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Corrigé Microéconomie L1 AES

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UNIVERSITE DE VERSAILLES SAINT-QUENTIN ANNEE 2022-2023

LICENCE 1 AES–ECONOMIE GENERALE : APPROCHE MICROECONOMIE

Cours : Zouhair FERJANI

Travaux dirigés : El Mehdi MENIAR et Zouhair FERJANI

Corrigé de la fiche de TD1

Table des matières


Fiche TD 1 : Théorie du consommateur et de la demande................................................................................................................2
Exercice 1 : Comprendre la rationalité de l’individu néoclassique..............................................................................................2
Exercice 2 : Comprendre les courbes d’indifférence et le TMS....................................................................................................4
Exercice 3 : Comprendre la contrainte budgétaire.........................................................................................................................6
Exercice 4 : L’équilibre du consommateur....................................................................................................................................7
Exercice 5 : Effet prix, effet revenu, effet de substitution : démonstration graphique................................................................10
Exercice 6 : Elasticités prix « arc »..............................................................................................................................................11
Exercice 7 : Elasticités-prix « point » et maximisation de recette...............................................................................................13
Exercice 8 : Elasticité-revenu......................................................................................................................................................15
Exercice 9 : Demande et revenu..................................................................................................................................................16

Approche Microéconomique - L1-AES Page 1


Fiche TD 1 : Théorie du consommateur et de la demande

Exercice 1 : Comprendre la rationalité de l’individu néoclassique

Q1. L’individualisme méthodologique est au fondement de l’analyse microéconomique. Il permet de


comprendre :
a) Pourquoi les individus sont égoïstes
b) Que les hommes sont seule source de richesse
c) Les phénomènes sociaux à partir des comportements individuels
Réponse c. La macroéconomie du semestre 1 adopte l’approche inverse, c’est-à-dire le point de vue holiste qui
explique le comportement des individus à partir de leurs caractéristiques sociales, nationales etc. (le tout
expliquant la partie)
Q2. Lorsque Joséphine achète une voiture, elle choisit toujours la plus grande disponible. Cette règle
de choix est-elle transitive ?
a) Oui
b) Non
Réponse Oui transitive : si A plus grand que B et B que C alors A est plus grand que C
Q3. Napoléon préfère les chapeaux noirs. Cette relation de préférence est-elle complète (elle permet
de choisir une alternative dans toutes les situations) ?
a) Oui
b) Non
Réponse Non, il ne sait pas comparer un chapeau Jaune et un chapeau rose
Q4.Si les consommateurs préfèrent A à B, A à C, C à D, que peut-on en déduire si leurs choix sont
transitifs ?
a) Ils préfèrent B à C
b) Ils préfèrent A à D
Réponse b.
Q5. En partant d’un revenu minimum égal au RSA, représentez votre propre courbe d’utilité du
salaire que vous espérez. Déduisez-en l’utilité marginale de chaque euro gagné.

Utilité Courbe fine : courbe de Picsou, l’utilité marginale ne


décroît jamais
Courbe épaisse : courbe d’un anxieux, chez qui au bout
d’un moment un euro supplémentaire génère une perte
d’utilité (peur du vol, angoisse du coffre-fort etc.)
Chacun peut inventer sa propre courbe

RSA Salaire

Q6.Si l’utilité marginale de l’argent est décroissante, alors Robin des Bois fait 2 heureux lorsqu’il vole
aux riches pour donner aux pauvres.
a) oui
b) non
Réponse : un seul heureux, le pauvre, car le riche perd tout de même un peu d’utilité, à moins d’imaginer que la
fortune lui cause tellement de soucis que toute augmentation se traduit par une moindre satisfaction.

Q7. Un consommateur boit du lait (X) et du soda (Y). Chacune de ces boissons lui procure une utilité
marginale décroissante. Il peut choisir toutes les combinaisons possibles entre 1 et 10 litres de lait, 1
et 10 litres de soda. Tracez sur un repère un ensemble possible de paniers (X,Y) lui procurant une
satisfaction identique.

Approche Microéconomique - L1-AES Page 2


Soda C’est l’utilité marginale décroissante qui donne son allure
à la courbe : en la construisant à l’échelle, on vérifie que
plus on descend dans le soda, plus la cession d’une unité
de soda réclame des quantités importantes de vin.
Symétriquement, plus on descend dans le vin, moins on
est prêt à en céder, donc plus il faut « payer » en soda
pour faire accepter cette cession.

Lait

Q8. Tracez les courbes d’indifférence d’un consommateur entre deux biens x (biscotte) et y(beurre)
lorsque :
a) Il ne sait que penser du beurre
b) Il n’aime pas le beurre
c) Il ne mange des biscottes que beurrées, il ne mange du beurre que sur biscottes

beurre a) les deux courbes sont parallèles et verticales ; celles


plus à droite représentent une utilité plus forte, qui n’est
fonction que de la quantité de biscotte (pour une quantité
de biscotte donnée, la satisfaction est la même, quelle
que soit la quantité de beurre)
Utilité croissante

biscotte

beurre b) droites parallèles croissantes.


