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Thème:: Mémoire de Fin D'études Présenté Par

Ce mémoire présente une étude comparative de cinq variétés d'oignon Allium cepa, dont deux locales, un hybride et deux standard, en pépinière. Les résultats montrent que les variétés Jaune de paille, Rouge d’Amposta, Fonto F1 et Rouge local ont des densités de levée similaires, tandis que la variété Blanc local a une densité de levée significativement plus faible. L'étude souligne l'importance de maîtriser les densités et les taux de levée pour optimiser la culture en champ.
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Ce mémoire présente une étude comparative de cinq variétés d'oignon Allium cepa, dont deux locales, un hybride et deux standard, en pépinière. Les résultats montrent que les variétés Jaune de paille, Rouge d’Amposta, Fonto F1 et Rouge local ont des densités de levée similaires, tandis que la variété Blanc local a une densité de levée significativement plus faible. L'étude souligne l'importance de maîtriser les densités et les taux de levée pour optimiser la culture en champ.
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République Algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche


scientifique

Université Abdelhamid Ibn Badis Mostaganem

Faculté des sciences et sciences de la nature et de la vie

Département des sciences agronomiques


Mémoire de fin d’études

Présenté par:

Melle : BAKHTAOUI BARKAHOUM


Melle : GASMI NOUR ELHOUDA

Pour l’obtention du diplôme de master d’Etat en Agronomie


Option : Sciences et Amélioration des Productions Végétales

Thème :

Essai comparatif et comportemental de cinq variétés


d’oignon Allium cepa.L, dont deux locales, un hybride
et deux fixées « standard »en pépinière.

Devant le jury :

Mr. ABDERREZAK LARBI Encadreur


Mr. DEBBA BACHIR President
Mr. GHELAMALLAH AMINE Examinateur

Année Universitaire : 2016 / 2017


Remerciements

Nous louant avant tout, Dieu le tout puissant, de nous avoir


accordé la connaissance de la science et de nous avoir aidées à
réaliser ce travail.
Au terme de ce travail ; nous tenons à remercier
chaleureusement et respectueusement tous ceux qui ont
contribués à la réalisation de ce projet, à savoir notre encadreur
Mr Abderrezak Larbi, pour toutes les informations et
l’expérience qu’il nous a transmis
Nous remercions également Mr Debba Bachir et Mr
Ghelamallah Amine pour avoir bien examiner notre travail
Que Madame Ghergui Faten, ingénieur agronome et gérante de
la société Agri max, trouve ici l’expression de nos
remerciements les plus chaleureux, pour avoir mis à notre
disposition la parcelle de l’essai et pour ses précieux conseils et
orientations
Résume :

L’intérêt de l’oignon Allium cepa réside à la fois, dans son importance économique (4ème
production mondiale pour les cultures légumières). Et par sa forte demande en tant que
légume soit pour la consommation à l’état frais (récolte en vert), soit pour la conservation (bulbe),
Cette étude essai comparatif et comportemental de cinq variétés d’oignon Allium cepa.L, dont
deux locaux, un hybride et deux fixées « standard » en pépinière.

Quatre variétés Jaune de paille, Rouge d’Amposta, fonto F1, Rouge local ont des densités de
levée respectivement 1157 plants/m², 1114 plants/m², 1098 plants/m² et 1074 plants/m² avec
des taux de levée respectif de 54.37%, 52.34%, 51.60%, et 50.46%, leur différences sont
faibles et non significatives.
La dernière variété à savoir le Blanc local arrive en dernière position avec une densité de
levée 865 plants/m² et de taux de levée 40.64%.

L’intérêt de la maitrise de l’information sur des densités au m² et des taux de levée en


pépinière permettra de mieux anticiper la relation entre les résultats de la pépinière et les
besoins réels de la mise en culture en champ.
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
RESUME
INTRODUCTION GENERALE
Partie bibliographique
Chapitre I : Généralités sur l’oignon
I.1. Historique ..………………………………………………………………………………..1
I.2. Origine géographiques…………………………………………………………………….1
I.3. Systématique …………………………………………………………………………. .. .. 1
I.4 Ressources phylogénétiques………………………………………………………...……...2
I.5. Description…………………………………………………………………………….......2
I.6. Position taxonomique……………………………………………………………………...3
I.7. Classification botanique et horticole…………………………………………………….. 4
I.8. Marqueurs utilisés pour analyse de la diversité génétiques……………………………..5
I.9. Types d’oignon…………………………………………………………………..………9
I.10. Variétés les plus cultivées en Algérie…………………………………………..….....10
I.11. Importance économique…………………………..…………………………………...11
I.12. Utilisations de l’oignon………………………………..…………………….…...……..13
I.13. Cycle de développement de l’oignon…………………….…………………………....15
I.14. Caractéristiques physiologiques …………………………………………………… ..16
I.15. Exigences agro climatiques de la culture ………………………………………..…….16
I.16. Exigences édaphiques .……………………………………………..…………………..17
I.17. Méthodes de production de l’oignon ………………………………………… ….…...18

Chapitre II : Production de bulbes mère

II.1. Itinéraires techniques de la production d’oignon ……………………………………….20

II.1.1. Techniques culturales pour la consommation en vert et la production de bulbes……. 20

II.1.2.1. Conservation des bulbes-mères…………………………………………...………....25

Chapitre III : production de semence

III.1. Techniques culturales…………………………………………………………………..28

III.1.1. Plantation et production de semences………………………………………………. 28


III.1.2. Floraison et isolation………………………………………………………………. ..31

III.1.3. Épuration …………………………………………………………………………....33

III.1.4. Désherbage ………………………………………………………………………….33

III.1.5. Récolte et extraction ………………………………………………………………...33

III.1.6. Inconvénients dans la production de semence………………………………..……..34

Chapitre IV : Les maladies


IV.1. Parasites attaquant les plantules……………………………………………………….35
IV.1.1. Charbon, urocystis cepulae… ………………………………………………………………35
IV.1.2. Parasites telluriques attaquant les plantes en végétation et les bulbes dans le sol.....35
IV.1.3. Maladies bactériennes………………………………………………………...........36
IV.1.4. Maladies cryptogamiques des feuilles et des graines…………………………… ...38
IV.1.5. Ravageurs…………………………………………………………………………...39

Partie expérimentale
Chapitre I : matériel et méthodes

I.1. But de l’essai……………………………………………………………………………41

I.2.Présentation de la zone d’étude……………………………………………………...….41

I.3. Matériel et méthodes……………………………………………………………………42

I.3.1. Matériel végétal……………………………………………………………………….42

I.3.2. Engrais………………………………………………………………………….……..43

I.4. Méthodes………………………………………………………………………………...43

I.4.1. Dispositif de l’essai……………………………………………………………………43

I.4.2. Fiche technique du dispositif……………………………………………….…….……45

I.4.3. Test de germination……………………………………………………………………45

I.5. Préparation de la pépinière………………………………………………………..……46

I.5.1. Semis ………………………………………………………………………………..…47

I.5.2. Suivi de la culture………………………………………………………………………47

I5.3.1. Préparation du sol ………………………………………………………………….…47

I.5.3.2. Date de semis des graines………………………………………………………...….47


I.5.3.3. Irrigation ……………………………………………………………………………47

I.5.3.4. Fertilisation……………………………………………………………………….…48

Chapitre II : Résultats et discutions

II.1. Test de germination……………………………………………………………………49

II.2. Densités des levées en pépinière…………………………………………………..….50

II.2. Analyses statistiques…………………………………………………………………..52

II.3. Interprétation des résultats……………………………………………………………52


Liste des tableaux

Tableau N°1 : Résume les principaux marqueurs qualitatifs de l’oignon et leurs


déterminismes génétiques……………………………………………………………………..6

Tableau N°2 : Evolution de la production d’oignon dans le monde…………………………11

Tableau N°3 : Evolution de la production d’oignon en Algérie………………...………….. 11

Tableau N°4 :L’importance économique dans la wilaya de Tairet ……...………………….12

Tableau N°5 : Valeur nutritive ……………………………………...………………………14

Tableau N°6 : Phases de développement et température ……………………………………17

Tableau N°7 : Avantages et inconvénients d’une production d’oignon à partir de plants


repiquées ……………………………………………………………………………………..18

Tableau N°8 : Avantages et inconvénients d’une production d’oignon à partir d’un semis de
graines ……………………………………………………………….………………………19

Tableau N°9 : Les avantages et les inconvénients des méthodes d’irrigation.........................23


Tableau N°10 : Caractéristiques des variétés utilisé………………………… …..…………43

Tableau N°11 : Les engrais et les doses utilisées……………………………………………43

Tableau N°12 : Taux de germination ………………………………………………………49

Tableau N°13 : Densité des levées en m2 et taux de levée pour chaque variétés en pépinière
……………………………………………………………………………………………….50

Tableau N°14 : Moyennes poids et la longueur des 100 plantules pour chaque variété ……51

Tableau N°15 : Analyse des variances ……………………………………..………………52


Liste des figures

Figure N°1 : Oignons Jaunes ……………………………………………………………….9

Figure N°2 : Oignons Rouges …………………………………………………………...….9

Figure N°3 : Oignon Blancs ………………………………………………………………..9

Figure N°4 : Les variétés oignon en Algérie ……………………………………….…......10

Figure N°5 : Oignons poudre …………………………………………………….………..13

Figure N°6 : Confitures oignon ………………………………………………..…………..14

Figure N°7 : Semis en ligne …………………………………………………..……………18

Figure N°8 : Plants repiquées ………………………………………………..…………….18

Figure N°9 : Nouvelles plants d’oignon irrigués par aspersion (Rechaiga (Tiaret).....……23

Figure N° 10 : Irrigation à goutte à goutte…………………………………………………..23

Figure N°11: Irrigation par aspersion…………………………………………………….....23

Figure N° 12 : La récolte des oignons……………………………………………………....25

Figure N°13: Préparation des bulbes pour la production des semences …………………...28

Figure N°14 : La plantation …………………………………………………………….…..28

Figure N°15 : Début montaison (Rechaiga (Tiaret) le : 08/04/2015) ………………….…..29

Figure N°16 : Irrigation par aspersion Rechaiga (Tiaret) le : 08/05/2015……………..…..30

Figure N°17 : Ombelles d’oignon (Rechaiga ; Tiaret) le : 08/05/2015…………................31

Figure N°18 : Rechaiga (Tiaret) le : 08/05/2015…………………………………..….…...32

Figure N°20: Extraction des grains d’oignon………………………………….……….…...32

Figure N°21 : Charbon………………………………………………………………….......34

Figure N°22 : Pourriture blanche……………………………………………………………36

Figure N° 23 : Racine rose (racine saine en bas; racine infectée en haut)………...…….…36

Figure N°24 : Pelure glissante………………………………………………………......…..37


Liste des figures

Figure N°25 : Pourriture bactérienne…………………………………………………...…...37

Figure N°26 : Pourriture molle………………………………………………………………37

Figure N°27 : Mildiou…………………………………………………………………….…38

Figure N° 28 : Botrytis………………………………………………………………….…39

Figure N° 29 : Photo satellitaire du site de Ksar challala (Google Earth 2017) ………….41

Figure N° 30 : Les semences utilisées ………………………………………………...….42

FigureN°31 : Engrais démarrage …………………………………………………………44

FigureN° 32 : Dispositif de l’essai………………………………………..……………...44

FigureN°33 : Résultants de test de germination……………………………..……………45

FigureN°34 : Préparation des carrées…………………………………………..…………46

FigureN°35 : Apport de fumier d’ovin…………………………………………..……….46

FigureN°36 : Préparation des sillons pour semer des grains d’oignon…………..……….47

FigureN°37 : Irrigation par aspersion ……………………………………………………47

FigureN°38 : Taux de germination…………….………………………..………………..49

FigureN°39:Taux de levée……………………………………………………………….49
LISTE DES ABRIVAITIONS

Kcl : kilocalorie

% : Pourcentage

C° : Degré Celsius

Cm : Centimètre

FAO : Food agricole organization

ha : Hectare

K : Potasse

Kg : kilogramme

Km : Kilomètre

M : mètre
2:
M Mètre carré

Mm : Millimètre

N : Azote

P : Phosphore

Qx : Quintaux

Rdt : Rendement

Sup : Superficie
Introduction

En plus d’être un légume très prisé dans la cuisine mondiale, magrébine et Algérienne,
l’oignon est un aromate universel. Il est utilisé soit pour la consommation à l’état frais
(récolte en vert), soit pour la conservation (bulbe), On lui attribue certaines propriétés
bénéfiques pour la santé. Il existe plusieurs variétés, dont certaines sont particulièrement
riches en antioxydants. L’oignon fait parties de la grande famille des lilliaceae tout comme
l’ail.
L’intérêt de l’espèce réside à la fois dans son importance économique (4 ème production
mondiale pour les légumes) et ses caractéristiques biologiques (espèce bulbeuse,
photopériodique, à repos marqué, biannuelle et allogame).
La production mondiale de l’oignon est de l’ordre de 25.106 tonnes(Mt) répartie entre 10° et
65° de latitude environ. La part de l’Asie est très importante.

Les superficies qui lui sont consacré en Algérie, sont de plus en plus importantes. L’offre et
la demande en Algérie restent mal-ajustées dans le temps et dans l’espace. Les échanges
grandissant sont régis par les climats, les possibilités des conservations et les frais de
production. L’offre est pour tous, à un moment ou un autre assez abondante.

Il existe deux modes de culture, semis en pépinière suivi d’un repiquage en vert à 45-60 jours
et enfin plantation en bulbes après conservation (harrif). Il est très couteux mais évite le semis
en mauvaise condition et permet le choix des plants.

