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Cours: Logique Formelle Chapitre 3: Logique Des Prédicats Partie 1/3

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14/11/2022

Cours: Logique Formelle

Chapitre 3: Logique des prédicats


Partie 1/3:
Réalisé par:
Dr. Sakka Rouis Taoufik

Chapitre 3: Logique des prédicats

I. Introduction

 La logique propositionnelle qui nous a permis de mettre au point une


première théorie de raisonnement mais elle ne permet pas de formuler
tous les raisonnements .
 Il faut aller alors plus loin que le simple calcul des propositions.
 Nous n’allons plus contenter de simples propositions, mais nous allons
introduire un nouveau type de formules logique: appelé le prédicat.
Exemples :
- {n est un entier naturel pair} n’est pas une proposition
- par contre {5 est un entier naturel pair} est une proposition fausse.
 À Chaque fois qu’on remplace n par un entier particulier
on obtient une proposition
- {n est un entier naturel pair} est un prédicat.
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Chapitre 3: Logique des prédicats

I. Introduction

Définitions :
 un prédicat est une formule logique qui dépend d’une variable libre.
 un prédicat c’est une affirmation qui porte sur des symboles
représentant des éléments variables d’un ensemble fixe.
- Puisqu’un prédicat dépend d’une variable x, nous les noterons souvent
P(x);
- C’est une application qui associe une proposition P(x) à chaque élément
d’un ensemble E, cette ensemble s’appelle l’univers du prédicat
- Dans le cas de l’exemple précédent E = N

Chapitre 3: Logique des prédicats

I. Introduction

Objectif:
 La logique des prédicats a pour but de généraliser la logique des
propositions. On peut considérer un prédicat comme un énoncé général
où apparaissent des variables. Par exemple:
(1) « X est la sœur de Y »
(2) « si X est le père de Y et Y le père de Z alors X est le grand père de Z »
Si l’on remplace toutes les variables d’un prédicat par des valeurs définies
on obtient une proposition à la quelle on pourra associer une interprétation
(vrais, faux), Par exemple
X= Rim et Y = Ali dans (1) donne « Rim est la sœur de Ali »
Un prédicat représente donc potentiellement une classe de propositions.

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Chapitre 3: Logique des prédicats

I. Introduction

 Le nombre des variables d’un prédicat s’appelle poids du prédicat.


 Exemple : p (a,b) = { le couple d’entiers naturels (a,b) tel que a+b=10}

- si l’univers du prédicat est N2 alors son poids est égal à 2

- si l’univers du prédicat est N alors son poids est égal à 1

 Dans un prédicat de poids n, si l’on affecte une valeur à l’une des


variables, on obtient un prédicat de poids n-1.

 Par conséquent, un prédicat de poids 0 est une proposition.

 Les prédicats qui portent sur le même univers peuvent être combinés
entre eux à l’aide des connecteurs , , ,  ,  pour former de
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nouveau prédicat.

Chapitre 3: Logique des prédicats

I. Introduction

Définitions :
 Le prédicat  p (x) associe à x la négation du prédicat p(x)
 Le prédicat pq (x) associe à x la conjonction des prédicats p(x) et q(x)
on notera aussi (p  q) (x)
 Le prédicat pq (x) associe à x la disjonction des prédicats p(x) et q(x)
on notera aussi (p  q) (x)
• Exemple : même univers N
p(n) = {l’entier naturel n est pair}; q(m) = {l’entier naturel m est divisible pas 5}
-  p(n) = {l’entier naturel n est impair}
- pq (n) = {l’entier naturel n est pair, et il est divisible par 5} (poids 1)
- pq (n) = {l’entier naturel n est pair, ou il est divisible par 5} (poids 1)

Attention : si l’univers est N2 (poids 2), il ne faut pas confondre pq (n) avec
S (n,m) = {l’entier naturel n est pair et l’entier naturel m est divisible par 5}
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Chapitre 3: Logique des prédicats


