le
GRAND LIVRE
de la
SANTÉ NATURELLE
Une approche holistique pour une santé supérieure
Walter Last
traduction par Jean Archambault
LE
GRAND LIVRE
DE LA
SANTÉ NATURELLE
Une approche holistique à une santé supérieure
Traduit de l’anglais par Jean Archambault
Walter Last
Du même auteur :
Heal Yourself
Healing Foods
The Self Help Cancer Cure Book
The Heal Yourself Series of Self Help Books
[Link]
Tous droits réservés © 2016 Jean Archambault
Toute portion de ce livre peut être reproduite librement pour des
fins non commerciales.
Titre original:
Heal Yourself - The Naturel Way, Overcome Diseases & Create Superior Health
Traduction, vérification et mise en page : Jean Archambault
Vérification : Jocelyne Laflamme, France Gosselin
Conception et mise en page de la couverture : Jean Archambault
Illustrations : JeanArchambault
Photo couverture : [Link]
Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016.
Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016.
L’
rtefieor
L’Artefieor inc. éditeur
info@[Link]
ISBN 978-2-9816101-0-2
Mention légale
Le contenu de ce livre vous est présenté à titre informatif seulement et ne saurait se sub-
stituer à un avis médical professionnel. Aucune action ou inaction ne doit être basée uniquement
sur la foi des informations contenues dans ce livre. Pour toute question relative à la santé ou au
bien-être, le lecteur doit consulter un professionnel de la santé approprié. Tout lecteur qui omet
de consulter un professionnel de la santé prends l’entière responsabilité de ses actes et leurs con-
séquences.
Les informations et les opinions exprimées ici, au meilleur de la connaissance, du jugement
et de la bonne foi de l’auteur, sont estimées être exactes. L’auteur et l’éditeur décline toute respon-
sabilité pour toute erreur ou omission.
Les informations concernant les produits, techniques ou approches thérapeutiques n’ont pas
été évaluées par Santé Canada ou leur équivalent se trouvant dans les pays où ce livre est distribué
et ne peuvent être utilisées à des fins de diagnostic et traitement médical, guérison ou prévention
des maladies. Ces actes sont la capacité exclusive de la profession médicale et l’auteur reconnait
cette exclusivité.
Le terme anglais « heal » peut être considéré au sens de « guérir » ou « soigner ». Bien que la
traduction ait été effectuée avec la plus grande attention, il pourrait s’y trouver une ambiguïté qui
pourrait laisser croire que la guérison est l’objectif visé. Le cas échéant, le lecteur devra considérer
cette ambiguïté comme une erreur de bonne foi de la part du traducteur et des réviseurs. Lorsque
le processus de guérison est évoqué, le lecteur doit comprendre qu’il s’agit ici d’une guérison sur
le plan énergétique, émotionnel ou spirituel.
Merci de signaler toute erreur, omission, incongruité de quelque nature que ce soit.
TABLE DES MATIÈRES
Avant-propos................................................................................................................................................. 10
Introduction................................................................................................................................................. 13
Section 1..................................................................................................................................................... 18
Chapitre 1 - Sur la voie de la maladie
Sois conscient des facteurs qui causent la maladie..................................................................................... 20
Chapitre 2 - Sur la voie de la santé
Apprends les principes d’une vie naturelle afin de restaurer ta santé....................................................... 25
Chapitre 3 - Assainissement intestinal et thérapie antimicrobienne
Assainis tes intestins et élimine les microbes nocifs de ton organisme...................................................... 30
Chapitre 4 - Jeûnes et nettoyages
Purifie ton intérieur en éliminant les résidus et toxines accumulés.......................................................... 44
Chapitre 5 - Tests d’allergies
Découvre et surmonte tes allergies alimentaires et tes sensibilités chimiques.......................................... 52
Chapitre 6 - L’équilibre acido-basique
Rééquilibre ton organisme en testant et corrigeant toute condition d’hyperacidité ou d’alcalinité........ 57
Chapitre 7 - L’eau vivante
L’eau vivante possède un grand potentiel curatif – apprends à t’en servir................................................ 64
Chapitre 8 - La pratique d’une vie saine
Améliore ton environnement – ta maison, tes vêtements et même tes dents ........................................... 70
Chapitre 9 - Activité physique
Prends l’habitude de faire de l’activité physique régulièrement................................................................ 78
Chapitre 10 - Crises de guérison
Tôt ou tard, tu feras face à une crise de guérison, alors utilise-la à ton avantage..................................... 86
Section 2..................................................................................................................................................... 92
Chapitre 11 - Examen général
Procède à un auto-examen afin d’évaluer ton état de santé....................................................................... 94
Chapitre 12 - Iridologie
Examine tes yeux afin de connaître davantage les conditions internes de ton corps................................ 98
Chapitre 13 - Tests musculaires
Teste ta force musculaire afin de déterminer si un aliment ou un remède
t’est bénéfique ou néfaste............................................................................................................................. 102
Chapitre 14 - Le pattern endocrinien
De simples mesures des bras et des jambes peuvent révéler certaines conditions..................................... 107
Chapitre 15 - Réflexologie
Appuie sur les points réflexes de tes mains et tes pieds afin
de déceler et traiter les conditions de ton organisme................................................................................. 111
IV
Chapitre 16 - Auriculothérapie
Essaie cette méthode simple afin d’améliorer le fonctionnement
d’organes déséquilibrés ou atteints de maladies. ....................................................................................... 116
Chapitre 17 - Chromothérapie
Utilise les couleurs afin d’équilibrer ton organisme et tes émotions......................................................... 120
Chapitre 18 - Magnétothérapie
Bénéficie du fait que les deux pôles d’un aimant procurent des effets biologiques utiles. ...................... 124
Chapitre 19 - Zapper électronique et générateur d’impulsions magnétiques
Utilise l’électrothérapie afin de garder ton organisme libre de microbes et parasites. ............................ 129
Chapitre 20 - Massage et thérapie vertébrale
Améliore l’activité de tous tes organes et glandes par le massage de ta colonne vertébrale
et de ton corps. ............................................................................................................................................ 133
Chapitre 21 - Hydrothérapie, cataplasmes et lavements
Utilise l’eau afin de détendre et soulager les conditions douloureuses. . .................................................. 139
Chapitre 22 - Urinothérapie ou amaroli (urine et urée)
Ce n’est peut-être pas ta « tasse de thé »,
mais beaucoup ne jurent que par cette thérapie ancestrale....................................................................... 147
Section 3..................................................................................................................................................... 153
Chapitre 23 - Vitamines
Découvre les vertus de ces nutriments essentiels
et si tu as des besoins particuliers pour certains d’entre eux..................................................................... 155
Chapitre 24 - Minéraux
Découvre ce que font les minéraux et si tu as besoin d’en prendre davantage......................................... 162
Chapitre 25 - Acides aminés
Ils sont les pièces maîtresses de toutes nos protéines.
Un niveau adéquat est essentiel pour une bonne santé.............................................................................. 171
Chapitre 26 - Enzymes digestives
Ces substances vitales sont essentielles pour la digestion,
mais de mauvaises habitudes alimentaires et de cuisson peuvent en épuiser tes réserves........................ 177
Chapitre 27 - Suppléments nutritifs
Des nutriments concentrés sous forme de comprimés peuvent éliminer
les carences nutritionnelles et procurer une santé optimale...................................................................... 179
Chapitre 28 - Herbes
Tu peux bénéficier de l’utilisation de remèdes végétaux en lieu de produits pharmaceutiques.............. 184
Chapitre 29 - Homéopathie
Les remèdes homéopathiques sont efficaces et tu peux les préparer toi-même......................................... 188
Chapitre 30 - Argent, cuivre, zinc et or colloïdal
Utilise ces remèdes puissants à chaque fois que tu as une infection ou une inflammation...................... 196
Chapitre 31 - Oxygénothérapie
L’oxygène, en usage thérapeutique, aide à surmonter rapidement les infections..................................... 201
V TABLE DES MATIÈRES
Section 4..................................................................................................................................................... 106
Chapitre 32 - Règles alimentaires générales
Comprendre les principes de la sélection, préparation et des combinaisons alimentaires saines............ 209
Chapitre 33 - Groupes alimentaires
Apprends à connaître les caractéristiques curatives des différents
groupes alimentaires et applique-les pour te soigner.................................................................................. 219
Chapitre 34 - Alimentation santé
Adopte une alimentation santé adaptée aux besoins spécifiques de ton organisme.................................. 224
Chapitre 35 - Aliments spéciaux
Bénéficie des propriétés curatives du pollen d’abeille,
graines germées, aliments fermentés et des aliments pourpres.................................................................. 237
Chapitre 36 - Eau et jus
Soigne-toi par les jus frais de légume et d’herbe......................................................................................... 245
Chapitre 37 - Recettes santé
Transforme les aliments santé en repas savoureux..................................................................................... 252
Section 5..................................................................................................................................................... 260
Chapitre 38 - Produits de lait de vache et lactose
Regarde de plus près les produits de lait de vache et le lactose.
Sous certaines formes ils peuvent être bénéfiques, mais dans leur utilisation actuelle,
ils ont tendance à occasionner beaucoup de problèmes de santé.............................................................. 262
Chapitre 39 - Blé et gluten
Le blé est peut-être le pilier de l’alimentation humaine,
mais pour plusieurs personnes il est contraire à la bonne santé................................................................ 270
Chapitre 40 - Aliments sucrés
Ton goût pour le sucre peut conduire à ta perte, alors pense à en réduire ta consommation................. 274
Chapitre 41 - Viandes et graisses
La surconsommation de viandes et de graisses peut causer de sérieux problèmes de santé.
Essaie de limiter leur utilisation.................................................................................................................. 282
Chapitre 42 - Les produits chimiques dans ton assiette
Minimise ton exposition aux produits chimiques toxiques, aux additifs dans l’eau
ainsi qu’aux levures et moisissures - ton corps t’en remerciera.................................................................. 291
Chapitre 43 - Types, voies et alimentation métaboliques
Découvre ton type métabolique personnel et tes besoins alimentaires spécifiques................................... 302
Section 6..................................................................................................................................................... 316
Chapitre 44 - Auto-thérapies pour problèmes de santé
Si tu as une maladie en particulier, ce résumé de protocoles
de traitements typiques peut t’indiquer la marche à suivre....................................................................... 318
Chapitre 45 - Symptomes de carences
Consulte cette liste de symptômes afin de déterminer
si tu es en carence de nutriments essentiels – et commence à les remplacer............................................ 344
VI TABLE DES MATIÈRES
Chapitre 46 - Cancer
Si tu es atteint de cancer, voici ce que tu peux faire................................................................................... 350
Chapitre 47 - Chocs émotionnels et psychologiques
Le secret de la prévention des maladies est de désamorcer
les chocs qui déséquilibrent l’organisme..................................................................................................... 357
Chapitre 48 - Candidose
Si tu éprouves une prolifération de Candida albicans, voici ce que tu peux faire.................................... 365
Chapitre 49 - Maladies cardiovasculaires
Gère ton cholestérol et améliore ta santé cardiaque – quelques conseils pratiques................................. 371
Section 7..................................................................................................................................................... 380
Chapitre 50 - Énergies électromagnétiques
Protège-toi des effets néfastes de la radiation électromagnétique
et fais de la lumière du soleil, une alliée..................................................................................................... 382
Chapitre 51 - Bioénergies
La bioénergie est la véritable énergie de la guérison.
Pour une santé optimale, apprends à la connaître le plus possible............................................................ 386
Chapitre 52 - Cultiver les énergies
Apprends à ressentir les bioénergies subtiles et à les utiliser afin d’énergiser ton organisme.................. 390
Chapitre 53 - Accumulateurs d’énergies
Utilise les accumulateurs d’orgone, pyramides, cônes et l’eau afin de concentrer la bioénergie.............. 397
Chapitre 54 - Guérison énergétique
Apporte de l’énergie ou retire l’excédent d’énergie afin de faciliterta guérison ou celle des autres........ 403
Chapitre 55 - Méridiens et acupression
Équilibre le flux d’énergie le long des méridiens d’acuponcture en « traçant » leurs circuits.................. 407
Chapitre 56 - Sexualité
Canalise tes énergies sexuelles vers le plaisir plutôt que la frustration..................................................... 414
Section 8..................................................................................................................................................... 429
Chapitre 57 - Comprendre les émotions et les maladies
Apprends comment tu es venu à te couper de tes sentiments, quels problèmes émotionnels
et maladies cela cause et comment cela se manifeste dans ton organisme................................................ 431
Chapitre 58 - Soigner ses relations
Essaie ces méthodes afin de soigner tes relations personnelles, familiales et sociales............................... 439
Chapitre 59 - Guérir en groupes
Joins un groupe de gens semblables dans le but de guérir
tes sentiments et émotions et aider les autres à faire de même.................................................................. 449
Chapitre 60 - Apprendre à ressentir
Nos sentiments bâtissent notre corps ; ils sont le ciment qui lie le corps et l’esprit.................................. 453
Chapitre 61 - Entreprendre la cure d’amour
Mène une vie stimulante remplie d’amour et de joie et pratique la Cure d’Amour.................................. 461
VII TABLE DES MATIÈRES
Section 9..................................................................................................................................................... 467
Chapitre 62 - Prends contrôle de la puissance de l’esprit
Reconnais la puissance de ton subconscient.
Il est la véritable puissance derrière le trône de l’égo................................................................................ 469
Chapitre 63 - Outils utiles pour l’esprit
Utilise la relaxation, la régression, la reprogrammation, la prière,
la méditation et la communication intérieure dans l’atteinte d’une vie plus accomplie.......................... 478
Section 10................................................................................................................................................... 495
Chapitre 64 - La dimension spirituelle
Engage-toi dans la dimension spirituelle de la vie et fais-en ta demeure................................................... 497
Chapitre 65 - La vie sur la voie
La voie spirituelle est l’ultime triomphe de l’aventure humaine et,
en suivant les 65 chapitres, tu t’y trouves déjà............................................................................................ 503
Résumé des 65 chapitres.............................................................................................................................. 510
Références.................................................................................................................................................... 512
Bibliographie................................................................................................................................................ 516
Herbes par noms scientifiques..................................................................................................................... 530
VIII TABLE DES MATIÈRES
AVANT-PROPOS
Dans un monde idéal, où le bien-être et la santé des populations seraient véritablement au centre des
préoccupations de nos dirigeants, où les intérêts financiers seraient balisés de valeurs morales et de coopération
et où chacun de nous aurait conscience de notre responsabilité envers notre propre santé et notre épanouisse-
ment, la conception et la création de ce livre et sa traduction seraient une pure perte de temps.
Mais voilà, nous ne sommes pas dans un monde idéal, loin de là.
Notre époque est dominée par les règles d’un marché maintenant globalisé qui appelle à la croissance
perpétuelle, sans égards aux effets néfastes produits sur toutes les structures naturelles de notre monde (écosys-
tèmes, climat, océans, sociétés, humains, etc.). Tous les niveaux de nos sociétés sont remodelés pour favoriser
le système économique, ce qui conditionne inexorablement l’humain à s’éloigner de plus en plus de sa nature
propre pour s’affubler de rôles fabriqués uniquement au profit d’un mercantilisme prédateur.
La recherche perpétuelle de profit, de croissance et de parts de marchés, conditions obligatoires dans ce
modèle financier mondial, entraîne nécessairement une dangereuse dérive vers l’utilisation de technologies et
produits manufacturiers, domestiques et alimentaires de moins en moins compatibles avec nos systèmes na-
turels. Il en résulte un appauvrissement, voire un effondrement, de l’équilibre naturel de tous les êtres vivants
de cette planète. Pour nous, ce déséquilibre a des répercussions sur tous les niveaux de notre être, le plus per-
ceptible étant notre santé physique et psychologique.
Notre mode de vie axé sur le rendement, combiné au déclin de notre santé personnelle et collective, que
la plupart d’entre nous jugent normal ou presque, nous pousse à nous maintenir en état de stress continuel,
en état de survie. Nous sommes trop occupés à courir à gauche et à droite dans le but de combler ces attentes
de rendement tous azimuts que nous déléguons tout notre pouvoir sur notre santé à un système médical qui
ne cesse de faire fi des méthodes naturelles qui elles ne cessent de démontrer leur pertinence et leur efficacité.
À force de propagande et de conditionnement, nous avons fini, en tant que société, par nous laisser
convaincre d’accepter sans mot dire les positions officielles de nos structures décisionnelles. Nous sommes con-
vaincus que nous sommes incompétents, voire ignorants, envers notre propre santé, que la médecine moderne
sait mieux que nous comment nous nous sentons, que la science officielle possède tout le savoir et a donc le
dernier mot sur l’efficacité des différents traitements et approches thérapeutiques. Nous sommes convaincus
que l’industrie pharmaceutique et les gouvernements agissent dans le meilleur intérêt de la population.
Cette abdication de notre pouvoir personnel a entraîné la perte de notre sens critique et d’autodétermination.
Nous nous contentons aujourd’hui de suivre aveuglément les directives du médecin sans même questionner
la pertinence d’un traitement ou d’un autre, même si nous savons pertinemment que l’erreur médicale est un
phénomène de plus en plus fréquent. Nous acceptons sans broncher le discours fataliste des prévisions médi-
cales quant à l’augmentation dramatique des maladies chroniques dégénératives, du cancer, de l’autisme, etc.,
sans une seule explication valable quant à la raison de cette augmentation.
À force de nous désister, nous avons oublié notre responsabilité envers notre propre santé. Il ne tient qu’à
nous de voir à notre remise en santé et à son maintien. Certes, l’avis d’un médecin ou autre professionnel de la
santé est utile dans cette démarche, mais cet avis ne doit pas être reçu comme une directive. Nous seuls devri-
ons savoir ce qui nous convient ou non. Nous seuls sommes aptes à déterminer notre approche thérapeutique.
La médecine base ses protocoles sur des moyennes ou des barèmes, établis selon des statistiques relevés à
partir de larges groupes; plus l’échantillonnage est important, plus le résultat est jugé crédible. Les traitements
administrés à des individus sont entrepris selon ces moyennes et l’on ne peut qu’espérer représenter cette
moyenne lorsque nous nous y soumettons. Des traitements « généraux » ont des effets spécifiques chez chaque
individu.
Chacun de nous possède un métabolisme unique qui répond de façon unique à chaque intervention que
nous y effectuons. Il est à nous de nous conscientiser afin de connaître et ressentir notre organisme ainsi que
notre être dans son ensemble, dans ses différents états et réactions, et ce, à tout moment. Nous sommes les seuls
experts de notre organisme. À nous de sortir de cet endormissement et reprendre le contrôle sur notre corps.
10
Le monde médical, tel qu’il se présente aujourd’hui, s’oppose à toute forme de remise en question de son
hégémonie. Et par conséquent, toute approche dite naturelle ou douce est irrémédiablement attaquée et dis-
créditée, la médecine se voulant la seule compétente pour guérir une maladie. En contrepartie, les défenseurs
AVANT-PROPOS
de la santé naturelle et holistique, de par la vive opposition du corps médical, se sentent légitimes d’une réac-
tion similaire : le rejet de toute perspective médicale. Pourtant, dans un esprit de coopération et de complé-
mentarité, tous pourraient coexister pour le plus grand bénéfice mutuel. Nul doute que dans le respect des
compétences de tout un chacun, le but officiellement visé – la santé des populations – serait un objectif non
seulement atteint, mais celui-ci serait au cœur de toutes considérations.
Mais voilà, les intérêts des uns sont aux antipodes des autres. Devant une fin de non-recevoir de la part
des instances sanitaires face à la présence d’approches naturelles et holistiques, force est de constater que la
coexistence est malheureusement impossible, voire même refusée, parfois violemment.
Face à cette solitude imposée, nous devons faire de valeureux efforts afin de nous diriger et nous main-
tenir dans le chemin de la santé naturelle et holistique. Nous devons redécouvrir notre corps, notre unicité et
nous réapproprier le pouvoir perdu. La grande majorité d’entre nous n’est jamais entrée en contact avec son
propre corps et n’a jamais développé les outils présents dans chacun de nous pour nous permettre de s’élever
à notre plein potentiel.
La tâche peut paraître colossale, hors d’atteinte, même. Mais il n’en est rien. Certains pensent peut-être
que le temps manque ou que les changements recherchés ne se manifestent pas, ou au moment où ils voud-
raient qu’ils se manifestent.
Puisque nous vivons à l’époque où tout est dominé par la vitesse et l’instantanéité, nous avons appris à ce
que tout se produise dans l’instant où nous formulons un désir. Nous avons appris à exprimer une insatisfac-
tion immédiate si nous avons à attendre quelques secondes de plus que nous le voudrions. Ce conditionnement
subit depuis notre plus jeune âge est encouragé et entretenu par tout ce qui nous influence - technologie, mé-
dias, divertissement et entourage.
Sur le plan de notre santé, notre comportement est également à l’image de ce conditionnement. Nous
cherchons à faire taire les symptômes déplaisants le plus rapidement possible, quelles qu’en soient les causes.
Nous ne voulons pas avoir à attendre le soulagement, même temporaire.
Mais la nature n’est pas si pressée. Sachons que les maladies ne sont pas d’états qui surgissent soudaine-
ment, mais qui se développent plutôt avec le temps, bien que certaines maladies semblent évoluer très rapide-
ment. La manifestation des symptômes n’est que l’aboutissement d’une détérioration graduelle de notre mé-
tabolisme. Et ces symptômes, si déplaisants soient-ils, sont en fait des messages qui nous sont destinés afin de
prendre conscience de notre état de santé; fièvre, inflammation, douleur, etc., sont d’autant de signaux envoyés
de la part de notre organisme pour nous indiquer la voie à suivre. L’approche naturelle ne cherche pas à dis-
simuler ces signaux, mais au contraire, se sert d’eux pour mieux cibler les soins à apporter.
Il s’agit d’un appel à un véritable changement de paradigme. Un profond changement de culture vers
l’ouverture à une réalité plus grande que celle qu’on nous a laissé croire jusqu’ici. Certes, cette nouvelle réalité
possède de nombreux dédales laissant croire qu’il est trop compliqué de s’y engager. Acquérir de nouvelles con-
naissances et modifier son système de croyances est un processus qui demande engagement et persévérance sur
le long terme. Il tentant de s’y engager avec un sentiment d’urgence, comme s’il y avait péril en la demeure.
Comme la détérioration de la santé se produit sur une période plus ou moins longue, le retour à la santé fait
de même. Certes, certains maux demandent une attention prompte et immédiate et on ne saurait négliger
l’assistance d’un médecin pour les traiter.
Notre santé, physique, mentale, émotionnelle et spirituelle est avant tout l’affaire de chaque individu et
est le travail d’une vie. Le médecin ne devrait être considéré que comme un intermédiaire à qui nous donnons
le mandat d’intervenir dans certains cas particuliers. Nous sommes le seul expert de notre propre santé sur tous
ses plans et tous nos efforts doivent être dirigés en ce sens. Efforçons-nous à développer notre ressenti envers
notre organisme et notre être, afin de comprendre leurs messages bienveillants qui nous sont transmis dans le
but de vivre en harmonie avec soi-même et la vie qui nous entoure.
Puisse ce livre vous éclairer et vous accompagner dans la voie de la santé. Bonne lecture.
Jean Archambault
11
INTRODUCTION
Ce livre est pour ceux qui cherchent à vivre une vie accomplie et saine. Je n’ai aucun doute que nous
pouvons tous arriver à vivre une telle vie, quel que soit notre âge et qu’il s’agit même de notre droit le plus
fondamental. Nous n’avons qu’à éviter ou éliminer les conditions de vie artificielles qui nous empêchent d’être
ceux que nous sommes réellement. Un problème actuel auquel les gens qui recherchent de façon sérieuse
l’amélioration de leur santé et spiritualité, est l’énorme quantité d’informations disponibles sur ces sujets.
Beaucoup de ces informations sont contradictoires et de surcroît, devant toutes les méthodes proposées,
il semble pratiquement impossible d’y trouver celle qui nous convienne.
J’ai épluché la plupart de ces informations et expérimenté personnellement bon nombre d’entre elles
au cours de mes 30 ans à titre de naturopathe, dans le but de déterminer ce qui fonctionne, pour qui et dans
quelles conditions. Encore plus important pour moi était mon propre cheminement spirituel. Je partage ici
avec toi les fruits de mon expérience dans ma recherche continuelle sur la santé et la spiritualité.
Bien que ce livre ne plonge pas en grands détails dans le traitement de maladies spécifiques, en utilisant
les méthodes décrites et en suivant les conseils pour refaire ta santé, tu es appelé à améliorer ton état, quel que
soit le nom de la maladie. Au lieu de combattre ta maladie, je te recommande de mettre toutes tes énergies à
améliorer ta santé. Ta maladie pourrait disparaître d’elle-même.
Afin de démontrer comment de simples méthodes naturelles peuvent être efficaces pour surmonter des
maladies dites incurables par la médecine, je cite un exemple du livre The Food and Health of Western Man
du Dr. J. L. Mount. Dans cinq cas de cancer de l’intestin, les chirurgies ont révélé que le cancer s’était déjà
métastasé dans tout le corps. Les patients ont donc été retournés chez eux pour y terminer leurs jours. Mais
contrairement à cela, ces cinq personnes, indépendamment les uns des autres, sont devenues des jardiniers
chevronnés et dès lors, n’ont consommé que leurs produits cultivés de façon biologique directement de leur
jardin. Lorsqu’elles sont finalement décédées, 21 à 30 ans plus tard, aucune trace de cancer n’a pu être décelée
lors d’examens post mortem.
Certes, ces guérisons sans interventions médicales sont considérées comme des « rémissions spontanées ».
Il devrait être réconfortant pour les individus atteints d’un cancer avancé ou une autre maladie « incurable » de
savoir que ces rémissions spontanées peuvent survenir avec de simples méthodes naturelles. Cependant, bien
que non mentionné dans le livre du Dr. Mount, je soupçonne l’incidence d’un autre facteur important : ces cinq
personnes ont fait la paix avec eux-mêmes et avec le monde.
De la même façon, tu peux utiliser ce livre afin d’améliorer ta santé ou pour mener une vie enrichissante
et saine, avec une plus grande paix avec toi-même et avec le monde. Idéalement, il est conçu pour te conseiller à
soigner, non seulement ton corps, mais aussi tes émotions et ton esprit dans le cadre de ta croissance spirituelle.
En suivant cette voie et les 65 chapitres que je te présente, tu auras de moins en moins recours à ce livre ou
tout autre conseil « d’experts ». Tu réaliseras plutôt que toutes les réponses concernant ta santé et ta croissance
spirituelle se trouvent en toi. Tu n’as qu’à demander et apprendre à écouter. Afin de te permettre d’avoir une
meilleure compréhension de l’objectif de ce livre et les principes sur lesquels il se base, je vais partager avec toi
les bases de ma philosophie sur la santé et la spiritualité.
Ma position la plus fondamentale sur l’existence est que celle-ci a un but. Je suis arrivé à cette conclusion
à force de maintes observations, d’expériences et de réflexions. Bon nombre de personnes partagent cette opin-
ion, mais pour la plupart il ne s’agit que d’une croyance généralement véhiculée par nos parents et la société.
Pour en faire une réelle conviction, nos croyances doivent être consciemment et continuellement évaluées
et vérifiées.
De l’autre côté de la clôture se trouve l’orthodoxie de la communauté scientifique et de ses adeptes
qui supposent que l’existence évolue selon les lois intrinsèques de la physique et n’a donc aucun sens réel. Ceci
est également une croyance non vérifiée. En lien direct avec cette croyance sur la nature de notre existence,
on considère nos problèmes de santé et autres problèmes dans nos vies comme des accidents, des coïncidences
ou simplement attribuables à des aléas biologiques sans signification ou raison d’être dans nos vies.
13 INTRODUCTION
Je crois que nos problèmes de santé et sociaux font partie du sens de notre existence. Conséquemment,
pour parvenir à surmonter tout problème de santé et arriver à mener une vie heureuse, saine et bien remplie,
nous devons acquérir une compréhension du sens de nos vies.
Comme thérapeute, il fut de mon expérience, spécialement avec des conditions sérieuses comme le can-
cer, que même en déployant un haut niveau d’effort et d’assiduité, la santé de certaines personnes s’améliore
alors que d’autres non. Je crois que le succès ou l’échec dans la guérison ne dépend qu’en partie d’une bonne
approche au point de vue biologique, mais davantage sur notre constitution émotionnelle, mentale et spiritu-
elle. Ceci s’applique davantage sur la quantité de bonheur, d’accomplissement et de joie dans nos vies.
Donc, après avoir débuté comme biochimiste et nutritionniste, j’ai graduellement évolué vers une perspec-
tive holistique, qui incluait de plus en plus une dimension spirituelle. Je suis arrivé à la conclusion que tous
les évènements marquants de nos vies, particulièrement les décisions de vie ou de mort, ne sont jamais « ac-
cidentels ». Non seulement suivent-ils les lois de cause à effet, mais aussi les conseils de nos guides supérieurs
à savoir si ce corps est encore utile relativement au but pour lequel il a été créé et habité.
Voici deux exemples pour illustrer ce point. Un de mes premiers patients atteint d’un cancer du poumon
s’en était bien remis avec le seul usage de thérapies naturelles. Peu de temps après, il subit une chirurgie pour
un tout autre problème. La tumeur avait disparu, mais il décéda des suites de la chirurgie. Un autre patient, en
fauteuil roulant, était aux prises avec des douleurs permanentes insupportables suite à un accident à la colonne
vertébrale. Nous avons trouvé un moyen de freiner la douleur. Pour célébrer, il partit trinquer avec un copain
et se cogna le menton lors d’une chute. Il se retrouva donc à l’hôpital en proie à une douleur constante.
Ces cas et d’autres similaires ne sont pas des preuves scientifiques de quoi que ce soit, mais pour quelqu’un
à la recherche de réponses, ils représentent des indications qui pointent vers le chemin à suivre. Considère
également l’expérience du médium américain Edgar Cayce. Il pouvait voir les auras autour des gens (une aura
est un champ énergétique entourant les êtres vivants qui peut être vu par certains individus comme un contour
nébuleux). Un jour, il entra dans l’ascenseur d’un magasin à rayons et en ressortit immédiatement ressentant
quelque chose de très anormal. Peu après, l’ascenseur tomba et tous les occupants furent tués.
Cayce réalisa ce qui clochait. Aucun des occupants n’avait d’aura. Pour ceux qui savent que les auras
existent, ceci ne peut vouloir dire qu’une chose : que la mort simultanée de tous ces gens ne fut aucunement
accidentelle. La conscience supérieure de chacun de ses gens avait auparavant décidé de disposer de leurs corps
par le biais de cet « accident ». Dans un certain sens, ils étaient déjà morts. Je suis convaincu que si Edgar Cayce
était resté à l’intérieur de l’ascenseur, il en aurait été miraculeusement le seul survivant et sans subir de bles-
sures graves.
Si tu peux me suivre dans cette conclusion, tu te demandes peut-être « Comment puis-je découvrir le sens
de ma vie et la vivre en conséquence ? ». Voici ce que représente la spiritualité. Nous avons besoin de spirituali-
té, non seulement pour surmonter de grandes maladies, mais aussi pour mener une vie réellement heureuse et
comblée. Mais qu’est-ce que la spiritualité ? Différentes personnes en ont des définitions tout aussi différentes.
Je ne peux que te faire part de la mienne. Celle-ci peut se modifier avec le temps, puisque ma compréhension
est en constante évolution.
Outre nos objectifs individuels, plus étroitement définis, nous avons tous un même objectif général de
devenir des êtres humains plus complets ou parfaits. Il s’agit normalement d’une évolution très lente l’ensemble
de la race humaine. Si par contre, nous nous y engageons consciemment, cette lente évolution deviendra une
véritable révolution personnelle, ce que nous appelons « la voie spirituelle ».
Selon moi, notre conscience supérieure tente de nous diriger vers ou dans cette voie spirituelle. Il y a deux
possibilités. Nous pouvons y être emmenés doucement, si nous demandons et sommes à l’écoute de conseils par
la prière ou la méditation ou seulement à travers notre attitude et notre comportement. L’autre possibilité est la
plus souvent choisie et douloureuse. Si nous nous éloignons trop de la direction souhaitée, nous pourrions frap-
per un mur qui nous forcera à changer de direction. Nous pourrions faire face à une maladie ou un malheur
dans notre vie sociale ou professionnelle qui entraîneront une remise en question de notre vie. Plusieurs an-
ciens cancéreux prétendent que le cancer a été la meilleure chose qui leur soit arrivée parce qu’il leur a permis
de mettre un terme à une vie spirituellement vide et de s’engager dans une nouvelle vie plus riche et accomplie.
Il y a différents aspects à notre existence, par exemple les aspects biologique, émotionnel et mental. Suivre
14 INTRODUCTION
la voie spirituelle signifie de nous efforcer consciemment à nous améliorer sur tous ces aspects. Voici l’objectif
des 65 chapitres de ce livre. S’améliorer sur l’aspect biologique signifie purifier notre corps des dépôts de ré-
sidus métaboliques et toxines accumulés tout au long de notre vie. De plus, nous améliorons nos conditions
de vie en minimisant tous les facteurs néfastes et en maximisant les facteurs bénéfiques. Nous procédons de la
même façon sur le plan émotionnel : nous purifions notre corps émotionnel des émotions négatives refoulées
et cultivons des sentiments et émotions édifiantes. Il en va de même pour l’aspect mental : nous purifions nos
pensées négatives ainsi que nos systèmes de croyances et apprenons à générer des pensées et croyances positives
et bénéfiques.
Après avoir atteint un certain niveau de contrôle sur notre corps, nos émotions et notre esprit, nous som-
mes en mesure de nous diriger dans la voie spirituelle. En récompense, notre corps sera certainement plus sain ;
nous serons généralement plus satisfaits, comblés et de plus en plus joyeux ; et peut-être atteindrons-nous un
état d’illumination avec un flot d’inspirations intuitives. Aussi, à ce moment, la raison même d’habiter notre
corps sera devenue plus claire et ceci nous permettra d’agir en conséquence.
Le thème central de ce livre est la santé et l’harmonie – apprendre à vivre en harmonie avec ta nature
biologique, sociale et spirituelle. Ce livre te procurera les outils pour atteindre cet objectif des plus dignes. Ne
t’inquiète pas s’il paraît lointain. L’aspect le plus intéressant de la vie en est le parcours. Donc, profites-en,
rends-le satisfaisant et constructif. La rapidité avec laquelle tu maîtrises les étapes importe peu ; il est plus
important de les entreprendre avec plaisir et en cours de processus, arriver à mieux connaître ton corps, ton
esprit et t’en faire des alliés. Apprends à t’aimer et tu trouveras plus facile d’aimer les autres également. En cas
de doute quant à une marche à suivre en particulier dirige-toi, après réflexion, vers ce qui te semble le plus
naturel ou qui te procurera une plus grande harmonie ou équilibre.
Tu trouveras dans ce livre un grand nombre de moyens pour améliorer ta santé ainsi que des méthodes
de traitements naturels accompagnés d’instructions simples à appliquer toi-même. Je te suggère de faire le
plus grand nombre d’expériences possibles dans cette aventure. Au niveau biologique, celles-ci sont l’hygiène
intestinale, des tests d’allergies et des purges. Certains individus idéalistes entreprendront ces mesures avec
enthousiasme, tandis que d’autres s’y appliqueront petit à petit, mais attendrons généralement au moment de
l’apparition d’un problème de santé comme motivation à se lancer dans un programme de remise en santé.
Ceci est tout à fait correct. Si c’est ton cas, garde simplement ce livre à proximité jusqu’au moment où tu te
sentiras prêt. Cependant, si tu désires commencer dès maintenant, voici la « prescription ».
Le but premier de ce livre est de servir de manuel d’instructions pratiques dans la réalisation et le main-
tien d’une bonne santé. Afin d’avoir un bon aperçu et une bonne compréhension des principes de base d’un
mode de vie naturelle et de santé holistique, je recommande de lire ce livre de façon sélective. Lis plus atten-
tivement les chapitres fournissant des connaissances de base d’un mode de vie sain, de la nutrition, les émo-
tions, les croyances, et survole les passages concernant les exercices, procédures ou maladies spécifiques qui ne
t’intéressent pas pour le moment.
Maintenant, empresse-toi d’entreprendre activement les étapes. Je considère tous les chapitres de la Sec-
tion 1 comme essentiels à la mise en place de bases solides dans l’amélioration et le maintien d’une bonne
santé. Essaie de les suivre aussi scrupuleusement que possible. Les chapitres de la Section 2 sont conçus pour
t’aider à identifier et surmonter des problèmes de santé spécifiques. Tu peux donc utiliser ces chapitres de fa-
çon sélective ; porte une attention particulière sur celles qui concernent ton état actuel. Les mêmes consignes
s’appliquent pour la Section 3. Utilise cette information pour faire le choix de suppléments et remèdes adé-
quats.
La Section 4 est un autre chapitre fondamental. L’adoption d’une alimentation naturelle – fraîche, crue
et de culture biologique – pourrait être la partie la plus difficile, mais aussi la plus gratifiante de tout le pro-
gramme. Procède graduellement. La Section 5 fournit des explications plus approfondies sur la nutrition et
t’aide à ajuster ton alimentation selon tes besoins individuels. Dans la Section 6, tu peux t’attarder à étudier
l’information relative à un problème de santé actuel.
Les chapitres pratiques de la Section 7 t’aident à ressentir et diriger tes forces ou énergies intérieures.
Ceci est une condition essentielle dans l’amélioration de la santé à un niveau au-delà de ce qui est possible
dans un mode de vie sain. Continu cette pratique tout au long de ta vie. Dans les Sections 8 et 9, sélectionne
et expérimente avec les méthodes qui t’interpelle le plus afin de guérir tes émotions et d’adopter un système de
15 INTRODUCTION
croyance convenable. La Section 10 t’aidera à assimiler et remettre en pratique tes efforts de remise en santé
comme élément de ta voie spirituelle. Effectue cette révision au moment où tu en sentiras le besoin.
Finalement, utilise ce livre comme manuel de référence lorsque tu fais face à un problème de santé
spécifique. Dans la Section 6, tu peux trouver des régimes, remèdes et modes de traitement spécifiques, en plus
d’utiliser les thérapies appropriées décrites dans la Section 2 ou dans d’autres sections.
Voici ma conception de ce que je perçois de notre futur. Je vois des centres de santé et des groupes de
guérison apparaissant partout sur la terre comme des champignons après une pluie tiède. Des foules de gens
s’avancent et acceptent leur propre responsabilité face à leur santé et manifestent le désir d’apprendre. Des
amis se réunissent régulièrement, s’examinent entre eux, expérimentant de nouvelles méthodes de soins, dis-
cutent de résultats, échangent des recettes et des techniques, partagent des livres, s’entraînent et méditent
ensemble et étudient la philosophie spirituelle du bien-être.
Plusieurs d’entre eux deviennent des thérapeutes dans leur communauté, formés initialement dans des
ateliers par des thérapeutes d’expérience. Des groupes urbains louent des immeubles pour y établir des centres
de santé et de méditation. Des fermes communautaires produisent de la nourriture biologique et sont utilisées
comme centres de retraite méditative et de thérapies où les visiteurs peuvent y partager une vie saine, appren-
dre à se guérir eux-mêmes et trouver conseils sur la voie spirituelle.
Je vois la renaissance physique et spirituelle des nations jusque dans leurs fondations, s’engager dans
un mouvement global de responsabilités sociales et environnementales. Vous, les rejetés et les désillusionnés,
unissez-vous et faites de ce monde un meilleur endroit pour tous !
16 INTRODUCTION
SECTION 1
SOIGNER LE CORPS
De prime abord, la plupart de ceux en quête d’une meilleure santé sont avant tout soucieux de surmonter
un problème spécifique en utilisant des méthodes et des remèdes qui promettent des résultats rapides. Cepen-
dant, avec le temps et en vieillissant, de plus en plus de problèmes ou maladies apparaissent soudainement et il
devient de plus en plus difficile, voir même impossible de les surmonter d’un simple coup de baguette magique.
Cette constatation rend plus attrayante la considération d’un sérieux changement vers un mode de vie naturel
et une approche de santé holistique, s’accordant ainsi une bien meilleure chance de retrouver et de préserver
la santé et la forme dans nos années de vieillesse.
Je considère qu’il est notre droit le plus fondamental d’être en santé et qu’il est contre nature d’être
malade. Une maladie signifie que nous (ou possiblement nos parents) n’avons pas vécu en accord avec notre
nature biologique, sociale et spirituelle. En ce moment, la plus grande partie de l’humanité évolue dans des
conditions artificielles, entourée d’un véritable champ de mines chimique et technologique dangereux pour la
santé. Pire encore est notre ignorance sur la nature de ces dangers qui nous sont presque tous inconnus.
En conséquence, dans le but de vivre de façon plus naturelle, nous devons être davantage conscients des
principaux dangers envers notre santé et apprendre comment les éviter ou du moins, comment minimiser
leurs effets à notre endroit. Nous pouvons apprendre de nos propres expériences ou de celles des autres et nous
pouvons également développer notre intuition ou demander conseil par la prière ou la méditation. Advenant
un doute sur un choix à faire, essaie de t’imaginer quelle serait la démarche la plus naturelle ou la plus en
harmonie avec ta nature biologique, sociale et spirituelle.
Au niveau biologique, les principales influences sur la santé sont l’alimentation, l’exercice ou la façon
dont nous utilisons notre organisme et les facteurs environnementaux. En plus de travailler à améliorer ces
conditions, de nombreuses méthodes de santé naturelle existent pour nous appuyer dans notre quête d’une
bonne santé. Ces méthodes comprennent notamment des herbes et autres traitements naturels, l’action sur les
structures musculaire et squelettique, ainsi que l’usage de traitements et d’approches utilisant des principes
électriques, magnétiques et vibratoires.
18 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 1
SUR LA VOIE DE LA MALADIE
Sois conscient des facteurs qui causent la maladie
La population occidentale est très rarement en bonne santé. La véritable santé – le fonctionnement par-
fait de toutes les parties du corps et de l’esprit – est tellement rare que les gens méprennent l’absence de symp-
tômes pour la santé. Anciennement, les gens souffraient principalement de maladies infectieuses sérieuses,
mais de courte durée; aujourd’hui bon nombre de gens sont affligés par des maladies chroniques dégénératives,
et ce, pour la vie.
Les principaux facteurs responsables de la perte de santé généralisée sont :
1. Alimentation artificielle : aliments raffinés ; absence d’aliments « vivants » et de vitamines, minéraux
et enzymes ; aliments transgéniques, malbouffe, mauvaises combinaisons alimentaires ; régime ina-
déquat pour le type métabolique.
2. Produits chimiques : pesticides, herbicides, engrais, médicaments, additifs alimentaires, pollution
de l’eau et de l’air, plastiques et même le contact avec des vêtements synthétiques.
3. Oisiveté : le manque d’activité physique suffisant dans des milieux naturels non pollués.
4. Sentiments et émotions négatifs nocifs : le ressentiment, la peur, l’insatisfaction, l’avarice, l’envie
ainsi que l’absence d’émotions et sentiments positifs tels que la gratitude, la dévotion, la satisfac-
tion, la joie et l’amour inconditionnel.
5. Attitude mentale nuisible : absence de buts spirituels ou humanitaires, manque de foi.
6. Blessures émotionnelles : subies durant la naissance, l’enfance ou l’adolescence ;
absence de modèles positifs.
7. Problèmes génétiques héréditaires : un bagage génétique faible et défaillant.
Le processus général qui conduit au développement d’une mauvaise santé et des maladies chroniques
est généralement comme suit : des blessures émotionnelles vécues à la naissance et au cours de l’enfance, en
plus d’attitudes et émotions négatives vécues par la suite, causent des tensions musculaires qui empêchent la
circulation normale de bioénergie dans l’organisme, spécialement aux méridiens d’acuponcture. Ceci affaiblit
la circulation sanguine et le système glandulaire, en plus du fonctionnement d’organes affectés. Une faiblesse
métabolique héréditaire, une mauvaise alimentation ainsi que la pollution chimique s’additionnent pour caus-
er une mauvaise utilisation des composantes biochimiques ainsi qu’une faible production énergétique cellu-
laire. La maladie en est le résultat.
Résidus métaboliques : En conséquence de cette faiblesse métabolique et de l’abus de nourriture ina-
déquate, des résidus métaboliques toxiques s’accumulent dans l’organisme. Ces toxines (résidus toxiques prov-
enant de nourriture traitée chimiquement) s’accumulent principalement dans les tissus adipeux. Les résidus
métaboliques consistent en des débris de protéines, mucus, bourbe graisseuse et acide organique. Voici un
aperçu de leurs conséquences :
Résidus de protéine : Ceux-ci s’accumulent lorsque l’on consomme des quantités de protéines
supérieures à notre capacité de les métaboliser. De petits fragments de protéines obstruent les capillaires
et canaux lymphatiques par lesquels les nutriments pénètrent dans les cellules et par où les résidus sont
éliminés. La recherche actuelle démontre que pratiquement toutes les maladies chroniques sont étroitement
associées à l’accumulation des débris de protéines dans les cellules.
20 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Mucus : Celui-ci provient du lactose (glucide de lait) des produits laitiers, du gluten (dans les produits du
blé), des glucides raffinés, des gras, des moisissures et des allergènes alimentaires. Le mucus à une attirance
particulière pour les membranes muqueuses, causant des catarrhes (sécrétions abondantes de mucus suite à
une inflammation des sinus), des infections aux oreilles et aux sinus, des maladies respiratoires ainsi qu’une
mauvaise absorption des nutriments.
Bourbe graisseuse : Composée principalement de gras et d’huile oxydés, cette bourbe graisseuse cause
une mauvaise circulation et des problèmes cardiaques en obstruant les vaisseaux sanguins et en congestionnant
le système lymphatique.
Acides organiques : Un niveau d’acidité générale trop élevé contribue à l’accumulation d’acides orga-
niques dans les tissus et provoque des inflammations et des carences en minéraux. Une acidité trop prononcée
résulte d’une oxydation cellulaire insuffisante et de la formation d’acide lactique suite à la consommation
d’aliments riches en sucres ou de nourriture envers laquelle nous sommes allergiques ou sensibles.
Infections : Des résidus s’accumulent là où la circulation sanguine ralentie soit en raison de blocages
émotionnels qui causent des contractions musculaires permanentes (appelés blindage musculaire), des bles-
sures ou une utilisation musculaire insuffisante. Chez les aînés, jusqu’à 30 % du volume d’une cellule peut
être composé de ces résidus, souvent sous la forme de taches de vieillesse (protéines et gras oxydés). Ceci est
comparable à 30 % d’une ville ou d’une maison remplie de rebuts domestiques. Tout comme les dépotoirs
sont infestés de rongeurs et d’insectes, les résidus accumulés dans l’organisme sont propices à la prolifération
de microbes et parasites.
Les infections sont des moyens de défense de notre organisme qui cherche à détruire tout corps étranger
et à réduire la grande quantité de résidus toxiques (mucus) et obstructifs accumulée dans l’organisme.
L’utilisation de médication, prescrite ou en vente libre, dans le but de neutraliser ces infections empêche leur
action purifiante et réduit davantage notre vitalité ; notre système immunitaire – son habilité à se défendre
contre les corps étrangers – s’en trouve également affecté.
Si l’organisme est suffisamment vigoureux, il combat ces intrus et réduit simultanément la surabondance
de ces résidus emmagasinés. Ceci est vécu sous la forme d’une vive infection (soudaine et prononcée), souvent
sous la forme d’un rhume ou de fièvre. Par contre, lorsque l’organisme s’affaiblit et que la quantité de résidus
augmente, l’organisme ne peut plus combattre. Il ne peut alors que limiter l’invasion à certains endroits du
corps et il en résulte une infection chronique (de basse intensité, mais à long terme).
En dernier lieu, le système immunitaire devient trop vulnérable pour limiter l’infiltration chronique
de substances toxiques et son insuffisance se généralise sous forme de maladies auto-immunes, cancer ou
leucémie. Il faut cependant comprendre que l’invasion ou l’infiltration ne provient pas nécessairement de
l’extérieur. Tout particulièrement dans le cas du cancer, il s’agit plus souvent d’un « soulèvement de germes
de l’intérieur » provoqué par la destruction de cellules malades. Ceci est similaire à une révolution s’étendant
à l’ensemble d’un pays par des habitants en colère.
Le cancérologue allemand P. G. Seeger, M.D., D.S.c., a démontré, par des milliers d’expériences, que la
virulence des cellules cancéreuses dépendait de l’état nutritionnel de l’hôte. Une autre étude intéressante permit
de découvrir que des virus en prolifération chez un hôte présentant des carences en nutriments protecteurs, tels
que le sélénium ou la vitamine E, tendent à entrer en mutation et se transformer d’un état bénin à une forme
très virulente, voire mortelle. Avec des quantités suffisantes de ces même nutriments, un individu pourrait être
immunisé contre la forme bénigne du virus. Mais un individu déficient resterai vulnérable aux cellules ayant
subi une mutation. Par exemple, la plupart des épidémies d’influenza avec de nouvelles souches virulentes qui
balaient périodiquement le monde, prennent leur source dans les régions de la Chine pauvres en sélénium1.
De plus, l’épidémie de VIH en Afrique semble avoir émergé du nord du Zaïre où beaucoup de gens ont des
carences en sélénium. La leçon à retenir ici est qu’une mauvaise nutrition génère des virus mortels.
Dépendances et allergies alimentaires : La dégradation de la santé, liée de près avec l’affaiblissement
du système immunitaire, se manifeste aussi sous la forme de dépendances et d’allergies. Elles sont extrêmement
répandues dans notre société. Une allergie est communément considérée comme une réaction immunologique
face à une protéine étrangère. Toutefois, dans la majorité des cas, surtout à des stades précoces, une allergie ali-
mentaire serait plus adéquatement identifiée comme une sensibilité alimentaire. Cela signifie que l’organisme
est sensible à un aliment particulier et lorsqu’il y est confronté, il entre en état de stress. Le système glandu-
21 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
laire est sollicité afin d’injecter des hormones surrénaliennes dans la circulation sanguine et de la dopamine
au cerveau, ce qui peut être ressenti comme une sensation stimulante. Avec le temps, l’organisme devient en
manque de cet effet stimulant, ce qui développe une dépendance à l’aliment en question. Dans notre société,
ces dépendances alimentaires se développent principalement envers les aliments sucrés et frits, le pain, les
produits laitiers et les viandes rouges, mais aussi envers d’autres aliments que nous consommons fréquemment
et régulièrement.
Après plusieurs années d’exposition à un aliment allergène, le système glandulaire, fortement affaibli,
requiert une plus grande stimulation. Vous devenez alors dépendant et sensible ou allergique à l’alcool, le café,
au thé, tabac ou autres drogues. Éventuellement, même ceux-ci cesseront de produire l’effet recherché ou peut-
être seulement pour des périodes de plus en plus courtes.
L’organisme entre alors dans un état de fatigue chronique et des symptômes de maladies commencent
à émerger plus agressivement. Certains symptômes peuvent être directement associés à des aliments partiel-
lement digérés qui sont absorbés par une paroi intestinale affaiblie qui, dès lors cause une forte réaction
immunologique ; ces symptômes sont le résultat d’une allergie alimentaire. Des symptômes de maladies se
manifestent de façon sélective en des endroits de l’organisme présentant des défauts héréditaires ou dans ceux
affaiblis par un mauvais usage ou endommagés à la suite d’un accident.
Aliments problématiques : Pratiquement tous les aliments, si consommés à l’excès par un individu
prédisposé, peuvent provoquer une allergie. Certains aliments, tels le riz et les légumes, causent rarement
de telles allergies, contrairement à d’autres qui présentent un risque élevé de les voir se développer. Ces ali-
ments à haut risque sont appelés « aliments problématiques » parce qu’en plus d’allergies, ils sont fréquemment
la cause de problèmes de santé chez les individus qui ne sont pas prédisposés aux allergies.
Les individus sujets à développer une allergie alimentaire sont généralement hypoglycémiques (faible
taux de sucre dans le sang) ou diabétiques, font de l’hypotension (basse pression), ont un faible système im-
munitaire et peu d’enzymes digestives. Les individus ayant une chimie sanguine alcaline contrairement à une
chimie acide, développent rarement des allergies (pour des renseignements sur l’équilibre acido-basique, voir
au Chapitre 6). Mais ils deviennent insensibles à la douleur et aux irritants cutanés et peuvent souffrir d’une
maladie chronique dégénérative ou être subitement victime d’une crise cardiaque ou d’un infarctus.
Les mêmes aliments problématiques sont des facteurs importants dans le développement de maladies dans les
deux groupes.
Les principaux aliments sont :
1. Le lait de vache et ses produits dérivés ; aussi le lactose ajouté aux aliments transformés.
2. Le blé et, dans une moindre mesure, les autres céréales contenant du gluten tel que l’avoine, le
seigle et l’orge (ex. : dans la bière)
3. Aliments sucrés, particulièrement le sucre, le fructose utilisé comme édulcorant et les édulcorants
synthétiques.
4. Les graisses hydrogénés (ex. : la margarine) ou les huiles et les graisses chauffés.
5. Abus d’alcool, café, thé, tabac, drogues ou d’autres stimulants.
Les aliments de ces 5 groupes ne devraient être consommés qu’occasionnellement. Les aliments incom-
patibles avec notre groupe sanguin sont souvent cause de problèmes. De plus, toute nourriture contenant
des résidus de pesticides ou produits chimiques ajoutés présente un risque pour la santé. Je rejette la notion
de « niveau sécuritaire » de ces produits chimiques, surtout que ces niveaux sont déterminés individuellement
pour chaque produit alors que l’effet cumulatif de tous ces résidus chimiques et additifs reste inconnu.
Facteurs économiques et sociaux : Avec les mauvaises habitudes alimentaires actuelles profondément
ancrées dans notre société et la « chimicalisation » tous azimuts de nos vies, il devient pratiquement impossible
de se maintenir dans une santé raisonnable – et très peu de gens y parviennent. La plupart des gens sont aux
prises avec des ennuis de santé, cachés ou apparents. Ayant prodigué des soins à des enfants, parents et grands-
parents, j’ai constaté la détérioration de la santé à travers les générations successives.
22 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Cette tendance est également très claire, par les données statistiques et par simple observation générale,
pour quiconque veut prendre la peine d’y regarder de plus près. Les statistiques qui tendent à démontrer une
augmentation de l’espérance de vie due à une diminution significative de la mortalité infantile ne sont nulle-
ment pertinentes pour juger de la santé d’une population. Ces données indiquent simplement que plus de nour-
rissons survivent aux infections infantiles, que nous avons un meilleur système de traitement de eaux usées et
que plus d’aînés sont maintenus artificiellement en vie à l’aide de transplantations ou d’appareils médicaux.
Mais ceci n’est pas synonyme de santé. Davantage de statistiques pertinentes démontrent que la grande
part des populations occidentales souffre de maladies chroniques et que le pourcentage d’individus chronique-
ment diminués par ces maladies augmente rapidement. Jadis, mais dans un passé pas si lointain, l’arthrite, le
cancer et la maladie de Parkinson étaient des maux de personnes âgées. Elles affectent maintenant même les
enfants et les adolescents. Les autorités médicales ont jusqu’à présent ignoré les revendications de la médecine
naturelle à l’effet que celle-ci est la forme supérieure de traitement des maladies chroniques dites incurables.
La simple observation du taux élevé de maladies chroniques dans notre société atteste de l’impuissance de
la médecine conventionnelle à traiter efficacement ces maladies.
Ceci est mis en évidence par le phénomène gênant de la diminution du taux de mortalité lors de grèves
des médecins. Les statistiques démontrent qu’au cours d’une grève de médecins, le taux de mortalité au sein
de la population concernée chute de façon abrupte. En 1976, lors d’une grève des médecins à Bogota en Co-
lombie, le taux de mortalité a chuté de 35 %. Dans le comté de Los Angeles en Californie, il chuta de 18 % au
cours d’une grève la même année, alors qu’en Israël il chuta de 50 % en raison d’une grève en 1973. En une
seule autre occasion a-t-on observé un déclin de la mortalité en Israël et ce n’est qu’au cours d’une autre grève
des médecins 20 ans auparavant. Après chaque grève, les taux de mortalité ont immédiatement retrouvé leurs
niveaux « normaux ».
Durant ces grèves, seuls les soins d’urgences étaient maintenus. Cela signifie que les patients qui vivaient
plus longtemps lors de grèves étaient ceux atteints de maladies chroniques. Nul doute qu’ils auraient bénéficié
d’une exposition réduite aux médicaments, chirurgies et autres interventions technologiques. Il existe une
grande quantité de statistiques, de prévisions et de rapports sur le nombre effarant de patients hospitalisés ou
pire, à cause de maladies provoquées par des médicaments ou la technologie médicale.
Motivation égoïste : Nos dirigeants médicaux et économiques refusent de faire face à la réalité. Ils
conditionnent le public à croire que les conditions sanitaires actuelles sont tout à fait normales. Plus
important encore, les structures économiques de la civilisation occidentale sont largement basées sur la
production et la distribution de produits et services qui contribuent à une mauvaise santé. Ceux-ci incluent
l’agriculture et la production alimentaire « chimicalisée », l’industrie pharmaceutique, la technologie médicale
et les industries pétrochimiques et du plastique.
La devise directrice de l’industrie est le profit, alors que celle du consommateur, c’est la commodité.
Le prix que nous payons tous est l’érosion de notre santé. Cette situation est la conséquence naturelle d’une
société basée sur la motivation égoïste. Une amélioration ne sera possible que lorsque de plus en plus de gens
réaliseront qu’ultimement leurs motivations égoïstes nuisent à leurs propres intérêts. Prendre conscience de
ce fait est le premier pas vers l’amélioration de sa santé.
23 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 2
SUR LA VOIE DE LA SANTÉ
Apprends les principes d’une vie naturelle afin de restaurer ta santé
Le premier et plus important pas vers l’inversion du déclin de ta santé est de réaliser que tu en es prob-
ablement responsable. Dû à l’ignorance et à l’habitude, nous choisissons les mauvais aliments ; à cause de la
paresse, nous ne faisons pas d’exercice ; par manque de maîtrise de soi, nous nous créons des émotions destruc-
trices. Donc, seule la réalisation que notre mauvaise santé est le résultat d’une vie mal gérée, qui inclut les
habitudes de vie de nos parents, peut initier en nous de réels changements salutaires.
Une fois ce premier principe assimilé, l’étape suivante consiste à trouver la bonne direction sur la voie
de la santé. De nos jours, Il existe tellement d’avis contradictoires sur la remise en santé qu’il en devient tout
à fait consternant pour celui qui cherche à s’éduquer sur celle-ci. La médecine est en état de chaos à l’échelle
de la planète. Le monopole stérile de l’establishment médical conventionnel commence à s’effondrer et une
multitude variée de thérapeutes naturels en comblent rapidement les failles. Détermine, par la lecture, l’écoute,
la méditation et la pratique, le système de remise en santé qui correspond le plus à tes besoins. Puis, entre-
prends un programme déterminé tout en t’observant attentivement afin de suivre tes progrès.
Mesurer la santé : il a été démontré, dans les propos précédents, que la maladie ne survient pas sou-
dainement. On ne peut être en santé un jour pour être malade le lendemain parce qu’un cancer vient tout à
coup d’être détecté. Notre état de santé s’est plutôt considérablement détérioré au cours de plusieurs décennies
pour ne devenir que l’ombre de lui-même. Même l’apparition soudaine d’infections ne peut se produire que
par la détérioration graduelle de votre système immunitaire.
Le niveau de santé devrait être mesuré par la vitalité, telle que la capacité du corps à se régénérer lui-
même. Une indication de la vitalité inhérente du corps est dans la rapidité de la guérison de blessures ou la
réparation osseuse et possiblement de la croissance des cheveux et des ongles ; à un niveau plus scientifique,
nous pourrions la mesurer par le potentiel électrique des cellules du corps.
Selon cette perspective, pratiquement personne vivant de nos jours ne peut afficher une santé de plus de
90 % de son plein potentiel de santé alors que la plupart des gens avec une santé dite « normale » vivent à moins
de 50 % de leur potentiel. Lorsque se manifeste une maladie chronique dégénérative, ce potentiel tombe sous
les 10 % et à la mort, évidemment, il est à zéro.
Il est inutile d’être enthousiaste face au succès de la médecine conventionnelle face à la réduction, même
considérable, du nombre de gens atteint de maladies infectieuses. Ce qui est plutôt significatif est le nombre
total de gens en mauvaise santé. Si une maladie est éliminée, les gens en mauvaise santé en contracteront une
différente. Ce qui est nécessaire est une remise en santé globale qui réduirait efficacement le nombre total
de gens malades et ultimement empêcher le développement des maladies.
Éventuellement, avec un meilleur bagage génétique et de meilleures conditions de vie, nous devrions
pouvoir jouir d’une vie active et agréable jusqu’aux environs de 120 ans et par la suite quitter doucement notre
corps. Ce phénomène dit « de mort naturelle » nous est devenu pratiquement inconnu aujourd’hui. La raison
pour laquelle j’affirme cela est du fait que certains individus ont atteint l’âge de 110 à 120 ans sans même
essayer, simplement en raison de leurs gènes. Je l’interprète comme une probabilité pour nous tous d’atteindre
cet âge si notre bagage génétique se renforcit suffisamment. Je suis persuadé que nous pourrions dépasser ces
limites si en plus, nous adoptons consciemment un mode de vie sain. Mais en définitive, la durée de ma « vie »
m’importe peu parce que je sais que je peux tout aussi bien vivre sans mon enveloppe biologique. Ce qui m’est
important est la qualité de ma vie et non sa longueur.
À propos de la mort naturelle mentionnée plus haut, j’ai connu des individus qui sont demeurés actifs
jusqu’à un âge vénérable et qui se sont éteints dans leur sommeil, parfois même après avoir fait leurs adieux
à leurs proches peu avant. Mais pour la plupart d’entre nous qui avons hérité de sérieuses faiblesses et avons
négligé notre corps pendant des décennies, cela ne se réalisera probablement pas. Néanmoins, une meilleure
santé et une vie agréable sont possibles pour presque tous. La clé du succès se trouve entre tes deux oreilles.
25 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Tableau 1.1 : Forces corporelles opposées
Si l’organisme se trouve en état de déséquilibre, alors une condition, mentionnée dans l’une des colonnes, peut
être améliorée en utilisant un remède de la même colonne.
Condition Condition
Système nerveux sympathique Système nerveux parasympathique
Tension, contraction Relaxation, expansion
Agression, extraversion Passivité, introversion
Colère, peur, activité Ressentiment, repos
Pouls et respiration rapides Pouls et respiration lents
Pupilles dilatées, bouche sèche Pupilles contractées, salive abondante
Bon tonus musculaire, rigidité du corps Faible tonus musculaire, corps mou
Mauvaise digestion Bonne digestion
Surexcitation, hyperactivité Peu d’énergie, dépression
Hypertension Pression artérielle basse
Myopie Presbytie
Glande thyroïde/surrénales hyperactive Glande thyroïde/surrénales peu actives
Inflammation, douleur Faiblesse extrême, fragilité
Diabète, schizophrénie Hypoglycémie, allergies, arthrite
Remèdes Remèdes
Bleu, indigo, mauve Rouge, organe, jaune
Alimentation végétarienne Protéines animales
Plus de potassium, magnésium Calcium (sodium), iode
Lécithine, choline, insuline Adrénaline, cholestérol
Sédation, libération d’énergie Stimulation, source d’énergie
Pôle magnétique Sud Pôle magnétique Nord
Acupression lente et profonde Acupression rapide et légère
Règles de base d’une vie saine
Éviter ou restreindre l’exposition à :
La cuisson au four micro-ondes, la friture, les ustensiles de cuisson en aluminium, antiadhésifs ou en acier inoxydable.
Blé, gluten, lait de vache et aliments édulcorés (additionnés de sucre).
Viandes provenant de parcs à bétails, viandes transformées ou assaisonnées telles que la saucisse.
Aliments acides en contact avec le métal.
Protéines de soja, sauf si germées ou fermentées telles que le miso.
Aliments génétiquement modifiés.
Margarines, huiles de cuisson, gras trans.
Additifs chimiques, édulcorants artificiels tels que l’aspartame (Nutra-sweet®).
Boissons gazeuses et jus de fruit industriels.
Aliments considérés inadéquats pour ton type métabolique ou groupe sanguin (voir le Chapitre 5).
Féculents combinés à des aliments riches en protéines ou acides.
26 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Fumer, l’abus de café, thé, alcool, médicament, drogue.
Repas pré-cuisinés ou réchauffés.
Eau chlorée et fluorée.
Lits de métal ; matelas fait de ressorts métalliques ; dormir près d’appareils ou de filage électrique.
Éclairage fluorescent.
Vêtements synthétiques, spécialement portés près de la peau (tels les sous-vêtements).
Amalgames dentaires au mercure, traitements de canal ou dent dévitalisées, métal dentaire à l’intérieur de la
bouche.
Téléphone portable, stations émettrices de micro-ondes pour téléphones ou ordinateurs.
Vaccination.
Accroître les contacts avec :
Aliments frais, crus et biologiques, aliments pourpres (ex. : raisins noirs, betteraves).
Graines germées, aliments fermentés additionnés d’acidophilus et de bifidobacterium, produits au levain.
Graines et noix germées ou trempées avant la consommation ou la cuisson.
Cuisson dans des contenants de verre ou d’émail ; manger peu de temps après la cuisson.
Graines de lin fraichement moulues, huile d’olive extra-vierge, huile de noix de coco.
Légumes frais, jus d’herbes et mélanges de feuilles vertes.
Poudre de pousses d’orge ou de blé, spiruline, chlorelle, pollen, lécithine, varech.
Neutraliser l’acide des fruits ou le vinaigre avec de la dolomite, prendre du magnésium et des oligo-éléments en
quantité.
Tisanes amères pour favoriser la digestion, suppléments d’acide chlorhydrique si les ongles sont mous.
Outils énergétiques : cristaux, aimants, pyramides, etc.
Aliments et eau énergisés.
Dormir la tête orientée vers le pôle Nord, Nord-Est ou Est, débrancher les cordons d’alimentation près du lit avant
le coucher.
Dormir sur un matelas de latex, de fibre naturelle ou à air, énergiser l’eau des lits d’eau.
Augmenter l’activité extérieure et l’exposition modérée au soleil sans lunettes fumées ou crèmes solaires.
Acupression sur les points sensibles du corps, position accroupie pour aller à la selle, exercices, méditation.
Programme de remise en santé : Le critère de base d’une véritable santé est l’inversion des facteurs
mentionnés préalablement (Chapitre 1) qui sont la cause du déclin de la santé. Adopte ensuite un mode de
vie naturelle, une bonne nutrition, une respiration adéquate, suffisamment d’activités physiques, de bonnes
attitudes mentales et émotionnelles en plus d’entreprendre des procédures spécifiques, dont la plus importante
est le nettoyage – la purification du corps et de l’esprit.
Le but fondamental de toute remise en santé est de fournir à l’organisme une plus grande vitalité ou une
charge supérieure de bioénergie pouvant circuler librement. La véritable guérison est un processus holistique,
impliquant tous les volets de sa personne – physique, bioénergétique, émotionnel, mental et spirituel.
En utilisant les différentes techniques d’auto-évaluation décrites dans ce livre, et peut-être avec l’aide d’un
professionnel de la santé approprié, tu peux élaborer un programme de remise en santé pour toi-même ou pour
les membres de ta famille qui le désirent. Ce programme peut être modifié ou adapté selon les progrès réalisés
et l’expérience acquise. Préférablement, il devrait comprendre les étapes suivante :
1. Améliore ton alimentation : identifie et casse tes dépendances et allergies ; évite les aliments prob-
lématiques, les aliments « chimicalisés » et raffinés, porte une attention à tes combinaisons alimen-
27 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
taires, sélectionne des aliments appropriés pour ton groupe sanguin et ta condition, utilise des sup-
pléments appropriés.
2. Élimine les résidus métaboliques et les toxines : bois beaucoup d’eau pure, irrigue ton côlon et con-
somme des aliments laxatifs ; stimule ta peau ; répète régulièrement des périodes de purges.
3. Élimine les microbes et parasites nocifs de ton système et régénère tes intestins avec des lactobacté-
ries bénéfiques.
4. Renforce ton corps : fait régulièrement de l’activité physique tel le yoga, exercices de tension et étire-
ment musculaires ou autres activités appropriées, à l’extérieur si possible.
5. Améliore ta circulation d’énergie : soigne tes problèmes spécifiques par la réflexologie, l’acupression,
l’acuponcture auriculaire, la magnétothérapie, la thérapie par les méridiens, le massage et
l’homéopathie.
6. Adopte des conditions de vie naturelle : minimise l’utilisation de matières synthétiques et plastiques ;
réduis ton exposition aux polluants et aux radiations nocives dans ta demeure ; prends fréquemment
de l’air frais avec une exposition modérée au soleil ; baigne-toi dans la mer ou dans des cours d’eau
non pollués ; marche pieds nus dans l’herbe.
7. Apprends à méditer et à contrôler ton esprit : apprends à exprimer tes émotions négatives de façon
appropriée ; aime-toi ainsi que ton prochain ; adopte une philosophie de vie spirituelle positive ;
établis de nobles idéaux et des objectifs et aspire à les manifester.
8. Forme ou adhère à un groupe de guérison ou de thérapie : aide-toi, soigne-toi et assiste les autres
dans leur remise en santé.
En plus de ces méthodes d’auto guérison, il est avisé d’avoir recours à l’assistance d’un professionnel
de la santé dans le cas de problèmes spécifiques. Il serait nuisible, cependant, d’aborder ta remise en santé
avec un sentiment d’urgence, comme s’il s’agissait d’une situation de « vie ou de mort ». Comme tous les autres
aspects de la vie, il est préférable qu’elle soit entreprise de façon légère et comme un jeu, tout en explorant
et en t’amusant, même si cela peut être douloureux quelques fois. Rappelle-toi : la véritable guérison signifie
également grandir – apprendre et appliquer les lois naturelles.
Équilibre : Un principe général important de la remise en santé est la recherche d’un équilibre globale.
Généralement, toute condition de notre organisme résulte de l’action de deux forces opposées ; dans la philoso-
phie médicale chinoise, elles sont appelées yin et yang. Yin est froid et réceptif; yang est chaud et actif. Selon
notre pensée occidentale, nous considérons les processus organiques comme une interaction entre les états de
suractivité (yang) et de passivité (yin), entre la tension et la relaxation, entre les systèmes nerveux sympathique
et parasympathique. Toutefois, dépendamment de l’individu, le yin peut devenir actif et le yang passif.
Dans le cadre de notre remise en santé, nous recherchons l’équilibre, non seulement au niveau biochi-
mique, mais aussi au niveau de nos émotions et de notre pensée. Si par exemple tu es extraverti, efforce-toi
d’aller à l’intérieur de toi-même par la méditation, apprends à écouter, à ressentir et à comprendre. Si tu es
plutôt introverti, aspire à devenir plus avenant et ouvert dans tes relations et interactions sociales. Le Tableau
1.1 indique quelques forces opposées qui régissent l’organisme.
Plusieurs naturopathes croient que la plupart des maladies prennent racine dans les intestins ou, plus
généralement, dans l’appareil gastro-intestinal. Il s’agit très certainement d’un facteur commun pour plusieurs
maladies qui demande qu’on s’y attarde avant tout. Les tests d’allergies (aliments et substances) sont très im-
portants pour les gens et les enfants sensibles aux prises avec des problèmes de santé. Les cures et les nettoy-
ages sont requis afin d’éliminer la grande quantité de résidus métaboliques et toxines accumulés dans notre
organisme chez la quasi-totalité d’entre nous. Ce processus de nettoyage est souvent accompagné de symptômes
déplaisants - des réactions dues au processus de guérison, également appelées « crises de guérison » – qu’il faut
fréquemment endurer avant d’atteindre un échelon supérieur de santé. Ceci est particulièrement le cas de ceux
atteints de maladies dégénératives chroniques.
28 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 3
ASSAINISSEMENT INTESTINAL ET THÉRAPIE ANTIMICROBIENNE
Assainis tes intestins et élimine les microbes nocifs de ton organisme
La plupart des maladies sont causées ou favorisées par des microbes et des parasites. Par l’usage abusif
d’antibiotiques, de médicaments stéroïdiens et de la chimiothérapie, nos bactéries intestinales naturelles ont
tout simplement été remplacées par des microbes pathogènes. De plus, des microbes provenant de vaccins reçus
lors de l’enfance peuvent encore être présents et ont tendance à devenir des foyers d’infection dans les dents ay-
ant subi des endodonties (traitement de canal), et possiblement dans les cicatrices conséquentes à la chirurgie.
Tout ceci affaiblit considérablement notre système immunitaire et permet aux champignons, virus, bactéries
et parasites d’envahir le système sanguin ainsi que les organes internes. Nous devenons alors susceptibles de
contracter fréquemment des infections graves, des infections chroniques ou des perturbations immunitaires
telles que des maladies auto-immunes, allergies, diabète, maladies cardiaques et le cancer.
Cette thérapie antimicrobienne est conçue pour éliminer les microbes et parasites pathogènes de ton or-
ganisme tout en régénérant ton système immunitaire. Les étapes nécessaires sont un assainissement intestinal
ou rétablissement d’une flore intestinale saine, suivi par une thérapie systémique antimicrobienne de plus
longue durée. De plus, pour une guérison à long terme, il est préférable que les dents ayant subi des endodon-
ties soient extraites.
Assainissement intestinal
Une des plus importantes et première cause du déclin de notre santé, au niveau biologique, est
l’incapacité de bien digérer la nourriture que nous consommons. Ceci peut être attribuable à de mauvais-
es habitudes alimentaires comme les excès, une mastication insuffisante, une trop grande consommation de
lait, pain, viande et autres aliments problématiques, de mauvaises combinaisons alimentaires, des problèmes
émotifs, des carences en vitamines et minéraux ou une insuffisance héréditaire de notre système digestif.
Toutefois, de nos jours, la cause principale de nos problèmes intestinaux est l’usage d’antibiotiques et autres
médicaments qui endommagent notre flore intestinale protectrice.
Ceci produit deux effets immédiats : une prolifération de bactéries, champignons et autres parasites indé-
sirables ainsi que de la putréfaction dans le gros intestin. La majeure partie de notre système immunitaire est si-
tué dans l’intestin grêle avec un centre important dans l’appendice. Des années avant l’apparition de la maladie,
un combat féroce opposera nos cellules lymphatiques et une prolifération de microbes intestinaux, résultant
en une inflammation chronique des parois intestinales.
Cette situation peut occasionner de l’inconfort intestinal et divers désordres digestifs qui, chez les en-
fants, sont les causes fréquentes d’appendicites. Cette inflammation chronique affaiblit les parois intestinales
et permet à des protéines partiellement décomposées ainsi que des toxines bactériennes d’être absorbées et
causer des allergies. Outre la quantité de symptômes déplaisants, ceci a pour effet d’affaiblir considérablement
le système immunitaire et nous prédispose à la polyarthrite rhumatoïde et autres maladies auto-immunes,
et nous expose aux infections et au cancer.
Alors que nos intestins sont souvent très actifs durant l’enfance, due à l’activité bactérienne élevée, avec
l’âge, nous avons tendance à devenir de plus en plus constipés. Ceci est attribuable à un manque de fibres ali-
mentaires et une diminution de l’écoulement biliaire, signe d’une carence en lécithine et en choline. Les parois
intestinales s’affaiblissent et se déforment comme dans les cas de diverticulose : des croutes rigides se mettent
à recouvrir les parois intestinales et restreindre leur flexibilité.
Éventuellement, des éléments de putréfaction peuvent arriver à traverser les parois affaiblies du gros in-
testin et pénétrer dans la circulation sanguine. Cela peut empoisonner tout l’organisme, mais le foie, le cœur et
le cerveau subissent habituellement le plus fort de l’attaque. Un rythme cardiaque irrégulier, des maux de tête
30 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
et une pensée confuse sont des symptômes fréquemment observés. Tout le système nerveux peut en être affecté.
En outre, le clapet à la jonction du gros intestin et de l’intestin grêle (appelée valvule iléo-caecale) peut perdre
son efficacité et permettre aux bactéries provenant du gros intestin d’envahir l’intestin grêle et la circulation
sanguine.
Lorsque le système d’égouts d’une municipalité se brise ou est défectueux, les rejets s’accumulent dans
les rues et sur les propriétés et contribuent à la prolifération de maladies. Le même principe s’applique à
l’organisme aux prises avec une élimination intestinale insuffisante. Des déchets s’accumulent dans la circula-
tion sanguine et dans les tissus, et causent ou contribuent au développement de la plupart des maladies de
même qu’une détérioration générale de la santé. Le cancer du côlon en est le résultat le plus probable.
Une alimentation principalement composée d’aliments crus parviendra, avec le temps, à corriger ces pro-
blèmes intestinaux en fournissant une grande quantité de fibres de bonne qualité tout en renforçant les parois
intestinales. Je ne recommande pas l’ajout de son aux repas en raison du fait que l’absorption des minéraux
est entravée. Par contre, je recommande la consommation de graines de lin fraîchement moulues. Ajoute une
cuillerée à table ou plus à tes repas afin de t’assurer d’au moins une ou préférablement deux ou trois selles par
jour.
Une autre conséquence de la prolifération microbienne, souvent lorsque combinée avec les allergies ali-
mentaires, est l’inflammation du pancréas. Non seulement cela résulte-t-il en une carence en enzymes digestives
et des problèmes d’assimilation alimentaire, mais est également une cause principale de diabète insulinodépen-
dant (Type 2). Le premier pas vers cette situation est l’alimentation au biberon des bébés dès la naissance. Ceci
les prive d’importants éléments protecteurs qui sont normalement transmis lors de l’allaitement maternel.
Afin de pallier à ces problèmes, nous devons améliorer nos habitudes alimentaires, apprendre à bien
mastiquer, manger moins, combiner adéquatement les aliments, consommer davantage d’aliments crus, tout
particulièrement les légumes, éliminer les microbes nocifs et réintroduire des bactéries bénéfiques.
Purge à l’ail : Une étape primordiale de l’amélioration des fonctions digestives, du système immunitaire et
de la santé en général est la restauration de la flore intestinale. Celle-ci est importante dans tout genre de remise
en santé, mais surtout dans le cas de maladies chroniques, plus particulièrement pour le sida, cancer et mala-
dies auto-immunes.
Pour ce faire, il faut réduire la quantité de microbes pathogènes dans les intestins à l’aide d’un microbi-
cide approprié suivi par des probiotiques ou de bonnes lactobactéries. Je préfère l’ail frais et cru, qui possède
de puissantes propriétés antimicrobiennes et fongicides. Afin de transporter l’ail tout au long du tube digestif,
et pour minimiser les réactions désagréables, telles que maux de tête, nausées et autres inconforts en raison
de la destruction microbienne, il est préférable (mais non essentiel), au départ, de prendre l’ail avec un laxatif
puissant. C’est ce qu’on appelle une purge. Une purge efficace peut se faire en prenant un grand verre d’eau
ajoutée d’une cuillère à soupe de sel d’Epsom (sulfate de magnésium). Boire davantage d’eau par la suite.
Si tu es constipé ou en surpoids et que tu le fais pour la première fois, tu peux prendre 2 cuillères à table,
afin de t’assurer que tu l’élimines rapidement. Les sels d’Epsom dissous auront un goût moins amer si tu les
laisses au réfrigérateur pendant la nuit. Le lendemain matin, écrase une grosse gousse d’ail que tu mélanges
avec une petite quantité d’eau et que tu bois, suivi des sels réfrigérés et un encore un peu plus d’eau. Tu peux
minimiser l’odeur de l’ail en écrasant les gousses alors qu’elles sont immergées dans du jus de citron.
Au cours des matins subséquents, tu peux utiliser moins de sels d’Epsom ou même un laxatif plus doux,
tel le psyllium. Si tu n’aimes pas l’ail, tu peux l’insérer, une fois écrasé, dans des capsules de gélatine. Si tu crois
être allergique à l’ail, utilise alors un autre microbicide comme la solution d’iode de Lugol, 1 cuillère à thé
de bicarbonate de sodium, 1 ou 2 cuillères à thé de peroxyde d’hydrogène à 3 %, extrait de feuille d’olive, extrait
de Pau d’Arco ou d’absinthe. Il en va de même si tu préfères éviter l’ail pour des raisons sociales. Néanmoins,
je crois que l’ail reste le meilleur choix pour désinfecter les voies intestinales.
D’autres laxatifs pouvant être également utilisés sont : des sels de Glauber ou sulfates de sodium, huile de
ricin, aloès, séné ou un rinçage isotonique ; dans les 5 minutes qui suivent, bois un litre d’eau dans lequel est
dissoute 1 cuillère à thé comble de sel. Tu pourrais avoir à expérimenter avec le laxatif de ton choix, afin de
trouver la dose appropriée à utiliser avec l’ail afin qu’il fasse effet en quelques heures.
31 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Le psyllium est excellent et fortement recommandé pour une utilisation à long terme. Il est particulière-
ment efficace pour éliminer les endotoxines des intestins et réduire les réactions allergiques et auto-immunes.
Il contribue également au transport de tout microbicide ajouté, et ce, tout au long des voies intestinales. Dans
un grand verre d’eau, ajoute 1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium et 1 cuillère à thé comble de cosses
de psyllium, remuer et boire immédiatement suivit d’un autre verre d’eau. Jusqu’au moment où tu entre-
prends la thérapie systémique antimicrobienne à l’étape suivante, ajoute l’ail émincé ou un autre microbicide
à la boisson de psyllium, mais continue d’ajouter 1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium, aussi longtemps
que des signes de douleur, inflammation, Candidose ou d’hyperacidité se font sentir.
Probiotiques et ferments : Ceci nous amène à la prochaîne étape : remplacer les microbes pathogènes
détruits par des lactobacilles « amicales ». Ceci doit être fait par doses massives, de 30 à 60 minutes après chaque
purge, autrement les microbes indésirables risquent de reprendre tout le terrain perdu dès le prochain repas.
Habituellement, les probiotiques contiennent de l’acidophilus et des bifidobacterium en plus d’autres bactéries
lactiques et aussi parfois des souches bénéfiques de levures telles que la Saccharomyces cerevisiae (levure de
boulanger) et la saccharomyces boulardii. Cependant, certains individus hautement sensibles peuvent même
avoir une réaction à ces levures. Donc, débute avec de petites quantités et observe bien comment tu y réagis.
Ces cultures bactériennes sont disponibles dans les commerces d’alimentation naturelle, sous forme
de poudre ou en capsules qui doivent être réfrigérées. Procure-toi, de préférence, des cultures sans produits
laitiers, particulièrement dans le cas de diabète de Type 1 et d’allergies. Des cultures à haut rendement doivent
contenir eu moins 10 milliards et préférablement 25 milliards de bactéries vivantes par gramme ou par cap-
sules (à garder au réfrigérateur).
Toutefois, ces cultures sèches sont dormantes ou relativement inertes, comparativement aux bactéries
contenues dans des ferments frais ou vivants, et ont souvent un nombre limité de souches. Je te conseille donc
de concocter tes propres ferments comme il est expliqué à la Section 4.
Comme alternative, tu peux obtenir de la vraie choucroute fermentée ou des aliments fermentés à l’acide
lactique dans les commerces d’alimentation naturelle ou sur internet. Il est généralement préférable de repeu-
pler tes intestins à l’aide de bactéries cultivées à partir de légumes, de légumineuses (lentilles), de grains et de
fruits plutôt que du lait.
Bien qu’il soit indiqué d’inclure des aliments fermentés dans une alimentation saine, ce n’est pas suffisant
pour assainir le tube digestif des individus souffrants de dysbiose ou de prolifération de Candida albicans et
de microbes pathogènes qui, de nos jours, inclut la plupart d’entre nous. Ceci signifie que quiconque se lance
sur la route de la remise en santé doit initialement mettre toute son attention sur l’assainissement intestinal,
sinon tout remède spécifique ou même une alimentation de qualité pourrait s’avérer inutile. Il est préférable
de maintenir un apport important d’aliments fermentés (fait maison) pendant une très longue période pendant
ton processus de remise en santé ou de guérison, puis continue avec des quantités moindres pour le maintien
de la santé.
Plus récemment des organismes de sol sont maintenant offerts sous la marque Prescript-Assist et Effective
Microorganisms ou EM. Ceux-ci se sont avérés efficaces dans plusieurs cas de désordres intestinaux, particulière-
ment ceux impliquant une inflammation du tube digestif et du gros intestin.
Du kéfir fait maison, consommé en quantité suffisamment élevée, peut assainir les intestins. Des graines
de kéfir peuvent être utilisées pour fermenter non seulement du lait, mais aussi des légumes. Un excellent site
sur le sujet est [Link]/~dna/[Link] (anglais). Il a l’avantage de contenir une grande varié-
té de microbes protecteurs ainsi que d’être actif à température ambiante. Je ne recommande pas l’utilisation de
yaourt commercial pour assainir la voie intestinale à cause de la grande quantité de lactose propice à la forma-
tion de mucus et des souches limitées de lactobactéries. Pour beaucoup d’individus, même le kéfir fermenté
adéquatement pourrait être trop riche en lactose et peut, avec un usage continu, causer des problèmes.
Le kombucha est également efficace à température ambiante et, en quantité suffisante, est efficace pour
assainir le tube digestif. Il est préparé à partir de sucre et de thé vert ou noir, mais nécessite une culture mère so-
lidifiée comme agent de départ, en plus de ferments provenant de la préparation précédente. La levure produit
un alcool qui, en majeure partie, est converti en vinaigre, mais entre 0,5 % et 1 % demeure dans la préparation
finale. Avec de courtes périodes de fermentation, beaucoup de sucre peut rester. Il est donc préférable de laisser
32 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
fermenter pendant 2 semaines. En raison de l’intervention des autorités sanitaires, beaucoup de préparations
commerciales de kombucha sont maintenant pasteurisées et donc sans grands effets bénéfiques pour la santé.
Habituellement, le kombucha et aussi parfois d’autres ferments sont plutôt acides et peuvent causer des
problèmes digestifs chez des individus vulnérables. Ceci peut être évité en diluant ou en neutralisant partiel-
lement cette acidité à l’aide de bicarbonate de sodium, jusqu’à un goût légèrement amer. De plus, tu peux
prendre 1 cuillère à table de bicarbonate dans un grand verre d’eau avant le petit déjeuner afin d’empêcher
l’hyperacidité de l’organisme. Protège également tes dents de l’effet corosif de l’acide. De garde pas les surfaces
métaliques en contact prolongé avec les liquides hautement acides.
Les ferments de bananes sont mes préférés. Je préfère la fermentation à l’acide lactique à température
élevée comme dans une yaourtière avec des cultures d’acidophilus comparativement à la fermentation à tem-
pérature ambiante comme dans le cas du kéfir ou du kombucha. La fermentation du lactobacilli est à son meil-
leur entre 35° C - 40° C, alors qu’à température ambiante il se produit davantage de fermentation de levures.
Plutôt que plusieurs jours de fermentation comme dans le cas du kéfir et du kombucha, cela ne représente
qu’environ de 8 à 12 heures à température élevée. Au début, procure-toi une culture probiotique à base prin-
cipale d’acidophilus et autres bactéries lactiques de souches variées. Consomme fréquemment, au cours de la
journée, en breuvage ainsi que les solides de banane seuls ou mélangés à d’autres aliments.
L’acidophilus ne peut décomposer les féculents et les fibres. L’avantage premier provient des microbes
présents dans le liquide, qui se développent dans les sucres. Les autres fruits sucrés (à pulpe) et leurs jus sont
donc également acceptables pour la fermentation avec l’acidophilus. Le ferment devrait avoir une saveur semi-
acide plaisante. Plus la quantité de sucre est élevée, plus longue sera la période de fermentation et plus acide
sera la préparation. Si elle sent ou goûte mauvais, jette-la. Généralement, moins ces ferments sont sucrés et plus
ils sont acides, plus ils sont bénéfiques pour la santé. Les propriétés bénéfiques proviennent principalement des
bactéries présentes dans le liquide plutôt que dans les aliments fermentés eux-mêmes.
Les lentilles, pois et fèves mungo fermentés sont particulièrement indiqués pour l’assainissement des
intestins ou du gros intestin. Ceci est bénéfique dans les cas de maladies inflammatoires des intestins et du
cancer des intestins. Ceci est basé sur le principe de fermentation du Dosa telle qu’utilisée dans plusieurs pays
asiatiques. Les microbes dans ce ferment sont capables de dissoudre les féculents des légumineuses. Les détails
de la préparation des ferments de bananes et du Dosa se trouvent au chapitre 37.
Prends une pleine tasse de ferment environ 30 à 60 minutes après chaque purge ou de forte dose
d’antimicrobiens et avant les autres repas. Continue de prendre les cultures probiotiques ou les ferments
plusieurs fois par jour pendant le nettoyage intestinal ainsi qu’à l’étape suivante, soit la thérapie systémique
antimicrobienne. Poursuis cet assainissement intestinal jusqu’à ce que ta santé se soit considérablement amé-
liorée et utilise ces ferments de façon intermittente pour le reste de ta vie. Ils sont les fondements mêmes du
maintien de la santé.
Aliments crus : Le type de microbes qui habite et prolifère dans tes intestins dépend largement des nu-
triments qu’ils reçoivent. Autrement dit, cela dépend de ce que tu manges. Un exemple négatif est la grande
influence qu’ont le sucre et les grains dans le développement des levures, spécialement les Candida albicans.
L’effet contraire est observé dans les aliments frais et crus, qui tendent à freiner les microbes nocifs et
encouragent celles bénéfiques. Outre les aliments crus fermentés dans l’acide lactique, l’effet bénéfique le plus
puissant se trouve dans les feuilles vertes et les graines germées. En plus d’avoir leur propre gamme de bonnes
bactéries, ces aliments sont également source de fibres et d’autres nutriments afin qu’elles puissent se multi-
plier dans tes intestins.
En prime, ces aliments crus et frais, particulièrement les feuillages verts, sont fortement anti-inflam-
matoires. C’est pourquoi ils sont le meilleur agent curatif pour les conditions d’inflammations intestinales
et (je crois) en quantité suffisante, permettraient de prévenir et probablement même surmonter le cancer de
l’intestin.
En plus de salades de légumes crus, une façon relativement facile de consommer plus de feuilles vertes
fraîches est sous la forme de purée. Dans un robot culinaire, mélange à haute vitesse, une poignée de feuilles
avec suffisamment d’eau ou de jus et bois sans tamiser. Pour de meilleurs résultats, les feuilles doivent être cul-
tivées de façon biologique et utilisées aussi fraîches que possible. Même une poignée d’herbes fraîches (coupée
33 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
court) ou de « mauvaises herbes » du jardin peut être utilisée.
Tu peux également ajouter des graines germées au mélange, mais ajoute très peu de fruit ou autres
aliments sucrés, puisque la combinaison de fibres végétales crues et de sucre peut causer une forte fermenta-
tion intestinale. Dans une certaine mesure, cela peut être bénéfique pour ceux qui éprouvent des problèmes
de constipation, mais doit être adéquatement contrôlé. Aussi, les fruits frais fibreux à eux seuls ont tendance
à stimuler l’activité intestinale en nourrissant les bactéries.
Les légumes racines et à feuilles, de culture biologique, sommairement lavés, réduits en purée à l’aide
d’un mélangeur à haute vitesse, procurent de bons microbes ainsi que les prébiotiques propices à leur multipli-
cation. Les prébiotiques sont des nutriments bénéfiques pour nos microbes probiotiques. D’autres prébiotiques
acceptables sont l’inuline, les fructo-oligosaccharides ou FOS ainsi que l’amidon résistant (AR). Ceux-ci nour-
rissent principalement les microbes du côlon, et sont efficaces dans la prévention ou le traitement des maladies
inflammatoires de l’intestin et du cancer du côlon.
