Introduction À L'electrotechnique: UE: EEA 325
Introduction À L'electrotechnique: UE: EEA 325
--------
Faculté des Sciences
-----
Département de Physique
------
UE : EEA 325
Introduction à
l’Electrotechnique
Manuscrit de cours
ENSEIGNANT :
OBJECTIFS GENERAUX
Acquisition par l’étudiant des notions de base relatives à l’utilisation de l’électricité dans les
systèmes industriels. ;
Permettre à l’étudiant de maîtriser les outils de calcul nécessaire à l’étude des circuits en
courant alternatif.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Le cours va se dérouler en séances ou leçons (sur la base des séquences) suivant le processus ci-
après :
1- Présentation de l’objet de la séance de cours :
2- Rappels de la séance de cours précédente :
3- Questions pratiques sur l’assimilation du cours :
le rythme du CM est-il convenable ?
les explications sont-elles assez, ou insuffisantes ?
les support interactifs utilisés sont-ils suffisamment illustratifs ?
4- Proposer :
les exercices sous forme de devoir à faire à la maison ;
les exercice de compréhension et d’application durant le CM pour mieux illustrer le
cours.
SEQUENCES THEMES DEVELOPPES DUREE
1- Fonctions périodiques
2- Quelques définitions des fonctions périodiques
3- Grandeurs alternatives sinusoïdales
CM : 5h
SEQUENCE 1 : 4- Représentation de Fresnel d’une grandeur
TD : 3h
REGIME ALTERNATIF alternative sinusoïdale
TP : 0h
SINUSOÏDAL 5- Régime transitoire des circuits réactifs
TPE :0h
6- Le régime sinusoïdal forcé : régime établi des
circuits réactifs avec des sources sinusoïdales
7- Puissance en régime sinusoïdal
CM : 3h
SEQUENCE 2 : 1- Lois des réseaux électriques TD : 2h
CIRCUITS MONOPHASES 2- Régime harmonique TP : 0h
TPE :1h
1- Introduction aux circuits triphasés CM : 5h
SEQUENCE 3 : 2- Circuits triphasés équilibrés TD : 4h
CIRCUITS TRIPHASES 3- Circuits triphasés déséquilibrés TP : 0h
TPE :1h
CM : 3h
SEQUENCE 4 :
1- Circuits magnétiques TD : 3h
CIRCUITS MAGNETIQUE
2- Circuits magnétiques Inductance d'une bobine TP : 0h
ET INDUCTANCE
TPE :0h
1- Principes de l’Electrotechnique, Max Marty, Daniel Dixneuf et Delphine Garcia Gilbert, Dunod
Paris, 2005.
2- Précis d’électrotechnique, Christophe Palermo, Dunod Paris, 2012.
3- Les transformateurs électriques : Fonctionnement, mise en œuvre et exploitation, Michel
Lambert, Dunod Paris, 2016.
Une fonction périodique peut présenter une valeur maximale et une valeur minimale comme présenté
à la Figure 1.3. On peut alors définir la valeur crête à crête de la fonction, qui n’est autre que l’écart
maximal d’amplitude atteint durant une période.
La Figure 1.4 montre la représentation de cette valeur moyenne pour une fonction périodique, en
forme de dents de scie, de période T.
En électrotechnique, la valeur moyenne d’un courant électrique est liée à sa propriété chimique, c’est-
à-dire la quantité de charges électriques transportées pendant un temps par le courant électrique, qu’il
soit variable ou continu.
Considérons que I̅ le courant continu (courant constant) qui a permis de transporter pendant un
intervalle temps ∆t = t2 − t1 une quantité de charges Q : Q = I∙̅ ∆t
Considérons aussi que i(t) le courant variable qui a permis de transporter pendant un temps
élémentaire dt une quantité élémentaire de charges dQ. Avec i(t) = dQ/dt, on peut écrire que la
quantité de charges Q transportée par un courant variable i(t) à partir d’un instant t1 jusqu’à un instant
t2 :
= ( )
Q est ici la même quantité de charges transportée par un courant continu I̅ pendant la même durée :
(̅ − )= ( )
On alors
1
̅= ( )
−
Si i(t) est périodique de période T, on écrit :
1
̅= ( )
1
= ( )
En électrotechnique, la valeur efficace d’un courant électrique est liée à sa propriété calorifique, c’est-
à-dire l’énergie dissipée sous forme de chaleur dans une résistance électrique pendant un temps par
le courant électrique, qu’il soit variable ou continu.