Cette espèce est essentiellement allogame à cause d’une protandrie très nette.

Les rendements moyens avoisinent les 500 et 600 qx/ha en Algérie alors qu’ils sont de
800qx/ha en Europe ou existent des programmes d’amélioration des rendements.

Notre sujet se rapporte à la pépinière et à cinq variétés d’oignon dont un hybride, deux locaux
et enfin deux variétés standard achetées en boite d’un kilogramme. Cet essai traite à la fois de
la pépinière et de matériel végétal (éléments primordiaux dans l’amélioration des
rendements).
Partie I
Bibliographique
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.1. Historique

A son origine, l'oignon est issu d'une espèce sauvage qui aujourd'hui n'existe plus dans la
nature. C'est une plante potagère qui de nos jours n'est connue que sous forme cultivée. Cette
plante originaire d'Asie centrale et de Palestine est l'un des premiers légumes cultivés par
l'homme (depuis 5000ans). Il apparaît dans toutes les civilisations avec différentes
interprétations : dans l'ancienne Chine il était le symbole de l'intelligence, il est cité dans la
Bible et les Egyptiens le donnaient en offrande aux dieux. Depuis la Préhistoire, les oignons
sont cultivés mais comme ils donnent mauvaise haleine, il s'agissait d'un aliment vulgaire et
c'était surtout la classe ouvrière qui le consommait. Ce sont les romains qui en conquérant la
majeure partie de l'Europe ont contribué au développement de l'oignon dans la culture
occidentale et ils l'utilisaient pour les longs voyages car c'est un légume qui se conserve
longtemps. Ensuite, il a été introduit par Christophe Colomb en Amérique lors de son second
voyage en 1493. Aujourd'hui, l'oignon est cultivé un peu partout dans le monde mais il est
surtout présent dans les zones tempérées. (Van.Der Meer, 1968)

I.2. Origines géographiques

La zone géographique comprenant la Turquie, l’Iran, le nord de l’Iran, l’Afghanistan, l’Asie


du centre-ouest (y compris le Kazakhistan) et le Pakistan occidental est considérée comme le
principal centre des espèces allium. Le groupe ancestral dont provient vraisemblablement l’A.
cepa comprend les taxa sauvages de l’alliance Oschanini de la section cepa, c’est-à-dire l’A.
oscganini (y compris l’A. Praemixtum) et l’A. vavilovi.

L’acclimatation de l’A. cepa a probablement commencé à l’intérieur du Tadjikistan, de


l’Afghanistan et de l’Iran actuels et cette zone du sud-ouest asiatique est reconnue comme le
principal centre de variabilité, d’autres régions ou les régions manifestent une grande
variabilité, comme le bassin méditerranéen, sont des centres secondaires (Hanelt, 1990).

I.3. Systématique

I.3.1. Classification

Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Liliopsida
Sous-classe : Liliidae
Ordre : Liliales
Famille : Liliaceae
Genre : Allium

1
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.3.2. Classification phylogénétique

Ordre : Asparagales

Famille : Alliaceae

I.4. Ressources phytogénétiques

I.4.1. Origine et domestication

L'oignon provient de la zone géographique comprenant la Turquie, l’Iran, l’Irak et le Pakistan


(Hanelt, 1990). L’espèce A. cepa n’a pas été retrouvée à l’état spontané. Son parent le plus
proche, A. vavilovii Popov & Vved., peut encore être observé à l’état spontané dans la région
sise entre l'Iran, le Turkménistan et la Mongolie (Hanelt, 1990 ; Foury et al., 1992). Les traces
des peintures sur les anciennes tombes égyptiennes témoignent que l'histoire de l’oignon
remonte à au moins 3 200-2 800 avant Jésus-Christ. Ainsi, l’oignon était déjà une source de
nourriture importante pour les habitants de l'Égypte ancienne (Boulineau et al, 2006). Selon
Rouamba et al. (2001), les variétés de l’oignon d’Afrique tropicale ont pu être introduites à
partir du sud de l’Égypte ou de l’Inde, via le Soudan, vers l’Afrique centrale et occidentale
sous forme de graines ou de lots de bulbes génétiquement hétérogènes et ensuite sélectionnés
par les agriculteurs locaux pour fournir des oignons mieux adaptés aux conditions écologiques
de ces régions et des besoins des populations.

I.5. Description

-L’oignon (Allium cepa L) appartient à la famille des liliaceae, à laquelle appartiennent


également le poireau, l’ail et l’échalote. La caractéristique de cette famille est la présence
d’un bulbe formé par le renflement plus ou moins important de la base des feuilles. Ce bulbe
sert d’organe de réserve.
L’oignon est une plante bisannuelle, elle a besoin de deux saisons pour produire de la
semence. La première saison, il forme un bulbe (souvent appelé bulbe-mère) comestible de
forme et couleur variable suivant la variété. La deuxième année, après repos et plantation, le
bulbe grossit et éclate en plusieurs bulbes qui donnent une ou plusieurs tiges florales,
lesquelles évolueront en donnant des graines.
-L’oignon a besoin de températures relativement élevées pour pouvoir bulbe, cependant des
températures trop élevées peuvent entrainer une maturation hâtive et donc une baisse de
rendement.
Les variétés diffèrent quant à longueur du jour minimum nécessaire à la bulbaison.
La floraison en deuxième année est induite par des températures basses, entre 4 à 5°C.
Généralement, une vernalisation pendant 4-6 semaines à des températures de 8-12°C est
suffisante pour l’induction florale. La variété Violet de Galmi ne nécessite pas de
vernalisation. Cela a pour inconvénient que la variété monte directement en fleurs en première
année, lorsque la température descend à 10-15°C, ce qui peut être le cas avec des semis
d’octobre et novembre.

2
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

Pour la production de semences, le temps doit être chaud et sec depuis la période de floraison
jusqu’à la récolte des semences.
Les caractéristiques qui différencient le plus les variétés d’oignon sont les suivantes :
1. Les caractéristiques du bulbe : Couleur, forme, durée de conservation.
2. Réaction à la photopériode : Jour court, intermédiaire ou long.
3. Longueur du cycle.
4. Caractères du feuillage.
5. Sensibilité aux maladies et insectes.
La production de semences en Algérie se fait en deux saison, séparées par une conservation
en abri-séchoir, pendent la période chaude et humide.

I.6. Position taxonomique

La position taxonomique du genre Allium a fait l’objet de controverses. Dans la première


classification des angiospermes, ce genre a été placé dans la famille des Liliaceae. Sur la base
de la structure des inflorescences, Allium a été inclus dans les Amaryllidaceae. Cependant,
avec l’avènement des marqueurs moléculaires, Allium est maintenant positionné au niveau
d’une famille distincte, Alliaceae, proche de celle des Amaryllidaceae. Ainsi, le
genre Allium appartient à la classe des Liliopsida, la sous-classe des Liliideae, le super ordre
des Liliianae, l’ordre des Amaryllidales, la famille des Alliaceae, la sous-famille des
Allioideae et la tribu des Allieae (Fristsch et al, 2002).
Le genre Allium contient environ 780 espèces dont la majorité est présente dans l’hémisphère
nord (Friesen et al., 2006). D’après Klaas et al. (2002), les espèces cultivées alimentaires ne
représentent qu’une faible partie de la variabilité du genre. Friesen et al. (2006) classent les
principales espèces cultivées du genre Allium dans les sous-genres Allium (ail, poireau)
et Cepa (oignon, échalote, ciboule, ciboulette, ciboulette de Chine). Ce genre est divisé, soit
en cinq sous-genres, en fonction des critères morphologiques et de la distribution
géographique (Hanelt, 1990), soit en 15 sous-genres, en se basant sur les marqueurs
moléculaires (Friesen et al, 2006).
La section Cepa a été classée par Hanelt (1990) dans le sous-genre Rhizirideum (Koch).
Toutefois, dans la dernière classification du genre Allium, Friesen et al. (2006) classent la
section Cepa dans le nouveau sous-genre Cepa (Mill.) Radic.
Gurushidze et al. (2007) mentionnent que la section Cepa (Mill.) Prokh. Est constituée de
douze espèces réparties en trois groupes d’espèces affines. Le premier groupe est composé
des espèces A. cepa L., A. asarense R.M.Fritsch &
Matin, A. farctum Wendelbo, A. roylei Stearn et A. vavilovii Popov & Vved. ; Le second
groupe est formé des espèces A. altaïcum Pall. et A. fistulosum L. ; le troisième groupe est
constitué des espèces A. galanthum Kar. &
Kir., A. oschaninii O.Fedtsch., A. praemixtum Vved. et A. pskemense B.Fedtsch.

3
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.7. Classification botanique et horticole

En considérant les modes de propagation et de culture, Helm (1956) a classé A. cepa en quatre
variétés botaniques : var. ‘ cepa ’ (oignon), var. ‘ viviparum ’ (oignon rocambole), var.
‘ aggregatum ’ (échalotes) et var. ‘ cepiforme ’ (petit oignon rouge de Chine ; ciboule).
Plus tard, Jones et al. (1963) ont subdivisé l’espèce A. cepa en trois groupes horticoles : le
groupe common onion, se caractérisant par des plantes produites par graines, donnant des
inflorescences sans bulbilles et de gros bulbes normalement solitaires ; le groupe aggregatum,
constitué d’échalotes à reproduction préférentiellement végétative et caractérisées par un
bulbe souterrain semblable à celui de l'oignon, mais plus petit et divisé comme celui de l'ail et
le groupe proliferum, caractérisé par des bulbes souterrains plus petits et des inflorescences
portant des bulbilles qui assurent la multiplication.
I.7.1. Croisements interspécifiques
Shigyo et al. (2008) mentionnent que les croisements naturels entre A. cepa et d’autres
espèces du genre Allium sont rares et toujours stériles. En adoptant le concept de Harlan et al.
(1971), le complexe d’espèces du genre Allium peut être structuré en trois pools géniques. Le
pool primaire rassemble les quatre variétés botaniques de l’espèce A. cepa, intercompatibles
(Helm, 1956). Le pool secondaire se compose des espèces qui peuvent s’hybrider avec
l’oignon, mais le transfert de gènes par hybridation nécessite des techniques particulières pour
surmonter des barrières d’incompatibilité. Dans le pool secondaire, les
espèces A. altaicum, A. fistulosum, A. galanthum, A. roylei et A. vavilovii sont les plus
exploitées, notamment pour améliorer la résistance de l’oignon aux maladies (Van
Raamsdonk et al., 2003). Boulineau et al. (2006) indiquent que l’espèce A. roylei est
employée comme « espèce pont » pour introduire chez A. cepa des gènes de résistances au
mildiou (Peronospora destructor [Berkeley] Caspary) et à la pourriture du collet (Botrytis
allii Munn) appartenant à l’espèce A. fistulosum. Le pool génétique tertiaire est constitué de
toute espèce dont le transfert de gènes avec l’oignon se heurte à de très fortes barrières
d’incompatibilité, nécessitant des techniques plus sophistiquées, comme l’hybridation
somatique. Les espèces A. pskemense, A. oschaninii et une vingtaine d’espèces du sous-
genre Cepa forment le pool tertiaire et peuvent être potentiellement exploitées pour
l'amélioration de la résistance de l’oignon au mildiou, à la pourriture blanche (Sclerotium
cepivorum Berk.) et à la pourriture du collet (Shigyo et al, 2008).

I.7.2. Collecte et conservation des ressources génétiques

En Afrique, les ressources génétiques de l’oignon comprennent à la fois des variétés


paysannes ou variétés populations et des variétés améliorées : les variétés paysannes ont été
sélectionnées par les communautés rurales, tandis que les variétés améliorées ont fait l’objet
de programmes de sélection génétique dans des centres de recherche (Grandval, 2011).
Leland (1987) distingue aussi, au sein des variétés paysannes, des écotypes pour désigner des
formes adaptées à une écologie bien spécifique, caractérisée par des facteurs biotiques et
abiotiques particuliers.

4
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

L’utilisation massive des variétés améliorées de l’oignon en Afrique fait craindre une baisse
drastique de la diversité génétique, ce qui nécessite des mesures rapides de protection des
ressources phytogénétiques de cette espèce (Rouamba et al, 2001). Sous l'égide de deux
organisations, FAO à travers l’organisation RADHORT (Réseau Africain du Développement
de l'Horticulture) et IPGRI, actuel Bioversity International, des réseaux ont été créés pour
coordonner la collecte, la conservation et l'utilisation des espèces sauvages, des variétés
améliorées, des variétés paysannes et des écotypes de l’oignon en Afrique (Currah, 2002).
Dans cette partie du monde, il existe une très grande diversité de l’oignon, classée selon la
couleur, la forme et la taille des bulbes, leur mode de culture, le gout, l’aptitude des bulbes à
la conservation et la longueur du jour minimale nécessaire à la formation du bulbe.

I.8. Marqueurs utilisés pour l’analyse de la diversité génétique


Le tableau 1 montre qu’il existe une diversité de variétés de l’oignon en Afrique. Cependant,
des variétés distinctes peuvent être inventoriées sous le même nom dans différents pays,
comme une même variété peut avoir des noms différents suivant la région ou le pays.
L’utilisation de marqueurs morphologiques, biochimiques et moléculaires contribue à mieux
cerner l’organisation de la diversité génétique au sein de l’oignon en Afrique.

