus laisse apparaître une
base d’imposition ou des éléments servant { la liquidation de l’impôt
insuffisants, inexacts ou incomplets, le montant des droits mis à la charge
du contribuable est assorti d’une majoration de 25% en cas de bonne foi, de
50% lorsque la mauvaise foi est établie et de 100% en cas d’agissements
constitutifs de manœuvres frauduleuses.
En cas de récidive dans le délai de répétition visé { l’article 53 du livre de
procédures fiscales, les compléments de droits sont majorés de 50%, de
100% et de 200%.
5) Le défaut ou l’insuffisance dans le paiement ou le versement tardif de
l’impôt donne lieu au versement d’une majoration de 10% du montant des
droits différés, augmentés d’un intérêt de retard au taux de 1% par mois ou
fraction de mois écoulé entre la date limite visée { l’article 50-3 ci-dessus et
celle de versement tel qu’il est dit { l’article 124 du livre de procédures
fiscales.
6) Une amende fiscale de 200 000 frs CFA est applicable au contribuable qui
n’a pas souscrit aux obligations imposées aux 2,4 et 5 de l’article 51 ci-
dessus.[Loi N°37-2013/AN du 21/11/2013, article 12]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |103
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
7) Une amende fiscale de cinq cent mille (500 000) francs CFA est applicable
au contribuable dont l'exploitation a été déficitaire et qui n'a pas souscrit
aux obligations imposées aux 1, 2, 4,5 de l’article 51-ci-dessus.[Loi N°37-
2013/AN du 21/11/2013, article 12]
Section 6 : Cessation de l'exercice de la profession
Article 53 :
Dans le cas de cessation de l'exercice de la profession, l’impôt sur les bénéfices
des professions non commerciales dû en raison des bénéfices qui n'ont pas
encore été taxés, y compris ceux qui proviennent de créances acquises et non
encore recouvrées, est immédiatement établi.
Les contribuables sont tenus de faire parvenir au service des impôts dans un
délai de dix (10) jours, déterminé comme il est indiqué ci-après la déclaration
prévue à l'article 53-1 ci-dessus.
Le délai de dix (10) jours commence à courir :
- lorsqu'il s'agit de la cessation de l'exercice d'une profession autre que
l'exploitation d'une charge ou d'un office, du jour où la cessation a été
effective ;
- lorsqu'il s'agit de la cessation de l'exploitation d'une charge ou d'un office,
du jour où a été publiée au journal la nomination du nouveau titulaire de la
charge ou de l'office ou du jour de la cessation effective si elle est
postérieure à cette publication.
Si les contribuables ne produisent pas la déclaration visée au deuxième
paragraphe du présent article, les bases d'imposition sont arrêtées d’office
conformément { l’article 27 du Livre des procédures fiscales et il est fait
application de la majoration des droits prévus à l'article 52-1 ci-dessus.
[Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.16]En cas d'insuffisance dans
les bénéfices déclarés ou d'inexactitude constatée dans les documents et
renseignements écrits fournis à l'appui de la déclaration, les contribuables sont
passibles des majorations prévues à l'article 52-2 ci-dessus.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |104
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre II : Impôt sur les bénéfices des professions non commerciales
Les impositions établies dans les conditions prévues par le présent article sont
immédiatement exigibles pour la totalité.
En cas de cession { titre onéreux d’une exploitation, d’une charge ou d’un office,
les dispositions de l’article 157 du Livre des procédures fiscales sont applicables.
Section 7 : Contrôle des déclarations
Article 54 :
Les dispositions relatives au contrôle des déclarations prévues dans le livre de
procédures fiscales sont applicables { l’impôt sur les bénéfices des professions
non commerciales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |105
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
CHAPITRE III : IMPÔT UNIQUE SUR LES TRAITEMENTS ET SALAIRES
[Ordonnance 70-43 du 17/9/70- Art. 4 – 5]
Section 1 : Revenus soumis à l’impôt
Article 55 :
[Loi 51-94 ADP du 13/12/94 - Art 1er. D.]
Il est institué au profit du budget de l’Etat un impôt unique sur les traitements et
salaires applicable { l’ensemble des traitements publics et privés, indemnités,
émoluments et salaires de toute nature, perçus au cours de la même année
(Ordonnance 70-43 du 17/9/70 ; Ordonnance 70-48 du 14/10/70 ; Ordonnance
70-65 du 23/12/70), y compris les avantages en nature, { l’exception des
avantages en nature supportés par l’Etat, les collectivités locales et les
Etablissements publics n’ayant pas un caractère industriel et commercial.
Article 56 :
[Loi 032-2002 / AN du 12 Novembre 2002 - Art 1er.]
Sont affranchis de l’impôt :
1) dans les limites ci-dessous, les indemnités de logement, fonction et de
transport :
- 20% du salaire brut, sans excéder 50 000 francs par mois pour l’indemnité
de logement ;
- 5% du salaire brut, sans excéder 30 000 francs par mois pour l’indemnité de
fonction. L’indemnité de fonction s’entend des allocations spéciales
destinées { couvrir les frais inhérents { la fonction ou { l’emploi
expressément prévues par un texte, un statut ou un contrat ;
- 5% du salaire brut, sans excéder 20 000 francs par mois pour l’indemnité de
transport ou de déplacement.
Pour l’application du présent article, le salaire brut s’entend de l’ensemble des
rémunérations y compris les avantages en nature sous déduction des
cotisations de pensions ou de retraites dans la limite de 8% du salaire de
base.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |106
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
Ces exonérations partielles s’appliquent lorsque le salarié bénéficie d’avantages
en nature en lieu et place des indemnités sus-citées.
En cas de cumul, les limites ci-dessus seront appliquées à la somme globale des
indemnités et avantages en nature accordés.
2) les allocations familiales, allocations d’assistance { la famille, les majorations
de soldes ou d’indemnités attribuées en considération de la situation ou des
charges familiales ;
3) les pensions civiles et militaires ;
4) [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 14] les traitements
attachés à une distinction honorifique à caractère civil ou militaire ;
5) les indemnités de licenciement { l’exclusion des sommes versées au titre de
l’indemnité de préavis ou de congés payés ;
6) les indemnités de départ à la retraite ou les primes de départ à la
retraite [Loi N°021-2013/AN du 23 mai 2013, article 3] ;
7) les appointements des consuls pour l’exercice de leurs fonctions consulaires
dans la mesure où les pays qu’ils représentent accordent des avantages
analogues aux agents diplomatiques et consulaires du Burkina Faso. [Loi
N°32-2002 / AN du 12 novembre 2002]
Section 2 : Personnes imposables et base d’imposition
Article 57 :
1) L’impôt est dû par tous les salariés du Burkina Faso bénéficiaires des
revenus visés { l’article 55, quels que soient leur statut ou leur nationalité.
2) Sont également imposables au Burkina Faso :
a) les salariés domiciliés ou ayant une résidence habituelle au Burkina Faso
alors même que l’activité rémunérée s’exercerait hors dudit Etat ou que
l’employeur serait domicilié ou établi hors de celui-ci.
Sont considérés comme ayant une résidence habituelle au Burkina Faso :
i) les personnes qui y possèdent une habitation à leur disposition à titre de
propriétaires, usufruitiers ou locataires, lorsque dans ce dernier cas, la
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |107
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
location est conclue, soit par convention unique, soit par conventions
successives pour une période continue d’au moins une année ;
ii) les personnes qui, sans disposer au Burkina Faso d’une habitation
dans les conditions définies { l’alinéa précédent, ont néanmoins au
Burkina Faso le lieu de leur séjour principal ;
b) les salariés domiciliés ou résidant hors du Burkina Faso, à la double
condition que l’activité rétribuée s’exerce dans cet Etat et que l’employeur y
soit domicilié ou établi ;
c) les personnes se trouvant en congé hors du Burkina Faso, et qui sont visées
{ l’article 74 ci-dessous ;
d) les fonctionnaires ou agents burkinabè de l’Etat et des collectivités
publiques servant dans les pays étrangers où ils sont exemptés d’impôt sur
le revenu ou d’un impôt similaire en vertu des dispositions internationales.
Article 58 :
N’est pas imposable au Burkina Faso, au cas où il y possèderait une ou plusieurs
résidences secondaires, le contribuable qui, possédant son domicile ou sa
résidence habituelle dans un Etat ayant conclu avec le Burkina Faso une
convention en vue d’éliminer les doubles impositions, justifie y être imposé sur
l’ensemble de ses revenus.
Article 59 :
[Loi 51-94 ADP du 13/12/94 – Art. 1er.D.]Pour déterminer des bases
d’imposition, il est tenu compte du montant total net des traitements, salaires,
pécules, indemnités, émoluments, primes, gratification et de leurs suppléments
ainsi que tous autres avantages en argent ou en nature accordés aux intéressés,
sous réserve des dispositions de l’article 56.
Ne sont considérés au titre des avantages en nature que les dépenses ci-après,
prises en charge par l’employeur au profit du salarié :
- frais de voyage de congé ;
- consommation d’eau, d’électricité, de téléphone ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |108
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
- impôts personnels ;
- domesticité : gardiens, jardiniers, cuisiniers, etc. ;
- logement, y compris les matériels et les mobiliers ;
- transport, à l’exception des transports en commun.
Article 59 bis :
[Loi 51-94 ADP du 13/12/94 – Art. 1er.D] Les avantages en nature sont
estimés d’après le montant réel des sommes mises { la charge de l’employeur.
Toutefois, lorsqu’il s’agit de la mise { la disposition du salarié d’un élément
d’actif immobilisé de l’entreprise, il sera retenu une valeur forfaitaire mensuelle
égale au douzième de la valeur brute du bien figurant au bilan affectée d’un
coefficient de cinq pour cent (5%).
Article 60 :
[Loi N°032-2002/AN du 12 Novembre 2002]4Le montant net du revenu
imposable est égal au montant brut des sommes payées et de la valeur des
avantages accordés, sous déduction :
- des retenues faites par l’employeur en vue de la constitution de pensions
ou de retraites dans la limite de 8% du salaire base ;
- [Loi N°012-2009/AN du 21/04/2009 Art. 1]d’un abattement forfaitaire
du salaire de base pour frais et charges professionnelles ; le taux de cet
abattement est de 20% pour les catégories supérieures et de 25% pour les
autres catégories ;
- [Loi N°012-2009/AN du 21/04/2009 Art. 1]les catégories supérieures
s’entendent des catégories « P », « A » et « B », des classes 6, 1 et 2 du
secteur public et des grilles catégorielles équivalentes dans le secteur
privé ;
- des franchises autorisées conformément { l’article 56 paragraphe 1 ci-
dessus.
4
La loi N°32-2002/AN du 12 novembre 2002 a introduit l’abattement forfaitaire pour charges professionnelles. Elle a été modifiée
par l’ordonnance N°2008-22/PRES du 30/12/2008 et la Loi N°12-2009/AN du 21/04/2009.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |109
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
Par salaire de base, il faut entendre le salaire catégoriel tel qu’il résulte du
contrat de travail, exclusion faite des indemnités de quelque nature que ce soit.
Section 3 : Calcul et mode de perception de l’impôt
Article 61 :
L’impôt unique sur les traitements et salaires est calculé et retenu par
l’employeur pour le compte du Trésor.
Les retenues portent sur le montant net du revenu imposable déterminé dans les
conditions indiquées { l’article 60 ci-dessus.
Elles sont effectuées mensuellement { l’aide du barème faisant l’objet d’une
annexe.
[Loi 26-93 ADP du 1er/12/93 Art. 1er. 1°] Le barème donne le montant de
l’impôt { retenir compte tenu du revenu mensuel imposable et du nombre de
charges, dans la limite de sept dont un conjoint et six enfants à charge, au
maximum.
[Ordonnance 74-74 du 11/11/74 - Art. 2.] [ Loi N°012-2011/AN du
25/05/2011- Art. 2][Loi N°32-2013/AN du 17/10/2013 - Art. 1] Les taux
applicables au revenu mensuel imposable sont fixés comme suit, pour chaque
tranche de revenu :
0 à 30 000 0%
30 100 à 50 000 12,10%
50 100 à 80 000 13,90%
80 100 à 120 000 15,70%
120 100 à 170 000 18,40%
170 100 à 250 000 21,70%
250 100 et au dessus 25,00%
Article 62 :
[Ordonnance 91-78 du 30/12/91 - Art. 1er. 2°]Les charges de familles
donnent droit aux abattements suivants :
1 charge 8%
2 charges 10%
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |110
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
3 charges 12%
4 charges 14%
5 charges 16%
6 charges 18%
7 charges 20%
[Loi 26-93
1) [Ordonnance 91-78 ADP du-1Art.
du 30/12/91 er/12/93 Art.
2] Sont considérés comme charges
1erpas
à condition de ne 2°].
avoir de revenus distincts :
a) les enfants mineurs ou infirmes ou âgés de moins de 25 ans lorsqu’ils
poursuivent leurs études ;
b) sous les mêmes conditions les orphelins recueillis par lui à son propre
foyer et dont il assure entièrement l’entretien ;
c) un conjoint non salarié [Loi 26-93 ADP du 1er/12/93 Art.2.].
2) L’épouse ou les épouses salariées sont imposées séparément et bénéficient
des charges lorsque celles-ci ne sont pas retenues pour le calcul de l’IUTS de
l’époux.
Pour l’application de ces dispositions, la situation { retenir est celle existant au
premier jour du mois suivant celui de la modification des charges. Les modalités
d’application de l’alinéa 2 seront précisées par une instruction administrative.
Article 63 :
Les contribuables domiciliés au Burkina Faso qui reçoivent d’administrations
publiques, de particuliers, sociétés ou associations, domiciliés ou établis hors du
Burkina Faso, des traitements, indemnités, émoluments et salaires sont tenus de
calculer eux-mêmes l’impôt afférent aux sommes qui leur sont payées, et de
verser le montant de cet impôt à la caisse du trésorier général, du payeur, du
percepteur ou de l’agent spécial du lieu de leur domicile, dans les conditions et
délais fixés en ce qui concerne les retenues à opérer par les employeurs.
Section 4 : Obligations des employeurs
Article 64 :
Toute personne physique ou morale qui paie des sommes imposables aux
bénéficiaires visées au premier paragraphe et { l’alinéa b du 2 èparagraphe de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |111
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
l’article 57 ci-dessus, est tenue d’effectuer pour le compte du trésor la retenue de
l’impôt.
Elle doit, pour chaque bénéficiaire d’un paiement imposable, mentionner sur son
livre, fichier ou autre document destiné { l’enregistrement de la paie, ou { défaut,
sur un livre spécial : la date, la nature et le montant de ce paiement, le montant
des retenues opérées, la référence ou bordereau de versement prévu { l’article
65 ci-après.
Les documents sur lesquels sont enregistrés les paiements et les retenues
effectuées, ainsi que les carnets { souche prévus { l’article 65, doivent être
conservés jusqu’{ l’expiration de la troisième année, suivant celle au titre de
laquelle les retenues sont faites. Ils doivent à toute époque et sous peine des
sanctions prévues { l’article 148 ci-après, être communiqués, sur leur demande,
aux agents des impôts.
Les employeurs sont tenus de délivrer à chaque bénéficiaire de paiement ayant
supporté les retenues une pièce justificative mentionnant le montant desdites
retenues.
Article 65 :
[Loi 027/99AN du 25 novembre 1999 – Art. 12.] [Loi N°106-2015/CNT du
26 décembre 2015, article 15] Les retenues afferentes aux paiements effectues
au titre d’un mois determine, doivent etre declarees et versees dans les dix (10)
premiers jours du mois suivant, a la caisse du Receveur des impots de
rattachement de la personne qui les a operees.
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 15] La déclaration doit
être souscrite sur un formulaire conforme au modèle de l’administration fiscale.
Elle peut également être souscrite par procédés électroniques dans les
conditions fixées par arrêté du Ministre chargé des finances.
Les versements pourront être effectués par tous les modes de libération légaux :
versement direct, virement, chèque bancaire ou chèque postal.
[Loi 027/99AN du 25 novembre 1999 – Art. 12.] Lorsque le montant des
retenues mensuelles n’excède pas 2 500 francs, le versement peut n’être effectué
que dans les dix (10) premiers jours des mois de juillet et de janvier pour le
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |112
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
semestre écoulé. Si pour un mois déterminé le montant des retenues vient à
excéder 2 500 francs, toutes les retenues faites depuis le début du semestre en
cours doivent être versées dans les dix (10) premiers jours du mois suivant.
Dans le cas de transfert de domicile, d’établissement ou de bureau hors du
ressort de la paierie, ou de l’agence spéciale, ainsi que dans le cas de cession ou
de cessation d’entreprise, les retenues effectuées doivent être immédiatement
versées.
En cas de décès de l’employeur, les retenues opérées doivent être versées dans
les quinze premiers jours du mois suivant celui du décès.
Chaque versement est accompagné d’un bordereau-avis extrait d’un carnet {
souche daté et signé de la partie versante et indiquant la période au cours de
laquelle les retenues ont été faites, la désignation, l’adresse et la profession de la
personne, société, association ou administration qui les a opérés et le montant
total des retenues effectuées.
Les bordereaux-avis sont conservés par le comptable, comme titre provisoire de
recouvrement ; une partie du bordereau-avis destiné au service d’assiette et
dûment remplie par la partie versante, est adressée par l’agent de la perception
au Directeur Général des Impôts périodiquement et au plus tard dans les dix
premiers jours du mois pour les versements du mois précédent.
Les employeurs seront approvisionnés, sur leur demande, en carnets à souche
réglementaires par le service des impôts.
Le montant des versements constatés au nom de chaque employeur fera l’objet
par le service des impôts au fur et à mesure de la réception de la partie des
bordereaux formant avis de recouvrement d’un relevé nominatif tenant lieu de
rôle provisoire et donnera lieu, { chaque fin du mois, { l’établissement d’un rôle
de régularisation, dans les conditions prévues par le titre II du livre deuxième du
présent code.
Des instructions régleront les modalités d’application des dispositions du
présent article.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |113
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
Article 66 :
[Loi 51-94 ADP du 13/12/94 – Art. 1er.] Tous particuliers et toutes sociétés ou
associations, occupant des employés, commis, ouvriers ou auxiliaires,
moyennant traitement, salaire ou rétribution sont tenus de remettre dans les
délais prévus { l’article 16 au Directeur Général des Impôts du Burkina Faso, un
état présentant pour chacune des personnes qu’ils ont occupées au cours de
l’année précédente, les indications suivantes :
1) nom, prénoms, emploi et adresse ;
2) montant des traitements, salaires, rétributions et autres avantages en
argent ou en nature accordés pendant ladite année, après déduction des
retenues pour la retraite ;
3) période { laquelle s’appliquent les paiements lorsqu’elle est inférieure {
une année ;
4) nombre d’enfants { la charge de chaque salarié au 31 décembre de l’année
en cause ;
5) montant des allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la
fonction ou { l’emploi visées { l’alinéa 1 de l’article 56 ;
6) montant des indemnités de logement ;
7) montant des indemnités de déplacement ou de transport ;
8) montant de l’impôt unique sur les traitements et salaires retenu au cours
de ladite année.
Les ordonnateurs, ordonnateurs-délégués ou sous-ordonnateurs des budgets de
l’Etat, des collectivités locales et établissements publics n’ayant pas un caractère
industriel ou commercial sont tenus de fournir, dans les mêmes délais, les
mêmes renseignements concernant le personnel qu’ils administrent.
Article 67 :
Dans le cas de cession ou de cessation en totalité ou en partie de l’entreprise ou
de cessation de l’exercice de la profession, l’état visé { l’article 66 ci-dessus doit
être produit, en ce qui concerne les rémunérations payées pendant l’année de la
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |114
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
cession ou de la cessation, dans un délai de dix jours déterminé comme il est
indiqué aux articles 31 et 54.
Il [en] est de même de l’état concernant les rémunérations versées au cours de
l’année précédente, s’il n’a pas encore été produit.
En cas de décès de l’employeur, la déclaration des traitements payés par le
défunt pendant l’année au cours de laquelle il est décédé doit être souscrite par
les héritiers dans les six mois du décès. Ce délai ne peut toutefois s’étendre au-
del{ du 28 février de l’année suivante.
Section 5 : Renseignements à fournir par les bénéficiaires de traitements,
salaires, indemnités et émoluments de source étrangère au Burkina Faso
Article 68 :
Les contribuables domiciliés au Burkina Faso qui reçoivent de débiteurs
domiciliés ou établis hors de cet Etat des traitements, indemnités, émoluments,
salaires doivent produire, en ce qui les concerne, les renseignements exigés par
l’article 66 ci-dessus.
Section 6 : Contrôle et régularisation
Article 69 :
Les traitements, salaires, indemnités et émoluments de même source ou de
sources différentes, dont le contribuable a disposé pendant une année
déterminée, sont totalisés { l’expiration de ladite année. Si le montant de l’impôt
unique sur les traitements et salaires qu’il a supporté est supérieur { la somme
effectivement due, le contribuable peut obtenir, par voie de réclamation
adressée au Directeur Général des Impôts, avant le 1er avril de l’année suivante,
la restitution des droits qu’il a supportés en trop. Dans le cas contraire, les droits
ou compléments de droits exigibles sont perçus au moyen de rôles qui peuvent
être établis et mis en recouvrement dans les conditions et délais prévus par
l’article 135.
Peuvent également être réparées par voie de rôles, dans les mêmes conditions et
délais, toutes erreurs commises dans l’application de l’impôt.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |115
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
Les droits mis en recouvrement en exécution du présent article sont établis au
lieu du domicile des contribuables intéressés.
Section 7 : Sanctions
Article 70 :
1) Tout employeur qui n’a pas fait les retenues ou qui n’a opéré que des
retenues insuffisantes, est passible d’une amende fiscale égale au montant
des retenues non effectuées.
2) La même amende est applicable aux personnes domiciliées au Burkina Faso,
qui, ayant reçu des sommes imposables de débiteurs domiciliés ou établis
hors du Burkina Faso, n’ont pas fait les versements auxquels elles sont tenues
en vertu des dispositions prévues { l’article 63 ci-dessus.
Article 71 :
[Loi 20-73/AN du 22/11/73 – Art. 2.] Tout employeur qui, ayant effectué les
retenues de l’impôt unique sur les traitements et salaires verse celles-ci au
Trésor dans les soixante jours qui suivent l’expiration du délai fixé { l’article 65
sera frappé pour chaque période de un mois écoulé d’une amende égale à 25%
du montant des sommes dont le versement a été différé. Tout employeur qui
ayant effectué les retenues de l’impôt unique, versera celles-ci au Trésor plus de
soixante jours après l’expiration du délai prévu { l’article 65, sera frappé d’une
amende égale au montant des retenues dont le versement a été différé. S’il n’a
effectué aucun versement, il sera personnellement imposé par voie de rôle d’une
somme égale aux retenues non versées, majorées d’une pénalité égale au double
de celles-ci.
Article 72 :
[Loi 20-73 AN du 22/11/73 – Art. 3.] Les infractions aux prescriptions des
articles 64 à 67 ci-dessus donneront lieu { l’application d’une amende fiscale
égale à 25% du montant des droits éludés.
Toutefois, l’amende ne pourra en aucun cas être inférieure à 5 000 francs.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |116
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre III : Impôt unique sur les traitements et salaires
Article 73 :
Les droits et amendes fiscales prévus par les articles 70, 71 et 72 ci-dessus sont
constatés par le service des impôts et compris dans un ou plusieurs rôles qui
peuvent être mis en recouvrement jusqu’{ l’expiration de la troisième année
suivant celle au cours de laquelle les infractions ont été commises. Les droits et
amendes établis dans ces conditions sont immédiatement exigibles en totalité.
L’application de ces amendes peut être contestée dans un délai de trois mois
partant du premier jour du mois qui suit la mise en recouvrement du rôle, la
preuve de l’irrégularité ou de l’exagération de l’amende devant, dans tous les cas,
être apportée par l’intéressé. Les réclamations sont présentées, instruites et
jugées conformément aux dispositions du titre III du livre deuxième du présent
code.
En cas de décès du contrevenant ou s’il s’agit d’une société en cas de dissolution,
l’amende constitue une charge de la succession ou de la liquidation.
Section 8 : Dispositions spéciales aux contribuables en congé hors du
Burkina Faso
Article 74 :
Pour l’application des dispositions de l’article 55 et 69, le domicile fiscal des
fonctionnaires précédemment en service au Burkina Faso et jouissant d’un congé
administratif hors du Burkina Faso demeure la résidence qui leur est affectée en
raison de leurs fonctions avant leur départ en congé. Il en est de même pour les
salariés des entreprises privées exerçant leur activité au Burkina Faso qui,
pendant la durée de leur congé hors du Burkina Faso, continuent à être rétribués
par l’entreprise { laquelle ils appartenaient avant leur départ en congé.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |117
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre IV : Dispositions communes à divers impôts cédulaires
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS COMMUNES A DIVERS IMPÔTS CEDULAIRES
Section 1 : Imposition des contribuables disposant de revenus
Professionnels provenant de sources différentes
Article 75 :
Lorsqu’un contribuable a disposé au cours de la même année de revenus de
sources différentes passibles de plusieurs impôts cédulaires, chaque catégorie de
revenus est, sous réserve de l’application de l’article 76 ci-après, taxée d’après le
taux et les règles qui lui sont propres, mais le total des abattements applicables à
ces différentes catégories de revenus est limité au montant de l’abattement
prévu pour celui des impôts cédulaires correspondant qui comporte
l’abattement le plus élevé.
Dans cette limite, les abattements prévus par les articles 27 et 46 ci-dessus, sont
accordés sur les revenus des catégories correspondantes en commençant par
celle qui est taxée d’après le taux le plus élevé et dans l’ordre décroissant des
taux.
Article 76 :
Lorsqu’une entreprise industrielle ou commerciale étend son activité { des
opérations relevant de la cédule des professions non commerciales, les résultats
de ces opérations, déterminées suivant les règles propres { l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux, sont compris dans les bases dudit impôt.
Section 2 : Réductions pour charges de famille [supprimée par ordonnance
69-61 du 15/11/69 Art. 5.]
Art. 77-78. Abrogés.
Section 3 : Déclarations des commissions, courtages, ristournes,
honoraires, des droits d’auteur, des rémunérations d’associés et des parts
de bénéfices
Article 79 :
1) Les chefs d’entreprise ainsi que les contribuables relevant de l’impôt sur les
bénéfices des professions [non] commerciales, qui, { l’occasion de l’exercice
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |118
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre IV : Dispositions communes à divers impôts cédulaires
de leur profession, versent à des tiers, ne faisant pas partie de leur personnel
salarié, des commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres,
vacations, honoraires occasionnels ou non, gratifications et autres
rémunérations doivent déclarer ces sommes dans les conditions prévues aux
articles 66 et 67 ci-dessus, lorsqu’elles dépassent 1 000 francs [CFA] par an
pour un même bénéficiaire.
Lesdites sommes sont cotisées au nom du bénéficiaire { l’impôt cédulaire
correspondant { la nature d’activité au titre de laquelle ce dernier les a
perçues.
La partie versante, qui n’a pas déclaré les sommes visées au présent article,
perd le droit de les porter dans ses frais professionnels pour l’établissement
de ses propres impositions. L’application de cette sanctionne ne met pas
obstacle { celle de l’amende prévue { l’article 81 ci-après, ni { l’imposition des
mêmes sommes au nom du bénéficiaire, conformément { l’alinéa précédent.
[Ordonnance 70-43/PRES/MFC/DI du 17/9/70 – Art. 8]
2) Les entreprises, sociétés ou associations qui procèdent { l’encaissement et au
versement des droits d’auteur ou d’inventeur sont tenues de déclarer dans les
conditions prévues aux articles 66 et 67 ci-dessus, le montant des sommes
dépassant 1 000 francs qu’elles versent { leurs membres ou { leurs mandants.
[Ordonnance 70-43/PRES/MFC/DI du 17/9/70 – Art. 8]
Article 80 :
A. Les gérants des sociétés en nom collectif ou en commandite simple sont
tenus de fournir au Directeur Général des Impôts, en même temps que la
déclaration annuelle du bénéfice social prévu par les articles 16 et 47 ci-dessus,
un état indiquant :
1) les nom, prénoms et domicile des associés ;
2) la part de bénéfice de l’exercice ou des exercices clos au cours de l’année
précédente correspondant aux droits de chacun des associés en nom
collectif ou commandités dans la société ;
3) en ce qui concerne les sociétés en commandite simple, le montant des
bénéfices distribués aux commanditaires au cours de l’année précédente.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |119
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre IV : Dispositions communes à divers impôts cédulaires
B. Les gérants des sociétés à responsabilité limitée sont tenus de déclarer,
dans les conditions prévues au paragraphe premier ci-dessus, outre les noms,
prénoms et domicile des associés :
1) le nombre des parts sociales appartenant en toute propriété ou en usufruit
à chaque associé ;
2) les sommes versées { chacun des associés au cours de l’exercice précédent
à titre, soit de traitements, émoluments, indemnités et autres
rémunérations, soit d’intérêts, dividendes ou autres produits de leurs parts
sociales.
C. Les gérants des associations en participation sont tenus de fournir, dans les
conditions prévues au paragraphe premier susvisé, un état indiquant :
1) les nom, prénoms, profession et domicile des associés gérants et des
coparticipants ;
2) les parts de bénéfices de l’exercice précédent revenant { chaque associé
gérant, ainsi qu’{ chaque coparticipant exploitant personnellement une
entreprise ou exerçant une profession dans les produits de laquelle entre
sa part de bénéfices ;
3) le montant des bénéfices distribués aux autres coparticipants au cours de
l’année précédente.
D. Les sociétés anonymes sont tenues de déclarer, dans les conditions prévues
par l’article 66 ci-dessus, le montant des tantièmes et jetons de présence versés
au cours de l’année précédente aux membres de leur conseil d’administration et
passibles de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières. [Ordonnance 70-
43/PRES/MFC/DI du 17/9/70 – Art. 9]
Les sociétés en commandite par actions sont tenues de déclarer dans les mêmes
conditions les sommes allouées aux associés gérants à titre de rémunération de
leurs fonctions ou de leurs apports, dans la mesure où ces apports ne sont pas
représentés par des actions ou parts bénéficiaires.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |120
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre IV : Dispositions communes à divers impôts cédulaires
Article 81 :
Toute infraction aux prescriptions des articles 79 et 80 donne lieu { l’application
de l’amende prévue { l’article 72.
Article 81 bis :
[Loi N° 037/2001/AN du 20 décembre 2001 - Art. 28] [Loi N° 37-2013/AN
du 21/11/2013, article 13]Les achats de biens et de services constituant des
immobilisations ou de biens autres qu’immobilisations et services, d’un montant
au moins égal à cent mille (100 000) francs toutes taxes comprises, doivent être
réglés au moyen de chèque ou virement bancaire.
Toute infraction à cette disposition est sanctionnée par :
- la non déductibilité des amortissements afférents aux immobilisations ;
- et la non déductibilité au titre des charges d’exploitation des biens autres
qu’immobilisation et services.
Section 4 : Imposition des plus-values de cession
Article 82 : [Voir les dispositions de l’article 96 de la Loi N°008-2010/AN du
29/01/2010 portant création d’un impôt sur les sociétés]
Article 83 : [Voir les dispositions de l’article 98 de la Loi N°008-2010/AN du
29/01/2010 portant création d’un impôt sur les sociétés]
REEVALUATION DE BIENS
Article 84 : [Voir les dispositions des articles 101 à 104 de la Loi N°008-2010/AN
du 29/01/2010 portant création d’un impôt sur les sociétés]
Article 84 bis : Abrogé [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 16]
Article 84 ter. Abrogé [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 16]
Article 84 quater : Abrogé [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 16]
Article 84 quinquiès [Loi 030-2006/AN du 14 décembre 2006 – Art. 15.]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |121
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre IV : Dispositions communes à divers impôts cédulaires
TITRE I – CHAMP D’APPLICATION
[Loi 051-2002/AN du 08 novembre 2012 – Art. 19.]Il est institué au profit
du budget de l'Etat, une retenue à la source libératoire sur les sommes
perçues par les personnes physiques salariées des secteurs public et privé à
l'occasion de l'exercice à titre accessoire d'une activité non commerciale.
Nonobstant le 1er alinéa, les enseignants vacataires sont soumis à la retenue
à la source libératoire quel que soit leur statut.
TITRE II : BASE D’IMPOSITION ET TAUX DE LA RETENUE
Le taux de la retenue à la source est fixé à 10% du montant net des sommes
versées aux bénéficiaires. Ce taux est ramené { 2% lorsqu’il s’applique aux
sommes versées { raison de vacation d’enseignement dans les établissements
secondaires et supérieurs d’enseignement. [Loi 033-2007/AN du 06 décembre
2007 – Art. 14.]
Le montant de la retenue ne saurait être pris en charge par le débiteur.
TITRE III : OBLIGATIONS
- Les personnes physiques et morales soumises au régime du réel
d’imposition,
- les projets, les organisations non gouvernementales,
- l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics,
- les représentations diplomatiques et consulaires ainsi que les organismes
internationaux et assimilés, qui versent des rémunérations visées au titre I
ci-dessus sont tenues de prélever pour le compte du Trésor public la
retenue à la source.
Les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois
donné doivent être versées au plus tard le 20 du mois suivant au service des
impôts de rattachement.
Les versements sont effectués au vu d’une déclaration réglementaire comportant
pour chaque personne faisant l’objet d’une retenue les indications suivantes :
- nom et prénom ou raison sociale;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |122
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre IV : Dispositions communes à divers impôts cédulaires
- activité ou profession ;
- adresse géographique et postale ;
- nature des prestations fournies ;
- date et montant des paiements ;
- montant de la retenue opérée.
TITRE IV : SANCTIONS
Tout débiteur qui n’aura pas effectué de retenues ou qui aura opéré des retenues
insuffisantes, sera personnellement redevable du montant des retenues non
effectuées. En outre, il perdra le droit de les porter dans ses charges
professionnelles pour l’établissement de ses propres impositions.
Tout débiteur qui, ayant effectué les retenues, aura versé celles-ci après
l'expiration du délai légal, sera frappé d'une pénalité égale à 15 % par mois ou
fraction de mois de retard.
S’il n’a effectué aucun versement dans un délai de trois (3) mois à compter de la
date d’exigibilité, il sera tenue au paiement des retenues non versées, majorées
d’une pénalité de 200%.