Tu te procures de l’AR en ajoutant une petite pomme de terre crue (évite les pommes de terre à pelure
verte) aux légumes dans le mélangeur. Pour obtenir de l’AR seul, passe quelques pommes de terre pelées au
mélangeur et mets au réfrigérateur. Peu de temps après, les granules d’AR s’accumulent au fond du contenant
et tu peux jeter le reste du liquide. 10 g de pomme de terre crue procurent la quantité quotidienne recomman-
dée de 25 g d’AR.
Acide chlorhydrique : Chez les aînés, particulièrement ceux atteints de maladies dégénératives chro-
niques ou même chez de jeunes asthmatiques, l’organisme perd fréquemment sa capacité de produire une
quantité adéquate d’acide chlorhydrique dans l’estomac. Cette situation mène à une digestion incomplète des
protéines et une mauvaise assimilation des vitamines B1 et B12 ainsi que des minéraux. La carence en mi-
néraux qui en résulte rend les ongles mous et les cheveux peuvent s’abimer.
L’acide chlorhydrique est également nécessaire pour activer la pepsine (une enzyme digestive gastrique) et
détruire les microbes présents dans les aliments. Un taux inadéquat d’acide chlorhydrique (HCI) dans l’estomac
résulte souvent en la prolifération de bactéries et champignons indésirables et pathogènes dans le tube diges-
tif. Ceci peut être la cause ou contribuer à la malabsorption, problèmes intestinaux et allergies à des produits
provenant de la dégradation bactérienne et fongique, et en conséquence, à l’affaiblissement du système im-
munitaire.
Les symptômes associés au manque d’acide gastrique sont l’éructation (rots), inconfort à la suite d’un
repas ou sensation de lourdeur dans l’estomac et anémie. Souvent, le liquide lymphatique est soit trop alcalin
ou trop acide (loin au-dessus ou sous le point neutre) et le niveau d’énergie est faible. Dans des cas légers il
pourrait être utile d’ajouter du jus de citron ou du vinaigre de cidre ainsi qu’une petite quantité de chlorure
de magnésium à un repas protéiné, ou boire une ½ tasse de tisane amère avant les repas. Par contre, dans les
cas évidents de carence en minéraux et un manque d’acide chlorhydrique, typique de la majorité des cas de
maladies dégénératives chroniques, il est bénéfique de prendre des suppléments d’acide chlorhydrique avec les
repas cuits qui incluent viandes, poissons, œufs, fromages, légumineuses et noix.
Tu peux facilement te procurer des comprimés d’acide chlorhydrique, habituellement additionné de pep-
sines. Prends un ou deux comprimés selon la quantité de protéines dans le repas. Ou encore, tu peux acheter
et diluer toi-même l’acide chlorhydrique. Dans le commerce, la solution diluée de l’acide chlorhydrique est à
20 % HCI, alors que la solution concentrée (que l’on trouve dans les quincailleries) est à 35 %. Afin d’obtenir
une solution sécuritaire à 2 %, mélange une partie d’acide à 20 % pour 9 parties d’eau, ou une partie à 35 %
pour 16 parties d’eau. Tu peux alors mélanger 1 à 2 cuillères à thé (utilise du plastique) de HCI à 2 % avec
ton repas. La solution peut être ajoutée à la portion de protéine ou comme ingrédient à une vinaigrette. Tu
peux également l’ajouter à ½ tasse d’eau ou de tisane et la boire après le repas. Afin de protéger tes dents,
tu peux la boire avec une paille.
Par contre, consommer de l’acide régulièrement rend rapidement l’organisme trop acide. De plus, ceux
avec une faible production d’acide gastrique produisent également peu de bicarbonate de sodium nécessaire
pour neutraliser la quantité accrue d’acide dans le duodénum. Bien que le contenu de l’estomac doive être
acide, le contenu de l’intestin grêle quant à lui, doit être alcalin, autrement les nutriments sont mal absorbés.
Il est donc recommandé de prendre ½ cuillère à thé de bicarbonate de sodium dans de l’eau, environ 2 heures
après un repas léger ou de 3 à 4 heures dans le cas d’un gros repas (chaires animales ou autres protéines).
34 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Thérapie systémique antimicrobienne
La thérapie systémique antimicrobienne implique l’élimination de microbes pathogènes de la circulation
sanguine, du liquide lymphatique et des organes internes. À mon avis, la meilleure et la plus puissante combi-
naison est la prise, sur une période de 3 semaines, de Solution d’iode de Lugol suivie par une dose progressive-
ment croissante de MMS. Ceci peut être suivi d’une période plus longue avec d’autres antimicrobiens.
On observe fréquemment, surtout dans les cas de candidose, une réaction d’élimination ou dite de Herx-
heimer lors d’un assainissement intestinal ou d’une thérapie systémique. Tu peux te sentir faible et nauséeux.
Dans ce cas, interrompt ou réduit la prise d’antimicrobiens, mais poursuis tes efforts de nettoyage intestinal. On
rapporte des témoignages affirmant que boire un litre d’eau additionnée de ½ cuillère à thé de sel peut aider
à éliminer les maux de tête associés à cette réaction.
Solution de Lugol
Comparé au MMS, l’iode est beaucoup mieux toléré. Tu peux donc utiliser l’iode afin d’éliminer une
grande partie des microbes d’une façon relativement facile et avec moins d’effets secondaires que le MMS.
De plus, l’iode a une attirance marquée pour les membranes muqueuses qui sont également une cachette
de choix pour les champignons. L’iode est un agent antimicrobien complet et un excellent fongicide.
Il est couramment utilisé sous le nom de Solution de Lugol avec 10 % d’iodure de potassium et 5 % d’iode
et peut également être appelé Solution d’iode 5 %. Chaque goutte contient environ 6,5 mg d’iode/iodure. Les
autres noms donnés à la Solution de Lugol sont Solution orale d’iode aqueuse BP ou Solution d’iode forte
USP (toutes deux contiennent de l’iode/iodure à 130 mg/ml). Une solution topique (USP) contient 2 % d’iode
et 2,4 % d’iodure de potassium. Conséquemment, si tu utilises cette solution d’iode à 2 %, prends une quantité
équivalente à 2,5 fois la quantité recommandée de Solution de Lugol. Aux États-Unis, tu peux te procurer des
comprimés d’Iodoral (chaque comprimé contient l’équivalent de 2 gouttes de Solution de Lugol). Je décon-
seille l’utilisation d’iode de type pharmaceutique, qui est dilué dans l’alcool ou autres solvants et qui entraine
souvent des effets secondaires.
Afin de tester s’il y a allergie (ce qui est très rare), incorpore une goutte d’iode dans un liquide autre
que de l’eau seule et bois. S’il n’y a aucune réaction, augmente graduellement de 6 à 8 gouttes 4 fois par jour,
ou 10 gouttes 3 fois par jour dans un liquide ou ajouté à de la nourriture. Ne pas prendre l’iode simultané-
ment avec un antioxydant, mais il est acceptable de prendre les antioxydants au moins cinq minutes plus tard,
pendant d’un repas. La dose d’iode dépend de ta corpulence ; les individus plus lourds requièrent plus d’iode
que ceux de faible poids. Je crois qu’un programme de 3 semaines, ajusté au poids corporel est généralement
sécuritaire pour les enfants. Par contre, il est déconseillé en cas d’hyperthyroïdie ou de goitre ; face à ces condi-
tions, la quantité d’iode doit d’être augmentée beaucoup plus graduellement et ajustée selon les symptômes.
Continue, avec la pleine dose, pour une période de 3 semaines, mais interrompt ou réduit la dose si tu
développes une réaction grave. Si nécessaire, répète ce programme après plusieurs mois. Pendant ce temps,
continue de prendre plusieurs gouttes quotidiennement sur une plus longue période. Pour de plus amples
informations sur l’iode, visite le [Link]/[Link] (anglais).
Fais attention : des doses élevées d’iode prises pendant plus de 3 semaines peuvent affecter le fonc-
tionnement de la glande thyroïde.
MMS – Chlorite de sodium
Le chlorite de sodium est utilisé dans de nombreux pays comme traitement antimicrobien dans l’industrie
de l’alimentation, comme désinfectant, rince-bouche, dans les dentifrices et pour la purification de l’eau.
En solution à 3,5 % il était appelé « Électrolytes d’oxygène stabilisés». En solution nominale à 28 %, il est connu,
surtout dans sa forme originale anglophone, sous le nom de « Miracle Mineral Supplement » ou MMS (Supplé-
ment Minéral Miracle), ou encore, gouttes de purification de l’eau.
Sous forme de solution, le chlorite de sodium (NaClO2) est très alcalin et stable, mais lorsqu’acidifié
il forme un gaz, le dioxyde de chlore (ClO2), qui est l’un des remèdes antimicrobiens et anti parasites les plus
puissants. Suite à un traitement au MMS, le seul résidu laissé dans l’organisme est une petite quantité de sel
ou chlorure de sodium.
35 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Après un assainissement intestinal et un traitement à l’iode, tu peux entreprendre une thérapie au MMS.
La procédure habituelle est de débuter avec 1 ou 2 gouttes de MMS en augmentant graduellement jusqu’à 15
gouttes, 1 ou 2 fois par jour. Par contre, les doses élevées provoquent souvent des nausées. Dans ce cas, tu peux
absorber le gaz par la bouche ou par le rectum, ce qui ne cause pas de nausées.
Une méthode alternative peut être utilisée pour intensifier le programme antimicrobien ou pour sur-
monter une infection sévère ou persistante. Il s’agit de prendre 3 ou 4 gouttes de MMS acidifié et dilué, aux 2
heures tout au long de la journée, et ce, pour plusieurs jours. Réduis temporairement la dose en cas de nausée.
Dans tous les cas, mélange le MMS dans une quantité équivalente à 5 fois le nombre de gouttes de jus
de citron ou de lime, mais de préférence dans une solution à 10 % d’acide citrique dans l’eau. Tu peux le faire
toi-même en faisant dissoudre 1 partie de cristaux d’acide citrique dans 9 parties d’eau. Le moins recommand-
able est le vinaigre blanc (ne pas utiliser du vinaigre de cidre, car il peut aggraver les problèmes de champi-
gnons).
De 3 à 4 minutes après l’ajout des acides, ajoute ½ verre d’eau, tisane ou jus non additionné de vitamine
C (ex : pommes ou raisins, mais non oranges). Ne pas prendre de suppléments d’antioxydants trop tôt après la
prise du MMS ; laisse une période de 3 à 4 heures entre les deux. Si le goût est trop acide alors, attends 5 minutes
de plus et ajoute un peu de bicarbonate de sodium avant de boire. Assure-toi qu’il garde une légère acidité
parce que si la solution devient trop alcaline, le dioxyde de sodium se reconverti à l’état de chlorite de sodium.
Le MMS acidifié est plus efficace dans un estomac vide, mais cela donne facilement la nausée. Il est gé-
néralement préférable d’avoir un peu de nourriture dans l’estomac afin de pouvoir prendre une dose plus forte.
Si la nausée se produit, réduis temporairement la dose. Tôt ou tard, il est commun d’avoir des nausées, vomisse-
ments et diarrhées qui sont bénéfiques dans le processus de nettoyage, mais peuvent être évités ou minimisés
dans le cadre de l’assainissement intestinal et le traitement à l’iode.
Dans le cas d’une infection aiguë et sévère, incluant la malaria, l’influenza et les infections urinaires,
tu peux prendre immédiatement une forte dose telle que 10 ou 15 gouttes, possiblement suivie, une heure
plus tard, de la même dose. Tu vas vomir et être très inconfortable pour environ une journée, mais dès lors,
l’infection pourrait être surmontée. Toutefois, pour les conditions chroniques et une amélioration générale
de la santé, il est préférable d’augmenter de 1 goutte par jour jusqu’à l’apparition de nausée.
Réduis alors de 2 gouttes et maintiens cette dose pendant quelques jours, et augmente ensuite d’une gout-
te par jour. De cette façon tu augmentes graduellement la dose, en ajustant à la baisse ou à la hausse, afin de
garder le contrôle sur la nausée. Tu peux minimiser les inconforts en divisant la dose quotidienne en deux, soit
une dose en matinée et une au coucher. Mais après un certain temps, essaie de tendre vers la pleine dose jusqu’à
la sensation de nausée.
Afin de freiner rapidement la nausée, tu peux prendre 1 000 mg ou plus de vitamine C, mais ceci freine
également l’activité antimicrobienne. Afin d’éviter ou de minimiser les dommages dus à l’oxydation, je te
conseille de prendre le MMS seulement en matinée et en soirée ou une seule fois par jour et utilise une com-
binaison d’antioxydants, incluant la vitamine C, au repas du midi ou décalée de quelques heures de la prise
du MMS. Afin de minimiser les effets secondaires déplaisants, alcalinise l’organisme avant d’entreprendre une
période de MMS.
Le principal danger après la prise d’une dose élevée de MMS est une chute de pression sanguine et de choc
hypoglycémique en raison d’une perte de fluides suite aux vomissements et à la diarrhée. Si cela se produit,
prends immédiatement une dose élevée de vitamine C afin de freiner la réaction, étends-toi et bois beaucoup
d’eau légèrement salée et additionnée de sucre. Un conseil général pour se réhydrater après les vomissements
et la diarrhée est de prendre un fluide composé de 6 cuillères à thé rases de sucre et ½ cuillère à thé rase de
sel dissout dans l’eau ou encore prends de l’eau de riz. De plus, les individus ayant des tendances à l’anémie
hémolytique doivent éviter le MMS et autres substances oxydantes.
CDS – Solution de dioxyde de chlore (CDS : de l’anglais Chlorine Dioxide Solution) : Maintenant dis-
ponible sur internet sous forme de solution gazeuse concentrée dans l’eau. Elle est plus facile à prendre que
le MMS acidifié et ne semble pas causer de nausée.
CDH – Un nouveau protocole du MMS : Le CDH (de l’anglais Chlorine Dioxide Holding Solution) est en
36 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
fait du dioxyde de chlore stabilisé et est un produit hybride entre le MMS et le CDS classique. Ses avantages
sont : provoque moins de nausées que le MMS, moins de maux de ventre, une fois préparé il n’a pas besoin
d’être activé, se garde pendant des semaines et semble procurer de meilleurs résultats.
On peut préparer soi-même du CDH avec un ratio de 22 parties d’eau pour 1 partie de MMS et 1 par-
tie d’activateur. Afin d’obtenir 240 ml de CDH, place les ingrédients suivants dans une bouteille de verre de
250 à 300 ml avec un solide capuchon hermétique : 220 ml d’eau purifiée, 10 ml de MMS, 10 ml d’acide chlor-
hydrique à 3 % ou 4 % ou d’acide citrique à 50 % (l’acide chlorhydrique donne un meilleur goût que l’acide
citrique). Referme prestement et fermement la bouteille afin d’empêcher le gaz CLO2 de s’échapper. Remue
la bouteille pour bien mélanger les ingrédients et remue-la fréquemment plusieurs fois par la suite. Garde la
bouteille dans un endroit sombre et à température ambiante pendant 1 journée. Puis place alors la bouteille
au réfrigérateur. Une fois refroidi, le CDH peut être utilisé et se conservera pendant plusieurs semaines, sans
aucune autre activation.
Chaque millilitre de CDH contient 1 goutte de MMS préactivé. Prends alors les mêmes doses qu’auparavant,
mais plutôt que de doser en terme de gouttes, tu le fais en terme de ml de CDH (ex. : plutôt que de prendre
3 gouttes de MMS activé dans un ½ verre d’eau, tu prends 3 ml de CDH dans ½ tasse d’eau ou plus et tu bois).
La méthode d’absorption buccale : Conçue pour éviter la nausée, elle semble également efficace en
petites doses au lieu de l’avaler. À 1 partie de MMS ajoute 5 parties d’acide citrique à 10 % et après 3 ou 4 min-
utes, dilue dans 30 ml d’eau (ou l’équivalent d’une grosse gorgée). Après 5 minutes, ajoute jusqu’à 8 parties
de solution à 10 % de bicarbonate de sodium afin de protéger les dents de l’action de l’acide. Ceci a pour effet
d’amener le pH à environ 5 ou 6, et te permet ainsi de le garder en bouche de 5 à 20 minutes pour ensuite
l’avaler ou le recracher. La dose ne doit pas être neutre ou alcaline, car elle sera moins efficace. Pour préparer
la solution de bicarbonate de sodium à 10 %, dissous 1 pleine cuillère rase de bicarbonate dans 9 cuillères
d’eau. Tu peux substituer l’eau par du jus de fruit, comme mentionné précédemment, ou une tisane ou édul-
corer avec du Xylitol ou du Stevia.
Je considère 6 gouttes de MMS comme une bonne dose pour l’absorption buccale. Dans le cas d’une infec-
tion sévère, tu peux poursuivre avec une deuxième dose. En tant que nettoyant général, tu peux l’utiliser à plus
petite ou plus grosse dose, sur une période de 2 à 3 semaines, et ce, au coucher. Dans le cas d’une infection
persistante, continue le traitement de façon sporadique, mais sur une période prolongée. Tu pourrais expéri-
menter en alternant 1 semaine avec 1 forte dose de MMS et plusieurs semaines d’antioxydants.
La méthode d’absorption rectale : cette méthode est appropriée dans les cas de problèmes situés dans
cette région, tel le cancer de la prostate ou du rectum, l’intestin irritable et les infections, les kystes et cancers
des organes féminins. Elle est l’équivalent de lavements au café pour les cancéreux.
Il est d’abord préférable d’être allé à la selle et d’avoir effectué un lavement sanitaire. Puis, essaie 2
gouttes de MMS acidifié dans 250 ml d’eau, que tu injectes dans le rectum à l’aide d’une poire. Retient plu-
sieurs minutes puis évacue, nettoie de nouveau par lavement et finalement incorpore un plus grand nombre
de gouttes, soit de 4 à 8, dans 250 ml d’eau, injecte et retient plus longtemps, jusqu’à 30 minutes. Tout comme
l’absorption buccale, tu peux ajouter du bicarbonate afin de le rendre moins acide. Protège l’anus avec un
corps gras ou de la Vaseline. Aucun inconfort direct ne serait à noter, mais après plusieurs heures, ton niveau
d’énergie pourrait avoir baissé et tu pourrais avoir plusieurs selles. Tu peux répéter toutes les semaines en
augmentant graduellement les doses.
Dans les cas de vaginites, tu pourrais utiliser 1 goutte de MMS acidifié et adéquatement dilué suivi,
quelque temps après, de probiotiques (la solution et les probiotiques insérés dans le vagin). Essaie également
la solution comme rince-bouche.
Rince-bouche : Tu peux préparer un rince-bouche en diluant 1 c. à. thé de MMS dans 500 ml d’eau.
Cette solution est quelque peu alcaline et tend à dégager de faibles quantités de dioxyde de chlore au contact
de bactéries acidifiantes. Il est également disponible dans le commerce et vendu comme étant l’agent le plus
efficace contre la mauvaise haleine ou l’halitose. Il agit en oxydant les composés de soufre nauséabonds dans
la bouche et en les transformant en sulfates non odorants. Rince-toi la bouche pendant quelques instants, gar-
garise et recrache. Tu peux aussi ajouter de la saveur à la solution ou l’adoucir. Certaines personnes prétendent
que l’utilisation régulière leur a permis d’éviter les infections.
37 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
De plus, l’absorption buccale de dioxyde de chlore et l’utilisation régulière du MMS en rince-bouche ten-
dent à éliminer les microbes pathogènes et l’inflammation buccale. Ceux-ci proviendraient de traitements de
canal (endodontie), de poches parodontales ou d’inflammation des gencives et sont fortement impliqués dans
le développement de l’artériosclérose, les crises cardiaques et autres maladies du cœur, la polyarthrite rhuma-
toïde, le diabète, le cancer de la prostate et autres cancers.
Afin de combiner l’action antimicrobienne accrue de la méthode d’absorption buccale avec l’avantage
d’un rince-bouche, ajoute 1 ou 2 gouttes de jus de citron ou d’acide citrique à 1 cuillère à thé de la solution de
rince-bouche et rince immédiatement la bouche pendant 1 à 2 minutes avant de recracher. Cela n’aura qu’un
effet relativement faible sur les papilles gustatives. 1 cuillère à thé de rince-bouche contient approximativement
1 goutte de MMS.
Un ajout récent à l’arsenal du MMS est le MMS2 ou hypochlorite de calcium. Il est particulièrement
efficace dans l’élimination des microbes et parasites intestinaux. Il est d’une grande aide face à la maladie de
Crohn et autres conditions d’inflammation intestinale ainsi qu’au cancer du côlon et de la prostate et possible-
ment du pancréas et du foie.
Pour plus d’informations, consulte, entre autres, le site [Link].
DMSO
Le DMSO est non seulement un excellent microbicide, il est également des plus efficaces pour transporter
d’autres microbicides à des endroits inaccessibles et pénétrer les biofilms dans lesquels les microbes se dissimu-
lent. L’iode se dissout rapidement dans le DMSO et l’iode moléculaire ou Solution de Lugol est le complément
parfait. Fais l’essaie de quelques gouttes de Solution de Lugol dans 1 cuillère à thé de DMSO et prends dans une
boisson, plusieurs fois par jour. Tu pourrais également essayer du MMS non acidifié, du peroxyde d’hydrogène
et autres remèdes, mais non du kérosène, de l’essence de térébenthine ou d’huiles essentielles.
Dans le but de frictionner la peau sur des régions affectées, dilue le DMSO à environ 50 %. Ceci n’est
non seulement efficace pour freiner rapidement la douleur, mais aussi pour éliminer les microbes de la peau,
jointures, sinus, oreille interne, os, racines dentaires infectées, os de la mâchoire, cavitations ou pour freiner
la perte de cheveux due aux champignons. La pureté minimale du DMSO doit être de 99 %, et préférablement
davantage (le grade médical/pharmaceutique est à 99,9 %). La quantité quotidienne appropriée en application
topique et orale combinée est de 20 à 30 ml. Oralement, il peut être pris dans une boisson avec des suppléments
afin d’accroître leur absorption.
Pour de plus d’informations fait une recherche internet. Il existe plusieurs sites traitant du DMSO.
Borax
Le borax et l’acide borique contiennent du bore et, en plus de régulariser le métabolisme calcium-magné-
sium-phosphate et la santé des os et des dents, ils sont d’excellents fongicides, possédant des propriétés antimi-
crobiennes à large spectre et peuvent chélater le fluor et les métaux lourds.
Dissous 1 cuillère à thé légèrement comble (5 – 6 g) de borax dans 1 litre d’eau de qualité (sans chlore ni
fluor). Ceci est la solution concentrée. Garde cette bouteille hors de la portée de jeunes enfants.
1 cuillère à thé (5 ml) de cette solution concentrée est une dose standard contenant 25 à 30 mg de borax
et procure environ 3 mg de bore. Débute avec 1 dose mélangée à des boissons ou à la nourriture. Augmente
graduellement jusqu’à ton apport maximum déterminé. La dose minimale efficace, lorsqu’utilisée comme fon-
gicide est d’environ 100 mg de borax.
Pour les individus de poids faible à normal, la quantité maximale quotidienne recommandée est de 500 mg
ou 100 ml de solution concentrée ; prendre de façon espacée pendant la journée. Les individus plus lourds peu-
vent prendre un maximum de 1 g (1 000 mg) ou 200 ml de solution concentrée. Prends la quantité maximale
pendant tout au plus 1 mois puis alterne avec un autre microbicide. Mais continue de prendre une quantité
de maintien de 2 ou 3 doses par jour.
Le borax est plutôt alcalin et à des concentrations plus élevées il a un goût savonneux. Tu peux le
dissimuler à l’aide de jus de citron, vinaigre ou acide ascorbique. Dans le cas de vaginite, une capsule remplie
38 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
de borax et insérée dans le vagin au coucher, pendant 1 ou 2 semaines, semble être le remède le plus efficace
pour cette condition.
Curcuma : Un microbicide et antioxydant puissant. Sa composante active est la curcumine, mais le cur-
cuma possède d’autres ingrédients actifs qui rendent le curcuma moulu ou séché presque aussi efficace que
l’extrait de curcumine. Ses ingrédients actifs sont liposolubles (solubles dans les graisses). De plus, le poivre
noir contient de la pipérine, qui inhibe l’activité d’une enzyme présente dans le foie qui dissout rapidement les
ingrédients actifs du curcuma. Donc, la pâte de curcuma est habituellement préparée avec l’ajout d’huile de
noix de coco ou d’olive et de poivre noir fraîchement moulu (consulte le chapitre 37 pour la recette).
Il a été démontré que le curcuma améliore ou soulage une très grande variété de maladies, incluant tous
les cancers, la maladie d’Alzheimer, la dépression ainsi que de nombreuses autres. Je crois que le principal
effet curatif provient de son action antimicrobienne et particulièrement de ses propriétés antifongiques. Il ne
semble pas nuire aux microbes bénéfiques de notre côlon, mais au contraire semble améliorer leur condition,
même à des niveaux de traitement contre le cancer des intestins. Cependant, ses effets sur l’acidophilus et autres
lactobactéries restent moins précis, et est donc plus prudent d’utiliser celles-ci séparément des doses élevées de
curcuma, par exemple, prendre des probiotiques avant un repas contenant du curcuma.
Kérosène
Le kérosène est étonnamment efficace et, pour plusieurs individus, est plus facile à prendre que le MMS
acidifié. Une comparaison de plusieurs désinfectants a montré que le kérosène, bien qu’il ne pût contrôler
la bactérie testée, possède l’effet le plus puissant pour éliminer le Candida albicans, davantage même que l’agent
javellisant hypochlorite de sodium. Ceci pourrait bien être le secret du succès curatif du kérosène : il supprime
le Candida albicans ainsi que les mycoplasmes ou microbes sans paroi cellulaire, sans toutefois endommager
notre flore intestinale normale.
Les fractions plus légères sont principalement absorbées dans l’estomac alors que celles ayant un point
d’ébullition supérieur à 200 °C circulent dans toute la longueur du tube digestif avec un effet laxatif. L’intervalle
d’ébullition idéal se situe entre 100 °C à 200 °C.
Outre un intervalle d’ébullition adéquat, le kérosène de qualité doit idéalement être à faible teneur aro-
matique. C’est ce que « faible odeur » signifie. Afin de déterminer si les produits provenant de différentes entre-
prises ou de différents pays sont adéquats, accède au site internet du fabricant et consulte la fiche signalétique.
Il pourrait ne pas être vendu sous le nom de kérosène, mais peut-être naphta, solvant d’hydrocarbure ou encore
térébenthine minérale. Il doit être composé d’hydrocarbures aliphatiques d’origine pétrochimique et non un
mélange spécial de solvants disponible dans les commerces de fournitures artistiques sous l’appellation de
térébenthine minérale sans odeur. Généralement, les Low-Aromatic White Spirit ou LAWS (naphta lourd
à faible teneur aromatique) utilisés dans le nettoyage à sec sont acceptables.
Shell Chemicals offre 2 produits sans odeur acceptables : ShellSol D40TM avec un intervalle d’ébullition de
145 C – 210 °C et le SBPTM à 100 °C – 140 °C. Le BP White Spirits, à faible teneur aromatique, vient à ébullition
°
entre 142 °C et 200 °C. Ces produits peuvent être disponibles dans les commerces de matériaux de construc-
tion et de peinture, quincailleries à grande surface ou sur internet. Un produit à faible odeur au Canada est le
kérosène de type 1K de marque Rona (marque maison) que tu peux te procurer chez Rona et chez divers quin-
caillers ([Link] Recochem Inc. offre également du kérosène à faible
odeur, mais avec un intervalle d’ébullition trop élevé à 190 °C — 230 °C, et est inefficace pour purifier le sang,
mais pourrait être adéquat pour nettoyer le gros intestin.
En Europe, tu peux te procurer du ShellSol D40TM, le SBPTM (Siedegrenzbenzin) 100 °C — 140 °C ainsi que
de l’essence de térébenthine (Balsam Terpentinoel) en tant que matériaux de construction ou de certains com-
merces de fournitures artistiques ou de peinture, quincaillers à grande surface ou sur internet. Note que si
le produit à faible odeur n’est pas disponible, tu peux tout de même prendre du White Spirit ou du kérosène
normal. Il n’est pas plus toxique, mais a une odeur plus forte. Le benzène toxique vient à ébullition à 80 °C
et est absent des fractions à ébullition plus élevées. Le dosage et la durée d’un traitement sont plutôt flexibles.
Tu peux débuter avec ½ cuillère à thé, puis poursuivre avec 1 cuillère à thé pendant 1 ou 2 semaines puis
augmenter graduellement jusqu’à 1 cuillère à table encore pendant 1 ou 2 semaines et terminer en diminuant
à 1 cuillère à thé comble, le tout pour une durée totale de 6 semaines.
39 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Ceci peut être répété au besoin. Diminue ou cesse l’utilisation si la diarrhée devient intolérable. Prends-le
avant le petit déjeuner ou au coucher, avec peut-être une petite quantité de mélasse afin d’envelopper la langue
et fais suivre avec du liquide et de la nourriture. Pour les enfants, on l’administre en quelques gouttes dans
du sucre. Les doses plus élevées tendent à causer la diarrhée et à détoxifier le foie. Bien qu’il soit bénéfique,
il peut causer des symptômes déplaisants. Si tu le répètes sur une longue période, prends-le au coucher. Si un
problème survient, réduis ou cesse temporairement l’usage.
Procède avec l’utilisation de kérosène et l’essence de térébenthine seulement après t’avoir informé des
dangers possibles et des avantages.
Essence de térébenthine
L’essence de térébenthine pure est un remède antimicrobien et antiparasitaire utilisé depuis des
millénaires. Il est pris en mélangeant 1 cuillère à thé de térébenthine à 1 cuillère à thé de sucre blanc, mais
débute avec seulement quelques gouttes et augmente graduellement. Initialement il peut être utilisé de façon
quotidienne pendant une semaine ou deux puis 2 fois par semaine pendant quelques semaines ou jusqu’à ce
que le problème disparaisse. Lorsque je l’ai pris pour la première fois, j’ai été surpris de son bon goût, comme
une sucrerie aux arômes de pin.
Par contre, il peut causer des réactions plus intenses que le kérosène, particulièrement dans les cavités
crâniennes. Bien qu’il soit ultimement bénéfique pour éliminer les champignons, il peut être temporairement
plutôt désagréable. Je crois maintenant que plutôt que d’utiliser du sucre, il est préférable de prendre l’essence
de térébenthine mélangée à une quantité égale d’huile de paraffine ou d’olive et, du moins au début, prends-le
au coucher afin de permettre au sommeil de faciliter les réactions.
J’ai également utilisé un mélange de 2 parties de kérosène, 2 parties d’huile d’olive ou de paraffine et
1 partie d’essence de térébenthine. La térébenthine semble être efficace pour dissoudre les biofilms. L’huile
d’eucalyptus procure un effet encore plus marqué que l’essence de térébenthine, mais est également plus
toxique.
Autres antimicrobiens
Les champignons peuvent être contrôlés par les produits alcalinisants. Grâce à son alcalinité, le bicarbon-
ate de sodium est un puissant fongicide et le bicarbonate de potassium l’est davantage. De ½ à 1 cuillère à thé
de bicarbonate dans un verre d’eau, pris à jeun ou de 2 à 3 heures après un repas, peut être utilisé pour
assainir les voies digestives et alcaliniser le système lymphatique. Les solutions de bicarbonate sont très ef-
ficaces lorsqu’en contact direct comme avec le rinçage buccal (bains de bouche), des sinus ou du vagin ou en
cataplasme sur les sites d’infection fongique et de tumeurs.
Des remèdes additionnels au traitement systémique antimicrobien sont l’extrait concentré de feuilles
d’olivier, extrait concentré de Pau d’Arco et absinthe. Ceux-ci ne sont pas aussi puissants que la combinaison
Solution de Lugol/MMS, mais sont de plus faible intensité et sont plus faciles d’utilisation sur une plus longue
période.
Les dosages concernant les herbes suivantes sont relatifs à un individu de poids moyen. Les individus plus
lourds ou en surpoids pourront en prendre davantage et ceux trop maigres ou les enfants pourront en prendre
moins. Ces remèdes, en fortes doses, pourraient ne pas convenir aux femmes enceintes. Dans ce cas, il est indi-
qué de consulter un professionnel de la santé.
D’autres méthodes d’appoint sont disponibles tel que : oxygénothérapie, huile de noix de coco ou l’acide
caprylique (Capricin), un purificateur sanguin électronique et générateur d’impulsions magnétiques. Quelques
autres bons remèdes antimicrobiens sont : propolis, extrait de feuilles de margousier et les huiles d’arbre à
thé (mélaleuca), margousier, cannelle, eucalyptus, moutarde, origan et thym. Tu peux essayer d’utiliser 1 à 2
gouttes d’huile essentielle diluée, quatre fois par jour, avalées ou gardées dans la bouche.
L’argent colloïdal est le meilleur traitement à action directe des zones affectées, tel qu’en douche vaginale
ou pour gargariser. Car après l’ingestion, passé l’estomac, il perdrait de son efficacité. Dans les cas d’asthme,
d’infections pulmonaires et de cancer du poumon, je considérerais vaporiser de l’argent colloïdal dans la
bouche en inhalant profondément.
40 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Même si les infestations systémiques de candidose et autres microbes sont éliminées avec succès, il peut
toujours subsister des problèmes dans des zones isolées, telles que des champignons ou des parasites dans
des parcelles de peau, dans le vagin ou sous les ongles de pieds. Ceux-ci doivent être traités de façon intensive
à l’aide d’une grande variété de remèdes cités précédemment, et ce, en application locale.
Si des problèmes microbiens et parasitaires persistent pour une période prolongée, utilise une combi-
naison des différents microbicides et varies la composition et le dosage. Cherche également à alcaliniser ton
organisme et considère l’utilisation de « zappeur » et générateur d’impulsions magnétiques (voir le Chapitre 19).
Renseigne-toi également sur l’importance du Nettoyage de Base, décrit au Chapitre 4.
Feuilles d’olivier : la feuille d’olivier est un microbicide efficace. Il peut être utilisé comme tisane ou
en poudre, mais, plus communément, il est utilisé sous forme d’extrait. Son ingrédient actif est l’oleuropéine.
Idéalement, consomme jusqu’à 1 000 mg d’oleuropéine quotidiennement dans le cadre d’un programme
alterné d’antimicrobiens. Un gramme de feuilles d’olivier contient approximativement 30 mg d’oleuropéine.
Puisque la tisane est particulièrement amère, elle est rarement utilisée : infuse 3 g de feuilles séchées
dans 1 litre d’eau pendant 1 à 2 heures, filtre et mets au réfrigérateur. Bois-en de 3 à 5 tasses par jour.
Sous forme de poudre, l’extrait de feuilles d’olivier contient de 200 mg à 220 mg d’oleuropéine par
gramme. Utilise jusqu’à 5 g d‘extrait en poudre par jour. Tu peux en mélanger ½ cuillère à thé dans l’eau ou
autre liquide non protéiné, et ce, 2 à 3 fois par jour et prendre avant les repas (l’oleuropéine peut être inactivée
par une forte concentration d’acides aminés). Le format commercial normal, sous forme d’extrait, est vendu
en capsule de 500mg et tu peux en prendre jusqu’à 10. Sa forme liquide ne contient que 4mg d’oleuropéine
par ml.
Pau d’Arco : le Pau d’Arco (aussi appelé lapacho ou taheebo) est un puissant fongicide provenant de
la face intérieure de l’écorce d’un arbre sud-américain. Il a l’avantage d’être passablement agréable au goût.
Utilise-le en extrait ou en tisane : 1 cuillère à table d’écorce ou 1 cuillère à thé comble de poudre dans une
grande tasse d’eau. Fais bouillir et laisse frémir ou infuser de 5 à 15 minutes. Bois-en 3 tasses par jour. Le Pau
d’Arco sous forme de poudre, en capsules ou dans l‘eau froide ne fonctionne pas, mais tu peux le prendre sous
forme d’extrait en capsules. Prends 3 capsules d’extrait de Pau d’Arco par jour. Dans le cas d’une candidose
sévère ou autres problèmes fongiques systémiques, procure-toi 1 kg d’extrait en poudre et prends-en plusieurs
cuillères à thé par jour.
Absinthe : l’absinthe est efficace contre la plupart des microbes et parasites. L’espèce habituellement
utilisée contre la candidose est l’Artemisia absinthium ou grande absinthe, mais l’Artemisia annua ou armoise
annuelle peut aussi être utilisée. Les deux plantes ont des ingrédients actifs différents, et il serait même béné-
fique d’utiliser un mélange des deux. Elles ne doivent pas être consommées lors d’une grossesse.
Afin d’éviter le goût amer de l’Artemisia absinthium, mélange 1 cuillère à thé comble de poudre dans
de l’eau froide ou du jus et bois immédiatement. Prendre cette quantité 3 fois par jour. Toutefois, l’amertume
de la tisane d’absinthe stimule le système digestif – l’estomac, le pancréas, le foie et la vésicule biliaire. Il était
utilisé autrefois comme remède contre la jaunisse.
Tu peux donc le prendre en tisane pendant ou après un repas. Prépare la tisane en ajoutant 1 cuillère à
thé d’absinthe à une tasse d’eau bouillante et laisse infuser de 10 à 15 minutes. Il est plus facile de la prendre en
l’avalant rapidement et, avant de respirer de nouveau, bois quelque chose d’agréable au goût. Pour les enfants,
utilise de la poudre d’absinthe en capsule (3 à 5 capsules 3 fois par jour) ou n’utilise que l’armoise annuelle
(Artemisia annua).
Conclusion
Alors que la médecine orthodoxe prescrit des médicaments spécifiques pour des microbes spécifiques,
en médecine naturelle nous utilisons des remèdes à large spectre qui traite simultanément, tant les virus,
bactéries, champignons que les parasites. Les antibiotiques médicaux détruisent notre flore intestinale na-
turelle, qui permet alors à la candidose et autres champignons d’envahir l’organisme et causer de nombreux
problèmes de santé. Ceci peut être évité en utilisant des fongicides d’origine naturelle pendant le traitement
antibiotique et en ajoutant des probiotiques par la suite.
41 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Les remèdes à large spectre sont peu coûteux, efficaces et conviennent parfaitement dans nos efforts
d’autoguérison. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont inoffensifs. Bien que les effets secondaires
néfastes soient beaucoup moins fréquents qu’avec les médicaments de prescription, des problèmes peuvent
survenir, particulièrement avec de fortes doses de MMS et pour ceux atteints d’hyperthyroïdie et aussi lors
de l’utilisation de la solution de Lugol. Autrement dit, tu dois faire preuve de bon sens, observes les réactions
de ton organisme et réduis ou utilise un autre remède si indiqué. Il s’agit d’une approche expérimentale
dans laquelle tu dois faire preuve de jugement et d’assumer la responsabilité de ta santé et tes actions au lieu
de simplement suivre les ordres d’un médecin.
42 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 4
JEÛNES ET NETTOYAGES
Purifie ton intérieur en éliminant les résidus et toxines accumulés.
Le jeûne est une période de restriction alimentaire. Le jeûne complet est l’abstention de toute nourriture
solide ou liquide, à l’exception de l’eau, alors que le jeûne partiel, aussi appelé une cure, inclut l’absorption
de certains aliments. Le nettoyage est l’élimination des résidus de l’organisme conséquemment au jeûne. La
combinaison du jeûne et du nettoyage est la méthode la plus efficace de remise en santé générale. Elle est es-
sentielle pour surmonter les maladies chroniques et pour revitaliser un corps vieillissant. Elle est également
excellente pour s’assurer d’une santé continue et minimiser les risques de contracter une maladie invalidante
plus tard dans la vie.
Ces dernières années, un flot constant d’articles de recherche dénonce l’accumulation des résidus mé-
taboliques à l’intérieur des cellules, comme étant le facteur principal dans le développement de pratiquement
toutes les maladies chroniques. En plus d’affaiblir la cellule ainsi que son métabolisme énergétique, ces résidus
sont aussi un terreau fertile de prolifération de microbes internes ou endogènes, qui sont une cause principale
de cancer et de maladies auto-immunes.
Résidus cellulaires
Chaque seconde, l’organisme recycle des millions de cellules ainsi que leurs composantes, généralement
sans problème. Toutefois, si les cellules sont en mauvaise santé, certaines de leurs protéines, en particulier les
acides nucléiques de l’ADN et l’ARN, présentent des anomalies et ne peuvent être proprement décomposées
et recyclées. Au lieu de cela, elles s’accumulent sous la forme de « bourbe cellulaire ». Divers chercheurs ont
démontré que, de cette bourbe, peut émerger des microbes primitifs.
Il semble que de nouveaux virus émergent des fragments d’ARN munis d’une membrane cellulaire, alors
que des mycoplasmes proviennent de fragments d’ADN sans membrane et des nanobactéries se développent
à partir des mitochondries endommagées, qui sont les centrales énergétiques des cellules. Ces formes de vie
primitives sont pléomorphes, ce qui veut dire qu’elles ont la capacité de changer leurs structures en des formes
plus complexes de bactéries et de champignons qui sont à l’origine du cancer et des maladies auto-immunes.
Une grande partie de ces résidus cellulaires sont composés d‘acides gras oxydés et peroxydés ou polyméri-
sés et polyinsaturés, en particulier les acides de gras trans ainsi que les combinaisons de protéines dégradées ou
«mal repliées» (mal structurées). Ceci inclut également les métaux, tels le mercure, l’aluminium et le fer. Les
résidus contenant des gras oxydés sont communément appelés pigments cellulaires, ou plus scientifiquement
« lipofuscine ». Sur une peau âgée, on les reconnait comme des taches de vieillesse ou taches de foie, de couleur
brun ou brun-jaunâtre.
D’autres résidus associés à une carence en vitamine E sont les « céroïdes », alors que les « amyloïdes » sont
des résidus de protéines qui s’accumulent principalement dans le cerveau et les cellules nerveuses et causent
la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Jusqu’à 70 % du volume des
cellules nerveuses peut être composé de ces résidus, jusqu’à ce que ces cellules soient finalement éliminées,
même si bien avant, elles avaient perdu l’essentiel de leurs fonctions normales.
Ces résidus nuisent aux fonctions cellulaires et à notre santé générale de plusieurs façons : ils entravent
l’entrée des nutriments dans les cellules, et l’expulsion des résidus métaboliques, ils empoisonnent la pro-
duction d’énergie par oxydation (ou chaîne respiratoire) des mitochondries, ce qui nous cause un manque
d’énergie, ils perturbent la capacité de signalisation des cellules nerveuses et du fonctionnement normal des
cellules musculaires, et fournissent les matériaux de base dont sont issus les microbes pléomorphes qui af-
faiblissent notre système immunitaire et provoquent des attaques auto-immunes et le cancer.
Si tu comprends maintenant l’impact dévastateur qu’ont ces résidus cellulaires sur ta santé à long terme,
44 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
tu devrais également réaliser l’importance de périodes répétées de cure (ou jeûne) et de nettoyage dans ton pro-
gramme de remise en santé. Même la recherche médicale démontre maintenant que l’élimination des résidus
de protéines des cellules contribue à maintenir en santé les organes vieillissants.
Les facteurs principaux responsables de l’accumulation de ces résidus sont :
1. Nourriture dévitalisée due à la transformation, la cuisson et l’entreposage à long terme.
2. Absence d’enzymes due à la cuisson, la transformation et à la surchauffe.
3. Consommation de protéines et d’huiles chauffées à haute température.
4. Carence en antioxydants.
5. Exposition à des produits chimiques non biologiques dans la nourriture, l’eau, l’air, et les médica-
ments.
Quoi faire
Simplement par le jeûne, plusieurs maladies chroniques peuvent être surmontées. Le seul désavantage
est qu’il peut être déplaisant, surtout pour les débutants. Le jeûne, complet ou partiel, est contre-indiqué pour
ceux qui sont affaiblis, ressentent de la fatigue ou sont trop maigres et ont de la difficulté à prendre du poids.
Il est nécessaire d’avoir un bon niveau d’énergie afin d’entreprendre de façon efficace une période de jeûne et
de nettoyage.
Lorsque nous cessons de prendre des repas normaux, nos enzymes digestives deviennent disponibles pour
digérer et éliminer la bourbe de nos cellules. Bien qu’il soit essentiel de minimiser l’absorption de nourriture,
celle consommée doit être aussi élevée que possible en vitalité et en enzymes, autrement dit elle doit être fraîche
et crue. Idéalement, des pousses de blé ou d’orge fraîchement coupées, ou du feuillage fraîchement cueilli du
jardin. Prends toute nourriture en petites quantités et bois des jus par petites gorgées, échelonné sur une plus
longue période. Ceci est particulièrement important pour les fruits et jus sucrés (ex. : carottes). Garde chaque
bouchée ou chaque gorgée dans la bouche pour quelques minutes.
Débute avec plusieurs jeûnes d’une journée, possiblement 1 fois par semaine, avant de faire un jeûne de
3 jours. Ensuite, entreprends un jeûne de 3 jours une fois par mois. Si tu as un horaire de travail régulier, com-
mence un vendredi, car la deuxième journée est souvent un moment où l’on se sent le moins bien et au moins,
elle se passera à la maison.
Une ou deux fois l’an, tu peux entreprendre un jeûne de 7 jours ou plus. Au lieu d’une série de jeûnes
stricts, tu peux adopter une alimentation d’aliments crus pendant de plus longues périodes et n’observer un
jeûne strict qu’occasionnellement. Dans les cas de maladies chroniques, le besoin de se nettoyer est beaucoup
plus important que pour une remise en santé générale. Après un an ou deux de bonne santé, la périodicité
des nettoyages peut, sans risque, être réduite à 2 par année, à moins que tu ne consommes beaucoup de nour-
riture transformée. Dès l’apparition de symptômes du rhume ou de la grippe ou d’autres maladies infectieuses,
entreprends un jeûne immédiatement.
Plus tu jeûnes fréquemment, moins tu es incommodé par ses effets. Au contraire, il est probable qu’un
sentiment de paix et de bien-être se développe en toi. Aussi longtemps que tu es congestionné pendant un jeûne,
ta langue sera très pâteuse et ton haleine pourrait être plutôt forte, le matin au lever. Pour rafraîchir l’haleine,
tu peux gratter ou brosser ta langue lorsqu’elle est pâteuse. Utilise une cuillère pour gratter. À l’inverse, si ta
langue et ton haleine sont fraîches, c’est que ton organisme est raisonnablement nettoyé et le jeûne n’est donc
plus nécessaire.
Plusieurs jours avant un jeûne de longue durée, commence à réduire ta consommation de nourriture et,
le jour précédent le jeûne, il est préférable d’éviter les chaires animales ou les aliments transformés. Consomme
plutôt des fruits et légumes crus lors de cette journée. Similairement, suite au jeûne, augmente la consomma-
tion de nourriture de façon graduelle et la première journée, et ne prends que des aliments crus. Plus le jeûne
est long, plus petite est la quantité de nourriture consommée au premier repas et plus longue doit être la péri-
ode de réadaptation à au régime alimentaire habituel. Une pomme est un bon aliment pour cesser un jeûne
partiel au jus ou à l’eau (jeûne complet). Bois beaucoup de liquides pendant le jeûne.
45 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Il est important de garder les intestins actifs pendant un jeûne et pour ce faire, tu peux utiliser, au be-
soin, des laxatifs, lavements et irrigations coloniques. Lors d’un jeûne partiel au jus, il est conseillé de prendre
plusieurs verres d’eau avec du psyllium. Maintenir les intestins propres n’est pas un problème lors de jeûnes
comprenant des salades fraîches et crues, fruits et des mélanges de feuilles vertes.
L’efficacité du jeûne peut être accrue par l’utilisation de cataplasmes chauds d’huile de ricin appliqués
en période de jeûne, pendant 3 jours ou plus. Enduis la région du foie (au côté droit, sous la cage thoracique)
et le haut du ventre d’huile de ricin. Recouvre d’un linge laineux plié en quatre et garde la région au chaud
pendant une heure ou deux, à l’aide d’une bouillotte. Au coucher, prends 2 cuillères à table d’huile d’olive, si
possible, mélangées avec de la lécithine et du jus d’orange ou de citron frais. Le matin suivant, au lever, prends
suffisamment de laxatif pour une bonne élimination dans les heures qui suivent.
L’huile de ricin, telle qu’appliquée, stimule la capacité du foie à se désintoxiquer alors que l’huile d’olive
force la vésicule biliaire à se vider et à expulser les toxines liposolubles (qui sont solubles dans les graisses) du
foie et le laxatif élimine rapidement les poisons des intestins. Cette méthode de nettoyage cause un minimum
d’inconfort alors que le jeûne pourrait causer des migraines, nausées et faiblesses.
Lors d’un jeûne, vas-y doucement ; repose-toi si tu en ressens le besoin et reste au lit si nécessaire. Des
brossages de la peau, des exercices de respiration profonde, une exposition modérée au soleil et de fréquentes
douches sont bénéfiques.
Apprends à écouter tes intuitions et ton langage corporel, au lieu de simplement suivre des conseils
d’experts ou de te limiter à obéir à un programme prédéterminé. Il est parfois préférable d’alléger le pro-
gramme et consommer des aliments cuits. Tu dois également garder ton « enfant intérieur » relativement heu-
reux. Demande-lui de coopérer et en retour, promets-lui des récompenses pour avoir traversé ces difficultés.
Dans le cas de maladies chroniques, il est possible que le nettoyage provoque des réactions de guérisons,
pendant quelques jours, parfois même quelques semaines. Lors de telles réactions, des douleurs ou des zones
d’inconfort pourraient se déplacer à différents endroits de ton corps. Pendant cette période, tu peux alléger
tout programme rigoureux et faire ce qui te semble nécessaire pour retrouver un certain confort. Pour une
meilleure compréhension sur ce sujet important, consulte le Chapitre 10.
Le Nettoyage de Base
Je te conseille d’entreprendre ce nettoyage très efficace, de temps à autre, peut-être 1 à 2 fois par année.
Il est conçu pour épurer et assainir la voie gastro-intestinale, le foie et la vésicule biliaire.
Lors des 3 premiers jours, ne consomme que des pommes, cultivées biologiquement, sans restriction de
quantité. La variété Granny Smith ou autres pommes acidulées sont préférables, mais si tu les considères trop
acides, utilise une variété plus sucrée. Si des pommes de culture biologiques ne sont pas disponibles, retire la
pelure et les cœurs des pommes avant de les consommer.
En soirée, place un cataplasme d’huile de ricin sur ton foie et le haut de l’abdomen et prends 1 cuillère
à table d’huile d’olive au coucher. Toutefois, dans la soirée du 3e jour, bois ½ tasse d’huile d’olive, toujours au
coucher, et allonge-toi sur le dos ou sur ton côté droit. Le lendemain matin, après la première selle, regarde
dans la cuve de toilette pour y voir la présence de calculs biliaires. Il pourrait y avoir des centaines de petites
billes cireuses verdâtres, de différentes grosseurs, flottant à la surface de l’eau.
Dès le lever, du 2e au 4e jour, bois un verre d’eau ajoutée d’une gousse d’ail émincée ainsi que 1 cuillère à
table de sel d’Epsom (afin de provoquer une bonne évacuation intestinale à l’intérieur de quelques heures). Si
tu ne peux prendre de sel d’Epsom, alors essaie un autre laxatif à base d’herbes (ex.: séné) ou utilise une solu-
tion isotonique. Si tu éprouves de la difficulté à prendre de l’ail cru, insère-le dans des capsules de gélatine, ou
bien utilise du peroxyde d’hydrogène (grade alimentaire). Environ 1 heure après avoir pris le sel d’Epsom et l’ail
prends une bonne dose de culture de bifidobacterium/acidophilus sous la forme de capsule à haut rendement,
en poudre, en yaourt maison ou autres ferments faits soi-même.
Si tu n’as pas l’énergie ou le temps pour un nettoyage complet, tu peux à ce moment-ci retourner à ton
régime alimentaire normal et reprendre la suite du jeûne un peu plus tard. Autrement, à partir de la 4e journée,
cesse la consommation de pommes, de sel d’Epsom et d’ail et au cours des 5 prochains jours (jours 4 à 8),
ne consomme que des jus de légumes fraichement pressés. Ces jus peuvent être aromatisés de pommes ou
46 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
d’autres fruits. À tous les 3 heures (5 fois par jour) prends 1 cuillère à thé comble d’écailles de psyllium avec
2 ou 3 cuillères à thé de graines de lin moulues. Mélange le tout dans un verre d’eau et bois immédiatement,
suivi par plus d’eau. Les graines de lin doivent être fraichement moulues à l’aide d’un mixeur ou un moulin
à café et gardées au congélateur ou au frigo. Le but recherché est de remplir les intestins d’une masse humide
pour amollir et déloger les plaques durcies et la matière putréfiée. Ceci est essentiel et très efficace dans tous
les cas d’inflammations intestinales, de diverticulose, de parasites intestinaux et de cancer.
Prendre une pleine cuillère de granules de lécithine ainsi que de bonnes quantités d’enzymes protéoly-
tiques (capable de digérer les protéines) avec les jus. Accompagne chaque verre de jus de 2 ou 3 comprimés
soit de pancréatine, de bromélaïne ou de papaïne. Ou mieux encore, si possible, utilise une papaye verte mure
avec l’intérieur jaune et ses pépins déjà noirs. Tu peux te faire un « smoothie » en la mélangeant avec du jus de
légumes ou du yaourt; utilise jusqu’à la moitié d’une papaye moyenne par jour. Tu peux même prendre le jus
de feuilles de papaye ou d’une papaye pas encore mûre, mais puisqu’il est plutôt amer, il devra être aromatisé
et bien dilué.
Au matin de la dernière journée de jus (ou peut-être même au coucher de la veille précédente), prends
1 cuillère à table de sel d’Epsom avec de l’eau ou suffisamment de laxatif afin de provoquer une bonne évacu-
ation intestinale dans la matinée. Souvent, de longs filaments ou des morceaux de matières fécales compactées
à l’apparence de sections d’intestins sont éliminés. Il est conseillé d’augmenter très graduellement la variété
des aliments lors de tests d’allergies effectués en même temps que ce nettoyage (voir le Chapitre 5).
Il y existe plusieurs variantes possibles de ce Nettoyage de Base. Par exemple, si tu ne possèdes pas
d’extracteur à jus, tu peux allonger la période de consommation de pommes ou alors prendre de petites por-
tions de salades crues. S’il t’est difficile de te procurer des pommes de culture biologique, mais que tu as accès
à beaucoup de pousses de blé ou d’orge pour en faire des jus, tu peux alors allonger la période de jus de 5 à 8
jours; les cataplasmes d’huile de ricin, l’huile d’olive, l’ail, le sel d’Epsom et l’acidophilus peuvent être entrepris
les 3 ou 4 premiers jours. Il est aussi fortement recommandé de prendre un mélange de feuilles vertes fraîches
et d’eau à certains moments ou tout au long du nettoyage.
Une autre possibilité, spécialement pour ceux qui font de l’hypertension, est de consommer du jus de cit-
ron fraîchement pressé plutôt que du jus de légumes, et peut-être même au lieu des pommes. Utilise les écailles
de psyllium et les graines de lin au cours de 5 derniers jours de ce Nettoyage de Base, mais plutôt que des jus
de légumes, bois le jus de 5 à 8 citrons dilués dans 1,5 ou 2 litres d’eau pure. Tu peux procéder ainsi tout
au long des 8 jours ou simplement remplacer les jus de légumes les 5 derniers jours. Si tu choisis de prendre le
jus de citron les 8 jours complets, alors utilise les cataplasmes d’huile de ricin, l’huile d’olive, le sel d’Epsom,
l’ail et l’acidophilus (tel que décrit lors des 3 jours de pommes).
Un autre additif conseillé est la Bentonite, une sorte d’argile absorbante, sous forme de poudre ou de
liquide. Il contribue à retirer les plaques ou les vieilles couches des parois du côlon et a la propriété d’absorber
les toxines. À chaque utilisation des graines de lin moulues et du psyllium, ajoute soit 1 cuillère à thé
de Bentonite en poudre ou 1 cuillère à table, sous la forme liquide, que tu prends oralement.
Stimulation lymphatique
Une excellente façon d’augmenter considérablement l’effet nettoyant pendant le jeûne est la stimulation
lymphatique – effectuer de légers rebonds sur un mini trampoline aussi appelé un rebondisseur. Cet exercice
augmente la circulation de la lymphe de plusieurs fois son flot normal. La lymphe est le fluide sanguin qui est
filtré hors des parois artérielles et des capillaires vers les tissus, transportant de l’oxygène et des nutriments
à chaque cellule et retirant le dioxyde de carbone et autres résidus de ces mêmes cellules. Toutefois, si la pro-
duction de résidus cellulaires est élevée et la circulation lymphatique lente, les cellules s’encrassent et perdent
leur efficacité, rendant le terrain propice à l’apparition de maladies. Augmenter la circulation lymphatique
est d’une grande aide afin de réduire ce danger. Sauter sur un mini trampoline y contribue.
Nettoyer l’organisme implique le délogement de résidus et toxines à l’intérieur et entre les cellules
et de les transporter, à l’aide de la lymphe, vers les grosses veines près du cou, où ils pénètrent dans la circula-
tion sanguine pour y être expulsés à travers le foie ou les reins.
L’absorption très réduite de nourriture est la façon principale de déloger les résidus et toxines accumulés.
L’activité musculaire propulse la circulation lymphatique ; les cataplasmes d’huile de ricin, les fruits acidulés,
47 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
l’huile d’olive, les herbes amères et des composés sulfureux stimulent la désintoxication du foie des résidus
liposolubles alors qu’une grande consommation de liquide et d’herbes pour le foie, tel que le pissenlit, con-
tribue à l’élimination des résidus hydrosolubles (solubles dans l’eau).
Pendant un jeûne, il est normal d’avoir peu d’énergie à consacrer à l’activité musculaire, mais la stimula-
tion lymphatique peut pallier à cette situation parce qu’elle requiert peu d’énergie et procure ensuite un regain
d’énergie. À chaque rebond sur le mini trampoline, la lymphe est dirigée vers le cou et ne peut redescendre
grâce aux valves à sens unique dans lesquelles elle circule (voir également le Chapitre 9).
Une autre façon d’accélérer la circulation lymphatique est de se maintenir en position inversée. Des appar-
eils d’inversion spécialisés sont disponibles ou bien tu peux utiliser une planche inclinée ou encore simplement
lever les jambes contre le mur en étant couché sur le dos, remue les jambes comme si tu étais en vélo pendant
que tu es en position inversée ou garde-toi en position d’équilibre sur les épaules ou sur la tête, tel que décrit
dans le hatha yoga.
Le Long Nettoyage
Un nettoyage d’une durée d’environ 6 semaines, sur de petites quantités de raisins ou jus de légumes,
a été utilisé afin de réduire ou dissoudre des tumeurs et normaliser des cancers de la lymphe et du sang chez des
milliers de victimes du cancer. Lorsque l’organisme est affamé, il se nourrit de ses propres tissus non essentiels
et commence avec les parties malades et les tumeurs. Des exemples célèbres de ce type de nettoyage sont la
Cure de Breuss avec ½ litre de jus de légumes frais ; la Cure de Raisins de Johanna Brandt, la Cure de Pousses
de Blé (agropyre) d’Ann Wigmore ; et même le Jeûne d’Urine de John Armstrong.
Ce nettoyage est plus efficace avec les grosses tumeurs qu’avec les petites, puisque ces premières sont une
source de protéines, et permet également d’éliminer de grandes quantités de résidus de protéines, qui sont une
cause principale de cancer. Le Long Nettoyage est habituellement le moyen le plus efficace pour éliminer ou
réduire fortement les tumeurs sans effets secondaires marqués ou déplaisants. Il est particulièrement indiqué
pour les gens en surpoids.
Lors de la Cure de Breuss, bois ½ litre de jus de légumes biologiques frais, extrait par broyage (mais non
par méthode de centrifugation). Communément, un jus est composé de 3 parties de betterave, 1 de carotte et
1 de jus d’herbes ou de céleri, préférablement avec une petite quantité de raifort, radis ou navet ou de leurs
feuilles.
Comme alternative, tu peux prendre 1 à 2 litres de jus composé de quantité égale de jus vert fait d’herbes
et de feuilles et de jus de betteraves/carottes, aromatisé de gingembre et de pollen, en plus d’un mélange de
feuilles vertes non tamisées. Un bouillon d’oignon chaud peut être consommé en soirée, les oignons rouges
étant les meilleurs. Inclus également la peau d’oignon dans la préparation. Cette plus grande quantité de jus
est plus adéquate pour un bon maintien énergétique sans compromettre l’effet nettoyant. La perte de poids
anticipée lors de ces 6 semaines est de l’ordre de 5 à 15 kg, surtout attribuable à la perte d’eau et de ½ kg à 1 kg
de graisse par semaine.
Lors de la Cure de Raisins, consomme des raisins noirs ou bleus. Mange-les avec la peau et les pépins. Il est
souhaitable de croquer les pépins afin d’en extraire leurs antioxydants. Il est aussi souhaitable de faire tremper
les raisins dans l’eau à laquelle est ajouté un peu de peroxyde d’hydrogène de grade alimentaire afin d’éliminer
toute forme de champignons. Consomme environ 1 kg de raisin par jour, selon ton appétit. Si une aversion tem-
poraire envers les raisins survient, tourne-toi vers les jus de légumes pour quelques jours. Afin d’éviter une forte
hausse de la glycémie, prends seulement quelques raisins à la fois. Garde les raisins dans un endroit frais et sec.
Si tu estimes qu’il te faut absolument quelque chose de plus savoureux pour continuer, prépare-toi un
bouillon de légumes en soirée, incluant beaucoup d’oignons rouges mijotés avec leurs pelures. De plus, tu peux
te préparer une tisane d’herbes et d’épices aromatiques ou de curcuma et de gingembre.
Différentes méthodes de nettoyage
Les pommes sont bonnes pour ton premier jeûne de 3 jours. Il est préférable de se procurer des pommes
de culture biologique, qui n’ont pas été aspergées. S’il t’es impossible de t’en procurer, tu peux alors les peler
ou les laver dans l’eau tiède légèrement savonneuse et bien les rincer. Ne mange pas les pelures cirées. Mange
48 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
autant de pomme qu’il te plaira et le plus sera le mieux afin de garder les intestins actifs. Les jeûnes partiels
aux pommes sont habituellement bien tolérés et sont également bons pour les enfants.
Bien qu’ils soient tout de même plus drastiques, les jeûnes partiels aux jus de légumes fraîchement pressés
sont généralement bien tolérés. Utilise préférablement beaucoup de jus verts faits de pousses de blé ou d’orge,
de feuilles de légumes et de céleri et aromatisés de légumes sucrés tels que carottes, betteraves ou citrouilles
et peut-être même de pommes. Ce jus peut être dilué dans l’eau pour une consommation liquide quotidienne
totale est de 2 à 3 litres. Si tu es sensible à la douleur, au froid ou aux irritants cutanés, minimise ta consom-
mation de jus sucrés, tu peux même ajouter un alcalinisant.
Pour les individus sensibles, faibles ou trop maigres, une diète de riz de 10 jours ou plus pourrait être
préférable au début. Prends une préparation de riz brun, légèrement assaisonné de sel et d’huile d’olive,
préférablement additionné de 1 à 3 cuillères à table de graines de lin (non cuites) par repas. Utilise suffisam-
ment de graines de lin afin d’avoir aisément 3 selles abondantes par jour. Tu n’as pas besoin de prendre des
repas en tant que tels, mais prends quelques cuillérées quand la faim se fait sentir et mastique très lentement. Il
est souhaitable que tu fasses suivre la diète de riz par une consommation d’aliments crus ; ou plusieurs périodes
alternées de riz cuits et d’aliments crus. Si par contre le riz brun est mal toléré, essaye le riz blanc. Une diète
de riz aide à surmonter des problèmes d’allergies.
Pour des individus non sensibles, un jeûne de jus de citron de 3 jours est excellent, particulièrement dans
l’amélioration des fonctions du foie ; il est également recommandé aux individus aux prises avec l’hypertension
et en surpoids. Environ 10 fois par jour, prends un verre d’eau auquel tu ajoutes le jus de ½ citron fraîchement
pressé. Tu peux aromatiser avec une petite quantité de jus de pamplemousse ou d’orange. Tu peux, avec le
temps, étendre ce jeûne sur une période de 7 jours ou plus. Il est particulièrement efficace contre le diabète.
La Cure de Raisins n’est pas seulement reconnue comme un remède contre le cancer, mais elle est égale-
ment efficace contre les maladies cardio-vasculaires et autres maladies chroniques. Consomme quotidiennement
environ 1 kg de raisins, par intervalles, afin d’éviter une augmentation trop marquée de la glycémie. Procède
ainsi pour quelques semaines. Les raisins noirs sont les plus efficaces, sinon, utilise des raisins bleus ou rouges.
Il est malheureusement difficile de se procurer des raisins biologiques, libres de tout traitement chimique.
Si tu dois utiliser des raisins « aspergés », lave-les soigneusement dans de l’eau tiède légèrement savonneuse et
rince-les bien. Si tu es sensible aux moisissures, fais tremper les raisins dans une solution d’eau avec un peu de
peroxyde d’hydrogène (grade alimentaire), ou expose-les au soleil avant un dernier rinçage et de les manger.
Si tu optes pour une période prolongée de nettoyage, effectue un jeûne mixte. Tu pourrais, par exemple,
débuter avec une diète de riz sur plusieurs jours, suivie d’une période d’aliments crus dans laquelle tu incorpo-
res des pommes ou du raisin et poursuivre avec des périodes de jus. Répète ensuite cette séquence dans l’ordre
inverse, avec des journées où tu ne manges que des fruits, des aliments crus et finalement du riz avant de
retourner à ton régime alimentaire normal. La période de nettoyage peut être de plusieurs semaines ou même
des mois, avec des séquences répétées.
À moins d’être aux prises d’une maladie infectieuse sévère, n’entreprends pas de jeûne strict lorsque tu te
sens faible. Si c’est ton cas, tu peux alterner des diètes de riz/légumes et d’aliments crus. Ceux avec des infec-
tions sévères ne devraient prendre que des fruits frais, des salades fraîches ainsi que des jus de légumes, et ce,
jusqu’à ce que leur santé s’améliore et que l’appétit revienne.
Le Jeûne d’Urine a l’avantage de te procurer des nutriments vitaux et d’activer ton système immunitaire
tout en ingérant un fluide déjà chargé de ta propre force de vie. Il n’est pas aussi difficile qu’il en a l’air parce
qu’après quelques jours, l’urine est si diluée qu’elle ne goute que l’eau. Pour plus de détails, consulte le Chap-
itre 22.
Si tu soupçonnes que ton organisme est saturé de produits chimiques ou que la capacité de détoxifica-
tion de ton foie est réduite, n’entreprends que des jeûnes légers pour commencer, tels que des diètes de riz et
d’aliments crus. Fournis également à ton organisme de bonnes quantités de soufre sous la forme de MSM (voir
la Section 3) ou encore des oignons, du jaune d’œuf cru, peut-être les acides aminés cystéines et méthionine ou
même du soufre en poudre. Se nettoyer régulièrement devient plus important avec l’âge et avec le ralentisse-
ment de l’activité physique.
Les problèmes de mucosité sont très courants. Ils sont évidents lors d’un rhume ou de congestion
49 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
et d’écoulement nasal, mais en d’autres occasions ils peuvent être perçus comme une congestion ou inflam-
mation des sinus, des problèmes aux oreilles ou d’ouïe, comprenant les acouphènes et otites chez les enfants,
le glaucome, problèmes à la gorge ou aux poumons, et plus particulièrement l’asthme. Afin de surmonter ces
conditions, consulte les Chapitres 38 et 44.
Les bains de bouche à l’huile peuvent être très efficaces. Ils éliminent les microbes et toxines néfastes. Dès
le lever du lit, ou à tout autre moment de la journée, prend une bonne gorgée (environ 1 cuillère à table) d’huile
de noix de coco ou d’olive (l’huile de sésame et de tournesol peuvent également être utilisées). Je préfère l’huile
de noix de coco pour ses propriétés antimicrobiennes puissantes. Rince vigoureusement la bouche pendant
5 à 20 minutes; n’avale pas; recrache (fais attention, l’évier pourrait se boucher). Rince la bouche plusieurs
fois avec de l’eau tiède. Répète quotidiennement pendant plusieurs mois. Ce bain de bouche est particulière-
ment important si le système lymphatique est congestionné, comme c’est couramment le cas avec les maladies
chroniques. Il aide à soulager plusieurs maladies et conditions et est particulièrement efficace dans les cas du
syndrome de Sjogren, une maladie auto-immune, tout comme pour les problèmes de santé au niveau de la tête
et du cou, incluant les problèmes dentaires, d’inflammations de la gencive et de sècheresse buccale. Débute en
rinçant la bouche pendant quelques minutes seulement puis augmente graduellement le temps. Cesse si des
symptômes déplaisants se manifestent, tels qu’un pouls élevé, des nausées, des maux de tête, des symptômes
rappelant ceux de l’influenza, des éruptions cutanées, etc. Ceci est attribuable au dépérissement des microbes
et de l’élimination des toxines. Après la disparition des symptômes, reprend les bains de bouche.
À d’autres moments, tu peux utiliser de l’eau distillée afin de filtrer les toxines hydrosolubles hors de
l’organisme. Après un rinçage à l’eau, le matin au lever et le soir au coucher, prends 1 tasse d’eau distillée.
Prends une gorgée d’eau que tu gardes en bouche, sous la langue, environ 2 minutes. Recrache et répète
jusqu’à ce que l’eau soit toute utilisée.
50 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 5
TESTS D’ALLERGIES
Découvre et surmonte tes allergies alimentaires et tes sensibilités chimiques
D’habitude, nous développons une dépendance envers toute nourriture ou substance consommée quoti-
diennement et dont nous sommes allergiques. Le contraire est également vrai : nous développons des allergies
envers de la nourriture qui engendre une dépendance. Au début, lorsque nous consommons un aliment sensi-
bilisateur (qui est susceptible de provoquer une réaction allergique), nous éprouvons une sensation stimulante,
causée par la libération d’hormones surrénaliennes de stress. Par contre, avec le temps, les glandes surrénales
se trouvent en état d’épuisement, ce qui permet le développement des maladies dégénératives chroniques et le
manque d’énergie. Dans ce livre, j’utilise le terme « allergies alimentaires » de façon générale en y incluant non
seulement les réactions immunologiques des véritables allergies, mais aussi les intolérances alimentaires et les
sensibilités chimiques.
En 1936, Hans Selye, un professeur de médecine et chirurgie expérimentale canadien d’origine hongroise,
a découvert les mécanismes du stress allergique. Il fut le premier à décrire ce mécanisme, dans son ouvrage
précurseur The Stress of Life. Jusqu’à présent, le corps médical n’a pas saisi l’importance de cette découverte
fondamentale dans la compréhension des maladies de notre société. Je suppose qu’il ne fut tout simplement
pas profitable de le faire. Néanmoins, à la lumière de ce modèle de stress, nous savons maintenant ce qu’il faut
faire afin de recouvrer la santé.
Premièrement, un défi environnemental, tel qu’un aliment incompatible ou un stress émotionnel,
provoque une réaction d’alerte. Les glandes surrénales sécrètent des hormones inflammatoires et le système
nerveux sympathique se trouve hyperstimulé. Cela peut provoquer des réactions allergiques sévères ou une
condition inflammatoire générale, surexcitation, augmentation de la pression artérielle, palpitations, agres-
sivité, anxiété, colère et une mauvaise digestion. Incidemment, ces réactions sont la base du rapport entre la
malbouffe et la criminalité2.
Si nous persistons à consommer les mêmes aliments problématiques pratiquement tous les jours ou
à être perturbés par des souvenirs ou conditions stressantes alors, ce stress devient permanent et l’organisme
tente de s’adapter en libérant des hormones anti-inflammatoires. Les symptômes de la réaction d’alerte,
avec ses tendances inflammatoires, se résorbent. Ceci est la phase de résistance : un état d’adaptation face à
une allergie cachée ou masquée. Habituellement, la réaction d’alerte se produit pendant la petite enfance,
lors de l’introduction de blé, lait de vache, maïs ou lait de soja et s’installe en douce pendant des décennies
sous la forme d’allergies cachées présentant très peu de symptômes apparents.
Mais avec le temps, la capacité de glandes surrénales à produire suffisamment d’hormones anti-inflamma-
toires s’épuise et nous entrons alors dans la phase d’épuisement de l’allergie. À ce moment, notre organisme est
incapable de s’adapter adéquatement aux allergènes et autres conditions stressantes, ce qui induit une inflam-
mation généralisée chronique. Cet effet se manifeste sous forme d’arthrite, cancer, maladie cardiaque et toutes
autres maladies typiques de notre société. Éventuellement, même cette condition inflammatoire chronique
s’atténue pour laisser place au stade de sénilité et débilité caractéristique des gens âgés et, au final, aux stades
non sensibles (où l’organisme ne réagit plus) des maladies dégénératives.
Ces manifestations du déclin de la santé nous montrent les conditions d’une véritable remise en santé.
En éliminant de façon permanente les aliments problématiques néfastes et autres facteurs de stress chronique,
tout en soutenant notre organisme avec une alimentation de qualité supérieure, nous recouvrerons, lentement
mais sûrement, la santé. Nous quittons alors la phase d’épuisement pour retourner en phase de résistance ac-
compagnée d’une période de rétablissement silencieuse et finalement nous retournons dans la phase d’alerte
où se manifestera une série de crises de guérison sévères, mais bénéfiques. À la toute fin de ce long processus
de remise en santé, nous pourrions avoir retrouvé nos fonctions surrénaliennes ainsi que la résistance aux
maladies que nous avions lors de notre tendre enfance avant l’avènement des rhumes, des réactions allergiques
et des perturbations digestives attribuables à la consommation d’aliments problématiques.
52 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Quelques fois, certains individus énergiques, souvent des hommes aux yeux bleus très pâles (bleu-blanc)
incapables de relaxer, vivent une longue période de léthargie lorsqu’ils évitent de consommer des produits con-
tenant du blé ou du gluten. Cette période permet aux glandes surrénales de se régénérer. D’autres, étant déjà
près de la phase d’épuisement, éprouvent une sensation de grande vigueur dès qu’ils cessent la consommation
d’aliments allergènes. Les aliments les plus allergènes ont tendance à être ceux que l’on consomme le plus sou-
vent, y compris le blé, lait de vache, œufs, soja, maïs, arachides et les additifs alimentaires synthétiques (pour
une compilation des symptômes possibles d’allergies alimentaires, voir le Tableau 5-2).
Les dépendances et les allergies sont des éléments du syndrome de stress. Toute forme de stress sévère
et prolongé mène à un épuisement des glandes surrénales de la même façon que le fait une allergie issue
d’une dépendance. La seule véritable solution est d’éviter les facteurs de stress excessif tels que les aliments
allergènes, la pression de nos environnements de travail et autres.
L’identification de tes allergies et dépendances est une étape essentielle dans ton processus de remise en
santé. Tu peux t’y prendre en entreprenant un jeûne à l’eau de 5 jours ou une diète de riz décrits dans les pages
suivantes.
Après avoir complètement éliminé un aliment allergène (que tu soupçonnes ou tu sais qu’il provoque
des symptômes allergiques) de ton alimentation et en réduisant l’ensemble de ta charge allergène provenant
d’autres facteurs, il est habituel que tu deviennes hypersensible à cet aliment, et ce, pour une période allant
de quelques semaines à plusieurs mois. Par la suite, la sensibilité envers cet aliment diminue graduellement.
Si pendant cette période d’hypersensibilité tu es occasionnellement exposé à un aliment allergène, une réaction
aussi forte qu’immédiate pourrait se déclencher et se manifester en douleur, faiblesse, éruption cutanée ou
autres effets caractéristiques sur ton organisme.
Si l’exposition à l’aliment est répétée et au moins 4 jours séparent les expositions, il se peut que la guéri-
son en soit retardée, mais il est peu probable que cela provoque de sérieux dommages internes. Par contre, les
dommages deviendront permanents si tu consommes cet aliment de façon si fréquente que la réaction immédi-
ate ne se manifeste plus ou qu’elle soit beaucoup plus atténuée qu’à ses débuts.
Mais il est généralement essentiel d’éviter l’aliment problématique autant que possible et sur une longue
période, afin de te permettre de t’en remettre complètement. Selon la sévérité de tes symptômes initiaux ou
la maladie dégénérative, cela peut s’échelonner sur une période allant de quelques mois à plusieurs années.
La rapidité avec laquelle tu peux surmonter tes tendances allergiques dépend surtout des efforts déployés
à adopter un programme complet de remise en santé.
Types d’allergies : Selon l’intensité et le mode de manifestation, nous pouvons identifier 5 types
d’allergies : de dépendance, cyclique, fixe, multiple et déclenchée.
Une allergie « de dépendance » nous pousse à consommer notre nourriture favorite tous les jours ou nous
faisons face à des symptômes de sevrage. Nous éprouvons alors une envie irrésistible envers une nourriture
particulière et en manger ou en boire nous procure une satisfaction. La personne n’est habituellement pas
consciente de cette dépendance et c’est pour cette raison que ce type d’allergie est également appelé allergie
cachée ou masquée, qui correspond à la période d’adaptation (phase de résistance).
Dans le cas d’une allergie « cyclique », il y a réaction à un aliment spécifique seulement s’il est consommé
à l’excès, soit lorsqu’il est consommé en trop grande quantité à un moment précis ou sur plusieurs jours con-
sécutifs. De plus, la réaction à un allergène cyclique pourrait être provoquée par d’autres facteurs, particulière-
ment par le stress issu de problèmes émotionnels et psychologiques ou provenant d’agents environnementaux,
tels que des vapeurs chimiques, la fumée de produits du tabac ou autres. La combinaison de deux allergènes
différents lors d’un même repas peut également causer une réaction en raison de leur effet combiné. De mau-
vaises combinaisons alimentaires et une acidité générale de l’organisme sont d’autres facteurs probables.
Si tu réalises que tu as une allergie cyclique - l’aliment fautif est parfois, mais pas toujours inoffensif -
alors, ne le consomme que par rotation, pas plus d’une fois à tous les 4 ou 5 jours. Les fruits et la teneur en
lactose des produits laitiers font souvent partie de cette catégorie. Ils peuvent ne pas provoquer de réactions im-
médiates, mais consommer des fruits sur une base quotidienne peut causer un niveau croissant d’hyperacidité
et des problèmes cutanés chez les individus sensibles, alors qu’une trop grande quantité de lactose peut mener
à une accumulation de mucus. Tous deux, à leur tour, peuvent provoquer des symptômes secondaires tels que
des douleurs arthritiques.
53 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Avec une allergie « fixe », une réaction survient à chaque fois que l’aliment allergène est consommé, peu
importe la quantité. Les allergies fixes sont donc des allergies non adaptées et faciles à reconnaître. On devient
rapidement habile à éviter les aliments fautifs. Heureusement, seule une fraction de toutes les allergies sont du
type fixe ; la plupart étant de nature de dépendance ou cyclique.
Dans le cas d’allergies « multiples », les réactions sont issues d’une grande variété d’aliments et de produ-
its chimiques et nous devenons rapidement allergiques à tous les aliments de remplacement. Cette situation
a quelques fois été appelée être allergique au 20e ou 21e siècle. Les causes principales sont une carence en
zinc, enzymes digestives, acide gastrique, un affaiblissement des fonctions hépatiques (foie), une prolifération
bactérienne dans le tube digestif, souvent accompagné d’une infestation de Candida albicans. La solution est
un assainissement intestinal, une diète d’aliments crus, un apport élevé en zinc et de composés de soufre.
Avant de procéder à des tests d’allergies par élimination, assainis tes intestins et minimise toutes carences avec
des suppléments de vitamines et minéraux.
Nous pouvons également mentionner le 5e type, l’allergie « déclenchée ». Des crises d’asthme ou le rhume
des foins sont souvent déclenchés par l’inhalation de substances comme le pollen ou la poussière domestique
avec des résidus d’acariens. Toutefois, de telles réactions ne surviennent pas si les muqueuses ne sont d’abord
pas hyper sensibles en raison d’une allergie alimentaire sous-jacente, d’une congestion des muqueuses et autres
carences (une carence est un état de besoin nutritionnel plus important que l’apport disponible). De façon
similaire, les produits chimiques alimentaires peuvent agir comme déclencheurs de l’hyperactivité. Une peau
hypersensible réagit très fortement aux piqures d’insectes à cause de son taux élevé d’histamine attribuable à
des allergies sous-jacentes et à l’hyperacidité. Éliminer les déclencheurs n’apporte qu’une aide limitée puisque
les conditions provoquant la détérioration de la santé se poursuivent et un autre déclencheur est en voie
d’émerger.
Tester par élimination : Il y a plusieurs types de tests d’allergies, certains plus techniques ou d’autres
par de simples égratignures sur la peau, mais également par des tests musculaires ou par le pouls. Mais aucun
de ceux-ci n’est aussi fiable que les tests par processus d’élimination, appelé la diète d’élimination. Voici com-
ment procéder :
Pendant 5 jours ou plus, abstiens-toi de toute nourriture consommée habituellement ainsi que l’alcool, la
nicotine ou autre drogue. Lors de cette période, essaie de minimiser toutes autres influences potentiellement
allergènes telles que l’exposition à des solvants ou des émanations de gaz d’échappement, acariens, moisissures,
gaz, ou fumée de cigarette - bref, tout ce qui dégage une odeur forte ou inhabituelle.
À partir du 2e jour, il se peut que tu ressentes des symptômes de sevrage plus ou moins pénibles, incluant
des fringales pour la nourriture ou le stimulant envers lequel tu as développé une dépendance. Tu peux avoir
des maux de tête, ressentir des étourdissements, de la faiblesse ou autres problèmes. Au 4e jour, ces symptômes
se résorbent généralement et tu recommences à te sentir beaucoup mieux. Souvent, des symptômes de maladies
de longue date telle que l’arthrite, les douleurs cardiaques ou la schizophrénie disparaissent également.
Si tu ne te sens pas mieux à la 5e journée, il serait peut-être préférable de continuer ce programme jusqu’au
moment où te sentes mieux. Les produits chimiques, médicaments et les drogues prennent d’avantage de temps
à s’éliminer de l’organisme. Afin de favoriser les processus d’élimination et d’amoindrir ton inconfort pendant
ce jeûne, prends un laxatif assez fort au matin du premier jour du jeûne en utilisant une purge isotonique, un
laxatif aux herbes ou 1 cuillère à table de sel d’Epsom dans un verre d’eau ; de plus, bois beaucoup d’eau pure.
Le jeûne le plus efficace est un jeûne à l’eau pure (jeûne complet), ce qui veut dire une eau sans chlore
ou fluor et gardée dans des contenants autres qu’en plastique. Sous une forme un peu moins stricte, il est ac-
ceptable de prendre une tisane faible et non sucrée, d’une variété que tu ne consommes pas habituellement.
Les individus non sensibles peuvent retrouver un équilibre en observant un jeûne au jus de citron dilué tandis
que les individus sensibles peuvent consommer du riz blanc ou brun non assaisonné ou à la limite, avec un peu
d’huile d’olive, d’herbes ou peut-être même du sel. Si le riz fait partie des aliments ordinairement consommés,
utilise alors du millet, du quinoa ou de l’amarante. Tu peux en consommer autant que tu veux et bois environ
2 litres de liquides par jour. Si tu entreprends une période de nettoyage telle que conseillée au Chapitre 4, tu
peux alors effectuer des tests par élimination en réintroduisant graduellement des aliments variés.
Si tu ne jeûnes qu’avec des liquides, prends un laxatif différent à la dernière journée du jeûne, normale-
54 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
ment la 5e journée. Le matin du 6e jour, consommes une portion de riz comme premier repas de contrôle,
peut-être légèrement salé, mais sans plus. Comme qu’expliqué dans la Section 2, prends ton pouls pendant 1
minute complète avant un repas et 30 à 60 minutes après celui-ci. Toujours prendre son pouls dans la même
position assise et toujours au repos.
Avant et après chaque repas de contrôle, prends ton pouls et effectue d’autres tests pertinents. Si une
réaction survient lors d’une combinaison d’aliments nouvellement réintroduits, répète la procédure avec
l’introduction individuelle des différents aliments, mais quelque temps plus tard. Si le rythme cardiaque
s’accroit de façon significative suite au premier repas de contrôle (riz), disons plus de 10 %, il est possible
qu’il s’agisse d’une allergie ou d’une incompatibilité ; plus le rythme cardiaque est élevé après le repas plus
il est probable que l’aliment soit allergène.
Effectue d’autres tests pertinents à ta condition. Si tu as une vue faible, tu peux vérifier ta capacité de
lecture sur un tableau mural ou une affiche. On peut tester les enfants d’âge scolaire pour évaluer leur qualité
d’écriture et d’élocution. Vérifie l’état et le niveau de douleur des articulations ou muscles défaillants et sur-
veille tous signes d’inconfort physiques ou émotionnels. Garde un journal détaillé de ton rythme cardiaque,
de diverses mesures et tous autres événements, émotions, inconforts inhabituels, etc. Les diabétiques doivent
également vérifier leur glycémie et les hypertendus doivent préférablement vérifier leur pression artérielle
(on peut facilement se procurer un tensiomètre (ou sphygmomanomètre) pour le faire).
À chaque repas subséquent, varie graduellement le plat de riz en y ajoutant d’autres aliments tels que
des huiles et des légumes variés. Essaie une salade de pousses germées puis d’autres aliments de base. Tu peux
prendre 4 ou 5 petits repas par jour. Au début, teste les aliments que tu estimes être sans répercussion. Teste les
aliments potentiellement allergènes au repas du soir afin de te permettre de pallier à une réaction prolongée
pendant ton sommeil. Consomme les aliments douteux individuellement ou avec des aliments déjà testés.
Tu peux stopper une forte réaction allergique en prenant 1 cuillère à thé rase de bicarbonate de sodium
(soda à pâte) ou encore mieux, avec 2 parties de soda à pâte et 1 partie de bicarbonate de potassium. Si la réaction
survient peu après le repas, tu peux aussi prendre 1 cuillère à table de sel d’Epsom dans un verre d’eau ou du lait
de magnésie comme laxatif. Par contre, lors d’une alimentation normale, les réactions peuvent être retardées
et se manifester jusqu’à 2 jours plus tard.
Ces réactions peuvent également être stoppées par l’usage de l’homéopathie. Liquéfie un échantillon de
l’aliment allergène, dilue une partie de la solution dans 9 parties d’eau que tu mets dans un contenant résistant
et remue vigoureusement environ 40 fois avec de forts mouvements vers le bas. Dilue une partie du contenu dans
9 parties d’eau, remue encore et ainsi de suite jusqu’à ce que le processus ait été répété 4 fois en tout. Prends
alors 1 cuillère à thé de cette 4e dilution dans la bouche et garde pendant quelques minutes avant d’avaler.
Puis effectue 2 autres dilutions en gardant 1 cuillère à thé de chaque dilution dans la bouche comme précédem-
ment. Plus tard, au besoin, prends des cuillères additionnelles de chaque dilution ou seulement de la dernière.
Teste les aliments problématiques une fois de plus dans 3 à 6 mois. Généralement de petites quantités
consommées de temps en temps peuvent être tolérées. Consommes des aliments suspects ou problématiques
qu’une seule fois par semaine tout au plus. Si les conditions se détériorent après un certain temps, entreprends
une nouvelle période de tests ou modifie ton alimentation par un régime exempt d’allergènes. Il est possible de
désensibiliser l’organisme aux réactions allergiques en alcalinisant celui-ci, tel que décrit au Chapitre 6.
55 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 6
L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
Rééquilibre ton organisme en testant et corrigeant
toute condition d’hyperacidité ou d’alcalinité
Notre sang est légèrement alcalin et l’organisme déploie beaucoup d’efforts afin de maintenir cette al-
calinité à un niveau constant. Dans ce but, nous disposons normalement de réserve suffisante de minéraux
alcalinisants. La plupart de nos aliments sont une source de minéraux. L’équilibre total des minéraux d’un
aliment particulier peut être soit acide ou alcalin. Les sels minéraux sont composés d’un groupe acide (anion)
tels que chlorures, citrates ou phosphates et un groupe alcalin (ation) étant surtout des ions métalliques comme
le sodium, calcium ou potassium. Si l’un des groupes est dominant alors le sel est soit acide ou alcalin.
Chez les plantes, les ions métalliques comme le potassium sont combinés aux acides organiques comme
l’acide citrique. Dans l’organisme, les acides organiques sont convertis en énergie alors que les ions métalliques
demeurent afin de produire une réaction alcaline. C’est pourquoi nous disons que les fruits et légumes sont
alcalinisants. Les tissus animaux, par contre, contiennent un taux élevé d’acide phosphorique lié aux protéines.
Certaines protéines sont converties en énergie et l’acide libéré demeure. Selon le cas, nous catégorisons nos
aliments comme étant alcalinisant ou acidifiant.
Voici une règle générale :
• Aliments alcalinisants : Légumes, fruits, graines germées, amandes, la plupart des légumineuses ;
• Aliments acidifiants : viandes, poissons, œufs, fromage, la plupart des graines et noix ;
• Aliments neutres : amidons et sucres raffinés, gras, huiles.
Afin de maintenir des réserves alcalines suffisantes pour l’organisme, consomme approximativement qua-
tre fois le poids des aliments alcalinisants par rapport aux aliments acidifiants ou 80 % d’aliments alcalinisants
pour 20 % acidifiants. Des tableaux comparatifs alimentaires sont disponibles afin d’indiquer les taux d’acidité
et d’alcalinité des différents aliments. Cependant, je considère ces tableaux inutiles en raison du fait que les
aliments mentionnés peuvent, une fois absorbés dans l’organisme, changer leur propriété en raison de condi-
tions métaboliques spécifiques.
Le sucre et les fruits normalement alcalins ou chimiquement neutres deviennent acidifiants chez les in-
dividus sensibles, alors qu’une grande consommation de viande et de gras peut mener à un manque d’acides
indispensables à la production d’énergie. Peu importe la qualité alcalinisante d’un aliment, si tu y es sen-
sible ou allergique, il devient un acidifiant dans ton organisme. De plus, un même aliment peut se modifier
d’alcalinisant à acidifiant s’il est incorrectement combiné à d’autres aliments ou lorsque tu es émotionnelle-
ment bouleversé.
Tout ceci est contraire à ce à quoi l’on pourrait s’attendre en utilisant les tableaux alimentaires compara-
tifs. Les valeurs indiquées dans ces tableaux reflètent l’apport minéral typique d’un aliment, mais sans tenir
compte des grandes variations dues à la qualité du sol, des conditions d’entreposage, les méthodes de produc-
tion et la cuisson. Conséquemment, la méthode la plus fiable et la plus pertinente est l’observation de ton
propre organisme : la réactivité de ta peau, les tendances à l’inflammation, les réactions allergiques et peut-être
même tester l’acidité de ton urine et de ta salive.
Le contrôle de l’acidité corporelle : L’organisme s’efforce de maintenir l’acidité sanguine à un niveau
constant, soit un pH entre 7,35 et 7,45. Ceci représente une condition légèrement alcaline. Le pH (potentiel
hydrogène) est la mesure de l’acidité ou de l’alcalinité et est l’indication de la présence d’ions d’hydrogène dans
un fluide. Ces ions d’hydrogène sont responsables de l’acidité. Un pH de 1 représente la plus grande concentra-
tion d’ions d’hydrogène et donc la plus grande acidité. À l’autre bout du spectre, un pH de 14, représente la
plus petite concentration d’ions et la plus grande alcalinité. Un pH de 7 est donc neutre.
57 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Pendant notre jeunesse, notre métabolisme est souvent trop actif et produit trop d’acides, ce qui conduit
à une hyperacidité chronique de l’organisme. Par contre, plus tard dans la vie, où l’activité musculaire et la
vitalité diminuent, la production d’acide métabolique devient insuffisante, le potassium s’évacue des cellules
et le métabolisme ralentit. À ce moment, l’organisme devient trop alcalin et perd sa capacité à se régénérer et
guérir des infections ou des blessures.