I.8.1. Marqueurs morphologiques

Rouamba et al. (1997) signalent que la couleur et la forme des bulbes d’oignon sont les
principaux descripteurs morphologiques qui permettent de différencier les variétés d’Afrique.
Vingt-huit marqueurs morphologiques ont été identifiés à partir de caractères des bulbes, des
feuilles, des tiges, des fleurs et des graines de l’oignon. Si ces marqueurs sont facilement
observés à l’œil, ils ont l’inconvénient d’être dominants, d’être influencés par
l’environnement et de dépendre souvent du stade de développement de la plante (Cramer et al,
1999).

5
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

Tableau N°01 : Résume les principaux marqueurs qualitatifs de l’oignon et leurs


déterminismes génétiques.

I.8.1.1. Descripteurs des bulbes :


Les bulbes des variétés de l’oignon diffèrent considérablement par leur forme sphérique,
aplatie, conique, allongée ; leur couleur ; leur gout et leur aptitude à la conservation (Shigyo
et al. 2008).
Blanche, jaune, brune, rouge ou violette, la couleur des bulbes a été utilisée comme un critère
majeur pour analyser la diversité génétique, ainsi que pour classer, sélectionner et créer de
nouvelles variétés de l’oignon (Kim et al., 2009). Les oignons d’Afrique de l’Ouest sont de
couleur violette, blanche et parfois jaune, alors que les autres pays d’Afrique montrent une
dominance des variétés à bulbes rouges ou jaunes (Currah, 2002).
La couleur est principalement régie par une série de gènes à hérédité mendélienne mono- et
oligogénique (Reiman, 1931). La couleur blanche du bulbe peut être attribuée soit à un gène
inhibiteur (II) de couleur incomplètement dominant, qui supprime toute coloration, soit à un
gène récessif (rr) conduisant aux mutants incolores apparus dans les variétés de couleur
rouge, jaune ou brune (Davis et al., 1967). Ces mutants ont servi de point de départ à la
création de nouvelles variétés de l'oignon à bulbe blanc au Niger (Nabos, 1976). Kim et al.
(2004) indiquent l’existence d’un autre allèle (P) indépendant qui contrôle la couleur violette
des bulbes. Selon Fossen et al. (1996), la présence des composés flavonoïdes de la famille des
anthocyanes produit au niveau du bulbe des couleurs variant du rouge au violet.
I.8.1.2. Descripteurs des feuilles
Les pigments chlorophylliens des feuilles de l’oignon sont variables et permettent d’identifier
les types d’oignon. La couleur des feuilles des plantules de l’oignon peut être blanche, jaune,
verte pâle ou verte. Jones et al. (1944) ont étudié le déterminisme génétique du déficit de la
chlorophylle des feuilles de l’oignon. Les plantules albinos (a), jaunes (y), vertes pâles (pg)
ont toutes des génotypes homozygotes récessifs et meurent immédiatement après la

6
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

germination. Selon les mêmes auteurs, la brillance du feuillage, résultant de la présence de


cire sur la surface des feuilles, est conditionnée par des allèles récessifs au locus (gy).
I.8.1.3. Descripteurs des fleurs
Plusieurs loci régissent la stérilité mâle et la morphologie florale de l'oignon. Chez certaines
plantes, les périanthes ne se développent pas normalement autour des anthères. Davis (1966)
mentionne que ces traits font référence aux anthères exposées ou « exposed anthers » (ea) et
sont conditionnés par les génotypes récessifs à ce locus (ea). Selon Jones et al. (1944), la
couleur des anthères est contrôlée par le locus ya (yellow anthers) : ya ya correspond aux
plantes à anthères jaunes et Ya Ya ou Ya ya correspondent aux plantes à anthères vertes. En
outre, le périanthe blanc a été signalé comme étant récessif et contrôlé par un seul locus
(Davis, 1966).
I.8.1.4. Descripteurs des graines
Les différentes variétés de l’oignon ont des graines à tégument noir ou brun. Selon Davis
(1966), la couleur du tégument des graines est déterminée par le locus b avec B_ donnant un
tégument noir et le génotype bb donnant un tégument brun.

I.8.2. Marqueurs biochimiques

Selon Cramer et al. (1999), 24 enzymes différentes ont été caractérisées dans les graines et les
racines pour analyser la diversité entre l’espèce A. cepa et les autres espèces du genre Allium.
L’analyse de la diversité génétique dans une collection de 188 variétés améliorées de l’oignon
originaires des États-Unis à l’aide des enzymes alcool déshydrogénase (ADH), isocitrate
déshydrogénase (IDH), phosphoglucomutase (PGM), phospholglucoisomerase (PGI) a permis
de montrer que seule l’enzyme alcool déshydrogénase est polymorphe entre les variétés de
l’oignon (Peffley et al., 1987). Cependant, Rouamba et al. (2001) signalent que les enzymes
alcool déshydrogénase (ADH), 6-phosphogluconate déshydrogénase (6-PGDH), estérase
(EST), phosphoglucomutase (PGM), phospholglucoisomerase (PGI) et malate
déshydrogénase (MDH) sont polymorphes au sein de 16 écotypes d’oignon originaires de six
pays d’Afrique de l’Ouest.
D’une manière générale, l’ensemble des systèmes enzymatiques chez l’oignon peut être
réparti en deux groupes. Un premier groupe constitué des enzymes ADH, MDH, 6-PGDH,
PGM, EST et PGI, dont la structure et l’hérédité sont connues. Toutefois, la structure et
l’hérédité des systèmes PGI et MDH sont controversées. Selon Peffley et al. (1987), la PGI et
la MDH seraient codées chacune par deux loci. Par contre, Rouamba et al. (2006) montrent
que l’enzyme PGI est codée par un locus avec trois allèles, la MDH serait codée par trois loci
dont deux seraient monomorphes et un polymorphe. Le deuxième groupe est constitué de
toutes les autres enzymes dont la structure et l’hérédité ne sont pas encore connues.
L’évaluation de la diversité génétique des écotypes d’oignon provenant de l’Afrique de
l’Ouest, à l’aide de quatre enzymes (ADH, 6-PGDH, PGI et MDH), a permis à Rouamba et al.
(1997) de séparer des variétés provenant des pays francophones : Bénin, Burkina Faso, Côte
d’ivoire, Mali, Niger, des variétés du Nigeria, anglophone. Ces auteurs suggèrent l’absence de

7
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

flux de gènes entre ces cinq pays francophones et le Nigeria. En général, l’analyse de la
diversité génétique de l’oignon d’Afrique à l’aide de marqueurs enzymatiques montre une
homogénéité biochimique entre plusieurs variétés ou entre individus d’une même variété, qui
ne se reflète pourtant pas au niveau phénotypique, en particulier pour la forme et la couleur
des bulbes (Rouamba et al, 2001).
Par ailleurs, le polymorphisme des enzymes estérase, alcool déshydrogénase, isocitrate
déshydrogénase, phospholglucoisomerase a été utilisé pour distinguer le profil génétique de
l’oignon, de la ciboule et les hybrides des deux espèces (Cryder et al, 1991 ; Peffley et al,
2000).

I.8.3. Marqueurs moléculaires

À notre connaissance, aucune étude n’a été faite pour analyser la diversité génétique des
variétés de l’oignon d’Afrique à l’aide des marqueurs moléculaires. Pourtant, les
marqueurs Random Amplified Polymorphic DNA (RAPD), Restriction Fragment Length
Polymorphism (RFLP), Amplified Fragment Length Polymorphism (AFLP), Target Region
Amplification Polymorphism (TRAP) et Simple Sequence Repeats (SSRs) ont été utilisés avec
succès pour refléter des variations organoleptique et morphologique entre différentes variétés
de l’oignon, ainsi qu’entre l’oignon et d’autres espèces du genre Allium (Klaas et al, 2002).
Wilkie et al. (1993) ont utilisé la technique moléculaire RAPD avec 20 amorces aléatoires
pour analyser des variations entre six variétés de l'oignon dont cinq de jours longs et une de
jours courts. Parmi les 20 amorces, sept ont révélé des polymorphismes entre les variétés de
l’oignon, mais ces marqueurs RAPD ne permettent cependant pas de discriminer les variétés
de l’oignon en fonction de la sensibilité à la photopériode.
La technique RFLP a permis d’observer une différenciation génétique entre, d’une part, les
variétés améliorées de l’oignon de jours longs originaires de l’Europe (Espagne et Hollande)
et, d’autre part, celles de jours courts originaires des États-Unis (King et al., 1998).
Les marqueurs dominants AFLP ont été peu utilisés pour l’analyse de la diversité génétique
de l’oignon à cause de la taille du génome nucléaire, du nombre élevé d’hétérozygotes et du
faible taux de la diversité allélique (Van Raamsdonk et al, 2003). D’après King et al. (1998),
les marqueurs AFLP ont révélé une absence de polymorphisme chez les variétés hybrides et
les variétés paysannes de l’oignon originaires d’Europe, du Nord des États-Unis et du Japon.
Fischer et al. (2000) ont été les premiers à développer 30 marqueurs microsatellites
génomiques (SSRg) qui ont permis d’analyser la diversité entre 83 variétés de l’oignon venant
d’une vingtaine de pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Cependant, seuls quatre marqueurs
sont polymorphes, ce qui ne permet pas la discrimination inter-variétale. Plus tard, Kuhl et al.
(2004), Martin et al. (2005), McCallum et al. (2008), Kharl et al. (2010) et Baldwin et al.
(2012) ont identifié des marqueurs SSR g et SSR est (Expressed Sequence Tag): ceux-ci ont
conduit non seulement à la discrimination entre les variétés de l’oignon, mais aussi à mieux
caractériser la diversité génétique intra- et inter-variétale. En effet, l’utilisation de
20 marqueurs SSRg a permis à Baldwin et al. (2012) de regrouper, notamment en fonction de

8
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

la sensibilité à la photopériode, 24 variétés d’oignon originaires d’Amérique du Sud,


d’Espagne, du Portugal, d’Inde et de Nouvelle Zélande.
I.9. Différents types d’oignons
Il existe six principaux types d’oignon ou de modes des cultures : les oignons jaunes, les
oignons espagnoles, les oignons rouges, les oignons blancs, les oignons à botteler, les oignons
à marinades, et les oignons à semences.

I.9.1. Oignons jaunes


Les oignons jaunes sont cultivés à grandes échelle. Les hybrides
hâtifs en semis direct demandent de 75 à100 jours pour arriver à
maturité. Ils ont habituellement une durée d’entreposage courte ou
moyenne. Les hybrides de pleine saison et les hybrides tardifs
murissent entre 100à 110 après le semis. Il se conserve bien et
donnent un bon rendement avec des tolérances et des résistantes
intéressantes faces aux maladies. On plante aussi des oignons.
Figure 01 : Oignons jaunes

I.9.2. Oignons espagnoles


Les oignons espagnols sont généralement très gros ; il existe un cultivar. Les oignons
espagnols sont plus sucrée et plus doux que les autres types. Ils murissent en 120à150 jours et
sont habituellement démarrés en serre pour être transplantés en avril et mai.

I.9.3. Oignons rouges


Les oignons rouges demandent de 100à110 jours pour arriver à
maturité, mais ils ne se conservent pas long temps, sauf
quelques hybrides développés pou la conservation. Ils sont
cultivés à partir de transplants ou d’oignon ets.

Figure 02 : Oignons rouges

I.9.4. Oignons blancs


Les oignons blancs sont surtouts utilisés comme variétés à
botteler, mais ils peuvent devenir gros à l’automne avec une
chair ferme et douce, ils ne conservent pas long temps ils
exigent de 100 à 110 jours pour venir à maturité. Ils sont
difficiles à réussir à cause de leur susceptibilité à
l’anthracnose.

Figure 03 : Oignons blancs

9
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.9.5. Oignons à botteler


Les oignons à botteler, connus sous le nom populaire incorrect d’échalotes, sont des variétés
d’oignons que l’on récolte avant que le bulbe ne se développe. Ils sont prêt entre 60à 75 jours
après le semis direct. Il existe des variétés de printemps, d’été et d’automne.
I.9.6. Oignons à marinades
Les oignons à marinades sont des petits oignons d’environ 2 cm qu’on obtient en juillet et en
aout à partir de semis direct faits tôt au printemps. On en trouve des blancs et des jaunes qui
prennent entre 65 et 105 jours pour arriver à maturité. Il est important de les semer densément
pour obtenir de petits oignons.
I.10. Les variétés les plus cultivées en Algérie
Jaune paille de vertus, Jaune de valence, jaune d’Espagne, Rouge d'amposta, de Barletta...

Jaune de paille Rouge d’amposta Jaune d’Espagne

Figure N°04 : les variétés oignon en Algérie


I.11. L’importance économique
I.11.1. Evolution de la production d’oignon dans le monde
La production d’oignon est très répandue dans le monde, surtout dans la Chine où elle atteint
760000 tonnes en 2009. Elle est considérée comme un grand producteur d’Allium Cepa par
apport aux autres pays.
Les statistiques de la FAO enregistrent une augmentation de 60% pour la production mondiale
d’oignon durant les dix dernières années. 71.8 Millions de tonnes (MT) d’oignon sèches et 3.7
(MT) d’oignon frais.

10
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.11.1. Evolution de la production d’oignon dans le monde


Tableau N°02 : Production d’oignon dans le monde en tonne.

(source FAO 2014)

I.11.2. Evolution de la production d’oignon en Algérie

L’Algérie produit environ 11 millions Qx d’oignon sec par an. Les circuits de distributeur de
ce produit sont très limités et toute la production nationale est destinés exclusivement à la
consommation locale, une partie de la production est réalisée pour la multiplication et la
production de semence.
Tableau N°03 : Evolution de la production d’oignon en Algérie.