TITRE V – VERIFICATION – contrôle - RECOUVREMENT - CONTENTIEUX
[Loi 051-2012/AN du 08 novembre 2012 – Art. 19.]Les dispositions prévues
par les textes en matière de contributions directes s'appliquent mutatis
mutandis à la retenue à la source sur les sommes versées aux personnes
physiques salariées des secteurs public et privé à l'occasion de l'exercice à
titre accessoire d'une activité non commerciale.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |123
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre V : Impôt progressif sur le revenu
CHAPITRE V : IMPÔT PROGRESSIF SUR LE REVENU
Articles 85 à 110. : Abrogés
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |124
Titre I : Impôts sur les revenus - Chapitre VI : Impôt minimum forfaitaire sur les professions industrielles et commerciales
CHAPITRE VI : IMPÔT MINIMUM FORFAITAIRE SUR LES PROFESSIONS
INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES
Articles 111 à 119 Abrogés [Loi N° 041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art. 17]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |125
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre VII : Taxe patronale et d’apprentissage
CHAPITRE VII : TAXE PATRONALE ET D’APPRENTISSAGE
[Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 – CHAPITRE III]
Section 1 : Champ d'application
Paragraphe 1 : Personnes imposables
Article 120 :
Il est établi au profit du budget de l’Etat une taxe patronale et d’apprentissage {
la charge des personnes physiques et morales ainsi que des organismes qui
paient des rémunérations à titre de traitements, indemnités, émoluments et
salaires, et le cas échéant, qui accordent des avantages en nature. [Loi N°
06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]5
Paragraphe 2 : Exonérations
Article 121 :
Sont exonérés de la taxe :
- l'Etat et les collectivités territoriales ainsi que les établissements publics
n'ayant pas un caractère industriel ou commercial ;
- les missions diplomatiques, les organisations internationales et
interafricaines ;
- les entreprises privées d'enseignement et de soins de santé ;
- les associations ou organismes à but non lucratif, sous réserve du respect
strict de leur objet ;
- les caisses de crédit agricole mutuel fonctionnant conformément aux
dispositions légales qui les régissent.
Section 2 : Base imposable
Article 122 :
La base imposable est constituée par la totalité des rémunérations payées en
argent à titre de traitements, indemnités, émoluments et salaires, majorée de la
5
Les articles 120 à 151 ont été modifiés par la Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |126
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre VII : Taxe patronale et d’apprentissage
valeur des avantages en nature accordés aux employés, estimée comme en
matière d'impôt unique sur les traitements et salaires.
Article 123 :
Les adhérents des centres de gestions agréés bénéficient d’un abattement de
20% sur les sommes et avantages alloués à leurs salariés.
Section 3 : Taux
Article 124 :
Le taux de la taxe est fixé à 3% de la base imposable.
Section 4 : Obligations des redevables
Article 125 :
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 17] Les redevables de la
taxe doivent déclarer et verser l'impôt dû au titre du mois précédent au plus tard
le dix (10) du mois suivant à la recette des impôts compétente du lieu de leur
siège ou de leur principal établissement.
La déclaration doit être souscrite sur un formulaire conforme au modèle de
l’administration fiscale. Elle peut également être souscrite par procédés
électroniques dans les conditions fixées par arrêté du Ministre chargé des
finances.
[Loi N°37-2013/AN du 21/11/2013 article 14] Lorsque le montant mensuel
de la taxe n'excède pas deux mille cinq cent (2 500) francs, le versement peut
n'être effectué que dans les dix (10) premiers jours de juillet et de janvier pour
le semestre écoulé. Si pour un mois déterminé, le montant de l’impôt vient {
excéder deux mille cinq cent (2 500) francs CFA, toutes les sommes dues depuis
le début du semestre en cours doivent être versées dans les dix premiers jours
du mois suivant.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |127
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre VII : Taxe patronale et d’apprentissage
Article 126 :
En cas de cession ou de cessation d'entreprise, les taxes dues doivent être
immédiatement versées.
En cas de décès de l'employeur, l’impôt dû doit être versé dans les trente (30)
jours suivant celui du décès.
Les modalités de versement, de comptabilisation et de régularisation, sont celles
fixées en matière d’impôt unique sur les traitements et salaires.
Article 127 :
Toute personne physique ou morale qui paye des sommes imposables doit
pouvoir justifier du montant du versement effectué chaque mois, à l'aide des
documents prévus en matière d’impôt unique sur les traitements et salaires.
Article 128 :
Les contribuables de la taxe sont tenus de remettre, au plus tard le 30 avril de
chaque année, au service des impôts, un état récapitulatif indiquant les bases et
le montant des versements effectués mensuellement au cours de l'année
précédente.
Dans le cas de cession ou de cessation, en totalité ou en partie de l'entreprise, ou
de cessation de la profession, l'état visé ci-dessus doit être produit en ce qui
concerne les versements de l'année de cession ou de cessation dans un délai de
dix (l0) jours.
Il en est de même de l'état concernant les versements effectués au cours de
l'année précédente, s'il n'a pas encore été produit.
Dans le cas de décès du contribuable, l'état récapitulatif des versements
effectués doit être souscrit par les héritiers dans les six (6) mois du décès. Le
délai ne peut toutefois s'étendre au-delà du 30 avril de l'année suivante.
Section 5 : Régularisation
Article 129 :
Si le montant des versements effectués pendant une année déterminée est
supérieur aux sommes réellement dues, le redevable peut obtenir, par voie de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |128
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre VII : Taxe patronale et d’apprentissage
réclamation adressée au service des Impôts au plus tard le 30 avril de l'année
suivante, la restitution des droits qu'il a supportés en trop. Dans le cas contraire,
les droits ou compléments de droits exigibles sont mis en recouvrement dans les
conditions et délais prévus { l’article 52 du Livre des procédures fiscales.
Les omissions totales ou partielles et les erreurs commises dans le calcul de la
taxe peuvent être réparées par voie de déclaration dans les mêmes conditions et
délais.
Section 6 : Sanctions
Article 130 :
1) Le contribuable qui n’a pas déposé sa déclaration dans les délais prescrits
est passible d’une pénalité égale { 25 % du montant des droits dus.
Le défaut ou l’insuffisance de déclaration entraîne pour le contribuable une
pénalité de 50%.
2) Le redevable qui n’a pas produit l’état récapitulatif visé { l’article 128 ci-
dessus est passible d’une amende forfaitaire de cinquante (50 000) francs.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |129
Titre I : Impôts sur les revenus Chapitre VIII : Abrogé
CHAPITRE VIII : Abrogé
Articles 131 à 151 : Abrogés [Loi N° 006-2010/AN du 29 janvier 2010
article 1]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |130
Titre II : Autres impôts directs Chapitre I : Impôt forfaitaire sur le revenu
TITRE II : AUTRES IMPÔTS DIRECTS
CHAPITRE PREMIER : IMPÔT FORFAITAIRE SUR LE REVENU
Articles 152 à 166. Abrogés [Loi 51-94 ADP du 13/12/94 Art 1er. B.]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |131
Titre II : Autres impôts directs Chapitre II : Impôt de département
CHAPITRE II :IMPÔT DE DEPARTEMENT
Articles 167 à 169. Abrogés [Loi 51-94 ADP du 13/12/94 Art 1er. B.]
Articles 170 à 181 Réservés
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |132
Titre II : Autres impôts directs Chapitre III : Taxe sur les plus-values immobilières
CHAPITRE III : TAXE SUR LES PLUS -VALUES IMMOBILIERES
[Ordonnance 77-47 du 29/12/77 Art. 2.]
Section 1 : Champ d’application
Article 182 :
[Loi N° 028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art.16] Il est institué au profit
du budget national une taxe sur les plus-values réalisées par les personnes
physiques ou morales lors de la cession { titre onéreux ou de l’expropriation
des immeubles bâtis et non bâtis, et des droits immobiliers.
Sont exonérées de la taxe :
- les personnes physiques soumises { l’impôt sur les bénéfices industriels,
commerciaux et agricoles ou { l’impôt sur les bénéfices des professions
non commerciales pour les biens inscrits dans leur patrimoine
d’exploitation ;
- les personnes morales soumises effectivement { l’impôt sur les sociétés ;
- les plus-values passibles de la taxe spécifique sur les revenus de
transaction de titres miniers.
Cette taxe est à la charge du cédant, nonobstant toute disposition contraire.
Article 183 :
La plus-value imposable est constituée par la différence entre :
- le prix de cession ou l’indemnité d’expropriation ;
- et le prix d’acquisition par le cédant ou la valeur vénale du bien au jour de
la mutation à titre gratuit.
Le prix d’acquisition est majoré :
- des frais afférents { l’acquisition { titre onéreux que le cédant peut fixer
forfaitairement à 10% ;
- le cas échéant, des dépenses de construction, de reconstruction,
d’agrandissement, de rénovation ou d’amélioration réalisées depuis
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |133
Titre II : Autres impôts directs Chapitre III : Taxe sur les plus-values immobilières
l’acquisition lorsqu’elles ne présentent pas le caractère de dépenses
locatives.
Lorsque le contribuable n’est pas en état d’apporter la justification des
dépenses mentionnées ci-dessus, ces dépenses sont fixées au choix du
contribuable, soit { dire d’expert, soit forfaitairement { 15% du prix
d’acquisition.
Section 2 : Taux
Article 184 :
Il est fait application du taux de 10%. Le prélèvement est opéré par le Receveur
de l’Enregistrement et du Timbre lors de la présentation de l’acte de cession { la
formalité de l’enregistrement.
Section 3 : Sanctions
Article 185 :
La taxe sur les plus-values immobilières est établie et recouvrée sous les
mêmes garanties et sous les mêmes sanctions que les droits d’enregistrement
en matière de mutation d’immeubles.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |134
Titre II : Autres impôts directs - Chapitre IV : Taxes des biens de mainmorte des collectivités autres que les missions religieuses
TAXE SPECIFIQUE SUR LES REVENUS DE TRANSACTION DE TITRES
MINIERS
Article 186 :
[Loi N° 028-2011/AN du 24 novembre 2011 Art.17]
1. Il est institué au profit du budget national une taxe spécifique sur les plus-
values de cessions de titres miniers et les revenus liés aux autres formes de
transaction portant sur lesdits titres dénommée « taxe spécifique sur les
revenus de transaction de titres miniers».
2. La taxe spécifique sur les revenus de transaction de titres miniers est due
par les personnes physiques ou morales lors de la cession ou { l’occasion de
toutes autres transactions à titre onéreux portant sur lesdits titres. Elle est à
la charge du cédant, nonobstant toute disposition contraire.
Les revenus ainsi taxés ne sont pas pris en compte dans la détermination du
bénéfice imposable { l’impôt sur les sociétés, nonobstant les dispositions de
l’article 10 de la loi n° 008-2010/AN du 29 janvier 2010 portant création d’un
impôt sur les sociétés.
Toutefois, la taxe n’est pas due s’il s’agit de transmission par son titulaire d’un
permis d’exploiter { une société de droit burkinabè pour la continuité de
l’exploitation, aux conditions prévues { l’article 18 du code minier et sous
réserve que le transfert s’opère gratuitement au profit de la société
d’exploitation dès sa création.
3. La base d’imposition de la taxe est constituée :
- pour la plus-value de cession par la différence entre le prix de cession ou
la valeur vénale du titre et le prix d’acquisition ;
- pour les revenus tirés des autres formes de transaction par le prix
réclamé.
4. Le taux de la taxe est fixé à 20%. La perception de la taxe est opérée par le
receveur chargé de l’enregistrement et du timbre lors de la présentation de
l’acte { la formalité de l’enregistrement.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |135
Titre II : Autres impôts directs - Chapitre IV : Taxes des biens de mainmorte des collectivités autres que les missions religieuses
5. La taxe spécifique sur les plus-values et autres revenus sur les transactions
portant sur les titres miniers est établie et recouvrée sous les mêmes
conditions et sanctions que les droits d’enregistrement en matière de
mutation de jouissance, d’usufruit ou de propriété de meubles et
d’immeubles.
Articles 187 à 198 réservés
CHAPITRE IV : TAXES DES BIENS DE MAINMORTE DES COLLECTIVITES
AUTRES QUE LES MISSIONS RELIGIEUSES
Article 199 :
Il est perçu au profit des budgets communaux ou des départements une taxe
annuelle des biens de mainmorte représentative des droits de mutations entre
vifs et par décès (Ordonnance 69-61 du 15/11/69).
Article 200 :
[Loi 10-72 AN du 23/12/72 – Art. 18.] La taxe est due par les sociétés par
actions et par les collectivités qui ont une existence propre et qui subsistent
indépendamment des mutations qui peuvent se produire dans leur personnel.
Article 201 :
Sont exemptés de la taxe des biens de mainmorte :
- l’Etat, les collectivités rurales, les communes, les établissements publics et
les collectivités présentant un caractère d’utilité publique ;
- les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple ;
- les sociétés par action qui ont pour objet exclusif l’achat et la vente
d’immeubles, sauf en ce qui concerne ceux de leurs immeubles qu’elles
exploitent ou qui ne sont pas destinés à être vendus [Loi 10-72 du
23/12/72 – Art.19] ;
- les sociétés et les caisses de crédit agricole et autres collectivités prévues
par la réglementation du crédit agricole ainsi que les sociétés et
collectivités dont les ressources sont exclusivement affectées { des œuvres
d’assistance médicale ou sociale.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |136
Titre II : Autres impôts directs - Chapitre IV : Taxes des biens de mainmorte des collectivités autres que les missions religieuses
Article 202 :
La taxe des biens de mainmorte est réglée en raison de la valeur locative des
propriétés au 1er janvier de l’année de l’imposition sous déduction de 40% pour
les maisons et 50% pour les usines en considération du dépérissement et des
frais d’entretien et de réparation.
La valeur locative des sols, des bâtiments de toute nature et des terrains
formant une dépendance indispensable et immédiate des constructions entre,
le cas échéant, dans l’estimation du revenu servant de base { la taxe des biens
de mainmorte afférente à ces constructions.
Dans le cas où les grosses réparations sont à la charge du locataire, la déduction
de 40% ou de 50% prévue au 1er alinéa du présent article ne sera pas
appliquée.
Article 203 :
La valeur locative est le prix que le propriétaire retire des immeubles lorsqu’il
les donne { bail ou, s’il les occupe lui-même, celui qu’il pourrait en retirer en cas
de location.
La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de
locations verbales passées dans les conditions normales. En l’absence d’actes de
l’espèce, l’évaluation est établie par comparaison avec des locaux dont le loyer
aura été régulièrement constaté ou sera notoirement connu.
Si aucun de ces procédés ne peut être applicable, la valeur locative est
déterminée par voie d’appréciation directe : évaluation de la valeur vénale,
détermination du taux moyen d’intérêt des placements immobiliers dans la
région considérée pour chaque nature de propriété, application du taux
d’intérêt { la valeur vénale.
La valeur locative des terrains à usage industriel ou commercial est déterminée
{ raison de l’usage auquel ils sont affectés, y compris la valeur locative du sol.
Article 204 :
La taxe des biens de mainmorte est due, pour l’année entière, par le
propriétaire au 1er janvier de l’année de l’imposition.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |137
Titre II : Autres impôts directs - Chapitre IV : Taxes des biens de mainmorte des collectivités autres que les missions religieuses
En cas d’usufruit, l’imposition est due par l’usufruitier dont le nom doit figurer
sur le rôle à la suite de celui du propriétaire entièrement substitué au bailleur.
Article 205 :
Lorsqu’un propriétaire d’un terrain ou d’un immeuble portant une construction
sans grande valeur loue le fonds par bail de longue durée, à charge pour le
locataire de construire à ses frais un immeuble bâti de valeur ou de consistance
donnée devant revenir sans indemnités et libre de toutes charges au bailleur à
l’expiration du bail, la taxe des biens de mainmorte est due, { raison de
l’immeuble construit, par le propriétaire du sol.
La valeur locative imposable au nom du propriétaire sera considérée pendant
toute la durée du bail comme équivalente { l’annuité correspondant { la somme
nécessaire pour amortir pendant la durée du bail, le prix des travaux exécutés
et les charges imposées au preneur.
Dans le cas considéré, la taxe des biens de mainmorte est due par le
propriétaire à partir du 1er janvier qui suit celle de l’achèvement.
Article 206 :
Pour la détermination des valeurs locatives, les propriétaires et principaux
locataires et en leurs lieu et place les gérants d’immeubles, sont tenus de
fournir chaque année, par écrit, aux agents chargés de l’assiette de l’impôt et
sur des imprimés qui seront tenus à leur disposition par le service des impôts,
une déclaration indiquant au jour de sa production :
1) les nom et prénoms usuels de chaque locataire, la consistance des locaux
qui leurs sont loués, le montant du loyer principal et, s’il y a lieu le
montant des charges ;
2) les noms et prénoms usuels de chaque occupant à titre gratuit et la
consistance du local occupé ;
3) la consistance des locaux vacants.
Cette déclaration devra être fournie avant le 1er novembre de chaque année.
Le défaut ou l’inexactitude de la déclaration sera sanctionné par une amende
fiscale de 1 000 francs, encourue autant de fois qu’il est relevé d’omissions ou
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |138
Titre II : Autres impôts directs - Chapitre IV : Taxes des biens de mainmorte des collectivités autres que les missions religieuses
d’inexactitudes dans les renseignements qui doivent être fournis en exécution
des dispositions du présent article.
Les amendes fiscales sont constatées par la Direction Générale des Impôts et
sont recouvrées comme en matière de contributions directes.
Article 207 :
Les taux de la taxe des biens de mainmorte sont fixés à 10% en ce qui concerne
les bâtiments en dur et 2,50% pour les bâtiments en banco et semi-dur.
Article 208 :
Les rôles sont rendus exécutoires, publiés et mis en recouvrement
conformément aux règlements en vigueur.
Article 209 :
La taxe des biens de mainmorte est exigible dans le délai de deux mois qui suit
la date de mise en recouvrement du rôle.
Dans le cas où le propriétaire ne pourrait être directement atteint, l’impôt sera
exigible de tout locataire ou simple détenteur du sol, à quelque titre que ce soit,
sauf recours de ce dernier contre le propriétaire.
Les mutations foncières sont effectuées à la diligence des parties intéressées.
Article 210 :
Les réclamations sont présentées, instruites et jugées comme en matière de
contributions directes.
Lorsqu’une propriété a été cotisée sous le nom d’une personne autre que le
véritable propriétaire, ce dernier ou le contribuable imposé peut réclamer la
mutation de côte.
Les demandes de mutation de côtes sont instruites et jugées dans la même
forme et dans les mêmes délais que les demandes en décharge ou réduction,
l’obligation de désigner le tiers ou les tiers au nom desquels doit être opérée la
mutation de côte appartenant toujours au réclamant.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |139
Titre II : Autres impôts directs Chapitre V : Taxes de résidence
CHAPITRE V : TAXE DE RESIDENCE
Articles 219 à 236 : abrogés [Loi 050/98/AN du 20 novembre 1998 - Art. 18.]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |140
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
CHAPITRE VI : CONTRIBUTIONS DES PATENTES
[Ordonnance 92-17 du 19/3/92 abroge les Art. 238 à 265, 271 et 272.]
Section 1 : Champ d’application
A. Personnes et activités imposables – Lieu d’imposition
Article 238 :
Sont assujettis à la contribution des patentes, toutes personnes physiques ou
morales exerçant au Burkina Faso une activité professionnelle non salariée.
Les patentes sont personnelles et ne peuvent servir qu’{ ceux { qui elles sont
délivrées
Elles sont perçues au profit des collectivités d’implantation des établissements,
l’établissement étant un centre d’affaires ou s’effectuent les actes essentiels de la
profession.
B. Exonérations
Article 239 :
Sont exonérés de la contribution des patentes :
1° l’Etat, les communes et les collectivités locales pour la distribution de l’eau,
de l’électricité et les services d’utilité générale. Ils seront par contre imposables
pour toute activité exercée par des établissements et organismes à caractère
industriel ou commercial ;
2° les cultivateurs et les éleveurs vivant d’une activité de subsistance ;
3° les artistes amateurs et les troupes artistiques non professionnelles ;
4° les établissements publics ou privés et associations à caractère humanitaire
reconnus d’utilité publique ;
5° la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest ;
6° les coopératives agricoles, celles d’éleveurs et des groupements villageois ;
7° les cercles et associations { but non lucratif sous réserve qu’ils ne vendent
qu’{ leurs adhérents dans la limite de leurs statuts.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |141
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
En tout état de cause, les bénéficiaires de ces exonérations tombent dans le
régime de droit commun dès lors qu’ils s’écartent de leur activité principale.
Section 2 : Détermination de l’impôt
A. Généralités
Article 240 :
La contribution des patentes se composent d’un droit fixe et d’un droit
proportionnel.
Le droit fixe peut comporter une taxe déterminée et une taxe variable.
Le droit proportionnel est calculé en pourcentage de la valeur locative des locaux
professionnels.
Article 241 :
La contribution des patentes est annuelle. Toutefois, la règle du prorata temporis
pourra s’appliquer dans tous les cas où le patentable entreprend ou cesse son
activité en cours d’année, sauf en ce qui concerne les commerçants n’exerçant
pas à demeure fixe.
En cas de cessation d’activité en cours d’année faisant suite { la cession de fonds
de commerce comportant la jouissance des locaux, la vente du matériel et celle
des marchandises de même qu’en cas de cession pour cause de décès, de
liquidation judiciaire, d’expropriation ou d’expulsion, le patentable ne
bénéficiera de cette disposition que s’il adresse au service des impôts une
demande de dégrèvement dans les trente jours qui suivent cette cessation ou
cession.
1. Droit fixe
Article 242 :
Le patentable qui, dans la même localité, dispose de plusieurs établissements
imposables est soumis à autant de droits fixes que d’établissements. Toutefois,
lorsqu’il se livre en plus { une activité de transport, il sera soumis { un droit fixe
par véhicule en sus de celui dû pour le reste de ses activités.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |142
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
2. Droit proportionnel
Article 243 :
Le droit proportionnel est établi sur l’ensemble des valeurs locatives des
bureaux, magasins, boutiques, usines, ateliers, hangars, remises, chantiers,
terrains de dépôts et autres locaux et emplacements servant { l’exercice de la
profession.
Il est dû lors même que les locaux occupés sont concédés à titre gratuit.
La valeur locative est déterminée soit au moyen de baux authentiques ou sous
seing privé, passés dans les conditions normales, soit par comparaison avec des
locaux dont le loyer aurait été régulièrement constaté ou serait notoirement
connu et à défaut de ces bases, par voie d’appréciation directe.
Le droit proportionnel pour les usines et établissements industriels est calculé
sur la valeur locative de ces établissements pris dans leur ensemble et munis de
leurs moyens matériels de production.
Article 244 :
Dans le cas d’opérations effectuée par un patenté pour des tiers, si les locaux
sont communs, le droit proportionnel frappe pour chaque commettant la valeur
locative afférente aux locaux du représentant.
B. Liquidation
1. Droit fixe
Article 245 :
[Loi N°051-2012/AN du 08 novembre 2012, article 15]Les droits sont
réglés conformément aux tableaux ci-après. La liquidation est établie sur la
base du chiffre d'affaires hors taxes réalisé au cours de l'exercice précédant
celui au titre duquel l'imposition est due.
Pour les entreprises nouvelles, le droit fixe est déterminé d'après le chiffre
d'affaires hors taxes prévisionnel.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |143
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
Tableau A : Cas général
DROIT
CHIFFRE D’AFFAIRES
FIXE
Inférieur ou égal { 1million…………………………………….……………………………… 5 000
Supérieur à 1 million et inférieur ou égal { 3millions………………………………….. 7 000
Supérieur { 3 millions et inférieur ou égal { 5millions………………………………… 10 000
Supérieur { 5 millions et inférieur ou égal { 7millions………………………………… 15 000
Supérieur à 7 millions et inférieur ou égal { 10 millions……………………………… 25 000
Supérieur { 10 millions et inférieur ou égal { 15 millions…………………………… 40 000
Supérieur { 15 millions et inférieur ou égal { 20 millions…………………………… 60 000
Supérieur à 20 millions et inférieur ou égal à 30 millions…………………………… 85 000
Supérieur { 30 millions et inférieur ou égal { 50 millions…………………………… 125 000
Supérieur { 50 millions et inférieur ou égal { 75 millions…………………………… 175 000
Supérieur { 75 millions et inférieur ou égal { 100 millions………………………… 250 000
Supérieur { 100 millions et inférieur ou égal { 150 millions……………………… 325 000
Supérieur { 150 millions et inférieur ou égal { 200 millions………………………. 400 000
Au-dessus de 200 millions, ajouter 100 000 francs par 100 millions ou
fraction de 100 millions…………………………………….
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |144
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
Tableau B : Professions libérales, quelle que soit la forme juridique de
l’entreprise.
[Loi 036-2002/AN du 19 décembre 2002 – Art. 15.]
CHIFFRE D’AFFAIRES DROIT FIXE
Inférieur ou égal { 1 million……………………………………..……. 25 000
Supérieur { 1 million et inférieur ou égal { 3 millions..………………. 35 000
Supérieur { 3 millions et inférieur ou égal { 5 millions………………. 50 000
Supérieur { 5 millions et inférieur ou égal { 10 millions………………. 100 000
Supérieur {10 millions et inférieur ou égal { 15 millions……………… 150 000
Supérieur { 15 millions et inférieur ou égal { 20 millions……………... 200 000
Supérieur { 20 millions et inférieur ou égal { 25 millions……………... 250 000
Supérieur { 25 millions et inférieur ou égal { 30 millions……………... 300 000
Supérieur à 30 millions et inférieur ou égal à 40 millions……………... 350 000
Supérieur { 40 millions et inférieur ou égal { 50 millions……………... 400 000
Au-dessus de 50 millions, ajouter 50 000 francs par 10 millions ou
fraction de 10 millions.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |145
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
Tableau C : Grossistes en boissons de fabrication locale, gérants de stations et
distributeurs agréés de recharges téléphoniques prépayées { condition qu’ils
n’exercent pas d’autres activités patentables dans la même localité.
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 18]
CHIFFRE D’AFFAIRES DROIT FIXE
Inférieur ou égal { 5 millions…………………………..…………………………………….. 5 000
Supérieur { 5 millions et inférieur ou égal { 10 millions……………………….… 10 000
Supérieur à10 millions et inférieur ou égal à 20 millions…………….................. 20 000
Supérieur { 20 millions et inférieur ou égal { 30 millions……………................. 30 000
Supérieur { 30 millions et inférieur ou égal { 50 millions……………................. 70 000
Supérieur à 50 millions et inférieur ou égal { 100 millions……………………… 120 000
Supérieur { 100 millions et inférieur ou égal { 200 millions…………................. 170 000
Supérieur { 200 millions et inférieur ou égal { 300 millions………..………… 220 000
Au-dessus de 300 millions, ajouter 50 000 francs par 100 millions ou
fraction de 100 millions……………………………………………………………………..
Tableau D : Transporteurs
Le droit fixe comporte :
- une taxe déterminée par véhicule : 6 000
- une taxe variable :
o par place (celle du conducteur non comprise) : 500F
o par tonne utile : 1 500F.
Pour les transports mixtes, il sera retenue la taxe la plus élevée.
Nota : Les loueurs de véhicules relèvent du tableau A.
2. Droit proportionnel
Article 246 :
[Loi N°051-2012/AN du 08 novembre 2012, article 16] Le taux du droit
proportionnel est fixé à 8 %. En aucun cas, son montant ne peut être
inférieur au cinquième du droit fixe.
La liquidation est établie sur la base de la valeur locative des bureaux, magasins,
boutiques, usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, terrains de dépôts et
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |146
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
autres locaux et emplacements servant à l'exercice de la profession etc., à la
disposition de l'entreprise au cours de l'exercice précédant celui au titre duquel
l'imposition est due.
Le droit proportionnel pour les usines et établissements industriels est calculé
sur la valeur locative de ces établissements pris dans leur ensemble et munis de
leurs moyens de production.
Pour les entreprises nouvelles, la valeur locative est celle correspondant aux
éléments cités aux alinéas précédents et utilisés en début d’exploitation ou { la
disposition de l’entreprise { la clôture du premier exercice.
3. Patente proportionnelle sur marchés publics
Article 247 :
La patente proportionnelle sur marchés publics est due par les personnes
physiques ou morales non établies au Burkina Faso sur le montant des marchés
ou adjudications approuvés. Son taux est de 2%.
Elle doit être acquittée avant l’enregistrement du marché.
4. Artisans handicapés physiques
Article 248 :
La patente due par les artisans handicapés physiques sera inversement
proportionnelle au degré d’invalidité.
Section 3 : Etablissements des rôles
Article 249 :
Les agents de la direction générale des impôts procèdent annuellement au
recensement des imposables et { l’établissement des rôles des patentes.
Les rôles primitifs sont rendus exécutoires, publiés et mis en recouvrement
conformément aux dispositions du Titre II Livre deuxième du présent code.
Des rôles supplémentaires seront établis pour :
- imposer ceux qui entreprennent dans le cours de l’année une profession
sujette à la patente ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |147
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
- réparer les erreurs, omissions ou insuffisances constatées.
Article 250 :
Tout patentable peut se faire délivrer une formule de patente après paiement de
ses droits.
Toutefois, cette formule est obligatoire pour les entrepreneurs de transports et
les commerçants n’exerçant pas { demeure fixe.
Elle est établie par l’agent d’assiette au vu de la quittance. Elle est tirée d’un
registre à souche côté et paraphé par le Directeur Général des Impôts.
La formule doit comporter le numéro de la quittance, le signalement et la
photographie du contribuable et être revêtue du visa du chef de service des
impôts du lieu d’imposition.
Section 4 : Obligations et sanctions
Article 251 :
[Loi N°051-2012/AN du 08 novembre 2012, article 17] Toute personne qui
entreprend une profession susceptible d'être soumise à la contribution des
patentes doit, dans les trente jours du commencement de ses opérations ou
de l'ouverture de son établissement, souscrire une déclaration d'existence
sur un imprimé fourni par l'administration.
Lorsqu'un contribuable dispose de plusieurs établissements dans lesquels il
exerce son activité, il est tenu d'effectuer une déclaration indiquant pour
chacun des établissements le montant du chiffre d'affaires réalisé et la
valeur locative des locaux professionnels.
Toute modification apportée à l'activité devra faire l'objet d'une déclaration
dans les mêmes conditions.
Les contribuables soumis au régime du bénéfice réel doivent déposer, au
service des impôts, dont dépend l'établissement, une déclaration indiquant
les bases de la patente dans les délais prévus par les articles 17 et 51 du
présent code et 62 de la loi n° 008-2010/AN du 29 janvier 2010 portant
création d'un impôt sur les sociétés.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |148
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
Une déclaration récapitulative doit être souscrite par les entreprises à
établissements multiples auprès du service des impôts dont dépend le
principal établissement dans les délais prévus par les articles 17 et 51 du
présent code et 62 de la loi n° 008-2010/AN du 29 janvier 2010 portant
création d'un impôt sur les sociétés.
Le défaut de déclaration est sanctionné par une pénalité égale au montant
des droits dus. En cas de déclaration tardive, la pénalité est égale à 50%
des droits éludés. Les omissions ou inexactitudes des renseignements
seront soumises à une pénalité égale à 200% des droits éludés.
Article 252 :
1. Tout patentable est tenu lorsqu’il est requis par les agents des services
fiscaux, les chefs de circonscriptions administratives ou tous officiers ou
agents de police judiciaire, de justifier de son imposition à la patente. A défaut
de cette justification, il lui sera rappelés les droits normalement dus. Les
entrepreneurs de transports publics et les commerçants n’exerçant pas {
demeure fixe seront soumis en sus { une pénalité d’égal montant.
2. Le contribuable qui aura égaré sa patente pourra, sur présentation d’un
récépissé de déclaration de perte délivrée par la police ou la gendarmerie, se
faire établir sans frais un duplicata de la patente.
Si le patenté ne peut présenter ce récépissé, une nouvelle patente lui sera
délivrée contre acquittement des droits normaux.
Article 253 :
Tout patentable devra obligatoirement tenir un livre de recettes sur lequel il
inscrit toutes ses recettes.
Les livres de recettes devront être présentés sur toute réquisition des agents de
l’administration habilités { cet effet.
La non tenue d’un livre de recettes sera sanctionnée par l’application d’une
pénalité de vingt mille (20 000) francs si le patentable relève du régime du
forfait en matière d’impôt sur le bénéfice.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |149
Titre II : Autres impôts directs Chapitre VI : Contributions des patentes
L’amende est portée { cent mille francs (100 000) francs dans les autres cas. En
cas d’inexactitudes ou d’omissions constatées dans les livres de recettes, la
pénalité sera égale à 200% des droits éludés.
Art. 273 - 275. Abrogés [Ordonnance 67-63 du 2/12/67 – Art. 6]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |150
Titre III : Taxes assimilées Chapitre I : Taxe sur le bétail
TITRE III : TAXES ASSIMILEES
CHAPITRE I : TAXE SUR LE BETAIL
Art. 276 – 281. Abrogés [Ordonnance 91- 54 du 5/9/91 – Art. 1er.]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |151
Titre III : Taxes assimilées Chapitre II : Taxe sur les armes
CHAPITRE II : TAXE SUR LES ARMES
Article 282 :
Tout détenteur d’arme { feu ou { air comprimé est assujetti dans toute l’étendue
du Burkina Faso au paiement d’une taxe annuelle dont le tarif est fixé par la [loi].
Article 283 :
Sont exemptés de la taxe :
1° les revolvers d’ordonnance des officiers et sous officiers en activité de
service ou appartenant à la réserve ou aux forces armées nationales ;
2° les armes { l’usage des troupes de la police et toute autre force publique ;
3° les armes détenues par le commerce et exclusivement destinées à la vente ;
4° les fusils d’honneur donnés par l’administration aux chefs ou notables en
récompense de leurs services ou de leur dévouement ;
5° un pistolet ou un revolver pour les fonctionnaires qui ont la responsabilité
d’une recette ou d’une caisse publique.
Article 284 :
Tout détenteur d’une arme soumise { l’imposition est astreint si elle n’a jamais
été recensée, { en faire la déclaration au fonctionnaire chargé de l’établissement
des rôles au lieu de sa résidence.
Cette déclaration doit être faite dans un délai de 15 jours, soit { partir de l’entrée
en possession, soit { partir de l’arrivée au lieu de résidence.
Toute arme non déclarée sera soumise à la double taxe, sans préjudice des
pénalités prévues par les règlements en vigueur sur la détention des armes à feu
ou à air comprimé.
Article 285 :
La taxe est due pour l’année entière, et sans fraction, quelque soit l’époque de
l’année { laquelle l’arme est possédée. Elle est payable dans le délai de deux mois
qui suit la date de mise en recouvrement du rôle.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |152
Titre III : Taxes assimilées Chapitre II : Taxe sur les armes
En cas de non paiement dans le délai de deux mois qui suit la date de mise en
recouvrement du rôle, le permis de détention d’arme peut être supprimé d’office
et l’arme saisie.
Article 286 :
En cas de cession d’armes, le transfert sera déclaré au chef de la circonscription
administrative de l’ancien propriétaire.
Le cédant devra justifier du paiement de la taxe pour l’année en cours. A défaut,
les pénalités prévues { l’article 284 3ème alinéa, sera appliquées si le délai
d’exigibilité est expiré. Dans le cas contraire le paiement des droits simples sera
exigé. [Loi 10-72 du 23/12/1972 6 Art. 25.]
Article 287 :
Lorsqu’une arme est mise hors d’usage, le détenteur ne pourra obtenir sa
radiation du rôle qu’autant qu’il en aura fait constater le délabrement par le chef
de la circonscription dont dépend le lieu où il habite.