Considérons que I le courant continu (courant constant) qui a permis de dissiper pendant un intervalle
temps ∆t = t2 − t1 l’énergie W sous de chaleur dans une résistance électrique R : W = R∙I2 ∙∆t
Considérons aussi que i(t) le courant variable qui a permis de dissiper pendant un temps élémentaire
dt une énergie dW sous forme de chaleur dans une résistance électrique R. Avec R∙i2(t) = dW/dt, on
peut écrire que l’énergie totale dissipée sous forme de chaleur dans une résistance électrique R par
un courant variable i(t) à partir d’un instant t1 jusqu’à un instant t2 :
= ∙ ( )
W est ici la même énergie dissipée dans la résistance R par un courant continu I pendant la même
durée :
∙ ( − )= ∙ ( )
On alors
1 1
= ( ) ⇒ = ( )
− −
1
= ( )
2
( )= sin + = Asin(2 + )
2
( )= sin + = Asin(2 + ) = Asin( + )
Valeur moyenne : La valeur moyenne de la tension ou du courant alternatif sur un cycle de l'onde
sinusoïdale est nulle.
Valeur efficace : La valeur efficace est la valeur continue équivalente de l'onde sinusoïdale. Elle est
égale à l’amplitude du signal divisée par √2.
En électrotechnique et dans les systèmes d’alimentation électrique, la tension u(t) est considérée
comme une grandeur de référence par rapport au courant i(t), qui lui est imposé par la consommation
(ou les par récepteurs). Ainsi, on a normalement
= 0 et = −
et on écrit
( ) = √2 sin( )
( ) = √2 sin( − )
On dit alors que est le déphasage du courant i(t) sur la tension u(t). Par ailleurs, on considère
toujours la valeur principale du déphasage comprise entre –π et π, et :
0 : le courant est en retard par rapport à la tension.
0 : le courant est en avance par rapport à la tension.
Formule d’Euler :
La représentation graphique de la partie imaginaire d’un complexe est donnée à la Figure 1.11.
Dans un circuit électrique linéaire en régime sinusoïdal permanent, tous les courants et les tensions
ont la même pulsation ω. Le terme exp(jωt) est donc commun à toutes les grandeurs (courants et
tensions) du circuit. Généralement, toute grandeur physique sinusoïdale peut être caractérisée
uniquement par son amplitude (valeur efficace) √2X et sa phase θ. En particulier, une tension ou un
courant sinusoïdal est caractérisée par sa valeur efficace X et sa phase θ.
= e
Addition :
Multiplication :
Division :
Intégration :
Applications :
Considérons :
Caractérisation :
Une bobine par laquelle passe un courant IL emmagasine un champ magnétique à l'intérieur de ses
spires. Sans démonstration (et en s'appuyant sur la dualité < capacité-inductance >) nous avançons
que le champ magnétique d'une inductance possède également une énergie qui vaut :
Figure 1.15 : sens positif conventionnel des courants et des tensions dans les éléments réactifs.
Un des postulats fondamentaux de la physique classique énonce que l'énergie contenue dans une zone
de l'espace ne peut pas évoluer d'une manière discontinue, i.e. changer sa valeur instantanément. Il
est facile de comprendre l'origine de cette interdiction. En effet, sachant que l'énergie se conserve,
une variation d'énergie n'est ni une disparition, ni une création, mais un échange avec une autre zone
de l'espace. Or, comme l'énergie est une matière, celle-ci ne peut pas se déplacer instantanément.
Ainsi,
l'état énergétique des inductances et des capacités
ne peut pas être modifié instantanément.
Par conséquent, cette même contrainte de continuité est imposée aux grandeurs électriques définissant
l'état énergétique de ces éléments, notamment, à la tension et à la charge pour une capacité et au
courant et au flux pour une inductance.
Pour établir les équations décrivant l'évolution des grandeurs inconnues, on utilise la même approche
que dans le cas des circuits de courant continu. On applique la loi des mailles et la loi des nœuds,
aussi bien que les relations qui relient les courants et les tensions des éléments. Dans le cas des circuits
réactifs, ces relations sont, en général, de nature différentielle. Résumons-les :
Pour une résistance :
Nous présentons un exemple d'établissement des équations différentielles pour le circuit de la Figure
1.16. Nous souhaitons trouver la loi d'évolution de la tension sur le condensateur C.
Pour ce circuit nous pouvons écrire trois équations : deux pour les deux mailles, une pour un des deux
nœuds.
Pour le nœud 1:
ou
Les trois équations précédentes ont quatre inconnues. On peut en exclure i2, car i2 = CduC/dt. On
obtient :
Pour obtenir une équation dépendante uniquement de uC, il faut exclure i3. Nous l'exprimons de la
deuxième équation du système pour soumettre dans la première. Nous avons :
Ainsi,
Nous avons obtenu une équation différentielle linéaire non-homogène du deuxième ordre.
Nous souhaitons déterminer l'évolution de toutes les grandeurs du circuit à partir du moment t = 0.
Avant de commencer à étudier le régime transitoire, il faut en premier définir l'état du système avant
la commutation et longtemps après la commutation. Notamment, on s'intéresse aux grandeurs
Pour établir l'équation différentielle du circuit, il suffit d'appliquer la loi des mailles :
Notez que cette équation décrit le circuit après la commutation, donc, la source de tension génère une
tension constante, e(t) = Em. Sachant que
Pour exclure l'intégrale de cette équation, recherchons la fonction qui est la charge q du condensateur.