II. Formalisation du langage naturel

 Soit P un prédicat de poids 1 sur l’univers E. Comme ce prédicat associe


une proposition P(x) à tout élément x de E, on peut trier les élément de E
en deux sous ensembles, ceux pour lesquelles P(x) est vraie et ceux pour
qui elle est fausse.
E
V F

 Donc soit l’application v : E {V , F }


x P(x)
 Ce tri revient à regrouper les éléments de E pour qui v (x) est V et ceux
pour qui v (x) = F
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Chapitre 3: Logique des prédicats


II. Formalisation du langage naturel

Les quantificateurs :

 L’affirmation « l’ensemble des x pour lesquels P(x) est vraie est E tout
entier » est une proposition ; on la note x P(x)

 on lit : quelque soit x la proposition P(x) est vrai

 : quantificateur universel

 L’affirmation « l’ensemble des x pour lesquels P(x) est vraie n’est pas
vide » est une proposition ; on la note x P(x)

 on lit : il existe x tel que P(x) est vraie

 : quantificateur existentiel

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Chapitre 3: Logique des prédicats


II. Formalisation du langage naturel

Exemples :
 Soit le prédicat P(n) = { l’entier naturel n est pair }
- n P(n) est une proposition fausse car on lit : « tout entier naturel est pair »
- n P(n) est une proposition vraie car on lit : « il existe un entier naturel pair »
Exercice d’application:
 Soit les prédicats : H(x) = { x est un homme }
M(x) = { x est méchant }
Formuler les affirmation suivantes:
- «C’est faux que tout les hommes sont méchants »: (x (H(x)  M(x)))
- «Seulement les hommes sont méchants » : x (M(x)  H(x))
- « Il existe un homme méchant » : x (H(x)  M(x))
- « Il n’existe pas d’homme méchant » :  (x (H(x)  M(x)))
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Chapitre 3: Logique des prédicats


II. Formalisation du langage naturel

Remarques :
 Soit P un prédicat dont l’univers est E = { e1, e2, e3,….., en}

- La proposition x P(x) est vraie quand les propositions P(e1) ,


P(e2),……, P(en) sont toutes vraies.

 x P(x) se confond avec la proposition P(e1)  P(e2) ……  P(en)

- La proposition x P(x) est vraie si l’une au moins des propositions P(e1)


, P(e2),……, P(en) est vraie.

 x P(x) se confond avec la proposition P(e1)  P(e2)  ……  P(en)

 Soit P(x,y,z) un prédicat de poids 3

- Q(x,z) = y P(x,y,z) est un prédicat de poids 2


- R(z) = x Q(x,z) = x y P(x,y,z) est prédicat de poids 1 10

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Alphabet du langage du premier ordre (prédicat)


Le langage du calcul des prédicats est formé de :
--Les connecteurs , , ,  et 
- Les quantificateurs
 : quantificateur existentiel (« il existe » : x P(x) )
 : quantificateur universel (« pour tout ») : x P(x) )
- Des constantes logiques : V et F

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Formules du langage :
- A est une formule atomique ssi A s’écrit sous la forme P(t1, t2,t3 …. tn)
avec: P est un symbole de prédicat de poids n ( P  P n )

t1, t2,t3 …. tn sont des termes

- Une formule atomique (formule de poid 0) est une formule

- Si A est une formule, alors ( A) est une formule.

– Si A et B sont deux formules, A  B, A  B, A  B et A  B sont des


formules.

– Si A est une formule et x est une variable, alors x. A et x. A sont des
formules.
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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Termes du langage :
• Les termes sont construits à partir de l’ensemble des variables et des
symboles de fonctions F .
• Tout terme est engendré par l’application des lois suivantes:
 Une constante est un terme (qui sera interprétée par un individus fixé)
 Les symboles de fonctions ayant chacun un poids  1 sont des termes.
(un nombre d’arguments fixé)
 Une variable est un terme (qui varie dans l’ensemble des individus de
l’interprétation)
 Si f est un symbole fonctionnel d’arité (de poids) n et si t1, t2,t3 …. tn
sont n termes, alors f (t1, t2,t3 …. tn) est un terme.
Un terme est dit clos s’il ne contient aucune variable
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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Termes du langage : Exemples


f (x, g (y , z) ) est un terme si f et g sont des symboles de fonction de poids 2.