En éliminant plus d’acides ou d’alcalis par l’urine, notre organisme tente de se maintenir à un niveau
de pH normal. Il y parvient également en changeant notre rythme respiratoire : une respiration plus rapide
contribue à alcaliniser le sang en évacuant davantage de dioxyde de carbone dans l’air ; à l’inverse, une respira-
tion lente tend à faire augmenter le niveau de dioxyde de carbone dans le sang et à le rendre plus acide. Pour
le sang, l’équilibre entre le dioxyde de carbone et le bicarbonate de sodium est le système de contrôle principal
pour maintenir le ph sanguin constant.
Avec un métabolisme efficace, le pH de l’urine est avant tout relatif à l’équilibre acido-basique de notre
alimentation. Une alimentation riche en aliments acidifiants produira naturellement une urine acide. Cela
ne représente pas un danger comme tel, mais est indicateur d’une alimentation mal équilibrée et peut,
avec le temps, causer un appauvrissement des réserves alcalines de l’organisme.
De la même façon, une alimentation riche en aliments alcalinisants produit toujours une urine alcaline.
Ceci peut causer la formation de calculs urinaires et peut indiquer que les cellules ne disposent pas assez
d’acides métaboliques pour une production énergétique efficace. Une alimentation mixte normale, contenant
environ 80 % d’aliments alcalins et 20 % d’acidifiants, devrait produire une urine matinale légèrement acide
alors que l’urine produite après les repas devrait normalement être une légèrement alcaline, résultat de la
production d’acide gastrique.
Teste l’acidité de ton organisme : afin d’obtenir une indication de l’équilibre acido-basique de ton
organisme, vérifie ton urine matinale de temps à autre. Dans l’évaluation des résultats, considère la qualité de
ton régime alimentaire actuel et plus particulièrement de ton dernier repas, à savoir si celle-ci est acidifiante,
alcalinisante ou neutre. Si tu testes ton urine pendant la journée, les résultats pourraient être très variables en
raison d’une vague alcaline temporaire suite aux repas. Le papier utilisé dans les tests d’urine devrait avoir une
échelle de pH 5,5 à 7,5. Tu peux t’en procurer dans des magasins d’aliments naturels ou via internet. Pour un
test approximatif, tu peux utiliser du papier tournesol, qui tourne au rouge lorsqu’en contact un fluide acide
et au bleu avec un alcalin. Plus coûteux, des pH-mètres électroniques sont également disponibles dans certains
commerces d’accessoires de piscine ou d’équipement de laboratoire.
Au lieu de bandelettes de papier, tu peux utiliser la poudre jaune du curcuma ou du curry. Dissous 1 cuil-
lère à thé de poudre dans ½ litre d’alcool méthylique, mélange et laisse reposer afin de produire une solution
jaune clair. Pour tester, place 1 cuillère à thé de cette solution jaune dans un petit verre. Ajoute-y la même
quantité d’urine ou de salive et si le tout vire au rouge rubis, tu sauras que ce que tu as ajouté a une alcalinité
supérieure à 6,8 et si le mélange reste jaune, il est alors toujours acide, mais à un pH inférieur à 6,8.
Le jus de chou rouge peut également être utilisé comme indicateur de pH. La couleur à pH 2 est rouge,
à pH 4 est pourpre, pH 6 violet, pH 8 bleu, pH 10 bleu vert et à pH 12 vert jaune. Hache finement une petite
quantité de chou rouge que tu places dans un petit contenant. Verse-y de l’eau chaude afin de recouvrir le chou,
laisse tremper de 10 à 20 minutes et filtre le liquide avec un tissu ou de la gaze. Dans un petit verre transparent,
ajoute une quantité égale de jus filtré et de fluide à tester, remue doucement et compare-le à l’échelle de couleur
mentionnée. Garde le reste du jus au réfrigérateur si tu penses le réutiliser dans les 2 semaines ou congèle-le.
D’autres jus pourpres peuvent également fonctionner, il s’agit d’expérimenter.
Il est également important de vérifier l’acidité de ta salive, surtout si tu éprouves des difficultés digestives
et si tu estimes que tu n’obtiens pas une bonne valeur nutritive de ton alimentation. Une réaction allergique
acidifie la salive. Tu peux donc utiliser ce test dans le cadre de ton programme d’évaluation d’allergies.
Avant un repas, l’acidité normale de la salive se situe entre 6,4 et 6,7, alors que 30 à 60 minutes après le
repas elle devrait être au-delà de 6,8. Si les résultats des tests indiquent une valeur trop basse, ton organisme
est probablement trop acide ou ne produit pas suffisamment d’acide gastrique. Pour tester, rince ta bouche
avec de l’eau claire et avale ou recrache. Remplis ta bouche de salive, avale et puis utilise un deuxième lot de
salive pour le test.
58 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Problèmes d’acidité : Les principales raisons pour lesquelles nous devenons hyperacides sont :
1. Métabolisme inefficace.
2. Réactions de stress dues aux allergies alimentaires, sensibilité aux produits chimiques, bouleverse-
ments émotifs.
3. Consommation de sucre alors que notre système de contrôle de la glycémie est déficient.
4. Accumulation d’acides après la consommation de fruitsl
5. Activité musculaire vigoureusel
6. Infestation de Candida albicansl
L’hyperacidité chronique a de sérieux effets sur l’organisme. Il cause une dépense continuelle de mi-
néraux nécessaires pour neutraliser l’excédent d’acide et induit une hypersensibilisation de l’organisme.
Plus l’organisme s’acidifie, plus il libère d’histamines (le réactif allergique). Ce qui veut dire que l’acide cause
et intensifie fortement l’inflammation et les allergies, et rend la peau très sensible aux piqures d’insectes
et autres irritants cutanés. N’oublie pas que les maladies dégénératives sont liées à l’inflammation chronique.
L’hyperacidité de l’organisme se manifeste souvent par la douleur et est plus importante dans les cas
d’arthrite et de rhumatisme. Si les réserves alcalines sont insuffisantes pour neutraliser ces acides, davantage de
calcium sera mobilisé à partir des os et affecté à cette tâche. En conséquence, les os deviendront plus fragiles et
plus sujets aux fractures alors que les tissus et jointures tendront à se calcifier. De plus, les tumeurs se forment
seulement dans les cas où les tissus environnants sont trop acides. L’acidité autour d’une tumeur peut être due
à l’acide lactique produite par la tumeur elle-même, mais les individus sensibles sont généralement trop acides,
ce qui favorise une croissance tumorale rapide ainsi que la douleur.
Tableau 1-2 : Symptôme du déséquilibre calcium-phosphore
Calcium trop abondant Phosphore trop abondant
Rhumes et grippes sont rares Rhume et grippes fréquents
Insensibilité à la douleur et au bruit Sensibilité à la douleur et au bruit
Peau insensible Peau sensible
Signes de carence en phosphore Signes de carence en calcium
Pression artérielle élevée Tendances à la basse pression
Sang trop alcalin Sang trop acide
Caries autour des couronnes Caries près des gencives
Tartre sur les dents Gencives très rouges et douloureuses, pyorrhée
Gingivite Tendances à l’inflammation et à l’enflure
Calculs rénaux (calcium) Contour des yeux rouges
Raideurs et rigidité Maux de tête, nausée
Fusion des vertèbres Attaques arthritiques sévères
Dépôts arthritiques causant des déformations osseuses Allergies, palpitations
Artériosclérose
Alcaliniser l’organisme : Le jus de légumes verts frais et le bouillon de légumes sont très alcalinisants,
plus particulièrement le bouillon de pelures de pommes de terre. Les fruits, quant à eux, augmentent l’acidité
des individus sensibles. Ils sont généralement bénéfiques pour ceux avec un métabolisme glucidique normal,
une pression artérielle élevée et une peau insensible.
La prise régulière de plusieurs grammes de vitamine C sous la forme d’acide ascorbique peut épuiser les
59 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
réserves minérales ou augmenter l’acidité de l’organisme. Ceci peut provoquer de l’inflammation, augmenter
la douleur et causer d’autres problèmes chez les gens sensibles. Il leur serait donc préférable de prendre la
vitamine C sous forme d’ascorbate de sodium ou de calcium, qui est neutre.
Les meilleurs aliments alcalinisants ne peuvent apporter une amélioration à long terme si tu continues de
consommer des aliments auxquels tu es allergique ou si tu consommes des aliments sucrés ou des fruits alors
que ton organisme est très sensible.
Alcaliniser avec du sodium et du potassium : Le sodium est le principal minéral dans le sang. Le bicar-
bonate de sodium est bien toléré, mais ne doit pas être pris avec les repas puisqu’il diminue l’acide gastrique.
Le citrate de potassium peut être ajouté aux repas et, comme le carbonate et le bicarbonate de potassium,
produit l’effet alcalinisant le plus marqué de tous les suppléments minéraux.
Le choix du sodium ou du potassium dans le but de nous alcaliniser dépend de certains facteurs addition-
nels.
Les facteurs suivants favorisent l’utilisation du potassium :
1. Une grande consommation de sodium et peu de potassium, caractéristique de l’alimentation
occidentale conventionnelle.
2. Une pression artérielle accrue et très élevée.
3. Des problèmes rénaux ou une rétention d’eau/œdème.
Le bicarbonate de sodium, quant à lui, est indiqué pour :
1. Basse pression.
2. Avec une alimentation riche en fruits et légumes et faible en aliments salés.
Ceux qui ne se retrouvent pas dans l’une ou l’autre de ces deux catégories peuvent prendre les deux alcalin-
isants. Généralement, un ratio de 2 : 1 en faveur du sodium (2 parties de bicarbonate de sodium pour 1 partie
de citrate ou bicarbonate de potassium) est utilisé, mais aussi 1 : 1 ou un excédent de potassium est acceptable.
Ceux-ci peuvent être mélangés dans le même breuvage ou être pris séparément au cours de la journée. Si tu
prends plus d’une cuillère à thé au total, prends-les en plus petites doses tout au long de la journée. Ne prends pas
plus de 3 cuillères à thé rase de sels de potassium par jour avec tes repas, parce qu’il est possible que cela cause
de l’irrégularité cardiaque.
Alcaliniser avec du calcium et du magnésium : Un moyen recommandé d’obtenir davantage de cal-
cium et magnésium tout en alcalinisant l’organisme est de dissoudre de la poudre de dolomite dans du vinaigre
ou du jus de citron. Dans l’organisme, l’acide organique tend à être décomposé et converti en énergie alors que
les minéraux demeurent afin d’alcaliniser l’organisme.
Garde dans un contenant quelques cuillères à thé de dolomite en poudre, ajoutées dans un verre de
vinaigre. Tu peux agiter ou secouer le mélange occasionnellement afin d’accélérer la réaction. Bois quotidi-
ennement environ 50 ml du liquide décanté, préférablement dilué dans l’eau ou autre liquide, soit en une seule
rasade avant un repas ou espacé sur deux repas. Ceci fournit approximativement 500 mg de calcium et 300 mg
de magnésium.
Le jour précédant la dernière portion du mélange, prépare une nouvelle solution de dolomite et de
vinaigre. Tu peux utiliser du vinaigre de cidre de pommes, biologique de préférence, mais le vinaigre blanc
est également acceptable. Il est également possible d’utiliser du jus de citron plutôt que du vinaigre.
La dolomite fournit le calcium et le magnésium dans une proportion généralement souhaitable de 2:1.
Cependant, si tu utilises régulièrement du chlorure de magnésium ou lorsque seul un supplément de calcium
est requis, tu peux utiliser de la poudre d’écailles d’œufs ou de coquille d’huîtres ou du carbonate de cal-
cium commercial comme neutralisant. 50 ml de vinaigre neutralisé achemine près de 800 mg de calcium dans
l’organisme.
60 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Tableau 1-3 : Ratio calcium/phosphore des aliments
Tu peux minimiser l’inflammation en sélectionnant des aliments contenant un ratio élevé de calcium par rapport
au phosphore
Ratio Ca/p mg/10 g Ratio Ca/p mg/10 g
Os 36,700/16,400 Abricot séché 67/108
Varech séché 1200/300 Raisin secs 62/101
Mélasse noire (blackstrap) 684/84 Patate douce 31/52
Graine de sésame 1160/616 Aveline 209/337
Farine de caroube 352/81 Fromage cottage 90/165
Feuille de navet 246/58 Saumon 188/328
Chou frisé (kale) 249/93 Betterave 16/33
Persil 203/63 Chou-fleur 25/56
Moutarde (feuilles) 183/50 Amande 234/504
Pissenlit (feuilles) 187/66 Fève de soja sèche 226/554
Endive 181/54 Citrouille 21/44
Cresson 151/54 Capsicum (piment) 12/28
Betterave (feuilles) 119/40 Spiruline 396/1023
Laitue (feuilles) 68/25 Sarrasin 114/282
Feuille d’orge en poudre 1100/590 Banane 8/26
Jus d’herbe 150/75 Fèves sèches 135/460
Épinard 93/51 Artichaut de Jérusalem 14/78
Brocoli 103/78 Pomme de terre 8/53
Fromage 750/440 Harengs 66/254
Lait de chèvre 129/106 Oeuf entier 54/205
Lait de vache 118/93 Jaune d’oeuf 141/569
Chou 67/54 Lentille cuite 25/119
Céleri 39/28 Pacane 73/289
Ananas cru 17/8 Noix de Grenoble 99/380
Navet 39/30 Noix de coco séchée 26/187
Raisin 16/12 Pois secs ou cuits 11/89
Beurre 20/16 Arachide 69/401
Carotte 37/36 Noix du Brésil 186/693
Tofu 128/126 Orge 16/189
Pamplemousse entier 16/16 Champignon 6/116
Concombre 25/27 Maïs sucre 3/111
Dates 59/63 Maïs séché 22/268
Jus de citron, pomme 7/10 Riz brun 37/292
Melon d’eau 7/10 Noix de cajou 38/373
Poire 8/11 Millet 20/311
Abricot frais 17/23 Graines de tournesol 120/837
Prune 12/18 Seigle, blé 37/380
61 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Jus d’orange 11/17 Avoine 53/405
Oignon 27/36 Levure de torula 424/1713
Pêche 9/19 Levure de bière 210/1753
Sardine 430/575 Son, riz/blé 100/1300
Aubergine 11/21 Germe de blé 72/1118
Pois frais 62/90 Graines de citrouille 51/1144
Panais 50/77 Viande (en moyenne) 10/200
Tomate 13/27 Foie (en moyenne) 15/540
Si nous prenions du carbonate de calcium ou de la poudre de dolomite directement plutôt que les dis-
soudre, nous épuiserions toute notre précieuse réserve d’acide gastrique dans la neutralisation et la dissolution
de ces carbonates. Plusieurs individus ont des carences minérales précisément à cause du manque d’acide
gastrique. Si, par contre, nous utilisons des suppléments minéraux inorganiques comme le chlorure de calcium
ou de magnésium, nous pouvons alors prendre du calcium et du magnésium, mais cela ne contribuera pas
à diminuer l’hyperacidité de l’organisme.
Le ratio calcium/phosphore : Une personne en bonne santé affiche un ratio sanguin calcium/phos-
phore de 10:4. Dans le cas d’un déséquilibre glandulaire, particulièrement en ce qui a trait à la glande parathy-
roïde (dans la gorge), ce ratio se maintiendra à un niveau différent, ce qui entraîne une détérioration de la santé
à long terme. Plus spécifiquement, un ratio élevé de phosphore relativement au calcium sensibilise l’organisme
et augmente l’acidité ainsi que les tendances inflammatoires.
En plus de la régulation de la glande parathyroïde, le ratio calcium/phosphore est affecté par nos choix al-
imentaires. Une consommation continuelle d’aliments riches en phosphore, mais pauvres en calcium, tels que
la viande, l’avoine, le blé et le maïs, entraîne une tendance à l’hyperacidité de l’organisme, épuise nos réserves
de calcium et autres minéraux et accroît les tendances à l’inflammation. Par un choix judicieux d’aliments,
ces effets peuvent être minimisés. Dans le Tableau 1.2, tu peux déterminer s’il y a un déséquilibre du ratio
calcium/phosphore dans ton sang ou dans tes choix alimentaires. Un apport réduit en phosphore est particu-
lièrement bénéfique dans les cas de cancer et de leucémie.
Comme tu peux le constater dans le Tableau 1.3, il est facile d’obtenir suffisamment de phosphore. En fait,
si le niveau de calcium sanguin est trop élevé, davantage de magnésium plutôt que de phosphore est générale-
ment requis.
Tu te demandes peut-être comment l’organisme parvient à maintenir un ratio sanguin favorisant le cal-
cium malgré sa rareté relative dans nos aliments. La raison est que normalement, environ 1 g de phosphore,
mais seulement 150 mg de calcium sont évacués quotidiennement dans l’urine. Lors d’un déséquilibre métab-
olique, le ratio d’élimination se modifie. De plus, l’utilisation accrue de phosphore entraîne une plus grande
élimination de calcium avec l’excédent de phosphore.
Un ratio maximum de 3:1 en faveur du phosphore peut encore être considéré comme métaboliquement
neutre. En plus du ratio, la quantité du minéral excédent est importante. Donc, dans une certaine mesure,
l’apport quotidien généralement recommandé en calcium est sans importance s’il n’est pas adapté au niveau
du phosphore et du magnésium. Dans le cas de basse pression, l’apport en calcium doit être le double de celui
du magnésium. Cependant, avec l’hypertension, il est préférable de prendre des quantités équivalentes de mag-
nésium et de calcium ou parfois même un peu plus de magnésium. Plus élevé est l’apport en phosphore, plus
élevé doit être l’apport combiné de calcium et de magnésium.
62 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 7
L’EAU VIVANTE
L’eau vivante possède un grand potentiel curatif – apprends à t’en servir
L’eau, l’air et la nourriture sont les trois piliers du maintien de la vie. Afin de garder la santé, ceux-ci
doivent être aussi sains et revitalisants que possible. Or, dans notre environnement actuel, ces trois éléments
sont très pollués et nous devons redoubler d’efforts pour les assainir. La qualité de notre alimentation est
l’aspect le plus problématique et est discutée dans les prochains chapitres. De manière individuelle, il nous
est difficile d’avoir une quelconque influence sur la qualité de l’air, autrement que vivre à la campagne ou se
procurer un purificateur et ioniseur d’air. L’eau reste l’élément sur lequel doit se porter notre attention.
L’eau a la propriété d’attirer et d’accumuler la bioénergie. La bioénergie, ou force de vie, est connue,
dans toutes les cultures traditionnelles sous différents noms, tels que chi, ki, od, orgone ou prana. Il peut être
vu ou perçu par plusieurs médiums ou individus sensitifs. L’eau garde également une mémoire des vibrations,
négatives ou positives, auxquelles elle a été exposée dans le passé. Ceci est la base de l’homéopathie. Notre eau
potable chlorée est polluée d’agents chimiques inorganiques et imprégnée d’énergie négative. Elle est égale-
ment dénuée de bioénergie, ce qui nous porte à la considérer non seulement comme très polluée, mais aussi
comme « morte ».
L’eau contaminée peut être filtrée, distillée ou traitée par osmose inversée, mais elle demeure morte
à moins qu’elle soit énergisée pour en faire une eau vivante à nouveau, une eau qui contribue à améliorer
la santé. Alors que l’eau polluée du robinet contribue à la détérioration de notre santé, l’eau vivante est l’un
de nos plus grands guérisseurs.
Idéalement, l’eau vivante et saine doit avoir les propriétés suivantes :
• Pureté : libre de toute contamination chimique ou biologique néfaste et de vibrations ou fréquences
négatives.
• Minéraux : adéquatement minéralisée de calcium, magnésium et d’oligo-éléments.
• Faible tension de surface : en raison de la petite dimension des groupes de molécules d’eau, produi-
sant une eau micronisée.
• Action antioxydante : Une abondance d’hydrogène négatif mesurable en potentiel d’oxydoréduction
négatif (POR).
• Vibrations : Transportant des vibrations positives, favorisant la santé.
• Bioénergie : Fortement chargée d’énergie vitale.
Toutes ces propriétés bienfaitrices sont présentes naturellement dans les cours d’eau montagneux, ruis-
selant et baignant au soleil. Bien qu’il soit facile de produire une eau possédant certaines de ces qualités, les
retrouver toutes à la fois dans la même eau est problématique. Une difficulté majeure est dans la disponibilité
d’appareils fiables dans la mesure de bioénergie et de la qualité et la force de vibrations bienfaitrices.
Pureté : Celle-ci est facile à obtenir à l’aide de filtres, distillateurs et par osmose inversée aisément dis-
ponibles. Je n’ai pas de préférence envers une méthode particulière, pourvu que tu t’assures que l’eau soit
libre de chlore, fluor, métaux lourds, pesticides et microbes mais également de produits chimiques agricoles,
industriels et pharmaceutiques. Par contre, la plupart de ces méthodes, en plus de retirer ces saletés, éliminent
également les minéraux bénéfiques, que je te conseille d’ajouter à l’eau par la suite. Cependant, il existe égale-
ment des filtres qui retirent uniquement les polluants tout en conservant les minéraux dans l’eau.
Les filtres à eau ordinaires ne retirent pas le fluor ajouté, mais les ioniseurs d’eau, surtout au réglage maxi-
64 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
mum, conduisent le fluor dans la fraction acide de l’eau, ce qui rend l’eau alcaline bonne à boire sans risque.
De plus, une eau riche en calcium diminue le niveau de fluor en formant du fluorure de calcium insoluble.
Minéraux : Les minéraux contenus dans l’eau destinée à la consommation ou la cuisson devraient fournir
une partie importante de notre apport total en minéraux. Dans l’eau vivante, les minéraux sont surtout présents
sous une forme énergisée telle que des colloïdes, et stabilisés à l’intérieur de petits amas de molécules d’eau.
Je connais des individus qui se sont fortement déminéralisés en buvant de l’eau distillée sur une longue péri-
ode ; l’eau traitée par osmose inversée et l’eau de pluie (sauf si gardée dans des contenants de ciment) sont
habituellement très pauvres en minéraux.
Consommer de l’eau pauvre en minéraux peut être bénéfique comme mesure temporaire pour les gens
« calcifiés » aux prises avec de l’hypertension, ceux qui normalement procéderaient à une thérapie de chéla-
tion, mais est néfaste pour tous ceux avec de la basse pression. Au total, le minéral le plus abondant provenant
de nos sources d’eau potable est le magnésium. Diverses études démontrent les effets bénéfiques d’un apport
important en magnésium sur les taux de prévalence de maladies comme le cancer, le diabète et les maladies du
cœur ainsi que dans les troubles osseux et dentaires.
Par conséquent, reminéralise ton eau purifiée en y ajoutant 1 cuillère à thé de magnésium hydraté ou
½ cuillère à thé de chlorure de magnésium déshydraté à environ 10 litres d’eau. Ou encore, tu peux ajouter
1 cuillère de minéraux marins liquides, qui est la saumure résiduelle suite à la cristallisation de l‘eau de mer.
En plus d’être très riches en magnésium, ils contiennent tous les oligo-éléments. En remplacement ou en plus
du magnésium, tu peux ajouter une quantité appropriée de minéraux colloïdaux, disponibles dans le com-
merce.
Faible tension de surface : ceci est un sous-produit commun de l’eau énergisée. L’Eau contient des for-
mations organisées de molécules d’eau, également appelées cristaux liquides, entourées d’une grande quantité
de molécules d’eau individuelles qui se déplacent de façon aléatoire. Dans l’eau « normale », ces formations
sont volumineuses et peu nombreuses. L’eau énergisée ou vivante contient beaucoup plus de ces cristaux liq-
uides, qui sont d’une dimension moyenne plus petite, formant des structures semblables à des cages composées
de six molécules. Grâce à cet effet, l’eau énergisée est également appelée « eau micronisée ».
Des groupes de molécules plus petits causent une diminution de la tension de surface de l’eau. Cela en
fait une eau plus « mouillée » et plus facilement absorbée. Elle devient également comme l’eau contenue dans
les fruits et légumes frais et nos cellules. Les minéraux colloïdaux et les nutriments liposolubles peuvent se
trouver en suspension à l’intérieur de ces cages et plus aisément absorbés lors de la digestion. D’autres éléments
biochimiques, tels que la lécithine, des détergents, savons et saponines réduisent la tension de surface, mais
ceci n’est pas attribuable à la formation d’eau micronisée.
Action antioxydante : Le principe derrière l’action antioxydante est dans la disponibilité d’électrons
pour neutraliser les radicaux libres qui ont des propriétés oxydantes pouvant causer des dommages aux sys-
tèmes biologiques. L’eau vivante tend à contenir des électrons hautement réactifs et faiblement liés qui réa-
gissent beaucoup plus rapidement que les antioxydants organiques pour neutraliser les radicaux libres. On
suppose que la plus grande part de l’action antioxydante provient de l’abondance d’hydrogène négatif, qui est
également présent dans les fruits et légumes frais.
Une telle eau riche en antioxydants est maintenant facilement produite à l’aide d’ioniseurs d’eau, par
la réduction de l’eau soumise à un procédé d’électrolyse. Alternativement, tu peux te procurer des capsules
de Microhydrin®, qui est un produit commercial sous forme de poudre qui contient une grande quantité
d’hydrogène négatif stabilisé par de la silice colloïdale ; en dissolvant le contenu d’une capsule dans l’eau, celle-
ci acquiert des qualités hautement antioxydantes ou réductrices.
Avec l’âge, nos structures corporelles perdent leur élasticité et tout devient plus rigide. D‘un point de vue
biochimique, l’augmentation de cette rigidité est attribuable à une agrégation des éléments biochimiques struc-
turels attribuable à une perte d’électrons. En procurant une grande quantité d’électrons hautement réactifs
à l’organisme, nous pouvons prévoir le ralentissement du phénomène d’agrégation et avec lui, le processus
du vieillissement.
Toute l’énergie biochimique de notre organisme est produite par le transfert d’électrons des molécules
d’aliments vers l’oxygène respiré. Donc, disposer d’une plus grande quantité d’électrons peut contribuer à
65 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
produire davantage d’énergie. C’est peut-être la raison pour laquelle certaines personnes, consommant de l’eau
réduite ou ionisée alcaline, se sentent plus énergiques.
Un ioniseur d’eau consiste en une cellule ou récipient doté de deux électrodes séparées d’une membrane
afin de minimiser le mélange de l’eau. Ces électrodes sont normalement faites de titane et plaquées de platine
pour une meilleure résistance à la corrosion. Lorsqu’un courant est appliqué, une des électrodes a une charge
positive, l’anode, alors que l’autre, la cathode a une charge négative qui libère des électrons.
Des ions de charge positive, tels que le calcium et le magnésium, s’accumulent sur le côté de la cathode.
Ils forment des hydroxydes qui rendent cette partie de l’eau alcaline. Les ions négatifs, tels que de chlore et
de fluor, se dirigent vers l’anode et, combinés avec les ions positifs d’hydrogène, rendent cette section plus
acide. De façon simultanée, une abondance d’électrons présents dans l’eau alcaline entraîne la formation
d’hydrogène gazeux ainsi que des ions négatifs d’hydrogène, alors que l’eau acide entraîne la formation
d’oxygène et d’éléments oxydants actifs.
Pour les ioniseurs d’eau à débit continu, la qualité de l’activité de réduction de l’eau alcaline dépend avant
tout de sa teneur en minéraux, la rapidité du débit et du niveau de réglage de l’ioniseur. Dans le cas des ioni-
seurs à réservoirs, cela dépend du voltage de la source de courant, les dimensions des électrodes et la distance
entre elles, la teneur en minéraux de l’eau et la durée de l’ionisation.
Des concentrations minérales élevées sont souhaitables parce qu’ils requièrent une période d’ionisation
plus courte, produisent un pH élevé et diminuent les changements du potentiel d’oxydoréduction (POR). Il est
conseillé d’utiliser une eau à faible teneur en calcium, parce qu’autrement, la cathode aura tôt fait d’être envel-
oppée de dépôts de calcium lors de périodes d’ionisation prolongées, perdant ainsi son efficacité ou elle devra
être nettoyée fréquemment. Bien que le niveau de pH puisse indiquer une forte alcalinité, elle est en réalité très
basse en raison d’une densité minérale plutôt faible de l’eau ionisée et qui est facilement neutralisée.
La charge négative de l’eau alcaline décroit rapidement lors d’exposition à la lumière, à l’air et au contact
de métaux et de plastique mou. Par contre, gardée dans des bouteilles de verre brun remplies à ras bord et dans
une armoire, l’eau peut être conservée plusieurs jours voire même quelques semaines.
Vise un POR élevé d’environ 500 à 800 mV, qui peut être mesuré à l’aide d’un « redox mètre » disponible
dans le commerce. Tu peux demander à un détaillant ou distributeur d’ioniseurs d’eau ou à une entreprise
locale de surveillance et traitement des eaux afin de vérifier la teneur minérale de ton eau et peut-être même
le POR de ton eau alcaline. Les ioniseurs à réservoirs sont plus robustes et faciles d’entretien, mais demande
également une plus grande manipulation ; les ioniseurs à débit continu sont plus pratiques.
Vibrations : Il s’agit d’un terme informel basé sur l’observation que l’eau semble garder une mémoire
des diverses influences auxquelles elle est exposée. Il y a un lien étroit entre les vibrations et l’énergie : nous
pouvons considérer les vibrations comme une empreinte énergétique à la surface de l’eau. Les vibrations con-
servées peuvent provenir d’influences chimiques, mécaniques, électriques ou magnétiques ou même de senti-
ments, d’émotions et possiblement de pensées. Ces mêmes vibrations peuvent à leur tour influencer l’utilisateur
de cette eau. Il s’agit ici des fondements de l’homéopathie, dont certaines études menées à double insu ont
démontré la validité thérapeutique. Il semble, par contre, que seuls des ingrédients naturels peuvent être
utilisés dans la préparation de remèdes homéopathiques. Certains tests scientifiques sur la mémoire de l’eau
et l’efficacité de l’homéopathie ont échoué, parce que des produits chimiques synthétiques ne pouvant être
énergisés ont été utilisés.
Une méthode de vérification de la pureté vibratoire ou le degré de contamination de l’eau a été développée
par des chercheurs en biodynamique. Si une goutte d’eau est ajoutée à une solution minérale concentrée telle
que des sulfates de cuivre, son pattern de cristallisation s’en trouve modifié. Plus l’eau est pure et bénéfique,
plus ce pattern est harmonieux et vice versa. L’eau polluée entraîne une cristallisation confuse.
Considère les travaux de Masaru Emoto. Dans son livre The Message from Water et sur son site web (www.
[Link]/[Link]), il nous montre, à travers une multitude de clichés, comment les patterns de cristal-
lisation de l’eau gelée se modifient lorsqu’exposée à des pensées ou sentiments humains. Certains de ces clichés
ont été pris en écrivant un mot positif, comme « amour », ou négatif sur un bout de papier et en le collant sur
un verre d’eau. Le mot positif a produit un pattern de cristallisation magnifique et symétrique alors que le mot
négatif a résulté en un pattern chaotique et confus.
66 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Puisque notre corps biologique contient de grandes quantités d’eau (ex. : sang, lymphe, cellules), tu peux
alors t’imaginer comment les pensées et émotions négatives peuvent affecter ta santé. De la même façon, nous
pouvons augmenter la qualité de l’eau avant l’ingestion, en la bénissant avec des pensées et sentiments d’amour,
de joie et de paix. Pendant ce temps, nous pouvons également la tenir devant notre cœur. Dans le but d’obtenir
des effets curatifs particuliers, tu peux exposer l’eau à la lumière dans des contenants transparents colorés
ou couverts d’une pellicule cellophane de couleur. Dans les cas de cancer, une eau traitée avec la couleur verte
possède une qualité générale curative et équilibrante. Le jaune et l’orange sont dynamisants, le bleu est apai-
sant et anti-inflammatoire.
Une autre possibilité est d’exposer l’eau tout une nuit à un aimant puissant. L’eau exposée à la polarité
Sud, est plus appropriée contre la douleur, le cancer et les conditions infectieuses et inflammatoires. La polarité
Nord est utilisée dans le but d’énergiser les muscles affaiblis et le système digestif, pourvu qu’il n’y ait aucune in-
flammation ni infection préalable. Tu peux également combiner des traitements de magnétothérapie (aimants)
et de chromothérapie (couleur) appropriés.
Différentes eaux énergisées sont disponibles dans le commerce. Bien que je les considère d’une grande
aide en comparaison à l’eau morte du robinet, les énergies et vibrations des eaux souterraines, de puits
ou de sources naturelles non contaminées, nous sont sans doute encore plus bénéfiques.
Tu peux également garder l’eau dans une pyramide ou y immerger un cristal ou pierre précieuse appro-
priée ou encore de l’or ou de l’argent pur et, si possible, le faire lorsque l’eau est sous la lumière du soleil ou de
la lune. Tu peux fixer un aimant, un cristal ou un autre dispositif énergétique à la conduite d’eau dans le but
d’améliorer l’eau de la douche, du bain ou de remplissage d’un lit d’eau.
Certains systèmes de filtration et dynamisation de l’eau utilisent les vibrations des pierres naturelles,
combinées à la formation de vortex, provoqué lors de l’écoulement de l’eau. Un tel système peut être adapté
à un robinet, qui produit alors de l’eau courante énergisée, bien que l’eau puisse avoir à être préalable-
ment décontaminée chimiquement. Un autre système de dynamisation est un dispositif de cuivre, en forme
de spirale, à travers lequel circule l’eau.
Une bonne façon d’énergiser l’eau est comme suit : fixe deux aimants de chaque côté de la partie inféri-
eure d’un entonnoir, de façon à ce que les pôles opposés se fassent face. Puis verse de l’eau dans un angle
incliné afin de créer un vortex avant de s’échapper par le bas dans un récipient prévu à cet effet.
Finalement, tu peux utiliser la potentialisation homéopathique. L’eau ainsi que toute autre substance
qui y est dissoute, se dynamise en l’agitant avec de vigoureux mouvements vers le bas. Utilise une eau non con-
taminée et agite-la dans une bouteille ou un pot à demi rempli, environ 40 fois. Si possible, effectue l’opération
à l’extérieur, préférablement lors d’une journée sèche et ensoleillée. Au lieu de potentialiser seulement de
l’eau avec les ingrédients dissouts naturellement, tu peux ajouter une petite quantité de substance vivante (non
chauffée) que tu crois être bénéfique pour toi. Les remèdes d’herbes, minéraux colloïdaux, vitamines naturelles
ainsi que les jus de légumes frais sont couramment utilisés.
Bioénergie : Si nous consommons des aliments crus et frais, nous accumulons de la bioénergie addi-
tionnelle. Si nous consommons de la nourriture précuite ou transformée, nous perdons alors de cette énergie
qui est utilisée pour énergiser cette nourriture, à même nos propres réserves énergétiques. L’eau de pluie est
énergisée, spécialement lors d’un orage et si elle tombe alors qu’il fait soleil. La qualité de cette eau est à son
maximum si elle est récoltée et utilisée sans avoir été en contact avec le métal. Il semble qu’une eau de pluie de
qualité possède une charge négative bénéfique (ions d’hydrogène négatifs), qui est instantanément neutralisée
au contact du métal. Je conseille donc de garder l’eau énergisée hors de tout contact métallique et je conseille
la même attention envers les aliments crus et frais, plus particulièrement les jus frais.
La méthode la plus simple d’énergiser l’eau non contaminée est de l’exposer au soleil pendant plusieurs
heures. Par contre, une charge accrue peut être obtenue plus rapidement si l’eau est exposée à une source de
bioénergie telle que le soleil, alors qu’elle est soumise à un mouvement circulaire entraînant la formation d’un
vortex. Un contenu minéral élevé, plus particulièrement de la silice colloïdale, contribue à retenir une forte
charge. Une autre méthode conseillée est de laisser de l’eau potable en contact avec de l’herbe ou des feuilles
fraichement coupées quelque temps avant de la consommer.
Le principe du vortex est utilisé en biodynamique agricole afin d’énergiser les préparations liquides.
67 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Utilise un grand contenant de verre ou de céramique ou un sceau de plastique à demi rempli d’eau non con-
taminée. L’énergie des vortex peut être transmise à l’eau, d’abord en créant un profond vortex dans une direc-
tion (sens horaire ou antihoraire) et puis en changeant immédiatement de direction jusqu’à ce qu’un autre
vortex se forme. Remue pendant plusieurs minutes à l’aide d’une spatule de bois ou toutes autres pièces de bois
ou de plastique appropriées afin de créer et alterner la direction des vortex. Des appareils électriques à vortex
sont disponibles, de certains commerces spécialisés en biodynamique, pour permettre des périodes de charge
allongées.
Énergiser une eau par l’énergie d’un vortex sera plus efficace lorsque l’air ambiant est hautement chargé
de bioénergie ou d’énergie d’orgone, tel qu’à l’extérieur lors d’un après-midi ensoleillé et dans un environnement
naturel. Cette énergie est plus faible lorsqu’il fait nuit, qu’il pleut, dans un environnement humide et à l’intérieur
de bâtiments modernes et très hermétiques.
Tu peux également extraire de l’énergie de la poussière de roche volcanique ou de sable de plage en silice.
Ajoute 1 pleine cuillère de poussière de roche à de l’eau pure dans un récipient et utilise la méthode de vortex
biodynamique avant de la laisser reposer pendant la nuit. Utilise l’eau alors qu’elle est encore blanchâtre,
qui indique la présence de minéraux colloïdaux en suspension. La plupart des résidus s’accumulent au fond
du récipient et peuvent être utilisés à fertiliser les plantes. On peut augmenter davantage l’effet en soumettant
la poussière de roche ou le sable de plage à une grande chaleur, si possible jusqu’à ce qu’il devienne rouge, et
en le plongeant dans l’eau froide (dans un récipient en émail). Alterner plusieurs fois des périodes d’ébullition
(faire bouillir pendant 15 minutes) et de congélation du sable est une autre façon de libérer l’énergie d’orgone
et énergiser l’eau.
Une autre possibilité est l’utilisation de formes, de pierres artificielles ou de pièces de béton disposées
de façon à simuler une cascade naturelle. À partir d’un réservoir, l’eau s’écoule en cascade à travers diverses
formations en spirale et préférablement exposée au soleil. Un dispositif énergétique récemment développé
et appelé « orgonite » est une forme composée de parties égales de particules métallique et de résine. Pour plus
d’information sur l’orgonite et la bioénergie, voir la Section 7.
Il est préférable de ne pas entreposer l’eau énergisée près de gros appareils électriques. Elle perd égale-
ment de son énergie bénéfique lorsqu’elle est chauffée à haute température comme dans la cuisson. Il est plutôt
souhaitable d’utiliser l’eau pour boire, diluer les jus, en lavements ou faire pénétrer dans la peau. Si possible,
évite que l’eau énergisée entre en contact avec le métal. Si tu entreposes de l’eau potable pour une période
prolongée, ajoute de l’argent colloïdal ou du peroxyde d’hydrogène afin de prévenir la formation de moisissures
ou de microbes ou encore, place une pièce d’argent ou de cuivre propre au fond du récipient.
Notre principale source d’eau énergisée provient de l’eau contenue dans les fruits et légumes frais et crus.
Je prétends que la bioénergie des produits de culture biologique est grandement supérieure à celle des produ-
its commerciaux habituels. Voici une raison de plus de consommer tes fruits et légumes frais, crus et cultivés
de façon biologique et ce, le plus souvent possible.
68 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 8
LA PRATIQUE D’UNE VIE SAINE
Améliore ton environnement – ta maison, tes vêtements et même tes dents.
Un mode de vie sain est le fondement même de toute remise en santé. il inclut toutes les habitudes qui
doivent faire partie intégrante de notre quotidien. Notre bien-être futur ou les maladies à venir proviendront
de notre façon de penser, de réagir et de vivre au jour le jour, mais non à cause de manquements occasionnels
aux règles d’une vie saine. Le principe le plus important d’une vie saine est de vivre en harmonie – avec nous-
mêmes, avec les autres et avec les forces de la nature. Le concept de santé et de vie au naturel englobe tous les
aspects de notre vie soit : notre environnement, nos lieux d’habitation et de travail, nos vêtements, la nutrition,
l’exercice, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons.
Dans le présent chapitre, nous nous pencherons sur les divers aspects d’une vie saine. Il est important
de prendre conscience que les nombreux volets qui composent ce mode de vie sont souvent en amalgame avec
les méthodes spécifiques de remise en santé, par exemple : la pensée positive, la nutrition, la réflexologie et
l’activité physique font toutes partie d’un mode de vie sain et sont utilisées comme éléments de remise en santé.
Conséquemment, à la lecture de ce livre, garde à l’esprit que la ligne de séparation entre la pratique d’une vie
saine et les méthodes de remise en santé est très floue, voire même superficielle.
De nos jours, la plupart d’entre nous vivent à l’intérieur d’un environnement tellement artificiel et contre
nature, qu’il est impossible de rester en santé en « faisant comme tout le monde ». Il nous faut plutôt prendre
conscience de la multitude de facteurs nuisibles à notre environnement qui sont créés à l’aide de la technologie
moderne et travailler à minimiser leurs effets nocifs envers nous.
Améliore les aspects physiques de ta demeure : Lors de la construction d’une nouvelle habitation, fa-
vorise l’utilisation de matériaux de construction qui ne bloquent ou ne perturbent pas les champs électriques,
magnétiques et de la force de vie naturelle de la terre. Pour ce faire, minimise l’utilisation de tôle et de tout
treillis métalliques ou d’acier dans le béton (béton armé), qui crée une structure rappelant une cage (appelée
cage de Faraday). La pierre, brique, tuiles, bardeaux, bois, contreplaqué ainsi qu’une combinaison de fibres et
de béton sont des matériaux acceptables. Si tu vis de façon permanente dans une habitation entourée de métal
comme une roulotte ou une maison mobile, il est préférable de dormir dans une annexe non métallique.
Voici quelques conseils pratiques :
• De nouvelles conduites d’eau en cuivre ou PVC peuvent dégager des concentrations de métaux lourds
indésirables dans l’eau. Voici une autre raison, autre que pour éviter le chlore et le fluor, d’utiliser
un filtre à eau de qualité pour la consommation et la cuisson.
• Fais de ta demeure un havre de faible pollution. À l’intérieur, utilise des matériaux naturels autant
que possible, plus particulièrement dans les chambres à coucher et partout où tu passes beaucoup de
temps. Un matelas de latex est de loin le meilleur à se procurer.
• Évite la cuisson et le chauffage au gaz ou au kérosène sauf si les gaz de combustion sont adéquate-
ment évacués. Beaucoup de gens sont allergiques à ceux-ci. Si possible, les poêles à bois ou un
chauffage solaire sont préférables.
• Si tu habites dans une maison moderne, fais de ton mieux pour l’assainir en minimisant l’utilisation
d’items d’où émanent des vapeurs chimiques, telles que le formaldéhyde, provenant de matériaux
collés (ex : certains tapis, les panneaux d’aggloméré et le contreplaqué).
• Évite les solvants et les produits ménagers nettoyants et désinfectants très odorants, la fumée de
tabac, les boules de naphtaline (boules à mites) et les insecticides. Si l’air extérieur est raisonnable-
70 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
ment sain, une bonne ventilation est bénéfique pour minimiser les problèmes de pollution de l’air
intérieur.
• Les matériaux synthétiques ont tendance à accumuler l’électricité statique qui peut réduire notre
bien-être en plus de libérer des produits chimiques toxiques. De plus, ces matériaux (incluant les
appareils de télévision) diminuent la quantité d’ions négatifs bénéfiques dans l’air ambiant. Les ions
négatifs sont des molécules énergétiques avec des électrons additionnels en suspension dans l’air. Gé-
néralement, plus il y a d’ions négatifs dans l’air, mieux on se sent. Des ioniseurs d’air commerciaux
sont disponibles pour assainir les lieux.
Considère l’aspect santé de tes vêtements : Nos vêtements sont notre « deuxième peau » et leurs tissus
et couleurs ont une influence directe sur nos émotions et notre bien-être en général. Ceci est particulièrement
vrai pour les vêtements portés directement sur la peau. À l’exception d’une utilisation occasionnelle et de courte
durée, évite les sous-vêtements, incluant les collants et bas faits de nylon ou autres matériaux synthétiques.
Ils n’absorbent pas l’humidité, ou ne « respirent » pas aussi bien que les fibres naturelles et semblent encour-
ager la formation de champignons. Les individus sensibles peuvent éprouver des irritations cutanées. Dans
cet aspect, le nylon semble être pire que le polyester. Les tissus synthétiques peuvent causer de l’inconfort en
accumulant de l’électricité statique. La rayonne, une fibre fabriquée à base de cellulose, est plus acceptable.
Le tissu de choix pour les sous-vêtements et les chaussettes est la soie, sinon opte pour le coton.
Choisis des couleurs qui équilibrent ton état émotionnel : porte des couleurs vives lorsque tu
manques d’énergie et du bleu quand tu te sens nerveux et irritable. Évite les couleurs obscures ou d’un gris
terne et soit très prudent avec le noir. Ces couleurs peuvent accentuer les tendances dépressives chez les indi-
vidus vulnérables. Habituellement, l’effet négatif du noir est contrebalancé par le rouge. Tu peux recourir à
des tests musculaires, décrits dans la Section 2, afin de savoir si un tissu ou une couleur t’est favorable ou non.
Idéalement, les chaussures devraient être fabriquées de matériaux naturels avec une semelle de cuir,
permettant à l’électricité statique de s’évacuer du corps et se diriger vers le sol. Cette évacuation est freinée
à cause des semelles synthétiques et de caoutchouc ainsi que de chaussettes et collants de nylon. Marcher
pieds nus, plusieurs minutes à chaque jour, sur l’herbe humide ou du sable mouillé permet la décharge de
l’électricité statique dans le sol et contribue au bien-être.
Pour les femmes, il est conseillé de réduire le temps du port d’un soutien-gorge. Une étude publiée par
Singer et Grismijer dans Dressed to Kill a déterminé que les femmes portant constamment un soutien-gorge
serré, ont un taux de cancer du sein 125 fois plus élevé que les femmes qui n’en portent pas. Les femmes
qui portent leur soutien-gorge 24 heures par jour ont 75 % de chance de développer un cancer du sein.
Si elles le portent plus de 12 heures par jour, mais non au lit, les chances se situent à une sur sept. Le port
d’un soutien-gorge pendant moins de 12 heures par jour améliore le risque à un sur 152, un taux tout de
même près de celui des femmes portant rarement ou jamais de soutien-gorge puisque celles-ci ont une chance
sur 168 de développer un cancer du sein. Les femmes ne portant jamais de soutien-gorge ont le même faible
risque de développer un cancer du sein que les hommes.
Bien que cette étude ne fût pas adaptée à d’autres facteurs, les différences de taux de prévalence du cancer
sont assez élevées pour être significatives. Un soutien-gorge serré bloque la circulation du liquide lymphatique
dans les seins et est bien pire qu’un soutien-gorge ample. Si tu dois porter un soutien-gorge en public, portes-
en un lâchement ajusté et sans baleines et minimises-en l’utilisation à la maison. Fais également des exercices
afin de stimuler la circulation de la lymphe dans les seins, tels que des mouvements circulaires des bras ou en
massant les régions sous les seins lors d’exercices d’inversion.
Assainis ta chambre à coucher : Il est préférable d’utiliser des matelas (futons) rembourrés de fibres
naturelles tels que le kapok, la laine, le crin de cheval ou le coton. Le latex ou le caoutchouc naturel sont les
meilleurs matériaux. Une alternative moins couteuse est la paille et le foin cultivés sans pesticides. Les matelas
à ressorts métalliques peuvent transmettre des champs magnétiques perturbateurs dans le corps, selon les ma-
tériaux utilisés dans le trempage des ressorts. Lorsque l’on fait glisser une boussole sur la surface du matelas,
l’aiguille ne devrait pas se déplacer du nord magnétique.
Les matelas de mousse synthétique ne sont pas acceptables non plus. Ils dégagent des émanations toxiques
qui peuvent représenter un facteur majeur du syndrome de la mort subite du nourrisson. Enveloppe-les dans
71 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
un polythène transparent avec seulement une petite ouverture au-dessous. Utilise des draps et couvertures de
fibres naturelles sur le matelas. Même la peau de mouton est traitée chimiquement et peut occasionner des
problèmes. Expose fréquemment les oreillers et lits de plumes à la lumière du soleil afin d’éliminer les moisis-
sures et les acariens. Cette mesure peut grandement atténuer les problèmes d’asthme. Ou encore, utilise une
taie d’oreiller hermétique.
N’utilise pas de lit à armature ou ressorts métalliques qui font dévier l’aiguille de la boussole, déplace le lit
si des poutres métalliques ou du câblage électrique sous tension se trouvent dans le mur derrière le lit. Les lits
de plumes peuvent contribuer aux problèmes arthritiques à cause de l’électricité statique entre les plumes. Si
possible, dort la tête orientée vers le Nord ou au Nord-Est. Nos ondes cérébrales ralentissent lorsque la tête est
orientée vers le Nord magnétique. Couvre-toi la tête lors de nuits froides afin de minimiser la perte de chaleur.
Dors dans l’obscurité totale ou couvre tes yeux pendant ton sommeil, puisque la production de mélato-
nine bénéfique est interrompue à l’exposition de lumière artificielle incluant l’éclairage de rue alors que la
lumière de la lune et la lumière rouge n’ont aucun effet négatif. Évite même les courtes expositions à la lumière
électrique dans la première partie de la nuit.
Minimise la pollution électromagnétique : Les champs électromagnétiques (CEM) puissants d’environ
50 à 60 cycles par seconde (hertz ou Hz) et la radiation électromagnétique (REM) qui y est associée peuvent
nous être néfastes. Une exposition à long terme peut aggraver les problèmes de santé ou les maladies existantes
en les provoquant ou en les intensifiant. Ceci est particulièrement vrai pour le manque d’énergie, irritabilité,
agressivité, hyperactivité, trouble du sommeil et l’instabilité émotionnelle. Un nombre croissant d’individus
deviennent hypersensibles au REM ; plusieurs peuvent sentir l’électricité parcourir leur corps et ressentir des
symptômes invalidants comme des convulsions, pertes de mémoire et de la dépression. J’ai souvent rencontré
ces problèmes chez des patients.
Une exposition chronique à de hauts niveaux de REM, particulièrement lors du sommeil, a un effet drain-
ant sur notre vitalité. Cela crée une condition de stress chronique qui interfère dans la régénération et la guéri-
son qui se produit normalement au cours d’une bonne nuit de sommeil. C’est comme si tu nageais constam-
ment à l’encontre d’un courant fort, ce qui pourrait faire la différence entre se remettre d’une maladie grave
ou y succomber. Pour plus d’informations à propos des problèmes de santé attribuables au courant électrique
ainsi que plusieurs études de cas, visite le [Link] (anglais).
Les REM se forment autour des lignes à haute tension, outils et cuisinières électriques, unités de
chauffage, bouilloires, congélateur et téléviseurs (lorsqu’ils sont en utilisation), qui s’étendent à plusieurs
mètres autour de l’appareil. Tiens-toi loin d’eux si possible. L’utilisation d’un fer à repasser électrique, d’un
synthétiseur ou d’outils électriques portatifs peut drainer rapidement notre énergie. Lorsque nous travaillons
avec de l’équipement électrique, nous pouvons réduire les effets nocifs en plaçant nos mains sous l’eau cou-
rante de temps à autre (entre deux périodes d’utilisation), en plus de prendre une douche en soirée ou marcher
pieds nus dans l’herbe.
Essaie de minimiser la pollution électromagnétique, spécialement pendant ton sommeil au moment où
la glande pinéale est la plus vulnérable. Dors dans l’obscurité ou du moins couvre tes yeux pour permettre
la production de mélatonine, une hormone qui stimule le système immunitaire. Avant de t’endormir, il est
préférable d’éteindre tous les interrupteurs, et débrancher toutes les fiches électriques à deux broches, particu-
lièrement les prises et fiches situées près du lit. Ceci s’applique également aux lits d’eau qui doivent être éteints
ou débranchés pendant la nuit. Les fiches à trois broches peuvent rester branchées puisqu’elles permettent
à l’électricité vagabonde de s’évacuer en suivant le câble de mise à la terre.
De plus en plus, les gouvernements insistent pour que nous soyons exposés au maximum à l’éclairage
fluorescent sous la forme de lampes fluocompactes ou LFC. Le scintillement, même s’il n’est pas perceptible,
le « bruit » électromagnétique et la distribution de fréquences artificielles de ces LFC causent fréquemment
des problèmes de santé chez les individus sensibles. Les plus affectés sont ceux aux prises avec des problèmes
de vision, autisme, migraines, traumatismes crâniens, problèmes vestibulaires (oreille interne), sclérose en
plaques, spasmes musculaires, épilepsie, tremblements, arythmie cardiaque, pertes de mémoire, diabète,
difficultés de concentration et de lupus. Pour plus de détails, voir [Link] (anglais).
72 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Voici quelques conseils :
• Si ta tête de lit se trouve près d’un mur dans lequel se trouvent des prises électriques ou du câblage
électrique, déplace le lit vers le centre de ta chambre afin que tu puisses en faire le tour. La meilleure
position de sommeil est en ayant la tête orientée vers le Nord ou le Nord-Est.
• Si tu utilises une couverture électrique, réchauffe le lit à l’avance et débranche le cordon
d’alimentation avant le coucher, ou mieux encore, branche la couverture à une mise à terre ef-
ficace. Ne te tiens pas à moins de quelques mètres d’un appareil électrique en marche et minimise
l’éclairage fluorescent, l’usage du téléviseur, des jeux vidéo, ordinateurs et outils électriques portatifs.
• Du courant vagabond et des champs électromagnétiques rayonnants peuvent encore être émis par les
cordons d’alimentation même si les appareils sont éteints. Les champs électriques de type AC (alter-
nate current – courant alternatif) ne disparaissent pas lorsqu’un appareil est éteint, seuls les champs
magnétiques AC disparaissent. Garde les câbles sous tension éloignés de ton corps. Il est préférable
que tu n’habites pas près de lignes à haute tension, de tours à micro-ondes, de tramways ou de che-
mins de fer électriques. Tu peux également prendre davantage de précautions en protégeant
ta demeure de leurs effets énergétiques négatifs.
• D’anciens postes de télévision et écrans d’ordinateur émettent des rayons X nocifs. Si tu dois en
utiliser, tiens-toi aussi loin d’eux que possible. Les écrans plats et à cristaux liquides sont beaucoup
plus sécuritaires. Un danger croissant est la radiation des micro-ondes provenant de fours, téléphones
portables et sans fil, claviers et autres appareils. Les plus grands dangers proviennent des stations à
grands rayons pour les téléphones et les ordinateurs ou des équipements comme les claviers, souris et
imprimantes sans fil, mais les modems USB pour connexion sans fil à haut débit sont inoffensifs.
« Électro-blinde » ta demeure : Les mesures énoncées jusqu’ici contribuent à la réduction des effets
nocifs des REM sur ta santé. Mais, elles ont leurs limites. Il y a un moyen simple de vérifier si ta demeure et
ton lieu de travail sont assez sécuritaires. Tu peux t’y prendre en mesurant l’électricité qui est absorbée par ton
organisme. Pour ce faire, tu as besoin d’un voltmètre qui puisse se mesurer en millivolts.
Procure-toi du câblage électrique isolé, assez long pour atteindre toutes les pièces à partir de l’extérieur
et place une pincette de type « alligators » à chaque bout. Puis procure-toi un pieu métallique ou une tige
de mise à la terre (un tuyau de cuivre fait très bien l’affaire), que tu enfonces dans un sol humide. Une extrémité
du câble électrique est fixée, à l’aide de la pince alligator, dans le haut de la tige (à l’aide d’une attache, vis
ou écrou) et fixe l’autre extrémité à la sonde de couleur noire du voltmètre. Fixer le câble à une conduite d’eau
ou au pieu de mise à la terre de la maison ne fonctionne pas parce que ceux-ci pourraient déjà transporter
un courant à haut voltage.
Afin de fermer le circuit tient fermement la partie métallique de la sonde de couleur rouge dans une main.
Il est cependant plus pratique de tenir un bout de tuyau de cuivre sur lequel est fixé ou soudé un bout de câble
isolé qui est, lui, fixé à la sonde rouge. Règle le cadran à 2 volts AC ; s’il indique moins de 200 mV, c’est très bien
et tu peux maintenant changer le réglage à 200 mV. La lecture souhaitable doit être située sous les 100 mV dans
les pièces utilisées couramment et sous 10 mV sur le lit.
En réalité, les résultats seront beaucoup plus élevés et tu peux même obtenir une lecture entre 2 et 80 volts
lorsque tu es couché sur ton lit. Ce résultat indique un drainage de ta vitalité. En éloignant le lit du câblage
électrique mural, tu peux obtenir une lecture entre 500 mV et 2V. Une façon relativement facile de réduire
davantage le voltage est d’utiliser une couverture électrique avec une mise à la terre.
Le plus facile est de couper la fiche et de relier, à l’aide d’une pince ou par soudure, les trois
fils d’alimentation à un fil de mise à la terre. Si tu veux continuer à utiliser la couverture pour chauffer le lit,
tu peux fixer une prise au fil de mise à la terre. Être étendu sur une couverture électrique avec une bonne mise
à la terre peut diminuer le voltage du quart jusqu’au dixième de la lecture précédente.
Si le lit possède une armature métallique ou si le matelas contient des ressorts, ceux-ci devraient également
être mis à la terre. Habituellement, les ressorts sont tous interconnectés et n’ont besoin d’être mis à la terre qu’à
un seul point, mais certains matelas ont des ressorts individuels qui ont besoin d’être mis à la terre individuel-
lement. Par contre, les lits à armature métalliques ou les matelas à ressorts peuvent quand même faire dévier
73 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
l’aiguille de la boussole lorsque celle-ci est déplacée sur le lit, ce qui n’est pas souhaitable. Il est préférable pour
la santé que le champ magnétique terrestre ne soit pas perturbé lors de notre sommeil. L’aiguille doit garder le
Nord, où que la boussole se trouve sur le lit. Les poutres métalliques dans les murs et les plafonds causent les
mêmes problèmes et le lit doit être suffisamment éloigné des perturbations des champs magnétiques.
Mets à la terre toutes pièces ou structures métalliques, telles que fenêtres, revêtements muraux ou toiture,
qui affichent une lecture trop élevée lorsque touchés de la main, tout en gardant la sonde de mise à la terre
dans l’autre. Ces mesures sont particulièrement importantes si des lignes de haute tension, tours à micro-ondes
ou des transformateurs sont à proximité ou si les lignes de transport d’électricité forment un angle droit au
coin des rues.
Occasionnellement, il pourrait y a voir une si grande quantité d’électricité dans le sol, que la lecture pour-
rait être plus élevée lorsque tu es étendu sur une couverture électrique équipée d’une mise à la terre, qu’une
couverture qui ne l’est pas. Dans ce cas, déplace la tige de mise à la terre le plus loin possible d’une source
d’énergie qui pourrait causer ce problème ou trouve ou fabrique-toi un bon endroit de mise à la terre, peut-être
derrière la maison où tu peux trouver un sol humide et y planter une longue tige de mise à la terre. Avec une
courte tige, essaie de garder le sol autour humide en tout temps. Il est également possible d’avoir une bonne
mise à la terre en fixant le fil à une partie humide d’un arbre ou d’une grande plante extérieure.
Afin d’obtenir une bonne lecture sur un plancher de béton ou lorsque tu es à l’extérieur, tu devrais
t’isoler du sol en portant des chaussures ; autrement, le résultat sera trop faible. Afin d’assainir un logement
ou un bureau dans un édifice à étage, où une bonne mise à la terre est introuvable, tu peux utiliser les con-
duites d’eau ou demander des conseils d’experts. Les étages supérieurs d’un édifice affichent habituellement
un voltage plus élevé que le rez-de-chaussée en raison de présence de câblage électrique, tant dans le plancher
que dans le plafond. Dans ce cas, il serait possible de réduire considérablement les REM en plaçant un treillis
métallique, convenablement mis à la terre, sous le tapis. S’il s’avère impossible de le faire sur toute la surface
de l’étage, fais-le alors pour une plus petite surface, là où tu te trouves habituellement.
Dans d’autres cas, il serait avisé de blinder et mettre à la terre le câblage électrique se trouvant dans les
murs. Il est certes plus difficile de le faire puisque les murs doivent être ouverts, mais cela pourrait être plus
simple dans l’entretoit ou si le câblage se trouve sous la maison. Le blindage peut se faire simplement en en-
veloppant les câbles électriques d’un filet de mise à la terre ou de papier aluminium ou les couvrir de bandes
métalliques.
Tu pourrais également retirer le fusible ou fermer le disjoncteur de la chambre à coucher dans le panneau
électrique, pour la nuit. Si possible, un fusible ou disjoncteur pourrait être assigné uniquement à la chambre
à coucher ou peut-être un interrupteur pourrait être utilisé afin d’alimenter le circuit lorsque requis. De plus,
des bobines ou serpentins de cuivre peuvent dévier les radiations, et pourraient être utilisées pour évacuer
toute tension de la maison. De telles bobines sont disponibles sur internet.
Afin d’améliorer ton bien-être pendant la conduite automobile, évite la rage au volant ou la fatigue, met
à la terre l’intérieur de ta voiture en redirigeant l’électricité des cadres métalliques des sièges et les tiges métal-
liques des dossiers, vers le pôle négatif de la batterie.
Méfie-toi des radiations terrestres : Certains sourciers affirment avoir découvert des radiations ter-
restres nocives provenant de lignes de faille et de sources souterraines sous les lits de la majorité des victimes
de cancer. Ces radiations peuvent également aggraver plusieurs autres maladies. Trouve quelqu’un capable de
déterminer si ton lit est situé là où se trouvent des radiations souterraines nocives. Celles-ci peuvent être prob-
lématiques même si tu dors à l’étage. Habituellement, la radiesthésie (la science du sourcier) ou la kinésiologie
(tests musculaires) sont utilisées. Le stress géopathique (un autre terme pour désigner les radiations terrestres
nocives) peut également être détecté à l’aide d’un appareil scientifique qui détermine le degré de distorsion des
champs géomagnétiques locaux.
Si tu ne peux vérifier la position de ton lit, alors change-le d’emplacement si celui-ci était l’endroit où tu
dormais avant qu’un problème de santé grave se soit déclaré. De plus, utilise un dispositif de blindage sous le
lit : place un filet métallique sous toute la surface de ton lit et branche-le à une mise à la terre. Pour te protéger
de lignes de faille ou lignes énergétiques terrestres, tu peux également couvrir la zone sous ton lit de plusieurs
centimètres de sable de quartz et utiliser davantage de bobines de cuivre. Mais déplacer le lit reste la meilleure
option. Tu peux vérifier toi-même l’emplacement de ton lit à l’aide d’un poste radio à ondes courtes, puisque la
74 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
réception radio se détériore si celui-ci se trouve sur une ligne de faille. Plus dangereux encore est le croisement
de 2 ou plusieurs lignes.
Problèmes dentaires : Un autre aspect de notre environnement est notre bouche – plus précisément
nos dents. Un facteur majeur qui cause ou contribue à la mauvaise santé ainsi qu’à plusieurs maladies est notre
dentition. On trouve fréquemment des amalgames (communément appelé plombages) au mercure ou différents
types de métaux dans la bouche, qui agissent comme une pile électrique. Les dents dévitalisées ayant subi
des traitements de canal ou de l’inflammation à l’intérieur de la mâchoire (cavités) même après l’extraction
de dents représentent également un sérieux problème de santé. Ces problèmes peuvent ne pas causer de dou-
leur locale et sont donc difficiles à déceler, mais ils peuvent être la cause de problèmes de santé à d’autres
endroits de l’organisme. Par les méridiens d’acuponcture ainsi que par d’autres mécanismes, chaque dent est
liée à un organe spécifique ou autre partie du corps, tel qu’indiqué dans le Tableau 1-4, ce qui démontre que
des problèmes dentaires peuvent avoir des conséquences sur la santé, à divers endroit de l’organisme.
Tableau 1-4 : Correspondances dents/organes
Les dents sont numérotées de 1 à 8 à partir du milieu des mâchoires supérieure (sup.) et inférieure
(inf.).
1 et 2 – sup. et inf. Reins, vessie, glande pinéale (sup.), glandes surrénales (inf.), sinus frontal, sacrum,
coccyx, pied
3 – sup. et inf. Foie, vésicule biliaire, hanche, yeux, hypophyse (sup.), gonades (inf.)
4,5 – sup. et 6,7 –inf. Poumons, gros intestin, épaule, coude, thymus (sup.), artères, veines (inf.)
4,5 – inf. et 6,7 – sup. pancréas, rate, estomac, seins, thyroïde (sup.), système lymphatique (inf.),
mâchoires, devant du genou
8 – sup. et inf. cœur, intestin grêle, épaule, coude, oreille, système nerveux, hypophyse (sup.)
Les maladies cardiaques, par exemple, sont habituellement liées à l’inflammation et à l’infection de la
région des dents de sagesse, alors que des problèmes de reins sont relatifs aux dents avant. Ces faits sont connus
depuis longtemps. Un papyrus vieux de 4 000 ans relate un dialogue entre le pharaon et son médecin. Le phar-
aon se plaint d’arthrite sévère et son médecin lui répond que cela est dû à la mauvaise condition de certaines
dents qui devront être extraites. Même la médecine moderne réalise lentement que les maladies cardiaques
sont souvent associées à des microbes provenant de dents, gencives ou os de la mâchoire infectés.
Les dents ayant subi des traitements de canal semblent être un facteur majeur à l’apparition de nombreux
problèmes de santé, comme non seulement le cancer, mais aussi les maladies cardiaques, rénales et auto-
immunes. Ceci est attribuable à la prolifération de microbes à l’intérieur de la multitude de microcanaux ou
tubules dentinaires, d’où ils s’écoulent dans le système lymphatique. Même les microbes normalement inoffen-
sifs deviennent très dangereux dans les conditions anaérobiques d’une dent inerte.
Il y a quelques années, Weston Price, dentiste et ancien directeur de la recherche de l’Association dentaire
américaine, a observé que l’extraction de dents ayant subi des traitements de canal, chez des patients également
aux prises avec des maladies rénales ou cardiaques a permis, dans la majorité des cas, une amélioration de ces
conditions. Il implanta alors une telle dent (humaine) sous la peau d’un lapin et celui-ci est mort deux jours
plus tard. Mais lorsqu’il implanta une dent normale, celle-ci n’eut aucun effet. Au cours d’autres expériences,
il implanta successivement les mêmes fragments de dents traitées sous la peau de 100 lapins et tous moururent,
dans les deux semaines, de la même maladie que le donneur humain avait!
La solution la plus sûre concernant les dents dévitalisées (ayant subi des traitements de canal) est de les ex-
traire immédiatement, mais des problèmes peuvent persister si l’infection s’est propagée à l’os de la mâchoire.
Il appert que les microbes des dents dévitalisées et des mâchoires infectées ne peuvent être éliminés avec des
antibiotiques pharmaceutiques ou naturels. L’extraction d’une dent inerte est particulièrement urgente si celle-
ci a été dévitalisée depuis plusieurs années et montre des signes de détérioration, également dans les cas de
cancer, maladies auto-immunes et autres maladies graves. S’il t’est impossible de faire extraire immédiatement
toutes tes dents dévitalisées, fais retirer les plus anciennes et pendant les semaines suivantes, entreprends une
75 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
thérapie antimicrobienne naturelle. Tu n’as pas besoin de remplir l’espace laissé par l’extraction à un endroit
qui n’est pas visible. Afin de remplir l’espace d’une dent de devant, trouve un dentiste qui peut cimenter une
dent à cet endroit, mais sans utiliser de couronne ou de supports métalliques.
Une façon possiblement sûre de garder une dent traitée est de la remplir d’hydroxyde ou d’iodure de
calcium au lieu de la Gutta-Percha couramment utilisé, mais aucune étude sur les conséquences à long terme
sur la santé n’est disponible jusqu’à présent. Pour les implants dentaires, le titane est couramment utilisé, mais
il s’agit d’un métal et peut quand même causer des problèmes. Une alternative plus sûre et d’une bonne dura-
bilité est la zircone, de l’oxyde de zirconium.
Tente de faire remplacer tes amalgames par un composé plastique, préférablement par un dentiste ho-
listique. Une digue dentaire et une bonne aspiration doivent être utilisées lors de dépose (retrait) d’anciens
amalgames. Si tu ne peux te payer des remplacements adéquats, ne fais que les sceller temporairement et
évite de croquer des aliments trop durs. Par contre, dans le cas de conditions sérieuses et de gros amalgames,
l’extraction pure et simple peut procurer de meilleurs résultats que le remplacement.
Dans une étude allemande sur des patients atteints de sclérose en plaques, l’extraction de dents affectées
a résulté en un taux de rétablissement à 85 % contre seulement 16 % pour les replacements d’amalgames.
D’autres études ont révélé que le rétablissement de maladies auto-immunes graves, la démence ou le cancer
requiert des techniques d’élimination de mercure plus agressives que le simple remplacement d’amalgames,
dû à la présence de mercure dans l’organisme. Cette situation semble provenir de la migration du mercure,
laissé malencontreusement derrière lors d’un simple remplacement d’amalgame, vers la racine et les gencives.
Dans les dents et les gencives, le mercure a un accès direct au cerveau et au système nerveux3.
Essaie de trouver un dentiste familier avec les procédures sécuritaires de dépose d’amalgames telles que
recommandé par des associations de dentisterie holistique. Élimine le mercure par de fortes doses de vitamine
C, acide alpha lipoique, L-cystéine, MSM et chlorelle avant et après la dépose d’amalgames. Il est également
conseillé de prendre du mercure en dilution homéopathique de 1 m et à de plus hautes dilutions.
L’injection de DMPS, un chélateur de mercure, peut être administrée par un professionnel de la santé
qualifié. Par contre, cette procédure a quelques fois engendré des complications, mais la prise du DMSA par
voie orale est moins coûteuse et semble plus sécuritaire. Néanmoins, ces deux chélateurs peuvent activer un
taux très élevé de mercure dans les os et causer de sérieux problèmes, plus particulièrement chez les individus
sensibles et ceux atteints de maladies neurologiques. Je privilégie donc une méthode plus lente, mais plus sécu-
ritaire par l’utilisation de cures de nettoyages de concert avec la prise de suppléments naturels désintoxiquant.
La couleur rose des prothèses dentaires peut être obtenue par des métaux lourds, possiblement du mer-
cure ou du cadmium. Si tu ne peux obtenir de garantie que la couleur est libre de métaux lourds, il est plus
sûr d’exiger des prothèses en plastique transparent fait de méthacrylate de méthyle ou de flexite dans le cas
de prothèses partielles. Demande que les dents de ta prothèse soient faites de plastique et non en porce-
laine puisque celles-ci ont un ancrage métallique. Les ponts et les partiels métalliques devraient être changés
pour des prothèses partielles de plastiques transparents. Le nickel, que l’on retrouve dans l’acier inoxydable,
peut inhiber le système immunitaire et est considéré cancérigène.
Même l’or utilisé en dentisterie peut être source de problèmes puisqu’il est habituellement mélangé à du
palladium à hauteur de 20 %, qui est encore plus nocif. Une petite quantité d’or comme pour une seule cou-
ronne est acceptable, mais en règle générale, laisse ta bouche libre de métaux sous toutes ses formes et en guise
de remplacements, utilise seulement des plastiques exempts de métaux. Tout métal présent dans la bouche
peut causer des allergies et on estime qu’environ 30 % des individus ayant du métal dans la bouche en sont
allergiques.
Suite à l’extraction de dents endommagées ou inertes, des problèmes de santé peuvent quand même
survenir ou se poursuivre à cause de fragments de racine ou de métal, d’infection chronique et d’inflammation
dans la mâchoire. Un dentiste d’expérience peut déterminer la cause à l’aide de radiographies panoramiques.
S’il t’est impossible de procéder à tout ceci pour assainir l’intérieur de ta bouche, alors fais seulement de ton
mieux et ne sombre pas dans l’inquiétude. Pallie à tous empêchements des mesures expliquées ici par une
meilleure alimentation et une pensée positive.
76 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 9
ACTIVITÉ PHYSIQUE
Prends l’habitude de faire de l’activité physique régulièrement.
Une activité physique adéquate est l’un des critères principaux dans l’atteinte et le maintien d’une bonne
santé. Respirer profondément lors d’exercices est crucial : le manque d’oxygène – l’essoufflement – est no-
cif. Tu as probablement entendu parler d’exercices aérobiques. Ces exercices peuvent être maintenus sur de
longues périodes puisque le cœur et les poumons parviennent à fournir suffisamment d’oxygène aux muscles.
Si l’apport en oxygène est insuffisant et ne peut oxygéner les muscles adéquatement, l’exercice devient alors
anaérobique et cause la formation d’acide lactique dans les tissus ; on le remarque par des douleurs muscu-
laires. En conséquence, lors de l’activité physique, respire plus vigoureusement que requiert normalement
l’activité en cours. N’augmente que graduellement l’intensité de ton activité physique.
Les muscles des bras et des jambes doivent être exercés régulièrement. Avec le cyclisme, la marche et le
jogging (course à pied) ajoute la pratique de pompes ou push-ups. La natation dans des eaux non chlorées
est également un excellent exercice. Lors du jogging sans le port d’espadrilles, le contact avec le sol doit se
faire avec la plante du pied et utilise tes chevilles comme amortisseur. En utilisant ces ressorts gracieusement
fournis par la nature, les dommages aux articulations se trouvent grandement diminués.
Activité physique quotidienne : Selon les besoins de ton corps et de tes préférences, tu peux entrepren-
dre plusieurs exercices différents. Les plus importants sont les exercices d’étirement, se suspendre par les mains
ou les pieds, utiliser un rebondisseur (mini trampoline), effectuer des rotations du bassin, se tenir en équilibre
inversé (faire la chandelle), exercices isométriques, exercices du cuir chevelu et de la figure (étirements de la
peau du visage avec les mains et contractions et relâchements des muscles de la tête), secouer les membres afin
de relaxer le corps ainsi que des mouvements lents, gracieux et rythmiques, avec ou sans musique. Des exer-
cices d’Hatha yoga sont excellents pour l’étirement et le massage des organes internes.
Pendant la journée, étire, contracte, fait des rotations ou secoue tes muscles fréquemment. Réserve-toi
une plage de temps dans la journée ou la semaine afin d’entreprendre des séances d’entraînement plus com-
plètes. Avec l’âge, l’étirement de tes muscles devient de plus en plus important. Étends-toi sur un lit ou un tapis
et bouge tes membres ainsi que ta colonne vertébrale dans des poses variées à la limite de leur extension et
étire-les un peu plus. Laisse ton corps bouger de lui-même sans trop vouloir le diriger. Fais ce qui te fait du bien.
Exercices de rajeunissement : Les 5 exercices suivants ont été présentés pour la première fois
dans l’ouvrage « Les 5 Tibétains : Secrets de jeunesse et de vitalité » de Peter Kelder. Ces exercices, qu’on ap-
pelle « rites », ont pour effet de renforcer l’activité des glandes endocrines (gonades, pancréas, surrénales,
thymus, thyroïde, pinéale, hypophyse) et peuvent contribuer au rajeunissement de l’organisme lorsqu’ils
sont pratiqués assidûment tous les jours.
Il est important de respirer profondément pendant et entre les rites. Inspire par le nez pendant la
première partie de l’exercice ou phase de contraction et expire par la bouche pendant la deuxième partie
ou phase de détente, en effectuant les mouvements lents et constants, tels qu’illustrés à la Planche 1.1.
À la fin de la phase de contraction, retiens ton souffle et contracte tes muscles au maximum, puis expire
en revenant à la position de départ, pendant la phase de détente. Chaque rite peut être répété à un maximum
de 21 fois. Au début, commence avec 3 répétitions et augmente de 2 chaque semaine afin de te permettre à ton
corps de s’acclimater à une nouvelle routine. Si à tout moment tu éprouves des difficultés ou de la douleur,
n’hésite pas à garder le même nombre de répétitions, voire même les diminuer jusqu’à ce que tu te sentes
mieux pour poursuivre ta progression. Le tout doit se faire dans l’harmonie, pas dans la contrainte.
Tu peux garder les yeux ouverts, ce qui peut aider dans l’amplitude des mouvements, ou fermés et ainsi
te permettre de te concentrer sur les énergies et sensations de ton corps. Respire par l’abdomen et expire en
rentrant le ventre.
78 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
Voici les 5 rites tibétain :
Planche 1.1 : Exercices de rajeunissement : les 5 rites tibétains
2 2a 2b 2c
3 3a 3b 3c
4 4a 4b 4c
5 5a 5b 5c
1 : le 1er rite consiste à tourner sur soi-même. Cette rotation permet d’activer les vortex énergétiques des
7 centres d’énergie, ou chakras, correspondant aux 7 glandes endocrines. La rotation se fait dans le sens ho-
raire, soit de gauche à droite. J’ai l’impression que dans l’Hémisphère Sud il est préférable de tourner dans le
sens antihoraire. Mais tu peux choisir le sens de rotation selon ce qui te semble le plus confortable. Tu peux
recourir à des tests musculaires afin de déterminer ce qui est le mieux pour toi. Effectue les rotations à une
vitesse qui est confortable pour toi. Inspire profondément dans la première moitié d’une rotation et expire à la
deuxième. À la fin du rite, prends trois respirations profondes afin de dissiper l’étourdissement.
2 : Pour le 2e rite, étends-toi sur le dos, étends tes bras le long du corps avec les paumes vers le bas (2a).
Certains placent leurs mains sous les fessiers pour diminuer la pression au bas du dos. À l’inspiration, vient
79 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
appuyer ton menton contre ta poitrine en soulevant légèrement les épaules du sol, puis soulève lentement
les jambes en les gardant bien droites (2b), jusqu’à angle droit ou davantage, selon ta souplesse et ton
confort. À l’expiration, baisse tout aussi lentement les jambes puis repose la tête au sol. Détends complètement
tes muscles avant chaque répétition. Pour terminer le rite, replie les genoux et joins tes mains sur ton abdomen
(2c) puis prends trois respirations profondes.
3 : Au 3e rite, place-toi sur les genoux en repliant les orteils sous les pieds avec les mains sur les cuisses,
tout juste sous les fesses ou à la taille (3a). Presse ton menton contre la poitrine ; à l’inspiration, relève la tête
tout en t’arquant vers l’arrière, en t’appuyant sur tes mains (3b). Lève la tête comme si tu voulais regarder
le plus loin possible vers l’arrière. À l’expiration, refait le mouvement inverse en ramenant le menton sur la
poitrine. Termine ce rite en t’asseyant sur tes talons, le dos droit mais détendu (3c) et prends trois respirations
profondes.
4 : Le 4e rite consiste à t’asseoir au sol, le dos droit et les jambes étendues devant toi, les pieds écartés
à la largeur des épaules et les mains à plat au sol, à côté du bassin (4a). Le menton appuyé sur la poitrine,
inspire en te soulevant par les pieds et les mains de façon à former un pont inversé (4b). Encore une fois, lève
la tête comme pour regarder le plus loin possible vers l’arrière. À l’expiration, refais le mouvement inverse.
Le rite se termine en repliant et ramenant les genoux vers la poitrine en plaçant tes bras autour des genous (4c)
et respire profondément comme pour les autres rites.
5 : pour le 5e rite place-toi face au sol, appuyé sur la pointe des pieds et tes mains, en position cambrée
et en soulevant la tête comme pour regarder au ciel (5a). À l’inspiration soulève lentement le bassin tout en
ramenant la tête contre la poitrine, de façon à former un « V » inversé (5b). À l’expiration, reviens à la position
de départ. Seuls tes pieds et tes mains sont en contact avec le sol et maintiens la position cambrée en levant
la tête le plus possible. Termine ce rite en te recroquevillant, la tête entre les genoux, les bras étendus vers
l’arrière (5c) et respire profondément.
Il existe un 6e rite, qui a pour but de « recanaliser » l’énergie sexuelle. Les moines bouddhistes à l’origine
de ces rites affirment que ce 6e rite est la véritable fontaine de jouvence.
Il s’agit de se tenir debout, inspirer profondément, puis placer les mains sur les genoux en courbant
légèrement le dos. Expulse complètement l’air de tes poumons, en rentrant le ventre le plus possible. Sans
respirer, redresse-toi en gardant le ventre rentré, place tes mains sur les hanches pour ainsi relever la poitrine.
Garde ton souffle le plus longtemps possible, puis laisse l’air pénétrer tes poumons en relâchant le ventre pour
inspirer profondément. La répétition de ce rite est la même que pour les autres.
Exercices d’inversion : Se maintenir en position inversée, suspendu par les pieds, raffermit les organes
internes, draine le liquide lymphatique des parties inférieures de l’organisme et injecte de sang le cerveau et
le visage. Cet exercice est particulièrement bénéfique pour ralentir ou même faire régresser les symptômes du
vieillissement. Pendant que tu es en position inversée, contracte et relâche, de façon rythmique, tes muscles
faciaux et du cou, puis de tout le corps. Tu peux utiliser de l’équipement d’inversion qui te permet d’être
complètement inversé ou encore une planche inclinée qui t’inverses à un angle de 30 ou 45 degrés. Si tu es
suffisamment athlétique, tu peux tenir en équilibre sur la tête, sur les épaules ou sur les mains, contre le mur.
Dans cette position, tu peux également effectuer des rotations avec les jambes, comme pour faire du vélo.
Contractions musculaires : Contracte et relâche un muscle à la fois, à com-
ATTENTION :
mencer par un pied, puis l’autre et en procédant vers le haut jusqu’au haut de la
N’effectue pas d’exercices
tête. Inspire profondément, en augmentant la contraction à chaque fois, main-
d’inversion si tu fais de
tient la contraction quelques secondes, puis relâche lentement la contraction
l’hypertension qui demande
tout en expirant. Finalement, contracte tous tes muscles, en commençant par les
une attention médicale.
pieds et en montant jusqu’au cou, tout en inspirant profondément. Maintiens
cette forte contraction de tout ton corps quelques secondes, puis relâche graduellement,à partir du cou
jusqu’aux pieds, tout en expirant simultanément.
Si tu éprouves une faiblesse dans un organe ou un membre particulier, porte ton attention sur celui-ci
en effectuant des cycles répétés de contraction et de relâchement. De fréquents exercices de contraction sont
importants si tu es alité pour une période prolongée. Répète cet exercice plusieurs fois par jour, quand tu
y penses. Cet exercice peut être effectué dans n’importe quelle position, assise, debout ou étendue. Il est égale-
80 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
ment facile de les effectuer pendant que nous sommes assis à un bureau toute la journée. Prends une grande in-
spiration et garde-la quelques secondes, pendant que tu contractes tout ton corps simultanément, puis relâche
en expirant.
Exercices pour la tête et le cou : Lentement, mais fermement, penche la tête 3 fois dans chaque direc-
tion – en avant, en arrière et de côté – essaie de laisser retomber ta tête de chaque côté. Puis effectue des cercles
de la tête, toujours lentement, mais fermement, 3 fois dans chaque direction. Cet exercice est excellent pour
renforcer le cou et est utile dans le cas de congestion, de problèmes aux yeux et oreilles et pour les maux de
tête récurrents. Si tu en sens le besoin, tu peux faire davantage de rotation de la tête, jusqu’à 100 dans chaque
direction.
Exercice corps/esprit : Bouge lentement une articulation douloureuse plusieurs fois à la limite de
sa tolérance. Imagine alors ce même mouvement, mais à une plus grande amplitude. Répète cette visualisation
plusieurs fois. Puis effectue ledit mouvement et note si l’amplitude s’est accrue. Les mouvements sont plus
faciles à effectuer pendant une lente expiration.
Mini-trampoline et stimulation lymphatique : Sauter sur un mini-trampoline pourrait être plus bé-
néfique que le jogging, particulièrement pour ceux qui manquent d’énergie. Tu peux même sauter sur un ou
deux matelas à ressorts.
Bien que tu puisses élaborer une routine incluant une variété de sauts, tu peux également adopter un
programme de stimulation lymphatique en remplacement ou en complément de ta routine. Un tel programme
est conçu pour accélérer grandement la circulation de la lymphe tout en énergisant ton organisme. Afin de stim-
uler la lymphe, maintiens tes deux pieds fermement sur la surface du mini-trampoline. Rebondis doucement de
haut en bas, en commençant par quelques minutes et augmente graduellement le temps à 10 ou 15 minutes, 3
ou 4 fois par jour, préférablement avant les repas et le coucher, et le plus souvent sera le mieux.
Garde tes mains en contact avec les régions de ton corps qui requièrent des soins, telles que la région d’une
tumeur, du foie ou des reins, quel que soit l’endroit de ton inconfort. À chaque rebond vers le haut, prends
une petite inspiration et garde jusqu’à ce que tes poumons soient pleins, soit de 10 à 20 inspirations et relâche
de la même façon, par petites expirations à chaque rebond vers le bas. Essaie toujours de bien remplir et vider
tes poumons le plus possible. Si tu t’y prends bien, tu devrais te sentir plein d’énergie après l’exercice.
La pratique du « bon usage » : F. M. Alexander, l’inventeur australien de la Technique Alexander,
a développé le principe du « bon usage ». Ceci signifie d’utiliser ton corps de façon efficace et fluide, maintenir
un équilibre et une coordination optimale de toutes ses parties. La majorité du temps, la majorité d’entre nous
fait très mauvais usage de notre corps. En apprenant le bon usage, nous pouvons harmoniser notre maintien
et nos mouvements et ce faisant, améliorer l’état de notre colonne vertébrale, notre structure musculaire
et même le fonctionnement de nos organes internes et nos glandes. Afin d’apprendre le bon usage, il s’agit
de porter attention à notre façon de nous asseoir, se tenir debout et assis, marcher et respirer.
Commence par observer ton usage actuel devant un miroir. Observe la façon dont tu bouges la tête
de chaque côté, de bas en haut, dont tu bouges les épaules, tu parles et tu respires. Essaie maintenant de mettre
en pratique les mouvements de base du bon usage : lève la tête en essayant de l’éloigner du torse tout en laissant
ton corps s’élever dans un mouvement qui cherche à redresser et allonger la colonne vertébrale.
Lorsque tu tournes, lèves ou baisses la tête, tu te tiens debout, t’assieds, marches ou es étendu, laisse
toujours ta tête « flotter vers le haut », ce qui veut dire en s’éloignant du corps et en alignement avec la colonne
vertébrale. Ceci n’est pas seulement une posture à maintenir, mais fait partie d’un processus continu de dégage-
ment de la tête dans le but d’étirer la colonne vertébrale.
Lorsque tu te regardes droit dans les yeux, tu dois avoir le cou droit et le menton bas. Veille à ce que
l’arrière de ta tête ne soit pas projeté vers l’arrière de manière à ce qu’un creux se forme là où la tête et le cou
se joignent. À l’exception de moments où tu soulèves intentionnellement la tête, il ne devrait pas y avoir de
creux à cet endroit. Lorsque tu parles, te tiens debout ou bouges de quelque façon que ce soit, veille à ce que
tu maintiennes toujours la tête et le cou droit. Au lieu de simplement soulever la tête, visualise et sent qu’elle
s’élève en flottant. Laisse le mouvement se manifester par cette pensée et sensation.
Être debout et assis : Un autre important aspect à surveiller est que tes muscles soient détendus lorsqu’au
81 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
repos. En position debout, veille à ce que tes yeux, ta mâchoire, tes épaules et ton abdomen soient détendus ;
lorsqu’assis, porte la même attention sur tes cuisses et tes mollets. Vérifie souvent parce que ces muscles ont
tendance à se contracter lorsque nous n’y portons pas attention. Fais également la même chose lorsque tu es
couché ; veille à ce que tous tes muscles soient détendus.
En position assise ou debout, ton dos et ton cou doivent former une ligne droite. Seules les articulations
des chevilles, genoux et hanches doivent être en mouvement. Afin de te lever d’une position assise, incline-toi
vers l’avant de façon à ce que ton corps suive la tête. De cette façon, plie les hanches, créant ainsi un élan qui te
sort de ton siège et te met sur les pieds sans effort. Il s’agit maintenant de déplier les 3 articulations inférieures
(hanches, genoux et chevilles) et tu te retrouves debout devant la chaise.
Effectue la procédure inverse lorsque tu cherches à t’asseoir. Que ce soit pour se mettre debout ou
s’asseoir, les bras ne sont sollicités d’aucune façon. Lorsqu’en position assise, garde la tête vers le haut afin de
contrebalancer la tendance à se voûter. Vérifie souvent ta posture afin de t’assurer que tu es bien droit, mais
détendu. Afin de soulever quelque chose du sol, garde le dos et le cou droit et plie seulement les chevilles,
genoux et hanches.
La marche : Lors de la marche, dépose légèrement tout le pied et non seulement le talon. Alors que l’autre
pied est emmené vers l’avant, tout le poids du corps repose momentanément sur le pied au sol. Commence
à retirer le poids de ce pied en soulevant le talon. Continue le geste en te soulevant sur la plante du pied et
même sur tes orteils. Ceci crée une force qui te propulse vers l’avant sans effort. Répète ce même processus
avec l’autre pied.
L’aspect important de la marche est cette élévation sur le bout des pieds, qui procure un pas léger et
sautillant, comme si tu marchais dans les airs. Ta colonne et ton cou restent droits et tes épaules détendues.
Les bras balancent légèrement, alors que les jambes et bras opposés bougent simultanément. Afin de monter
des escaliers, soulève-toi sur le bout des pieds, de la même façon que la marche. Pour de plus amples infor-
mations, voir le livre « La Technique Alexander : manuel pratique» de Richard Brennan, visite le site web :
[Link] (anglais) ou fait une recherche internet sur le sujet.
Respirer correctement : Généralement, nous respirons juste assez pour l’activité en cours. Par contre,
afin de se préparer pour l’action il est bénéfique d’oxygéner l’organisme au maximum en respirant plus pro-
fondément qu’il ne le faut. En plus de fournir plus d’énergie, cela aide à assainir l’organisme et à neutraliser
les conditions d’hyperacidité. Adonne-toi à la respiration profonde à l’air frais. Pendant la respiration normale,
veille à ce que la partie inférieure de ta cage thoracique soit en mouvement. Mais lors d’activités sédentaires,
il est préférable de respirer aussi lentement et profondément que possible. Cela permet au corps et à l’esprit
de se détendre. Donc, par la « sur-respiration », nous créons une tension utile et par la « sous-respiration »,
nous pratiquons la relaxation. Voici des conseils sur les exercices de respiration :
Surveiller le souffle : Voici un exercice relaxant visant à « immobiliser » l’esprit. Suit mentalement la circu-
lation de l’air inspiré et expiré, sans tenter de la contrôler.
Pleine respiration : Prends une inspiration pendant quelques secondes, en prenant soin d’abord de
remplir la partie inférieure des poumons, soulevant ainsi l’abdomen. Puis remplis le centre et enfin, le haut
de ta poitrine. Garde ton souffle pendant quelques secondes puis relâche-le lentement, à commencer par le
haut de la poitrine, ensuite le centre et finalement en contractant l’abdomen. Après environ 4 secondes, répète
un nouveau cycle.
Respiration abdominale : Cet exercice est important pour ceux éprouvant des difficultés respiratoires.
Place une main sur l’abdomen et ressent-la monter et descendre sans que ta poitrine ne bouge. À utiliser
lorsque tu éprouves des difficultés à respirer.