Fixons une quantité de biscotte :
- l’utilité est plus forte lorsque la quantité de beurre
diminue, on passe de la courbe à gauche à la courbe à
Utilité croissante droite
- sur une même courbe, en partant d’un point
quelconque, si l’on augmente le beurre alors il faut
augmenter la biscotte pour rester sur la même utilité,
sinon on change de courbe

biscotte

Approche Microéconomique - L1-AES Page 3


beurre c) les biens sont parfaitement complémentaires, jamais
substituables, donc ce qui détermine la satisfaction c’est à
la fois la quantité de beurre et celle de biscottes. Pour
une quantité de beurre donnée, il ne sert à rien d’avoir
énormément de biscottes (d’où les horizontales) ; pour
une quantité de biscottes donnée, il ne sert à rien d’avoir
Utilité croissante beaucoup de beurre (d’où les verticales).
Dans le raisonnement, on suppose que l’épaisseur de
beurre par biscotte est la même.

biscotte

Q9. Vous aimez l’argent pour la consommation qu’il vous permet, mais vous aimez aussi les loisirs et
rester chez vous à ne rien faire. Tracez sur un graphique votre arbitrage consommation (et donc
travail) / loisirs sachant que :
- vous travaillez au maximum 16 heures par jour
- vous pouvez compter sur une rente héritée de votre grand-tante, qui vous permet une
consommation minimale.

Point haut gauche :


Le travail occupe 100% du temps, la consommation est maximale.
Point droite bas : aucun travail mais ici nous sommes en présence
Consommation d’un rentier, qui a des revenus autres que ceux du travail pour
pouvoir consommer.

En l’absence de revenus autres que ceux du travail, le point bas à


droite de la courbe toucherait l’axe des abscisses.

Loisirs
8 heures 24 heures

Exercice 2 : Comprendre les courbes d’indifférence et le TMS


Q1. Que représente une « Courbe d’indifférence »  entre les biens X et Y ?
Si le consommateur consomme du X et du Y (par exemple du chocolat et des biscuits), la courbe d’indifférence
est la représentation de l’ensemble des paniers de ces 2 biens qui fournissent la même utilité (la même
satisfaction) à ce consommateur.
Par exemple, si pour le consommateur considéré, détenir 1 tablette de chocolat et 6 paquets de biscuits procure
la même satisfaction que détenir 2 tablettes et 3 paquets, alors ces deux paniers (1,6) et (2,3) sont sur la même
courbe d’indifférence.

Q2. Qu’est-ce que le TMS ? Comment le formule-t-on sur le plan mathématique ?


Si X est le chocolat et Y les biscuits, la valeur du Taux Marginal Substitution me donne combien de biscuits (de
Y) le consommateur est prêt à donner pour acquérir un carré (une unité) de plus de chocolat (de X).
On peut renverser le raisonnement si le consommateur veut au contraire céder le chocolat : le TMS est alors
combien de biscuits (de Y) le consommateur demande pour céder un carré de plus de chocolat (de X).
Le TMS du biscuit Y par du chocolat X est égal à dY/dX, c'est-à-dire la dérivée de Y par rapport à X. Cette
dernière définition mathématique correspond exactement à la définition littérale donnée avec le chocolat et les
biscuits ci-dessus. Pour des quantités discrètes, on faire le rapport de variations : TMS = |Y / X|. Les deux
traits verticaux signifient que l’on prend la valeur absolue (dans certains manuels, le TMS pourra être exprimé en
valeur relative, donc avec un signe « - «.

Si je veux un carré (une unité) de chocolat, je désire son utilité marginale, c'est-à-dire UmX. Je l’échange contre
TMS biscuits (TMS est un nombre : c’est le nombre d’unités de Y que je donne pour gagner une unité de X) donc

Approche Microéconomique - L1-AES Page 4


je renonce à TMS.UmY. L’échange signifie que UmX = TMS . UmY.

Donc TMS = |dY/dX| = UmX/UmY (équation fondamentale à ne jamais oublier).

Pour les matheux :

La dérivée en un point x° s’écrit ainsi : .

Si nous réussissons donc à trouver l’équation de la courbe d’indifférence en la mettant sous la forme Y= Y(X),
c'est-à-dire sous la forme d’une fonction exprimant la consommation de Y en fonction de celle de X, alors il est
clair en lisant la formule que l’on peut interpréter la dérivée comme la variation de Y rapportée à la variation de
X, c'est-à-dire la variation infinitésimale de Y correspondant à une variation infinitésimale de X (x tend vers x°).