Cette radiation n’entraîne en aucun cas décharge du paiement de la taxe pour
l’année en cours si l’arme était en usage, au 1er janvier. Si l’arme réparée est
remise en usage, elle devra obligatoirement faire l’objet d’une nouvelle
déclaration sous peine des sanctions édictées pour défaut de déclaration.
Article 288 :
Si le détenteur d’une arme imposable transfère sa résidence d’une
circonscription à une autre, ou quitte le Burkina Faso, il devra faire la
déclaration, dans le premier cas au chef de la circonscription administrative d’où
il part et à celui où il va se fixer, et dans le second cas, au chef de la
circonscription administrative où il résidait.
Article 289 :
Les chefs de circonscription administrative établissent chaque année, au mois de
janvier, le rôle général des détenteurs d’armes ; ils dressent, en outre à la fin de
chaque trimestre un rôle supplémentaire sur lequel sont compris les assujettis
omis sur le rôle général ou possesseurs d’armes nouvellement acquises ou
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |153
Titre III : Taxes assimilées Chapitre II : Taxe sur les armes
introduites et n’ayant pas encore été soumises ou introduites et n’ayant pas
encore été soumises { la taxe dans le courant de l’exercice.
Les rôles sont arrêtés, rendus exécutoires et mis en recouvrement, les poursuites
sont exécutées et les réclamations sont présentées, instruites et jugées, comme
en matière de contributions directes.
Article 290 :
Les tarifs de la taxe annuelle prévue par l’article 282 ci-dessus, sont fixés ainsi
qu’il suit :
Cat.1 – Armes de traite (Ordonnance 67–66 du 13/12/66)……………………………………... 600
Cat.2 – Armes lisses à un coup……………………………………………………....................................... 2 000
Cat.3 – Armes lisses { deux coups ou { répétition……………………………………………………. 3 000
Cat.4 – Armes rayées de salon, de jardin, calibre5,5 et 6 mm tirant la balle courte dite bosquette 1 000
Cat.5 – Armes rayées calibre 22 long rifle (5,5) et 6 mm tirant la balle longue………….. 2 500
Cat.6 – Armes rayées d’un calibre supérieur { 6mm………………………………………………... 5 000
Cat.7 – Pistolets et revolvers………………………………………………………………………..………… 5 000
Articles 291 à 317. Abrogés [Loi 9-94 ADP du 15/3/94 – Art. 3.]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |154
Titre III : Taxes assimilées Chapitre III : Taxe sur les vélocipèdes
CHAPITRE III : TAXE SUR LES VELOCIPIDES
Articles 291 à 298 : Abrogés [Loi 9-94 ADP du 15/3/94 – Art. 3.]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |155
Titre III : Taxes assimilées Chapitre IV : Taxe de développement communal
CHAPITRE IV : TAXE DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL
Article 299 : Abrogé [Loi N°012-2011/AN du 25/05/2011]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |156
Titre III : Taxes assimilées Chapitre VI : Taxe sur les véhicules à moteur
CHAPITRE VI : TAXE SUR LES VEHICULES A MOTEUR
Articles 300 à 317 : abrogés [Loi N°09/94/ADP du 15 mars 1994]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |157
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
DEUXIEME PARTIE : IMPÔTS INDIRECTS
CHAPITRE PREMIER : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
[Loi 4-92 ADP du 3/12/92 – Art. 1er.]
Abroge et remplace les articles 318 à 331; 372 à 384; 386 à 388.
TITRE I : CHAMP D’APPLICATION
Section 1 : Affaires imposables
Article 318 :
Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) les affaires faites au Burkina
Faso par des personnes physiques ou morales qui, habituellement ou
occasionnellement, accomplissent des actes relevant d’une activité autre que
salariée.
Article 319 :
1° Par affaire il faut entendre toute opération réalisée par deux personnes
juridiques distinctes moyennant une contrepartie en espèces ou en nature,
quels que soient les buts recherchés ou les résultats obtenus.
Les agences, succursales, bureaux, établissements situés { l’étranger sont
assimilés à des personnes juridiques distinctes.
2° Une affaire est réputée faite au Burkina Faso, s’il s’agit :
- d’une vente ou de toute autre opération ayant pour effet de transférer { un
tiers la propriété des biens, lorsque la vente ou l’opération est réalisée aux
conditions de livraison au Burkina Faso ;
- de travaux immobiliers, lorsque ces travaux sont effectués au Burkina
Faso ;
- de toute autre opération, lorsque le service rendu, le droit cédé ou concédé,
l’objet ou le matériel loué sont utilisés ou exploités au Burkina Faso.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |158
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
Article 320 :
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1] Constituent des affaires
imposables :
1° Les importations.
Par importation, il faut entendre le franchissement du cordon douanier au
Burkina Faso pour la mise à la consommation de marchandises provenant de
l'extérieur ou de la mise à la consommation en suite de régime douanier
suspensif.
2° Les ventes.
Par vente, il faut entendre toute opération ayant pour effet de transférer la
propriété de biens à des tiers et réalisée aux conditions de livraison définies à
l'article 319-2° ci-dessus, que ces biens soient ou non fabriqués par le vendeur.
Sont notamment assimilées à des livraisons de biens:
- les fournitures d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunications ;
- les ventes à tempérament ;
- la transmission de biens effectuée en vertu d’un contrat de commission {
l’achat ou à la vente.
3° Les travaux immobiliers.
Par travaux immobiliers, il faut entendre :
- tous les travaux exécutés par les différents corps de métier participant à la
construction, à la rénovation, à l'entretien et à la réparation de bâtiments et
d'ouvrages immobiliers ;
- les travaux publics ;
- les travaux de chaudronnerie de bâtiments et de constructions métalliques ;
- les travaux de démolition ;
- ainsi que tous les travaux accessoires ou préliminaires à des travaux
immobiliers.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |159
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
4° Les prestations de services.
Par prestations de services, il faut entendre toutes opérations autres que celles
énumérées ci-dessus effectuées entre deux personnes juridiques distinctes et
comportant une contrepartie en espèces ou en nature, notamment :
- les concessions de biens incorporels ;
- les locations de fonds de commerce ;
- les locations de biens meubles ;
- les locations d'immeubles ;
- les opérations d'entremise ;
- les opérations de banque, d'assurance et de réassurance ;
- les travaux à façon ne relevant pas des actes de production;
- les opérations d'entretien et de réparation de biens meubles;
- les ventes à consommer sur place ;
- les opérations de tourisme, d'hôtellerie et restauration ;
- les activités de spectacles et de divertissement ;
- les opérations de transport ;
- et les opérations réalisées par les professions libérales.
Article 321 :
Sont également passibles de la taxe sur la valeur ajoutée :
1° Les opérations de transformation de produits agricoles et piscicoles et
toutes autres opérations, réalisées par les agriculteurs, les pêcheurs ou leurs
unions, qui, en raison de leur nature ou de leur importance, sont
assimilables à celles réalisées par les industriels et les commerçants, que les
opérations constituent ou non le prolongement de l’activité agricole ou
piscicole.
2° [Loi 27-93 ADP du 1er/12/93 Art.1er.] Les livraisons de biens et les
prestations de services qu’un assujetti se fait { lui-même :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |160
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
a) pour les besoins de son exploitation s’il s’agit de services de biens
extraits, fabriqués, transformés ou construits et si elles concourent à la
réalisation d’affaires portant :
- sur des biens autres qu’immobilisations et services, non imposables, ou
imposables lorsque le droit à déduction de la taxe afférente aux biens ou aux
services peut faire l’objet d’une exclusion ou d’une limitation ;
- sur des immobilisations.
b) pour les besoins autres que ceux de son exploitation notamment pour
ses besoins propres, les besoins de son personnel ou les livraisons à
tire gratuit au profit des tiers, lorsque les biens ou services ont ouvert
droit à déduction.
Les retraits d’immeubles dans le patrimoine privé de l’exploitant ne sont pas
soumis { la TVA mais sujets { la régularisation visée { l’article 331 quinquiès ci-
après.
3° D’une manière générale, toute activité lucrative autre que les emplois
salariés.
Section 2 : Définition des assujettis
Article 322 :
Sont assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée toutes les personnes physiques ou
morales réalisant des affaires imposables, notamment :
1° Les importateurs ;
2° Les producteurs :
Par producteur, il faut entendre :
a) les personnes physiques ou morales qui, à titre principal ou à titre
accessoire, extraient ou fabriquent des biens soit pour la fabrication d’autres
produits, soit pour un usage définitif ;
b) les personnes physiques ou morales qui se substituent en fait au fabricant
pour effectuer, soit dans les usines, soit en dehors de celles-ci, toutes
opérations se rapportant à la fabrication ou à la présentation commerciale
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |161
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
définitive des produits que ceux-ci soient ou non vendus sous la marque ou
au nom de ceux qui font ces opérations ;
c) les personnes physiques ou morales qui font effectuer par des tiers les
opérations visées aux alinéas a) et b) ci-dessus ;
d) les façonniers qui donnent au produit sa forme définitive en opérant sur ou
avec des biens meubles dont ils sont propriétaires et auxquels ils appliquent
leur savoir-faire ;
e) les personnes physiques ou morales qui effectuent des opérations de
rénovation ou de transformation.
L’opération de rénovation consiste en une réparation dans laquelle la valeur des
éléments nouveaux excède celle des éléments anciens augmentés des coûts de
l’opération (main d’œuvre, charges sociales, frais de fabrication et quote-part des
frais généraux rattachables { l’opération).
L’opération de transformation consiste { donner au bien des caractéristiques
nouvelles qui en modifient le type.
3° Les entrepreneurs de travaux immobiliers et toute personne physique ou
morale effectuant des travaux immobiliers pour son compte ou pour le
compte de tiers.
4° Les entreprises de leasing ou crédit-bail.
5° Les commerçants : sont commerçants ceux qui habituellement achètent
pour revendre, en l’état ou après reconditionnement, des biens meubles ou
immeubles.
6° Les prestataires de services : sont prestataires de services, les personnes qui
effectuent des opérations autres que celles énumérées aux alinéas ci-dessus.
7° [Loi 27-93 ADP du 1ER /12/93 Art. 1er.]Les personnes physiques ou
morales, sous quelque dénomination qu’elles agissent et quelle que soit leur
situation au regard de tous autres impôts :
a) qui ont été autorisées à recevoir des biens ou services en franchise
totale ou partielle de taxe lorsque les conditions auxquelles est
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |162
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
subordonné l’octroi de cette franchise ne sont pas ou ne sont plus
remplies, circonstances rendant exigible la taxe;
b) qui vendent ou livrent pour le compte d’autres assujettis ;
c) qui effectuent des opérations imposables pour le compte de personnes
étrangères.
Article 323 :
[Loi N° 037 – 2001/AN du 20 décembre 2001 - Art. 20.] Sont également
assujettis à la TVA par option : les exploitants agricoles, les planteurs, les éleveurs
et les pêcheurs quel que soit leur chiffre d’affaires annuel.
L’option qui est irrévocable prend effet { compter du 1 er jour du mois au cours
duquel elle est exercée.
Article 323 bis : abrogé. [Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]
Article 324 :
Lorsque l’assujetti n’est pas domicilié au Burkina Faso, il doit faire accréditer
auprès du service des impôts un représentant domicilié au Burkina Faso qui
s’engage { souscrire les obligations y compris celle de paiement de la taxe.
A défaut, la taxe et le cas échéant les pénalités, sont exigées de la personne
destinataire de l’opération imposable.
Section 3 : Exonérations
Article 325 :
[Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1] [Loi N° 041/2010/AN du 02
décembre 2010 - Art. 18]Sont exonérés de la TVA :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |163
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
1. [Loi N° 001-2014/CNT du 29/12/2012, Art. 14] Sous réserve des options
prévues aux articles 323 du Code des Impôts et 88 de la loi N°008-2010/AN
du 29 janvier 2010 portant création d'un impôt sur les sociétés :
a) les ventes, les prestations de services et les travaux immobiliers effectués
par les contribuables relevant du régime simplifié d'imposition et de la
contribution des micros entreprises ;
b) les ventes effectuées par les exploitants agricoles, les planteurs, les
éleveurs et les pêcheurs de produits non transformés de leur culture,
de leur élevage ou de leur pêche ;
c) les marchandises placées sous un régime douanier suspensif.
2. les exportations directes de biens, les réexportations en suite de régime
douanier suspensif et les services assimilés à des exportations. Sont
assimilés à des exportations les transports terrestres pour la partie réalisée
à l'étranger lorsque les prestations sont effectuées du Burkina Faso vers
l'étranger ;
3. les transports aériens internationaux et les déménagements internationaux
par voie aérienne ;
4. l'avitaillement des aéronefs à destination de l'étranger ;
5. [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 19] les livraisons,
transformations, réparations, entretien, affrètements et locations d'aéronefs,
utilisés par des compagnies de navigation aérienne pratiquant
essentiellement un trafic international rémunéré, les livraisons, locations,
réparations et entretien des objets qui leur sont incorporés ou qui servent à
leur exploitation, les livraisons des biens destinés à leur avitaillement, ainsi
que les prestations de services effectuées pour les besoins directs de ces
aéronefs et de leur cargaison ;
6. [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 19] les ventes,
cessions ou prestations réalisées par l'Etat, les collectivités territoriales et
les établissements publics { l’exception de celles présentant un caractère
industriel et commercial ;
7. les ventes d’emballages par les fabricants pour le conditionnement des fruits
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |164
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
et légumes destinés { l’exportation par les professionnels. Les modalités
d’application de l’exonération sont fixées par voie règlementaire;
8. les ventes de biens d'occasion à l'exclusion des ventes de biens
amortissables ayant donné droit à déduction effectuée par les assujettis et
celles effectuées par les négociants en biens d'occasion ;
9. les ventes par l’artiste de ses œuvres d’art { l’exception des articles
d’orfèvrerie, de bijouterie, de joaillerie ainsi que des objets manufacturés
par des artisans ou industriels de l’art ;
10. les importations de marchandises bénéficiant de la franchise des droits
et taxes de douanes en vertu de l’article 165 de l’annexe au règlement n°
09/2001/CM/UEMOA du 26/11/2001 portant adoption du code des
douanes de l’UEMOA ;
11. les dividendes, intérêts, arrérages, revenus et autres produits des
actions de toute nature et parts de fondateurs de sociétés, etc., visés à
l’article 650 du code de l’enregistrement du timbre et de l’impôt sur les
revenus des valeurs mobilières ;
12. les importations et les ventes de produits alimentaires non
transformés, frais, réfrigérés ou congelés destinés à la consommation, y
compris le poisson ;
13. les importations et les ventes de viande non transformées, frais ou
réfrigérées destinées { la consommation { l’exclusion de la viande congelée ;
14. les autres biens et services exonérés répertoriés { l’article 331 septiès
ci-après.
TITRE II : BASE D’IMPOSITION
Article 326 :
La base imposable est constituée :
1° [Loi 27-93 ADP du 1er /12/93. Art. 1er.] pour les importations par la valeur
des marchandises telle que définie { l’article 22 du code des douanes
majorée des droits et taxes perçus par le service des Douanes ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |165
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
2° pour les livraisons de produits extraits ou fabriqués au Burkina Faso et
autres échanges de biens, par le prix de vente réclamé au client ou par toutes
les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir en contrepartie ;
3° pour les travaux immobiliers, par le montant des mémoires, marchés,
factures ou acomptes, y compris les travaux confiés à des sous-traitants ;
4° pour les prestations de services, par les prix des services ou par toutes les
sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir en contrepartie ;
5° pour les livraisons à soi-même, par le prix de revient des biens, services ou
travaux.
Les bases définies ci-dessus s’entendent tous frais et taxes compris.
Article 326 bis :
1) Les éléments { inclure dans la base d’imposition sont les suivants :
- les impôts, taxes, droits et prélèvements de toute nature { l’exception de la
TVA ;
- les frais accessoires aux livraisons tels que les commissions, intérêts, frais
d’emballage, de transport et d’assurance réclamés au client, même s’ils sont
facturés distinctement. En matière d’importation, les frais accessoires sont
ceux intervenant jusqu’au lieu de dédouanement de la marchandise.
Les frais de transport sont cependant exclus de la base d’imposition {
condition que la vente soit conclue aux conditions « départ » et que le
transport soit à la charge de l’acquéreur et rémunéré distinctement.
- les indemnités n’ayant pas le caractère de dommages-intérêts ;
- les subventions qui représentent l’unique contrepartie d’une opération
imposable ou qui constituent un complément du prix d’une telle opération
ou qui sont destinées { compenser globalement l’insuffisance des recettes
d’exploitation d’une entreprise.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |166
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
2) Les éléments { exclure de la base d’imposition sont les suivants :
- les escomptes, remises, rabais, ristournes et autres réductions de prix
consentis directement aux clients et dans les normes habituelles de l’activité
concernée ;
- les sommes perçues lors des livraisons d’emballages consignés { condition
que la TVA afférente à ces sommes ne soit pas facturée ;
- les indemnités ayant le caractère de dommages-intérêts ;
- les primes et subventions d’équipement affectées au financement d’un bien
d’investissement et les aides { caractère financier entre entreprises ;
- les débours dûment justifiés.
Article 326 ter :
Sont considérés comme biens d’occasion les biens ayant fait l’objet d’une
utilisation et qui sont susceptibles de réemploi en l’état ou après réparation.
Les ventes de biens d’occasion réalisés par les négociants peuvent sur option
donner lieu au paiement de la TVA sur la différence entre le prix de vente et le
prix de revient, la TVA ayant grevé le prix d’acquisition des biens revendus
n’étant pas admise en déduction.
L’option prend effet { compter du 1er janvier de l’année qui suit la date de
l’accusée de réception de la demande par le service des impôts.
Lorsque l’option ne porte pas sur l’ensemble des affaires réalisées, l’entreprise est
astreinte à tenir une comptabilité distincte selon le mode de facturation et à
établir les factures adéquates en conséquence.
Article 326 quater :
Pour les opérations d’entremise effectuées par les agences de voyages et les
organisateurs de circuits touristiques, la base d’imposition est constituée par la
différence entre le prix total payé par le client et le prix hors taxe déductible
facturé { l’agence ou { l’organisateur par les entrepreneurs de transport, les
hôteliers, les restaurateurs, les entrepreneurs de spectacles et les autres
assujettis qui exécutent matériellement les services utilisés par le client.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |167
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
La TVA facturée par les entrepreneurs de transport, les hôteliers, les
restaurateurs, les entrepreneurs de spectacles et les autres assujettis qui
exécutent matériellement les services utilisés par le client n’est pas admise en
déduction.
TITRE III : FAIT GENERATEUR ET EXIGIBILITE
Article 327 :
Le fait générateur et l’exigibilité de la TVA sont constitués :
1° pour les importations, lors du dédouanement de la marchandise sur le
territoire burkinabé ;
2° pour les ventes, par la délivrance des marchandises ou produits ;
3° pour les travaux immobiliers, par l’exécution des travaux. Pour les travaux
immobiliers donnant lieu { l’établissement de décomptes, le fait générateur
est réputé intervenir lors de l’expiration des périodes auxquelles ces
décomptes se rapportent ;
4° pour les prestations de services, par l’accomplissement des services.
Toutefois en ce qui concerne les redevables soumis { l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux l’exigibilité intervient { l’encaissement du prix
des services ;
5° pour les livraisons à soi-même, par la première utilisation du bien ou du
service.
Article 327 bis :
Pour les prestations de services et les travaux immobiliers, le versement
d’avances ou d’acomptes rend la taxe exigible sur le montant dudit versement,
que l’opération soit matériellement réalisée ou non.
[Loi 27-93 ADP du 1er/12/93 Art. 1er.]Pour tous les cas d’espèce, s’il s’agit de
fournitures ou de livraisons { l’Etat ou { ses démembrements n’ayant pas un
caractère industriel ou commercial et aux collectivités territoriales, les
redevables ont l’obligation de déclarer ces opérations dans les délais prescrits par
les articles 323, 374 et 383. Toutefois, un sursis de paiement peut être accordé
par le service des impôts jusqu’au moment du paiement par les services du
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |168
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
Trésor. Le montant dû est retenu à la source par le service chargé du paiement au
taux indiqué par le service des impôts lors du visa des décomptes, du marché ou
du contrat. A défaut de visa, une pénalité de 25% en cas de mauvaise foi et 200%
en cas de manœuvres frauduleuses, des droits dus, sera infligée aux
contrevenants.
Les affaires soumises à retenue à la source doivent figurer sur la déclaration des
redevables au moment de la réalisation du fait générateur qui leur est propre. Les
modalités de contrôle des opérations de cette nature seront précisées par voie de
décret.
TITRE VI : TAUX DE LA TVA
Article 328 :
[Loi 26-96 ADP du 16/07/96 Art. 1er. II°] Le taux de la taxe sur la valeur ajoutée
est fixé { 18%. Ce taux s’applique { une base hors TVA.
TITRE V : REGIME DES DEDUCTIONS
Section 1 : Principe
Article 329 :
[Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1] La TVA ayant grevé les
éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la TVA applicable à
cette opération sous réserve des conditions et restrictions prévues au présent
titre.
Ouvrent droit à déduction dans les mêmes conditions que si elles étaient
soumises à la TVA, les opérations d'exportation taxables en régime intérieur et
assimilées visées à l'article 325-2°.
Les personnes assujetties à la TVA de plein droit ou sur option sont autorisées à
déduire la TVA qui a grevé le coût des marchandises existant en stock destinées à
la réalisation d'opérations taxables.
Cette déduction intervient à partir de la date à laquelle elles réalisent des
opérations imposables.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |169
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
Elles sont également autorisées à déduire une fraction de la taxe qui a grevé le
coût des investissements existant à la même date. Cette fraction est égale :
a) pour les biens immeubles, à la différence entre le montant de la taxe qui a
grevé le coût et le produit du dixième de cette taxe par le nombre
d'années ou fractions d'année écoulées depuis l'acquisition du bien ;
b) pour les autres biens d'investissement, à la différence entre le montant
qui a grevé le coût et le produit du cinquième de cette taxe par le nombre
d'années ou fractions d'année écoulées depuis l'acquisition du bien.
Section 2 : Exclusions
Article 329 bis :
[Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1] [Loi N° 028/2011/AN du 24
novembre 2011 - Art.18] Est exclue du droit à déduction la taxe sur la valeur
ajoutée afférente aux biens et services ci- après :
1) Les véhicules conçus pour le transport des personnes et les véhicules à usage
mixte dont le nombre de places assises, y compris celle réservée au
conducteur, est supérieur ou égal à trois et inférieur à dix lorsqu'ils ne sont pas
affectés :
- au transport public de personnes ;
- au transport du personnel sur le lieu du travail ;
- au transport de la clientèle des établissements hôteliers ;
- à l'enseignement de la conduite ;
- à la location, y compris dans le cadre d'une opération de crédit-bail ;
- lorsqu'ils ne sont pas destinés à être revendus en l'état.
L’exclusion s’applique également aux parties et pièces détachées ainsi qu’aux
accessoires desdits véhicules.
2) les biens cédés et les services rendus gratuitement ou à un prix sensiblement
inférieur au prix de revient à titre de commission, salaire, gratification, rabais,
bonification, cadeau qu’elle que soit la qualité du bénéficiaire sauf lorsqu'il
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |170
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
s'agit d'objets publicitaires d'une valeur inférieure à dix mille (10 000) francs
CFA hors la taxe sur la valeur ajoutée ;
3) l’essence d’aviation, l’essence auto, le gas-oil et le bio carburant ;
4) les dépenses exposées pour assurer le logement ou l'hébergement à
l'exception de celles profitant au personnel chargé de la surveillance ou de la
sécurité des unités industrielles ou des chantiers de travaux ;
5) les dépenses de réception, de restaurant, de spectacles et de déplacement à
l'exclusion des dépenses de transport engagées en vertu d'un contrat
permanent de transport conclu pour conduire le personnel sur le lieu de
travail et des dépenses exposées pour la satisfaction des besoins collectifs du
personnel sur le lieu de travail ;
6) les objets mobiliers de décoration autres que ceux ayant le caractère de
mobilier et matériel commercial ou industriel, ou de mobilier et matériel de
bureau ;
7) d’une manière générale, les services de toute nature portant sur les biens
exclus du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée.
Section 3 : Limitations
Article 330 :
La TVA ayant grevé l’acquisition des biens et services est :
- déductible en totalité lorsqu’ils concourent { la réalisation d’affaires
imposables ou à des exportations ;
- déductible partiellement lorsqu’ils ne concourent pas en totalité { des
affaires imposables ou à des exportations ;
- exclue des déductions lorsqu’ils concourent { la réalisation d’affaires non
taxables.
Article 330 bis :
Pour les entreprises assujetties partiellement à la TVA, la fraction déductible est
déterminée par le rapport existant entre, d’une part les opérations taxables et les
exportations et, d’autre part, l’ensemble des affaires réalisées { l’exclusion :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |171
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
- des cessions d’éléments d’actifs immobilisés ;
- des subventions d’équipement ;
- des indemnités d’assurance ne constituant pas la contrepartie d’opérations
soumises à la TVA ;
- des débours ;
- et des dommages-intérêts.
Article 330 ter :
Le pourcentage de déduction mentionné { l’article 330 bis est déterminé
provisoirement pour les entreprises nouvelles et les nouveaux assujettis en
fonction respectivement des recettes ou produits prévisionnels de l’année en
cours et des recettes ou produits de l’exercice précédent.
Le pourcentage de déduction définitif est déterminé dans les délais prévus aux
articles 16 et 47 du présent code et les régularisations des déductions sont
opérées en conséquence et dans les même délais.
Article 330 quater :
Lorsque la variation du pourcentage de déduction est supérieure { 5%, l’assujetti
doit opérer la régularisation des déductions opérées au titre des immobilisations
{ concurrence d’une fraction égale :
1) s’il s’agit d’immeubles, au dixième du produit de la taxe ayant grevé le prix
d’acquisition par la différence entre le pourcentage de déduction de l’année
de dépassement et le pourcentage de l’année d’acquisition ;
2) s’il s’agit d’autres biens, au cinquième du produit de la taxe ayant grevé le
prix d’acquisition par la différence entre le pourcentage de déduction de
l’année de dépassement et le pourcentage de l’année d’acquisition.
Section 4 : Modalités
Article 331 :
Le droit { déduction prend naissance lors de l’importation des biens, de leur
acquisition ou de leur livraison à soi-même, de l’exécution des travaux ou de
l’accomplissement des services.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |172
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
[Loi 27-93 ADP du 1er/12/93 Art. 1er.]En ce qui concerne les importations, la
TVA pour être déductible, doit avoir été acquittée et figurer sur la déclaration de
mise à la consommation.
Pour les autres opérations la TVA doit être mentionnée distinctement sur la
facture.
[Loi 036-2002/AN du 19 décembre 2002 Art. 17.] La TVA facturée par une
entreprise non commerciale, si elle a été déduite, doit faire l’objet d’une
régularisation au plus tard le 30 avril de l’année suivante dans la mesure où la
facture reste impayée à ladite date.
Article 331 bis :
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]La déduction de la taxe est
opérée par imputation sur la taxe collectée par l'entreprise au titre du mois au
cours duquel le droit à déduction a pris naissance.
En cas d’omission, elle doit être opérée au plus tard le 30 avril de l’année
suivante.
Si le montant de la déduction autorisée est supérieur au montant de l'impôt
exigible sur les opérations réalisées au titre d'une déclaration donnée, l'excédent
peut être imputé sur la ou les déclarations ultérieures.
Aucun remboursement n’est autorisé sauf pour :
- les entreprises exportatrices de biens taxables en régime intérieur ;
- [Loi N° 041-2010/AN du 02 décembre 2010 - Art. 19] Les prestataires de
services réalisant { l’étranger des opérations exploitées ou utilisées hors du
Burkina Faso sous réserves que des opérations similaires soient imposables
en régime intérieur. Les conditions d’éligibilité sont fixées par voie
législative ;
- les entreprises en extension d’activité agréées au code des investissements;
- les entreprises ayant perdu la qualité d’assujetti { la TVA ;
- les entreprises de crédit bail ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |173
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
- les organisations { but non lucratif bénéficiaires d’une dérogation accordée
par le Ministre chargé des finances pour leurs investissements au profit des
populations d’un montant au moins égal { cinq millions ( 5 000 000) de
francs CFA en matière de développement économique d’enseignement et de
santé.
Par entreprise exportatrice, il faut entendre celle qui réalise plus de 50% de son
chiffre d’affaires { l’exportation.
Le remboursement des entreprises exportatrices est limité au crédit de TVA
affecté du pourcentage des opérations réalisées à l'exportation au cours de
l'exercice précédent.
Le crédit de la TVA dont le remboursement a été demandé ne peut donner lieu à
imputation dans les déclarations des mois suivants. Le sort de ce crédit reste
soumis { la décision de l’administration.
Article 331 ter :
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]La demande de
remboursement est adressée au Directeur Général des Impôts :
1) dans le mois qui suit la déclaration mensuelle faisant apparaître un crédit
remboursable d'un montant supérieur à un million (1 000 000) francs CFA
pour les entreprises, dont l'activité est réalisée à l'exportation, les sociétés
de crédit-bail et les entreprises en extension;
2) dans le trimestre suivant la réalisation des investissements ;
3) dans les délais prévus à l'article 372 du présent code pour les entreprises
perdant la qualité d'assujetti à la TVA.
La demande de remboursement est appuyée des pièces suivantes :
- pour les entreprises exportatrices:
une copie de la déclaration TVA de la période ;
le titre de transport et la facture visés au départ par la douane ;
une copie de la déclaration d’exportation ou de réexportation dûment
visée par la douane ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |174
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
une copie des factures fournisseurs et des déclarations de mise à la
consommation pour les importations.
- pour les entreprises de crédit-bail, les entreprises en extension d’activités
et les entreprises qui perdent la qualité d’assujetti :
la déclaration TVA de la période ;
une copie des factures fournisseurs et des déclarations de mise à la
consommation pour les importations.
- pour les organisations bénéficiant d’une dérogation :
une copie des factures fournisseurs et des déclarations de mise à la
consommation pour les importations.
Article 331 quater :
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1] [Loi N° 041-2010/AN du 02
décembre 2010 - Art. 20] La demande reconnue fondée donne lieu à
l'établissement d'un certificat de détaxe par le Directeur général des impôts dans
les deux mois suivant le dépôt du dossier.
Le remboursement s’effectue dans un délai de trente (30) jours { compter de la
date d’établissement du certificat de détaxe. Un compte bancaire est ouvert
auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest { cet effet. Ce
compte est alimenté par un pourcentage du produit de la TVA perçue au cordon
douanier et en régime intérieur.
Les modalités d’application des dispositions des articles 331 bis, 331 ter et du
présent article sont précisées par arrêté du Ministre chargé des finances.
Article 331 quinquiès :
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]En cas de cessation d'activités,
de destruction de biens, de cession séparée à titre gratuit ou à un prix
sensiblement inférieur à la valeur vénale d'éléments d'actif, de perte de la qualité
d'assujetti { la taxe sur la valeur ajoutée, d’affectation d'un bien { une activité ou à
un usage n'ouvrant pas droit { déduction, la TVA ayant grevé l’acquisition des
biens doit être reversée dans les cas et modalités suivants :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |175
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
- en cas de cessation d’activité ou de la perte de la qualité d’assujetti, s'il s'agit
de biens non soumis à amortissement, le montant de la taxe déduite lors de
l'acquisition de ces biens à concurrence de la partie restant en stock à la date
de l'événement motivant la régularisation de la taxe;
- en cas de cession séparée à titre gratuit ou à un prix sensiblement inférieur
{ la valeur vénale, de destruction ou d’affectation { une activité ou { un
usage n'ouvrant pas droit à déduction, s'il s'agit de biens non soumis à
amortissement, le montant de la taxe ayant grevé l’acquisition desdits biens ;
- s'il s'agit de biens immeubles, une fraction égale à la différence entre le
montant de la taxe qui a grevé le coût et le produit du dixième de cette taxe
par le nombre d'années écoulées depuis l'acquisition du bien ;
- s'il s'agit d'autres biens, une fraction égale à la différence entre le montant
de la taxe qui a grevé le coût et le produit du cinquième de cette taxe par le
nombre d'années écoulées depuis l'acquisition du bien.
Article 331 sexiès :
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]
La TVA, acquittée à l'occasion de ventes ou de services qui par la suite sont
résiliés, annulés ou devenus définitivement irrécouvrables peut être imputée sur
la taxe due au titre d'affaires réalisées ultérieurement. L'imputation est
subordonnée à la justification de la rectification préalable de la facture initiale
pour les résiliations et annulations.
La TVA antérieurement déduite sur achats de biens ou services qui par la suite
sont résiliés, annulés ou demeurés impayés doit être reversée dans les délais
prévus { l’article 374 du présent code.
TITRE VI : CLASSIFICATIONS DES OPERATIONS
Article 331 septiès
[Loi N° 06-2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1]
Les opérations suivantes sont exonérées de la TVA :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |176
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
A. Les produits
A1- Médicaments, produits pharmaceutiques, matériels et produits
spécialisés pour les activités médicales
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
2801.20.00.00 - Iode
2918.22.00.00 - Acides O - acétylsalicylique, ses sels et ses esters.