Ainsi, en faisant la substitution
Pour nous débarrasser de l'intégrale, nous pourrions également dériver les deux parties de l'équation
e(t), nous obtiendrions une équation pour le courant i(t). Ce serait une équation homogène, car la
dérivée de e(t) est nulle pour t > 0. Cependant, nous souhaitons présenter un exemple de résolution
d'une équation non-homogène.
Sachant qu'à t = 0 le condensateur est déchargé et le courant i(t) du circuit est nul, nous avons les
conditions initiales suivantes :
Il faut donc résoudre le problème de Cauchy pour l'équation finale de e(t) avec les conditions initiales
qu’on vient d’énoncer précédemment.
Tout d'abord, trouvons la solution générale de l'équation homogène associée à l'équation finale de e(t)
donnée précédemment.
En divisant l’équation précédente par celle d’avant, nous obtenons une équation algébrique :
1
+ + =0
Cette équation s'appelle « équation caractéristique » pour l'équation différentielle linéaire homogène
et aussi pour le circuit décrit par cette équation. Cette équation est aussi une équation quadratique ; la
nature de ses racines dépend de son déterminant :
∆= −4
où Am1, Am2, Am et 0 sont des constantes libres, dont les valeurs peuvent être précisées à partir des
conditions initiales.
c) Interprétation physique
Nous sommes maintenant en mesure de faire quelques généralisations quant à la physique des régimes
transitoires. Les termes exponentiels issus de la solution générale de l'équation finale de e(t)
correspondent à la phase de transition entre deux états énergétiques des éléments réactifs du circuit.
Cette composante de la solution, appelée transitoire ou libre, s'éteint dans le temps. Il est très
important de noter que le caractère de cette composante (i.e. la fonction, la constante de temps, la
fréquence...) ne dépend pas du tout de la loi d'évolution des grandeurs générées par les sources
indépendantes, mais uniquement de la topologie du circuit et des valeurs de ses éléments.
La composante transitoire est superposée sur la composante établie, i.e. sur celle qui correspond à
une solution particulière de l'équation non-homogène. La composante établie représente l'état
énergétique final du circuit : un état diffère de celui d'avant la commutation. L'adjonction de la
composante transitoire permet donc aux grandeurs associées aux énergies des éléments réactifs de
suivre une évolution continue d'un état à l'autre.
Cependant, tandis que la nature du processus transitoire ne dépend pas des tensions et des courants
imposés au circuit, les amplitudes des composantes transitoires le sont. Dans les processus réels ces
constantes prennent les valeurs telles qu'au moment de commutation (t = 0+) les grandeurs associées
aux énergies des éléments réactifs gardent leurs valeurs de l'instant d'avant (t = 0-). Les valeurs de
ces constantes dépendent donc de la valeur de la composante établie au moment de commutation (t =
0+) (car cette composante est présentée dès le moment de commutation).
Nous aurons l'occasion de confirmer ces thèses dans le paragraphe suivant, où nous étudierons les
régimes établis observés avec les sources de tension et de courant sinusoïdales.
( )= cos( + )
On peut supposer que toutes les grandeurs de ce circuit évoluent selon des lois sinusoïdales. Ceci est
vrai dans la mesure où la tension d'entrée est liée à toutes les grandeurs par des relations différentielles
linéaires, et que la dérivée et l'intégrale d'une fonction sinusoïdale est également une fonction
sinusoïdale (avec une amplitude et une phase initiale différentes). Ainsi le problème de la recherche
du régime harmonique se réduit à la recherche des valeurs des amplitudes et des phases initiales des
grandeurs du circuit.
Recherchons la loi d'évolution du courant i(t) dans la source commune pour tous les éléments du
circuit.
Rappelons l'équation différentielle décrivant la loi d'évolution du courant
d 1
+ + d = cos( )
d
Nous avons gardé l'intégrale afin d'avoir une équation pour le courant (et non pas pour la charge
comme dans le paragraphe précédent). La méthode que nous allons présenter résout également les
équations contenant des intégrales des fonctions recherchées.
Comme nous avons dit plus haut, on suppose que le courant i(t) évolue selon une loi sinusoïdale.
Recherchons la solution particulière de l'équation précédente sous la forme :
( )= cos( + )
où I0 et i sont les paramètres que l'on peut trouver en substituant cette fonction dans l'équation
d’avant. Cependant, nous proposons d'étudier une méthode bien plus pratique allant bien au-delà
d'une simple résolution des équations différentielles.
d 1
+ + d = sin( )
d
Les équations acceptent pour solution les mêmes fonctions décalées de cet intervalle. Ainsi, l'équation
précédente accepte pour solution la fonction :
( )= sin + − = cos( + )
2
Par conséquent :
d 1
+ + d = sin( )
d
Multiplions les deux côtés de cette équation par une unité complexe j :
d 1
+ + d = sin( )
d
Il est évident que cette nouvelle équation accepte pour solution ji1(t). On alors :
d( + ) 1
+ ( + )+ ( + )d = cos( )+ sin( )
d
Par la suite nous désignons une grandeur complexe par un point au-dessus du symbole. Ainsi, cette
nouvelle équation avec un second terme complexe
( )= cos( )+ sin( )
a pour solution
( )= ( )+ ( ),
où i(t) et i1(t) sont des fonctions réelles.