Arbre de décomposition :
f

x g

y z
- f ( 5, 3 ) est un terme clos
- f (x, g (y1, y2) ) est un terme
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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Utilisation des quantificateurs :


Revenons au deux quantificateurs (existentiel et universel) développer
précédemment. Nous rappelons les définitions de chacun:

- : « existe au moins un sel »

- ! : « existe un et un seul »

- : « quelque soit, ou pour tout »

- Quantificateurs imbriqués:

Notons que l’ordre des quantificateurs est important. En effet, « tout le monde
aime quelqu’un » s’écrirait x.(y. Aime(x,y)), qui n’a pas exactement le
même sens que « il y a quelqu‘un qui est aimé par tout le monde » qui
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s’écrirait y.(x. Aime(x,y)).

Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Utilisation des quantificateurs :


Loi de Morgan entre les quantificateurs:

x.Fx.F

x.Fx.F

x.Fx.F

x.Fx.F

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Formules du langage :
Illustration: soit le prédicat Aime (A, B) : « A aime B »

- « Tout le monde déteste les brocolis » revient au même que « Il n’existe


personne qui aime les brocolis »:

x.  Aime(x,brocolis) x. Aime(x,bricolis)

-« Tout le monde aime les glaces » et « il n’y a personne qui n’aime pas les
glaces » sont équivalentes:

x. Aime(x,glaces )  x. Aime(x,glaces)

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Utilisation des quantificateurs :


Exercice 1: Formuler en calcul des prédicats les phrases suivantes:

1. les baleines sont des mammifères.

2. les entiers sont pairs ou impairs

3. Il existe un entier pair

Correction: E(x) : « x est un entier»


B (x) : « x est un baleine » P(x) : « x est pair»
M (x) : « x est un mammifère » I(x) : « x est impair»
Traduction : x. (B(x)  M(x)) Traduction : x (E(x)  (P(x) v I (x)) )
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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Utilisation des quantificateurs :


Exercice 2: Exprimer les énoncés suivants en logique du premier ordre
1. « Tous les lions sont féroces. »
2. « Quelques femmes ne boivent pas du café »
Correction:

Lion (x) : « x est un lion» Femme (x) : « x est une femme»

Feroce(x) : « x est un féroce» Cafe(x) : « x boit du café»


Traduction : x.(Lion(x) Feroce(x)) Traduction : x.(Femme(x)Cafe(x))

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Utilisation des quantificateurs :


Exercice 3: Utiliser les 3 prédicats suivants pour exprimer les énoncés
suivants en logique du premier ordre
Etudiant (x) : « x est un étudiant »; Assiste (x, y) : « x assiste au cours y »
Interessant(y) : « y est intéressant »
1. « Certains étudiants assistent à tous les cours »:
x.(Etudiant(x)(y . Assiste(x,y)))
2. « Aucun étudiant n’assiste à un cours intéressant »:
 x.(Etudiant(x) (Assiste(x,y) Interessant(y)))
Dans la seconde formule, on constate que la variable y n’est pas quantifiée:
une telle variable est dite libre. Une variable quantifiée est dite liée. 20

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables libres:
Soit A une formule. L’ensemble des variables libres de A, noté
Var(A), est définie comme suit :
 Si A est un atome, de forme P(t1, t2,t3 …. tn) alors :
Var(A) = Var(P(t1, t2,t3 …. tn)) = Var(t1) U Var(t2) U…….U Var(tn)
 Si A=  B alors Var(A) = Var(B) = Var(B)
 Si A=B # C avec #  { , ,  , } alors :
Var(A) = Var(B # C) = Var(B) U Var(C)
 Si A = x B ou A = x B alors :
Var(A) = Var( x B) = Var( x B) = Var(B) \ {x} 21

Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables libres:

- Chacune des fois où une variable x apparaît dans une


formule A est appelée une occurrence de x dans A.