2930.40.00.00 - Méthionine
2932.21.00.00 - Coumarine, méthylcoumarines et éthyl-coumarines
2936.10.00.00 - Provitamines non mélangées
2936.21.00.00 - Vitamines A et leurs dérivés
2936.22.00.00 - Vitamines B1 et leurs dérivés
2936.23.00.00 - Vitamines B2 et leurs dérivés
- Acides D ou DL pantothénique (Vitamines B3 ou B5) et ses
2936.24.00.00
dérivés
2936.25.00.00 - Vitamines B6 et leurs dérivés
2936.26.00.00 - Vitamines B12 et leurs dérivés
2936.27.00.00 - Vitamines C et leurs dérivés
2936.28.00.00 - Vitamines E et leurs dérivés
2936.29.00.00 - Autres vitamines et leurs dérivés
2936.90.00.00 - Autres, y compris les concentrats naturels
- Hormones du lobe antérieur de l’hypophyse et similaires, et
2937.10.00.00
leurs dérivés
- Hormones corticosurrénales et leurs dérivés
- Cortisone, hydrocortisone, prednisone (déhydrocortisone) et
2937.21.00.00
prednisolone (déhydrohydrocortisone)
2937.22.00.00 - Dérivés halogènes des hormones corticosurrénales
2937.29.00.00 - Autres
- Autres hormones et leurs dérivés ; autres stéroïdes utilisés
principalement comme hormones
2937.91.00.00 - Insuline et ses sels
2937.92.00.00 - Oestrogènes et progestogènes
2938.10.00.00 - Rutoside (rutine) et ses dérivés
- Alcaloïdes de l’opium et leurs dérivés ; sels de ces produits
2939.10.00.00
Alcaloïdes du quinquina et leurs dérivés ; sels de ces produits
2939.21.00.00 - Quinine et ses sels
- Caféine et ses sels
2939.30.00.00
- Ephédrine et leurs sels
2939.41.00.00 - Ephédrines et sels
2939.42.00.00 - Pseudoéphédrine (DCI) et ses sels
2939.50.00.00 -Théophylline et aminophylline (théophylline- éthylène
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |177
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
diamine) et leurs dérivés ; sels de ces produits
- Alcaloïdes de l’ergot de seigle et leurs dérivés ; sels de ces
produits :
2939.61.00.00 - Ergométrine (DCI) et ses sels
2939.62.00.00 - Ergométrine (DCI) et ses sels
2939.63.00.00 - Acide lysergique et ses sels
2939.70.00.00 - Nicotine et ses sels
2940.00.00.00 - Sucres chimiques purs
- Pénicillines et leurs dérivés, { structure d’acide pénicillanique ;
2941.10.00.00
sels de ces produits
2941.20.00.00 - Streptomicynes et leurs dérivés ; sels de ces produits
2941.30.00.00 -Tétracyclines et leurs dérivés ; sels de ces produits
2941.40.00.00 - Chloramphénicol et ses dérivés ; sels de ces produits
2941.50.00.00 - Erhytromycine et ses dérivés ; sels de ces produits
2941.90.00.00 - Autres
2942.00.00.00 - Autres composés organiques
3001.10.00.00 - Glandes et autres organes à l'état desséché même pulvérisés
3001.20.00.00 - Extraits de glandes ou d'autres organes ou de leurs sécrétions
3001.90.00.00 - Autres
- Antisérums, autres fractions du sang, produits immunologiques
3002.10.00.00
modifiés, même obtenus par voie biotechnologique
3002.20.00.00 - Vaccins pour la médecine humaine
3002.30.00.00 - Vaccins pour la médecine vétérinaire
3002.90.10.00 - Ferments
3002.90.90.00 - Autres
- Contenant des pénicillines ou des streptomycines ou des
3003.10.00.00 dérivés de ces produits, à structure d'acide pénicillinique, ou
streptomycides ou des dérivés de ces produits
3003.20.00.00 - Contenant d'autres antibiotiques
- Contenant des hormones ou d'autres produits du n° 29.37,
mais ne contenant pas d'antibiotiques :
3003.31.00.00 - Contenant de l'insuline
3003.39.00.00 - Autres
- Contenant des alcaloïdes ou leurs dérivés, mais ne contenant ni
3003.40.00.00
hormones, ni autres produits du n° 29.37, ni antibiotiques
3003.90.00.00 - Autres
- Contenant des pénicillines ou des dérivés de ces produits, à
3004.10.00.00 structure d'acide pénicillinique, ou des streptomycines ou des
dérivés de ces Produits
3004.20.00.00 - Contenant d'autres antibiotiques
3004.20.00.00 - Contenant des hormones ou d'autres produits du n° 29.37,
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |178
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
mais ne contenant pas d'antibiotiques :
3004.31.00.00 - Contenant de l'insuline
- Contenant des hormones corticosurrénales, leurs dérivés ou
3004.32.00.00
analogues structurels
3004.39.00.00 - Autres
- Contenant des alcaloïdes ou leurs dérivés, mais ne contenant ni
3004.40.00.00
hormones, ni autres produits du n° 29.37, ni Antibiotiques
- Autres médicaments contenant des vitamines ou d'autres
3004.50.00.00
produits du N° 29.36
3004.90.00.00 - Autres
- Pansements adhésifs et autres articles ayant une couche
3005.10.00.00
adhésive
3005.90.00.00 - Autres
- Catguts stériles, ligatures stériles similaires pour sutures
chirurgicales et adhésifs stériles pour tissus organiques utilisés
3006.10.00.00
en chirurgie pour refermer les plaies; laminaires stériles;
hémostatiques résorbables stériles pour la chirurgie ou l'art
dentaire;
- Réactifs destinés à la détermination des groupes ou des
3006.20.00.00
facteurs sanguins
3006.30.00.00 - Préparations opacifiantes pour examens radiographiques;
réactifs de diagnostic conçus pour être employés sur le patient
- Ciments et autres produits d'obturation dentaire; ciments pour
3006.40.00.00
la réfection Osseuse
- Trousses et boîtes de pharmacie garnies, pour soins de
3006.50.00.00
première Urgence
- Préparations chimiques contraceptives à base d'hormones ou
3006.60.00.00
de spermicides,
- Préparations présentées sous forme de gel conçues pour être
3006.70.00.00 utilisées en médecine humaine ou vétérinaire comme lubrifiant
pour certaines parties du corps lors des opérations chirurgicales
ou des examens médicaux ou comme agent de couplage entre le
corps et les instruments médicaux.
3006.80.00.00 - Déchets pharmaceutiques
3401.11.10.00 - Savons à usages médicaux
3701.10.00.00 - Films pour rayons X
3702.10.00.00 - Pellicules pour rayons X
- Milieux de culture préparés pour le développement des micro-
3821.000000
organismes
3822000000 - Réactifs de diagnostic ou de laboratoire sur support et
3923.10.00.00 - Poches d’urine en matière plastique
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |179
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
3924.90.10.00 - Tétines et similaires
3924.90.20.00 - Biberons
3924.90.90.00 - Bassins de lit en matière plastique
4014.10.00.00 - Préservatifs
4014.90.20.00 - Poires à injections, poires compte-gouttes et similaires
4015.11.00.00 - Gants pour chirurgie
6304.91.00.10 - Moustiquaires imprégnées
7013.99.00.00 - Biberons
7015.10.00.00 - Verres de lunetterie médicale
7017.10.00.00 - En quartz ou en autre silice fondus
- En autres verres de coefficient de dilatation linéaire n’excédant
7017.20.00.00
5x10-6 Kelvin entre 0°C et 300°C
8419.20.00.00 - Stérilisateurs médico-chirurgicaux ou de laboratoires
- Fauteuils roulants et autres véhicules pour invalides, sans
8713.10.00.00
mécanisme de propulsion
8713.90.00.00 - Autres
- Parties et accessoires de fauteuils roulants ou d'autres
8714.20.00.00
véhicules pour invalides
9001.30.00.00 - Verres de contact
- Verres de lunetterie en verre :
9001.40.10.00 - Médicaux
- Verres de lunetterie en autres matières
9001.50.10.00 - Médicaux
9004.90.10.00 - Lunettes correctrices
9011.10.00.00 - Microscopes stéréoscopiques
- Autres microscopes, pour la photomicrographie, la ciné
9011.20.00.00
photomicrographie ou la microprojection
9011.80.00.00 - Autres microscopes
9011.90.00.00 - Parties et accessoires
9012.10.00.00 - Microscopes autres qu’optiques et diffractographes
9012.90.00.00 - Parties et accessoires
9018.11.00.00 - Electrocardiographes
9018.12.00.00 - Appareils de diagnostic par balayage ultrasonique (scanners)
- Appareils de diagnostic par visualisation à résonance
9018.13.00.00
magnétique
9018.14.00.00 - Appareils de scintigraphie
9018.19.00.00 - Autres
9018.20.00.00 - Appareils à rayons ultraviolets ou infrarouges
- Seringues, aiguilles, cathéters, canules et instruments
similaires :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |180
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
9018.31.00.00 - Seringues, avec ou sans aiguilles
9018.32.00.00 - Aiguilles tubulaires en métal et aiguilles à sutures
9018.39.00.00 - Autres
- Autres instruments et appareils pour l’art dentaire
-Tours dentaires, mêmes combinés sur une base Commune avec
9018.41.00.00
d’autres équipements dentaires
9018.49.00.00 -Autres
9018.50.00.00 - Autres instruments et appareils d’ophtalmologie
9018.90.00.00 - Autres instruments et appareils
- Appareils de mécanothérapie; appareils de massage, appareils
de psychotechnique, Appareils d’ozonothérapie,
90.19
d’oxygénothérapie Réanimation et autres appareils de thérapie
respiratoire
- Autres appareils respiratoires et masques { gaz, { l’exclusion
des masques de protection dépourvus de mécanisme et
9020. 00.00.00
d’élément filtrant amovible
- Articles et appareils d’orthopédie ou pour fractures
9021.10.00.00
Articles et appareils de prothèse dentaire
9021.21.00.00 - Dents artificielles
- Autres
9021.29.00.00
- Autres articles et appareils de prothèse
9021.31.00.00 - Prothèses articulaires
9021.39.00.00 - Autres
- Appareils pour faciliter l'audition aux sourds, à l'exclusion des
9021.40.00.00
parties et accessoires
9021.50.00.00 - Stimulateurs cardiaques, à l'exclusion des parties et accessoires
9021.90.00.00 Autres
- Appareils à rayons X, même à usage médical, chirurgical,
90.22 dentaire ou vétérinaire, y compris les appareils de
radiophotographie ou de radiothérapie:
- Appareils de tomographie pilotés par une machine
9022.12.00.00
automatique de traitement de l'information
9022.13.00.00 - Autres, pour l'art dentaire
9022.14.00.00 - Autres, pour usages médicaux, chirurgicaux ou vétérinaires
9022.19.00.00 - Pour autres usages
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |181
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
- Appareils utilisant les radiations alpha, bêta ou gamma, même
à usage médical, chirurgical, dentaire ou vétérinaire, y compris
les appareils de radiophotographie ou de radiothérapie:
9022.21.00.00 - A usage médical, chirurgical, dentaire ou vétérinaire
9022.29.00.00 - Pour autres usages
9022.30.00.00 - Tubes à rayons X
9022.90.00.00 - Autres, y compris les parties et accessoires
Thermomètres et pyromètres à liquide, à lecture directe et
9025.11.00.00
autres
9402.10.00.10 - Fauteuil pour dentistes
A2- Les autres produits
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
- Chevaux, ânes, mulets et bardots, vivants reproducteurs de
0101.10.00.00
race pure
- Animaux vivants de l'espèce bovine reproducteurs de race
0102.10.00.00
pure
- Animaux vivants de l'espèce porcine reproducteurs de race
0103.10.00.00
pure
- Coqs, poules, canards, oies, dindons, dindes et pintades,
0105.10.00.00 vivants, des espèces domestiques d'un poids n'excédant pas
185 g
0301.99.0010 - alevins
- Lait et crème de lait non concentré ni additionné de sucre ou
04.01
d’autres édulcorants
- Lait et crème de lait, concentrés ou additionnés de sucre ou
04.02
d’autres édulcorants.
0701.10.00.00 - Pommes de terre de semence
10.01 - Froment (blé) et méteil
1002.00.00.00 - Seigle
1003.00.00.00 - Orge
1004.00.00.00 - Avoine.
10.05 - Maïs.
10.06 - Riz.
1007.00.00.00 - Sorgho à grains.
10.08 - Sarrasin, millet et alpiste ; autres céréales.
12.09 - Graines, fruits et spores à ensemencer.
1901.10.00.00 - Préparations pour l’alimentation des enfants, conditionnées
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |182
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
pour la vente au détail.
1905.90.00.00 - Autres (pain de la boulangerie de consommation courante)
- Levures mortes, autres micro-organismes monocellulaires
2102.20.00.00
morts
2106.90.90.30 - Améliorant pour panification
2501.00.20.00 - Sel destiné { l’alimentation humaine
2501.00.30.00 - Sel en bloc comprimé pour l’alimentation du bétail
2710.19.12.00 - Pétrole lampant
2710.19.22.00 - Fuel-oil domestique
2710.19.23.00 - Fuel-oil léger
2710.19.24.00 - Fuel-oil lourd I
2710.19.25.00 - Fuel-oil lourd II
2710.19.39.10 - Huiles 2 temps
Chapitre 31 -Engrais
- Insecticides anti rongeurs, fongicides, herbicides inhibiteurs
de germination et régulateurs de croissance pour plantes ;
désinfectants et produits similaires présentés dans des formes
38.08 ou emballages de ventes au détail ou { l’état de préparation ou
sous forme d’articles tels que rubans, mèches et bougies
soufrés et papier tue-mouches lorsque ces produits sont
destinés { l’agriculture.
3926.10.00.00 - Articles scolaires ( protège-cahiers)
4401.10.00.00 - Bois de chauffage en rondins, bûches, ramilles, fagots ou sous
formes similaires
44.02 - Charbon de bois (y compris le charbon de coques ou de noix),
même aggloméré.
4801.00.00.00 - Papier journal, en rouleaux ou en feuilles.
4820.20.00.00 - Cahiers
4901.99.10.00 - Livres, brochures et imprimés similaires scolaires ou
scientifiques
4901.99.90.00 - Autres
49.02 - Journaux et publications périodiques imprimés, même
illustrés ou contenant de la publicité.
4907.00.00.00 - Timbres-poste, timbres fiscaux et analogues, non oblitérés,
ayant cours ou destinés à avoir cours dans le pays dans lequel
ils ont, ou auront, une valeur faciale reconnue ; papier timbré ;
billets de banque ; chèques ;
8413.20.00.00 - Pompes actionnées à la main, autres que celles des n°s
8413.11 ou 8413.19
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |183
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
8413.91.20.00 - A mains
8424.81.10.00 - Appareils à projeter des produits insecticides, fongicides,
herbicides et similaires
8424.81.20.00 - Appareils pour l'arrosage
8432.10.00.00 - Charrues
- Herses, scarificateurs, cultivateurs, extirpateurs, houes,
sarcleuses et bineuses :
8432.21.00.00 - Herses à disques (pulvériseurs)
8432.29.00.00 - Autres
8432.30.00.00 - Semoirs, plantoirs et repiqueurs
8432.40.00.00 - Epandeurs de fumier et distributeurs d'engrais
8432.80.00.00 - Autres machines, appareils et engins
8432.90.00.00 - Parties
8433.20.00.00 - Faucheuses, y compris les barres de coupe à monter sur
tracteur
8433.30.00.00 - Autres machines et appareils de fenaison
8433.40.00.00 - Presses à paille ou à fourrage, y compris les presses
ramasseuses
- Autres machines et appareils pour la récolte; machines et
appareils pour le battage :
8433.51.00.00 - Moissonneuses-batteuses
8433.52.00.00 - Autres machines et appareils pour le battage
8433.53.00.00 - Machines pour la récolte des racines ou tubercules
8433.59.00.00 - Autres
8433.60.00.00 - Machines pour le nettoyage ou le triage des œufs, fruits ou
autres produits agricoles
8433.90.00.00 - Parties
8434.10.00.00 - Machines à traire
8434.20.00.00 - Machines et appareils de laiterie
8434.90.00.00 - Parties
8436.10.00.00 - Machines et appareils pour la préparation des aliments ou
provendes pour animaux
- Machines et appareils pour l'aviculture, y compris les
couveuses et éleveuses :
8436.21.00.00 - Couveuses et éleveuses
8436.29.00.00 - Autres
8436.80.00.00 - Autres machines et appareils
- Parties :
8436.91.00.00 - De machines ou appareils d'aviculture
8436.99.00.00 - Autres
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |184
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
8517.11.00.00 - Postes téléphoniques d’usagers par fil { combiné sans fil
8517.12.00.01 -Téléphones pour réseaux cellulaires
8517.18.00.01 - Autres postes téléphoniques d’usagers { combiné avec fil
85 41 40 00 00 Cellules, modules photovoltaïques ou générateur
90 32 89 00 00
Régulateurs de charge ou de recharge à courant continu
90 32 90 00 00
85 36 20 00 00 Limiteurs de charge ou de décharge à courant continu
85 04 40 00 00 Onduleurs (convertisseurs) DC/AC
85 02 40 00 00
Convertisseurs pour système solaire
85 04 40 00 00
Batteries solaires, batteries stationnaires, batteries étanches
85 07 80 00 00
pour l'énergie solaire
85 07 90 00 00 Chargeurs de batteries pour l'énergie solaire
85 06 90 00 00 Chargeurs de piles sèches pour l'énergie solaire
Luminaire, réglettes à courant continu 12-48 scialytiques à
85 36 90 00 00
courant continu
Tubes (ampoules à courant continu) 6.8.10.11.13.15.18...48
85 39 32 00 00
watts
85 04 10 00 00 Ballasts pour courant continu 12-24-48 volts
85 13 10 00 00 Lampes solaires portables
85 13 10 00 00 Torches solaires
84 18 21 00 00
84 18 29 00 00
84 18 30 00 00
84 18 40 00 00
Réfrigérateurs et congélateurs fonctionnant à l'énergie solaire
84 18 50 00 00
et accessoires
84 18 99 00 00
84 18 91 00 00
84 18 69 00 00
84 18 61 00 00
84 15 10 00 00
84 15 81 00 00
Conditionneurs d'air fonctionnant sur l'énergie solaire
84 15 82 00 00
84 15 83 00 00
94 05 40 00 00 Lampadaires solaires
84 37 80 00 00 Moulins à générateur solaire fonctionnant sur l'énergie solaire
84 37 90 00 00 et accessoires
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |185
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
CODE PRODUITS DESIGNATION DES PRODUITS
Pompes à générateur solaire fonctionnant sur l'énergie solaire
84 13 81 00 00 et accessoires de
pompage
85 37 20 00 00 Armoires de commande pour équipements fonctionnant sur
85 37 10 00 00 l'énergie solaire
Pièces détachées pour les équipements fonctionnant sur
----
l'énergie solaire
85 15 80 00 00 Equipements de climatisation pour les appareils fonctionnant
85 15 90 00 90 sur l'énergie solaire
85 16 60 00 00
Equipements des cuisinières solaires
85 16 90 00 00
84 19 40 00 00 Equipements de distillateurs solaires
84 19 19 10 00
Chauffe eau solaire et équipements
84 19 90 00 00
Equipements de réfrigérateurs et congélateurs solaires
thermiques
84 18 91 00 00 Echangeurs de chaleur
84 18 99 00 00 Armoire de contrôle thermique
Equipements de suivi du soleil
Moteurs solaires thermiques et accessoires
84 19 90 00 00 Equipements de stérilisateurs solaires thermiques
Equipements des capteurs solaires thermiques
Equipements des capteurs du rayonnement solaire
85 41 90 00 00
(concentrateurs, paraboles et cylindraux paraboliques,
réflecteurs, fluides colporteurs, sel pour le solaire thermique)
84 19 31 00 00
84 19 32 00 00
Equipements de séchoirs solaires
84 19 39 00 00
84 19 90 00 00
84 21 21 00 00 Appareils solaires pour le filtrage de l'eau
B. Les services : [Loi N°06-2010/AN du 29 janvier 2010 Art.1]
1° les agios afférents à la mobilisation par voie de réescompte ou de pension
des effets publics ou privés figurant dans les portefeuilles des banques, des
établissements financiers et dans les organismes publics ou semi-publics
habilités à réaliser des opérations d'escompte ainsi que ceux afférents à la
première négociation d'effets destinés à mobiliser les prêts consentis par les
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |186
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
mêmes organismes ;
2° les opérations effectuées par les entreprises d'assurance et de réassurance,
et, qui sont soumises à la taxe sur les assurances ;
3° les opérations effectuées par les courtiers en assurances ;
4° les consultations médicales, soins et autres prestations présentant un
caractère médical ;
5° les décorticages et opérations de conditionnement portant sur les céréales ;
6° les intérêts servis par les établissements financiers sur les comptes
d'épargne des personnes physiques et des associations légalement
autorisées ;
7° les locations d'immeubles nus à usage d'habitation ;
8° les opérations de crédits dits crédits de masse ou crédits collectifs octroyés
aux paysans au titre de la culture attelée, de la culture maraîchère et de la
motorisation intermédiaire ;
9° les mutations d'immeubles, de droits réels immobiliers et les mutations de
fonds de commerce soumises aux droits d'enregistrement ou à une
imposition équivalente à l'exclusion des opérations effectuées par les
marchands de biens ;
10° les opérations effectuées par les entreprises de construction d'habitats
sociaux agréées comme telles et dont les prix de référence sont fixés par les
pouvoirs publics ;
11° les opérations de transport de malades ;
12° les recettes réalisées dans le cadre de l'enseignement préscolaire,
primaire, secondaire et supérieur dispensé dans les établissements publics
et dans les établissements privés reconnus par l’Etat ;
13° les services rendus par les associations à but non lucratif légalement
constituées et les établissements reconnus d’utilité publique, sous réserve
que lesdits services soient conformes { l’objet statutaire de l’association ou
de l’établissement ;
14° les opérations ayant pour objet la cession de valeurs mobilières et de
créances;
15° les fournitures d'eau et d'électricité aux personnes physiques pour la
tranche sociale de leur consommation domestique pour un niveau fixé par
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |187
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre I : Taxe sur la valeur ajoutée
décret pris en Conseil des ministres;
16° les prestations de services portant sur les produits soumis à la taxe
unique sur les produits pétroliers;
17° les opérations de transport terrestre urbain en commun;
18° les locations effectuées par les sociétés de crédit-bail pour les biens
figurant au tableau I – A ;
19° les intérêts sur les prêts consentis aux personnes physiques pour la
construction ou l’acquisition de la première maison ou du premier
appartement destiné à leur habitation principale lorsque la valeur hors taxe
ne dépasse pas un montant fixé par arrêté du Ministre chargé des Finances ;
20° les opérations portant sur les jeux de hasard ;
21° les prestations d’hébergement et de restauration fournies aux malades
dans les structures sanitaires.
C. Autres exonérations
[Loi N°06-2010/AN du 29 janvier 2010 Art.1]
Nonobstant les dispositions des paragraphes ci-dessus, l’Etat peut accorder des
exonérations dans le cadre des relations internationales. Ces exonérations
accordées sont strictement limitées :
- aux fournitures d’eau, de téléphone et d’électricité, aux prestations de
service et aux travaux immobiliers effectués dans les locaux de la mission
diplomatique et à la résidence principale du chef de mission ;
- aux biens et services nécessaires au fonctionnement des organismes
internationaux et organismes assimilés ayant conclu avec l’Etat une
convention de siège ;
- [Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.22] aux biens nécessaires
au fonctionnement des institutions du système des Nations Unies
conformément à la Convention sur les privilèges et immunités des Nations
Unies du 13 février 1946.
TABLEAU II : OPERATIONS SOUMISES AU TAUX REDUIT
Abrogé[Loi N°27-93 ADP du 01 décembre 1993]
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |188
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre II : Abrogé
CHAPITRE II : Abrogé
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |189
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
CHAPITRE III : TAXES INDIRECTES
I. TAXE SUR LES BOISSONS
Opérations et personnes imposables
Article 332 :
La fabrication et l’importation pour la mise { la consommation de boissons, sont
frappées d’une taxe spéciale.
Article 333 :
Sont redevables de la taxe :
- en ce qui concerne la fabrication, les producteurs ;
- en ce qui concerne les importations, le propriétaire de la marchandise ou le
déclarant en douane.
Exemptions
Article 334 :
[Zatu an VII 17 du 15/12/89 Art. 2.]
Sont exemptées de la taxe, les fabrications ou importations portant sur les
produits ci-après :
1° vins destinés à la célébration du culte ;
2° produits médicamenteux alcoolisés ;
3° boissons fabriquées au Burkina Faso et destinées à être exportées ;
4° jus de fruits ou de légumes fabriqués au Burkina Faso à partir de matières
premières locales ;
5° [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 20] eau.
Fait générateur
Article 335 :
Le fait générateur de la taxe est constitué :
- pour les boissons produites au Burkina Faso par la sortie d’usine après
fabrication ou par la livraison que le fabricant se fait à lui-même ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |190
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
- pour les autres boissons par l’importation pour la mise { la consommation.
Tarifs
Article 336 :
[Loi N°041-2010/AN du 02 décembre 2010 Art.23] Il est fait application des
taux suivants, quelle que soit l’origine des produits :
1° boissons alcoolisées autres que la bière : 35% [Loi N°106-2015/CNT du
26 décembre 2015, article 21]
2° bière : 25%
3° boissons non alcoolisées { l’exclusion de l’eau : 10%. [Loi N°106-
2015/CNT du 26 décembre 2015, article 21]
Article 337 :
[Loi 32-93 ADP du 3/12/93 Art. 1er.] La base imposable est déterminée pour
les produits importés, par la valeur des marchandises telle que définie { l’article
22 du code des douanes, et, pour les fabrications locales, par la valeur du chiffre
d’affaires avant application de la TVA.
Obligations des redevables
Article 338 :
Tout redevable doit tenir une comptabilité matière faisant ressortir en nature et
en quantité :
1° Le stock au 1er de chaque mois.
2° Les entrées ou fabrications du mois inscrites au jour le jour.
3° Les sorties inscrites également au jour le jour.
4° Les restes en magasins au dernier jour du mois, ces restes constituant le
stock de reprise au premier du mois suivant.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |191
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
II. TAXE SUR LES CARTOUCHES
Articles 339 à 343 :abrogés [Loi 35-93 ADP du 3/12/93 – Art. 1er.]
III. TAXE SUR LE CAFE ET LE THE
[Loi 34-93 ADP du 3/12/93 – Art. 1er.]
Opérations et personnes imposables
Article 344 :
Il est institué une taxe intérieure sur le café et le thé destinés à être consommés
au Burkina Faso [article 7 de la Zatu 86-11 du 11/2/86, portant Zatu de
finances pour l’exercice 1986.]
La taxe frappe aussi bien les produits destinés à la vente que ceux réservé à la
consommation personnelle de l’importateur.
Le redevable de la taxe est le propriétaire de la marchandise ou le déclarant en
douane.
Fait générateur
Article 345 :
Le fait générateur est constitué par l’introduction du café et du thé sur le
territoire burkinabé.
Taux
Article 346 :
Le taux de la taxe sur le café et le thé est fixé à 10% de la valeur des
marchandises telle que définie { l’article 22 du code des douanes.
Obligations des redevables
Article 347 :
Toute personne important du café et du thé au Burkina Faso est tenue d’en faire
la déclaration.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |192
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
IV. TAXE SUR LES TABACS, CIGARES, CIGARETTES
[Loi 1-94 ADP du 12/1/94.]
Article 352 :
La fabrication et l’importation des tabacs, cigares cigarettes et cigarillos sont
soumises à une taxe ad valorem. Sont redevables de cette taxe, les producteurs et
les commerçants agréés pour l’importation et la commercialisation des produits
concernés.
Article 352 bis :
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 22] Les tabacs fabriqués
au Burkina Faso et destinés à être exportés sont exonérés de la taxe sur les
tabacs.
Article 353 :
En ce qui concerne les produits importés les taxes assises sur la valeur des
marchandises telle que définie { l’article 22 du code des douanes, seront perçues
par le service des Douanes.
Article 354 :
En ce qui concerne les produits de fabrication locale, les taxes sont assises sur le
prix de vente hors TVA. Les producteurs de tabacs, cigares, cigarettes et
cigarillos sont tenus de payer le 15 de chaque mois au receveur des droits et
taxes indirects dont ils relèvent, le montant de la taxe due sur les ventes du mois
précédent. Le paiement sera accompagné d’une déclaration comportant par
nature et par produits :
- les stocks au 1er du mois concerné ;
- les quantités fabriquées au cours du mois ;
- les quantités vendues au cours du mois concerné ;
- les stocks à la fin du mois ;
- le chiffre d’affaires taxable ;
- le montant de la taxe due.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |193
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
En cas de retard dans le paiement, le redevable acquittera une pénalité
conformément aux dispositions de l’article 386 du présent code.
Les dispositions des titres IV, V et VI du deuxième livre sont également
applicables en ce qu’elles ne sont pas contraires aux dispositions des taxes sur
les tabacs, cigares, cigarettes et cigarillos.
Article 354 bis :
[Loi 042-2000/AN du 20/12/2000 Art. 19.] Les tarifs de la taxe sont fixés
ainsi qu’il suit:
1° produits classés « bas de gamme » et « standard » : 30% [Loi N°106-
2015/CNT du 26 décembre 2015, article 23]
2° produits classées « de luxe » : 40% [Loi N°106-2015/CNT du 26
décembre 2015, article 23]
La tarification fixée ci-dessus, s’applique indifféremment aux produits de
fabrication locale et aux produits importés.
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 23] La
catégorisation prévue aux alinéas 1°) et 2°) est définie par arrêté conjoint
des Ministres chargés des Finances et du Commerce.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |194
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Article 354 ter :
La production et l’importation des tabacs, cigares, cigarettes et cigarillos sont
soumises au régime fiscal et douanier de droit commun.
V. TAXE INTERIEURE SUR LES C0LAS
Opérations et personnes imposables
Article 355 :
[Ordonnance 75-62 du 29/12/75 – Art. 1er.]Il est institué une taxe intérieure
sur les colas destinées à être consommées au Burkina Faso.
Cette taxe frappe aussi bien les colas destinés à la vente que celles réservée à la
consommation personnelle de l’importateur.
Le redevable de la taxe est le propriétaire de la marchandise ou le déclarant en
douane.
Fait générateur
Article 356 :
Le fait générateur est constitué par l’introduction des colas sur le territoire
burkinabé.
Tarif
Article 357 :
[Loi 33-93 ADP du 3/12/93 – Art. 1er.] La taxe intérieure sur le cola est fixée à
10% de la valeur des marchandises telle que définie { l’article 22 du code des
douanes.
Obligations des redevables
Article 358 :
Toute personne important des colas au Burkina Faso est tenue d’en faire la
déclaration.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |195
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
VI. TAXE DE PACAGE
[Ordonnance 84-88 du CNR du 31/12/85 – Art. 13.]
Opérations et personnes imposables
Article 359 :
[Ordonnance 69-61 du 15/11/69 – Art.20.]Sont soumis à la taxe de pacage,
les bovins, ovins et caprins entrant au Burkina Faso en vue d’y transiter {
destination d’un pays étranger.
Article 360 :
Pour bénéficier du transit, les animaux doivent obligatoirement être
accompagnés d’un document douanier du pays d’origine.
A défaut de présentation de ce document, le bénéfice dudit régime leur sera
refusé.
Article 361 :
Le redevable de la taxe est le propriétaire des animaux imposables ou la
personne qui les convoie pour le compte de celui-ci.
Fait générateur
Article 362 :
Le fait générateur est constitué par l’entrée au Burkina Faso des animaux visés {
l’article 359 ci-dessus.
Tarifs
Article 363 :
[Ordonnance 84-88 du CNR du 31/12/85 – Art. 13.] Les tarifs de la taxe de
pacage sur le bétail sont fixés comme suit :
- Bovins : par animal 2500 francs
- Ovins et caprins : par animal 150 francs
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |196
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Obligations des redevables
Article 364 :
Toute personne faisant entrer au Burkina Faso des animaux imposables en vue
d’y transiter est tenue d’en faire la déclaration au poste de douane le plus
proche.
Liquidation et recouvrement
Article 365 :
La taxe de pacage sur le bétail est liquidée par les agents du service des douanes
et recouvrée immédiatement. Une quittance détachée d’un carnet { souche est
délivrée. Elle doit préciser le nombre de bêtes taxables par nature et le montant
total acquitté.
Dans le cas où d’autres taxes sont perçues par la douane, la taxe de transit sur le
bétail pourra figurer sur la quittance délivrée pour ces autres taxes.
Sanctions
Article 366 :
Toute infraction en matière de taxe de pacage sur le bétail donne lieu à
l’application d’une amande égale au quintuple des droits compromis et { la saisie
du bétail soustrait à la taxe.
La saisie et la vente du bétail sont effectuées par les services des douanes comme
en matière douanière.
Les frais de saisie, d’entretien, de gardiennage et de vente sont à la charge du
redevable de la taxe.
VII. LICENCE DE DEBITS DE BOISSONS A CONSOMMER SUR PLACE
Article 367 :
[Ordonnance 81-28 du CMRPN du 27/8/81 – Art. 3.] Sont passibles d’un
droit de licence les personnes physiques ou morales titulaires d’une licence à
consommer sur place de 1ère, 2ème, 3ème catégorie ou restaurant telles qu’elles
sont définies par la Loi 9-79 AN du 07/06/79 et délivrées dans les conditions qui
y sont prévues.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |197
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
[ Zatu an V 4 du 2/3/88 Art. 5.]Les personnes qui se livrent à la fabrication du
dolo ou du bangui sont également redevables de la licence.
Article 368 :
[Ordonnance 81-28 du CMRPN du 27/8/81 – Art. 4.] Le tarif annuel des
licences est fixé comme suit :
1ère catégorie :
Ouagadougou 48 000
Bobo-Dioulasso 36 000
Autres communes 24 000
Autres localités 18 000
2ème catégorie :
Ouagadougou 96 000
Bobo-Dioulasso 84 000
Autres communes 60 000
Autres localités 36 000
3ème catégorie :
Ouagadougou 150 000
Bobo-Dioulasso 125 000
Autres communes 100 000
Autres localités 80 000
Les licences de « restaurant » sont fixées aux mêmes tarifs, selon les groupes de
boissons dont la vente est concédée.
[Zatu an V 4 du 2/3/88 Art. 6.]Pour ce qui concerne le dolo et au bangui, il est
fait application des tarifs suivants :
- Ouagadougou et Bobo-Dioulasso : 24 000 F.
- Autres communes 12 000 F.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |198
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Article 368 bis :
[Ordonnance 68-30 du 13/7/68 – Art. 9.] Les droits de licence sont réduits de
moitié pour les associations récréatives, cercles, clubs et coopératives sous
réserve qu’ils ne vendent qu’{ leurs adhérents.
Article 369 :
La licence est due à partir du 1er janvier de chaque année. Elle peut être acquittée
par quart dans les quinze jours de chaque trimestre civil. En cas de création ou
de fermeture d’un débit en cours d’année, elle est calculée prorata temporis,
chaque fraction de mois étant comptée pour un mois.
La licence devra être versée au compte postal ouvert au nom du receveur des
taxes et droits indirects.
Article 370 :
[Ordonnance 70-43 du 17/9/70 – Art. 21.] En cas de non paiement de la
licence, et à la demande du Ministre chargé des Finances, le débit sera fermé
temporairement ou définitivement par l’autorité qui en aura accordé
l’autorisation d’ouverture.
Article 371 :
Les modalités de répression judiciaire des infractions en matière de taxes
indirectes sont applicables au droit de licence.
Article 371 bis :
[Ordonnance 81-28 du CMRPN du 27/8/81 – Art. 5.] Les ventes de boissons à
emporter (gros, demi-gros et détail) et les fabrications de boissons sont taxées
dans les mêmes conditions que les ventes à consommer sur place sauf en ce qui
concerne les produits pharmaceutiques et médicamenteux.
Les redevables qui exercent simultanément les activités de ventes à consommer
sur place et de vente à emporter ou de fabrication seront soumis à double
taxation.
L’assiette de la taxation revient { chaque Division fiscale pour tous les
redevables qui relèvent de sa compétence territoriale ; le recouvrement en sera
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |199
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
effectué par le receveur des taxes et droits indirects compétent pour la Division
fiscale concernée auprès de qui le redevable devra se présenter dans les trente
jours de la taxation faute de se voir appliquer des pénalités prévues { l’article
386 du Code.
Les infractions aux règles d’assiette seront sanctionnées comme indiqué aux
articles 387 et 388 du code.
VIII. LA CONTRIBUTION DES MICRO-ENTREPRISES (CME)
[Loi 037-2001/AN du 20 décembre 2001]
Article 371 ter :
[Loi 037-2001/AN du 20/12/2001 – Art. 25.] [Loi 001-2014/CNT du 29
décembre 2014, Article 18]
Il est créé un régime de fiscalité globale dénommé Contribution des micro-
entreprises (CME), et réglementé ainsi qu'il suit :
1) La Contribution des micro-entreprises est représentative des impôts et
taxes ci-après, dus par les personnes concernées pour leurs activités
professionnelles :
l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ;
l'impôt sur les sociétés ;
le minimum forfaitaire de perception ;
la taxe patronale et d'apprentissage ;
la contribution des patentes ;
la licence des débits de boissons.
