Histoire-Geographie: Classe de Terminale
Histoire-Geographie: Classe de Terminale
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HISTOIRE-GEOGRAPHIE éo
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Classe de Terminale
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- Première Partie -
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Devoirs
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Séquences Leçons
à soumettre
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Chapitre 1 : L’impact de la crise de 1929 : déséquilibres
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économiques et sociaux.
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2 Chapitre 2 : Les régimes totalitaires. Devoir n° 1
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3 Chapitre 3 : La Seconde Guerre mondiale.
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Chapitre 4 : La fin de la Seconde Guerre mondiale et les
4 Devoir n° 2
débuts d’un nouvel ordre mondial.
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Chapitre 5 : Une nouvelle donne géopolitique : bipolarisation
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et émergence du tiers-monde.
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En fin de fascicule :
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HISTOIRE
SÉQUENCE 1
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THEME 1: FRAGILITES DES DEMOCRATIES, TOTALITARISMES ET
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SECONDE GUERRE MONDIALE (1929-1945)
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CHAPITRE 1: L’IMPACT DE LA CRISE DE 1929: DESEQUILIBRES
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ECONOMIQUES ET SOCIAUX
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Introduction
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Peu de temps après la fin de la Première Guerre mondiale, le monde est touché par une
crise économique sans précédent venue des États-Unis. S’ouvre alors la période dite de
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Problématique : Quelles sont les conséquences de la crise de 1929 sur les sociétés et sur
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1. Le « Jeudi noir »
économique du XXe siècle. Tout commence par une crise boursière, en octobre 1929 :
entre le 24 octobre, également appelé « jeudi noir » et le 29 octobre, le cours des actions
s’effondre à la Bourse de New York, principale place financière mondiale. En peu de
temps, les valeurs financières cotées à Wall Street perdent une grande partie de leur
valeur. Elles continuent à se déprécier par la suite car le marché reste baissier pendant
plusieurs années. Plus d’un million et demi de personnes sont ruinés.
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2. Les origines du krach boursier
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Un tel phénomène s’explique par divers facteurs propres aux caractéristiques sociales
et économiques des États-Unis dans les années 1920.
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Tout d’abord, la production a crû bien plus rapidement que la consommation, en dépit du
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recours massif au crédit. Cela a créé un véritable déséquilibre dans l’économie du pays.
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De plus, l’après-guerre a été marqué par une augmentation des inégalités socio-
économiques : une faible partie de la population concentre entre ses mains une grande
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part des richesses. Une telle situation a entraîné une très forte spéculation en bourse et
dans le secteur de l’immobilier. De nombreuses opérations financières comportent ainsi
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de gros risques dans la mesure où 80% des transactions se font à crédit.
Dès la fin des années 1920, les faillites de banques et d’entreprises se multiplient.
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3. De la crise boursière à la crise économique
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immédiatement. Tous les secteurs de l’économie sont touchés par cette crise. De plus,
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elle affecte le pays pendant de nombreuses années. Elle entraîne une dynamique
déflationniste qui se traduit par un effondrement des prix qui entraîne lui-même une
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chômage de masse.
Les prix agricoles baissent également, si bien que des centaines de milliers de fermiers
américains se trouvent dans l’impossibilité de rembourser leurs dettes. Beaucoup
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quittent alors leurs campagnes pour les villes où ils espèrent trouver un sort meilleur :
les villes, déjà très touchées par la crise, se peuplent de migrants à qui elles ne peuvent
offrir de travail et qui vivent dans un grand dénuement.
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Définitions :
Grande Dépression : période qui correspond à la crise des années 1930, débutée avec le
krach de Wall Street. Elle s’achève en 1939.
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Document 1
Une crise mondiale
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La crise est tout d’abord américaine. Cependant, elle se répand rapidement dans le
monde et touche progressivement tous les pays dont l’économie est capitaliste, en
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En effet, afin d’assurer leurs paiements, les banques et les hommes d’affaires américains
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rapatrient aux États-Unis l’essentiel de leurs capitaux, ce qui déstabilise les économies
étrangères.
Cette chute du commerce international provoque des faillites partout dans le monde. Le
commerce international est touché lui aussi par cette crise qui se traduit par une baisse
de la production et des exportations.
2. La crise en Europe
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En Europe, les krachs bancaires se succèdent et se multiplient : l’Autriche est le premier
pays touché avec la disparition de la Kreditanstalt. C’est ensuite au tour de l’Allemagne,
en 1931, et de tous les autres pays européens de connaître des fermetures de banques.
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Cette crise bancaire s’accompagne de nombreuses faillites dans les secteurs industriels
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et commerciaux. Comme en Amérique, le chômage de masse s’installe.