Si considère que
Alors
1
+ + = √2
( ) = ( ) + ( ) = cos( + )+ sin( + )
( )
= = √2 ( ) ( )
= √2 ( )
La démonstration ci-dessus a été donnée pour le courant i(t) du circuit. Or, puisque toutes les
grandeurs du circuit sont définies par des équations différentielles linéaires, tous les courants et les
tensions du circuit peuvent être représentés par les fonctions de type
( )
( ) = √2
Le sens géométrique du vecteur de Fresnel est évident s'il est représenté en forme exponentielle :
( )
=
où
= , =
Ainsi, la fonction s'écrit comme :
( ) = √2 ( )
A n’est pas l’amplitude d’une fonction sinusoïdale, comme au paragraphe 1.3. Le module de définit
la longueur du vecteur, son argument représente l'angle du vecteur à l'instant initial t = 0. Le facteur
s'appelle « valeur efficace complexe » ou vecteur de Fresnel de la sinusoïde complexe ( ). La
fonction décrivant la loi d'évolution réelle de la grandeur du circuit correspondante est égale à la
partie réelle de la fonction ( ):
( )= ( )
Pour trouver l'amplitude complexe correspondant à une fonction sinusoïdale f(t) exprimée via un
cosinus
( ) = √2 cos( + ) , ≥0
Il est à noter que A0 représente le module du vecteur de Fresnel (qui est ici une valeur efficace et non
une amplitude), et donc, est positive par définition. La phase initiale 0 est la phase initiale d'un
cosinus. Ainsi, pour trouver ces deux paramètres pour une fonction sinusoïdale exprimée
différemment, par exemple, avec un facteur négatif ou/et par un sinus, il faut d'abord la ramener vers
l'aspect de l’équation précédent en utilisant les formules trigonométriques usuelles.
( )
( ) = √2
où est la valeur efficace complexe (vecteur de Fresnel) du courant que l'on doit déterminer.
Par une substitution de i(t) et en divisant les deux parties de l'équation obtenue par ejt nous avons :
1
+ + =
Nous avons omis la constante d'intégration, car en régime harmonique toutes les tensions et les
courants sont de pures fonctions sinusoïdales.
Si l’on prend la convention récepteur, la puissance instantanée reçue par le dipôle D est :
( )= ( )( )
On a alors, pour un signal sinusoïdal :
( ) = √2 ( + ) ∙ √2 ( + ) = 2 ( + ) ( + )
Remarque : La définition ( ) = ( ) ( ) est toujours valable, même pour des signaux non
périodiques.
Remarque : La convention choisie pour orienter u et i est la convention des récepteurs.
On peut alors dire que :
p(t) > 0 si le dipôle reçoit effectivement de l’énergie du reste du circuit ;
p(t) < 0 si le dipôle donne de l’énergie au reste du circuit.
= (2 + + ) + ( − ) =0+ ( − )
cos est égal au facteur de puissance (il n’est pas par définition le facteur de puissance !).
Expressions du cos :
En notations complexes :
= et =
Sachant que :
= ∙
il vient
( )
= = = = +
donc le cos s’écrit :
= =
√ +
Un réseau électrique en courant continu ou en courant alternatif se compose d’un certain nombre de
sources et de charges. Les lois présentées dans cette partie permettent d’en déduire le courant et la
tension à différents points.
Nous retiendrons, qu’il s’agit ici des mêmes lois vues en courant continu.
Considérons le cas où les dipôles sont des résistances de valeur Rk, k = 1...n. Alors, on a u(t) =
Rkik(t). La loi des nœuds donne :
Considérons le cas où les dipôles sont des inductances de valeur Lk. Alors, on a
avec
En régime sinusoïdal, la loi des mailles s’applique aux vecteurs de Fresnel et s’écrit alors :
Nous verrons l’utilité de cette loi, dans le calcul circuits triphasés déséquilibrés.
Vecteurs et matrices :
Lorsque l’on souhaite manipuler un circuit avec plusieurs nœuds et mailles, c’est à dires plusieurs
courants et tensions inconnues en même temps, il est pratique de recourir à la notation vectorielle.
Par exemple, considérons n courants ou tensions inconnues xk, k = 1...n. On note alors :
Les différents courants ou tensions sont alors ici un ensemble des vecteurs réels à n composantes, et
noté ℝ . Une fonction linéaire qui transforme un vecteur X de ℝ en un vecteur Y de ℝ s’écrit :
ou plus détaillé
Si X est un vecteur de courants dans les nœuds, et Y un vecteur des tensions des branches d’un circuit
électrique, A sera la matrice impédance.