Pour les autres impôts et taxes, le droit commun s'applique.
2) Sont assujettis à la Contribution des micro-entreprises, les contribuables
dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe est inférieur à quinze millions
(15 000 000) de francs CFA.
Le dépassement de la limite en cours d'année entraîne une caducité
systématique du régime de la Contribution des micro-entreprises.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |200
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Les dispositions ci-dessus s'appliquent indistinctement, que les activités soient
exercées à demeure ou en ambulance, pendant ou en dehors des heures
normales de service.
3) La Contribution des micro-entreprises ne s'applique pas :
aux contribuables relevant de la Contribution du Secteur Boisson ;
aux contribuables relevant de la Contribution du Secteur Elevage ;
aux contribuables exerçant une profession libérale quelle que soit la
forme juridique de l'activité.
4) Tout contribuable relevant du régime de la Contribution des micro-
entreprises peut opter avant le 1er février de chaque année pour le régime
du bénéfice du réel simplifié. L'option qui est faite au moyen d'une lettre
adressée au service des impôts de rattachement prend effet à compter du
1er janvier de l'année au cours de laquelle elle est exercée et est irrévocable
durant trois (3) ans. Au terme de la période de trois (3) ans, l'option peut
être dénoncée chaque année au cours du mois de janvier.
5) La Contribution des micro-entreprises est assise et liquidée comme un
forfait global représentatif de tous les impôts dus au titre de l'année et pour
l'ensemble des activités du secteur, sous réserve des dispositions des
alinéas 1 et 3 ci-dessus.
6) Les tarifs applicables sont déterminés par Zone, par Classe et par
Profession pour les activités exercées à demeure et en fonction du moyen
de déplacement pour celles exercées en ambulance, conformément aux
tableaux ci-après :
a - Pour les activités exercées à demeure
Tarif de la Contribution des micro-entreprises par Zone et par Classe,
en francs CFA.
Zone A : OUAGADOUGOU et BOBO-DIOULASSO
Zone B : KOUDOUGOU, BANFORA, OUAHIGOUYA, KOUPELA, FADA N'GOURMA,
TENKODOGO, KAYA, PO, GAOUA, DEDOUGOU, POUYTENGA, DORI, MANGA et
ZINIARE.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |201
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Zone C : autres chefs-lieux de provinces et autres communes urbaines.
Zone D : Autres localités.
Classe
1 2 3 4 5 6 7 8
Zone
A 200 000 160 000 120000 80000 60000 30000 20000 10000
B 160000 120 000 80000 60 000 42000 20 000 12 000 6000
C 120000 80000 54000 42 000 30000 12000 9000 2500
D 80000 48 000 30000 18000 14000 6000 3500 2000
PROFESSIONS OU ACTIVITES CLASSES
Agence d'accueil 3° Classe
Appareil automatique (par appareil) sauf machine à sous
De 10 à 25 francs 8° Classe
De 50 francs 7° Classe
De 100 francs 6° Classe
Autres 5° Classe
Bals et amusements publics (entreprises de) 4° Classe
Bijoutiers fournissant la matière première 2° Classe
Bijoutiers ne fournissant pas la matière première 3° Classe
Blanchisseur 7° Classe
Bois (marchand de) 8° Classe
Bois de chauffe en gros 3° Classe
Bois de chauffe en détail 7° Classe
Autre bois en gros 1° Classe
Autre bois au détail 5° Classe
Boucher faisant de l'abattage 2° Classe
Boucher ne faisant pas de l'abattage 2° Classe
Boulanger n'utilisant pas de machine 5° Classe
Bronzier 5° Classe
Carreleur 5° Classe
Chargeur de batterie 7° Classe
Cinématographe ambulant 1° Classe
Coiffeur ambulant 8° Classe
Coiffeur en salon ne vendant pas de produits de beauté 4° Classe
Coiffeur en salon utilisant des appareils et vendant des produits de
1° Classe
beauté
Coiffeur en salon n'utilisant pas d'appareils 4° Classe
Coiffeur en salon utilisant des appareils 2° Classe
Coiffeur esthéticien en salon utilisant des appareils et vendant des
1° Classe
produits de beauté
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |202
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Coiffeur esthéticien en salon n'utilisant pas des appareils et vendant des
2° Classe
produits de beauté
Coiffeur esthéticien 3° Classe
Coiffeur esthéticien en salon utilisant des appareils et ne vendant pas
1° Classe
des produits de beauté
Commerçants réalisant des recettes journalières
Inférieures ou égales à 5 000 8° Classe
Supérieures à 5 000 et inférieures ou égales à 12 000 7° Classe
Supérieures à 12 000 et inférieures ou égales à 19 000 6° Classe
Supérieures à 19 000 et inférieures ou égales à 24 000 5° Classe
Supérieures à 24 000 et inférieures ou égales à 30 000 4° Classe
Supérieures à 30 000 et inférieures ou égales à 36 000 3° Classe
Supérieures à 36000 et inférieures ou égales à 41 000 2° Classe
Confiseur glacier 3° Classe
Cordonnier 7° Classe
Dépanneur auto 1° Classe
Dépanneur (radio, machines à écrire, autres) 7° Classe
Dolo (fabricants) 4° Classe
Dolo (marchands) 6° Classe
Ecrivain public 7° Classe
Electricien ayant un à cinq employés 3° Classe
Electricien ayant plus de cinq employés 1° Classe
Electricien travaillant seul 5° Classe
Entreprise de vidange 6° Classe
Esthéticienne ambulante 8° Classe
Esthéticienne en salon utilisant des appareils 2° Classe
Esthéticienne en salon n'utilisant pas des appareils 4° Classe
Esthéticienne en salon utilisant des appareils et vendant des produits de
1° Classe
beauté
Esthéticienne en salon n'utilisant pas des appareils et vendant des
3° Classe
produits de beauté
Ferblantier autre que fabricant de marmite en fonte 5°classe
Ferronnier 4° Classe
Fabricant de briques 5° Classe
Fabricant de marmite en fonte 5° Classe
Fleuriste 7° Classe
Frigoriste 5° Classe
Horloger 7° Classe
Kiosque 6° Classe
Location de cassettes vidéo 4° Classe
Location de matériel 6° Classe
Maroquinier 5° Classe
Matelassier 7° Classe
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |203
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Mécanicien auto disposant d'un garage 1° Classe
Mécanicien auto ne disposant pas d'un garage 3° Classe
Mécanicien (autre) 4° Classe
Mécanographe 4° Classe
Menuisier ayant un à cinq employés 4° Classe
Menuisier ayant plus de cinq employés 2° Classe
Menuisier travaillant seul 7° Classe
Métreur 3° Classe
Moulin (exploitant de), par moulin 5° Classe
Orchestre (entrepreneur de) 4° Classe
Parking (gardiennage de cycles et véhicules) dont le montant des
recettes journalières est :
Inférieur ou égal à 4 500 6° Classe
Supérieur à 4 500 et inférieur ou égal à 15 000 4° Classe
Supérieur à 15 000 et inférieur ou égal à 22 500 3° Classe
Supérieur à 22 500 et inférieur ou égal à 30 000 2° Classe
Supérieur à 30 000 et inférieur ou égal à 41000 1° Classe
Pâtisserie artisanale (n'utilisant pas de machine) 6° Classe
Peintre en bâtiment 5° Classe
Peintre autre que de bâtiment 6° Classe
Photographe ambulant 5° Classe
Photographe effectuant des ventes de matériels, articles ou produits 3° Classe
Photographe n'effectuant pas de ventes de matériels, articles ou produits 5° Classe
Plombier ayant un à cinq employés 4° Classe
Plombier ayant plus de cinq employés 2° Classe
Plombier travaillant seul 7° Classe
Pressing 4° Classe
Réparateur (de vélocipèdes) 8° Classe
Représentant de commerce 1° Classe
Restaurants réalisant des recettes journalières
Inférieures ou égales à 5 000 8° Classe
Supérieures à 5 000 et inférieures ou égales à 12 000 7° Classe
Supérieures à 12 000 et inférieures ou égales à 19 000 6° Classe
Supérieures à 19 000 et inférieures ou égales à 24 000 5° Classe
Supérieures à 24 000 et inférieures ou égales à 30 000 4° Classe
Supérieures à 30 000 et inférieures ou égales à 36 000 3° Classe
Supérieures à 36000 et inférieures ou égales à 41 000 2° Classe
Secrétariat public 5° Classe
Staffeur 4° Classe
Soudeur 7° Classe
Tâcheron 2° Classe
Tailleur
Une machine 7° Classe
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |204
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
Deux machines 5° Classe
Plus de deux machines 3° Classe
Tailleur haute couture 1° Classe
Tailleur brodeur 2° Classe
Tapissier 4° Classe
Tapissier-Matelassier 3° Classe
Teinturier 7° Classe
Tôlier 3° Classe
Transporteur (par véhicule)
Véhicule de moins de 9 places 6° Classe
Véhicule de 9 à 22 places 4° Classe
Véhicule de plus de 22 places 2° Classe
Véhicule de moins de 2,5 tonnes 6° Classe
Véhicule de plus de 2,5 tonnes à 5 tonnes 4° Classe
Véhicule de plus de 5 tonnes 2° Classe
Vendeur de fruits, légumes et produits similaires 8° Classe
Vidéo (exploitant de) 4° Classe
Vulcanisateur 6° Classe
La Contribution des micro-entreprises est établie pour l'année et recouvrée par
quart dans les dix (10) premiers jours de chaque trimestre.
Les tarifs prévus pour la Zone A sont applicables à tout transporteur quelle que
soit sa localité de résidence.
b - Pour les activités exercées en ambulance
Le tarif est déterminé en fonction du moyen de déplacement du contribuable.
Moyens de déplacement Montant
Véhicules automobiles (par véhicule) 40 000 francs CFA
Véhicule à moteur, à deux ou à trois roues ou charrettes
12 000 francs CFA
(par engin)
Vélo (par vélo) 9000 francs CFA
Autres moyens 6000 francs CFA
Pieds 4000 francs CFA
Les marchands forains sont assimilés aux ambulants.
7) Tout paiement donne lieu à la délivrance d'une quittance. La totalité des
produits est réservée aux budgets des collectivités territoriales ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |205
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
8) Les contribuables soumis à la contribution des micro-entreprises doivent
souscrire une déclaration d'existence au service des impôts de leur ressort
territorial dans les trente (30) jours du début des activités. Ils sont en outre
astreints à la tenue d'une comptabilité selon le système minimal de
trésorerie faisant ressortir les recettes et les dépenses, et à la délivrance de
factures.
9) Il sera délivré une carte d'imposition des micro-entreprises à tout
contribuable relevant de la Contribution des micro-entreprises.
La «carte d'impôt des micro-entreprises» constitue une pièce d'identité fiscale
qui doit être présentée à toute réquisition des agents habilités notamment au
moment du recensement et au cours des opérations de contrôle du
recouvrement. Elle est renouvelable en cas de besoin.
10) Pour les contribuables exerçant leurs activités en dehors des heures
normales de service, des opérations spéciales de taxation-recouvrement
seront organisées, chaque fois que de besoin, par les services compétents
dans leur ressort territorial respectif.
Dans ce cadre, ils pourront requérir les agents des forces de l'ordre pour leur
prêter appui et protection.
11) Toute infraction à la présente législation sera sanctionnée d'une
amende égale à 20% des droits compromis.
Ces sanctions ne font pas obstacle { la mise en œuvre des actes de poursuite
reconnus à l'administration fiscale notamment la fermeture, l'interdiction
d'exercer, la saisie et la vente des marchandises et matériels d'exploitation,
l'application de l'avis à tiers détenteur.
12) Le contentieux de la Contribution des micro-entreprises est réglé
comme en matière d'impôts directs.
13) Des dispositions réglementaires pourront être prises par le Ministre
en charge des Finances pour préciser les modalités d'application de la
présente loi, notamment en ce qui concerne la gestion pratique de la
contribution.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |206
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
IX. LA CONTRIBUTION DU SECTEUR BOISSON (CSB)
Article 371 quater :
1° Il est créé un régime de fiscalité globale sous l’appellation de « contribution
du secteur boisson » (CSB) représentative des droits et taxes exigibles des
personnes exerçant leurs activités dans le secteur des boissons de
fabrication locale.
2° La CSB s’applique aux personnes physiques et morales qui exercent une
activité de revente de boissons de fabrication locale.
En sont exclus, les fabricants eux-mêmes pour la cession de leurs produits aux
grossistes et demi-grossistes.
3° [Loi 036-2002/AN du 19 décembre 2002 Art. 19.] La CSB est assise sur
le montant brut des achats toutes taxes comprises effectués auprès des
fabricants au prix de gros ou demi-gros.
Le taux applicable est de 5%.
Le fait générateur est constitué par le paiement du prix ou la livraison de la
marchandise.
4° L’impôt est retenu { la source par le fabricant sur le prix de cession toutes
taxes comprises aux grossistes ou demi-grossistes. Les retenues opérées au
titre d’un mois donné sont reversées { la caisse du receveur des impôts
avant le 15 du mois suivant.
5° Le reversement fait l’objet d’une déclaration établie sur un imprimé spécial
fourni par l’Administration et indiquant :
- les ventes du mois précédent,
- le taux de CSB applicable,
- le montant de l’impôt dû.
A l’appui de sa déclaration, le fabricant joint un état de ses ventes mensuelles,
indiquant au regard des nom, prénoms et adresse de chaque client, le montant
de ses achats.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |207
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
6° Les contribuables entrant dans le champ d’application de la CSB qui ont
pour activité unique la vente de boisson de fabrication locale sont
dispensés de toutes autres obligations fiscales liées à cette activité. Ils sont
également dispensés de toutes autres obligations fiscales relatives à
l’exploitation { titre accessoire dans les mêmes lieux d’une cuisine, d’un
dancing et d’appareils de jeux autres que les machines { sous.
Ils restent cependant redevables des impôts sur les salaires (IUTS) dans les
conditions de droit commun s’ils emploient des salariés.
7° La CSB constitue un minimum et un acompte déductible de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux pour les entreprises qui vendent des
boissons de fabrication locale en marge de leurs activités principales. Ces
entreprises sont soumises aux obligations fiscales de droit commun
découlant de leurs activités (production de bilan, paiement d’acomptes,
facturation de la TVA...).
8° Le fabricant qui n’aura pas retenu l’impôt ou aura opéré des retenues
insuffisantes sera personnellement poursuivi pour les sommes dues et le
rappel des droits sera majoré d’une amende de 100%.
Cette amende sera de 200% au cas où les retenues opérées n’auront pas été
reversées dans le délai prescrit.
9° Le contentieux de la CSB est réglé comme en matière d’impôt indirect.
10° La CSB est perçue au profit du budget national.
X. LA CONTRIBUTION DU SECTEUR ELEVAGE
Article 371 quinquiès :
1° [Loi 57-95 ADP du 21/11/95 – Art. 1er] Il est institué un régime de
fiscalité globale sous l’appellation de « contribution du secteur élevage »
(CSE), représentative des droits et taxes exigibles des marchands de bétail,
de volailles et de peaux brutes.
2° La CSE ne s’applique pas aux marchands de bétail, de volailles et de peaux
brutes évoluant dans le secteur informel dont les produits sont destinés à la
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |208
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
consommation intérieure et pouvant justifier d’une imposition { la
Contribution des micro-entreprises.
3° Le fait générateur de l’impôt est constitué :
- pour les produits destinés à la consommation intérieure, par la vente
des produits concernés,
- pour les produits destinés { l’exportation, par la déclaration en douanes.
4° Il est fait application des tarifs suivants :
- bovins (par animal) 3000 francs
- ovins et caprins (par animal) 250 francs
- volaille (par volatile) 50 francs
- peaux brutes (par Kg) 100 francs
5° Pour toute vente { l’exportation d’un des produits visés ci-dessus, une
déclaration devra être souscrite auprès des services des douanes
compétents par l’exportateur en vue de la liquidation et du paiement de
l’impôt.
Pour les autres contribuables, les déclarations et les paiements doivent être
faits dans les 30 jours suivant la fin de chaque trimestre civil auprès du
receveur des impôts chargé du recouvrement de cette contribution.
6° Les contribuables, personnes physiques entrant dans le champ
d’application de cette contribution ayant pour activité unique la vente de
bétail, de volaille ou de peaux brutes, sont dispensés de toutes autres
obligations fiscales liées à cette activité.
La CSE est considérée comme un minimum et un acompte déductibles de
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux pour les autres
contribuables.
7° Toute infraction à la présente législation sera sanctionnée d’une amende
égale à 20% des droits compromis.
Ces sanctions ne font pas obstacle { la mise en œuvre des actes de
poursuite reconnus aux administrations fiscales et douanières.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |209
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
8° Le contentieux de la CSE est réglé comme en matière d’impôts directs.
9° Les produits de la CSE sont affectés { raison de 60% au budget de l’Etat et
40% { un fonds de développement de l’élevage dont les modalités de
fonctionnement seront précisées par décret pris en Conseil des ministres.
XI. TAXE SUR LES JEUX DE HASARD
[Loi N° 062-2003/AN du 19/12/2003 – Art. 17.]
Article 371. sexiès :
Il est institué au profit du budget national, une taxe sur les jeux de hasard.
Cette taxe est applicable { tous les jeux de hasard, { l’exclusion des jeux dont la
Loterie nationale burkinabé (LONAB) détient le monopole.
La taxe est assise sur les produits bruts des jeux ou le chiffre d’affaires réalisé
sur l’ensemble des jeux mis { la disposition du public.
Son taux est de 5%.
La taxe est due par l’entreprise qui organise les jeux.
Les modalités de déclaration, de contrôle et de recouvrement, ainsi que les
obligations et sanctions sont celles prévues en matière de la taxe sur la valeur
ajoutée.
La présente disposition prend effet pour compter du 1er janvier 2004.
XII. TAXE SPECIFIQUE SUR LES PRODUITS DE PARFUMERIE ET COSMETIQUE
Article 371 septies:
[Loi n°062-2008/AN du 03/12/2008 – Article 19] Il est institué au profit du
budget de l’Etat une taxe spécifique sur les produits de la parfumerie et des
cosmétiques.
Opérations et personnes imposables
La fabrication et l’importation des produits de la parfumerie et de la cosmétique
sont soumises à une taxe spécifique.
Sont redevables de la taxe :
- en ce qui concerne la fabrication, les producteurs ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |210
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
- en ce qui concerne les importations, le propriétaire de la marchandise ou le
déclarant en douane.
Sont exonérés de la taxe les produits de fabrication locale destinés à
l’exportation.
Cette taxe frappe aussi bien les produits destinés à la vente que ceux réservés à
l’usage personnel du fabricant ou de l’importateur.
Fait générateur
Le fait générateur est constitué :
- pour les produits fabriqués au Burkina Faso, par la sortie d’usine ou par la
livraison que le fabricant se fait à lui-même ;
- pour les autres produits par l’importation pour la mise { la consommation.
Taux
Il est fait application d’un taux de 10% quelle que soit l’origine du produit.
Base imposable
- en ce qui concerne les produits importés, la taxe est assise sur la valeur
des marchandises telle que définie par le code des douanes et est perçue
par le service des Douanes.
- en ce qui concerne les produits de fabrication locale, la taxe est assise sur le
prix hors TVA.
Obligations des redevables
Les producteurs sont tenus de payer, le 15 de chaque mois au receveur des
impôts dont ils relèvent, le montant de la taxe due sur les ventes du mois
précédent. Le paiement est accompagné d’une déclaration comportant par
nature et par produits :
- les stocks au 1er jour du mois concerné ;
- les quantités fabriquées au cours du mois concerné ;
- les quantités vendues au cours du mois concerné ;
- les stocks à la fin du mois concerné ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |211
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
- le chiffre d’affaires taxable ;
- le montant de la taxe due.
En cas de retard dans le paiement, le redevable acquittera une pénalité
conformément aux dispositions de l’article 386 du présent code.
Les dispositions des titres IV, V et VI du deuxième livre sont également
applicables en ce qu’elles ne sont pas contraires aux dispositions de la taxe sur
les produits de la parfumerie et des cosmétiques.
XIII. TAXE SPECIFIQUE SUR LES ENTREPRISES DE TELECOMMUNICATION
Article 371 octies6:
[Loi n°049-2009/AN du 25/11/2009 – Article 19][Loi N°37-2013/AN du
21/11/2013, article 16]
Il est institué au Burkina Faso, une taxe spécifique sur les entreprises de
télécommunication à la charge des entreprises de téléphonie installées au
Burkina Faso.
Le taux de la taxe est fixé { 5 %. Elle est assise sur le chiffre d’affaires annuel
hors taxe des entreprises de téléphonie installées au Burkina Faso.
Les entreprises de téléphonie sont tenues de déclarer et d’effectuer les
paiements au plus tard le 20 de chaque mois sur la base du chiffre d’affaires
mensuel, à la Recette des impôts de rattachement.
Le produit de la taxe est réparti comme suit :
- 20 % au Budget de l’Etat ;
- 80 % à un compte ouvert auprès de la Direction Générale du Trésor et de
la comptabilité publique pour le financement :
• de la promotion du sport ;
• de la promotion de la culture ;
• de la promotion des technologies de l’information et de la
communication ;
6
L’article 371 octies portant sur taxe sur l’interconnexion téléphonique internationale a été abrogé par l’article 15 de la Loi N°37-
2013/AN du 21/11/2013, portant loi de finances, gestion 2014 et remplacé par l’article 16 de la même loi qui institut la taxe
spécifique sur les entreprise de télécommunication.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |212
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre III : Taxes indirects
• de l’équipement et de la modernisation de l’administration fiscale.
Les modalités de répartition du produit du compte ouvert auprès de la Direction
Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique seront déterminées par arrêté
du Ministre en charge des finances.
La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures,
sanctions et sûretés que la taxe sur la valeur ajoutée.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |213
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS COMMUNES
Articles 318 à 331 ; 372 à 384 ; 386 à 388 Abrogés et remplacés [Loi 4-92
ADP du 3/12/92 – Art. 1er]
I. OBLIGATIONS DES REDEVABLES
Article 372 :
1° Toute personne ou société assujettie { l’une des taxes prévues au présent
titre doit dans les quinze jours du commencement de ses opérations ou de
l’ouverture de son établissement souscrire au service des Impôts dont il
dépend, une déclaration d’existence sur imprimé fourni par
l’Administration.
Une déclaration est également obligatoire dans les mêmes délais en cas de
cession, cessation ou modification de l’activité.
[Loi 27-93 ADP du 1er /12/93 – Art. 1er]Le défaut de déclaration prévue
au présent article est sanctionné par une amende fiscale de 100 000 francs.
2° Les redevables doivent tenir, obligatoirement en français, une comptabilité
régulière conformément aux dispositions du code de commerce et autres
textes réglementaires.
3° Abrogé [Loi 27-93 ADP du 1er /12/93 – Art. 1er.]
4° En outre, les importateurs doivent tenir un livre comptable spécial faisant
apparaître pour chaque opération, la quantité, la valeur en douane, le
montant des droits et taxes perçus par le service des douanes, le numéro et
la date de la déclaration de mise à la consommation. Ils doivent également
communiquer au service des Impôts dont ils dépendent l’identité et
l’adresse de leur déclarant en douane.
5° [Loi N°054-2004/ AN du 16 décembre 2004 article 15] Tout
commissionnaire en douane doit fournir { l’appui de sa déclaration, les
renseignements ci-après énumérés :
- l’identité des clients (nom et prénoms s’il s’agit de personne physique,
forme juridique et raison sociale, s’il s’agit d’une personne morale) ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |214
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
- adresses géographique et postale des clients ;
- numéro d’identification fiscale des clients ;
- régime d’imposition et service des impôts dont dépendent les clients ;
- régime d’importation et ou d’exportation ;
- références du bulletin de liquidation (numéro, date) ;
- montant hors taxes des importations et/ ou des exportations ;
- montant des droits de douanes ;
- montant de la TVA.
Le défaut de production des renseignements énumérés ci-dessus est sanctionné
par une amende de deux cent mille (200 000) francs CFA.
Toute inexactitude ou omission relevée dans les renseignements produits est
passible d’une amende de cinquante mille (50 000) francs CFA par infraction
relevée.
La présente disposition prend effet pour compter du 1er janvier 2005.
Article 372 bis
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 24] Toute personne ou
société assujettie { la TVA ou { l’une des taxes indirectes prévues au chapitre III
du présent code peut souscrire auprès de l’administration fiscale par procédés
électroniques ses déclarations fiscales dans les conditions fixées par arrêté du
Ministre chargé des finances.
Article 373 :
[Loi 037-2001/AN du 20 décembre 2001 - Art. 26][Loi N°37-2013/AN du
21/11/2013, article 17]
Tout industriel, commerçant qui livre un bien, ainsi que tout prestataire qui
fournit des services pour les besoins d’un autre professionnel ou d’un
consommateur final est tenu de lui délivrer une facture.
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 25] Les contribuables
doivent obligatoirement, utiliser des factures normalisées dont les conditions
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |215
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
d’édition, de gestion et les éléments de sécurité sont déterminées par arrêté du
Ministre en charge des finances. Ces factures doivent comporter les
spécifications et mentions suivantes :
- le numero de facture d’une serie ininterrompue ;
- le nom ou la raison sociale et le numero IFU de l’imprimeur ;
- l’annee et le mois d’edition de la facture par l’imprimeur ;
- la date d'etablissement de la facture ;
- l’identite du redevable, (nom et prenom(s) s'il s'agit d'une personne
physique, forme juridique et la raison sociale s'il s'agit d'une personne
morale) ;
- les adresses geographique, cadastrale et postale du redevable ;
- le numero d'immatriculation du redevable au registre du commerce et du
credit mobilier ;
- les references du ou des comptes bancaires ;
- le numero d’identifiant financier unique du redevable ;
- le regime d'imposition et service des impots dont depend le redevable;
- l’identification du client:
nom et prenom(s) s'il s'agit d’une personne physique ;
forme juridique et raison sociale s'il s'agit d'une personne morale ;
adresses geographique et postale ;
numero d'immatriculation au registre du commerce et du credit mobilier
pour les commerçants ;
numero d’identifiant financier unique ;
- la nature, l’objet et la date de la transaction ;
- le prix hors TVA du bien ou de la prestation ;
- le taux et le montant de la taxe due, et le cas echeant, la mention "exonere" ;
- le montant total toutes taxes comprises du par le client.
Les entreprises suivantes sont dispensees de l’usage des factures normalisees :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |216
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
- les entreprises de vente a rayon multiples pour les operations de vente au
detail donnant lieu a la delivrance de tickets ou de tickets de caisse ;
- les pharmacies ;
- les compagnies aeriennes ;
- les stations-services pour la vente de carburant ;
- les banques et les etablissements financiers ;
- les compagnies d’assurance ;
- les entreprises n’ayant pas d’installations professionnelles au Burkina
Faso ;
- les entreprises de telephonie titulaires d’une licence d’exploitation ;
- la Societe Nationale des Postes du Burkina Faso (SONAPOST) ;
- la Loterie Nationale Burkinabe (LONAB) ;
- les concessionnaires de service public d’eau et d’electricite.
Les factures qui ne comportent pas toutes les mentions sus indiquees, ou qui
comportent des mentions inexactes, n'ouvrent pas droit a deduction de la taxe
facturee chez le client.
[Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 25] Les contribuables
qui émettent des factures non conformes aux dispositions de l’article 373 sont
passibles d’une amende de cent mille (100 000) francs CFA par facture émise.
Article 373 bis :
1° Les redevables doivent conserver, dans les délais prévus par le code de
commerce, les doubles des factures , mémoires, marchés, feuilles
d’honoraires, bons de commande, bons de livraison et toute autre pièce
justificatives des éléments contenus dans les déclarations souscrites. Ces
documents doivent être présentés à toute requête des agents assermentés
des impôts sous peine des sanctions minimums prévues { l’article 373 bis
2°.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |217
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
2° Le défaut d’établissement des factures, l’omission de la facturation séparée
de la TVA et les irrégularités dans le libellé des factures sont passibles
d’une amende égale au montant des droits dus.
Cette pénalité est portée à 200% en cas de mauvaise foi.
3° Toute TVA facturée est due. La facturation illégale de la TVA est
sanctionnée par une amende égale à 200% du montant indûment facturé.
Le redevable qui a sciemment déduit à tord une taxe illégalement facturée
est solidairement responsable du paiement de cette amende.
Article 373 ter :
[Loi N° 06/2010/AN du 29 janvier 2010 - Art. 1] [Loi N° 041/2010/AN du
02 décembre 2010 - Art. 24]Les personnes assujetties à la TVA qui se livrent à
des opérations de vente au comptant de marchandises doivent les enregistrer
sur des caisses automatiques conformément aux dispositions de l’article 100 de
la loi n° 008-2010/AN du 29 janvier 2010 portant création d’un impôt sur les
sociétés.
Article 373 quater :
[Loi N° 037/2001/AN du 20 décembre 2001 - Art. 27] Sans préjudice des
sanctions prévues par ailleurs par le présent code, notamment par les articles
373 bis et 373 ter, le défaut d’établissement de factures, le défaut de facturation
de la TVA, le défaut d’enregistrement des ventes au comptant et de conservation
des bandes des caisses enregistreuses, sont sanctionnés en cas de récidive :
- par la fermeture de l’entreprise ou l’interdiction d’exercer, pour une durée
de dix (10) jours à six (6) mois ;
- par l’interdiction d’importer ;
- par l’exclusion de tous les marchés et contrats assimilés (lettres de
commande, bon de commande etc.) de biens et de services du secteur
public et para-public ;
- par l’une ou l’autre de ces sanctions seulement.
Ces sanctions sont prises par décision du Ministre chargé des Finances sur
proposition du Directeur Général des Impôts, appuyé de procès-verbaux de
constat des infractions.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |218
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
Article 373 quinquiès :
[Loi N° 037/2001/AN du 20 décembre 2001 - Art. 28] [Loi N° 2003/AN
2013 - Art. 18] Les achats de biens et de services constituant des
immobilisations ou de biens autres qu’immobilisations et services, d’un montant
au moins égal à cent mille (100 000) francs CFA toutes taxes comprises, doivent
être réglés au moyen de chèque ou virement bancaire.
Toute infraction à cette disposition est sanctionnée par :
- la non déductibilité de la TVA afférente à ces immobilisations et biens
autres qu’immobilisations et services
- et une amende de vingt mille (20 000) francs CFA pour chaque payement
non conforme.
Article 374 :
[Loi 027/99AN du 25 novembre 1999 – Art. 14] Tout redevable de la TVA
doit déposer auprès du service des impôts dont il relève au plus tard le 20 de
chaque mois une déclaration TVA, sur imprimé fourni par l’administration, au
titre des opérations intervenues pendant le mois précédent. La TVA est acquittée
au vu de cette déclaration.
La déclaration doit être déposée dans les mêmes délais lorsque l’assujetti n’a
effectué au cours du mois déterminé aucune opération imposable.
Article 374 bis. [Loi 27-93 ADP du 1er /12/93 – Art. 1er.]
1) Le défaut de déclaration des affaires réalisées dans les délais prévus aux
articles 374 et 384 entraîne pour son auteur et ses complices l’application
d’une pénalité égale { 25% et majorée de 5% par mois ou fraction de mois
de retard des droits dus.
Cette pénalité est portée à 50% et majorée de 5% par mois ou fraction de
mois de retard lorsque le service a procédé { une taxation d’office.
La pénalité ci-dessus ne peut être inférieure à 50 000 francs.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |219
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
2) Le non respect des dispositions des articles 374 et 384 place le redevable
en situation de taxation d’office assortie des pénalités visées ci-dessus avec
un minimum de 500 000 francs.
Article 375 :
[Loi N°006-2010/AN du 29/01/2010 Art. 1]Toute minoration, inexactitude ou
omission d’éléments de la déclaration du chiffre d'affaires fait l'objet d'une
procédure de redressement assortie d'une pénalité égale à 50% des montants
redressés. Cette pénalité est portée { 200 % en cas de manœuvres frauduleuses.
II. REGIME DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Régime du forfait
Articles 376 à 382 : Abrogé [Loi 27-93 ADP du 1er/12/93 Art. 1er.]
Régime Simplifié d’imposition
[Loi N°006-2010/AN du 29/01/2010 Art. 1]
Article 383 :
[Loi N° 001-2014/CNT du 29/12/2014, Art. 15]abrogé.
Article 384 :
[Loi N° 001-2014/CNT du 29/12/2014, Art. 16]abrogé.
Article 384 bis.
[Loi N° 001-2014/CNT du 29/12/2014, Art. 17]abrogé.
III. PAIEMENT DE L’IMPÔT
Article 385 :
[Loi 20-73 AN du 22/11/73 Art. 12] Les redevables de la taxe sur la valeur
ajoutée et des différentes taxes indirectes sont tenus d’acquitter dans le même
délai que celui imparti pour le dépôt des déclarations, le montant de l’impôt dû :
- soit par versement au compte courant postal ouvert au nom du receveur
des impôts compétent ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |220
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
- soit par dépôt ou envoi postal au receveur des impôts compétent de
chèques bancaires barrés libellés en son nom ;
- soit par tout document bancaire ou postal attestant de l’effectivité du
virement au profit des receveurs des impôts de la [direction] des grandes
entreprises et des [directions] des moyennes entreprises ;[Loi 033-2007/
AN du 06/12/2007 Art. 18]
- soit par mandat établi au nom du receveur des impôts ;
- soit par versement en espèce à la caisse du receveur des impôts.
La justification de la libération dans les délais prescrits est établie par la date de
la poste lorsqu’il s’agit d’un règlement par mandat, par la date de l’inscription au
crédit du compte ouvert au nom du receveur des taxes et droits indirects,
lorsqu’il s’agit d’un règlement effectué par virement direct au CCP ou par ordre
de virement donné à un organisme bancaire par la date de la poste ou celle du
dépôt au service des impôts, lorsqu’il s’agit d’un règlement par chèque bancaire
ou postal accompagnant les déclarations ou adressés séparément.
Article 386 :
Les redevables qui ne s’acquittent pas des droits dus dans les délais prévus aux
articles 374 et 384 bis sont passibles d’une pénalité égale { 5% de l’impôt
exigible ; au cas où ce retard excède 15 jours, le taux de pénalité est égal au taux
de réescompte de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest majoré de
2 points par mois ou fraction de mois de retard supplémentaire.
Articles 387 à 388 : Abrogés.
Abrogé [ Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article 27].
Article 387 :
[Ordonnance 77-34 du 29/8/77 – Art.4. 1°]La part attribuée au budget de
l’Etat dans les produits d’amendes et confiscations résultant d’affaires suivies {
la requête du service des impôts est fixée à 30%.