Année Superficie Production Rendement Qx/ha


2006 38417 7038732 183,21
2007 38519 8265920 214,59
2008 38370 7591660 197,85
2009 42662 9801600 229,75
2010 42455 10013040 235,85
2011 46013 11441710 248,66
2012 46274 11832680 255,70
2013 48667 13443850 276,24

Fait ressortir une évolution positive des superficies consacrées à la culture de l’oignon, ainsi
entre 2006 et 2013, celles-ci sont passées de 38400ha à 48600ha, soit une augmentation 12%
environ tandis que la production a presque doublé, en passant de 7038732Qx à 13443850Qx
L’on tient préciser, chose que ne reflété pas le tableau et que les rendements des Wiliyas de
Tiaret, de Tissemssilit et enfin de mascara avoisinent et parfois dépassent 500Qx.

11
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.11.2.2. L’importance économique dans la wilaya de Tiaret


La quantité de production d’oignon dans la wilaya de Tiaret a subi une augmentation de 337000
Qx entre 2009 et 2011, cette quantité enregistre une légère diminution de 10500 Qx en 2012; puis
une élévation de 323800 Qx en 2013. En 2014 elle diminue de 465300 Qx pour s’améliorer de
9700Qx entre 2015 et 2016, ces variations de production qui sont due à cause aux conditions
climatique, conditions de travail et la qualité de semences utilisés, sont résumées dans le tableau
ci-dessous:

Tableau N°04 : L’importance économique dans la wilaya de Tiaret

Campagne Superficie (ha) Production Rendement (Qx/ha)


(QX)
2009 1650 1412000 489
2010 2780 1450750 508
2011 2795 1749000 519
2012 3325 1738500 526
2013 3250 2062300 535
2014 3420 1597000 603
2015 2950 2020300 541
2016 3370 2030000 602

(Selon la DSA de Tiaret recueillez en 2016)

12
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.12. L’Utilisations des oignons


L'oignon est à la fois un légume et un condiment. Il peut se consommer cru ou cuit, ou
également confit au vinaigre. Ses feuilles (jeunes), aromatiques, sont parfois utilisées.

I.12 .1. Production de poudre d’oignon sèche

La poudre d’oignon est un produit aromatique qui peut s’utiliser dans la plus part des
préparations où entre habituellement l’oignon frais. Lorsqu’il est bien conditionné, c’est un
produit stable.
L’oignon en poudre, ou poudre d’oignon, est préparé à partir d’oignon déshydraté et
pulvérisé. La poudre, de couleur blanchâtre, peut être fine ou granuleuse dépendant du degré
de pulvérisation.
Ayant un goût légèrement piquant et sucré, elle est utilisée comme assaisonnement.
Des anti-agglomérants y sont habituellement ajoutés afin d’éviter qu’elle ne s’agglutine.
Malheureusement, ces additifs alimentaires n’apparaissent pas toujours sur la liste des
ingrédients.

Figure N°05 : Oignons poudre


I.12.2. Les vertus de l'oignon

Anti-cancer, bon pour la circulation sanguine, anti-diabète... Très apprécié de nos grands-
mères, l’oignon est l'allié incontournable de votre santé.
L'oignon est riche en sels minéraux et en oligo-éléments. Combinés ensemble, ces substances
minérales participent à la bonne santé de votre organisme et surtout, elles stimulent vos
défenses naturelles.

I.12.3. Les confits d’oignons

Le confit d’oignons est un grand classique du registre sucré-salé.


Les confits d’oignons sont préparés à partir d’oignons frais. Ils ressemblent à des
« confitures » aigres-douces délicatement vinaigrées.
Tout comme nos confitures et nos condiments sucrés-salés, nous les préparons au chaudron de
cuivre.

13
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

Figure N°06 : Confitures oignon


 Dégustez nos savoureux confits d’oignon :
 Confit d’oignons nature.
 Confit d’oignons à la figue noire.
 Confit d’oignons au piment d’Espelette.

Tableau N°05 : Valeur nutritive

Composition moyenne pour 100 g d'oignon


Énergie 34 kcal
Eau 89 %
Glucides 7,1 %
Lipides 0,2 %
Protides 1,3 %
Fibres 2,1 %
Calcium 25 mg
Magnésium 10 mg
Potassium 170 mg
Fer 0,3 mg
Vitamine C 7 mg
Vitamine B1 0,06 mg
Vitamine B3 0,3 mg
Vitamine B6 0,14 mg
Vitamine B9 0,02 mg
Vitamine E 0,14 mg

14
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.13. Le cycle de développement de l’oignon (Allium cepa L.)

Le cycle de l'oignon comporte 9 stades de développement, depuis la semence jusqu'au bulbe


parvenu à maturité.

Semis Pré-levée

La graine dans le sol après le semis Germination souterraine précédent la


Percée du cotylédon

Première feuille chute du cotylédon


Quand la première feuille apparaît Après un dessèchement progressif et
La plantule est toujours au stade drapeau l’émergence des secondes et troisième
Feuille, le cotylédon tombe

Chute de la première feuille Formation du bulbe


Après un dessèchement et la chute de le bulbe commence à prendre forme les
La première feuille, la seconde feuille tombe feuilles 2et 3 se dessèchent, pendant
Tandis que les feuilles 5,6 et 7 que les feuille 8 à 13 se développent
Apparaissent la plante est alors à son stade
De développement maximum

15
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

Epaississement du bulbe L’étalement de la plante


C’est le début de la régression de la végétative la phase végétative est achevées
Marquée par le dessèchement des feuilles 4, les feuilles gisent sur le sol et
5 et 6 ainsi que des principales feuilles commencent à se dessécher

La tunique est à présent terminée. Les feuilles et le collet sont complètement secs. Lors de la
récolte, le bulbe est totalement fermé et séparé de la partie aérienne

I.14. Caractéristiques physiologiques


La plante est bisannuelle. La première année se caractérise par un développement et une
croissance du feuillage sur une première partie du cycle, Puis par la formation du bulbe à la
base du feuillage sur une seconde partie du cycle. La deuxième année, après un repos
végétatif du bulbe, la plante monte à graines. Les besoins en eau sont essentiels à partir du
stade 6-7 feuilles pour développer l’appareil foliaire. Des déficiences en eau pendant la phase
de grossissement du bulbe entraînent des pertes de rendement importantes.
Les besoins en éléments fertilisants sont variables au cours du cycle. Les éléments les plus
importants sont principalement le phosphore et la potasse, important durant la période de
croissance végétative. L’azote ne devra pas être en excès pendant la période de bulbaison.

I.15. Exigent agro climatiques de la culture

I.15.1. Température de l’air


Bien que l’oignon soit cultivé sous toutes les latitudes sa végétation est très dépendante de
facteurs climatiques an particulier de la longueur de jour et de la température.
En effets, pour former un bulbe, la plante doit recevoir une durée d’éclairement supérieure
Une certaine valeur qui est une caractéristique variétale. Il an résulte la nécessité de choisir
une variété bien adaptée à la région. De même, les températures élevées sont favorables à la
formation du bulbe mais si la température augmente, les exigences en lumière diminuent.

16
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

Selon morseli (1992) l’oignon exige une gamme de température variable selon les phases de
développement. Le tableau ci – dessous résumé les différentes phases et leurs exigences
particulières en température.

Tableau N° 06:Phases de développement et température

Phase de développement Température


Germination 1à2 °c optimum 15°c
croissance 10 et 15°c
Bulbaison 17à21 °c jusqu'à 4à27°c

I.15.2. Humidité de l’air


Les exigences de l’oignon en humidité l’air ne sont pas grandes. Au contraire une
Humidité de l’air excessive peut crée les conditions favorables pour l’apparition et la
dissémination rapide du milieu.
I.15.3. La lumière :
La plante est très exigeante en lumière surtout au stade « plantule ». La bulbaison est nécessite
normalement un minimum de 10 heurs de lumière par jour (caractère variétale). Une humidité
de l’air excessive (>70% HR) peut entrainer une recrudescence de maladies cryptogamiques
redoutables (mildiou). La germination est moins exigeante en eau que la croissance ; en effet
75% des graines peuvent émerger dans un milieu très sec (humidité du sol proche de point de
flétrissement). L’optimum se situe voisinage de la capacité au champ du sol. La culture n’est
pas exigent.

I.16. exigent édaphique


I.16.1. Nature de sols
Les sols qui conviennent le mieux sont les sols sillico argileux ou argilo silliseux ayant une
structure stable et se ressuyant bien. Les terres humifères donnent en général une production
importante mais dont la conservation est moins bonne. Les terrains sableux peuvent
également convenir en sachant qu’il est alors nécessaire de palier aux coups de végétation,
résultant d’une alimentation irrégulière, toujours à craindre dans ce type de sol. Les irrigations
bien conduites se révèlent d’ailleurs souvent efficaces.
Il faut encore préférer les terres colorées se réchauffant bien et qui sont homogènes. Les terres
trop crayeuses sont à rejeter. Les parcelles avec de nombreuses pierres se prêtent très mal à
une mécanisation intégrale de la culture.
Les oignons réussissent moins bien dans les sols dont le pH est inférieur à 605.il est alors
nécessaire de procéder à un chaula que approprié pour éviter des blocages avec certains
élément fertilisant.

I.16.2. Climat
L'oignon est une bisannuelle, une période de basses températures (4 à 5°C) est nécessaire pour
l'initiation de la floraison. Au moment de la montaison, l'oignon est sensible à tous les stress,
un déficit hydrique est alors néfaste à la production grainière (baisse du nombre de graines par
ombelle et du poids de mille grains).

17
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.17. Les méthodes pour produire de l’oignon

Deux méthodes de production permettent d’étaler les


récoltes et donc l’approvisionnement du marché local.
L’oignon peut donc être cultivé à partir d’une plantation :

 De plants repiqués.
 De semis de graines.

Figure N°07 : Semis en ligne

I.17.1 Production d’oignon à partir d’un repiquage de plants

C’est la méthode la plus utilisée en milieu tropical dans les pays où les coûts de main d’œuvre
sont réduits.
La production se réalise en deux étapes :
-Les graines sont semées dans une pépinière. La densité est importante 6g/m²
-Au bout 5 mois, les plants sont repiqués dans la parcelle.

Figure N°08 : Plants repiquées

Tableau N°07: Avantages et inconvénients d’une production d’oignon à partir de plants


repiqués.

Avantages Inconvénients
-Bonne maîtrise sanitaire : il est facile de contrôler La préparation des plants en
l’enherbement ou les insectes dans des pépinières de pépinière ainsi que le repiquage
tailles réduites. demande de la main d’œuvre.
- Quand l’oignon est repiqué, il est déjà au stade 4-5
feuilles. Il sera donc beaucoup plus résistant aux
insectes et aux maladies
- Cette méthode permet d’obtenir des bulbes de calibre
homogène.
- C’est la seule méthode pour produire de l’oignon
dans les hauts. Les plants, élevés sous abris pendant la
saison fraîche sont repiqués à la fin de l’hiver
(septembre)

18
Partie bibliographique Chapitre I : Généralités sur l’oignon

I.17 .2 Production d’oignon à partir d’un semis de graines

C’est la méthode la plus utilisée en Europe. Elle présente l’avantage de réduire les temps de
travaux lors de la mise en place de la parcelle. Par contre, dans nos conditions tropicales, cette
méthode demande une forte technicité dans la maîtrise de l’enherbement, des insectes et des
maladies.

Tableau N°08 : Avantages et inconvénients d’une production d’oignon à partir d’un


semis de graines.

Avantages Inconvénients
- Mise en place facile Pendant les deux premiers mois, c’est-à-dire
- L’oignon produit se conserve bien jusqu’au stade 5-6 feuilles, cette méthode de
- Méthode de culture entièrement culture demande une surveillance accrue. Une
mécanisée attaque de thrips ou de mineuses peut
compromettre fortement le rendement.
- Le désherbage doit être bien maîtrisé pour
obtenir des oignons de calibre homogène

19
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

II.1.Itinéraires techniques de la production d’oignon


II.1.1. Techniques culturales pour la consommation en vert et la production de bulbes

II.1.1.1. Les pépinières

La pépinière est considérée comme le « berceau du nouveau-né ». C'est un endroit


spécialement aménagé pour la production de jeunes plants sains et vigoureux. Ces jeunes
plants sains sont ensuite repiqués à leur emplacement définitif. Il permet d'apporter les soins
nécessaires au bon développement de certaines semences surtout qu'elles demandent peu
d'espace donc facilement maîtrisable. Il offre l'avantage de pouvoir choisir au moment du
repiquage uniquement des plants sains et vigoureux. Vu son importance, son emplacement
nécessite un choix.

II.1.1.2. Pépinière d’oignon

- Utiliser la bonne semence disponible chez les producteurs spécialisés ou chez les
distributeurs agrée.
- Faire un test de germination avant semis pour s’assurer que les graines germent afin de
réduire les risques (technique simple mais faiblement pratiquée par les producteurs).
- Respecter une rotation parcellaire d’au moins 3 ans.
- Zones inondées pas besoin de rotation parcellaire à cause de l’eau.
- La rotation parcellaire est faiblement pratiquée par les producteurs (moins de
- 10%) à cause de la contrainte en capital terre.
- Certains producteurs alternent oignon céréales sur une année ou tous les deux ans.
- S’assurer d’une disponibilité en eau en quantité et en qualité pour couvrir le cycle de
production.
- S’assurer que l’eau d’irrigation et le sol ne sont pas salés.