Expiration prolongée : Cet exercice est indiqué pour les gens vivant de l’anxiété, cachée ou manifeste
et pour ceux qui cherche à développer un réflexe orgasmique efficace. En position debout, expire de façon
continue pendant environ 10 secondes. Vers la fin, avance tes épaules en serrant les fesses et remarque ton
bassin s’avancer et s’élever dans un mouvement involontaire. Une longue et douce expiration aide ton corps et
ton esprit à se détendre et peut être utilisée à diriger des énergies et détendre des muscles spécifiques. Inspire
rapidement, soit de 1 à 2 secondes et puis expire lentement pendant environ 10 secondes. Pendant l’expiration,
porte ton attention vers une partie spécifique de ton corps et imagine ton souffle la pénétrer, lui procurant une
82 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
sensation de chaleur et de volume. Utilise cette technique afin de réduire la tension musculaire et la douleur ou
pour détendre tout ton corps, en commençant par les pieds et en montant graduellement vers la tête.
Hyperventilation : Cet exercice est effectué dans le but de saturer rapidement l’organisme en oxygène.
Rapidement et profondément – au rythme de 1 ou 2 cycles par secondes – inspire par le nez et expire par
la bouche. Arrête lorsque tu commences à te sentir étourdi. Une méthode plus lente mais plus soutenue
d’hyperventilation, effectuée par le nez seulement, peut être adoptée pendant un traitement énergétique
ou avant et pendant un travail ou exercice physique rigoureux.
Respiration du hara : En état de détente, assis ou couché, joins les mains comme en prière ou au-dessus
de l’abdomen, la paume gauche sur le nombril et la droite par-dessus. Inspire doucement par le nez, garde
on souffle et expire par la bouche ; chaque période est d’une durée de 5 secondes. Lors de l’expiration, touche
ton palais avec ta langue. Accompagne cette technique à celle de la respiration abdominale. À chaque respira-
tion, imagine que l’énergie vitale remplie ton abdomen ; ressens une chaleur et un picotement. Hara est un mot
japonais désignant le centre et le réservoir de l’énergie vitale, situés derrière le nombril.
Respiration nasale alternée : Cette technique est utile pour équilibrer les polarités du corps. Bouche la
narine droite avec un doigt et inspire par la narine gauche. Bouche alors cette narine et expire par la narine
droite. Inspire maintenant par la narine droite et expire par la gauche et ainsi de suite. Plusieurs cycles de cette
technique sont efficaces au début d’une méditation.
Respiration 8-2 : Cette technique peut être utilisée dans le but de calmer l’esprit et les émotions pendant
la méditation ou le ressourcement spirituel. Inspire jusqu’au compte de 8, garde jusqu’à 2, expire jusqu’au
compte de 8, garde jusqu’à 2 et ainsi de suite. La respiration doit être fluide et harmonieuse.
Respiration de la peau et des organes : Afin de régénérer une partie précise de ton organisme, imagine et
ressent ton souffle s’y glisser pendant l’inspiration et l’expiration. Par exemple, pour fortifier le foie, imagine
ton souffle comme un une cascade fraîche coulant à l’intérieur de ton foie. Alors que tu retiens ton souffle,
cherche la sensation d’une légère pression dans la région du foie ainsi qu’une chaleur grandissante.
Exercices vocaux : Les sons ont une grande influence sur nous et plus précisément, la musique peut avoir
un grand effet sur nos émotions. Des mantras (des sons ou des mots particuliers) sont utilisés dans le cadre de
certaines techniques de méditation afin de produire des effets particuliers. Encore plus puissant est l’impact
de notre propre voix sur notre organisme. Prononcée correctement, chaque voyelle produit une vibration à un
endroit précis de l’organisme, surtout dans les grandes cavités. Si tu ne peux ressentir la résonnance vibratoire,
alors imagine-la.
Nous définissons une voyelle en un son émis directement du larynx, sans que ce son soit altéré par
l’utilisation de la langue ou des lèvres. Les voyelles spécifiées dans cet exercice ne sont pas nécessairement
toutes celles de l’alphabet écrit. Puisqu’il s’agit de sons, les voyelles utilisées son : a - é - è - i - o - ou.
Il s’agit de produire les sons le plus clairement possible. Prends une bonne respiration et entonne puis-
samment chaque voyelle dans différentes intonations. Si ta voix est basse et grave, essaie de produire les sons
au-devant de ta bouche et si, au contraire tu as une voix claire et aiguë, fait vibrer les voyelles, plus creux dans
la gorge.
Ressens la résonnance de chaque voyelle dans les cavités corporelles correspondantes. Plus la cavité dans
laquelle tu cherches à ressentir le son est basse, plus le son que tu produis doit être bas ou grave. Pour com-
mencer, utilise les voyelles en alternance, par la suite, concentre-toi sur celles qui correspondent le plus à ta
condition. Choisis et utilise les voyelles selon les zones de résonnance. Un « i » aiguë peut aussi bien être utilisé
afin de stimuler le cerveau, que la glande pinéale et l’hypophyse. Imagine le son vibrant au centre de ton cer-
veau.
Les zones de résonnance des voyelles
Le tableau ci-bas indique la bonne intonation de la voyelle et la cavité corporelle correspondante qu’elle
stimule lorsqu’elle est émise correctement. Essaie de graduer les voyelles selon l’intonation la plus aiguë avec
le « i » et la plus basse avec le « ou ».
Si tu produis le son correctement, tu sentiras les vibrations dans la gorge et la bouche et probablement
83 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
aussi dans les lèvres et les joues. Si tu laisses un petit espace entre tes dents, tu devrais pouvoir les sentir vibrer
beaucoup. Cet effet est particulièrement fort avec le son « m » ou « om ». Essaie également de faire vibrer ta
langue avec un « r » roulant. Si produites correctement, tu peux sentir ces vibrations stimuler non seulement
dans toute la structure de la tête et des os, mais aussi des tissus.
Plutôt que le son « om », tu peux entonner des « a-ou-m » successifs dans un même souffle. Aggrave le son
graduellement et tente de ressentir les vibrations dans les zones correspondantes. Ressens le son « m » dans le
bas de la colonne vertébrale et remonter avec les sons de plus en plus aigus, pour aboutir au centre de la tête.
Le chant est une excellente thérapie vocale, alors pratique-le souvent. Écoute une musique stimulante,
calmante ou édifiante, selon tes besoins. Installe-toi dans une position relaxante et laisse-toi envelopper dans
les sons. Ressens quelque chose remuer en toi, grandir et s’élèver avec la musique. Essaie de chanter avec elle.
i tête
è gorge
é cœur
a haut de la poitrine
o bas de la poitrine, haut de l’abdomen
ou bas de l’abdomen
a-o-m base de la colonne vertébrale
84 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
CHAPITRE 10
CRISES DE GUÉRISON
Tôt ou tard, tu feras face à une crise de guérison, alors utilise-la à ton avantage.
Même à leur première visite en clinique, je suggérais régulièrement à mes patients d’adopter un régime
alimentaire de grande qualité et faible en aliments allergènes. À la visite suivante, 2 ou 3 semaines plus tard,
ils affirmaient souvent se sentir beaucoup mieux, mais disaient que la semaine précédente ils avaient eu un
rhume. En parlant de leurs symptômes, ceux-ci se sont plutôt avérés être l’excrétion d’une grande quantité
de mucus parfois accompagnée de diarrhée, mais ils montraient rarement des signes d’infection. Ces patients
avaient fait l’expérience de leur première crise de guérison sur la voie d’une meilleure santé.
Voilà qui nous démontre les principes généraux des crises de guérison. À chaque crise ou réaction, on
note une intensification temporaire de la condition avec soit l’apparition de nouveaux symptômes ou encore
une aggravation des symptômes existants. Ceci est le résultat de la mobilisation des toxines en vue de leur élimi-
nation par l’organisme et qui est cliniquement observé et connu sous le nom de « réaction de Herxheimer ».
Cependant, après le passage de cette réaction de guérison, nous atteignons un niveau de santé supérieur à la
précédente.
Le concept de la crise de guérison montre clairement les différentes perceptions qui opposent la médecine
pharmaceutique à la médecine holistique relativement à la santé et au processus de guérison. Pour la médecine
pharmaceutique, on suppose qu’un patient n’éprouvant aucun symptôme est relativement en santé et l’objectif
de la médication est justement d’atteindre cette condition, par l’élimination des symptômes désagréables.
La médecine alternative est fréquemment utilisée de la même façon ; plutôt que des médicaments toxiques,
des remèdes naturels inoffensifs sont utilisés. C’est ce que recherchent la plupart des patients qui, selon leurs
convictions, utilisent des médicaments ou des remèdes naturels afin d’éliminer leurs symptômes.
Cependant, la médecine holistique, suivant les préceptes du mouvement de Santé Naturelle du 19e siècle,
vise plus haut. Ici, la santé est considérée non seulement comme une absence temporaire de symptômes mal-
adifs, mais en un état de profond bien-être physique, émotionnel et mental qui empêche le développement des
maladies.
Les animaux vivants dans des habitats encore vierges disposent couramment d’une telle santé. Si nous dé-
sirons nous rapprocher d’une santé aussi remarquable, nous devons y travailler en minimisant consciemment
la multitude d’influences négatives qui affectent notre santé et à l’inverse, en maximisant les facteurs positifs.
L’expérience démontre que l’amélioration ou la détérioration de la santé ne sont pas des chemins en ligne
droite. Semblables à la manière dont les périodes de maladies sont dispersées au travers d’un bien-être relatif
sur le long chemin vers les maladies dégénératives chroniques et la mort, nous éprouvons des hauts et des bas
sur la voie de la santé supérieure. La différence se trouve dans le fait que le chemin de la maladie est sur une
pente descendante alors que le chemin de la santé supérieure est ascendant.
Voyager vers le bas est facile. Nous n’avons pas à nous y efforcer, mais par contre, améliorer notre santé est
un travail constant et peut parfois sembler comme l’escalade d’une pente abrupte. Contrairement aux longues
périodes de maladies sur le chemin descendant, les dépressions dans le chemin ascendant sont habituellement
intenses, mais de courte durée. Une telle dépression est appelée « crise de guérison », bien que je préfère une
appellation moins dramatique comme « réaction de guérison », « réaction de nettoyage » ou tout simplement
« réaction ».
Après chacune de ces réactions, nous atteignons un niveau de santé supérieur à celui précédant la réac-
tion. Les thérapeutes holistiques ont réalisé que la voie de la santé suit un pattern établi, connu jadis sous le
nom de Loi de Guérison de Hering (de l’homéopathie) qui stipule que « toute guérison se produit de l’intérieur
vers l’extérieur, du haut vers le bas et dans la séquence inverse de l’apparition des symptômes ».
86 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
L’aspect émotionnel de nos problèmes de santé est également important. Chaque maladie, accident ou
intervention chirurgicale comprends une composante fortement émotionnelle qui doit être revécue pendant
une réaction. Autrement, la guérison demeurera incomplète et le problème resurgira à un autre moment pour
une guérison à un niveau plus profond.
Cela signifie aussi que l’organisme choisit le type de crise de guérison qui lui est plus approprié à ce mo-
ment, prenant en considération ses besoins et sa capacité à guérir ou à régénérer un endroit spécifique. Nous
pouvons influencer consciemment ce choix en travaillant sur un problème en particulier. J’ai remarqué que
notre « moi corporel » cherche à choisir le bon timing afin d’éviter que nous soyons invalidés lors d’événements
importants à venir. Nul doute que nous sommes guidés dans notre chemin vers la santé par notre intelligence
intérieure qui a à cœur nos meilleurs intérêts.
Au début, nos réactions de guérison se feront sentir primordialement sur le plan physique ou biologique,
mais de plus en plus, nous ressentirons la libération de blocages émotionnels ainsi que des changements dans
notre conscience, nous préparant à une plus grande activité spirituelle.
Modèle de guérison : Dans chaque guérison, la séquence de détérioration de notre santé sera automa-
tiquement retracée. Une crise de guérison pourrait se manifester sous la forme de vieux symptômes oubliés.
La raison de ce phénomène réside dans la nature même de la maladie.
Au début, alors qu’il est encore vigoureux, l’organisme réagit fortement face aux intrus pathogènes ;
le combat qui s’en suit provoque de la fièvre et de l’inflammation. Si l’organisme n’est pas assez résistant pour
l’emporter définitivement, les symptômes sévères du combat finiront par se résorber et les intrus survivants
se réfugieront dans une glande ou un organe affaibli pour y mener une existence plutôt effacée. Les attaques
répétées résulteront dans la dégénération de cet endroit de l’organisme, causant ainsi une maladie chronique.
À un certain moment sur la voie de la santé, l’organisme se sentira assez fort pour entreprendre un au-
tre combat dans le but de régénérer l’organe atteint ; à ce moment, une inflammation se produira. De telles
réactions de guérison sont habituellement de courte durée, mais peuvent être intenses. Si l’on encourage
l’organisme avec du repos et une alimentation bienfaitrice pendant cette période, l’organe atteindra un bien
meilleur niveau de santé qu’avant la crise. Si par contre des médicaments sont utilisés dans le but de réprimer
les symptômes de guérison, l’organe enflammé retournera dans un état subaigu chronique et se mettra en at-
tente d’une autre opportunité de se guérir.
Le modèle de guérison d’autres problèmes de santé n’étant pas lié à des infections et des processus im-
munologiques suit une ligne semblable. La guérison se déroule sur plusieurs niveaux : de façon biochimique au
niveau cellulaire ; dans la circulation sanguine ; dans le système nerveux ; et surtout dans la circulation des bioé-
nergies (tels que le chi décrit par l’acuponcture). L’activité de régénération sera améliorée sur tous ces niveaux.
Au niveau bioénergétique, l’accroissement de la circulation d’énergie pourrait causer une congestion à
divers endroits, dans la région affaiblie de l’organisme ainsi que dans les points d’acuponcture correspondants
et les zones réflexes. Dans ces endroits, l’excédent d’énergie peut être ressenti comme de la douleur, de la
chaleur ou de la tension – les symptômes usuels de l’inflammation. Avec le temps, l’organisme dissipera cette
obstruction énergétique. Nous pouvons favoriser ce processus à l’aide de méthodes de soins spécifiques ou par
des pratiques générales de vie saine. Par contre, réprimer constamment toute inflammation pourrait mener
à un affaiblissement permanent de la région affectée. L’inflammation elle-même est une libération d’énergie
bienfaitrice et la meilleure façon de la surmonter est d’éliminer l’obstruction énergétique.
Le processus de désintoxication du foie entraîne des périodes fréquentes d’activité intestinale intense
ou de diarrhée. Ces résidus toxiques sont très irritants pour les parois intestinales et l’organisme tente de
les éliminer le plus rapidement possible afin d’éviter l’inconfort intestinal et des maux de tête. N’essaie pas
de refouler ce processus, mais tu peux essayer de faciliter la chose en prenant fréquemment des boissons
de psyllium qui aide à lier les toxines et à solidifier le contenu intestinal.
Réactions cutanées : Une autre forme de réaction de guérison est le développement d’irritations ou
d’autres problèmes de peau, spécialement sur une partie affaiblie de l’organisme comme, par exemple, sur une
hanche ou une épaule. Cette réaction cutanée indique que l’énergie, qui était maintenue à l’intérieur sous
forme de blindage musculaire, raideurs et accumulation de résidus métaboliques, fait maintenant surface en
vue d’être dissipée. L’articulation ou le membre devient donc plus mobile et plus fort. Par contre, si cette réac-
87 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
tion est interrompue dans le but de la faire disparaître prématurément, l’énergie ainsi refoulée et les résidus
métaboliques demeureront dans cette partie du corps la maintenant dans un état de faiblesse et de douleur.
Il n’y a donc aucune nécessité d’interférer avec les réactions cutanées ou autres symptômes de guérison.
Au contraire, cela pourrait inciter le problème à devenir « clandestin » et affecter les organes internes et autres
structures corporelles. Les naturopathes ont remarqué que provoquer artificiellement une éruption cutanée
sur une articulation arthritique, entraîne une amélioration marquée de celle-ci. Mais lorsqu’une éruption est
artificiellement refoulée, des symptômes d’arthrite peuvent se manifester dans cette articulation.
Ces observations s’appliquent uniquement aux réactions de guérison et non aux régions possiblement
infectées ou atteintes d’inflammation chronique qui peuvent être traitées à l’aide de produits antimicrobiens
et alcalinisants en plus de thérapies nutritionnelles.
Tu peux apprendre beaucoup sur toi-même, ton organisme, tes problèmes de santé et réactions émotion-
nelles en observant attentivement et patiemment le processus de guérison au lieu de te précipiter à y faire
quelque chose. Mais ce que tu dois t’efforcer de faire est vivre sainement, nettoyer ton organisme, participer
à la libération des énergies refoulées et être optimiste face à tout ce processus.
Il arrive fréquemment que des furoncles et une sécrétion accrue de mucus, comme lors d’un rhume,
surviennent dans les phases initiales du processus de guérison. Elles débutent parfois 1 ou 2 semaines suiv-
ant l’amélioration de notre alimentation et la prise de suppléments. Ceci indique une congestion des orga-
nes d’élimination. Lors de ces périodes, consommes peu de nourriture, mais plutôt de généreuses quantités
de tisanes, jus de légumes frais et d’eau pure et, idéalement, entreprends une diète de nettoyage. Ces crises
de guérison peuvent apparaître de temps à autres, séparées par des semaines, des mois, voire même des années,
te rapprochant sans cesse de ton objectif ultime, l’atteinte d’une santé supérieure.
Écoute ton corps : D’autres problèmes peuvent survenir pendant ton programme de remise en santé.
Anciennement, la capacité de réaction de ton organisme pouvait avoir été amortie – il ne réagissait même
plus aux aliments ou médicaments nocifs –, mais aujourd’hui, la réaction est souvent immédiate et vive.
Les aliments que tu consommais habituellement avant d’entreprendre une diète de nettoyage peuvent mainte-
nant causer des maux gastro-intestinaux soudains, te rendant malade et très inconfortable pendant plusieurs
jours. Cependant, de telles réactions peuvent être évitées si certaines précautions sont prises : détermine à quels
aliments tu es allergique et tâche à les éviter. Si tu vas au restaurant et ne sais pas à quoi t’attendre, prends
une bonne quantité d’enzymes digestives et de lécithine pendant le repas, et surveille tes combinaisons alimen-
taires. Si des symptômes d’allergie surviennent, prends des produits alcalinisants combinés à de l’ascorbate
de sodium pour en minimiser les effets.
Ton organisme comprends maintenant que tu n’as plus l’intention de lui faire de mal comme par le passé.
Mais si tu le fais, ton organisme en sera très fâché et (ton esprit) te le fera savoir de façon très claire. C’est la
méthode de communication la plus efficace que ton organisme a à sa disposition. Si tu apprends à l’écouter,
il t’informera d’abord de ses besoins en des termes plus subtils, tels que des grondements intestinaux, une
démangeaison, une petite faiblesse musculaire ou une douleur passagère. L’organisme exprime ses besoins
de plusieurs façons et chaque organisme possède son propre langage symptomatique.
Si tu es honnête et assidu dans ton désir d’être « copain-copain » avec ton organisme, avec le temps il te
laissera connaître ses besoins, ses préférences et ses aversions ; tu redécouvriras tes instincts corporels perdus.
Voici l’objectif que nous devrions nous fixer : devenir indépendant des opinions d’experts extérieurs et faire ce
qui nous est le plus bénéfique en effectuant ce que notre corps nous suggère, non seulement en égard à notre
alimentation, mais dans la vie de tous les jours.
Bien que l’on puisse se procurer un soulagement relativement rapide face à des symptômes pénibles, re-
bâtir un organisme fort et sain est un travail de longue haleine. Il implique de faire bon nombre d’expériences
afin de déterminer les conditions de guérison optimales propres à chacun et requiert une persévérance de tous
les instants afin de mener à bien ce programme au fil des années.
Les progrès de la guérison : généralement, les faiblesses chroniques acquises plus récemment sont les
premières à se manifester et à guérir, alors que nos problèmes de santé les plus anciens et les plus persistants
sont les derniers à disparaître. Il semble donc y avoir un ordre séquentiel dans la remise en santé. Le processus
de guérison évolue par vague et en pente ascendante. Au sommet d’une de ces vagues, nous nous sentons beau-
88 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
coup mieux, alors qu’à un creux de vague, nous éprouvons une activité de nettoyage ou réaction de guérison
et nous nous sentons malades. Néanmoins, la direction générale est vers un grand bien-être.
L’organisme tente toujours de se guérir lui-même et dans ce but, une inflammation intense est un outil
important. L’inflammation rend poreuses les parois des vaisseaux sanguins afin d’y augmenter la circulation du
liquide lymphatique, d’y faire pénétrer les cellules immunitaires et expulser les toxines accumulées. À ce stade,
il ne s’agit que d’une inflammation aiguë et nous pouvons décider que ce soit plutôt une crise de guérison en
aidant l’organisme avec une attitude mentale positive et une alimentation adéquate ou nous pouvons décider
de réprimer la réaction et retourner à une condition dégénérative chronique.
En conséquence, tout ce qui contribue à réprimer une inflammation empêche la guérison de la région
affectée. Ceci inclus non seulement les médicaments et remèdes anti-inflammatoires, mais également les al-
calinisants puissants qui réduisent la libération d’histamine. La douleur et la chaleur ressenties dans la région
enflammée sont le prix à payer pour notre guérison.
Cependant, les agents anti-inflammatoires et les alcalinisants ont leur utilité dans l’apaisement de l’inconfort
provenant d’une inflammation chronique, jusqu’à ce que l’organisme ait été suffisamment préparé, tant dans
l’aspect mental que nutritif, pour faire face à une réaction de guérison. De plus, les symptômes éprouvés
lors d’une réaction pourraient être trop sévères ou se produire à un moment inopportun. Tu peux en di-
minuer ou stopper les effets par l’ajout d’aliments cuits à une diète d’aliments crus, en alcalinisant l’organisme
ou par l’utilisation de remèdes anti-inflammatoires.
Nous pouvons généralement choisir le moment opportun d’une crise de guérison en débutant un nettoy-
age strict par la consommation d’aliments crus, particulièrement des jus de légumes frais ou des salades de
fruits ou de légumes. Un nettoyage par les fruits est plus indiqué pour les individus insensibles (moins suscep-
tibles aux allergies), alors que les légumes sont préférables pour un organisme hyperacide et sensible.
Un des principaux facteurs dans la réduction de la sévérité des symptômes est la propreté des intestins. Pour
ce faire, la méthode la plus simple est de prendre 1 cuillère à table de sels d’Epsom dans un verre d’eau le soir
au coucher ou le matin au lever. Si aucun aliment solide n’est consommé, prends alors 1 cuillère à thé de cosses
de psyllium plusieurs fois par jour dans un verre d’eau non chlorée ; une trop petite quantité d’eau peut causer
de la constipation (réfère-toi au Chapitre 3 pour plus d’information).
Tu peux aider davantage ton organisme avec des activités extérieures légères et agréables. La prière et la
méditation ou la visualisation sont également conseillées.
Comme tu peux le constater, il n’existe pas de moyens simples pour éviter complètement les inconforts
relatifs à la remise en santé. Nous pouvons seulement choisir de quelle façon nous faisons face à la « souf-
france ». Nous pouvons l’affronter de façon volontaire et enthousiaste en considérant l’inconfort de ces crises
de guérison comme la promesse d’une meilleure santé à suivre ou, à mesure que nous vieillissons, nous pou-
vons nous attendre à souffrir contre notre gré dans le développement incontrôlé des maladies dégénératives
chroniques. Le choix t’appartient.
89 SECTION 1 - SOIGNER LE CORPS
SECTION 2
MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Ce chapitre contient un choix de méthodes thérapeutiques naturelles, présentées de façon concise et appro-
priée aux fins d’auto-traitement et d’expérimentation. Il est particulièrement utile dans un contexte de groupe
de guérison. Tu y trouveras des méthodes de diagnostic suivi de propositions thérapeutiques appropriées.
Tu remarqueras que plusieurs de celles-ci se chevauchent et peuvent être utilisées comme outil de diagnostic
de même que de traitement. Expérimente avec les méthodes qui te semblent appropriées et laisse tomber les
autres.
Dans la médecine conventionnelle, le diagnostic est extrêmement important parce que l’usage prédomi-
nant de la chirurgie et des produits pharmaceutiques toxiques dirigés contre des symptômes spécifiques laisse
peu de place à l’erreur. D’un autre côté, l’objectif de la médecine holistique est d’améliorer la santé générale
du patient ce qui fait du diagnostic un élément moins important. Un mode de vie sain, qui inclut une alimenta-
tion appropriée et un contrôle mental adéquat en combinaison avec des méthodes variées et non spécifiques
de remise en santé est, dans beaucoup de cas, suffisant pour améliorer la santé à un niveau tel que même
en l’absence de diagnostic, les maladies et leurs symptômes disparaissent graduellement.
Cependant, une amélioration peut se produire plus facilement et plus rapidement, particulièrement dans
le cas de conditions sérieuses, si tu déploies des efforts additionnels dans le soin des glandes ou organes spéci-
fiques. Ici, le diagnostic est utile dans l’identification des régions à traiter en priorité. En médecine holistique,
le diagnostic est généralement utilisé pour déterminer si un organe, une glande ou une autre partie est hy-
peractif ou pas assez actif ; si la circulation d’énergie est trop forte ou faible ; ou s’il y a présence de carences
ou d’influences extérieures, attitudes ou émotions négatives.
Un art thérapeutique émergeant et particulièrement actif à l’échelle de la planète est celui de l’électro-
médecine. Il comprends une multitude d’instruments diagnostiques et thérapeutiques, allant du plus simple
au plus élaboré et même contrôlés par ordinateur. Alors que certains d’entre eux présentent une longue feuille
de route, étant même couramment utilisés par les médecins Allemands, le U.S. Food & Drug Administration
(FDA) – agence américaine de règlementation des aliments et des médicaments – a criminalisé la vente de
beaucoup de ces produits ou en décourage activement leur utilisation. À la lumière de ce fait, et aussi par
la constante évolution de ce domaine d’expertise, je te conseille de recourir à l’internet afin d’obtenir les
dernières informations sur le sujet. Effectue ta recherche avec les mots clés : technologie Rife, amplificateur
de champs bioélectriques (ACBE), électro-acuponcture, dépistage électrodermal, purificateur sanguin électro-
nique, zappeur et pulseur magnétique. Pour des publications officielles sur le sujet, procure-toi l’ouvrage
Bio-electromagnetic Medecine, où y contribuent un large éventail de spécialistes en recherche scientifique et
médicale, et qui est édité par Paul J. Rosch, professeur clinique de médecine et de psychiatrie au New York
Medical College et Marko Markov du Mount Sinai Medical School.
Voici donc une série de méthodes pratiques avec lesquelles tu peux améliorer ta santé ainsi que celle des
membres de ta famille et amis.
92 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 11
EXAMEN GÉNÉRAL
Procède à un auto-examen afin d’évaluer ton état de santé
Test tes fluides corporels : Les tests décrits dans ce chapitre sont recommandés dans le but d’apprendre
à observer et connaître ton organisme, et non de remplacer les mesures diagnostiques médicales. Le papier
tournesol, disponible dans les magasins d’aliments naturels et pharmacies, permet d’obtenir des indications
sur le pH (équilibre acido-basique), fonctions rénales (état des protéines), diabète (glucose), métabolisme des
graisses (cétones), infections urinaires (sang, nitrites), fonctions du foie et de la vésicule biliaire ainsi que la
stabilité sanguine (bilirubine, urobilinogène). Une apparence brumeuse dans un échantillon d’urine fraiche,
par exemple, peut être due à des urates, phosphates, pus, bactéries mortes ou un apport insuffisant en liquide.
Des tests de vitamine C en bâtonnets sont disponibles dans certains pays ; sinon, tu peux effectuer un test
semblable en ajoutant 10 gouttes d’une solution à 5 % de nitrate d’argent à 10 gouttes de ton urine dans un
flacon. Fais-en la lecture après 2 minutes. Un précipité (dépôt) blanc indique une carence en vitamine C. Une
couleur beige, indique une faible quantité de vitamine C et s’il est gris, ton niveau de vitamine C est adéquat.
Lors d’infections sévères, une dose suffisamment forte de vitamine C doit être administrée afin d’obtenir une
teinte d’un noir charbon dans le liquide. D’après la couleur des bâtonnets, tu peux clairement évaluer si le ré-
sultat est normal ou s’il y a un problème et, le cas échéant, tu peux répéter le test de temps à autre ou demander
les conseils d’un professionnel (Attention : le nitrate d’argent tache beaucoup la peau et les tissus).
Des instruments pour mesurer le taux de glycémie sont maintenant disponibles et peu coûteux. Dans
un test standard de tolérance au glucose, 100 g de glucose ou 2 g par kg de poids corporel sont administrés
avec de l’eau au patient en période de jeûne. Des échantillons de sang et d’urine sont testés toutes les 30 min-
utes. Un test de diabète peut se terminer après 2 ou 3 heures, mais dans le cas de l’hypoglycémie, le test se
prolonge sur une période de 5 heures. Un diabète est probable lorsque le taux de glucose atteint un sommet
et se maintient plus élevé que la normale.
L’hypoglycémie (faible taux de sucre dans le sang) est plus difficile à évaluer et peut être soupçonnée
si la courbe de progression du glucose montre un plateau élevé ou si elle reste plate, si elle montre une
forte baisse ou si elle baisse sous le niveau d’un jeûne. De plus, teste le palais mou (dans la bouche) avant et
après le test. Une forte augmentation de l’acidité indique une utilisation inefficace du glucose. La réaction
glycémique dépend fréquemment de la source du glucose ou des glucides. Ce qui veut dire qu’un taux anormal
de la glycémie peut être causé par une réaction allergique à un glucide en particulier.
Pression veineuse et sanguine : Prends ton pouls en position assise ainsi que
debout. Afin de trouver le pouls, presse légèrement le bout de 3 doigts à
l’intérieur du poignet de la main opposée, sous le coussinet du pouce (voir
Planche 2.1). Une prédisposition aux allergies peut être soupçonnée si le rythme
cardiaque est plus rapide en position debout qu’assise. Les statistiques démon-
trent que le rythme cardiaque moyen chez l’homme est de 72 pulsations à la
minute alors qu’il est de 80 chez la femme. L’activité physique, une température
élevée, les infections, une hyperthyroïdie, des émotions fortes ainsi que les aller-
gies ont toutes pour effet d’augmenter le rythme cardiaque.
Planche 2.1 : Un rythme irrégulier peut indiquer une maladie cardiaque, une carence en
Prendre le pouls potassium ou magnésium dans le muscle cardiaque ou une allergie. Il arrive
que le pouls ne soit irrégulier qu’en situation de tension comme, par exemple,
au pas de course ou en simplement position debout. S’il semble y avoir un problème, vérifie à nouveau pendant
les jours subséquents sous différentes conditions.
La pression sanguine est mesurée à l’aide d’un tensiomètre ou sphygmomanomètre et est importante afin
de bien évaluer et équilibrer les besoins nutritionnels. Une lecture normale est de 120/80 mm Hg (millimètres
94 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
de mercure). La valeur supérieure est produite lors de la contraction du cœur (pression systolique) et indique
principalement la rigidité ou l’élasticité des artères principales. La valeur inférieure (pression diastolique)
se produit alors que le cœur se dilate, et indique le niveau de tension ou de relaxation des petits vaisseaux
sanguins périphériques. La différence entre ces résultats représente la pression veineuse. Une pression vein-
euse normale est d’environ 40. Afin d’obtenir une indication du rythme métabolique (la vitesse avec laquelle
l’organisme produit de l’énergie des aliments) multiplie la pression veineuse par la rythme cardiaque au repos.
La valeur moyenne est de 2800 plus ou moins 500. Une valeur de plus de 3300 indique une hyperthyroïdie
alors que moins de 2300 indique une hypothyroïdie.
Une chute de la pression sanguine lorsqu’en position debout relativement à lorsqu’on est assis, indique
un stress surrénalien. Il arrive parfois qu’une pression sanguine basse s’accroisse lorsque l’on se met debout, à
cause d’une augmentation de la tension. La pression sanguine des adultes sains ne s’accroît pas avec l’âge. Les
causes principales de l’hypertension sont un durcissement et une congestion des artères, des problèmes rénaux
et des allergies.
Examen des organes : Alors que la personne à être examinée est couchée sur le dos et détendue, appli-
que une pression directe sur les organes à être testés. La présence d’inflammation ou d’infection se manifeste
par une sensibilité locale. Le foie est particulièrement important. Afin de déterminer la santé du foie, appuie
légèrement sous le devant droit de la cage thoracique. Palpe l’estomac au bas du sternum, tout autour de
l’abdomen afin de vérifier l’intestin grêle et le gros intestin. Si la majeure partie des intestins est sensible, tu
peux soupçonner une infestation de Candida albican ou candidose dans les voies gastro-intestinales.
On peut vérifier les réflexes en donnant un coup du côté de la main tout juste sous la rotule. Normale-
ment, la jambe réagit par un léger sursaut. L’absence de réaction ou une réaction très forte peut indiquer
une maladie du système nerveux et un besoin de recourir à une aide professionnelle. Un autre test à effectuer
est de frotter la face intérieure du pied (appelé réflexe de Babinski). Dans des conditions normales, les orteils
se contractent et se recroquevillent. Dans le cas d’une maladie du système nerveux (et chez les nouveau-nés),
les orteils se raidissent et sont repoussés vers l’arrière.
La glande thyroïde est située de chaque côté de la base de la gorge. Si elle est peu active, tu peux te sentir
léthargique et avoir de la difficulté à perdre du poids. Afin de déterminer si ta glande thyroïde n’est pas assez ac-
tive, prends ta température sous la langue au cours de 3 matinées consécutives avant la levée du lit. Les femmes
en préménopause doivent s’y prendre la 2e, 3e et 4e journée de leurs règles. La température affichée devrait être
de 36,5 °C ou plus. Si les résultats sont systématiquement sous cette marque, ta glande thyroïde est probable-
ment sous-performante. Tu dois alors consommer davantage d’aliments à teneur élevée en iode, tels que fruits
de mer et varech, prends également du sélénium afin de stimuler les fonctions thyroïdiennes. Les problèmes
dentaires, tels que des dents dévitalisées et des amalgames de mercure, sont d’importants facteurs causant des
problèmes de thyroïde. Privilégie alors des soins dentaires exempts de métal (voir le Chapitre 8).
D’autres tests peuvent être effectués selon l’aptitude et la spécialisation de l’examinateur. La langue,
la peau, les yeux, les cheveux et les ongles peuvent fournir d’importantes informations sur l’état de santé. Les
patterns énergétiques peuvent être évalués à l’aide de la technique photographique Kirlian ; des appareils
mesurant les énergies d’acuponcture peuvent révéler l’état de la circulation énergétique aux méridiens ainsi
que la vitalité d’organes spécifiques avant et après traitements, lors de visites consécutives.
L’auto-examen d’organes peut s’avérer difficile. Si tu as des doutes sur ce que tu as découvert, consulte
un professionnel. Des instruments de diagnostics peu coûteux, tels que des tensiomètres, stéthoscopes, des
instruments pour l’examen des yeux, oreilles et gorge, peuvent être obtenus chez des importateurs chinois
d’équipements d’acuponcture.
Analyse des cheveux : Pour évaluer son état minéral sur le long terme, tu peux faire parvenir un échan-
tillon de tes cheveux à un laboratoire spécialisé pour le faire analyser (pour localiser un tel laboratoire, tu
peux effectuer une recherche sur internet, dans les publicités des revues de santé ou en demandant à un na-
turopathe). Par contre, l’interprétation des résultats est une tâche difficile, parce que la teneur en minéraux
dans les cheveux n’est pas directement liée à celle dans le sang ou dans les cellules. Étant donné que la teneur
minérale des cheveux reflète la distribution à long terme des minéraux dans les cellules, elle est souvent plus
utile qu’une analyse minérale du sérum sanguin.
95 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
En général, le ratio entre les éléments clés est plus important que certaines valeurs maximum ou mini-
mum relevées de façon indépendante. Un ratio anormal est indicateur de problèmes au niveau de certains
systèmes ou organes.
D’importants ratios cibles (ainsi que les systèmes affectés) sont énumérés ici :
• Zinc : cuivre = 8:1. Essentiel pour le système cardiovasculaire, le système reproductif féminin,
les fonctions rénales.
• Zinc : manganèse = 150:1. Système musculaire et squelettique, collagène, cholestérol.
• Calcium : zinc = 3:1. Fonctions cardiovasculaires et rénales, os et articulations.
• Sodium : potassium = 2:1. Glandes surrénales et le système glandulaire.
• Calcium : magnésium = 8:1. Système cardiovasculaire, os et articulations, déséquilibre alimentaire.
• Fer : cuivre = 2,5:1. Indique l’état de la production sanguine et d’énergie par la respiration.
Voici des patterns cliniques significatifs :
• Des niveaux élevés de minéraux toxiques tels que le mercure, plomb ou cadmium indiquent
le besoin de te désintoxiquer.
• De faibles niveaux de sodium, potassium et manganèse révèlent une intolérance au glucose.
• Une haute teneur en calcium et magnésium, dans le ratio recommandé, indique une hyperparathy-
roïdie (hyperactivité de la glande parathyroïde) causée par l’alimentation, due à un excédent de
phosphore dans les aliments (ex. : viandes et boissons gazeuses).
• De faibles niveaux d’éléments polyvalents, tels que cuivre, fer, manganèse, chrome et sélénium,
indiquent une malabsorption avec possiblement un manque d’acide gastrique.
On observe un pattern intéressant liant l’alimentation et les comportements criminels. Les détenus crimi-
nels violents présentent généralement l’un ou l’autre des deux patterns comportementaux ayant une corréla-
tion avec des minéraux. Avec un ratio cuivre/zinc élevé, des carences en sodium, potassium et manganèse, mais
des niveaux élevés de plomb et cadmium, ils sont sujets à des sautes d’humeur extrêmes, une faible tolérance
au stress et un comportement parfois violent. Ils ont tendance à ressentir du remords pour leurs actions.
Dans l’autre pattern, des niveaux élevés de fer, calcium, potassium et sodium en plus de cadmium et de plomb,
et une faiblesse en cuivre et zinc, donnent souvent des gens violents et cruels, fascinés par le feu et ne démon-
trent aucune conscience ou remords (pour de plus amples informations, voir Diagnostic Usefulness of Trace
Elements in Human Hair (anglais), par Jeffrey Bland, Ph.D).
Visage et langue : Le diagnostic du visage est une pratique très répandue dans les traditions médicales
chinoise et japonaise. Généralement, le front correspond au système nerveux, le milieu du visage à la circula-
tion et sous le nez, à la digestion. Plus spécifiquement, les yeux correspondent au foie et en partie à la rate ;
le nez aux poumons et au cœur ; et la bouche et les lèvres aux fonctions digestives.
Voici quelques exemples : Les poches sous les yeux sont généralement attribuées aux fonctions rénales,
spécialement si elles sont d’une couleur pourpre foncé ou bleuté, alors qu’une apparence boursoufflée et brune
implique le foie. Les problèmes cardiaques et pulmonaires peuvent être soupçonnés si le nez est de couleur
rouge ou pourpre et est enflé ou boursoufflé. Une lèvre inférieure flasque et pendante démontre un faible
tonus musculaire intestinal. Si la bouche est gardée ouverte la plupart du temps, cela démontre de sévères
déséquilibres et faiblesses métaboliques.
La langue est également un outil de diagnostic. Le bout de la langue correspond au cœur, les rebords
au foie et à la vésicule biliaire, le centre à l’estomac et à la rate, entre le bout et le centre sont les poumons
et à la base de la langue se situent les reins, les intestins, l’utérus et la vessie. Le dessous indique la circulation
des régions correspondantes. Un dépôt blanc est relatif à une congestion des intestins ; une langue rouge peut
indiquer une carence en vitamine B ou une inflammation, une couleur bleutée indique un refroidissement,
une faible activité et une mauvaise circulation dans les régions correspondantes. Un dépôt jaunâtre ou brunâtre
peut indiquer des problèmes au foie et des craquelures peuvent être attribuables à une acidité élevée, des al-
lergies et des carences.
96 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 12
IRIDOLOGIE
Examine tes yeux afin de connaître davantage les conditions internes de ton corps
L’iris est une véritable carte du corps – tous changements à certains organes sont reflétés dans des par-
ties spécifiques de l’iris. L’iris droit indique la condition du côté droit du corps et l’iris gauche indique le côté
gauche. Les correspondances entre l’iris et les parties du corps sont démontrées dans la charte ci-dessous.
En bonne santé, l’iris est composé de lignes droites, densément structurées qui s’étendent de la pupille
jusqu’à l’anneau externe. Un grain compact, comme celui du bois franc, indique une grande vitalité naturelle
ainsi qu’une bonne capacité de récupération dans le cas d’une maladie temporaire. Si ce grain est plus clairse-
mé, comme dans le bois mou, la santé générale est affaiblie.
En mauvaise santé, ces lignes se séparent et se déforment, formant divers patterns appelés marques.
Des organes éprouvant de grandes faiblesses sont souvent caractérisés par des marques grises de forme
elliptique – des lésions closes rappelant les nœuds dans le bois. En mauvaise santé, beaucoup de ces lésions
closes peuvent se trouver dans l’iris, indiquant les régions dans lesquelles la circulation se fait stagnante. Si ces
lésions ne sont pas fermées mais ouvertes à une ou aux deux extrémités, il s’agit d’une indication que malgré
la faiblesse de l’organe, la circulation reste adéquate.
Changements de couleur : Commence par examiner tes propres yeux dans le miroir. Puis observe ceux
de tes amis et des membres de ta famille. Utilise une loupe ainsi qu’une torche électrique maintenue sur le côté
de l’œil. Une caméra digitale de qualité, avec un peu de pratique et un éclairage adéquat, peut s’avérer très utile.
Fais une copie couleur de tes yeux ou ceux de tes amis et compare-la au diagramme de l’iris, plus loin. Étudie
le pattern général des couleurs. Les marques sont plus facilement détectables chez les yeux bleus que chez les
yeux bruns. On remarque souvent une décoloration brunâtre dans les yeux bleus ou verts entourant l’extérieur
de la pupille. Cette zone correspond aux intestins. Cette couleur brune indique une détérioration du système
digestif, habituellement associée à une faiblesse congénitale du foie et de la vésicule biliaire.
Fréquemment, les yeux des bébés passent du bleu au brun dans les quelques jours ou semaines suivant
leur introduction au lait de vache. Souvent, des symptômes allergiques se manifestent simultanément (ex. : eczé-
ma, difficultés respiratoires et digestives). Ces changements peuvent également se produire chez les nourrissons
nourris au sein si la mère consomme du lait de vache ou ses produits dérivés. On suppose que ces changements
peuvent également se produire chez le fœtus.
La couleur brune chez les gens aux yeux véritablement bruns provient de pigments de mélanine alors
que des changements au brun pour des raisons pathologiques proviennent de lipoprotéines oxydées (ex. : lipo-
fuscine) et probablement de la décomposition des agents colorant du sang (ex. : bilirubine). Une décoloration
additionnelle peut être induite par des dépôts médicamenteux.
Il y a parfois tellement de brun qu’il devient difficile de déterminer la couleur originale. Les organes
correspondants aux zones bordant l’anneau intestinal de l’iris, et où l’on trouve des marques prononcées, sont
probablement affaiblis par effet de transfert. Du blanc dans l’iris est indicateur d’hyperactivité, irritation,
acidité, infection, inflammation ou de catarrhe à la région correspondante. Dans certains yeux, l’ensemble de
l’iris montre beaucoup de blanc, alors que chez d’autres, il est concentré dans certaines zones seulement.
Généralement, une décoloration de brun signifie que les produits de lait de vache, gras saturés (tous gras
qui se solidifient à température ambiante), produits chimiques et les stimulants doivent être évités le plus pos-
sible. Une décoloration très blanche indique une congestion de mucus. Les aliments favorisant la formation de
mucus doivent donc être évités – gluten, glucides raffinés, blé, lactose, oranges et tous produits contenant des
moisissures.
98 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Un organe peut graduellement changer d’un état inflammatoire à celui de faiblesse chronique. À ce
moment, le blanc dans l’iris change simultanément au gris. Plus le gris est foncé, plus l’organe en question
est affaibli. Pendant la remise en santé, tu peux observer le processus inverse : le gris redevient graduellement
plus pâle, puis change au blanc et retrouve finalement sa couleur d’origine – un processus qui peut prendre
plusieurs années.
En général, des marques blanches indiquent le besoin d’un traitement d’apaisement, anti-inflammatoire
de l’organe correspondant, alors que des marques grises ou brunes démontrent un besoin de renforcement et
de stimulation.
Planche 2.2 : Chartes de l’iris
IRIS DROIT IRIS GAUCHE
CERVEAU CERVEAU
Foncchol.
cho s
Fon iol. idie
psy
psy nction
phy e rach
Bul phy ctions
l.
age il
Yeu sage
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Bo rge Gor he P. Hyp. u
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n
ule Épa
H as Estomac ïde Thyroï
aut Haut
Thyro de
In
Poumon
Poumon
n t ra n s ve r s e
Trachée Trachée
te s
Œsophage Œsophage
ti n g rê
Coeur
Bas Bas
Omoplate Omoplate
e Poitrin
Poitrin s e
ô lo
Haut P S.
Do
le
C Estomac Haut
Bra V. B
.
s Bra
Dos
Cæcum s
in Ba Ra Main
Ma te
c.
s
App.
Ova
Pan
um rus te
Utérostat
Surrén
Ab
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P
J J
Rect in UPtérosta
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Tes ire en
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Surrén
Ba
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rus e P
a a
om
Ova dom
Abdom
eis
Vagénis ie
Ab aut
tre
. Rei
Tes
m
Vag nis
m
P ss
en
aine
Bassticule
seV
h
t
Ve
aine
Bas-ven
icu
b b
in
é
in
les
n
e Rein e
e
aine
n
Pied Pied
Peau Peau
Abréviations : SUR=glandes surrénales, AP=appendice, VB=vésicule biliaire, P=Glande pinéale, PA=Pancréas,
HYP=glande hypophyse, PS=plexus solaire
Conditions courantes :
Réflexe de pupilles : Si la pupille ne se contracte pas lorsqu’elle est exposée à une lumière forte, cela
indique un système nerveux léthargique, une faiblesse dans les glandes surrénales ou une surstimulation
du système nerveux sympathique, souvent dû à une peur chronique dissimulée. Le stress surrénalien se
manifeste en des contractions et dilatations répétées de la pupille lorsqu’elle est exposée à une lumière
pendant 30 secondes.
Couronne nerveuse : Un contour blanc quasi circulaire et très défini autour de la zone intestinale –
la couronne nerveuse – indique une bonne condition du système nerveux autonome. Si ce contour est
faible, dentelé, décoloré ou s’il s’étend trop loin du périmètre de la pupille, nous pouvons supposer que le
système nerveux autonome est en mauvais état. La position normale de la couronne nerveuse est au tiers
de la distance entre la pupille et le périmètre. Si le système nerveux est généralement tendu et suractivé,
la couronne se trouve près de la pupille et si le système nerveux est généralement détendu et peu stimulé,
il se trouve plus près du périmètre.
Anneaux nerveux : De cercles ou arcs de cercle blancs dans la partie éloignée de l’iris, indiquent un
système nerveux tendu, hyper-réactif et irrité. Les zones les plus éloignées du centre de l’iris représentent
le système lymphatique et le système circulatoire et aux abords de la sclère (blanc de l’œil), la peau.
Zone de l’estomac décolorée : En condition normale, la zone de l’estomac est non visible. Mais si
l’estomac est irrité, la zone au pourtour de la pupille devient blanchâtre et distincte de la zone intestinale.
Une décoloration brunâtre de la zone de l’estomac indique une faiblesse chronique.
99 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Zone intestinale décolorée : Une zone intestinale blanchâtre indique une inflammation, irritation ou la
présence d’ulcères ; évite les produits contenant du gluten, lactose, épices ainsi que les aliments acides. Prends
des suppléments mucilagineux (fenugrec, orme rouge, consoude, graines de lin), le riz brun et les parties
externes de la pomme de terre. S’il y a congestion de mucus dans la région de la tête, on trouve une décoloration
blanchâtre ou brunâtre dans la zone du côlon transverse, s’étendant vers les zones des oreilles et du cerveau.
En cas de faiblesse chronique, cette zone devient sombre.
Stries noires radiales : Dans le cas d’une détérioration sévère des intestins, de larges stries noires (radii
solaris) se développent, émanant de la pupille et s’étendant jusqu’au contour extérieur de l’iris. Les orga-
nes correspondants aux zones à travers lesquels traversent ces stries deviendront également très affaiblis.
Marques inhabituelles : Certaines marques particulières peuvent être d’une coloration brune, rouge
ou jaune. Des couleurs inhabituelles sont indicatrices de dépôts de médicaments ou autres produits chi-
miques dans les organes affaiblis.
Anneau externe blanc : Un anneau blanc, très marqué près du périmètre externe de l’iris suggère
la présence de dépôts de sel (sodium) et de calcium. Évite le sel, bois beaucoup d’eau et tu pourrais pren-
dre des suppléments de potassium, magnésium et de vitamine D naturelle. Veille à améliorer les fonctions
rénales.
Voile blanc-bleuté : Un voile blanc-bleuté couvrant graduellement l’iris à partir du périmètre extérieur,
indique une mauvaise circulation dans la partie correspondante ainsi qu’une condition anémique. Ce
voile apparaît souvent dans la zone du cerveau, et indique l’approche de la sénilité (arcus senilis).
Anneau externe foncé : Un anneau foncé dans le contour externe de l’iris montre une inertie de la peau
avec une accumulation de résidus, qui demande une stimulation plus fréquente, une meilleure circulation
et une amélioration de l’activité rénale et pulmonaire.
Couronne lymphatique : Une série de taches blanches près du contour extérieur, la « couronne lympha-
tique », indique une infection et une congestion du système lymphatique. Évite surtout le lactose et les
produits de lait de vache (à l’exception du beurre).
La maîtrise de l’iridologie peut prendre plusieurs années, mais les règles de base décrites ici peuvent déjà
te permettre d’effectuer une évaluation éclairée de ta condition de santé. Fort de cette connaissance, tu peux
également être en mesure d’aider les autres. Prends le temps d’expérimenter l’iridologie et tu auras tôt fait de
considérer cet outil pertinent et fascinant. L’information la plus détaillée sur l’iridologie, sous forme de livre,
est l’ouvrage « Iridology volume 2 », de Bernard Jensen (anglais).
Sclérologie : La sclérologie ou le diagnostic par la sclère (blanc de l’œil) est l’interprétation de la position
et la forme des vaisseaux sanguins visible dans la sclère. En général, seules les zones qui posent problème sont
apparentes, mais non la nature du malaise. La sclérologie peut indiquer une perturbation du fonctionnement
d’un organe sans toutefois déterminer si celui-ci est hyperactif ou sous-performant. Il est pratique d’avoir une
bonne source de lumière ainsi qu’une loupe lors d’un examen.
Afin d’examiner la partie inférieure de la sclère, la personne examinée doit regarder vers le haut pendant
que tu abaisses la paupière inférieure. Et pour l’examen du haut de la sclère, la personne regarde vers le bas
pendant que tu soulèves doucement la paupière supérieure. L’examen des côtés requiert que la personne re-
garde dans le sens opposé à la partie examinée.
Généralement, un vaisseau sanguin qui semble pointer vers une zone d’organe dans l’iris indique un
dysfonctionnement de cet organe ou partie du corps. Plus le vaisseau sanguin est apparent et le nombre de
vaisseaux regroupés est grand, plus le problème est sérieux. Une teinte bleutée de la sclère indique une sous-
activité.
100 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 13
TESTS MUSCULAIRES
Teste ta force musculaire afin de déterminer si un aliment ou un remède t’est bénéfique ou néfaste.
Nos muscles répondent à plusieurs influences, tant externes qu’internes, par une résistance plus ou moins
grande. Pour les tests musculaires, le changement de résistance est déterminé avant et pendant le contact
avec l’item à tester. Celui-ci peut être, par exemple, un échantillon alimentaire, une couleur ou une pièce de
tissu. Les influences externes peuvent être nos pensées et émotions, qui ont sur nous des effets renforçants
ou affaiblissants.
Ces changements musculaires peuvent s’expliquer par l’influence énergétique d’un échantillon sur la
circulation de notre propre bioénergie aux méridiens d’acuponcture. Similairement, nos pensées et émotions
peuvent modifier le flux de bioénergie. Lors de tests, il m’est arrivé de noter des différences de résistances
musculaires allant jusqu’à 50 %.
Les façons les plus efficaces de tester des aliments sont de mâcher l’aliment en question pendant 10 sec-
ondes ou encore de le tenir dans la main près du nombril. La plupart des items non alimentaires peuvent être
testés en les tenant près du nombril ou simplement par un toucher de la main.
Comment tester : La façon la plus simple d’effectuer un test musculaire requiert avoir recours à un
examinateur pour effectuer le test en question. Pratiquement tous les muscles peuvent être utilisés aux fins du
test, mais j’utilise personnellement la méthode suivante parce qu’elle m’apparaît la plus pratique : la personne
s’assoit sans se croiser les jambes, un bras levé à l’horizontale sur le côté et le coude replié formant un angle
droit. Il place la main libre devant le nombril.
L’examinateur exerce une pression vers le bas sur le coude de la personne. La pression doit être diri-
gée légèrement vers l’épaule ainsi que vers la hanche. Si la personne possède une grande force physique,
la pression peut être appliquée directement vers le bas ou alors le bras peut être allongé et la pression exercée
sur le poignet. Augmente graduellement la pression avec une force mesurée. Remarque et note bien la quantité
de pression requise pour faire baisser le bras. Si les bras sont trop faibles, utilise les jambes.
Pendant le test, l’examinateur doit garder à l’esprit la question suivante : est-ce que l’échantillon à tester
est bon ou mauvais pour le patient ? Ne te crée pas d’attentes sur le résultat. Les préférences de la personne
testée ne semblent pas avoir d’influences sur le résultat.
La personne testée prends alors un échantillon et le tient avec la main libre, devant le nombril. Après
environ 10 secondes, l’examinateur appuie sur le bras et note attentivement toutes variations de résistance.
Si le résultat est douteux, répète le test avec et sans l’échantillon. Souvent, la différence est plus perceptible
si le bras est abaissé 3 fois successivement.
Il arrive parfois que la personne testée ressente une douleur ou une tension à l’épaule lors d’un test
affaiblissant, même si l’examinateur ne peut noter de différence. Ceci est à prendre en note. Généralement,
la quantité de nourriture tenue en main n’est pas cruciale. Elle peut même être gardée dans un contenant
ou un sac de plastique. Évite par contre les contenants ou sacs de couleur ou en plastique semi-rigide.
Si le patient est difficile à tester, tu peux renforcer le bras avant chaque test en traçant le méridien
d’acuponcture du poumon ou des glandes (triple réchauffeur) ; par la suite, teste une jambe. Une autre mé-
thode de renforcement est de tapoter le thymus (derrière la partie supérieure du sternum) plusieurs fois du
bout des doigts. Ceci renforce le système immunitaire et ce faisant, réduit les réactions allergiques.
Quoi tester : Outre les aliments, des tests peuvent être conduits sur des vitamines, herbes, médicaments
et même des vêtements. Tu constateras que les fibres synthétiques (particulièrement le nylon), plusieurs
médicaments, les additifs chimiques et les couleurs incompatibles sont fréquemment affaiblissants.
102 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Les combinaisons alimentaires peuvent être évaluées en les tenants simultanément pendant un test.
Les aliments individuels peuvent même rester dans leurs contenants respectifs. Un aliment qui s’avère être
renforçant de façon individuelle, peut devenir affaiblissant s’il est tenu avec un aliment incompatible et vice
versa. Les résultats peuvent être influencés par ce que tu as mangé avant le test. De plus, si tu es fatigué, épuisé
ou malade, des aliments qui autrement seraient renforçants peuvent s’avérer affaiblissants. En conséquence,
les items importants devraient être testés de temps à autre et dans diverses conditions.
Effectue des tests musculaires pour tous tes aliments ainsi les suppléments dont tu penses avoir besoin.
Parfois, un test indiquera qu’un item doit être retiré temporairement jusqu’au moment où il est réintroduit
ou bien qu’il doit être pris à une moindre dose (ex. : vitamine A). Afin d’évaluer la quantité quotidienne
appropriée, augmente graduellement le nombre de comprimés ou capsules tenus dans la main, jusqu’à ce que
le bras s’affaiblisse. Prends alors de 10 % à 20 % de moins que cette quantité.
Tu peux également tenter de savoir si l’endroit où tu dors est bénéfique. Effectue un test alors que tu
es couché sur ton lit, dans ta position de sommeil habituelle. Si le bras s’avère plus faible que lors d’autres
tests effectués à d’autres endroits du lit ou de la chambre, tu dois alors changer d’endroit pour dormir.
Même les pensées et les émotions peuvent être testées. Une pensée positive et une bonne disposition peu-
vent être fortifiantes pour la musculature générale, bien que l’effet renforçant puisse s’exercer sur un muscle
en particulier. Inversement, les pensées négatives et les sensations déplaisantes peuvent être généralement
affaiblissantes ou un muscle en particulier peut devenir très faible lors d’un test. De tels tests mentaux peuvent
être entrepris pour explorer tes croyances et émotions subconscientes ainsi que tes réactions corporelles.
Au lieu de tester l’innocuité de l’emplacement de ton lit en y étant couché, tu peux effectuer un test men-
tal afin de déterminer si ton lit est situé au-dessus d’une source de radiation souterraine qui est néfaste pour
ta santé. Alors qu’un partenaire teste ta résistance musculaire, imagine-toi étendu ou endormi dans ton lit.
Puis imagine qu’une source d’eau et de radiation néfaste se trouvent sous ton lit. Si ton bras reste fort lorsque
tu t’imagines être dans ton lit et qu’il s’affaiblit en imaginant la source sous ton lit, alors celui-ci est probable-
ment situé au bon endroit. Sinon, continue le test en t’imaginant en train de dormir à différents endroits
jusqu’à ce que ton bras reprenne de la force.
Un autre moyen de tester est par personne interposée. Cette façon est utilisée pour tester de jeunes enfants
ou toutes autres personnes qui ne peuvent être testées directement. Si tu désires savoir si un aliment est ap-
proprié pour un enfant, place l’aliment sur son abdomen, touche-le d’une main et étends l’autre bras afin que
ton partenaire puisse effectuer le test.
Finalement, tu peux développer une méthode d’auto-évaluation. Une façon possible est la suivante : forme
un cercle ou un « O » avec le bout du pouce et l’index ou le majeur d’une des deux mains. Avec l’index de
l’autre main, forme un crochet qui agrippe le cercle par derrière où les doigts se joignent et d’un geste rapide
tente de défaire le cercle et tirant vers l’extérieur. Ajuste la pression de tes doigts de sorte que tu ne puisses
faire passer l’index si tu as une réponse positive et qu’à l’inverse, quand tu obtiens une réponse négative,
les doigts joints deviennent plus faibles et peuvent être défaits plus facilement. Lorsque tu réussis à bien
effectuer le test à l’aide de réponses connues, tu peux alors t’appliquer à tester des échantillons d’aliments, dans
la bouche ou sur l’abdomen, et même faire des tests mentaux.
Test de vitamines et minéraux : M. Grimm et W. Fishman ont développé une méthode pour déceler
les carences en vitamines et minéraux en prenant contact avec certains endroits du corps. La personne faisant
l’objet du test applique une légère pression du bout des 3 premiers doigts d’une main sur un point de contact al-
ors que l’autre bras est utilisé pour effectuer un test musculaire. Commence par effectuer un test sans toucher
le corps de ta main libre puis reprends le test, cette fois en touchant les points de contact spécifiques.
Les points de contact des principales vitamines et minéraux sont les suivants :
• Vitamine A : Paupière droite
• Vitamines B : Bout de la langue
• Vitamine C : Tout juste sous la clavicule gauche, à 5 cm du centre de la poitrine
103 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
• Vitamine D : Centre de l’aine gauche
• Vitamine F : Sous la clavicule droite, à 5 cm du centre de la poitrine
• Calcium : Juste au-dessus de la clavicule gauche, à 5 cm du centre de la poitrine
• Iode : Juste en dessous de la pomme d’Adam
• Fer : Centre de l’aine droite
• Magnésium : Centre du nombril
• Phosphore : Centre de la distance entre l’os pubien et de la hanche gauche
• Potassium : Creux de la joue droite
• Zinc : Centre de la distance entre l’os pubien et de la hanche droite.
Pour plus d’information, voir « MRT Muscle Response Test » par M. Grimm et W. Fishman (anglais).
La Santé par le toucher : Certains facteurs – nutriments, couleurs, pensées et émotions – affec-
tent certains muscles plus que d’autres. De plus, les fonctions organiques peuvent être testées via des
muscles spécifiques. Si le muscle est affaibli, cela indique un mauvais fonctionnement de l’organe cor-
respondant. Un traçage des méridiens peut être utile afin de renforcer un muscle ou un organe affaibli.
Quelques tests musculaires et d’organes utilisés dans le livre « La Santé par le toucher » de John Thie et
Mathew Thie sont décrits ci-dessous.
Cerveau, stress mental : Tiens un bras droit et éloigné du corps, par devant et légèrement sur le côté,
dans un angle d’environ 15 degrés. L’examinateur appuie sur l’avant-bras en direction de l’aine.
Circulation/Sexe : Étendu sur le côté, soulève la jambe du dessus le plus haut possible. L’examinateur
appuie sur la cheville vers le bas.
Cœur : Debout, le bras relevé sur le côté au niveau de l’épaule, le coude replié à 90 degrés et l’avant-
bras vers le bas. L’examinateur stabilise le coude et tire sur le poignet pour le relever vers l’avant.
Cou et sinus : Étendu sur le dos avec les bras au-dessus des épaules. Relève la tête en gardant le menton
bas. L’examinateur appuie sur le front.
Estomac : Tiens le bras tendu devant toi à la hauteur de l’épaule, légèrement vers le côté et la paume
de la main tournée vers l’extérieur (le pouce pointe vers le bas), l’examinateur appuie vers le bas et vers
l’extérieur.
Foie : Similaire à la position du test de l’estomac, l’examinateur appuie sur l’avant-bras vers le haut et
l’extérieur.
Glandes surrénales : Étendu sur le dos, relève une jambe et plie-la de façon à ce que le pied vienne
s’appuyer sur ton autre jambe, tout juste sous le genou. L’examinateur, une main sur le genou et l’autre
sur le talon, tente de déplier la jambe.
Gros intestin : Étendu sur le dos, une jambe relevée à 45 degrés et légèrement vers le côté avec le pied
pointant vers l’intérieur. L’examinateur appuie sur la cheville et vers l’intérieur.
Intestin grêle : Assis sur le sol, les jambes allongées et fermées, les mains sur les épaules opposées et
légèrement penché vers l’arrière. La pression est appliquée sur les bras croisés.
Pancréas : Debout, un bras allongé le long du corps, touchant le côté, le pouce vers le corps.
L’examinateur tire sur l’avant-bras pour l’éloigner du côté. Ceci est un bon test à effectuer pendant que
l’on fait ses courses, la personne testée tenant un produit alimentaire douteux dans l’autre main.
Poumons : Le bras élevé sur le côté, le coude à la hauteur de l’épaule et replié à 90 degrés et l’avant-
104 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
bras à l’horizontale. L’examinateur appuie sur le coude vers le bas.
Rate : Étendu sur le dos, un bras sur le côté et la paume vers le haut. L’examinateur pousse sur le dos
du poignet pour le soulever du sol.
Reins : Identique au test du gros intestin, mais avec le pied pointant vers l’extérieur. L’examinateur
appuie sur l’intérieur de la cheville vers le bas et l’intérieur.
Vésicule biliaire : Étendu sur le dos, le bras relevé à un angle de 45 degrés au-dessus de la jambe cor-
respondante, la paume de la main vers le bas. L’examinateur appuie sur l’avant-bras afin de l’abaisser.
En général, la main libre de l’examinateur est utilisée pour stabiliser le corps de la personne testée de
sorte que seul le membre utilisé lors du test puisse bouger. Les deux jambes et les deux bras peuvent être testés.
105 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 14
LE PATTERN ENDOCRINIEN
De simples mesures des bras et des jambes peuvent révéler certaines conditions.
Notre organisme s’est développé sous l’égide de nos glandes endocrines. En conséquence, les perturba-
tions glandulaires sont reflétées par des proportions anormales de diverses parties du corps. Certaines mensura-
tions nous permettent de considérer notre pattern glandulaire comme base de traitement correctif.
Notre système endocrinien est composé de 2 groupes de glandes antagonistes. Les glandes anabolisantes
(développement) sont le cortex surrénal, l’hypophyse postérieure (dans le cerveau), la glande parathyroïde et le
pancréas (îlots de Langerhans). Les glandes catabolisantes (dégradation) sont la moelle surrénale (médullosur-
rénale), l’hypophyse antérieure et la glande thyroïde. Les glandes anabolisantes contrôlent le niveau de calcium
sanguin alors que les catabolisantes contrôlent le niveau de phosphore.
L’ingestion de sucre ou d’aliments sucrés stimule les glandes anabolisantes, perturbe le ratio calcium/
phosphore et entraîne un excès de calcium dans le sang avec, comme conséquence, la formation de calculs.
Avec le temps, cela conduit à un épuisement des glandes anabolisantes.
Tableau 2.1 : mensurations corporelles normales
Ratios de Ratios de
longueur circonférence
Ratios jambe : bras cheville : poignet quart demie trois-quarts genou : coude
Femme 1,770 1,550 1,295 1,425 1,340 1,530
Homme 1,740 1,475 1,220 1,350 1,265 1,455
Interprétation :
Ratio du quart supérieur à la normale : Hypothyroïdie
Ratio du quart inférieur à la normale : Hyperthyroïdie
Ratio de la demie supérieur à la normale : hypophyse postérieure sous-performante
Ratio de la demie inférieur à la normale : hypophyse postérieure hyperactive
Ratio du trois quarts supérieur à la normale : hypophyse antérieure sous-performante
Ratio du trois quarts inférieur à la normale : hypophyse antérieure hyperactive
Mensurations : Les mensurations suivantes peuvent révéler le pattern de fonctionnement de base de
la glande thyroïde, l’hypophyse et les glandes sexuelles. Le taux de précision des résultats relatifs à la glande
thyroïde et l’hypophyse se situe à 95 % et relativement aux glandes sexuelles, la précision est de 80 %.
Mesure la longueur du bas de la jambe, à partir du milieu de la rotule au milieu de la cheville et la lon-
gueur du bras allant de la pointe du coude au milieu du poignet.
• Divise chaque résultat par 4 et note chacun des points qui en représentent les quarts (ex : si le résul-
tat est 12, le premier quart est 3, le deuxième (la demie) est 6 et le troisième est 9). Effectue
cette opération pour les deux mesures, soit celle du genou à la cheville et du coude au poignet.
• Mesure également la circonférence de chacun de ces points.
• Divise toutes les mesures des jambes par les mesures de bras correspondantes.
107 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Dans la prise des mensurations des circonférences, le ruban à mesurer ne doit pas être trop serré, mais
simplement faire contact avec la peau. Le pied doit être à angle droit avec la jambe. Toutes les mensurations
sont prises des deux côtés du corps. Compare ces mesures avec les valeurs normales indiquées dans le Tab-
leau 2.1.
Tableau 2.2 : Indications additionnelles d’hyperandrogènisme ou hyperoestrogènisme
Signes d’hyperandrogénisme Signes d’hyperoestrogénisme
Le dos des mains est tourné vers l’avant lorsque les bras pen- La paume est plus visible lorsque les bras
dent sur les côtés (la personne ne doit pas savoir qu’elle est pendent sur les côtés
observée).
Une voix grave, si une femme Une voix claire si un homme
Ligne de poils pubiens triangulaire pointant vers le haut Ligne de poils pubiens horizontale
Agressivité, indépendance et esprit critique Intuitif plutôt qu’un esprit critique
Corps généralement poilu Les autres signes sont le contraire de ceux décrits
Tendances à la calvitie
Espace entre les cuisses
Tends à produire trop d’acide gastrique (ulcères)
« hyperandrogénisme » signifie une production d’hormones mâles plus élevée que la moyenne masculine ou féminine.
GLANDES
« hyperoestrogénisme » signifie une production d’hormones femelles plus élevée que la moyenne masculine ou féminine.
La glande hypophyse antérieure sécrète principale-
HYPOTHALAMUS
PINÉALE ment les hormones de croissance et sexuelles et stim-
ule la glande thyroïde et les surrénales. La glande hy-
pophyse postérieure contrôle la quantité d’eau évacuée
HYPOPHYSE dans l’urine. Elle peut élever la pression sanguine et
stimuler les contractions d’accouchement.
PARATHYROÏDE THYROÏDE Évaluer l’équilibre mâle/femelle : Les individus
des deux sexes produisent des hormones mâles et
THYMUS
femelles dans un ratio spécifique selon le sexe. S’il y
a plus d’hormones mâles produites que la normale,
SURRÉNALES
cette condition s’appelle « hyperandrogénisme »,
et s’il y a plus d’hormones femelles, nous parlons
REINS
« d’hyperoestrogénisme ». À titre d’exemple, une
femme constituée d’un ratio élevé d’œstrogène/tes-
PANCRÉAS tostérone est hyperoestrogénique, mais si le ratio est
faible, elle est hyperandrogènique.
OVAIRES
Si le ratio jambe/bras est plus élevé que normal,
additionne les différences entre les mensurations
réelles et normales au ratio normal cheville/poignet.
TESTICULES Si, au contraire, le ratio jambe/bras est inférieur à
la normale, soustrais cette différence. Si le ratio réel
cheville/poignet est supérieur au ratio normal ajusté,
cette personne est hyperoestrogénique. Si le ratio est
inférieur, elle est hyperandrogénique. Les femmes
hyperoestrogéniques risquent d’être plus affectées
Planche 2.3 : Glandes par les pilules anticonceptionnelles que les femmes
hyperandrogéniques. Généralement, les individus
hyperandrogéniques ont un besoin plus important
108 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
en magnésium et les hyperoestrogéniques ont besoin de plus de calcium. Pour des indications additionnelles
d’hyperandrogénisme ou d’hyperoestrogénisme, consulte le Tableau 2.2.
Si les résultats des mensurations indiquent des fonctions anormales dans une glande ou plus (ce qui ar-
rive couramment), traite les glandes correspondantes avec une alimentation appropriée, de l’acuponcture de
l’oreille, de l’acupression, de la réflexologie et de la visualisation. Des extraits de glandes, en quantités infimes,
peuvent être prescrits. (Pour de plus amples informations, voir Body Chemistry in Health and Disease, par M.
E. Page (anglais))
109 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 15
RÉFLEXOLOGIE
Appuie sur les points réflexes de tes mains et tes pieds afin
de déceler et traiter les conditions de ton organisme.
La réflexologie est un excellent outil d’auto-traitement et même de diagnostic. Imagine le corps divisé en
10 parties ou zones verticales, 5 de chaque côté. Chacun de tes doigts et de tes orteils correspond à l’une de ces
zones. Une partie du corps affectée par la maladie apparaît comme un point douloureux à un même endroit
du pied ou de la main. De ce phénomène est dérivé le terme « thérapie de zone ». Généralement, les pieds sont
plus sensibles que les mains et donc plus adéquats pour des diagnostics et traitements réflexologiques. De plus,
les oreilles, comme les iris, contiennent des cartes réflexologiques du corps (nous pouvons même supposer que
tous les organes et chacune de nos cellules contiennent une carte réflexologique holistique de tout l’organisme).
De plus, il existe un lien réflexologique entre les parties correspondantes des jambes et des bras.
Par exemple, un genou douloureux peut être soulagé en appliquant une pression à l’endroit correspondant
du coude du même côté. Des correspondances similaires se retrouvent également entre les poignets et les
chevilles ainsi que les hanches et les épaules. Ceci est particulièrement utile lorsque l’on est aux prises avec un
membre brisé ou gravement blessé nous empêchant d’y appliquer un traitement direct.
Diagnostic : Appuie sur les orteils, le côté et la plante des pieds avec une jointure, le pouce ou – si les pieds
ne sont pas trop sensibles – avec une tige à bout arrondi. Les gens en surpoids et ceux avec une mauvaise cir-
culation sanguine requièrent habituellement une pression assez forte, qui doit être appliquée très précisément
à l’endroit requis. Cependant, si le manque de sensibilité est attribuable à des dommages nerveux, il serait avant
tout préférable d’essayer d’améliorer cette condition. Pour ce faire, applique de fortes pressions soutenues sous
la base du crâne et de chaque côté de la colonne vertébrale, et pallie à toute carence vitaminique favorisant
le système nerveux par des suppléments (ex : B1, B6, B12, acide folique).
Appuie sur la zone voulue en un lent mouvement circulaire jusqu’à ce que tu trouves l’endroit exact.
En général, la pression doit être appliquée du dessus vers le bas, mais dans le cas de la région de la glande
thyroïde, elle doit être appliquée de côté, en essayant d’appuyer sous le coussin du gros orteil.
Ajuste la pression selon la sensibilité du pied. Si le corps est très sensible, tous les points réflexologiques
du pied le seront également. Dans ce cas, essaie par de légères pressions de localiser l’endroit le plus doulou-
reux. Tu peux indiquer les endroits sensibles sur un diagramme du pied, en utilisant différents symboles afin
d’identifier le degré de sensibilité du moment. Lors de traitement subséquent, concentre tes efforts sur les
endroits les plus douloureux. Bien que tu puisses effectuer toi-même l’examen de tes pieds, les résultats sont
plus précis lorsqu’il est entrepris par une autre personne.
Méthodes de traitements : La méthode de traitement la plus simple et la plus commune est d’appliquer
une pression avec le bout d’un doigt, le pouce, une jointure ou avec un objet arrondi (ex. : le bout plat d’un
crayon ou stylo). Si la sensibilité est extrême, applique une pression directe, mais légère pour commencer.
Augmente cette pression graduellement à mesure que la douleur s’atténue. Finalement, alors que même une
forte pression peut être tolérée, tu peux presser avec un mouvement circulaire lent afin de détendre les muscles
et ligaments plus profonds.
111 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Planche 2.4. Diagramme réflexologique du pied
SINUS SINUS
HYPOPHYSE
GORGE
YEUX YEUX
OREILLE PARATHYROÏDE OREILLE
THYROÏDE
POUMON POUMON
PLEXUS
SOLAIRE
FOIE ESTOMAC
SURRÉNALES SURRÉNALES
PANCRÉAS
VÉSICULE REIN
BILIAIRE
COLÔN
TRANSVERSE
COLÔN COLÔN
ASCENDANT INTESTIN DESCENDANT
GRÊLE
APPENDICE
VESSIE
NERF
SCIATIQUE
PIED PIED
DROIT GAUCHE
LYMPHE
SEIN
TROMPES DE
FALLOPE
OVAIRES
TESTICULES
LYMPHE
GENOU HANCHE COUDE ÉPAULE TROMPES
DE FALLOPE
UTÉRUS
PROSTATE
COLONNE VERTÉBRALE VESSIE VAGIN
PÉNIS
112 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
À des fins d’auto-traitement des pieds, il est généralement plus pratique d’appuyer ou rouler les points
sensibles sur une balle de golf, un caillou ou tout autre objet convenable. Pour appuyer les zones réflexes dans
la paume des mains, il est plus pratique d’utiliser une jointure ou un autre objet arrondi que le bout du pouce.
Habituellement, la douleur commence à s’atténuer après quelques minutes de pression. Si cela se produit,
augmente la pression pour quelques instants, mais si la douleur s’intensifie, cesse le traitement. L’effet sur
les parties du corps correspondantes peut être étonnament rapide : la douleur dans les oreilles, les épaules
ou le dos disparaît souvent en quelques minutes.
Dans le cas d’un problème sérieux ou sévère, utilise la réflexologie plusieurs fois par jour. Ce traitement
peut cependant stimuler un organe atteint de faiblesse chronique et augmenter son activité, ce qui peut rendre
l’organe, ainsi que sa zone réflexe, sensible pour un certain temps. Généralement, des pressions fortes, lentes et
profondes sont apaisantes et soulagent la douleur, alors que des tapotements rapides ou circulaires sont stimu-
lants. Détermine ce qui t’es le plus approprié. Pour certains points, une prise dite « serre-joint » est efficace :
appuie sous le pied avec le pouce et sur le pied avec l’index. Cette méthode peut être utilisée pour le traitement
du foie, de la rate et du thymus.
Planche 2.5 Diagramme réflexologique de la main.
TÊTE ET SINUS
COU ET
GORGE
HYPOTHALAMUS ŒIL
HYPOTHALAMUS
TROMPE D’EUSTACHE TROMPE HYPOPHYSE
CŒUR OREILLES D’EUSTACHE
CIRCULATION POUMON POUMON
HYPOPHYSE ARTÉRIELLE PLEXUS CIRCULATION VEINEUSE
CERVEAU SOLAIRE
ÉPAULES CERVEAU
SURRÉNALES
ESTOMAC
COU DIAPHRAGME FOIE
COU
HAUT DE LA
POITRINE RATE VÉSICULE BILIAIRE ESTOMAC SURRÉNALES
CÔLON
COLONNE REIN CÔLON
VERTÉRBALE COLONNE
INTESTINS REINS VERTÉRBALE
PANCRÉAS VALVULE
ILÉO-CÆCALE PANCRÉAS
INTESTINS
RECTUM
COCCYX APPENDICE
VESSIE RECTUM
NERF COCCYX
SCIATIQUE
GAUCHE DROITE
Une autre façon d’appliquer une pression sur les doigts et les orteils est de les entourer d’une bande élas-
tique ou utiliser une pince à linge afin de faire pression sur les bouts de doigts. Les bandes élastiques ne doivent
jamais être maintenues en place plus de quelques minutes à la fois. De plus, tu peux tenir fermement un peigne
de métal, en pressant les dents dans la paume ou les doigts. Un tel peigne ou une brosse peuvent également
être utilisés pour frotter le dos des mains et les avant-bras, du poignet jusqu’au coude, avec des gestes rapides
ascendants. Cinq minutes de ces frottements stimulent la circulation et revigore l’organisme.
D’autres parties où les traitements s’avèrent efficaces sont la langue, l’intérieur de la bouche, spéciale-
ment le palais, sous la langue et le fond de la bouche (pharynx). Tu peux appliquer des pressions avec le bout
d’un doigt ou du pouce ou utiliser un instrument approprié. La pression sur la langue peut être appliquée en
la mordant ou en appuyant avec la poignée d’une cuillère. Ceci est efficace dans le traitement des autres parties
du corps correspondantes aux zones concernées.
La langue peut également être tirée pendant quelques minutes en l’agrippant à l’aide d’une pièce de tissus et
en la déplaçant dans diverses directions. Tu peux aussi sortir la langue le plus loin possible et la tenir avec les
dents. À cause de la grande sensibilité de la bouche, ce traitement est souvent plus efficace que la réflexologie
des mains et des pieds, particulièrement pour les problèmes relatifs à la tête et la gorge.
113 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Planche 2.6 : Les endroits importants à traiter : Les dia-
Diagramme réflexologique de l’orteil. grammes des mains et des pieds procurent de
bonnes indications quant aux points appropriés
afin de traiter des maux spécifiques. Afin d’obtenir
de meilleurs résultats, travaille sur tous les points
P
H réflexes principaux : mains, pieds, oreilles et
bouche. Traite toujours la même zone dans
Hy
laquelle le problème survient. Par exemple, ton
oreille interne gauche est située dans la zone 4.
Pour la traiter, tu dois manipuler l’annulaire
B gauche, le 3e orteil, incluant sa base du côté gauche,
Y le point de l’oreille correspondant à l’oreille gauche
et le côté externe gauche de la langue et du palais.
Ty C
B - Bulbe rachidien Travaille fréquemment autour des jointures
C - Cou des doigts et des orteils, particulièrement sous les
P - Glande pinéale jointures inférieures des pouces et des gros orteils.
H - Hypothalamus Des bandes élastiques et des pinces à linge peuvent
Th Hy - Hypophyse être placées pendant 5 à 10 minutes sur le bout des
Th - Thymus doigts, sur ou entre les jointures, selon où se situe
Ty - Glande thyroïde la plus grande sensibilité. Le drainage lymphatique
Y - Yeux peut être amélioré par des pressions/massages de
la zone correspondant au haut de la poitrine, sur le
haut des pieds, tout juste derrière les orteils.
En temps normal, traite une zone
sensible pendant 5 à 10 minutes à la fois. Dans le cas d’un problème sévère, tu peux effectuer
des traitements plusieurs fois par jour. Mais dans les cas de problèmes chroniques tu peux trait-
er qu’une seule fois par jour. Dans un but de remise en santé générale, tu peux choisir une zone différ-
ente chaque jour jusqu’au retour à la même séquence après une ou deux semaines. Ce processus
peut se poursuivre pendant plusieurs années, alors que des parties anciennement affaiblies se réactivent et
causent une sensibilité accrue dans leur zone réflexe correspondante. Marcher pieds nus sur un sol rugueux
procure un massage plantaire naturel.
Le cerveau : Dans le cadre d’une remise en santé générale et d’une régénération, exerce fréquemment
ton cerveau, plus particulièrement l’hypophyse, la glande pinéale, l’hypothalamus et le bulbe rachidien. La
zone réflexe correspondant à l’hypophyse située sous la phalange de ton gros orteil, est souvent ressentie
comme une saillie osseuse pointue ; appliques-y une pression en direction du bout de l’orteil. L’hypothalamus
et le bulbe rachidien sont stimulés en appuyant l’intérieur des gros orteils. Pour une remise en santé générale,
la meilleure approche est de commencer par la stimulation de ces parties du cerveau et de procéder ensuite
avec les autres glandes et organes.
Dans le système expliqué dans Body Electronics, conçu par le Dr John Whitman Ray, il est recommandé
de procéder à la régénération du corps dans un certain ordre. Débute par l’application d’une pression à la base
du crâne (occiput) ou entre les muscles de chaque côté de la colonne vertébrale et puis remonte jusque sous le
crâne afin de stimuler la transmission nerveuse à toutes les parties du corps.
Par la suite, travaille les zones réflexes dans l’ordre suivant : glande pinéale, hypothalamus, hypophyse,
bulbe rachidien, thyroïde, thymus, cœur, plexus solaire, pancréas, surrénales, rate, gonades (utérus, ovaires,
prostate et testicules), foie, reins, vésicule biliaire, vessie, intestin grêle, gros intestin.
114 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 16
AURICULOTHÉRAPIE
Essaie cette méthode simple afin d’améliorer le fonctionnement
d’organes déséquilibrés ou atteints de maladies.
L’auriculothérapie, ou acuponcture de l’oreille, peut s’avérer une méthode très efficace pour le soulage-
ment de douleurs aiguës et de raideurs articulaires chroniques, arrivant parfois à guérir en quelques minutes.
Face à certains problèmes, l’auriculothérapie peut être plus efficace que l’acuponcture conventionnelle du
corps. L’auriculothérapie est simple et sécuritaire à pratiquer sur soi-même et dans le cadre d’un groupe
de guérison. Les maladies des organes et les perturbations glandulaires peuvent y répondre de façon moins
marquée, mais l’auriculothérapie sera toujours très utile comme méthode complémentaire à d’autres formes
de traitements.
L’inconvénient principal de cette acuponcture est qu’afin d’être pleinement efficace, elle exige de trouver
le point le plus sensible, ce qui est plutôt déplaisant pour ceux qui sont très sensibles à la douleur. Les meil-
leurs points sont ceux qui donnent la sensation de chocs électriques ou comme si l’on touchait un nerf à vif.
Cependant, la douleur est souvent perçue comme bienfaitrice, surtout parce que d’ordinaire, elle s’atténue
au contact continu de l’aiguille. Tu peux considérer cette douleur comme « laisser échapper de la vapeur » ou
comme l’expulsion de l’énergie congestive provenant de l’organe ciblé par la « valve de sûreté » d’un point de
l’oreille. Par contre, les organes atteints de faiblesse chronique peuvent également bénéficier de l’acuponcture
si aucune douleur n’est ressentie au point auriculaire correspondant. Mais généralement, tu peux suivre
la règle « plus le point est sensible, plus le traitement est efficace ».
Des aiguilles d’acuponcture sont disponibles dans des commerces d’équipement médicaux, chez des acu-
poncteurs ou des fournisseurs d’articles d’acuponcture. Consulte l’internet ou les Pages Jaunes de grandes
villes afin de trouver des adresses. À des fins d’auriculothérapie, utilise des aiguilles courtes et de grosseur
moyenne fine (ex : 25 mm de long, de calibre 30 ou plus fins, 12 mm et de calibre 32). Elles sont habituelle-
ment vendues en paquets de 10. De plus, des aiguilles à pression sont très efficaces et peuvent également être
commandées en paquets de 10. Les aiguilles à pression sont comme de très petites punaises avec une aiguille
de 2 mm de long. Elles sont maintenues dans l’oreille pendant 1 à 2 semaines, couvertes d’un ruban adhésif et
stimulées de temps à autre en les pressant entre le pouce et le doigt. Si des aiguilles d’acuponcture ne sont pas
disponibles, tu peux utiliser une aiguille à perles ou une aiguille à couture très fine.
La méthode à l’aiguille : Certaines instances suggèrent que l’auriculothérapie ne fonctionne pas par
les méridiens d’acuponcture, mais plutôt, comme la réflexologie, semblable aux zones réflexes des mains et
des pieds. Mais peu importe, la médecine chinoise affirme que l’oreille est l’endroit où tous les canaux se
réunissent. L’oreille est relativement sécuritaire et simple à utiliser en auto-traitement. La description suiv-
ante, concernant l’utilisation d’aiguilles dans les traitements des oreilles, a pour but de démontrer comment
se font les choses dans différents pays et chez différents acuponcteurs. Pour des considérations légales, je ne
conseille pas officiellement l’utilisation d’aiguilles sur les oreilles. Au lieu de cela, tu peux utiliser des appareils
d’électroacuponcture ou au laser, disponibles dans le commerce afin de traiter les points, ou encore entrepren-
dre une thérapie d’acupression telle que décrite ci-bas. Fais preuve de vigilance et de prudence.
Avec l’auriculothérapie, des aiguilles courtes et de grosseur moyenne fine sont utilisées en plus d’aiguilles
à pression.
Stérilise une aiguille appropriée dans l’alcool méthylique et frotte l’oreille avec un tampon humecté de
ce même désinfectant (optionnel). Trouve l’endroit le plus sensible dans la zone réflexe de l’oreille en pressant
à l’aide d’un cure-dent ou autre tige semblable. Insère l’aiguille jusqu’à environ 2 mm de profondeur. Elle ne
doit pas traverser l’oreille. Déplace-la doucement afin de trouver la profondeur appropriée et l’endroit le plus
sensible.
116 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Apex auriculaire
Orteil Talon
Fossette triangulaire supérieur
Anus
Organes génitaux internes
Ch
e
Doigts Ge ville Shenmen
nou
Ha Centre de la fossette triangulaire
Tubercule de l’hélix nch
e Nerf sympatique
Poignet
Cavité pelvienne Nerf sciatique
Prostate
Fesse
es
-sa es
Organes génitaux externes
cré
bo èbr Vessie
Hélix no 1
lom Vert
Uretère
Coude
Rein
n
me Urètre
do
Intestin grêle
Ab
Pancréas + vésicule biliaire
Duodénum Rectum Gros intestin
Foie Diaphragme
Vertèbres
dorsales
Hélix n 2
o
Épaule
Bouche
Thorax
Estomac
Oreille interne
Cardia Œsophage
Rate Nez externe
Hélix no 3 Coeur Conduit auditif externe
Ver icale
Trachée
cerv le
Clav
Cou res
tèb s
Poumon Glande surrénales
icu
Triple réchauffeur
Hélix no 4
Occiput Tempe
Glandes endocrines
Front
Menton Langue Dents
Oreille Lobule
Joue
interne Oeil interne
Corps
amygdalien
Planche 2.7 : Diagramme d’auriculothérapie
Les points de l’Hélix peuvent être utilisés afin de réduire l’inflammation, la fièvre et les œdèmes. Le point Sanjiao est
utilisé dans les cas de problèmes circulatoires, glandulaires, abdominaux et de la poitrine. Le Shenmen est utilisé pour
apporter un apaisement, comme dans le cas de problèmes nerveux, l’insomnie, les désordres mentaux ; il s’agit du point
principal pour calmer la douleur, comme avec l’arthrite ou l’inflammation et ainsi que pour la toux sèche, bronchite
asthmatique, l’épilepsie et l’hypertension.
117 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Si la sensibilité est très vive, ne bouge pas l’aiguille. Lorsque la douleur s’est suffisamment atténuée,
fais-la tournoyer doucement entre le pouce et le doigt. Moins la douleur se fait sentir, plus tu peux faire
tourner l’aiguille rapidement. Si la sensibilité disparaît, déplace l’aiguille dans un angle différent en la faisant
tourner et en procédant ainsi, bouge de façon circulaire. Lorsque la douleur s’est dissipée considérablement
ou complètement, retire l’aiguille et choisis un autre point. Si la sensibilité s’est accrue dans une direction par-
ticulière, insère l’aiguille de 1 à 2 mm plus loin que le point précédent, dans cette même direction et reprends
le tournoiement et le mouvement circulaire dans différentes directions.
Il arrive souvent que la douleur se déplace dans une zone réflexe et tu dois alors insérer l’aiguille et dis-
siper la douleur en plusieurs points rapprochés. Tant que le point de l’oreille reste sensible et en besoin de
traitement, l’aiguille donnera la sensation de « coller » lorsqu’elle est tournoyée, alors que son mouvement sera
fluide quand la tension sera dissipée. Afin de traiter des parties du corps atteintes de faiblesse chronique dont
les points correspondants n’affichent aucune sensibilité, trouve la zone ou le point approprié sur le diagramme
de l’oreille et fais tournoyer l’aiguille rapidement.
Thérapie par points pression : Chaque oreille contient une carte réflexe représentant l’ensemble du
corps, tel que démontré à la Planche 2.7. Au lieu d’utiliser des d’aiguilles, que tu pourrais considérer comme
moins sécuritaire, tu peux appliquer des pressions à l’aide de la tête d’une épingle, un cure-dent, une allumette
ou un ongle. Prends garde de ne pas pénétrer dans l’oreille interne. Traite le point correspondant à l’organe ciblé
ou à l’endroit où se trouve un point sensible, en pressant pendant 1 minute ou plus chaque jour ou lorsqu’il te
convient le mieux. Il est également stimulant pour tout l’organisme de masser soigneusement et simultanément
les deux oreilles en les frottant entre le pouce et l’index. Masse-les quotidiennement. Tirer sur les oreilles dans
différentes directions est également bénéfique. Tu peux aussi te procurer un appareil d’électroacuponcture,
maintenant disponible (et pas trop coûteux) dans plusieurs commerces d’aliments naturels.
118 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 17
CHROMOTHÉRAPIE
Utilise les couleurs afin d’équilibrer ton organisme et tes émotions.
Les couleurs ont une grande influence sur la chimie de notre organisme. L’effet le plus puissant est par
les yeux, mais de bons résultats sont également obtenus en traitant la peau au-dessus de certains organes
ou de la colonne vertébrale.
Les couleurs peuvent être utilisées de différentes façons : en une source lumineuse colorée directe, ou en
source indirecte comme la couleur des murs, rideaux ou vêtements ; dans les aliments et en exposant de l’eau
potable à des lumières colorées ; par la visualisation mentale de couleurs les yeux fermés ; ou en visualisant
l’air inspiré ou l’énergie circulante en couleur. Aux fins de traitement, veille à choisir des couleurs brillantes et
claires. Les couleurs sombres ont habituellement des effets déplaisants.
Lumière colorée : La lumière peut être colorée en utilisant des ampoules de couleur, en filtrant la lu-
mière du soleil à l’aide de vitres ou de cellophane colorée ou même en enveloppant une lampe ou autre appareil
d’éclairage d’un tissu de couleur. L’eau potable peut être traitée en l’exposant à la lumière du soleil dans un
contenant de verre coloré, dans un contenant couvert d’une cellophane de couleur ou en utilisant des ampoules
de couleurs. Cette eau est bénéfique à boire, pour se gargariser dans le cas d’infections à la gorge, nettoyer les
plaies et rincer les yeux.