Le surplus est réparti dans les conditions fixées par le Ministre des finances.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |221
Deuxième partie : Impôts indirects Chapitre IV : Dispositions communes
Article 388 :
Les taxes indirects et la taxe sur la valeur ajoutée sont liquidées au vu des
déclarations souscrites par les redevables du forfait accepté par eux ou en vertu
d’un procès-verbal, d’une reconnaissance d’infraction ou d’une taxation d’office
[Ordonnance 68-30 du 13/7/68 Art. 12.]
Le receveur des taxes et droits indirects établit chaque mois l’état de ces
liquidations qu’il transmet au trésorier général qui les prend en charge [Loi 20-
73 AN du 22/11/73 Art. 13].
IV. REGLES EXCEPTIONNELLES DE PERCEPTION
Article 389 :
[Ordonnance 70-62 du 18/12/70 – Art.5]En ce qui concerne la taxe sur la
valeur ajoutée et les taxes indirectes suivantes :
- Taxe sur les boissons ;
- Taxe sur le café et le thé ;
- Taxe sur les tabacs, cigares, cigarettes et cigarillos ;
- Taxe intérieure sur les colas ;
- Taxe de pacage, exigibles lors de l’introduction des produits au Burkina
Faso, la liquidation, le recouvrement, la constatation des infractions et le
règlement transactionnel sont effectués comme en matière douanière.
[Décret 71-244 du 23/12/71 – Art. 4].
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |222
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre I : Vérification et contrôle des impôts directs
LIVRE DEUXIEME : VERIFICATIONS–CONTROLE
RECOUVREMENT – CONTENTIEUX
TITRE I : VERIFICATION ET CONTROLE DES IMPÔTS DIRECTS
CHAPITRE PREMIER : DISPOSITIONS COMMUNES
Articles 393 à 395 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE II : PROCEDURE DE REHAUSSEMENT
Articles 396 à 397 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE III : PENALITES
Articles 398 à 401 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE IV : DELAIS DE PRESCRIPTION
Article 402 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE V : SECRET PROFESSIONNEL
Article403 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |223
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre II : Recouvrement des impôts directs
TTRE II : RECOUVREMENT DES IMPÔTS DIRECTS
CHAPITRE PREMIER : EMISSION ET EXIGIBILITE DES ROLES
Articles 404 à 410 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 411 :
[Loi 19-95 ADP du 9/5/95 Art. 1er.][Loi N° 051-2012/AN du 08 novembre
2012, article 18]
1. Tous les contribuables ayant été imposés à la contribution des patentes
sont tenus de verser un acompte provisionnel égal au quart de l'impôt de
l'année précédente.
La date de règlement de l'acompte provisionnel est fixée au plus tard le 28
février de l'année au titre de laquelle la patente est due.
Dès l'émission de l'impôt de l'année en cours et quelle qu'en soit la date, le
solde restant dû est exigible dans le délai légal de deux mois après la date
de mise en recouvrement de l'impôt.
Le non paiement de l'acompte dans les quinze jours suivant la date
d'exigibilité subit une majoration de 10%.
Pour les entreprises nouvelles, l'acompte n'est pas dû pour la première
année d'exercice. Il en est de même pour les entreprises nouvellement
soumises à la contribution des patentes.
2. Le contribuable qui estimera ne pas être imposable au titre d'une année
ou être redevable d'une somme inférieure à l'acompte peut demander, à
son service des impôts de rattachement, un sursis au paiement dudit
acompte.
Ce sursis est accordé au vu d'une requête motivée que le redevable devra
produire auprès du service des impôts de rattachement au moins trente
jours avant la date prévue pour le versement.
Articles 412 à 413 :Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |224
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre II : Recouvrement des impôts directs
CHAPITRE II : MOYENS DE PAIEMENT
Articles 414 à 417 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE III : LES POURSUITES
Articles 419 à 434 bis : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE IV : PRIVILEGES, OBLIGATIONS ET RESPONSABILITES DES TIERS
Articles 435 à 449 bis : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE V : APUREMENT DES ROLES – SANCTIONS PENALES
Articles 450 à 455 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE VI : DISPOSITIONS SPECIALES
Articles 456 à 459 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |225
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre III : Contentieux des impôts et taxes directs
TITRE III : CONTENTIEUX DES IMPÔTS ET TAXES DIRECTS
CHAPITRE PREMIER : DOMAINES RESPECTIFS DE LA JURIDICTION
CONTENTIEUSE ET DE LA JURIDICTION GRACIEUSE
Article 460 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE II : JURIDICTION GRACIEUSE
Articles 461 à 470 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE III : JURIDICTION CONTENTIEUSE
Articles 471 à 482 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |226
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre VI : Vérification et contrôle des impôts indirects
TITRE IV : VERIFICATION ET CONTROLE DES IMPÔTS INDIRECTS
CHAPITRE PREMIER : DISPOSITION GENERALES
Articles 483 à 483 quinquiès : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010
portant institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE II : PROCEDURE DE REHAUSSEMENT
Articles 484 à 485 ter : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE III : PENALITES
Articles 486 à 487 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS PARTICULIERES
Articles 488 à 493 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE V : DELAI DE PRESCRIPTION
Article 494 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE VI : SECRET PROFESSIONNEL
Article 495 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |227
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre V : Recouvrement des impôts indirects
TITRE V : RECOUVREMENT DES IMPÔTS INDIRECTS
CHAPITRE PREMIER : LIQUIDATION – PRISE EN CHARGE
Article 496 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE II : RECOUVREMENT
Article 497 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE III : POURSUITES
Articles 498 à 509 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE IV : PRIVILEGES DU TRESOR
Article 510 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE V : SANCTIONS PENALES
Article 511 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE VI : DISPOSITIONS SPECIALES
Article 512 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |228
Livre deuxième : Vérifications – contrôle – recouvrement – contentieux Titre VI : Contentieux des impôts et taxes indirects
TITRE VI : CONTENTIEUX DES IMPÔTS ET TAXES INDIRECTS
CHAPITRE PREMIER : DOMAINES RESPECTIFS DE LA JURIDICTION
CONTENTIEUSE ET DE LA JURIDICTION GRACIEUSE
Article 513 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE II : JURIDICTION GRACIEUSE
Articles 514 à 515 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE III : JURIDICTION CONTENTIEUSE
Articles 516 à 520 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
CHAPITRE IV : PRESCRIPTION
Article 521 : Voir Loi N°004-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |229
Taxe de développement touristique
TAXE DE DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE
[Zatu an VIII 8 FP/PRES du 7/12/90 Art. 1er.] Il est créé une contribution
indirecte dénommée « taxe de développement touristique ».
Article 522 :
[Loi 15-93 ADP du 19/5/93 Art. 1er.] Sont assujettis à la taxe de développement
touristique les affaires réalisées par les entreprises ci-dessous :
- établissements hôteliers et assimilés ;
- entreprises de transport aérien.
Article 523 :
[Zatu an VIII 8 FP/PRES du 7/12/90 – Art. 2] Le fait générateur et l’exigibilité
de la taxe sont constitués par l’accomplissement de service ; toutefois, s’il s’agit
de prestations effectuées au profit de l’Etat, la taxe n’est due qu’{ l’occasion du
paiement du service.
Article 524 :
[Loi N° 037-2001/AN du 20/12/2001 - Art. 38] Il est fait application des
tarifs ci-après :
- 2 000 F CFA par titre de transport aérien pour les passagers empruntant les
vols intérieurs ;
- 3 000 F CFA par titre de transport aérien pour les passagers empruntant les
vols internationaux ;
- 1 000 F CFA par personne et par jour pour les clients qui séjournent dans
les établissements hôteliers et assimilés classés à trois étoiles et plus ;
- 700 F CFA par personne et par jour pour les clients qui séjournent dans les
établissements hôteliers et assimilés classés à deux étoiles ;
- 500 F CFA par personne et par jour pour les clients qui séjournent dans les
établissements hôteliers et assimilés classés à une étoile ;
- 200 F CFA par personne et par jour pour les clients qui séjournent dans les
établissements hôteliers et assimilés non classés.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |230
Taxe de développement touristique
Article 525 :
[Loi N° 037-2001/AN du 20/12/2001 - Art. 39] Les dispositions en matière
de recouvrement, de contrôle, de sanction et du contentieux, prévues par les
textes régissant la taxe sur la valeur ajoutée s’appliquent mutatis mutandis { la
taxe de développement touristique.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |231
Taxe de développement touristique
Kiti an VIII 122 du 7 décembre 1990 portant application de la taxe de
développement touristique
[J.O. BF. Du 13 deécembre1990, p. 1504]
Article 1 :
La taxe de développement touristique, instituée par la Zatu an VIII 8 du 7
décembre 1990 entre en vigueur pour compter du 1er décembre 1990.
Article 2 :
La taxe constitue un élément du prix des services concernés et devra figurer de
façon lisible et distincte sur les factures délivrées par les redevables.
Article 3 :
1° Les redevables de la taxe, autres que les entreprises de transport terrestre
sont tenus de souscrire avant le 2 de chaque mois, une déclaration de leurs
opérations du mois précédent auprès de la division fiscale dont ils
dépendent, sur imprimé fourni par l’administration. Ils reversent la taxe
correspondante auprès du Receveur des taxes et droits indirects de la
Direction générale des Impôts dans les mêmes délais.
Toutefois, le régime du forfait tel que prévu en matière de taxe sur le chiffre
d’affaires, sera appliqué aux prestataires de services dont le chiffre
d’affaires n’excède pas 5 millions.
Sont exclus du bénéfice du régime forfaitaire les entreprises de transport aérien
et ferroviaire.
2° Les entreprises de transport terrestre acquittent la taxe auprès des services
de la Gendarmerie. A cet effet, elles sont tenues de présenter aux postes
frontières, { l’occasion de chaque déplacement leur registre de voyage
paraphé par l’Office National du Tourisme Burkinabé. Ce registre indique,
sans blanc ni rature pour chaque opération effectuée, les renseignements
suivants :
- l’identité du passager
- la destination du voyage
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |232
Taxe de développement touristique
- le prix du transport
- le montant de la taxe ou de la mention de l’exonération.
L’encaissement du produit de la taxe par les agents de la Gendarmerie est
constaté par la délivrance d’un reçu tiré d’un quittancier spécial fourni par le
Trésorier Payeur Général.
Article 4 :
Les infractions aux dispositions ci-dessus seront sanctionnées comme suit :
- défaut de facturation : 20 000 francs pour l’ensemble des infractions
constatées pour la première fois et 10 000 francs par facture en cas de
récidive ;
- défaut de déclaration ou déclaration hors délai : 10 000 francs par mois de
retard ;
- défaut de paiement ou paiement hors délai : 20 000 francs par mois de
retard.
Article 5 :
Les sommes perçues au titre de la taxe de développement touristique seront
reversées à la caisse du Trésorier Payeur Général qui est chargé de leur
rétrocession { l’Office National du Tourisme Burkinabé (ONTB).
Article 6 :
Le Ministre de l’Environnement et du Tourisme, le Ministre de la Défense[…] et
le Ministre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l’exécution du présent Kiti qui abroge toutes dispositions antérieures,
notamment le Décret 82-238 CMRPN/MET/MF du 23 juin1982, instituant la taxe
de développement touristique et le Kiti an VIII 303 du 13 mai 1990 portant
fixation des différents taux et des modalités de recouvrement des ressources au
profit de l’Office national du tourisme burkinabé.
Article 7 :
Le présent Kiti qui prend effet pour compter du 1 er décembre 1990 sera publié
au Journal Officiel du Faso.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |233
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
LOI 52-94 DU 13 DECEMBRE 1994 PORTANT REGIME SPECIAL DE
REEVALUATION DES BIENS
(Promulguée par le Décret 95-7 du 18 janvier1995, JO. BFdu 2 février
1995, p. 216)
Se référer à la loi 008-2010/AN du 29/01/2010, articles 101 et 102.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |234
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |235
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
Loi 26-63 AN du 24 juillet 1963 adoptant
CODE DE L’ENREGISTREMENT, DU TIMBRE ET DE L’IMPÔT SUR
LES VALEURS MOBILIERES
[J.O.HV. n° 35 spécial du 17 août 1963, p. 72] ; ensemble ses modificatifs.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |236
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |237
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
TABLE DES MATIERES
LIVRE PRELIMINAIRE : DISPOSITIONS GENERALES_________________________________242
CHAPITRE PREMIER : ATTRIBUTIONS ET FONCTIONNEMENT DU SERVICE
RESPONSABLE 242
CHAPITRE II : DES POURSUITES POUR LE RECOUVREMENT DES DIVERS
IMPÔTS 245
CHAPITRE III : DROITS DE COMMUNICATION 249
CHAPITRE IV : DIVISIONS DE LA PRESENTE CODIFICATION 251
LIVRE PREMIER : DROITS D’ENREGISTREMENT_____________________________________ _252
CHAPITRE PREMIER : DE L’ENREGISTREMENT, DES DROITS ET DE LEUR
APPLICATION 252
CHAPITRE II : DES VALEURS SUR LESQUELLES SONT ASSIS LE DROIT
PROPORTIONNEL ET LE DROIT PROGRESSIF 257
CHAPITRE III : DES DELAIS POUR L’ENREGISTREMENT DES ACTES ET
DECLARATIONS ACTES PUBLICS ET SOUS SIGNATURES PRIVEES 263
CHAPITRE IV : DES BUREAUX OU LES ACTES ET MUTATIONS DOIVENT ETRE
ENREGISTRES 268
CHAPITRE V : DU PAIEMENT DES DROITS ET DE CEUX QUI DOIVENT LES
ACQUITTER 270
CHAPITRE VI : DES PEINES POUR DEFAUT D’ENREGISTREMENT DES ACTES
ET DECLARATIONS DANS LES DELAIS 274
CHAPITRE VII : DES INSUFFISANCES ET DES DISSIMULATIONS, DE LA
MANIERE DONT ELLES SONT ETABLIES ET DES PEINES AUXQUELLES ELLES
DONNENT LIEU 278
Section 1 : Des insuffisances ________________________________________ 278
Section 2 : Des dissimulations _______________________________________ 280
CHAPITRE VIII : TRANSMISSION À TITRE GRATUIT 284
Section 1 : Conditions de forme et de fond de la déclaration de succession__ 284
Section 2 : Des bases d’imposition ___________________________________ 287
Section 3 : Déduction des dettes et charges ____________________________ 291
Section 4 : De certains biens taxables _________________________________ 295
Section 5 : Du paiement des droits ___________________________________ 297
Section 6 : Pénalités _______________________________________________ 299
CHAPITRE IX : MOYENS DE CONTROLE ET PRESCRIPTIONS DIVERSES 303
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |238
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
Section 1 : Obligations générales des officiers ministériels, secrétaires,
juges, arbitres, fonctionnaires publics ou assujettis divers et des parties ___ 303
Section 2 : Obligations spéciales concernant les biens dépendant de
successions et les mutations par décès _______________________________ 312
Section 3 : Formalité de l’enregistrement _____________________________ 321
CHAPITRE X : DES DROITS ACQUIS ET DES PRESCRIPTIONS, RESTITUTIONS
UOU REMBOURSEMENTS DE DROITS 324
CHAPITRE XI : DE LA FIXATION DES DROITS 328
Section 1 : Droits fixes _____________________________________________ 328
Section 2 : Droits proportionnels ____________________________________ 331
Section 3 : Droits progressifs sur les mutations à titre gratuit ____________ 343
LIVRE II : CODE DU TIMBRE_____________________________________________________________349
CHAPITRE PREMIER 349
Section 1 : Dispositions générales ___________________________________ 349
Section 2 : Remises aux distributeurs auxiliaires du timbre ______________ 355
Section 3 : Mode de paiement du droit de timbre _______________________ 356
CHAPITRE II : TIMBRE DE DIMENSION 366
CHAPITRE III : TIMBRE PROPORTIONNEL 373
Section 1 : Effets négociables et non négociables _______________________ 373
Section 2 : Règles spéciales aux warrants _____________________________ 379
CHAPITRE IV : TIMBRE DES QUITTANCES - TARIF 380
Section 1 : Dispositions générales ___________________________________ 380
Section 2 : Dispositions spéciales { la régie de l’Abidjan-Niger ____________ 383
CHAPITRE V : TIMBRE DES CHEQUES ET DES ORDRES DE VIREMENT 384
CHAPITRE VI : TIMBRES DES AFFICHES 386
CHAPITRE VII : TIMBRE DES CONTRATS DE TRANSPORT 387
CHAPITRE VIII : TIMBRE DES PASSEPORTS ET TITRES DE VOYAGE 391
CHAPITRE IX : TIMBRE DES CASIERS JUDICIAIRES 392
CHAPITRE X : TIMBRE DE CERTAINS ACTES DE NATURE PARTICULIERE 393
LIVRE III : EXEMPTIONS EN MATIERE DE TIMBRE OU D'ENREGISTREMENT VISA EN
DEBET ET ASSISTANCE JUDICIAIRE___________________________________________________ 395
CHAPITRE PREMIER : EXEMPTIONS 395
CHAPITRE II : VISA EN DEBET 426
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |239
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
Section 1 : Actes visés pour timbre et enregistrés en débet autres que ceux
relatifs { l’assistance judiciaire ______________________________________ 426
Section 2 : Assistance judiciaire _____________________________________ 428
Section 3 : Dispositions générales ___________________________________ 428
LIVRE IV : TAXE UNIQUE SUR LES ASSURANCES______________________________________429
Section 1 : Contrôle sur les entreprises d’assurances ____________________ 429
Section 2 : Paiement de la taxe unique d’assurance _____________________ 430
LIVRE V : IMPÔTS SUR LES REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS__________________438
CHAPITRE I : IMPÔT SUR LE REVENU DES CREANCES, DEPOTS ET
CAUTIONNEMENTS 438
Section 1 : Champ d'application _____________________________________ 438
Section 2 : Base imposable et fait générateur __________________________ 440
Section 3 : Tarif de l’impôt __________________________________________ 441
Section 4 : Obligations et paiements __________________________________ 441
Section 5 : Autres obligations _______________________________________ 443
Section 6 : Sanctions _______________________________________________ 446
CHAPITRE II : IMPÔT SUR LE REVENU DES VALEURS MOBILIERES 447
Section 1 : Champ d’application _____________________________________ 447
Section 2 : Base imposable _________________________________________ 452
Section 3 : Tarifs __________________________________________________ 454
Section 4 : Obligations des redevables ________________________________ 454
Section 5 : Sanctions _______________________________________________ 455
Section 6 : Imposition des sociétés étrangères _________________________ 456
LIVRE VI : DISPOSITIONS DIVERSES___________________________________________________459
TITRE I - DOMAINE D’APPLICATION___________________________________________________465
TITRE II - REGIME DE DROIT COMMUN________________________________________________468
TITRE III - REGIMES PRIVILEGIES______________________________________________________472
CHAPITRE I : DISPOSITIONS COMMUNES 472
CHAPITRE II : LES REGIMES D’AGREMENT 473
CHAPITRE III : LE REGIME DES ENTREPRISES D’EXPORTATION 479
CHAPITRE IV : ENTREE EN VIGUEUR 479
TITRE IV - DISPOSITIONS SPECIFIQUES________________________________________________479
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |240
Code de l’enregistrement, du timbre et de l’impôt sur les valeurs mobilières
CHAPITRE I : AVANTAGES LIES A L’UTILISATION DES MATIERES PREMIERES
LOCALES 479
CHAPITRE II : AVANTAGES LIES A LA DECENTRALISATION 479
CHAPITRE III : REGLEMENT DES DIFFERENDS 480
TITRE V - DISPOSITIONS TRANSITOIRES______________________________________________481
TITRE VI - DISPOSITIONS FINALES_________________________________________________________482
CHAPITRE I : DES DISPOSITIONS GÉNÉRALES 484
CHAPITRE II : DE LA COMMISSION NATIONALE DES INVESTISSEMENTS 486
Section 1 : Attributions ____________________________________________ 486
Section 2 : Composition ____________________________________________ 486
Section 3 : Fonctionnement _________________________________________ 487
CHAPITRE III : DE LA PROCÉDURE D’AGRÉMENT 488
CHAPITRE IV : DES ELEMENTS D’APPRECIATION 488
CHAPITRE V : DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES 489
CHAPITRE VI : DES SANCTIONS 491
CHAPITRE VII : DES DISPOSITIONS FINALES 492
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |241
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
LIVRE PRELIMINAIRE : DISPOSITIONS GENERALES
CHAPITRE PREMIER : ATTRIBUTIONS ET FONCTIONNEMENT DU SERVICE
RESPONSABLE
Article 1 :
L’assiette des droits, impôts et taxes qui font l’objet de la présente codification,
leur liquidation et leur recouvrement, incombent au service de l’Enregistrement
et du Timbre, rattaché au Ministère des Finances, et dont l’organisation est fixée
par décret.
Article 2 :
Dans le corps du présent texte, ce service est désigné par les seuls mots :
«service de l’Enregistrement».
Article 3 :
Les bureaux de l’Enregistrement et du Timbre sont ouverts au public tous les
jours ouvrables le matin : de huit heures { midi, { l’exception de jour fixé pour
l’arrêté mensuel des écritures comptables.
La date de cet arrêté mensuel est fixée :
- pour les mois autres que le mois de décembre, au dernier jour ouvrable
précédant le 26 ;
- pour le mois de décembre, au dernier jour ouvrable de ce mois.
Les jours et heures d’ouvertures et de fermeture sont affichés dans chaque
bureau.
Article 4 :
En conséquence, les bureaux seront fermés au public, outre les dimanches, fêtes
légales et jours de comptabilité, les jours réputés fériés, où il ne peut être exigé
de paiement d’aucune sorte, par application des lois des 23 décembre 1904, 22
décembre 1906 et 29 octobre 1909.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |242
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
Article 5 :
Les délais fixés par le présent règlement pour l’enregistrement des actes, ainsi
que pour le paiement de tous les impôts dont le recouvrement est confié au
service de l’Enregistrement, ou pour le dépôt des déclarations qui s’y réfèrent
sont prorogés jusqu’au premier jour ouvrable qui suit, lorsque le dernier jour
du délai expire un des jours de fermeture prévu par l’article 4.
Article 6 :
Paragraphe 1. Aucune autorité publique, ni le service, ni ses préposés, ne
peuvent accorder de remise ou de modération des droits et taxes, dont le
recouvrement est confié au service de l’Enregistrement, ni en suspendre ou
faire suspendre le recouvrement, sans en devenir personnellement
responsable.
Sont punissables des peines prévues { l’égard des concussionnaires, tout
détenteur de l’autorité publique qui, sous une forme quelconque, et pour
quelque motif que ce soit, auront, sans autorisation de la loi, accordé toute
exonération ou franchise de droits, impôts ou taxes publiques prévus par la
présente codification.
Paragraphe 2. Toutefois, le président [du Faso] est habilité à décider, en Conseil
des ministres, par mesure de réciprocité, l’exonération ou le remboursement
des droits exigibles ou perçus par l’application de la présente codification sur
des actes passés au nom d’Etats étrangers par leurs agents diplomatiques ou
consulaires, lorsqu’il est justifié que les actes de même nature, passés dans ces
Etats étrangers, par le Gouvernement burkinabé, bénéficient de la même
exonération.
Paragraphe 3. Abrogé [Loi N°106-2015/CNT du 26 décembre 2015, article
28].
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |243
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
Article 7 :
Dans la présente codification, l’appellation « inspecteur de l’Enregistrement »
s’entend de tout gestionnaire d’un bureau { pleines attributions, ayant au moins
le grade d’inspecteur.
Au cas où la gestion intérimaire d’un tel bureau viendrait { être confiée { un
agent ne possédant pas cette qualification, la décision de nomination fixerait les
pouvoirs de cet agent, spécialement en matière de remise de pénalité.
Il en serait de même pour le cas de création de bureau à attributions limitées.
Article 8 :
Pour le fonctionnement de leur service, les gestionnaires de bureau sont
autorisés, ès qualités, à se faire ouvrir tous comptes dans les bureaux de
chèques postaux ou établissements bancaires.
Article 9 :
Les gestionnaires de bureau pourront être dotés chacun, par décision du
Ministre des finances, d’une caisse de menues dépenses, renouvelable sur
justifications d’emploi des bons de caisse successivement délivrés au nom de
l’agent préposé par eux, en vue de permettre le paiement comptant des frais
postaux et autres dépenses n’excédant pas chacune le montant fixé par la
décision.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |244
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
CHAPITRE II : DES POURSUITES POUR LE RECOUVREMENT DES DIVERS
IMPÔTS
Article 10 :
Les droits, taxes, redevances et, en général, toutes impositions et sommes
quelconques, dont la perception incombe au service de l’Enregistrement, seront
recouvrés suivant les formes ci-après.
Article 11 :
Ces créances feront, { défaut de paiement, l’objet d’un titre de perception
individuel ou collectif établi par l’inspecteur compétent visé et déclaré
exécutoire sans frais par le président du tribunal civil de [grande instance] ou le
juge de section ou un juge délégué à cet effet de la circonscription judiciaire où
le bureau de perception est établi.
Ce titre de perception est notifié par lettre recommandée avec accusé de
réception. La notification a lieu par extrait, s’il s’agit d’un titre de perception
collectif. Elle peut également être effectuée par voie administrative.
La notification contient sommation d’avoir à payer sans délai les droits
réclamés ; ceux-ci sont immédiatement exigibles.
La notification du titre de perception interrompt la prescription courant contre
l’administration et y substitue la prescription du droit commun.
La prescription de l’action en restitution est interrompue par une demande
motivée adressée par le contribuable { l’inspecteur du Bureau où les droits ont
été perçus, par lettre recommandée avec accusé de réception.
Article 12 :
Le redevable qui conteste le bien-fondé de la réclamation ou la quotité des
sommes réclamées peut former opposition dans les trois mois de la réception
de la notification.
L’opposition est motivée avec assignation devant le tribunal civil ou de section,
dans le ressort duquel se trouve le bureau de l’Enregistrement où les droits
sont dus.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |245
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
L’assignation devra contenir élection de domicile dans la localité où siège la
juridiction.
L’opposition n’interrompt pas la prescription du principal du titre de
perception ; les amendes, pénalités, droits en sus et tous accessoires sont
réservés, jusqu’{ décision de justice. Toutefois, le redevable peut surseoir au
paiement de la somme principale contestée, s’il le demande dans son
opposition, à condition de fixer le montant du dégrèvement auquel il prétend,
ou d’en préciser les bases.
A défaut de garanties, le redevable qui a réclamé le bénéfice de la présente
disposition peut être poursuivi jusqu’{ la saisie, inclusivement pour la partie
contestée en principal, sans qu’il y ait lieu d’attendre la décision de la
juridiction compétente.
Article 13 :
Pour les impôts perçus par le service de l’Enregistrement qui ne sont pas
majorés de pénalités de retard par la réglementation en vigueur, il est ajouté, à
compter de la notification prévue { l’article 12, des intérêts moratoires calculés
au taux de 6 % l’an sur la somme reconnue exigible. Tout mois commencé est
compté pour un mois entier.
Article 14 :
Les poursuites procédant du titre de perception peuvent être engagées quinze
jours après la notification de ce titre, { défaut de paiement ou d’opposition avec
constitution de garantie dans les conditions prévue { l’article 12.
Elles ont lieu par ministère d’huissier ou de tout autre agent habilité { exercer
des poursuites à la requête du comptable chargé du recouvrement.
Les actes sont soumis, au point de vue de la forme aux règles de droit commun.
Toutefois, les commandements peuvent être notifiés par la poste, par lettre
recommandée, avec demande d’avis de réception, ou par voie de notification
administrative ; ces actes de poursuites échappent alors aux conditions
générales de validité des exploits, telles qu’elles sont fixées par le code de
procédure civile.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |246
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
Article 15 :
La solution des difficultés qui peuvent s’élever relativement { la perception des
impôts avant l’introduction des instances, appartient au Ministre des Finances.
Article 16 :
L’introduction et l’instruction des instances ont lieu devant les tribunaux civils
de la situation du bureau chargé de la perception.
L’instruction se fait par simples mémoires respectivement notifiés amiablement
ou signifiés.
Les parties ne sont point obligées d’employer le ministère des avocats-
défenseurs. Il n’y a d’autres frais { supporter, pour la partie qui succombe que
ceux du papier timbré des significations éventuelles et des droits
d’enregistrement des exploits et jugements.
Les tribunaux accordent, soit aux parties, soit aux préposés du service qui
suivent les instances, le délai qu’ils leur demandent pour produire leur défense ;
il ne peut néanmoins être de plus de trois décades.
Les jugements sont rendus sur le rapport d’un juge, fait en audience publique et
sur les conclusions du représentant du ministère public. Toutes les voies de
recours prévues par le code de procédure sont ouvertes aux parties.
Article 17 :
Dans toute instance engagée { la suite d’une opposition au titre de perception
décerné par le service de l’Enregistrement, le redevable a le droit de
représenter, par lui-même ou par le ministère d’un avocat-défenseur, des
explications orales. La même faculté appartient { l’administration.
Article 18 :
Les frais de poursuites payés par les préposés de l’Enregistrement pour les
articles tombés en non-valeur, pour cause d’insolvabilité reconnue des parties
condamnées, leur sont remboursés sur l’état qu’ils en rapportent { l’appui de
leurs comptes.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |247
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
L’état est taxé, sans frais par le président du tribunal civil ou le juge, et appuyé
des pièces justificatives.
Article 19 :
Paragraphe 1. Pour les recouvrements confiés au service de l’Enregistrement en
vertu du présent règlement autres que celui des droits en sus, amendes et
pénalités, le Trésor aura un privilège sur tous les meubles et effets mobiliers
des redevables.
Ce privilège s’exercera immédiatement après celui de l’impôt sur le chiffre
d’affaires ou des taxes instituées en remplacement.
Paragraphe 2. En outre, pour le recouvrement des impositions de toute nature
et amendes fiscales, dont le recouvrement incombe au service de
l’Enregistrement, le Trésor a une hypothèque forcée sur tous les biens
immeubles des redevables. Cette hypothèque prend rang à la date de son
inscription au bureau de la Conservation foncière. Elle ne peut être inscrite qu’{
partir de la date à laquelle le contribuable a encouru une majoration ou pénalité
pour défaut de paiement.
Paragraphe 3. Zatu An VIII-23 du 1er mars 1991 - Art. 20. Les dépositaires,
détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux
redevables d’impôts, droits taxes de toute nature, d’amende et pénalité dont le
recouvrement incombe au service des domaines de l’enregistrement et du
Timbre sont tenus, sur demande qui leur en est faite sous forme d’avis { tiers
détenteur notifié par les receveurs, de verser en lieu et place des redevables, les
fonds qu’ils détiennent ou qu’ils doivent, { concurrence du montant des
sommes dues par ces redevables.
Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent également aux gérants
administrateurs, directeurs ou liquidateurs des sociétés pour les impositions
dues par celles-ci.
Paragraphe 4. L’avis { tiers détenteur a pour effet d’affecter, dès réception, les
sommes dont le versement est ainsi demandé, au paiement des impositions de
toute nature et amendes fiscales recouvrées par le service des domaines, de
l’enregistrement et du timbre quelle que soit la date à laquelle les créances,
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |248
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
même conditionnelles ou { terme, que le redevable possède { l’encontre du
tiers détenteur deviennent effectivement exigibles.
Lorsqu’une personne est simultanément destinataire de plusieurs avis, établis
au nom du même débiteur, émanant de plusieurs comptables chargés du
recouvrement d’imposition et amendes fiscales et de même nature ou de nature
différente, elle doit, en cas d’insuffisance des fonds, exécuter ces avis en
proportion de leurs montants respectifs.
CHAPITRE III : DROITS DE COMMUNICATION
Article 20 :
Voir l’article 34 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 21 :
Voir l’article 40 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 22 :
Voir l’article 35 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 23 :
Sont également soumis au droit de communication conféré aux agents des
services fiscaux, par l’article 22 précédent, les receveurs des droits et revenus
des communes […] et de tous établissements publics.
Article 24 :
Les dépositaires des registres des magasins généraux sont tenus de les
communiquer aux préposés de l’enregistrement, selon le mode prescrit par
l’article 22.
Article 25 :
Voir les articles 36, 37, 38 et 39 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010
portant institution d’un livre de procédures fiscales.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |249
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
Article 26 :
Voir les articles 36, 39, 41 et 42 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010
portant institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 27 :
Voir les articles 45 à 49 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 28 :
Les personnes ou sociétés visées par l’article 199 doivent se conformer pour
l’exercice du droit de communication des agents du service de l’enregistrement,
aux dispositions des articles 26 et 27 sous les sanctions édictées par ce dernier
article.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |250
CET – IRVM Livre préliminaire : Dispositions générales
CHAPITRE IV : DIVISIONS DE LA PRESENTE CODIFICATION
Article 29 :
La présente codification comprend six livres, à savoir :
LIVRE PREMIER : Droits d’enregistrement ;
LIVRE II : Droit de timbre ;
LIVRE III : Exonérations ou dispenses de timbre ou d’enregistrement - Visa en
débet et assistance judiciaire ;
LIVRE IV : Taxe unique sur les assurances ;
LIVRE V : Impôts sur le revenu des valeurs mobilières ;
LIVRE VI : Dispositions diverses.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |251
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
LIVRE PREMIER : DROITS D’ENREGISTREMENT
(Code de l'enregistrement) (Exemptions : voir LIVRE III)
CHAPITRE PREMIER : DE L’ENREGISTREMENT, DES DROITS ET DE LEUR
APPLICATION
Généralités
Article 30 :
Les droits d’enregistrement sont perçus d’après les bases et suivant les règles
déterminées par la présente codification.
Distinction des droits
Article 31 :
Les droits d’enregistrement sont fixes, proportionnels ou progressifs suivant la
nature des actes et mutations qui y sont assujettis.
La perception des droits est réglée d’après la forme extérieure des actes ou la
substance de leurs dispositions sans égard à leur validité, ni aux causes
quelconques de résolution ou d’annulation ultérieures, sauf les exceptions
prévues par le présent code.
Le droit fixe
Article 32 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Le droit fixe s’applique aux actes
qui ne constatent ni transmission de propriété, d’usufruit ou de jouissance de
biens meubles ou immeubles, ni apport en mariage, ni partage de biens meubles
ou immeubles, ni marché et, d’une façon, générale, { tous autres actes, même
exempts de l’enregistrement, qui sont présentés volontairement { la formalité.
Il est perçu aux taux réglés par les articles 248 à 256 de la présente codification.
Les droits proportionnels ou progressifs
Article 33 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Le droit proportionnel ou le droit
progressif est établi pour les transmissions de propriétés, d’usufruit ou de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |252
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
jouissance de biens meubles ou immeubles, soit entre vifs, soit par décès, ainsi
que les partages de biens meubles ou immeubles et les marchés.
Les quotités du droit proportionnel et du droit progressif sont fixées aux
sections II et III du chapitre XI du présent code.
Territorialité de l’impôt
Article 34 :
Sauf dispositions formelles du présent code en sens contraire, il est fait
application du principe de la territorialité de l’impôt.
