Note technique : méthodes de contrôle de l’humidité EN0077 pour les systèmes de dosage
Résumé : Définit les méthodes de contrôle de l’humidité dans les systèmes de dosage
Produits concernés : Tous les produits
Date de révision : 20/03/2018 Auteur : S.Cook
1 Résumé
Cette note technique explique les méthodes de contrôle de l’humidité pour les systèmes de dosage.
Un système de dosage consiste en plusieurs silos ou trémies de matières premières, ainsi qu’un
malaxeur qui les mélange en vue de créer un produit final.
L’intégralité de cette note technique utilise le système de mesure international. Elle suppose
également que la densité de l’eau est de 1. Elle ne tient pas compte des changements de densité de
l’eau à différentes températures car ces changements sont négligeables.
2 Silos et trémies
Les formules ou recettes sont le plus souvent spécifiées en utilisant le poids du matériau à sec. En
pratique, il est assez courant que les matériaux contiennent de l’humidité. Ceci affecte le poids du
matériau et sa masse volumique. Ce changement au niveau de la masse volumique provient soit de
l’expansion des particules elles-mêmes, par exemple les graines de céréales, soit du fait que la
tension superficielle du matériau change, par exemple le sable qui, à certaines teneurs en humidité,
s’agglutine.
2.1 Dosage par volume
Le changement de volume dû à l’humidité est difficile à mesurer, il est souvent non-linéaire et il
est donc très difficile d’établir le réglage qui convient en fonction de l’humidité. Hydronix
recommande que les systèmes volumétriques soient remplacés par des systèmes basés sur le
poids.
2.2 Dosage par poids
Le changement de poids dû à l’humidité est un changement linéaire. Même s’il est vrai que la
densité de l’eau change en fonction de la température, à tous égards pratiques, on peut la traiter
avec une constante de 1. Ceci permet de simplifier le processus de contrôle, car l’on considère
qu’1 litre d’eau équivaut à 1 kg.
Exemple :
Poids du matériau 1 000 kg
Teneur en humidité = 10 %
1 000 x 0,1 = 100 kg d’eau
Densité d’eau @ 0 °C (temp. de réf. 20 °C) = 1,002
100 kg / 1,002 = 99,8 L
Densité d’eau @ 37,8 °C (temp. de réf. 20 °C) = 0,995
100 kg / 0,995 = 100,5 L
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Ce changement est inférieur à la précision que l’on peut obtenir d’un système industriel de dosage
au poids, alors le reste de cette note suppose une densité d’eau égale à 1. On suppose
également que toutes les données du matériau sont fournies en vertu de cette hypothèse.
Pour que les systèmes de dosage au poids pèsent le matériau avec précision et rapidité, il est tout
d’abord nécessaire de doser une grande proportion du matériau (ce qu’on appelle la dose
principale), de peser le matériau qui a été dosé, et ensuite d’ajouter le reste des matériaux requis
plus lentement, par une série de fines doses. Une fine dose consiste à ouvrir la porte pendant
une brève période de temps, pour laisser passer une petite quantité de matériaux, avant de la
refermer. Le matériau est pesé après chaque fine dose, jusqu’à ce que la quantité de matériaux
requise soit ajoutée.
Le contrôle de l’humidité peut être intégré à ce processus, sans affecter la durée d’ensemble du
dosage. Le poids définitif cible peut être ajusté avant le fin dosage. Ceci dépend du changement
attendu d’humidité dans le matériau. La dose principale doit être réglée à un niveau inférieur à la
plage d’humidité du matériau. Comme à ce stade la pesée est moins précise, il est conseillé
d’ajouter une tolérance de 5 % à la valeur, pour tenir compte de tout dépassement ou insuffisance
par rapport à la cible.
Exemple :
Humidité la plus basse attendue = 3 %
Humidité la plus élevée attendue = 18 %
Tolérance = 5 %
Plage d’humidité = 18 - 3 = 15 %
Dose principale = 100 - 15 - 5 = 80 %
Pour la dose principale, il est important de calculer la moyenne des mesures d’humidité de la
sonde. L’humidité variera sur toute la dose, et la compensation doit reposer sur l’humidité
d’ensemble et non pas sur une lecture unique à la fin du lot.
La moyenne doit être calculée en utilisant la fonction Moyenne/Maintien fournie par les sondes
Hydronix. Ceci élimine les erreurs éventuelles qui pourraient se produire lors du relevé des
résultats de la sonde sur la boucle analogique, les résultats tels que le bruit sur le câble ou la
résolution d’une entrée de carte analogique.