Préférablement, les couleurs stimulantes devraient être utilisées le matin et les couleurs calmantes le soir.
Si des lumières colorées sont utilisées en succession, débute avec des couleurs stimulantes, procède ensuite vers
le bleu et termine par le vert. Afin de traiter les organes internes, éclaire de près la peau située au-dessus de
l’organe en question ainsi que la zone réflexe correspondante sur la colonne vertébrale, si possible. Pour un
traitement général et spécialement pour l’amélioration de la condition des yeux, tu peux regarder une surface
brillante réfléchissante de la couleur désirée, exposée à la lumière du soleil ou à une forte lumière électrique.
Dans le traitement de parties spécifiques du corps, tu peux les couvrir d’une couche simple ou double de
cellophane de la couleur désirée et expose-les à une lumière solaire douce ou à une forte lumière électrique.
Si tu utilises la lumière du soleil, prends garde de ne pas surexposer la peau puisque la cellophane n’absorbe
pas les rayons UV. Comme tonique général, tu peux te couvrir le dos avec de la cellophane de la couleur de
l’arc-en-ciel : rouge à la base, orange dans le bas du dos, jaune au centre, vert au niveau des omoplates, bleu
dans le cou et violet au-dessus de la tête. Ces couleurs sont aussi celles des différentes énergies appelées chakras.
La couleur de guérison générale est le vert, représentant l’harmonie et l’équilibre des polarités de
l’organisme. En cas de maladie, il se peut qu’il y ait une surstimulation, avec trop de rouge dans l’organisme –
fièvre, inflammation, irritabilité, éruptions cutanées, yeux rouges, ongles rosés ou encore, une sous-stimulation
avec trop de bleu – peau blême, léthargie, yeux et ongles bleutés. Une condition de surstimulation requiert un
traitement de couleur bleu alors qu’une sous-stimulation demande du rouge ou de l’orange.
La liste suivante indique les conditions pour lesquelles les différentes couleurs peuvent être utilisées.
Tu peux également recourir à des tests musculaires ou au pendule afin de déterminer la couleur appropriée
pour toi. Les différentes parties du corps peuvent demander des couleurs différentes. En cas de doutes sur la
partie à traiter, irradie « systématiquement » tout le corps. Quand tu irradies le dos, étends-toi sur le côté et non
sur le ventre. Afin d’obtenir les meilleurs effets, que l’on trouve également dans des traitements professionnels,
utilise un puissant projecteur à diapositives dans une pièce obscure et irradie pendant 1 heure ou plus à la fois.
Propriétés curatives des couleurs :
Rouge (rouge éclatant) : Chaud et stimulant. Dans les cas d’anémie ou lorsque tu as froid et tu es
blême, avec les extrémités glacées. À utiliser également dans le cas de brûlure aux rayons X ou ultraviolets
et les engelures. Le rouge stimule le foie et est un révulsif (transporte l’inflammation interne à la surface).
Nutriments : Vitamine B12, acidité.
120 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Orange : Un stimulant respiratoire, utile dans les cas de faiblesse pulmonaire, d’asthme, de consomp-
tion, d’emphysème ainsi que pour les gens en surpoids et peu actifs avec une hypothyroïdie (il stim-
ule la thyroïde et calme la parathyroïde). La couleur orange soulage les spasmes et les crampes, accroît
la sécrétion de lait, corrige le rachitisme et les os fragiles, l’ostéoporose, stimule l’estomac et la diges-
tion et soulage des flatulences et des ballonnements. Elle stimule également la vessie, les reins, le foie
et le pancréas. Essaie-la avec l’épilepsie. Elle est appréciable dans les cas de maladie rénale chronique
et de calculs biliaires, l’arthrite, la goutte et les rhumatismes durant les périodes sans douleur. Minéraux :
bore, calcium, cuivre, sélénium, silicium.
Jaune : La couleur la plus lumineuse. Un stimulant puissant et énergétique pour les muscles et les nerfs.
À utiliser dans tous les cas de paralysie ou de désordre musculaire, pour la formation des nerfs et dans
l’épuisement nerveux. Le jaune dynamise le tube digestif et stimule la digestion, l’écoulement de la bile,
les sucs gastriques, l’activité pancréatique, le système lymphatique, le cœur, les yeux et les oreilles. Gé-
néralement il active toutes les fonctions corporelles à l’exception de celle de la rate, pour qui la couleur
jaune apaise. À utiliser dans les cas d’indigestion, constipation, diabète, dépression, dans le nettoyage de
la peau et pour détruire les vers intestinaux. Minéraux : magnésium, molybdène, sodium.
Jaune citron (jaune-vert) : Stimule l’activité cérébrale et active le thymus. Il est légèrement laxatif et
expectorant (expulse le mucus). Utilise en cas de problèmes respiratoires, incluant le flegme, l’asthme et
la toux. Le jaune citron est utile pour les problèmes de peau sèche et squameuse ainsi que le développe-
ment musculaire. Il neutralise l’hyperacidité et est indiqué dans le traitement des désordres chroniques
en général, incluant le cancer (systémique), le diabète et le nanisme. Minéraux : or, iode, fer, phosphore,
argent, soufre.
Vert : Stimule la glande hypophyse, favorise le développement musculaire et des tissus et dissout les masses
cellulaires et les caillots solidifiés. Il est anticongestif, germicide, désinfectant et purifiant. À utiliser dans
les cas de problèmes cardiaques, d’ulcères, de cancer, cicatrisation des blessures, amélioration de la peau,
de douleurs dues aux brûlures, de glaucome, de maux de tête et de névralgie. Éléments : chlore, azote.
Turquoise (bleu-vert) : Normalise les désordres sévères. Il est apaisant et donc utile envers les maux
de tête, pour soulager l’inflammation, les coups de soleil et les démangeaisons. Il améliore, régénère et
tonifie la peau. À utiliser pour les problèmes de peau moite ou qui suinte. Il est également utile dans
les cas de maladies infantiles et infections sévères, des maladies transmissibles sexuellement (MTS) aiguës
et l’hyperactivité. Minéraux : Chrome, zinc.
Bleu : Rafraîchissant, fortement anti-inflammatoire, antiseptique, arrête le saignement, réduit la fièvre
et la douleur. À utiliser dans toutes les conditions qui incluent des rougeurs, de l’enflure et de la chaleur
et dans les phases aiguës de l’arthrite, de la goutte et des rhumatismes. Le bleu est relaxant et calmant, il
ralentit le pouls, peut réduire l’hypertension et est utile pour des gens trop maigres et sur-actifs. Utilise-le
dans le traitement de démangeaisons, irritation, irritabilité, insomnie, maux de tête lancinants, « cerveau
agité », maux de gorge, extinction de voix, brûlures, ecchymoses ; diarrhée, dysenterie, colite, névralgie,
sciatique, otite, crises biliaires et jaunisse. Également bénéfique dans le traitement de régions atteintes de
tumeurs et des désordres cutanés rouges ou infectés. Élément : oxygène.
Indigo (bleu-violet) : Apaisant, soulage la douleur, freine les sécrétions et les saignements et est as-
tringent. À utiliser dans les cas d’hémorroïdes et de varices. L’indigo améliore le système immunitaire
pendant les infections : utilise-le pour irradier les glandes lymphatiques enflées ; lors de quintes de toux
accompagnées de fièvre et autres désordres pulmonaires ; pour les convulsions et l’irritation nerveuse.
Il stimule la glande parathyroïde et apaise la thyroïde ; utilise-le localement pour traiter le goitre.
Violet : Apaisant et calmant. Il stimule également la rate et contribue à la formation des globules blancs.
Le violet apaise l’activité cardiaque et musculaire et calme les gens hyperactifs. Il est utile pour les reins
et vessies sur-actifs ; énurésie nocturne (pipi au lit) ; les désordres nerveux et de suractivité mentale ;
l’épilepsie et l’insomnie. Il supprime également l’appétit.
Pourpre (bleu et rouge) : Dilate les vaisseaux sanguins, réduit la pression artérielle et ralentit le pouls
comme dans le cas de palpitations (irradie la région du cœur). Le pourpre abaisse la température cor-
porelle et est excellent contre une forte fièvre. Il stimule l’activité veineuse, favorise le sommeil en cas
121 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
d’insomnie, diminue l’appétit sexuel et la douleur, combat la malaria et apaise les reins.
Magenta (rouge et violet) : Dynamisant, il améliore et normalise les émotions, l’aura et le système sex-
uel. Il dynamise les glandes surrénales et le muscle cardiaque, normalise le cœur et la pression sanguine et
améliore la circulation. Il est diurétique et donc utile dans les cas de calculs rénaux. Il est complémentaire
au vert. Minéral : potassium.
Écarlate (2 parties de rouge et 1 partie de violet) : Rétrécis les artères et augmente la pression sanguine.
Il dynamise les reins (diurétique). À utiliser comme stimulant sexuel ou contre la frigidité et les menstrua-
tions inhibées. L’écarlate accélère le processus d’accouchement et aide à l’expulsion du placenta.
Photochromothérapie : Les individus absents peuvent être traités à distance (avec leur consentement)
en exposant leur photo ou même un échantillon de leurs cheveux ou de leur écriture à une source lumineuse de
couleur appropriée. Ce qui suit est un agencement qui aurait donné de très bons résultats : recouvre l’intérieur
d’une boîte de papier aluminium chiffonné et partiellement remis à plat. Place la photo au fond de la boîte et
recouvre-la d’une vitre afin d’éviter des dommages dus à la chaleur. Au-dessus, suspends une petite ampoule
de couleur comme celles utilisées dans les décorations de Noël ou autre. Couvre le dessus de la boîte de papier
aluminium traité de la même manière que précédemment.
Une autre possibilité est de couvrir la boîte tapissée de papier aluminium avec une cellophane de la
couleur désirée et l’exposer à la lumière modérée du soleil. Le temps d’exposition peut varier de 1 heure
à plusieurs heures, selon la gravité de la condition et la réaction du patient. Un pendule pourrait être utilisé
afin de déterminer les couleurs et le temps d’exposition appropriés.
122 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 18
MAGNÉTOTHÉRAPIE
Bénéficie du fait que les deux pôles d’un aimant procurent des effets biologiques utiles.
Les aimants sont des outils thérapeutiques efficaces. Les pôles opposés d’un aimant ont des effets dif-
férents sur l’organisme et il est donc essentiel d’identifier correctement les pôles. Selon la physique, si un
aimant est suspendu à un fil, le pôle orienté vers le Nord est désigné « pôle Nord » et l’autre est le « pôle Sud ».
Donc ici, le pôle Nord signifie le pôle orienté vers le Nord. Une autre façon de déterminer la polarité d’un
aimant est de le déplacer en direction de l’aiguille d’une boussole qui indique le Nord. Si l’aiguille s’éloigne,
c’est que le pôle Nord de l’aimant faisait face à l’aiguille et vice versa. Vérifie la polarité de tout aimant nouvel-
lement acquis, parce qu’on ne peut toujours se fier à l’identification des pôles des manufacturiers.
Comment utiliser les aimants : Les aimants en forme de « U » ne sont pas appropriés aux fins de la
magnétothérapie. Par contre, les aimants plats, faits de céramique ou de néodyme sont les meilleurs. Sinon,
des aimants courts, cylindriques ou en barre peuvent être utilisés. En général, le pôle Nord possède des quali-
tés de renforcement et de stimulation. Il procure de l’énergie. Il peut être utilisé afin d’améliorer des organes
affaiblis (identifiés par des marques sombres dans l’iris). Le pôle Sud retire l’énergie. Il est apaisant et relaxant.
Il peut être utilisé pour alléger la douleur, réduire les excroissances indésirables (tumeurs) et l’enflure, soulager
l’inflammation et freiner les infections (identifiées par des marques blanches dans l’iris). Pour fonctionner,
il n’est pas nécessaire de placer l’aimant en contact avec la peau, mais il peut être inséré dans une pochette
de coton épinglée sur les vêtements, le pôle approprié étant orienté vers le corps.
La plupart des aimants thérapeutiques sont composés de ferro-céramique (communément appelés
aimants céramiques) et brise facilement si on les laisse tomber. La puissance thérapeutique d’un aimant est
un produit de sa valeur en gauss et de sa taille. En physique, le gauss est l’unité de mesure de résistance mag-
nétique. Le champ magnétique de la terre est d’environ 0,5 gauss. Un aimant de faible intensité a plusieurs
centaines de gauss alors qu’un aimant puissant a plusieurs milliers de gauss. Par contre, même un aimant avec
plusieurs milliers de gauss peut avoir un faible effet thérapeutique s’il est de petite taille. Voici un exemple
d’aimants généralement utilisés : Un aimant céramique puissant peut mesurer 7,5 cm X 5 cm X 2,5 cm et un
aimant faible, 5 cm X 2,5 cm X 1 cm, tous deux affichant 4 000 gauss à la surface.
Les aimants puissants sont faits de néodyme, un élément de terres rares, et ont 9 000 gauss ou davantage.
Les aimants de néodyme sont relativement petits et leur champ magnétique ne pénètre pas profondément
dans le corps. En conséquence, ces aimants sont habituellement utilisés dans le traitement de parties près de
la surface, tels qu’en forme de bouton ou petits disques et appliqués sur les points d’acuponcture. Par contre,
les aimants céramiques peuvent être gros et lourds et leurs effets se font sentir profondément dans le corps.
Donc, dans le cas de douleurs ou d’une tumeur profonde, applique un aimant céramique puissant de 7,5 cm
X 5 cm X 2,5 cm ou plus, alors que pour un traitement près de la peau, utilise un aimant court de néodyme
de 5 cm X 2,5 cm X 1 cm.
En règle générale, applique des champs magnétiques puissants pour des problèmes aigus et des faibles
pour les problèmes chroniques. Dans les deux cas, tu peux appliquer l’aimant de façon continue ou intermit-
tente pendant la journée jusqu’à ce que le problème soit résolu. Dans les cas de problèmes aigus, cela peut
prendre plusieurs jours et pour des problèmes chroniques, des semaines voire même des mois. Bien qu’il soit
plus pratique de simplement laisser l’aimant en place toute la journée, les effets semblent être plus marqués si
tu l’appliques et le retires fréquemment.
Si un aimant est utilisé trop longtemps ou au mauvais endroit, tu peux te sentir inconfortable ou en perte
d’énergie. Si cela se produit, retire immédiatement l’aimant et applique le pôle opposé pendant quelque temps.
Alternativement, pose ta main sur une grande plaque de zinc ou prends du zinc homéopathique 6X comme
antidote à la surexposition magnétique.
124 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
N’utilise pas d’aimants puissants directement sur les yeux ou le cœur, ou sur le ventre pendant la gros-
sesse. Il est préférable d’appliquer et de retirer lentement les aimants puissants. Les champs magnétiques puis-
sants suppriment les signaux nerveux et donc, chacun des pôles d’un aimant puissant peut éliminer la douleur.
Par contre, si on éloigne l’aimant, l’influence du champ magnétique diminue et les effets du pôle biologique
opposé se font alors sentir. C’est pourquoi je recommande de toujours utiliser le bon pôle.
En l’absence de contre-indications dues à la douleur, l’inflammation ou à une congestion énergétique,
la position de l’aimant à privilégier, pour tous les individus, homme ou femme, semble être le pôle Sud vers
l’avant droit du corps et le pôle Nord vers l’avant gauche. Dans une moindre mesure, l’arrière du corps
a une polarité opposée à celle du devant. Autrement dit, l’énergie à l’arrière gauche est similaire à l’avant
droit, mais n’est pas aussi puissante. En conséquence, si le pôle Nord d’un aimant est requis au côté droit
du corps ou le pôle Sud à la gauche, il est alors préférable de le placer à l’arrière.
En cas de douleur ou tout signe d’inflammation dans un organe, applique le pôle Sud. Dans la présence
manifeste de faiblesse, utilise le pôle Nord. Dans la plupart des cas, effectue des tests musculaires afin de déter-
miner le pôle le plus bénéfique pour le traitement de la condition du moment. Si tu doutes du pôle à utiliser,
essaie l’un des pôles pendant quelque temps et l’autre pôle par la suite et compare les résultats. Le temps
de la période d’essai, avant de renverser les pôles, peut être de quelques minutes dans les cas aigus à plusieurs
jours pour les conditions chroniques.
Alors que certaines personnes ne ressentent pas l’énergie de l’aimant et y répondent faiblement, d’autres
y sont hypersensibles. Dans le dernier cas, n’utilise qu’un aimant de faible puissance et limite le temps
d’exposition ou essaie plutôt de l’eau magnétisée. N’utilise pas d’aimant dans un lit avec un matelas à ressorts,
armature ou base métalliques. Sinon, les parties métalliques peuvent se magnétiser avec les mauvaises polarités
et causer une détérioration de la condition pathologique quand la personne traitée se trouve couchée dans le
lit.
L’eau magnétisée est également bénéfique dans un usage général. Place une bouteille sur un pôle Sud
puissant et une autre sur un pôle Nord puissant pendant 24 heures, puis bois le contenu des bouteilles séparé-
ment. Ou encore, place un pôle Sud et un pôle Nord de chaque côté ou au-dessus et en dessous d’un contenant
non métallique rempli d’eau. Dans le cas de conditions spécifiques, n’utilise que l’eau traitée par le pôle Nord
ou Sud, pour boire ou en application externe (comme rinçage oculaire par exemple). Un bon effet équilibrant
peut également être obtenu en alternant quotidiennement la consommation d’eau traitée par un pôle Nord et
Sud. Effectue des tests musculaires ou un pendule afin de décider de la marche à suivre, ou bien expérimente
et observe les résultats.
Pour une amélioration générale de ton bien-être, place des aimants puissants aux mains et/ou aux pieds
en veillant à ce que les pôles soient placés selon la règle générale. Dans le cas de problèmes au haut du corps,
place la paume de ta main droite sur un pôle et la gauche sur l’autre. Pour des problèmes au bas du corps, place
un pôle sous le pied droit et l’autre pôle sous le gauche. Si seulement un côté est affecté, la paume du côté en
question peut reposer sur le pôle Sud et le pied du même côté sur le pôle Nord. Finalement, une disposition
générale bénéfique est de placer la paume droite sur un pôle et le pied gauche sur l’autre pôle ou vice versa.
Commence l’utilisation d’aimants puissants de cette façon pendant 5 minutes et augmente graduellement
jusqu’à 30 minutes ou aussi longtemps que tu en ressens des effets bénéfiques.
Un flux magnétique puissant est parfois bénéfique dans des conditions de douleur modérée associée
à la faiblesse, tel qu’une faiblesse dans les épaules, qui sont douloureuses lorsqu’on les déplace. L’énergie
magnétique a souvent un effet fortifiant pour les organes sexuels et le bas du pelvis. Applique un pôle Nord
légèrement à la droite du bas de l’abdomen et un pôle Sud légèrement à gauche au bas du dos. Afin d’obtenir
un tel flux d’énergie, des aimants puissants peuvent être maintenus en place pendant 1 heure ou aussi
longtemps que des effets positifs se font sentir.
Utilisation des pôles appropriés : Tel que mentionné précédemment, le pôle Sud est placé en direction
d’un endroit douloureux, enflammé ou infecté alors que le pôle Nord est utilisé dans des endroits affaiblis ou
sous-performants. Il est cependant possible que la faiblesse ou la sous-performance soit causée par une infec-
tion ou inflammation chronique de faible niveau, ce qui veut dire qu’elle peut s’améliorer à l’aide du pôle Sud
et se détériorer avec le pôle Nord. Dans ce cas, l’utilisation du pôle Sud est généralement plus sécuritaire.
125 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Habituellement, un côté du corps a davantage de douleurs, d’inflammation, de sensibilité, de contractions
ou tensions musculaires que l’autre côté. Lorsqu’un aimant est placé dans les paumes ou sous les pieds, place
le pôle Sud d’un côté et le pôle Nord de l’autre. Une autre possibilité consiste, lorsqu’étendu, à placer un pôle
Nord puissant en direction du dessous de tes pieds et un pôle Sud puissant au-dessus de ta tête. Place les deux
aimants à environ 10 à 30 cm du corps. Tu peux faire l’essai de dormir de cette façon.
En faisant preuve de prudence, tu peux également dormir avec un aimant directement sur le dessus de
ta tête. Tu peux déplacer un aimant puissant (ex. : 4 000 gauss, 7,5 cm X 5 cm X 2,5 cm) de plus en plus près
chaque nuit ou encore débuter avec un aimant plus faible (ex. : 4 000 gauss, 5 cm X 2,5 cm X 1 cm) et augmenter
graduellement la puissance. Ceci est des plus bénéfique pour les aînés et ceux aux prises avec des maladies
neurologiques. Pour ce faire, la personne doit être allongée dans une orientation nord/sud, la tête étant orien-
tée vers le nord. Si tu utilises un aimant puissant sur toi-même alors que tu es couché dans ton lit, assure-toi
que ton lit ou ton matelas ne peut se magnétiser.
Dr William Philpott, M.D., chercheur magnétique de l’Oklahoma, a dénombré des cas d’augmentation de
mélatonine bénéfique et une production d’hormones de croissance chez des aînés qui dormaient avec un pôle
Sud puissant au sommet de la tête. De plus, les disparitions de symptômes de confusion, psychose, schizophré-
nie et de crises d’épilepsie furent rapportées par Dr Philpott.
Afin de déterminer quel pôle utiliser, effectue des tests musculaires (voir le Chapitre 13). Assieds-toi avec
un ou deux aimants placés à l’endroit en question. Soulève le bras libre droit devant toi à l’horizontale, la
paume vers le bas. L’examinateur ou l’assistant applique une pression grandissante vers le bas sur le poignet
jusqu’à ce que le bras fléchisse et note le niveau de résistance. Inverse alors les pôles et effectue le test de
nouveau. L’examinateur ou toi-même (ou les deux) pouvez remarquer que le bras devient plus résistant selon
une position donnée des pôles. Cette position est donc celle recherchée. Le même test peut être effectué en
plaçant une cruche d’eau traitée avec un pôle Nord ou Sud et placée contre l’abdomen.
Éliminer la congestion énergétique : Lorsque le pôle Sud d’un aimant, particulièrement un aimant
puissant, est appliqué sur un endroit douloureux ou congestionné (incluant la présence d’excroissances indésir-
ables [ex. : tumeurs]), une façon efficace de le retirer est en plaçant ta main gauche entre l’aimant et ton corps
tout en soulevant lentement l’aimant. Garde la main près de l’aimant. Puis garde le pôle Sud près d’un point
d’eau ou une eau courante pendant environ 10 secondes. Par la suite, rince tes mains sous l’eau courante.
Ce processus de dispersion d’énergie d’un endroit douloureux peut être répété plusieurs fois. Pour les
endroits congestionnés, effectue des mouvements circulaires avec le pôle Sud, en commençant avec de larges
cercles près de la peau, puis en soulevant l’aimant de plus en plus en spirale au-dessus du corps. Lorsque
l’aimant se trouve de 10 cm à 20 cm de la peau, place ta main sous celui-ci et retire-le.
Exemples d’usages adéquats d’aimants : Rappelle-toi de la règle de base que le pôle Nord procure
de l’énergie alors que le pôle Sud la retire. Une inflammation, un muscle tendu ou de l’enflure sont des
congestions énergétiques et requièrent un pôle Sud. Un muscle léthargique a besoin d’un apport d’énergie
et requiert donc un pôle Nord. Voici des conseils pratiques :
Épaules : Une épaule est basse alors que l’autre est élevée. L’épaule basse a besoin du pôle Nord fortifiant
et l’épaule élevée demande l’effet relaxant du pôle Sud afin d’équilibrer les forces. La même règle s’applique
pour le milieu du dos en présence de distorsion latérale (comme la scoliose).
Vésicule biliaire : Dans le cas d’un problème à la vésicule biliaire, il est fréquent que la jambe gauche soit
plus courte, tirée vers l’articulation de la hanche par la tension musculaire. Le pôle Sud appliqué à la hanche
peut contribuer à corriger cette condition. Après que l’aimant y a été placé pour un certain temps, tire douce-
ment la jambe par la cheville jusqu’à ce que les deux chevilles soient exactement de niveau. Si nécessaire,
la jambe droite peut également être étirée de la même façon.
Tumeurs : Utilise un pôle Sud puissant au-dessus d’une tumeur. Applique-le pendant 2 heures deux
fois par jour ou pendant 1 heure trois fois par jour. Tiens le pôle Sud près de l’eau courante après l’avoir
retiré. Par contre, en cas de douleur provenant d’une tumeur ou du cancer, tu peux maintenir l’aimant
en place aussi longtemps que nécessaire, même pendant des jours.
Blessures : Les blessures fraîches guérissent mieux avec l’application initiale du pôle Sud. Plus tard,
126 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
utilise les deux pôles en alternance et dans les étapes finales, utilise le pôle Nord pour un effet fortifiant.
Fractures : Dans le cas d’os fracturés, l’aimant doit être placé à chaque extrémité de la fracture, le pôle
Nord étant placé au-dessus (sur la partie la plus près du torse) et le pôle Sud à l’extrémité opposée du pôle Nord,
sous la fracture. Alternativement, procède de la même façon que pour les blessures.
Maux de tête : Afin de traiter les maux de tête, applique le pôle Sud au centre de la zone d’où semble
provenir la douleur. Mais pour un rafraîchissement mental général, fixe le pôle Sud sur ton front et le pôle Nord
à la base du crâne. Ceci pourrait également améliorer ta perception psychique.
Douleur à l’estomac et au duodénum : Pour ce type de douleur, place le pôle Sud au-dessus du creux
de l’estomac, mais afin de stimuler la digestion après un repas, applique le pôle Nord.
Faiblesse cardiaque : Afin de fortifier un cœur faible, un petit aimant peut être porté dans la poche
gauche d’une chemise, avec le pôle Nord près du sternum. En cas de douleur, utilise le pôle Sud. Vérifie ton
pouls avant et après l’application de l’aimant afin de voir s’il devient plus fort et plus régulier. Même si le
pouls ne s’améliore pas, utilise quand même l’aimant pendant plusieurs jours (seulement pendant la journée)
afin de voir si tu te sens mieux.
Énergie sexuelle : Pour augmenter l’énergie sexuelle, assieds-toi sur le pôle Nord d’un aimant puis-
sant. Ceci améliore le centre énergétique à la base de la colonne vertébrale ainsi que les glandes sexuelles.
Par contre, dans le cas d’une vaginite, assieds-toi sur le pôle Sud.
Diminuer la pression sanguine : Afin de diminuer la pression sanguine, applique le pôle Sud au côté
droit du cou, sur le sinus carotidien. Cette zone est située au-dessus et sur le côté de la pomme d’Adam et
tout juste sous la mâchoire où tu peux ressentir l’artère principale vers la tête. Pour augmenter la pression
sanguine, applique le pôle Nord à cet endroit.
Surpoids : Si tu es en surpoids et pas très actif, applique le pôle Nord sur la glande thyroïde afin de la
stimuler. Si elle est trop active, applique le pôle Sud afin de ralentir le métabolisme.
127 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 19
ZAPPER ÉLECTRONIQUE ET GÉNÉRATEUR D’IMPULSIONS MAGNÉTIQUES
Utilise l’électrothérapie afin de garder ton organisme libre de microbes et parasites.
Les électrothérapies ont recours à l’électricité de bas voltage afin de neutraliser une grande variété de
microbes, incluant les virus, champignons, bactéries et parasites et ont démontré leur utilité dans la lutte
contre une gamme d’infections. Divers brevets ont été accordés concernant de tels appareils et la littérature
scientifique en a publié les résultats. Des tests sur le virus du Sida menés en laboratoires démontrent que
la capacité du virus à infecter les cellules T humaines est réduite de façon directement proportionnelle
au produit de l’amplitude du courant à la durée de l’exposition du virus.
Un champ magnétique oscillatoire a été utilisé afin d’éliminer les microbes d’un échantillon alimentaire
ou de tissus vivants et avec d’aussi bons résultats. De nombreux articles publiés dans le International journal
of Neuroscience attestent des effets positifs de champs magnétiques pulsés à très faible intensité appliqués
directement sur le dessus de la tête de gens atteints de maladies neurologiques, telles que la sclérose en plaques
et la maladie de Parkinson4. D’autres chercheurs ont utilisé des impulsions magnétiques au cerveau, avec
succès, dans le traitement de la dépression5. Même des morsures de serpents venimeux ont été neutralisées
par des électrothérapies sans aucun effet secondaire négatif.
Zapper électroniques et purificateurs sanguins : On peut maintenant se procurer plusieurs types
d’appareils électroniques antimicrobiens. Ceux-ci prennent leurs origines dans les années 1990, avec le « zap-
per » de Hulda Clark et le « purificateur sanguin » de Robert Beck. Hulda R. Clark N.D. est une microbiologiste
canadienne, et Dr Robert C. Beck ([Link].) était un ingénieur électrique américain. Les deux appareils semblent
avoir la capacité d’éliminer les parasites, bactéries, champignons et les virus de l’organisme à l’aide de courants
électriques pulsés de bas voltage. Le zapper de Clark fonctionne avec un courant de 9 V et à une très haute
fréquence d’impulsions, soit 30 000 Hz (Hz ou hertz est l’unité de fréquence de l’onde électromagnétique, qui
est égal à 1 cycle par seconde). Le purificateur sanguin de Beck fonctionne à un voltage entre 27 et 36 volts et
à une très basse fréquence de 4 Hz. Il semble que les microbes ne sont pas simplement éliminés par ce faible
courant électrique, mais subissent une transformation telle qu’ils perdent la capacité de se multiplier.
L’observation nous permet de croire que la plupart d’entre nous abritent des microbes cachés et
l’électrothérapie est un moyen simple d’en réduire leur nombre ou de les éliminer. Conséquemment,
je recommande l’électrothérapie comme un élément de base à tout programme d’amélioration de la santé,
de la même façon que je recommande le nettoyage intestinal et les tests d’allergies, et ce, peu importe si
un problème se manifeste ou non. En plus d’autres mesures, je considère l’électrothérapie comme une aide
précieuse dans le traitement des infections et des maladies infectieuses.
Pour utiliser le zapper Clark, tu tiens une électrode dans chaque main à travers lesquels circule le cou-
rant électrique. Afin d’établir un contact ferme, frotte tes mains dans l’eau salée et agrippe fermement les
électrodes. Un autre moyen est d’envelopper les électrodes de papier ou tissu absorbant humecté d’eau salée.
Si éprouves des difficultés avec tes mains et ne peux agripper l’électrode fermement, le meilleur contact peut
être obtenu en immergeant chaque main ou pied dans un bol d’eau salée avec les électrodes partiellement
immergées, mais seulement si aucune composante électronique ne se trouve dans la poignée. Après le dernier
traitement de la journée, rince tes mains et/ou pieds sous l’eau courante afin de dissiper l’électricité statique.
Dans le cas de traitement d’une infection locale ou d’une tumeur, applique un seul ou les deux électrodes
près de la région en question. Par exemple, pour un mal de gorge, applique une électrode de chaque côté
du cou. L’électrode négative, habituellement connectée à un fil noir, à tendance à piquer une peau sensible.
Tout comme avec les aimants, la main avec laquelle tu tiens une électrode en particulier est importante,
sinon tu pourrais te sentir faible après un traitement. Applique l’électrode négative sur le corps, là où la tu-
meur, la douleur, l’infection ou l’inflammation se trouve, et tiens l’électrode positive, celle avec le fil rouge, dans
l’autre main. Effectue des tests musculaires afin de déterminer le meilleur endroit où appliquer l’électrode.
129 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Demande à quelqu’un d’appuyer doucement vers le bas, ton bras soulevé à l’horizontale, en appliquant
l’électrode d’une façon et puis d’une autre. Le test qui démontre la plus grande résistance musculaire indique
l’endroit où tu dois appliquer l’électrode.
Normalement, on procède à un traitement de 7 minutes, trois fois par jour. La seconde séance doit se
tenir de 20 à 30 minutes après la première et la troisième après un même laps de temps. (Pour de plus amples
informations, voir l’ouvrage La Cure de toutes les maladies, de Hulda Clark. [Link]/fra/
ou [Link]).
J’ai trouvé le zapper Clark utile, mais le zapper Beck est plus efficace dans le cas d’infestation de microbes
ou de parasites dans le sang. Il semble qu’en raison de sa haute fréquence, le courant du zapper Clark, circule
primordialement à la surface de la peau, alors que le zapper Beck est spécifiquement conçu pour électrifier
et purifier le sang. C’est pour cette raison qu’il est parfois appelé un purificateur sanguin.
Avec le zapper Beck, les petites électrodes sont fixées directement au-dessus des artères. Tu peux donc
sentir un pouls sur l’avant-bras ou près des chevilles des deux pieds. Je recommande d’utiliser le purificateur
sanguin, initialement pour une période de deux mois à raison de 2 heures par jour et par la suite pendant un
mois par année (2 heures par jour également). Je ne suis pas au courant de quelconques dangers ou de contre-
indication, mais si tu es particulièrement électrosensible ou si un problème survient, cesse alors le traitement.
Semblable à toutes les thérapies naturelles, l’électrothérapie peut déclencher une crise de guérison. Dans ce
cas, interromps le traitement jusqu’au moment où tu te sens assez bien.
Le Dr Beck m’a prévenu que les cellules peuvent absorber des médicaments et des remèdes naturels à
un rythme nettement plus élevé pendant les traitements, dû à un processus appelé « électroporation », ce qui
pourrait causer une surdose médicamenteuse. À l’origine il recommandait de ne prendre aucun médicament
et autres remèdes potentiellement dangereux, incluant l’ail cru, pendant les semaines et les mois de traite-
ments. Par contre, lors d’entrevues subséquentes, il assouplit sa position et conseilla de prendre prudemment
les médicaments nécessaires ou les remèdes potentiellement dangereux après les traitements quotidiens plutôt
qu’avant. Il n’existe pas de preuves concluantes que le processus d’électroporation se produise avec les zappers
électroniques, ce qui me porte à croire que le Dr Beck faisait simplement preuve de prudence.
Utilisation du générateur d’impulsions magnétiques : Le Dr Beck a également conçu un généra-
teur d’impulsions magnétiques afin de traiter l’enflure des glandes lymphatiques et autres sites d’infection
et de tumeurs ainsi que d’autres parties du corps avec une mauvaise circulation sanguine. Une impulsion
magnétique forte, mais très brève conduit une faible charge dans les cellules et les fluides corporels. En plus
d’aider à éliminer les microbes, parasites et cellules cancéreuses, il semble également recharger et rajeunir
des cellules affaiblies. Cette technologie est basée sur des brevets américains dans lesquels des tests en
laboratoires ont démontré l’inactivation du VIH et la destruction de cellules cancéreuses.
L’effet le plus notable que j’ai observé en utilisant le générateur d’impulsions magnétiques est le sou-
lagement de la douleur, qu’elle soit au dos ou à la hanche, maux de dents ou le cancer, mais il était moins
efficace avec les maux de tête. Souvent la douleur ne revenait pas. De plus, la faiblesse oculaire et musculaire
s’améliorait. Que tu sois aux prises avec une maladie ou que tu désires améliorer ta santé, je recommande
d’utiliser fréquemment le générateur d’impulsion sur toutes les parties de ton corps que tu soupçonnes d’être
enflammées ou infectées. Utilise-le sur les glandes lymphatiques enflées (amygdales) et toutes les régions de ta
dentition ou de ta mâchoire qui ne sont pas complètement saines (ex. : là où une dent fut extraite ou s’il y a un
amalgame, une poche parodontale ou un déchaussement de la gencive. Traite toutes les glandes lymphatiques
dans le cou, les aisselles et à l’aine. Maintiens le générateur d’impulsion le plus près possible de la zone à traiter.
Une pulsation se produit généralement toutes les 2 à 5 secondes et le temps de traitement varie entre 10
et 30 minutes. Après 10 à 20 impulsions, tu peux passer à l’autre zone, en traitant successivement les glan-
des lymphatiques, tumeurs, articulations douloureuses, dents, organes ou tout autre endroit infecté. Cepen-
dant demeure plus longtemps sur les zones problématiques, jusqu’à 30 minutes si nécessaire, tel que pour le
soulagement de la douleur. Un nouveau générateur d’impulsions magnétiques fut récemment développé, qui
produit 10 pulsations ou plus à la seconde. Il semble fonctionner en créant un champ magnétique pulsé au lieu
de courtes pulsations individuelles. Je le trouve plus efficace que les générateurs plus lents.
Il existe d’autres types de générateurs d’impulsions magnétiques de faible intensité qui peuvent être utiles
afin de stimuler une régénération cellulaire. Par exemple, les champs de 2 à 7 Hz sont convenables dans le
130 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
traitement de désordres neurologiques, mais puisque l’intensité de leurs impulsions magnétiques est très faible,
ils ne semblent pas inhiber les microbes ou les parasites et pourraient même favoriser leur croissance. Afin de
neutraliser les microbes et parasites et d’éviter tous dommages aux cellules normales, le générateur d’impulsion
Beck est réglé au plus bas réglage de la puissance magnétique. Pour cette raison, les traitements pourraient
avoir à être effectués quotidiennement pendant plusieurs semaines voire même des mois afin de surmonter les
problèmes de santé graves et de longue date.
Un autre important aspect est d‘être conscient de la polarité des bobines. Un côté agit comme un pôle
magnétique Nord alors que l’autre comme un pôle Sud. Il est important d’utiliser correctement les pôles,
comme expliqué au Chapitre précédent : Magnétothérapie. Ceci n’est peut-être pas perceptible dans le cas
de pulsations magnétiques puissantes, puisque les deux polarités peuvent inhiber les signaux nerveux de la
douleur, et améliorer la santé générale en rechargeant les potentiels électriques endommagés des cellules. Par
contre, certaines autres conditions peuvent s’aggraver par l’utilisation erronée des pôles alors que l’utilisation
des pôles biologiquement compatibles peut procurer de meilleurs résultats dans les cas de douleurs, de mi-
crobes et dans le cas d’une amélioration générale de la santé, et surtout plus profondément dans le corps où la
force du pouls diminue rapidement. Lorsque tu tiens l’endos de l’unité de pulsations magnétiques, appelé une
palette, tiens-le avec la main qui bénéficie le plus de sa polarité.
Afin de déterminer quel côté de la palette est le nord et quel est le sud, place un petit aimant plat,
dont tu connais les polarités, sur le dessus d’une des faces de la palette et observe ce qui se passe lors de la
prochaîne pulsation. Les pôles semblables se repoussent. Donc, si l’aimant est rejeté, cela signifie que la po-
larité de la palette est la même que le pôle de l’aimant en contact avec elle. Mais si tu retournes l’aimant et la
pose de la même façon que précédemment, il ne devrait pas être rejeté. Identifie les polarités sur les palettes.
Si tu n’as pas de raisons spécifiques d’utiliser l’autre face, applique la polarité Sud sur ton corps. Si par contre
tu n’obtiens pas de résultats dans une période appropriée, essaie le côté Nord.
Pour plus de renseignements sur la médecine électrique ou magnétique, incluant des articles du Dr Beck
et des plans de construction de zapper et de générateurs de pulsations, voir [Link] (français),
[Link]/[Link] et [Link] (anglais). Tu peux également te procurer un de
ces appareils en visitant le site [Link].
131 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 20
MASSAGE ET THÉRAPIE VERTÉBRALE
Améliore l’activité de tous tes organes et glandes par le massage de ta colonne vertébrale et de ton corps.
Le massage est un outil thérapeutique efficace et généralement agréable. Il contribue à nous relaxer,
à détendre les muscles tendus et déloge les accumulations et congestions de fluides. Le massage effectué près
de la colonne vertébrale est particulièrement efficace pour stimuler l’activité des organes internes et des glan-
des. Ceci est dû au réseau de connexions nerveuses issues de la colonne vertébrale et de la multitude de points
d’acuponcture importants tout le long de la colonne.
Il y a un lien réflexe entre tous les systèmes organiques et la colonne vertébrale. Le mauvais fonctionnement
d’un organe produit un point de tension dans un endroit spécifique de la colonne, alors qu’un mauvais aligne-
ment de la colonne causera une tension dans un organe spécifique. De plus, divers points d’acuponcture le long
de la branche interne du méridien de la vessie, à proximité de la colonne vertébrale, sont liés à des organes
spécifiques. Aux deux côtés de chaque vertèbre (à moins de 2,5 cm du centre) il y a des points habituellement
non inclus dans les diagrammes standards du système de méridiens, mais qui sont reliés à certaines régions
de l’organisme.
Les bienfaits du massage : Un massage vertébral est à son mieux lorsqu’il est intégré dans un mas-
sage corporel général ou du dos. Pour un premier massage général, tu peux (ou non) utiliser une huile
de massage. Il est utile, mais non essentiel, de connaître des techniques de massothérapie. Frictionne, presse
et pétrit de façon naturelle. Une attitude bienveillante durant le massage est plus importante que la technique.
Fais glisser doucement tes pousses vers le bas, de chaque côté de la colonne (tu peux également utiliser tes
doigts ou tes jointures). Presse fermement le muscle pendant un moment et glisse vers l’autre vertèbre. Lorsque
tu atteins un point sensible, diminue quelque peu la pression et maintiens-la pendant plusieurs minutes en
l’accompagnant d’un léger mouvement circulaire. Augmente la pression lorsque la douleur diminue. Répète
plusieurs fois, en longeant la colonne vertébrale et t’attardant aux endroits sensibles. Ne frotte pas directement
sur les vertèbres.
D’autres points corporels qui requièrent une attention spéciale sont la base du crâne, le cou et les épaules,
le haut et le centre des omoplates, les fessiers, les hanches et les côtés et l’arrière de chaque genou.
Une autre technique de traitement des points musculaires sensibles le long de la colonne est d’appliquer
une pression des doigts, constante, mais modérée, sur chacun de ces points pendant environ 90 secondes.
Applique la pression latéralement vers la colonne et essaie de détendre le muscle traité afin de soulager la dou-
leur causée par une forte pression. Lors d’un traitement dans le haut de la colonne, soulève les épaules et lors
du traitement du bas, soulève la hanche. Pour le cou, laisse la tête bouger à la pression des doigts. Expérimente
de façon à trouver la position dans laquelle le muscle traité est le plus détendu. Le patient doit demeurer passif
durant le traitement et ne doit pas essayer de bouger par lui-même quelque partie du corps que ce soit.
Donne à ton partenaire un massage ou un massage par pression une fois par semaine. Le mieux est après
le bain ou la douche. C’est un excellent exercice pour développer une relation harmonieuse entre toi et un ami
ou ton partenaire. Pendant le massage, lorsque tu appliques de longs frottements, suit la direction du flux des
méridiens d’acuponcture (voir la Section 7).
Huiles de massage : Les huiles de massage topiques sont communément utilisées pour faire glisser
les mains sur la peau avec de longs frottements. Par contre, dans le cas de thérapies par pression, traite-
ments musculaires profonds et afin de ressentir les énergies, il est souvent préférable de ne pas huiler la peau.
Les huiles de massage peuvent également être choisies selon les besoins spécifiques de la personne recevant
le massage. Le médium américain Edgar Cayce a recommandé ce qui suit :
• Massage topique général : Huile d’arachide, 6 parties ; huile d’olive, 2 parties ; lanoline dissoute,
1 partie ; eau de rose, 2 parties ; bien mélanger avant l’utilisation.
133 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
• Mélange d’huile d’arachide et d’olive : 2 parties chacune et 1 partie de lanoline dissoute. Béné-
fique pour l‘arthrite et les rhumatismes, les effets secondaires de l’anesthésie, blessures accidentelles,
désordres rénaux, inconforts dus à la ménopause, sclérose en plaques, prostatite et toxémie.
• Huile d’arachide seule : Bénéfique pour l’apoplexie, arthrite, inflammation de la vésicule biliaire,
occlusion coronarienne, fatigue, troubles glandulaires, manque de vitalité, ménopause, sclérose en
plaques, paralysie agitante, paralysie, maladie de Parkinson, polio, mauvaise circulation et les ulcères
d’estomac. Il est avant tout préférable de réchauffer le corps sous une lampe à infrarouge ou en
l’exposant au soleil pendant et après le massage à l’huile.
• Huile de ricin : Bénéfique pour l’arthrite, douleurs au dos, contractions et spasmes, rhumatismes et
toutes douleurs musculaires et articulaires. Fais pénétrer l’huile de ricin très chaude dans les régions
affectées, en utilisant de préférence une lampe à infrarouge ou le soleil pour chauffer la peau afin de
favoriser une meilleure absorption.
• Disparition des cicatrices : Mélange 1 ou 2 parties d’huile camphrée avec 1 partie d’huile
d’arachide. Fais pénétrer dans les tissus cicatrisés 1 fois par jour pendant plusieurs mois.
Alternativement (ou en complément) tu peux utiliser de l’huile de vitamine E.
• Beurre de cacao : Il stimule la circulation des régions massées et fortifie le système nerveux
et les fonctions d’élimination. Il est particulièrement utile pour masser les bébés et les jeunes enfants
le long de la colonne vertébrale. Il favorise le développement de l’organisme et protège contre la con-
gestion crânienne. Afin d’augmenter la dimension des seins sous-développés, masse autour des glan-
des sous les bras et sous les seins. Le massage direct des seins avec le beurre de cacao combiné avec
de l’eau d’alun fut recommandé par Edgar Cayce afin d’en diminuer la grosseur. Tu peux utiliser du
beurre de cacao fondu seul ou dans un mélange d’huiles de massage.
Ajoute différentes huiles aromatiques pour leurs odeurs ou pour toutes propriétés curatives additionnelles
qu’elles peuvent offrir. L’huile d’olive doit être extra-vierge et l’huile d’arachide pressée à froid. Entrepose-les
dans un endroit sombre et frais. Écrase des capsules d’huile de vitamine E afin de l’ajouter à l’huile de mas-
sage. Une petite quantité d’huile de massage peut être légèrement chauffée avant son application sur le corps.
Je ne suis pas d’accord avec l’utilisation d’huiles polyinsaturées en tant qu’huile de massage, parce que celles
rancissent facilement.
Soulager les douleurs musculaires : La douleur musculaire est généralement attribuable à un muscle
contracté ou spasmodique. La douleur peut être causée par la pression d’un nerf ou une condition inflam-
matoire qui résulte d’une sur-acidité des tissus. La cause originale peut provenir d’une blessure ou d’une su-
rutilisation du muscle, mais quoi qu’il en soit, ceci cause une accumulation d’acide lactique dans le muscle qui
empêche le calcium de s’extraire des fibres musculaires permettant au muscle de se détendre. La circulation
sanguine et lymphatique dans le muscle contracté est grandement diminuée. Conséquemment, l’acide lactique
se retire très lentement de l’organisme et l’apport en oxygène dans les muscles est faible. D’où la douleur.
Dans cette condition, une sollicitation répétée de ce muscle génère davantage d’acide lactique qui le
garde contracté, et, affaibli ou douloureux. Si la condition devient permanente, la région tend à se calcifier
graduellement, tel que deux vertèbres peuvent se fusionner ou une articulation peut s’immobiliser. La solution
réside dans l’utilisation de thérapies appropriées dans le but de détendre le muscle et d’accroître la circula-
tion sanguine et lymphatique dans la région, comme prendre une période de repos afin de permettre à l’acide
lactique de s’évacuer. La chaleur, telle qu’une bouillotte, un bain chaud ou des frottements, accélère grande-
ment ce processus. Des sels d’Epsom ou du chlorure de magnésium ajoutés à l’eau du bain favorisent la détente
musculaire par l’action du magnésium qui déloge une partie du calcium hors du muscle. Ajouter du bicar-
bonate de sodium à l’eau du bain ou en cataplasme aide à réduire l’hyperacidité du muscle. Du magnésium
et/ou un alcalinisant peut être pris de façon interne ; le MSM, par exemple, prit de façon interne, mais égale-
ment en application externe, accélère généralement ce processus.
Une façon rapide, mais tout de même douloureuse d’apaiser un muscle tendu est d’y appliquer une pres-
sion pendant plusieurs minutes. En plus ou au lieu de cela, un massage musculaire en profondeur accélère
grandement la circulation lymphatique et sanguine dans le muscle ; presse, pétrit et frictionne la région
134 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
problématique. D’autres mesures supplémentaires comprennent la chromothérapie (thérapie par la couleur)
de lumière bleue, le pôle Sud d’un aimant, un champ magnétique pulsé, la réflexologie et des thérapies par
l’acuponcture et les méridiens. (Consulte les Chapitres appropriées dans ce livre).
Favoriser la correction vertébrale : Il est fréquent qu’un problème de santé soit intensifié par un
désalignement de la colonne vertébrale. Des facteurs héréditaires, l’ingestion d’aliments incompatibles et des
émotions négatives ou refoulées peuvent causer une suractivité ou une sous-activité des fonctions glandulaires
et organiques qui, à son tour, affaiblit ou raidit les muscles dans les zones réflexes correspondantes du dos.
La même chose peut survenir en raison d’une activité musculaire intense d’un seul côté du dos, ce qui cause
une tension inégale des muscles de la colonne. Une vertèbre peut alors se désaligner facilement, causant
une pression sur les nerfs émergents de la colonne vertébrale et en conséquence provoque de la douleur
ou un mauvais fonctionnement.
Donc, la plupart des gens aux prises avec des problèmes de santé bénéficieront au préalable d’un ajuste-
ment de la colonne vertébrale. Si par contre les muscles ne sont pas équilibrés simultanément, la correction
sera de courte durée et tu pourrais devenir un visiteur régulier du chiropraticien. Ceci n’est pas nécessaire.
Essaie de consulter un ostéopathe ou un chiropraticien qui pratique l’équilibrage musculaire en plus d’effectuer
des ajustements. En travaillant avec un ami, vous pouvez vous équilibrer mutuellement. Voici quelques con-
seils :
• Pour les de maux de dos, commence par déterminer, au moyen de pressions, quel côté du dos
est le plus sensible.
• Trace le méridien de la vessie du côté sensible avec le pôle Sud d’un aimant (ou d’un doigt énergisé),
du pied à la tête, et ce, plusieurs fois. Puis trace le méridien de la vessie de l’autre côté, cette fois de
la tête au pied avec le pôle Nord de l’aimant. Dans les cas de problèmes au cou, épaules et hanches,
trace le méridien de la vésicule biliaire de la même façon (des diagrammes des méridiens sont présen-
tés à la Section 7).
• Effectue de l’acuponcture, de la réflexologie, ou applique le pôle Sud d’un aimant puissant aux
endroits douloureux de l’oreille.
• Applique une pression sur le muscle sensible jusqu’à ce que la douleur se dissipe, puis appuie plus
fort en effectuant des mouvements circulaires avec le pouce, la jointure ou le coude utiliser pour
appliquer la pression.
• Vérifie s’il y a d’autres points sensibles dans la même région et traite-les de la même façon.
Il arrive fréquemment que des vertèbres désalignées se réalignent d’elles-mêmes pendant
les exercices d’étirements dorsaux subséquents ou avec des exercices de la tête et du cou.
En règle générale, le cou et les épaules sont affectés par les organes ainsi que les méridiens de la vésicule
biliaire. Quant au haut du dos, il est affecté par les poumons et le cœur, le milieu du dos par l’estomac et le
pancréas, la partie inférieure de la cage thoracique par les reins et le bas du dos par les intestins et les organes
sexuels. Les problèmes au foie se manifestent souvent par de la douleur près du bas de l’omoplate droite.
Une des meilleures méthodes d’amélioration du dos est de se tenir régulièrement en position inversée
(la tête en bas), à l’aide d’un appareil d’inversion ou de tout autre dispositif approprié. Appliquer une traction
sur la nuque améliore le haut de la colonne.
Comment effectuer un choc vertébral : Contrairement à l’apparence brutale du terme, il s’agit d’un
moyen efficace et sans danger pour stimuler et fortifier des organes et parties du corps affaiblis. Le principe
général est la stimulation des nerfs émergeant de la colonne vertébrale à l’aide de tapotements légers et rapides
sur certaines vertèbres. Utilise le côté de ta main ou tes jointures afin de tapoter rapidement (mais pas trop
fort) la vertèbre voulue pendant environ 30 secondes, puis laisse-la reposer ou traite une autre vertèbre pendant
30 secondes et retourne à la première. Répète ce processus de 5 à 8 minutes.
Pour une amélioration générale de la santé, stimule chaque vertèbre, sur toute la longueur de la colonne
avec cette méthode. Tapote plus fermement dans le bas de la colonne, mais très légèrement au niveau de la
nuque. Laisse ton patient ou partenaire t’informer de la fermeté avec laquelle tu peux tapoter, de façon à ce que
135 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
le traitement soit stimulant et agréable. Ce traitement peut être répété quotidiennement, hebdomadairement
ou lorsque possible. Si le tapotement provoque de la douleur, consulte un professionnel de la santé. Si au lieu
d’une stimulation, un apaisement est requis, essaie d’appliquer une douce pression prolongée, en variant
graduellement l’intensité, sur la vertèbre appropriée.
Sélectionner la vertèbre selon la condition correspondante : Pour ce faire, voici quelques balises générales.
Nous avons 7 vertèbres cervicales (C), 12 vertèbres dorsales ou thoraciques(D) et 5 lombaires (L), en plus
du sacrum et du coccyx.
Vertèbres cervicales (C) :
1: Tête, cerveau, glande hypophyse, système nerveux sympathique
2: Yeux, langue ; problèmes d’ouïe, sinus, allergies, évanouissements
2-3: Maux de tête, pression prolongée entre C2 et C3
3: Joues, dents, oreille externe ; acné, eczéma, névralgie, névrite
4: Nez, lèvres, bouche, trompe d’Eustache ; catarrhe, rhume des foins
5: Cordes vocales, glandes du cou ; problèmes à la gorge, pharynx
6: Muscles du cou, épaules ; amygdales, problèmes aux bras
7: G
lande thyroïde, goitre, épaules, coudes, contraction des organes internes, contraction d’un cœur
dilaté, normalise la pression sanguine ; bursite, saignements de nez, évanouissements, angine, palpita-
tions, tachycardie (pouls rapide), maladies pulmonaires et rénales, diabète (C7 est la vertèbre la plus
proéminente à la base de la nuque. Utilise-la comme repère afin d’identifier les autres vertèbres).
Vertèbres dorsales ou thoraciques (D) :
1: Avant-bras, mains, œsophage, trachée ; asthme, toux, problèmes respiratoires, thymus
2: Cœur, artères coronaires, poumons ; douleurs à la poitrine
2-3: Pour le hoquet, applique une pression entre D2 et D3
3: Poumons, seins ; augmente la sécrétion du lait, contracte la vésicule biliaire, œsophage, pylore ;
dilate le cœur et les vaisseaux périphériques, réduit la pression sanguine
3-4: Tapote les deux pour le développement des seins
4: Contracte et vide la vésicule biliaire, augmente les sécrétions du pancréas ; jaunisse, hépatite, zona
5: Foie, plexus solaire, ouvre le pylore et vide l’estomac ; basse pression, mauvaise circulation, anémie
6: Estomac ; indigestion, brûlements d’estomac, dyspepsie
6-7: Tapote les deux afin de dilater les reins ; néphrite
7: Pancréas, duodénum ; diabète, ulcères, gastrite
8: Rate, diaphragme ; hoquet
9: Glandes surrénales, dilate la vésicule biliaire ; allergies, colique biliaire
10: Reins ; dilate le pancréas et les vaisseaux sanguins, réduit la pression sanguine ; néphrite, ataxie,
anémie
11: Reins, urètre ; dilates le cœur, estomac, foie, rate, artères abdominales, intestins, augmente l’apport
de sang aux poumons, spasmes, diarrhée nerveuse, angine, problèmes de peau
12: Intestin grêle, trompes de Fallope ; contracte les reins ; affecte la circulation de la lymphe ; associée
à un gonflement de la prostate.
136 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Vertèbres lombaires (L) :
1: Gros intestins ; constipation, diarrhée, colite, hernie
2: Appendice, abdomen, haut des jambes ; crampes, varices
3: Organes sexuels, ovaires, testicules ; vessie, genoux, problèmes menstruels, impuissance, inconti-
nence
4: Prostate, muscles du bas du dos ; nerf sciatique, lumbago et maux de dos ; miction difficile,
douloureuse ou trop fréquente
5: Bas des jambes, pieds ; contracte la vessie ; crampes aux jambes, pieds froids.
Sacrum : Os de la hanche, fessiers ; conditions sacro-iliaques.
Coccyx : Rectum, anus ; hémorroïdes, démangeaisons.
Drainage lymphatique par le massage : Au début des années 1900, le docteur en médecine danois
E. Vodder a développé une méthode de massage dans le but de drainer le liquide lymphatique manuellement.
Elle a été conçue pour améliorer la circulation lymphatique et accélérer le transport des résidus des tissus
jusque dans le sang à partir duquel ils peuvent être éliminés par les reins. Un système lymphatique conges-
tionné ou stagnant est la cause première des infections, inflammations et des maladies dégénératives.
La lymphe circule vers le haut par les jambes jusqu’aux ganglions de l’aine et par les bras jusqu’aux gangli-
ons des aisselles. À partir de l’aine et de l’abdomen, la lymphe s’accumule dans le canal thoracique qui circule
le long du centre du corps et, avec la lymphe du côté supérieur gauche du corps, s’écoule dans la grosse veine
sous la clavicule gauche. La lymphe du côté supérieur droit, quant à elle, rejoint une veine sous la clavicule
droite.
Le massage lymphatique doit débuter et se terminer par la chaîne de glandes ou ganglions, de chaque
côté du cou, allant de sous les oreilles jusque dans le creux de la clavicule. Pour masser les membres, Vodder
enseignait des mouvements légers, circulaires et lents avec les quatre doigts de la main, mais non le pouce. Ces
mouvements peuvent se faire dans le sens horaire ou antihoraire (lequel te semble le plus confortable), mais
ne change pas de direction pendant le massage. La peau doit se déplacer légèrement sur les tissus sous-jacents.
Généralement, 5 cercles sont effectués à chaque endroit, à raison d’un cercle par seconde. Varie la pression
des doigts pendant les mouvements circulaires afin de simuler un effet de pompage. Puis déplace tes doigts
d’environ 5 cm le long du membre et répète les mouvements circulaires. Pendant le massage, le membre doit
être soulevé tout en étant bien supporté et détendu afin de favoriser le reflux de la lymphe.
Pour masser un bras, débute par le haut près de l’aisselle et masse de façon circulaire (10 rotations).
Fais la même chose à l’intérieur des coudes et termine en effectuant 5 rotations en remontant de la paume
jusqu’à l’aisselle. Fait la même chose avec les jambes. Effectue 10 rotations près de l’aine, puis derrière le genou
et finalement du pied jusqu’à l’aine.
Le long du tronc, des aines vers le haut, applique des pressions ascendantes fermes et continues, jusqu’aux
clavicules. Effectue également cette procédure le long de la colonne vertébrale ainsi qu’aux côtés du dos. Cepen-
dant, le même bienfait du drainage lymphatique du tronc peut être obtenu si le patient, couché sur le dos,
effectue des mouvements de bicyclette avec les jambes. Ces mouvements doivent être effectués parallèlement
au sol ou mieux encore, verticalement en position d’équilibre sur les épaules. Effectue cet exercice 1 minute
avant et après le massage de drainage des jambes afin de faire de la place dans le tronc pour recevoir la lymphe
des jambes. Les varices, blessures et tumeurs ne doivent pas être massées. Les individus aux prises avec des
maladies avancées doivent activer leurs organes d’élimination avant d’utiliser cette méthode. En cas de doute,
consulte ton professionnel de la santé.
137 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 21
HYDROTHÉRAPIE, CATAPLASMES ET LAVEMENTS
Utilise l’eau afin de détendre et soulager les conditions douloureuses.
L’hydrothérapie, soit l’utilisation de l’eau dans le traitement de maladies, inclut des pratiques telles que
l’ingestion de grandes quantités d’eau dans le but de vidanger les toxines, prendre des bains chauds et froids,
des saunas, cataplasmes et lavements. Il est préférable, si possible, d’utiliser de l’eau non chlorée parce qu’elle
est moins irritante pour la peau.
Bains chauds : Les bains chauds sont utiles pour soulager la douleur et les raideurs, pour déloger
les toxines accumulées sous la peau et pour assainir la peau d’infections fongiques. Augmente graduellement
la température de l’eau du bain, jusqu’à ton niveau de tolérance. Reste submergé, à l’exception de la fig-
ure, de 10 à 20 minutes. Dans le cas de conditions associées à une carence en magnésium, ajoute de 500 g
à 5 kilos de sel d’Epsom à l’eau. Plus la douleur, la tension ou la rigidité est vive, plus grande doit être la quan-
tité de sels utilisée.
Accoutume-toi à la chaleur des bains en augmentant graduellement la durée et la température de l’eau
en plusieurs occasions successives. Demande à quelqu’un de se rendre disponible au besoin, particulièrement
si tu as des problèmes de cœur. Ne prends pas de bains chauds ou n’utilise pas de sel d’Epsom dans le cas
de basse pression, fatigue, veines distendues ou de faiblesse cardiaque et sois prudent si ta pression sanguine est
élevée. Ton corps doit être complètement submergé, mais tu peux te rafraîchir le front à l’aide d’une compresse
froide.
Afin de soulager une dermatite, place un sac de mousseline scellé rempli jusqu’à 1 kg de son dans le bain
chaud et immerge-toi complètement. Afin de soulager la démangeaison de la peau, ajoute une pleine cuillère de
bicarbonate de sodium à l’eau. En cas d’arthrite, si un bain chaud complet s’avère trop intense pour toi, prends
alors des bains de pieds ou de mains, auxquels tu ajoutes du sel d’Epsom, pour te soulager.
Après le bain, couvre-toi d’une grande serviette et, sans te sécher, prends place dans un lit et couvres-toi
afin de provoquer une sudation ; restes-y 30 minutes ou toute la nuit. Ensuite, un massage complet ou même
léger avec de l’huile d’olive ou d’arachide est conseillé.
Bains de surchauffe : La méthode qui suit peut être utilisée dans un but d’amélioration générale
de la santé et dans le but de surmonter des infections chroniques. Par contre, je la déconseille en tant que
traitement spécifique pour le cancer. Il ne semble être efficace que lorsque le niveau de glycémie est bas
(ex. : si tu n’as pas mangé depuis un moment) et que la température de l’eau est élevée. Autrement, la croissance
des tumeurs pourrait être stimulée. Pour ceux sans cancer, il est bénéfique de prendre occasionnellement des
bains de surchauffe suivi d’une sudation – en d’autres mots, prendre un bain qui surchauffera ton organisme.
Les cellules cancéreuses et les virus s’affaiblissent et commencent à mourir dans des environnements supéri-
eurs à 40 °C — 41 °C, alors que les cellules normales peuvent supporter des températures plus élevées. Ceci
explique l’effet curatif d’une forte fièvre sur le cancer et les maladies infectieuses. Dans le cadre de traitements
maison ou auto-traitement, une fièvre thérapeutique peut être provoquée avec des bains de surchauffe.
Débute avec un bain très chaud et ajoute graduellement plus d’eau chaude, jusqu’à ce que l’eau du bain
atteigne une température de 42 °C. Au début, ne reste pas dans le bain plus de 10 minutes à cette température,
mais prolonge graduellement cette période jusqu’à 20 ou 30 minutes. Si tu désires poursuivre un traitement
régulier de surchauffe, augmente alors la température de 1 °C chaque semaine jusqu’à un maximum de 47 °C.
Si l’augmentation de température hebdomadaire s’avère trop intense, augmente-la plus graduellement.
Si tu ne peux te rendre à la température maximale, prolonge la durée du bain à 1 heure, à la plus haute tem-
pérature que tu puisses supporter. Pendant et après le bain, bois plusieurs verres d’eau pure afin de remplacer
la perte de fluides.
139 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Par mesure de précaution, laisse la porte de la salle de bain ouverte et assure-toi de la présence de
quelqu’un pour t’aider. Tu es en sécurité le temps que tu es dans l’eau, le risque se situe lorsque tu quittes
la baignoire.
Conséquemment, observe strictement les règles suivantes :
• Si tu dois soudainement quitter la baignoire, allonge-toi de nouveau le plus rapidement possible.
• Demeure dans la baignoire jusqu’à ce que l’eau se soit complètement évacuée, ou encore, ajoute de
l’eau froide jusqu’à ce que l’eau soit tiède. Reste dans cette eau plus fraîche de 10 à 15 minutes.
• Assèche-toi seulement en position assise, jamais debout. Ensuite, couvre-toi de draps et de couverture
afin de suer pendant 1 heure, tout au plus.
• Ne prends pas de bains de surchauffe si tu ne te sens pas bien.
Bains chauds : Ceux-ci sont excellents pour la détente. Reste dans le bain de 10 à 20 minutes. Des huiles
parfumées peuvent y être ajoutées. Demeurer dans un bain chaud ou très chaud pour plus de 30 minutes peut
être épuisant. Si une stimulation est souhaitée, un bain chaud ou très chaud doit être suivi d’un bain froid, un
bain de siège ou une douche froide. Tu peux également prendre des douches chaudes et froides en alternance
ou te frotter la peau avec une éponge d’eau froide. La stimulation à l’eau froide est particulièrement impor-
tante dans les cas de basse pression et de veines distendues.
Bains de siège : Afin de favoriser l’élimination intestinale et améliorer la condition des glandes et orga-
nes sexuels, un bain de siège est excellent. Après un réchauffement du corps par de l’exercice ou un bain ou
une douche chaude, assieds-toi pendant 1 minute dans environ 20 cm d’eau froide. Le temps de la séance peut
être prolongé à 3 minutes. Garde tes pieds hors de l’eau.
Douches : Pour une stimulation générale et une amélioration de la circulation, prends des douches
chaudes et froides, en alternant 3 fois entre le froid et le chaud, en commençant par le chaud et en terminant
par le froid.
Bains de pieds : Pour accroître la circulation dans des pieds douloureux ou brûlants, ajoute de l’acide
tannique ou de la poudre de moutarde dans le bain de pieds chaud. Afin de garder tes pieds chauds, tu peux
substituer avec du poivre de Cayenne. Prends des bains de pieds chauds et froids en alternance en cas de pro-
blèmes de jambes.
Cataplasmes d’eau : Pour faire un cataplasme, plie un linge laineux ou de coton en plusieurs couches,
trempe-le dans l’eau chaude ou froide, essore-le légèrement afin d’enlever l’excédent d’eau et place-le sur la
région voulue. Un cataplasme chaud peut être utilisé pour le soulagement de la douleur musculaire, mais
est plus efficace lorsque combiné avec du sel d’Epsom. Les cataplasmes froids sont efficaces pour l’insomnie,
fièvre, indigestion nerveuse et les flatulences, maux de tête, maux de gorge, œdèmes et entorses. En cas de fièvre,
le cataplasme peut être changé tous les 5 à 10 minutes, alors que pour la détente, il peut rester en place pendant
un long moment. Dans le cas d’insomnie et d’indigestion nerveuse, place le cataplasme froid sur l’abdomen.
Cataplasmes d’huile de ricin : Ils sont excellents pour l’amélioration des fonctions intestinales et
la stimulation du système immunitaire, ainsi qu’avec des problèmes de glandes sexuelles et de vessie. Les
cataplasmes d’huile de ricin sur l’abdomen devraient être utilisés au début de toutes tentatives sérieus-
es de remise en santé, particulièrement en cas de problèmes de digestion, au foie, à la vésicule biliaire ou
au pancréas, ou si tu es atteint d’arthrite, de cancer ou toute autre maladie dégénérative. Les cataplasmes
d’huile de ricin chauds peuvent être appliqués directement sur les régions affaiblies, douloureuses ou enflées
du corps, par exemple, sur des yeux affaiblis, dans les cas de cataractes ou de glaucome, torticolis, douleurs
dorsales, genoux enflés ainsi que sur les kystes et tumeurs. L’utilisation fréquente de cataplasmes d’huile de
ricin donne fréquemment d’excellents résultats là où d’autres méthodes échouent.
Afin de préparer le cataplasme, chauffe l’huile avec précaution (elle brûle facilement), immerge un linge
laineux dans l’huile et plie-le en 3 ou 4 couches. Couvre l’abdomen, à partir du creux de l’estomac, incluant
le bas de la cage thoracique, jusqu’à l’os pubien. Si le linge n’est pas assez grand, déplace-le chaque jour du
traitement de façon à ce que toute la région soit couverte. Favorise davantage la région du foie à droite, sous
la cage thoracique et toutes autres parties problématiques ou douloureuses.
140 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Recouvre le linge d’une pellicule plastique sur laquelle tu places une bouillotte chaude, puis enveloppe
le torse d’une grande serviette et fixe-la fermement. Si porté au lit, installe une couverture plastique afin que tu
puisses te coucher dessus ou utilise de vieux draps, puisqu’il se peut que le cataplasme coule ou suinte. Laisse-le
en place pendant 1 ou 2 heures ou pour la nuit. Par la suite, on peut essuyer une peau devenue sensible avec
de l’eau contenant du bicarbonate de sodium. Pour un usage répété, garde le cataplasme dans un contenant,
en ajoutant de l’huile au besoin, à chaque utilisation.
Répète ce processus de 3 à 5 jours puis interrompt le cycle pendant quelques jours. Répète cette série aussi
souvent que nécessaire. Pendant ou après une période d’application du cataplasme sur le foie et l’abdomen,
prends plusieurs cuillères à table d’huile d’olive au coucher pour inciter la vésicule biliaire à se vider.
Cataplasmes de sel d’Epsom : Ils sont recommandés pour l’arthrite, névrite, paralysie, douleurs au
dos, tensions musculaires, colites, infections et problèmes rénaux. Dissous suffisamment de sel d’Epsom
dans l’eau chaude pour en faire une solution saturée (jusqu’à ce que le sel ne se dissout plus). Trempes-y
le linge et applique-le, chaud, sur la peau. Garde le cataplasme au chaud à l’aide d’une bouillotte. Option-
nellement, le sel d’Epsom peut être étendu généreusement sur un linge chaud humide et appliqué. Laisse le
cataplasme en place de 1 à 2 heures. Répète si nécessaire.
Cataplasmes de sel gemme : Un cataplasme de gros sel gemme (sel de minerai non raffiné) chaud est
efficace dans le soulagement de douleurs musculaires, particulièrement les maux de dos. Couvre une bouillotte
d’un linge humide couvert d’une épaisse couche de gros sel gemme. Étends-toi en plaçant la région douloureuse
sur le cataplasme ou si plus approprié, place celui-ci sur la région douloureuse (le côté salé en contact avec
la peau). Garde-le aussi chaud qu’il t’est possible de supporter pendant 1 heure ou 2. Au besoin, rajoute du sel
afin de répéter le cataplasme.
Cataplasmes de miel : Les cataplasmes de miel ont une excellente réputation dans la guérison de bles-
sures ou d’ulcères infectés et ils sont utilisés comme thérapies alternatives contre le cancer afin de détruire
les tumeurs et soulager la douleur. Ils sont non seulement efficaces pour les problèmes situés près de la peau,
mais également peuvent aider avec des problèmes tels que la douleur. Le miel doit être pur et ne doit pas
avoir été chauffé. Étends une épaisse couche de miel sur la région affectée et couvre-la d’un linge. Dans le cas
de problèmes de longue date, continue quotidiennement à rajouter du miel et garde la région couverte la plupart
de temps ou tout le temps pendant plusieurs semaines. L’efficacité est grandement accrue si quelques gouttes
de peroxyde d’hydrogène à 35 % sont ajoutées au miel. Procure-toi, si possible, du miel qui n’est pas coulant
parce que le peroxyde le rendra encore plus liquide. Le miel cristallisé fonctionne bien également.
Cataplasmes d’oignon : Les cataplasmes d’oignon sont indiqués pour l’asthme, bronchite, rhume, pneu-
monie et pour déloger le flegme des voies respiratoires. Enveloppe un gros oignon dans du papier aluminium
et cuis-le jusqu’à ce qu’il ramollisse. Réduis-le en purée dans son jus et étends-le sur le haut de la poitrine et la
gorge. Couvre cette région de pellicule plastique ou d’un linge et garde-le au chaud à l’aide d’une bouillotte,
pendant 1 à 2 heures. Répète au besoin. Ne consomme pas l’oignon parce que la cuisson avec l’aluminium doit
être évitée.
Cataplasmes de pommes de terre : Les cataplasmes de pommes de terre sont excellents pour les yeux
irrités et affaiblis ainsi que pour la cécité et les cataractes. Râpe une pomme de terre réfrigérée ; utilise pré-
férablement la partie extérieure de vieilles pommes de terre de culture biologique. Couvre les yeux de cette
pulpe de 30 à 60 minutes. Tu peux mettre la pomme de terre dans une gaze si tu le désires.
Cataplasmes de feuilles de chou : Les feuilles externes fraîches de choux verts possèdent un potentiel
curatif lorsqu’elles sont appliquées sur des parties affaiblies ou enflammées du corps. Maintiens 1 ou 2 feuilles
en place sur l’abdomen et le foie, à l’aide d’une serviette autour de la taille. Fais-le fréquemment. Tu peux
enlever la partie centrale de la feuille et y faire rouler une bouteille (ou un rouleau quelconque) afin d’aplanir
les nervures, spécialement si elle est destinée à être appliquée sur un endroit où la peau est sensible. Si aucune
feuille externe n’est disponible, tu peux également utiliser les feuilles internes d’un vert plus pâle. Les feuilles
défraîchies sont inutiles pour ces cataplasmes. Les feuilles de chou sont particulièrement bénéfiques pour
les mastites. Dans le cas de conditions sérieuses, applique des feuilles de chou 24 heures par jour, en les
renouvelant à tous les 4 à 6 heures. En cas de cancer, applique une feuille au-dessus du site de la tumeur ainsi
que sur l’abdomen et le foie.
141 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
Cataplasmes de feuillage vert : D’autres feuillages verts comestibles peuvent être appliqués sur des
régions problématiques, entières ou en purée. Afin de couvrir des blessures fraîches, prends de la pulpe mâchée
de pousses de blé ou d’orge et applique cette pulpe sur la blessure.
Agents brûlants : L’application d’agents brûlants et d’irritants cutanés procure le soulagement le plus
rapide pour l’arthrite et les conditions inflammatoires qui y sont associées. Le principe est de soustraire,
à travers la peau, les toxines et les blocages énergétiques de l’organisme. Des liniments, compresses et emplâtres
peuvent être utilisés. Pour ce faire, des produits adéquats sont la pâte de moutarde ou de Cayenne, ail, huile
de wintergreen (thé des bois) ou encore la sève blanche de la papaye ou la figue. Au départ, ils peuvent causer
des rougeurs sur la peau, ce qui peut apporter un certain soulagement, mais lorsqu’ils sont appliqués pendant
une période suffisamment longue et sous une forme concentrée, ils produiront des cloques, ce qui est en soi
une réponse thérapeutique beaucoup plus efficace.
Si la peau est insensible, il est plus efficace de la piquer à plusieurs endroits afin de provoquer mécanique-
ment une irritation avant d’appliquer l’irritant cutané. Couvre la région d’un linge ou d’une pellicule plastique
jusqu’à l’apparition des cloques. Les cloques plus volumineuses peuvent être drainées en premier. Couvre la
région cloquée avec des feuilles de chou fraîches. Dans le cas de conditions de longue date, le cataplasme
d’agent brûlant peut devoir être répété plusieurs fois.
Escarotiques : La méthode la plus efficace pour soigner les cancers de peau, mélanomes et tumeurs
près de la peau, et possiblement les tumeurs aux seins, est d’appliquer un agent escarotique. Ce sont des
remèdes caustiques, contenant habituellement du chlorure de zinc et de l’herbe Sanguinaire du Canada comme
ingrédients principaux. Ceux-ci sont disponibles chez certains commerces de produits naturels et naturopathes.
Les cancers de peau peuvent s’enflammer pendant quelques jours, puis produire du pus séché (une escarre),
pour ensuite tomber après une dizaine de jours.
Afin d’atteindre une tumeur sous la peau, telle qu’une tumeur au sein, il peut être nécessaire de laisser
la pâte en place pendant 2 ou 3 jours et appliquer de la pâte fraîche plusieurs fois dès que s’élimine le pus qui
s’y est développé. Garde couvert à l’aide d’un tampon enduit de Vaseline qui peut devoir être changé fréquem-
ment. Cette procédure cause habituellement une forte inflammation locale ainsi qu’une enflure du sein, des
rougeurs et de la douleur pendant plusieurs jours. Plus le sein est gros et la tumeur profonde, plus il est difficile
pour le produit escarotique de se « creuser » un chemin assez profond pour atteindre la tumeur. De nouvelles
applications seront donc nécessaires.
Bien que cette méthode soit plus inconfortable et plus longue qu’une chirurgie, un avantage notable
est que les escarotiques ont la réputation de ne pas provoquer de tumeurs secondaires dans d’autres organes.
Tu peux alléger ton inconfort pendant cette période en prenant des analgésiques et entreprendre des mesures
anti-inflammatoires. Pour plus d’informations sur les pommades escarotiques contre le cancer, voir [Link]-
[Link] et [Link] (anglais).
Cataplasmes de viande : Un remède d’antan utilisé pour extraire les poisons de l’organisme est
de placer de la viande hachée fraîche et crue sous les pieds pendant plusieurs heures ou durant la nuit.
Remplace la viande plusieurs fois au besoin. La viande devient alors empoisonnée, donc n’y touche pas ;
il est préférable de l’enterrer. Tu peux également employer cette méthode (en plus d’autres mesures) dans
les cas d’empoisonnements accidentels ou de morsures de serpent venimeux ou d’insectes. La viande crue peut
également être placée sur une tumeur maligne afin d’en extraire les poisons ; ici encore, ne touche pas à la
viande lorsque tu la retires de la peau.
Lampe chauffante à infrarouge : Au lieu d’un cataplasme chaud, tu peux faire pénétrer un remède
et exposer une région affectée à la chaleur d’une lampe à infrarouge. Dans le cas de douleurs arthritiques
dans le genou ou à la hanche ou de maux de dos, utilise de l’huile d’arachide, de ricin ou une solution de
sel d’Epsom ou de chlorure de magnésium. Tu peux également ajouter d’autres ingrédients bénéfiques à la
solution de magnésium, tels que la glucosamine et le MSM. Expose la région affectée à la chaleur de 15 à 60
minutes et applique davantage de remèdes, que tu feras pénétrer dans la peau, dès que celle-ci s’assèche.
Assainissement intestinal : La plupart des échecs encourus lors de programmes de remise en santé
se produisent parce que le nettoyage intestinal est négligé. Les toxines sont alors réabsorbées par l’intestin
et s’accumulent dans le sang, causant ou contribuant au développement d’allergies, furoncles, cancers, rhumes,
142 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
eczéma, fatigue, inflammation, irritabilité, manque de concentration, problèmes menstruels, maladies men-
tales, migraines, enflures et toxémies. De plus, la constipation est un facteur principal de calculs biliaires,
problèmes de foie et probablement de cancer des intestins.
Augmenter la fréquence de selles à 2 ou 3 par jour n’est qu’un premier pas. Plus important encore
que la fréquence de selles est la rapidité avec laquelle les résidus alimentaires se déplacent dans l’intestin
(appelé période de transit). Afin de vérifier, mange un aliment très coloré (ex. : betteraves rouges ou du maïs
sucré en épis) lors d’un repas du soir. Un intestin en santé devrait avoir éliminé toute matière colorée avant
le repas du midi de la journée suivante ou du moins, avant la soirée suivante. Si cette élimination prends
plus de temps, tu es alors constipé. Utilise des suppléments minéraux et vitaminiques, des aliments laxatifs,
effectue des lavements, de l’acupression et des exercices physiques afin d’améliorer les fonctions intestinales
(voir Chapitres 3 et 4).
Nos cabinets de toilette usuels nous incitent à nous asseoir plutôt que s’accroupir. Par contre, la position
assise ne contribue pas à la vidange complète du gros intestin. Une position accroupie est préférable. Si tu
ne peux pas adopter une telle position sur la toilette, soulève les pieds à l’aide d’un tabouret. De plus,
penche-toi vers l’avant afin d’exercer une pression additionnelle sur l’intestin (pour plus d’information, voir
[Link] [anglais]). Une autre façon de maintenir les intestins vides est la prise d’aliments
laxatifs, tels que les graines de lin moulues et prendre périodiquement une purge isotonique (1 cuillère à
thé de sel dans un litre d’eau) ou une purge de sel d’Epsom (1 c. à table de sel d’Epsom dans un verre d’eau),
préférablement en y ajoutant 1 gousse d’ail émincée.
Au début du 20e siècle, un chirurgien anglais devint célèbre en « guérissant » toutes sortes de maladies
incurables en retirant chirurgicalement la partie inférieure du gros intestin de ses patients. Nous pouvons
certainement faire mieux en guérissant et en évitant la maladie simplement en gardant nos intestins propres
et en évitant la chirurgie. La plupart des gens prennent grand soin de leur hygiène extérieure, utilisant beau-
coup de produits nettoyants et passant beaucoup de temps à se laver, mais ils semblent très peu soucieux d’être
bourrés de matières résiduelles nauséabondes dans leur organisme. Bien que ceci ne s’applique pas à tout le
monde, il s’agit d’un problème pour tous les gens constipés, particulièrement pour les mangeurs de viande ainsi
que pour ceux éprouvant une malabsorption des graisses. Les gens en surpoids peuvent transporter facilement
plus de 10 kg de contenu intestinal en putréfaction, faisant partie de leur masse corporelle.
Si tu préfères être propre autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, veille à développer l’habitude de « rinc-
er » la partie inférieure de tes intestins, 1 ou 2 fois après chaque selle et, si possible, une autre fois avant
d’aller au lit. Tu peux t’y prendre en étant assis sur la toilette, avec un sceau ou sac de lavement accroché
sur le mur, près de la toilette. Après une selle, insère un demi-litre d’eau tiède et expulse-la immédiatement.
Afin de laisser l’eau pénétrer plus profondément, tu peux, pendant quelques instants, te pencher vers l’avant en
maintenant le bassin élevé, mais ce n’est pas essentiel. Et finalement, rince l’extérieur. Il est indiqué d’utiliser
un gel ou une huile douce avant d’insérer le tube ou l’embout, et utilise des gants de plastique.
Non seulement l’habitude de ce nettoyage intestinal empêche l’accumulation de matière en putréfaction
dans le gros intestin, mais en plus il accélère considérablement la période de transit intestinal. Entre autres
avantages, il tend à augmenter la libération de bile et des toxines du foie et de la vésicule biliaire et il empêche
la formation et l’accumulation de calculs biliaires. Toutefois, si tu procèdes plusieurs fois et constates que l’eau
du lavement ressort propre après une selle, tu n’as alors plus besoin de continuer.
Irrigation colonique : L’irrigation du côlon est une thérapie efficace, apportant un soulagement im-
médiat à plusieurs problèmes de santé. Plus la condition est sérieuse, plus tu dois recourir fréquemment
à l’irrigation du côlon : 1 fois par semaine au début, mais un usage quotidien pourrait être nécessaire
pendant un certain temps. Après plusieurs traitements, procède à une irrigation par mois et par la suite,
1 ou 2 fois par année. Un diagnostic par l’iris (voir le Chapitre 12) peut te guider à déterminer la fréquence
nécessaire à ta condition. Si la zone de l’intestin dans ton iris montre une décoloration sombre ou brune ou si
elle est étendue, l’irrigation doit être entreprise plus souvent. Ceci est également vrai si des gaz nauséabonds
sont présents, ce qui indique qu’un processus de putréfaction est en cours dans les poches intestinales.
Le but de l’irrigation colonique est d’éliminer toute matière en putréfaction des intestins, de nettoyer les
poches intestinales et de déloger les couches durcies qui tapissent souvent les parois de l’intestin. Pour ce faire,
les intestins doivent, de façon répétée, être remplis d’autant d’eau que possible. Il est préférable d’avoir une
143 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
selle complète avant d’entreprendre une irrigation.
Pour effectuer une irrigation, ajoute 1 cuillère à thé comble de sel et 1 cuillère à thé rase de bicarbonate
de sodium dans 2 à 3 litres d’eau, plus chaude que tiède. Utilise un sceau ou sac à lavement ; place-le à environ
1 mètre au-dessus du corps, sur une table, une chaise ou encore accroché sur le mur. Une position adéquate est
de s’agenouiller sur le sol, la tête vers le bas. Pour une position plus confortable, tu peux t’étendre dans un bain
en gardant le rectum élevé ou dans ton lit dans une position similaire ou couchée sur le côté droit. Installe-toi
sur une couverture de plastique.
Lubrifie le tube rectal et insère-le lentement jusqu’à une profondeur d’environ 20 à 30 cm. En cas de dou-
leur ou d’inconfort, ne l’insère pas plus loin. Expulse le premier jet d’eau de tes intestins lorsqu’une pression
grandissante se fait sentir. Par la suite, tu devrais pouvoir garder beaucoup plus d’eau. Lorsque de nouvelles
pressions sont ressenties, cesse l’apport en eau et adopte des positions différentes, tel que couché sur le côté
droit pendant un moment afin de remplir le côlon ascendant. Répète l’expulsion et l’apport en eau jusqu’à ce
celle-ci soit toute utilisée.
Tu peux introduire un demi-litre de jus frais de pousses de blé ou d’orge, si disponible, ou jus de feuilles
vertes comestibles et retiens le tout dans les intestins jusqu’à 30 minutes. Ceci est la procédure standard
d’irrigation du côlon à domicile pour les gens avec des organismes normaux ou acides. L’ajout de bicarbonate
de sodium neutralise les conditions souvent sur-acides des intestins alors que le sel agit d’une part comme un
agent de rétention et de l’autre part, empêche la déminéralisation de plasma sanguin par osmose, ce qui peut
provoquer un état de choc. Ceci est important pour les gens faisant de la basse pression et ayant une mauvaise
circulation sanguine. Ceux aux prises avec l’hypertension ou des reins très affaiblis ne doivent pas ajouter de sel
ou de bicarbonate à l’eau, mais plutôt du jus de citron très dilué. Si ceci cause de la douleur ou si l’organisme
n’est pas trop alcalin, utilise du jus frais et dilué, de feuilles vertes de légumes.
S’il ne t’est pas possible d’entreprendre une série d’irrigations coloniques chez toi, retiens les services
d’un professionnel dans un centre d‘hydrothérapie. Tout le monde peut bénéficier d’une forme ou d’une autre
de nettoyage intestinal de temps à autre (plutôt qu’une série d’irrigations, tu peux procéder à un nettoyage de
base, décrit au Chapitre 3).
Lavement au café : Afin de stimuler et désintoxiquer le foie dans le cas de conditions graves telles que
le cancer, une série de lavements au café (biologique de préférence) peut aider, spécialement en cas de douleur
et d’inconfort. Fais bouillir 2 c. à table de café moulu (pas de café instantané) pendant 3 minutes dans 1 litre
d’eau, laisse mijoter pendant 15 minutes et passe au tamis ; rince le café moulu à l’eau claire et utilise cette eau
comme lavement de rétention après avoir effectué un lavement ou une irrigation normale (avec le litre de café).
Si tu ne peux retenir qu’une partie du café, utilise le reste lors d’un second lavement. Le terme rétention veut
dire que tu le gardes à l’intérieur de 10 à 20 minutes. Ne pas utiliser si tu es allergique ou sensible au café.
Lavement oxygénant : Souvent, il peut améliorer le bien-être de patients atteints de maladies au stade
avancé comme le cancer. Des lavements oxygénants sont disponibles dans certains centres d’hydrothérapie.
Comme auto-traitement alternatif, ajoute du peroxyde d’hydrogène au lavement de rétention après que le
côlon ait été nettoyé par une irrigation normale. Utilise de ½ à 1 litre de liquide tiède dans lequel tu as dissous
1 cuillère à thé de sel. Pour commencer, incorpore 1 c. à table de peroxyde à 6 % ou 2 c. à table à 3 %. Retiens ce
mélange à l’intérieur de tes intestins pendant environ 10 minutes. Si le tout est bien toléré, double la quantité
de peroxyde d’hydrogène à chaque traitement successif jusqu’à ce que cela devienne trop inconfortable et que
tu ne puisses plus le retenir. Reviens alors à la quantité du traitement précédent et poursuis avec cette quantité.
Pour les patients cancéreux avec une condition grave, sous la supervision d’un professionnel, tu peux
débuter à une dose élevée et incorporer jusqu’à 250 ml de peroxyde d’hydrogène à 3 %. Ceci peut provoquer
l’évacuation de beaucoup de déchets au cours des jours suivants et le patient pourrait paraître ou se sentir plus
malade. Ensuite, par contre, il devrait noter une amélioration considérable. Si disponible, introduis de l’ozone
par un long tube dans le rectum avec un autre tube plus court servant de sortie et de valve de sûreté. Pour de
plus amples informations sur ce propos, consulte le Chapitre 31.
Vomissement thérapeutique : Le vomissement provoqué, souvent appelé « purge ascendante », peut
s’avérer bénéfique pour une vaste gamme de conditions chroniques et graves, telles que l’asthme, problèmes
aux bronches, catarrhes, troubles digestifs et indigestions gastrites, hystérie, infections, problèmes au foie et
144 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
à la vésicule biliaire, lumbagos, migraines, empoisonnement (incluant les morsures de serpents) ainsi que les
maladies de la peau comme l’eczéma, la gangrène et le psoriasis.
Bien que le vomissement expulse le mucus et la matière décomposée de l’estomac, le principal avantage
provient de la relaxation subséquente des organes digestifs et du diaphragme en plus de stimuler le plexus
solaire. Le besoin de recourir à cette thérapie est indiqué surtout par l’aspect contracté des zones réflexe des
intestins dans l’iris, via l’iridologie (voir le Chapitre 12), mais aussi si celles-ci sont blanchâtre ou brunâtre et
particulièrement si elles affichent des lignes noires.
Afin de provoquer le vomissement, bois 5 ou 6 tasses d’eau tiède et touche ou chatouille le fond de
ta gorge. Répète la procédure jusqu’à ce que l’eau régurgitée soit claire. Au lieu de l’eau, une tisane émé-
tique (qui provoque le vomissement) peut être utilisée : langue de serpent (Ophioglossum vulgatum), écorce
de cirier, véronique de Virginie, eupatoire perfoliée, marrube, lobelia (fortes doses), moutarde, séneçon ou
verveine. Par la suite, bois une tisane à la menthe ou menthe poivrée afin de calmer l’estomac.
145 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
CHAPITRE 22
URINOTHÉRAPIE OU AMAROLI (URINE ET URÉE)
Ce n’est peut-être pas ta « tasse de thé »,
mais beaucoup ne jurent que par cette thérapie ancestrale.
L’utilisation de l’urine dans le traitement des maladies a une longue histoire. Plusieurs cultures ont
eu recours à l’urine pour des fins médicinales : cette prartique était encensée en Égypte ancienne et utili-
sée dans la Rome antique, aux Indes, en Amérique et en Europe. Un article paru dans le Journal of the
American Medical Association rapporte que dans la médecine « primitive », très peu de maladies n’ont pas été
traitées avec l’utilisation externe ou interne de l’urine6. Aujourd’hui, il est d’usage très répandu aux Indes et
à Taiwan où la jeune apparence de plusieurs moines bouddhistes est attribuée à l’ingestion régulière d’urine.
Des milliers d’articles scientifiques ont été écrits à propos des bienfaits de l’urine et de ses ingré-
dients sur la santé. Afin de te familiariser avec la recherche sur le sujet, un bon livre à se procurer est
Your Own Perfect Medecine, de Martha Christy. Un site intéressant à consulter sur le sujet est le : [Link].
ch/lecon_319.
À tout le moins, tout cet intérêt passé et présent envers les bienfaits de l’urine indique qu’on y trouve des
éléments pertinents à explorer pour les aventuriers à la recherche d’une meilleure santé. Le principal obstacle
à surmonter si l’on considère entreprendre une telle thérapie est notre conditionnement social. Peut-être aussi
veux-tu savoir comment une substance rejetée par notre corps et considérée comme un déchet peut nous être
bénéfique.