...
où les xk, k = 1...n sont les inconnues (courants ou tensions) ; les ak et bk sont des données du problème
(impédances et tensions, ou admittances et tensions). Ce système se réécrit sous forme matricielle :
Soit x(t) un signal périodique de période T (voir Figure 2.1). Alors, ce signal peut se décomposer en
une somme infinie de composantes sinusoïdales aux fréquences kf où f = 1/T est la fréquence
fondamentale du signal et k = 0, 1...∞. On notera alors :
La composante continue est une constante (x0(t) = x0). Les autres composantes s’écrivent soit sous
une forme cosinus + sinus :
Pour une installation ou un équipement électrique, il est essentiel de limiter la pollution électrique,
c’est-à-dire qu’il faut s’assurer que les signaux de tension et de courant contiennent principalement
du fondamentale (x1(t)) et que les harmoniques de rang supérieurs sont relativement faibles. La
composante continue est généralement négligeable.
Il s’agit du rapport entre la valeur efficace des harmoniques et la valeur efficace totale. Le taux
d’harmoniques est compris entre zéro et un ; il augmente avec les harmoniques. On rencontre parfois
une définition concurrente pour le taux d’harmoniques :
Dans ce cas, on rapporte la valeur efficace des harmoniques à la valeur efficace du fondamentale.
Avec cette définition, le taux d’harmoniques varie entre zéro et l’infini. Ces deux définitions donnent
des valeurs numériques très proches dans le cas où le fondamental reste prépondérant.
Il s’agit d’une somme de sinusoïdes aux fréquences 0, , 2... La valeur moyenne est la somme des
valeurs moyennes des différents termes ; chaque sinusoïde ayant une valeur moyenne nulle à moins
que sa pulsation soit nulle, il ressort qu’un seul terme est non nul et non a :
avec
Le facteur de puissance n’est plus égal à cos 1. Il est désormais le produit de deux facteurs : un
facteur lié au déphasage (cos(1)) et un facteur lié aux harmoniques (I1/I).
Harmoniques de tension :
Considérons ici le cas où le courant est sinusoïdal et où des harmoniques sont présentes sur la tension.
En prenant le courant comme référence, on a :
Il s’agit d’une somme de sinusoïdes aux fréquences 0, , 2... La puissance moyenne est :
avec 1 = 0 (c’est-à-dire qu’on prend comme référence des temps le fondamental de la tension). La
puissance instantanée s’écrit :
La puissance instantanée comporte des termes à la pulsation 0, , 2... Les seuls termes de pulsation
non nuls apparaissent pour k = l ; on peut alors écrire :
Ainsi, les harmoniques présentes à la fois dans la tension et le courant portent de la puissance.
On peut définir une puissance active transportée par le fondamental :
Dans le cas général présenté ici, les harmoniques sont présentes sur les puissances active et réactive
et il n’est plus possible de les distinguer.
Figure 3.0 :
Le circuit de rang n (la phase n) présente un déphasage fixe et constant de (n-1) par rapport au circuit
de rang 1 (la phase 1).
Les circuits polyphasés sont plus pratiques en électronique industrielle. On peut les rencontrer dans
les convertisseurs statiques (ou modulateurs) d'énergie électrique, tels que les redresseurs et les
onduleurs. En électricité industrielle, deux types de circuits polyphasés sont utilisés :
le circuit (ou système) triphasé, et
le circuit diphasé.
v1 V 2 sin t
v 2 V 2 sin t 2 3
v3 V 2 sin t 4 3
Pour les besoins de raccordement sur un réseau électrique extérieur à la machine, les trois
enroulements doivent être couplés en étoile ou en triangle de manière à réduire le nombre de
conducteurs à trois. Les trois tensions obtenues entre les trois bornes extérieures de la génératrice sont
appelées tensions composées. Elles forment un système triphasé de tensions, et le déphasage constant
entre ces tensions est également de 120°.
Les usagers sont alimentés en réseau basse tension (voir Figure 3.0) sous tensions simple et composée
de valeurs efficaces nominales respectives de V = 230 Volts et U = 400 Volts (en remplacement de
220 V et 380 V d’après la nouvelle norme applicable depuis 1992).
est considéré comme étant un angle de déphasage fixe et constant entre les systèmes triphasés
équilibrés de tensions simples et tensions composées. s (Sens du Système) est un paramètre, qui
indique le sens dans lequel le système triphasé tourne. Le système ne pouvant tourner que dans deux
sens différents, s ne peut prendre que comme valeurs +1 et -1. Ceci est aussi valable pour le système
triphasé de courants :
i1 I 1 2 sin ' t
i 2 I 2 2 sin ' t s 2 3
i3 I 3 2 sin ' t s 4 3
On peut considérer que = ' (si le récepteur n'influence sur la pulsation), et est un éventuel
déphasage entre le courant en ligne i et la tension composée u.
On dit qu'un système triphasé est direct, si s = +1, et les trois tensions se succèdent dans l'ordre v1, v2,
v3 dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour s = -1, un système triphasé est dit inverse, l'ordre v1,
v2, v3 dans le sens contraire des aiguilles d’une montre
On dit qu'un système triphasé de tensions ou courants est équilibré, lorsque les trois tensions ou
courants qui le composent ont en plus même valeur efficace. Dans le cas contraire, le système est dit
déséquilibré. En général, un système triphasé équilibré est un groupement de trois systèmes
monophasés identiques.