Q3. Deux consommateurs A et B partagent leurs loisirs entre X heures de tennis par semaine et Y
heures de visites de musées.
La fonction d'utilité de A s'écrit: U(A) = xy1/3. Celle de B : U (B) = xy.
a) Quel est le TMS entre le tennis et les musées pour A et B ?
b) A et B consacrent chaque semaine 4 heures à des visites de musées et 2 heures au tennis.
Leurs goûts sont-ils identiques ?

a) TMS = UmX/UmY
Pour A : UmX=(xy1/3)’= 1.y1/3 = y1/3 UmY = (xy1/3)’= 1/3.1. xy1/3-1= xy-2/3/3
TMS A = UmX/UmY = y / (xy /3) = 3y .y2/3 /x = 3y/x
1/3 -2/3 1/3

Pour B : UmX=(xy)’=1.y=y UmY=(xy)’=x.1=x d’où TMS B = y/x


b) Pour x = 2 et Y =4 on a TMS A = 3.4/2 = 6 et TMS B = 4/2=2
Signification : pour 1 h de tennis sacrifié, A demande 6 h de musées et B 2 heures : A est bien plus amateur de
tennis que B.
Erreur à ne pas commettre : calculer U(A) puis U(B) et comparer leurs niveaux. En effet, l’utilité est
strictement personnelle au consommateur. L’utilité ne sert qu’à classer les paniers de consommation entre eux
pour un même consommateur et pas à les comparer avec les paniers des autres consommateurs. Pour une telle
comparaison, on compare les TMS, c'est-à-dire les normes d’échange, de « troc » entre les produits consommés.

Q4. Hélène consomme du jus d’orange et du thé. Le tableau ci-dessous donne


- le nombre de litres de chacun des deux liquides présents dans le caddie d’Hélène chaque fois
qu’elle sort du supermarché
- le niveau de satisfaction (d’utilité) donné par Hélène à chaque caddie, en réponse à une
enquête systématique opérée par le supermarché.
Après avoir reclassé les caddies par niveau de satisfaction croissante, tracez les courbes
d’indifférence (en X le jus d’orange).
Montrez que l’utilité marginale de chaque bien est décroissante.
Calculez et interprétez les TMS.
Satisfaction Litres
Jus d'orange Thé
Caddie 1 2 10 10
Caddie 2 3 17 15
Caddie 3 1 7 7
Caddie 4 3 20 11
Caddie 5 2 12 8
Caddie 6 1 8 6
Caddie 7 1 10 5
Caddie 8 2 15 6
Caddie 9 3 25 9
Caddie 10 1 13 4

Approche Microéconomique - L1-AES Page 5


Caddie 11 2 19 5
Caddie 12 3 30 8

Pour plus de clarté, on réaménage le tableau en classant ces paniers :


- par niveau de satisfaction (1 2 ou 3)
- au sein de chaque niveau, par jus d’orange croissant (donc par thé décroissant).

Puis on trace le graphique comme ci-dessous.

Jus ΔX ΔY
Satisfaction d'orange Thé Jus d'orange Thé ΔY / ΔX
Caddie 3 1 7 7      
Caddie 6 1 8 6 1 -1 1.0
Caddie 7 1 10 5 2 -1 0.5
Caddie 10 1 13 4 3 -1 0.3
Caddie 1 2 10 10      
Caddie 5 2 12 8 2 -2 1.0
Caddie 8 2 15 6 3 -2 0.7
Caddie 11 2 19 5 4 -1 0.3
Caddie 2 3 17 15      
Caddie 4 3 20 11 3 -4 1.3
Caddie 9 3 25 9 5 -2 0.4
Caddie 12 3 30 8 5 -1 0.2

A partir du tableau on peut calculer, pour chaque niveau d’utilité et d’un panier à son suivant, les variations de
quantités de chaque produit entre 2 paniers : ΔX pour les variations de jus d’orange, ΔY pour le thé.
On constate que plus un bien devient rare, plus le sacrifice d’un litre supplémentaire doit être compensé par une
quantité de plus en plus importante de l’autre bien. Les utilités marginales sont bien décroissantes.
Par exemple au niveau 1, chaque passage d’un panier au suivant se traduit par la perte d’un litre de thé. Mais au
fur et à mesure que le thé devient rare, il est compensé par un nombre de litres de jus d’orange croissant  :
d’abord 1 puis 2 puis 3. Le jus d’orange apporte de moins en moins de satisfaction supplémentaire au fur et à
mesure qu’il devient abondant. Il en faut donc des quantités toujours plus importantes pour maintenir le niveau
d’utilité de 1 au fur et à mesure que les litres de thé baissent.
Dans une dernière colonne, on effectue le calcul ΔY/ ΔX : c’est un calcul de TMS qui nous permet de vérifier, par
sa variation, que les utilités marginales sont bien décroissantes.

Approche Microéconomique - L1-AES Page 6


Par exemple pour le niveau 2 : le TMS passe de 1 à 0,3 au fur et à mesure que les litres de jus d’orange
augmentent ce qui signifie que le litre de jus d’orange vaut de moins en moins cher mesuré e litres de thé.
Hélène au début fait du 1 pour 1 mais à la fin, à niveau de satisfaction équivalent, ce n’est plus que 0,3 litre de
thé qu’elle est prête à sacrifier pour obtenir un litre de jus d’orange.