Ingrédients bénéfiques : Contrairement à la croyance populaire, l’urine n’est pas un déchet rempli
de substances nocives, mais plutôt un filon composé des nutriments essentiels à notre santé. Elle est remplie
d’hormones, d’enzymes, de vitamines, d’oligo-éléments et autres substances biochimiques précieuses. Fonda-
mentalement, l’urine n’est que du sang filtré et sa composition est très près du sérum sanguin. La fonction prin-
cipale des reins est de réguler la concentration de tous ces produits biochimiques dans notre sang. Un excédent
peut être aussi nocif qu’une carence ; toutefois, toute hormone ou enzyme éliminée en tant qu’excédent peut
causer une pénurie quelques heures plus tard.
Avec l’âge, notre production d’hormones et d’enzyme devient déficitaire alors que nos reins perdent peu
à peu la capacité de retenir les éléments essentiels. Il devient alors bénéfique, particulièrement dans le cas
de maladies dégénératives chroniques et du vieillissement, de recycler ces précieuses hormones et enzymes.
Voilà le rôle de l’urinothérapie.
Un autre aspect important de l’urine est la présence d’anticorps et de facteurs immunostimulants contre
les virus, bactéries ou champignons nocifs que nous pourrions héberger dans notre organisme. Même des quan-
tités infimes d’anticorps, si infimes qu’ils deviennent indétectables par les méthodes conventionnelles, sont
efficaces dans la prévention et le traitement des maladies. Les effets curatifs de l’urinothérapie ont été démon-
trés sur des infections fongiques et virales, telles que l’hépatite, poliomyélite et le sida, et l’urine est particulière-
ment efficace contre les allergies, les maladies auto-immunes et autres perturbations du système immunitaire.
Lors de l’ingestion régulière d’urine, disons 1 tasse tous les matins, les réactions allergiques pourraient
devenir inexistantes, éliminant ainsi le besoin d’identifier à quelle substance nous réagissons.
Les bienfaits de l’Urée : L’urée est un produit résultant du métabolisme des protéines et est l’ingrédient
principal de l’urine. Seulement récemment il a été découvert que la concentration d’urée dans le sang joue un
rôle clé dans la régulation d’au moins sept canaux majeurs. Dans les cas de cancer et plusieurs autres maladies,
les niveaux d’urée sont faibles. En fait, la fréquence du cancer et spécialement des tumeurs multiples et des
métastases augmente considérablement lorsque les taux d’urée sont faibles.
Le médecin grec Dr Evangelos Danopoulos fut pionnier de l’utilisation de l’urée dans le traitement du
cancer. L’urée s’est avérée particulièrement efficace dans la régression des tumeurs du foie, augmentant consi-
147 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
dérablement la durée de survie et la prévention des métastases et des tumeurs secondaires. Le Dr Danopoulos
administrait 45 g d’urée quotidiennement divisés en 6 doses pendant 40 jours et puis 20 g en 3 doses pendant
2 ans (45 g correspond à 6 cuillères à thé comble et 20 g à environ 3 cuillères à thé). Il expérimenta également
avec l’injection d’urée à proximité des tumeurs7.
L’urée n’est peut-être pas qu’un déchet ou l’étape finale du métabolisme des protéines comme on pour-
rait le croire. Il semble qu’il puisse également être utilisé comme matériau de base dans la synthèse des acides
aminés et des protéines, tel qu’il a été démontré auprès de patients atteints d’insuffisance rénale. L’état de
ces patients se détériore rapidement avec une alimentation composée d’une quantité normale de protéines,
mais se sentent beaucoup mieux si celle-ci est très faible en protéines. Ils affichent une amélioration clinique
progressive lorsque de l’urée leur est administrée qui devient alors une source importante d’azote pour
la synthèse des protéines8.
L’urée est le meilleur diurétique naturel et est beaucoup plus efficace que les diurétiques synthétiques.
Ceci est important pour ceux souffrant d’œdèmes ou de rétention fluidique (due à une faiblesse rénale
ou cardiaque) et spécialement pour ceux avec une pression de fluide au cerveau ou à la moelle épinière ou
aux yeux, comme le glaucome. Un apport accru en urée est important dans les cas de tumeurs au cerveau,
infarctus, méningite et autres inflammations du cerveau et de la moelle épinière. Dans un cas d’œdème
cérébral massif associé à la présence soupçonnée d’une tumeur au cerveau, un patient a reçu 256 ml d’urée
à 30 % ; après 2 heures, l’œdème et la tumeur soupçonnée avaient complètement disparus9.
En application externe, l’urée a un effet bénéfique sur la guérison des blessures, telles que les bles-
sures infectées, brûlures et tumeurs ulcéreuses. L’urée peut être appliquée en cataplasme directement sur
la blessure ou une solution forte ou concentrée peut également être utilisée. De cette façon, l’urée élimi-
ne la mauvaise odeur souvent associée aux tumeurs ulcéreuses ou autres tissus nécrosés ou en putréfaction.
Tu peux te procurer de l’urée en pharmacie. Malheureusement, presque toute la recherche sur l’application
médicale de l’urine ou de l’urée complète s’est produite lors de la première partie du 20e siècle, alors que la
recherche de ces dernières années s’est plutôt concentrée sur l’étude des composantes individuelles.
Comment utiliser l’urine : Il y a plusieurs façons
Attention : N’ingurgite pas de grande quantité
d’utiliser l’urine, mais en général il est conseillé de com-
d’urine si tu prends des médicaments ou autres
mencer par de petites quantités. Ceci est non seulement
substances toxiques, parce que ceux-ci peuvent être
pour t’acclimater à son goût, mais également pour ralentir
recyclés et causer une surdose. Bien que toutes les
toutes réactions de guérison. Celles-ci surviennent habituel-
substances nocives ne sont pas nécessairement réab-
lement avec des méthodes qui améliorent véritablement la
sorbées et peuvent plutôt provoquer une simple di-
santé (voir le Chapitre 10). Les réactions peuvent se mani-
arrhée, tu ne peux connaître la quantité maximale
fester sous forme de diarrhée, vomissements, nausées ou
sécuritaire. En conséquence, demande les conseils
une réapparition temporaire de vieux problèmes de santé.
de ton professionnel de la santé ou utilise l’urine en
solution homéopathique ou alors en petites quanti- Débute avec quelques gouttes ou une cuillère que tu avales
tés, jusqu’à quelques cuillères par jour. immédiatement. Tu peux te rincer la bouche avec de l’eau,
du jus ou en mangeant un morceau de fruit.
Dans le cas d’allergies et de désordres immunitaires, il est plus efficace de garder l’urine diluée sous
la langue pendant quelques minutes. Une réaction allergique peut être stoppée ou neutralisée en collectant
l’urine au moment où les symptômes sont les plus intenses. Cependant, dans la pratique, essaie de l’utiliser
dès l’apparition des premiers symptômes. Certains chercheurs suggèrent que la dose appropriée peut être dé-
terminée en déposant lentement des gouttes, une à une sous la langue jusqu’à ce que le goût et la température
d’une goutte ne peut plus être distingués. Ceci se trouve être la dose de neutralisation d’une allergie. Chaque
jour subséquent, tu peux soit doubler la dose précédente ou augmenter le nombre de prises quotidiennes
jusqu’à ce que tu atteignes la dose optimale avec laquelle tu es confortable.
Une quantité suggérée dans le cadre d’une remise en santé et un rajeunissement général est de 2 à 3 tasses
pas jour. Une plus grande quantité est conseillée temporairement afin de surmonter des maladies graves, par-
ticulièrement le sida et autres infections virales, bactériennes ou fongiques, ainsi que le cancer et les maladies
rénales. Dans ces cas, ingère environ 1 litre par jour, mais plus tu en prends, mieux c’est. Et pour une période
limitée de quelques semaines essaie de boire toute ou presque toute ton urine, à l’exception du soir afin d’éviter
de te lever pendant la nuit. Ceci, par contre, peut être approprié seulement en période de nettoyage parce que
148 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
boire de l’urine après un repas peut causer des problèmes de digestion.
Une façon efficace de purger les reins est de boire 1 à 2 litres d’urine diluée avant le repas du matin ;
utilise 1 ou 2 tasses d’urine par litre d’eau. Commence par boire toute l’urine à ton lever, préférablement vers
5:00. Puis urine de nouveau et prends une autre dose 90 minutes plus tard et une autre 90 minutes plus tard
également. Tu peux boire suffisamment de liquide durant la soirée afin d’obtenir une urine matinale pas trop
concentrée ou encore, dilue l’urine forte dans une quantité suffisante d’eau, environ 1 tasse d’eau pour 1 litre
d’urine.
N’utilise pas une urine trouble, telle qu’elle l’est souvent pendant une réaction de guérison. Si l’organisme
est raisonnablement propre, l’urine a un faible goût ou ne dégage pas les odeurs du repas précédent. La seconde
urine matinale, spécialement après avoir bu une quantité appréciable de liquide après le levé, est d’ordinaire
très faible. Elle permet une acclimatation plus facile que la première urine de la journée. Afin d’obtenir
un échantillon plus propre, collecte l’urine au milieu de la miction.
Le jeûne d’urine : La forme la plus puissante de l’urinothérapie est le jeûne d’urine, une méthode
employée régulièrement par John Armstrong et décrite dans The Water of Life. Armstrong en a obtenu de
bons résultats et j’ai également trouvé qu’il était très efficace, particulièrement dans les cas d’insuffisance
rénale. Bien qu’il semble contradictoire de boire de l’urine en étant aux prises avec une insuffisance rénale,
l’intention est de purger les reins à l’aide d’une grande quantité de liquide stimulant. Je considère qu’il s’agit
de la seule méthode logique pour restaurer des reins défaillants – réduire l’irrigation des reins par un faible
apport en liquide ne peut qu’aggraver les choses. Une urine faible ou diluée semble être plus appropriée,
au rythme de 4 litres ou plus par jour. Cependant, veille à ajuster l’apport à l’évacuation – si tu notes une
augmentation de rétention de fluide, réduit l’apport. Cet apport contribue également à accroître la circula-
tion lymphatique tel qu’expliqué sous la rubrique du drainage lymphatique par le massage au Chapitre 20.
Un avantage majeur du jeûne d’urine est la production accrue d’énergie, ce qui permet au jeûne de se prolon-
ger sur une période bien plus longue qu’un jeûne à l’eau.
Pendant le jeûne d’urine, bois toute ton urine fraîchement évacuée (initialement avec un peu d’eau)
jusqu’à un apport quotidien d’environ 5 litres. Augmente graduellement la quantité ingérée jusqu’à l’atteinte
de cette quantité avant d’entreprendre le jeûne, tout en diminuant graduellement ta consommation de nour-
riture jusqu’à quelques morceaux de fruits ou de salade et de jus de légumes frais. Termine le jeûne en prenant
une petite quantité de fruits ou légumes frais et crus, et ce, pendant 1 ou 2 semaines, en augmentant la quan-
tité et la variété d’aliments frais et crus.
Tout comme pour les autres jeûnes et nettoyages, il est important de garder les intestins actifs tous les
jours. Je suggère de prendre initialement 1 c. à table de sel d’Epsom avec une gousse d’ail écrasée pendant
plusieurs matins ou soirées lorsque tu entreprends une période de grande restriction alimentaire. Ceci afin
d’éviter ou minimiser les symptômes déplaisants lors du nettoyage, tels que la faiblesse, les douleurs ou la nau-
sée. Dans plusieurs cas cependant, l’ingestion d’urine stimule par elle-même les intestins par des évacuations
liquides, et dans ce cas, aucune autre action n’est requise.
N’ingère que ta propre urine fraîchement évacuée. En temps normal, l’urine est d’un jaune clair, trans-
parente et stérile, particulièrement si elle est collectée en milieu de miction, mais en période de réaction de
guérison, elle peut devenir trouble et néfaste. Dans ce cas, utilise-la seulement en solution fortement diluée,
si tu ne décides pas de l’éviter complètement. Lorsque tu ingères une grande quantité de ton urine, veille à ce
qu’elle ne soit pas trop acide. L’urine matinale est normalement légèrement acide, mais pendant la journée,
elle devrait être légèrement alcaline.
Afin de vérifier ton urine, utilise un papier tournesol ou à pH, disponible dans les pharmacies ou maga-
sins de produits naturels. Le papier tournesol devient rouge lorsqu’il est en contact avec une solution acide et
bleu dans une solution alcaline – un pH neutre ou de 7 affiche une couleur entre les deux. À l‘achat de papier
à pH, tu obtiens une charte de couleurs comparatives. Si l’urine est davantage acide, prends ½ cuillère à thé de
bicarbonate de sodium dans l’eau une ou plusieurs fois par jour, mais pas moins de 3 heures après les repas –
continu cette procédure jusqu’à ce que l’urine demeure alcaline pendant la journée.
Ceux atteints de cancer, d’hypertension ou de rétention de fluides doivent utiliser du bicarbonate de
potassium (chez un pharmacien) au lieu du bicarbonate de sodium. Si ton organisme est trop acide, il arrive
149 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
parfois que les émotions soient à fleur de peau, en plus d’une tendance à l’inflammation, ulcères buccaux et à
de fortes réactions cutanées.
L’efficacité de l’urinothérapie face au cancer, œdèmes et maladies infectieuses peut être accrue par la
prise quotidienne de 1 à 6 cuillères à thé d’urée (ex. : mélangée dans l’eau ou du jus) en doses individuelles.
Prends entre 3 et 6 cuillères à thé seulement lorsqu’une petite quantité d’urine est ingérée, puis diminue
progressivement simultanément avec l’augmentation de la quantité d’urine – cesse complètement si tu ingères
près de la moitié ou plus de ton urine quotidienne.
Urine homéopathique : Il est possible d’utiliser de l’urine ultra diluée sous une forme homéopathique.
La façon la plus simple de la préparer est la suivante : dans une petite bouteille (ou tout contenant approprié)
verse 1 cuillère à thé d’eau non chlorée et ajoute une goutte de ton urine fraîche. Agite vigoureusement la
bouteille environ 50 fois avec de vifs mouvements vers le bas. Incorpore une goutte de ce mélange dans une
autre cuillère d’eau, agite de nouveau et répète cette procédure une troisième fois. Place 3 gouttes du liq-
uide final sous la langue, plusieurs fois par jour. Une fois la solution complètement utilisée, attends quelques
jours puis prépare une nouvelle solution homéopathique.
Une méthode alternative est encore plus simple et est proposée en guise d’introduction à l’urinothérapie
ou pour les moments où les tasses d’urine ne sont pas tolérées ou désirées. Dilue 1 ou 2 cuillères d’urine
matinale dans 5 à 10 fois la quantité d’eau non chlorée. Agite 50 fois avec de vifs mouvements vers le bas et bois
immédiatement ou prends 1 cuillerée plusieurs fois pendant la journée. Garde-la en bouche pendant 1 minute
avant d’avaler.
Les remèdes énergisés homéopathiquement ne doivent pas être exposés à des champs magnétiques
ou électromagnétiques puissants et doivent être pris avec une cuillère non métallique. Garde tous remèdes
d’urine homéopathique légèrement couverts, dans un endroit frais, mais non dans un réfrigérateur électrique.
Prépare un nouveau remède tous les jours.
Applications externes : Un cataplasme d’urine auquel est ajouté un peu d’urée est souvent efficace
contre les problèmes de peau, comme les brûlures, blessures, gangrène, psoriasis, eczéma, dermatite, problèmes
fongiques et le vieillissement de la peau. Il peut également être utile pour les tumeurs internes, les inflamma-
tions et les organes malades. Garde la région affectée couverte par un linge plié et bien imprégné d’urine
ou d’une solution d’urée concentrée. Place un autre linge ou une pellicule plastique par-dessus et renouvèle
plusieurs fois par jour.
Après plusieurs heures, l’urine devient plus alcaline. Armstrong la considère plus efficace que l’urine
fraîche pour les applications externes. Mais elle dégage également une odeur plus forte et de toute façon, selon
mon expérience, l’urine fraîche me semble adéquate. Dans les cas de gangrène, tissus nécrosés, infections de la
peau, cancers ouverts ou plaies d’ulcères, il est plus efficace de saturer l’urine avec de l’urée – cette approche
élimine aussi les fortes odeurs. Dans le cas de blessures suintantes, surtout en présence de mauvaises odeurs,
il est bénéfique de couvrir la zone avec de l’urée séchée.
L’urine peut être concentrée en la laissant dans un récipient plat, au soleil ou dans un endroit chaud, pen-
dant plusieurs heures. Armstrong recommanda cette méthode à être frictionné afin de rajeunir une peau vieil-
lissante. Il recommanda également de placer des cataplasmes d’urine sur des zones de tumeurs ou d’organes
malades en plus de frictionner quotidiennement le corps pendant 2 heures avec de petites quantités d’urine.
Comme tu peux te l’imaginer, le problème principal concernant les cataplasmes d’urine est l’odeur désagré-
able. Tu peux essayer de la prévenir en scellant le cataplasme avec du ruban à conduit – scelle-le complètement
et garde le cataplasme humecté en y injectant de l’urine fraîche plusieurs fois par jour, à l’aide d’une seringue.
Considérations sociales : Comme je l’ai mentionné, le principal obstacle dans l’adoption de
l’urinothérapie est le conditionnement social. Tu peux y remédier en lisant sur le sujet et en envisageant les
bénéfices probables sur ta santé. Le goût de l’urine n’est normalement pas désagréable, sauf si le corps est
pollué ou lors d’un jeûne ou encore si l’urine est fortement concentrée. En conséquence, dilue l’urine con-
centrée, débutant par de petites quantités en l’augmentant graduellement ou prends des fruits pendant la
journée précédant l’ingestion d’urine. Minimise l’apport en sel et en épices fortes lors de l’urinothérapie.
Une méthode simple d’avaler de l’urine ou tout autre liquide déplaisant est de ne respirer que par la bouche
– tu peux pincer ton nez jusqu’à ce que tu te sois rincé la bouche avec de l’eau ou du jus de citron ou tu peux
manger un morceau de fruit.
150 SECTION 2 - MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES NATURELLES
SECTION 3
NUTRIMENTS ET REMÈDES
Ce chapitre fournit des informations sur les nutriments essentiels, tels que les vitamines, minéraux, acides
aminés et enzymes, ainsi que sur des remèdes de base incluant des herbes et de remèdes homéopathiques.
Plus la qualité de notre alimentation est élevée, moins il devient important de connaître les nutriments in-
dividuels, et vice versa. Malheureusement, la plupart des gens ont une alimentation laissant beaucoup à désirer
et auraient intérêt à acquérir de la connaissance sur les nutriments afin d’éviter ou de corriger les déséquilibres
et les carences. De plus, plusieurs nutriments sont maintenant utilisés en très fortes doses, essentiellement
comme remèdes afin de traiter diverses maladies. Lorsqu’utilisée de cette façon, une connaissance détaillée est
importante dans l’atteinte des effets recherchés sans pour autant t’exposer inutilement à des dangers.
Bien qu’il y a toujours certains risques avec ce que j’appelle un « auto-traitement » et ce que les autorités
médicales appellent une « automédication », ceux-ci sont tout à fait minimes par rapport à ceux que posent
les médicaments d’ordonnance. Je crois qu’il y a moins de risques à long terme d’utiliser un nutriment incor-
rectement que des médicaments d’ordonnance correctement. Il est rare de rencontrer des dommages graves
pour la santé par l’utilisation de nutriments, et ce, même à très fortes doses, alors qu’il est établi que les
médicaments sont la troisième cause de décès aux États-Unis.
Néanmoins, je n’approuve pas l’utilisation de nutriments à fortes concentrations sans une connaissance
appropriée de leurs bienfaits et dangers, et je déconseille l’utilisation de suppléments à forte concentration
comme substitut à un style de vie sain, mais qui malheureusement, est la façon dont ils sont habituellement
utilisés. Le message principal de ce livre est d’acquérir un mode de vie sain qui, dans la plupart des cas, rendra
inutile le recours à des suppléments à forte concentration. Par contre, si tu considères que tu en as besoin,
tu trouveras l’information nécessaire dans cette section.
Il est généralement préférable d’obtenir toutes tes vitamines nécessaires par une alimentation naturelle
et par l’activité bactérienne intestinale. Par contre, dans les présentes conditions, il est rarement possible de se
maintenir en bonne santé sans avoir recours à des aliments spéciaux riches en vitamines et à des suppléments
nutritionnels.
Dans le cas d’une mauvaise santé, l’absorption des vitamines et minéraux est défaillante, alors que
tes besoins en ces nutriments s’accroissent simultanément. Ce phénomène illustre les carences vitamin-
iques et minérales systémiques de nos sociétés, entraînant une multitude de maladies. Un choix judicieux
de suppléments peut corriger des carences, mais dans le cas d’un régime de maintien approprié, l’apport
quotidien en vitamines, tel que suggéré par les instances gouvernementales, doit au minimum être doublé.
153
CHAPITRE 23
VITAMINES
Découvre les vertus de ces nutriments essentiels
et si tu as des besoins particuliers pour certains d’entre eux.
Les vitamines sont hydrosolubles (solubles dans l’eau) ou liposolubles (solubles dans les graisses).
Les vitamines hydrosolubles sont la vitamine C et celles du complexe B. À l’exception de la vitamine B12, elles
sont facilement absorbées et les carences sont dues à une alimentation déficiente ou à des besoins accrus. En
raison de maladies ou de facteurs génétiques, certains individus peuvent nécessiter jusqu’à 100 fois la quantité
usuelle afin de fonctionner normalement. Un problème commun est l’épaississement ou un durcissement de la
membrane cellulaire qui empêche les nutriments de pénétrer certains organes, en particulier les yeux. Étant
hydrosolubles, un surplus de ces vitamines est facilement éliminé par les reins et les problèmes de surdoses
sont rares.
Les vitamines liposolubles A, D, E et K sont plus difficile à absorber. Des carences peuvent facilement
survenir même avec une alimentation adéquate, bien que la plupart des régimes alimentaires dits « équilibrée »
sont déficients en raison des méthodes de cuisson et l’utilisation d’aliments raffinés. Le plus gros problème est
la malabsorption des graisses, qui est relativement fréquente et attribuable principalement à la réaction de
la paroi intestinale face au gluten. Dans ce cas, même une alimentation riche en vitamines liposolubles peut
conduire à des symptômes de carences et pourrait ne pas se voir corrigée avec une supplémentation à haute
concentration. Alors que des symptômes peuvent révéler des carences individuelles, une manifestation com-
mune d’une malabsorption des graisses est une peau sèche et une difficulté à prendre du poids.
La malabsorption peut être surmontée par l’utilisation de comprimés de vitamine E hydrosolubles,
d’émulsions pour la vitamine A et du soleil pour la vitamine D. De plus, fait pénétrer l’huile de vitamines A
et E (en ouvrant les capsules) dans ta peau et extrait le contenu d’une capsule d’huile de flétan sous ta langue
pour une absorption lente durant la nuit. N’utilise pas de versions synthétiques de vitamines liposolubles. Bien
que celles-ci soient facilement absorbées, elles sont reconnues pour provoquer des effets secondaires tels qu’une
toxicité du foie ou faire interférence avec la grossesse.
Les bactéries présentes dans notre flore intestinale nous procurent une part considérable de vitamines
B. Malheureusement, les antibiotiques détruisent ces bactéries essentielles et peuvent causer une carence en
vitamines. Pour cette raison, consomme des aliments fermentés ou des cultures contenant de l’acidophilus et
des bifidobacterium et prends des suppléments de vitamines B chaque fois que tu prends des antibiotiques.
D’autres conditions très répandues causant des carences vitaminiques persistantes et des dépendances sont
des privations durant le développement du fœtus et, plus tard dans la vie, des infections chroniques graves, des
parasites et un métabolisme inefficace.
En général, une supplémentation vitaminique et minérale n’est peut-être pas nécessaire dans le maintien
de la santé ou même pour surmonter la plupart des maladies dégénératives, si ton alimentation consiste pri-
mordialement en des aliments frais et crus, composés de graines germées, jus d’herbe et de légumes frais ainsi
que des nutriments de haute qualité tels que le pollen d’abeille, la spiruline et le varech.
Vitamine C à tolérance intestinale : Ceci signifie prendre suffisamment de vitamine C pour produire
un épisode de diarrhée pour ainsi identifier ton niveau maximum de tolérance intestinale spécifique à la vita-
mine C. Cette méthode peut s’avérer efficace dans le traitement de maladies infectieuses, incluant les infections
virales résistantes aux antibiotiques. La dose de vitamine C est augmentée jusqu’à ce que le patient développe
une diarrhée transitoire, habituellement un seul épisode. Puis la dose est quelque peu réduite jusqu’à ce que
les intestins tolèrent la forte dose de vitamine C. Lors d’infections graves, la tolérance intestinale est beaucoup
plus grande que lorsqu’on est en santé. Par exemple, en temps normal la tolérance varie de 4 à 15 g par jour.
Avec un léger rhume, elle passe de 20 à 30 g et une forte grippe, de 60 à 100 g. En général, une mononucléose
ou une hépatite virale requiert de 40 à 60 g, une gastro-entérite 60 à 150 g et une pneumonie virale, plus
155 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
de 150 g. D’autres infections, incluant l’herpès et le zona, répondent favorablement à ce traitement, mais non
les infections fongiques.
Lorsque tu prends ces doses massives, il est important de sélectionner la forme appropriée de vitamine C.
Si tu n’utilises que de l’acide ascorbique non neutralisée, l’organisme deviendra trop acide, alors que l’ascorbate
de sodium introduit trop de sodium et l’ascorbate de calcium trop de calcium. Si ta pression sanguine est à peu
près normale, prends un mélange d’acide ascorbique, d’ascorbate de sodium et d’ascorbate de calcium. Dans
le cas de basse pression, prends surtout de l’ascorbate de sodium avec un peu d’ascorbate de calcium. Dans le
cas d’hypertension, le mieux est d’utiliser de l’ascorbate de potassium et de magnésium combiné à de l’acide
ascorbique. Tu peux neutraliser une partie de l’acide ascorbique avec du bicarbonate de potassium ou du
carbonate de magnésium, dans un ratio de 3:1 ou 2 parties d’acide ascorbique dans 2 parties d’oxyde de mag-
nésium. La solution doit avoir un goût légèrement acide. Tu peux dissoudre la vitamine C dans l’eau, la tisane
ou dans des jus si tu le souhaites.
Selon la sévérité de ta condition, prends la vitamine C à 1 ou 2 heures d’intervalles. Ne poursuis pas
l’auto-traitement à la tolérance intestinale pendant plus de quelques semaines et, dans des cas graves, tu dois
être sous supervision médicale professionnelle. La prise de grandes quantités de vitamine C doit être réduite
graduellement jusqu’à une dose de maintien quotidienne de 3 à 10 g. Un arrêt soudain de prise de vitamine C
peut provoquer le retour de rhumes, allergies ou fatigue alors tâche à éviter cela.
La tolérance intestinale en tant que traitement n’est pas appropriée dans les cas de maladies rénales. Ini-
tialement, le traitement des maladies mortelles ou des situations d’urgence peuvent être soutenus par l’injection
quotidienne ou hebdomadaire d’ascorbate de sodium par voie intraveineuse dans une solution à 3 %. Plusieurs
maladies dégénératives associées à une faiblesse du système immunitaire, comme les maladies auto-immunes,
le cancer et la sclérose en plaques, peuvent bénéficier de périodes intermittentes de traitements de vitamine C
à tolérance intestinale. Cette méthode devrait également être utilisée dans le cas d’empoisonnement accidentel
et de morsures de serpents venimeux et d’insectes.
Révisons maintenant toutes les vitamines. Dans la compilation suivante, AQR signifie « apport quotidi-
en recommandé », qui est l’équivalent francophone de RDA ou « recommended daily allowance », pour les
hommes, tel que déterminé par la Food and Nutrition Board (comité sur l’alimentation et la nutrition) du
U.S. National Research Council (Conseil national de recherche des É.U.). Une deuxième valeur AQR est des-
tinée aux femmes. « UI » signifie unités internationales. Les symptômes dus aux carences qui sont énumérés
ne se manifestent pas toujours. Les symptômes apparaissent initialement dans les organes les plus faibles. Aux
fins de référence des mesures, 1 g = 1 000 mg et 1 mg = 1 000 μg.
Vitamines liposolubles : Ces vitamines sont A, D, E et K. Elles sont solubles dans les huiles et les graisses
et se trouvent dans les éléments contenus dans ton alimentation.
Vitamine A : Le nom chimique est rétinol – 2 molécules de rétinol peuvent se former à partir d’une
molécule de bêta-carotène. Le AQR est de 5 000/4 000 UI. Des doses thérapeutiques de 25 000 à 100 000 UI
sont souvent utilisées et parfois jusqu’à 1 000 000 UI, particulièrement dans le traitement du cancer et de mala-
dies oculaires. Une surabondance à long terme peut entraîner une érosion osseuse en raison d’une carence
relative en vitamine D. En conséquence, prends la vitamine A et D simultanément, préférablement sous forme
d’huile de foie de morue, ou bien de foie de flétan. Une capsule d’huile de flétan procure de 4 000 à 5 000 UI.
La vitamine A est toxique en fortes doses prises sur une longue période et se dégrade à l’exposition à la lumière
et à l’oxygène. Les symptômes de toxicité de vitamine A sont semblables à ceux d’une carence de cette même
vitamine. Ne prends pas de très fortes doses sans être sous supervision professionnelle.
Symptômes de carence : Yeux secs, infectés et sensibles à la lumière forte, cécité nocturne, mauvais
ajustement à la noirceur, daltonisme et glaucome sont d’autres symptômes. La peau est sèche, rugueuse
et squameuse ; il y a présence de boutons, acné et psoriasis. La chevelure est sèche, terne ou perte de cheveux.
Les ongles présentent des stries longitudinales, s’écaillent et sont fragiles. Les sens de l’odorat et du goût sont
réduits ou altérés. Infections respiratoires et autres troubles pulmonaires, problèmes aux oreilles, surdité, en-
tendre des bruits et cancer ; la glande thyroïde est hyperactive et la personne atteinte est maigre.
Meilleures sources : huile de foie de poisson, foie, beurre et le jaune d’œuf. Les légumes jaune-orange
et les jus verts sont riches en bêta-carotène qui est efficacement converti en vitamine A par certains individus.
156 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Vitamine D : La forme naturelle commune est la vitamine D3 ou cholécalciférol. La vitamine D2 ou
ergocalciférol est synthétique et peut être toxique à fortes doses sur de longues périodes ; je la déconseille.
L’AQR est de 200 UI; à des fins thérapeutiques, jusqu’à 4 000 UI sont administrées.
Symptômes de carence : Rachitisme, problèmes de dents et gencives, faiblesse musculaire, convulsions,
crampes, tétanie, instabilité nerveuse, hypothyroïdie, dépression, sclérose en plaques, surpoids, troubles ocu-
laires et des os faibles, déformés et poreux et autres symptômes d’une carence en calcium.
Meilleures Sources : Exposition au soleil, huiles de foie de poisson et jaune d’œuf.
Vitamine E : L’appellation chimique de ce groupe est tocophérols; le tocophérol d-alpha est prin-
cipalement utilisé, préférablement ajouté à un mélange de tocophérols. L’AQR est de 15/12 UI ou mg ; en
dose thérapeutique, jusqu’à 3 000 UI peuvent être utilisées. Les patients éprouvant des problèmes cardiaques
ou d’hypertension doivent n’augmenter la dose que graduellement. Cette vitamine se détruit au contact de
l’oxygène, l’eau chlorée, des suppléments de fer inorganiques et des médicaments œstrogéniques synthétiques.
Symptômes de carence : Ceux-ci peuvent inclure des désordres des systèmes reproducteurs et circulatoires,
AVC, maladies du cœur, douleurs aux jambes, crampes, faible guérison des plaies, tissus cicatriciels importants,
faiblesse musculaire, fatigue chronique, sensibilité aux seins, arthrite, cancer, problèmes oculaires et d’ouïe,
gangrène, infections, bouffées de chaleur, malabsorption, sclérose en plaques, myasthénie grave, phlébite,
problèmes de peau et varices.
Meilleures sources : huiles pressées à froid (huile de germe de blé), polissages de riz, graines germées, noix,
jaune d’œuf, feuilles vertes et jus d’herbe.
Vitamine K : L’AQR est de 80/60 μg ; en doses thérapeutiques, de 5 à 15 mg sont utilisés. Elle se
détruit à l’exposition à la lumière, les conditions alcalines et les acides forts. Cette vitamine est essentielle
dans la coagulation sanguine normale afin de prévenir les hémorragies. Une carence de cette vitamine cause
des saignements abondants ou prolongés fréquents, sensibilité aux ecchymoses, caillots menstruels ainsi que
des nausées et vomissements pendant la grossesse. Elle est également requise pour la formation osseuse ou afin
de prévenir l’ostéoporose, les caries, les dépôts de calcium, le durcissement des tissus et des artères.
Des injections de vitamine K d’origine végétale ont été efficaces dans le contrôle de fortes douleurs. Cette
vitamine peut être obtenue des bactéries intestinales (en d’autres mots, produites dans les tripes), les légumes
verts et surtout vert foncé, le foie et les jaunes d’œufs. La vitamine K1 est dérivée des plantes et la K2 provient
d’aliments fermentés et des bactéries intestinales; la forme synthétique (K3) peut avoir des effets toxiques. La
vitamine K1 et K2 sont toutes deux bénéfiques pour les effets mentionnés ci-haut, mais la K2 est plus efficace
pour la santé des os et la protection vasculaire.
Vitamines hydrosolubles : Ces vitamines se dissolvent facilement dans l’eau et ce faisant, sont
facilement absorbées, mais tout aussi facilement gâtées dans la cuisson et, à l’exception de la vitamine B12,
ne s’accumulent pas dans l’organisme. La plupart des vitamines du groupe B sont des éléments essentiels des
systèmes enzymatiques.
Vitamine B1 : Le nom chimique est la thiamine. L’AQR est de 1.5/1.1 mg. La dose thérapeutique
est de 15 à 3 000 mg. Il se détruit ou se dégrade par la chaleur, le sucre, l’alcool et le tabagisme. Malgré la prise
de suppléments de B1, une carence peut survenir en raison d’un manque d’acide gastrique.
Symptômes de carence : Ceux-ci incluent une mauvaise circulation avec les mains et pieds froids, œdèmes
(rétention de fluides), langue crevassée, hypothyroïdie, fatigue, dépression, insomnie, anxiété, hypersensibilité
à la douleur et au bruit, nausée, mémoire défaillante, apathie, débilité, perte de poids ainsi qu’une muscula-
ture faible et douloureuse, particulièrement dans les jambes, commençant par les pieds brûlants et engourdis,
affectant par la suite les mollets et les cuisses et résulte parfois par une paralysie. D’autres conditions incluent
des désordres gastro-intestinaux sévères, tachycardie (pouls rapide) et dyspnée (essoufflement) à l’effort, brady-
cardie (pouls lent) au repos, cœur hypertrophié (élargi) et faible, maladie mentale, sclérose en plaques, diabète,
hypoglycémie, allergies et dépendances (à l’alcool, drogues). Une carence sévère est connue sous le nom de
béribéri.
Meilleures sources : Levure alimentaire, son de riz, graines de sésame et de tournesol, arachides, millet
et grains entiers.
157 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Vitamine B2 : Cette vitamine est connue sous le nom chimique de riboflavine. L’AQR est de 1,7/1,3 mg,
la dose thérapeutique est de 50 à 1500 mg. Elle se dégrade si exposée à la lumière et rends l’urine jaune clair.
Symptômes de carence : yeux sensibles, qui chauffent ou sont injectés de sang (des vaisseaux sanguins
deviennent visibles dans le blanc de l’œil) et la vue est floue ou il y a présence de cataractes. La peau est hui-
leuse et provoque des démangeaisons et il peut y avoir de l’eczéma (particulièrement autour du nez, front,
oreilles, scrotum et vagin), rougeurs dans certaines parties du visage (rosacée), acné, plaies de lit, parties
de la peau violacée. Les cheveux sont ternes et huileux avec des pellicules. Les ongles se dédoublent et la
langue est douloureuse, brûlante et d’une couleur magenta violet. Les lèvres et les commissures sont fissurées
(perlèche) ainsi que présence d’allergies, anémie, arthrite, cancer et diabète.
Meilleures sources : levure alimentaire, foie, rognons, amandes, graines germées et jus d’herbe.
Niacine et Nicotinamide : La niacine est également appelée acide nicotinique et la niacinamide est
identique à la nicotinamide. Comme le nom le suggère, ces substances sont intimement liées à la nicotine
et donc utiles dans lorsque qu’on tente de cesser de fumer. Le nom de vitamine B3 est également utilisé.
L’AQR est de 19/15 mg et des doses thérapeutiques jusqu’à 30 g ont été administrées dans le traitement
de la schizophrénie.
La forme acide (niacine ou acide nicotinique) provoque un rougissement au visage et est prescrite afin
de dilater les vaisseaux sanguins, diminuer la pression sanguine, réduire le cholestérol ou augmenter
la circulation au niveau de la tête dans les cas d’acné ou de migraine. La forme non acide, nicotinamide
ou niacinamide, ne cause pas ces effets. Contrairement à la niacine, de fortes doses de cette vitamine peuvent
causer une dépression. La niacine ou nicotinamide améliore le métabolisme oxydatif énergétique et peut être
utilisée dans le traitement de plusieurs symptômes.
Symptômes de carence : Schizophrénie, hyperthyroïdie, yeux globuleux, dépression, irritabilité, hyperac-
tivité, crises de larmes, méfiance, perte d’humour, délires, anxiété, insomnie, confusion et modification des per-
ceptions sensorielles. La langue prends une texture rappelant la fraise, lustrée et de couleur rouge-vif et prends
l’apparence de « chair crue ». La bouche arbore des plaies, chancres et coins ulcérés. La peau est rugueuse et
rouge avec une décoloration brune, souvent symétrique sur les joues, le cou et le dos des mains. Il y a présence
de dermatite avec ulcérations et pellagre (craquement de la peau) qui s’aggrave à l’exposition au soleil. D’autres
symptômes et conditions incluent des maux de tête, maux de dos, fatigue, anémie, manque d’acide gastrique,
perte de poids et d’appétit, nausée, vomissement, diarrhée, douleurs et raideurs articulaires, arthrite et cancer.
Meilleures sources : levure alimentaire, arachides, son de riz, foie.
Acide pantothénique : Communément utilisée en tant que pantothénate de calcium et est également
appelée vitamine B5. L’AQR, est de 7/4 mg et la dose thérapeutique est de 50 à 1500 mg.
Symptômes de carence : Langue empâtée, distendue et crevassée. Fatigue, dépression, insomnie,
cheveux grisonnants, pieds brûlants, arthrite, alcoolisme, asthme, cataracte, épilepsie, psoriasis, stress, maladie
du système digestif et nerveux et faiblesse surrénale.
Meilleures sources : levure alimentaire, son et polissure de riz, foie.
Vitamine B6 : Le nom chimique est pyridoxine. L’AQR est de 2,0/1,6 mg. La dose thérapeutique est
de 50 à 3 000 mg. Son action est reliée de près au zinc et s’oxyde facilement.
Symptômes de carence : Ceux-ci incluent l’incapacité à se souvenir de ses rêves, insomnie, dépression,
irritabilité, tremblements, convulsions (épilepsie), migraine ou schizophrénie. La peau est huileuse avec
de l’eczéma, urticaire (éruptions cutanées). Il y a présence d’œdème (rétention de fluide), vomissements,
mauvaise haleine (halitose), manque d’acide gastrique, faiblesse musculaire, anémie et calculs rénaux. Égale-
ment possible est la douleur, raideur, enflure aux doigts et jointures et les orteils deviennent blancs (maladie
de Raynaud) ; autisme, caries (dentaire ou osseuse), diabète, maladie de Parkinson et maladies des systèmes di-
gestif et nerveux. La plupart des carences sont attribuables à la pyroluria et répondent mieux au P5P, la forme
active de la vitamine B6. Consulte le chapitre 44.
Meilleures sources : levure alimentaire, mélasses, son, graines de tournesol, riz, foie, jaune d’œuf, noix,
fèves et bananes.
Biotine : L’AQR est de 0,3 mg ou 300 μg. La biotine est nécessaire au métabolisme des protéines et des
158 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
graisses ainsi que pour une chevelure saine.
Symptômes de carence : Problèmes digestifs, nerveux, de peau et cheveux ; anémie, fatigue, dépression
et hallucinations.
Meilleures sources : levure alimentaire, son de riz. Généralement des bactéries intestinales, sauf après
la prise d’antibiotiques.
Acide folique : L’AQR est de 200/180 μg, mais prendre au moins 400 μg, et 800 μg sont recom-
mandés pour les femmes enceintes. La dose thérapeutique est de 5 à 20 mg. L’acide folique se dégrade
facilement à la lumière, la chaleur, l’entreposage, l’oxygène et la pilule contraceptive.
Symptôme de carence : Ils sont nombreux ; la plupart des femmes enceintes en sont déficientes. Les symp-
tômes incluent l’anémie, commissures des lèvres fissurées, langue rouge, cheveux grisonnants, pigmentation
brun-grisâtre de la peau, irritabilité, dépression, fatigue, oublis (distraction), manque de concentration, in-
somnie, étourdissements, diminution des réflexes et maux de tête. Également présentes sont des faiblesses
musculaires, douleurs, engourdissement des jambes, difficultés à marcher, crampes, troubles digestifs tels que
constipation et diarrhée, problèmes sexuels et de circulation, cancer cervical, hypoglycémie, malformations
congénitales, goutte, diabète et maladies cardiovasculaires.
Meilleures sources : Jus d’herbe, levure, pousses, feuilles vertes foncées et foie.
Vitamine B12 : Son nom chimique est cobalamine, l’AQR est de 2 μg et la dose thérapeutique est de
1 000 μg (1 mg). Elle est essentielle suite à l’ablation partielle de l’estomac. La plupart des patients répondent
très favorablement à des injections de vitamine B12, même si des tests laboratoires montrent un taux sanguin
normal en vitamine B12. Une mauvaise santé ne permet pas une absorption adéquate de vitamine B12 ; le calci-
um ainsi de l’acide chlorhydrique améliore l’absorption. Habituellement, les comprimés de B12 sont absorbés
sous la langue. Cependant, des études récentes ont démontré qu’une meilleure absorption se produit en plaçant
la vitamine dans les narines, sous forme de gouttes, crème ou pâte, en écrasant les comprimés avec de l’eau.
Symptômes de carence : Anémie pernicieuse, fatigue chronique, débilité, mauvaise circulation, engourdisse-
ments et raideurs, langue très sensible et rouge, désordres émotionnels, maladies mentales, cancer, maladies
du système nerveux et du foie, inflammation nerveuse et paralysie.
Meilleures sources : Foie, rognons, poisson, jaune d’œuf et spiruline.
Vitamine C : Son nom chimique est acide ascorbique ; elle est habituellement utilisée en tant qu’ascorbate
de sodium ou de potassium. L’AQR est de 60 mg, de 500 à 3 000 mg sont recommandés dans le maintien d’une
bonne santé (et peut être fourni dans le cadre d’une alimentation adéquate). La dose thérapeutique quotidienne
est jusqu’à 100 g (sous une forme neutralisée). Cette vitamine est facilement détruite par l’air, l’entreposage,
le tabagisme, la cuisson et le stress. Elle est utile pour neutraliser les effets des morsures ou piqures de serpents,
d’insectes, d’araignées venimeuses ou autres.
Symptômes de carence : Les premiers signes incluent une lassitude, faiblesse, irritabilité, vagues douleurs
musculaires et articulaires. Subséquemment, les symptômes et conditions incluent le scorbut débutant dans
les membres les plus sollicités, douleurs musculaires (particulièrement pendant les infections), saignement
des gencives et de la peau, faiblesse capillaire, fatigue, guérison difficile des blessures et infections graves et
chroniques. Sont également possibles : problèmes de foie et de reins, sénilité, peau vieillissante, thromboses
(AVC, infarctus), syndrome de mort subite du nourrisson, problèmes oculaires, arthrite, sclérose en plaques,
diabète, schizophrénie, anémie, plaies de lit, formation de calculs (pierres), cancers, maux de dos, anxiété,
allergies (qui se manifestent par des réactions aux piqures d’abeilles, maux de tête, éruptions cutanées, asthme,
rhume des foins et épilepsie).
Meilleures sources : fruits et légumes frais, graines germées, cynorhodon et jus d’herbe.
Substances semblables aux vitamines : Celles-ci sont des substances biochimiques essentielles qui n’ont
pas encore reçu le statut de vitamines à part entière, en partie parce que certaines d’entre elles peuvent être
synthétisées par l’organisme et en partie parce que leur utilité est toujours remise en question.
Flavonoïdes : Les flavonoïdes font partie du complexe de vitamine C naturel. Une carence entraîne une
fragilité capillaire avec des marques violacées ou bleues sur la peau, inflammation, saignements des gencives et
159 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
douleurs à l’oreille interne. Les flavonoïdes sont essentiels au bon fonctionnement de la vitamine C.
Meilleures sources : Graines germées, fruits et légumes frais (spécialement ceux colorés) et la pulpe
restante des agrumes pressés pour le jus. Les flavonoïdes se retrouvent également dans les pétales de fleurs. Les
membres les plus connus de ce groupe sont la quercétine et le rutoside. Le rutoside se trouve en forme concen-
trée dans les feuilles et fleurs de sarrasin séchées.
Choline et inositol : Ceux-ci sont importants dans l’absorption et le métabolisme des graisses et du
cholestérol, la synthèse de la lécithine, le bon fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire ainsi que le
développement et le fonctionnement du cerveau et des nerfs (transmission des influx nerveux). Ils sont utiles
dans le traitement de l’artériosclérose et athérosclérose, asthme, diabète (inositol), glaucome, problèmes
de cheveux et calvitie, hypertension, insomnie (inositol), maladies du foie, sclérose en plaques, dystrophie
musculaire, névrite, dyskinésie tardive (principalement choline).
Meilleures sources : La lécithine est la meilleure source de choline, mais d’autres bonnes sources sont
les jaunes d’œufs, le foie, la cervelle et la levure alimentaire. La meilleure source de l’inositol sont les graines
germées (il est inutilisable dans les graines non germées, sous forme d’acide phytique). D’autres bonnes sources
sont les cœurs, cervelles, foies, levure alimentaire, choux et agrumes.
PABA (acide para-aminobenzoïque) : Il s’agit d’un agent favorisant la croissance et une carence con-
tribue à la présence de plaques blanches sur la peau, eczéma, cheveux grisonnants et la fatigue. En lotion, il
est excellent pour protéger la peau des rayons ultraviolets. Il est présent dans la levure alimentaire, le foie,
les jaunes d’œufs, et est également synthétisé par les bactéries intestinales. En supplément, la forme soluble
en sel de potassium de PABA est préférable à sa forme acide, qui est pratiquement insoluble.
Vitamine B15 (acide pangamique) : Ce flavonoïde est présent dans les graines, céréales et les noix, et
protège contre les carences en oxygène similaire à la vitamine E. Il fut utilisé avec succès dans le traitement de
l’alcoolisme, allergies, arthrite, autisme, problèmes respiratoires (asthme et emphysème), diabète, hypoglycé-
mie, problèmes cardiaques (maladies cardiovasculaires) et le vieillissement précoce.
Vitamine B17 (amygdaline ou mandelonitrile) : Ce nutriment contient un ingrédient cyanuré nocif
pour les cellules cancéreuses. Il est très efficace dans la prévention du cancer par l’ingestion régulière des pépins
amers des fruits à noyau (ex. : abricots, amandes amères, pommes). D’autres bonnes sources sont les graines
germées, luzerne, haricot mung, millet et lentilles. Dans le commerce, un produit purifié connu sous le nom
de « leatrile » (maintenant illégal aux É.U.) est utilisé oralement ou en injections dans le traitement du cancer.
Pour être efficace, le « leatrile » doit être utilisé conjointement avec le Nettoyage intestinal, la prise de supplé-
ments et une alimentation adéquate.
160 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 24
MINÉRAUX
Découvre ce que font les minéraux et si tu as besoin d’en prendre davantage.
Les minéraux sont des substances inorganiques composées d’éléments métalliques et non métalliques,
sous forme ionisée. Les métaux les plus importants pour notre santé sont le calcium, magnésium, potassium
et sodium, en tant que macroéléments, ainsi que le bore, chrome, cobalt, cuivre, iode, fer, manganèse, molyb-
dène, sélénium et le zinc, sous forme d’oligo-éléments. Les non-métaux essentiels sont le chlore, phosphore
et le soufre. Les éléments nocifs sont l’aluminium ainsi que les métaux lourds tels que le cadmium, plomb et
mercure. Alors qu’un apport déséquilibré de macroéléments peut mener à des problèmes de santé, les oligo-
éléments deviennent facilement toxiques à des doses excessives.
Les minéraux contenus dans les céréales, graines et noix ne sont pas bien absorbés10 à moins que celles-ci
aient été germées ou fermentées. Ce fait est particulièrement important pour les végétariens qui dépendent de
ces aliments. L’ajout de gélatine, de bouillon de poulet ou de poisson à des grains cuits améliore l’absorption
des minéraux alors que les fibres céréalières (son) en diminuent leur disponibilité. Dans la compilation suiv-
ante, lorsque les céréales et les graines sont mentionnées comme étant une bonne source de minéraux, cela
s’applique seulement à leur forme germée ou comme produits fermentés11.
Dans les cas de carence en minéraux, prends des suppléments minéraux avec des repas contenant de la
gélatine (ex. : poisson ou volaille) ou encore avec des jus de légumes frais ou de salades de légumes. Assure-toi
également que tu produises suffisamment d’acide gastrique. Les minéraux sont plus facilement absorbés sous
forme de chélates ou d’orotates – les orotates distribuent les minéraux directement dans les cellules.
Calcium (Ca) : L’AQR est de 800 mg, mais le dosage recommandé est de 600 mg à 1200 mg par jour. Une
carence est fréquemment attribuable à une hyperacidité, manque de vitamine D, de magnésium ou de bore,
sous-performance des glandes thyroïde et parathyroïde ainsi qu’une surabondance de phosphore. Le ratio cal-
cium/phosphore sanguin normal est 10:4. Un taux de calcium trop élevé résulte en calcifications, telles que la
formation de calculs, tartre, dépôts arthritiques, cataractes et des tensions musculaires.
Symptômes de carences : Ceux-ci incluent des déformations et une fragilité osseuse, crampes, tics et faibless-
es musculaires, irritabilité, maux de tête, dépression, problèmes menstruels tels que des pertes excessives
et douloureuses, une mauvaise circulation et de la sensibilité aux seins. Également possible sont la douleur,
insomnie, allergies, inflammations, basse pression, varices, veines et abdomen distendus, enflures, cicatrisation
lente, pyorrhée, gingivite et problèmes oculaires (myopie).
Meilleures sources : bouillon d’os, écailles d’œufs, dolomite, sardines, légumes feuillus, produits de lait
de chèvre, graines de sésame et varech.
Chrome (Cr) : Ce minéral est actif en tant que chrome trivalent et sa valeur biologique varie grandement
dans différents aliments. Vise un AQR de 100 μg provenant de suppléments à haute valeur biologique, tels que
le chrome chélaté ou en facteur de tolérance au glucose (FTG).
Symptômes de carence : mauvais contrôle de la glycémie (diabète, hypoglycémie), dérèglement du métabo-
lisme des graisses/protéines, intolérance à l’alcool, trouble de la croissance, hypertension, artériosclérose, perte
de poids, fatigue, problèmes oculaires (cornée opaque, myopie, glaucome).
Meilleures sources : levure de bière, mélasse, champignons, fruits de mer et céréales.
Cuivre (Cu) : L’AQR est de1,5 à 3 mg, mais le dosage recommandé est de 3 à 5 mg par jour. Une carence
alimentaire en cuivre est rare ; un excédent de cuivre inorganique, par exemple, peut provenir de conduites
d’eau en cuivre. Une carence en cuivre peut résulter d’une capacité de liaison réduite à l’intérieur des cellules.
Symptômes de carence : Ceux-ci incluent l’anémie, particulièrement chez les nourrissons ; maladies os-
seuses ; moelle épinière défaillante, sclérose en plaques ; cheveux grisonnants, devenant fins et raides, per-
162 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
dant leurs boucles ; infertilité ; faiblesse des tissus conjonctifs, mise en évidence par des problèmes cardiaques
tels que l’hypertrophie (élargissement du cœur), affaiblissement de l’aorte (perforations, ruptures), anévrisme
et varices ; hernies ; cancer ; leucémie ; inflammations ; parasites ; et sous-activité thyroïdienne.
Indications de toxicité : Cirrhose du foie, jaunisse et symptômes de carence en zinc. Des niveaux élevés de
cuivre dans le sang sont généralement causés par des inflammations dans l’organisme et ne sont pas une indica-
tion de surcharge. Lorsque les inflammations se résorbent, les niveaux de cuivre font de même.
Meilleures sources : Foie, levure alimentaire, noix et graines oléagineuses (qui contiennent des huiles).
Utilise des suppléments sous forme organique seulement, tels que chélaté ou en complexes de salicylates.
Cependant, les colloïdes et les bracelets de cuivre sont acceptables.
EAP calcique pour la santé cellulaire
La santé de nos cellules dépend largement de leur capacité à maintenir les toxines à l’extérieur. Ceci inclut les
produits chimiques toxiques tels que les endotoxines produites par les microbes présents dans notre organisme ainsi
que des concentrations nocives de produits biochimiques normalement bénéfiques. De telles matières toxiques con-
duisent à un affaiblissement et une perturbation de la production énergétique des cellules et sont un facteur majeur
du processus de développement de maladies telles que le cancer et les maladies dégénératives chroniques.
Des produits chimiques, tant toxiques que bénéfiques, ne pénètrent dans les cellules que via des pores spécifiques de
la paroi cellulaire. Chez les cellules saines, ces points d’entrées sont protégés par des gardiens chimiques spéciaux,
principalement les sels d’amino éthyl phosphate de calcium, également appelé phosphate de colamine ou encore EAP
calcique. Le EAP calcique est fortement concentré à ces points d’entrée et est lié à la paroi cellulaire où il maintient
le calcium dans une position fixe.
En plus d’empêcher les produits chimiques indésirables de pénétrer, l’EAP calcique est également efficace dans
le transport des minéraux essentiels à travers la membrane cellulaire et à l’intérieur de la cellule. De surcroit,
il contribue à maintenir et restaurer le potentiel électrique normal entre les deux côtés de la membrane. De par
l’importance vitale de ses fonctions dans le maintien de l’intégrité des membranes cellulaires, l’EAP calcique a été
appelé « facteur d’intégrité des membranes cellulaires ». Avec le vieillissement et la détérioration de la santé relative
aux maladies, nous venons à ne pas produire suffisamment d’EAP calcique pour protéger nos cellules. Ceci les expose
à des attaques des produits chimiques et toxines indésirables, ce qui peut causer ou contribuer au développement
d’une grande variété de maladies.
L’EAP calcique fut développé dans les années 1960 en Allemagne, par Hans Nieper, M.D. Il fut utilisé avec succès
dans le traitement de la sclérose en plaques et les effets dommageables des infections virales (ex.: fatigue chronique)
ont pu également être grandement réduits avec l’EAP calcique. D’autres maladies ont répondu favorablement au
traitement dont la sclérose latérale amyotrophique (SLA), allergies, asthme, problèmes de pression et de circulation
sanguine, hémorragie capillaire, cancer, maladies rénales chroniques, diabète et ostéoporose.
Les varices ont cessé de se détériorer et la peau âgée s’améliora sous des traitements à l’EAP calcique. Le docteur
Nieper a mentionné que ses patients, ayant suivi une thérapie à long terme d’EAP calcique, ne vieillissaient pra-
tiquement pas. Il découvrit qu’une formulation d’EAP calcique, de magnésium et de potassium a un effet apaisant
et harmonisant sur les nerfs et est donc approprié dans les cas de conditions neurologiques, incluant l’hyperactivité
et les troubles anxieux.
Après l’évaluation des traitements administrés à plusieurs milliers de patients atteints de sclérose en plaques, pendant
plusieurs années, le Dr Nieper a découvert que pratiquement aucun de ces patients n’a développé de cancer. De plus,
au cours d’une étude de 6 ans portant sur 8 patients ayant subi des chirurgies répétées relatives au cancer du côlon,
il n’y eut aucune récurrence de cancer suite à la thérapie d’EAP calcique. La dose habituelle est de 1 à 3 comprimés,
3 fois par jour, avant les repas. Pour plus d’informations et/ou pour commander : Koehler Company, P.O. Box 11510,
Prescott, AZ 86304 ([Link]).
Iode (I) : L’AQR et le dosage recommandé pour l’iode sont de 150 μg par jour. L’iode est requis pour
la production d’hormones thyroïdiennes qui régularisent le métabolisme.
Symptômes de carence : Ceux-ci incluent le goitre, crétinisme, fatigue, surpoids, retard mental, débilité
et cancer.
163 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Meilleures sources : du varech pour le maintien, de la solution de Lugol comme traitement. Consulte le
chapitre 3.
Fer (Fe) : L’AQR est de 10/15 mg, ce qu’est également le dosage recommandé, mais il doit être moindre
chez les personnes âgées. Une carence en fer cause de l’anémie et de la fatigue, alors qu’une surabondance,
dans sa forme inorganique (comprimés, additifs dans le pain), est un facteur contributif des maladies dégénéra-
tives, particulièrement l’arthrite.
Meilleures sources : Varech, foie, levure, mélasse, graines de sésame et œufs.
Magnésium (Mg) : L’AQR est de 350/280 mg ; le dosage recommandé est de 500 à 1 000 mg par jour.
Ce minéral active plusieurs enzymes (voir la section sur le chlorure de magnésium ci-après).
Symptômes de carence : Apathie, confusion, dépression, désorientation, hallucination, irritabilité,
paranoïa et une mémoire défaillante. Également typique sont l’angine, artériosclérose, hypertension, transpi-
ration, tachycardie (pouls rapide), AVC, thrombose ou infarctus. Tu peux également faire face à des convul-
sions, crampes, éclampsie, épilepsie, tics musculaires, engourdissements, nystagmus (mouvements rapides et
incontrôlés des yeux), picotements et tremblements. D’autres symptômes sont une rigidité physique et mentale,
raideurs, formation de calculs rénaux et biliaires (mais pas d’insuffisance rénale), tartre, alcoolisme, cancer,
arthrite, diabète, infections sévères, malabsorption intestinale, cirrhose du foie, pancréatite (inflammation du
pancréas), problèmes de la prostate, fortes odeurs corporelles, hyperthyroïdie, coliques et tension prémenstru-
elles.
Meilleures sources : Varech, dolomite, fruits de mer, sel minéraux, jus d’herbe, feuilles vertes, noix, graines
huileuses, mélasse et grains germés. Les doses orales élevées ne sont pas conservées, mais sont immédiatement
éliminées par les reins. Il est préférable de fournir de fortes doses par application transdermique d’une solu-
tion concentrée de chlorure de magnésium, comme sous la forme de cataplasmes chauds, de bains chauds ou
frictionnée sur la peau.
Manganèse (Mn) : Le dosage recommandé est de 5 à 10 mg par jour ; la dose thérapeutique est de 20 à
100 mg.
Symptômes de carence : ceux-ci sont habituellement des faiblesses musculaires, myasthénie grave, pau-
pières tombantes, mémoire défaillante, taches cutanées rouge foncé, diabète, hypoglycémie, artériosclérose,
schizophrénie, convulsions épileptiques, déformations osseuses, problèmes de mucus, impuissance et/ou stéri-
lité, ataxie (incoordination musculaire), manque d’équilibre, oreille interne anormale et rétraction de la tête
(ou du menton).
Meilleures sources : Jus d’herbes, épinards, persil, épices (girofle, cardamome, gingembre), noix, arachides
et graines germées et fermentées.
Molybdène (Mo) : Le molybdène est une partie intégrante de plusieurs enzymes chargées de l’oxydation
cellulaire et du métabolisme des glucides. Les besoins quotidiens ne sont pas connus, mais nous savons qu’il
est un antagoniste au cuivre.
Symptômes de carence : ceux-ci peuvent être le cancer de l’œsophage, carie dentaire, impuissance chez
les hommes âgés, asthme et sensibilité aux sulfites, au MSM (voir la section sur le MSM ci-après) et à d’autres
aliments riches en soufre.
Meilleures sources : Sarrasin, fèves, produits de soja fermenté, foie et orge.
Potassium (K) : L’AQR est de 2 000 mg, mais le dosage recommandé est de 3 g par jour. Une carence peut
survenir par une surconsommation de sodium (sel), l’utilisation de diurétiques ou de faiblesse surrénale.
Symptômes de carence : Les symptômes communs sont l’anxiété, nervosité, fatigue, diabète, hypoglycémie,
fatigue cardiaque, hypertension, problèmes de foie, douleurs au bas du dos, faiblesses musculaires, sclérose
en plaques, surpoids.
Meilleures sources : Varech, fruits et légumes.
Sélénium (Se) : L’AQR est de 70/55 mg et le dosage recommandé est de 100 à 200 μg par jour. La dose
thérapeutique est jusqu’à 500 μg prise sous forme organique. Le sélénium agit comme antioxydant conjointe-
ment avec la vitamine E. Il se dégrade à la cuisson et devient très toxique à des doses de 2 000 μg ou plus. Une
164 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
carence en sélénium a pour effet de rendre les virus très virulents.
Symptômes de carence : Ceux-ci incluent la fatigue, cancer, lésions au foie, fibrose pancréatique, dys-
trophie musculaire, faiblesse du système immunitaire, troubles de la reproduction, cataractes, hémorragies,
anémie hémolytique, hypothyroïdie.
Meilleures sources : Rognons, foie, fruits de mer, levure de bière et varech.
Zinc (Zn) : L’AQR est de 15 mg. Le dosage recommandé est de 20 à 30 mg par jour et la dose thérapeu-
tique est jusqu’à 300 mg. Ce minéral et des plus efficaces s’il est pris avec la vitamine B6. Une alimentation
faible en protéines et riche en fibres, phytates, calcium, gras, et cuivre peut restreindre l’absorption du zinc.
Un apport accru en zinc est requis lors de la prise de supplément de calcium ou de magnésium et pendant
les infections chroniques, les périodes de convalescences et de stress. Une carence en zinc est attribuable à la
pyroluria. Consulte le chapitre 44.
Symptômes de carence : Ceux-ci affectent la peau (acné, furoncles, brûlures, ulcères aux jambes, para-
kératose (plaques rouges squameuses), mauvaise cicatrisation, psoriasis, vergetures) ; les cheveux (cassants,
drus, pellicules, pertes, dépigmentation) ; les ongles (points blancs et stries) ; les yeux (kératites [inflammations
ou lésions de la cornée], cécité nocturne, détachement de la rétine) ; le goût et l’odorat (perte ou distorsion) ;
fonctions sexuelles (organes sexuels masculins sous-développés, hypertrophie de la prostate, maturité sexuelle
tardive, stérilité, menstruations retardées ou irrégulières) ; maturation (troubles de la croissance, nanisme).
D’autres symptômes et conditions incluent la mauvaise haleine et odeur corporelle, ulcères buccaux, nausée
(grossesse), mauvaise circulation, extrémités froides, évanouissement, infarctus, anémie des cellules falciformes
(drépanocytose), cancer, diabète, épilepsie, ulcères gastriques et duodénaux, inflammation des intestins (mala-
die de Crohn), douleurs articulaires (particulièrement les genoux et hanches), cirrhose du foie/alcoolisme,
toxémie, troubles mentaux, émotivité accrue, hyperactivité, troubles d’apprentissage, autisme, schizophrénie,
perte de l’appétit, anorexie mentale et allergies multiples.
Meilleures sources : Huîtres, hareng, sardines, varech, fruits de mer, flocon d’avoine, foie, graines
de citrouille et graines germées.
Regardons maintenant 2 minéraux de plus près: le chlorure de magnésium et le MSM, une forme
de soufre organique.
Le chlorure de magnésium pour la santé et le rajeunissement : Le magnésium n’est rien de moins
qu’un minéral miracle de par son effet curatif sur une large gamme de maladies ainsi que son habileté à rajeunir
un organisme vieillissant. Il est essentiel dans les fonctions de plusieurs enzymes, spécialement en ce qui a trait
à la production énergétique cellulaire. Il est également essentiel dans la santé du cerveau et du système nerveux
ainsi que pour celle des dents et des os. Il peut être surprenant que sous la forme de chlorure de magnésium,
il combatte efficacement les infections. Sur la base de ces nombreux effets bénéfiques, je conseille d’intégrer
le chlorure de magnésium dans tout programme de mode de vie sain.
Le premier chercheur de renom à étudier et promouvoir les effets antibiotiques du chlorure de magné-
sium fut le chirurgien et professeur français Pierre Delbet, M.D. En 1915, il cherchait un produit dans le but
de nettoyer les blessures des soldats. Les antiseptiques traditionnellement utilisés endommageaient les tissus
et favoriseraient les infections au lieu de les empêcher. De toutes ses expériences, le chlorure de magnésium
fut de loin le meilleur. Non seulement est-il inoffensif pour les tissus, mais il augmente considérablement
l’activité des globules blancs et la phagocytose (processus de destruction des microbes nocifs).
Le Dr Delbet a conduit des expériences sur l’application interne du chlorure de magnésium et découvrit
qu’il est un puissant stimulant immunitaire. Lors de ses expériences, la phagocytose a augmenté jusqu’à 333 %.
Ce qui veut dire qu’après l’ingestion de chlorure de magnésium, le même nombre de globules blancs détruit
jusqu’à 3 fois plus de microbes qu’auparavant. Graduellement, le Dr Delbet découvrit que le chlorure de mag-
nésium est bénéfique pour une vaste gamme de maladies. Ceux-ci incluent les maladies du tube digestif, telles
que les colites et les problèmes de vésicule biliaire, maladie de Parkinson, tremblements et crampes muscu-
laires, acné, eczéma, psoriasis, verrues et démangeaisons cutanées, impuissance, hypertrophie de la prostate,
troubles cérébraux et circulatoires, asthme, rhume des foins, urticaire et réactions anaphylactiques.
Les cheveux et les ongles deviennent sains et vigoureux et les patients ont plus d’énergie. Il observa
165 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
également un effet préventif sur le cancer et utilisa le chlorure de magnésium afin de renverser les conditions
précancéreuses telles que la leucoplasie ainsi que l’hyperkératose et les mastites chroniques. Des études épi-
démiologiques ont confirmé qu’au sein de territoires géographiques possédant un sol riche en magnésium,
la prévalence du cancer était moindre que chez les populations habitant un territoire pauvre en magnésium.
Voici un sommaire de bénéfices additionnels du magnésium :
Magnésium pour les nerfs : Le magnésium a un effet apaisant sur le système nerveux et est fréquem-
ment utilisé afin de favoriser le sommeil. Mais plus important encore, est qu’il peut être utilisé pour calmer les
nerfs irrités et surexcités. Ceci est particulièrement utile dans les cas de crises épileptiques, convulsions chez
les femmes enceintes et les tremblements chez les alcooliques. Le taux de magnésium est généralement faible
chez les alcooliques, ce qui contribue, ou est la cause de la plupart de leurs problèmes de santé. Lorsque le
taux de magnésium est faible, le système nerveux perd le contrôle sur l’activité musculaire, la respiration et les
processus mentaux.
De par son grand effet relaxant, non seulement le magnésium contribue à améliorer le sommeil, mais
il est également efficace contre les maux de têtes et migraines. La fatigue, tics, soubresauts et tremblements
nerveux, irritabilité, hypersensibilité, spasmes musculaires, agitation, anxiété, confusion, désorientation et un
rythme cardiaque irrégulier, sont toutes des conditions qui répondent favorablement à un apport accru en
magnésium. Un phénomène commun caractéristique à une carence en magnésium est une vive réaction mus-
culaire à un bruit soudain et fort.
Plusieurs symptômes de la maladie de Parkinson peuvent être surmontés avec une supplémentation élevée
en magnésium ; les tremblements, par exemple, peuvent être évités et la rigidité peut être atténuée. Les femmes
enceintes prééclamptiques peuvent développer des convulsions, nausées, étourdissements et maux de tête ; dans
les hôpitaux, cette condition est traitée à l’aide de perfusions de magnésium.
Le magnésium pour le cœur : Des taux adéquats de magnésium sont essentiels pour le muscle cardi-
aque. Ceux qui succombent à une crise cardiaque affichent généralement un taux de magnésium très faible,
mais un taux élevé de calcium dans le muscle cardiaque. Les patients souffrants de maladies coronariennes qui
ont été traités avec de grandes quantités de magnésium affichaient un taux de survie plus élevé que ceux traités
avec des médicaments. Cela peut être attribuable au fait que le magnésium dilate les artères du cœur et abaisse
les taux de cholestérol et des lipides.
Les diabétiques sujets au développement d’artériosclérose, de dégénérescence graisseuse du foie et de
maladies du cœur affichent fréquemment des taux de magnésium faibles. Ils développent souvent des rétinopa-
thies ; les diabétiques affichant les taux de magnésium les plus faibles développent les rétinopathies les plus
sévères. Plus la teneur en magnésium de leur eau potable est faible, plus le taux de mortalité des diabétiques,
relatif aux maladies cardiovasculaires, est élevé. Dans une étude américaine, le taux de mortalité attribuable
aux maladies coronariennes a doublé et la prévalence du diabète est 4 fois plus élevée dans les régions où l’eau
est pauvre en magnésium, comparé aux endroits avec des taux élevés de magnésium11.
Le magnésium pour une dentition et des os sains : Les autorités médicales prétendent que l’incidence
répandue de l’ostéoporose et de la carie dentaire dans les pays occidentaux peut être évitée par un apport élevé
de calcium. Par contre, les données publiées démontrent plutôt le contraire. Les populations asiatiques et
africaines avec un très faible apport (environ 300 mg par jour) ont très peu d’ostéoporose ; les femmes Bantus,
avec un apport quotidien de calcium entre 200 et 300 mg affichent la plus faible incidence d’ostéoporose au
monde. Au sein des pays occidentaux, avec une grande consommation de produits laitiers, l’apport quotidien
moyen en calcium est d’environ 1 000 mg. Étrangement, plus l’apport en calcium est élevé, particulièrement
dans la forme de produits de lait de vache (à l’exception du beurre), plus l’incidence d’ostéoporose est élevée12.
La concentration moyenne de phosphate de magnésium dans les os est d’environ 1 % ; dans les dents,
1,5 % ; dans les trompes d’éléphants, 2 % ; et dans les dents des carnivores qui les utilisent à broyer des os, 5 %.
Concernant la résistance des os et des dents, imagine le calcium comme de la craie et le magnésium comme de
la « super glue ». Le magnésium lie le calcium en des os et dents supérieures.
Le magnésium, le cancer et le vieillissement : Plusieurs études ont démontré un taux de cancer élevé
dans des régions où les sols et l’eau potable sont pauvres en magnésium. En Égypte, le taux de cancer n’était
que le dixième de celui de l’Europe et d’Amérique, et dans les régions rurales il était pratiquement inexistant.
166 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Le facteur principal en cause était un apport en magnésium très élevé de 2,5 à 3 g dans ces régions exemptes
de cancer – 10 fois plus que dans les pays occidentaux.
Voyons comment le calcium et le magnésium sont davantage reliés au processus du vieillissement. Nous
utilisons nos muscles en les contractants de façon sélective. Du point de vue biochimique, la contraction muscu-
laire se déclenche par l’introduction d’ions de calcium dans les cellules musculaires. Pour détendre le muscle,
le calcium y est à nouveau retiré. Cependant, à mesure que nous vieillissons, davantage de calcium demeure
dans les muscles et ceux-ci se trouvent contractés de façon plus ou moins permanente, ce qui entraîne une aug-
mentation de la tension et des spasmes musculaires. Jumelé à la calcification des articulations, voilà la rigidité
et la raideur typique que l’on observe avec le vieillissement.
Plus notre apport en calcium est élevé relativement au magnésium, plus nous nous calcifions et vieillissons
rapidement. De plus, la majeure partie de l’excédent de calcium dans notre alimentation se retrouve dans les
tissus mous et autour des articulations, conduisant à leur calcification et potentiellement à des déformations
arthritiques, artériosclérose, cataractes, calculs rénaux et sénilité. Le stress biochimique peut mener à une
calcification pathologique de presque tous les organes. En résumé, plus il y a de stress, plus il se produit de
calcification, plus rapide est le vieillissement.
Le minéral rajeunissant : Le magnésium et le chlore ont d’autres fonctions importantes dans la préserva-
tion de notre jeunesse et notre santé. Le chlore est essentiel afin de produire quotidiennement une grande
quantité d’acide gastrique et est également nécessaire à la stimulation des enzymes amylolytiques (qui digèrent
les féculents). Le magnésium est le minéral du rajeunissement et empêche la calcification de nos organes et nos
tissus, caractéristique de la dégénérescence liée au vieillissement du corps.
L’utilisation d’autres sels de magnésium (à l’exception du chlorure) est moins intéressante parce que
ceux-ci doivent de toute façon être convertis en chlorure dans l’organisme. Nous pouvons utiliser le magnésium
sous forme d’oxyde ou de carbonate, mais nous devons alors produire davantage d’acide chlorhydrique afin
de produire des chlorures pour être absorbés. Bon nombre de gens âgés, particulièrement ceux atteints de
maladies chroniques et éprouvant un besoin criant de magnésium, ne peuvent produire suffisamment d’acide
chlorhydrique et ne peuvent donc pas absorber l’oxyde ou le carbonate.
Parmi les autres sels, le sel d’Epsom est en fait du sulfate de magnésium. Il est soluble, mais n’est pas
bien absorbé et agit surtout en tant que laxatif. Le magnésium chélaté est bien absorbé, mais est dispendieux
et démuni de la contribution bénéfique des ions de chlorure. Les orotates sont efficaces, mais chers pour la
quantité de magnésium et tous deux, orotates et chélates, sont privés du potentiel anti-infectieux du chlorure
de magnésium.
Tel que mentionné plus haut, le calcium et le magnésium ont des effets opposés sur nos structures corpo-
relles. En règle générale, les jeunes femmes et les enfants ayant des structures corporelles souples nécessitent
davantage de calcium, alors que plus nous devenons rigides et inflexibles, moins nous avons besoin de calcium,
mais plutôt davantage de magnésium. Le magnésium peut inverser la calcification dégénérative de nos struc-
tures corporelles attribuable au vieillissement et nous rajeunir.
Quelle quantité de magnésium prendre : Le chlorure de magnésium hydraté contient environ 120 mg de
magnésium par gramme ou 600 mg par cuillère à thé comble. Il a un léger effet laxatif. Comme apport adéquat
au maintien de la santé, tu peux prendre jusqu’à 1 cuillère à thé par jour, en doses divisées et mélangées aux
repas. Le mieux est de le prendre en remplacement du sel de table puisqu’il a un goût quelque peu salé. Les in-
dividus aux papilles gustatives très sensibles peuvent commencer à prendre le magnésium en petites quantités,
mélangé à de la nourriture très goûteuse puis en augmenter graduellement les doses.
Dans le cas d’infections sévères, dissout 8 cuillères à thé comble dans 1 litre d’eau. Pour les enfants, il
est plus facile de le prendre en petits verres, ou un peu plus de 100 ml, à chaque 6 heures. Les adultes peuvent
doubler cette dose en prenant la même quantité à intervalles de 3 heures ou encore plus fréquemment jusqu’à
ce qu’une diarrhée s’en suive ; diminue alors à une dose de maintien, située tout juste sous la dose provoquant
la diarrhée, et ce, jusqu’à ce que l’infection de résorbe.
Pour usage quotidien, il est plus pratique de dissoudre le chlorure de magnésium dans l’eau. Rempli une
bouteille ou un pot à moitié de cristaux puis remplir avec de l’eau. Incorpore 1 cuillère à thé de cette solu-
tion à tes repas ou breuvages 3 fois par jour, pour un apport quotidien d’environ 600 mg de magnésium. Cette
167 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
solution, ou une autre encore plus concentrée peut être utilisée comme cataplasme sur des tumeurs ou des
articulations, muscles, adhésions ou cicatrices infectées, enflammées, douloureuses, raides ou calcifiées. Il est
également excellent avec le massage du dos, pour détendre les muscles tendus partout sur le corps et afin de
rajeunir une peau vieillissante. Dans le cas d’une peau sensible, utilise-le très dilué. Sur des lésions, il peut être
utilisé en solution topique à 4 %, soit 1 cuillère à thé dans un petit verre d’eau.
Le chlorure de magnésium non hydraté ou desséché contient deux fois plus de magnésium que sa forme
hydratée. Si tu l’utilises, réduis de moitié les quantités indiquées ci-dessus. Le chlorure de magnésium provient
de l’eau de mer. Plutôt que d’utiliser du chlorure de magnésium, tu peux utiliser la saumure provenant de la
production du sel de mer. Il a l’avantage de contenir plus d’oligo-éléments que le simple chlorure de magné-
sium, mais à cause de la grande quantité de sulfate de magnésium qu’il contient, il est plutôt amer.
Les gens souffrant de problèmes rénaux graves (insuffisance
ATTENTION : Bien qu’un apport ac- rénale sévère) doivent éviter les suppléments de magnésium et
cru de magnésium soit bénéfique pour la de calcium ; un excédent de magnésium peut provoquer un
plupart de gens, ceux aux prises avec de affaiblissement chez les gens atteints de myasthénie grave.
l’hypotension (basse pression) ont générale- Trop de magnésium peut provoquer des faiblesses ou des
ment besoin davantage de calcium. La pres- crampes musculaires. Si cela se produit cesse de prendre le
sion normale est d’environ 120/80. Plus elle magnésium et prends davantage de calcium.
est basse, plus le besoin de calcium est élevé.
Alors que ceux avec de l’hypertension ont MSM - Soufre organique comme remède polyvalent : Le
avantage à prendre 2 fois plus de magnésium MSM (méthyl-sulfonyl-méthane) est naturellement présent dans
que de calcium, ceux avec de l’hypotension beaucoup d’aliments frais, mais se dégrade lors de la trans-
peuvent prendre 2 fois plus de calcium que formation. Sa fonction première dans l’organisme est dans la
de magnésium ; les deux minéraux peuvent synthèse du collagène et la formation de la peau, vaisseaux
être pris en quantité relativement élevée. Les sanguins, cheveux et ongles. Il conserve l’élasticité des cellules,
gens hypotendus (basse pression) et qui ont de la peau et des vaisseaux sanguins, qui sont les attributs de
une tendance à l’inflammation doivent égale- la jeunesse. C’est pourquoi le soufre organique est souvent con-
ment réduire leur apport en phosphore. Un sidéré comme le « minéral de la beauté ». Les parois cellulaires
taux élevé de phosphore dans le sang a ten- restent perméables pour ainsi permettre aux nutriments d’y pé-
dance à diminuer les taux de calcium et de nétrer librement et faciliter l’élimination des résidus et toxines.
magnésium. Les chaînes d’acides aminés sont liées entre elles par des
« ponts » de soufre flexibles. De plus, la production d’énergie
par oxydation nécessite des composés de soufre réactifs. Donc, sans une quantité suffisante de soufre organique
comme sous forme de MSM, les cellules et les structures corporelles perdent leur élasticité et leur souplesse.
Ce qui en résulte sont les signes bien connus du vieillissement : une peau inélastique avec l’augmentation
de rides, tissus cicatriciels, durcissement des artères (artériosclérose), varices et poumons « durcis », causant
de l’emphysème. Un apport suffisant de MSM peut, de façon significative, renverser ces conditions, incluant
l’emphysème. On croit que le MSM contenu dans l’aloès est l’ingrédient actif responsable de la réparation des
dommages de la peau, une qualité attribuée à cette plante.
Les athlètes utilisent le MSM afin d’augmenter l’endurance et de minimiser les douleurs musculaires. Son
utilisation est encore plus répandue avec les chevaux et les lévriers. Cet effet peut être attribuable à la capacité
du MSM à augmenter considérablement la capacité de l’organisme à éliminer les résidus métaboliques, déchets
et toxines hors des cellules. De la même façon, le MSM semble aider les gens atteints de fatigue chronique.
Il favirose la récupération de l’épuisement physique et mental sévère. De plus, le MSM réduit les effets du stress
et l’incidence des décès liés au stress chez las animaux.
Le MSM tend à réduire ou éliminer les réactions allergiques envers la nourriture, produits chimiques et
allergènes inhalés. Il atténue également les réactions aux piqures de moustiques, abeilles ainsi que d’araignées
et serpents venimeux. Il réduit l’inflammation, la douleur, les raideurs et l’enflure causées par l’arthrite ou au-
tres troubles du système musculo-squelettique et il aide également à normaliser la chimie sanguine de ces con-
ditions. Il réduit aussi l’inflammation de la peau et des membranes muqueuses. Le MSM soulage les crampes
aux jambes et au dos ainsi que les spasmes musculaires, suite à une période d’inactivité (crampes nocturnes)
ou lors d’activités athlétiques.
D’autres conditions qui bénéficient souvent d’une supplémentation de MSM sont les bouffées de chaleur
168 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
ainsi que l’inconfort provenant du cycle mensuel, acné, asthme, maux de dos, candidose, constipation, diabète,
diarrhée, diverticulose, ulcères gastro-intestinaux, hypertension, inflammations de toutes sortes, démangeai-
sons, migraines, nausées, douleurs, stress, coups de soleil et cicatrisation des plaies. On croit qu’il est utile
avec d’autres conditions dégénératives ou inflammatoires chroniques, particulièrement la maladie d’Alzheimer,
le cancer, la maladie de Crohn, la myasthénie grave et la maladie de Parkinson.
Les ongles et les cheveux ont une teneur élevée en soufre et leur état s’améliore en général avec une sup-
plémentation de MSM. Il réduit également les infections parasitaires dans le tube digestif et urogénital. Le
MSM semble aussi normaliser notre état mental. Les individus qui prennent du MSM ont tendance à témoigner
d’un niveau accru d’éveil, une réduction des sautes d’humeur et moins de dépression. Il semble améliorer
le système immunitaire et le sens du goûter et de l’odorat. En outre, il neutralise la toxicité des anticholinesté-
rasiques (inhibiteurs de l’enzyme cholinestérase), offrant ainsi une protection contre l’ingestion ou l’exposition
aux insecticides ; il assiste également le foie dans la désintoxication de produits chimiques et, pour cette raison,
est utile pour atténuer les symptômes de sevrage aux drogues.
En résumé, le MSM :
• Inhibe les impulsions douloureuses le long des fibres nerveuses (analgésie)
• Diminue l’inflammation
• Augmente l’apport sanguin
• Réduit les spasmes musculaires
• Assouplis les tissus cicatriciels
Comment utiliser le MSM : Contrairement à son proche parent le DMSO, le MSM est un ingrédient
alimentaire naturel et est exempt de goût ou d’odeur déplaisants. Il serait complètement sécuritaire, même
en très grandes quantités. En raison de sa composition inerte, il ne
cause pas d’allergies ou d’effets pharmacologiques indésirables. ATTENTION : Les individus sen-
Il peut même être utilisé pour diluer le sang de façon sécuritaire. sibles aux sulfites, souvent utilisés
L’organisme utilise ce qui lui est nécessaire et élimine l’excédent comme agent de conservation, ont
par les reins. Le MSM hydrosoluble (soluble à l’eau) est facilement tendance à avoir une sensibilité au
absorbé et procure une source thérapeutique importante de soufre MSM en raison d’une carence en mo-
organique. lybdène, qui est nécessaire pour les
Le dosage de maintien quotidien varie habituellement entre 1 et enzymes hépatiques (du foie) afin de
10 g, pris en 2 doses ou plus. Ajuste la dose selon ton bien-être ou les convertir les composés de soufre en
effets que tu observes. Au début, je te suggère de commencer avec 1 g sulfates.
en augmentant le dosage graduellement. Dans ce cas, supplémente avec 200 à
Tu peux également utiliser le MSM de façon externe afin de faire 1 000 μg de molybdène et évite un ap-
pénétrer d’autres nutriment ou remèdes dans la peau. Dans les cas port élevé en cuivre.
d’arthrite ou de problèmes de tissus conjonctifs, par exemple, tu peux
dissoudre de la glucosamine, du salicylate de cuivre et du MSM dans
une petite quantité d’eau chaude et frictionne pour faire pénétrer sur la zone affectée.
Pour se procurer du MSM en grande quantité aux États-Unis, voir le site [Link] (anglais), où
tu peux également trouver plus d’information sur le MSM. Si ton alimentation est déjà riche en soufre, par une
grande consommation d’oignons et d’oeufs, il se peut alors que tu ne remarques aucune amélioration de ton
utilisation de MSM.
169 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 25
ACIDES AMINÉS
Ils sont les pièces maîtresses de toutes nos protéines.
Un niveau adéquat est essentiel pour une bonne santé.
Il y a 8 acides aminés essentiels qui doivent provenir de notre alimentation : isoleucine, leucine, lysine,
méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine. Deux autres, l’arginine et l’histidine, sont es-
sentiels pendant la première année de vie. Certains d’entre eux peuvent être utiles comme supplément afin
de rehausser les fonctions décrites plus bas, mais généralement cela est nécessaire seulement dans les cas de
malabsorption de nutriments, de maladies spécifiques ou dans le cadre d’une nutrition athlétique et sportive.
Les quantités spécifiques à utiliser ne sont habituellement pas cruciales et peuvent varier considérablement
d’un praticien à l’autre. À moins d’avis contraire de la part de ton professionnel de la santé, tu peux utiliser les
quantités indiquées sur le contenant du produit. Cependant, dans la plupart des cas, plutôt que de prendre un
seul acide aminé, je suggère de prendre de la spiruline ou de la chlorelle. Ils ont une teneur élevée en protéines
(jusqu’à 70 %) et sont facilement digestibles.
Les acides aminés, comme beaucoup de vitamines, existent sous 2 formes qui sont chimiquement iden-
tiques, mais « repliées » (structurés) différemment. Ils sont appelés acides aminés de type D ou de type L. Les
acides aminés présents dans notre organisme sont de type L. Il est donc déconseillé d’utiliser les acides aminés
synthétiques de type DL, mais plutôt le type L, plus dispendieux, produit à partir d’enzymes. Une exception
à cette règle est le type DL phénylalanine, s’il est utilisé comme analgésique. Si l’étiquette du contenant d’un
supplément ne spécifie pas qu’il contient des acides aminés du type L, tu peux alors supposer qu’il s’agit plutôt
du type DL, de moindre qualité que j’éviterais d’utiliser. De plus, deux acides aminés simples, la glycine et la
taurine, existent seulement sous une forme et ne sont pas désignés D ou L.
Acide glutamique : L’acide glutamique est un neurotransmetteur cérébral majeur et doit être évité
en supplément parce qu’il peut causer des déséquilibres chez les gens vulnérables. Le glutamate mono-
sodique ou GMS (le sel sodique de l’acide glutamique) est un des principaux exhausteurs de goût utilisés
dans la transformation alimentaire et apparaît sur l’étiquetage sous différentes appellations, tel que:
protéine végétale hydrolysée, extrait de protéines de soja, extrait de levure, bouillon de bœuf, caséinate
ou arômes naturels. Il est démontré qu’il peut tuer les cellules cérébrales chez les individus vulnérables.
• Importante pour la neurotransmission
• Métabolise les sucres et les graisses
• Désintoxique l’ammoniaque (lorsqu’utilisé avec la glutamine)
• Avec le glucose, elle est la principale source d’énergie du cerveau
Arginine : L’arginine est le précurseur de l’oxyde nitrique, un neurotransmetteur, qui aide à détendre et
dilater les vaisseaux sanguins. Il est en équilibre antagoniste avec la lysine. L’arginine permet le passage
des nutriments dans les tissus et favorise la régénération.
• Aide la désintoxication du foie
• Pourrait retarder la croissance des tumeurs et des cellules cancéreuses
• Aide à la libération d’hormones de croissance
• Aide au maintien d’un système immunitaire sain
• Important dans la formation des tissus cicatriciels et de la production du collagène
171 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
• Favorise la croissance des muscles et l’utilisation des graisses
• Utile contre la malaria
• Pourrait être utile dans les cas d’impuissance masculine
Note : Évite la supplémentation pendant la grossesse et l’allaitement, également dans les cas d’infections
herpétiques (herpès).
Carnitine : La carnitine est produite dans un foie sain et est issue de la lysine, des vitamines B1, B6 et
du fer. Les régimes alimentaires végétariens peuvent être carencés en carnitine, puisque celle-ci se trouve
principalement dans la viande. La D-carnitine (carnitine de type D) est nocive. L’acétyl-L-carnitine est la
forme la mieux adaptée pour le traitement des conditions neurologiques.
• Participe au transport des acides gras à longue chaîne aux mitochondries pour la production
d’énergie
• Aide dans la perte de poids
• Améliore les capacités athlétiques par l’augmentation de la production d’énergie
• Rehausse l’efficacité des vitamines antioxydantes E et C
Créatine : Formée dans le foie, elle est issue des acides aminés arginine, glycine et méthionine ou est
disponible dans la viande. Habituellement, des suppléments, à raison de 5 g par jour, sont surtout utilisés
par les athlètes et culturistes.
• Améliore la production d’énergie dans les muscles et le cœur
• Utile pour les maladies musculaires, telles que la maladie des neurones moteurs
• Protège contre les lésions au cerveau et peut améliorer la mémoire
Cystéine : Elle est un acide aminé à haute teneur en soufre, produite dans le foie à partir de la méthio-
nine ; pour son bon fonctionnement, elle requiert la vitamine B6. Elle agit comme neurotransmetteur ; des
suppléments à fortes doses peuvent interférer avec les fonctions cérébrales chez les individus vulnérables.
• Aide à la désintoxication de l’organisme
• Précurseur du glutathionne, un antioxydant puissant
• Élimine l’excédent de métaux lourds, aide à brûler les graisses
• Augmente la croissance musculaire
• Décompose le mucus dans les voies respiratoires
• Utile pour la cicatrisation des blessures et brûlures
• Assiste dans l’approvisionnement de l’insuline
Glutamine : Comme mentionné, la glutamine est l’une des principales sources d’énergie, primordiale-
ment pour le cerveau et contribue à la régénération de la paroi intestinale. Face à un manque d’énergie
et à une difficulté à prendre du poids (comme dans les cas de cancer avancé), 10 g ou plus peut être pris
quotidiennement en doses séparées.
• Procure environ 80 % de la réserve en azote libre de l’organisme
• Réduit les envies excessives de sucre, alcool et autres drogues
• Améliore l’absorption des autres nutriments, important dans les cas d’incapacité de prendre du
poids (cachexie).
172 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
• Utiles dans les cas d’impuissance, allergies, sénilité, fatigue, et les ulcères gastro-duodénaux
• Est convertie, dans le cerveau, en acide glutamique et en GABA, qui agissent comme neurotrans-
metteurs.
Glycine : Il est le plus simple des acides aminés. Il a un goût sucré et agit comme une réserve d’azote pour
la synthèse des autres composés aminés.
• empêche ou ralentit la dégénération musculaire
• Requise pour la santé prostatique
• Aide aux fonctions du système nerveux central
• Utile avec l’épilepsie et la dépression
• Importante pour le système immunitaire, pièce maîtresse des acides aminés non essentiels
Histidine : L’histidine dilate les vaisseaux sanguins, réduit la pression sanguine et chélate les minéraux.
Cet acide aminé est d’une importance particulière chez les nourrissons.
• Utile pour la croissance et la réparation des tissus
• Importante pour la digestion et la guérison des ulcères
• Contrôle l’acidité gastrique
• Importante pour la production des globules rouges et blancs
• Possiblement bénéfique pour l’arthrite rhumatoïde
Isoleucine : Un acide aminé essentiel et est l’un des trois acides aminés à chaîne ramifiée (AACR), qui
forme une partie essentielle des protéines des tissus musculaires.
