1- Analyse
Limité au Nord par le département du Moungo, au Sud par le fleuve Wouri et à
l’Ouest par le département du Fako, Douala 4e est constitué de plusieurs quartiers
dont le chef lieu est Bonabéri, remarquable de part le port autonome qui y est
localisé: c’est comme une entrée de la ville voire du pays. Ces dernières années,
celle commune a vu naitre de nombreux projets structurants tels que la construction
du 2e pont sur le Wouri, et la construction de la pénétrante Ouest.
Du point de vue économique, on y retrouve de nombreux marchés tels que le marché de
Bonassama, le marché du grand Hangard et le marché du Rail. La carte sanitaire de
cet arrondissement donne une assez grande satisfaction avec des établissements
hospitaliers tels que l’hôpital de District de Bonassama, Ad Lucem et l’hôpital
catholique Saint Albert le Grand. On y retrouve plusieurs établissements scolaires,
primaires et secondaires. C’est notamment le cas du centre Thom & John, Star
Bilingual, La Roseraie d’enfants, le Lycée Bilingue et le Lycée Polyvalent de
Bonaberi.
La commune d’arrondissement de Douala 4e compte plusieurs entreprises CIMENCAM,
SCR Maya, SABC qui font d’elle une véritable zone industrielle. A cela on peut y
ajouter une profusion d’institutions bancaires comme la BICEC, SCB, Société
Générale et Afriland First Bank.
2- problèmes rencontrés dans cette commune
Principalement dans cette commune, on rencontre comme problème les inondations. En
effet les saisons des pluies tendent à augmenter le risque d'inondation dans les
agglomérations, notamment lorsque la pression démographique se conjugue avec une
faible planification urbaine. Le phénomène s'explique par la combinaison de
facteurs naturels (pluviométrie, porosité du sol et topographie horizontale de la
ville) et de facteurs humain (habitat sauvage, recul des mangroves, absence
d'épuration des canalisations et des courants d'eau, remplis de déchets
plastiques). De nombreux quartiers populaires et résidentiels sont inondés, le pont
du Wouri et l'axe principal vers le port de Douala sont sous les eaux et les axes
Sandaga-Ancienne direction des douanes, Bonakouamouang-Salle des fêtes d’Akwa et
Nouvelle route Bonabassem - Makèpe sont parmi les nombreuses routes coupées à la
circulation.
Ce problème d’inondation engendre d’autres problèmes comme suscités entre
autres les habitats <<sauvages>> non conventionnels . L’urbanisation et a fortiori
la métropolisation se font dans l’anarchie, dans l’ignorance ou le mépris des
règles d’urbanisme et autres prescriptions environnementales. Rien d’étonnant dans
ces conditions, que la ville semble devenue un vaste piège pour ses habitants
coincés entre les nuisances sonores, la destruction des espaces de loisirs et les
risques environnementaux, et l’investigation de la rue au quotidien par un ensemble
d’activités sociales, économiques, politiques et religieuses qui n’auraient pas
trouvé place ailleurs.
En outre, remarque faite lorsqu’on arrive pour la première fois dans la
ville de Douala, on est tout de suite frappé par l’occupation anarchique de
l’espace, ce qui rend difficile la distinction entre espace public et espace privé.
En effet, dès qu’on se rend compte qu’un espace est inoccupé dans la cité-capitale
qui connaît une démographie sans cesse croissante, il est rare de ne pas trouver
quelqu’un pour l’exploiter d’une façon ou d’une autre. On a même l’impression
d’assister à une course à l’exploitation des espaces publics par des particuliers.
La visibilité des activités appartenant à ce que l’on a pris coutume d’appeler
l’informel est l’une des figures les plus marquantes et les plus récurrentes. Ici
l’occupation de l’espace public physique pose le problème de son occupation par le
commerce informel et des procédures d’attribution y afférentes. Sont concernés
aussi bien les vendeurs ambulants ou à la sauvette, les petits commerçants que les
tenanciers de débits de boissons distillant de la musique à volonté, de
restaurants, d’ateliers de couture, de coiffure qui installent des étals ou des
kiosques sur le domaine public, aux alentours d’établissements scolaires,
universitaires et lieux d’habitation.
La présence de garages à ciel ouvert sur des sites réservés aux espaces
verts, sur les trottoirs et les terre-pleins centraux de voies bitumées, les
stationnements fantaisistes des automobilistes, la prolifération de communautés
religieuses, dont les pratiques de prières avec émissions de bruits, de musiques,
au nom de la liberté de culte, gênent considérablement le voisinage, au mépris du
droit à la tranquillité des voisins ; ou les nombreux « bendskineurs » dont on ne
maitrise pas le nombre et qui sont à l’origine de l’insécurité routière dans la
ville de Douala.
3- quelques solutions
• Suppression des dommages et nuisances lors des inondations tant sur les
habitations que sur les infrastructures urbaines et routières.
• Réduction ou disparition des eaux souillées stagnantes contribuant
fortement à la propagation de vecteurs de maladies.
• Amélioration de la gouvernance urbaine en matière d'assainissement.
• Responsabilisation des populations vis à vis des ouvrages aménagés.
• Facilitation de la mobilité urbaine et valorisation du foncier.