Exercice 3 : Comprendre la contrainte budgétaire

Q1. Comment définiriez-vous la contrainte budgétaire du consommateur ? Exprimez-la sous forme


mathématique dans le cas où le marché se limite à 2 produits, X et Y.

La contrainte budgétaire représente les paniers (X,Y) maximums que le consommateur peut acquérir en
dépensant l’intégralité du revenu mis à sa disposition. Le nombre de X et le nombre de Y pouvant être acquis
dépendent des prix de chacun des 2 biens. Cette contrainte budgétaire représente le champ de possibilités
laissées par le marché au consommateur.
R = X.Px + Y.Py avec R = le revenu du consommateur X = quantité de produit X consommée
Y = quantité de produit Y consommée
Dans cette représentation, on suppose que tout le revenu est consommé.

Q2. Dans le schéma ci-dessous, un consommateur équilibre en Octobre sa consommation en A ; puis


il passe en Novembre au point B. Que s’est-il passé à votre avis (plusieurs réponses possibles) ?
Représentez graphiquement les effets de chaque proposition. Attention, chaque solution proposée
s’entend « toutes choses étant égales par ailleurs ».

Quantité de Y Son revenu a diminué


consommée Ses goûts ont changé, son revenu restant identique
Px a augmenté et Py a diminué
●B Son revenu a augmenté
Revenu et prix ont augmenté dans les mêmes
proportions
Ses goûts ont changé et son revenu a augmenté
●A Quantité de X
consommée

Quantité de Y Son revenu a diminué


Non pas possible, car la droite de budget se rapproche alors
consommée
de l’origine.
Ses goûts ont changé, son revenu restant identique
Donc contrainte inchangée donc NON pas possible, le point B
est hors d’atteinte.
●B Px a augmenté et Py a diminué
Oui explication possible du passage de A en B
Son revenu a augmenté
Oui possible : la droite s’éloigne de l’origine
●A Revenu et prix ont augmenté dans les mêmes proportions
Non, la contrainte budgétaire reste alors ce qu’elle est (elle
ne bouge pas : sa pente est Px/Py).
Ses goûts ont changé et son revenu a augmenté
Quantité de X
Oui, mais c’est le revenu en augmentation qui est le facteur
consommée déterminant.

Exercice 4 : L’équilibre du consommateur


Q1. Expliquez pourquoi, à l’équilibre du consommateur, il y a «égalisation des utilités marginales

Approche Microéconomique - L1-AES Page 7


pondérées par les prix ». Donnez-en la formulation mathématique.

Pour acquérir un bien X, je cède un bien Y. Tant que j’estime que l’opération m’est utile, j’échange. C’est à dire
que tant que le X consommé fait plus qu’équilibrer le sacrifice de Y, j’échange. Mais quand est-ce que je
m’arrête ?
Appelons UmX l’utilité procurée par une unité supplémentaire de bien X. Ce bien X a un prix Px. Supposons que
ce prix est exprimé en Euros : UmX/Px représente la satisfaction procurée non pas par une unité de bien X mais
par un euro de bien X.
De la même façon, UmY/Py représente l’utilité d’un euro de Y sacrifié.
Tant que UmX/Px>UmY/Py alors j’acquiers du X. Si UmY/Py>UmX/Px au contraire j’acquiers du Y.
L’équilibre du consommateur s’obtient pour UmY/Py = UmX/Px.

Cette égalité s’écrit aussi UmX/UmY = Px/Py. Nous savons que TMS = UmX/UmY (voir plus haut). Donc à
l’équilibre du consommateur : TMS = UmX/UmY=Px/Py.
Q2. Ursuline hésite entre prendre son automobile (A) et prendre le bus (B) : A est plus rapide par temps clair, B
par temps de pluie, A est plus confortable et B plus écologique.
Un institut spécialisé dans les études de comportement du consommateur ursulin lui vient en aide : l’utilité retirée
par Ursuline est en fait modélisable. Elle est égale à U = 2 A.B, où A et B représentent le nombre de kilomètres
effectués grâce à l’un ou l’autre moyen de transport.
On donne : Pa = prix au kilomètre voiture = 4 EUR Pb = prix au kilomètre bus = 6 EUR et
R = budget hebdomadaire transport d’Ursuline = 32 EUR
a) Ecrire la contrainte budgétaire hebdomadaire d’Ursuline et la représenter sur un graphique.
b) Représenter la courbe d’indifférence d’Ursuline pour U = 3. A est en abscisses et B est en ordonnée
c) Trouver son point d’équilibre, c’est-à-dire le point où Ursuline maximise sa satisfaction. Porter la solution
sur la représentation graphique.
d) Le prix au kilomètre voiture augmente de 50%. Ecrire la nouvelle contrainte budgétaire, trouver le nouvel
équilibre. Comment a évolué la satisfaction d’Ursuline ? Comment ont évolué les consommations des 2
modes de transport ? Qu’en concluez-vous sur leur nature ?
e) Sur la représentation graphique, portez maintenant la nouvelle contrainte budgétaire, la nouvelle courbe
d’indifférence, le nouvel équilibre et analysez le schéma complet en répondant aux questions suivantes :
o Comment voit-on que la nouvelle utilité à l’équilibre a diminué ?
o Comment voit-on que c’est le prix de A (transport en voiture) qui a augmenté ?
o Comment voit-on que la courbe d’indifférence U=3 n’est pas optimale (Ursuline peut obtenir une
satisfaction supérieure) ?