• Requise dans la production de l’hémoglobine
• Stabilise la glycémie et le niveau d’énergie
Note : à utiliser avec la leucine et la valine. Une carence en isoleucine peut entraîner les symptômes
semblables à l’hypoglycémie
Leucine : Un acide aminé à chaîne ramifiée (AACR) essentiel important pour les protéines musculaires
• Réduit les niveaux élevés de glycémie
• Favorise la réparation des os, de la peau et des tissus musculaires
Note : À utiliser de façon équilibrée avec l’isoleucine et la valine. En quantité excessive, elle peut causer
l’hypoglycémie.
Lysine : Un acide aminé essentiel qui doit provenir de l’alimentation.
• Une pièce maîtresse essentielle de toutes les protéines
• Requise dans la croissance normale et le développement des os chez les enfants
• Favorise l’absorption du calcium
• Maintien l’équilibre de l’azote
• Efficace contre le virus des boutons de fièvre (feux sauvages) et de l’herpès, peut être bénéfique
envers d’autres virus
• Augmente la production d’anticorps
173 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
• Requise dans la production du collagène
• Aide au développement de la masse musculaire
• Réduit le taux de triglycérides sériques
• Une carence entraîne une baisse de l’énergie, incapacité à la concentration, irritabilité,
retard de la croissance et perte de cheveux
Méthionine : Elle est un acide aminé soufré essentiel qui doit provenir de l’alimentation. Il peut être
nocif sous forme de supplément, dans les cas de carence en vitamine B6 et donc prendre les deux simul-
tanément.
• Requise pour le métabolisme des graisses
• Aide à la désintoxication du foie
• Impliquée dans la synthèse des acides aminés cystéine et taurine
• Aide à réduire les effets des sensibilités aux produits chimiques
• Collabore au processus digestif
• Impliquée dans la production de la choline
• Ornithine : L’ornithine est utile contre l’insomnie, possiblement en éliminant l’ammoniaque
du cerveau
• Aide à la libération d’hormones de croissance
• Requise dans le fonctionnement du système immunitaire
• Favorise la guérison
• Désintoxique l’ammoniaque
Phénylalanine : Un acide aminé essentiel, de type D ou DL, la phénylalanine peut être utilisée dans le
soulagement durable de la douleur. Ne pas prendre pendant la grossesse ou en cas de crises d’anxiété,
hypertension ou phénylcétonurie (PKU).
• Utilisé dans le traitement de la dépression
• Essentielle pour la production des neurotransmetteurs
• Impliquée dans la formation de la mélanine (pigments de la peau et des cheveux)
Taurine : La taurine est un acide aminé soufré et un élément principal des sels biliaires, essentiel
à l’absorption des graisses.
• Favorise la dissolution et l’absorption des graisses
• Aide à la régularisation du rythme cardiaque et des concentrations de minéraux dans le cœur
• Un inhibiteur (calmant) de neurotransmetteurs, utile dans les cas d’épilepsie
Thréonine : Elle est un des acides aminés essentiels
• Maintien l’équilibre protéinique
• Requise dans la formation du collagène et de l’élastine
• Collabore au métabolisme des graisses dans le foie
• Aide au contrôle de l’épilepsie
174 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Tryptophane : Un autre acide aminé essentiel
• Important dans la production des vitamines niacine ou niacinamide
• Aide à prévenir l’insomnie et améliore l’humeur
• Contrôle l’hyperactivité chez les enfants
• Requise dans la production de la sérotonine et la mélatonine
Tyrosine : La tyrosine est un précurseur des neurotransmetteurs et hormones de stimulation, particu-
lièrement l’adrénaline, la dopamine et la thyroxine.
• Impliquée dans la production de la mélanine (pigments de la peau et des cheveux)
• Important pour le fonctionnement des glandes surrénales, thyroïde et hypophyse
• Aide au contrôle de l’appétit et le niveau de gras corporel. Elle est un antidépresseur
• Pourrait collaborer dans l’élimination des drogues causant des dépendances
• Procure les matériaux de base dans la synthèse de l’épinéphrine (adrénaline) et la dopamine
Valine : Elle est un acide aminé essentiel pour les protéines musculaires
• Importante dans le maintien des tissus et de la coordination musculaire
• Stimule et favorise l’acuité mentale
175 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 26
ENZYMES DIGESTIVES
Ces substances vitales sont essentielles pour la digestion,
mais de mauvaises habitudes alimentaires et de cuisson peuvent en épuiser tes réserves.
Les enzymes digestives sont libérées de nos organes digestifs afin de décomposer les aliments en des
molécules suffisamment petites pour être absorbées. Des carences en enzymes digestives sont très répan-
dues et sont principalement causées par des excès alimentaires, une trop grande consommation d’aliments
cuits, des allergies alimentaires et de mauvaises combinaisons alimentaires. Pratiquement tous les gens âgés et
ceux aux prises avec des maladies chroniques dégénératives et des allergies ont des carences en enzymes diges-
tives.
Les enzymes dans les aliments crus et fermentés aident au processus digestif, mais sont détruites par des
températures supérieures à 49 °C (120 °C). De plus, plusieurs protéines, lorsque chauffées, deviennent difficiles
à digérer et tu peux avoir besoin davantage d’enzymes pour y arriver. Certaines graines crues, fèves de soja,
haricots, germes de blé et noix contiennent des inhibiteurs d’enzymes, mais les faire germer ou cuire désactive
ces inhibiteurs.
En conséquence, efforce-toi d’améliorer le contenu en enzymes et la digestibilité de ta nourriture. Si
tu te trouves dans un état de mauvaise santé chronique, il te sera très bénéfique de prendre des suppléments
d’enzymes. Ceci est essentiel dans les cas de cancer et autres maladies dégénératives avancées, mais également
si tu souffres d’allergies, à moins que tu suives déjà une diète composée primordialement d’aliments crus.
Plus importantes encore sont les enzymes pancréatiques, généralement connues sous le nom de pancréa-
tines et disponibles en suppléments sous diverses marques. Dans le cas de maladies graves, prends de 4 000 à
5 000 mg de pancréatine, divisé en doses au cours de tes repas. Un comprimé peut contenir de 1200 à 1600 mg
de pancréatine. Il se peut qu’il soit identifié sous le nom de pancréatine 4NF. Dans ce cas n’en prends que 300
à 400 mg. De plus, tu peux prendre 1 ou 2 comprimés d’une combinaison d’enzymes, contenant de la papaïne,
bromelaïne, pepsine ou bile. La pepsine est indiquée pour la digestion des aliments protéinés en cas de faiblesse
de l’estomac, alors que la bile est utile en cas de problème d’absorption des graisses. La papaïne et la bromela-
ïne sont utiles à la digestion des protéines.
Avec le vieillissement et dans les cas de maladies dégénératives, on observe fréquemment une carence en
acide gastrique. Dans ce cas, tu peux prendre des comprimés d’acide chlorhydrique-pepsine, spécialement lors
de la consommation de protéines animales cuites. Une autre façon est de diluer une partie de solution d’acide
chlorhydrique commerciale (généralement à 20 %) dans 9 parties d’eau. Incorpore 1 cuillère à thé (utilise
du plastique) aux repas ou à un breuvage après le repas. En règle générale, les suppléments d’enzymes ne sont
pas nécessaires avec les repas préparés sans cuisson.
Par ailleurs, les suppléments d’enzymes digestives ne sont pas nécessaires si des enzymes protéolytiques
(qui digèrent les protéines) peuvent être obtenues par les aliments, tels que la bromélaïne provenant des ananas
ou la papaïne des feuilles, fleurs non chauffées ou le fruit non mûr de la papaye. Le kiwi mûr est une bonne
source d’enzymes. Utilise l’un de ceux-ci lors de repas protéinés. Tu peux également prédigérer la viande,
le poisson ou autres aliments protéinés en les réfrigérant pendant la nuit, enveloppés ou mélangés avec des
feuilles de papaye.
177 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 27
SUPPLÉMENTS NUTRITIFS
Des nutriments concentrés sous forme de comprimés peuvent éliminer
les carences nutritionnelles et procurer une santé optimale.
La plupart des individus suivant une alimentation riche en aliments raffinés et transformés ont soit des
insuffisances ou carrément des carences nutritionnelles de divers vitamines, minéraux, enzymes et hormones.
De façon générale, notre apport en nutriments essentiels laisse à désirer, nous rendant susceptibles à la mala-
die. Des carences sont davantage répandues parmi ceux qui souffrent de maladies chroniques ou sévères.
Parfois, des individus ont eu à souffrir pendant des années et ont dû faire face à des coûts médicaux très élevés
afin de recevoir des traitements conventionnels alors que quelques suppléments nutritionnels auraient très
bien pu corriger leurs problèmes.
Les suppléments sont des plus importants pour les individus éprouvant un problème de malabsorption
de nutriments et pour ceux dont l’alimentation est composée d’une part significative d’aliments transformés
et raffinés et qui ne peuvent se procurer régulièrement des fruits et légumes de culture biologique dans un
sol sain. Plus la maladie ou la détérioration de la santé est grave, plus l’apport de suppléments peux s’avérer
bénéfique et plus important doivent être le dosage et la diversité des suppléments.
Les suppléments de calcium sont couramment utilisés dans l’alimentation conventionnelle et pourtant
beaucoup de gens s’inquiètent de leur apport en calcium lorsqu’ils s’abstiennent de consommer des produits
laitiers. Cette inquiétude est sans fondements. Le calcium provenant du lait de vache est mal absorbé, comme
en témoigne l’incidence élevée d’ostéoporose chez les gens ayant une alimentation occidentale convention-
nelle et que cela ne représente pas un problème dans les pays asiatiques où l’on ne consomme pas de lait.
Les légumes et les graines germées ou fermentées ont une haute teneur en calcium utilisable ; la teneur
en calcium dans les jus d’herbes céréalières est plus élevée que dans le lait. Après tout, les vaches obtiennent
leur calcium de l’herbe qu’elles mangent.
Les mêmes considérations s’appliquent pour le fer, qui peut facilement devenir nocif en supplément inor-
ganique. Encore plus répandu et nuisible que les carences en calcium et fer, sont celles en chrome, magnésium,
manganèse, sélénium et zinc.
Bon nombre de suppléments sont en fait des aliments naturels concentrés, mais les consommer n’est pas
la même chose que la façon « prendre une pilule » des produits pharmaceutiques. Bien que j’estime la prise
de suppléments inutiles pour les gens sains, qui ont adopté une alimentation de qualité supérieure et vivent dans
un environnement sain et non pollué, je sais qu’à notre époque il est difficile de se maintenir en santé et encore
plus difficile de guérir de maladies « incurables ». Des suppléments soigneusement choisis peuvent faire toute
la différence lors de ces démarches, particulièrement pour ceux qui viennent tout juste de commencer à amé-
liorer leur alimentation.
Je ne suis pas favorable à l’utilisation de multivitamines parce celles-ci contiennent souvent des formes
synthétiques de vitamines A, D et E ainsi que de bêta-carotène. Au besoin, il est plutôt préférable d’utiliser un
complexe B de faible puissance accompagné de vitamine C et de capsules d’huile de foie de morue ou de flétan.
Les suppléments minéraux sont souvent plus importants que les vitamines et peuvent contenir environ 15 mg
de zinc, 15 mg de manganèse, 100 à 200 μg de sélénium, 200 μg de chrome, 500 mg de magnésium et jusqu’au
double de cette quantité de calcium pour ceux dont la pression sanguine est basse. Des doses beaucoup plus
élevées, principalement de vitamines déterminées, peuvent être utilisées, au besoin, dans la recherche d’effets
thérapeutiques.
En outre, tu peux utiliser des suppléments généraux, afin d’augmenter ton bien-être général et ta vitalité.
D’un intérêt particulier pour ceux en manque d’énergie sont le ginseng, coenzyme Q10, gelée royale et le foie
lyophilisé. Le pollen d’abeille et la spiruline ou la chlorelle sont mes préférés.
179 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Tel que mentionné précédemment, les suppléments d’enzymes digestives et d’acide chlorhydrique peu-
vent aider ceux éprouvant des faiblesses digestives. Pour ceux aux prises avec des conditions de faiblesse ex-
trême, des suppléments d’acides aminés et d’acide nucléique peuvent être bénéfiques, les acides aminés les plus
importants étant la lysine, tyrosine, méthionine et glutamine.
Plusieurs suppléments tels que la gelée royale, la vitamine B12 et les glandes animales lyophilisées sont
beaucoup plus efficaces lorsqu’ils sont partiellement absorbés sous la langue, légèrement mâchés et gardés en
bouche aussi longtemps que possible.
La lécithine est bénéfique pour la plupart des gens et tu peux mélanger 1 cuillère à thé avec les repas
ou avec des graines de lin moulues. Les acides gras essentiels oméga-3 sont universellement indiqués et con-
tenus dans l’huile de lin, l’huile de foie de morue et autres huiles de poisson. Dans les cas de malabsorption,
l’huile peut être frottée sur la peau. Ces huiles peuvent être utiles afin de réduire l’inflammation, la douleur et
l’enflure attribuable aux allergies. Avec une alimentation pauvre en sel iodé et en fruits de mer, nous pouvons
développer une carence en iode. Des comprimés ou granules de varech sont d’excellentes sources d’iode ainsi
que d’autres minéraux. Dans le cas d’infections, utilise de grandes quantités de vitamines C, A et E, de zinc, de
propolis d’abeille et d’échinacée.
Les composés soufrés, comme discuté plus tôt, désintoxiquent l’organisme et élimine les métaux lourds,
les produits chimiques nocifs, les drogues et médicaments. Le MSM est particulièrement efficace. Le soufre est
également un élément principal des tissus conjonctifs et donc, les suppléments sont bénéfiques pour toutes les
maladies des tissus conjonctifs (l’arthrite, par exemple). Même la simple prise de soufre en poudre s’est avérée à
accroître la formation de composés soufrés utiles. Tu peux prendre une capsule remplie de soufre chaque jour
ou incorpores une pincée dans chaque repas. Les principaux acides aminés soufrés sont la taurine, L-cystéine
et la L-Méthionine. Les principaux aliments contenant du soufre sont les œufs et les oignons.
En général, augmente et réduit de façon graduelle les doses élevées de suppléments, en particulier les
vitamines et interromps ou réduit considérablement l’apport de suppléments lors de périodes de jeûnes ou
de Nettoyage. La plupart des suppléments de vitamines/minéraux sont mieux absorbés et causent moins
d’irritation gastro-intestinale s’ils sont mélangés aux repas sous forme de poudre, en écrasant les compri-
més ou en ouvrant les capsules. L’autre façon est en prenant des comprimés vers le milieu du repas et évite
les comprimés à libération prolongée. Par contre, prends les acides aminés avant les repas. Ceci s’applique
également pour le calcium, qui est difficilement absorbé et tend à former des combinaisons insolubles (savons)
avec les acides gras pendant la digestion.
Biologique, Organique ou Naturel vs Inorganique ou Synthétique : Il peut régner une confusion
relativement à l’importance et à la signification des termes utilisés envers les aliments et leurs composantes.
Le terme anglophone « organic » trouve son équivalent francophone avec le terme « biologique », qui signifie
une culture agricole libre de toute intervention chimique ou qui est relatif à la vie organique. Le terme
« organique », quant à lui, se rapporte soit d’un point de vue scientifique comme étant relatif aux organes
ou du point de vue chimique, désignant les composés à base de carbone et qui ont des liaisons covalentes.
À l’inverse, « inorganique » désigne les composés dépourvus de carbone et qui ont des liaisons ioniques. Le terme
« synthétique » est relatif au résultat d’une synthèse. Bien que ce terme soit largement utilisé pour qualifier
des éléments artificiels, la synthèse peut se produire de façon naturelle, comme dans la production d’oligo-
éléments dans l’organisme.
Certains produits chimiques inorganiques, tels que le chlorure de sodium, le chlorure de magnésium et
le chlorure de calcium, sont des ingrédients d’aliments naturels et biologiques et sont également des éléments
essentiels de notre organisme. Par exemple, la moitié du calcium dans notre plasma sanguin se trouve sous
forme ionisée alors que l’autre moitié est liée aux protéines. De cette façon, prendre certains minéraux dans
leur forme inorganique peut rectifier des carences ioniques de ces minéraux.
De plus, une flore intestinale saine peut transformer des minéraux inorganiques en minéraux organiques
alors que des minéraux inorganiques, pris avec de la gélatine ou du jus de légumes verts frais, peuvent facile-
ment être incorporés dans des structures organiques. Ceci est d’une importance particulière en ce qui concerne
les oligo-éléments. Malgré tout, il est plus sécuritaire de les utiliser directement dans leur forme organique, la
meilleure source étant des légumes frais biologiques et des jus d’herbe, des concentrés de plantes ou d’aliments
riches en minéraux ou encore liés à des acides aminés ou en tant que complexes stables tels que le salicylate
de cuivre ou de zinc.
180 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Il y a, par contre, un désavantage à ajouter régulièrement des minéraux inorganiques, tels que le sel de
table, à notre nourriture. Nous pouvons utiliser des concentrations trop élevées et ainsi irriter la paroi intesti-
nale et nous pouvons également causer des déséquilibres minéraux. En conséquence, il importe d’utiliser non
seulement la bonne concentration, mais aussi les bonnes combinaisons d’ingrédients dans nos suppléments
Il est beaucoup plus simple de bien s’y prendre en utilisant des aliments naturels. Évidemment, la raison
principale de recourir à des suppléments est que la nourriture commerciale possède une teneur minérale ina-
déquate. Même dans la plupart des aliments cultivés de façon biologique, la teneur en minéraux n’est pas aussi
élevée qu’elle le devrait.
Une autre façon de rendre les minéraux plus sécuritaire et plus efficace est en les utilisant sous forme
colloïdale. De cette façon, même les petits amas d’atomes métalliques peuvent être ingérés en toute sécurité.
Des produits de colloïdes minéraux sont disponibles dans le commerce, fabriqués à partir de matériel végétal
décomposé. Également bénéfique est l’apport des minéraux présents dans l’eau énergisée.
Après une remise en santé suffisante, tu pourrais considérer ne plus avoir besoin de la plupart des supplé-
ments alimentaires. De concert avec un régime de maintien approprié, je conseille l’usage continu et indéfini
des aliments nutritifs suivants ou leurs équivalents : plusieurs cuillères à thé chaque de pollen d’abeille, graines
de lin moulues et de spiruline ou de chlorelle ; ½ cuillère à thé de varech et 1 c. à table d’huile de foie de morue
(émulsifiée avec de la lécithine et du jus frais) ; de plus, un peu de lécithine et de chlorure de magnésium avec
les repas sera bénéfique.
Choisir ses suppléments vitaminiques : L’agriculture commerciale, la transformation alimentaire ai-
nsi que les méthodes de cuisson occidentales ont pour effets de réduire la teneur en vitamines et minéraux
des aliments à une fraction de ce qu’on retrouve dans les aliments frais, crus et cultivés de façon biologique.
À titre d’exemple, le bromure de méthyle, un pesticide largement utilisé pour les céréales, détruit tout l’acide
pantothénique (une vitamine B) dans les grains céréaliers.
De nos jours, malheureusement, plusieurs vitamines (particulièrement les vitamines C et B) ne sont
pas disponibles en quantités suffisantes, tant dans les aliments que les suppléments naturels et nous dev-
ons donc souvent recourir à des suppléments synthétiques afin d’améliorer ou de maintenir notre santé.
Les vitamines disponibles en concentrés naturels (A, D et E) doivent être évitées dans leur forme synthé-
tique. La vitamine E naturelle est D-alpha tocophérol et sa forme synthétique est DL-alpha tocophérol.
Un complexe de vitamine E, soit des tocophérols mixtes, est hautement recommandé.
Entrepose les suppléments de vitamines dans un endroit sec, frais et sombre. Les capsules d’huiles doivent
être prises pendant un repas composé d’aliments oléagineux ou gras et de la lécithine. Par contre, chez les indi-
vidus les plus en besoin de ces vitamines éprouvent des problèmes d’absorption et pour eux, les capsules d’huile
sont inappropriées. En conséquence, je recommande généralement l’utilisation de comprimés de vitamine E
naturelle plutôt que des capsules d’huile. En cas de doute quant à tes capacités digestives, prends de l’huile de
flétan ou une autre huile de poisson en capsule au coucher et garde-la dans la bouche afin d’y être lentement
absorbée durant la nuit. Sinon, prends tous tes suppléments pendant les repas ou incorporés dans la nour-
riture. De petites quantités prises au cours de plusieurs repas sont mieux absorbées qu’une grande quantité
prise en une seule dose.
Certains comprimés contiennent du bêta-carotène en substitution de la vitamine A. Cependant, plusieurs
individus ont de la difficulté à absorber le bêta-carotène et le convertir en vitamine A. Il est donc préférable
d’utiliser des comprimés contenant de la vitamine A naturelle et non l’équivalent vitaminique qu’est le bêta-
carotène.
Mâcher les suppléments de vitamines ou minéraux avec les aliments procure de bien meilleurs résultats
que simplement les avaler. Des quantités appréciables de vitamine B12 peuvent être absorbées en gardant un
comprimé sous la langue, même si elle ne peut être absorbée dans l’estomac en raison de l’absence du « facteur
intrinsèque » (une substance habituellement présente dans l’estomac, qui est impliquée dans l’absorption de
la vitamine B12).
En présence d’indices suggérant un besoin accru de nutriments particuliers, utilise-les en combinaison
avec des suppléments d’un complexe de vitamine B. Dans la plupart des cas impliquant un manque d’énergie,
fatigue extrême, anémie, hypotension et maladies dégénératives chroniques, la vitamine B12, tout d’abord ad-
ministrée par injections puis par absorption buccale de comprimés (1 000 μg par jour), s’avère très utile.
181 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
La forme acide de la vitamine C (acide ascorbique) peut être prise avec les repas protéinés, spécialement
si ton organisme est trop alcalin ou manque d’acide gastrique. En cas de prise régulière de plus de 3 à 5 g par
jour de vitamine C, ceux aux prises avec de l’hypertension peuvent neutraliser partiellement l’acide ascorbique
avec une quantité équivalente de lait de magnésie ou avec le tiers de la quantité de bicarbonate de potassium ou
de carbonate de magnésium. En cas d’hypotension et possiblement d’hyperacidité, prends plutôt de l’ascorbate
de calcium.
Les antioxydants sont d’une grande importance afin de minimiser les dommages oxydatifs des tissus et, par
le fait même, éviter la maladie et ralentir le processus du vieillissement. Plus récemment, un apport important
d’antioxydants est apparu crucial dans la prévention et l’élimination des infections virales. Les antioxydants
principaux incluent les vitamines A, C et E, les minéraux sélénium et zinc en tant que composants des systèmes
d’enzymes antioxydants, les pigments végétaux bêta-carotène, flavonoïdes et anthocyanes, de même que les
phénols et catéchols que l’on retrouve dans les pépins de raisins, le thé vert et généralement dans les fruits et
légumes colorés. D’autres antioxydants puissants sont l’acide alpha-lipoïque et l’hydrogène négatif, tel que dans
la Microhydrie ou l’eau réduite par électrolyse (ERE), produite par des ioniseurs d’eau. Que tu prennes des
antioxydants sous forme de suppléments ou faisant partie d’une alimentation de qualité supérieure, assure-toi
d’en prendre suffisamment.
Est-ce que les suppléments nutritionnels sont dangereux ? : En général, les autorités sanitaires
considèrent les produits pharmaceutiques comme étant sécuritaires et les remèdes naturels comme nocifs. Ils
ont tendance à appeler les remèdes naturels des médicaments et soutiennent que les nutriments synthétiques
ne sont pas différents que les naturels. Des recherches utilisant des produits synthétiques, tels que les vitamines
A, D, E ou la bêta-carotène et qui affichent des résultats négatifs ou nocifs, sont ensuite utilisés comme « preuve
scientifique » que les remèdes naturels sont inutiles, voire même dangereux.
Alors que de nombreux essais cliniques montrent des bénéfices pour la santé chez les individus ayant des
niveaux élevés de bêta-carotène dans le sang, des essais cliniques avec du bêta-carotène synthétique et de la
vitamine E synthétique montrent une augmentation du taux de mortalité lié au cancer.
Se basant primordialement sur des études utilisant la vitamine A synthétique, cette vitamine a été décrite
comme étant le supplément le plus « dangereux ». On trouve des avertissements alarmants, qu’elle peut causer
la mort à des quantités au-delà du AQR* (5 000 UI). Pourtant, beaucoup de gens prennent quotidiennement
25 000 UI sans problèmes et au mieux de ma connaissance, on n’a jamais enregistré de décès associé à la prise
de suppléments de vitamine A aux États-Unis en 60 ans d’utilisation. Il semble y avoir un seul décès documenté
en Angleterre dans les années 50, celui d’un chimiste ayant ingéré 2 millions UI par jour d’acétate de rétinol
pendant 3 mois et qui est décédé de cirrhose du foie13.
Je n’ai pas connaissance d’un produit pharmaceutique affichant un tel bilan de sécurité. Même chez l’un
des médicaments les plus sécuritaires, l’aspirine, on a répertorié près de 100 décès par année et davantage
de cas d’intoxication14. À titre de comparaison, les cas rapportés d’intoxication (souvent facile à remédier)
à la vitamine A aux États-Unis sont habituellement de 5 par année15.
Des attaques similaires sans fondements ont été menées envers les vitamines C et E. Pour de plus amples
détails sur le sujet, voir le site web Life Extension Foundation au [Link] (anglais). Pour consulter des
articles au sujet de thérapies méga vitaminiques, voir également [Link] (anglais).
Imagine un instant la frénésie médiatique qui serait déclenchée s’il y avait réellement des décès reliés à la
vitamine A. Pourtant, il n’y a aucune inquiétude exprimée concernant la mort de milliers de patients, inutile
selon moi, liés à la consommation de médicaments d’ordonnance. Du côté de la population, l’opinion a été
modelée au fait que les décès causés par les médicaments d’ordonnance sont un petit prix à payer au bénéfice
de la majorité. Ce bénéfice n’a jamais été démontré à long terme. L’approbation des médicaments est basée sur
des essais à court terme et la vérité émerge seulement de façon fortuite quant aux dommages à long terme que
causent ces médicaments, comme dans le cas des thérapies d’hormones de remplacement (hormonothérapie sub-
stitutive). Je crois qu’à long terme, par l’accumulation et l’augmentation de la charge chimique toxique de ces
produits, tous les médicaments deviennent un fardeau pour le foie et les reins et peuvent accélérer le déclin de
notre santé. En conséquence, face à n’importe quel ennui de santé, informe-toi de toutes alternatives possibles.
*Apport quotidien recommandé
182 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 28
HERBES
Tu peux bénéficier de l’utilisation de remèdes végétaux en lieu de produits pharmaceutiques.
Toutes les herbes ne sont pas entièrement inoffensives, mais les dommages provenant des herbes couram-
ment utilisées sont extrêmement rares, alors que les avantages sont généralement authentiques et de longue
durée. Contrairement aux herbes culinaires, les herbes médicinales ne peuvent être utilisées sur de longues
périodes que pour des raisons cliniques et non simplement parce qu’elles peuvent aider (des herbes appropriées
pour une large gamme de problèmes de santé sont décrites dans la Section 6). Ici, je vais discuter de certaines
herbes en rapport à des conditions courantes et montrer comment leur application peut être particulièrement
importante dans ta quête d’une meilleure santé.
Remèdes d’herbes généraux : Une bonne combinaison afin de nettoyer les voies gastro-intestinales
est un mélange de piments et de gingembre que tu mélanges ou écrases dans du jus de citron et de l’huile
d’olive, que tu conserves au réfrigérateur, puis utilise le tout comme vinaigrette ou pour aromatiser les repas.
Utilise une quantité suffisante pour apporter un goût épicé, mais non inconfortable. Augmente graduellement
ta consommation jusqu’à la limite de ta tolérance, et ce, pendant quelques semaines. Tu peux ensuite pour-
suivre l’utilisation dans des quantités normales pour aromatiser ta nourriture. Dans le cas d’infections graves,
d’inflammation ou de cancer des intestins, tu peux également y ajouter de l’ail frais jusqu’à ce que le problème
se soit résorbé.
La tisane à la menthe poivrée est particulièrement efficace pour stimuler la digestion
et remonter le moral, alors que la poudre d’orme rouge apaise le tube digestif. La sauge est hautement valori-
sée. Un vieux proverbe dit : « Pourquoi mourir (d’une maladie) puisque la sauge pousse dans ton jardin ? » Tu
peux la préparer en incorporant 2 cuillères à thé de sauge séchée à 1 litre d’eau bouillante. Après 3 minutes,
retire du feu et laisse reposer pendant 10 minutes. La sauge peut être combinée à d’autres herbes. Les herbes
odorantes ou feuillues, telles que la menthe poivrée ou le millepertuis peuvent être ajoutées pendant l’infusion
des herbes. Le millepertuis est efficace contre la dépression.
Le système immunitaire peut être renforcé avec l’échinacée, propolis, gui, lys de Pâques et du reishi et
autres champignons asiatiques. L’échinacée peut être ajoutée à toutes les combinaisons d’herbes. Par contre,
certaines recherches sur l’échinacée indiquent qu’elle peut causer des problèmes si elle est consommée de
façon ininterrompue pendant plusieurs mois. Il est donc recommandé d’en interrompre l’usage après un mois
et de reprendre quelques semaines plus tard.
L’ail et l’absinthe sont excellents contre toutes sortes de parasites ainsi que pour la levure Candida albi-
cans. Une combinaison d’hydraste du Canada, de gingembre et de la poudre d’orme rouge est bénéfique pour
les inflammations gastro-intestinales et la sclérose en plaques. Le gingembre est également efficace contre le
mal des transports. En plus d’être un excellent agent cicatrisant, la consoude est un détoxifiant. Tu peux boire
une tasse de tisane de consoude de 2 à 3 fois par semaine.
Afin de favoriser la digestion, il est généralement bénéfique de prendre ½ tasse de tisane amère suite
à un repas copieux ou cuit. Pour ce faire, des herbes appropriées sont la centaurée, le pissenlit (non grillé),
la griffe du diable et la gentiane. Elles aident également à restaurer les fonctions hépatiques (du foie). Dans le
cas de problèmes pulmonaires de tous genres, incluant le cancer du poumon, entreprends des séances quotidi-
ennes d’inhalation de vapeur (avec une serviette couvrant la tête) de tisane chaude de camomille, possiblement
en y ajoutant de l’huile d’eucalyptus, de mélaleuca ou d’oignon broyé.
Le maca est un légume racine provenant des Andes péruviennes que je considère comme le meilleur
remède pour équilibrer les glandes endocrines et le système hormonal. Il semble agir directement sur les
systèmes de l’hypothalamus et de l’hypophyse pour réguler les glandes thyroïdes, surrénales et sexuelles.
Il est souvent efficace contre l’hypothyroïdie, comme alternative à la thérapie d’hormones de remplace-
184 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
ment et l’hystérectomie, à la diminution de production des hormones sexuelles reliée au vieillissement
et avec les manques d’énergie en général. L’apport quotidien moyen est d’environ 1 g, mais commence avec une
plus petite dose.
La réglisse a également un effet sur les hormones sexuelles, mais est davantage utile comme stimulant des
fonctions surrénaliennes. En cela, elle peut élever la faible tension artérielle et les faibles niveaux d’énergie et
est utile dans les cas de syndrome de fatigue chronique, ulcères gastroduodénaux, inflammations de la peau
et le VIH/SIDA ; elle augmente également les sécrétions pancréatiques. Par contre, elle cause une rétention de
sodium et de faibles niveaux de potassium. Elle ne doit pas être utilisée en cas d’hypertension ou de maladies
rénales ou pendant la grossesse. La dose thérapeutique normale se situe entre 2 g et 6 g par jour.
Herbes anti-cancer : Plusieurs herbes sont utiles dans le traitement du cancer, avant tout dans un rôle
de soutien, mais parfois en tant que thérapie principale. Les herbes fréquemment utilisées sont l’aloès (en jus
ou gel), chaparral, Pau d’arco, trèfle rouge et les feuilles de violettes. L’absinthe et le Pau d’arco, en quantité
suffisante, sont particulièrement bénéfiques pour éliminer la forme fongique du microbe du cancer. La Vinca
Rosea, une pervenche, possède un élément actif qui fut utilisé en chimiothérapie contre la leucémie.
Le chardon-marie et les herbes amères, telles que la bardane, chélidoine, centaurée, feuilles et racines de
pissenlits, griffe du diable et la gentiane, favorise la stimulation du foie et la libération de la bile. La chélidoine
ou grande chélidoine inhibe la division des cellules cancéreuses et stimule le système immunitaire. Un extrait,
fabriqué à des fins d’injection, est disponible sous le nom d’Ukrain. Les feuilles du graviola, un arbre tropical
communément appelé corossollier, sont également utiles.
Les herbes racines, telles que les plantes amères pour le foie, doivent être mijotées environ 30 minutes,
alors que les feuilles ou les fleurs doivent mijoter ou infuser pendant seulement 5 minutes. Pour les effets sec-
ondaires de la radiation, le géranium herbe à Robert est utile. Pour les cas de cancer du poumon, utilise aussi
le marrube, la lobelia, la molène et le millepertuis. Le mouron rouge sert en partie à se gargariser et en partie
à boire par cuillères pour le cancer de la bouche, de la gorge et des glandes du cou.
Le gui est particulièrement efficace pour la leucémie et est souvent utilisé sous les noms Plenosol ou
Iscador, des remèdes anthroposophiques injectés près des tumeurs et des glandes lymphatiques enflées.
Pour le cancer de la prostate, prends également du palmier nain et/ou de l’épilobe (principalement l’épilobe
à petites fleurs). Pour la leucémie, utilise avant tout des herbes pour renforcer le système immunitaire.
La racine de réglisse, prise en doses types de 500 à 1 000 mg est fortement recommandée au lieu du
Tamoxifène, relativement à tous les cancers liés à l’œstrogène, car elle bloque les propriétés de stimulation
de la croissance de l’œstrogène. Elle favorise également la production d’hormones surrénaliennes anti-inflam-
matoires. Cependant, elle tend à retenir le sodium dans l’organisme et à expulser le potassium. Conséquem-
ment, minimise ton apport en sodium et maximise le potassium en consommant beaucoup de jus de légumes ;
n’utilise pas de racine de réglisse si ta pression sanguine est dangereusement élevée ou s’il est évident que tu
fasses de la rétention d’eau.
Tu peux sélectionner une gamme de ces herbes qui sont appropriées pour ta condition ou qui sont
disponibles localement, et élabore ton propre mélange d’herbes. Alternativement ou en plus, tu peux utilis-
er des mélanges d’herbes anticancéreuses disponibles dans le commerce. Les plus connus sont : le mélange
Jason Winter, la formule de Hoxsey, le thé des Amérindiens Ojibway ou Essiac (petite oseille, racine de bardane,
orme rouge, racine de rhubarbe).
En général, la formule de Hoxsey doit être préparée individuellement, mais un herboriste local devrait
pouvoir le faire. Les quantités exactes demeurent un secret et peuvent varier, mais une analyse indépendante
a révélé les quantités suivantes, contenues dans 5 ml de tonic Hoxsey : Iodure de potassium (150 mg), racine
d’euphorbe (10 mg), racine de bardane (10 mg), trèfle rouge (20 mg), écorce de nerprun bourdaine (20 mg),
racine d’épine-vinette ou berbéris (10 mg), phytolaque (10 mg), écorce de frêne épineux (5 mg), réglisse (20 mg)
et cascara amarga (5 mg). La cascara amarga est difficile à trouver et est souvent substituée par la cascara
sagrada, et le mélange peut se préparer sans elle. Elle appartient à la famille des Rhamnacées et est également
connue sous le nom d’écorce du Honduras. Ce tonique est vendu par la Clinique Hoxsey16, alors que des prépa-
rations individuelles consistent habituellement en un mélange d’herbes séchées infusées en tisane.
185 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Aloès : L’aloès est excellent pour des conditions cutanées de toutes sortes et
ATTENTION : L’utilisation est bénéfique dans le traitement du cancer, SIDA et autres maladies infec-
d’herbes dans le traitement du tieuses. Il est également efficace contre l’irritation gastro-intestinale,
cancer doit se faire seulement l’inflammation et les ulcères. Cependant, les différents produits à base
en consultation avec un profes- d’aloès sur le marché ne sont pas tous efficaces. Si rien ne semble
sionnel de la santé accrédité. se produire avec l’aloès que tu utilises, essaie une marque différente.
Utilise préférablement du gel d’aloès frais directement de la plante,
en quantité aussi élevée que possible sans provoquer une diarrhée. Enlève la
peau verte de la feuille et ingère seulement le gel, mais tu peux également mélanger une petite feuille entière
dans du jus de fruits ou autres saveurs. Afin de traiter les plaies, il est habituellement préférable de trancher
une partie d’une feuille en deux et d’en appliquer le gel en gardant la peau de la feuille vers le haut. Essaie
d’éviter d’entrer en contact avec la base de la feuille et sa sève jaune, qui est un irritant et laxatif puissant.
L’aloès est surtout bénéfique pour les individus ayant un groupe sanguin A ; pour ceux appartenant à un autre
groupe sanguin, il s’agit de vérifier la compatibilité et d’observer les effets.
186 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 29
HOMÉOPATHIE
Les remèdes homéopathiques sont efficaces et tu peux les préparer toi-même.
L’homéopathie est un système médicinal basé sur le principe « le semblable guérit son semblable ». Une
substance provoquant des symptômes de maladies chez des gens en santé sera, une fois proprement diluée et
énergisée, curative pour des gens malades éprouvant des symptômes similaires. Par exemple, le jus d’oignon
pur cause une irritation aux yeux, un larmoiement et des éternuements, mais l’oignon homéopathique, haute-
ment dilué et énergisé est utile dans le soulagement des symptômes d’irritation des yeux et du nez, comme
avec le rhume des foins. Les essais cliniques et les données empiriques recueillies au cours de deux siècles
d’utilisations quotidiennes démontrent que l’homéopathie est efficace, même si la communauté scientifique
conventionnelle ne parvient pas à comprendre comment cela pourrait être possible.
C’est que l’homéopathie ne peut être expliquée par une approche basée sur les substances, telle que la
médecine pharmaceutique ou l’herboristerie, dont les effets curatifs semblent être attribuables à des actions
et réactions chimiques. Un simple calcul montre que dans les doses dites « plus puissantes », pas une seule
molécule de la substance originale ne s’y trouve. Mais ces hautes dilutions sont souvent plus efficaces que les
doses à basse dilution. Conséquemment, l’homéopathie ne peut être comprise uniquement comme un système
fonctionnant par les énergies curatives.
L’explication est que chaque substance naturelle possède un champ éthérique ou d’énergie subtile autour
de sa structure moléculaire. L’action de secouer énergiquement (succussions) ou dynamisation, utilisée dans
l’homéopathie, sépare ces champs éthériques de leur substance matérielle. Ces dernières sont disposées et les
énergies se trouvent concentrées. Les champs éthériques concentrés de cette façon sont beaucoup plus puis-
sants que lorsqu’ils sont combinés à la matière. Des concentrés éthériques similaires peuvent être produits
à l’aide d’instruments de radionique. L’effet curatif de ces concentrés dépend de leur fréquence vibratoire ;
pour cette raison, le terme « médecine vibrationnelle (ou vibratoire) » a été créé pour ces méthodes.
La sphère de l’action curative d’un remède homéopathique est d’abord déterminée en l’administrant
en forte dose à une personne bénévole saine et en notant les réactions émotionnelles, pathologiques et physi-
ologiques de ce remède. Ce test est appelé une « épreuve » et des centaines de substances ont été testées ou
éprouvées de cette façon.
Conséquemment, les remèdes homéopathiques agissent sur une grande variété de désordres mentaux et
physiques. La plupart des remèdes homéopathiques sont issus des plantes, minéraux, animaux ou produits
chimiques ; les remèdes provenant de microbes pathogènes humains sont appelés nosodes. Parfois, le produit
d’une maladie est utilisé sous forme énergisée afin de traiter la même maladie ; cette méthode est appelée
isopathie.
Les homéopathes peuvent choisir d’entreprendre une approche classique ou la pratique clinique de
l’homéopathie. Par cette approche classique, on administre une dose d’un seul remède à la fois et une autre
dose ou un autre remède lorsque les effets du précédent se sont dissipés. Une méthode plus couramment utili-
sée consiste à prendre plusieurs remèdes combinés en plusieurs doses par jour.
Utilise tes propres fluides corporels : Bien que pour le traitement de symptômes communs il soit plus
pratique d’utiliser des remèdes homéopathiques reconnus, afin de surmonter des problèmes tenaces individu-
els il est souvent plus efficace de préparer des remèdes à partir de tes propres fluides corporels. Ceci est une
forme d’isopathie appelée autothérapie.
L’urine, par exemple, contient des traces de pratiquement tous les produits biochimiques de notre organ-
isme, comme des enzymes et hormones et même des substances et virus étrangers et toxiques. Un échantillon
de ton urine, proprement dilué, peut initier la correction de tout déséquilibre ou désordre biochimique. Voici
donc un excellent moyen d’améliorer l’équilibre de ton système glandulaire, qui est difficile à influencer di-
rectement avec une autre méthode.
188 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Ta trousse de remèdes maison
Voici une liste de 15 remèdes de base pour utiliser à la maison ou en voyage.
ACONIT 30C : Contrôle les symptômes d’un état agité qui apparaissent soudainement. Toutes conditions sévères à
leurs premiers stades. L’aconit est indiqué lorsque le patient est effrayé ou même terrorisé lorsque vient l’obscurité.
A.G.E. 30C (Arsenicum iodatum, gelsenium, eupatorium) : Un remède combiné contre le rhume et la grippe. Il
contient un remède minéral et deux préparations à base de plantes afin de pallier à tous les stades du rhume ou de
la grippe, dès l’apparition des premiers symptômes, jusqu’à leur pleine éclosion ainsi que leurs derniers stades qui
semblent vouloir persister. Une dose bimensuelle réduira l’incidence de rhume commun et de la grippe. Cette combi-
naison de remèdes est également utile face à des états d’appréhension ou de peur. À utiliser aussi pour des problèmes
d’estomac et d’intestins ainsi que pour des douleurs aux os et maux de tête qui s’améliorent après une transpiration.
ARNICA 30C : Il est le remède pour les accidents et les traumatismes. Il réduit les effets des blessures, de la fatigue et
les états de choc mentaux et physiques. Il est indiqué pour les ecchymoses, fractures, cloques de sang, également pour
les AVC et crise cardiaques et aussi pour les cas où le patient éprouve une peur d’être approché ou touché.
BELLADONNA 30C : Traite les conditions d’agitation plus violentes que celles traitées par l’aconit : symptômes à la
tête et à la gorge tels que rougeurs, sècheresse, douleurs et sensation de brûlure ; également indiqué pour les accès de
colère et pour les patients dont l’état est aggravé par la lumière, le bruit ou les cacophonies.
CHAMOMILLA 30C : Pour les enfants qui percent leurs dents ou dans les cas où le patient est irritable. Conseillé
pour les maux d’estomac ; indiqué pour les enfants qui se calment dès qu’ils sont dans nos bras.
COCCULUS 30C : Utiles pour la nausée, les vomissements, mal des transports, nausées matinales, maux d’estomac
et l’épuisement.
HYPERICUM 30C : Pour les nerfs endommagés et toutes blessures qui sont plus douloureuses qu’on s’y attendrait.
Bon pour les chocs à la tête et au coccyx, doigts et orteils écrasés, blessures aux lèvres, oreilles ou aux parties géni-
tales ; fortes douleurs lancinantes et intolérables ; ou douleurs persistantes suite à une blessure ou une chirurgie.
TEINTURE MÈRE HYPERICUM/CALENDULA (HYPER-CAL) : Un antiseptique à utilisation topique (5 gouttes
dans une tasse d’eau tiède) pour toutes blessures externes, coupures et éruptions. Ce mélange peut être utilisé afin de
rincer la bouche suite à une extraction dentaire. Applique sur des brûlures et place une compresse imbibée de ce mé-
lange sur les blessures requérant des pansements ; en cas d’irritation aux yeux, utilise 1 goutte dans un bain oculaire.
IGNATIA 30C : Un réducteur de stress à base de plante pour les effets du deuil, chagrin, tension, inquiétude et peur.
Il convient pour l’hypocondrie ainsi que pour les maladies réelles lorsque le patient est extrêmement inquiet de sa
condition ; il favorise le sommeil lorsque le patient est accablé de tristesse ou d’inquiétude.
LEDUM 30C : Utilisé pour les blessures par perforation, coupures et piqûres d’insectes. Fait suite à l’arnica pour les
grosses ecchymoses, particulièrement autour des yeux ; antitétanique. Afin de soulager la douleur des fractures et aux
articulations, tourne-toi vers le ledum.
NUX VOMICA 30C : Pour les maux d’estomac après avoir trop mangé ou fait preuve de gourmandise avec des ali-
ments riches ainsi que pour les conséquences d’une trop grande consommation d’alcool, tabac ou drogues. Indiqué
pour l’irritabilité et le mauvais caractère ainsi que pour l’insomnie lorsque l’esprit est submergé de pensées. Utile
dans les cas où le patient prends froid rapidement et ne peut être découvert. Également pour les rhumes de cerveau,
s’étendant à la gorge et à la poitrine ; ainsi que pour les éructations aigres, transpirations, vomissements et selles.
PULSATILLA 30c : Pour les conséquences d’une alimentation riche, maux d’oreille causés par l’eau et oreillons.
Utile pour les patients à l’humeur changeante et qui pleurent facilement, ont des douleurs qui se déplacent et qui
sont très affectés par une augmentation rapide de la chaleur ambiante. Indiqué pour plusieurs maladies infantiles
lorsque l’aconit ne procure qu’un soulagement limité ; également pour les problèmes menstruels.
RHUS TOX 30C : Pour de simples rhumatismes ainsi que pour les élongations, les entorses et les effets du surmenage.
Utile quand le patient a été exposé à des conditions humides et froides ; également lorsque agité et quand la douleur
s’apaise si la région affectée est gardée en mouvement. Convenable pour la grippe non traitée par l’A.G.E.
RUTA GRAV 30C : Le Ruta est le meilleur remède pour les foulures à la cheville et les entorses au poignet. Il est excel-
lent pour les claquages musculaires ainsi que pour les blessures aux os et les accidents où la gaine osseuse est endom-
magée ; il procure un soulagement à la fatigue oculaire, névralgie, irritation aux yeux, faible vue et yeux larmoyants.
URTICA URENS 30C : Pour les brûlures, rougeurs, piqûres, allergies ainsi que toute condition avec lesquelles des
douleurs brûlantes ou piquantes persistent. Prends-le de façon interne pour des brûlures légères ou graves, tout en
utilisant l’Hypercal en externe. Utilise l’Urtica pour des problèmes de vessie, énurésie, urticaire et enflure avec dou-
leur aux seins et organes génitaux.
189 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Les autres fluides corporels pouvant être utilisés sont une goutte de sang dilué afin de traiter des désordres
sanguins ; du pus dilué, dans le cas de plaies infectées ou de furoncles ; expectorations pour des problèmes de
gorge et de bouche ; larmes pour des problèmes oculaires ; selles pour des maladies intestinales ; écoulement
auriculaire pour les maladies de l’oreille ; et ainsi de suite. En plus d’équilibrer l’activité des glandes et de la
chimie de l’organisme, cette méthode est reconnue comme étant très efficace pour stimuler le système immu-
nitaire, qui est essentiel pour combattre le cancer et autres maladies dégénératives.
Comment préparer tes propres remèdes : Pour préparer des remèdes à partir de tes propres fluides
corporels, dilue une partie d’échantillon 1:100 dans de l’eau pure. C’est à dire 1 partie d’échantillon dans 99
parties d’eau, par exemple, 1 cuillère à thé d’échantillon dans 99 cuillères à thé d’eau. L’eau doit être purifiée,
c’est-à-dire distillée ou filtrée.
Agite énergiquement le mélange 40 à 50 fois, dans une bouteille ou contenant étanche, en effectuant de
vigoureux mouvements vers le bas. Une autre façon est de frapper le récipient (pas en verre) sur une surface
résistante, 40 à 50 fois. L’échantillon en est maintenant à sa première dilution, appelée 1C. Prends une partie
de ce mélange et dilue-le dans 99 parties d’eau, agite comme précédemment et tu obtiens alors la dilution 2C.
Répète cette procédure jusqu’à ce que tu obtiennes la dilution désirée.
Si la dilution se déroule en proportion de 1:10 au lieu de 1:100, la première dilution est désignée par 1X,
la deuxième 2X et ainsi de suite. Une dilution de 12X correspond à 6C. À noter, le nombre de dilutions ainsi
que la dilution globale sont importants pour la qualité du remède. Entreprends l’utilisation de tes propres flu-
ides corporels malades par une dilution de 12C. Si après un certain temps tu n’obtiens aucune amélioration,
essaie avec des dilutions plus élevées et plus faibles. Par contre, dilue l’urine à 6X, et débute avec les aliments
auxquels tu penses être allergique à 4X avant d’augmenter à 5X ou 6X. Important : n’utilise les remèdes faits
de tes fluides que pour toi-même et personne d’autre.
Afin de produire tes propres remèdes à partir d’herbes, prépare une « teinture mère » en faisant tremper
un échantillon frais ou séché dans un alcool fort, comme la vodka ou du brandy. Une semaine ou deux plus
tard, dilue une partie de la teinture mère, tel qu’expliqué plus haut, mais pour la première dilution à 1:10,
utilise la moitié de la quantité d’eau et de l’alcool dans l’autre moitié. Avec cette méthode, tu n’as à acheter une
teinture commerciale spécifique qu’une seule fois. Lorsque la bouteille est presque vide, dilue son contenant
soit dans 9 ou 99 parties du mélange eau/alcool et agite quelques instants.
Tu peux même essayer une combinaison d’homéopathie et de phytothérapie (herboristerie). Les herbes
semblent être souvent plus efficaces lorsqu’elles sont utilisées en tant que remèdes homéopathiques à basse
dilution. De cette façon, tous les effets secondaires indésirables des herbes concentrées sont diminués, tandis
que les effets curatifs, particulièrement les actions nettoyantes, sont grandement renforcés. Tu peux expéri-
menter en dynamisant 1 partie d’extrait d’herbe non chauffé ou de teinture avec 4 ou 9 parties d’eau.
Si tu utilises une teinture mère forte préparée à partir d’une herbe puissante, commence par prendre
1 ou 2 gouttes plusieurs fois par jour. Garde-les en bouche un certain temps et augmente la dose graduellement.
Si l’extrait est faible ou s’il provient d’une herbe inoffensive, tu peux alors en prendre des cuillères ou même
une pleine tasse à la fois. Tu peux préparer un extrait liquéfié d’herbe fraîche ou séchée dans un mixeur ou
mieux encore, en mélangeant l’herbe sous forme de poudre ou de purée, dans l’eau. Alternativement, tu peux
préparer une teinture en gardant l’herbe trempée dans l’alcool ou de la glycérine, dans un contenant pendant
plusieurs jours.
Si le remède est conservé au-delà de quelques jours, utilise un mélange moitié vodka ou brandy et moitié
eau dans la dernière étape. Ceci procure une solution avec une teneur en alcool à environ 30 % et empêche la
formation de bactéries ou de champignons. Garde le remède au frais, mais non au réfrigérateur parce qu’ainsi,
en étant exposé aux champs électromagnétiques puissants du réfrigérateur, il peut perdre de son efficacité.
Comment prendre tes remèdes : Prends les remèdes homéopathiques dans une bouche propre, c’est-à-dire
sans nourriture. Les meilleurs moments sont avant les repas (environ 30 minutes) et au coucher. La dose habi-
tuelle est de 3 à 5 gouttes dans un peu d’eau (environ 50 ml), que tu prends par petites gorgées pendant 5 min-
utes. Ou alors, place 3 gouttes avec un peu d’eau sous la langue. En général, prends 1 dose 4 fois par jour ; dans
les cas de conditions chroniques, 2 fois par jour et pour des conditions sévères et graves, toutes les 10 minutes
jusqu’à ce qu’une amélioration se fasse sentir, puis réduit la fréquence par la suite. Si le patient est incapable
190 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Guide de référence pour la sélection des Fleurs de Bach
• Aigremoine : souffrances ou inquiétudes dissimulées derrière un sourire
• Ajoncs : désespoir, découragement, pessimisme
• Avoine sauvage : insatisfaction à ne pas avoir trouvé d’objectifs, incertitude
• Bourgeons de marronnier : lenteur d’apprentissage, irréfléchi, répétition d’erreurs
• Bruyère : égocentrisme, parle beaucoup, incapacité à écouter
• Centaurée : facilité à être influencé et exploité, faible volonté, timidité
• Charme : lassitude mentale et physique soudaine, procrastination
• Châtaignier : extrême angoisse, désespoir sans fin, perte de la foi
• Chêne : lutte incessante à tout surmonter, surmenage
• Chèvrefeuille : vivre constamment dans le passé, nostalgie, passéisme
• Chicorée : possessivité, apitoiement sur soi, égoïsme, cherche de l’attention
• Clématite : indifférence, rêverie, manque d’intérêt
• Eau de Roche : intransigeance, rigidité, abnégation
• Églantier : résignation, manque d’intérêt, apathie
• Étoile de Bethléem : séquelles de chocs et traumatismes
• Gentiane : découragement, doute de soi, attitudes négatives, dépression
• Gnavelle : incertitude, hésitation, indécision, manque d’équilibre
• Hélianthème : terreur, panique, peur extrême pour soi-même
• Hêtre : intolérance, arrogance, critique, jugement
• Hottonie des marais : solitaire, distant, antisocial
• Houx : envie, suspicion, vengeance, haine, jalousie
• Impatiente : impatience, irritabilité, tension mentale
• Marronnier blanc : pensées indésirables persistantes, inquiétudes
• Marronnier rouge : peur exagérée pour autrui
• Mélèze : attente de l’échec, résignation, sentiment d’infériorité
• Mimule : peur de choses connues, trac, timidité
• Moutarde : profonde tristesse ou dépression d’origine inconnue, mélancolie
• Noyer : difficultés avec les changements, à rompre les liens, influençable
• Olivier : épuisement mental et physique, au bout du rouleau, résignation
• Orme : sentiments occasionnels d’inaptitude, trop de responsabilités
• Pin : remords, culpabilité, mauvaise conscience, fausse humilité
• Plumbago : manque de confiance, doute, constante de demandes de conseils
• Pommier sauvage : impression d’être impur, honte, ne s’aime pas ; le remède nettoyant
• Prunus : tempérament incontrôlé, peur de perdre la raison et le contrôle
• Saule : ressentiment, amertume, attitude « c’est pas juste »
• Tremble : appréhension, peurs vagues d’origine inconnue
• Verveine : enthousiasme démesuré, cherche à convaincre tout le monde, fanatisme
• Vigne : domination, soif de pouvoir, inflexibilité
• 5 Fleurs « Urgence » (un mélange de Prunus, Clématite, Impatiente, Hélianthème et Étoile de Bethléem) :
utiliser pour les chocs, la terreur, le bouleversement, la frayeur, les accidents ; à être administré fréquemment
lors de situations d’urgences ; de façon externe, à être appliqué sur les plaies.
191 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
d’avaler, humecte l’intérieur de la bouche et la langue avec le remède. Tâche d’éviter que le remède entre
en contact avec le métal. Utilise une cuillère de plastique plutôt qu’en métal et évite également les breuvages
et dentifrices très odorants et très aromatisés, parce que ceux-ci peuvent neutraliser le remède.
Si une réaction au remède se manifeste (parfois en une aggravation temporaire des symptômes), ceci est
une indication que le remède est approprié, mais attends que la réaction se résorbe avant de prendre la dose
suivante. Les surdoses des remèdes homéopathiques sont habituellement inoffensives, bien que chez les indivi-
dus sensibles, il est possible que le remède réagisse comme en phase d’épreuve - voir apparaître les symptômes
qu’il est censé apaiser. Range les remèdes homéopathiques à l’abri de la lumière et de la chaleur ainsi que loin
des aimants et des champs électromagnétiques puissants. Afin d’obtenir les meilleurs résultats, tu ne devrais
pas changer pas de remède trop fréquemment.
Si des granules sont utilisées, ne les touche pas avec les doigts, mais verse-les dans la capsule de la bouteille
puis directement dans la bouche. Garde-les sous la langue jusqu’à dissolution complète. Par contre, dans les cas
d’intolérance au lactose ou au saccharose, il est généralement déconseillé d’utiliser les remèdes homéopathiques
en granules. Le fait de garder les granules sous la langue accentue ces intolérances et provoque des réactions
allergiques plus fortes que lorsqu’elles sont avalées. Par contre, avaler les remèdes homéopathiques n’est pas
souhaitable parce l’absorption se fait primordialement par la bouche.
Pour des prescriptions détaillées de remèdes homéopathiques et leur champ d’action, voir l’ouvrage
Matière Médicale de William Boericke.
Quel niveau de dilution utiliser : Les dilutions les plus utilisées sont 6X, 12X, 12C, 30C, 200C, 1 000C
(M), 100m (CM), 500M (DM) et 1 000M (MM). Parfois la lettre C est écartée et donc 30 et 200 sont utilisés au
lieu de 30C et 200C. En Europe, D est utilisé plutôt que X. Après avoir déterminé le remède approprié selon
tes symptômes, il est également important de déterminer la dilution appropriée. En règle générale, les basses
dilutions agissent surtout sur les symptômes physiques alors que les hautes dilutions agissent sur les niveaux
mentaux et énergétiques. Les remèdes à haute dilution peuvent être utilisés qu’une seule fois par jour ou par
semaine ou suite à la disparition de réactions.
Dans le cas de problèmes de longue date, tu peux commencer par prendre un remède de basse dilu-
tion, disons 12X. Après 1 ou 2 semaines, augmente à 30C, puis à 200C et par la suite à M de façon intermit-
tente. Si tu désires utiliser des dilutions de puissances plus semblables, essaie 12X et 30C. Tu peux également
déterminer la dilution appropriée à l’aide de tests musculaires ou d’un pendule. Pour ce dernier, trace un demi-
cercle sur lequel sont inscrites les différentes dilutions et vois vers laquelle pointe le pendule. Les dilutions
M et MM ont été utilisées dans le but d’éliminer les métaux lourds de l’organisme suite à un empoisonnement
sévère ou encore à une exposition chronique, comme dans le cas d’un empoisonnement chronique au mercure
provenant des amalgames dentaires au mercure.
En plus de faire toi-même tes remèdes à partir d’aliments allergènes, tu peux également te procurer des
remèdes M ou MM d’aliments auxquels tu es allergique. Si tu as subi plusieurs traitements aux rayons X, pro-
cure-toi un remède contre les rayons X (voir [Link]/[Link] (anglais)). Si tu es sensible à l’électricité,
l’éclairage fluorescent ou la poussière domestique, utilise le remède correspondant. Tu peux cependant
préparer toi-même ces remèdes. Expose de l’eau pure à des champs électromagnétiques puissants, de façon
prolongée à l’éclairage fluorescent et dynamise-la, ou dynamise le contenu de l’aspirateur.
De même, il existe des remèdes commerciaux pour divers cancer (ex. : intestins, poumons, estomac) ainsi
que pour des bacilles et autres agents infectieux. Il y a également des extraits de glandes, telles que surrénales
et thymus, qui peuvent être utilisés afin de régulariser les fonctions glandulaires.
Des combinaisons de remèdes sont disponibles pour le traitement d’une grande variété de maladies et de
malaises communs. Si quelqu’un se fait piquer ou mordre par un serpent, une araignée ou autres créatures
venimeuses, essaie d’obtenir un échantillon de venin en écrasant la tête de l’insecte sous l’eau ou en aspirant
un peu de venin de la morsure ou encore utilise du sang de la blessure. Prépare et utilise une dilution de 30C.
Un centre de santé pourrait mettre sur pied une banque de remèdes énergisés faits du venin des différentes
créatures venimeuses de la région.
Sels biochimiques homéopathiques : Vers la fin du 19e siècle, le médecin allemand W. H. Schuessler
conçut un système thérapeutique qu’il nomma « thérapeutique biochimique », qui est basé sur 12 sels mi-
192 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
néraux essentiels ou sels biochimiques. Ceux-ci sont des préparations homéopathiques de sels minéraux habi-
tuellement présents dans l’organisme et couramment utilisées en granules 6X. L’inconvénient de ces granules
est qu’elles sont à base de lactose, auxquelles plusieurs individus sont allergiques ou y réagissent négative-
ment lors de tests musculaires. Ce facteur affaiblissant est accentué par la méthode habituelle de garder
les granules sous la langue jusqu’à leur dissolution.
Néanmoins, pour ceux qui doivent d’éviter le lactose, les avantages des sels minéraux peuvent être obtenus
en les utilisant sous forme de teinture homéopathique normale.
Les 12 sels biochimiques de Schuessler ainsi que leurs champs d’action principaux sont :
• Calcarea fluorica (fluorure de calcium) : paroi abdominale flasque, hémorroïdes, varices
• Calcarea phosphorica (phosphate de chaux) : anémie, mauvaise circulation, crampes, rhumatismes
• Calcarea sulfurica (sulfure de calcium) : furoncles, catarrhe, pus jaunâtre, escarre (croûte)
• Ferrum phosphoricum (phosphate de fer) : inflammations, faible fièvre, anémie, circulation, plaies
• Kalium muriaticum (chlorure de potassium) : croup, catarrhe, maladies de la peau accompagnées
d’écoulement blanchâtre
• Kalium phosphoricum (phosphate dipotassique) : forte fièvre, paralysie, septicémie, névralgie, ex-
trême fatigue
• Kalium sulfuricum (sulfate de potassium) : catarrhe, maladies de la peau accompagnées
d’écoulement aqueux
• Magnesia phosphorica (phosphate de magnésie) : douleurs lancinantes, névralgie, spasmes, démange-
aisons
• Natrum muriaticum (chlorure de sodium) : constipation ou diarrhée, mains ou pieds froids, somno-
lence, étourdissements
• Natrum phosphoricum (phosphate de sodium) : goutte et rhumatismes, hyperacidité, points noirs
• Natrum sulfuricum (sulfate de sodium anhydre) : maladies du foie et de la vésicule biliaire, hydrop-
isie, migraine
• Silicea (silice) : furoncles, ulcères cutanés, catarrhe nasal, sueurs nocturnes, goutte
Ils peuvent être utilisés individuellement ou en combinaisons.
Remèdes floraux : Les remèdes floraux représentent une combinaison d’herboristerie et d’homéopathie.
Leurs principaux effets thérapeutiques se situent au niveau émotionnel. Les plus connus sont les Fleurs de Bach,
élaborées dans les années 1930 par le Dr Edward Bach, un médecin anglais. Plus récemment, des remèdes de
fleurs sauvages d’Australie et des essences de fleurs de Californie sont également disponibles. Celles-ci sont of-
fertes principalement dans les marchés d’aliments naturels et chez divers praticiens.
Les remèdes floraux sont plus efficaces lorsqu’ils sont accompagnés d’affirmations positives appropriées.
Lors de situations cliniques, il est recommandé d’utiliser un ques-
tionnaire standard afin de déterminer les problèmes émotionnels du ATTENTION : N’utilise pas d’or, ar-
patient pour ainsi permettre une sélection plus rapide et précise des gent, cuivre ou zinc colloïdal si tu
remèdes appropriés. Cette information peut alors être utilisée dans soupçonnes leur être sensible ou si
le cadre d’autres thérapies émotionnelles. Le « Remède de Secours » des symptômes inattendus survien-
(Rescue) de Bach est d’une importance particulière et devrait faire nent. En cas de doute, consulte un
partie de toutes les trousses de premiers soins. Chaque remède floral professionnel.
peut être combiné avec d’autres, selon la nature des symptômes. Dans
Je recommande l’utilisation de ces
la sélection des Fleurs de Bach, il est recommandé de combiner un
remèdes seulement dans des cas
maximum de 6 remèdes différents à la fois. Cependant, le Remède de
spécifiques et pendant une période
Secours peut être considéré comme un seul remède.
limitée, tout au plus quelques mois
Le dosage habituel est de 2 à 4 gouttes de remède (ou mélange à la fois.
de remèdes) dans une cuillère (plastique) d’eau et ce, au moins 4 fois
193 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
par jour, prises avant les repas et spécialement comme premier et le dernier effectué chaque jour. Garde cette
solution dans la bouche et sous la langue pendant au moins 2 minutes ; range les remèdes dans un endroit frais.
Dans certains cas, pour le traitement de maladies chroniques, les remèdes floraux peuvent être pris pendant
une longue période, alors que ceux pour les problèmes aigus (courte durée), ils sont utilisés seulement lorsque
le problème se manifeste. Ces remèdes de courte durée peuvent être changés fréquemment, selon les change-
ments d’humeur.
Bien que les remèdes floraux soient généralement sélectionnés relativement aux problèmes que tu désires
surmonter, tu peux également les choisir en fonction de ce que tu veux accomplir, de ce que tu veux devenir.
Pour ce faire, tu peux prendre le remède opposé à la description donnée aux différents remèdes. Ce qui
suit est une énumération des attributs que tu voudrais acquérir (les aspects négatifs à surmonter sont entre
parenthèses) ainsi que leurs remèdes floraux correspondants.
• Compréhension (fanatisme) : Verveine
• Confiance (doute de soi) : Gentiane
• Courage (panique) : Hélianthème
• Détermination (indécision) : Gnavelle
• Dévotion (égocentrisme) : Chicorée
• Force (faiblesse) : Centaurée
• Humilité (condescendance) : Hottonie des marais
• Patience (impatience) : Impatiente
• Sagesse (étourderie) : Plumbago
• Sérénité (anxiété) : Aigremoine
• Sympathie (appréhension) : Mimule
• Vigilance (être rêvasseur) : Clématite
194 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 30
ARGENT, CUIVRE, ZINC ET OR COLLOÏDAL
Utilise ces remèdes puissants à chaque fois que tu as une infection ou une inflammation
À l’opposé des antibiotiques médicaux qui ne peuvent être utilisés que sur des microbes spécifiques,
l’argent colloïdal possède un large rayon d’efficacité, éliminant autant les bactéries que les virus et les cham-
pignons. Contrairement aux antibiotiques médicaux, l’argent colloïdal n’est pas reconnu pour causer d’effets
secondaires indésirables. Le zinc colloïdal peut être particulièrement efficace contre les virus. Les colloïdes de
cuivre et d’or, quant à eux, sont des agents anti-inflammatoires puissants ; de plus, le cuivre et le zinc peuvent
être chélatés (liés) à l’acide salicylique pour ainsi obtenir des bénéfices similaires.
Dès le début de ton programme de remise en santé, tu peux utiliser l’argent colloïdal dans le but de net-
toyer ton organisme des microbes indésirables. Dans le cas de conditions inflammatoires chroniques ou sévères,
expérimente avec le cuivre et l’or. La plupart des maladies et des conditions douloureuses sont associées à
l’inflammation et bénéficient donc de remèdes anti-inflammatoires. Un complexe de zinc/bore/salicylate est
connu sous le nom de « Formule Schweitzer » (voir page 208) et est non seulement un anti-inflammatoire,
mais il favorise et accélère le processus de guérison.
Argent colloïdal : l’argent colloïdal a une longue histoire médicale, en tant qu’antibiotique naturel.
Il est très efficace dans l’élimination des bactéries, virus, champignons, parasites ainsi que du microbe du
cancer et aucun effet secondaire sérieux provenant d’une surdose, n’a été rapporté.
L’argent colloïdal est disponible dans le commerce à une concentration de 5 atomes d’argent par
millions de molécules d’eau ou 5 ppm, mais il peut être de 50 ppm dans des remèdes très concentrés. Par con-
tre, la dimension des colloïdes s’avérerait être plus importante que le nombre de parties par millions.
Les particules colloïdales peuvent être composées de 10 à 5 000 atomes, et chacune de ces particules est
une unité prête au combat. Donc, un colloïde composé des particules les plus petites est 500 fois plus efficace
que ceux avec les plus grosses particules. De plus, les gros colloïdes sont instables et retombent plus facilement
pour se déposer au fond du contenant. Ils sont également mal absorbés par l’organisme et ne sont pas efficaces
contre les virus. En conséquence, lorsque tu achètes un produit ou si tu le fais toi-même, veille à toujours ob-
tenir les plus petites particules.
Il n’existe pas de recherches concernant le dosage approprié, mais celui-ci varie selon la concentration
et la dimension des particules. Tu peux prendre environ 1 cuillère à thé, 3 à 5 fois par jour. Fais-en l’essaie
avec des maladies infectieuses ou infections locales, poursuis jusqu’à résorption des symptômes, puis continue
pendant quelques semaines avec 1 cuillère à thé par jour. Il est préférable de la garder en bouche un certain
temps avant d’avaler. Au plus fort de l’infection, tu peux doubler, voire même tripler la quantité citée plus haut
pendant quelques jours. Au début de tes efforts de remise en santé, de même que quelques fois par année, tu
peux prendre de l’argent colloïdal pendant plusieurs semaines, afin de minimiser l’émergence de tous microbes
indésirables dans ton organisme. Prends une petite gorgée ou 1 cuillère à table 3 fois par jour. Il est préférable
de placer l’argent colloïdal dans une bouteille de verre brun sombre et la ranger dans un endroit frais et à l’abri
de la lumière.
Il est difficile de déterminer lequel des remèdes commerciaux est le plus efficace ou même lesquels fonc-
tionnent ou non. Je recommande donc de fabriquer ton propre générateur d’argent colloïdal. (Voir encadré
ci-bas)
Les colloïdes d’or, de cuivre et de zinc sont utilisés à des fins expérimentales et semblent donner de bons
résultats pour la santé. Ils possèdent tous de grandes à propriétés anti-inflammatoires en plus d’avoir, à divers
degrés, des effets antimicrobiens. De plus, on peut s’attendre à ce que les colloïdes de zinc et de cuivre aid-
ent à surmonter les symptômes de carence ou conditions issues d’un besoin nutritionnel accru. L’or, quant
à lui, procurerait des effets bénéfiques sur la circulation sanguine et le système glandulaire. Le médium médi-
196 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
cal Edgar Cayce a dit que l’or et l’argent, si utilisés de façon appropriée, pourraient presque doubler notre
espérance de vie actuelle. Il n’est pas certain de ce qu’il entendait par « de façon appropriée », mais je suppose
que cela impliquait l’utilisation sécuritaire des colloïdes ou des médecines vibrationnelles.
Si tu désires expérimenter, tu peux produire ces colloïdes de la même façon que les colloïdes d’argent :
tu n’as qu’à utiliser des électrodes de cuivre, de zinc ou d’or plutôt que d’argent. La façon la plus simple est
d’utiliser des pièces d’or ou des languettes de cuivre ou de zinc. Puisqu’aucune recommandation n’existe rela-
tivement au dosage approprié, tu devras expérimenter en débutant par périodes de petites doses, entrecoupées
de longues périodes sans prendre de colloïdes. Prends le temps de bien observer et noter les réactions et il est
souhaitable que tu effectues des tests musculaires afin de déterminer les réactions de ton organisme. Rappelle-
toi que tu dois assumer l’entière responsabilité de ces expériences.
Comment fabriquer ton propre générateur d’argent colloïdal :
Procure-toi 3 piles de 9 volts, que tu branches en série en série (pôles positifs aux pôles négatifs) et un fil isolé est
soudé aux pôles d’extrémités. À l’autre bout des fils, soude deux pinces « crocodiles ». Utilise 2 fils d’environ 12 cm
d’argent pur, préférablement à .999 et d’un grade 14 ou 1,64 mm. L’argent sterling n’est pur qu’à .9275. Utilise les
pinces crocodiles pour retenir les fils d’argent.
Immerge les électrodes (fils d’argent) à environ 10 cm dans un verre d’eau. Généralement, l’argent colloïdal est
produit à partir d’eau potable normale, souvent additionnée d’une goutte de solution saline. Un voile blanc se dével-
oppe presque immédiatement. Il s’agit de chlorure d’argent largement inefficace. Par cette méthode, les particules
colloïdales individuelles sont plutôt grosses et pas très efficaces.
Une meilleure façon est d’utiliser une l’eau distillée sans l’ajout d’une solution saline, ce qui produit des colloïdes
très fins et beaucoup plus efficaces, mais qui demande plus de temps à se former. Un voile blanchâtre peut devenir
visible après environ 20 minutes. Si tu remarques le voile blanc près d’une des électrodes, laisse 5 minutes de plus au
processus. Si tu ne vois pas de voile blanc se former après 20 minutes, la prochaîne fois ajoute un peu d’eau impure
(du robinet) afin d’accélérer la formation des colloïdes. La concentration sera d’environ 5 ppm.
Après chaque usage, nettoie l’électrode positive oxydée jusqu’à ce qu’il brille. Lorsque de la production ou du range-
ment de l’argent colloïdal, protège-le de la lumière sinon l’argent sera précipité (se déposera au fond du contenant) et
perdra son efficacité. Produis ton argent colloïdal frais chaque jour ou du moins, une fois par semaine.
Pour plus d’information sur la production et l’utilisation de l’argent colloïdal, visite le [Link]
Certains sites internet offrent des générateurs d’argent colloïdal électroniques. Un de ces sites est le [Link]-
[Link].
Le cuivre - l’agent anti-inflammatoire : Le cuivre est en quelque sorte un minéral problématique.
Parfois il y a trop de cuivre sous forme inorganique dans l’eau potable, qui est produit par une eau acidifiée
circulant dans les conduites de cuivre. Il peut par la suite s’accumuler graduellement dans l’organisme et pro-
voquer des symptômes de toxicité comme une surstimulation, une psychose et des dommages au foie. Par con-
tre, le cuivre est excellent pour réduire l’inflammation, renforcer les tissus conjonctifs, restaurer de la couleur
naturelle des cheveux, combattre les parasites et prévenir le cancer. Le cuivre ne doit pas être utilisé en présence
d’un cancer existant (sauf de façon topique pour les cancers de la peau), parce qu’il favorise la formation de
nouveaux vaisseaux sanguins dans les tumeurs (angiogenèse).
On remarque des niveaux de sérum de cuivre élevés dans les cas d’inflammations et de plusieurs maladies,
parce que l’organisme mobilise tout le cuivre contenu dans les tissus dans le but de combattre la condition. Si
tu donnes le choix à un animal entre de l’eau normale et une eau dans laquelle a trempé un tuyau de cuivre,
ils préfèreraient l’eau avec le cuivre, parce que celle-ci les aide à garder libres de parasites.
Les agents anti-inflammatoires les plus efficaces sont les complexes de cuivre et sont généralement des
proches parents de l’acide salicylique, qui est présent dans plusieurs fruits et légumes. De plus, l’ascorbate
de cuivre possède de fortes propriétés antivirales alors que le salicylate de cuivre a un meilleur effet anti-
inflammatoire que la cortisone et sans ses effets secondaires. Il possède également de bonnes propriétés
anticancéreuses, antitremblements et anticonvulsives, appropriées pour le traitement de l’épilepsie et possible-
197 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
ment de la maladie de Parkinson ; même certaines fonctions cérébrales et hépatiques peuvent s’améliorer
grâce au salicylate de cuivre. Il a empêché la croissance et la malignité de tumeurs animales17 et dans des cas
de tumeurs de la peau, une seule application a résulté en une réduction de 55 % des tumeurs en 20 semaines18.
Même des traitements à court terme de l’arthrite rhumatoïde ont résulté en des rémissions et améliorations
à long terme19.
Le potentiel thérapeutique et l’innocuité des complexes de cuivres de l’aspirine (acide acétylsalicylique)
et l’acide salicylique sont grandement supérieurs à l’aspirine elle-même ou le cuivre inorganique. Cela signifie
que ces complexes de cuivre sont beaucoup plus sûrs et plus efficaces que l’aspirine ou le cuivre inorganique.
Ces complexes sont de 5 à 8 fois plus efficaces que l’aspirine, mais moins toxiques et leur index thérapeutique
(le rapport entre l’efficacité et la toxicité d’un produit) a été reconnu être significativement supérieur que
les autres médicaments anti-inflammatoires.
Alors que l’aspirine cause ou aggrave les ulcères gastroduodénaux et les saignements, les complexes de
cuivre possèdent de meilleurs effets curatifs sur les ulcères que les médicaments anti-inflammatoires com-
munément utilisés dans le traitement d’ulcères. Les effets néfastes de l’aspirine et de médicaments similaires
surviennent parce qu’ils semblent lier le cuivre dans l’organisme et causer ainsi une carence localisée en cuivre
dans les tissus.
Malheureusement, le salicylate de cuivre ou d’autres complexes de cuivre efficaces ne sont générale-
ment pas disponibles ou bien le sont dans de très petites doses. On peut supposer que c’est parce qu’ils ne
peuvent être brevetés. Cependant, ils sont relativement faciles à produire pour ceux qui veulent se livrer à
l’expérience. Procure-toi de l’acide salicylique dans une pharmacie et dissous-en 2 g ou environ ½ cuillère à
thé dans 500 ml d’eau chaude. Utilise un récipient de verre que tu peux couvrir, de l’eau distillée ou désionisée
dans laquelle tu immerges plusieurs pièces de cuivre de grande surface. Maintiens la chaleur de l’eau entre
60 °C et 82 °C pendant environ 10 heures, parfois même plus longtemps. Ajoute de l’eau au besoin et ajuste le
volume final afin d’obtenir 500 ml. Lorsque prêt, il se développe une couleur verdâtre, range la solution dans
une bouteille brune et dans un endroit sombre et frais.
Pendant l’entreposage et parfois vers la fin du processus de chauffage, un oxyde de cuivre noir commence
à se former et s’accumule au fond du récipient. La raison est que le cuivre, dans sa forme de salicylate de cuivre
univalent originale, se convertit en salicylate de cuivre bivalent ; ici l’acide salicylique lie seulement la moitié du
cuivre dissout et le reste devient de l’oxyde de cuivre. L’efficacité de la solution n’en semble pas être affectée et
la quantité de cuivre dans le complexe n’est pas relative à sa puissance. Tu peux décanter la solution des dépôts
d’oxyde de cuivre ou filtre-le à travers un papier absorbant ou encore un filtre à café en papier.
Le salicylate de cuivre univalent est un antioxydant puissant, excellent pour un usage externe comme en
cataplasme ou pour frotter sur le site d’une inflammation ou sur la peau susceptible au cancer. Pour un usage
interne face à une inflammation généralisée ou autres indications, des doses de 60 mg de salicylate de cuivre
ont été administrées lors d’essais cliniques, prises 1 ou deux fois par jour et jusqu’à 4 fois par jour. Essaie 1 cuil-
lère à thé (approximativement 25 mg de salicylate de cuivre) 3 fois par jour dans les liquides avec les repas, mais
préférablement sous supervision médicale professionnelle.
Pour une utilisation à court terme, tu peux également doubler cette quantité. Lorsque survient l’effet
désiré, retourne à une dose de maintien de 1 cuillère à thé par jour ou interrompt l’utilisation pendant 2 se-
maines pour voir l’effet.
Il est possible que tu puisses te procurer du salicylate de cuivre bivalent chez un distributeur de produits
chimiques fins ou de laboratoire. Dans ce cas, divise 1 cuillère à thé comble en 100 parties égales, chacune
d’elle sera d’environ 50 mg. Par contre, je veux insister sur le fait que tout ceci est seulement à titre expérimen-
tal et nul autre que toi n’est responsable de ce que tu entreprends, donc procède avec prudence.
Afin d’obtenir un remède antiviral puissant, tu peux produire de l’ascorbate de cuivre. Le seul problème
est que l’acide ascorbique peut s’oxyder au contact du métal. Donc tout l’air doit être retiré. Fais bouillir de
l’eau distillée ou désionisée puis remplis complètement un contenant de verre ou de plastique rigide (d’une
capacité d’environ 120 ml) dans lequel tu immerges une pièce de cuivre ainsi que 2 g ou ½ cuillère à thé d’acide
ascorbique en poudre. Scelle hermétiquement le contenant et immerge-le dans l’eau chaude pendant une
journée. Prends 1 cuillère à thé pleine, plusieurs fois par jour et garde au réfrigérateur.
198 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Zinc et la Formule Schweitzer20 : Le zinc possède de fortes propriétés anti-inflammatoires et antibio-
tiques, mais peut s’appauvrir avec un apport élevé en cuivre. Il est donc préférable d’augmenter l’apport des
deux minéraux simultanément. Dans le cas d’un apport accru en cuivre, utilise des suppléments de zinc. Ceci
peut être sous la forme de la Formule Schweitzer, un complexe composé de zinc (oxyde ou carbonate), de bore
(acide borique) et d’acide salicylique. Elle est un excellent remède antibiotique, désinfectant, fongicide, anti-
inflammatoire et curatif.
La Formule Schweitzer20 a été développée en 1915 en Allemagne et est vendue à travers le monde depuis
1920. En plus de traiter les infections et inflammations de tous genres, elle fut utilisée dans le traitement du
cancer afin d’améliorer la réponse immunitaire et l’oxygénation sanguine. En application externe, elle aide à
la guérison des blessures et des maladies de peau, incluant l’acné, les cicatrices, varices et ulcères variqueux.
Tu peux facilement fabriquer la Formule Schweitzer toi-même. Dissous 9,2 g d’acide salicylique, 2,1 g
d’acide borique et 2,7 g d’oxyde de zinc (ou 4 g de carbonate de zinc) dans 2 litres d’eau très chaude. Tu peux
obtenir ces ingrédients dans certains commerces et sur internet et, si possible, les faire mesurer afin d’avoir les
quantités exactes. Mais il est acceptable d’avoir des quantités approximatives. Tu peux donc prendre 2 cuillères
à thé rase d’acide salicylique et ½ cuillère à thé d’acide borique et de même d’oxyde de zinc ou 1 cuillère à thé
rase de carbonate de zinc.
Utilise de l’eau distillée ou désionisée et un contenant non métallique. Chauffe le mélange pendant envi-
ron 1 heure en remuant de temps à autres avec une cuillère non métallique jusqu’à ce l’oxyde ou le carbonate
de zinc ne semble plus se dissoudre. Décante ou filtre alors le mélange dans un contenant de verre et range
dans un endroit frais et sombre.
Tout excédent d’oxyde ou de carbonate de zinc non dissout indique que tout l’acide borique et salicylique
a été utilisé. Cependant, un surplus d’acide borique serait bénéfique et te procurerait une quantité addition-
nelle de bore. Dans les préparations commerciales, la solution finale est lentement évaporée afin de cristalliser
les ingrédients actifs. Lors de l’utilisation, ceux-ci sont alors dissouts dans une quantité appropriée d’eau.
Tout comme pour le salicylate de cuivre, il n’y a pas de balises exactes sur la quantité à prendre. Lors
d’études, une dose de 1 cuillère à thé fut pris 3 fois par jour avec des breuvages ou des repas, pendant de
longues périodes. Pour des périodes plus courtes, les doses ont été doublées. Il est également bénéfique de frot-
ter sur la peau, particulièrement sur les régions problématiques.
Tu peux prendre un ratio de 1 c. à table de Formule Schweitzer et 1 cuillère à thé de salicylate de cuivre. Pour
un usage à long terme, je suggère de prendre 1 c. à table de chacun quotidiennement. Je crois que l’utilisation
à long terme de cuivre ou de zinc, doit être équilibrée en prenant également l’autre minéral, sous forme de
complexe salicylique, colloïdes ou de remède conventionnel. Ma propre expérience suggère que les complexes
ou les colloïdes de cuivre et de zinc sont plus sécuritaires et efficaces que l’utilisation à long terme d’aspirine
et autres médicaments anti-inflammatoires.
Après une période d’utilisation, il est conseillé d’interrompre l’usage de ces remèdes pendant un certain
temps et d’observer les réactions. Rappelles-toi, l’utilisation de ces remèdes pendant une longue période est
strictement expérimentale et tu dois être prêt à prendre la responsabilité de tout effet secondaire inattendu.
199 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
CHAPITRE 31
OXYGÉNOTHÉRAPIE
L’oxygène, en usage thérapeutique, aide à surmonter rapidement les infections.
En tant que soldat anti infections, l’oxygénothérapie est principalement utilisée sous forme d’ozone
ou de peroxyde d’hydrogène. Elle est bénéfique pour une remise en santé générale ainsi que pour bon nombre
de maladies, impliquant surtout des agents infectieux. Les infusions d’ozone sont très utilisées dans les cli-
niques de cancérologie d’Allemagne et du Mexique, mais sont illégales aux États-Unis, où elles sont remplacées
par des infusions de peroxyde d’hydrogène.
Conséquemment, la plupart des victimes du cancer tentent de s’aider en prenant du peroxyde d’hydrogène
ou de l’oxygène dit stabilisé. Ce dernier est un composé instable de chlore oxygéné qui libère facilement
l’oxygène. La quantité usuelle utilisée est de 10 gouttes dans du jus, plusieurs fois par jour, mais débute avec une
quantité beaucoup moindre, et en augmentant graduellement les doses. Tu peux combiner la prise de peroxyde
d’hydrogène au lever et au coucher, en prenant de l’oxygène stabilisé avant les repas, ce qui est approprié pour
les gens éprouvant de la difficulté à digérer une trop grande quantité de peroxyde d’hydrogène. Néanmoins,
je considère le peroxyde d’hydrogène, non seulement comme étant le plus abordable, mais aussi le plus appro-
prié des produits domestiques d’oxygénothérapie.
Une autre possibilité est d’utiliser un générateur d’ozone ou ozonateur. Les ozonateurs médicaux et pour
usage interne peuvent être dispendieux. Note que les ozonateurs communs ozonisent l’air ambiant et produ-
isent des oxydes d’azote potentiellement toxiques. Un ozonateur d’eau efficace (de type Beck) est disponible et
approprié pour usage interne. Si l’ozone entre en contact avec l’eau, il forme alors du peroxyde d’hydrogène.
Puisque cette transformation prends un certain temps pour se produire (environ 20 minutes pour que la to-
talité de l’ozone dissout dans l’eau se convertisse en peroxyde d’hydrogène), tu obtiens un mélange des deux
(ozone et peroxyde) lorsque tu le bois immédiatement après la fin du processus.
L’ozone aurait l’avantage de libérer de l’oxygène actif sans le recours d’enzymes dans les systèmes
biologiques, comme cela est requis pour le peroxyde d’hydrogène. L’ozone et le peroxyde d’hydrogène ont tous
deux une molécule d’oxygène instable qui tend à se lier et oxyder ou peroxyder toute molécule appropriée.
L’effet bénéfique semble être surtout la peroxydation des acides gras insaturés qui peuvent alors détruire les
microbes et cellules malignes, pourvu que celles-ci ne soient pas protégées par une accumulation de vitamine
E. Un système immunitaire sain produit naturellement du peroxyde d’hydrogène afin de tuer les microbes.
C’est pourquoi je ne vois pas l’avantage d’utiliser de l’ozone à la maison et opterait plutôt pour la simplicité du
peroxyde d’hydrogène.
Le miel non chauffé fut traditionnellement utilisé dans le traitement des plaies infectées et des ulcères
de la peau et des jambes. Des recherches récentes ont démontré que le miel le plus efficace utilisé à des fins
médicales est un miel possédant une teneur très élevée de peroxyde d’hydrogène. Tu peux donc incorporer
quelques gouttes de peroxyde d’hydrogène à 35 % à du miel afin d’accroître ses propriétés curatives. En cata-
plasme, il est plus pratique d’utiliser du miel cristallisé plutôt que liquide.
Il est préférable d’utiliser du peroxyde d’hydrogène à 35 % de grade alimentaire, disponible chez certains
naturopathes ou commerces de produits naturels. À défaut, utilise n’importe quel autre peroxyde à 35 %,
à 3 % (10 volumes) ou 6 % (20 volumes) dans un supermarché ou en pharmacie. Pour un usage quotidien, il est
préférable de diluer le peroxyde pour en faire une solution à environ 3 %. Pour ce faire, il suffit de mélanger
1 partie de peroxyde dans 10 parties d’eau. Commence par prendre quelques gouttes dans un verre d’eau,
puis augmente graduellement à 1 cuillère à thé ou plus, 4 fois par jour, avant les repas et au coucher. Si tu y
développes une aversion, diminue la dose jusqu’à un niveau plus confortable. Avale rapidement plutôt que de le
prendre par petites gorgées. Afin de dissimuler l’arrière-goût prononcé, ajoute du gel d’aloès, saveurs de fruits,
tisanes ou de l’eau aromatisée à la cannelle.
201 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
Tu peux suivre ce programme pendant plusieurs mois puis, lorsque le problème spécifique est sous con-
trôle, diminues l’apport de peroxyde à une seule fois par jour avant le petit déjeuner. De plus, tu peux utiliser
le peroxyde d’hydrogène comme rince-bouche et gargarisant, matin et soir. Il aide à prévenir les rhumes, infec-
tions et la carie dentaire et est sans aucun doute plus efficace que le dentifrice.
Tu peux manipuler le peroxyde d’hydrogène à 35 % à l’aide d’un compte-goutte. Pour obtenir une solution
à environ 3 %, ajoute 1 goutte de peroxyde dans 10 gouttes d’eau. Le nombre de gouttes requises pour obtenir
1 cuillère à thé (5 ml) dépend de la grosseur du compte-goutte, mais la proportion reste la même. Fais attention
lorsque tu manipules le peroxyde à 35 % ; dans l’éventualité d’un éclaboussement sur la peau ou les vêtements,
rince ou plonge immédiatement la zone en question dans l’eau.
Il est bénéfique de faire tremper quotidiennement le site d’une infection ou d’une tumeur externe dans
du peroxyde à 3 % ou mieux encore, recouvre-la d’un linge préalablement trempé de la solution de peroxyde.
Ceci est particulièrement efficace pour les problèmes situés près de la peau, surtout si le peroxyde d’hydrogène
est combiné à un cataplasme de miel. Renouvelle le cataplasme plusieurs fois par jour. Le cataplasme peut
demeurer sur la peau la plupart du temps ou jusqu’à ce que celle-ci devienne rouge, douloureuse ou forme des
cloques. Il s’agit d’un effet désirable, qui force l’expulsion des toxines. Lorsque cela se produit, couvre plutôt la
peau avec une feuille de chou et nettoie-la uniquement avec du peroxyde. Tu peux également recevoir un mas-
sage corporel au peroxyde d’hydrogène à 3 %, qui est le plus propice après le bain ou la douche. Dans les cas de
cancer du col utérin ou des intestins, procède à une douche vaginale ou un lavement deux fois par jour avec du
peroxyde d’hydrogène proprement dilué, en le retenant à l’intérieur pendant un certain temps.
Dans les cas de cancer, il est conseillé d’avoir recours à cette pratique de destruction des tumeurs par
oxydation, seulement au début et avec un apport minimum d’antioxydants. L’oxygène activé oxyde et peroxyde
les biomolécules réactives, spécialement les acides linoléiques de type alpha et gamma contenus dans l’huile
de lin, d’onagre et de bourrache qui à leur tour, oxydent et détruisent les cellules cancéreuses. Par contre,
tel que mentionné, cet effet destructif peut être inhibé par un apport élevé en antioxydants, particulièrement
les vitamines E et A qui paradoxalement, s’accumulent dans les tumeurs et les protègent. En conséquence, 1
ou 2 semaines précédant le début de ton oxygénothérapie, évite la vitamine E et les fortes doses de vitamine A
et pendant les semaines de la thérapie, minimise ton apport en antioxydants. Par la suite, reprends l’apport
à long terme de fortes doses d’antioxydants et de remèdes anti-inflammatoires (vois le Chapitre 46).