Le calcul de moyenne de la sonde peut être utilisé soit en mettant sous tension l’entrée numérique
de la sonde, soit via la connexion RS485.
Après la dose principale, la valeur moyenne est maintenue. Elle peut être obtenue de la sonde et
le poids définitif cible peut être ajusté. Pour calculer le poids réel du matériau qui doit être pesé,
la formule suivante doit être appliquée :
𝑇 = 𝑇𝑑 (100 % + 𝑀 %)
Figure 1 : calcul du poids humide
Où :
T = Poids total du matériau à ajouter
Td = Poids sec du matériau exigé pour la dose
M = Humidité du matériau (NB : 100 % = 1, M % = humidité/100)
Exemple :
Poids sec cible de matériau = 1 000 kg
Dose principale = 80 %
Dose principale cible = 1 000 x 0,8 = 800 kg
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Poids réel de la dose principale = 780 kg (avec tolérance en cas d’erreur de pesée)
Humidité moyenne = 10 %
Cible finale = 1 000 x (100 % + 10 %) = 1 000 x (1 + 0,1) = 1 100 kg
2.2.1 Processus de contrôle
Pour les systèmes dont la trémie/le silo ne contiendra jamais qu’un seul matériau, il est
recommandé de maintenir l’étalonnage dans la sonde et de veiller à ce que la sortie de la
sonde soit réglée de manière à fournir l’humidité moyenne. Pour les systèmes qui pourraient
contenir plusieurs matériaux à différents moments, il est recommandé de régler la sortie de la
sonde à la valeur moyenne non calibrée. L’étalonnage doit ensuite être effectué dans le
système de contrôle.
Pseudo code pour le processus de dosage de la trémie/du silo lorsque la sonde est
configurée à l’humidité de sortie.
1. Réglez la dose principale cible à un pourcentage de la cible définitive qui permet un
dépassement plus une variation d’humidité (Note : dans l’exemple ci-dessus, il
s’agissait de 80 %).
2. Ouvrez la porte de la trémie/du silo.
3. Commencez à calculer la moyenne dans la sonde, soit en mettant sous tension l’entrée
numérique, soit en envoyant une commande de commencement du calcul de la
moyenne via RS485.
4. Tant que la pesée est inférieure à la cible, maintenez la porte ouverte jusqu’à ce que la
cible soit atteinte.
5. Arrêtez de calculer la moyenne, soit en mettant hors tension l’entrée numérique, soit en
envoyant une commande d’arrêt du calcul de la moyenne via RS485.
6. Fermez la porte de la trémie/du silo.
7. Faites un relevé de l’humidité moyenne de la sonde et calculez le poids cible définitif
en utilisant l’équation de la figure 1.
8. Tant que la pesée est inférieure à la cible finale, ouvrez et fermez la porte pendant de
brèves périodes (fin dosage) jusqu’à ce que la cible définitive soit conforme à la
tolérance acceptable.
Pour les systèmes qui doivent maintenir plusieurs étalonnages, il est nécessaire de calculer
l’humidité à partir de la valeur non calibrée. Ce calcul est simple, car la réaction de la sonde à
l’ajout d’humidité est linéaire :
𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻é % = 𝐵. 𝑁𝑁𝑁 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é + 𝐶 − 𝐷
Figure 2 : Calcul de l’humidité à partir de la valeur non calibrée
Où :
B = changement non calibré par changement du % d’humidité (gradient)
C = Décalage (valeur non calibrée théorique quand l’humidité = 0)
D = valeur d’adsorption
Note : la valeur D est uniquement requise si l’humidité libre, et non pas l’humidité
totale, sera affichée, sinon elle peut être réglée à 0.
2.2.2 Étalonnage du matériau
Pendant l’étalonnage du matériau, la teneur en humidité du matériau et la valeur non calibrée
à cette humidité doivent être relevées en plusieurs points, de préférence sur la plage
opérationnelle intégrale du matériau. La plage opérationnelle du matériau s’étend de
l’humidité la plus basse à l’humidité la plus haute du matériau pendant la production. Il est
recommandé d’avoir au moins 3 points sur la plage opérationnelle. Les sondes Hydronix ne
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peuvent pas être utilisées pour mesurer des humidités inférieures à la valeur d’adsorption
d’eau d’un matériau, alors il est recommandé de maintenir les matériaux au-dessus de cette
valeur.
Exemple :
Un sable a une valeur d’adsorption d’eau de 1,5 % et il est saturé à 16 %.