a) La contrainte s’écrit en supposant que l’intégralité du budget est consommé : 32 = 4A+6B

b) Pour construire la courbe : 3 = 2AB d’où B = 3/2A

Approche Microéconomique - L1-AES Page 8


c) A l’équilibre, UmA/UmB = Pa/Pb
UmA = la dérivée de 2AB par rapport à A (B est considéré comme constant) = (2AB)’ = (2.1.B) = 2B.
UmB = la dérivée de 2AB par rapport à B (A est considéré comme constant) = (2AB)’ = (2.A.1) = 2A.
Donc UmA/UmB = 2B/2A = B/A
Pa/Pb = 4/6=2/3
A l’équilibre on a donc B/A = 2/3 ce qui s’écrit par exemple B = 2/3A

Le niveau d’équilibre maximum atteint par Ursuline se caractérise donc à la fois par :
B=2A/3
32=4A+6B

On remplace B dans la seconde équation : 32=4A + 6(2A/3) = 4A + 4A d’où A = 32/8 = 4.


On remplace A par 4 dans une des deux équations : B = 8/3 = 2,67.
Conclusion : Ursuline maximise son utilité en circulant 4 kilomètres en voiture et 2,67 kilomètres e bus par semaine, compte
tenu de son budget de 32 EUR.

Pour effectuer la représentation graphique complète, il nous faut également représenter la courbe d’indifférence et donc
connaître le niveau d’utilité Umax atteint àl’équilibre. Umax = 2x4x2,67 = 21,36

Contrainte
après
augmentation
A U=3 U=21,36 contrainte du prix Pa U=14,22
8 0.19 1.34 0.00 0.89
7 0.21 1.53 0.67 1.02
6 0.25 1.78 1.33 1.19
5 0.30 2.14 2.00 0.33 1.42
4 0.38 2.67 2.67 1.33 1.78
3 0.50 3.56 3.33 2.33 2.37
2 0.75 5.34 4.00 3.33 3.56
1 1.50 10.68 4.67 4.33 7.11
0 5.33 5.33

Approche Microéconomique - L1-AES Page 9


d) Le prix de A passe à 4 + 50%.4 = 4+2=6

La nouvelle contrainte de budget devient : 32 = 6A+6B


Pour trouver le nouvel équilibre, on refait le raisonnement décrit plus haut :
UmA/UmB = Pa/Pb
UmA est inchangé = 2B
UmB est inchangé = 2A
UmA/UmB = 2B/2A

En revanche Pa/Pb = 6/6


Le nouvel équilibre s’écrit donc  : 2B/2A = 6/6 soit B/A = 1 et donc A = B.
Remplaçons B par A dans la contrainte budgétaire : 32=6A+6A donc A = 32/12 = 8/3 Donc B=8/3
Le niveau d’utilité atteint est Umax2 = 2x(8/3)x(8/3) = 128/9 = 14,22.
Le niveau de satisfaction d’Ursuline a donc diminué.
La consommation du transport en voitures a baissé, passant de 4 à à 2,67 km. Cette baisse nous indique que la voiture est
donc un bien « typique » : sa consommation baisse lorsque son prix augmente (c’est le cas le plus général, même s’il peut
exister ça et là des effets de snobismes sur certains biens conduisant à une augmentation de leur consommation lorsque le prix
augmente).
La consommation du transport en bus est restée stable : 2,67 km.

On aurait pu s’attendre à ce que la perte de pouvoir d’achat générée par l’augmentation du prix de transport en voiture amène
également à une baisse de la consommation de l’autre mode de transport (c’est ce que l’on appelle « l’effet revenu »).
On aurait pu s’attendre à l’opposé à ce que la consommation de bus augmente, Ursuline substituant le bus à la voiture devenue
plus chère.
Conclusion ici : ces 2 effets s’annulent.

e) Courbe et interprétation

La nouvelle utilité a diminué parce que la courbe d’indifférence est plus proche de l’origine

Approche Microéconomique - L1-AES Page 10


C’est Pa qui a augmenté parce que la pente de la droite a augmenté : la droite est plus verticale, coupant l’axe des x en un
point plus proche de l’origine (rappel : le coefficient directeur de la droite est Pa/Pb).
U=3 n’est pas optimale parce que non tangente à la droite de budget.

Exercice 5 : Effet prix, effet revenu, effet de substitution : démonstration graphique.

La contrainte budgétaire initiale de Jean est représentée par la droite AB (cf. ci-dessous). Le point E
est l’équilibre initial de Jean.
Px diminue. Py et R (revenu de Jean) restent inchangés. Le point d’équilibre devient E’.