Le peroxyde de magnésium est maintenant disponible sous forme de poudre, en capsules ou en tant qu’un
produit appelé Oxy-Mag, de l’oxyde de magnésium en poudre. Le peroxyde produit des radicaux d’oxygène
hautement réactifs, qui sont plus agressifs que les molécules d’oxygène libérées par l’ozone, mais je ne peux
affirmer, à ce moment-ci, lequel des deux est le plus efficace. Suis les instructions sur le contenant ou la fiche
accompagnant le produit. Parfois, un simple oxyde de magnésium est conseillé afin d’oxyder le côlon. Bien qu’il
soit adéquat comme laxatif léger, il ne libère pas d’oxygène et ne peut pas donc être utilisé dans le cadre d’une
oxygénothérapie.
Les lavements par rétention de peroxyde sont d’un grand bénéfice. Suite à un lavement normal des intes-
tins, insère dans le côlon 500 ml d’eau contenant 1 cuillère à thé de sel et 1 c. à table de peroxyde d’hydrogène
à 3 %. Essaie de le retenir dans le gros intestin pendant 10 minutes ou davantage. Le jour suivant, ajoute 2 c.
à table de peroxyde à ce mélange et continue d’augmenter la quantité de peroxyde chaque jour subséquent
jusqu’à ce que tu détermines la concentration maximale que tu puisses retenir pendant environ 10 minutes.
Tu peux également essayer d’augmenter la quantité d’eau à retenir.
Si tu possèdes un ozonateur, tu peux utiliser l’ozone de façon similaire au peroxyde d’hydrogène. Tu
immerges un tube dans l’eau afin de produire du peroxyde d’hydrogène ; insère le tube dans le rectum (avec
un deuxième tube plus court pour l’évacuation) ; irradie la peau au-dessus de la zone affectée à l’aide d’un
entonnoir ou encore, enveloppe le corps (mais pas la tête) dans un sac dans lequel tu injectes de l’ozone.
Pour plus d’information afin de se procurer, fabriquer et utiliser un ozonateur de qualité médicale qui n’oxyde
pas l’azote, voir [Link] (anglais). Et pour plus d’information sur l’oxygénothérapie, voir
[Link] (anglais) ou les livres Oxygen Therapies ainsi que Flood Your Body with Oxygen, de Ed
McCabe.
De nouvelles façons d’utiliser le peroxyde d’hydrogène : En 1928, le Dr Richard Simmons croyait
avoir découvert que le rhume et la grippe s’immisçaient par le canal auriculaire et déclenchaient le processus
202 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
d’infection dans l’oreille moyenne. Plus récemment, on a avancé que les rhumes et la grippe peuvent être guéris
en quelques heures en insérant du peroxyde d’hydrogène dans l’oreille, dès les premiers signes d’infection.
D’abord, tu places quelques gouttes de peroxyde d’hydrogène à 3 % dans une oreille et lorsque le bouillon-
nement cesse, fais la même chose avec l’autre oreille. Répète l’opération à quelques reprises à des intervalles
de 2 heures. De plus, gargarise-toi fréquemment avec du peroxyde d’hydrogène dans les cas d’infections dans
la région de la tête et de la poitrine.
Ma compréhension est que le virus du rhume pénètre par le nez, mais que par la suite, il se multiplie dans
les muqueuses accumulées dans les cavités crâniennes avant l’apparition des symptômes. Pour cette raison, les
rhumes peuvent être freinés par l’introduction de peroxyde d’hydrogène dans ces cavités, mais aussi en déloge-
ant les congestions muqueuses.
Une solution de peroxyde d’hydrogène à 3 % peut être vaporisée directement dans la gorge plusieurs fois
par jour et inhalée profondément dans les poumons, ce qui procure de bons résultats. Outre les problèmes
respiratoires et les douleurs musculaires, ceci aurait également soulagé d’autres symptômes reliés au vieillisse-
ment. Je suppose que les résultats bénéfiques de cette méthode sont surtout attribuables à l’élimination de
champignons et autres microbes présents dans les voies respiratoires.
203 SECTION 3 - NUTRIMENTS ET REMÈDES
SECTION 4
ALIMENTS SANTÉ
La nutrition est l’outil principal auquel j’ai eu recours afin d’aider mes patients à surmonter une vaste
gamme de maladies considérées comme médicalement incurables. L’alimentation non naturelle est l’une des
causes majeures de la plupart des maladies, alors que l’alimentation naturelle est un agent tout aussi puis-
sant d’assistance à la neutralisation de ces maladies et à la régénération de l’organisme. Ma formation et
mon expérience en tant que chercheur chimiste, biochimiste, toxicologue, nutritionniste ainsi que naturo-
pathe, m’a permis d’avoir une perspective qui n’aurait pas été possible si je n’avais œuvré que dans le milieu
scientifique conventionnel ou uniquement comme naturopathe. L’une de ces perspectives est l’importance de
l’alimentation.
Il y a actuellement une tendance, de la médecine conventionnelle, à admettre l’importance de
l’alimentation dans la cause et le traitement des maladies. Les autorités sanitaires diffusent des campagnes
d’intérêt public au sujet de la bonne alimentation. Bien que ce nouvel intérêt officiel soit quand même une
bonne nouvelle, l’information véhiculée n’aura pas comme effet de réduire la prévalence des maladies chro-
niques21. L’information que je présente provient d’une expérience pratique dans la prévention et l’inversion
de la plupart de nos maladies chroniques et médicalement incurables, et sera certainement plus utile.
La plupart des aliments que nous consommons couramment contribuent à la détérioration graduelle de
notre santé et au développement de plusieurs maladies chroniques. C’est la raison principale de l’incidence
si élevée des maladies chroniques dégénératives au sein de notre société. J’expliquerai en détail pourquoi et
comment nos aliments problématiques habituels participent au développement de nos maladies et comment les
aliments sains peuvent être utilisés afin de contrer ces maladies et régénérer notre corps.
Selon tes propres objectifs et problèmes de santé actuels, tu peux soit effectuer des ajustements graduels à
ton régime alimentaire, ou te lancer à fond en expérimentant avec des diètes puissantes conçues pour inverser
les maladies incurables et régénérer le corps et l’esprit. Les résultats relatifs à l’amélioration de ta santé sont
généralement proportionnels aux efforts qui y sont consacrés.
Les règles alimentaires sont élaborées afin de nous guider vers des habitudes alimentaires plus saines.
Il existe différentes écoles de pensée dans la nutrition qui ne partagent pas nécessairement les mêmes prin-
cipes et vont parfois jusqu’à se contredire. Les « règles » alimentaires que je présente ici sont basées sur
les principes du mouvement Nature Cure du 19e siècle, mais modifiées selon les découvertes de la recherche
moderne et mes expériences cliniques consacrées à surmonter les maladies.
Afin d’éliminer les maladies avec succès, j’ai découvert que plus la diète du patient laisse à désirer, plus
les remèdes, suppléments et autres thérapies devront être spécifiques. À l’inverse, dans le cas où le patient
a déjà une alimentation idéale, les interventions spécifiques peuvent être maintenues à un minimum. J’ai égale-
ment observé que l’écart des besoins nutritionnels entre les individus tend à s’estomper lors de l’adoption d’une
alimentation idéale.
Modifier notre alimentation pour la remplacer par une alimentation naturelle idéale demande une modi-
fication de nos habitudes de consommation ainsi qu’une rééducation de nos papilles gustatives. Cela nécessite
également plus de temps consacré à la préparation de la nourriture. Pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas
tâche facile. Alors que certains d’entre nous entreprennent cette tâche avec enthousiasme, d’autres ont besoin
d’être encouragés par l’espoir de surmonter une maladie invalidante ; la plupart se contentent d’effectuer des
ajustements alimentaires mineurs ou des améliorations graduelles comme moyens préventifs ou dans le but de
surmonter un problème de santé existant. Conséquemment, j’utilise une approche par étapes, avec une alimen-
tation de qualité supérieure visant une amélioration graduelle et le maintien d’une bonne santé et un régime
d’aliments crus pour une remise en santé et une régénération maximale ainsi que le maintien d’une santé
optimale à la vieillesse.
206 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
Je présente chaque diète dans sa forme pure. La plupart des individus ne pourront probablement pas
adopter complètement une diète ou une autre, mais se dirigeront graduellement vers leur objectif alimentaire
au fil des mois, voire même des années. Tu peux modifier un régime alimentaire selon tes propres besoins
et pour ce faire, consulte la partie sur les types métaboliques et les groupes sanguins au Chapitre 43. Ultime-
ment, il est préférable d’apprendre à faire confiance à ton corps et être à l’écoute de ce dont il a besoin.
Si tu n’es pas accro à un aliment particulier, mais que tu as très envie d’en manger, il est alors probable-
ment bon pour toi. La fonction naturelle de nos papilles gustatives est de nous guider dans le choix et la quan-
tité de notre apport alimentaire. En règle générale, la nourriture qui nous est favorable a bon goût, mais quand
nous en avons mangé suffisamment, elle ne goutte plus aussi bon vers la fin du repas. Si nous mangeons trop,
elle pourrait alors avoir mauvais goût pendant plusieurs jours ou semaines. Si nous avons consommé des ali-
ments trop riches ou épicés, les fruits auront alors un goût attrayant, mais si nous consommons trop de fruits,
un repas épicé, protéiné et riche en matières grasses aura soudainement bon goût.
Si nous consommons un aliment envers lequel notre organisme éprouve des difficultés, cela déclenche
une réaction de stress avec la libération d’hormones de stimulation surrénalienne. Dans les cas de gens éprou-
vant des faiblesses aux glandes surrénales, cela résulte en une stimulation de leurs fonctions organiques et
cause une dépendance envers l’aliment fautif ainsi qu’envers d’autres stimulants. À ce moment, les papilles gus-
tatives cessent d’être des guides fiables et nos besoins corporels se trouvent sacrifiés afin de satisfaire le besoin
de stimulation surrénalienne.
Alors que certains aliments causent des problèmes de santé (aliments problématiques), d’autres ont
un effet bénéfique général sur notre santé (aliments santé). Selon mon expérience, les aliments possédant
le plus grand potentiel curatif et régénérateur sont le pollen d’abeille, les graines germées, les aliments pour-
pres, les jus de légumes fraîchement pressés (spécialement de jeunes herbes) et les aliments lactofermentés.
Ceux-ci représentent la base des diètes que je recommande et que j’expliquerai plus loin dans ce chapitre.
Nous devons réaliser que, dans une large mesure, nous avons le choix de décider de notre niveau de santé
et de la durée de notre vie par le maintien de cette santé ou inversement, choisir quelles maladies sommes-nous
prêts à accepter en échange de la satisfaction de nos envies alimentaires du moment et du maintien des habi-
tudes de vie potentiellement néfastes. Bien entendu, d’autres facteurs ont également une influence certaine,
tels que nos dispositions mentales et émotionnelles, l’environnement et la façon dont nous utilisons notre corps
(ceux-ci sont expliqués plus loin).
207 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
CHAPITRE 32
RÈGLES ALIMENTAIRES GÉNÉRALES
Comprendre les principes de la sélection, préparation et des combinaisons alimentaires saines.
En bref, la règle alimentaire la plus importante est de manger des aliments les plus entiers, vivants
et biologiques que possible et exempts de produits chimiques. D’autres règles importantes sont de bien les
mastiquer, apprécier ce que tu manges, combiner les aliments correctement et de « sous-manger » délibérément
plutôt que de manger de façon excessive.
Un aliment entier signifie que celui-ci a subi le moins de transformation ou raffinement possible. Par
exemple, le riz brun naturel à grain entier est l’aliment entier de choix. Du riz blanc, on a retiré le son et le
germe et avec eux, la plupart des vitamines et minéraux. La teneur en vitamine B1, par exemple, est environ
450 fois plus élevée dans le riz brun que dans le riz blanc. Ce qui veut dire que l’organisme ne peut utiliser
efficacement un aliment déficient, ce qui peut conduire à des conditions de maigreur ou d’embonpoint ainsi
qu’à une mauvaise régulation du glucose ; l’absence de fibres dans le riz raffiné contribue également à la consti-
pation. À différents égards, les effets du raffinage s’appliquent également à d’autres aliments de consommation
courante.
Au cours des millénaires, nos structures métaboliques et enzymatiques ont évolué à l’aide d’aliments
entiers et se sont adaptées à certaines combinaisons d’éléments nutritionnels étant présents ensemble. Des
facteurs protecteurs ou synergiques (coopératifs) sont présents dans les aliments entiers. Par exemple, la vi-
tamine C est beaucoup mieux absorbée et retenue si elle est prise avec des flavonoïdes. Les deux nutriments
sont naturellement présents dans les mêmes aliments. Les huiles polyinsaturées fragiles sont protégées de
l’oxydation et des dommages structurels pourvu qu’elles demeurent dans les grains entiers. Ils sont aussi
naturellement présents avec la vitamine E (qui joue un rôle de protection). Lorsqu’elles sont extraites
et raffinées, ces huiles sont partiellement oxydées, et forment des acides gras trans nocifs.
Les animaux carnivores ne font pas que manger la viande, mais les os également. Ils auraient tôt fait
de développer des carences en minéraux et des maladies s’ils ne consommaient pas les os. La même chose
s’applique à nous si nous ne consommons que des viandes riches en phosphore ou des aliments pauvres en
minéraux. Nous devons alors recourir à des suppléments minéraux ou alors développer des carences et deve-
nir susceptibles aux maladies. En ce qui a trait aux légumes racines, « entier » signifie l’utilisation de la partie
extérieure riche en vitamine et minéraux, couramment rejetée en tant que pelures, au même titre que les par-
ties intérieures et même l’eau de cuisson. Jeter l’eau de cuisson revient à jeter les vitamines et les minéraux
à la poubelle.
Une histoire, probablement véridique, fut publiée et concerne l’équipage d’un des premiers sous-
marins. Suite à une longue traversée, tous étaient fatigués et susceptibles à la maladie. Ils avaient subsis-
té sur des aliments en conserve et déshydratés. Les autorités sanitaires étaient incapables d’en comprendre
les causes, puisque les aliments contenaient toutes les vitamines connues à cette époque, en quantités suf-
fisantes. Un thérapeute appartenant au mouvement «Nature Cure» prodigua des conseils qui, lorsqu’appliqués,
ont tôt fait de corriger le problème. Ils leurs dit de peler beaucoup de pommes de terre et les mettre de côté,
mais de faire cuire les pelures. Ensuite, faire égoutter, jeter les pelures et consommer le bouillon. Combien
d’entre nous procédons à l’inverse ?
Il y a tout de même un aspect négatif avec certains aliments entiers et certains grains. Les grains contien-
nent des protéines réactives appelées lectines, qui se trouvent principalement dans la coque extérieure ou dans
le son ; les individus appartenant à certains groupes sanguins ont tendance à réagir à des lectines spécifiques.
D’autres allergies alimentaires se développent principalement envers les parties externes des grains qui sont
retirées lors du raffinage. Si les grains ne sont pas germés ou fermentés, les minéraux ont alors tendance
à demeurer liés à des éléments chimiques présents dans ces parties externes et ne peuvent être absorbés.
Donc, si tu as une digestion fragile et consommes des aliments qui ne te sont pas favorables, alors ironiquement
209 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
les aliments raffinés auront tendance à t’occasionner moins de problèmes immédiats que les aliments entiers.
Aliments vivants et biologiques : Les aliments vivants sont essentiellement la même chose que les ali-
ments crus ou non cuits. Vivant signifie que l’aliment est encore riche en vitamines et en enzymes naturelles.
Celles-ci sont endommagées lorsque l’aliment est chauffé au-delà de 400 OC et sont détruites au-delà de 490 OC.
Bien que le lait puisse être chauffé afin de produire du yaourt, l’ajout de bactéries lactiques procure un complé-
ment d’enzymes qui ravive l’aliment, mais je préfère préparer mon yaourt à partir de lait non chauffé.
Les aliments ont divers stades de vitalité. Un grain viable déshydraté est vivant, mais dormant, les enzymes
étant rendues inactives par des inhibiteurs. Pendant le trempage et la germination, le grain sort de sa dormance
pour s’éveiller pleinement avec une abondance d’activités enzymatiques. Tel un embryon, il est à son apogée de
ses fonctions vitales et réparatrices.
Une jeune plante ou feuille en croissance possède encore des niveaux élevés d’hormones de croissance
et d’activités enzymatiques, mais dans une plante ou feuille ayant atteint sa pleine maturité, on trouve peu
d’hormones de croissance et d’enzymes. La farine de grains entiers n’ayant pas été soumise à une chaleur indue
pendant le processus de mouture, possède encore un peu de vie, mais des inhibiteurs bloquent les enzymes ;
l’activité enzymatique sera rehaussée et les féculents seront prédigérés lorsque le blé sera transformé en levain.
Il y a un dicton en naturopathie : « mange des aliments qui se perdent rapidement, mais mange-les rapidement
avant de les perdre ».
Le terme « biologique » est généralement compris comme étant un terme relatif à un aliment n’ayant pas
été irradié et est libre d’éléments génétiquement modifiés et de tous produits chimiques habituellement utili-
sés durant sa croissance, son entreposage ou sa transformation. Un aliment dit de culture biologique signifie
qu’il ait été certifié libre de produits agricoles toxiques et qu’il a été cultivé dans un sol sain, sans l’utilisation
d’engrais hydrosoluble (mais dans le contexte de ce livre, « culture biologique » réfère uniquement à la mé-
thode utilisée et non à une quelconque certification « juridique » accordée par les divers organismes NDT).
Les engrais azotés, et particulièrement les nitrates sont très nocifs. Lors d’une expérience scientifique, des
poules ont été nourries de bleuets n’ayant subi aucun engrais ou traités à l’engrais au nitrate. Les poules ayant
consommé une grande quantité de bleuets traités au nitrate sont mortes en trois jours. Celles ayant consommé
de petites quantités de ces baies ont produit des œufs présentant des défectuosités à la coquille. Les poules
nourries aux bleuets non traités sont restées saines et ont produit des œufs normaux, et ce, quelle que soit la
quantité ingérée. Qu’est-ce qu’une consommation de faibles doses, mais à long terme d’aliments traités de cette
manière aura comme conséquences sur nous ?
Il est bien connu des agriculteurs bio que leurs plantes ainsi que les animaux qui s’en nourrissent, sont
beaucoup plus résistants aux parasites et maladies que les plantes traitées aux engrais chimiques et les animaux
qui se nourrissent de celles-ci. Il a été démontré que le bétail élevé sur une ferme biologique est demeuré sain
alors que le bétail des propriétés environnantes était durement affecté par la fièvre aphteuse. Plus dommage-
ables encore sont les résidus de pesticides sur les aliments ou l’interaction entre différents produits chimiques.
Bon nombre de naturopathes soutiennent que les aliments de culture biologique sont une partie importante
du succès des traitements des maladies dégénératives.
La cuisson des aliments : La nutrition humaine idéale en est une qui ne requiert aucune cuisson, telle
que grains germés, pousses fraîches, grains mûrs (maïs sucré, pois verts), graines et noix oléagineuses, légumes
racine sucrés et fruits. La cuisson endommage beaucoup de protéines. Elles se coagulent et durcissent et leur
complément d’enzymes digestives est détruit, ce qui les rend davantage difficiles à digérer.
Par contre, la cuisson contribue à rendre certains aliments plus facilement digestibles en décomposant la
cellulose des aliments végétaux et tissus conjonctifs dans la viande. Ceci permet à nos sucs digestifs d’atteindre
plus facilement les nutriments, ce qui est particulièrement important pour ceux éprouvant des faiblesses aux
organes digestifs. D’autres avantages de la cuisson sont la préservation des aliments, une mastication facilitée
ainsi qu’un rehaussement des saveurs. Tout ceci veut dire que la cuisson des aliments est plus pratique et goûte
meilleure, ce qui est, pour la plupart d’entre nous, plus important que toutes les autres considérations de santé
à long terme.
Dans ce chapitre, j’explique comment les effets néfastes de la cuisson peuvent être atténués en combinant
la méthode de cuisson la moins dommageable avec la forme plus acceptable de consommation d’aliments crus.
210 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
La cuisson à la vapeur est la méthode recommandée. Ajoute suffisamment d’eau pour couvrir le fond de la
casserole, même sans équipements spécialisés de cuisson à la vapeur. De cette façon tu peux faire cuire la plu-
part des légumes, et si tu conserves l’eau de cuisson, rien ne se perdra. En ajoutant les légumes après que l’eau
soit en ébullition, moins de vitamines seront détruites. Mais je ne vois pas d’inconvénient à cuire les légumes
en les immergeant dans l’eau, pourvu que tu consommes également l’eau, préférablement peu après la cuisson.
Les vapocuiseurs (cocottes-minute) sont acceptables, leur seul désavantage étant qu’ils sont habitu-
ellement faits d’aluminium. Les fours à micro-ondes, lorsqu’en opération, émettent des radiations nocives.
Ils peuvent également contribuer à la détérioration de la santé en altérant les délicates structures molécu-
laires des aliments de façons non naturelles. Donc évite ou minimise la nourriture ayant été exposée aux
micro-ondes. Il est également plus sûr de rejeter les parties extérieures de la viande ou poisson grillé ou braisé.
Avant de faire cuire les grains ou les légumineuses, toujours les faire tremper pendant la nuit puis jette
l’eau de trempage. De cette façon, tu ingèreras probablement moins d’antinutriments potentiellement nocifs,
tels que des phytates qui freinent l’absorption des minéraux, des inhibiteurs de protéases qui interfèrent dans
la digestion des protéines ou des lectines responsables de symptômes déplaisants chez certains groupes san-
guins. Si les haricots provoquent des gaz, change l’eau 1 ou 2 fois pendant la cuisson.
Tel que mentionné, le principal désavantage de la cuisson est qu’elle détruit les enzymes alimentaires
et certaines vitamines. Ceci contribue à un vieillissement plus rapide et au développement de maladies dégé-
nératives, si le régime alimentaire est principalement composé d’aliments cuits. En conséquence, essaie de
maintenir ta consommation d’aliments cuits à un minimum ; les aliments les plus affectés par la cuisson sont
les produits animaux et les huiles polyinsaturées ; les moins affectés sont les féculents. Consomme ta nourri-
ture, particulièrement les légumes, aussitôt que possible après un court temps de cuisson. Tente de minimiser
l’échappement de vapeur ou de fumée lors de la cuisson. À l’exception des céréales cuites, évite les restants
alimentaires d’un repas précédent.
Une grande quantité d’aluminium se dissout dans l’eau pendant la cuisson dans des casseroles en alu-
minium ; plus l’eau de cuisson est acide, plus le phénomène se produit. Les casseroles en acier inoxydable
représentent également un problème. Bien que l’acier soit plus résistant à l’acide, il peut quand même libérer
des quantités nocives de nickel, qui est impliqué dans l’affaiblissement du système immunitaire et favorise
l’émergence du cancer. Les casseroles en émail sont généralement inoffensives, à l’exception des importations
asiatiques bon marché qui contiendraient des taux élevés de plomb ; ceci est également un problème avec les
casseroles de céramique. Le verre est la matière la plus sûre.
Voici d’importantes règles de cuisson :
• Évite le soda à pâte (bicarbonate de soude) lors de la cuisson ou la cuisson au four, parce qu’ils
détruisent les vitamines B
• Ajoute du sel ou des minéraux après la cuisson afin de préserver les vitamines
• Garde et utilise l’eau de cuisson, elle est riche en vitamines
• Maintien le temps de cuisson au minimum
• Ne garde pas la nourriture chaude pendant une période prolongée. Fais refroidir rapidement
pour la conserver
• Évite l’utilisation d’équipement de cuisson en aluminium et en acier inoxydable ; utilise plutôt
l’émail ou le verre
• Ne laisse pas les aliments acides en contact avec les surfaces métalliques
• Ne fais pas cuire ce qui peut être convenablement consommé cru
• Éviter la friture ou le chauffage des huiles ou des graisses.
• Évite la cuisson au four à micro-ondes
211 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
Mastiquer et apprécier les repas : Une bonne mastication est d’une importance capitale. Elle est
nécessaire afin de broyer les aliments en une pâte fine et en même temps de les insaliver suffisamment pour
une activité enzymatique adéquate. Les oligo-éléments ainsi que les vitamines sont partiellement absorbés par
les tissus de la bouche et l’estomac nécessite un avis préalable adéquat de la composition des aliments et de
leur quantité. Donc, même si l’aliment est déjà sous forme liquide (soupe ou bouillon), la mastication est im-
portante. Garde et fais circuler de tels liquides dans la bouche pendant plusieurs secondes. Les aliments solides
demandent d’être mastiqués jusqu’à ce qu’ils soient proprement liquéfiés. Enseigne à tes enfants, dès leur plus
jeune âge, à bien mastiquer ; tu pourrais vérifier leurs selles afin de voir s’il s’y trouve de gros résidus et grains
complets, signes d’une mastication inadéquate.
Tu dois non seulement bien mastiquer, mais aussi manger lentement et de manière décontractée. Ceci
améliore la digestion et aide à contrôler les quantités. L’organisme demande un certain temps à exprimer
le signal de satiété. Donc, si tu te goinfres en très peu de temps, ton organisme ne peut t’avertir à temps que
tu as trop mangé. Tu peux également dépasser cette limite en ne prêtant pas attention au fait que tu es en train
de manger, mais plutôt à une entretenir une conversation, lire un livre ou regarder la télévision. Tu ne peux
alors « entendre » ton corps te dire « assez ».
Il est également important d’avoir un esprit léger lors des repas. Avant un repas, détends-toi complète-
ment pendant une minute ou plus avec les yeux fermés. Si tu peux méditer, élève ton éveil en un état méditatif
joyeux. Pendant le repas, porte ton attention au processus de mastication et apprécie les différentes saveurs qui
s’en développent.
Il est bénéfique d’apprécier ce que tu manges. Les aliments insipides sont mal digérés. Il est également mal
avisé de persister à consommer un mauvais aliment simplement parce que tu en as développé une préférence.
Pour plusieurs, il s’agit du problème le plus difficile à surmonter au cours d’une remise en santé. L’objectif est
d’acquérir un goût pour ce qui est bon sur le plan nutritionnel.
Il ne fait aucun doute que les papilles gustatives peuvent s’adapter et être rééduquées, mais cela se fait
graduellement. Donc, introduis des aliments et suppléments non familiers à ton alimentation, en très petites
quantités seulement et entrecoupés d’aliments familiers. Fais preuve d’imagination et expérimente de nou-
velles façons de préparer la nourriture. Ne mange pas si tu n’as pas faim, si tu es agité ou émotionnellement
bouleversé, si tu es malade avec la fièvre ou un état comparable ou si tu es encore rassasié du repas précédent.
Prépare toujours la nourriture avec amour.
Combinaisons alimentaires : Plusieurs années d’expérience avec des patients m’ont démontré
l’importance des combinaisons alimentaires appropriées. Les aspects biochimiques fondamentaux relative-
ment aux combinaisons alimentaires sont les suivantes :
• Les aliments protéinés courants (généralement contenant des huiles ou des graisses) requièrent des
sucs gastriques fortement acides.
• Différents types d’aliments protéinés peuvent nécessiter différentes compositions de sucs gastriques
pour la digestion.
• Les féculents requièrent la vitamine B, des chlorures, du calcium et du magnésium pour activer
leurs enzymes.
• Les édulcorants et les sucres, de même que les acides, inhibent la digestion des féculents.
Faire fi de ces faits par des combinaisons alimentaires aléatoires peux contribuer au développement
d’infections et de maladies dégénératives, particulièrement les allergies, l’arthrite, le cancer et les maladies
auto-immunes.
Initialement, la plupart des gens ont un système digestif relativement fort et ne sentent pas d’effets
néfastes, quoi qu’ils puissent consommer ou combiner. Ceci est aussi vrai si les réactions de l’organisme
se sont émoussées en étant ignorées pendant plusieurs années. Par contre, tôt ou tard, les effets déplaisants et
symptômes dégénératifs se manifesteront.
212 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
Il y a 3 groupes d’aliments principaux à considérer lorsque l’on veut déterminer des combinaisons
alimentaires adéquates :
1. Protéines, aliments sucrés et acides, légumes sucrés, fruits
2. Aliments neutres tels que graisses et huiles, légumes non sucrés, avocats, olives et fromage
à la crème
3. Féculents tels que céréales, pommes de terre et légumineuses
Les aliments neutres peuvent être combinés avec l’un ou l’autre des autres groupes alors que les groupes
1 et 3 doivent être tenus séparés. Observer cette simple règle peut permettre de prévenir des conséquences plus
sérieuses issues de combinaisons alimentaires inadéquates.
Si l’on est en mauvaise santé ou pendant un programme de remise en santé, il est conseillé d’être
encore plus prudent. Outre quelques exceptions, la plupart des aliments sont mieux digérés dans le cadre d’une
monodiète modérée, c’est-à-dire que seulement des aliments d’un même groupe sont consommés ensemble,
comme par exemple différents types de grains. Dans le cas de problèmes digestifs graves, l’on peut adopter tem-
porairement une monodiète stricte, en consommant un seul type d’aliment par repas et en observant les effets.
La deuxième meilleure option est de consommer des aliments adéquatement combinés, mais tout de
même séparés pendant le repas. Ceci est particulièrement important avec les viandes, poissons ou noix. Ceux-ci
sont consommés préférablement au début du repas afin de permettre aux protéines d’être mêlées à des sucs
gastriques puissants dans l’estomac. Le reste du repas, pourvu qu’il ne soit pas trop liquide, restera en couches
distinctes par-dessus le tout. Rappelle-toi de cela si tu consommes des protéines et des féculents dans le même
repas.
Tu peux mélanger une petite quantité de légumes aromatiques avec la viande ou le poisson, ou manges
un fruit accompagné de noix. Il est généralement préférable de prendre soit du jus de légumes frais ou encore
une petite quantité de légumes crus avant un repas cuit.
Pour ceux qui ont un métabolisme lent, une petite quantité d’aliments sucrés ou de fruits comme des-
sert après un repas protéiné fournira l’énergie pour la lente digestion qui est caractéristique de la combi-
naison protéines/gras. Ceci n’est pas conseillé pour les repas de féculents ou pour ceux aux prises avec des
problèmes glycémiques. Le glucose et le maltose (comme le sucre d’orge) ne contiennent pas de fructose
et, par conséquent, causent moins de problèmes, lorsque combinés à des féculents. Si tu as une digestion
lente, une petite quantité d’acide de fruits, tel que du jus de citron, aspergée sur la viande ou le poisson
ou encore de l’acide ascorbique pendant ou après un repas protéiné peut être bénéfique, tout comme une
demi-tasse de tisane amère après le repas. Un fruit cuit, peu acide et faible en fructose, tel que la pomme, ne
réagit pas de la même façon qu’un fruit sucré et riche en fructose. Donc, la plupart des gens n’éprouveront
pas de problème à l’utiliser comme condiment dans des céréales ou des féculents comme, par exemple, de la
purée de pomme avec du riz.
Les facteurs suivants font de la précision dans les combinaisons alimentaires moins nécessaire : un sys-
tème digestif fort ; être actif physiquement ; une très bonne mastication ; ne manger que de petits repas. Les
facteurs contraires, évidemment, augmentent le besoin de rectitude des combinaisons alimentaires. Le fait
d’être capable de manger n’importe quoi n’est pas garant d’une grande capacité digestive ; ton système pour-
rait être trop faible pour réagir à des aliments inadéquats. Si tu es en bonne santé, tu peux passer outre
les combinaisons alimentaires et omettre seulement un groupe alimentaire d’un repas varié - les féculents
cuits ; la plupart des autres groupes s’accordent raisonnablement bien ensemble. Cependant, il est générale-
ment acceptable de consommer les féculents à la fin d’un repas, séparé de la partie protéinée par un légume
ou une salade germée ou par quelques légumes cuits. Si tu es sensible, alors la partie centrale du repas peut
consister de légumes neutres plutôt que sucrés
La levure alimentaire avec une teneur en protéine de 50 % ainsi que les légumineuses non grasses
sont comptées parmi les féculents parce que leurs protéines grasses sont faciles à digérer et ne nécessitent
qu’une légère acidité. Pour une représentation graphique des règles de base de la combinaison alimentaire,
voir la Planche 4.1. Les aliments sont classés sous « protéines dures », « protéines souples » ou « féculents », selon
213 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
la quantité d’acide gastrique et de pepsine nécessaire à leur digestion. À cet égard, le pourcentage de protéines
présentes dans un aliment devient moins important que la quantité de graisse, d’huile et de fibre enveloppant
ces protéines.
Les viandes, noix et fèves de soja cuites, par exemple, sont difficiles à décomposer. Ils nécessitent la pleine
puissance de l’acide gastrique et de la pepsine et, conséquemment, sont appelés « protéines dures ». Les œufs,
protéines laitières non cuites, bouillons de viande et poisson, produits de soja fermentés, lait de soja et beurres
de noix, quant à eux, nécessitent une acidité moins forte et peuvent être appelés « protéines souples ». Les pro-
téines présentes dans le fromage fondu, dans le lait de vache consommé tel quel et spécialement lorsqu’il est
ajouté dans le café ou le thé, sont très difficiles à digérer et deviennent donc des protéines dures. Les poissons
faibles en gras, surtout lorsqu’ils sont marinés, sont faciles à digérer et sont pratiquement des protéines souples,
alors que les poissons gras sont davantage comme des viandes relativement à leurs besoins gastriques.
Fermentation intestinale : Combiner des aliments riches en fibres avec des aliments sucrés causera as-
surément des gaz intestinaux. Cette perception engendra la règle fréquemment citée qu’il ne faut pas combiner
les légumes et les fruits. Le cas échéant, le sucre provenant du fruit pourrait ne pas être absorbé, ce qui pourrait
provoquer une hyperstimulation de l’activité bactérienne dans le gros intestin, causant des gaz, flatulences et
ballonnements excessifs. Une certaine fermentation intestinale est souhaitable afin de maintenir nos bactéries
bénéfiques heureuses et la meilleure façon d’y parvenir est par l’apport d’une quantité modérée de fibres dans
notre alimentation. Celles-ci se décomposent lentement et aident grandement au maintien du transit régulier
des selles molles.
Les problèmes nous guettent si l’on consomme une grande quantité de sucre, quelle qu’en en soit la
forme. C’est comme si l’on ajoutait de l’essence à un feu de broussailles contrôlé, qui devient alors un feu de
forêt hors de contrôle. Ce qui se passe dans les intestins est très similaire. Les fibres restent longtemps dans le
gros intestin et une fermentation excessive peut se produire si nous consommons des aliments sucrés quelques
heures après une salade crue. La quantité de sucre que nous pouvons tolérer avec les fibres dépend de chaque
individu. Plus nous absorbons efficacement les aliments que nous consommons, plus grande est la quantité de
sucre que nous pouvons tolérer sans causer de problèmes digestifs.
Pour les individus aux prises avec un faible métabolisme glucidique, il est nuisible de consommer beau-
coup de sucre sur un estomac vide, ce qui élève beaucoup trop le niveau de glycémie, suivi de symptômes
d’hypoglycémie. Dans ce cas, il est préférable de séparer complètement les aliments riches en fibres et les sucres
et prendre le repas de fibres après le repas sucré.
Donc, le meilleur petit déjeuner est modérément sucré, par exemple, en aromatisant du riz cuit ou
du sagou avec des bananes ou de la purée de pomme. Le repas du soir est alors approprié sous forme de re-
pas de fibres, comme la combinaison de pommes de terre et autres légumes non sucrés cuits avec une salade
de légumes. Le déjeuner peut être un aliment protéiné avec des légumes sucrés tels que la citrouille.
Il peut également être acceptable de prendre une petite portion de fruit ou un jus de légumes sucrés frais
(ex. : carottes) quelque temps avant un repas qui se termine par une salade de légumes ou autre aliment riche
en fibre. Le jus frais ne contient pas beaucoup de fibres indigestes, ce qui ne devrait pas causer de problèmes
de fermentation si l’on combine des légumes et fruits dans le même jus. Par contre, si un fruit riche en fructose
est combiné aux légumes, le jus a alors une teneur élevée en glucose et en fructose, ce qui peut causer une forte
réponse insulinique et de l’hypoglycémie chez des individus vulnérables.
La règle de base dans tout ceci est de consommer les aliments à digestion rapide en premier et les fibres
à digestion lente par la suite. Fais des essais afin de déterminer à quel degré de rigueur tu dois appliquer cette
règle pour éviter des troubles intestinaux.
Lorsque tu consommes des fèves cuites, tu peux te heurter à des problèmes de fermentation similaires.
Les fèves n’ont nullement besoin d’un ajout de sucre pour provoquer une forte fermentation. Elles sont riches
en glucides à longue chaîne (oligosaccharides) qui ne sont pas absorbés dans l’intestin grêle, mais qui sont
facilement décomposés par les bactéries du gros intestin. Pour éviter les problèmes avec les fèves, celles-ci
peuvent être germées ou fermentées avant de les consommer ou tu peux renouveler plusieurs fois l’eau pendant
la cuisson.
214 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
Planche 4.1: Diagramme de combinaisons alimentaires
FRUITS ACIDES PROTÉINES «DURES» ALIMENTS SUCRÉS
LÉGUMES SUCRÉS PROTÉINES «SOUPLES» FRUITS MI-ACIDES
ALIMENTS NEUTRES
FÉCULENTS
Les liens directs entre les groupes indiquent une combinaison appropriée (ex. : féculents et aliments neutres). Les
combinaisons ayant un degré de séparation entre elles sont acceptables (ex. : féculents et fruits peu acides). Les com-
binaisons ayant 2 séparations sont à éviter (ex. : féculents et aliments sucrés).
GROUPES ALIMENTAIRES
Protéines «dures» : Viandes, poissons, noix, graines oléagineuses, fèves de soja.
Protéines «souples» : Oeufs, protéines laitières, bouillon de poisson/viande, tofu, lait de soja,
beurres de noix, de soja ou de noix fermentés.
Fruits acides : Citrons, pamplemousses, ananas, baies acides
Fruits peu acides : Abricots, pêches, poires, bananes, pommes cuites.
Aliments sucrés : dulcorants, nourriture additionnée de sucre, mélasse, miel, fruits séchés, oranges, figues
É
et autres fruits et baies sucrés, jus de légumes sucrés.
Légumes sucrés : atates douces, citrouilles, oignons, carottes, panais, bette à carde, tomates,
P
pois verts
Aliments neutres : raisses et huiles, légumes non sucrés (surtout les légumes verts), grains germés, avocats,
G
olives.
Féculents : roduits de grains, pommes de terre, légumineuses déshydratées, levure alimentaire, sagou
P
et taro.
Planification des repas : Nos capacités digestives sont à leur mieux le matin et à leur plus faible le soir.
Il est donc conseillé de consommer les aliments «difficiles» tels que la viande, noix, aliments sucrés et les grosses
salades de légumes pendant la journée et prendre un repas léger en début de soirée. Ceci améliorera également
ton sommeil, alors qu’un repas lourd de fin de soirée résulte souvent par un sommeil agité ou «comateux»,
laissant une sensation de fatigue au matin.
Si d’ordinaire tu n’as pas faim le matin, élimine le repas du soir pendant quelques jours et entreprends
30 minutes d’activité physique intense avant le petit-déjeuner. Si tu n’as pas à quitter la maison pour le travail,
tu peux également passer 1 heure dans le jardin ou entreprendre toute autre activité extérieure avant le petit-
déjeuner. En comptant le temps requis pour boire ton jus, tisane ou eau, il se passera de 1 à 2 heures avant que
tu t’attables pour ton petit-déjeuner. Il est fortement déconseillé, particulièrement dans les cas d’une digestion
paresseuse, de prendre un petit-déjeuner copieux sans avoir préalablement stimulé adéquatement ta circula-
tion.
Avec une sous-performance de la glande thyroïde et des surrénales, il est évidemment plus ardu de s’activer
le matin, mais avec un peu de détermination, il n’est pas si difficile d’y mettre l’effort. Immédiatement après
le réveil, commence avec une autosuggestion positive. Puis fais-toi une image mentale de ce que tu voudrais
215 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
accomplir pendant la journée. Si nécessaire, promets-toi une récompense. Un manque d’enthousiasme peut
s’avérer être un facteur important dans le ralentissement de ton rythme métabolique. Donc, tâche de dévelop-
per un enthousiasme à propos de ce que tu fais, à propos de tout!
Fais des exercices de respiration profonde, d’étirements ou de contractions musculaires au lit avant
le lever. Puis saute du lit et entreprends immédiatement une activité animée comme bouger les bras en cercle
ou tapoter légèrement tout le corps. Également stimulante est la musique entraînante, brosser la peau avec
des mouvements rapides et des applications d’eau froide.
Évite de précipiter le petit-déjeuner. Pour plusieurs, il s’agit du repas le plus important de la journée.
Prends l’habitude de te lever suffisamment tôt afin de disposer d’au moins 2 heures avant de quitter la maison.
Tu peux également diviser le repas et utiliser une portion de ton petit-déjeuner comme une collation d’avant-
midi.
Une certaine quantité de nourriture consommée dans la matinée peut conduire à une perte de poids,
alors que les mêmes aliments consommés en soirée ont plutôt tendance à être convertis en graisse et causer un
gain de poids. Par conséquent, si tu es soucieux de ton poids, consomme tous tes aliments caloriques pendant
la journée et prends seulement une petite quantité de légumes non féculents ou quelques pommes en soirée.
Si, par contre, tu cherches à prendre du poids, prends un repas de féculents en soirée. Cependant, il y en a
pour qui ces recommandations ne s’appliquent pas ; il t’appartient de déterminer les meilleures conditions et
habitudes à intégrer dans tes activités quotidiennes.
À teneur calorique égale, les glucides provoquent un gain de poids supérieur aux lipides/protéines. Aussi,
plus la quantité de fibres est élevée (ex. : son de riz, graines de lin, légumes crus), plus grande est la perte
de poids, quelle que soit le régime amaigrissant. Ces facteurs doivent être gardés à l’esprit dans la planification
de tes repas.
Il est souhaitable de disposer d’environ 30 minutes de repos ou d’activité légère relaxante après un repas
avant de commencer un travail manuel plus rigoureux ou une activité plus exigeante. Je suis d’accord avec
le conseil d’Edgar Cayce : « Après le petit-déjeuner travaille un peu, après le déjeuner repose-toi un peu et après
le dîner marche un mille ». Essaie d’intégrer au moins 15 minutes de repos en position horizontale après le
déjeuner ; relaxe ou essaie de méditer ou de contempler. Si tu es en mauvaise santé, une sieste après le déjeuner
est hautement souhaitable. Si tu te réveilles en te sentant fatigué, la prochaîne fois formule des affirmations
positives avant de t’endormir. Même après le petit-déjeuner tu ne devrais pas te précipiter immédiatement au
travail. Une quelconque activité physique soutenue, telle que la marche ou le jardinage est conseillé après le
repas. Mais ce qui est nocif est le stress - le sentiment d’être en retard pour l’école ou le travail - alors évite-le.
Équilibre alimentaire : La notion d’équilibre alimentaire provient du fait que les différents
groupes alimentaires ont différents effets sur notre système métabolique, hormonal et nerveux, ainsi que sur
nos émotions. L’équilibre alimentaire est différent de la consommation de repas équilibrés - protéines, glucides
et graisses - tel que recommandé par les diététiciens conventionnels. Par
exemple : La viande stimule les glandes surrénales et le système nerveux Entre la viande d’un côté du spectre
sympathique, ce qui augmente la tension et la prédisposition à passer et les fruits de l’autre, nous pouvons
à l’action. Les fruits ont l’effet opposé. Ils stimulent la libération organiser nos aliments de base dans
d’insuline, qui neutralise l’effet des hormones surrénaliennes. Alors l’ordre suivant, selon leurs effets
que les légumes, particulièrement ceux riches en chlorophylle, ont un sensibilisants sur l’organisme et les
effet apaisant, les fruits nous rendent plus sensibles, tant physiquement émotions :
qu’émotionnellement et psychiquement.
viande rouge
Les fruits et légumes augmentent tous deux notre sens d’intuition. volaille et poisson
La viande, quant à elle, nous rend plus insensibles et peut-être même plus œufs et produits laitiers
matérialistes et moins émotifs et intuitifs. La viande rouge en particuli- graines oléagineuses
er, a un puissant effet « terre à terre » et donc équilibrant pour les indivi- légumineuses, céréales
dus hypersensibles, très émotifs et susceptibles aux influences négatives légumes verts
psychiques ou occultes. Par contre, elle est inappropriée pour ceux déjà légumes sucrés
trop tendus ou insensibles, tant physiquement qu’émotionnellement, ou fruits peu acides
qui sont agressifs ou très matérialistes. baies et fruits sucrés et acides
216 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
Les fruits acides et doux-amers ont l’effet le plus sensibilisant, alors que les fruits peu acides le sont
moins et les avocats sont neutres. De cette façon, les citrons et les pamplemousses sont plus sensibilisants
que les oranges, qui elles, sont plus sensibilisantes que les mandarines.
Les produits animaux sont plus appropriés pour ceux qui ne peuvent métaboliser efficacement le glucose,
tels que les types « oxydatifs rapides » ou les hypoglycémiques, alors que les fruits et les légumes sucrés sont
préférables pour ceux avec un métabolisme lent. Ceci signifie que ceux qui ont un métabolisme déséquilibré
ne doivent généralement pas adopter un régime alimentaire équilibré conventionnel. Ils se rééquilibrent en
sélectionnant des aliments qui se digèrent soit plus rapidement, soit plus lentement. Cependant, il n’est pas
nécessaire pour les individus sensibles de consommer des produits animaux pour se rééquilibrer. Ils peuvent
très bien y arriver avec des graines oléagineuses, légumineuses, céréales, légumes verts ainsi que des légumes
sucrés crus, mais moins avec des légumes sucrés cuits.
Les céréales et les légumineuses ont un effet neutre sur notre métabolisme ainsi que nos systèmes
glandulaires et nerveux. À cet égard, ils peuvent être regroupés au centre, entre la viande et les fruits. En tant
que tels, ils sont équilibrés et ceci démontre la raison pour laquelle l’on peut se rééquilibrer à l’aide d’une diète
de riz macrobiotique avec l’ajout de très peu d’autres aliments.
Un individu avec un métabolisme normal peut s’alimenter de façon équilibrée en consommant surtout
des céréales et légumineuses neutres et en équilibrant des œufs et produits laitiers avec des légumes. Cepen-
dant, il est également possible d’équilibrer la viande, la volaille et le poisson avec des légumes sucrés et des
fruits, en consommant très peu d’aliments intermédiaires. Une autre possibilité est de consommer une plus
grande quantité d’aliments appartenant à un groupe alimentaire près du groupe neutre et en remplacement
d’une quantité moindre d’un aliment moins équilibré. Par exemple, plutôt que d’équilibrer la viande avec des
fruits, tu peux utiliser une plus grande quantité de légumes sucrés.
Cela dit, tu ne dois pas te soucier outre mesure de la précision de l’équilibre ou de la mesure des quantités.
Ceci n’est pas une science exacte, mais plutôt une règle générale. Son importance première est de t’indiquer
la direction à suivre dans le choix de ton alimentation si tu estimes que ta santé et tes émotions manquent
d’équilibre.
217 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
CHAPITRE 33
GROUPES ALIMENTAIRES
Apprends à connaître les caractéristiques curatives des différents
groupes alimentaires et applique-les pour te soigner.
Commençons par les glucides. Il y a 3 types de glucides : les féculents, les dextrines et les sucres. Les
sucres consistent soit en une seule molécule de sucre, les monosaccharides, ou en une liaison de deux
de ces molécules, les disaccharides. Le sucre blanc domestique consiste en une molécule de glucose et
une de fructose, alors que le sucre du lait contient du glucose et du galactose. Dans la dextrine, jusqu’à
50 molécules de glucose sont liées et les féculents en contiennent plusieurs milliers.
Féculents : Les féculents sont décomposés en dextrines hydrosolubles par la cuisson, la germination
ou la fermentation. Les dextrines sont naturellement présentes dans les légumes sucrés et dans les grains
pendant leur germination et leur mûrissement (ex. : les pois verts et le maïs sucré). Les féculents de base sont
les céréales, pommes de terre, sagou, taro, tapioca et dans une certaine mesure, les légumineuses non grasses.
D’une part, les féculents sont d’excellents aliments à digestion lente, mais de l’autre, nos systèmes digestifs
ne sont pas bien adaptés à une alimentation riche en céréales, particulièrement chez les individus appartenant
au groupe sanguin O.
Dans notre société, l’utilisation du blé est prédominante. Par contre, le gluten, la protéine présente dans
le blé, agit souvent comme du papier-émeri sur les villosités responsables de l’absorption dans l’intestin grêle,
ce qui est une des principales causes de malabsorption, de l’inflammation intestinale et des allergies. Chacun
d’entre nous est, dans une certaine mesure, affecté par le gluten et à cet égard, les produits dits complets ne
sont guère mieux, et même parfois pire que la farine blanche raffinée. En conséquence, il est généralement
recommandé que tu maintiennes ta consommation de produits du blé à un minimum et que tu sois prudent
avec les autres céréales contenant du gluten, principalement le seigle, l’avoine et l’orge. L’avoine a une très
haute teneur en gluten et donc pas vraiment préférable au blé. Les craquelins et les pains au levain de seigle
sont généralement mieux tolérés que les produits du blé.
Le riz et le millet peuvent être utilisés comme céréales de base. Le maïs et les pommes de terre sont des
ajouts précieux, surtout pour ceux qui sont allergiques au blé. Le sarrasin est généralement acceptable, mais
est problématique envers certaines personnes allergiques au gluten. Les pommes de terre ne doivent pas être
pelées, ou alors leur peau doit être retirée seulement après la cuisson. Les petites pommes de terre ou la partie
externe d’une pomme de terre sont préférables à leur partie interne acidifiante.
Les légumineuses sont préférablement germées, parce que les fèves cuites causent souvent des gaz.
Cet effet peut être atténué si tu jettes l’eau de trempage et que tu remplaces l’eau après 20 à 30 minutes
de cuisson. Le sagou et le tapioca sont particulièrement appropriés pour les individus qui tolèrent mal les céré-
ales. Ils sont généralement disponibles sous forme de fécules blanches granulées, dans les rayons spécialisés de
certains supermarchés.
Aliments sucrés : Le terme « aliments sucrés », tel qu’utilisé dans ce livre, inclus les sucres, ali-
ments additionnés de sucre, fruits séchés, fruits frais sucrés et le jus de légumes sucrés. Cela n’inclut pas
les légumes sucrés eux-mêmes tels que carottes, oignons, poivrons, panais, ou betteraves rouges, puisque
leur saveur sucrée provient principalement des dextrines qui libèrent lentement les sucres. Les sucres
d’usage commun pénètrent rapidement dans la circulation sanguine et causent une énorme pression sur
le système de régulation de la glycémie. Il est important pour notre bien-être de maintenir les fluctuations
quotidiennes de notre niveau de glycémie aussi minimes que possible. Chez les gens ayant un faible métabo-
lisme glucidique, cela signifie de restreindre la consommation d’aliments sucrés à un strict minimum.
Un faible métabolisme glucidique ne se limite pas qu’à une augmentation inappropriée du taux de sucre
dans le sang. Un facteur tout aussi dangereux est un niveau d’insuline élevé, spécialement après l’ingestion
219 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
de saccharose et, dans une moindre mesure, de la combinaison du glucose et du fructose. Un niveau élevé
d’insuline conduit soit à une baisse abrupte de la glycémie quelque temps après (hypoglycémie) ou à la conver-
sion du sucre en graisse, ce qui cause de l’hyperacidité ou de l’embonpoint.
Une troisième conséquence est une augmentation de l’insensibilité à l’insuline et au développement
du diabète de type II. Cependant, le maltose, ou le sucre d’orge, fait à partir d’orge germé, devrait avoir un
effet moins nocif, s’il est utilisé pour édulcorer les féculents. Il consiste en une liaison de 2 molécules de glucose
et n’induit pas de forte réponse insulinique, mais il peut tout de même causer une augmentation de la glycé-
mie plus marquée que les féculents non édulcorés. Certains des symptômes associés à un faible métabolisme
glucidique sont de l’embonpoint voire de l’obésité ou un trop faible poids, hypertension ou hypotension, mala-
dies cardiaques, arthrite, diabète et hypoglycémie, caries dentaires, rhumes, allergies, faible vue, extrémités
froides, manque d’énergie, hypersensibilité et hyperacidité.
Les aliments sucrés sont nocifs pour la plupart des individus parce que le sucre est libéré trop rapide-
ment dans l’organisme. Donc, un dessert sucré ou un édulcorant consommé avec un aliment protéiné ou gras
est moins nocif qu’un aliment sucré tel que le jus de fruit prit sur un estomac vide ou des féculents édulcorés
(ex. : gruau édulcoré, pain avec du miel, gâteau). Les individus les plus affectés sont ceux aux prises avec de
la basse pression, sensibilité au froid et aux irritants cutanés ou encore étant émotionnellement instables ;
les individus non sensibles au sucre bénéficient généralement des aliments naturellement sucrés. Je considère
les édulcorants artificiels, tels que l’aspartame, bien pires que tous les édulcorants naturels et suggère de les
éviter complètement.
Un sucre naturel, qui semble être relativement inoffensif et peut-être même bénéfique s’il est consommé
en petites quantités, est le xylitol. Il est naturellement présent dans les fruits tels que les prunes et les fraises
et a le goût du sucre normal. Il aide également à prévenir la carie dentaire et possiblement les otites et est
acceptable pour les diabétiques. Par contre, pris en plus grande quantité, il peut provoquer la diarrhée. Tu dois
donc expérimenter afin de déterminer la quantité qui est acceptable pour toi.
Un autre sucre naturel, possiblement le meilleur sur le plan nutritionnel, est le sirop d’érable. Il s’agit
de l’évaporation de la sève brute de l’érable pour en obtenir une concentration sous forme de sirop. Il est com-
posé principalement de saccharose. Son apport en minéraux, notamment le manganèse et le potassium, ainsi
qu’en antioxydants est des plus importants parmi les sucres naturels. Pour plus d’informations, consulte le site
[Link].
Mais quelle que soit la qualité de l’édulcorant, il faut s’efforcer d’en faire une utilisation modérée, particu-
lièrement pour ceux affectés par la Candidose (Candida albicans) ou des maladies chroniques.
L’index glycémique (I.G.) : L’I.G. répertorie les aliments relativement à l’augmentation du taux de
glucose dans le sang (glycémie) causé par leurs teneurs en glucides 2 ou 3 heures après avoir mangé. Un
I.G. élevé signifie une hausse rapide de la glycémie et vice versa. Il est préférable de consommer principale-
ment des aliments affichant un faible I.G., qui produisent une faible ou lente augmentation de la glycémie.
Voici quelques exemples principaux : le pain blanc représente le taux standard avec un I.G. de 100 ; le glu-
cose et la maltodextrine, 137 ; le saccharose (sucre blanc commun) et le pain de seigle, 92 ; le miel, 83 ; le
fructose, 32. Les légumineuses et les noix ont généralement un faible I.G. De cette courte liste, tu peux voir
pourquoi je n’ai pas confiance en l’I.G. : le pain de seigle et le sucre affichent le même I.G.! La raison est le
faible I.G. du fructose.
Le saccharose consiste en 1 molécule de glucose et 1 de fructose. Le fructose produit une forte réponse
insulinique qui garde la glycémie basse, en partie par la conversion du sucre en graisse et aussi par le transport
rapide du glucose dans les cellules musculaires. Selon le métabolisme de chacun, la combinaison du fructose
et du glucose, en grande quantité, cause soit de l’embonpoint ou une hyperacidité. De plus, il conduit à une
résistance croissante à l’insuline et au développement du diabète de type II.
Néanmoins, les nutritionnistes conventionnels soutiennent que le sucre n’est pas nuisible parce que son
I.G. est aussi faible ou même plus faible que le pain. Je ne serais pas surpris s’il s’avérait que la notion d’I.G.
a été élaborée à la demande de l’industrie du sucre. La plupart des aliments répertoriés dans l’I.G. sont des glu-
cides transformés dont je déconseille l’usage de toute façon. Si tu choisis tes glucides selon les règles suivantes,
alors tu n’auras pas à te soucier de l’I.G. :
220 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
• Mange principalement des légumineuses et de légumes
• Mange des fruits (frais) seuls et non avec ou après les repas
• Minimise les aliments, grains et céréales additionnés de sucre
Protéines : Les protéines animales sont surabondantes dans l’alimentation occidentale typique. Initiale-
ment, tu en ressens une stimulation – tu te sens énergique, voire même agressif mais, plus tard dans la vie,
elles causent un épuisement enzymatique, une putréfaction du contenu intestinal, la toxémie, l’affaissement du
système immunitaire, la goutte et le cancer. Ces problèmes ne proviennent pas des protéines elles-mêmes, mais
plutôt par leur cuisson, qui en détruit les enzymes et dénature leurs structures. Des carences en protéines, d’un
autre côté, causent un retard de la croissance, de la fatigue et même de l’épuisement extrême.
De bonnes sources de protéines sont le jus d’herbe (fraîche ou séchée), pollen, spiruline, chlorelle, aman-
des, lentilles et autres légumineuses, produits de soja fermentés de façon traditionnelle, graines de tournesol et
de sésame (tahini), jaunes d’œufs crus, yaourt et fromage de chèvre non pasteurisés et fermentés naturellement,
poisson et foie (biologique) et autres abats. Moins ils sont chauffés, moins ils causeront de problèmes digestifs.
Utilise la viande rouge de source biologique, provenant d’animaux nourris d’herbes des pâturages et
évite les espèces de poissons carnassiers. Les noix sont généralement difficiles à digérer, sauf si elles sont
trempées ou germées. Les fèves de soja et autres fèves ne doivent pas être consommées crues, sauf si elles
sont germées ou fermentées de façon traditionnelle. Les fèves de soja peuvent causer une indigestion,
sauf si tu n’utilises pas l’eau de trempage pour la cuisson et que tu changes l’eau 1 ou 2 fois pendant la cuisson ;
les produits de soja transformés ne sont pas recommandés à cause de leur teneur élevée en éléments antinu-
tritionnels et la probabilité que la fève elle-même soit un produit issu d’une manipulation génétique (OGM).
Les besoins en protéines varient selon les individus, et un apport accru est nécessaire pendant
la grossesse, l’enfance et la convalescence. Avec l’âge et dans le cas de maladies dégénératives, consomme
les produits animaux sous une forme facilement digestible, telle que le bouillon de poisson, de foie ou
de viande. Il est bénéfique de combiner des légumineuses avec les féculents comme, par exemple, des lentilles
avec du riz brun. Cependant, il n’est généralement pas nécessaire de mélanger différentes protéines dans le but
d’obtenir une meilleure combinaison d’acides aminés. Il est préférable de consommer des produits animaux
tout au plus une fois par jour et évite les produits d’animaux provenant des parcs d’engraissement ou qui con-
tiennent des stimulateurs de croissance.
Végétarisme : La plupart des individus peuvent rester en santé à l’aide d’une alimentation comprenant
une quantité modérée de produits animaux ou en adoptant une alimentation végétarienne, ne consommant
aucune chaire animale. Par contre, une alimentation strictement végétalienne, excluant tous produits de prov-
enance animale (œufs, fromage, miel, etc.), n’est conseillée que si aucun problème de santé obscure n’est
présent, puisque certaines personnes nécessitent certains nutriments provenant de source animale, tels que la
taurine, la carnitine ou la vitamine B12.
De façon générale, les gens sensibles ont une faiblesse aux glandes surrénales et se sentent plus énergiques
et émotionnellement équilibrés par la consommation de produits animaux. Si ces aliments sont exclus, ces in-
dividus nécessitent un apport élevé de légumineuses et de glucides complexes (aliments à digestion lente) dans
leur alimentation. Les gens avec des conditions alcalines et de non-sensibilité, quant à eux, bénéficieraient
d’une alimentation partiellement végétarienne, incluant possiblement des fruits de mer et de la volaille. Une
alimentation fruitalienne, basée sur les fruits, noix et baies, est appropriée en tant que diète de nettoyage
temporaire ou prolongée pour les individus alcalins et non sensibles.
Plusieurs régimes alimentaires végétariens ne sont pas propices à l’atteinte d’une bonne santé en raison
de leur apport élevé en aliments sucrés, produits laitiers, blé, avoine et inhibiteurs d’enzymes protéolytiques
(qui digèrent les protéines) dans les régimes alimentaires à base de soja. De plus, les minéraux sont mieux ab-
sorbés si le repas inclut une portion de produit animal ou de gélatine. Une alimentation riche en noix, graines
oléagineuses et céréales peut causer une carence en Lysine (un acide aminé essentiel) et prédispose à l’herpès et
autres infections virales. Ceci peut être rectifié par un apport accru de légumineuses. Les individus appartenant
au groupe sanguin O, sont d’abord des types carnivores et éprouvent beaucoup de difficultés avec une
alimentation à base de grains. Mais au final, les végétariens ont tendance à être en meilleure santé que les
carnivores.
221 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
Graisses et huiles : Je recommande de consommer des aliments procurant une grande variété de graisses
et d’huiles, pourvu que celles-ci ne soient pas chauffées. Le meilleur apport en huiles se trouve dans les ali-
ments où elles sont naturellement présentes. La plus recommandée est l’huile d’olive extra-vierge, sinon utilise
une huile pressée à froid, gardée dans des bouteilles de verre brun. Évite les huiles « légères » parce que celles-ci
sont plus raffinées, ainsi que les huiles vendues dans des bouteilles de plastique, puisque ces huiles peuvent
s’imprégner des produits chimiques contenus dans le plastique. Range les huiles dans un endroit frais et som-
bre et en gardant les contenants pleins. Réfrigère les huiles d’utilisation quotidienne, à l’exception de celles qui
se solidifient facilement.
Il est préférable d’utiliser seulement de petites quantités de gras saturé chauffé, qui sont solides à
la température ambiante, tels que le gras dans le fromage à pâte ferme, le bœuf et le mouton. Le beurre
non pasteurisé, comme tous les autres gras non chauffés, est un aliment sain. Évite tous les gras solidifiés
chimiquement (hydrogénés), incluant la margarine. Utilise primordialement des huiles à haute teneur
en acide oléique, telles que l’huile d’olive, d’amande et, dans une moindre mesure, l’huile d’arachide.
Cette dernière aide à lutter contre l’arthrite, mais n’est pas appropriée pour les personnes alcalines et non sen-
sibles, chez qui elle peut contribuer à la formation de dépôts graisseux dans les artères. L’huile de noix de coco
non chauffée est bénéfique pour la plupart des individus, malgré qu’elle soit saturée et solide à la température
ambiante. Sa haute teneur en acides gras à chaîne courte lui permet d’être facilement convertie en énergie sans
provoquer de prise de poids.
Utilise les huiles polyinsaturées (à haute teneur en acide oléique) en bouteille avec modération. Il est
préférable d’obtenir ces huiles directement par la consommation de graines oléagineuses. Ces huiles s’oxydent
rapidement si l’apport en vitamine E est faible, ce qui peut contribuer au développement du cancer. Il est
cependant recommandé de consommer davantage d’huiles de poisson ou d’acide linoléique telles que l’huile
de lin, avec une quantité adéquate de vitamine E.
Les gens non sensibles et alcalins, aux prises avec des maladies cardiovasculaires, l’obésité, ou des mala-
dies de peau et du foie, doivent être particulièrement prudents et éviter tous gras saturés et hydrogénés. Des
suppléments de lécithine et de vitamines A et E leur seront particulièrement bénéfiques et si l’on soupçonne
une malabsorption des lipides, des massages à l’huile de foie de morue sont également bénéfiques.
Fruits et légumes : Bien que les légumes soient bons pour tous, en tout temps et plus on en consomme
mieux c’est (sauf ceux traités avec des pesticides), les fruits doivent être consommés avec prudence par ceux
avec des conditions d’hyperacidité et de mauvaise régulation glycémique. Utilise surtout des fruits et légumes
de saison et cultivés dans ta région. Incorpore beaucoup de légumes à feuilles vertes et augmente graduelle-
ment ton apport en légumes frais et crus, comme en salades.
Fais cuire ou râpe les légumes racines avec leur peau et utilise l’eau de cuisson. Parmi les légumes
racines, les betteraves rouges sont particulièrement recommandées pour leurs effets bénéfiques sur la res-
piration cellulaire et la production d’énergie. Les fruits, particulièrement les fruits acides et les baies sont
excellents pour les gens alcalins et avec des conditions d’insensibilité, incluant les maladies cardiovasculaires,
le cancer et le diabète.
Par contre, les gens hyperacides (habituellement avec de l’hypotension, problèmes d’allergies, extrême
fatigue et une tendance à contracter des rhumes) s’acidifient davantage s’ils consomment des fruits acides.
Ils doivent minimiser leur apport en fruit et surtout utiliser des variétés moins acides ou mieux encore,
neutraliser l’acide du fruit (comme expliqué dans le Chapitre 6 sous « alcaliniser avec le calcium et le magnési-
um »). Ils pourraient également mieux tolérer les fruits qui ne sont pas complètement mûrs. Les fruits oléagineux,
tels que les avocats, sont généralement bien tolérés.
222 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
CHAPITRE 34
ALIMENTATION SANTÉ
Adopte une alimentation santé adaptée aux besoins spécifiques de ton organisme.
Les régimes alimentaires adoptés dans un but de remise en santé sont différents de ceux pour la perte
de poids, qui n’améliorent pas nécessairement la santé de ceux qui s’y soumettent. Par contre, dans le cas
d’un régime alimentaire santé, on peut s’attendre à une perte de poids si tu fais de l’embonpoint, en plus
d’une amélioration de ta santé. En règle générale, plus le régime auquel tu adhères est adapté à tes besoins,
meilleure sera ta santé. Les régimes alimentaires proposés dans ce chapitre ont démontré leur efficacité, mais
tu peux avoir à les modifier afin de déterminer les variantes individuelles relativement à ta constitution et tes
problèmes de santé. Ton régime à long terme, de pair avec ton attitude mentale et ton style de vie, déterminera
ton niveau de santé dans les années à venir. Donc, fais des choix judicieux.
Si tu observes actuellement un régime conventionnel, tu peux le modifier graduellement vers un ré-
gime de qualité supérieure (vois ci-dessous), un processus qui peut prendre des années, particulière-
ment si tu l’entreprends au sein d’une famille réticente au changement. D’autres peuvent adopter
rapidement une diète d’aliments crus, spécialement lorsque confrontés à une maladie dégénérative avancée.
Pratiquement tout le monde peut subsister sur des aliments crus en tant que mesure de nettoyage temporaire.
Si tu as une sensibilité anormale à un régime d’aliments crus et en développes des problèmes diges-
tifs, tu peux consommer exclusivement du riz brun cuit pendant plusieurs jours ou semaines en tant que
diète légère de nettoyage. Si le riz brun te cause également des problèmes, essaie le riz basmati ou blanc.
Utilise seulement de l’huile d’olive et peut-être une petite quantité de sel, d’herbes, d’épices ou de légumes pour
aromatiser. Observe attentivement comment tu te sens lors de la réintroduction d’autres aliments.
Tu n’as pas à craindre de ne plus jamais pouvoir manger ta nourriture préférée. L’impact à long terme
sur notre santé provient de ce que nous mangeons au quotidien, non pas de nos transgressions occasionnelles.
Lorsque tu manges à l’extérieur, prends ce qui est disponible. Si cela s’avère problématique pour toi, tu le sau-
ras pour la prochaîne fois. Souvent, notre organisme devient temporairement hypersensible à la nourriture que
nous avions l’habitude de consommer. Nos réflexes étaient alors émoussés, mais maintenant notre corps nous
renseigne sur ce qui est bon ou mauvais pour nous. Essaie d’être à l’écoute et deviens un allié de ton corps.
Le régime de qualité supérieure : Il s’agit d’un régime peu allergène et semi-végétarien basé sur des
jus de légumes fraîchement pressés, graines germées, aliments pourpres fermentés, légumineuses, grains
ne contenant pas de gluten ainsi qu’une grande consommation d’aliments crus. Dans ce régime, les aliments
cuits sont surtout utilisés pour ajouter de la saveur ou dans le but de prendre du poids. La plus grande partie
d’un repas typique est une salade de légumes et de graines germées. Utilise surtout des légumes racines colorés
râpés. Si tu ne peux bien mastiquer, râpe-les finement ou réduis-les en purée. Des exemples de légumes racines
appropriés consistent en betteraves rouges, carottes, navets, patates douces et courges ; des tomates, concombres
et céleris peuvent être ajoutés comme aromates.
Pour vinaigrette, tu peux utiliser de l’huile d’olive, jus de citron, herbes et épices. Par exemple, mélange
des parties égales d’huile d’olive et de jus de citron dans un contenant. Puis ajoute 1 cuillère à thé de lécithine,
une pincée de poivre de Cayenne puis de la marjolaine ou autres herbes. Tu peux également y ajouter un peu
de zeste de citron ou d’orange (non aspergés de pesticides ou herbicides chimiques) ou un citron entier. Garde
au réfrigérateur et remue avant l’utilisation. À défaut de citron, une petite quantité de vinaigre de cidre peut
être utilisée.
N’utilise qu’un minimum de légumes feuillus et de choux de cultures commerciales puisque ceux-ci
peuvent avoir été très exposés à des arrosages toxiques. Plutôt que de la verdure, tu peux utiliser des laitues
de tournesol et de sarrasin cultivés dans des boîtes à semences. Tu peux également ajouter une petite quantité
de pousses de blé très jeunes, hachée finement dans une salade. Si tu éprouves des difficultés de mastication
224 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
ou si les salades de légumes te causent de l’inconfort et tu préfères les éviter, prends de grandes quantités de jus
de légumes frais produits dans un extracteur broyeur (non-centrifugeur).
Avant de faire cuire les légumineuses et les grains entiers, fais-les tremper pendant la nuit ou davantage
afin de déclencher le processus de germination. L’enzyme phytase entreprends alors la conversion des phytates
en inositol et libère des minéraux qui autrement ne seraient pas disponibles lors de la cuisson sans trempage
préalable. Le trempage ainsi qu’un rinçage vigoureux avant la cuisson réduit également la présence de résidus
de pesticides et mycotoxines provenant d’une contamination fongique. Utilise principalement des grains sans
gluten, tels que le riz, le millet et le sarrasin ainsi que le sagou et le tapioca. Le maïs est acceptable si des tests
montrent que tu n’y es pas allergique. Pour ceux appartenant au groupe sanguin O, je conseille d’utiliser prin-
cipalement des légumes plutôt que des grains, dans la portion cuisinée de ton régime.
Les légumineuses ayant fait l’objet d’un trempage préalable ne demandent que quelques minutes de cuis-
son puisqu’elles sont déjà attendries, à l’exception des fèves de soja, qu’il est préférable de faire cuire pendant
2 heures. Si les légumineuses cuites causent des gaz, la prochaîne fois, remplace l’eau de trempage ainsi que
l’eau de cuisson. L’eau de cuisson des fèves de soja peut être changée plusieurs fois pendant la cuisson pour
éviter ou réduire les gaz.
Les lentilles sont recommandées comme élément cuit d’un repas et peuvent être combinées avec du riz.
Pour les individus sensibles au sucre, il est bien de consommer des légumineuses au petit-déjeuner afin de
ralentir l’absorption du glucose de ce repas et même du repas suivant. À cet égard, le fenugrec est encore plus
efficace. De préférence, utilise également l’eau de trempage. Il n’est pas nécessaire de faire cuire les légumineu-
ses pour ralentir l’absorption du glucose et les légumineuses partiellement germées sont encore plus efficaces.
Un petit-déjeuner composé de graines de lin moulues, yaourt et bananes est approprié pour la plupart
des individus. Pour plus de détails, consulte « Yaourt au lin » parmi les recettes au Chapitre 37. Pour les in-
dividus aux prises avec des problèmes de glycémie, il est préférable de consommer des légumes sucrés crus
(ex.: carottes, citrouilles, navets et patates douces) plutôt que cuits. Si tu les fais cuire, fais-le avec précaution,
avec d’autres légumes ou chaires animales.
Les produits animaux (viandes, poisson, abats, etc.) doivent être consommés avec modération. Les
meilleurs produits animaux sont le foie (biologique) ainsi que les poissons d’eaux profondes, d’espèces
non prédatrices ou les fruits de mer provenant de régions côtières non contaminées. Les poissons
d’élevage présentent généralement des taux élevés de pollution et de faibles niveaux d’acides gras oméga-3,
et sont donc peu recommandés (pour plus d’informations sur les taux de mercure dans certains poissons, con-
sulte la page: [Link] Idéalement,
le poulet ou toute autre volaille est élevé de façon biologique ou libre de tous contaminants chimiques.
Les œufs que tu consommes doivent provenir de poules en liberté ou d’élevage biologique et non de
poules alimentées de grains commerciaux. Le jaune d’œuf frais et cru est un aliment santé qui augmente
la vitalité et améliore les fonctions immunitaires. Il peut être utilisé dans une vinaigrette. Il n’augmente
pas les risques, mais aide à la prévention des maladies cardiaques. Optionnellement, les œufs peuvent
être consommés à demi cuits (en cocotte ou légèrement pochés). À la lumière de la grande prévalence
des allergies aux œufs, si tu en es un consommateur régulier, je recommande que tu effectues des tests d’allergies
aux œufs sur toi-même, une fois l’an, après une période d’une ou plusieurs semaines d’abstention aux œufs.
Les meilleurs produits laitiers sont le yaourt, le fromage cottage et le fromage de chèvre. Le lait de chèvre
cru peut également être utilisé dans sa forme surie ou caillé. Si tu n’as pas de sensibilité au lait de vache,
ces produits sont acceptables s’ils sont produits à partir de lait de vache frais, cru et biologique. Par contre, en
cas de présence de catarrhe ou autres problèmes au niveau des muqueuses, évite les produits laitiers.
Les amandes sont excellentes, mais les noix en général sont plus difficiles à digérer que les autres aliments
et doivent être consommées avec prudence. Toutes les graines oléagineuses sont plus faciles à digérer si elles
ont fait l’objet d’un trempage de plusieurs heures (durant la nuit). Les arachides doivent être rigoureusement
lavées et rincées afin de réduire toute contamination fongique. Les noix et autres graines oléagineuses peuvent
être utilisées sous forme de pâte ou de beurre. Le tahini ou beurre de graines de sésame est très bon et peut être
dilué dans l’huile d’olive afin d’ajouter de la saveur à la nourriture. Malheureusement, ces graines sont couram-
ment rôties avant d’être broyées, incluant les beurres d’arachides commerciaux. Chauffer les graisses et huiles
225 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
à haute température, comme lors de la friture ou la torréfaction, tend à oxyder les huiles et les faire rancir, ce
qui contribue au blocage des artères et à des dommages causés par ce qu’on appelle les radicaux libres. Cepen-
dant, l’huile de sésame est plus résistante aux dommages de l’oxydation que les autres huiles.
Je considère l’huile d’olive extra-vierge comme la meilleure huile ou le meilleur gras pour un usage quo-
tidien. Les huiles de sésame et d’amande sont également bien, mais généralement plus dispendieuses. Opte
pour les huiles de couleur plus sombre et au goût plus prononcé. Les huiles dites « légères » ou « fines » ont
probablement été chauffées lors du processus de raffinage et manquent de cofacteurs importants. Même les
huiles pressées à froid peuvent avoir été chauffées pendant leur raffinage et plus elles sont légères, plus elles
l’ont été. L’huile de lin de qualité supérieure est bénéfique pour plusieurs conditions, mais puisque de grandes
précautions doivent être prises, afin d’éviter qu’elle ne rancisse, tu peux la garder au congélateur.
L’huile de noix de coco, quant à elle, est moins sujette au rancissement et semble procurer une bonne
énergie et une chaleur corporelle sans causer de gain de poids. Si tu as accès à des noix de coco fraîches,
tu peux découvrir que l’ingestion de la chair cause des gaz nauséabonds, accompagnés ou non d’indigestion.
Les morceaux de chair de noix de coco sont difficiles à digérer et sont alors fermentés dans le gros intestin,
ce qui libère des acides gras à chaîne courte odorants. Tu peux éviter cela en mélangeant la chaire de noix de
coco avec 1 tasse d’eau chaude, pendant une minute ou deux, puis l’essorer dans une passoire. Mets le liquide
et le résidu au réfrigérateur et ajoute-les, en petite quantité ou de façon modérée, à tes repas avec d’autres
aliments ou tels quels.
Les fruits doivent être consommés avec précautions. Les fruits et tomates cultivés de façon convention-
nelle sont beaucoup plus exposés à des arrosages toxiques (pesticides, herbicides, etc.) que la plupart des autres
aliments et leurs teneurs élevées en sucre et en acides sont souvent la cause de problèmes digestifs chez les
individus sensibles. Minimise l’utilisation de fruits ainsi traités qui sont consommés avec leur peau, tels que
les baies. Tu peux réduire la présence de résidus de ces arrosages en faisant tremper les fruits dans l’eau tiède
légèrement savonneuse et en frottant des fruits à peau dure, comme les pommes puis les rincer abondamment.
Les fruits, tels que les pommes ou les poires, peuvent également être pelés. Note que les cœurs de pommes ou
de poires traités ont tendance à avoir une plus grande concentration de pesticides que leur chaire.
Pour les individus ayant la peau sensible ou avec de l’hypotension, il vaudrait mieux maintenir la consom-
mation de fruits à un minimum ou de neutraliser l’acide de fruits ingérés. Certains types de fruits, tels que
la banane, la papaye ou la poire, sont idéalement consommés au début de leur mûrissement, lorsqu’ils sont
moins sucrés. Les fruits très mûrs ne sont pas bien tolérés, bien que les pommes causent généralement moins
de problèmes et les avocats sont habituellement convenables.
Les individus ayant la peau insensible et avec de l’hypertension, quant à eux, réagissent très bien aux
fruits et peuvent prendre seulement des fruits en guise de repas, spécialement au petit-déjeuner. Le plus béné-
fique étant des fruits acides, tels que des baies, pamplemousses, oranges acidulées et des ananas.
Les individus éprouvant des conditions de grande fatigue ou de fatigue extrême peuvent ne pas pouvoir
manger des légumes crus. Dans de tels cas, utilise principalement du riz cuit ou autres grains sans gluten avec
les légumes vapeur et autant de jus de légumes fraîchement pressés que tu puisses confortablement consommer.
Cette diète est également appropriée pour ceux qui ont développé une hypersensibilité temporaire à une large
gamme d’aliments ou qui veulent maintenir une diète de base stable pendant une période de tests d’allergies
ou autres réactions négatives. Si le riz brun cause des réactions, prends alors du riz blanc ou du sagou.
Restrictions alimentaires : Restreins les aliments qui ont une influence négative sur ta santé et particu-
lièrement si tu es déjà en mauvaise santé. Tu dois décider par toi-même du niveau de rigueur à adopter et de
discipline que tu dois déployer afin de poursuivre ce régime de qualité supérieure.
Si tu as des fringales envers des aliments restreints, il est préférable de t’accorder des récompenses de
temps à autre et de les manger lors d’occasions spécifiques et bien espacées plutôt que d’en grignoter chaque
jour ou encore de délaisser l’ensemble de ton régime parce qu’il est trop difficile. En règle générale, plus ta con-
dition est sévère, plus tu dois être strict dans l’observance de ton régime. Certains aliments restreints peuvent
redevenir inoffensifs ou même bénéfiques après que tu te sois suffisamment rétabli.
226 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
La consommation des aliments suivants doit être initialement évitée et plus tard, minimisée :
• Produits de blé et les produits enrichis de gluten, céréales commerciales du petit-déjeuner
• Produits de lait de vache (sauf le beurre et le fromage non pasteurisé) et les produits additionnés
de lactose
• Margarines, graisses alimentaires (shortening) et huiles polyinsaturées, particulièrement l’huile
de canola
• Sucre et autres édulcorants. Tous les édulcorants artificiels comme ceux que l’on retrouve dans
la « nourriture diète »
• Aliments marinés (en saumure) ou fumés et les aliments hautement transformés par l’ajout
de produits chimiques.
• Aliments ayant subi une irradiation ou génétiquement modifiés
• Aliments cuits dans un four à micro-ondes ou encore chauffés à des températures supérieures
au point d’ébullition
Par contre, même dans ce groupe très restrictif, les effets sur ta santé peuvent varier considérablement.
Les pousses de blé ne constituent pas un produit du blé proprement dit et le germe de blé est généralement
bénéfique sauf pour les gens allergiques au blé. Le germe de blé en lui-même a des aspects positifs, mais
ses désavantages sont sa haute teneur en gluten, une forte inhibition enzymatique ainsi que le rancissement
fréquent des produits commerciaux entreposés sans réfrigération.
Le blé germé est plus bénéfique que le blé entier cuit et les produits à base de farine sont moins bénéfiques
que le blé entier. Le pain au levain de blé entier peut être bénéfique pour ceux qui ne sont pas allergiques au
blé, alors que le pain blanc et les gâteaux sont dépourvus de vitamines et minéraux, et des produits chimiques
y sont habituellement ajoutés. Cependant, les produits de grains entiers peuvent parfois occasionner certaines
réactions de sensibilité alors que le même produit dans sa forme raffinée est toléré.
Les produits de lait de vache les moins néfastes sont la crème sure, le fromage cottage, le fromage issu
d’une fermentation naturelle, le lait sûr ou caillé fait de lait cru frais,
le lait acidophile, le yaourt nature fait uniquement de lait cru ainsi que le
beurre, spécialement s’il est fait à partir de crème sure. Tous ces produits Aliments suspects
ne doivent pas être chauffés après leur fabrication et avant l’ingestion et Les aliments suivants doivent
doivent être faits à partir de lait biologique ou à tout le moins de lait non généralement être consommés
traité chimiquement. avec précaution :
Certains de ces produits ont divers aspects bénéfiques alors que
leurs aspects négatifs incluent une propension à développer des allergies • les autres grains (que le blé)
contenant du gluten (orge,
au lait de vache. Leur teneur en lactose, caséine et de gras saturés sont
avoine et seigle)
également problématiques. Cependant, même le beurre est préférable au
fromage préparé (fromage fondu), au lait pasteurisé ainsi qu’à panoplie • produits contenant des ara-
de produits faibles en gras avec leur haute teneur en lactose qui provoque chides
une sécrétion de mucus. Les produits laitiers les plus néfastes sont la • produits contenant des lev-
poudre de lait écrémé et le lait de longue conservation UHT (ultra haute ures
température). Un autre aspect néfaste des produits laitiers gras est leur • produits animaux
haute teneur en estrogène, qui peut agir comme promoteur de croissance • produits salés
chez certains cancers féminins. • légumes surgelés
Concernant les graisses, le beurre est préférable à la margarine • fruits séchés et jus de fruits
et aux graisses alimentaires végétales hydrogénées (shortening) et trai- • produits de soja sauf
tées chimiquement. Évite l’huile de Canola parce qu’elle peut contenir ceux traditionnellement
des ingrédients potentiellement nocifs. Les huiles pressées à froid sont fermentés
préférables aux huiles polyinsaturées usuelles, et celles contenues dans
227 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
des bouteilles de plastique doivent être évitées. Les huiles fragiles, telles que l’huile de lin de grade alimen-
taire, doivent être extraites dans un environnement azoté afin de prévenir l’oxydation et gardées au froid,
à l’abri de la lumière, sinon elles risquent de devenir nocives. La seule façon saine d’obtenir des huiles polyin-
saturées est en consommant des graines oléagineuses (qui contiennent des huiles).
Les édulcorants les moins néfastes sont le sucre d’orge ou maltose, le miel brut, le sirop d’érable et les
dates moulues et trempées. Relativement à la santé, il n’y a pas de grandes différences entre le sucre blanc, brun
ou brut; même le miel peut causer des problèmes de santé. En conséquence, n’utilise les édulcorants qu’en de
rares occasions spéciales et en petites quantités. Évite les édulcorants artificiels, particulièrement l’aspartame
(Nutrasweet®).
Chez les enfants et adultes éprouvant des fringales de sucre, un compromis peut être atteint en s’abstenant
de sucre tous les jours de la semaine sauf un, où ils peuvent consommer autant de sucre qu’ils veulent. Puis
ils peuvent graduellement être encouragés à abandonner les sucreries commerciales et consommer plutôt des
fruits séchés et plus tard, des fruits frais.
Les seules céréales du petit-déjeuner acceptables, d’un point de vue santé, sont celles sans sucre ajouté
et préférablement faibles en gluten. Le son peut avoir certains avantages en tant que laxatif, mais il réduit
l’absorption des minéraux et j’en déconseille donc l’usage. Les graines de lin moulues sont préférables.
Les aliments marinés (en saumure) et fumés contiennent des éléments provenant de la dégradation des
protéines qui peuvent déclencher des migraines, allergies et problèmes neurologiques. Les aliments fumés
contiennent également des substances cancérigènes. Consulte les étiquettes et évite les aliments addition-
nés de produits chimiques à moins que ceux-ci soient des vitamines, minéraux ou carotènes. Sois vigilant,
parce que pour certains produits, tels que le pain, il n’est pas requis d’indiquer tous les ingrédients chimiques
utilisés. La nourriture en conserve est mauvaise pour la santé parce qu’elle est précuite et peut également
contenir du plomb provenant de la soudure et autre métal provenant du contenant lui-même, spécialement si
le contenu est légèrement acide.
Les excitotoxines sont des exhausteurs de goût ou de saveur qui libèrent des glutamates ou autres acides
aminés agissant sur le cerveau tels que l’aspartame et la cystéine. Le plus connu est le GMS (glutamate
monosodique). En grande concentration dans le sang, ils peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique
protectrice (barrière qui empêche les substances se trouvant dans le sang de traverser vers le cerveau ou système
nerveux) et entraîner la mort de cellules cérébrales. Les acides aminés excitateurs sont la cause de problèmes,
particulièrement lorsqu’ils se trouvent en grande concentration ou sous forme libre. Dans la plupart des ali-
ments naturels, ils sont libérés lentement et donc inoffensifs. La plupart des aliments transformés contiennent
des excitotoxines, notamment sous forme d’exhausteurs de goût ou de saveur commerciaux, tels que caséinate,
protéines végétales hydrolysées, extraits de protéines de soja, extraits de levure ou bouillon de bœuf. Ceux-ci
sont identifiés en tant que saveur naturelle et sont largement utilisés dans les soupes et les sauces.
Il y a beaucoup d’anti-nutriments dans les produits de soja, spécialement des inhibiteurs d’enzymes
protéolytiques (qui digèrent les protéines), des phytates et des substances agglutinantes ou qui épaississent
le sang. Ou bien le lait de soja commercial a été chauffé à très haute température afin de produire de l’extrait
de protéine de soja ou bien il a été fabriqué à partir de fèves de soja entières et est alors rempli de ces anti-
nutriments. De nos jours, il est de plus en plus inévitable de consommer des produits de soja ayant subi
des manipulations génétiques, et ce, avec des conséquences inconnues.
Outre le blé, les céréales contenant du gluten (surtout l’avoine qui a une haute teneur en gluten) peu-
vent causer des problèmes chez ceux allergiques au blé ou au gluten. Le pain de seigle au levain est générale-
ment acceptable, mais attention, plusieurs variétés de pain de seigle sont additionnées de blé déguisé sous
l’appellation « farine à pâtisserie ». Les produits contenant des levures, tels que les pains, vins et bières peuvent
accentuer les problèmes d’infections fongiques, comme la candidose, qui sont fréquemment chroniques
dans les cas de maladies dégénératives. Les pains à levures sont une source de minéraux plus faible que ceux
au levain et les procédés modernes de cuisson rapide contribuent davantage aux carences en minéraux en
les gardant liés à l’acide phytique, ce qui les empêche d’être absorbés.
Les arachides contiennent des acides gras à longue chaîne qui sont bénéfiques pour l’arthrite, mais
peuvent contribuer au développement de l’artériosclérose. Les arachides mal conservées peuvent développer
228 SECTION 4 - ALIMENTS SANTÉ
des moisissures toxiques qui peuvent infester également le beurre d’arachide. De telles moisissures peuvent
généralement être éliminées en retirant la peau, lavant et en faisant tremper les arachides. Les arachides gril-
lées contiennent des huiles oxydées nocives qui sont également présentes dans le beurre d’arachide. Il importe
donc d’en minimiser la consommation. Le beurre d’arachide sans huile sur la surface est encore pire et est
habituellement hydrogéné - évite-le. Certains commerces d’aliments naturels fabriquent un beurre d’arachide
sain à partir d’arachides brutes.
Les produits animaux doivent être consommés avec modération. Manger de la viande requiert de bonnes
capacités digestives, une activité musculaire adéquate afin de bien la métaboliser, des reins en santé afin de
bien éliminer la grande quantité de résidus ainsi qu’une bonne activité intestinale pour éviter une putréfaction
nocive. Il est souvent difficile d’obtenir des viandes exemptes de produits chimiques, selon la région où tu
habites, et il faut éviter de manger des viandes provenant d’animaux en mauvaise santé. Les animaux élevés
dans des parcs à bétail ou à volaille font partie de cette catégorie.
La viande transformée est encore plus contaminée par des produits chimiques et doit être évitée, ainsi
que la viande de couleur rouge foncé, en raison de l’ajout de nitrates et de nitrites. Cependant, tu peux arriver
à éliminer la plus grande partie de ces nitrates et nitrites en faisant tremper la viande, incluant la viande en
cube ou hachée, dans l’eau tiède pendant un court moment. Jette ensuite l’eau de trempage. Il est convenable
aux individus du groupe sanguin O d’inclure la viande dans leur diète. Ceux du groupe A bénéficient davantage
d’un régime végétarien.
Les poissons prédateurs, tels que le thon et les crustacés présentent souvent des taux élevés de pesticides
et de mercure et sont déconseillés comme aliments de consommation fréquente. Bien que les sardines soient
plus sûres, elles ont l’inconvénient d’être mises en conserve. La meilleure option est un poisson non prédateur
d’eau profonde, frais ou congelé ou autres fruits de mer provenant de régions côtières non polluées. Pour plus
d’informations concernant les polluants présents dans les différentes espèces de poissons et des différentes
régions, consulte le site : [Link]/slowfish (il y a un volet français).
Pour la plupart des maladies dégénératives, spécialement le cancer et l’hypertension, une alimentation
riche en potassium et faible en sodium est indiquée. En conséquence, la nourriture ne doit pas être salée.
L’absence de sel iodé dans l’alimentation peut occasionner des problèmes thyroïdiens, qui peuvent être évités
par un apport accru de varech. Par contre, dans certaines conditions, lorsque les glandes surrénales sont près
du point d’épuisement, comme dans les cas de fibrose kystique, glaucome et hypotension, un apport accru de
sel est indiqué. Ceci s’applique également aux individus en déshydratation, aux prises avec la diarrhée ou qui
transpirent abondamment.
La meilleure source de sel est de loin l’eau de mer. Tu peux faire évaporer l’eau de mer dans des
contenants plats exposés au soleil pour ensuite en récolter le sel. Cette méthode procure environ 10 fois
plus de magnésium et d’oligoéléments que le sel de mer commercial. Le sel de mer commercial non raf-
finé est un sel qui a été cristallisé par fractionnement et qui contient très peu d’oligoéléments normalement
présents dans l’eau de mer. La plus haute teneur en magnésium et oligoéléments se trouve dans la saumure
dans laquelle l’eau de mer a été cristallisée. Elle est parfois disponible sous forme liquide en tant que
« minéraux marins » et est fortement recommandée comme supplément minéral. Le chlorure de magnésium,
habituellement issu de l’eau de mer, peut également être utilisé.
Les légumes surgelés commerciaux sont précuits et contiennent des sulfites ou autres agents de conserva-
tion, tout comme les jus de fruits et les fruits séchés, qui ont tendance à perturber la régulation de la glycémie.
Les fruits séchés sans ajout d’agent de conservation sont sujets à développer des moisissures. Il est préférable
de faire tremper les fruits séchés ou les légumes surgelés et ensuite jeter l’eau de trempage afin de minimiser
la présence d’agents de conservation ou de moisissures. Les pommes de terre contiennent de la solanine, un
glycoalcaloïde toxique, dans leurs parties vertes et l’arthrite peut être soulagée en évitant la consommation
des s