En conséquence, le droit proportionnel ou le droit progressif visé au premier
alinéa de l’article qui précède n’est pas applicable au [Burkina Faso] aux
mutations de propriété, d’usufruit ou de jouissance, { titre gratuit ou { titre
onéreux, lorsque ces mutations portent sur des immeubles ou fond de commerce
ayant leur assiette matérielle hors du territoire du [Burkina Faso].
Réalisation d’une condition suspensive
Article 35 :
En ce qui concerne les mutations et conventions affectées d’une condition
suspensive, les tarifs applicables et les valeurs imposables sont déterminés en se
plaçant à la date de la réalisation de la condition.
Dispositions dépendantes ou indépendantes
Article 36 :
Lorsqu’un acte renferme deux dispositions tarifées différemment, mais qui, {
raison de leur corrélation, ne sont de nature à donner ouverture à la pluralité
des droits, la disposition qui sert de base à la perception est celle qui donne lieu
au tarif le plus élevé.
Article 37 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Mais lorsque dans un acte
quelconque, il y a plusieurs dispositions indépendantes ou ne dérivant pas
nécessairement les unes des autres, il est dû, pour chacune d’elles, et selon son
espèce, un droit particulier.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |253
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
La quotité des divers droits est déterminée par l’article du présent code, dans
lequel la disposition se trouve classée ou auquel elle se rapporte.
Article 38 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Sont affranchies de la pluralité
édictée par l’article 37 ci-dessus, dans les actes, les dispositions indépendantes
et non sujettes au droit proportionnel.
Lorsqu’un acte contient plusieurs dispositions indépendantes, donnant
ouverture, les unes au droit proportionnel, les autres { un droit fixe, il n’est rien
perçu sur ces dernières dispositions, sauf application du droit fixe le plus élevé
comme minimum de perception, si le montant des droits proportionnels
exigibles est inférieur.
Enregistrement sur minutes, brevets ou originaux
Article 39 :
Les actes civils et extrajudiciaires sont enregistrés sur les minutes, brevets ou
originaux.
Article 40 : Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Article 41 :
Il n’est dû aucun droit d’enregistrement pour les extraits, copies ou expéditions
des actes qui doivent être enregistrés sur les minutes ou originaux.
Minimum de perception
Article 42 :
[Loi 033-2007/AN du 06-12-2007 – Art.21] Il ne peut être perçu moins de 6
000 francs de droit d'enregistrement, d'amendes et pénalités sur les actes et
mutations dont les sommes et valeurs ne produiraient pas 6 000 francs de droit
proportionnel ou de droit progressif, sous réserve de ce qui est dit aux articles
42 bis, 42 ter et 43 ci - dessous.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |254
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 42 bis :
Le minimum de droit, amende et pénalité, à percevoir pour les ventes de
meubles, effets, marchandises, bois, fruits, récoltes et tous autres objets
mobiliers est fixé à 100 francs.
Article 42 ter :
Le minimum de droit, amende et pénalité, à percevoir pour les locations
d’immeubles { usage d’habitation est fixé { 1 000 francs.
Article 43 : Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Article 44 :
[Ordonnance 4 du 16 janvier 1967 - Art. 1er.] Sont fixées à 1 000 francs les
amendes d’enregistrement édictées par la présente codification et les droits en
sus dont le montant serait inférieur à ce chiffre.
Mode de liquidation du droit proportionnel ou du droit progressif
Article 45 :
Pour la perception du droit proportionnel ou du droit progressif et les taxes
proportionnelles de toute nature, prévus par le code de l’enregistrement, il est
fait abstraction des fractions de sommes et valeurs inférieures à 1 000 francs,
sauf application, le cas échéant, du droit minimum prévu { l’article 42 précédent.
Article 46 :
Lorsque la liquidation des sommes perçues par le service de l’Enregistrement, {
quelque titre et pour quelque cause que ce soit, fait apparaître des fractions de
francs, les sommes résultant de cette liquidation sont arrondies au franc le plus
voisin.
Lorsque la recette intéresse plusieurs comptes, lignes, articles ou rubriques
ouverts dans la comptabilité des inspecteurs de l’enregistrement,
l’arrondissement, au franc le plus voisin porte sur chaque somme faisant l’objet
d’une imputation distincte.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |255
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Mutations simultanées de meubles et immeubles prix unique
Article 47 :
Lorsqu’un acte translatif de propriété ou d’usufruit comprend des meubles et
des immeubles, le droit d’enregistrement est perçu sur la totalité du prix, au taux
réglé pour les immeubles, { moins qu’il ne soit stipulé un prix particulier pour
les objets mobiliers et qu’ils ne soient désignés et estimés article par article dans
le contrat.
Preuve des mutations
Article 48 :
La mutation d’un immeuble en propriété ou usufruit est suffisamment établie
pour la demande du droit d’enregistrement et la poursuite du paiement contre le
nouveau possesseur, soit par l’inscription de son nom au rôle des contributions
et des paiements par lui faits d’après ce rôle, soit par des baux par lui passés, ou
enfin par des transactions ou autres actes constatant sa propriété ou son
usufruit.
Article 49 :
La mutation de propriété des fonds de commerce ou des clientèles est
suffisamment établie pour la demande et la poursuite des droits
d’enregistrement et des amendes, par les actes ou écrits qui révèlent l’existence
de la mutation ou qui sont destinés à la rendre publique, ainsi que par
l’inscription au rôle des contributions au nom du nouveau possesseur et des
paiements faits en vertu de ces rôles, sauf preuve contraire.
Article 50 :
La jouissance { titre de ferme ou de location d’un immeuble sera aussi
suffisamment établie pour la demande et la poursuite du paiement des droits des
baux non enregistrés, par des actes qui la font connaître ou par des paiements de
contributions imposées aux fermiers ou locataires.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |256
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
CHAPITRE II : DES VALEURS SUR LESQUELLES SONT ASSIS LE DROIT
PROPORTIONNEL ET LE DROIT PROGRESSIF
Article 51 :
La valeur de la propriété et de la jouissance des biens de toute nature ou les
sommes servant d’assiette { l’impôt, sont déterminées, pour la liquidation et le
paiement du droit proportionnel ou du droit progressif, ainsi qu’il est dit aux
articles ci-après.
Baux et locations
Article 52 :
Paragraphe 1. [Loi 62-2003 AN du 19 décembre 2003 – Art. 18] Pour les baux,
sous-baux et prorogations de baux de biens meubles, fonds de commerce et
immeubles, la valeur visée { l’article 51 est déterminée par le prix annuel hors
taxe, augmenté des charges imposées au preneur.
Paragraphe 2. Si le prix du bail ou de la location est stipulé payable en nature ou
sur la base du cours de certains produits, le droit proportionnel est liquidé
d’après la valeur au jour du contrat, déterminée par une déclaration estimative
des parties.
Paragraphe 3. Si le montant du droit est fractionné comme il est prévu { l’article
101 ci-après, cette estimation ne vaudra que pour la première période. Pour
chacune des périodes ultérieures, les parties seront tenues de souscrire une
nouvelle déclaration estimative de la valeur des produits au jour du
commencement de la période qui servira de base à la liquidation des droits.
Les droits afférents aux périodes commencées après l’entrée en vigueur du
présent règlement seront liquidés d’après les règles qui précèdent, quelle que
soit la date du bail auquel elles se rapportent.
Paragraphe 4. Les prescriptions des paragraphes II et III ci-dessus sont
applicables aux baux à portion de fruits, pour la part revenant au bailleur, dont la
quotité sera préalablement déclarée.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |257
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 53 :
Pour les baux dont la durée est illimitée, la valeur visée { l’article 51 est
déterminée par un capital formé de vingt fois la rente ou le prix annuel et les
charges aussi annuelles, en y ajoutant également les autres charges en capital et
les deniers d’entrée s’il en est stipulé.
Les objets en nature s’évaluent comme il est prescrit { l’article 52 ci-dessus.
Article 54 :
Pour les baux à vie, sans distinction de ceux faits sur une ou plusieurs têtes, la
valeur est déterminée par un capital formé de dix fois le prix et les charges
annuels, en y ajoutant de même les deniers d'entrée et les autres charges, s'il
s'en trouve d'exprimées.
Les objets en nature s’évaluent pareillement, comme il est prescrit { l’article 52
ci-dessus.
Article 55 :
Les baux sans durée déterminée, résiliables annuellement, ou selon l’usage des
lieux, seront enregistrés pour un an, sauf réquisition des parties pour une plus
longue durée, les droits pour les années suivantes étant acquittés annuellement
comme il est dit pour les baux { période en l’article 101.
Contrat de mariage
Article 56 :
Pour les contrats de mariage, le droit est liquidé sur le montant net des apports
personnels des futurs époux.
Créances
Article 57 :
Pour les créances à termes, leurs cessions et transports et autres actes
obligatoires, leur valeur est déterminée par le capital exprimé dans l’acte et qui
en fait l’objet.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |258
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Echanges d’immeubles
Article 58 :
Pour la liquidation et le paiement des droits sur les échanges, les immeubles,
quelle que soit leur nature, sont estimés d’après leur valeur vénale réelle { la
date de la transmission, d’après la valeur estimative des parties.
Néanmoins, si dans les deux années qui auront précédé ou suivi l’acte d’échange,
les immeubles transmis ont fait l’objet d’une adjudication, soit par autorité de
justice, soit volontaire avec admission des étrangers, les droits exigibles ne
pourront être calculés sur une somme inférieure au prix de l’adjudication, en y
ajoutant toutes les charges en capital, { moins qu’il ne soit justifié que la
consistance des immeubles a subi, dans l’intervalle des transformations
susceptibles d’en modifier la valeur.
Partages
Article 59 :
Pour les partages de biens meubles et immeubles, entre copropriétaires,
cohéritiers et coassociés, à quelque titre que ce soit, le droit est liquidé sur le
montant de l’actif net partagé.
Rentes
Article 60 :
Pour les créations de rentes, soit perpétuelles, soit viagères, ou de pension à titre
onéreux, la valeur est déterminée par le capital constitué et aliéné.
Article 61 :
Pour les cessions ou transports, desdites rentes ou pensions, et pour leur
amortissement ou rachat, ladite valeur est déterminée par le capital constitué,
quelque soit le prix stipulé par le transport ou l’amortissement.
Article 62 :
Paragraphe 1. Pour les rentes et pensions créées sans expression de capital,
leurs transports et amortissements, ladite valeur est déterminée { raison d’un
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |259
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
capital formé de vingt fois la rente perpétuelle et de dix fois la rente viagère ou la
pension, quel que soit le prix stipulé pour le transport ou l’amortissement.
Paragraphe 2. Toutefois, lorsque l’amortissement ou le rachat d’une rente ou
pension constituée { titre gratuit est effectué moyennant l’abandon d’un capital
supérieur à celui formé de vingt fois la rente perpétuelle et de dix fois la rente
viagère ou la pension, un supplément de droit de donation est exigible sur la
différence entre ce capital et la valeur imposée lors de la constitution.
Paragraphe 3. Il ne sera fait aucune distinction entre les rentes viagères et
pensions créées sur une tête et celle créées sur plusieurs têtes, quant à
l’évaluation.
Paragraphe 4. Les rentes et pensions stipulées payables en nature ou sur la base
du cours de certains produits sont évaluées aux mêmes capitaux, d’après une
déclaration estimative de la valeur des produits { la date de l’acte.
Sociétés
Article 63 : Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Transmission à titre gratuit
Article 64 :
Pour les transmissions à titre gratuit, entre vifs ou par décès, la valeur visée à
l’article 51 est déterminée ainsi qu’il est dit plus loin, { la section 2 du chapitre
VIII intitulé « Transmission à titre gratuit ».
Transmission à titre onéreux
Dispositions générales
Article 65 :
Pour les ventes et autres transmissions à titre onéreux de biens meubles, la
valeur visée { l’article 51 est déterminée par le prix exprimé et le capital des
charges qui peuvent ajouter au prix, ou par une estimation des parties si la
valeur est supérieure au prix augmenté des charges.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |260
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 66 :
Paragraphe 1. Pour les ventes, adjudications, cessions, rétrocessions, licitation et
tous autres actes civils, extrajudiciaires ou judiciaires portant translation de
propriété ou d’usufruit d’immeubles { titre onéreux, la valeur est déterminée par
le prix exprimé, en y ajoutant toutes les charges en capital ainsi que toutes les
indemnités stipulées au profit du cédant, à quelque titre et pour quelque cause
que ce soit, ou par une estimation d’experts, dans les cas autorisés par la
présente codification.
Paragraphe 2. Dans tous les cas où la cession amiable intervenue entre des
particuliers portera sur un terrain nu ou sur un terrain ne portant que de faibles
aménagements agricoles ou autres, même si les droits cédés ne sont pas
représentés par un titre foncier, la valeur taxable ne devra pas être inférieure à
celle résultant de l’évaluation assignée aux terrains, selon leur situation, par la
réglementation sur les loyers d’habitation. Cette évaluation formera une base
légale minima.
Paragraphe 3. Lorsque la mutation porte à la fois sur des immeubles par nature
et sur des immeubles par destination, ces derniers doivent faire l’objet d’un prix
particulier et d’une désignation détaillée.
Paragraphe 4. [Loi 062-2008/AN du 03 décembre 2008 - Art.21] Les droits de
mutation d'immeubles exigibles à l'occasion d'une opération de crédit-bail sont
liquidés sur la base du prix de cession stipulé au contrat.
Article 67 :
Lorsqu’elles s’opèrent par acte passé au [Burkina Faso], ou par acte passé hors
du [Burkina Faso] dont il est fait usage dans le Faso, les transmissions à titre
onéreux de biens mobiliers sis hors du [Burkina Faso], corporels ou incorporels,
sont soumises aux droit de mutation dans les mêmes conditions que si elles ont
pour objet des biens de même nature que sis au [Burkina Faso].
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |261
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Valeur de la nue - propriété et de l’usufruit
Article 68 :
La valeur de la nue-propriété et de l’usufruit des biens meubles et immeubles est
déterminée, pour la liquidation et le paiement des droits, ainsi qu’il suit, savoir :
1) pour les transmissions à titre onéreux de biens autres que créances,
rentes ou pensions par le prix exprimé, en y ajoutant toutes les charges
en capital, sauf application des articles 117 et 129 ;
2) pour les créances à terme, les rentes perpétuelles ou non perpétuelles et
les pensions créées ou transmises à quelque titre que ce soit, par une
quotité de la valeur de la propriété entière, établie suivant les règles
indiquées en l’article 153 ci-après, d’après le capital déterminé par les
articles 57 et 62 ;
3) pour les apports en mariage, par une évaluation faite comme il est
indiqué en l’article 153 pour les transmissions entre vifs { titre gratuit ou
celles par décès.
Il n’est rien dû pour la réunion de l’usufruit { la propriété, lorsque cette réunion
a lieu par le décès de l’usufruitier ou l’expiration du temps fixé pour la durée de
l’usufruit.
Article 69 :
Les actes régis par les 2e et 3e de l’article précédent feront connaître, sous les
sanctions édictées par l’article 182 en cas d’indications inexactes, la date et le
lieu de naissance de l’usufruitier et, si la naissance est arrivée hors du Burkina, il
sera en outre justifié de cette date avant l’enregistrement, { défaut de quoi, il
sera perçu les droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor, sauf
restitution du trop-perçu dans le délai de deux ans, sur la représentation de
l’acte de naissance, dans le cas où la naissance aurait eu lieu hors du [Burkina
Faso].
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |262
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Déclaration estimative
Article 70 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Si les sommes et valeurs ne sont
pas déterminées dans un acte donnant lieu au droit proportionnel ou progressif,
les parties sont tenues d’y suppléer, avant l’enregistrement, par une déclaration
estimative certifiée et signée au pied de l’acte.
Dans tous les cas où les droits sont perçus d’après une déclaration estimative des
parties, la déclaration et l’estimation doivent être détaillées.
CHAPITRE III : DES DELAIS POUR L’ENREGISTREMENT DES ACTES ET
DECLARATIONS ACTES PUBLICS ET SOUS SIGNATURES PRIVEES
Article 71 :
Les actes des notaires doivent être enregistrés dans le délai d’un mois { compter
de leur date.
Article 72 : Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Article 73 :
Les actes des huissiers, fonctionnaires-huissiers et autres ayant pouvoir de faire
des exploits et procès-verbaux, doivent être enregistrés dans le délai de quinze
jours à compter de leur date.
Article 74 :
Paragraphe 1. Les actes portant transmissions de propriété ou d’usufruit de
biens immeubles, de fonds de commerce ou de clientèle, ou cession de droit à un
bail ou au bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un
immeuble, doivent être enregistrés dans le délai d’un mois, à compter de leur
date.
Paragraphe 2. Les dispositions de la présente codification, applicables aux
mutations à titre onéreux de fonds de commerce ou de clientèle, sont étendues à
toute convention à titre onéreux, ayant pour effet de permettre à une personne
d’exercer une profession, une fonction ou un emploi occupé par un précédent
titulaire ou ses ayants cause ne s’accompagne pas d’une cession de clientèle.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |263
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Les droits sont exigibles sur toutes les sommes dont le paiement est imposé du
chef de la convention, sous quelque dénomination que ce soit au successeur,
ainsi que toutes les charges lui incombant au même titre.
Article 75 :
Doivent être enregistrés dans le délai d’un mois, { compter de leur date, les actes
portant mutation de propriété ou d’usufruit de biens meubles et immeubles.
Article 76 :
Sont assujettis { l’enregistrement dans le délai d’un mois, { compter de leur date,
les actes portant mutation de jouissance de biens meubles et immeubles.
Marchands de biens
Article 77 :
Tous les mandats, promesses de ventes, actes translatifs de propriété et, d’une
manière générale, tous actes se rattachant { la profession d’intermédiaire pour
l’achat et la vente des immeubles ou des fonds de commerce, ou { la qualité de
propriétaire acquise par l’achat habituel des mêmes biens en vue de les
revendre, sont assujettis { l’enregistrement dans un délai de vingt jours de leur
date ; il n’est pas dérogé aux dispositions de l’article 74 pour le cas où ces actes
auraient été rédigés par acte public.
Testaments
Article 78 :
Les testaments déposés chez des notaires ou par eux reçus sont enregistrés dans
les trois mois du décès des testateurs, à la diligence des héritiers, donataires,
légataires, ou exécuteurs testamentaires.
Article 78 bis :
[Loi 37-2001 AN du 20 décembre 2001 – Art. 40.] Les adjudications au rabais
et marchés visés { l’article 279 sont enregistrées dans le délai d’un mois, {
compter de leur date de notification.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |264
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Actes divers
Article 79 :
[Loi 37-2001 AN du 20 décembre 2001 – Art. 41] [Loi N°023-2008/AN du
06 mai 2008 Art.1] Sont assujettis { l’enregistrement dans le délai d’un mois, {
compter de leur date :
1) les actes portant acceptation ou répudiation de successions, legs ou
communautés ;
2) les certificats de propriété ;
3) les inventaires de meubles, objets mobiliers, titres et papiers et les prisées
de meubles ;
4) tous les actes ou écrits constatant la nature, la consistance ou la valeur des
biens appartenant à chacun des époux lors de la célébration du mariage ;
5) les actes constatant un partage de biens meubles et immeubles à quelque
titre que ce soit ;
6) tous les actes et mutations intéressant les associations et groupements
assimilés.
Actes extérieurs
Article 80 :
Les délais sont portés à trois mois, lorsque les officiers publics ou ministériels
qui reçoivent les actes visés aux articles 71 à 78 et les parties pour les actes
sous-seing privés, résident au Burkina dans une localité autre que celle où le
bureau de l’enregistrement est établi, ou bien lorsque ces actes, quelle qu’en soit
la forme, ont été passés hors du [Burkina Faso].
Mutations verbales
Article 81 :
[Loi 55-94 ADP du 14 décembre 1994 - Art. 1er.] Les conventions ayant pour
effet de transmettre à titre onéreux la jouissance de biens immeubles ou de
fonds de commerce doivent, en vue de leur enregistrement être passées par
écrit.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |265
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
[Déclarations incombant aux bailleurs]
Article 82 :
1. Outre l’écrit exigé { l’article précédent, les mutations ainsi que les
prorogations conventionnelles ou légales de jouissance de biens
immeubles ou de fonds de commerce font l’objet, par le bailleur, de
déclarations sur imprimés fournis par l’administration mentionnant
obligatoirement :
- Les nom, prénoms, professions, domicile, adresse professionnelle du
bailleur et éventuellement son numéro d’identification fiscale ;
- les nom, prénoms, professions et adresses des divers locataires et
éventuellement leur numéro d’identification fiscale ;
- la nature, la situation de l’immeuble ou du fond de commerce loué ainsi
que sa date de construction, d’acquisition ou de création et sa valeur ;
- le point de départ de chaque location et sa durée ;
- le montant pour chaque locataire des loyers, redevances et charges ;
- la date de la dernière mutation de fond ;
- le montant total des loyers, charges comprises, pour l’ensemble des
locataires pendant la période d’imposition et le montant correspondant
de l’impôt sur les revenus fonciers ;
- le montant des bénéfices réels estimés des trois dernières années.
2. Le bailleur est tenu de déposer la déclaration auprès du service des
impôts de son lieu de résidence ou du siège de son principal
établissement dans les délais suivants :
- dans les trente jours de la passation des contrats de bail ou de l’entrée en
jouissance lorsque celle-ci est antérieure { l’établissement du contrat de
bail ;
- dans les quinze premiers jours du mois suivant celui au titre duquel le
loyer est dû, s’il s’agit d’un contrat de bail en cours d’exécution ou de
renouvellement par tacite reconduction ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |266
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
- dans les quinze premiers jours de chaque trimestre pour les opérations
du trimestre écoulé lorsque le montant de l’impôt sur les revenus
fonciers n’excède pas deux mille cinq cents (2 500) francs [CFA].
3. Le dépôt de la déclaration doit dans tous les cas être accompagné du
paiement des droits d’enregistrement et de timbre par le bailleur, sous
réserve de son recours contre le preneur lorsque ce dernier en est le
redevable réel désigné dans le contrat [Loi 55-94 ADP du 14 décembre
1994 - Art. 1er].
Déclarations de locations verbales de fonds de commerce
Article 83 : [Abrogé par la Loi 55-94 ADP du 14 décembre 1994 - Art.
1er].
Autres actes
Article 84 :
Il n’y a pas de délai de rigueur pour l’enregistrement de tous autres actes que
ceux mentionnés dans les articles 71 à 76, 79 et 81 à 83 ci-dessus, sauf ce qui est
dit en l’article 145 pour les déclarations de successions.
Article 85 :
La disposition de l’article qui précède est applicable aux marchés et traités
réputés actes de commerce par les articles 632, 633 et 634 n° 1 du code du
commerce, faits ou passés sous signature privée et donnant lieu aux droits
proportionnels établis par les articles 279 et 297 de la présente codification.
Ces droits sont perçus lorsqu’un jugement portant condamnation ou
reconnaissance intervient sur ces marchés ou traités, ou lorsqu’un acte public
est fait ou rédigé en conséquence, mais seulement sur la partie du prix et des
sommes faisant l’objet, soit de la condamnation ou reconnaissance, soit des
dispositions de l’acte public.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |267
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Calcul des délais
Article 86 :
Dans tous les cas où un délai est fixé par la présente codification pour
l’enregistrement d’un acte ou d’une déclaration, pour le paiement d’un droit ou
pour l’accomplissement d’une formalité, le jour de la date de l’acte ou celui de
l’ouverture du point de départ du délai ne sera point compté.
Ainsi qu’il a été dit en l’article 5, les délais sont prorogés jusqu’au premier jour
ouvrable qui suit, lorsque le dernier jour de délai expire un des jours de
fermeture prévus par l’article 4.
CHAPITRE IV : DES BUREAUX OU LES ACTES ET MUTATIONS DOIVENT ETRE
ENREGISTRES
Article 87 :
Paragraphe I. Les notaires ne pourront faire enregistrer leurs actes qu’aux
bureaux dans l’arrondissement desquels ils résident.
Paragraphe II. Les huissiers et tous autres ayant pouvoir de faire des exploits,
procès-verbaux ou rapports, feront enregistrer leurs actes, soit au bureau de leur
résidence, soit au bureau du lieu où ils auront été faits.
Paragraphe III. Les greffiers et les secrétaires des administrations locales et
municipales feront enregistrer les actes qu’ils sont tenus de soumettre { cette
formalité au bureau dans l’arrondissement duquel ils exercent leurs fonctions.
[Loi 37-2001 AN du 20 décembre 2001 – Art. 42.] Les marchés administratifs
soumis { l’approbation de l’autorité supérieure seront présentés { la formalité, à
la recette des impôts de la division fiscale de rattachement de l’attributaire du
marché.
Article 88 :
Les procès-verbaux de vente publique et par enchères de meubles, effets,
marchandises, bois, fruits, récoltes et tous autres objets mobiliers ne pourront
être enregistrés qu’aux bureaux où les déclarations prescrites { l’article 208
auront été faites.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |268
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 89 :
[Loi 033-2007/AN du 06-12-2007 – Art.22] [Loi N°023-2008/AN du 06 mai
2008 Art.1.] L’enregistrement des actes sous seing privé soumis
obligatoirement à cette formalité aura lieu, à savoir :
- Pour ceux portant transmission de propriété, d'usufruit ou de jouissance de
biens immeubles, de fonds de commerce ou de clientèle ainsi que pour les
actes de cession d'un droit à un bail ou du bénéfice d'une promesse de bail
portant sur tout ou partie d'un immeuble, au bureau de la situation des
biens sous réserve des dispositions de l’article 229 bis ci-après;
- et pour tous autres actes au bureau du domicile de l’une des parties
contractantes.
Pour l’application du présent article, les actes passés hors du Burkina Faso sont
assimilés aux actes sous seing privé intervenus au Burkina, même s’ils ont la
forme authentique dans le pays de leur rédaction.
Article 90 :
Les déclarations de mutations verbales d’immeubles, de fonds de commerce ou
de clientèle, ainsi que les déclarations de cessions verbales d’un droit { un bail
ou partie d’un immeuble doivent être faites au bureau de la situation des biens.
Article 91 :
Les actes sous signatures privées, autres que ceux visés { l’article 89 et les actes
passés en pays étrangers pourront être enregistrés dans tous les bureaux
indistinctement.
Article 92 :
Les testaments faits hors du Burkina ne peuvent être exécutés sur les biens
situés au Burkina qu’après avoir été enregistrés au bureau du domicile du
testateur, s’il en a conservé un sinon au bureau de son dernier domicile connu au
Burkina, et dans le cas où le testament contient des dispositions d’immeubles qui
y sont situés, il doit être, en outre enregistré au bureau de la situation de ces
immeubles sans qu’il puisse être exigé double droit.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |269
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
CHAPITRE V : DU PAIEMENT DES DROITS ET DE CEUX QUI DOIVENT LES
ACQUITTER
Paiement des droits avant l’enregistrement
Article 93 :
Les droits des actes et ceux des mutations par décès seront payés avant
l’enregistrement aux taux et quotité réglés par le présent code, sous réserve de la
possibilité du fractionnement qu’il prévoit en certains cas.
Nul ne pourra en atténuer ni déférer le paiement, sous le prétexte de
contestation sur la quotité, ni pour quelque autre motif que ce soit, sauf à se
pourvoir en restitution s’il y a lieu.
Actes civils, extrajudiciaires et judiciaires
Obligations au paiement
Article 94 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Les droits des actes à enregistrer
seront acquittés, à savoir :
1) par les notaires, pour les actes passés devant eux ;
2) par les huissiers et autres ayant pouvoir de faire des actes et procès-
verbaux, pour ceux de leur ministère ;
3) par les greffiers ou secrétaires de greffes et parquets pour les actes passés
et reçus aux greffes et secrétariats des juridictions ;
4) par les secrétaires des administrations locales et municipales, pour les
actes de ces administrations qui sont soumis à la formalité de
l’enregistrement, sauf le cas prévu par l’article 108 ;
5) par les parties, pour les actes sous seing privé et ceux passés hors du
Burkina qu’elles auront { faire enregistrer ;
6) et par les héritiers légataires et donataires, leurs tuteurs et curateurs et les
exécuteurs testamentaires pour les testaments et autres actes de libéralité
à cause de mort.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |270
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 95 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Les greffiers et secrétaires ne
seront personnellement tenus de l’acquittement des droits que dans les cas
prévus par l’article 106. Ils continueront { jouir de la faculté accordée par
l’article 108 pour les actes y énoncés.
Article 96 :
Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Article 97 :
Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Contribution au paiement
Article 98 :
Les officiers publics qui, aux termes des articles 94 et 95 ci-dessus, auraient fait
pour les parties l’avance des droits d’enregistrement, pourront en poursuivre le
paiement conformément aux dispositions de la Loi du 24 décembre 1897,
relative au recouvrement des frais dus aux notaires, avoués et huissiers.
Article 99 :
[Loi 42-2000 AN du 20 décembre 2000 – Art. 14] [Loi N°023-2008/AN du
06 mai 2008 Art.1] Les droits des actes comportant transmission de propriété
ou d’usufruit de meubles ou immeubles, sont supportés par les nouveaux
possesseurs ; et ceux de tous les autres actes le sont par les parties auxquelles
les actes profitent lorsque dans ces divers cas il n’y a pas été stipulé de
dispositions contraires dans les actes.
Sont exclusivement à la charge et à la diligence du bailleur les droits
d’enregistrement et de timbre dus { l’occasion de contrats de bail de bâtiments à
usage d’habitation ou de bureau consenti { l’Etat, aux collectivités territoriales et
en général { toute personne morale bénéficiaire d’exonération desdits droits.
Article 100 :
Abrogé [Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1].
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |271
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Baux de meubles et d’immeubles - Fractionnement des droits
Article 101 :
[Loi 42-2000 AN du 20 décembre 2000 – Art. 15.]
Paragraphe I - Le droit proportionnel exigible sur les mutations de jouissance
d’immeubles et de fonds de commerce est perçu lors de l’enregistrement de
l’acte.
Paragraphe II - Toutefois le montant du droit est fractionné :
a) s’il s’agit d’un bail { durée fixe, en autant de paiements qu’il y a de périodes
triennales dans la durée du bail ;
b) s’il s’agit d’un bail { période, en autant de paiements que le bail comporte
de périodes.
Chaque paiement représente le droit afférent au loyer et aux charges stipulées
pour la période { laquelle il s’applique, sauf aux parties, si le bail est { période et
si la période dépasse trois ans, à requérir le fractionnement prévu ci-dessus.
Le droit afférent à la première période du bail est seul acquitté lors de
l’enregistrement de l’acte ou de la déclaration ; celui afférent aux périodes
suivantes est payé dans le mois du commencement de la nouvelle période à la
diligence du propriétaire ou du locataire, sous la peine édictée { l’article 116. Il
est perçu d’après le tarif en vigueur au commencement de la période.
Les règles de perception fixées au présent paragraphe s’appliquent aux baux de
pâturage et nourriture d’animaux, aux baux { cheptel ou reconnaissance de
bestiaux.
Marchés - Fractionnement des droits
Article 102 :
Le droit proportionnel exigible sur les marchés, en vertu de l’article 279 du
présent code est fractionné d’office :
a) s’il s’agit d’un marché { durée fixe, en autant de paiements, qu’il y a de
périodes triennales dans la durée du marché ;
b) s’il s’agit d’un marché { périodes, en autant de paiements qu’il y a de
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |272
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
périodes.
Si le marché est à périodes, et si la période dépasse trois ans, le fractionnement
triennal peut être requis pour chaque période.
Chaque paiement représente le droit afférent aux prescriptions stipulées pour la
période { laquelle il s’applique.
Le droit afférent à la première période est seul acquitté lors de l'enregistrement
de l’acte, celui afférent { chaque période suivante est payé dans le mois du
commencement de la nouvelle période { la diligence de l’une ou l’autre des
parties. Il est perçu d’après le tarif en vigueur au commencement de la période.
Ventes de maison d’habitation - Fractionnement des droits
Article 103 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1]
Paragraphe I. Lorsque le prix de vente d’un immeuble bâti dont les trois quarts
au moins de la superficie sont { usage d’habitation est stipulé payable par
annuités, la perception du droit de mutation peut, sur la demande des parties,
être effectuée en plusieurs fractions égales, sans que le nombre de ces fractions,
puisse excéder celui des annuités prévues au contrat, ni être supérieur à six.
Le paiement de la première fraction du droit a lieu au moment où le contrat est
enregistré, les autres fractions sont exigibles d’année en année et sont acquittées
dans le trimestre qui suit l’échéance de chaque année, de manière que la totalité
du droit soit acquittée dans l'espace de cinq ans et trois mois au maximum à
partir du jour de l’enregistrement du contrat.
Dans le cas où, par anticipation, l’acquéreur se libérerait entièrement de son prix
avant le paiement intégral du droit, la portion restant due devient exigible dans
les trois mois du règlement définitif si ce dernier intervient avant le délai
maximum de cinq ans résultant des dispositions précédentes.
La totalité du droit devient également exigible immédiatement dans le cas de
revente de l’immeuble.
Paragraphe II. L’enregistrement des actes visés au présent article est effectué
dans les délais fixés et, le cas échéant, sous les peines édictées par le présent
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |273
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
code. Tout retard dans le paiement de la seconde fraction, ou des fractions
subséquentes des droits rend immédiatement exigible la totalité des sommes
restant dues au Trésor public.
Si la vente est résolue avant le paiement complet des droits, les termes acquittés
ou échus depuis plus de trois mois demeurent acquis au Trésor public, les autres
tombent en non valeur.
La résolution volontaire ou judiciaire de contrat ne donne ouverture qu’au droit
fixe des actes innommés.
Paragraphe III. Le bénéfice du présent article n’est accordé que s’il est demandé
dans l’acte même, { la sûreté du paiement complet des droits, constitution
d’hypothèque au profit de l’administration avec réquisition d’inscription au
moment même de l’inscription de la mutation. Le receveur chargé de
l’Enregistrement qui a enregistré l’acte a qualité pour donner mainlevée de
l’hypothèque ainsi consentie, soit après paiement complet des droits, soit après
paiement des seules fractions échues dans le cas prévu au 2 ème alinéa du
paragraphe I du présent article.
CHAPITRE VI : DES PEINES POUR DEFAUT D’ENREGISTREMENT DES ACTES
ET DECLARATIONS DANS LES DELAIS
Actes publics
Article 104 :
Les notaires qui n’auront pas fait enregistrer leurs actes dans les délais prescrits
paieront personnellement { titre d’amende, et pour chaque contravention, une
somme de 1 000 francs, s’il s’agit d’un acte sujet au droit fixe ou une somme
égale au montant du droit, s’il s’agit d’un acte sujet au droit proportionnel sans
que, dans ce dernier cas, la peines puisse être en dessous de mille (1 000) francs
[CFA].
Ils seront tenus, en outre, du paiement des droits, sauf recours contre les parties
pour ces droits seulement.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |274
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 105 :
Les huissiers et tous autres ayant le pouvoir de faire des exploits ou procès-
verbaux, qui auront négligé de soumettre { l’enregistrement dans le délai fixé les
actes qu’ils sont tenus de présenter { cette formalité, paieront personnellement,
{ titre d’amende, et pour chaque contravention, une somme égale au montant du
droit, sans que l’amende puisse être inférieur { mille (1 000) francs [CFA].