Figure 3.3 : Ligne électrique triphasée avec un générateur en amont et un récepteur en aval
On peut remarquer, à partir de la Figure 3.3, que les tensions simples (ou étoilés) v1, v2 et v3 peuvent
aussi être définies comme étant les différences de potentiel entre les fils de ligne (phases) et un neutre
réel ou fictif. Quant aux tensions composées u12, u23 et u31, différences de potentiel entre fils de ligne
(phases), elles peuvent être exprimées à partir des tensions simples :
u12 = v1 – v2
u23 = v2 – v3
u31 = v3 – v1
On sait que l'expression complexe d'une tension alternative se laisse déduire à partir de l'expression
trigonométrique de celle-ci. Ainsi, on considère que l'expression trigonométrique est la partie réelle
de l'expression complexe. Ceci est vrai, si et seulement si, la fonction sinus de l'expression
trigonométrique est transformée en une fonction cosinus:
v V 2 cost 0
V1, V2 et V3 sont des vecteurs de Fresnel correspondants aux valeurs efficaces des tensions simples
du système triphasé. Les modules V1, V2 et V3 de ces vecteurs ne sont autres que les valeurs efficaces
des tensions correspondantes. Les expressions qui lient les valeurs efficaces à leurs vecteurs de
Fresnel sont :
V 1 V1e j 0
V 2 V2 e j 0 s2 3
V 3 V3 e j 0 s4 3
Avec V = V1 = V2 = V3.
Figure 3.4 : Représentation des systèmes triphasés équilibrés direct (A) et inverse (B) de tensions
dans le plan de Fresnel
Un système triphasé déséquilibré de tensions simples, par exemple, peut s’exprimer sous la forme :
Figure 3.5 : Représentation des systèmes direct (A), inverse (B) et homopolaire (B) de tensions dans
le plan de Fresnel
Les grandeurs Vd, Vi et Vo sont appelées composantes symétriques des tensions simples. Elles
peuvent aussi être exprimées en fonction des trois tensions simples V1, V2 et V3:
1
Vd = (V1 + aV2 + a2V3)
3
1
Vi = (V1 + a2V2 + aV3)
3
1
Vo = (V1 + V2 + V3)
3
Ceci est aussi valable pour les systèmes triphasés de courants. Il s’agit de remplacer V par I ou J. La
détermination des composantes symétriques (Vd, Vi et Vo) à partir des grandeurs triphasées
déséquilibrées (V1, V2 et V3) passe généralement par l’utilisation des théorèmes géométriques.
Un récepteur triphasé équilibré est constitué de trois récepteurs monophasés identiques couplés soit
en étoile, soit en triangle. Le choix du couplage adéquat est généralement fonction de la tension que
peut supporter un des récepteurs monophasés seul et le courant admissible dans chacun des
récepteurs monophasés.
L’identité entre les trois récepteurs monophasés ou dipôles est caractérisé par :
1°) Pour les récepteurs présentant seulement une impédance interne, les trois impédances internes
Z1, Z2 et Z3 sont égales :
Z = Z1 = Z2 = Z3 Z = Z1 = Z2 = Z3 et = 1 = 2 = 3
avec Z le module et l’argument de l’impédance complexe Z
2°) Pour les récepteurs présentant une force contre électromotrice et une impédance interne
(primaires des transformateurs, moteurs):
les trois forces contre électromotrices E’1, E’2 et E’3 forment un système triphasé équilibré,
et
les trois impédances internes Z1, Z2 et Z3 sont égales.
1°) Chaque dipôle est directement parcouru par le courant en ligne correspondant :
J1 = I1 , J2 = I2 et J3 = I3
J1, J2 et J3 sont des courants dans les dipôles.
2°) Chaque dipôle est soumis à la tension simple correspondante de la ligne d’alimentation du
récepteur, puisque le point étoile 0 du récepteur triphasé est au même potentiel que le fil neutre de la
ligne d’alimentation :
V1 = V’1 + V0 V’1 = Z J1
V2 = V’2 + V0 V’2 = Z J2
avec
V3 = V’3 + V0 V’3 = Z J3
3°) Les courants forment un système triphasé équilibré, déphasé d’un angle du système de tensions
simples de la ligne d’alimentation. Les deux systèmes triphasés présentent en plus un même ordre de
4°) Avec ou sans fil neutre le fonctionnement d’un montage étoile équilibré est le même, puisque le
courant dans le fil neutre (dans le cas où il est connecté) est nul. Si le fil neutre N est relié au point
étoile 0 du récepteur triphasé :
I1 + I2 + I3 = J1 + J2 + J3 = -IN = 0
L1 I1
V’ 1
I1 J1 Z
L1
Z
U12 V’ 1
U12 V1 V’ 2 U23
Z
L2 I2 J2 0
V’ 2 J2 J1
U23
U23 V’ 3 Z Z
V2 J3
L3 I3 J3
L2 I2 Z
V’ 3
V3 V0 U23
IN I3
N L3
Figure 3.6 : deux façons de dessiner un récepteur triphasé équilibré couplé en étoile
1°) Chaque dipôle est directement soumis à une tension entre phases de la ligne d’alimentation :
V’1 = U12 , V’2 = U23 et V’3 = U31
V’1, V’2 et V’3 sont des tensions aux bornes des dipôles.