Tracez la nouvelle contrainte budgétaire que vous appellerez AC et répondez aux questions ci-
dessous.

Quantité de Y
La réaction globale de Jean, qui passe de E à E’,
consommée
traduit quel « effet » ?
A● Cet effet peut être décomposé en un effet de
● E’ substitution et un effet de revenu :
- tracez la tangente à U qui soit parallèle à AC ; le
point de tangence est appelé E’’ ; identifiez l’effet de
● substitution
E - identifiez ensuite l’effet revenu
Le bien X est-il un bien normal ou un bien inférieur ?
Même question pour Y.


B
Quantité de X consommée

Quantité de Y
consommée

A●
● E’

E

● E’’
U


B Quantité de X consommée

Effet substitution
Effet revenu
(Inspiré de Microéconomie, Begg et Dornbusch, Dunod)

a. L’effet prix, que l’on va donc décomposer en effet revenu et effet de substitution
b. Voir dessin
c. Le passage de E en E’’  représente l’effet de substitution : le fait que le prix de X baisse génère une
substitution de X à Y à utilité constante (on est sur la même courbe d’indifférence).

Approche Microéconomique - L1-AES Page 11


Mais l’effet revenu est celui d’un bien inférieur : il est négatif, ce qui s’interprète de la façon suivante : le
consommateur gagne en pouvoir d’achat global du fait de la baisse du prix de X.
Le consommateur reporte ce pouvoir d’achat sur la consommation de X et de Y. Le passage de E’’ à E’
représente l’effet revenu sur la consommation de X. Cet effet revenu vient réduire l’effet de substitution :
le pouvoir d’achat gagné ne se reporte pas sur X et donc X est un bien inférieur.
d. A l’inverse, Y est un bien supérieur puisque sous l’effet du revenu (passage de E’’ en E’) la quantité
consommée augmente.

Note : X est un bien typique puisque sa consommation augmente lorsque son prix baisse ; il aurait été
bien Giffen si l’effet revenu l’avait emporté sur l’effet prix (la quantité consommée résultante aurait
diminué).

Exercice 6 : Elasticités prix « arc »


La demande de pommes est de 1000 tonnes pour un prix de 2 euros/kg et puis de 800 tonnes
lorsque le prix passe à 2,2 euros/kg. La demande de poires est de 2000 tonnes pour un prix de 2,5
euros/kg puis de 2200 tonnes lorsque le prix passe à 2 euros/kg.

Q1.Calculez les élasticités-prix de la demande de pommes et de demande de poires. Quelle demande


est la plus élastique ?

E(pommes) = % de variation des quantités / % de variation des prix


= (800-1000)/1000 / (2,2-2)/2
= -20% / 10%
= -2
E(poires) = % de variation des quantités / % de variation des prix
= (2200-2000)/2000 / (2-2,5)/2,5
= 10% / -20%
= -0,5
La demande de pommes est la plus élastique : chaque fois que le prix gagne 1%, les quantités baissent de 2% ;
en revanche, chaque fois que le prix des poires perd 1%, les quantités augmente de 0,5%. Les variations de la
demande de pommes sont donc plus amples pour une même variation de prix.

Q2. Sur le graphique ci-dessous, quelle est la demande de pommes, quelle est la demande de
poires ?

P
D1

D2
Q
D1 demande de pommes, D2 demande de poires. En effet, prenons une même variation de prix  : on constate
que la demande de pommes correspondant à cette variation est plus forte que la variation de demande de
poires.

P
D1

D2
Q

Petite Grande
Variation Variation

En fait, la baisse du prix des poires de 2,5 euros/kg à 2 euros/kg a une incidence sur les quantités de
pommes demandées. En effet, alors que le prix de ces dernières reste constant, les quantités
écoulées passent de 1000 à 900.

Q3.Comment peut-on qualifier les biens pommes et poires ? Calculez l’élasticité croisée demande de

Approche Microéconomique - L1-AES Page 12


pommes / prix des poires. Tracez la forme de la demande sur un graphique prix/quantités.

Ce sont des biens substituables. E(Pommes/poires) = (900-1000)/1000 / (2-2,5)/2,5


= -10% / -20%
= 0,5
Chaque fois que le prix des poires baisse de 1%, le volume des pommes vendues baisse de 0,5%.

Prix des poires


D

Quantités de pommes
Q4.Alors que les prix des poires ont varié, la demande de bananes reste inchangée (les prix des
bananes restant constants). Comment qualifier les biens poires et bananes ? Que vaut l’élasticité
croisée banane/poire ? Tracez la forme de la demande sur un graphique prix/quantités.

Ces biens sont indépendants ; l’élasticité croisée e(banane/poire)=0 puisque les volumes de bananes ne varient
pas.

Prix des poires


D

Quantités de bananes

La baisse du prix des poires de 2,5 euros/kg à 2 euros/kg a une incidence sur les quantités de crème
vendues : alors que le prix de cette dernière reste constant, les quantités écoulées passent de 200 à
210.