II.1.1.3. Semis
- Pour l’oignon de la saison sèche fraîche, le semis intervient en début Octobre et s’étend
jusqu’en début Décembre.
- Choisir un sol riche, pas trop lourd et tenir compte du précédent cultural pour éviter une
succession oignon-oignon ou les autres spéculations de la même famille.
- Procéder à la technique de solarisation pour désinfecter le sol. (Pratique faiblement
développé par les producteurs: juste quelques producteurs semenciers avec l’appui de
l’ICRISAT.
- Utiliser des graines de la campagne précédente (dans les conditions actuelles de stockage,
la viabilité des graines est fonction de leur durée en conservation).
- Faire des semis en ligne en respectant un écartement de 10 cm entre les lignes.
- Les graines sont enfouies à 2 cm et soigneusement fermées.
- Faire un paillage jusqu’à la levée des jeunes plants.
- La durée en pépinière est de 40 à 50 jours.

20
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

- Pour obtenir des semences de pré base et base de la variété Rouge d’amposta, des semis
au mois de novembre sont recommandés. Cela permet épuration en fonction du taux de
floraison de première année (indésirable) et de la durée de stockage. Pour les semences
commerciales de la variété Rouge d’amposta, un semis au mois de décembre est
recommandé afin de réduire la période de stockage.

II.1.1.4. Repiquage des plants


A la veille du repiquage, arroser la pépinière et la superficie à emblaver. Les plants sont sortis
de la pépinière à l’aide d’un outil approprié, Procéder à la transplantation en triant les plants
vigoureux et en les habillant.

Trier et retenir les plants sains et vigoureux, les habiller et repiquer jusqu'à l’insertion des
premières feuilles.

Le repiquage s’effectue entre 45 et 50 jours après semis. Le terrain est préparé en bandes d’un
mètre de large, avec des passages de 50 cm. Les écartements de plantation sont 20×10 cm.

Figure N° 9 : Nouvelles plants d’oignon irrigués par aspersion


(Rechaiga (Tiaret) le : 23/12/2014)

II.1.1.5. Fertilisation

La nutrition minérale doit être bien conduite pour la production de bulbes-mères. Cette
nutrition affecte le rendement en semences l’année suivante. La fertilisation de l’oignon doit
comporter les quantités optimales suivantes : 100-200-200 unités N /P2O5/K2O. Une
fertilisation plus abondante en ces éléments donne en général un rendement plus élevé en

21
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

semences mais de qualité moins bonne, particulièrement au niveau du pouvoir germinatif et


de la longévité.
Pendant la phase végétative les besoins en azote sont élevés, ceux en P 2O5 et K2O sont
modérés. Au cours de la bulbaison, les besoins en P2O5 et k2O sont élevés. L’azote nécessaire
à la formation du bulbe provient en grande partie des feuilles, donc les besoins en N par des
apports minéraux diminuent. L’oignon répond bien aux apports de calcium, magnésium et
soufre. La fumure suivante y est adaptée :
 Fumure de fond
20-30t /ha de matière organique décomposée
500Kg/ha de phosphogypse
300Kg/ha de 10-10-20

 Fumure de couverture
Repiquage +20 jours : 300Kg /ha 10-10-20 +50Kg/ha 46-0-0(urée)
Repiquage+40 jours : 150 Kg/ha 18-46-0 (NPK) +100Kg/ha 0-0-48(sulfate de potasse)
Repiquage +60 jours : 150Kg /ha 18-46-0 (NPK) +100Kg/ha (sulfate de potasse)
Cela correspond à un bilan chimique de 137-208-216 unités N/P2O5/K2O, plus 140 unités
CaO et 170 unités SO3.

II.1.1.6. Entretien
La faible couverture du sol par la culture favorise le développement des mauvaises herbes qui
concurrencent la culture pour l’eau, la lumière, les nutriments et favorisent le développement
des maladies. Ainsi 3 à 4 sarclages, selon le cycle de la variété utilisée, sont nécessaires. Ces
sarclages peuvent être combinés avec l’épandage de la fumure de couverture. L’utilisation
d’herbicides en pré-émergence (avant germination des mauvaises herbes) permet de réduire le
nombre et l’intensité des sarclages : Ces herbicides sont à utiliser sur un sol bien mouillé,
suivi d’une irrigation directement après le traitement pour assurer l’efficacité du produit.

II.1.1.7. Irrigation

Pendant toute la culture d’oignon, il faut apporter 5mm d’eau par jour, en pépinière et jusqu’à
30 jour après repiquage, des apports journaliers sont nécessaire. Au début de la bulbaison, les
fréquences d’irrigation peuvent être réduites à une fois par 2 jours à raison de 10 mm/apport.
Quand les oignons approchent de la maturité, c’est-à-dire quand 30% des plants ont le
feuillage couché, on arrête l’irrigation. Avec un cycle moyen de 135 jours, dont 80 jours sous
irrigation en plein champ, cela fait 4.000 m3 pour une culture de bulbes-mère d’oignon, plus
255 m3 pour la période de pépinière.

22
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

 Le choix du matériel d’irrigation doit être raisonné en fonction de l’ensemble de la


rotation. Chaque mode d’irrigation a ses adeptes. Les deux techniques, lorsqu’elles sont
bien utilisées, permettent d’obtenir un résultat convenable.
Tableau N°09 : Les avantages et les inconvénients des méthodes d’irrigation

Figure N° 10 : Irrigation à goutte à goutte Figure N°11: Irrigation par aspersion

II.1.1.8. Épuration

Lorsqu’il s’agit de production de matériel de pré base, un ou deux passades en pleine


végétation, suivis d’un triage au moment de la récolte sont nécessaires. Pour la production de
semences commerciales, un triage au moment de la récolte suffit généralement. Ainsi les
stades recommandés pour effectuer les épurations sur une culture de bulbes-mères d’oignon
sont les suivants
 Stades et caractères à observer
1. Stade végétatif : Feuillage typique de la variété
2. Stade bulbaison : Floraison en première année
3. Récolte : Forme et couleur des bulbes mal formés, blessés ou malades.

23
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

II.1.1.9. Désherbage

La faible couverture du sol par la culture favorise le développement des adventices. Elles
concurrencent la culture et entretiennent une atmosphère humide favorable aux maladies.
Les itinéraires de désherbage se basent sur des faux semis avant la mise en place des graines
ou des bulbes. Pour les bulbes plantés, le désherbage thermique est possible jusqu'au stade 1
feuille du porte-graine (la première feuille est brûlée mais le plant redémarre rapidement). La
"sélectivité" de la herse étrille est plus aléatoire en plantation car les peignes arrachent une
quantité plus ou moins importante de bulbes.
Par des binages successifs on cherche à rapporter de la terre sur le rang pour éliminer les
mauvaises herbes. Mais les binages sont à effectuer avec précaution car ils risquent
d'endommager une partie des racines qui colonisent l’interligne. Entre les binages
mécaniques, des binages manuels peuvent être nécessaires. Sur des cultures correctement
implantées, on peut également envisager l'utilisation d’une bineuse à étoile ou à brosses
verticales qui respecteraient mieux le système racinaire. Enfin le désherbage thermique dans
l'interligne peut être mis en œuvre sur jeunes adventices lors du dernier passage au stade
début montaison du porte-graine. Dans la culture d'oignon porte-graine, certaines adventices
(renouée liseron, liseron, panic, millet, sétaire) et repousses (Poireau, radis, colza, débris de
blé, orge, sorgho, tournesol) donnent des graines et/ou impuretés difficiles voir impossibles à
trier (ce qui peut aller jusqu'à entraîner le refus du lot). Ces adventices ou repousses devront
être détruites manuellement en dernier recours. Sinon, il faudra prendre un maximum de
précaution à la récolte qui devra se faire manuellement ombelle par ombelle, pour ne pas
ramasser en même temps des graines de "mauvaises herbes".

II.1.1.10. Récolte

Les arrosages sont arrêtés quant 30 % des plantes ont les feuilles couchées. La récolte
s’effectue 10 à 15 jours plus tard, lorsque les feuilles sont au 2/3 séchées. Elle se fait à la main
et avec précaution pour éviter les blessures. Le séchage peut continuer sur le champ pendant 1
à 2 jours après l’arrachage. Le feuillage est coupé à 5 cm du collet.

24
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

Figure N° 12: La récolte des oignons

II.1.2.1. Conservation des bulbes-mères


Pour la conservation de l'oignon deux phénomènes importants sont à considérer:

• la dormance que l'on cherche à maintenir. On cherchera également à éviter ou ralentir le


bourgeonnement
• l'attaque par les champignons qui se fait dès le champ et dont on cherche à éviter la
progression.

II.1.2.2. Considération concernant l'aptitude au stockage

Variétés d'oignons
Il existe une corrélation entre une bonne aptitude au stockage et une forte teneur en matière
sèche des bulbes.
Les variétés colorées, à forte teneur en matière sèche (12 % - 13 %), se conservent mieux que
les variétés à faible teneur (9 % - 10 %).

Pratiques culturales
Éviter à partir de la tubérisation un apport d'azote qui risque d'entraîner une mauvaise
formation du bulbe.
Éviter également des irrigations tardives qui peuvent favoriser l'attaque des champignons.

25
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

II.1.2.3. La récolte
En conditions sèches, il est conseillé de récolter dès que les «feuilles» tombent et de laisser
sécher en andains sur le champ pendant 5 à 10 jours. Après ce séchage naturel et économique,
il faut procéder au séchage forcé et au curing.
En conditions humides, on peut récolter avant que les feuilles ne soient totalement vrillées et
procéder immédiatement au séchage et au curing.
II.1.2.4. Transport et manutention
Les oignons doivent être manutentionnés avec précaution, en évitant les hauteurs de chutes
supérieures à 1 m, ce qui peut être réalisé en prévoyant des ralentisseurs de chute en toile.
Enfin, on a intérêt avant le stockage à éliminer les bulbes blessés et déjà visiblement attaqués

II.1.2.5. Conditionnement des oignons


Effanage: certains considèrent que l'effanage immédiatement après l'arrachage suivi d'un
ressuyage de quelques jours assure une meilleure conservation.

II.1.2.6. Attaques de champignons


Les principales attaques sur l'oignon sont dues au Botrytis et notamment à Botrytis allii sur les
bulbes. Il attaque la plante dès le champ en pénétrant par les feuilles et en progressant vers le
collet, qu'il atteint à la maturation du bulbe. En conservation il va entraîner une pourriture du
bulbe.
Après la récolte, on lutte contre la progression du champignon par le séchage et le curing
II.1.2.7. Séchage
II.1.2.7.1. Séchage et curing
Le séchage a pour effet d'éliminer l'eau en excès dans les tuniques externes et dans le collet de
l'oignon et de gêner la progression du Botrytis.
Le curing qui lui succède va donner une belle coloration aux tuniques externes, et va agir sur
les oignons partiellement lésés.
Comme les niveaux de température utilisés sont voisins, on combine ces deux opérations en
une.
II.1.2.7.2. Conditions optimales pour le séchage et le curing
Température et humidité
La température de séchage doit être supérieure à 21° C mais ne doit jamais dépasser 38° C
pour ne pas entraîner de trop importantes pertes en poids. Il semble qu'un optimum soit
obtenu en séchant le produit avec un air de 30° C pendant 4 à 10 jours.
L'air de séchage doit, d'autre part, avoir une humidité relative comprise entre 60 % et 70 %.
Cette dernière ne devra jamais être supérieure à 75 % afin d'éviter la création d'une ambiance
favorable au développement de champignons.

Débit spécifique de l'air de séchage


Concernant le débit spécifique de l'air de séchage, les recommandations sont très variables
(Hollande: 700 m³/h/t, Canada: 180 m³/h/t). Le plus fréquemment il est conseillé de maintenir
un débit d'environ 450 m³/h/t pendant les 3 à 5 premiers jours de séchage. Ce débit pouvant
être abaissé à 200 m³/h/t en fin de séchage et pendant le stockage.

26
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

II.1.2.8. Stockage
II.1.2.8.1. Le stockage des oignons
La durée de conservation des oignons est étroitement liée au phénomène de dormance. Dès sa
maturité, le bulbe entre dans une phase de dormance plus ou moins longue selon les variétés,
mais également selon les conditions de culture, récolte et conservation.
Certains niveaux de température sont favorables à la conservation des oignons en freinant la
reprise de végétation: ce sont soit des températures basses (0° C à 5° C) soit des températures
de l'ordre de 25° C.

Les températures de 10° C à 15° C sont à éviter car elles vont lever la dormance et favoriser la
germination.

II.1.2.8.2. L'influence de la température sur la conservation de l'oignon permet de


définir deux techniques de stockage:
Le «stockage froid» à 0° C - 5° C qui, dans les zones où cela est possible, utilise les faibles
températures extérieures, ou qui, dans le cas contraire, nécessite des installations frigorifiques
ou chambres froides.
On considère que l'optimum se situe à:
Température = 0° C
Humidité relative = 64 %.

• Le «stockage chaud» à environ 25° C - 30° C, qui est beaucoup plus facile à mettre en
œuvre en zones intertropicales.
Il semblerait également que cette technique soit préférée à la réfrigération car elle donnerait
des produits de meilleure qualité et de meilleur aspect.
Pour éviter une trop forte dessiccation des oignons, il est nécessaire de maintenir l'ambiance à
une humidité relative voisine de 70%.