2°) Les courants J1, J2 et J3 à l’intérieur du récepteur triphasé forment un système triphasé équilibré
de même ordre de succession de phases que les systèmes de tensions simples et composées de la ligne
d’alimentation du récepteur triphasé. Par conséquent, les deux systèmes triphasés (I1 , I2 , I3) de
courants en ligne et (J1 , J2 , J3) de courants internes au récepteur ont même ordre de succession de
phases :
U V −V V−a V V U
J = = = = (1 − a ) = = J
Z Z Z Z Z
V =
U V −V a V − aV V U
V = et J = = = = (a − a) = a =a J
Z Z Z Z Z
V =
U V −V aV − V V U
J = = = = (a − 1) = a = aJ
Z Z Z Z Z
I1 = J1 – J3 = J(1 – a)
I2 = J2 – J1 = J(a2 – 1) = J(1 – a)a2 = a2I1
I3 = J3 – J2 = J(a – a2) = J(1 – a)a = aI1
L1 I1 V’ 3
V’1
Z J1
L1 I1 J1
J3
U23 V’ 1 Z
U12 V1 V’2 Z U12
I2 J2 Z
L2 Z
U23
U23 V2 V’3 Z J2
I3 J3 I2 V’ 2
L3 L2
V3 U23
L3 I3
N
Figure 3.7 : deux façons de dessiner un récepteur triphasé équilibré couplé en triangle
3°) Les trois courants en ligne I1, I2 et I3 forment un triangle équilatéral construit à partir des trois
courants internes J1, J2 et J3, comme illustré à travers la Figure 3.8. On peut aussi retenir, que la
relation entre les valeurs efficaces des intensités I du courant en ligne et J du courant interne est : I =
3J
Puisque I = J(1 – a), alors :
J1
I1 I2
120°
120°
J2
J3 120°
I3
Figure 3.8 : relations entre les courants de lignes et les courants internes
La puissance apparente en triphasé est une puissance complexe. Par conséquent, elle est somme des
puissances apparentes complexes transmises par trois lignes monophasés :
S = P + jQ = S1 + S2 + S3 = (P1 + jQ1) + (P2 + jQ2) + (P3 + jQ3) = (P1 + P2 + P3) + j(Q1 + Q2 + Q3)
Les puissances active et réactive vues dans le récepteur s’expriment sous la forme :
P = P1 + P2 + P3 = V’1J1cos1 + V’2J2cos2 + V’3J3cos3
Q = Q1 + Q2 + Q3 = V’1J1sin1 + V’2J2sin2 + V’3J3sin3
Si le récepteur triphasé équilibré est alimenté à travers une ligne équilibrée (en tensions), les
puissances apparente, active et réactive s’expriment de la même façon dans les cas de couplages étoile
et triangle :
P = 3V’Jcos = 3 UIcos
Q = 3V’Jsin = 3 UIsin
S = 3V’J = 3 UI
Avec :
= 1 = 2 = 3 Récepteur en étoile : Récepteur en triangle :
V’ = V’1 = V’2 = V’3 J = I = I1 = I2 = I3 J = I/ 3 = I1/ 3 = I2/ 3 = I3/ 3
J = J1 = J2 = J3 V’ = V = V1 = V2 = V3 = U/ 3 V’ = U = U12 = U23 = U31
P = 3P1 = 3P2 = 3P3
Q = 3Q1 = 3Q2 = 3Q3
S = 3S1 = 3S2 = 3S3
L1
V’ 1
I1 J1 Z1
L1
V1
U12 V1 V’ 2 V’1
Z2
L2 I2 J2 0 U12 U31
U23
U23 V’ 3 Z V’0 N
V2 3
0
L3 I3 J3 V3
V’2 V2
V’3
V3 V0
IN L2 U23 L3
N
Dès que le fil neutre N de la ligne est relié au point étoile 0 du récepteur, on a V0 = 0, et par
conséquent :
V1 = V’1 , V2 = V’2 et V3 = V’3
Le système de tensions simples dans le récepteur se synchronise à celui des tensions simples de la
ligne d’alimentation, et un courant IN circule dans le fil neutre N de la ligne :
I1 + I2 + I3 = J1 + J2 + J3 = -IN
Les trois courants appelés par le récepteur triphasé forment un système triphasé déséquilibré de même
ordre de succession de phase que le système triphasé de tensions simples de la ligne d’alimentation.