Q5.Comment peut-on qualifier les biens crème et poires ? Calculez l’élasticité croisée demande de
crème / prix des poires. Tracez la forme de la demande sur un graphique prix/quantités.

Ces biens sont complémentaires et E(crème/poires) = (210-200)/200 / (2-2,5)/2,5


= 5% / -20%
= -0,25
Prix des poires
D

Quantités de crème

Exercice 7 : Elasticités-prix « point » et maximisation de recette.


Le nombre de repas Q vendus dans une brasserie obéit à la fonction de demande suivante : Q = - 2P +
100.

Q1.Si le prix du repas P est fixé à 20, quelle est l'élasticité-prix du repas ?

Ep = Q’P . P/Q où Q’P représente la dérivée de Q par rapport à P d’où Ep = -2 . P/Q

Approche Microéconomique - L1-AES Page 13


Pour P = 20 la fonction de demande nous donne Q = -2.20 + 100 = 60 d’où Ep = -2 . 20/60 = -2/3 = -0,66666

Notons que l’on déduit facilement l’élasticité « point » de l’élasticité « arc » si on se souvient que cette dernière est égale à :
e= ΔQ/Q / ΔP/P ce qui s’écrit aussi e= ΔQ/ΔP / Q/P .
Pour des variations infinitésimales, le numérateur s’écrit dQ/dP qui n’est autre que la dérivée de la demande Q par rapport au prix, ce que nous notons
Q’P. On a donc e= Q’P / Q/P = Q’P . P/Q

Q2. À ce prix, le gérant maximise-t-il son chiffre d'affaires ?

Le chiffre d’affaire c’est P.Q donc = -2P² + 100P. Comprenons bien : le chiffre d’affaires est fonction du prix et nous avons
maintenant une fonction qui nous permet de calculer ce chiffre d’affaires.
Le maximiser : il faut chercher les points annulant la dérivée de cette fonction qui nous permet de connaître le chiffre
d’affaires.
La dérivée : (PQ)’ = (-2P² + 100P)’ = -2.2.P + 100 = -4P + 100
Annulons cette dérivée : (PQ)’ = 0 s’obtient pour P = 25.
Grâce à la fonction de demande, on trouve donc Q = 50 pour P=25
Donc c’est pour P = 25 et Q = 50 que le restaurateur maximise sa recette, et non pour P=20 et Q = 60.
Q3.Pour P = 25, quelle est la valeur de l'élasticité-prix ? Que peut-on en déduire ?

P=25 et Q = 50
Ep = Q’P . P/Q = -2 . 25/50 = -1
Conclusion : la recette est maximale lorsque l’élasticité de la demande est égale à -1. Cette règle a en fait une portée
générale et signifie que la recette est maximale lorsqu’une baisse de prix (en%) est exactement compensée par
l’augmentation des quantités (en%).

Q4. Représentez sur un graphique la courbe de demande. Calculez l’élasticité « arc » lorsque le prix passe
de 10 à 15, puis lorsqu’il passe de 40 à 45. Représentez sur le graphique les gains et pertes de recette du
vendeur pour chacune des 2 évolutions de prix. Que concluez-vous ?

Le prix passe de 10 à 15 donc les quantités passent de 80 à 70. Nous avons alors
Ep = (70-80) / 80 / (15-10)/10 = -1/8 / ½ = -1/4 = -0.25
Le prix passe de 40 à 45 donc les quantités passent de 20 à 10. Nous avons alors
Ep = (10-20) / 20 / (45-40)/40 = -10/20 / 5/40 = -1/2 / 1/8 = -4

60 60

50 50
+
40 40
Prix

Prix

30 30

20 20
-
+
10 10
-
0 0
0 50 100 150 0 50 100 150
Quantités Quantités

Le graphique permet de comparer ce que l’on gagne (du fait de l’augmentation du prix) et ce que l’on perd (du fait de la
baisse des quantités). C’est dans les zones de prix où règne une faible élasticité que la hausse de prix est la plus
avantageuse. En revanche, en zone de forte élasticité (e = -4 dans la zone des 40 EUR le repas) une hausse de prix peut
s’avérer désastreuse en termes de recette.
Attention : nous raisonnons bien sur l’élasticité et pas sur le niveau absolu du prix.

Approche Microéconomique - L1-AES Page 14


Q5.A partir des enseignements tirés de la question 4, que pouvez-vous conclure sur l’intérêt que les
producteurs des produits suivants peuvent avoir à une baisse des prix ?

- Essence (faiblement élastique)


- Poisson (fortement élastique)
- Electricité (faiblement élastique)
- Voyages d’agrément (fortement élastique)

Les producteurs de biens faiblement élastiques ont intérêt à maintenir leur niveau de prix, voire à les augmenter.
Les producteurs de biens fortement élastiques au prix peuvent avoir intérêt à baisser leur prix. Ils doivent en
outre faire attention à la concurrence : toute baisse de prix de ces derniers va générer une fuite des volumes.