Pendant la production, l’humidité du sable sera maintenue entre 2 % minimum et 8 %
maximum, pour éviter que l’eau ajoutée au sable ne dépasse le niveau d’eau cible.
La plage opérationnelle se situe donc entre 2 et 8 %.
Des échantillons devraient être prélevés pour le sable à environ 2, 5 et 8 %.
Pour calculer les valeurs B et C de plusieurs points, même s’il existe de nombreuses
méthodes, la régression linéaire avec la technique des moindres carrés est peut-être la plus
courante. C’est la méthode que recommande Hydronix.
∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑑’ℎ𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢é ∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑛𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑒
∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑑’ℎ𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢é. 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑛𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑒 − � �
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝐵 =
∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑛𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑠 ∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑛𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑒
∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑛𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑒 2 − � �
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
Figure 3 : Calcul de la valeur B
∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑑’ℎ𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢é − 𝐵. ∑ 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉 𝑛𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑒
𝐶 =
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
Figure 4 : Calcul de la valeur C
Exemple
Non calibré Humidité
20 2
30 5
40 8
B = (((20*2)+(30*5)+(40*8))–((2+5+8).(20+30+40)/3)) / ((202+302+402) -
((20+30+40).(20+30+40)/3)))
B = (510 – (15 * 90 / 3)) / ((400+900+1600) – (90 * 90/3)
B = 60 / (2900 – 2700)
B = 60 / 200
B = 0,3
C = ((2+5+8) – 0,3 * (20+30+40)) / 3
C = (15 – 27) / 3
C = -4
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3 Malaxeurs
L’humidité dans les malaxeurs est généralement contrôlée en ajoutant de l’eau jusqu’à ce que la
valeur cible soit atteinte. Ceci peut être fait en utilisant une méthode de calcul ou une méthode
d’alimentation variable. La méthode de calcul nécessite de mesurer l’humidité du matériau et ensuite
de calculer la quantité d’eau à ajouter en une dose.
La méthode de calcul nécessite d’avoir les poids secs exacts des matériaux.
La méthode d’alimentation variable supporte mieux les poids secs inexacts mais elle est plus
lente que la méthode de calcul.
La méthode d’alimentation variable exige la disponibilité d’une pression d’eau uniforme.
Ce document traite des processus de contrôle qu’implique chaque méthode. Pour davantage
d’explications sur l’utilisation de chaque méthode, voir les chapitres 4 et 5 du document HD0456, le
guide de l’opérateur de l’Hydro-Control VI.
Dans le guide HD0456, le mode de calcul est désigné par le mode « CALC ». La méthode
d’alimentation variable est désignée par le mode « AUTO ».
Il est important de noter que le malaxage, contrairement aux trémies et silos qui contiennent
généralement un seul matériau à la fois, nécessite de mélanger plusieurs matériaux ensemble.
On peut considérer un mélange de matériaux comme un matériau dans la mesure où les matériaux
qui le composent conservent les mêmes proportions et ont suffisamment de temps pour se mélanger
et devenir homogènes. On désigne généralement un mélange de matériaux par les termes
« recette» ou « formule », selon le type d’industrie. Il s’agit essentiellement de la même chose.
Un cycle de mélange se déroule comme suit :
1. Ajouter les matériaux
2. Mélanger les matériaux jusqu’à obtention d’un signal stable
3. Ajouter de l’eau
4. Mélanger les matériaux et l’eau jusqu’à obtention d’un signal stable
5. Décharger le matériau
Mixer Main Water Wet Mix
Dry Mix Time Discharge
Moisture Loading Addition Time
Average moisture Calculated
reading is taken at water added
the end of the Dry in one dose
Mix and the quantity
of water needed is
calculated
Time
Figure 5 - Cycle de malaxage
Il sera peut-être nécessaire de recommencer les étapes 2 à 4 si différents matériaux doivent être
ajoutés à différentes étapes ou si l’ajout de matériaux (comme des métaux) produit un effet négatif
sur le signal de la sonde.
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3.1 Mise en pratique de la méthode de calcul
Pour calculer la quantité d’eau à ajouter, la valeur non calibrée de la sonde doit être utilisée. Pour
effectuer le calcul, il est nécessaire de permettre à l’opérateur d’utiliser une méthode manuelle par
laquelle une quantité d’eau prédéterminée peut être ajoutée, sur la base de la conception de la
recette et des connaissances des opérateurs quant à la teneur en humidité des matériaux
entrants. Ceci permettra à l’opérateur de créer un mélange de référence. La figure 6 montre le
processus du mélange de référence
Mixer Main Water Wet Mix
Dry Mix Time Discharge
Unscaled Loading Addition Time
Time
Unscaled
B
‘y’ unscaled
units
A
‘x’ litres
Water
‘xx’ litres Added
Figure 6: Les points d’étalonnage du cycle de malaxage
On obtient une mesure stable à la fin de la période de malaxage à sec et à la fin de la période de
malaxage humide. Il est recommandé de calculer la moyenne du signal de la sonde pendant au
moins cinq secondes.