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Endettés, les pays dévaluent leurs monnaies tour à tour : l’Angleterre commence en
1931, suivie des États-Unis, en 1934, et de la France en 1936, ce qui conduit à
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l’effondrement du système monétaire international. Partout en Europe, des entreprises
ferment, entraînant des licenciements massifs et une très forte augmentation du
chômage. éo
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Face à cette situation, les gouvernements tentent de mettre en place une politique de
diminution des dépenses publiques. Cela se traduit par la baisse des salaires des
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fonctionnaires et de l’allocation chômage, tandis que les impôts et les taxes sur les
denrées de base (tabac, sucre…) augmentent. Le pouvoir d’achat des populations se
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La France pense tout d’abord être épargnée par la crise qui touche ses voisins.
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chutent.
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L’Amérique latine, très liée économiquement aux États-Unis, connaît une crise
économique d’une ampleur inégalée. La fermeture des marchés européens et américains
a des conséquences terribles sur l’économie de cet espace très dépendant de ses
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Les conséquences de cette crise se font aussi ressentir d’un point de vue politique : dans
ces pays déjà instables politiquement, les coups d’État se multiplient et des régimes
autoritaires, soutenus par l’armée, s’installent.
Document 1
Les conséquences de la crise en Amérique latine
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Une autre particularité […] est le fait que la plupart des pays de l’Amérique latine ne
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fournissent qu’un, deux, ou trois produits au commerce d’exportation : 71% des
exportations du Brésil consistent en café, 77 % de celles de la Bolivie en étain, 77%de
celles de Cuba en sucre, 70% de celles du Chili en nitrate ; si l’on prend le nitrate et le
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cuivre combinés, la proportion pour ce dernier pays s’élève à 83% des exportations
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[…]. La chute des exportations et la diminution des revenus publics ont augmenté les
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difficultés dans lesquelles se trouve le gouvernement pour l’obtention des fonds
nécessaires à couvrir ses dépenses et à assurer le service de la dette publique. De
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nombreux ouvriers engagés pour l’exécution des travaux projetés durent être
renvoyés. Il en fut de même pour ceux qui se trouvaient occupés à la production des
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articles formant la base même du commerce d’exportation ; d’où dépression, chute
des salaires et chômage. Tous les événements malheureux relatés plus haut
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entraînèrent un mécontentement économique et politique général […]. Les pays de
l’Amérique latine passèrent par une période extrêmement difficile. Les revenus
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tombèrent à un niveau très bas […]. Au cours de ces deux dernières années, des
révolutions éclatèrent dans neuf pays de l’Amérique latine. Certains gouvernements
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C. Les conséquences sociales et économiques de la crise
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masse. En 1931, le Royaume-Uni compte 2.7 millions de chômeurs, l’Allemagne 4.6
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millions ; seule la France paraît encore épargnée à cette date.
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Cette crise sociale touche aussi bien les habitants des villes que ceux des campagnes. La
politique déflationniste ne fait qu’accentuer le malaise des populations. Ces dernières se
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révoltent parfois lors de violentes « marches de la faim », comme à Sydney ou Perth en
Australie, à Detroit aux États-Unis, etc.
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Les villes comptent de plus en plus de pauvres, de sans-abris qui s’entassent dans des
camps appelés Hoovervilles aux États-Unis ou bidonvilles en France.
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II. Résoudre la crise : la réponse des États à la crise
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Les pays touchés par la Grande Dépression apportent des réponses différentes à la crise.
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affronte le président sortant Hoover. Roosevelt est élu en novembre 1932 sur un
programme dirigiste qui s’oppose à la vision totalement libérale de Hoover. Son
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programme a pour nom le New Deal, terme qu’il a employé pour la première fois lors de
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Il met en place cette nouvelle politique qui instaure un Etat-providence, dans le but de
sortir son pays de la crise. Le New Deal a plusieurs fondements : un meilleur
encadrement des banques, une politique de soutien aux agriculteurs, la relance des
exportations, une politique de grands travaux qui doit créer des emplois et permettre de
lutter contre le chômage.
A partir de 1935, le New Deal prend également une tournure sociale en favorisant le
syndicalisme et en instaurant un salaire minimum et un système de protection sociale.
En 1935, Roosevelt fait voter le Social Security Act.
Si des économistes, tels que le Britannique John Maynard Keynes (1883-1946), sont
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favorables à ce programme politique tout à fait inédit, les milieux financiers libéraux sont
très inquiets de la tournure dirigiste que prend la politique économique du pays.
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Les grandes idées développées par Keynes sont les suivantes :
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- Le principe d’incertitude : il est impossible d’établir des fondements scientifiques
pour prévoir les évolutions fluctuantes de l’économie mondiale.