II.1.2.8.3. Les installations de stockage


a) Au niveau de la ferme
Les tresses d'oignons (bulbes attachés par les feuilles) suspendues sous hangar constituent une
technique qui est traditionnellement utilisée lorsque le stockage intéresse des petites quantités
de produit. On peut également entreposer les bulbes sur clayettes. Sur chacune d'elle,
cependant, l'épaisseur d'oignons ne devrait pas dépasser 2 couches superposées.
L'utilisation du «crib» semble également pouvoir être envisagée, l'épaisseur de la couche ne
devant pas alors dépasser 50 cm.
b) Stockage commercial
Les bulbes sont généralement équeutés et stockés en vrac ou en caissettes. La densité
apparente est d'environ 500 kg/m³.
- soit un stockage en vrac en cellule ventilée. La hauteur de stockage ne doit pas excéder 3 m.
- soit un stockage en caisses superposées. Le fond des caisses est à claire-voie pour permettre
le passage de l'air de séchage et de ventilation au travers des lots.

27
Partie bibliographique Chapitre II : Production des bulbes mère

II.1.2.9. Conclusion
Les bulbes d’oignon sont des produits périssables. Le stockage/conservation est une activité
délicate dont le succès dépend de la maitrise de beaucoup de paramètres techniques. Il est
important de sensibiliser et de former les producteurs sur les effets combinés de bons
itinéraires de production, de récolte et de stockage.

Figure N°13: La conservation des oignons

28
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

III.1.Techniques culturales
III.1.1.Plantation et production de semences

III.1.1.1.Préparation des oignons porte-graines

-choisis des oignons qui correspondent aux critères vers lesquels doit évoluer ma variété.
-Ils doivent avoir une légère teinte rose tant au niveau des pelures qu’à l’intérieur du bulbe sur
le bord de chacune des épaisseurs.
-La forme de l’oignon : ni trop plate ni trop longue. J’ai remarqué que les oignons plats se
conservent moins longtemps, s’ils sont trop longs il y a une perte de rendement.
-Le plus bel aspect possible. Les pelures extérieures doivent pouvoir se détacher le plus
facilement possible de façon à avoir une belle présentation.
-L’oignon doit rester en dormance le plus tard possible. Les racines et le germe ne doivent
s’exprimer que le plus tard possible. Ceci permet une conservation naturelle la plus longue
possible (mars-avril). En culture chimique ils utilisent des hormones pour empêcher la
montaison.

Figure N°14: Préparation des bulbes pour la production des semences

28
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

Les variétés qui nécessitent une vernalisation pour assurer la floraison sont mises en chambre
froide à 8-12°C pendant 4-6 semaines avant la plantation. Ensuite les bulbes subissent un
dernier tri pour les pourritures, la forme et la couleur du bulbe avant plantation. La plantation
des bulbes-mères est possible à partir de début octobre. La plantation s’effectue en doubles
lignes : 0,5 m entre les lignes, 1m entre les doubles lignes et 0,2m sur les lignes soit (0,5 +1)
×0,2 m. Cela correspond à une densité de 66.600 plants par hectare qui permet des travaux
sans grand risque de rupture des tiges florales et donne des récoltes optimales. Les bulbes sont
trempés dans une solution de bénomyl (30 g de Benlate dans 10 L d’eau pendant 20 minutes)
juste avant la plantation.

Figure N°15 : La plantation

Le positionnement du bulbe lors de la plantation est un facteur important pour la suite de la


culture: Le collet vers le haut, le plateau racinaire bien en contact avec le lit de plantation. La
plantation est réalisée en écartant la terre à la main. En sol lourd, les bulbes sont disposés à la
main dans des sillons tracés au préalable au buttoir. Après la plantation, les bulbes doivent
être recouverts de 1 à 2 cm de terre au-dessus du collet. L’installation de brise-vent est à
conseiller : On peut semer tous les 12 à 25 m un rang de sorgho ou maïs, ou installer un brise
–vent artificiel. Les brise-vent protègent les tiges contre la casse la causée le contre le
dessèchement des fleurs.

29
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

Figure N°16 : Début montaison (Rechaiga (Tiaret) le : 08/04/2015)

III.1.1.2.Fertilisation

Fumure de fond
Fumure de couverture
Au moment de la sortie des premières hampes florales
Cela correspond à un bilan chimique de 95-184-192 unités N /P2O5/K2O, plus 180 unités SO3

III.1.1.3. Entretien
Généralement deux ou trois sarclages suffisent. On peut également utiliser les herbicides cités
pour la culture de bulbes-mères en première année.

III.1.1.4 Irrigation pour les champs de pied mère


Après la plantation, des irrigations journalières à raison de 5 mm par jour sont nécessaires.
Une fois atteint le stade de plein développement végétatif et montaison en fleurs, l’irrigation
peut être amenée à 10mm par 2 jours. Au stade de remplissage des graines, l’irrigation doit
être de 8 mm par 2 jours. Après la deuxième récolte d’ombelles, l’irrigation est arrêtée.

30
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

Figure N°17 : Irrigation par aspersion Rechaiga (Tiaret) le : 08/05/2015

III.1.2. Floraison et isolation

Les fleurs d’une couleur blanc-verdâtre sont groupées


en ombelles de 50 à 750 fleurs. Chaque fleur, de 3 à 5
mm de long possède 6 étamines et un style sur un
ovaire tricolore avec 2 ovules par cellule.

L’autopollinisation à l’intérieur de la fleur est difficile


et la pollinisation entre pieds est fréquente (plus de
90%). L’autopollinisation est difficile car la plus
grande partie du pollen la fleur est libérée avant que le
stigmate ne soit réceptif (protandrie). Les insectes
(principalement les abeilles et les mouches) réalisent
le transport du pollen. Cependant un appui manuel
(passage de la main sur les ombelles) peut être apporté
pour avoir un taux fécondation plus élevé.

31
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

Figure N°18 : Ombelles d’oignon (Rechaiga ; Tiaret) le : 08/05/2015

La floraison d’une ombelle peut s’étaler sur une période de 2 semaines ou plus. Pour un
même bulbe, l’ombelle première montée, est aussi la première à fleurir. Puis les autres
fleurissent selon leur précocité de montaison.
Le diamètre du bulbe a un impact sur le nombre de hampes par bulbe. Le calibre 60-80mm
donne en moyenne 9 ombelles par bulbe, le calibre 40-60 g donne 7 ombelles par bulbe et le
calibre 40 mm en donne 3 à 4 par bulbe.
Le pourcentage de fleurs fécondées dépasse rarement 70%. Le nombre des graines par
ombelle varie de 100 à 1.500, soit 5 à 6 g maximum par ombelle.
La distance minimale recommandée pour la production de semences de pré base et base, entre
deux variétés différentes, est de 1.000 m et 400 m pour les semences commerciales.

Figure N°19: Nombre des tiges Rechaiga (Tiaret) le : 08/05/2015

32
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

III.1.3. Épuration
Les stades recommandés pour effectuer les épurations sur une culture de port-graines sont les
suivant :

 Stade Caractères à observer


1. Après stockage forme et couleur du bulbe repousses précoces avant plantation
2. Apparition des inflorescences comportement de la plante.

III.1.4. Désherbage

Les itinéraires de désherbage se basent sur des faux semis avant la mise en place des graines
ou des bulbes. Pour les bulbes plantés, le désherbage thermique est possible jusqu'au stade 1
feuille du porte-graine (la première feuille est brûlée mais le plant redémarre rapidement). La
"sélectivité" de la herse étrille est plus aléatoire en plantation car les peignes arrachent une
quantité plus ou moins importante de bulbes.
Par des binages successifs on cherche à rapporter de la terre sur le rang pour éliminer les
mauvaises herbes. Mais les binages sont à effectuer avec précaution car ils risquent
d'endommager une partie des racines qui colonisent l’interligne. Entre les binages
mécaniques, des binages manuels peuvent être nécessaires. Sur des cultures correctement
implantées, on peut également envisager l'utilisation d’une bineuse à étoile ou à brosses
verticales qui respecteraient mieux le système racinaire. Enfin le désherbage thermique dans
l'interligne peut être mis en œuvre sur jeunes adventices lors du dernier passage au stade
début montaison du porte-graine. Dans la culture d'oignon porte-graine, certaines adventices
(renouée liseron, liseron, panic, millet, sétaire) et repousses (Poireau, radis, colza, débris de
blé, orge, sorgho, tournesol) donnent des graines et/ou impuretés difficiles voir impossibles à
trier (ce qui peut aller jusqu'à entraîner le refus du lot). Ces adventices ou repousses devront
être détruites manuellement en dernier recours. Sinon, il faudra prendre un maximum de
précaution à la récolte qui devra se faire manuellement ombelle par ombelle, pour ne pas
ramasser en même temps des graines de "mauvaises herbes".

III.1.5. Récolte et extraction

Une ombelle d’oignon port-graines est considérée mûre lorsque 2 ou 3 capsules sont
ouvertes. L’humidité des gaines est alors d’environ 30 %. A ce stade, la hampe florale et les
filets des inflorescences sont toujours verts.
La maturité arrive rapidement et il est nécessaire de contrôler régulièrement l’état d’ouverture
des capsules.
La récolte commence 55 jours après la plantation (selon la variété, la qualité du matériel
végétative du départ et les conditions de conservation).
Elle s’échelonne sur 2 ou 3 semaines avec 2ou3 passage.

33
Partie bibliographique Chapitre III : Production de semence

Figure N°20 : Extraction des grains d’oignon

La récolte est effectuée à la main, ombelle par ombelle. Les tiges sont coupées à 3-4 cm en
dessous de l’ombelle. La récolte est faite en condition sèches en évitant cependant les heures
les plus chaudes.
Le séchage des ombelles est à effectuer obligatoirement avant le battage. Il doit commencer
immédiatement après la récolte, afin d’éviter une augmentation de la température par
fermentation.

III.1.6. Inconvénient dans la production de semence


Si la technique production de semence d’oignon en un cycle dont la durée et de deux ans est
bien maitrisée, il est par contre impossible de suivre la traçabilité de la semence de départ
aboutissant au bulbe, bulbe devant servir à la production de semence après une certaine
période de stockage.
Certains agriculteurs achètent leurs semences, au marché hebdomadaire conditionnées dans
des bouteilles sans aucun étiquetage, sans date de production, ni de péremption, ni du nom du
producteur.
Certains utilisent la semence de leur propre production, production hors normes parce qu’elle
va subir une dépréciation de rendement due à la consanguinité.
Et enfin d’autres producteurs font appel à une semence standard ou hybride produite par des
grainetiers spécialisés (Clause, Vilmorin).
Les délais impartis sont trop courts pour permettre un recueil et une analyse des informations
pouvant aboutir à une amélioration des rendements par le coté génétique (variété).

34
Partie bibliographique Chapitre IV : Les maladies

IV.1. Parasites attaquant les plantules

IV.1.1. charbon, urocystis cepulae

Le charbon est causé par Urocystis cepulae, un champignon terricole qui infecte le fouet
(cotylédon) à la levée. Il n'est pas rare que les semis survivent à cette infection initiale, mais
les feuilles et les jeunes bulbes présentent par la suite des boursouflures et des stries noires
caractéristiques au fur et à mesure que le champignon gagne les nouvelles feuilles. Il faut
s'attendre presque chaque année à ce que cette maladie cause la mort de certaines plantules.
Du temps pluvieux et froid au printemps augmente l'incidence du charbon étant donné que les
semis sont alors plus lents à lever et que le fouet séjourne en conséquence plus longtemps
dans le sol. Pour la même raison, les semences enfouies trop profondément sont plus
prédisposées à cette infection. Les spores du champignon causant le charbon survivent dans le
sol pendant de nombreuses années, et même des rotations sur plusieurs années n'arrivent pas à
réduire l'incidence de la maladie. Pour atténuer les pertes, on peut utiliser des semences
traitées. Par contre, pour éviter la maladie, il est préférable de recourir à des plants à repiquer.
La maladie se propage lorsque de la terre ou des oignons contaminés sont déplacés vers des
zones saines.

Figure N°21 : Charbon

IV.1.2. Parasites telluriques attaquant les plantes en végétation et les bulbes dans le sol

IV.1.2.1. Pourriture blanche (sclerotium cepivorum)

La pourriture blanche est causée par le champignon terricole Sclerotium cepivorum. Il s'agit
d'une maladie très dévastatrice qui apparaît d'abord dans le champ et qui continue sa
progression en cours d'entreposage.

Dans la partie aérienne de la plante, cette maladie se manifeste d'abord par le jaunissement et
le dépérissement progressif des feuilles à partir de leur extrémité puis par leur affaissement au
sol. Toutefois, ces seuls symptômes peuvent aussi bien être attribuables à d'autres causes
(larve de la mouche de l'oignon, par exemple). Pour bien identifier la maladie, il faut
examiner les bulbes et les racines : la pourriture blanche se manifeste par une pourriture molle
et une moisissure blanche et duveteuse, laquelle est parsemée de masses de petits sclérotes
noirs. Ces sclérotes survivent dans le sol pendant de nombreuses années. Les bulbes infectés
peuvent pourrir dans les caisses-palettes et tacher d'autres bulbes. La pourriture blanche se

35
Partie bibliographique Chapitre IV : Les maladies

développe normalement par plaques dans le champ et pose moins de problèmes lorsque les
sols sont chauds (plus de 24c°) et secs.

Figure N°22 : Pourriture blanche

IV.1.2.2. Maladie des racines roses

La racine rose de l'oignon est causée par le champignon terricole phoma terrestris. Bien que
ce champignon soit présent dans de nombreux sols, il n'entraîne que des pertes sporadiques.
Cette maladie provoque essentiellement une diminution de la taille des bulbes. Elle est
facilement identifiable à la couleur rose ou marron des racines infectées. Dans les cas graves,
cette maladie peut faire mourir les racines et provoquer l'affaiblissement et le rabougrissement
des plants, surtout dans les parties plus sèches du champ. À moins que la culture ne subisse
l'agression de la chaleur ou d'une sécheresse, les pertes de rendement sont rares dans les bons
sols.