Q6.Complément théorique à la question 3 : en appelant Q = aP+b une demande exprimée en fonction de son
prix, montrez que la recette est maximale lorsque l’élasticité de la demande vaut -1

La recette R = PQ = P(aP+b) = aP²+bP


Dérivé de la recette : R’=2aP+b
La recette est maximale lorsque R’=0 soit 0=2aP+b et donc P=-b/2a
Elasticité de la demande = dQ/Q / dP/P = dQ/dP x P/Q
dQ/dP est la dérivée de Q : Q’ = a
donc élasticité = aP/Q = aP/(aP+b)
Cette élasticité vaut -1 lorsque aP/(aP+b) = -1 qui s’écrit aussi : aP=-aP-b d’où P=-b/2a

Ce résultat s’interprète : la recette est proportionnelle à Q et à P mais Q est une fonction décroissante de P. La
recette augmente donc si les quantités augmentent mais pour que les quantités augmentent il faut que le prix
baisse. Inversement, la recette augmente si le prix augmente mais le prix qui augmente fait baisser les
quantités. La recette est soumise à ces deux mouvements contraires, qui s’équilibrent lorsque dQ/Q / dP/P vaut
-1, c’est-à-dire lorsque l’augmentation relative des quantités (le % d’augmentation des quantités  : dQ/Q) est
compensée par une baisse relative des prix de même montant (l’élasticité qui vaut -1 signifie que dQ/Q =
-dP/P).

Exercice 8 : Elasticité-revenu

Une personne reçoit un salaire mensuel de 2 000 EUR, qu’elle répartit comme suit :

% de la dépense dans le Elasticité-revenu


revenu (coefficient budgétaire)
Alimentation 25 0,3
Habillement 10 0,8
Logement 40 0,55
Transport-loisir 15 2,4

Q1. Que signifie que l’élasticité revenu du logement est 0,55 ?

Si le revenu augmente de 10%, la dépense de logement augmente de 5,5%

Q2. Au regard de leur élasticité revenu, comment qualifiez-vous les biens étudiés ici ?

Alimentation habillement logement biens normaux (e>0) et de première nécessité (e<1 : la consommation
augmente moins que proportionnellement au revenu). Transport loisir bien de luxe (e>1 : la consommation
augmente plus que proportionnellement au revenu).

Q3. Evaluez l’épargne

Epargne. 100% - 25%-10%-40%-15% = 10% donc 200 Euros.

Q4. Le revenu augmente de 17 %. Calculer pour chaque poste de dépense ainsi que pour la dépense
totale :
- la dépense avant augmentation du revenu

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- le taux de variation de la dépense
- la variation absolue de la dépense
- la dépense après augmentation du revenu

Calcul pour l’alimentation :


Dépense avant augmentation = 25% de 2000 = 500
Dépense après augmentation : on utilise l’élasticité de 0,3
élasticité = %(variation dépense) / (%variation revenu)
donc 0,3 = %(variation dépense) / 17% (donné dans l’énoncé)
donc variation dépense = 0,3x17% = 5,1%
La variation absolue de la dépense d’alimentation est égale à 5,1%x500 = 25,5
La dépense en alimentation après augmentation du revenu est 500 + 25,5 EUR = 525,5

Q5. Calculez l'élasticité-revenu de la dépense totale

Le calcul à faire est : (total des nouvelles dépenses calculées ci-dessus – 1800)/1800 / 17%
1800 est la dépense initiale totale.
Donc e = (2049,9-1800)/1800 / 17% = 0,82.

Exercice 9 : Demande et revenu


La demande d’une viande de bœuf est égale à Q= (4R-R²)/P avec P prix au kilo, R le revenu le
revenu d’un consommateur représentatif du marché.

Q1. Déterminez l’élasticité-revenu de la viande

Dérivons Q par rapport au revenu R :


Q’ = (4-2.R)/P

Elasticité de Q par rapport au revenu =Q’x = x = x = x = x =

Q2. Que vaut l’élasticité pour R= 1 ? Que peut-on dire de la viande considérée chez les
consommateurs à revenu faible ?

E = (4-2.1)/(4-1)=0,66 Cette viande est un bien normal (sa demande augmente avec le revenu puisque
l’élasticité est positive) et de première nécessité (l’élasticité est inférieure à 1 : une augmentation du revenu de
1% se traduit par une augmentation inférieure à 1% des quantités de viande demandées) pour les personnes
ayant un revenu de 1 ou proche de 1

Q3. Que vaut l’élasticité pour R=3 ? Que peut-on dire de la viande considérée chez les
consommateurs à revenu faible ?
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E = (4-2.3)/(4-3)= -2 Cette viande est un bien inférieur (sa demande diminue lorsque le revenu augmente
puisque l’élasticité est négative) et de première nécessité (l’élasticité est inférieure à 1  : une augmentation du
revenu de 1% se traduit par une augmentation inférieure à 1% des quantités de viande demandées) pour les
personnes ayant un revenu de 3 ou proche de 3.

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