Le changement non calibré de l’augmentation d’humidité par unité (le gradient du graphe) peut
être calculé comme illustré en figure 7.
100. 𝐸𝐸𝐸
𝐵 =
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑠𝑠𝑠(𝑁𝑁𝑁 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐éℎ𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 − 𝑁𝑁𝑁 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑠𝑠𝑠 )
NB : la valeur 100 est un facteur d’échelle qui permet d’utiliser la valeur B dans l’équation de la figure 2.
Figure 7 : calcul du gradient d’ajout d’eau
À noter que le poids sec est le poids sec total de tous les matériaux ajoutés, hormis l’eau et toute
humidité qui se trouvent déjà dans le matériau entrant.
Dans la recette, la valeur du mélange humide et la valeur B devraient être enregistrées pour
utilisation pendant la production. Pour calculer la quantité d’eau à ajouter à une recette ou
formulation à sec, l’équation de la figure 8 peut être utilisée.
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑠𝑠𝑠 : 𝐵. (𝑁𝑁𝑁 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 − 𝑁𝑁𝑁 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 )
𝐸𝐸𝐸 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑖𝑖𝑖 =
100
Note : la valeur 100 est un facteur d’échelle qui permet d’utiliser la valeur B dans
l’équation de la figure 2.
Figure 8 : calcul de l’eau requise pendant un mélange
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Pour calculer une valeur d’humidité, il est nécessaire d’appliquer un décalage. Le calcul d’un
décalage nécessite que l’utilisateur indique la valeur d’humidité définitive. Elle peut être obtenue
soit en testant le produit fini en laboratoire soit, si ce n’est pas possible (par exemple dans la
production de ciment où une réaction chimique commence à convertir l’eau en une autre
substance), la teneur en humidité peut être calculée en utilisant la figure 9.
100(𝐸𝐸𝐸 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚è𝑟𝑟𝑟 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝è𝑟𝑟𝑟 + 𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑒 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙 𝑚é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙)
%𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻é 𝐷é𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 =
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 à 𝑠𝑠𝑠 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Figure 9 : calculer l’humidité définitive du produit
Pour convertir la valeur non calibrée de la sonde à la teneur en humidité, à des fins d’affichage, le
décalage doit être calculé comme indiqué en figure 10.
𝐶 = 𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻𝐻é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 − 𝑁𝑁𝑁 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑒𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 . 𝐵
Figure 10 : calculer le décalage pour l’étalonnage
Il est alors possible d’afficher l’humidité en utilisant l’équation de la figure 2.
3.2 Mise en place de la méthode d’alimentation variable
La forme la plus efficace de méthode d’alimentation variable nécessite de modifier le débit d’eau
de manière à ce que, lorsque l’eau commence à être ajoutée, le débit soit élevé et, au fur et à
mesure que le niveau d’humidité de la recette se rapproche de l’humidité cible, le débit soit réduit
pour ne pas dépasser la cible. Le moyen utilisé le plus courant consiste à mettre en place un
régulateur proportionnel intégral dérivé (Régulateur PID). La plupart des systèmes PLC ont des
régulateurs PID, au titre de blocs fonctionnels intégrés.
Pour une explication plus détaillée d’un régulateur PID, voir le chapitre 8, section 3.3 du document
HD0456.
Si une valve proportionnelle est jointe au système de malaxage, ceci est relativement simple à
effectuer. Le système doit enregistrer une valeur de gain proportionnel, une valeur de gain intégral
et une valeur de gain dérivatif. Comme les systèmes de malaxage ne peuvent pas se rétablir d’un
dépassement (trop d’eau), la valeur dérivative devrait être réglée à 0.
La sortie de contrôle pour la valve proportionnelle peut alors être calculée en utilisant l’équation
suivante.
où
Gain proportionnel, un paramètre de réglage
Gain intégral, un paramètre de réglage
Gain dérivatif, un paramètre de réglage
Erreur = valeur cible (non calibrée) - Valeur actuelle (non calibrée)
Heure ou heure immédiate (le présent)
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Variable d’intégration ; prend les valeurs de l’heure 0 au présent .
MV(t) = variable manipulée (ou Sortie de contrôle). Limitée à 0-100 dans le cas d’une valve.