- Toutes les occurrences des variables d’un terme sont des


variables libres de t. c.a.d :

1/ Var(x) = {x}

2/ Var(c) = { } ( c : constante)

3/ Var(f (t1, t2,t3 …. tn)) = Var(t1) U Var(t2) U…….U Var(tn)

- Une formule de A est dite close si Var(A) =  (A n’a pas


de variable libre) 22

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables libres: Exemples :

- A : x y P(f (x,y),z)
Var(A) = Var(y P(f (x,y),z)) \{x}
= Var(P(f (x,y),z) \{y} ) \{x}
= Var( (Var(f (x,y)) U Var(z)) \{y} ) \{x}
= (({x,y} U {z}) \{y} ) \{x}
= ({x,y,z}\{y}) \{x}
= ({x,z}) \{x}
={z} Donc A n’est pas close
- B : x P(x)

Var(B) = Var(x P(x))= Var(P(x)) \{x} = {x} \{x} = 


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Donc B est close

Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables libres : Exemple :


- A : (x (P(x,y)  Q(x)))  ( y ( P(x,y)  (z Q(z)) ) )
 Var(B) = Var(P(x,y)  Q(x)) \ {x} = { x,y,x }\ {x} = {y}
 Var(C) = Var( P(x,y)  (z Q(z))) \ { y }
Var(C) = (Var( P(x,y)) U Var(Q(z) \ { z } )) \ { y }
Var(C) = ({ x,y } U ({ z } \ { z } )) \ {y}
Var(C) = { x,y } \ {y} = { x }

 Var(A) = Var(B) U Var(C) = { x, y }

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables liées :
- Soit A une formule. L’ensemble des variables liées de A, noté
BVar(A) (B pour bound), est définie comme suit :

 Si A est un atome, BVar(A) = 

 Si A=  C alors BVar(A) = BVar(C) = BVar(C)

 Si A=B # C avec #  { , ,  , } alors :

BVar(A) = BVar(B # C) = BVar(B) U BVar(C)

 Si A = x B ou A = x B alors :

BVar(A) = BVar( x B) = BVar( x B) = BVar(B) U {x}


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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables liées : Exemple :


- A : (x (P(x,y)  Q(x)))  ( y ( P(x,y)  (z Q(z)) ) )
 BVar(B) = BVar(P(x,y)  Q(x)) U {x}
= (BVar(P(x,y)) U BVar(Q(x))) U { x }
=(U)U{x}={x}
 BVar(C) = BVar( P(x,y)  (z Q(z))) U { y }
BVar(C) = (BVar( P(x,y)) U ( BVar(Q(z)) U { z } ) ) U { y }
BVar(C) = (  U (  U { z } ) ) U {y} = { z } U {y} = { z,y }

 BVar(A) = BVar(B) U BVar(C) = { x, y ,z} 26

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Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Variables liées : Exemple :


- A : (x (P(x,y)  Q(x)))  ( y ( P(x,y)  (z Q(z)) ) )
 BVar(B) = BVar(P(x,y)  Q(x)) U {x}
= (BVar(P(x,y)) U BVar(Q(x))) U { x }
=(U)U{x}={x}
 BVar(C) = BVar( P(x,y)  (z Q(z))) U { y }
BVar(C) = (BVar( P(x,y)) U ( BVar(Q(z)) U { z } ) ) U { y }
BVar(C) = (  U (  U { z } ) ) U {y} = { z } U {y} = { z,y }

 BVar(A) = BVar(B) U BVar(C) = { x, y ,z} 27

Chapitre 3: Logique des prédicats


III. Syntaxe du calcul des prédicats

Exercice d’application :
Donner les variables libres et liées pour chacune des formules
suivantes:

1/ x (P(x)  y Q(x,y))
2/ ( y Q(x,y))  x P(x)
3/ x ((y P(x,y))  (z Q(z)  R(x)))
4) (x ((y P(x,y)) )  (z Q(z)  R(x))
5/ ((x P(x)  y Q(y))  z R(z))  u S(u)

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