Figure N° 23 : Racine rose (racine saine en bas; racine infectée en haut)

IV.1.3. Maladies bactériennes

Plusieurs bactéries (Pseudomonas et Erwinia spp.) sont responsables d'un certain nombre de
symptômes connus sous les noms de pelure glissante, de pourriture bactérienne et de
pourriture molle. Selon le moment où survient l'infection, ces maladies peuvent se manifester
sur les feuilles avant la récolte ou une fois que les bulbes sont entreposés depuis un certain
temps. En général, ces maladies bactériennes surviennent pendant les périodes de temps

36
Partie bibliographique Chapitre IV : Les maladies

pluvieux et doux. Les tissus qui ont subi des dommages y sont particulièrement prédisposés.
Les symptômes foliaires initiaux sont la dégradation sévère d'une ou de plusieurs feuilles.

Les oignons à pelure glissante semblent souvent sains en surface. Ce n'est que lorsqu'on les
presse dans la main que les parties internes pourries glissent par le col. La pourriture
bactérienne se manifeste d'abord par des feuilles jaunes ou brunes partiellement pourries sur
le plant en croissance. La pourriture molle qui se développe près du col laisse ces feuilles se
détacher facilement de l'oignon. Comparativement à la pelure glissante, la pourriture
bactérienne est moins aqueuse et les tuniques infectées se détachent des tuniques saines. Les
symptômes de la pourriture molle vont de la tunique spongieuse, gorgée d'eau, au bulbe
complètement désagrégé. Les éclaboussures de sol sur le plant sont la principale source
d'infection.

Figure N°24 : Pelure glissante

Figure N°25 : Pourriture bactérienne

Figure N°26 : Pourriture molle

37
Partie bibliographique Chapitre IV : Les maladies

IV.1.4. Maladies cryptogamiques des feuilles et des graines

IV.1.4.1. Le mildiou de l'oignon

Le mildiou de l'oignon est causé par Peronospora destructor, un champignon aérogène. Cette
maladie n'est peut-être pas aussi fréquente que la brûlure de la feuille, mais lorsque les
conditions sont propices à sa propagation, le mildiou peut détruire une culture d'oignons en un
rien de temps.
Les premiers symptômes du mildiou(en février-mars) sont la formation d'un duvet gris violacé
sur les feuilles normalement vertes. Le duvet se voit plus facilement tôt le matin. Souvent, la
maladie se manifeste d'abord par plaques. Sa progression est favorisée par du temps frais
(moins de 22 °C) et humide. Les feuilles atteintes pâlissent, puis jaunissent, se fanent et
meurent. La phase où les feuilles sont vertes pâle et jaunes est caractérisée par des lésions de
forme ovale qui offrent souvent une porte d'entrée à d'autres maladies comme la tache pourpre
ou à des infections bactériennes. Plusieurs cycles de sporulation et d'infection peuvent se
produire, et trois ou quatre de ces cycles suffisent à détruire une culture entière d'oignons en
30 à 45 jours.

Lutte

- Exposition ensoleillée et aérée, sol filtrant, éviter les parcelles


À l'ombre d'une haie.
- Protéger les plantes à l'hydroxyde de cuivre

Figure N°27 : Mildiou

IV.1.4.2. Botrytis (Botrytis allii)

Il se manifeste par de petites fructifications gris clair sur les bulbes et les hampes.
Son optimum de développement est 14-16°C avec une Humidité saturante. La dissémination
des spores a lieu après une chute brutale de l'humidité de l'air.
A la plantation, le botrytis empêche un bon enracinement et fait disparaître des bulbes ; à la
montaison, il freine la sortie des hampes ; de la floraison à la maturité, il dessèche les hampes
florales. Avec pour conséquences, une verse précoce, une baisse du rendement et de la faculté
germinative. Cette maladie peut être transmise par les semences.

38
Partie bibliographique Chapitre IV : Les maladies

Lutte

- Utilisation de bulbes sains.

- Retrait, hors de la parcelle, des plants contaminés

Figure N° 28 : Botrytis

IV.1.5. Ravageurs

Peu de ravageurs s'attaquent à la culture de l'oignon porte graine et leur développement est
généralement équilibré par la présence d'auxiliaires. Les premières observations sur oignon
porte-graine biologique n'ont montré aucune attaque importante de ravageur.

IV.1.5.1. Mouche de l'oignon (Delia antiqua)

La mouche commence à pondre en avril. L'asticot peut causer des dégâts sur les bulbes. Son
action est aggravée par le développement de pourritures bactériennes.

IV.1.5.2. Teigne (Acrolepiopsis assectella)

C'est un petit papillon, mais seule la chenille cause des dégâts en minant les tissus. Elle réduit
l'alimentation des graines et provoque le détachement des pédoncules floraux entraînant la
diminution ou la perte du potentiel grainier en fin de cycle de la culture.

Lutte

Traitements avec le Bacillius thuringiensis Sérotype 3a et 3b contre les larves de


Lépidoptères.

39
Partie bibliographique Chapitre IV : Les maladies

IV.1.5.3. Thrips (Thrips tabaci)

Ils entraînent des décolorations et déformations des tissus sur jeunes plants et la croissance est
ralentie. Ils favorisent l'installation de champignons saprophytes. Sur ombelles en fin de cycle
où ils s'alimentent en piquant les pédoncules floraux, ils font baisser la qualité des semences.

Lutte : avec des auxiliaires Orius insidoisus, O. majusculus, O.laevigatus, Amblyseius


degenerans (sous abri), chrysopes.

IV.1.5.4. Nématodes (Ditylenchus dipsaci)

Le feuillage et les hampes se déforment. Les hampes peuvent éclater. L'aspect végétal reste
chétif. Les nématodes sont propagés par le sol, les semences et les bulbes.

Lutte :

- Rotations longues

- Élimination des plantes ayant un aspect anormal, difforme ou éclaté

40
Partie II
Expérimentale
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I.1.But de l’essai
Notre objectif consiste d’abord en, une étude comparative de 5 variétés d’oignon (2 variétés
fixées Rouge d’amposta et jaune de paille, 2 variétés local rouge et blanc ainsi que un hybride
Fonto F1).
I.2.Présentation de la zone d’étude
Ksar chellala est une commune algérienne de la wilaya de Tiaret. Elle est située à 116 km à
l'Est de Tiaret et à 260 km au Sud d'Alger dans les Hauts-plateaux.
La ville de Ksar Chellala est située au cœur de la steppe centrale de l’Algérie, elle se localise
sur le versant du Djebel Ben Hamed a une altitude moyenne de 800m. Les reliefs
environnants culminent pour le plus haut d’entre eux à prés de 1100m. Le paysage de manière
générale reflète un environnement de type steppique dégradé ou l’on découvre une végétation
à base d’afla et d’armoise ¨Le couvert végétal arborescent est totalement absent du fait d’un
climat qui ne cesse de se dégrader depuis quelques décennies. A ce propos, nous notons une
quantité de précipitations variable au gré des saisons et des années d’environs 250
mm/moyenne. L’ensemble de ces facteurs naturels ont prédestiné la zone à pratiquer une
économie agro-pastorale de type traditionnel, l’élevage ovin constitue l’essentiel des activités
appuyé par un secteur tertiaire représenté en particulier par l’enseignement. Les reliefs sont
essentiellement composés de calcaire appartenant à l’étage crétacé. D’autre formation gréso -
calcaires et marno calcaires sont visibles mais de moindre importance se remarquent dans la
zone. La richesse de ces formations réside dans le fait qu’il existe des aquifères riches en eau
aux débits importants particulièrement dans les communes de Ksar Chellala, Serguine,
Zemalet Al Emir Abdelkader et Rechaiga au niveau de l’étage albien.

Figure N° 29: Photo satellitaire du site de Ksar chellala (Google Earth 2017)

41
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I.3. Matériel et méthodes

I.3.1.Matériel végétal

La semence utilisé se composé d’une variété hybride « Fonto F1 » et de deux variétés fixées
« Jaune de paille » et « rouge d’amposta » et de deux variétés locale « Rouge local» et
« blanc local». Ces cinq variétés sont largement disponibles sur le marché local.

Figure N° 30 : Les semences utilisées

42
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

Tableau N°10 : Caractéristique des variétés utilisé

Variétés Caractéristique des variétés utilisées


jaune de paille Cette variété rustique et très productive donne des
gros bulbes jaunes, plats et épais qui se conservent
très bien.
Origine : la France
Nombre de graines au gramme: 288 grains

Rouge d’amposta Variété traditionnelle de jour moyen très souple


d’utilisation. Production homogène de bulbes
rouges et sphériques.
Origine : Etats-Unis
Nombre de graines au gramme : 250 à 300grains

Fonto F1 Origine : Italie


Nombre de graines au gramme: 200 grains

Rouge local La plupart des producteurs réservent chaque année


une petite parcelle où ils produisent leurs propres
semences à partir de bulbes (conservés)
de la production de la saison précédente
Origine : production local de la région « Rchaiga »
Tairet

Blanc local La plupart des producteurs réservent chaque année


une petite parcelle où ils produisent leurs propres
semences à partir de bulbes (conservés)
de la production de
la saison précédente
Origine : production local de la région
Mostaganem

43
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I.3.2.Les engrais

Nous avons utilisé deux types d’engrais soluble

 Un engrais démarrage « 13 40 13 »
 Urée « 30 8 10 »

Figure N°31 : Engrais démarrage

I.4.Méthodes

I.4.1. Dispositif de l’essai

Le dispositif retenu pour notre essai est celui des blocs randomisés, il a été choisi pour
faciliter la mise en place de l’essai, les calculs statistiques et ce, en raison de sa simplicité et
sa possibilité d’application à toutes sorts d’expériences.

Il a l’avantage d’être simple à réaliser et permet le contrôle de l’hétérogénéité du sol ainsi que
la comparaison entre traitements.

Figure N°32 : Dispositif de l’essai

44
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I 4.2. Fiche technique du dispositif


Nombre de blocs 4
Distance entre blocs 0,50 m
Nombre de parcelles élémentaires par blocs 7
Longueur d’une parcelle 1m
Larguer d’une parcelle 1m
Surface d’une parcelle 1m2
Nombre totale de parcelles élémentaires 28
Ecartement entre ligne 10cm
Surface d’un bloc 7m2
Surface totale de l’essai 40m2
Nombre de graines par ligne 266
Poids de graines par parcelle 6,25 gramme
I.4.3.Test de germination

Il est important de vérifier que les graines germent bien avant le semis, de ce fait on procédé à
un test de germination sur boite pétri. En mettant dans chaque boite 100 graines par 3
répétitions pour chaque variété, auquel la température est contrôlée par l’incubateur à 25°C.
La calcule du taux de germination est comme suit :
𝑁𝑜𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑟𝑚 é𝑒𝑠×100
Taux de germination en% =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑡𝑒𝑠𝑡 é𝑒𝑠

Figure N°33: Resultants de test de germination

45
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I.5.Préparation de la pépinière

I.5.1. La préparation des carrées

 Nettoiement du terrain.
 Orientation et confection des carrées, des allées. Toutes les carrées ou les plates-bandes
doivent être accessibles.
 Délimiter des carrées de 1 m de largeur et de longueur 1 m.
 Laisser des passages entre les planches de 0,50 m.
 Apporter de fumier bien décomposé.
 Nivellement des carrées
 Exécuter un copieux pré irrigation des planches

Figure N°34 : Préparation des carrées (photo original)

Figure N°35 : Apport de fumier d’ovin (photo original)

46
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I.5.2. Le semis

 Marquer les sillons de semis tous les 10 cm.


 Eviter le semis à la volée en pépinière car les plants issus d’un tel semis seront fragiles,
minces, faibles et étiolés suite à la concurrence entre eux pour l’eau, les engrais et la
lumière
 Ouvrir des sillons de semis à environ 1 cm.
 Semer dans le sillon de façon à ne pas faire couler le tas de graines de trop
 Corriger l’écartement entre graines.
 Fermer les sillons avec les doigts.
 Marquer pour chaque espèce semée la date du semis ainsi que le nom de la variété.
 Faire un paillage jusqu’à la levée des jeunes plants

I.5.3 .Suivi de la culture

I.5.3 .1. Préparation du sol

 Préparation du sol le 22 mars 2017


I.5.3.2.Date de semis des graines
 la date de semis des grains d’oignon est
identique pour les cinq variétés : 24 mars 2017
à raison de 6,25 grammes par chaque parcelle
élémentaire contenant 10 lignes et dans chaque
ligne on sème approximativement 266 grains.
Cette expérience est effectuée dans une parcelle
de 7𝑚 × 5.5𝑚 dont la profondeur de semis est
fixée à 1cm. Les graines semées sont écartées
entre elles de 2 mm et 10 cm entre les sillons de
façon à ce que les plantules soient réparties
régulièrement dans parcelle. La culture est
conduite avec fertilisation.

Figure N°36 : préparation des sillons pour

semer des grains d’oignon (photo original)

47
Partie expérimentale chapitre I : Matériel et méthodes

I.5.3.3.Irrigation
Un apport d’eau chaque de deux jours « par aspersion ».