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- Le rôle de l’État : l’État est dans l’obligation d’intervenir dans la gestion de
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l’économie par des politiques fiscales de redistribution, une socialisation de
l’investissement et une incitation à la consommation.
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Document 1 éo
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Keynes et La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936.
Actuellement, le monde est arrêté par quelque chose qui aurait étonné nos pères : à
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universelle des ressources (…). Il me semble que dans les 25 ans à venir les
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coopération et non concurrence. Au contraire, les machines actuelles ont pour objet,
non d’accroître l’efficacité des muscles de l’homme, mais de rendre ceux-ci inutiles et
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dépassés.
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Document 2
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Notre première tâche, la plus importante, est de remettre les gens au travail. Ce n’est
pas un problème insoluble si nous nous y attelons avec sagesse et courage. Cela peut
être accompli en partie par un recrutement direct du gouvernement, en traitant le
problème comme nous traiterions l’urgence d’une guerre, mais en accomplissant
dans le même temps, grâce à ces emplois, les grands projets dont nous avons besoin
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de la disparition croissante […] de nos petites entreprises et de nos fermes. […] Elle
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peut être soutenue par une planification nationale et une supervision de toutes les
formes de transports et de communications ainsi que d’autres équipements qui ont
définitivement un caractère public. […] Notre Constitution est si simple, si pratique
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qu’il est toujours possible de répondre à des besoins extraordinaires […] sans en
perdre la substance essentielle.
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Franklin D. Roosevelt, discours d’investiture, 4 mars 1933.
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Document 3
Les grandes mesures du New Deal
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La politique de relance américaine, fondée sur les investissements de l’État et sur l’aide
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sociale, entraîne une amélioration de la situation économique et sociale du pays.
Cependant, la crise est durable et, en 1939, le pays vient seulement de retrouver son
niveau de production de 1929 ; le pays compte encore neuf millions de chômeurs. C’est
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en fait la Seconde Guerre mondiale qui permet aux États-Unis de sortir de la crise et de
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retrouver la prospérité économique.
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Définitions :
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État-providence : État qui intervient dans les domaines économiques et sociaux afin
d’assurer le bien-être de ses citoyens. éo
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B. La réponse française : les Accords Matignon
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Nous l’avons vu, la France est touchée par la crise en 1931 et connaît alors une politique
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d’austérité, c’est-à-dire d’économie dans les dépenses publiques. Il faut attendre 1936
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répondre à la crise.
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Le Front populaire arrive au pouvoir en mai 1936, avec Léon Blum (1872-1950) pour
président du Conseil (chef du gouvernement). Les élections sont immédiatement suivies
de
par un mouvement de grèves massives, caractérisées par une occupation des usines.
Blum propose au patronat de négocier avec les représentants de la CGT, ce qui aboutit à
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la signature des accords Matignon, le 7 juin 1936, entre la CGPF et la CGT, voulus par le
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gouvernement Blum.
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Définitions :
Front populaire : alliance de divers partis de gauche (parti communiste, la SFIO et le parti
radical).
Désormais, l’État intervient dans l’économie par la création de l’Office du blé, par la
réforme de la Banque de France et par les multiples nationalisations dans des secteurs
aussi divers que ceux de l’armement, du chemin de fer ou encore de l’aéronautique:
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- Création de l'Office National Interprofessionnel du Blé (O.N.I.B) pour lutter contre la
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chute des prix du blé. L'O.N.I.B achète les récoltes à prix fixé par l'État et les
commercialise ensuite.
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- Banques : nouveau statut de la Banque de France. Pour éviter un « nouveau mur
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d'argent» fatal au Cartel des Gauches, le Front Populaire souhaite démocratiser la
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Banque de France. Celle-ci n'est plus dirigée par un Conseil de régence formé des 200
plus gros actionnaires, mais par un Conseil général dont quelques membres sont
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nommés par le gouvernement.
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- Nationalisation des industries de guerre. En 1937, les compagnies de chemin de fer
forment avec l'Etat, actionnaire majoritaire, une société nationale des chemins de fer
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(SNCF).
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jours suivants, qui font passer la semaine de travail de 48 à 40 heures et accordent des
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congés payés aux travailleurs (deux semaines par an). Cela représente de véritables
avancées sociales et un véritable espoir pour les travailleurs.
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C’est aussi à la suite de ces accords que beaucoup de Français partent pour la première
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fois en vacances et que les loisirs se développent. Les collections des grands musées sont
enrichies et l’on met en place des tarifs réduits pour les gens modestes. Le musée d'art
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Cependant, comme le New Deal, cette politique a ses détracteurs et suscite l’opposition
des milieux libéraux. Les difficultés économiques et le chômage perdurent, tandis que les
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difficultés apparaissent au niveau des relations internationales. Léon Blum ne peut pas
poursuivre sa politique réformatrice et doit même démissionner.