En somme, la partie proportionnelle est un simple rapport d’erreur, alors plus l’erreur est
importante, plus la réaction est importante. La partie intégrale est la somme d’erreur au fil du
temps. Plus une erreur existe longtemps, plus la réaction à l’erreur est importante. La partie
dérivative est le taux de changement de l’erreur. Si le taux de changement de l’erreur est élevé,
l’effet sur le contrôle dérivatif est plus important. On le remarque tout particulièrement pendant le
dépassement, lorsque le taux de changement de l’erreur accélère dans le mauvais sens, et réduit
donc l’agressivité de la boucle.
Exemple
Cible = 50 non calibré
Gain proportionnel, Kp = 5
Gain intégral, Ki = 0,1
Gain dérivatif, Kd = 0
@ Heure, t = 0
Actuel non calibré = 30
MV(t) = 5(50-30) + 0,1(50-30) + 0(50-30)
MV(t) = 100 + 2 + 0
MV(t) = 102
>limite MV(t) donc sortie de contrôle (C.O) = 100
@t=1
Actuel non calibré = 40
MV(t) = 5(50- 40) + 0,1(50- 40) + 0,1(50-30) + 0(50-40)
MV(t) = 50 + 1 + 2 + 0
MV(t) = 53
C.O = 53
@t=2
Actuel non calibré = 45 (réduction de l’augmentation car C.O. est < 100 maintenant)
MV(t) = 5(50-45) + 0,1(50-45) + 0,1(50- 40) + 0,1(50-30) + 0(50-48)
MV(t) = 25 + 0,5 + 1 + 2 + 0
MV(t) = 28,5
C.O = 28,5
@t=3
Actuel non calibré = 50
MV(t) = 5(50-50) + 0,1(50-50) + 0,1(50-45) + 1(50-40) + 0,1(50-30) + 0(50-50)
MV(t) = 0 + 0 + ,5 + 1 + 2 + 0
C.O = 3,5
À ce stade, la cible a été atteinte et la valve peut être mise à l’arrêt. Si aucun gain intégral n’avait
été utilisé, la valve aurait été fermée davantage au fur et à mesure que la valeur actuelle
s’approchait de la cible, de manière à fortement ralentir l’augmentation. Ceci entraîne des temps
d’ajout d’eau plus longs mais est moins susceptible de provoquer un dépassement. Dans les
processus où l’on assiste à une réaction chimique avec l’eau pendant la période de malaxage, le
gain intégral augmente l’agressivité de la boucle au fil du temps, ce qui élimine le décalage causé
par la réaction chimique.
Comme la plupart des systèmes de malaxage ne peuvent pas se permettre de dépasser les
ajouts, il est nécessaire d’introduire une zone morte. Il s’agit généralement d’un décalage par
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rapport à la véritable cible pour empêcher le dépassement. Par exemple, si la cible était 5 %
d’humidité, un décalage de 0,2 % pourrait être introduit pour arrêter le régulateur à 4,8 %. Ceci
compense le temps entre l’ajout d’eau et le temps qu’il faut pour que l’eau se mélange et soit
mesurée par la sonde.
Dans le cas de systèmes qui ont uniquement des valves numériques plutôt que des valves
proportionnelles, il est nécessaire d’imiter le mieux possible une valve proportionnelle. Vous
trouverez une méthode simple pour y parvenir sur l’exemple ci-dessous
Exemple
1. Définissez une période cyclique, par exemple le temps nécessaire pour commuter une
valve de la position arrêt à marche, puis à nouveau en position d’arrêt.
2. Définissez une période de contrôle, par exemple 5 périodes cycliques.
3. Après chaque période de contrôle, calculez MV(t).
4. 80 < MV(t) <= 100 = la valve reste en position de marche pendant 5 périodes cycliques
60 < MV(t) < 80 = la valve reste en position de marche pendant 4 périodes cycliques, et
en position d’arrêt pendant 1 période cyclique
40 < MV(t) < 60 = la valve reste en position de marche pendant 3 périodes cycliques, et
en position d’arrêt pendant 2 périodes cycliques
20 < MV(t) < 40 = la valve reste en position de marche pendant 2 périodes cycliques, et
en position d’arrêt pendant 3 périodes cycliques
0 < MV(t) < 20 = la valve reste en position de marche pendant 1 période cyclique, et en
position d’arrêt pendant 4 périodes cycliques
Comme c’est le cas de tous les régulateurs PID, un certain degré d’expérimentation s’impose pour
obtenir les valeurs qui permettent au système de malaxage d’atteindre une performance optimale.
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