Figure N°37 : Irrigation par aspersion (photo original)


I.5.34. Fertilisation
Tableau N°11 : Les engrais et les doses utilisées
Engrais Date d’utilisation Dose utilisées
Urée « 30 8 10 » 23/04/2017
2/05/2017 5g /10L/m2

Démarrage « 13 40 13 » 7/05/2017
16/05/2017 5g /10L/m2

48
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion

II.1 Test de germination

100
90
80
70
Rouge d'omposta
60
Jaune de paille
50
F1 fonto
40
Blan local
30
Rouge local
20
10
0
1 3 5 7 9

Figure N°38 : Taux de germination

Tableau N°12: Taux de germination (%)

1 er jour 3 ème jour 5 ème jour 7 ème jour 9 ème jour

Rouge 0 8,6 84 91,66 94,3


d'omposta
Jaune de paille 0 7,3 58 81 85
F1 Fonto 0 4 65 93 93
Blanc local 0 1 42 80 84,3
Rouge local 0 8,6 88 94 95,3

Nous notons ici, d’après la figure N°38 et le tableau N°12 que le Rouge local et le Rouge
d’amposta et enfin Fonto F1 ont un meilleur taux de germination, (après 9 jours dans l’étuve
à une température de 24 c°) avec des pourcentages respectifs de 95.3%, de 94.3%, et de
93%. Les différences de levées entre ces variétés ne sont pas significatives (2%). Pour le
Rouge local et le Rouge d’amposta, cela ne peut s’expliquer que par leur bon conditionnement
et par leur rusticité, pour la Fonto F1, on parlera de vigueur.

Les variétés Jaune de paille et le Blanc local, bien qu’ils aient des taux de germination
respectif de 85% et 84,3% on peut considérer que ces taux sont acceptables et utilisables car
la première est standard et la seconde non certifiée.

49
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion

II.1.2.Densités et taux de levées en pépinière

Tableau N°13: Densité des levées en m² et taux de levée pour chaque variété en
pépinière

Variété La densité de levée au m² Taux de levée %


Jaune de paille 1157 54.37
Rouge d’amposta 1114 52.34
Fonto F1 1098 51.60
Rouge local 1074 50.46
Blanc local 865 40.64

Taux de levée
100
90
80
70
60
50
40 Taux de levée
30
20
10
0
Jaune de Rouge Fonto F1 Rouge local Blanc local
paille d'amposta

Figure N°39 : Taux de levée

D’après le Tableau N°13 et la figure N°39 des densités de levée en m² et des taux de levée
pour chaque variété en pépinière :
L’intérêt de la maitrise de l’information des densités au m² et des taux de levée en pépinière
permettra de mieux anticiper la relation entre les résultats de la pépinière et les besoins réels
de la mise en culture en champ.

Nous notons d’après le tableau N°13 et la figure N°39 que pour les quatre variétés Jaune de
paille, Rouge d’amposta, Fonto F1, Rouge local qui ont des densités de levée respectivement
1157 plants/m², 1114 plants/m², 1098 plants/m² et 1074 plants/m² et avec des taux de levée
respectif de 54.37%, 52.34%, 51.60%,et 50.46%, que les différences sont faibles et non
significatives.
Pour la dernière variété à savoir le Blanc local qui arrive en dernière position avec une
densité de levée 865 plants/m² et de taux de levée 40.64%.
Et le moins important s’explique par le fait qu’il a été produit sur place sans aucune
certification.
50
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion

Tableau N°14 : Moyennes poids et la longueur des 100 plantules pour chaque variété

Variété Moyenne de Poids des 100 Moyenne de longueur des


tiges (g) 100 tiges (cm)
Blanc local 284,25 24,25
Jaune de paille 214,00 22 ,03
Hybride fonto F1 208,30 22,20
Rouge local 170,97 20,80
Rouge d’amposta 164 ,00 19,56

D’après le tableau N° 14 des moyens poids et la longueur des 100 plantules pour chaque
variété.

Il est à noter qu’il a une étroite corrélation entre les poids moyens des cent tiges et des
moyennes des longueurs de tiges .cela s’explique par le que plus les longueurs sont élevées
plus la masse des plants est importante.

S’agissant des moyennes de poids des 100 plantules nous pouvons dire que si le Blanc local a
un meilleur poids ceci est imputable à sa bonne adaptation au milieu ou il est élevé.

Pour le Jaune de paille et Fonto F1 leur bons poids et bons classements sont imputables à la
valeur de leur caractéristique génétique. Cela même, pourrait supposer que leur rendement
sur après mise en culture à des chances d’être meilleur.

51
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion

II.2.Analyses statistiques

Tableau N°15 : Analyse des variances (poids)

∑ des carrés ddl La variance F calculé F théorique CV


F 5% F 1%
Total variétés 142063,95 19 7477,05 // // //

38,4%
Blocs 26194,47 3 8731,49 1,33 3,49 5,95
Variétés 37226,21 4 9306,55 1,42 3,26 5,41
Erreur 78643,26 12 6553,60 // // //

II.3.Interprétation des résultats

Le F calculé des blocs est de 1,33 donc inférieur à 5%(3,49) et 1%(5,95) donc la différence
observée est non significative nous sommes en présence d’un groupe de blocs homogène
entre eux.

En ce qui contenue les variétés, les différences constatées ne sont pas significatives puisque
le F calculé est de 1,42 et donc inférieur aux F théorique (5%=3,26 et 1%=5,41). Cela veut
dire que les rendements de nos cinq variétés sont très proches et donc ne se sont pas
exprimées mathématiquement si on s’intéresse au coefficient de variation, on constate qu’il de
38,4% ce qui excessif pour des cultures annuelles puisque le seuil toléré pour ces dernières
est de 12% avec ce type de coefficient de variation on peut mettre des hypothèses.

Contrairement à l’analyse de la variance théorique et l’observation des résultats sur le terrain


et physiquement les rendements entre les variétés ne sont pas significatifs cela est tout a fait
logique dans la mesure où l’expression génétique des caractères ne sont pas perceptible entre
le stade levé et le stade plantule.

Les caractères tels que la longueur des tiges et la couleur, le diamètre des bulbes, la résistance
aux maladies et enfin les rendements ne s’expriment qu’après repiquage des plants c'est-à-
dire leur mise en culture sur champ et ce jusqu'à la récolte.

52
Conclusion

L’oignon occupe une place très importante dans le monde et en Algérie ou il occupe la
troisième place après la pomme de terre et la tomate. C’est un légume très prisé dans la
cuisine magrébine et Algérienne, c’est un aromate universel. Il est utilisé soit pour la
consommation à l’état frais (récolte en vert), soit pour la conservation (bulbe), On lui attribue
certaines propriétés bénéfiques pour la santé dans la mesure où occupe la troisième place juste
après parmi les cultures légumières et c’est pour cela que les superficies qui lui sont
consacrées sont de plus grandes. Les rendements, bien qu’on semble s’autosuffire avec les
500qx -600 qx/ha, ils demeurent en deçà des rendements européens (800qx/ha), et donc
perfectibles.

C’est pour cela que le sujet de la pépinière a été mis en place. Cette dernière est primordiale
dans la mesure où la production de bons plants conditionne en grande partie le reste de la
production (plants sains et vigoureux).

Les essais de germination effectués au laboratoire, en boites de Pétri ont permis de tester la
qualité et la viabilité de toute la semence utilisée. Les résultats obtenus variant entre 95% et
84% confirment la possibilité de leur utilisation en pépinière sans risque, pour le facteur
semence. La semence rouge local et la variété hybride ont été les meilleurs dans la mesure où
pour la première, sa date de production est très récente et pour l’hybride nous pouvons dire
que cela est imputable à l’effet d’hétérosis (vigueur hybride).

S’agissant des résultats de notre essai proprement dit à savoir l’essai variétal de production de
plant.

A la lumière de notre expérimentation et comme il a été explicité dans les résultats et


discutions, nous obtenons un meilleur rendement en plants au m² en pépinière pour les
variétés Jaune de Paille (54,37%), Rouge d’Amposta (52,34%), Fonto F1(51,60%), Rouge
local (50,46%). Ceci montre que ces variétés standards et l’hybride méritent leur utilisation en
pépinière parceque avant tout elles sont semences certifiées. Pour la dernière (blanc local avec
40,64% de taux de levée et 865 plants au m² ce qui est moyen comme résultat. Mais en fin de
compte ces résultats sont exploitables et servir de normes aux densités de semi des
pépinières. Une plus forte densité de semi de 266 graines par ligne au mètre linéaire
permettrait d’avoir des plants trapus et non étiolés et c’est ce qui et demande pour favoriser
une meilleur reprise lors de la mise en culture.

Enfin au risque de nous répéter nous soulignons l’intérêt de ces résultats concernant les
densités de plantation pour la réussite de la pépinière, travail qui contribuerait à l’amélioration
des rendements.
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guides de bonnes pratiques en production, stockage et conservation de l’oignon.
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Fiche élaborée dans le cadre du projet CAS DAR n°9016 «Accompagnement du
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Ministère de l’agriculture et de la pêche (1996)


Annexes
Tableau N : Les moyennes de poids des 100 plantules pour chaque variété

V1 V2 V3 V4 V5 XB
B1 248 178 115,5 159,2 246 946,7
B2 108 189 141,5 391 226 1055,5
B3 100 212 135,5 168,8 255 871,3
B4 200 277 291,4 418 161 1347,4
XV 656 856 683,9 1137 888 X 4220,9
𝒙v 164 214 170,97 284,25 208,30 𝑥 211,04

v1 : Rouge d’omposta

v2 : Jaune de paille

v3: Rouge local

v4: Blanc local

v5: Hybride

Common questions

Alimenté par l’IA

Les principaux types d'oignons cultivés incluent les oignons jaunes, espagnoles, rouges, blancs, à botteler, à marinades, et à semences . Les oignons jaunes, par exemple, sont très cultivés et ont une durée d'entreposage qui varie en fonction de l’hybride, se conservant mieux à maturité tardive . Les oignons rouges et blancs diffèrent principalement par la couleur et le goût .

Les exigences agro-climatiques et édaphiques, telles que le sol et le climat, sont cruciales pour la culture de l'oignon. L'oignon nécessite un sol bien drainé, une température adaptée pour chaque phase de développement, et un système d'irrigation efficace pour réguler l'apport en eau. Ces conditions sont gérées pour optimiser la production grâce à des pratiques telles que l'analyse du sol, l'amendement avec les engrais appropriés, et l'utilisation de systèmes d'irrigation adaptés aux besoins spécifiques des cultures à chaque stade .

Les marqueurs utilisés pour analyser la diversité génétique des variétés d’oignon en Afrique incluent les marqueurs morphologiques, biochimiques et moléculaires. Les marqueurs morphologiques, comme la couleur et la forme des bulbes, sont faciles à observer mais leur fiabilité est limitée car influencés par l'environnement et le stade de développement . Les marqueurs biochimiques, fondés notamment sur des enzymes telles que l'alcool déshydrogénase, sont polymorphes et permettent de distinguer certains écotypes, bien qu'ils puissent ne pas refléter la diversité phénotypique . Les marqueurs moléculaires, tels que RAPD, RFLP, et SSRs, sont utilisés pour discriminer entre variétés en exposant des variations organoleptiques et morphologiques, mais certaines techniques comme AFLP sont limitées par la diversité allélique faible .

Le cycle de développement de l'oignon comprend plusieurs stades clés comme la germination, la montaison, la bulbaison, et la maturation finale. Chaque stade influence les pratiques agricoles, notamment en ajustant la fréquence d'irrigation et la nécessité de désherbage. Par exemple, durant la bulbaison, il est important de réduire les fréquences d'irrigation pour favoriser une bonne formation des bulbes et réduire le risque de maladies .

Genetic markers, including morphological, biochemical, and molecular markers, play a crucial role in distinguishing onion varieties. They help in identifying specific traits like bulb color and shape that are essential for classification and selection processes. Molecular markers like SSRs have enhanced the ability to analyze genetic diversity accurately, even enabling the identification of genetic profiles across different geographic areas, thus facilitating the breeding of new, more resilient or high-yield varieties by providing a detailed genetic blueprint for targeted breeding programs .

Typical challenges in seed onion harvest include ensuring timely collection when capsules open, maintaining seed dryness, and preventing contamination with weeds. These issues are addressed by monitoring the capsule maturity closely, collecting during cool, dry conditions, and allowing adequate post-harvest drying of inflorescences to prevent fermentation. Additionally, manual separation of umbels and controlled drying to prevent temperature-induced seed quality degradation are essential to maintain high seed standards .

La culture de l’oignon en Algérie a une grande importance économique, contribuant significativement à l'agriculture locale et offrant un revenu important aux agriculteurs. Elle dynamise l'économie grâce à la productivité relativement élevée par rapport à d'autres cultures, et alimente le marché local et parfois l’export . Certains tableaux illustrent cette importance, comme le Tableau N°3 montrant une augmentation de la production en Algérie .

Pest and weed control in seed onion production involve techniques such as the use of pre-emergence herbicides and thermal weeding up to the 1-leaf stage. Challenges include the need for precise timing and application to avoid damaging crops, as well as handling the competition for resources and disease risks posed by weeds. Manual removal of persistent weeds and careful post-harvest sorting are necessary to prevent contamination and ensure seed quality .

L'utilisation massive de variétés améliorées d'oignon en Afrique réduit la diversité génétique en remplaçant les variétés locales, augmentant le risque d'érosion génétique . Des mesures proposées pour contrer cela incluent la coordination par des réseaux comme RADHORT et IPGRI pour collecter, conserver, et utiliser tant les variétés sauvages que les variétés paysannes et leurs écotypes .

Irrigation plays a pivotal role in onion bulb development by regulating moisture levels crucial for growth stages from germination to maturation. Best practices include using drip or sprinkler systems to achieve uniform water distribution and adjusting frequency according to the growth stage, such as increasing irrigation at the bulb initiation stage to enhance bulb size and weight while reducing it nearing maturity to prevent rot .

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