Ils acquitteront en même temps le droit, sauf leur recours, pour ce droit,
seulement, contre la partie. [Ordonnance N°4 du 16 janvier 1967 - Art. 1er].
Article 106 :
Les greffiers ou secrétaires qui auront négligé de soumettre { l’enregistrement,
dans le délai fixé, les actes qu’ils sont tenus de présenter { cette formalité,
paieront personnellement, { titre d’amende et pour chaque contravention, une
somme égale au montant du droit, sans que l’amende puisse être inférieure mille
(1 000) francs [CFA].[Ordonnance N°4 du 16 janvier 1967 - Art. 1er].
Ils acquitteront en même temps le droit sauf leur recours, pour ce droit
seulement, contre la partie.
Article 107 :
Les dispositions de l’article précédent s’appliquent également aux secrétaires
des administrations locales et municipales pour chacun des actes qu’il leur est
prescrit de faire enregistrer, s’ils ne les ont pas soumis { l’enregistrement dans le
délai.
Article 108 :
[Loi N°023-2008/AN du 06 mai 2008 Art.1] Il est néanmoins fait exception
aux dispositions des deux articles précédents quant aux actes d’adjudication
passés en séance publique des administrations, lorsque les parties n’ont pas
consigné aux mains des greffiers et des secrétaires, dans le délai prescrit pour
l’enregistrement, le montant des droits fixés par le présent code. Dans ce cas, le
recouvrement en est poursuivi contre les parties par les receveurs chargés de
l’enregistrement et elles supportent, en outre, la peine du droit en sus.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |275
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Pour cet effet, les greffiers et les secrétaires fournissent aux receveurs chargés
de l’enregistrement, dans la décade qui suivra l’expiration du délai, les extraits
par eux certifiés des actes dont les droits ne leur auront pas été remis par les
parties à peine d’une amende de mille (1 000) francs CFA pour chaque acte et
d’être, en outre, personnellement contraints au paiement des doubles droits.
[Ordonnance 4 du 16 janvier 1967 - Art. 1er].
Il sera délivré aux greffiers et secrétaires, par les receveurs chargés de
l’enregistrement, des récépissés sur papier non timbré, des extraits d’actes qu’ils
doivent fournir en exécution de l’alinéa précédent. Ces récépissés seront inscrits
sur leurs répertoires.
Article 109 :
Les dispositions de l’article 108 qui autorisent pour les adjudications en séance
publique seulement la remise d’un extrait { l’inspecteur de l'Enregistrement
pour la décharge du secrétaire, lorsque les parties n’ont pas consigné les droits
en ses mains, sont étendues aux autres actes assujettis obligatoirement à la
formalité.
Testaments
Article 110 :
Les testaments non enregistrés dans le délai sont soumis au double droit
d’enregistrement.
Actes sous seing privé et mutations verbales
Article 111 :
A défaut d’enregistrement ou de déclaration dans le délais fixés par les articles
74 à 76 et 81 ci-dessus, les actes et mutations visés dans lesdits articles, l’ancien
et le nouveau possesseur, le bailleur et le preneur sont tenus solidairement d’un
droit en sus, lequel ne peut être inférieur à mille (1 000) francs [CFA].
[Ordonnance 4 du 16 janvier 1967 - Art. 1er].
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |276
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 112 :
Abrogé [Loi N° 55/94/ADP du 14 décembre 1994 Art 1.]
Article 113 :
Abrogé [Loi N° 55/94/ADP du 14 décembre 1994 Art 1.]
Article 114 :
[Loi N° 001-2014/CNT du 29 décembre 2014, Article 22]A défaut
d’enregistrement dans les délais fixés par les articles 78 bis et 79 ci-dessus, des
actes ou écrits visés auxdits articles, les parties sont tenues solidairement au
paiement d’un droit en sus, lequel ne peut être inférieur à mille (1 000) francs
CFA.
Article 115 :
A défaut d’enregistrement dans le délai fixé par l’article 77 des actes visés audit
article, il est perçu un droit en sus avec un minimum de mille (1 000) francs
[CFA].
Article 116 :
[Loi 42-2000 AN du 20 décembre 2000 – Art. 16.] En ce qui concerne les baux
ayant donné lieu au fractionnement prévu au paragraphe II de l’article 101, le
paiement des droits afférents aux périodes autres que la première, a lieu dans le
délai fixé au paragraphe II dudit article 101, à peine, pour chacune des parties,
d’un droit en sus égal au droit simple, sans pouvoir être inférieur au minimum de
perception prévu aux articles 42 et 42 bis du code de l’enregistrement, du timbre
et de l’impôt sur les valeurs mobilières.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |277
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
CHAPITRE VII : DES INSUFFISANCES ET DES DISSIMULATIONS, DE LA
MANIERE DONT ELLES SONT ETABLIES ET DES PEINES AUXQUELLES ELLES
DONNENT LIEU
Section 1 : Des insuffisances
Article 117 :
Voir les articles 22 et 23de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 118 :
Voir l’article 24 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 119 :
Voir l’article 24 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 120 :
Voir l’article 23 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 121 :
Voir l’article 24 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 122 :
Voir l’article 24 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Article 123 :
Indépendamment du droit simple exigible sur le complément d’estimation, les
parties acquittent solidairement, savoir :
1) si l’insuffisance est reconnue amiablement avant citation des redevables
devant la commission ou au cours de la procédure de conciliation, un demi-
droit en sus ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |278
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
2) si l’insuffisance est reconnue amiablement après la notification de l’avis de
la commission, mais avant le dépôt au greffe du rapport d’expertise, un
droit en sus et les frais de toute nature auxquels ont donné lieu les
procédures ;
3) dans les autres cas, un double droit en sus et les frais de toute nature des
procédures. Toutefois, aucune pénalité n’est encourue et les frais de
procédure restent { la charge de l’administration lorsque l’insuffisance est
inférieure au huitième du prix exprimé ou de la valeur déclarée. En aucun
cas, les frais de procédure susceptibles d’être mis { la charge de
l’administration ne comprennent les frais engagés par le redevable pour se
faire assister ou représenter devant la commission de conciliation.
Article 124 :
Concurremment, le cas échéant, avec la procédure prévue { l’article 118 ci-
dessus et dans un délai de trois ans, à compter de la date de l’acte ou de la
déclaration, l’administration est autorisée { établir, par tous les moyens de
preuves compatibles avec la procédure spéciale en matière d’enregistrement,
l’insuffisance des prix exprimés et les évaluations fournies dans les actes ou
déclarations passibles du droit proportionnel ou du droit progressif.
Indépendamment du complément de droits simples exigibles, la peine est d’un
droit en sus pour les insuffisances ainsi établies, mais elle ne s’applique que
lorsque l’insuffisance est égale ou supérieure à un huitième du prix exprimé ou
de la valeur déclarée.
Les tuteurs ou curateurs supportent personnellement la peine, lorsqu’ils ont fait
des estimations d’une insuffisance égale ou supérieure { la quotité fixée par le
texte.
Article 125 :
Pour les biens dont la valeur doit être déterminée conformément { l’article 157
la peine du droit en sus ne s’applique que si l’insuffisance dans l’estimation des
biens déclarés résulte d’un acte antérieur { la déclaration.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |279
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Si au contraire l'acte est postérieur { cette déclaration, il n’est perçu qu’un droit
simple sur la différence existant entre l’estimation des parties et l’évaluation
contenue dans les actes.
Article 126 :
Toute contravention aux deux premiers alinéas de l’article 154 entraîne,
indépendamment du complément de droits simples exigibles, l’application d’un
droit en sus encouru personnellement par le rédacteur de l’acte ou, en cas de
déclaration de succession, par les personnes désignées { l’article 140.
Droit de préemption
Article 127 :
Voir l’article 12 de la loi 04-2010/AN du 28 janvier 2010 portant
institution d’un livre de procédures fiscales.
Section 2 : Des dissimulations
a) Sanctions civiles et fiscales
Article 128 :
Est nulle et de nul effet toute convention ayant pour but de dissimuler partie du
prix d’une vente d’immeubles, d’une cession de fonds de commerce ou de
clientèle ou du prix de cessation d’un droit { un bail ou au bénéfice d’une
promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble et tout ou partie de la
soulte d’un échange ou d’un partage comprenant des biens immeubles, un fonds
de commerce, une clientèle ou le bénéfice d’un droit { un bail ou une promesse
de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble.
Article 129 :
Les dissimulations visées { l’article précédent peuvent être établies par tous les
modes de preuve admis en matière d’enregistrement.
Article 130 :
Toute dissimulation dans le prix d’une vente d’immeuble, d’une cession de fonds
de commerce ou de clientèle ou d’une cession de droit { bail ou promesse de bail
immobilier et dans la soulte d’un échange ou d’un partage, est punie d’une
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |280
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
amende égale à la moitié de la somme dissimulée et payée solidairement par les
parties, sauf à la répartir entre elles par égales parts.
Article 131 :
Quiconque aura été convaincu de s’être, d’une façon quelconque rendu complice
de manœuvres destinées à éluder le payement de l’impôt sera personnellement
passible, indépendamment de sanctions disciplinaires, s’il est officier public ou
ministériel, d’une amende égale au double de la somme dont le Trésor aura été
privé sans que cette amende puisse être inférieure à vingt cinq mille (25 000)
francs CFA.
En cas de récidive dans les dix ans d’une décision antérieure devenue définitive,
l’officier public ou ministériel convaincu de s’être d’une façon quelconque, rendu
complice de manœuvres destinées à éluder le payement de l’impôt, sera frappé
de destitution, sans préjudice des peines portées { l’article [297] du code pénal,
en cas de complicité du délit spécifié en l’article 137 ci-après de la présente loi.
Article 132 :
Lorsqu’est constatée l’existence d’une contre-lettre sous signature privée, autre
que celles relatives aux dissimulations visées { l’article 128, et qui aurait pour
objet une augmentation du prix stipulé dans un acte public ou dans un acte sous
signature privée précédemment enregistré, il y a leu d’exiger, { titre d’amende,
une somme triple du droit qui aurait eu lieu sur les sommes et valeurs ainsi
stipulées.
Article 133 :
Lorsqu’il est amiablement reconnu ou judiciairement établi que le véritable
caractère des stipulations d’un contrat ou d’une convention a été dissimulé sous
l’apparence de stipulations donnant ouverture à des droits moins élevés, il est dû
un double droit en sus. Cette pénalité est due solidairement par toutes les parties
contractantes.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |281
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
b) Sanctions correctionnelles
Article 134 :
Toute déclaration de mutation par décès souscrite par les héritiers, donataires et
légataires, leurs maris, tuteurs, curateur ou administrateurs légaux, sera
terminée par une mention ainsi conçue : « Le déclarant affirme sincère et
véritable la présente déclaration : il affirme en outre, sous les peines édictées par
l’article 137 du code de l’enregistrement, que cette déclaration comprend
l’argent comptant, les créances et toutes autres valeurs mobilières [burkinabè],
extra [burkinabè] ou étrangères qui à sa connaissance, appartenaient au défunt,
soit en totalité, soit en partie ».
Lorsque le déclarant affirmera ne savoir ou ne pouvoir signer, l’inspecteur, lui
donnera lecture de la mention prescrite au paragraphe qui précède, ainsi que de
l’article 137 ci-après, et certifiera au pied de la déclaration que cette formalité a
été accomplie et que le déclarant a affirmé l’exactitude complète de sa
déclaration.
Article 135 :
Dans tout acte ou déclaration ayant pour objet, soit une vente d’immeubles, soit
une cession de fonds de commerce ou du bénéfice d’un droit au bail, ou du
bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble, soit
un échange ou un partage comprenant des immeubles un fonds de commerce ou
un droit au bail, chacun des vendeurs, acquéreurs, échangistes, copartageants,
leurs maris, tuteurs ou administrateurs légaux, est tenu de terminer l’acte ou la
déclaration par une affirmation ainsi conçue :
« La partie soussignée affirme, sous les peines édictées par l’article 137 du code
de l’enregistrement que le présent acte (ou la présente déclaration) exprime
l’intégrité du prix ou de la soulte convenue ».
Cette mention devra être écrite de la main du déclarant ou de la partie { l’acte, si
ce dernier est sous signature privée.
Si l’acte est passé dans la forme prévue par le décret du 2 mai 1906 pour les
conventions entre [burkinabè], et que les parties affirment ne savoir ou ne
pouvoir signer, l’autorité devant laquelle ces parties auront comparu leur
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |282
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
donnera lecture de la mention prévue plus haut, ainsi que de l’article 137 ci-
après, et certifiera au pied de l’acte que cette formalité a été accomplie et que les
parties ont affirmé que la présente convention exprime l’intégralité du prix ou de
la soulte convenue.
Article 136 :
Le notaire qui reçoit un acte de vente, d’échange ou de partage, est tenu de
donner lecture aux parties des articles 128, 130, 135 et 137 de la présente loi et
de l’article [297] du code pénal, { peine d’une amende de mille (1 000) francs
[CFA]. Il mentionnera cette lecture dans l’acte et y affirmera, sous la même
sanction, qu’{ sa connaissance cet acte n’est modifié ou contredit par aucune
contre-lettre contenant une augmentation du prix de la soulte. [Ordonnance 4
du 16 janvier 1967 - Art. 1er].
Le présent article ne s’applique pas aux adjudications publiques.
Article 137 :
Celui qui aura formulé frauduleusement les affirmations prescrites par les
articles 134 et 135 précédents, sera puni des peines portées { l’article [297] du
code pénal.
Lorsque l’affirmation jugée frauduleuse, émanera d’un ou de plusieurs des
cohéritiers solidaires, ou que la déclaration aura été souscrite par un
mandataire, les autres héritiers solidaires ou le mandant seront passibles des
mêmes peines, s’il est établi qu’ils ont eu connaissance de la fraude et s’ils n’ont
pas complété la déclaration dans un délai de six mois.
Les peines correctionnelles édictées par le présent article se cumulent avec les
sanctions civiles ou fiscales dont la présente réglementation frappe les omissions
et les dissimulations.
Les articles [66, 80 et 81] du code pénal sont applicables au délit spécifié au
présent article.
Article 138 :
Les poursuites seront engagées à la requête du Ministre des Finances, dans les
trois ans qui suivront l’affirmation jugée frauduleuse.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |283
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Elles seront portées devant le tribunal correctionnel dans le ressort duquel se
trouve le bureau de l’enregistrement où les droits sont dus.
CHAPITRE VIII : TRANSMISSION À TITRE GRATUIT
Article 139 :
Sans préjudice des règles générales édictées par le présent livre, concernant
notamment les insuffisances d’évaluation, les déclarations estimatives, etc., les
transmissions à titre gratuit entre vifs ou à cause de mort sont soumises à tout
ou partie des dispositions spéciales ci-après, selon qu’il y échet.
Section 1 : Conditions de forme et de fond de la déclaration de succession
Formes des déclarations
Article 140 :
Les héritiers, légataires ou donataires, leurs tuteurs ou curateurs seront tenus
de souscrite une déclaration et de la signer sur une formule imprimée fournie
par l’administration.
Toutefois, en ce qui concerne éventuellement les immeubles situés dans la
circonscription de bureaux autres que celui où est passée la déclaration, le détail
sera présenté non dans cette déclaration mais distinctement pour chaque bureau
de la situation des biens, sur une formule fournie par l’administration et signée
par le déclarant.
Article 141 :
La déclaration prévue { l’article précédent doit mentionner les nom, prénoms,
date et lieu de naissance :
1) de chacun des héritiers, légataires ou donataires ;
2) de chacun des enfants des héritiers, donataires ou légataires vivant au
moment de l’ouverture des droits de ces derniers { la succession.
Si la naissance est arrivée hors du [Burkina Faso], il est, en outre, justifié de cette
date avant l’enregistrement de la déclaration ; { défaut de quoi, il sera perçu les
droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor, sauf restitution du trop-
perçu s’il y a lieu.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |284
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Les dispositions des articles 180 et 244 sont applicables à toute indication
inexacte dans les mentions prévues au présent article.
Article 142 :
Les agents du service de l’Enregistrement peuvent demander aux héritiers et
autres ayants droit des éclaircissements, ainsi que toutes justifications au sujet
des titres et valeurs mobilières non énoncés dans la déclaration et rentrant dans
les prévisions de l’article 171.
Lorsque la demande de justification aura été formulée par lettre recommandée
avec accusé de réception, il devra y être satisfait dans le délai fixé par le service
de l’Enregistrement et qui ne pourra être inférieur { trente jours.
A défaut de réponse dans le délai assigné ou si la réponse constitue un refus de
répondre, la preuve contraire réservée par l’article 171 ne sera plus recevable,
sous réserve des restitutions qui apparaîtraient ultérieurement justifiées.
Affirmation de sincérité
Article 143 :
Concernant l’affirmation de sincérité qui doit clore toute déclaration de mutation
par décès, il est renvoyé { l’article 134 de la présente loi.
Bureau compétent
Article 144 :
Les mutations par décès seront enregistrées au bureau du domicile du décédé,
quelque que soit la situation des valeurs mobilières ou immobilières à déclarer.
A défaut de domicile au [Burkina Faso], la déclaration sera passée au bureau du
lieu du décès ou, si le décès n’est pas survenu au [Burkina Faso], au bureau de
l’enregistrement de Ouagadougou.
Délai
Article 145 :
Les délais pour enregistrement des déclarations que les héritiers, donataires ou
légataires auront à passer, des biens à eux échus ou transmis par décès, courront
à compter du jour du décès seront, savoir :
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |285
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
1) de six mois, lorsque le décès sera arrivé au [Burkina Faso] ;
2) d’un an, lorsque le décès sera arrivé hors du [Burkina Faso].
Article 146 :
Le délai de six mois ne courra que du jour de la mise en possession pour la
succession d’un condamné, si ses biens sont séquestrés, celle qui aurait été
séquestrée pour toute autre cause, celle d’un militaire ou d’un marin, ou d’un
employé civil, s’il est mort en activité de service hors du Burkina, ou enfin celle
qui serait recueilli par indivis avec l’un des Etats de l’Entente.
Article 147 :
Si, avant les derniers six mois des délais fixés pour les déclarations de succession
de personnes décédées hors du [Burkina Faso], les héritiers prennent possession
des biens, il ne restera d’autre délai { courir, pour passer déclaration, que celui
de six mois, à compter du jour de la prise de possession.
Article 148 :
Les héritiers, légataires et tous autres, appelés à exercer les droits subordonnés
au décès d’un individu dont l’absence est déclarée, sont tenus de faire, dans les
six mois du jour de l’envoie en possession provisoire, la déclaration { laquelle ils
seraient tenus s’ils étaient appelés par effet de la mort, et d’acquitter les droits
sur la valeur entière des biens ou droits qu’ils recueillent.
Article 149 :
A l’égard de tous les biens légués { l’Etat, aux collectivités locales ou { tous
autres établissements publics ou d’utilité publique, le délai pour le paiement des
droits de mutation par décès ne court contre les héritiers ou légataires saisis de
la succession qu’{ compter du jour où l’autorité compétente a statué sur la
demande en autorisation d’accepter le legs, sans que le paiement des droits
puissent être différé au-delà de deux années, à compter du jour du décès.
Article 150 :
Doivent être entendues comme s’appliquant { toute succession comprenant des
biens légués { l’Etat, aux collectivités locales et autres établissements publics ou
d’utilité publique, les dispositions de l’article précédent relatives au délai dans
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |286
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
lequel les héritiers ou légataires saisis de la succession sont tenus de payer les
droits de mutation par décès sur ces biens. Ce délai ne court pour chaque
hérédité qu’{ compter du jour où l’autorité compétente a statué sur la demande
en autorisation d’accepter le legs sans que le paiement des droits puisse être
différé au-del{ de deux années, { compter du décès de l’auteur de la succession.
Section 2 : Des bases d’imposition
Article 151 :
Pour les transmissions de biens meubles entre vifs, à titre gratuit, et celle de ces
mêmes biens qui s’opèrent par décès, ladite valeur est déterminée par la
déclaration détaillée et estimative des parties, sans distraction des charges, sauf
ce qui est dit aux articles 154, 155, 157, 158 et 159 ci-après.
Article 152 :
Pour la liquidation et le paiement des droits sur les mutations à titre gratuit
entre vifs et par décès, les immeubles, quelque que soit leur nature, sont estimés
d’après la déclaration détaillée et estimative des parties sans distraction des
charges sauf, en ce qui concerne celles-ci, ce qui est dit aux articles 161 et
suivants.
Néanmoins, si dans les deux années qui auront précédé ou suivi, soit l’acte de
donation, soit le point de départ des délais pour souscrire la déclaration de
succession, les immeubles transmis ont fait l’objet d’une adjudication, soit par
autorité de justice, soit volontaire avec admission des étrangers, les droits
exigibles ne pourront être calculés sur une somme inférieure au prix de
l’adjudication, en y ajoutant toutes les charges en capital, { moins qu’il ne soit
justifié que la consistance des immeubles a subi, dans l’intervalle des
transformations susceptibles d’en modifier la valeur.
Valeur de la nue-propriété et de l’usufruit
Article 153 :
La valeur de la nue-propriété et de l’usufruit de tous les biens est déterminée,
pour la liquidation et le paiement des droits pour les transmissions entre vifs à
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |287
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
titre gratuit ou celles qui s’opèrent par décès des mêmes biens, par une
évaluation faite de la manière suivante :
si l’usufruitier a moins de vingt ans révolus, l’usufruit est estimé aux sept
dixièmes et la nue-propriété aux trois dixièmes de la propriété entière, telle
qu’elle doit être évaluée d’après les règles sur l’enregistrement ainsi qu’il est
précisé au chapitre II précédent pour les différents biens. Au-dessus de cet âge,
cette proportion est diminuée pour l’usufruit et augmentée pour la nue-
propriété d’un dixième pour chaque période de dix ans, sans fraction. A partir de
soixante-dix ans révolus de l’âge de l’usufruitier, la proportion est fixée { un
dixième pour l’usufruit et { neuf dixièmes pour la nue-propriété. Pour
déterminer la valeur de la nue-propriété, il n’est tenu compte que des usufruits
ouverts au jour de la mutation de cette nue-propriété.
Toutefois, dans le cas d’usufruits successifs, l’usufruit éventuel venant { s’ouvrir,
le nu-propriétaire aura droit { la restitution d’une somme égale { ce qu’il aurait
payé en moins, si le droit acquitté par lui avait été calculé d’après l’âge de
l’usufruitier éventuel.
L'action en restitution ouverte au profit du nu-propriétaire se prescrit par deux
ans, à compter du jour du décès du précédent usufruitier.
L'usufruitier constitué pour une durée fixe est estimé aux deux dixièmes de la
valeur de la propriété entière pour chaque période de dix ans de la durée de
l'usufruit, sans fraction et sans égard à l'âge de l'usufruitier.
Il n'est rien dû pour la réunion de l'usufruit à la propriété, lorsque cette réunion
a lieu par le décès de l'usufruitier ou l'expiration du temps fixé pour la durée de
l'usufruit.
L'article 69 précédent est applicable aux transmissions à titre gratuit, en cas de
déclarations inexactes.
Valeurs mobilières
Article 154 :
Pour les valeurs mobilières [burkinabè] ou étrangères de toute nature admises à
une cote officielle ou à une cote de courtiers en valeurs mobilières, le capital
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |288
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
servant de base à la liquidation et au paiement des droits de mutation à titre
gratuit entre vifs ou par décès est déterminé par le cours moyen de la bourse au
jour de la transmission.
A l’égard des valeurs cotées { la fois dans les bourses de province et { la bourse
de Paris, il est tenu compte exclusivement du cours de cette dernière bourse.
A l'égard des valeurs non cotées en bourse, le capital est déterminé par la
déclaration estimative des parties, conformément à l'article 151, sauf application
de l'article 124.
Article 155 :
Sont soumis aux droits de mutation par décès les fonds publics, actions,
obligations, parts d'intérêts, créances et généralement toutes les valeurs
mobilières extra [burkinabè] ou étrangères de quelque nature qu'elles soient,
dépendant d'une succession assujettie à déclaration au [Burkina Faso], quelle
que soit la nationalité du défunt.
Article 156 :
Lorsqu'elles s'opèrent par acte passé au [Burkina Faso] ou par acte passé hors
du [Burkina Faso], dont il est fait usage au [Burkina Faso], les transmissions
entre vifs à titre gratuit de biens mobiliers sis hors du [Burkina Faso], corporels
ou incorporels, sont soumises aux droits de mutation dans les mêmes conditions
que si elles ont pour objet des biens de même nature sise au [Burkina Faso].
Meubles et créances, bases légales de taxation
Article 157 :
Paragraphe I. Pour la liquidation et le paiement des droits de mutation par décès,
la valeur de la propriété des biens meubles est déterminée, sauf preuve contraire
:
1) par le prix exprimé dans les actes de vente, lorsque cette vente a lieu
publiquement dans les deux années du décès ;
2) à défaut d'acte de vente, par l'estimation contenue dans les inventaires, s'il
en est dressé, dans les formes prescrites par l'article 943 du code de
procédure civile, et dans les cinq années du décès pour les meubles
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |289
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
meublants, et par l'estimation contenue dans les inventaires et autres actes,
s'il en est passé dans le même délai pour les autres biens meubles, sauf les
dispositions ci-après du paragraphe II;
3) à défaut des bases d'évaluation établies par les deux alinéas précédents, par
la déclaration détaillée et estimative des parties ; toutefois, pour les
meubles meublants, et sans que l'administration ait à en justifier
l'existence, la valeur imposable ne peut être inférieure à 5 % de l'ensemble
des autres valeurs mobilières et immobilières de la succession, la preuve
contraire étant aussi réservée.
Paragraphe II. En ce qui concerne les bijoux, pierreries, objets d'art ou de
collection, la valeur imposable ne peut, sous réserves de ce qui est dit au
paragraphe premier, être inférieure à 60 % de l'évaluation faite dans les contrats
ou conventions d'assurance contre le vol ou contre l'incendie en cours au jour du
décès et conclus par le défunt, son conjoint ou ses auteurs moins de dix ans
avant l'ouverture de la succession, sauf preuve contraire.
S'il existe plusieurs polices susceptibles d'être retenues pour l'application du
forfait, celui-ci est calculé sur la moyenne des évaluations figurant dans ces
polices.
Paragraphe III. Les dispositions du présent article ne sont applicables ni aux
créances, ni aux rentes, actions, obligations, effets publics et autres biens
meubles, dont la valeur et le monde d'évaluation sont déterminés par des
dispositions spéciales.
Article 158 :
Les dispositions des paragraphe 1 et 3 de l'article précédent sont applicables à la
liquidation et au paiement des droits de mutation entre vifs à titre gratuit toutes
les fois que les meubles transmis sont vendus dans les deux ans de l'acte de
donation ou que, s'agissant de bijoux, de pierreries, d'objets d'art ou de
collection, il font l'objet d'une assurance contre le vol ou contre l'incendie en
cours à la date de cet acte et conclue par le donateur, son conjoint ou ses auteurs
depuis moins de dix ans.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |290
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Article 159 :
Par dérogation à l'article ci-dessus, les droits de mutation à titre gratuit entre
vifs ou par décès sont liquidés d'après la déclaration estimative des parties, en ce
qui concerne les créances dont le débiteur se trouvera en état de faillite,
liquidation judiciaire ou déconfiture au moment de l'acte de donation ou de
l'ouverture de la succession.
Toute somme recouvrée sur le débiteur de la créance postérieurement à
l'évaluation et en sus de celle-ci devra faire l'objet d'une déclaration. Seront
applicables à ces déclarations, les principes qui régissent les déclarations de
mutations par décès en général, notamment au point de vue des délais, des
pénalités de retard et de la prescription, l'exigibilité de l'impôt étant seulement
reportée au jour du recouvrement de tout ou partie de la créance transmise.
Legs particuliers
Article 160 :
Lorsque les héritiers ou légataires universels sont grevés de legs particuliers et
sommes d'argent non existantes dans la succession et qu'ils ont acquitté le droit
sur l'intégralité des biens de cette même succession, le même droit n'est pas dû
pour ce legs ; conséquemment, les droits déjà payés par les légataires
particuliers doivent s'imputer sur ceux dus par les héritiers ou légataires
universels.
Section 3 : Déduction des dettes et charges
Article 161 :
Pour la liquidation et le paiement des droits de mutation par décès, seront
déduites les dettes à la charge du défunt dont l'existence au jour de l'ouverture
de la succession sera dûment justifiée par des titres susceptibles de faire preuve
en justice contre le défunt.
S'il s'agit de dettes commerciales, l'administration pourra exiger, sous peine de
rejet, la production des livres de commerce du défunt.
Ces livres seront déposés pendant cinq jours au bureau qui reçoit la déclaration
et ils seront s'il y a lieu, communiqués une fois sans déplacement, aux agents du
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |291
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
service pendant les deux années qui suivront la déclaration, sous peine d'une
amende égale aux droits qui n'auraient pas été perçus par suite de la déduction
du passif.
L'administration aura le droit de puiser dans les livres ou titres produits les
renseignements permettant de contrôler la sincérité de la déclaration de l'actif
dépendant de la succession et, en cas d'instance, la production de ces titres ou
livres ne pourra être refusée.
S'il s'agit d'une dette grevant une succession dévolue à une personne pour la
nue-propriété et à une autre pour l'usufruit, le droit de mutation sera perçu sur
l'actif de la succession diminué du montant de la dette, dans les conditions de
l'article 153 ci-avant.
Article 162 :
Sur justifications fournies par les héritiers les frais de dernières maladies du de
cujus seront déduits de l'actif de la succession, dans la limite d'un maximum de
150 000 francs.
Article 163 :
Les impositions établies après le décès d'un contribuable en vertu de la
réglementation fiscale du [Burkina Faso], et dues par les héritiers du chef du
défunt, constituent une dette déductible de l'actif successoral pour la perception
des droits de mutation par décès.
Article 164 :
Les dettes dont la déduction est demandée sont détaillées article par article,
dans un inventaire sur papier non timbré, qui est déposé au bureau lors de la
déclaration de la succession et certifié par le déposant.
A l'appui de leur demande en déduction, les héritiers ou leurs représentants
devront indiquer soit la date de l'acte, le nom et la résidence de l'officier public
qui l'a reçu, soit la date du jugement et la juridiction dont il émane, soit la date
du jugement déclaratif de la faillite ou de la liquidation judiciaire, ainsi que la
date du procès-verbal des opérations de vérification et d’affirmation de créances
ou du règlement définitif de la distribution par contribution.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |292
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Ils devront présenter les autres titres ou en produire une copie collationnée.
Le créancier ne pourra, sous peine de dommages-intérêts, se refuser à
communiquer le titre sous récépissé ou en laisser prendre sans déplacement,
une copie collationnée par un notaire, ou le greffier du tribunal civil de [grande
instance] [...]. Cette copie portera la mention de sa destination ; elle sera
dispensée du timbre et de l'enregistrement tant qu'il n'en sera pas fait usage, soit
par acte public, soit en justice ou devant toute autre autorité constituée. Elle ne
rendra pas par elle-même obligatoire l'enregistrement du titre.
Article 165 :
Toute dette au sujet de laquelle l'agent de l'administration aura jugé les
justifications insuffisantes, ne sera pas retranchée de l'actif de la succession pour
la perception du droit, sauf aux parties à se pouvoir en restitution, s'il y a lieu,
dans les deux années à compter du jour de la déclaration.
Néanmoins, toute dette constatée par acte authentique et non échue au jour de
l'ouverture de la succession, ne pourra être écartée par l'administration, tant que
celle-ci n'aura pas fait juger qu'elle est simulée, l'action pour prouver la
simulation sera prescrite après cinq ans, à compter du jour de la déclaration.
Les héritiers ou légataires seront admis dans le délai de deux ans, à compter du
jour de la déclaration, à réclamer, sous les justifications prescrites ci-dessus, la
déduction des dettes établies par les opérations de la faillite ou de la liquidation
judiciaire, ou par le règlement définitif de la distribution par contribution
postérieure à la déclaration, et obtenir le remboursement des droits qu'ils
auraient payés en trop.
Article 166 :
L’agent de l'administration aura, dans tous les cas, la faculté d'exiger de l'héritier
la production de l'attestation du créancier certifiant l'existence de la dette à
l'époque de l'ouverture de la succession. Cette attestation, qui sera sur papier
non timbré, ne pourra être refusée, sous peine de dommages-intérêts, toutes les
fois qu'elle sera légitimement réclamée.
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |293
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
Le créancier qui attestera l'existence d'une dette déclarera, par une mention
expresse, connaître les dispositions de l'article 180 relatives aux peines en cas de
fausse attestation.
Article 167 :
Toutefois, ne sont pas déduites :
1) les dettes échues depuis plus de trois mois avant l'ouverture de la
succession, à moins qu'il ne soit produit une attestation du créancier en
certifiant l'existence à cette époque dans la forme et suivant les règles
déterminées à l'article 164.
2) les dettes consenties par le défunt au profit de ses héritiers ou de
personnes interposées. Sont réputées personnes interposées les personnes
désignées dans les articles 911 (dernier alinéa) et 1100 du code civil.
Néanmoins, lorsque la dette aura été consentie par un acte authentique ou
par acte sous seing privé ayant date certaine avant l'ouverture de la
succession autrement que par le décès d'une des parties contractantes, les
héritiers, donataires et légataires, et les personnes réputées interposées
auront le droit de prouver la sincérité de cette dette et son existence au
jour de l'ouverture de la succession ;
3) les dettes reconnues par testament ;
4) en cas de dettes garanties par une inscription hypothécaire, si le chiffre en
principal de la garantie a été réduit, le solde garanti sera seul déduit, s'il y a
lieu ;
5) les dettes résultant de titres passés ou de jugements rendus hors du [Burkina
Faso] ; à moins qu'ils n'aient été rendus exécutoires dans ce pays, celles qui sont
hypothéquées exclusivement sur des immeubles situés hors du [Burkina Faso]
ou sont garanties exclusivement par des fonds de commerce situés hors du
[Burkina Faso], celles enfin qui grèvent des successions d'étrangers, à moins
qu'elles n'aient été contractées au [Burkina Faso], envers des citoyens du
[Burkina Faso] ou d'un Etat de l'Entente ou envers des sociétés ou compagnies
étrangères ayant une succursale au [Burkina Faso], ou dans un Etat de l'Entente ;
Direction Générale des Impôts – Recueil de textes fiscaux du Burkina Faso Page |294
CET - IRVM Livre VI : Taxe unique sur les assurances
6) les dettes en capital et intérêts pour lesquelles le délai de prescription est
accompli, à moins qu'il ne soit justifié que la prescription a été interrompue.
Article 168 :
L'inexactitude des déclarations ou attestations de dettes pourra être établie par
tous moyens de preuve admis par le droit commun, excepté le serment.
Section 4 : De certains biens taxables
Assurances
Article 169 :
Les sommes, rentes ou émoluments quelconques dus par un assureur, à raison
ou { l’occasion du décès de l'assuré, c'est-à-dire de la personne sur la tête de
laquelle l'assurance a été contractée, ne donnent ouverture aux dr