V’ 1
Z1
L1 I1 J1
U12 V1 V’ 2 Z J1
2
L2 I2 J2 I1
U23 120° I2
120°
U23 V2 V’ 3 Z
3
I3 J3 J2
L3
120°
J3
V3
N I3
Dans l’impossibilité de faire une décomposition du récepteur triphasé déséquilibré en trois récepteurs
monophasés, on peut utiliser la méthode qui consiste à considérer que le récepteur est alimenté par
trois lignes équilibrées :
1°) une ligne triphasé équilibrée direct qui véhicule une puissance active Pd, une puissance réactive
Qd et une puissance apparente Sd.
Avec: Pd = 3VdIdcosd , Qd = 3VdIdsind et Sd = Pd + jQd
2°) une ligne triphasé équilibrée inverse qui véhicule une puissance active Pi, une puissance réactive
Qi et une puissance apparente Si;
Avec: Pi = 3ViIicosi , Qi = 3ViIisini et Si = Pi + jQi
3°) une ligne équilibrée homopolaire qui véhicule une puissance active Po, une puissance réactive
Qo et une puissance apparente So.
Avec: Po = 3VoIocoso , Qo = 3VoIosino et So = Po + jQo
Les différentes puissances appelées par le récepteur triphasé déséquilibré peuvent alors s’exprimer
sous la forme :
P = Pd + Pi + Po = 3VdIdcosd + 3ViIicosi + 3VoIocoso
Q = Qd + Qi + Qo = 3VdIdsind + 3ViIisini + 3VoIosino
S = (P2 + Q2)1/2
Émission Réception
Figure 4.1 : couplage magnétique entre deux bobine
Émission Réception
Figure 4.2 : couplage magnétique entre deux bobines à travers un matériau magnétique
= (1.2)
où K est une constante qui dépend du matériau, Bmax est la valeur maximale de la densité de flux, et
f est la fréquence de fonctionnement. On réduit les pertes par hystérésis en utilisant des tôles ayant
un faible pourcentage de silicium (0,8 à 3,5%) ou en utilisant des tôles à courants orientés (tôles en
silicium à faible teneur en carbone).
On peut estimer les pertes par courant de Foucault avec la relation empirique suivante :
= (1.3)
6
Habituellement, les pertes sont estimées à l'aide de données fournies par les manufacturiers.
Φ
=− (1.5)
Attention : d = nd. En effet, si le flux dans le circuit magnétique est constant, en déplaçant le
curseur (Figure 1.6b), donc en modifiant le nombre de spires, appelé systématiquement et
arbitrairement n, il n’y a variation temporelle de flux dans aucune des spires du circuit conducteur
fermé. Dans ce cas, e = 0.
= = (1.6)
Φ= = = = (1.8)
On appelle ℛ la réluctance du circuit magnétique. La réluctance est une quantité qui caractérise la
"résistance" du circuit magnétique au passage du flux. C'est un peu comme la loi d'Ohm pour des
circuits magnétiques.
La réluctance d'un circuit de surface A, de longueur moyenne l et perméabilité est :
ℛ= (1.10)
La réluctance est exprimée en At/Wb.
Réluctance en série : La réluctance en série se comporte de la même façon que des résistances en
série. C'est-à-dire :
ℛ =ℛ +ℛ +⋯ (1.11)
L'entrefer a une relation linéaire, par contre, puisque c'est de l'air. Pour le reste du circuit, on peut
écrire que :
FFe = HFelFe = 0,54HFe (1.13)
= BFeA = 0,0016BFe (1.14)
On peut tracer cette équation sur le graphe de la courbe B(H). L'intersection entre les deux courbes
donne le BFe et HFe correspondants.
Dans le cas d'une inductance à air (où le milieu magnétique est de l'air), la valeur de l'inductance est
fonction du nombre de tours et de la perméabilité du milieu. Elle est aussi indépendante de la
fréquence et du courant. Par contre, la réluctance est difficile à calculer parce que le flux suit un
parcours pas bien définit.
Dans le cas d'une bobine sur un matériau magnétique, le flux est très concentré dans le matériau
magnétique. Le flux créé par la bobine circule donc en totalité dans le noyau. Le flux total couplé à
la bobine est égal à :
= NΦ = (1.19)
ℛ
comme dans le cas d'une bobine à air. Par contre, la réluctance n'est pas constante ; elle dépend du
courant I parce que la perméabilité du matériau n'est pas linéaire.
Par contre, on peut approximer la valeur de l'inductance en supposant que la relation B(H) est linéaire.
L = Lm + Lf (1.20)
On sait que B = H, où est une fonction du courant ( = f(i)). L'inductance de ce circuit est :
= = = ()= () (1.24)
ℛ
où A est la surface du noyau et lm est la longueur moyenne du parcours. Dans ce cas, l'inductance est
non-linéaire, puisqu'elle dépend du courant. La tension dans la bobine serait :
( )= = = + (1.25)
Selon les équations précédentes, l'inductance sera constante si la réluctance est constante. Pour le
circuit avec entrefer, la réluctance est :
ℛ =ℛ +ℛ = + (1.26)
10
> (1.27)
,