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Document 1
Les accords Matignon (8 juin 1936)
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reconnaissent la liberté d’opinion, ainsi que le droit pour les travailleurs d’adhérer
librement et d’appartenir à un syndicat professionnel […].
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Art. 4 Les salaires réels pratiqués pour tous les ouvriers à la date du 25 mai 1936
seront, du jour de la reprise du travail, rajustés suivant une échelle décroissante
commençant à 15% pour les salaires les moins élevés pour arriver à 7% pour les
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salaires les plus élevés […].
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Art. 5 En dehors des cas particuliers déjà réglés par la loi, dans chaque établissement
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comprenant plus de dix ouvriers […] il sera institué deux (titulaires) ou plusieurs
délégués ouvriers (titulaires ou suppléants) suivant l’importance de l’établissement.
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Ces délégués ont qualité pour représenter à la direction les réclamations
individuelles qui n’auraient pas été directement satisfaites, visant l’application des
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lois, décrets, règlements du Code du travail, des tarifs de salaires et des mesures
d’hygiène et de sécurité […].
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Art. 6 La délégation patronale s’engage à ce qu’il ne soit pris aucune sanction pour fait
de grève.
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Document 2
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Art. 54 f. Tout ouvrier, employé ou apprenti occupé dans une profession industrielle,
commerciale ou libérale ou dans une société coopérative, ainsi que tout compagnon
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continus dans l’établissement à un congé annuel continu payé d’une durée minimum
de quinze jours comportant au moins douze jours ouvrables […].
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En Allemagne, cette situation économique aboutit à l’arrivée au pouvoir d’un
gouvernement dirigé par un homme fort, en l’occurrence Hitler (1889-1945), qui devient
chancelier en janvier 1933. Avec son parti, le NSDAP, il met en place une politique
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protectionniste.
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En Amérique latine, le rôle de l’État s’accroît notablement dans les domaines
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économiques et sociaux.
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Exercice 3 :
En vous appuyant sur le document et sur vos connaissances, vous montrerez quelles
sont les origines, les caractéristiques et les conséquences de la crise de 1929.
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À partir de 1927, […] les cours des actions montent en flèche à la bourse de New York.
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Du début de 1927 à octobre 1929, ils haussent de 130 à 218 (indices de l’Analyste). Avec
ces bénéfices prodigieux faits en dormant, les propriétaires de ces titres accroissent leur
train de vie. Ils achètent, achètent […]. Mais […], les cours des matières premières et
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notamment des produits agricoles ont commencé à fléchir. Ce sont les nuages noirs qui
s’amoncellent à l’horizon. L’orage va éclater. En 1929, l’industrie de l’automobile
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commença à être touchée. […] Quelques jours après, c’est le 24 octobre 1929 […] de la
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Bourse de New York d’où les brokers1 sortaient avec des vêtements déchirés et des faux
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cols arrachés. Les cours s’étaient effondrés. Ce fut le coup de gong qui annonça aux
nations l’ouverture de la crise mondiale, l’un des plus grands événements de l’histoire du
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monde par les conséquences que nous allons lui voir produire. On assista alors à une
baisse profonde des prix, surtout des prix agricoles […]. Autour du globe, les pays
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agricoles ruinés ne purent acheter les produits des pays industriels qui furent ruinés à
leur tour. Ces deux géants, le travailleur agricole et le travailleur industriel, se trouvèrent
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debout, face à face, les bras croisés, avec, à leurs pieds, leurs stocks invendus. En Europe,
la production s’effondra. De 1929 à 1933, celle de l’acier tomba de 56 à 13millions de
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tonnes. Le pourcentage des chômeurs monta de 8,2% à 24,3% (12 millions de chômeurs).
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De 1929 à 1932, les exportations tombèrent de 5,2 milliards de dollars à 1,6 milliard.
Celles à destination de l’Europe, de 2,3 milliards à 0,784 million. De février 1929 à fin
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1932, le prix du blé tomba de 1 dollar à 0,35 cent le boisseau, « cours le plus bas depuis
s
incapables de payer leurs dettes hypothécaires. On vendit leurs biens sur saisie. Les
banques qui leur avaient fait des prêts s’écroulèrent par milliers. Lorsqu’en avril 1933, le
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président Roosevelt arriva au pouvoir, les fermiers empêchaient par la force les ventes
sur saisie, renversaient les bidons de lait à l’entrée des villes et des mitrailleuses étaient
de
même apparues. Des chômeurs s’improvisaient marchands de pommes dans les rues de
New York. Des agressions avaient lieu dans les jardins publics. La révolution grondait. La
crise atteignit le monde entier. L’ouvrier métallurgiste américain de Pittsburg, le
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frappés.
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1.
Les courtiers.
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